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Gilets Jaunes - Page 4

  • Macron et ses troupes de choc... parlementaires en carton-pâte

     

                            Un rapide débriefing après 10 semaines de prestations télévisées des député(e)s LAREM, en particulier les nouveaux "élus" de 2017... à propos de mouvement Les Gilets jaunes.

       Un rapide débriefing après 10 semaines de prestations télévisées des député(e)s LAREM, en particulier les nouveaux venus... à propos de mouvement Les Gilets jaunes.

     

                  Des hommes… des gringalets spécialistes d’une rationalité idiote qui n’est que la marque de leur ignorance ; et pas n’importe laquelle d’ignorance ; celle qui a pour origine l’assurance du débutant qui a cessé d’apprendre à compter du jour où il était pourtant d’une importance vitale de connaître et de comprendre.

    Et des femmes bien évidemment ; des femmes en nombre ; des femmes d’un âge mûr en tailleur Chanel et d‘autres un peu moins mûres en blouson de cuir et col roulé ; pour toutes ces femmes, à quelques exceptions près, il semblerait que ce mandat de députée soit comme la « danseuse » que leurs souteneurs de maris leur ont offerte ; maris qui pourvoient bien au-delà de ce qu’il est requis aux besoins d’un ménage sans enfant maintenant puisqu’ils sont grands ou bien parce que leur couple a oublié d’en faire, tête en l’air, trop occupé qu’il est par ce standing qui est le sien et qu’il se doit d’entretenir et de pérenniser.

    Des femmes qui vous donnent le sentiment d’avoir fui l’ennui d’un intérieur sans joie…  des femmes désoeuvrées.

    On les écouter, à les regarder, tous autant qu’ils sont, rigides et comme absents face à leurs responsabilités, ces député(e)s aux ordres, au garde-à-vous, ont en commun une absente totale de culture historique et de sens politique : l’action et la parole qu’il faut au moment qu’il faut - roseau et chêne. Et tous prétendent ne pas en avoir besoin de ce sens politique qui n’est pas seulement de la roublardise ou de la ruse mais aussi une politesse et aussi une marque de considération, tout comme leur mentor et idole, Macron, Robin des bois des riches, enfant-roi, arrogant, orgueilleux et vaniteux.

     

                      D’une hostilité envers les Gilets Jaunes (surtout les députées femmes d'âge mûr… mais allez savoir pourquoi !) que des journalistes pourtant sans gêne et dévoyés ne peuvent se permettre ( bien qu’une grande partie d’entre eux peine à se retenir), partisans de l’ordre et de la résignation ou bien d’une patience pour attrape-nigauds (Ca coûte rien d’espérer !), mais pour les autres, toujours les autres ! cela va sans dire...

    A les entendre tous autant qu'ils sont… on jurerait vraiment que leur prospérité à tous a toujours dépendu de la pauvreté des autres : des retraités à 900 euros par mois et des salariés au SMIC horaire.

    Et bien…  savez-vous ? Il se pourrait que ce soit le cas.

     

                       Pour toutes ces raisons, et contrairement à tout ce que ce petit monde pourrait être tenté de croire, personne ne peut envier ce qu’ils sont et leur manière de vivre la vie qu’ils mènent, excepté peut-être leur tranquillité d’esprit, cette sérénité propre à ceux qui n’ont pas de soucis de fin de mois et ce tous les jours de la semaine.

     

                       Dans leur haine des Gilets Jaunes, et plus généralement de tous ceux qui refusent de se soumettre et de vivre une vie qui n'en est pas une, force est de  conclure ceci à propos des troupes du locataire de l'Elysée : tous ces député(e) sont à l’humanité ce que sont, dans la chaîne alimentaire du monde animal en général et de la savane en particulier, le lion, la hyène et le vautour tout à la fois, ou bien plutôt «en même temps» : avec eux, rien ne se perd car il ne doit rien rester ou si peu…

                      Il revient donc aux électeurs, il nous revient, de les mettre hors d'état de nuire. Et comme un fait exprès, les élections c'est aussi et surtout fait pour ça. 

                      

     

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  • Les médias face au peuple - les Gilets jaunes face aux médias

    les médias face au peuple - les gilets jaunes face aux média

     

                    En réponse à deux ou trois hôtesses et stewards des chaînes en continu d’info courant d'air,  plus connus sous le nom de "journaliste" …

     

                                   Arlette Chabot en tête pour laquelle, semble-t-il, il n’y a pas de retraite faute d’avoir cotisée à une caisse du même nom, jusqu’à douter qu’il y en ait une pour cette profession tellement ils sont nombreux à ne pas vouloir lâcher le manche et le micron  – il suffit de penser à un dénommé Elkabbach toujours en activité à l’âge de 81 ans, pour s'en convaincre...

     

                 ... des "journalistes" donc... face à un Gilet jaune qui insistait, avec ses mots à lui, sur le fait que « ce mouvement Gilets jaunes, c’est le peuple dans la rue !» ; en effet, ce Gilet jaune tenait à revendiquer son appartenance aux gens du peuple ; et ces mêmes journalistes - Chabot en tête -, de s’en offusquer dans les termes suivants : « Mais nous aussi on est le peuple ! »

     

                  Certes, il y a le Peuple… Peuple français et nation française, soit un potentiel de 67 millions d’individus (potentiel dans le sens de : qu’il soit accordé à chacun  la liberté d’accepter d’en faire partie ou pas) tout en gardant à l’esprit qu’il y a aussi « plusieurs France » car il y a aussi  «  plusieurs façons d’être français » ; on dira : plusieurs manières d’adhérer à une France en particulier plutôt qu’à une autre car il y a « plusieurs écoles françaises » : il y a la France de Jeanne d’Arc, de de Gaulle et de Bernanos ;  il y a la France de Victor Hugo, de Gambetta et de Jean Jaurès (sans oublier les intersections) ; et puis aussi : la France de la bande dessinée, de la play-station ; plus récemment, la France sioniste, bras armé du Judaïsme, la France musulmane et la France des Selfies.

    France-ci, France-ça, s’il y a plusieurs France, à l’heure du "tout marchandise", de la réification de l’être humain et des relations humaines...

     

                           … se reporter à la définition de ce concept chez K. Marx - et ayons au passage une pensée pour l’homme-code-barre, qui nous est promis bientôt, dûment estampiller : tatouage trans-humanisten s'il vous plaît !...

     

                    … il y a surtout des Français qui croulent sous le fric, d’autres qui arrivent à mettre un peu de blé de côté et d’autres encore pour lesquels les fins de mois reviennent sept jours par semaine.

    Telles sont les nouvelles catégories !

     

                            Désolé Monsieur Todd pour cette simplification pourtant pertinence puisque ce sont elles qui décident depuis trente ans, des majorités politiques, des minorités sorties des urnes et condamnées à le rester minoritaires, du taux d’abstention, des résultats des « pour ou contre Maastricht », « pour ou contre la constitution européenne » et enfin d'un «  pour ou contre l’Euro »… et autres sujets brûlants.

                   Parmi ce « Peuple-marchandise »  marqué au fer rouge aux côtés de tous les peuples de notre planète - ou presque -, parmi ce Peuple français donc , il y a ce qu’on nomme « le peuple »  - ou bien encore « les gens du peuple ».

    Bien qu’il ne soit pas toujours imposable, même si les taxes s’en chargent, la TVA en particulier, ce peuple-là c’est le peuple du travail, le peuple qui bosse vraiment et qui s'y prépare dès 5h le matin ; c'est ce peuple que l’on trouve dans les RER et dans les trains de banlieue de nos mégapoles dès 6h ; c’est le peuple qui permet au « pays France », pour  le plus grand bonheur de toutes les France, de fonctionner, tout simplement : voirie, hôpitaux, Ehpad, transports, secours, déchets à ramasser et à traiter, centrales électriques, eau potable, maintenance, manutention, bâtiment et TP été comme hiver, entretien et nettoyage, chauffeurs-livreurs, et livreurs tout court, celui qui vous sert votre café content ou pas…

     

                                                 Merci de compléter cette liste...

     

    N'ayons aucun doute à ce sujet : les médias, leur personnel  et la classe politique le re-connaissent très vite ce peuple même s'ils ne le fréquentent pas  ! Les médias l’accusent en termes à peine couverts de tous les vices et de tous les maux ; d'autres ,à la gauche de la gauche, de toutes les vertus ; les intellos et les universitaires ne parlent que de lui quand il est absent et disparaissent quand il descend dans la rue. D’où leur silence aujourd’hui à propos des Gilets jaunes alors que l’on ne peut pas faire « plus peuple » que ce mouvement.

                    Pensez donc ! Même un syndicaliste militant de la CGT fait bourgeois, très bourgeois en comparaison ; presque nanti pour un peu.

                     Et c’est bien là le problème avec ce mouvement trop, beaucoup trop, décidément trop « peuple ». A gauche, la vraie, on espérait, on attendait un « soulèvement » (à la droite de la droite aussi soit dit en passant) depuis deux ou trois ans… or, il est arrivé ; manque de bol (alimentaire aussi ?) et de pot, ce soulèvement est venu d’un peuple dont aucun parti politique ni aucun syndicat ne sont capables de se faire entendre, excepté ce parti vampire, suceur de désespérance qu’est le RN, parti gestionnaire d’une rente -  la rente « Le Pen’s family and co » (1) - , et ce dans les marges car le mouvement Gilets Jaunes c’est d’abord le peuple de l’abstention de ces 40 dernières années qui va grossissant tout comme la précarité et l’abandon qui trouvent leur résolution, leur dénouement, chez les agriculteurs par exemple,  dans le suicide par pendaison ; faut dire qu’à la campagne, on trouve toujours une grange avec une poutre au plafond et un bout de corde qui traîne ici ou là.

    Rien de surprenant à cela cette abstention massive car il n’y a pas, il n’y a jamais eu, de parti pour les retraités à 900 euros ni pour les salariés au SMIC horaire ; il n’y a pas non plus de parti pour les agriculteurs qui se suicident à raison d’un par jour ; il n’y a pas de parti pour tous ceux qui ne veulent plus vivre sans moyens dès le 10 du mois ;  tout comme il n’y a pas de parti pour ceux qui ne veulent plus d’une Assemblée nationale composée de députés godillots sous le contrôle d’un Président qui rafle la mise, et toute la mise, sur la base d’un score qui s’élève à  18% des inscrits au premier tour.

    La situation a donc le mérite d’être claire.

     

                     Mais revenons maintenant aux médias et à son petit personnel, petites mains de leurs patrons milliardaires ; les médias et puis leurs inénarrables plateaux-télé-débat en présence d’un ou d’une Gilet jaune… à cinq contre un ; Gilet jaune qui ne soupçonne même pas qu’il est, dans les faits, en garde à vue face à des flics de la pensée, des juges, des procureurs et jurés tout à la fois ( ou bien plutôt « en même temps ») nommés experts, éditorialistes ou « journalistes » car quand ce n’est pas la police qui s’en charge, c’est le personnel des médias, petites mains de l’Elysée,  qui prennent le relais, quel que soit le locataire, et par temps chaud plus particulièrement -  et faut bien reconnaître que  pour les fesses de Macron, c'est vraiment chaud ! 

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                   A propos de ce personnel des médias face à un Gilet jaune invité, sur leur visage à tous, dans leurs yeux à tous, dans leurs questions qui ne sont que des procès d’intention à peine voilés depuis le début du mouvement, on peut y lire qu’un désir, qu’un souhait, et finalement, qu’un ordre et qu’une sentence : « Quand est-ce que vous allez rentrer chez vous ? Quand est-ce que vous allez arrêter de vous plaindre ? » Et puis finalement, la boucle bouclée : « Quand est-ce que vous allez arrêter de nous faire chier chaque samedi, bande de trous du cul ! »

                  Le peuple et les médias ? Oui ! Tous ceux qui "n’en sont pas" savent qui fait partie du peuple et ce qu'est le peuple car ce peuple, il est tous ceux avec lesquels, vous les médias, hommes et femmes confondus, vous ne souhaiteriez pour rien au monde être attablés et ce sous aucun prétexte, lors de vos repas de fin de semaine, le vendredi  ou le samedi soir par exemple car, vous tous n’avez qu’un rêve, qu’une ambition : vous retrouver dans un 200m2 au centre de Paris, chez vous, confortablement attablés avec un député qui a 30 ans de carrière politique derrière lui ou elle, un chef d’entreprise high-tech, un artiste d’art contemporain escroc mais très tendance et un directeur de rédaction ou d’un service politique d’une chaîne d’info ar c'est bon pour votre avancement, même et surtout à reculons moralement (comme chacun sait, dans ces métiers-là, plus on monte plus on déchoit)... mais certainement pas attablés avec un smicard, un chômeur, un locataire d'HLM.

    Pour vous, homme de médias,  à propos de la même tablée, toujours à l'occasion de ce samedi-soir, même lieu, mêmes convives donc, on peut sans difficulté vous imaginez en compagnie d'une épouse de 20 ans votre cadette parce que  le "pouvoir" et l'argent ça sert à ça...

    Et pour vous, femme de médias, hôtesse recalée du mannequinat, journaliste en deux temps, trois mouvements et une claque au cul  - « Allez ma fille, t’en sais assez maintenant, va tapiner pour ton patron et l’Elysée ! », ce sera en compagnie d'un mari de vingt ans votre aîné parce qu’à cet âge, on est installé et qu’il ne peut rien lui arriver de fâcheux, et quand bien même il lui arriverait quelque chose, c’est tout bon pour la veuve bientôt joyeuse qui vous serez car c’est vous qui passerez chez le notaire pour ramasser et encaisser le chèque.

     

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    les médias face au peuple - les gilets jaunes face aux média

                     Alors, hommes et femmes des médias, êtes-vous toujours le peuple ? Etes-vous toujours ce peuple ? Si oui, qui parviendrez-vous à convaincre ? Car, à chaque fois que vous pensez à lui, avouez donc que vous en avez des sueurs froides ! Et si d’aventure ou par malheur, vous en venez, reconnaissez sans plus tarder que vous tous préféreriez plutôt mourir que d’y retourner même sous la contrainte d'une arme pointée sur la tempe. 

    C'est dire... c'est tout dire !

     

     

    1 Parti qui néanmoins pourra nous être utile lorsqu’il sera question de provoquer une crise de régime (réforme complète de toute l’architecture institutionnelle de notre République et de cette démocratie non-représentative) et pas simplement une crise politique que l’alliance à venir « LREM – LR » croira pouvoir résoudre en un tour de main, à la grande satisfaction des satisfaits d’aujourd’hui qui souhaitent le rester demain.

     

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  • A propos des médias autour du mouvement Les Gilets Jaunes....

      

                  Jamais les propriétaires des médias n'ont traité avec un tel mépris le métier de journaliste ! Ce qu'on ne pourra pas leur enlever, néanmoins, c'est ce flair certain dans leur recrutement d'hommes et des femmes  disposés à mener à bien ce travail de sape, et ce faisant, discréditer définitivement les chaînes et les radio d'info, en continue en particulier : des gourdes,  des valets, des nigauds, des cloches, des stewards et des hôtesses de l'information, à grand renfort d'éditorialistes militants.

    Et même si une hirondelle, voire deux, ne fait (ou ne font) pas le printemps, surtout en hiver... force est de constater en toute impartialité ceci : après plus de huit semaines de couverture médiatique du mouvement des Gilets Jaunes, parmi des dizaines de gourdes, de nigauds, des éditorialistes militants maastrichiens et mondialistes et autres experts, le plus souvent de leurs propres opinions... 

    Deux figures, et seulement deux, ont su sortir du lot quotidien des analyses et des commentaires autour du mouvement des Gilets Jaunes qui, pour faire court, n"expriment qu'un seul souhait à peine dissimulé : "Quand vont-ils donc enfin se décider à rentrer chez eux tous ces gilets jaunes ! Ca va bien comme ça ?!!!"

     

    médias et gilets jaunesmédias et gilets jaunes

     

                    Ils se nomment Charlotte d'Ornellas et Arnaud Benedetti.

    Qu'ils en soient remerciés même si, en tant que journaliste pour l'une et universitaire pour l'autre, ils n'ont fait que leur travail ; un travail nuancé, éclairant, sensible, informé et avisé, sans parti-pris affiché. 

     

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  • Grand débat national... de diversion : Macron refile la patate chaude Gilets Jaunes aux 36 000 maires de nos communes

     

                 ... Plus libre sera la parole, plus grande sera la frustration si cette parole reste sans conséquence et sans effet...

     

                        les maires à l'élysée grand débat national

                           Dindes, dindons et marrons de la farce "Grand débat national de diversion" ?

     

           ... mais pas fous tous ces maires dont une partie s’est déjà exprimée ! A leurs yeux, il serait, ou bien plutôt… il est surtout question de diversion : l’Elysée cherche un second souffle et à gagner du temps ; il joue la montre, l’épuisement et la confusion ainsi que la désintégration du mouvement les Gilets Jaunes dans un grand tout appelé "Grand débat national" de diversion (GDND) afin de le noyer ou de l’asphyxier, lui et la crise sociale majeure auquel l’Elysée est confronté ; il est aussi question d’ôter de la bouche de ce mouvement le monopole de la parole contestataire, tout en se donnant une bonne conscience : « Vous voyez ! Nous n’évitons pas le débat ! Nous vous donnons la parole tout en la consignant dans des cahiers de doléances ».

    Et c’est alors que l’Elysée n’aura qu’un souci : marginaliser les Gilets Jaunes (GJ) qu’il ne se privera pas de qualifier de mouvement obtus et autiste au terme d’une consultation qui sera suivie d’aucune décision quant au pouvoir d’achat des « petits salariés et retraités » ; une consultation d’un nouveau type : tout en ombres chinoises.

    Garants de la bonne réception des revendications de leurs administrés, de leur compilation et de leur synthèse auprès de l’Etat et de la « représentation » nationale, quand tout ce « cirque consultatoire » s’avérera n’être qu’une mascarade à grands coups de « Soyez raisonnables ! Rome ne s’est pas fait en un jour ! », à qui tous ceux qui auront participé à ce « Grand débat national" de diversion  demanderont-ils des comptes, localement, là, tout près, chez eux, au coin de la rue juste après le 2è rond-point, à gauche ? Aux maires de leur commune, bien évidemment ! Et en ces termes : « Qu’avez-vous fait des cahiers de doléances qui nous avons remplis ? Les avez-vous remis à qui de droit ? Escrocs ! Vous nous avez laissé(s) tomber ! ».

    Les Gilets jaunes et la dynamique qu’ils ont su admirablement mettre en marche, quant à eux, ne seront pas  les derniers à demander des comptes  : « Des mois de lutte, de matraquage, de gazage, de tirs de flash-balls, de bavures sans nombre, de tabassage… et puis ça ? Tout ça pour ça ? »

    Patatra ! Les maires n’auront alors plus que l’embarras de la situation et aucun des mérites de cette consultation qui n’est qu’une pièce de théâtre qui n’aura engagé, tout comme les promesses, que ceux qui auront eu la sottise d’y assister tout en payant de leur personne.

    Ou bien alors : très mal conseillé, l’Elysée compterait-t-il sur les GJ et tous ceux qui auront « donné de l’écriture » tout en donnant de la voix, pour faire preuve de la même résignation que J.L Borloo, l’avocat d’affaire de Tapie - ils ont fait fortune ensemble -, et accessoirement ancien maire de Valenciennes, à propos de son « Rapport sur les quartiers prioritaires » qui a fini à la corbeille ? C’est oublier ceci : Borloo, lui, n’en attendait pas plus. Sans doute a-t-il choisi cette mission, au terme d’une longue convalescence, pour y réaliser un dernier tour de piste médiatique - sorte de baroud d’honneur -, avant de se retirer définitivement de la vie politique…

    Pour les Gilets Jaunes… en revanche, l’enjeu est à la fois social et moral ; aussi, gare à la colère ! Une colère décuplée !

     

             Pourrissement et épuisement, dilution des responsabilités… pris à la gorge, sans pouvoir de décision et sans solutions, l’idée de ce GDND consiste très certainement à mouiller tout le monde en les invitant à prendre un bain tous ensemble : administrés, électeurs, maires, députés, sénateurs…. communes, villes, départements, régions car enfin, ce GDND n’est-il pas qu’un instrument parmi d’autres dans l’arsenal stratégique du clan Macron destiné à la gestion sécuritaire et diffamatoire insultes après insultes, amalgames après amalgames, à défaut d’une gestion politique, de la plus grande crise sociale depuis le « Mai 68 ouvriers »? La personnalité de cet enfant-roi, arrogant, capricieux, orgueilleux ne saurait ne pas être prise en compte car, si l’Agenda économique et budgétaire de l’Elysée appartient à ceux qui sont allés chercher Macron pour lui proposer d’être candidat tout en réunissant toutes les conditions pour qu’il soit élu, il y a aussi du Macron dans le déploiement et la gestion de cet agenda : sa personnalité qui s’est manifestement construite autour d’un orgueil démesuré et d’une vanité qui n’a aucune prise sur le réel : la sur-estimation de soi en politique et par voie de conséquence, la sous-estimation de l’adversaire est fatal à celui qui s’y vautre au-delà de la raison qui cesse alors de raisonner.

    Car enfin, qui est ce Macron qui n’a pas d’avenir politique en France, qui n’en veut pas, n’en cherche pas non plus ? Un avenir dans le sens d’une carrière à la Mitterrand ou à la Chirac… 

    Peu d’observateurs ont voulu comprendre ou faire comprendre, sans doute pour ne pas désespérer l’électorat des couches moyennes qui y croit encore (entre 60 et 40%), que Macron n’a eu qu’un seul souci depuis son entrée dans la haute fonction publique : entretenir son attractivité, son « employabilité », - et les règles d’or qui détiennent toutes les clés de la réussite - à un niveau international. Aussi, aujourd’hui, est-il urgent de comprendre qu’avec cette crise sociale majeure, Macron joue non pas son avenir politique dont il n’a que faire, ici, en France, mais bien plutôt… son avenir professionnel ; un avenir qu’il veut haut-perché, à la plus haute branche de cet arbre qu’est l’oligarchie mondiale et plus précisément l’hyper-classe qui fait et défait les carrières. Si Macron échoue à son poste - poste tremplin destiné à lui permettre de rebondir plus haut, encore plus haut, toujours plus haut -, s’il échoue à remplir l’agenda qui lui a été assigné par ses sponsors-commanditaires  et mentors, c’est toutes ses perspectives de carrière à l’international qui s’effondrent et l’assurance à 43 ans de finir dans un placard, à l’ombre, oublié de tous car il se sera avéré incapable de satisfaire les appétits de l’U.E (à ne pas confondre avec l’Europe ; car l’Europe c’est de la civilisation ; l’U.E c’est du business) et de son projet qui n'est que le relais d’un mondialisme qui a pour cible prioritaire cette zone où les salaires sont les plus élevés et la protection sociale aussi : l’Europe, dans leur ligne de mire à tous depuis 30 ans.

    Le placard donc, assurément ! si le locataire de l’Elysée échoue à faire que les pauvres soient plus nombreux et plus pauvres encore et les riches toujours plus riches tout en livrant des millions de salariés à une concurrence intra-européenne effrénée, sans oublier la remise en cause de la liberté d’expression et de la liberté de l’information avec la main d’une oligarchie vorace sur 90% des médias de masse.

    Tout juste larbin de 2è catégorie Macron, alors qu’il visait le poste de Larbin catégorie Premium à la tête de la Commission européenne ou bien à la direction d’une Institution financière internationale (1) ?

    Après les "médecins sans frontières" et les reporters du même nom, voici venir le président apatride Macron ! Président d'un monde qui n'est ni celui de ses électeurs, moins encore celui de ses opposants. Une première !

    En d’autres termes, pour Macron, l’Elysée n’est qu’une étape intermédiaire car « C’a de la gueule sur un CV ! » c’est sûr !

    Nombreux sont les observateurs qui prédisent que Macron tentera de mener à bien les réformes sur lesquelles il s’est engagé auprès de ceux qui gardent un œil sur lui, même si ces observateurs se gardent bien (ou ignorent) la véritable raison de cette obstination : Macron n’a pas le choix s’il doit garder son employabilité intacte.

                   Aucune base électorale, aucun encrage terrain non plus, sans doute est-ce la raison pour laquelle Macron n’est porteur d’aucun souci de la France, de son peuple, de son histoire, de sa culture, de sa réputation, de sa langue parlée par tous les esprits les plus brillants de par le monde, sa valeur symbolique et son rayonnement ; pour preuve de cette absence de souci et de considération pour un  destin français ainsi que ces gigantesques lapsus révélateurs que sont les critiques du locataire de l'Elysée à propos du « caractère français » lors de ses déplacements à l’étranger ; critiques qu’aucun Président avant lui n’avait formulées car Macron n’a rien à attendre, sur le moyen et long termes, d’une France bien en peine de lui offrir les opportunités nécessaires à son ambition ; la France, c’est trop petit, bien trop petit pour lui ; alors, pourquoi se gêner !

    Alors oui vraiment ! seul le regard de l’oligarchie mondial sur sa personne importe puisque seul ce regard-là le préoccupe car sans le soutien de l’hyper-classe et des acteurs au sein de l’hyper-structure mondiale, il n'aura pas de carrière internationale ; il le sait. D’où le fait qu’il n’ait aucun sens politique (il ne prend pas de gants !) d'autant plus qu' il pense ne pas en avoir besoin,  lorsqu'il s'agit de son mandat de président.

                     Pour toutes ces raisons, on peut affirmer que la venue de Macron à l’Elysée est une faute grave commise par ceux qui l’ont favorisée avant de la rendre inéluctable une fois le second tour de l’élection présidentielle neutralisé en provoquant un duel avec MLP ; n’oublions jamais que Macron a été avec un score de 18% des inscrits au premier tour : pas d'adhésion. 

    Si Macron a été légalement élu, que l’on rappelle toutefois qu’il n’a aucune légitimité politique et morale ; de plus, sa personnalité défiante, orgueilleuse, sa vanité, tout confirme cette absence de légitimité. « Il ne coche aucune case » dirait un professionnel de l’évaluation de candidatures même s’il semble encore n’avoir aucun doute quant à sa capacité à complaire à ceux qui l’accompagneront dans son ascension professionnelle.

    Et c’est alors que le principe de Peter pointe le bout de son nez : « Dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s'élever à son niveau d'incompétence ».

    Plus dure sera la chute car… insoupçonnée parce qu'impensable cette incompétence par le locataire de l’Elysée, cet individu-grenouille qui a cru se faire aussi gros, plus gros encore, que le bœuf !

    Décidément, La Fontaine aura toujours raison.

     

              Pour revenir à cette faute qu’est l’arrivée de Macron à l’Elysée, un Macron qui incarne un UMPS plébiscité par les médias et un centrisme politique irresponsable, ventre mou de l’engagement et ignorance de ce qu’est la politique et le corps électoral, dans une mauvaise interprétation de l’abstention et du désenchantement - une fausse bonne idée tel un enfer pavé de bonnes intention car le soi-disant réalisme-centriste en politique est un oxymore -, cette faute, c’est bel et bien l’aboutissement de 30 années et plus d’absence d’alternative politique réelle, verrouillée par une construction européenne soutenue par tous les médias et 80% de la classe politique ; une construction qui est une véritable camisole destinée à forcer des réformes et à livrer en pâture les peuples à une guerre de tous contre tous ; une construction qui étrangle et étouffe toutes les marges de manœuvre : d’où la fin du débat politique au profit de l’anathème et du bannissement de tous les opposants : en effet, pas de carrière politique ni médiatique et autres pour tous ceux qui s’opposent à ce projet européen.

             Une chose, une dernière : plus personne ne peut nier que le « Système » est maintenant dans une impasse ; l'UMPS est dos au mur puisqu’il est impensable que Macron soit ré-élu en 2022 ; de plus, il n’existe aucune garantie qu’il aille jusqu’au terme de son mandat.

    grand débat (ou diversion) national:  macron refile la "patate c

            Impasse donc, épuisement, crise sociale doublée d'une crise de la démocratie non-représentative, une seule issue se dessine : une crise de régime qui, seule, permettra de « renverser la table » : en finir avec une démocratie dont la raison d’être est l’exclusion politique et sociale du plus grand nombre car ceci est maintenant admis :  à propos de tout ce qui se dit, se pense et de tout ce qui est pensé et souhaité dans la société l'Assemblée nationale ne représente au mieux que 25% du corps électoral et dans un même pourcentage, les médias ; rien de surprenant à cela en ce qui concerne ces médias puisque leurs clients à tous, c'est la classe politique.

    Oui ! Une crise de régime qui, d’une pierre deux coups, mettra également fin au projet de l’U.E tout en facilitant une refonte complète de nos institutions, des médias et du droit des plus puissants à les contrôler.

    Reste à espérer que les Gilets Jaunes dans leur ensemble sauront évaluer à sa juste valeur mais sans complaisance ni relâchement la nécessité et l'exigence suivantes : que les Gilets jaunes n’oublient surtout pas leur colère à la prochaine élection européenne et à toutes les élections qui vont se succéder : que ceux qui n'ont jamais voté, votent ! Que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes car, pour affaiblir d’avantage l’Elysée, il faut impérativement rejeter à la marge LREM ainsi que « Les Républicains », parti qui n’a pas cessé de poignarder dans le dos le mouvement depuis huit semaines.

    En revanche, il faudra impérativement éviter le piège suivant : une liste « Gilets jaunes » ; liste qui ne fera que diviser les forces capables de provoquer cette crise de régime. Notons que cette liste Gilets Jaunes est vivement souhaitée par les troupes de Macron ainsi que par tous les médias qui ont bien compris le danger d’un vote massif en faveur du RN, des Insoumis, de l'EELV, de l'UPR et du PS (s'il en reste quelque chose) ; à leurs yeux à tous, cette liste permettra de limiter l’impact désastreux du vote-sanction attendu sur les partis LREM et LR tout en réduisant le poids des votes Insoumis et RN. 

             Précisons ceci au passage : vous l'avez compris, tous les partis sont permis (comme tous les coups) car qui veut les fins veut les moyens ! 

             Avec l’occupation de la « rue », ce vote-sanction d’une ampleur inédite, demeure la seule arme à notre disposition.

     

    1 - Tony Blair conseille les sociétés JP Morgan et Zurich Financial. Il pourrait également devenir conseiller haut de gamme chez LVMH32 où il interviendrait 3 à 4 fois par an. Bernard Arnault serait un de ses amis33.

     

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  • Gilets Jaunes, médias, classe politique et syndicats

     

     

     

                             « La branche a cru dompter ses feuilles… mais elle en portera le deuil » - Jean-Michel Caradec Mai 68

     

                                          Vous avez dit « Gilets jaunes » ?

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

     

                         Des médias « ... censés représenter un 4è pouvoir qui ont fusionné avec les 3 premiers - exécutif, législatif et judicaire» !

     

                                 

     

                     Difficile de ne pas déplorer à quel point le métier de journaliste s’est effondré sous le poids d’une caste qui n’est que la représentation de la défense de ses intérêts sur leur propre lieu de travail devant un micro et des caméras ; et tous se lèvent le matin avec une seule idée en tête : fustiger la moindre velléité de remise en cause des privilèges des classes supérieures car les privilèges de cette classe sont les leurs ; aussi, quiconque menace cette classe, menace le personnel médiatique : Elkrief sur BFM-TV demeure l’archétype du journaliste menaçant, le mépris chevillé au corps envers tous ceux qui refusent de se soumettre : grévistes, syndicalistes, activistes. C’est la raison pour laquelle tous sont bien plus à l’aise face à MLP dont l’électorat, par leur vote, neutralise toute possibilité d’alternative politique réelle depuis 30 ans.

    Ce qui a changé au fil des ans c’est qu’on ne peut plus ignorer, pour l’avoir enfin compris, ce qui suit :  tout ce personnel médiatique (au côté du personnel politique, unique client de ces médias avec les annonceurs publicitaires - notez qu’ils se nourrissent l’un l’autre) ne veut pas savoir, ne veut plus savoir et ne doit pas savoir ce qui est vécu par ceux qui vivent mal ;  d’une octogénaire telle que Michèle Cotta présente sur les plateaux de télé aujourd’hui encore (1), à Arlette Chabot sexagénaire (virée de la direction de l'information de France Télévisions mais toujours présente car ces gens-là ne renoncent jamais !) puis la quadragénaire Sonia Mabrouk au ton inquisitorial et relâché, « une maladroite » aux dents aussi longues que son désir de faire carrière mais sans en avoir la manière : ne jamais oublier que l’arrivisme demande des qualités et un savoir-faire - pensez ne serait-ce qu’à un Julien Sorel ou à un Eugène de Rastignac.

    Au côté de ces hyper-cadres et cadres de l’information de classe, gourdes et valets (de Pujadas à un Jean-Michel Aphatie) confortablement installés dans des studios radio et télé hyper protégés, ce sont leurs petites mains, prolétaires-journalistes payés un jour sur deux, qui, sans état d’âme, sont envoyés au casse-pipe, à savoir : sur le terrain, là où une colère va croissante devant une organisation de la représentation du réel qui n’est, au mieux, qu’un mensonge par omission ; au pire, de la propagande de classe.

    Pourquoi cette colère dans les sondages et de la rue à l’égard des médias ? Certainement parce que tous ne supportent plus de les entendre affirmer, matin, midi et soir, qu’il n'y a pas d'alternative et qu'il leur faut s’accoutumer à vivre avec des élites qui sont de véritables traîtres de la cause des Peuples, sous le prétexte suivant : si c'était différent, ce serait pire encore.

    De la colère donc ; colère et exaspération face à des Médias sans courage mais prompts aux anathèmes et qui se refusent à « pénétrer le réel » dans toute sa complexité. En effet, ils n’ont qu’une seule mission : lui "casser la gueule !" à ce réel afin qu’il se taise, alors que cette colère devrait  intéresser tout journaliste digne de ce nom car elle touche à l’actualité sociale, morale et politique de notre société ; actualité que l’on retrouve le soir des élections - abstention massive et vote FN -, à l’heure où un Macron fait « propre sur lui » et par ricochet, fait « France propre sur elle » dans ce miroir aux alouettes que les médias nous tendent chaque jour aux côtés d’une classe politique aux ordres d’un projet européen qui n’est que l’instrument d’un mondialisme fossoyeur de notre contrat social. Cette colère est pourtant essentielle à qui souhaite comprendre les ravages de trente ans de cynisme politique et médiatique et de lâcheté morale.

    La démission face au réel de tous ces médias leur permettra-elle de sauver leurs places et leurs têtes ? Rien n’est moins sûr car médias et classe politique sont inextricablement soudés : la chute du journalisme et la chute de la volonté politique sont concomitantes ; l’une entraîne l’autre et vice versa.

    Après le pourrissement, la putréfaction, de complaisance en relâchement, force est de constater une fois de plus que jamais ces médias ne seront à la hauteur de ce qu’ils croient défendre, alors que seule la recherche de la vérité importe. D'ailleurs, ne devrait-on pas finalement vivre que pour ça : la vérité de soi, et la vérité en soi, surtout lorsqu’elle n’est pas bonne à dire car elle fragilise le pouvoir des dominants ?

     

                     

                         Fabrice Epelboin est un spécialiste des réseaux sociaux et contributeur régulier à Reflets.info : journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking

     

                    Menacés par Internet et les milliers d’internautes créateurs de contenu dédié à la contre-information, les médias ne baissent jamais les bras ; ils ne s’en laissent pas compter ; pyromanes, ils savent allumer des contre-feux comme la dénonciation des fakenews qui sont à ces médias ce que l'hôpital est à la charité car le mensonge par omission qui caractérise une grande partie de l'information ( le refus de la recherche des causes, le refus de nommer les hommes et les femmes derrière ces causes) n’est-ce pas déjà en soi de la fakenews ?

    Propagande pour propagande… quittes à devoir accepter que 80% des Français s'informent principalement auprès des médias dominants, médias de masse (télé, radio, journaux, hebdos),  dans ce contexte, rappelons en passant qu’il est important que tous puissent avoir accès à toutes les propagandes : de RT France (télé russe francophone) à BFM-TV en passant par  Radio et France télévision tout en gardant à l’esprit qu’à la question  "qui fait quoi,  à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui ?"… seuls Internet et les sites dits de ré-information et de contre-information semblent à même d’y répondre avec une franchise et une expertise précieuses ; pour cette raison, ils représentent une richesse décidément inestimable.

    Après la « fakenews », autre arme à la disposition des médias pour contrer Internet : la théorie de "la théorie du complot" ou comment discréditer un adversaire en l'accusant de « complotisme » sans toutefois être capable de répondre à la question suivante :  où finit la ré-information et l’investigation, où commence le complotisme conspirationniste ?

    Ne nous y trompons pas : ce sont précisément ceux que cette ré-information-contre-information met en danger, à savoir les médias dominants soutenus par la classe politique et les grandes entreprises, qui, arbitrairement, en décident.  En cela, le "conspirationniste" est la mauvaise conscience de tous ceux qui ont choisi un jour de placer leur avenir professionnel et leur confort personnel au-dessus de la vérité au profit de la falsification des faits.

    On cache sa honte comme on peut : en procès d'intention récurrents et lâches. Quant à la dénonciation du populisme… même à sciences-Po, on sait que ce vocable n'a qu'une fonction : discréditer auprès d'un électorat bien ordonné un adversaire politique ; pour cette raison, « le populiste » c'est l'autre, toujours ! Sa dénonciation n'explique rien mais révèle tout : un parti pris de classe, tendance « bourgeois des centres-villes, pétés de tunes et morts de trouille » : classe politique, universitaires et journalistes-chroniqueurs.

    Mais alors, que tous se rassurent car, personne n'a besoin de la lanterne des partis dits "populistes" ou des « complotistes » pour éclairer avec justesse la qualité de sa vie, sa dégradation et pour désigner les responsables, ni pour comprendre que l’ennemi des classes populaires n’est pas le Musulman qu’on leur jette en pâture sans sourciller, comme un os à ronger… mais bien plutôt cette bourgeoisie des centres-villes et les rentiers du foncier et de la finance qui regardent travailler les autres.

    Ca aussi, les Gilets Jaunes l’ont bien compris.

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

                   Pour se racheter, quand la critique les menace d’un peu trop près, pour se donner bonne conscience, il est vrai que la spécialité des médias d'Etat ou privés, France Culture en tête, c'est la célébration des vaincus de l’histoire mais... longtemps après leur défaite et leur décès : Proudhon, Marx, Rosa Luxembourg, Guy Debord… une fois qu’ils ne représentent plus aucun danger pour l’ordre économique : l’économie, le nerf de la guerre de classes.

    Aussi, ce n'est sûrement pas la carte de la France qui s'obscurcit avec ce mouvement des Gilets Jaunes.... ce sont bien plutôt des médias ventriloques de gouvernements qui n'en finissent pas de nous dire qu'il n'y a pas d'alternative ; des médias , notons-le, qui ont adulé un Barack Obama qui flattait leur conscience de Blancs alors que c’est Bernie Sanders qui viendra nous révéler à quel point ces médias se sont moqués comme de l’an 40 du bilan économique et social d’Obama qui, à l’extérieur, il faut le rappeler, affichera le tableau de chasse suivant : la destruction de la Libye ainsi que de la Syrie.

    En définitive, il se pourrait bien que les Gilets Jaunes aient pris conscience de ceci : après la caste politique, cette caste médiatique dont les patrons sont milliardaires, une caste passée au crible depuis 20 ans - le profil de ses membres, leurs agissements, le décryptage de leur manière de traiter l’info (voir les travaux d’Acrimed et de Pierre Carles) - n’a pas cessé d’être un danger pour la démocratie ; un danger croissant.

    Aussi, il est temps que les " journalistes de la désinformation par omission et du mensonge éhonté", assument leurs responsabilités.

    Après tout, qui a dit qu'un bon journaliste est un journaliste au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre média, indépendant de surcroît et dans la mesure du possible !

     

                          Vous avez dit « Gilets jaunes » ?

     

                     

     

    Comme un fait exprès, dès la première semaine de mobilisation, les médias n’ont pas hésité à se faire l’écho d’« un mensonge d’Etat » car les raisons de la sur-taxation des carburants est à trouver non pas auprès des différents rapports du GIEC mais bien plutôt auprès de Bercy : fange arrogante, autoritaire et anti-démocratique au service d’un fascisme monétariste ; véritable Etat dans l’Etat ce Bercy sur lequel un ministre des finances n’a pas plus de poids qu’un balayeur ! Un Bercy entièrement dédié au respect des directives et des traités signés par des chefs de gouvernement et des chefs d’Etat jean-foutre à la grande satisfaction d’une Commission qui n’en finit pas de travailler à la destruction de l’Europe en s’attaquant à son modèle social, et par voie de conséquence, à sa civilisation.

    Que l’on ne se fasse aucune illusion : il semblerait que la prétendue  « conversion écologique » soit d’une part le cache-sexe d’un racket organisé des foyers français les plus modestes pour commencer et d’autre part, que celle-ci… tout comme la liquidation de notre industrie dans les années 80, se fasse sur le dos des classes populaires et des petites classes moyennes, une nouvelle fois, sacrifiées pour le bien-être à venir des chérubins de l’hyper-classe et des classes supérieures de nos centres-villes.

    Là encore, les médias et la presse confirmeront leur incapacité à faire ce pour quoi les contribuables français subventionnent à hauteur de plusieurs millions d'euros par an des titres au bord de la faillite intellectuelle et financière.

    Non rentable, il est vrai que l’utilité de cette presse est ailleurs : dans l’exercice de moyens de pression sur les concurrents économiques car sa capacité de nuisance envers ceux qui seraient tentés de remettre en cause les intérêts des entreprises de ses actionnaires est infinie ; financement des campagnes électorales, bourrage de crâne et soutien inconditionnel au candidat qui s'engage alors à se faire le gardien des intérêts des entreprises du CAC 40 et bien au-delà, : ceux d'une l'oligarchie mondialisée.

    Aucune diversité des points de vue ; tous appartiennent à la même classe ; tous habitent les mêmes quartiers et dépensent leur argent dans les mêmes lieux,  et tous sont dans des logiques identiques de carrière… là encore, force est de constater que la seule et vraie menace contre la démocratie ce sont ces médias dont les propriétaires n'ont aucun intérêt à une information honnête susceptible de faire de leurs audiences des citoyens avisés, informés et critiques, car tous savent qu'il n'a pas de carrière médiatique, politique, artiste, universitaire et économique dignes de ce nom, pour tous ceux qui partageraient cette aversion pour un mondialisme sans honneur et sans justice. La classe politique n’ignore pas non plus ce risque qui est une véritable menace portée sur eux tous.

    Pour preuve… lorsque le Premier ministre a exposé devant les parlementaires son "plan de sortie de crise Gilets jaunes », notons qu'aucun des intervenants ne mentionnera le lien entre "trois semaines d'obstination de Macron : « On ne change pas de cap !" et un Bercy placé sous l'oeil scrutateur de la Commission européenne... elle-même sous le contrôle des marchés financiers et des acteurs d'un mondialisme sans honneur ni justice qui n'a qu'un but : la baisse des salaires, la paupérisation des services publics et de la protection sociale... (chômage, maladie et retraite) avec l'Europe comme coeur de cible bien évidemment puisque c'est le lieu dans lequel toutes ces protections sont les plus élevées.

    Quant au Parlement de Strasbourg  à l'absentéisme sans égal : on y compte plus de lobbyistes que de députés même lorsque l'hémicycle est au complet.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    CRS face aux Gilets jaunes : des pauvres contre des pauvres !

     

     

                     Il est bon de garder à l'esprit que la liberté d'expression, la liberté de rassemblement protègent ceux qui en ont besoin bien qu'ils ne soient pas si nombreux finalement ; d’où la faiblesse avec laquelle ces libertés sont défendues d’autant plus que les politiques n’oublient jamais de mettre à l’honneur la police et la gendarmerie alors que tous les gouvernements les méprisent : les militaires montés sur Paris dans le cadre de la lutte contre le terrorisme seront logés dans des locaux insalubres (couchage indigne, pas de douche), et dans les commissariats ce sont des rats et des cafards qui prospèrent ; là, l’hypocrisie est à son comble ; elle dit tout de la scélératesse de ceux qui font face aux Gilets Jaunes.

    L’hypocrisie et le mépris, encore le mépris ! Et pas un mot des médias à ce sujet.

    Il est surprenant qu’il n’y ait pas eu de défections du côté de ces forces de l’ordre ; et de la justice pareillement méprisée par les gouvernements !

    Devoir de réserve oblige ?

    Des CRS, des gendarmes blessés ? Certes ! Mais... de mentionner dans le détail les centaines de blessés Gilets jaunes (grenades GLI – F4 à l’usage contesté et balles en caoutchouc),  ceux qui ont perdu une main, un oeil.... et d'autres… souffrant de séquelles à vie, les médias s’en sont bien gardés.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    Macron, quant à lui, est soupçonné d’avoir cherché le chaos et d'avoir joué la montre dans sa gestion de la contestation, tout en s’assurant que les médias se fassent les relais des dégradations commises ; c’est la raison pour laquelle il choisira, dès son retour d’Argentine, d’aller le matin même, avec les médias « vers la casse et la souillure » dans un seul but : rallier à lui des classes moyennes indignées et effrayées, classes sans lesquelles il ne peut espérer  « avoir le dessus » sur les foyers qui n’ont de cesse de « boire la tasse » sur-représentés et sur-mobilisés chez les Gilets Jaunes ; classe sacrifiée sur l’autel non pas d’une transition écologique fantomatique mais bien plutôt sur les exigences monétaristes des marchés financiers :  ces fossoyeurs de la souveraineté des Etats et des Peuples.

    Cris d’orfraie et posture, la Marianne énuclée de l’Arc de triomphe fera un temps la Une ; un Arc de Triomphe symbole de la République ? Voyons ça de plus près : 1806 construction - 1836 finition ; de Napoléon 1er Empereur à Louis Philippe roi de France issu de la Restauration – volet 2 après Charles X.

    Mais alors, où est alors la République dans ce monument ?

    Tombe du soldat inconnu souillée ? Là encore, où était la République dans cette boucherie des classes populaires de 14-18 ?  

    La Marianne énuclée de l’Arc de triomphe dans la défaite de la macronie, n’est-elle pas finalement le vrai visage de notre République, gueule cassée, borgne, énuclée de ses classes populaires et du souci d’une justice sociale qu’il nous faut toujours et encore déplorer ?

    Casse des vitrines, mobilier urbain, manque à gagner des commerçants…  rappelons que la démocratie, ce n’est pas gratuit : c'est payant. Ca coûte ! Reste alors pour tout un chacun de trouver un pays dans lequel, même au nom de démocratie, il est interdit d'interférer avec la bonne marche des affaires !

     

     

                  Avec un ministre de l’intérieur cynique et manipulateur - de la graine de politicien c’est sûr ! petite main servile de toutes les figures de proue  des grandes erreurs tragiques de l'histoire (les historiens oublient souvent l’entourage de ces figures) -, l'obsession des Etats c'est de faire contre mauvaise fortune un bon usage opportuniste des circonstances auxquelles ils sont confrontés car cette colère du peuple, l’Etat et les médias l’entretiennent - il vous la garde au chaud pour ainsi dire ! - tout au long de l’année dans l’espoir que vous la lui rendiez bientôt au centuple lorsque vous lui remettrez les « pleins pouvoirs » au cri de « Protégez-nous ! » ; une injonction crédule et suicidaire car, l’Etat ne protège que l’Etat. Et l’Etat sort toujours plus fort d'une tentative de remise en cause, et le Peuple plus faible et plus dépendant encore.

    Toute l’année durant, les médias – leurs éditorialistes en particulier - moquent les demandes d’augmentation de salaire, se félicitent des cadeaux fiscaux des plus riches au nom de la sacro-sainte « compétitivité de nos entreprises » dans lesquelles ces chroniqueurs et autres experts ne mettent jamais les pieds ; aujourd'hui, ils reçoivent les Gilets jaunes et feignent de comprendre leur situation. Mais alors, tous ces Gilets jaunes présents dans les médias réalisent-ils qu’ils sont « en garde à vue » ? Car enfin, questions après questions, tous ces médias n’attendent-ils pas qu’ils dérapent ou bien qu’ils cèdent à leur insu, et qu’ils finissent par adhérer à cette logique médiatique et gouvernementale d’une résignation qui n’ose pas dire son nom ou du moins, d’une sorte de fléchissement de leur volonté ?

    La Fontaine n'a jamais eu autant raison :" Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute".

    France Info, BFM-TV, LCI et Cnews qui a sans doute pris la mesure de l’événement en choisissant des commentateurs de football (Pascal Praud entre autres, animateur de propos de café du commerce) pour accueillir les Gilets Jaunes et leur parole, certes pour l’heure les médias flattent le mouvement et pour certains d’entre eux, manifestement pas mécontents d’être face aux caméras, leur ego. Demain viendra la saturation ; et si les résultats ne sont pas au rendez-vous, le sentiment d’être face à une coquille vide ; vide de sens, vide d'efficacité, vide de perspectives et vide d’espoir. C'est alors que la diabolisation, le rejet, le mépris seront de mise à nouveau (chassez le naturel il revient au galop !) car, les yeux rivés sur les sondages quant à leur popularité à tous, déjà à l'affût, bientôt la machine étatique et médiatique se mettra en marche ; un seul objectif discréditer ces hommes et ces femmes : atteinte à la sécurité de l'Etat, poujadisme, populisme, racisme, antisémitisme, fascisme et nazisme, la boucle bouclée … ils seront alors responsables de tous les maux ;  entre autres : des milliards de manque à gagner pour notre économie alors que le seul responsable se trouve à l'Elysée ; l'Elysée et sa catastrophique gestion de la crise depuis 4 semaines. 

    En plein marasme, France Culture apeurée (décidément, on ne peut pas cacher longtemps d’où l’on vient !) pose la question suivante, sans doute dans le but de se rassurer : qu’est-ce qui fonde un refus inconditionnel de la violence ? interroge cette radio à propos de ceux qui, dans leur combat, auraient banni le recours à la violence pour obtenir gain de cause.

    Si on écarte un temps les esprits prompts à la soumission (celui des brebis de l'existence face aux loups), on s'empressera de répondre que ce refus inconditionnel du recours à la violence sur les personnes et sur les biens trouve son fondement auprès d'une classe qui n'a pas besoin d'y recourir (ou qui n'en a plus besoin) excepté dans le cadre et sous le masque de la gestion économique, politique et sociale de leur propre pays ou d'un projet tel que l'U.E : cadeaux fiscaux aux plus aisés, baisses des salaires et des retraites, paupérisation de l'Etat providence, attaque des services publics.... en particulier : l'hôpital et la Sécurité sociale ; violence sourde, intime, extrême dans les faits, dans ses applications, dans son vécu.

    De plus, ignorer que TOUT est violence... c’est ignorer l’Histoire ; certes, la violence des dominants n'est jamais analysée ni commentée par ceux qui les servent (le personnel médiatique, la bourgeoisie et ses universitaires – sociologues principalement)  qui sont aussi les seuls autorisés à prendre la parole dans les médias et à traiter ce sujet ( médias que possèdent les dominants, leurs patrons et clients à tous) ; personnel médiatique payé pour ne commenter que la violence des dominés ; violence dont les médias se repaissent : un vrai régal toutes ces images ! Une opportunité de plus à saisir par ceux dont le travail consiste à discréditer, ridiculiser, fanatiser tous ceux qui refusent de « crever » en silence, humiliés et déshumanisés (alcool, dépérissement physique, suicide) ; victimes collatérales expiatoires… par milliers, par millions… minuscules, anonymes, excepté pour leur famille.

    Il est temps que France Culture cesse de tenter de se hisser plus haut que son véritable souci pour les classes populaires ; il suffit de se reporter au programme « les Matins de France Culture » animé par un Guillaume Erner pour se convaincre de la superficialité de ce souci. Aussi, on conseillera à cette radio de se contenter de diffuser les archives de nos derniers grands esprits (des années 30 aux années 70) avant l’effondrement : le journalisme politique c'est un vrai métier ; or, ce métier n’est pas celui de cette radio.

     

                                   Vous avez dit Gilets Jaunes ?

     

    Les Gilets jaunes, cette alliance inédite du prolétariat, des classes populaires, des retraités, des chômeurs, des classes moyennes et de la petite bourgeoisie (commerçants et artisans) représente un véritable danger pour le Système (2).

    Les causes de cette alliance inespérée sont bien évidemment le déclassement et le tassement qui s’en est suivi des classes moyennes dont les revenus rejoignent à quelques centaines d’euros près, ceux des classes populaires.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    Macron et la Macronie, cette bulle politique aurait-elle alors explosé en vol ? Certes, Macron est tout nu ; finies les gamineries jupitériennes de ce Président enfant roi, défiant, arrogant et orgueilleux, qui s’est brûlé les ailes tout seul ; il est tombé du haut de son propre poids : poids plume ; de dédale en dédale, Icare n’est pas près de sortir de son labyrinthe !

    Car c’est toute la com de Macron qui s’effondre et toute la classe politique et médiatique qui n’a pas fini de payer cette « com » dont ils se sont fait les relais, cirque ridicule à leur échelle à tous, mise en scène insultante de bêtise et d’indignité à l’échelle des foyers qui peuvent tout juste nourrir leurs enfants dans l’humiliation d’une mère et d’un père qui ne peuvent répondre à leurs besoins ; ce qui en dit long sur ceux qui entourent et conseillent Macron.

    On évoque à propos des troupes de Macron élues à l’Assemblée, la société civile ? Mais quelle société civile ? La médiocrité et l’inexpérience de ces troupes permet surtout d’imposer le silence et la mise au pas d’hommes et de femmes sans culture politique, sans recul historique, sans caractère, sans volonté. Pour cette raison, est-il présomptueux de prédire que tous ces élus de la dernière heure, dont c’est le premier mandat, ne peuvent plus espérer faire carrière tout comme leur leader et gourou ? Ce qui n’est certainement pas une mauvaise nouvelle en soi. Il leur faudra, comme nous tous, aller bosser ! 

    Trop pressé de répondre aux desiderata de ceux qui l’ont accompagné jusqu’à la porte de l’Elysée, sans doute Macron a-t-il pensé que les classes populaires françaises étaient suffisamment désillusionnées, comme brisées, à genoux - on pensera aux Grecs, aux Portugais ou aux Espagnols (des « peuples paillasson » sur lesquels l’oligarchie mondiale s’essuie les pieds à loisir ?) -,  pour se laisser dévaster et mourir en silence.

                   Lourde responsabilité que celle des médias ; leurs têtes d’affiche ont soutenu la candidature de Macron dans lequel très vite, tous se sont reconnus car, pour les plus jeunes d’entre eux, Macron c’est eux par procuration ; rêves de grandeur et ambitions illimitées (présenter le JT de 20H ?) ; quant aux installés quinquas et sexagénaires : « Lui, Macron, saura enfumer les électeurs et protéger nos intérêts ! » ; lourde responsabilité aussi de ceux qui ont fait de cet enfant pourri-gâté, le pire des hommes à la tête d’un Etat dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, un candidat à la présidence mettant tout en oeuvre pour qu’il soit assuré d’être élu. Ces médias et ces hommes-là issus de la banque, de l'assurance, accessoirement de la politique, magnats des médias et autres millionnaires, ont mis la France en danger pour le seul bénéfice de leurs intérêts : BNP, AXA, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys de la politique qui ont pour clients l'Hyperclasse), Michel Collomb, Pierre Bergé, Niel et Pigasse, Patrick Drahi (via BFM-TV) … liste "complète" ICI (quotidien régional Sud-Ouest).

    Macron maintenant en difficulté ? Evidemment, rien n’est jamais perdu pour ces mécènes de la politique ; soyons assurés qu’en 2022, de leur chapeau sortira un « non présidentiable » ( attention ! il se pourrait bien que MLP ne puisse plus service de repoussoir) seul opposant au candidat sortant « du système » ( Macron ou un autre si ce dernier n’est plus jugé capable de porter les réformes qu’ils exigent - tout comme pour Hollande ; et ça, ils le sauront très vite...), alors que seule une crise pourrait faire que tout l’édifice érigé voilà 30 ans et plus (depuis la défaite de la gauche en 1983) s’effondre même s’il est pour l’heure impossible de penser à un candidat, un parti, un mouvement... capable d’être à la hauteur de cet enjeu-là ; celui d’une crise aux conséquences irréversibles.

    Quant au Premier ministre, pour le remplacer, on évoque François Bayrou… homme sans qualité qui attend, tapi dans l'ombre, qu'un plus mauvais que lui échoue car Bayrou semble avoir compris que l'on trouve toujours plus médiocre, plus soumis (Bayrou, fils de métayer, est obsédé par le remboursement de la dette) que soi ! C'est sûr ! Macron n'est rien, juste un agent de l'oligarchie mondiale ; Bayrou se propose sans doute d'être un peu moins que rien.

    Aujourd’hui, finalement, être candidat à une élection n'est-ce pas déjà, et surtout, avoir démissionné en trahissant :  refus de tenir tête à ce projet mondialiste sans honneur ni justice qui fracasse les pactes sociaux et les cultures ? Aussi, il faudra sans doute que les Gilets jaunes se débrouillent seuls, ne comptant que sur eux pour inventer des formes alternatives d'organisation de nos existences car la macro-politique est morte et bien morte ; des taux d'abstention record à toutes les élections ne sont pas près de fléchir ; la rupture, le retrait sont consommés.

    Nous y reviendrons plus tard.

     

                     La peur  des éditorialistes, des chroniqueurs et autres intervenants des médias, de Natacha Polony (3) à Philippe Bilger (rebelle sans cause), à propos de ce mouvement - où va-t-il ce mouvement, où s’arrêtera-t-il ?- cette peur-là n’est pas nouvelle ; cette peur est vieille de mille ans ; c’est la peur de la Bourgeoisie ( en tant que catégorie et classe politiques et économiques) quand en bas ça bouge ; il ne s’agit pas d’une peur qui serait le fruit d’une analyse des événements et de leurs acteurs - une analyse distanciée, lucide, objective, informée et avisée -, mais d’une peur propre à ceux qui voient leur confort moral (« Je suis un type bien finalement ! » - jusqu’au jour où il leur faut demander et soutenir que l’on tire sur la foule) et leur confort matériel (« Ce mouvement, qu’est-ce que ça va me coûter, qu’est-ce qu’ils vont me prendre, qu’est-ce que je vais perdre ? ») menacés ; car tout au fond de lui,  le Bourgeois (ou le social-traître quand il est question d’un individu issu des classes populaires maintenant sorti du rang) sait qu’il est un salaud ; c’est la raison pour laquelle il choisit la violence verbale (voyez les prestations des Goupil et des Cohn-Bendit face aux Gilets jaunes  ! Et dire qu’ils ont fait Mai 68 ! Tous ont pris 40 kilos depuis : régime foie gras, caviar, meilleurs crus du bordelais et de la Bourgogne oblige !) ou bien la violence des armes et des véhicules blindés dès qu’il se sait contesté jusqu’à la remise en cause de son statut et de ses privilèges.

    Quant aux syndicats…

    Abandonnés par ces syndicats du public et du privé lâches et veules, à la tête desquels la bourgeoisie, des carriéristes, des planqués ( Comment échapper au travail !), des mous du genou ont su se positionner au fil des ans, de compromis en compromis avec les organisations patronales… on se souviendra longtemps que les syndicats-bastille-république auront refusé de prendre le « train Gilets jaunes » en marche pour la simple raison qu'ils ne souhaitent pas monter dans un train dont ils ne contrôlent ni la vitesse ni la destination, sans oublier le fait qu'ils ne décideront pas non plus du moment où il faudra descendre en marche ou à l'arrêt.

    Ah ! le contrôle, toujours le contrôle !

    Voyez ! Le peuple est dans la rue, les syndicats n'ont qu'un message : " Cachez ce peuple que l'on ne saurait voir sans trembler ! Aussi, qu'il rentre chez eux !" En religion, nous savions tous que c'est le Christ que l’on crucifierait une seconde fois si d'aventure il devait nous rendre visite ; en politique, c'est le petit peuple que l'on abandonne à son désespoir avant sans doute d'ordonner qu'on fasse donner la troupe et tirer au canon : les Guizot et les Thiers sont de retour.

    Obsolètes, caducs, ces syndicats sont eux aussi certainement en sursis. Force est de constater que, là encore, il faudra inventer un autre mode représentation, de résistance et d’établissement d’un rapport de force qui permette d'obtenir des résultats.

    Après les médias et la classe politique, il semblerait que ceux qui souhaitent sortir de la misère, de la pauvreté et de la précarité n’aient plus besoin d’eux non plus.  

     

                 Il faut bien reconnaître que… rusés, les médias ont très tôt exercé un « chantage à la récupération politique » contre les partis et les syndicats tentés de commenter ou de reprendre à leur compte les revendications des Gilets jaunes ; des députés ont été aussi visés par ce chantage ; ils mettront plus de deux semaines à passer outre car enfin, comment un élu local, élu d’une circonscription, pouvait-il rester indifférent ?

    C’était bien essayé de la part des médias qui sont aujourd’hui capables d’entraver en toute impunité le processus démocratique par le contrôle des élus et des corps intermédiaires face à un mouvement hors norme, et ce aux fins de l’isoler car, une règle une seule prévaut : ces mouvements ne doivent en aucun cas bénéficier d’un soutien institutionnel.

    Les médias seront donc parvenus à faire en sorte qu’un intérêt timide, qu’un soutien très confidentiel viennent encourager, voire soutenir, à mi-mot et à mi-voix, les actions et les revendications de Gilets jaunes autonomes et déterminés.

     

     

                   Depuis 20 ans « Le Système » avec la complicité encore une fois des médias et de la classe politique, a cru pouvoir miser sur des élections d’élus élus par défaut ; du député au Président ; dans ce contexte, on ne rappellera jamais assez combien Macron a été mal élu, ce qui n’empêche pas le mépris durant la gestion de la crise des Gilets Jaunes ;  un mépris consubstantiel à l’exercice du « pouvoir » car si tous ne peuvent pas ne pas être vus lorsqu’ils l’exercent, en revanche il est de la plus haute importance qu’aucun d’entre eux, dans la mesure du possible, ne soit le témoin des conséquences de son action au jour le jour. Dans le cas contraire, l’exercice du « pouvoir » deviendrait l’apanage de sociopathes et de pervers narcissiques seuls : des individus étanches ; aucune morale ne les atteindra, aucun regret, aucun remords.

    Pour preuve de ce mépris récurrent : la juxtaposition "menace de fin du monde" et "soucis de fin de mois"  de Macron n’aura qu'un but : écraser des soucis pécuniaires auxquels on ne peut plus apporter de réponse sous le poids d'un fléau mondial, car, en politique, plus on est impuissant, plus le mépris est un recours car ce sont bien des fantômes qui nous font face, des fantômes que ce soit à l’Elysée, à Matignon ou bien encore, à l’Assemblée nationale, tous partis confondus ; des fantômes, trou noir de la politique.

    C’est maintenant entendu : Macron c’est l’homme de Bercy ; un Bercy sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)…  une commission sous  contrôle des Marchés financiers (l’hyper-structure)… instruments qui met en concurrence l’ouvrier de Clermont-Ferrand avec l’ouvrier roumain ; ce dernier avec celui de Shanghai.

    Nul doute : c’est bien l’hyper-structure mondialiste qui porte la responsabilité de la bascule de nombre de pays européens en faveur de régimes autoritaires même s’il est difficile de s’en désoler car, c’est bien des hommes de poigne qui seuls peuvent contrer une logique monétariste de type fascisant d’autant plus que ne sont pas l’intelligence, la responsabilité ni la clairvoyance qui guident l’hyper-classe mais une idéologie qui ne connait et ne reconnait que la compétitivité et la rentabilité : optimisation de la ressource humaine, sueur, sang et eau !

                  L’Elysée, Matignon, l’Assemblée Nationale, le Sénat, tous ces lieux de « non pouvoir » ! Bercy, la Commission, les Marchés financiers, c’est Macron qui disparaît minuscule, écrasé puis enseveli. Alors, vous pensez bien : un chef d’Etat pourquoi faire et pour faire quoi ?

    Comme un fait exprès, Macron ne l’est pas « chef d'Etat » et ne le sera jamais d’autant plus qu’il n’est pas nécessaire qu’il le soit ni attendu par ceux qui l’ont désigné même s’il aurait été bien plus approprié de le nommer à la tête d’un paradis fiscal (île de Malte ou de Jersey) là où il aurait fait sans doute des merveilles.

    Les Gilets jaunes eux sont à leur place ; ils persistent et semblent s’installer dans un rapport et une épreuve de force sur la longue durée.

     

                               Vous avez dit Gilets Jaunes ?

                               Médias dominants, classe politique, syndicats… jamais ils ne changeront, rien ni personne !

    Quelle que soit l’issue de ce soulèvement, rappelons que tous peuvent être fiers de leur action, fiers d'eux-mêmes car nous sommes fiers d'eux démesurément ! Qu'ils sachent aussi qu'on les aime et qu’on aime cette France abstentionniste qui est descendue dans la rue ; cette France qui a compris qu’elle n’avait plus rien à attendre des médias, de la classe politique et des syndicats en ce qui concerne ses luttes pour une vie décente car tout ce beau petit monde ne rechignerait pas à les laisser mourir ou bien plutôt, crever, à petit feu, en silence et dans l’indifférence la plus absolue ( comme pour ces agriculteurs, faillite après faillite, suicide après suicide), assurés que les naufragés du continent africain seront à terme appelés alors à occuper leurs emplois mais à 60% du SMIC pour un plein temps, cela va sans dire ! Car, dans le cas contraire, à quoi bon !     

    Les Gilets Jaunes ont créé un précédent : ils ont révélé au grand jour, prouvé au plus grand nombre, qu’il n’était plus nécessaire d’attendre quoi que ce soit de tous ces acteurs alliés et complices : alliés dans l’intérêt ; complice dans le crime pour non-assistance à foyers en danger

                 Aussi...

                 Président, gouvernements, députés, sénateurs, conseillers municipaux, départementaux, régionaux, maires, syndicats, médias dominants... tous devront s’organiser sans eux et à chaque fois que la colère sera nécessaire, et aussi longtemps que la tentation de « les tirer comme des lapins » ne sera pas une option :

     

              « Elections ? Vous avez dit élections ? Mais alors, qu’ils s’élisent tous entre eux ; qu’ils se démerdent ! Que la politique devienne le rendez-vous des partouzards ! Les élus ? Les membres d’un club échangiste pour une vaste orgie incestueuse ! Nous, les classes populaires, nous leur ferons les poches à la sortie des bordels et autres lupanars ! » aurait pu entonner ce petit peuple que Coluche n’aurait certainement pas désavoué.

     

     

    1 - Michèle Cotta, un demi-siècle au service des politiques, principalement de la fausse-gauche. Mais alors, comme elle les a aimés tous ces Mitterrand, ces Jospin, ces Chirac... fascinée qu'elle était et demeure ! Comme elle les a tous accompagnés, un genou à terre, puis deux, à hauteur de braguette… aujourd’hui encore présente sur les plateaux télés, occupée à trouver des excuses au jeune Macron : abjecte destinée que la sienne.

     

    2 - D’aucuns s’aventurent à conjecturer : « Heureusement qu'ils sont majoritairement blancs et catholiques de culture tous ces gilets jaunes ! Arabes et/ou Musulmans, les médias n’auraient sans doute pas hésité à évoquer un « Daech dans les rues de Paris ! Aux armes citoyens ! » ; et c’est alors que des voix se seraient élevées pour qu’on « les tire comme des lapins »... notamment du côté du magazine Causeur et de sa bande, E. Lévy en tête, sans oublier Zemmour, Finkielkraut, BHL, Goldnadel et consorts.

    Quant au FN…

     

    3 – Une Natacha Polony qui semble découvrir le monde chaque matin à son réveil  alors que ce qu’elle croit être « ses analyses » sont présentes sur Internet depuis 10 ans ; sans doute a-t-elle un public qui ne rechigne pas à être informé des années après tout le monde.

     

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  • Gilets Jaunes : hyper violence policière sans précédent - silence des médecins urgentistes et de la Ligue des Droits de l'Homme

     (cliquez pour démarrer la vidéo)

     

                 

                      Lynchage, tabassage gratuit, autant d'actes infâmes commis par une police maintenant indigne de toute considération dans le silence assourdissant des médecins, des corps intermédiaires, des avocats, de la ligne des droits de l'homme... de la classe politique et médiatique...

    Echec du pourrissement, est arrivé alors le choix du recours à l'ultra-violence policière destinée à dissuader les GJ qui, pour une grande majorité d'entre eux, n'étaient jamais sortis manifester, de "revenir" la semaine suivante : c'est bel et bien un service d'ordre sur le mode de la terreur qui sévit depuis la mi-décembre. 

    Longtemps, nous serons nombreux à nous en souvenir. 

                            Pour prolonger, cliquez Le journaliste indépendant David Dufresne qui recense depuis début décembre les violences policières dénoncées par des gilets jaunes. Interview.

    :  

     

     

                 Témoignage  : Adrien, blessé à la tête par un tir de flashball à Nantes : 5 jours en service de réanimation

     


     

                         Depuis trois semaines, les violences policières s'amplifient contre les Gilets Jaunes ; plus récemment, contre les journalistes indépendants travaillant pour des organes de presse associatifs : flashballs, grenades et gaz lacrymogènes ; on ne compte plus les blessés : amputations, perte d'un oeil, d'une main, séquelles à vie... sous les vifs encouragements du gouvernement, le ministère de l'intérieur en particulier, à  la tête duquel on trouve un Christophe Castaner instable, insultant, cynique et manipulateur : de la graine de politicien, assurément ! Mais aussi : petite main servile ( souvent anonyme et absente des archives historiques) des figures de proue des grandes erreurs politiques de l'histoire aux conséquences tragiques.

     

     


     

    Le Vent Se Lève est un média d'opinion indépendant fondé en 2016  

     

                         Et dire que.... début décembre, la rumeur suivante a couru, au sprint qui plus est : le gouvernement craindrait la possibilité d’une connivence des forces de l’ordre avec les Gilets jaunes ; une sorte de retenue de leur part dans ce qui était exigé d’elles : le rétablissement et le maintien d'un ordre profondément injustice et méprisant. Du moins, c’est ce que les médias ont tenté de nous vendre, histoire sans doute de mettre un peu de piment dans l’actualité du mouvement : une poignée d’euros suffiront à écarter ce danger inexistant après la visite des syndicats de police au ministère de l'intérieur.

     

    ***

     

                  Côté condamnations et emprisonnements, on compte plus de 3700 jugements et près de 260 incarcérations.

     

    Gilets Jaunes : une répression policière d'une brutalité sans précédent face au silence des médecins des hôpitaux

    Source France Info

     

     

    Gilets Jaunes : une répression policière d'une brutalité sans précédent face au silence des médecins des hôpitaux

     

                             Une "justice" totalement sous influence du ministère de l'intérieur : l'inversion des valeurs propres à un Etat de droit

     

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    gilets jaunes : une répression policière d'une brutalité sans pr

     

                  Des milliers d'arrestations, des jugements rendus "en comparution immédiate", qui se soucie des GJ qui ont été condamnés à des peines de prison ferme (parce qu'ils ne couraient pas assez vite ou bien parce qu'ils se trouvaient au mauvais endroit ) ? Qui se soucie de savoir combien de GJ sont concernés ? Parmi ceux qui ont une famille à charge, qui se soucie des conditions dans lesquelles cette famille va pouvoir faire face ? Les GJ sont-ils accompagnés et soutenus par des avocats  susceptibles de les conseiller gracieusement ?

                 Face à leur abandon par tous les corps intermédiaires indépendants et autonomes (corps situés entre le citoyen et l'Etat qui le monopole du droit  et du recours à la violence), au mutisme de la presse ( se reporter à l'analyse d'Acrimed) ainsi que des grands corps (en nombre) tels que ceux des enseignants et du personnel de santé, faut-il que les Gilets Jaunes s'organisent, qui plus est... ailleurs que sur une liste électorale sans avenir pour une élection dont le premier parti sera l'abstention à 60% : les Européennes ?

     

    gilets jaunes : une répression policière d'une brutalité sans pr

                          Un « gilet jaune » blessé secouru par d'autres manifestants, le 15 décembre, à Nantes. JEREMIE LUSSEAU / HANS LUCAS POUR "LE MONDE"

     

    gilets jaunes : une répression policière d'une brutalité sans pr

     

    Journal Le Monde le 20 décembre ICI

     

    gilets jaunes : une répression policière d'une brutalité sans pr

    gilets jaunes : une répression policière d'une brutalité sans pr

    La suite de cet article ICI

     

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        gilets jaunes : une répression policière d'une brutalité sans pr

    L'article ICI

     

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    Une courte analyse de la nature de la relation du couple Etat-Police :

     

    La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d'une police qu'il méprise ( salaires indignes, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection etc.... ICI un billet à ce propos), est la suivante : cette complaisance à son égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne qu'il la méprise au plus au point sans pouvoir en faire l'économie pour autant car force est de constater ceci : plus l’Etat flatte et couvre les policiers, entre deux suicides, plus l'Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant.

    Les victimes des bavures tout au long de l'année, aujourd'hui le passage à tabac du gilet jaune isolé, sans défense ni protection (des dizaines de vidéos sur internet peuvent en témoigner) par les DAR (dispositif d'action rapide - 1 ), c'est l'exutoire auquel les deux partis, le couple Etat-Police, ont recours :  l'une pour éviter de rendre des comptes à sa police ; l'autre, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représentent leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie et de leurs syndicats, dans l'exercice d'une violence dite "légale" car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui. 

     

    1 - L'aristocratie de la racaille policière livrée à elle-même en toute impunité ce dispositif  ?Composés d'éléments piétons très mobiles dont le comportement semble plus près des groupes d'hooligans que d'une police sous contrôle d'une hiérarchie, le tabassage à cinq contre un, d'un manifestant isolé, sans défense, sans protection ni recours est leur spécialité comme des centaines de vidéos l'attestent ; ils manient la matraque sans discernement ; il suffit de croiser leur chemin ; composé d'éléments jeunes et casqués,  ce DAR est bel et bien un dispositif pensé par des voyous pour des "voyous du service d'ordre" ; limite "barbouze". Nul doute. 

     

    Pour prolonger, cliquez : Gilets Jaunes - le dossier

     

     

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  • Impensable : Jean-Michel Aphatie trouve "son chemin de Damas" !

     

     

     

     

    Jean-Michel Aphatie aurait-il trouvé "son chemin de Damas" en dénonçant les violences policières et le silence de l'Elysée à leur sujet ? 

     

     

                                      Impensable ! Jean-Michel Aphatie touché par la grâce en soutenant la cagnotte en faveur de la famille ( une épouse et trois enfants) du boxeur Dettinger ?

     

    Ne formulons qu''un souhait : pourvu que ça dure !

     

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    Une courte analyse de la nature de la relation du couple Etat-Police :

     

    La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d'une police qu'il méprise ( salaires indignes, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection etc.... ICI un billet à ce propos), est la suivante : cette complaisance à leur égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne qu'il est leur pire ennemi car force est de constater ceci : plus l’Etat flatte et couvre les policiers, entre deux suicides, plus l'Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant.

    Les victimes des bavures tout au long de l'année, aujourd'hui le passage à tabac d'un gilet jaune isolé, sans défense ni protection, c'est l'exutoire auquel les deux partis, le couple Etat-Police, ont recours :  l'une pour éviter de rendre des comptes à sa police ; l'autre, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représentent leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie et de leurs syndicats, dans l'exercice d'une violence dite "légale" car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui. 

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Gilets Jaunes - le dossier

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  • Gilets Jaunes : quand gourdes, nigauds et éditorialistes militants maastrichiens et mondialistes signent la fin du journalisme

     

     

                Jamais les propriétaires des médias n'ont traité avec un tel mépris le métier de journaliste ! Ce qu'on ne pourra pas leur enlever, néanmoins, c'est ce flair certain dans leur recrutement d'hommes et des femmes  disposés à mener à bien ce travail de sape, et ce faisant, discréditer définitivement les chaînes et les radio d'info... en continue en particulier : des gourdes,  des valets, des nigauds, des cloches, des stewards et des hôtesses de l'information, à grand renfort d'éditorialistes militants (Europe de Maastricht et mondialisation)...

    Ci-dessous, quelques figures emblématiques de ce désastre et de cette escroquerie difficilement dissociable d'une autre catastrophe : l'effondrement du niveau professionnel, moral et intellectuel d'une grande partie de la classe politique et des Universitaires médiatiques :  

     

    Pour LCI

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    Prix spécial du jury pour Sonia Mabrouk et Arlette Chabot

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    Suite du trombinoscope ICI

     

    Pour C-News 

     

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                                         Prix spécial du jury pour Pascal Praud

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                                              Suite du trombinoscope ICI

     

     Pour BFM-TV

     

     

    bfm tv.jpg

     

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    Prix spécial du jury pour ces deux individus qu'on ne peut plus nommer sans...

     

    bfm tv 4.jpg

    Suite du trombinoscope ICI 

     

    Pour Le Parisien : 

     

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    Jannick Alimi : la femme qui ne sourit jamais 

       Prix spécial de la haine envers les Gilets jaunes 

     

    et le pire pour la fin... plus spécialement dans son format Radio

     

                FRANCE- INFO

     

    france-info-sera-lancee-le-1er-septembre-prochain_5635241.jpg

    Et à ce sujet ... un courrier adressé à la médiatrice de radio-France

     

    ***

     

                   Madame la médiatrice,


                  A propos de la couverture du mouvement "les Gilets Jaunes" par France-info dans son format radio :

                  Il s'est passé quelque chose chez France info : une nouvelle direction ? Une nouvelle nomination ? Car jamais une radio publique ou privée n'a été autant la voix des intérêts du locataire de l'Elysée, ou du moins, jamais leurs commentaires de et sur l'actualité n'ont semblé soutenir avec une telle insistance ses intérêts politiques.

                  A propos de l'actualité des Gilets Jaunes, les commentaires et les "analyses" de la rédaction ne semblent avoir qu'un but : discréditer ce mouvement, influencer l'opinion jusqu'à ce que cette opinion renonce majoritairement à le soutenir ; en effet, à chacune des manifestations des Gilets Jaunes, France-Info ne couvre que les violences (même et surtout lorsqu’elles sont très marginales) tout en prenant soin de ne jamais rappeler que toutes les manifestations de ces 20 dernières années sont un prétexte au pillage et à la destruction.

    Silence sur les centaines de lynchages et de tabassages  (on ne compte plus les vidéos de ces passages à tabac sur internet depuis des semaines) de Gilets jaunes isolés, sans protection contre les coups assénés par une police qui semble jouir d'une impunité totale ; une police dont les agissement illégaux semblent couverts non seulement par l'Etat ( ce qui ne serait pas nouveau en soi) mais par tous les médias. 

    Or, France-Info est financé par l'impôt ; nos impôts ; on ne peut pas simplement « aller entendre ailleurs ! » alors que le travail de sape de l'image des Gilets jaunes, un travail indigne qui représente une véritable trahison de l’éthique de la profession de "journaliste", tourne à plein régime.

    Le CSA sera alerté prochainement et mis face à ses responsabilités : celle de s'assurer qu'une information pluraliste, honnête car impartiale, soit bien la règle et non l'exception.

     

                              (Courrier adressé le 7 janvier 2019 resté à ce jour sans réponse)

     

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  • Gilets Jaunes : quand les représentants de syndicats de police lâche la proie pour l'ombre

     

        

                      Représentation syndicale de police par-ci et leurs secrétaires généraux  par-là, nouveaux piliers des plateaux de télé, BFM-TV en particulier, depuis les premiers jours du mouvement Les Gilets Jaunes (LGJ), représentants si prompts à soutenir et à saluer la réponse exclusivement sécuritaire (1) de l'Elysée, ces syndicalistes ne se tromperaient-il pas d'adversaire ? 

    Pareillement, en soutenant la non-résolution politique de ce conflit social lorsqu'ils soutiennent les dernières mesures prises par le gouvernement Philippe à propos des violences, tout en prenant soin de ne jamais rappeler que toutes les manifestations depuis 20 ans sont un prétexte au pillage et à la destruction !

    Et puis encore : en niant  la nécessité, ou bien en l'ignorant, de rappeler aux locataires de l'Elysée et de Matignon ( et accessoirement à leur ministre de tutelle) les yeux rivés sur les sondages, attendant patiemment que la popularité du mouvement des Gilets Jaunes passe sous la barre des 50%, que seule une issue politique est à envisager dans un Etat qui, s'il a le monopole de la violence, a surtout le devoir de créer un climat propice à la paix civile, ces syndicalistes ne se fourvoierait-il pas , et ce faisant, ne seraient-ils pas en train de desservir la cause des policiers présents ( eux !) sur le terrain tout au long de l'année, Gilets Jaunes ou pas ? 

                         David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale, explique sur BFMTV pourquoi la présence et les agissements des black blocs sont difficiles à anticiper.

    Et puis aussi et puis surtout : en dénonçant le mépris, voire la haine, du peuple à l'endroit des policiers, les Gilets jaunes en particulier, à longueur d’émissions télé aussi vaines qu’indigentes, ne seraient-ils pas tous ces représentants de syndicats de policier, tout simplement en train de lâcher la proie pour l'ombre tout en se montrant en-dessous, très en-dessous de leur tâche ? 

    Car enfin... est-ce ces mêmes représentants qui auraient négocié :

    - Des salaires insultants et indignes ?

    - Des millions d’heures de travail (en cumul) non rémunérées ?

    - Des rats et des punaises dans les commissariats ? 

    - Des véhicules vétustes ?

    - Le fait que les policiers doivent acheter leurs vêtements de protection avec leur propre argent ?

    - Un président qui fait campagne sur une politique sécuritaire au karcher sous les applaudissements nourris des représentants des forces de l’ordre et qui supprime 10 000 emplois de policiers en 5  ans ?

    - Le flic contraint de se suicider parce que sa hiérarchie ne le soutient pas dans sa dénonciation des conditions d'exercice de son travail : Maggy Biskupski , abandonnée de tous ?

                  Est-ce alors ces mêmes représentants qui auraient négocié ce mépris-là ? Car c’est bien de mépris qu’il s’agit.

                  Aussi, n'est-il pas temps que tous ces représentants comprennent que le mépris, ce n’est certainement pas dans le Peuple qu’il faut aller le chercher et moins encore chez les Gilets jaunes, nouveaux bouc-émissaires d’une parole syndicale intellectuellement lacunaire, au courage parcimonieux... non ! Mille fois non ! Le mépris, ce mépris, c’est auprès de l’Elysée, de Matignon et de l’Assemblée nationale - auprès de l’exécutif et du législatif - qu’il faut se décider à le dénoncer…

    - Le mépris dans les salaires indignes…

    - Le mépris dans le non-paiement de millions d’heures de travail non rémunérées…

    - Le mépris dans ces commissariats infestés de rats et de punaises…

    - Le mépris dans le fait que les policiers doivent acheter leurs vêtements de protection avec leur propre argent…

    - Le mépris dans leur refus de remplacer les véhicules vétustes ? 

    - Le mépris d’un « président » qui fait campagne sur une politique sécuritaire au karcher et qui supprime 10 000 emplois de policiers en 5  ans…

    - Le mépris à l’endroit du policier contraint de se suicider parce que sa hiérarchie ne le soutient pas dans sa dénonciation des conditions d'exercice de son travail : Maggy Biskupski abandonnée de tous ?

    Oui ! Le mépris de l’Etat…

    Ce mépris de l’Etat pour les policiers (2) donne une caractère d'autant plus abject aux discours lénifiants de tartuffes tenus par les locataires de l'Elysée, de Matignon et de Ministère de l'intérieur - qui ne font que "passer" ; un jour ici, un autre ailleurs ! - que tous leurs hommages semblent recueillir auprès des représentants syndicaux un écho favorable sur les dos de milliers de policiers sacrifiés au quotidien au nom de l'intérêt supérieur de leurs carrières à tous ;  pour preuve... le fait que les "appelés syndicaux" des plateaux télé de ces dernières semaines qui n'ont de "policier" que le titre, semblent remplir à merveille auprès de cette caste cynique aux ambitions jamais assouvies, le rôle qui leur est confié dans un "Je te tiens, tu me tiens par la barbichette.." à ciel ouvert. 

    Ce mépris de l'Etat pour les policiers, leurs policiers et puis aussi, un peu... nos policiers,, avec la complicité de législateurs qui n’oublient jamais de s’octroyer des augmentations de salaires conséquentes, on le retrouve pour les métiers de santé et leur personnel non-cadre, pour les juges ( budget de la justice inférieur à ceux tous les pays européens), pour les enseignants (rémunérés 30% en dessous de la moyenne européenne), pour les matons,les pompiers... car tous sont méprisés par un Etat placé sous la domination d’agents d’une rationalité économique du mépris… encore le mépris ! pour des professions sans plus-value en monnaie sonnante et trébuchante  aux yeux des actionnaires du CAC 40 et de leurs protecteurs – contraints ou non -  qui ont élu domicile à l’Elysée depuis 30 ans ; tous ces métiers, tout ce personnel qui se comptent en millions vécus comme une charge, un fardeau, sorte de masse informe sans visage et sans identité, poids mort nécessaire mais méprisable parce que… sans profit aux yeux de ceux qui sont chargés de faire la guerre à tout ce qui « coûte », à tout ce qui n’enrichit aucun portefeuille d’actionnaires ( et leurs gestionnaires) voraces, d’une avarice et d’une vénalité pathologiques, véritables sociopathes du « Plus, toujours plus, et plus encore ! Moins, toujours moins pour tous autres ! »

    Il est bien là le mépris et nulle part ailleurs !

     

                    Aussi,  il serait temps que les syndicats de policiers cessent de prendre l’ombre d’un mépris chez le peuple à leur égard pour mieux abandonner « leurs responsabilités syndicales » face à un Etat champion toute catégorie du mépris et ne jamais assumer cette réalité  pour ne pas avoir à en tirer des conclusions aussi inconfortables qu’intimidantes, car si le courage est sans doute la première des qualités humaines, elle est aussi la moins répandue. Assurément.

     

     

    1 -  L'option sécuritaire (vindicative et stigmatisante au passage) à défaut d'une option de résolution de la crise par "La case politique", semble destinée autant à flatter qu'à rassurer les classes supérieures actives et retraitées qui composent la base électorale du locataire de l'Elysée ; car la peur de cette couche de la société n’est pas nouvelle ; cette peur est vieille de mille ans ; c’est la peur de la Bourgeoisie ( en tant que catégorie et classe politiques et économiques) quand "en bas" ça bouge et que ça n'en finit pas de bouger ; il s’agit d’une peur propre à ceux qui voient leur confort moral (« Je suis un type bien finalement ! ») et leur confort matériel et physique (« Ce mouvement, qu’est-ce que ça va me coûter, qu’est-ce qu’ils vont me prendre, qu’est-ce que je vais y perdre ? ») menacés ; car tout au fond de lui,  le Bourgeois (petit ou grand) dont le statut repose sur la spoliation du plus grand nombre, sait qu'il est un salaud et qu'il se comportera comme tel le moment  venu : il suffit de se reporter aux propos tenus par Luc Ferry qui recommande que la police "tire dans le tas".

    Bombe lacrymogène, matraque, flashballs, grenades, Pasolini aurait écrit à propos de la relation forces de l'ordre/manifestants :  " Des pauvres violentent d'autres pauvres !" Aussi, un seul conseil à donner aux membres dits "des forces de l'ordre" nous viendra à l'esprit : "Faites-vous une faveur : quittez ce métier indigne et qui le sera davantage encore dans les années à venir !"

      

     

                                                                 

     

                       Lynchage, tabassage gratuits d'une police maintenant indigne de toute considération dans le silence assourdissant des avocats, des médecins, des corps intermédiaires, de la ligne des droits de l'homme... de la classe politique et médiatique...

     

     

                     

     

     

    2La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d'une police qu'il méprise ( salaires indignes, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection etc.... ICI un billet à ce propos), est la suivante : cette complaisance à son égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne qu'il la méprise au plus au point sans pouvoir en faire l'économie pour autant car force est de constater ceci : plus l’Etat flatte et couvre les policiers, entre deux suicides, plus l'Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant.

    Les victimes des bavures tout au long de l'année, aujourd'hui le passage à tabac du gilet jaune isolé, sans défense ni protection (des dizaines de vidéos sur internet peuvent en témoigner) par les DAR (dispositif d'action rapide), c'est l'exutoire auquel les deux partis, le couple Etat-Police, ont recours :  l'une pour éviter de rendre des comptes à sa police ; l'autre, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représentent leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie et de leurs syndicats, dans l'exercice d'une violence dite "légale" car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui. 

     

     

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  • Mouvement les Gilets Jaunes : les abonnés absents

     

     

    les gilets jaunes les grands abonnés absents

                        Mai 68 ouvrier, l’École libre avec son million de manifestants sous Mitterrand, les mobilisations lycéennes des années 90, la longue grève de 1995, les émeutes de 2005 dans les « banlieues » de nos métropoles, les Bonnets Rouges, Notre Dame des Landes…

    Les modes de contestation et les modalités des luttes de type Gilets Jaunes (GJ) apportent aujourd’hui la confirmation irréfutable suivante : la « Rue » dans son acceptation la plus large - mégapole, urbain, péri-urbain, campagne-urbaine et campagne profonde -, est bien le  premier et dernier lieu d’une expression à la fois citoyenne et populaire d’une radicalité qui seule permet de contrer des politiques qui hurlent à l’injustices.

     

    gilets jaunes tous ensemble.jpg

     

                  Reste néanmoins à déplorer les grands absents aux côtés des Gilets jaunes :

     

    Ces français issus de l’immigration pour commencer, et alors que cette catégorie de Français est sur-représentée au sein des classes populaires : salaires, conditions de travail, conditions de vie ; enclavement et stigmatisation ; population que l'on trouve dans le RER dès 6H le matin embauchée dans l'hôtellerie (femmes de chambre), les entreprises de nettoyage - bureaux, métro, chaussées et autres, collecte des déchets, le bâtiment, la restauration, les Travaux publics, le personnel hospitalier, et celui des HEPAS,  les ambulanciers, les manutentionnaires...

    Une analyse des raisons de cette absence est urgente ; et s’ils sont peu nombreux à s’y coller (sociologues et journalistes) c’est sans doute pour la raison que toute analyse pourrait tordre le bras du politiquement correct car force est de constater que ce refus de s’engager pourrait révéler un problème de légitimité citoyenne et sociale à l’origine de laquelle on trouvera tout un pan de notre société sur lequel les médias n’ont pas cessé de « taper », leurs éditorialistes en tête, avec une complaisance inouïe, et ce en toute impunité : auto-dépréciation, doute sur sa propre légitimité ( Qui suis-je pour me révolter ?), dissuasion, intimidation… si le cœur n’y est pas c’est que le courage a sombré face à trente ans et plus de procès d’intention et d’instrumentalisation de tout un territoire et de toute une communauté dépréciée et culpabilisée sans vergogne. Faut dire que tous les attendent au tournant. Toutes les banderoles sont déjà prêtes et les Unes des médias aussi : « Daesch est dans les rues ! Aux armes citoyens de souche européenne ! Aux armes ! »

    Quant à l’économie souterraine qui nourrit des milliers de familles et sans laquelle ces dernières seraient en grande difficulté, ses leaders, ses acteurs et ses petites mains seraient mal avisés d’attirer l’attention : le silence est d’or, la discrétion et la loyauté aussi, et la parole interdite dans ces cercles.

    Ces lieux dits quartiers, dits ban-lieues (lieux au ban de la société ?) sont aussi terriblement marqués socialement, éthiquement et religieusement ; il y règne un esprit de corps, un esprit communautaire qui fait que tous bougent ensemble ou bien personne (souvenons-nous des révoltes de 2005 !). D’autant plus que peu nombreux sont ceux qui souhaitent défendre ces territoires qui plombent les CV ; aussi, dès que la situation d’un de ses habitants le permet, celle-ci ou celui-ci n’a qu’un désir : en sortir - passer à l’Ouest : de Bobigny à Courbevoie ; de Bondy à Issy les Moulineaux.

    Si d’aucuns peuvent se réjouir de leur silence et de leur passivité à tous ( L’Elysée, Matignon, les Médias et la quasi-totalité de la classe politique : LR, LAREM, RN en tête), il n’en reste pas moins que le revers de la médaille de cette absence a pour nom :  un sentiment d’appartenance à notre Nation qui s’étiole année après année.

     

    gilets jaunes les abonnés absents

                  Autre absence : celle des agriculteurs (à 300 euros par mois !) et éleveurs qui n’ont sans doute même plus la force de se mobiliser et que la Confédération paysanne et la FN-SEA ont abandonnés à la faillite et au suicide.

    Là encore, si on trouvera toujours du monde pour s’en féliciter (un problème de maintien de l’ordre en moins à gérer !), il est vain de chercher à nier le fait que notre pays profondément divisé, atomisé, n’est plus capable que d’une chose : exclure des millions de nos concitoyens…  a fortiori les plus anciens d’entre nous de par leur métier, leur savoir-faire et leur lieu de vie ; des agriculteurs victimes d'un système qui fera mourir de soif celui qui apporte l'eau, et de faim celui qui cultive la terre.

     

                 A noter aussi l’absence dans les médias et sur les ronds-points de nos dits "Intellectuels" à quelques exceptions près : Todd, Onfray et Éric Hazan - ce dernier étant un spécialiste de l’insurrection, il est vrai ! et une lettre de Claude Michéa ICI à propos du mouvement des Gilets Jaunes ; Frédéric Lordon qui est intervenu dans les premiers jours, aujourd’hui est silencieux ; pourtant, il avait toute sa place autour du mouvement Gilets Jaunes ; effrayé par E. Chouard, il s’est très vite retiré : courageux mais pas téméraire Lordon !

    Rien de surprenant à cela finalement car... le peuple quand il n'est pas là, tous en parlent et le déplorent ; quand il pointe le bout de son nez, tous vont voir ailleurs. 

    Si tout ce beau petit monde d'Intellectuels est resté muet c’est qu’ils ont compris très vite qu’il n’y avait aucune place pour eux dans ce mouvement livré à lui-même certes, mais pas si désorganisé que ça ; aucune place, aucune porte d’entrée, aucune voie de passage, aucun intermédiaire susceptible de les y faire entrer. Ce qui prouve, si besoin était, que nos intellos de service n’ont aucun contact avec ceux qui ne leur ressemblent pas : les jeunes futurs diplômés du mouvement "Nuit debout" : oui ! Les Gilets Jaunes dans toute leur diversité populaire : non ! Mille fois non !

     

                    La dite « dissidence 2.0 »… absente elle aussi ; une dissidence qui a trouvé refuge sur internet depuis plus de 10 ans maintenant : cette dissidence se contente de commenter les événements de loin, de très loin ; ce qui prouve le niveau de relégation des classes populaires isolées, reléguées, parquées ; quand elles bougent, personne n’est capable de faire le lien avec elles.

     

                  Et maintenant...

                 Convergence des luttes ? Vous avez dit « convergence des luttes » ? Mais alors, qui a pu croire un instant, ne serait-ce qu’un quart de seconde, à cette vieille lune ?  Sûrement pas les centrales syndicales de nos Routiers d’ordinaire si sympas ; après quelques aboiements, le gouvernement s'est fait dessus, et nos syndicalistes sont partis comme des voleurs distribuer quelques euros à leur troupe maintenant satisfaite.

    Dommage ! Vraiment ! Tous ces gros poids lourds,...  tout ce potentiel de nuisance, quand on y pense  ! Nous tous, nous commencions à rêver à un…

    Enfin…

    Et que penser de l'absence des Vtcistes des plateformes Uber et autres ? 12H de conduite par jour pour un SMIC à la fin du mois ? Qu'est-ce qui peut bien les retenir tous de crier leur "ras le bol !" ? 

     

                    Abandonnés par tous les corps intermédiaires indépendants et autonomes (corps situés entre le citoyen et l'Etat qui a le monopole du droit  et du recours à la violence), viennent maintenant à l’esprit, les syndicats dits "partenaires sociaux".... : partenaires privilégiés de l'oligarchie et de la ploutocratie qui nous gouvernent ?

    Pensons ne serait-ce qu'au million d’enseignants ( il est vrai que l’on ne trouvera guère parmi eux un personnel payé au SMIC ; de plus, il s’agit d’une corporation cadenassée, tenue en laisse par des syndicats autoritaires) ; le personnel de santé aussi (les aides-soignantes non soutenues par leurs syndicats hésiteront sans doute longtemps avant de se mobiliser).

    Ces syndicats de salariés ne seront donc pas les derniers à regarder ailleurs pendant que les Gilets Jaunes parviennent semaine après semaine, à retrouver leur dignité en sortant de leur isolement pour mieux renouer le contact avec ceux qui partagent leur sort, les mêmes conditions de non-vie et de non-existence faute de moyens et de considération : potentiellement entre 15 et 20 millions de nos compatriotes – foyers avec ou sans enfants ; actifs ou non.

    Certes, les syndicats de police comblent ce manque ; tous sont présents sur les plateaux-télé.

    A propos de cette absence des syndicats, on pensera à la CGT dont on était en droit d’attendre une autre attitude de la part de sa direction ; une direction frileuse, figée, dogmatique, incapable d’adaptation, incapable de la moindre prise de risque ; lâcheté et incompétence qui expliquent le taux de syndicalisation dans les entreprises du privé ; une structure refermée sur elle-même, une verticalité abusive de maître-chien à la tête d’un chenil ; caractéristique qui a pour origine une seule motivation, ancrée, chevillée au corps, et ce dès les premières heures, les premières années de leur engagement à tous avant la trahison : échapper au travail, à la dictature du salariat et à son humiliation pour ne pas, ne plus, ne jamais partager ses conditions d’existence. Et puis... la carrière ! Gravir les échelons du non-travail au sein d'une structure elle aussi anti-démocratique, arriviste et vénale.

     

    cgt à l'elysée.jpg

    Pour s’en convaincre, il n’est que de les observer tous autant qu'ils sont lorsqu’ils se rendent qui à Matignon, qui à l’Elysée, la poignée de main chaleureuse, sourire grand format – sourire de rescapé-échappé du monde du travail -, habités  par une fierté de garçons de course flattés d’être reçus dans les lieux prestigieux d’une négociation venue chercher les miettes d’une vie digne et riche en opportunités.

    Vous pensez ! Cette même CGT s’avérera incapable de faire payer le Groupe Casino qui refusera de verser une prime de fin d’année à ses salariés - et de s’en plaindre dans les médias ! - alors qu’il suffisait de quitter son poste et de baisser le rideau pour mieux priver d’activité tous les centres commerciaux du Groupe deux semaines avant les fêtes.

    Certes, on pourra toujours objecter ce qui suit : "Mais... mon bon Monsieur... depuis la fin des années 70, juste avant l'arrivée du PS au "pouvoir", les syndicats, c’est plus fait pour les classes populaires !"

    Dont acte.  

     

    lyceens à genoux.jpg

     

                 Et puis aussi... les Lycéens.

    Saluons au passage leur tentative de se faire entendre ; hélas, ces Lycéens n’étaient pas ceux de 1995 : ils n'ont pas fait long feu ; à la première alerte, à la première menace, à la première injonction – mains sur la tête, à genoux  ! -, de notre police tellement républicaine dans ses mœurs, tous sont rentrés chez Papa et Maman ( surtout Maman !) ; plus de 20 ans après, on a découvert des Lycéens craintifs : des lycéens dévirilisés ?

    Sans doute avions-nous oublier que depuis les années 90, l’industrie du divertissement numérique était passée par là. Ce qui fait que… le virtuel ne représente pas simplement un danger d’une déconnexion face à la réalité… le virtuel vous amaigri moralement, physiquement et psychologiquement : il vous inhibe au-delà de toute attente ; quand on en prend conscience, c’est déjà trop tard :  on l’a dans le baba !…

    Et c’est alors que l’escargot n’a qu’un réflexe : rentrer dans sa coquille ; d’autres mentionneront une niche.

    Une chose est maintenant avérée : tous les marchands peuvent dormir tranquilles ; leurs clients sont bien partis pour obéir au doigt et à l’œil.

     

                 Début décembre, la rumeur suivante a couru, au sprint qui plus est : le gouvernement craindrait la possibilité d’une connivence des forces de l’ordre avec les Gilets jaunes ; une sorte de retenue de leur part dans ce qui était exigé d’elles : le rétablissement et le maintien d'un ordre profondément injustice et méprisant. Du moins, c’est ce que les médias ont tenté de nous vendre, histoire sans doute de mettre un peu de piment dans l’actualité du mouvement : là encore, une poignée d’euros suffiront à écarter ce danger inexistant.



                           

     

    Faut dire que l’expression de l'éventualité et de la réalité de ce risque de défection n’était que la marque de l’ignorance…car c’était oublier, ou bien ignorer, l’histoire des mouvements ouvriers et autres mouvements tout au long des deux siècles derniers : la répression dans le sang des Communes de 1830, 1840, 1848 ; 1871 ; c’était oublier les ouvriers grévistes tout au long du 19è siècle passés par les armes ;  plus tard, notre belle police républicaine sous l’Occupation ; puis l’Affaire algérienne : cadavres descendant les eaux crasseuses de la Seine et d'autres découverts pendus aux arbres de notre belle forêt de Fontainebleau ; ne reculant devant rien, grâce à cette même police, on trouvera aussi des corps près des bouches de métro (Charonne) en 1962.

    Aussi, si la police demeure républicaine... force est de constater qu’elle s’y maintient dans notre République sous condition qu’on ne lui demande pas de donner un coup de canif, ou bien de hache (ça dépend de la période et de l’insistance avec laquelle la requête est présentée) dans cet engagement qui serait le sien - engagement républicain indéfectible - pourtant aussi intermittent que friable sur la longue durée : celle des massacres de classes laborieuses et des minorités.

                                           

                    Et puis enfin, à propos du tabassage gratuit de centaines de Gilets Jaunes par une police maintenant indigne de toute considération, on ne pourra pas ne pas déplorer le silence assourdissant des médecins des hôpitaux qui traitent des mains arrachées, des visages défigurés, la perte d'un oeil, des hématomes aux séquelles à vie ; l'absence de réaction de l'ordre des avocats, de la ligne des droits de l'homme (LDH) et de la classe politique et médiatique.

     

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                 Partis politiques disqualifiés, syndicats inopérants, médias dont l’engagement en faveur d’une information honnête s’est effondré depuis 20 ans au profit de la gestion de carrières au sein d’un univers de pigistes payés au ras de pâquerettes (ce qui ne les empêche pas tous... d’entretenir l’espoir d’un titularisation et pourquoi pas, à terme, d’une nomination à la tête d’une rédaction), des médias « ... censés représenter un 4è pouvoir qui ont fusionné avec les 3 premiers - exécutif, législatif et judicaire», les Intellos et autres universitaires (les sociologues entre autres) tous impuissants à nouer un contact quel qu’il soit avec les Gilets Jaunes - la France de l’abstention - sinon en tant que professionnels spécialisés dans la scrutation de « bêtes sociales aussi curieuses que rares »...

    Espérons que tous ces absents seront en tirer les conclusions qui s'imposent à leur sujet : "A quoi, à qui servons-nous in fine ?"

     

    ***

     

                  Dévoilement, révélation d’un effondrement moral, intellectuel et culturel sans précédent, perte du sens des responsabilités chez les journalistes et les élus,  devoirs civique et citoyen mis au rebut par ces derniers… la grande richesse de ce mouvement, son apport inespéré, c’est son caractère épiphanique : la révélation de ce qui est, de ce que les médias, les Intellectuels, les élus (si mal élus !), les centrales syndicales sont devenus ; révélation de leurs motivations réelles et de leur niveau d'engagement à tous et pour quel profit et pour qui ; révélation du vrai visage de notre République : cette gueule cassée, borgne, énuclée de ses classes populaires et du souci d'une justice sociale pour tous ; révélations qui nous apportent  la confirmation, au-delà de toute erreur possible,  de ce que nous sommes nombreux à soupçonner depuis des années : l'organisation de notre société repose sur un seul et unique mensonge... la soi-disant recherche de la concorde et de la justice des conditions d'existence comme ultime projet... projet d'essence et d'esprit humaniste qui plus est. Et ce mensonge est arrivé en fin de vie. La catastrophe est maintenant proche.

     

    les gilets jaunes les grands abonnés absents du mouvement

     

                   Et c’est alors, et c’est maintenant que Facebook, Youtube et Twitter deviennent les alliés (même si la censure y fait rage !) très involontaires de la contestation d’un ordre économique, financier et politique aussi crapuleux qu’égoïste et lâche dûment assumé par les Jean-foutre d’une classe aussi méprisante que vénale.

     

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