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Gilets Jaunes - Page 3

  • Gilets Jaunes : quand les représentants de syndicats de police lâche la proie pour l'ombre

     

        

                      Représentation syndicale de police par-ci et leurs secrétaires généraux  par-là, nouveaux piliers des plateaux de télé, BFM-TV en particulier, depuis les premiers jours du mouvement Les Gilets Jaunes (LGJ), représentants si prompts à soutenir et à saluer la réponse exclusivement sécuritaire (1) de l'Elysée, ces syndicalistes ne se tromperaient-il pas d'adversaire ? 

    Pareillement, en soutenant la non-résolution politique de ce conflit social lorsqu'ils soutiennent les dernières mesures prises par le gouvernement Philippe à propos des violences, tout en prenant soin de ne jamais rappeler que toutes les manifestations depuis 20 ans sont un prétexte au pillage et à la destruction !

    Et puis encore : en niant  la nécessité, ou bien en l'ignorant, de rappeler aux locataires de l'Elysée et de Matignon ( et accessoirement à leur ministre de tutelle) les yeux rivés sur les sondages, attendant patiemment que la popularité du mouvement des Gilets Jaunes passe sous la barre des 50%, que seule une issue politique est à envisager dans un Etat qui, s'il a le monopole de la violence, a surtout le devoir de créer un climat propice à la paix civile, ces syndicalistes ne se fourvoierait-il pas , et ce faisant, ne seraient-ils pas en train de desservir la cause des policiers présents ( eux !) sur le terrain tout au long de l'année, Gilets Jaunes ou pas ? 

                         David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale, explique sur BFMTV pourquoi la présence et les agissements des black blocs sont difficiles à anticiper.

    Et puis aussi et puis surtout : en dénonçant le mépris, voire la haine, du peuple à l'endroit des policiers, les Gilets jaunes en particulier, à longueur d’émissions télé aussi vaines qu’indigentes, ne seraient-ils pas tous ces représentants de syndicats de policier, tout simplement en train de lâcher la proie pour l'ombre tout en se montrant en-dessous, très en-dessous de leur tâche ? 

    Car enfin... est-ce ces mêmes représentants qui auraient négocié :

    - Des salaires insultants et indignes ?

    - Des millions d’heures de travail (en cumul) non rémunérées ?

    - Des rats et des punaises dans les commissariats ? 

    - Des véhicules vétustes ?

    - Le fait que les policiers doivent acheter leurs vêtements de protection avec leur propre argent ?

    - Un président qui fait campagne sur une politique sécuritaire au karcher sous les applaudissements nourris des représentants des forces de l’ordre et qui supprime 10 000 emplois de policiers en 5  ans ?

    - Le flic contraint de se suicider parce que sa hiérarchie ne le soutient pas dans sa dénonciation des conditions d'exercice de son travail : Maggy Biskupski , abandonnée de tous ?

                  Est-ce alors ces mêmes représentants qui auraient négocié ce mépris-là ? Car c’est bien de mépris qu’il s’agit.

                  Aussi, n'est-il pas temps que tous ces représentants comprennent que le mépris, ce n’est certainement pas dans le Peuple qu’il faut aller le chercher et moins encore chez les Gilets jaunes, nouveaux bouc-émissaires d’une parole syndicale intellectuellement lacunaire, au courage parcimonieux... non ! Mille fois non ! Le mépris, ce mépris, c’est auprès de l’Elysée, de Matignon et de l’Assemblée nationale - auprès de l’exécutif et du législatif - qu’il faut se décider à le dénoncer…

    - Le mépris dans les salaires indignes…

    - Le mépris dans le non-paiement de millions d’heures de travail non rémunérées…

    - Le mépris dans ces commissariats infestés de rats et de punaises…

    - Le mépris dans le fait que les policiers doivent acheter leurs vêtements de protection avec leur propre argent…

    - Le mépris dans leur refus de remplacer les véhicules vétustes ? 

    - Le mépris d’un « président » qui fait campagne sur une politique sécuritaire au karcher et qui supprime 10 000 emplois de policiers en 5  ans…

    - Le mépris à l’endroit du policier contraint de se suicider parce que sa hiérarchie ne le soutient pas dans sa dénonciation des conditions d'exercice de son travail : Maggy Biskupski abandonnée de tous ?

    Oui ! Le mépris de l’Etat…

    Ce mépris de l’Etat pour les policiers (2) donne une caractère d'autant plus abject aux discours lénifiants de tartuffes tenus par les locataires de l'Elysée, de Matignon et de Ministère de l'intérieur - qui ne font que "passer" ; un jour ici, un autre ailleurs ! - que tous leurs hommages semblent recueillir auprès des représentants syndicaux un écho favorable sur les dos de milliers de policiers sacrifiés au quotidien au nom de l'intérêt supérieur de leurs carrières à tous ;  pour preuve... le fait que les "appelés syndicaux" des plateaux télé de ces dernières semaines qui n'ont de "policier" que le titre, semblent remplir à merveille auprès de cette caste cynique aux ambitions jamais assouvies, le rôle qui leur est confié dans un "Je te tiens, tu me tiens par la barbichette.." à ciel ouvert. 

    Ce mépris de l'Etat pour les policiers, leurs policiers et puis aussi, un peu... nos policiers,, avec la complicité de législateurs qui n’oublient jamais de s’octroyer des augmentations de salaires conséquentes, on le retrouve pour les métiers de santé et leur personnel non-cadre, pour les juges ( budget de la justice inférieur à ceux tous les pays européens), pour les enseignants (rémunérés 30% en dessous de la moyenne européenne), pour les matons,les pompiers... car tous sont méprisés par un Etat placé sous la domination d’agents d’une rationalité économique du mépris… encore le mépris ! pour des professions sans plus-value en monnaie sonnante et trébuchante  aux yeux des actionnaires du CAC 40 et de leurs protecteurs – contraints ou non -  qui ont élu domicile à l’Elysée depuis 30 ans ; tous ces métiers, tout ce personnel qui se comptent en millions vécus comme une charge, un fardeau, sorte de masse informe sans visage et sans identité, poids mort nécessaire mais méprisable parce que… sans profit aux yeux de ceux qui sont chargés de faire la guerre à tout ce qui « coûte », à tout ce qui n’enrichit aucun portefeuille d’actionnaires ( et leurs gestionnaires) voraces, d’une avarice et d’une vénalité pathologiques, véritables sociopathes du « Plus, toujours plus, et plus encore ! Moins, toujours moins pour tous autres ! »

    Il est bien là le mépris et nulle part ailleurs !

     

                    Aussi,  il serait temps que les syndicats de policiers cessent de prendre l’ombre d’un mépris chez le peuple à leur égard pour mieux abandonner « leurs responsabilités syndicales » face à un Etat champion toute catégorie du mépris et ne jamais assumer cette réalité  pour ne pas avoir à en tirer des conclusions aussi inconfortables qu’intimidantes, car si le courage est sans doute la première des qualités humaines, elle est aussi la moins répandue. Assurément.

     

     

    1 -  L'option sécuritaire (vindicative et stigmatisante au passage) à défaut d'une option de résolution de la crise par "La case politique", semble destinée autant à flatter qu'à rassurer les classes supérieures actives et retraitées qui composent la base électorale du locataire de l'Elysée ; car la peur de cette couche de la société n’est pas nouvelle ; cette peur est vieille de mille ans ; c’est la peur de la Bourgeoisie ( en tant que catégorie et classe politiques et économiques) quand "en bas" ça bouge et que ça n'en finit pas de bouger ; il s’agit d’une peur propre à ceux qui voient leur confort moral (« Je suis un type bien finalement ! ») et leur confort matériel et physique (« Ce mouvement, qu’est-ce que ça va me coûter, qu’est-ce qu’ils vont me prendre, qu’est-ce que je vais y perdre ? ») menacés ; car tout au fond de lui,  le Bourgeois (petit ou grand) dont le statut repose sur la spoliation du plus grand nombre, sait qu'il est un salaud et qu'il se comportera comme tel le moment  venu : il suffit de se reporter aux propos tenus par Luc Ferry qui recommande que la police "tire dans le tas".

    Bombe lacrymogène, matraque, flashballs, grenades, Pasolini aurait écrit à propos de la relation forces de l'ordre/manifestants :  " Des pauvres violentent d'autres pauvres !" Aussi, un seul conseil à donner aux membres dits "des forces de l'ordre" nous viendra à l'esprit : "Faites-vous une faveur : quittez ce métier indigne et qui le sera davantage encore dans les années à venir !"

      

     

                                                                 

     

                       Lynchage, tabassage gratuits d'une police maintenant indigne de toute considération dans le silence assourdissant des avocats, des médecins, des corps intermédiaires, de la ligne des droits de l'homme... de la classe politique et médiatique...

     

     

                     

     

     

    2La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d'une police qu'il méprise ( salaires indignes, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection etc.... ICI un billet à ce propos), est la suivante : cette complaisance à son égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne qu'il la méprise au plus au point sans pouvoir en faire l'économie pour autant car force est de constater ceci : plus l’Etat flatte et couvre les policiers, entre deux suicides, plus l'Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant.

    Les victimes des bavures tout au long de l'année, aujourd'hui le passage à tabac du gilet jaune isolé, sans défense ni protection (des dizaines de vidéos sur internet peuvent en témoigner) par les DAR (dispositif d'action rapide), c'est l'exutoire auquel les deux partis, le couple Etat-Police, ont recours :  l'une pour éviter de rendre des comptes à sa police ; l'autre, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représentent leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie et de leurs syndicats, dans l'exercice d'une violence dite "légale" car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui. 

     

     

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  • Mouvement les Gilets Jaunes : les abonnés absents

     

     

    les gilets jaunes les grands abonnés absents

                        Mai 68 ouvrier, l’École libre avec son million de manifestants sous Mitterrand, les mobilisations lycéennes des années 90, la longue grève de 1995, les émeutes de 2005 dans les « banlieues » de nos métropoles, les Bonnets Rouges, Notre Dame des Landes…

    Les modes de contestation et les modalités des luttes de type Gilets Jaunes (GJ) apportent aujourd’hui la confirmation irréfutable suivante : la « Rue » dans son acceptation la plus large - mégapole, urbain, péri-urbain, campagne-urbaine et campagne profonde -, est bien le  premier et dernier lieu d’une expression à la fois citoyenne et populaire d’une radicalité qui seule permet de contrer des politiques qui hurlent à l’injustices.

     

    gilets jaunes tous ensemble.jpg

     

                  Reste néanmoins à déplorer les grands absents aux côtés des Gilets jaunes :

     

    Ces français issus de l’immigration pour commencer, et alors que cette catégorie de Français est sur-représentée au sein des classes populaires : salaires, conditions de travail, conditions de vie ; enclavement et stigmatisation ; population que l'on trouve dans le RER dès 6H le matin embauchée dans l'hôtellerie (femmes de chambre), les entreprises de nettoyage - bureaux, métro, chaussées et autres, collecte des déchets, le bâtiment, la restauration, les Travaux publics, le personnel hospitalier, et celui des HEPAS,  les ambulanciers, les manutentionnaires...

    Une analyse des raisons de cette absence est urgente ; et s’ils sont peu nombreux à s’y coller (sociologues et journalistes) c’est sans doute pour la raison que toute analyse pourrait tordre le bras du politiquement correct car force est de constater que ce refus de s’engager pourrait révéler un problème de légitimité citoyenne et sociale à l’origine de laquelle on trouvera tout un pan de notre société sur lequel les médias n’ont pas cessé de « taper », leurs éditorialistes en tête, avec une complaisance inouïe, et ce en toute impunité : auto-dépréciation, doute sur sa propre légitimité ( Qui suis-je pour me révolter ?), dissuasion, intimidation… si le cœur n’y est pas c’est que le courage a sombré face à trente ans et plus de procès d’intention et d’instrumentalisation de tout un territoire et de toute une communauté dépréciée et culpabilisée sans vergogne. Faut dire que tous les attendent au tournant. Toutes les banderoles sont déjà prêtes et les Unes des médias aussi : « Daesch est dans les rues ! Aux armes citoyens de souche européenne ! Aux armes ! »

    Quant à l’économie souterraine qui nourrit des milliers de familles et sans laquelle ces dernières seraient en grande difficulté, ses leaders, ses acteurs et ses petites mains seraient mal avisés d’attirer l’attention : le silence est d’or, la discrétion et la loyauté aussi, et la parole interdite dans ces cercles.

    Ces lieux dits quartiers, dits ban-lieues (lieux au ban de la société ?) sont aussi terriblement marqués socialement, éthiquement et religieusement ; il y règne un esprit de corps, un esprit communautaire qui fait que tous bougent ensemble ou bien personne (souvenons-nous des révoltes de 2005 !). D’autant plus que peu nombreux sont ceux qui souhaitent défendre ces territoires qui plombent les CV ; aussi, dès que la situation d’un de ses habitants le permet, celle-ci ou celui-ci n’a qu’un désir : en sortir - passer à l’Ouest : de Bobigny à Courbevoie ; de Bondy à Issy les Moulineaux.

    Si d’aucuns peuvent se réjouir de leur silence et de leur passivité à tous ( L’Elysée, Matignon, les Médias et la quasi-totalité de la classe politique : LR, LAREM, RN en tête), il n’en reste pas moins que le revers de la médaille de cette absence a pour nom :  un sentiment d’appartenance à notre Nation qui s’étiole année après année.

     

    gilets jaunes les abonnés absents

                  Autre absence : celle des agriculteurs (à 300 euros par mois !) et éleveurs qui n’ont sans doute même plus la force de se mobiliser et que la Confédération paysanne et la FN-SEA ont abandonnés à la faillite et au suicide.

    Là encore, si on trouvera toujours du monde pour s’en féliciter (un problème de maintien de l’ordre en moins à gérer !), il est vain de chercher à nier le fait que notre pays profondément divisé, atomisé, n’est plus capable que d’une chose : exclure des millions de nos concitoyens…  a fortiori les plus anciens d’entre nous de par leur métier, leur savoir-faire et leur lieu de vie ; des agriculteurs victimes d'un système qui fera mourir de soif celui qui apporte l'eau, et de faim celui qui cultive la terre.

     

                 A noter aussi l’absence dans les médias et sur les ronds-points de nos dits "Intellectuels" à quelques exceptions près : Todd, Onfray et Éric Hazan - ce dernier étant un spécialiste de l’insurrection, il est vrai ! et une lettre de Claude Michéa ICI à propos du mouvement des Gilets Jaunes ; Frédéric Lordon qui est intervenu dans les premiers jours, aujourd’hui est silencieux ; pourtant, il avait toute sa place autour du mouvement Gilets Jaunes ; effrayé par E. Chouard, il s’est très vite retiré : courageux mais pas téméraire Lordon !

    Rien de surprenant à cela finalement car... le peuple quand il n'est pas là, tous en parlent et le déplorent ; quand il pointe le bout de son nez, tous vont voir ailleurs. 

    Si tout ce beau petit monde d'Intellectuels est resté muet c’est qu’ils ont compris très vite qu’il n’y avait aucune place pour eux dans ce mouvement livré à lui-même certes, mais pas si désorganisé que ça ; aucune place, aucune porte d’entrée, aucune voie de passage, aucun intermédiaire susceptible de les y faire entrer. Ce qui prouve, si besoin était, que nos intellos de service n’ont aucun contact avec ceux qui ne leur ressemblent pas : les jeunes futurs diplômés du mouvement "Nuit debout" : oui ! Les Gilets Jaunes dans toute leur diversité populaire : non ! Mille fois non !

     

                    La dite « dissidence 2.0 »… absente elle aussi ; une dissidence qui a trouvé refuge sur internet depuis plus de 10 ans maintenant : cette dissidence se contente de commenter les événements de loin, de très loin ; ce qui prouve le niveau de relégation des classes populaires isolées, reléguées, parquées ; quand elles bougent, personne n’est capable de faire le lien avec elles.

     

                  Et maintenant...

                 Convergence des luttes ? Vous avez dit « convergence des luttes » ? Mais alors, qui a pu croire un instant, ne serait-ce qu’un quart de seconde, à cette vieille lune ?  Sûrement pas les centrales syndicales de nos Routiers d’ordinaire si sympas ; après quelques aboiements, le gouvernement s'est fait dessus, et nos syndicalistes sont partis comme des voleurs distribuer quelques euros à leur troupe maintenant satisfaite.

    Dommage ! Vraiment ! Tous ces gros poids lourds,...  tout ce potentiel de nuisance, quand on y pense  ! Nous tous, nous commencions à rêver à un…

    Enfin…

    Et que penser de l'absence des Vtcistes des plateformes Uber et autres ? 12H de conduite par jour pour un SMIC à la fin du mois ? Qu'est-ce qui peut bien les retenir tous de crier leur "ras le bol !" ? 

     

                    Abandonnés par tous les corps intermédiaires indépendants et autonomes (corps situés entre le citoyen et l'Etat qui a le monopole du droit  et du recours à la violence), viennent maintenant à l’esprit, les syndicats dits "partenaires sociaux".... : partenaires privilégiés de l'oligarchie et de la ploutocratie qui nous gouvernent ?

    Pensons ne serait-ce qu'au million d’enseignants ( il est vrai que l’on ne trouvera guère parmi eux un personnel payé au SMIC ; de plus, il s’agit d’une corporation cadenassée, tenue en laisse par des syndicats autoritaires) ; le personnel de santé aussi (les aides-soignantes non soutenues par leurs syndicats hésiteront sans doute longtemps avant de se mobiliser).

    Ces syndicats de salariés ne seront donc pas les derniers à regarder ailleurs pendant que les Gilets Jaunes parviennent semaine après semaine, à retrouver leur dignité en sortant de leur isolement pour mieux renouer le contact avec ceux qui partagent leur sort, les mêmes conditions de non-vie et de non-existence faute de moyens et de considération : potentiellement entre 15 et 20 millions de nos compatriotes – foyers avec ou sans enfants ; actifs ou non.

    Certes, les syndicats de police comblent ce manque ; tous sont présents sur les plateaux-télé.

    A propos de cette absence des syndicats, on pensera à la CGT dont on était en droit d’attendre une autre attitude de la part de sa direction ; une direction frileuse, figée, dogmatique, incapable d’adaptation, incapable de la moindre prise de risque ; lâcheté et incompétence qui expliquent le taux de syndicalisation dans les entreprises du privé ; une structure refermée sur elle-même, une verticalité abusive de maître-chien à la tête d’un chenil ; caractéristique qui a pour origine une seule motivation, ancrée, chevillée au corps, et ce dès les premières heures, les premières années de leur engagement à tous avant la trahison : échapper au travail, à la dictature du salariat et à son humiliation pour ne pas, ne plus, ne jamais partager ses conditions d’existence. Et puis... la carrière ! Gravir les échelons du non-travail au sein d'une structure elle aussi anti-démocratique, arriviste et vénale.

     

    cgt à l'elysée.jpg

    Pour s’en convaincre, il n’est que de les observer tous autant qu'ils sont lorsqu’ils se rendent qui à Matignon, qui à l’Elysée, la poignée de main chaleureuse, sourire grand format – sourire de rescapé-échappé du monde du travail -, habités  par une fierté de garçons de course flattés d’être reçus dans les lieux prestigieux d’une négociation venue chercher les miettes d’une vie digne et riche en opportunités.

    Vous pensez ! Cette même CGT s’avérera incapable de faire payer le Groupe Casino qui refusera de verser une prime de fin d’année à ses salariés - et de s’en plaindre dans les médias ! - alors qu’il suffisait de quitter son poste et de baisser le rideau pour mieux priver d’activité tous les centres commerciaux du Groupe deux semaines avant les fêtes.

    Certes, on pourra toujours objecter ce qui suit : "Mais... mon bon Monsieur... depuis la fin des années 70, juste avant l'arrivée du PS au "pouvoir", les syndicats, c’est plus fait pour les classes populaires !"

    Dont acte.  

     

    lyceens à genoux.jpg

     

                 Et puis aussi... les Lycéens.

    Saluons au passage leur tentative de se faire entendre ; hélas, ces Lycéens n’étaient pas ceux de 1995 : ils n'ont pas fait long feu ; à la première alerte, à la première menace, à la première injonction – mains sur la tête, à genoux  ! -, de notre police tellement républicaine dans ses mœurs, tous sont rentrés chez Papa et Maman ( surtout Maman !) ; plus de 20 ans après, on a découvert des Lycéens craintifs : des lycéens dévirilisés ?

    Sans doute avions-nous oublier que depuis les années 90, l’industrie du divertissement numérique était passée par là. Ce qui fait que… le virtuel ne représente pas simplement un danger d’une déconnexion face à la réalité… le virtuel vous amaigri moralement, physiquement et psychologiquement : il vous inhibe au-delà de toute attente ; quand on en prend conscience, c’est déjà trop tard :  on l’a dans le baba !…

    Et c’est alors que l’escargot n’a qu’un réflexe : rentrer dans sa coquille ; d’autres mentionneront une niche.

    Une chose est maintenant avérée : tous les marchands peuvent dormir tranquilles ; leurs clients sont bien partis pour obéir au doigt et à l’œil.

     

                 Début décembre, la rumeur suivante a couru, au sprint qui plus est : le gouvernement craindrait la possibilité d’une connivence des forces de l’ordre avec les Gilets jaunes ; une sorte de retenue de leur part dans ce qui était exigé d’elles : le rétablissement et le maintien d'un ordre profondément injustice et méprisant. Du moins, c’est ce que les médias ont tenté de nous vendre, histoire sans doute de mettre un peu de piment dans l’actualité du mouvement : là encore, une poignée d’euros suffiront à écarter ce danger inexistant.



                           

     

    Faut dire que l’expression de l'éventualité et de la réalité de ce risque de défection n’était que la marque de l’ignorance…car c’était oublier, ou bien ignorer, l’histoire des mouvements ouvriers et autres mouvements tout au long des deux siècles derniers : la répression dans le sang des Communes de 1830, 1840, 1848 ; 1871 ; c’était oublier les ouvriers grévistes tout au long du 19è siècle passés par les armes ;  plus tard, notre belle police républicaine sous l’Occupation ; puis l’Affaire algérienne : cadavres descendant les eaux crasseuses de la Seine et d'autres découverts pendus aux arbres de notre belle forêt de Fontainebleau ; ne reculant devant rien, grâce à cette même police, on trouvera aussi des corps près des bouches de métro (Charonne) en 1962.

    Aussi, si la police demeure républicaine... force est de constater qu’elle s’y maintient dans notre République sous condition qu’on ne lui demande pas de donner un coup de canif, ou bien de hache (ça dépend de la période et de l’insistance avec laquelle la requête est présentée) dans cet engagement qui serait le sien - engagement républicain indéfectible - pourtant aussi intermittent que friable sur la longue durée : celle des massacres de classes laborieuses et des minorités.

                                           

                    Et puis enfin, à propos du tabassage gratuit de centaines de Gilets Jaunes par une police maintenant indigne de toute considération, on ne pourra pas ne pas déplorer le silence assourdissant des médecins des hôpitaux qui traitent des mains arrachées, des visages défigurés, la perte d'un oeil, des hématomes aux séquelles à vie ; l'absence de réaction de l'ordre des avocats, de la ligne des droits de l'homme (LDH) et de la classe politique et médiatique.

     

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                 Partis politiques disqualifiés, syndicats inopérants, médias dont l’engagement en faveur d’une information honnête s’est effondré depuis 20 ans au profit de la gestion de carrières au sein d’un univers de pigistes payés au ras de pâquerettes (ce qui ne les empêche pas tous... d’entretenir l’espoir d’un titularisation et pourquoi pas, à terme, d’une nomination à la tête d’une rédaction), des médias « ... censés représenter un 4è pouvoir qui ont fusionné avec les 3 premiers - exécutif, législatif et judicaire», les Intellos et autres universitaires (les sociologues entre autres) tous impuissants à nouer un contact quel qu’il soit avec les Gilets Jaunes - la France de l’abstention - sinon en tant que professionnels spécialisés dans la scrutation de « bêtes sociales aussi curieuses que rares »...

    Espérons que tous ces absents seront en tirer les conclusions qui s'imposent à leur sujet : "A quoi, à qui servons-nous in fine ?"

     

    ***

     

                  Dévoilement, révélation d’un effondrement moral, intellectuel et culturel sans précédent, perte du sens des responsabilités chez les journalistes et les élus,  devoirs civique et citoyen mis au rebut par ces derniers… la grande richesse de ce mouvement, son apport inespéré, c’est son caractère épiphanique : la révélation de ce qui est, de ce que les médias, les Intellectuels, les élus (si mal élus !), les centrales syndicales sont devenus ; révélation de leurs motivations réelles et de leur niveau d'engagement à tous et pour quel profit et pour qui ; révélation du vrai visage de notre République : cette gueule cassée, borgne, énuclée de ses classes populaires et du souci d'une justice sociale pour tous ; révélations qui nous apportent  la confirmation, au-delà de toute erreur possible,  de ce que nous sommes nombreux à soupçonner depuis des années : l'organisation de notre société repose sur un seul et unique mensonge... la soi-disant recherche de la concorde et de la justice des conditions d'existence comme ultime projet... projet d'essence et d'esprit humaniste qui plus est. Et ce mensonge est arrivé en fin de vie. La catastrophe est maintenant proche.

     

    les gilets jaunes les grands abonnés absents du mouvement

     

                   Et c’est alors, et c’est maintenant que Facebook, Youtube et Twitter deviennent les alliés (même si la censure y fait rage !) très involontaires de la contestation d’un ordre économique, financier et politique aussi crapuleux qu’égoïste et lâche dûment assumé par les Jean-foutre d’une classe aussi méprisante que vénale.

     

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  • Francis-Karl Marx à propos du Mouvement Les gilets jaunes

                     

     

                   Les Gilets jaunes : un regard marxiste sur son potentiel insurrectionnel 

     

     

                  RIP ou RIC  (référendum d'initiative populaire et citoyenne) : le logos de la radicalité face à la jacasserie constitutionnelle.

    RIC cul-de-sac ! RIC dont tous les médias se sont emparés car pour eux tous, cette revendication représente une diversion inespérée permettant à terme, de tuer dans l'oeuf la dynamique du mouvement des Gilets Jaunes qui lâche la proie de la mobilisation et de l'occupation pour l'ombre d'une avancée "constituante" aussi irréaliste que vaine. 

                 Mais il y a une bonne nouvelle : paradoxalement, le mouvement des Gilets Jaunes et tous les mouvements qui l’ont précédé (Bonnets rouges, Notre dame des Landes) ont prouvé que l’on devait, que l’on pouvait enfin se passer du soutien des élus, des médias et des syndicats pour arracher ce qui doit être obtenu. 

     

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  • Une journée dans la vie d'un Gilet Jaune

                   

     

                 Gilets jaunes Acte 7 - des centaines de manifestants / Paris - France 29 décembre 2018

     

                   

            Mai 68 ouvrier, l’École libre avec son million de manifestants sous Mitterrand, les mobilisations lycéennes des années 90, la longue grève de 1995, les émeutes de 2005 dans les « banlieues » de nos métropoles, les Bonnets Rouges, Notre Dame des Landes…

    Les modes de contestation et les modalités des luttes de type Gilets Jaunes (GJ), leur efficacité, leur réussite, ne semblent guère contestables depuis de nombreuses années.

    Force est de reconnaître que cette « France Gilets Jaunes » - alliance inédite du prolétariat, des classes populaires, des retraités, des chômeurs, des petites classes moyennes (couche moyenne menacée par le déclassement et le tassement des niveaux de vie et des perspectives de promotion sociale) et de la petite bourgeoisie (commerçants et artisans), apporte aujourd’hui la confirmation maintenant irréfutable : la « Rue » dans son acceptation la plus large - mégapole, urbain, péri-urbain, campagne-urbaine et campagne profonde -, est bien le dernier lieu d’une expression à la fois citoyenne et populaire d’une radicalité qui seule permet de contrer des politiques qui hurlent à l’injustices.

    La seconde nouveauté de ce mouvement, c’est le fait qu’il s’agit d’un mouvement aux revendications non catégorielles, non générationnelles, non idéologiques et non confessionnelles contrairement à tous les mouvements passés.

    Autre nouveauté : le fait que la province soit la seule à se mobiliser dans un environnement de villages et de communes moyennes ; rien en Ile de France et très peu d’actions sur Lyon ou Marseille. Et c’est cette France-là qui montera sur Paris et qui pour la première fois depuis les années 30, viendra occuper la rive droite de la Capitale. Fini le quartier latin… place à l’avenue Foch et Kleber… Art de triomphe, la Concorde, plus tard Montmartre puis le boulevard Hausmann et les Grands Magasins. Une première !

    A noter aussi, la participation, la mobilisation massive des femmes du monde du travail, mères de famille, seules ou bien accompagnées de leurs conjoints... 

    On saluera donc cette prise de conscience, l’importance de la mobilisation et la composition de cette mobilisation étendue à des pans de la société jusqu’ici résignés, silencieux.

     

                       

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                                                  (cliquez pour actionner la vidéo)

     

                          Lynchage, tabassage gratuit, autant d'actes infâmes commis par une police maintenant indigne de toute considération dans le silence assourdissant des médecins, des corps intermédiaires, des avocats, de la ligne des droits de l'homme... de la classe politique et médiatique...

    Longtemps, nous serons nombreux à nous en souvenir. 

     

    Une courte analyse de la relation du couple Etat-Police :

     

    La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d'une police qu'il méprise ( salaires indignes, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection etc.... ICI un billet à ce propos), est la suivante : cette complaisance à son égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne qu'il la méprise au plus au point sans pouvoir en faire l'économie pour autant car force est de constater ceci : plus l’Etat flatte et couvre les policiers, entre deux suicides, plus l'Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant.

    Les victimes des bavures tout au long de l'année, aujourd'hui le passage à tabac du gilet jaune isolé, sans défense ni protection (des dizaines de vidéos sur internet peuvent en témoigner) par les DAR (dispositif d'action rapide), c'est l'exutoire auquel les deux partis, le couple Etat-Police, ont recours :  l'une pour éviter de rendre des comptes à sa police ; l'autre, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représentent leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie et de leurs syndicats, dans l'exercice d'une violence dite "légale" car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui. 

     

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  • Cynthia Fleury essayiste et psy : ou quand la bourgeoisie de nos centres-villes se rêve Gilets Jaunes

    cynthia fleury entretien dans Elle

                   Cynthia Fleury confortablement installée dans un  fauteuil Lounge (Lounge chair) d'une valeur de 7 à 10 fois un SMIC (net) ; la plus célèbre création (1956) du couple de designers Charles & Ray Eames.

     

    ***

     

                   Photo et citations (ci-dessous) tirées d'un entretien de Cynthia fleury dans l'hebdo "Elle" du 28 12 2018

     

     

                       

     

                      " Pour sortir de l'angoisse du spectacle du monde, il faut s'engager afin de sortir de l'interchangeabilité et faire valoir sa dimension d'irremplaçable

     

                     "Les Gilets Jaunes  c'est une crise liée à la mondialisation qui crée toujours plus d'injustice et de précarité pour les classes moyennes  basses et populaires qui brise la cohérence sociale dans tous les pays....   Les gens considèrent qu'ils ne sont plus représentés et qu'ils doivent se représenter eux-mêmes... Sortir de la démocratie à souveraineté interrompue à une système de démocratie continue... A l'origine de ce soulèvement on trouve un grand sentiment  de découragement puis le courage de descendre dans la rue... On assiste alors à une vraie forme  de détermination et d'organisation... Contre la tentation du recours à la violence, il faut mettre en place une démocratisation réelle des institutions, une consultation des citoyens... la refonte d'un compromis social protègent de  la montée du ressentiment et de la violence qui s'en suit... la meilleure manière de protéger notre humanité c'est de faire de la politique, de participer  à des mouvements sociaux"

     

                           Mais aussi, mais hélas (comme quoi : chassez le naturel il revient au galop ! : "Il va falloir réguler les réseaux sociaux qui peuvent être négatifs pour la démocratie..sans réformes on verra les partis extrémistes prendre le pouvoir sur le modèle  du Mouvement 5  étoiles souverainiste, europhobe  et antisystème...."

                                  - Au sujet de ce dernier commentaire concernant le Mouvement 5 étoiles, on corrigera notre essayiste comme suit : ce mouvement 5 étoiles n'est pas europhobe mais anti-U.E ;  une U.E relais d'un mondialiste dévastateur de notre modèle social et de nos identités ; et si ce mouvement est anti-système c'est donc par voie de conséquence : contre le système qui a crée, encadre et pilote cette U.E. 

     

                       

                                                         Une journée dans la vie d'un Gilet Jaune

     

     

                           Qu'à cela ne tienne...

                           A la suite des propos de Cynthia Fleury plutôt favorables au mouvement des Gilets Jaunes, doit-on maintenant s'attendre à sa venue sur les ronds-points et ailleurs ? Peut-on, doit-on l'espérer ? 

     

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    Les ouvrages de Cynthia Fleury

     

    - Les pathologies de la démocratie 

                               On sera tentés de corriger ce titre comme suit : "Les pathologies de l'absence de démocratie" - ndlr

    - La fin du courage

    - Les irremplaçables

     

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  • Gilets Jaunes : les funambules de la mobilisation politique et sociale

                   

                         Mai 68 ouvrier, l’École libre avec son million de manifestants sous Mitterrand, les mobilisations lycéennes des années 90, la longue grève de 1995, les émeutes de 2005 dans les « banlieues » de nos métropoles, les Bonnets Rouges, Notre Dame des Landes…

    Les modes de contestation et les modalités des luttes de type Gilets Jaunes (GJ), leur efficacité, leur réussite, ne semblent guère contestables depuis de nombreuses années.

    Force est de reconnaître que cette « France Gilets Jaunes » - alliance inédite du prolétariat, des classes populaires, des retraités, des chômeurs, des petites classes moyennes (couche moyenne menacée par le déclassement et le tassement des niveaux de vie et des perspectives de promotion sociale) et de la petite bourgeoisie (commerçants et artisans), apporte aujourd’hui la confirmation maintenant irréfutable : la « Rue » dans son acceptation la plus large - mégapole, urbain, péri-urbain, campagne-urbaine et campagne profonde -, est bien le dernier lieu d’une expression à la fois citoyenne et populaire d’une radicalité qui seule permet de contrer des politiques qui hurlent à l’injustices.

    La seconde nouveauté de ce mouvement, c’est le fait qu’il s’agit d’un mouvement aux revendications non catégorielles, non générationnelles, non idéologiques et non confessionnelles contrairement à tous les mouvements passés.

    Autre nouveauté : le fait que la province soit la seule à se mobiliser dans un environnement de villages et de communes moyennes ; rien en Ile de France et très peu d’actions sur Lyon ou Marseille. Et c’est cette France-là qui montera sur Paris et qui pour la première fois depuis les années 30, viendra occuper la rive droite de la Capitale. Fini le quartier latin… place à l’avenue Foch et Kleber… Art de triomphe, la Concorde, plus tard Montmartre puis le boulevard Hausmann et les Grands Magasins. Une première !

    A noter la place prépondérante qu'occupe les femmes dans la mobilisation ; des femmes du monde du travail, mères de familles seules ou bien accompagnées de leurs conjoints... 

    On saluera donc cette prise de conscience, l’importance de la mobilisation et la composition de cette mobilisation étendue à des pans de la société jusqu’ici résignés, silencieux.

    On pourra toutefois déplorer l’absence des français issus de l’immigration alors que cette catégorie de Français est sur-représentée au sein des classes populaires : salaires, conditions de travail, conditions de vie : enclavement et stigmatisation.

    Une analyse des raisons de cette absence est urgente ; et s’ils sont peu nombreux à s’y coller c’est sans doute pour la raison suivante : toute analyse pourrait tordre le bras du politiquement correct car force est de constater que ce refus de s’engager pourrait révéler un problème de légitimité citoyenne et sociale à l’origine de laquelle on trouvera tout un pan de notre société sur lequel les médias n’ont pas cessé de « taper », leurs éditorialistes en tête, avec une complaisance inouïe : auto_dépréciation ( Qui suis-je pour me révolter ?), dissuasion, intimidation… si le cœur n’y est pas c’est que le courage a sombré face à trente ans et plus de procès d’intention et d’instrumentalisation de tout un territoire et de toute une communauté dépréciée et culpabilisée sans vergogne. Faut dire que tous les attendent au tournant. Toutes les banderoles sont déjà prêtes et les Unes des médias aussi : « Daesch est dans les rues ! Aux armes citoyens de souche européenne ! Aux armes ! »

    Quant à l’économie souterraine qui nourrit des milliers de familles et sans laquelle ces dernières seraient en grande difficulté, ses leaders, ses acteurs et ses petites mains seraient mal avisés d’attirer l’attention. Le silence est d’or, la discrétion et la loyauté aussi, et la parole interdite dans ces cercles.

    Ces lieux dits quartiers, dits ban-lieues (lieux au ban de la société ?) sont aussi terriblement marqués socialement, éthiquement et religieusement ; il y règne un esprit de corps, un esprit communautaire qui fait que tous bougent ensemble ou bien personne (souvenons-nous des révoltes de 2005 !). D’autant plus que peu nombreux sont ceux qui souhaitent défendre ces territoires qui plombent les CV ; aussi, dès que la situation d’un de ses habitants le permet, celle-ci ou celui-ci n’a qu’un désir : en sortir - passer à l’Ouest, de Bobigny à Courbevoie ; de Bondy à Issy les Moulineaux !

    Et que penser de l'absence de ces agriculteurs à 300 euros par mois qui n’ont sans doute même plus la force de se mobiliser et que la Confédération paysanne et la FN-SEA ont abandonnés à la faillite et au suicide ? 

    A noter aussi, l’absence des Intellectuels à quelques exceptions près (Todd, Onfray et Éric Hazan – ce dernier étant un spécialiste de l’insurrection, il est vrai). Si tout ce beau petit monde est resté muet c’est qu’ils ont compris très vite qu’il n’y avait aucune place pour eux, dans ce mouvement livré à lui-même certes, mais pas si désorganisé que ça. Aucune place, aucune porte d’entrée, aucun intermédiaire susceptible de les y faire entrer. Ce qui prouve, si besoin était, que nos intellos de service n’ont aucun contact avec ceux qui ne leur ressemblent pas : les Gilets Jaunes dans toute leur diversité.

    La dite « dissidence 2.0 »… absente elle aussi ; une dissidence qui a trouvé refuge sur internet depuis plus de 10 ans maintenant : cette dissidence se contente de commenter les événements de loin, de très loin ; ce qui prouve le niveau de relégation des classes populaires ; quand elles bougent, personne n’est capable de faire le lien avec elles.

    Partis politiques, syndicats, médias, les Intellos et autres universitaires (les sociologues entre autres) tous disqualifiés et impuissants à nouer un contact quel qu’il soit avec les Gilets Jaunes sinon en tant que professionnels spécialisés dans la scrutation de « bêtes sociales aussi curieuses que rares » à savoir : les sociologues.

    Espérons que tous en tireront les conclusions qui s’imposent car c’est bien à côté de l’essentiel qu’ils passent tous même si leurs perspectives de carrière elle, demeurent aussi intactes que prometteuses ; une carrière d’universitaire autour des Gilets Jaunes ?

    Et c’est alors que Facebook et Youtube deviennent les alliés très involontaire de la contestation d’un ordre économique et financier aussi crapuleux qu’immoralement égoïste et lâche.

     

     ***

     

    "Toute organisation  avant la lutte se substitue à la lutte "

     

                        Mouvement insaisissable et irrécupérable, conséquent et cohérent, ingérable par la classe médiatique, politique et syndicale d’autant plus qu’aucune récupération n’est possible puisqu’aucun acteur d’une démocratie croupion, non- représentative, n’en a ni la légitimité ni la carrure ni l’autorité pour le faire - en effet, si les années passés avaient pu prouver qu’il en était autrement, jamais ce mouvement des Gilets Jaunes et ceux qui les ont précédés n’auraient vu le jour -, si le premier parti c’est l’abstention, en revanche, nombreux sont ceux qui, localement, sur le terrain, sont prêts à s’opposer ; ne pas ignorer non plus ces micro-luttes tout au long de l’année, impliquant certes peu de participants, très circonscrites qui ne bénéficient pas d’une couverture médiatique régionale ou nationale susceptible de mettre à jour une réalité ignorée,  n’empêche, les habitants de nos territoires ne cessent de s’impliquer, de réagir, de se révolter face aux injustices et aux dis-fonctionnements : environnement, insécurité, fermetures d’entreprises, d’hôpitaux, d’écoles... et c’est bien là tout ce qui importe. Prendre la rue pour demander non pas un coup de pouce du SMIC de 2% revendiqué par des syndicats qui ont intériorisé depuis des lustres les appels incessants des gouvernements pour « une attitude responsable » de la part des partenaires sociaux face aux contraintes économiques…  mais bien plutôt pour exiger des moyens qui permettent une vie décente... c’est faire la preuve qu’en dehors des partis et des syndicats d’une impuissance crasse et complaisante, il y a des solutions en terme de rapport de force d’une efficacité redoutable.

    A propos de la popularité du mouvement, ne soyons pas dupes : cette popularité des GL repose sur le fait que tous les automobilistes ont besoin de mettre de l’essence dans leur véhicule ; que ce soit un 4x4 à 60 000 euros ou bien un modèle d’une valeur de quelques euros dont seules les casses autos se porteront acquéreurs. Les taxes ? Artisans, commerçants, chefs d’entreprise… là encore, tous s’accorderont à dire qu’elles sont rédhibitoires ; du cadre supérieur au retraité au minimum vieillesse.

    Salaires, retraites, fiscalité… certes les sondages qui ont confirmé dès les premiers jours la popularité du mouvement ont suffi (pour un temps seulement), à mettre sur la touche toute tentative de discréditer les Gilets Jaunes. Pour autant, il serait bon que les Gilets jaunes comprennent très vite qu’ils devront ne compter que sur leur propre détermination car les couches moyennes ne tarderont pas à demander que les Gilets Jaunes rentrent à la maison maintenant que les hausses de l’énergie ont toutes étaient annulées (essence, gaz, électricité), d’autant plus qu’ils devront dès maintenant se préparer à faire face à une hostilité croissance des médias ainsi qu’au ralliement de toute la classe politique aux appels à l’ordre du gouvernement une fois que les sondages indiqueront une baisse irréversible du soutien et de la sympathie à l’endroit des GJ. 

     

    ***

      


     

                     Référendum d’Initiative Citoyenne ( RIC) : revenons un instant sur cette revendication et d’autres encore d’une partie des Gilets Jaunes qui ont pour sujets la souveraineté, l’U.E, l’Otan, l’Euro... alors que les priorités ne devraient-elles pas concerner les conditions d’existence et les actions à mener pour arracher ce qu’il est nécessaire d’obtenir ?

    « Macron démission ! » Encore une fois, est-ce vraiment une nécessité absolue ? En revanche, être capable de s’opposer et d’obtenir gain de cause en toute autonomie et en toute efficacité est une exigence et une urgence de chaque jour. Les mouvements autonomes (sans l’appui des partis, des médias de masse et des syndicats) de ces cinq dernières années ont prouvé qu’il n’était plus nécessaire de passer par les urnes : d’autant plus qu’en face, pour faire face, il n’y a plus personne excepté un service d’ordre avec des moyens et des savoir-faire reconnu par tous les régimes autoritaires de par le monde. 

    Faut-il rappeler qu’aucune force politique, aucune force économique, aucune force financière n’autorisera un RIC capable de remettre en cause leurs intérêts ; et les couches moyennes se moquent d’un RIC susceptible à tout moment de leur faire faire un saut dans l’inconnu. 

    Qu’il s’en défende ou non, Etienne Chouard, star d’internet, figure de proue du Référendum d'Initiative Citoyenne (RIC) depuis 12 ans, a bel et bien pour grille d’analyse aussi et surtout celle de son statut social : enseignant fonctionnaire à l’abri du chômage et de la précarisation ; en d’autres termes : Chouard n’a besoin de rien d’un point de vue matériel ; c’est la raison pour laquelle il semble incapable de penser les moyens et de reconnaître leur prédominance ; d’où son acharnement à propos des fins : une société organisée autour du RIC.

    Entouré de groupies, rarement confronté à des débats contradictoires, force est de constater qu’Etienne Chouard, au fil des ans, met en scène un discours de plus en plus incantatoire, symptôme d’une frustration grandissante. Et pourtant…. qu’il réfléchisse à propos des moyens et très vite il comprendra la nécessité de tempérer son enthousiasme et ses propos au sujet des fins – un RIC absolu et absolutiste -,  une fois qu’il aura pris conscience de la nature utopique de son projet d’autant plus que le Référendum d’Initiative Citoyenne est dans tous les programmes des partis politiques depuis 10 ans ; soyons assurés qu’une fois encore, il sera vite oublié une fois les élections passées ou bien, il s’agira d’un RIC aux conditions de recours et d’exercice très restrictives : ceux qui l’accorderont seront ceux qui le contrôleront ; on peut parier que ce RIC au rabais, un RIC quignon de pain, ne concernera certainement pas les questions qui touchent aux conditions d’exercice du mandat d’élu ou non (maire, député, sénateur, conseiller, ministres, Premier ministre, Président) sans oublier les questions d’ordres économique et financier (la fiscalité en autre). De ce RIC-là (sans colonne vertébrale, sans remise en cause), les classes supérieures et une grande partie des couches moyennes s’en contenteront pensant avoir échappé au pire car aucune de ces classes ne prendra le moindre risque avec une sortie de l’Euro et de l’U.E.

    Révocation du président, du gouvernement et de tous les élus locaux, nationaux et européens, abrogation des lois, veto sur un texte législatif, veto sur le vote du budget sur simple consultation référendaire…

    Mais alors, utopie millénariste que ce RIC ? Utopie de Grand Soir, celui de la fin de l’injustice sociale, l’avènement du pouvoir du Peuple par le Peuple ? 

    Ce RIC-là ne sera jamais voté. Considérer l’éventualité de son succès c’est continuer d’entretenir de faux espoirs.

    RIP ou RIC : le logos de la radicalité face à la jacasserie constitutionnelle et fétichiste comme la marchandise du même nom. RIC cul-de-sac ! RIC dont tous les médias se sont emparés car pour eux tous, cette revendication représente une diversion inespérée permettant à terme, de tuer dans l'oeuf la dynamique du mouvement des Gilets Jaunes qui lâche la proie de la mobilisation et de l'occupation pour l'ombre d'une avancée "constituante" aussi irréaliste que vaine. 

    Mais il y a une bonne nouvelle : l'action des Gilets Jaunes permet de sortir d’une vision utopique de la politique (on sort du somnambulisme et on entre en action) cultivée par des acteurs pour lesquels rien ne presse, une utopie de nantis, utopie complaisante et candide face à des résistances d’une force et d’une détermination sans faille - celle de tout un personnel politique qui ne lâchera rien et certainement pas des plans de carrière tout tracés.

    Autre bonne nouvelle : paradoxalement, le mouvement des Gilets Jaunes et tous les mouvements qui l’ont précédé (Bonnets rouges, Notre dame des Landes) ont prouvé que l’on devait, que l’on pouvait enfin se passer du soutien des élus, des médias et des syndicats pour arracher ce qui doit être obtenu, car RIC ou pas, comme expliqué précédemment, seule importe une mobilisation locale et/ou nationale, en fonction des situations et des injustices à combattre ; injustices ou dis-fonctionnements préjudiciables à la qualité de vie et à la notion d’égalité des droits. 

    Car enfin…  à l’heure de la mondialisation, qu’est-ce qu’il est raisonnable d’espérer ? La réponse : rien dans et par les urnes mais tout sur le terrain. Aussi, laissons le personnel politique d'une pseudo-représentation en forme de théâtre d’ombres là où il n’est pas et là où il ne sera jamais ! Un personnel qui représente moins de 25% de l’électorat et dont tous les membres sont élus par défaut ou bien à la majorité d’une minorité de votes exprimés ; la véritable majorité étant l’abstention.

    En revanche, tout est possible ou presque, dans l’action en temps réel : ce que confirme les actions du mouvement des Gilets Jaunes et de tous ceux qui les ont précédés durant ces 30 dernières années.

    ll faut donc tendre vers l’identification et la résolution des problèmes à un échelon local, même face à des décisionnaires situés hors de ce périmètre. N’est-ce pas ce qu’ont compris les Bonnets rouges - la Bretagne ; décisionnaire parisien : ministère de l’environnement -, le mouvement Notre des Landes - Nantes : projet porté par un premier ministre à Paris ?

    Si les super-structures (la commission européenne) et les hyper-structures (marchés financiers, banques, institutions internationales et acteurs du projet mondialiste) sont hors d’atteinte, en revanche, leurs politiques ont des répercutions locales, fatalement ; et c’est à cette échelle-là qu’il faut les combattre en prenant pour cible la représentation politique et tout l’appareil d’Etat : maires, conseillers, président de département, de région, préfecture (les agriculteurs savent faire ça !), direction départementale de l’équipement.... conseil général, conseil régional....

    Car, si l’on n’échappera pas au mondialisme, en revanche on peut agir localement et nationalement contre les décisions d'une classe politique dont la carrière (et celle des médiacrates) dépend de la bonne marche des affaires générées par ce mondialisme.

     

                      Les Gilets jaunes, les Bonnets rouges, les activistes de Notre dame des Landes ont apporté la preuve que le lieu de l'expression d’un rapport de force en faveur de la justice sociale, de l’égalité des chances, de l'écologie et d'une vie décente n'est plus à l'Assemblée, et le pouvoir (pouvoir de décider et non le « devoir d’obéir ») ni à Matignon ni à l’Elysée. Et c’est la meilleure des nouvelles, une grande nouvelle : aussi, en ces temps de fêtes et d’allégresse… faisons résonner un Alléluia franc et massif ! 

    Reste à espérer que les Gilets Jaunes dans leur ensemble sauront évaluer à sa juste valeur mais sans complaisance ni relâchement l’importance de cette révélation car, ce qui ne doit pas pour autant être remis en cause ce sont  la nécessité et l'exigence suivantes : que les Gilets jaunes n’oublient surtout pas leur colère à toutes les élections qui vont se succéder : que ceux qui n'ont jamais voté, votent ! Que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes ! Car, seule la peur chez les élus LREM les forcera à faire pression sur Matignon et l'Elysée : peur de la sanction électorale, des centaines de mandats en danger... locaux, nationaux et européens … 

    Il faut donc voter à toutes les élections et sanctionner LREM !

                      Précisons ceci au passage : tous les partis sont permis  car qui veut les fins veut les moyens !

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  • Macron... l'UMPS à l'Elysée : mais alors, quelle alternative pour demain ?

    macron dégage

     

                  Autour de Macron c’est bien le constat d’un vide politique qui s’impose après des années de fausse « opposition », de fausse alternance ; en effet, aucune force n’est présente pour concurrencer la majorité LREM qui repose soit dit en passant sur un taux d’abstention record et le vol d’une élection dont le deuxième tour était sans alternative ; ce qui fait de Macron le président le plus mal élu de la 5è République.

    Tous sont d’avis que le PS ne peut plus servir de leurre ni jouer le rôle de « parti de l’alternance » ni le parti LR puisque Macron, c’est l’UMPS incarné ; en d’autres termes, et dans le contexte d’un Macron au plus bas dans les sondages pour les trois années à venir (car il n’y aura pas plus de justice sociale, pas plus de pouvoir d’achat ni de baisse du chômage - baisse qui ne peut avoir lieu sans une augmentation conséquente de la pauvreté), il n’y manifestement pas de plan B de prévu chez ceux qui ont accompagné Macron jusqu’aux portes de l’Élysée : il semblerait donc que le système se soit piégé lui-même au terme d’une trentaine d’années de manipulation, d’instrumentalisation et de diabolisation au gré des impératifs économiques et idéologiques : l’U.E sous domination allemande, une Commission intrusive capable de remettre en cause le résultat d’élections « démocratiques » de ses pays membres (l’Italie tout dernièrement) et un mondialisme dévastateur des modèles sociaux et des identités nationales ; pour cette raison, Macron devra être reconduit dans trois ans puisque ni le FN ( ou la vraie droite LR-FN) ni les Insoumis ( la vraie gauche) ne sauraient être, pour l’heure, une option : une crise majeure politique et morale que l’entrée de MLP à l’Élysée provoquerait n’est pas de mise car cette crise annoncerait la chute de l’U.E ; ce qui ne fait certainement pas partie de l’agenda de ceux qui, depuis 20 ans, font en sorte qu’aucun candidat ne puisse être élu s’il n’a pas le FN dans les pattes au second tour de l’élection présidentielle ; ce qui revient à supprimer de facto le « second tour » de cette élection.

                      macron dégage gilets jaunes

     

                        La question suivante nous brûle les lèvres : comment ceux qui sont allés chercher Macron ("ce plan marketing qui a mal tourné !"), ceux qui ne se trompent pourtant que rarement dans le choix de celle ou de celui qui sera appelé à les servir et qui ont eu la bêtise et la faiblesse de penser qu'ils pourraient faire de cet enfant roi, un Président avec la majuscule de rigueur alors qu'ils ont fait de cet enfant capricieux et arrogant, le gardien grossier de leurs intérêts à ciel ouvert car tous ne s’en cachent ni ne s’en défendent même plus - Macron le premier ! - comment donc ont-ils pu tous se tromper à ce point ?  

    Rappelons aussi ceci : lourde est la responsabilité des médias !  Leurs têtes d’affiche ont soutenu la candidature de Macron dans lequel très vite, tous se sont reconnus car, pour les plus jeunes d’entre eux, Macron c’était eux : leurs rêves de grandeur et ambitions illimitées vécus par procuration ; quant aux installés quinquas et sexagénaires, tous ont bien dû penser ce qui suit : « Lui, Macron, il saura enfumer les électeurs et protéger nos places ! »

    Lourde responsabilité aussi de ceux qui ont fait le choix de cet enfant pourri-gâté, le pire des hommes à la tête d’un Etat dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, mettant tout en oeuvre pour qu’il soit assuré d’être élu. Ces médias et ces hommes-là issus de la banque, de l'assurance, accessoirement de la politique, magnats des médias et autres milliardaires, ont mis la France en danger pour le seul bénéfice de leurs intérêts : BNP, AXA, LVMH, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys de la politique qui ont pour clients l'Hyperclasse), Michel Collomb, Pierre Bergé, Niel et Pigasse, Patrick Drahi (via BFM-TV) … liste "complète" ICI (quotidien régional Sud-Ouest).

     

                       macron dégage gilets jaunes

     

                    Face à la violence légitime du rejet de Macron, les voilà manifestement tout nus, sans recours car sans plan B ! Mais alors…. après l’UMPS, que peuvent-ils bien inventer d’autre (1) ? A partir de l’U.E, un gouvernement européen restreint autour de l’axe franco-allemand ? Vaine ruse étant donné la popularité désastreuse du projet européen. Ou bien, reprendre les veilles recettes de la division de notre pays sur la question de « l’identité française » ?

    Car enfin, il faudra bien adresser la réalité suivante étant donné que 50 à 60% de l’électorat se déplace encore pour voter : les GJ n’ont pas aboli les élections présidentielles ni les législatives qu’il va falloir, qu’on le veuille ou non, affronter et dans lesquelles les médias, la classe politique, les classes moyennes et supérieures comptent bien s’investir ; à ces dernières, qu’est-ce qui leur sera proposé par le « Système » ? La réponse à cette question aura une incidence indéniable sur le mouvement des Gilets Jaunes et l’espoir d’un « Rien ne sera plus comme avant ! » que ce mouvement a suscité ; en sera-t-il question ou bien, la déception sera-t-elle une nouvelle fois au rendez-vous et avec quelles conséquences ? 

    Avec un électorat qui semble condamné à reconduire Macron dans trois ans, on peut prédire que la question de l’immigration sera à l’ordre du jour, insufflée par l’Élysée, pilotée par Matignon, actée par les ministres concernés avec, encore une fois, l’appui des médias de nos milliardaires. Le RN doit donc revenir dans la course ; le RN doit être présent au second tour de la prochaine élection présidentielle pour assurer à Macron, cet enfant roi capricieux, orgueilleux et défiant, un second quinquennat. 

    Retour de la question identitaire donc ? Macron qui a rencontré Sarkozy au plus fort de la « crise GJ » l’aurait laissé entendre lors de sa dernière intervention ; celle qui avait pour objet de présenter les réponses que son gouvernement comptait apporter aux revendications des GJ : « l’identité française » ! La formule choc a été lâchée avec discrétion sans pour autant tomber dans l’oreille de tous les sourds à l’écoute ce soir-là même si les médias se sont bien gardés de le souligner. Tête en l’air ces médias ? Ou bien : « Chaque chose en son temps ; d’abord les GJ ! Ensuite on s’occupera de relancer MLP et son mouvement ; de le remettre sur les rails ! »

     

    1 - D'aucuns évoquent l'option italienne comme alternative à Macron : alliance de tous ceux qui souhaitent débarquer la classe politique qui a soutenu le projet mondialiste de la Commission européenne  et d’une U.E sous domination allemande.

    Option politique d’une Italie qui n’est pas la France : en effet, Mussolini y est encore très largement respecté des universitaires, des classes moyennes et populaires (c‘est leur Napoléon), alors qu’en France, c’est la figure de Charles de Gaulle qui trône et réconcilie une très grande majorité de Français contre celle de Pétain, de la guerre d’Algérie, et plus tard... du statut social des Français issus du passé colonial de la France et du traitement de la question musulmane ; traduit en terme électoral, c’est donc à une véritable incompatibilité historique, politique et morale auquelle ceux qui souhaitent offrir une alternative à Macron se trouve confrontée  : celle d’une droite identitaire alliée aux Insoumis de Mélenchon.

     

    ***

     

    macron dégage gilets jaunes

                 "Tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin, elle se casse" ; le mouvement des Gilets Jaunes est la première fissure. Cette fissure le restera -t-elle trois années durant ou bien, s’avéra-t-elle d’une gravité sans précédent, cause  d’un basculement et d'un effondrement irréversibles de notre système électoral ?

    Les années à venir appartiennent à ceux qui, avec sang-froid, sauront faire face ; or, personne ne semble en avoir la carrure ni la légitimité pourtant nécessaires durant les périodes de transition systémique nous impliquant tous en tant que « Peuple constitué » contre la tentation de l’accélération de notre atomisation en millions d’âmes, millions de solitudes à l’égoïsme individualiste mortifère.

     

                 En attendant : que les Gilets jaunes n’oublient surtout pas leur colère à toutes les élections qui vont se succéder : que ceux qui n'ont jamais voté, votent ! Que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes ! Car, seule la peur chez les élus LREM les forcera à faire pression sur Matignon et l'Elysée : peur de la sanction électorale ; des centaines de mandats en danger... locaux, nationaux et européens … 

    II n'est bien évidemment pas question de chercher à former et à soutenir une majorité-anti-Macron quelconque dont n'a rien à faire à l'aune du mouvement des Gilets Jaunes et de leur mobilisation ; il s'agit de faire en sorte que jamais plus les élus ne se sentent en sécurité. 

    Voter à toutes les élections et sanctionner LREM demeurent alors une priorité !

                       Précisons au passage ceci : tous les partis sont permis car qui veut la fin veut les moyens. 

     

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  • Gilets jaunes et résistance à une vie de galère...

                     "Ouvriers, retraités, intérimaires, artisans, jeunes et vieux disent tous la même chose : une vie de galère avec des revenus de misère et des injustices qu’ils ne veulent plus supporter." 

                        les gilets jaunes près de l'elysée

     

                      Se mobilier ! N’avoir qu’une idée : sortir dans la rue et occuper cette rue ainsi que les lieux symboliques de ce qui est aujourd'hui le "non pouvoir" ! 

                      Qu'il soit permis ici de rappeler que chaque rassemblement, chaque mobilisation fait reculer l'oppression et ce sentiment funeste d'impuissance ; car dans chaque rassemblement, le dominé retrouve son humanité, sa souveraineté, gage de son honneur.

    Mobilisation, blocage, toute action contre ce corps étranger qu’est "le politique au service des dominants" - force et classe occupantes -, devient alors juste, belle et noble parce que juste.

                     

     

                 Nombreux sont ceux qui trépignent d'impatience face à ce nouveau sursaut ; sans oublier la ferveur d'être ensemble : la résistance est bel et bien un romantisme ! Le dernier. Car si les plus beaux chants sont des chants de revendications, les plus beaux rassemblements sont les rassemblements contre l'oppression ; lorsque les dominés se lèvent et font entendre leurs voix ; et c'est alors que tous retrouvent, et nous avec eux, leur dignité et un peu de pouvoir sur leur existence. Et ça, c'est beau. Très beau. 

     les gilets jaunes près de l'elyséeLa résignation est bien le pire des choix !

    Aussi, tous peuvent être fiers de leur action, fiers d'eux-mêmes car nous sommes fiers d'eux démesurément ! 

    Qu'ils sachent qu'on les aime ! Qu'on les aime même et surtout avec leurs défauts et leur faiblesse.

     

    ***

     

    Ce qui n’est pas acceptable c’est que l’on mette en danger des millions de foyers modestes à coups d’augmentation du prix de l’énergie fossile (énergies non renouvelables) au nom d’un transition énergétique mensongère ; des foyers pour lesquels aucune alternative s’offre à eux : privés d’auto faute de pouvoir remplir leur réservoir, c’est toute leur vie qui bascule….

    Nous ne sommes pas dupes pour autant : foyers populaires… cible dans laquelle l’abstention fait des ravages, d’où l’indifférence du gouvernement et de la « présidence » à l’égard de leurs colère et désespoir.

    Ce qui n’est pas acceptable non plus c’est que les médias se fassent les porte-parole de ce que l’on pourrait nommer « un mensonge d’Etat » car les raisons de la sur-taxation des carburants est à trouver non pas auprès des différents rapports du GIEC mais bien plutôt auprès de cette usine à gaz, véritable Etat dans l’Etat, à la tête duquel siège une caste totalement dédiée depuis 20 ans à la bonne exécution des directives et des traités signés par des chefs de gouvernement et des chefs d’Etat jean-foutre, d’une Commission européenne qui n’en finit pas de travailler à la destruction de l’U.E : j’ai nommé : Bercy ;  fange arrogante, autoritaire et anti-démocratique, créature d’un fascisme monétariste (1) .

    Un Bercy aux ordres d’une Commission dédiée à la paupérisation des Etats, dictature du remboursement d’un endettement pourtant imposé dans les années 70 : véritable coup d’Etat politique.

    Que l’on ne se fasse aucune illusion : il semblerait que la prétendue  « conversion écologique » soit d’une part le cache-sexe d’un racket organisé des foyers français et d’autre part, que celle-ci… tout comme la liquidation de notre industrie dans les années 80, se fasse sur le dos des classes populaires et petites classes moyennes, une nouvelle fois, sacrifiées pour le bien-être à venir des chérubins de l’hyper-classe et des classes supérieures et moyennes supérieures de nos centres-villes.

     

    ***

     

     
             Les yeux rivés sur les sondages quant à la popularité des Gilets jaunes, déjà à l'affût, bientôt la machine étatique et médiatique se mettra en marche ; un seul objectif : discrédités ces hommes et ces femmes au gilet jaune - atteinte à la sécurité de l'Etat, poujadisme, populisme, racisme, antisémitisme, fascisme et nazisme, la boucle bouclée … ils seront alors responsables de tous les maux.

    Abandonnés par des syndicats du public et du privé lâches et veules, à la tête desquels la bourgeoisie, des carriéristes, des planqués ( Comment échapper au travail !), des mous du genoux ont su se positionner au fil des ans, compromis après compromis avec le patronat… un seul espoir à l’horizon : que les Gilets jaunes n’oublient pas leur colère à toutes les élections qui vont se succéder : que ceux qui n'ont jamais voté, votent ! Que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes !

     

     

    1 - Se reporter à l'enquête de Que Choisir : ICI

     

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  • En finir avec l'utopie d'un "Référendum d'Initiative Populaire et Citoyen" à l'heure du mondialisme et des Gilets jaunes ?


     

                 RIC cul-de-sac ! RIC dont tous les médias se sont emparés car pour eux tous, cette revendication représente une diversion inespérée permettant à terme, de tuer dans l'oeuf le mouvement des Gilets Jaunes en remportant tout espoir d'avancée "constituante" et " constitutionnelle" à l'an 10 000. 

     

    ***

     

                 Quelle que soit l’issue de ce soulèvement, rappelons que les Gilets jaunes - cette France abstentionniste (1) qui a compris qu’elle n’avait plus rien à attendre des médias, de la classe politique et des syndicats en ce qui concerne leurs luttes pour une vie décente car tout ce beau petit monde ne rechignerait pas à les laisser mourir ou bien plutôt crever, à petit feu, en silence et dans l’indifférence la plus absolue ( comme pour ces agriculteurs, faillite après faillite, suicide après suicide sous le regard indifférent de la FNSEA et d'une Confédération paysanne étrangement muette), assurés que les naufragés du continent africain seront à terme appelés alors à occuper leurs emplois mais à 60% du SMIC pour un plein temps, cela va sans dire ! Car, dans le cas contraire, à quoi bon !.....

    Force est de reconnaître que cette France Gilets Jaunes - alliance inédite du prolétariat, des classes populaires et des couches moyennes, des retraités, des chômeurs et de la petite bourgeoisie (commerçants et artisans) -, a bel et bien créé un précédent : elle a prouvé au plus grand nombre qu’il n’était plus nécessaire d’attendre quoi que ce soit de tous ces acteurs alliés et complices ( pour rappel : les médias, la classe politique et les syndicats) : alliés dans l’intérêt ; complice dans le crime pour non-assistance à foyers en danger ; même si à propos d'une de leurs revendications - "référendum d'initiative populaire et citoyen" - ce mouvement semble bien naïf.  

                      
                       

     

    Etienne Chouard qui réfléchit depuis des années sur l'état de notre démocratie - star d'internet, il défend le tirage au sort et le référendum d’initiative populaire (RIP) depuis 13 ans - obsédé par les lieux dits de "pouvoir" (l'Assemblée nationale en priorité) - a, pour son malheur, 50 ans de retard dans ses préconisations même si ses analyses et son diagnostic demeurent pertinents car ce professeur d'économie et de droit semble refuser de comprendre que le "pouvoir" n’est plus à l’Assemblée, et moins encore à Matignon, à l’Elysée ou au Sénat. Quant au conseil constitutionnel... et conseil d'Etat...

    On peut aussi soupçonner chez lui, qui ne vote pas, sa méconnaissance du corps électoral, sa psychologie faute de se tenir près des urnes et de l'analyse de leurs résultats à chaque élection, enfermé qu'il est dans la cage d'orée d'un RIC fétichiste et chimérique. 

    N'empêche.... référendum d’initiative populaire en-veux-tu-en-voilà ! d'aucuns mentionnent la Suisse (2), pays longtemps considéré comme propre à l'extérieur (mais sale au-dedans) ; car, si comparaison n'est pas raison, rappelons ceci à propos des restrictions qui encadrent ce fameux référendum : toute initiative comme la « révision de la constitution » doit être validée, en dernier ressort,  par l’Assemblée fédérale composée d’élus au suffrage universel : l’équivalent de notre Congrès.

    En revanche, il est vrai que les Suisses peuvent proposer en toute liberté de voter à propos... par exemple... de l'interdiction ou non des minarets ou bien en faveur de "Six voies pour l'autoroute A1 entre Zurich et Berne". Pour le reste… des restrictions insurmontables protègent les leviers du pouvoir économique et financier. Pas folle la guêpe ! Pour preuve : aucun Suisse n’avait voté pour le "secret bancaire" qui a si longtemps permis aux  « plus riches » du monde entier de spolier le budget des Etats à la hauteur de centaines de milliards et plus des années durant... en échappant à l’impôt.

     

                Mais enfin, et pour revenir au débat français autour de ce référendum, tous les partisans de cette initiative n’auraient-ils alors jamais entendu parler du "mondialisme" (ou de la mondialisation) sous la contrainte duquel tous les gouvernements européens sont placés ? 

    Et puis aussi ceci : qui peut bien avoir besoin d’espérer que ceux qui ont pensé "cette mondialisation et ce mondialisme" que ces derniers n’ont qu’un désir : satisfaire nos désirs : plus de salaire, plus de qualité de vie, plus d’air pur, plus d’argent pour la santé, plus de justice et plus de fraternité, plus, plus, plus ! Alors que ce projet mondialiste sans honneur ni justice a pour coeur de cible l'Europe, là où les protections sociales sont les plus élevées avec la Commission européenne ( sans oublier la dictature de l'Euro) relais de ce mondialisme qui met en concurrence le travailleur de Clermont-Ferrand avec le travailleur roumain ; le travailleur roumain avec le travailleur chinois ; sans oublier l'Euro qui met toutes les économies européennes en concurrence avec celle de l'Allemagne et son mode production ainsi que son modèle social d'une nature masochiste et sacrificielle. 

    D'autant plus que si Macron est bien l'homme de ceux qui sont allés le chercher et qui lui ont permis d'être candidat (la banque (BNP), les assurances (AXA), les dix milliardaires qui possèdent les médias français : information ICI ; Macron est aussi l’homme de Bercy ; un Bercy sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)…  une commission sous  contrôle des Marchés financiers (l’hyper-structure)… instrument qui fracasse les pactes sociaux européens en mettant en concurrence l’ouvrier de Clermont-Ferrand avec l’ouvrier roumain ; ce dernier avec celui de Shanghai.

    Et encore : qui donc a pu oublier que toutes les politiques menées depuis trente ans ne recueillent l’adhésion d’aucune majorité ? La seule majorité constatée est la suivante : abstention record, vote RN (FN) et extrême gauche - majorité divisée à jamais ; majorité stérile, le tout savamment orchestré et entretenu par tous les gouvernements. Et pour cause : il n’est question que de baisses des salaires, baisses des retraites, baisse du financement de tous les services publics, mise en danger de notre protection sociale et de notre liberté d’expression.

    De plus, ne nous faisons aucune illusion : dans les décennies à venir, les acteurs du mondialisme sauront gérer la fin de la croissance, le renoncement de l’utilisation des énergies fossiles faute de pouvoir les rendre inoffensives et un mode de production et de consommation tout autre pour le plus grand bénéfice d’une partie de l’humanité contre une autre ; aussi on peut prédire ceci  : ceux qui aujourd’hui vivent mal, vivront plus mal encore ; et ceux qui vivent relativement bien iront rejoindre les rangs de ceux qui, aujourd’hui, ne cessent de sombrer.

     

    ***

     

                   

                RIP ou RIC : RIC cul-de-sac ! RIC dont tous les médias se sont emparés car pour eux tous, cette revendication représente une diversion inespérée permettant à terme, de tuer dans l'oeuf la dynamique du mouvement des Gilets Jaunes qui lâche la proie de la mobilisation et de l'occupation pour l'ombre d'une avancée "constituante" aussi irréaliste que vaine.le logos de la radicalité face à la jaccasserie constitutionnelle.

     

                 Dans le cas où ce type de référendum permettrait de reprendre le dessus sur notre Constitution et une représentation nationale qui ne représente plus qu'elle même, si possible sur des questions vitales et non périphériques, voire anecdotiques...

    - Aucune possibilité d'y parvenir sans une sortie de l'U.E et de l'Euro ainsi que le rétablissement de nos frontières douanières dans les domaines de notre économie marchande et de la finance. 

    - Aucune possibilité d'y parvenir sans un soutien et un vote massif des classes moyennes en faveur de ce retrait  ; or, ces classes ne risqueront rien et certainement pas ce grand saut dans l'inconnu. Quant aux actions qui pourraient être mises en place pour obtenir gain de cause (blocage  et autres) , ces mêmes classes auront tôt fait de demander que l'Etat et l'ordre reprennent toute sa place.

    - Commission européenne, marchés financiers et tous les acteurs du mondialisme (en sous-main)... tous feront la guerre à cette France sécessionniste ; une guerre sans merci que les classes moyennes refuseront de mener jusqu'à son terme : la défaite.

                 Est-il nécessaire de préciser qu'au Loto, nous aurions tous plus de chances de gagner le gros lot ?  

                 Mais alors, pourquoi faire très "compliqué" quand on peut faire plus "simple", plus réaliste et plus efficace ? Il faut cesser de se raconter des histoires, et de perdre du temps, un temps précieux qui concerne des vies gâchées, des vies sans horizon ni perspectives !

    Aussi, empressons-nous d'affirmer ceci : il n’y a qu’un modèle d'action pour ceux qui refusent la soumission : les « Gilets jaunes » - ce petit peuple de Coluche insaisissable, impalpable mais très cohérent et conséquent - et bien évidemment «  Notre dame des Landes » (3) et les "bonnets rouges" ; du local (fermeture école, hôpitaux, entreprises, alerte environnementale) au national… car il semblerait que la rue soit le nouveau et le dernier lieu de l’expression démocratique et de la manifestation de cette expression dans le cadre des revendications de demain car, force est de constater, dans le contexte d'un monde globalisé, que tous les partisans du "référendum d'initiative populaire" ratent dramatiquement leur cible avant de tomber de haut et de se fracasser sur un réel qui ne pardonne rien, en passant à côté de l'établissement d'un rapport de force sans lequel aucune bataille ne peut être gagnée ; une bataille qui n'a qu'un seul objectif : "une vie décente pour des hommes et des femmes qui se donnent les moyens de se tenir debout", ici et maintenant et certainement pas dans dix mille ans,  face à la tentation toujours renouvelée, qui jamais ne baisse les bras, d'une injustice sociale aveugle qui ne connaît ni ne reconnaît ses millions de victimes. 

                 Président(s), gouvernements, députés, sénateurs, maires, conseillers municipaux, départementaux, régionaux, syndicats et médias... encore une fois, rappelons ceci : les Gilets Jaunes ont révélé au plus grand nombre qu’il n’était plus nécessaire d’attendre quoi que ce soit de tous ces acteurs ;  dans les années à venir, les plus précaires des classes populaires et bientôt d'une grande partie des classes moyennes, devront tous s’organiser sans eux dans chacune de leur lutte tout en comptant sur notre soutien.

     

    ***

     

                A vos "fichier S" (4) pour atteinte à la sécurité de l'Etat !  - (comprenez : "... pour atteinte aux intérêts de l'oligarchie mondiale des Etats mondialisés".

                Pauvre police.

     

     

     

    1 - C'est cette France abstentionniste ( cette abstention que nous avions pris l’habitude de déplorer) qui a trouvé la solution, la seule qui vaille ; et l’ironie c’est qu’elle est venue de cette France-là cette solution et non de nous tous, hyper-politisés, mobilisés à chaque élection. 

    Sans doute est-ce dans l’ordre des choses ; des électeurs démissionnaires étaient tout désignés pour continuer d'exister en tant que citoyens en inventant d’autres gestes politiques contre un rituel électoral vide de sens.

     

    2 - La Suisse est vraiment le dernier exemple à prendre en considération ; en aucun ce pays  grand comme un mouchoir de poche ne peut servir d'étalon-démocratique pour les raisons suivantes : c’est un pays confidentiel sans rayonnement international ; il n’a aucun poids culturel, politique, économique, diplomatique et militaire  ; ce n’est pas une puissance nucléaire ; il n’a aucun passé historique de dimension mondiale ; il n’est le concurrent de personne et pour cette raison, il ne dérange personne, plus particulièrement depuis qu’il a été mis au pas au sujet du « secret bancaire », partiellement du moins  : il ne dérange les ambitions d’aucune puissance puisqu'il est sans ressources naturelles ; pour toutes ces raisons, et contrairement à la France, c’est un pays qui bénéficie donc d’une indépendance non négligeable dans l’organisation démocratique de ses institutions avec néanmoins des taux d'abstention proche de 60% lors des consultations référendaires ; aussi, se référer à la Suisse face à la France, c’est encore une fois passé totalement à côté de l'importance de la prise en compte de la réalité écrasante des rapports de force et de la réalité tout court : là on retrouve chez les partisans de ce fameux référendum d’initiative.... le déni au profit d’une utopie qui jamais ne doit connaître d’accomplissement : une utopie condamnée à l’errance ; aucun lieu où se poser, construire, bâtir : finalement, c’est un peu comme une religion cet engagement à caractère quasi-millénariste.

    La Suisse "pays sale à l’intérieur "... car sa prospérité a longtemps reposé sur le "secret bancaire" et sur l’accueil complaisant des milliards de la fraude fiscale qui ruine les budgets des Etats, ainsi que... le blanchiment des années durant de l’argent de toutes les mafias  : drogue et traite humaine.

    Soit dit en passant, on pourra s’interroger sur le fait qu’aucune initiative du type (RIC ou RIP) ne se soit attaquée à ce « secret bancaire » et ses conséquences à la fois immorales et anti-citoyennes  : le blanchiment de l’argent sale et le statut de la Suisse comme « pays refuge » du refus du consentement à l’impôt des élites financières étrangères.

    Pas folle non plus la guêpe citoyenne ?

     

    3 - A noter ceci : "Référendum pour Notre-Dame-des-Landes : le oui l’emporte à 55,17 %. Les électeurs de Loire-Atlantique se prononçaient, dimanche, sur le projet de transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes : ICI.

    Le gouvernement passera outre : il n'y aura pas de transfert de l'aéroport. Qui s'en est ému ? Pas les partisans du RIC ou RIP (référendum d'initiative citoyen et populaire) qui était contre ce projet.

    Qu'est-ce à dire ? On est pour le RIC lorsqu'il vous donne raison. Dans le cas contraire, on préfère oublier la consultation qui a eu lieu ? 

     

    - Pour info, sachez que les zadistes sont fichés "fichier S" : info ICI

     

     

     

     

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  • Il est 20h Monsieur Macron !

    les annonces de macron aux gilets jaunes

      

                Emmanuel Macron s'est exprimé lundi soir, depuis l'Élysée, dans une allocution enregistrée dans l'après-midi, pour tenter de mettre un terme à la crise des "gilets jaunes". Il a annoncé de mesures en faveur du pouvoir d'achat. 

     

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                    Les annonces de Macron en réponse aux revendications des Gilets Jaunes ne remettent rien en question, et les foyers qui vivent avec le SMIC et les retraités sous le seuil de pauvreté garderont la tête sous l’eau car aucune des mesures annoncées leur permettra de remonter à la surface ; rien donc sur l’augmentation des revenus (les 100£ annoncés ne concernent pas le SMIC, qui n'augmentera que de 20 euros, mais "la prime d'activité" versée chaque année sous condition ; cette prime touchera uniquement 1/3 des salariés payés au SMIC : ICI on trouvera une explication claire) pour cette population dans laquelle c’est l’abstention et le vote FN stérile qui dominent ; population qui n’intéresse personne ; ni le politique ni les médias. 

    Seules les classes moyennes pourront se réjouir : grâce aux Gilets Jaunes, ils ont échappé à la hausse des carburants, de l'électricité et du gaz sans être sorties se faire gazer et matraquer. 

                  Pour ces raisons, à propos de ces mesures, on pourra aussi faire le commentaire suivant : ceux qui n'ont besoin de rien seront satisfaits ; les autres... non ! Car ces derniers savent qu'ils garderont la tête sous l'eau.

    Mais alors, le gouvernement Philippe leur aurait-il fait peur pour mieux leur faire accepter la noyade qui est la leur depuis des années ?

    Ces annonces confirment sans l'ombre d'un doute le fait suivant : Macron c’est l’homme de Bercy ; un Bercy sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)…  une commission sous  contrôle des Marchés financiers (l’hyper-structure - épée de Damoclès du mondialisme)… instruments qui fracassent les pactes sociaux européens et les cultures en mettant en concurrence l’ouvrier de Clermont-Ferrand avec l’ouvrier roumain ; ce dernier avec celui de Shanghai.

    Seconde confirmation : ce président le plus mal élu de la cinquième République, est bien "le président des Riches" qui ne seront à aucun moment mis à contribution ; et ce n'est pas qu'un slogan ; c'est le résultat "d'un pacte de non agression " signé entre eux et lui (1) ;  eux qui sont allés le chercher alors qu'il était à Bercy ; eux qui ont eu la bêtise et la faiblesse de penser, eux qui ne se trompent que rarement dans le choix de celle ou celui qui sera appelé à les servir, qu'ils pourraient faire de cet enfant roi, pourri gâté depuis son adolescence, un Président avec la majuscule de rigueur  ; alors qu'ils ont fait de ce capricieux arrogant, tout juste le gardien grossier de leurs intérêts à ciel ouvert car il ne s'en cache ni ne s'en défend même plus.

     

    1BNP, AXA, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys de la politique qui ont pour clients l'Hyperclasse), milliardaires des médias : Pierre Bergé, Niel et Pigasse, Patrick Drahi (via BFM-TV) … liste "complète" ICI (quotidien régional Sud-Ouest).

     

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