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Gilets Jaunes - Page 5

  • Francis-Karl Marx à propos du Mouvement Les gilets jaunes

                     

     

                   Les Gilets jaunes : un regard marxiste sur son potentiel insurrectionnel 

     

     

                  RIP ou RIC  (référendum d'initiative populaire et citoyenne) : le logos de la radicalité face à la jacasserie constitutionnelle.

    RIC cul-de-sac ! RIC dont tous les médias se sont emparés car pour eux tous, cette revendication représente une diversion inespérée permettant à terme, de tuer dans l'oeuf la dynamique du mouvement des Gilets Jaunes qui lâche la proie de la mobilisation et de l'occupation pour l'ombre d'une avancée "constituante" aussi irréaliste que vaine. 

                 Mais il y a une bonne nouvelle : paradoxalement, le mouvement des Gilets Jaunes et tous les mouvements qui l’ont précédé (Bonnets rouges, Notre dame des Landes) ont prouvé que l’on devait, que l’on pouvait enfin se passer du soutien des élus, des médias et des syndicats pour arracher ce qui doit être obtenu. 

     

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  • Une journée dans la vie d'un Gilet Jaune

                   

     

                 Gilets jaunes Acte 7 - des centaines de manifestants / Paris - France 29 décembre 2018

     

                   

            Mai 68 ouvrier, l’École libre avec son million de manifestants sous Mitterrand, les mobilisations lycéennes des années 90, la longue grève de 1995, les émeutes de 2005 dans les « banlieues » de nos métropoles, les Bonnets Rouges, Notre Dame des Landes…

    Les modes de contestation et les modalités des luttes de type Gilets Jaunes (GJ), leur efficacité, leur réussite, ne semblent guère contestables depuis de nombreuses années.

    Force est de reconnaître que cette « France Gilets Jaunes » - alliance inédite du prolétariat, des classes populaires, des retraités, des chômeurs, des petites classes moyennes (couche moyenne menacée par le déclassement et le tassement des niveaux de vie et des perspectives de promotion sociale) et de la petite bourgeoisie (commerçants et artisans), apporte aujourd’hui la confirmation maintenant irréfutable : la « Rue » dans son acceptation la plus large - mégapole, urbain, péri-urbain, campagne-urbaine et campagne profonde -, est bien le dernier lieu d’une expression à la fois citoyenne et populaire d’une radicalité qui seule permet de contrer des politiques qui hurlent à l’injustices.

    La seconde nouveauté de ce mouvement, c’est le fait qu’il s’agit d’un mouvement aux revendications non catégorielles, non générationnelles, non idéologiques et non confessionnelles contrairement à tous les mouvements passés.

    Autre nouveauté : le fait que la province soit la seule à se mobiliser dans un environnement de villages et de communes moyennes ; rien en Ile de France et très peu d’actions sur Lyon ou Marseille. Et c’est cette France-là qui montera sur Paris et qui pour la première fois depuis les années 30, viendra occuper la rive droite de la Capitale. Fini le quartier latin… place à l’avenue Foch et Kleber… Art de triomphe, la Concorde, plus tard Montmartre puis le boulevard Hausmann et les Grands Magasins. Une première !

    A noter aussi, la participation, la mobilisation massive des femmes du monde du travail, mères de famille, seules ou bien accompagnées de leurs conjoints... 

    On saluera donc cette prise de conscience, l’importance de la mobilisation et la composition de cette mobilisation étendue à des pans de la société jusqu’ici résignés, silencieux.

     

                       

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                          Lynchage, tabassage gratuit, autant d'actes infâmes commis par une police maintenant indigne de toute considération dans le silence assourdissant des médecins, des corps intermédiaires, des avocats, de la ligne des droits de l'homme... de la classe politique et médiatique...

    Longtemps, nous serons nombreux à nous en souvenir. 

     

    Une courte analyse de la relation du couple Etat-Police :

     

    La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d'une police qu'il méprise ( salaires indignes, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection etc.... ICI un billet à ce propos), est la suivante : cette complaisance à son égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne qu'il la méprise au plus au point sans pouvoir en faire l'économie pour autant car force est de constater ceci : plus l’Etat flatte et couvre les policiers, entre deux suicides, plus l'Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant.

    Les victimes des bavures tout au long de l'année, aujourd'hui le passage à tabac du gilet jaune isolé, sans défense ni protection (des dizaines de vidéos sur internet peuvent en témoigner) par les DAR (dispositif d'action rapide), c'est l'exutoire auquel les deux partis, le couple Etat-Police, ont recours :  l'une pour éviter de rendre des comptes à sa police ; l'autre, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représentent leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie et de leurs syndicats, dans l'exercice d'une violence dite "légale" car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui. 

     

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  • Cynthia Fleury essayiste et psy : ou quand la bourgeoisie de nos centres-villes se rêve Gilets Jaunes

    cynthia fleury entretien dans Elle

                   Cynthia Fleury confortablement installée dans un  fauteuil Lounge (Lounge chair) d'une valeur de 7 à 10 fois un SMIC (net) ; la plus célèbre création (1956) du couple de designers Charles & Ray Eames.

     

    ***

     

                   Photo et citations (ci-dessous) tirées d'un entretien de Cynthia fleury dans l'hebdo "Elle" du 28 12 2018

     

     

                       

     

                      " Pour sortir de l'angoisse du spectacle du monde, il faut s'engager afin de sortir de l'interchangeabilité et faire valoir sa dimension d'irremplaçable

     

                     "Les Gilets Jaunes  c'est une crise liée à la mondialisation qui crée toujours plus d'injustice et de précarité pour les classes moyennes  basses et populaires qui brise la cohérence sociale dans tous les pays....   Les gens considèrent qu'ils ne sont plus représentés et qu'ils doivent se représenter eux-mêmes... Sortir de la démocratie à souveraineté interrompue à une système de démocratie continue... A l'origine de ce soulèvement on trouve un grand sentiment  de découragement puis le courage de descendre dans la rue... On assiste alors à une vraie forme  de détermination et d'organisation... Contre la tentation du recours à la violence, il faut mettre en place une démocratisation réelle des institutions, une consultation des citoyens... la refonte d'un compromis social protègent de  la montée du ressentiment et de la violence qui s'en suit... la meilleure manière de protéger notre humanité c'est de faire de la politique, de participer  à des mouvements sociaux"

     

                           Mais aussi, mais hélas (comme quoi : chassez le naturel il revient au galop ! : "Il va falloir réguler les réseaux sociaux qui peuvent être négatifs pour la démocratie..sans réformes on verra les partis extrémistes prendre le pouvoir sur le modèle  du Mouvement 5  étoiles souverainiste, europhobe  et antisystème...."

                                  - Au sujet de ce dernier commentaire concernant le Mouvement 5 étoiles, on corrigera notre essayiste comme suit : ce mouvement 5 étoiles n'est pas europhobe mais anti-U.E ;  une U.E relais d'un mondialiste dévastateur de notre modèle social et de nos identités ; et si ce mouvement est anti-système c'est donc par voie de conséquence : contre le système qui a crée, encadre et pilote cette U.E. 

     

                       

                                                         Une journée dans la vie d'un Gilet Jaune

     

     

                           Qu'à cela ne tienne...

                           A la suite des propos de Cynthia Fleury plutôt favorables au mouvement des Gilets Jaunes, doit-on maintenant s'attendre à sa venue sur les ronds-points et ailleurs ? Peut-on, doit-on l'espérer ? 

     

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    Les ouvrages de Cynthia Fleury

     

    - Les pathologies de la démocratie 

                               On sera tentés de corriger ce titre comme suit : "Les pathologies de l'absence de démocratie" - ndlr

    - La fin du courage

    - Les irremplaçables

     

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  • Gilets Jaunes : les funambules de la mobilisation politique et sociale

                   

                         Mai 68 ouvrier, l’École libre avec son million de manifestants sous Mitterrand, les mobilisations lycéennes des années 90, la longue grève de 1995, les émeutes de 2005 dans les « banlieues » de nos métropoles, les Bonnets Rouges, Notre Dame des Landes…

    Les modes de contestation et les modalités des luttes de type Gilets Jaunes (GJ), leur efficacité, leur réussite, ne semblent guère contestables depuis de nombreuses années.

    Force est de reconnaître que cette « France Gilets Jaunes » - alliance inédite du prolétariat, des classes populaires, des retraités, des chômeurs, des petites classes moyennes (couche moyenne menacée par le déclassement et le tassement des niveaux de vie et des perspectives de promotion sociale) et de la petite bourgeoisie (commerçants et artisans), apporte aujourd’hui la confirmation maintenant irréfutable : la « Rue » dans son acceptation la plus large - mégapole, urbain, péri-urbain, campagne-urbaine et campagne profonde -, est bien le dernier lieu d’une expression à la fois citoyenne et populaire d’une radicalité qui seule permet de contrer des politiques qui hurlent à l’injustices.

    La seconde nouveauté de ce mouvement, c’est le fait qu’il s’agit d’un mouvement aux revendications non catégorielles, non générationnelles, non idéologiques et non confessionnelles contrairement à tous les mouvements passés.

    Autre nouveauté : le fait que la province soit la seule à se mobiliser dans un environnement de villages et de communes moyennes ; rien en Ile de France et très peu d’actions sur Lyon ou Marseille. Et c’est cette France-là qui montera sur Paris et qui pour la première fois depuis les années 30, viendra occuper la rive droite de la Capitale. Fini le quartier latin… place à l’avenue Foch et Kleber… Art de triomphe, la Concorde, plus tard Montmartre puis le boulevard Hausmann et les Grands Magasins. Une première !

    A noter la place prépondérante qu'occupe les femmes dans la mobilisation ; des femmes du monde du travail, mères de familles seules ou bien accompagnées de leurs conjoints... 

    On saluera donc cette prise de conscience, l’importance de la mobilisation et la composition de cette mobilisation étendue à des pans de la société jusqu’ici résignés, silencieux.

    On pourra toutefois déplorer l’absence des français issus de l’immigration alors que cette catégorie de Français est sur-représentée au sein des classes populaires : salaires, conditions de travail, conditions de vie : enclavement et stigmatisation.

    Une analyse des raisons de cette absence est urgente ; et s’ils sont peu nombreux à s’y coller c’est sans doute pour la raison suivante : toute analyse pourrait tordre le bras du politiquement correct car force est de constater que ce refus de s’engager pourrait révéler un problème de légitimité citoyenne et sociale à l’origine de laquelle on trouvera tout un pan de notre société sur lequel les médias n’ont pas cessé de « taper », leurs éditorialistes en tête, avec une complaisance inouïe : auto_dépréciation ( Qui suis-je pour me révolter ?), dissuasion, intimidation… si le cœur n’y est pas c’est que le courage a sombré face à trente ans et plus de procès d’intention et d’instrumentalisation de tout un territoire et de toute une communauté dépréciée et culpabilisée sans vergogne. Faut dire que tous les attendent au tournant. Toutes les banderoles sont déjà prêtes et les Unes des médias aussi : « Daesch est dans les rues ! Aux armes citoyens de souche européenne ! Aux armes ! »

    Quant à l’économie souterraine qui nourrit des milliers de familles et sans laquelle ces dernières seraient en grande difficulté, ses leaders, ses acteurs et ses petites mains seraient mal avisés d’attirer l’attention. Le silence est d’or, la discrétion et la loyauté aussi, et la parole interdite dans ces cercles.

    Ces lieux dits quartiers, dits ban-lieues (lieux au ban de la société ?) sont aussi terriblement marqués socialement, éthiquement et religieusement ; il y règne un esprit de corps, un esprit communautaire qui fait que tous bougent ensemble ou bien personne (souvenons-nous des révoltes de 2005 !). D’autant plus que peu nombreux sont ceux qui souhaitent défendre ces territoires qui plombent les CV ; aussi, dès que la situation d’un de ses habitants le permet, celle-ci ou celui-ci n’a qu’un désir : en sortir - passer à l’Ouest, de Bobigny à Courbevoie ; de Bondy à Issy les Moulineaux !

    Et que penser de l'absence de ces agriculteurs à 300 euros par mois qui n’ont sans doute même plus la force de se mobiliser et que la Confédération paysanne et la FN-SEA ont abandonnés à la faillite et au suicide ? 

    A noter aussi, l’absence des Intellectuels à quelques exceptions près (Todd, Onfray et Éric Hazan – ce dernier étant un spécialiste de l’insurrection, il est vrai). Si tout ce beau petit monde est resté muet c’est qu’ils ont compris très vite qu’il n’y avait aucune place pour eux, dans ce mouvement livré à lui-même certes, mais pas si désorganisé que ça. Aucune place, aucune porte d’entrée, aucun intermédiaire susceptible de les y faire entrer. Ce qui prouve, si besoin était, que nos intellos de service n’ont aucun contact avec ceux qui ne leur ressemblent pas : les Gilets Jaunes dans toute leur diversité.

    La dite « dissidence 2.0 »… absente elle aussi ; une dissidence qui a trouvé refuge sur internet depuis plus de 10 ans maintenant : cette dissidence se contente de commenter les événements de loin, de très loin ; ce qui prouve le niveau de relégation des classes populaires ; quand elles bougent, personne n’est capable de faire le lien avec elles.

    Partis politiques, syndicats, médias, les Intellos et autres universitaires (les sociologues entre autres) tous disqualifiés et impuissants à nouer un contact quel qu’il soit avec les Gilets Jaunes sinon en tant que professionnels spécialisés dans la scrutation de « bêtes sociales aussi curieuses que rares » à savoir : les sociologues.

    Espérons que tous en tireront les conclusions qui s’imposent car c’est bien à côté de l’essentiel qu’ils passent tous même si leurs perspectives de carrière elle, demeurent aussi intactes que prometteuses ; une carrière d’universitaire autour des Gilets Jaunes ?

    Et c’est alors que Facebook et Youtube deviennent les alliés très involontaire de la contestation d’un ordre économique et financier aussi crapuleux qu’immoralement égoïste et lâche.

     

     ***

     

    "Toute organisation  avant la lutte se substitue à la lutte "

     

                        Mouvement insaisissable et irrécupérable, conséquent et cohérent, ingérable par la classe médiatique, politique et syndicale d’autant plus qu’aucune récupération n’est possible puisqu’aucun acteur d’une démocratie croupion, non- représentative, n’en a ni la légitimité ni la carrure ni l’autorité pour le faire - en effet, si les années passés avaient pu prouver qu’il en était autrement, jamais ce mouvement des Gilets Jaunes et ceux qui les ont précédés n’auraient vu le jour -, si le premier parti c’est l’abstention, en revanche, nombreux sont ceux qui, localement, sur le terrain, sont prêts à s’opposer ; ne pas ignorer non plus ces micro-luttes tout au long de l’année, impliquant certes peu de participants, très circonscrites qui ne bénéficient pas d’une couverture médiatique régionale ou nationale susceptible de mettre à jour une réalité ignorée,  n’empêche, les habitants de nos territoires ne cessent de s’impliquer, de réagir, de se révolter face aux injustices et aux dis-fonctionnements : environnement, insécurité, fermetures d’entreprises, d’hôpitaux, d’écoles... et c’est bien là tout ce qui importe. Prendre la rue pour demander non pas un coup de pouce du SMIC de 2% revendiqué par des syndicats qui ont intériorisé depuis des lustres les appels incessants des gouvernements pour « une attitude responsable » de la part des partenaires sociaux face aux contraintes économiques…  mais bien plutôt pour exiger des moyens qui permettent une vie décente... c’est faire la preuve qu’en dehors des partis et des syndicats d’une impuissance crasse et complaisante, il y a des solutions en terme de rapport de force d’une efficacité redoutable.

    A propos de la popularité du mouvement, ne soyons pas dupes : cette popularité des GL repose sur le fait que tous les automobilistes ont besoin de mettre de l’essence dans leur véhicule ; que ce soit un 4x4 à 60 000 euros ou bien un modèle d’une valeur de quelques euros dont seules les casses autos se porteront acquéreurs. Les taxes ? Artisans, commerçants, chefs d’entreprise… là encore, tous s’accorderont à dire qu’elles sont rédhibitoires ; du cadre supérieur au retraité au minimum vieillesse.

    Salaires, retraites, fiscalité… certes les sondages qui ont confirmé dès les premiers jours la popularité du mouvement ont suffi (pour un temps seulement), à mettre sur la touche toute tentative de discréditer les Gilets Jaunes. Pour autant, il serait bon que les Gilets jaunes comprennent très vite qu’ils devront ne compter que sur leur propre détermination car les couches moyennes ne tarderont pas à demander que les Gilets Jaunes rentrent à la maison maintenant que les hausses de l’énergie ont toutes étaient annulées (essence, gaz, électricité), d’autant plus qu’ils devront dès maintenant se préparer à faire face à une hostilité croissance des médias ainsi qu’au ralliement de toute la classe politique aux appels à l’ordre du gouvernement une fois que les sondages indiqueront une baisse irréversible du soutien et de la sympathie à l’endroit des GJ. 

     

    ***

      


     

                     Référendum d’Initiative Citoyenne ( RIC) : revenons un instant sur cette revendication et d’autres encore d’une partie des Gilets Jaunes qui ont pour sujets la souveraineté, l’U.E, l’Otan, l’Euro... alors que les priorités ne devraient-elles pas concerner les conditions d’existence et les actions à mener pour arracher ce qu’il est nécessaire d’obtenir ?

    « Macron démission ! » Encore une fois, est-ce vraiment une nécessité absolue ? En revanche, être capable de s’opposer et d’obtenir gain de cause en toute autonomie et en toute efficacité est une exigence et une urgence de chaque jour. Les mouvements autonomes (sans l’appui des partis, des médias de masse et des syndicats) de ces cinq dernières années ont prouvé qu’il n’était plus nécessaire de passer par les urnes : d’autant plus qu’en face, pour faire face, il n’y a plus personne excepté un service d’ordre avec des moyens et des savoir-faire reconnu par tous les régimes autoritaires de par le monde. 

    Faut-il rappeler qu’aucune force politique, aucune force économique, aucune force financière n’autorisera un RIC capable de remettre en cause leurs intérêts ; et les couches moyennes se moquent d’un RIC susceptible à tout moment de leur faire faire un saut dans l’inconnu. 

    Qu’il s’en défende ou non, Etienne Chouard, star d’internet, figure de proue du Référendum d'Initiative Citoyenne (RIC) depuis 12 ans, a bel et bien pour grille d’analyse aussi et surtout celle de son statut social : enseignant fonctionnaire à l’abri du chômage et de la précarisation ; en d’autres termes : Chouard n’a besoin de rien d’un point de vue matériel ; c’est la raison pour laquelle il semble incapable de penser les moyens et de reconnaître leur prédominance ; d’où son acharnement à propos des fins : une société organisée autour du RIC.

    Entouré de groupies, rarement confronté à des débats contradictoires, force est de constater qu’Etienne Chouard, au fil des ans, met en scène un discours de plus en plus incantatoire, symptôme d’une frustration grandissante. Et pourtant…. qu’il réfléchisse à propos des moyens et très vite il comprendra la nécessité de tempérer son enthousiasme et ses propos au sujet des fins – un RIC absolu et absolutiste -,  une fois qu’il aura pris conscience de la nature utopique de son projet d’autant plus que le Référendum d’Initiative Citoyenne est dans tous les programmes des partis politiques depuis 10 ans ; soyons assurés qu’une fois encore, il sera vite oublié une fois les élections passées ou bien, il s’agira d’un RIC aux conditions de recours et d’exercice très restrictives : ceux qui l’accorderont seront ceux qui le contrôleront ; on peut parier que ce RIC au rabais, un RIC quignon de pain, ne concernera certainement pas les questions qui touchent aux conditions d’exercice du mandat d’élu ou non (maire, député, sénateur, conseiller, ministres, Premier ministre, Président) sans oublier les questions d’ordres économique et financier (la fiscalité en autre). De ce RIC-là (sans colonne vertébrale, sans remise en cause), les classes supérieures et une grande partie des couches moyennes s’en contenteront pensant avoir échappé au pire car aucune de ces classes ne prendra le moindre risque avec une sortie de l’Euro et de l’U.E.

    Révocation du président, du gouvernement et de tous les élus locaux, nationaux et européens, abrogation des lois, veto sur un texte législatif, veto sur le vote du budget sur simple consultation référendaire…

    Mais alors, utopie millénariste que ce RIC ? Utopie de Grand Soir, celui de la fin de l’injustice sociale, l’avènement du pouvoir du Peuple par le Peuple ? 

    Ce RIC-là ne sera jamais voté. Considérer l’éventualité de son succès c’est continuer d’entretenir de faux espoirs.

    RIP ou RIC : le logos de la radicalité face à la jacasserie constitutionnelle et fétichiste comme la marchandise du même nom. RIC cul-de-sac ! RIC dont tous les médias se sont emparés car pour eux tous, cette revendication représente une diversion inespérée permettant à terme, de tuer dans l'oeuf la dynamique du mouvement des Gilets Jaunes qui lâche la proie de la mobilisation et de l'occupation pour l'ombre d'une avancée "constituante" aussi irréaliste que vaine. 

    Mais il y a une bonne nouvelle : l'action des Gilets Jaunes permet de sortir d’une vision utopique de la politique (on sort du somnambulisme et on entre en action) cultivée par des acteurs pour lesquels rien ne presse, une utopie de nantis, utopie complaisante et candide face à des résistances d’une force et d’une détermination sans faille - celle de tout un personnel politique qui ne lâchera rien et certainement pas des plans de carrière tout tracés.

    Autre bonne nouvelle : paradoxalement, le mouvement des Gilets Jaunes et tous les mouvements qui l’ont précédé (Bonnets rouges, Notre dame des Landes) ont prouvé que l’on devait, que l’on pouvait enfin se passer du soutien des élus, des médias et des syndicats pour arracher ce qui doit être obtenu, car RIC ou pas, comme expliqué précédemment, seule importe une mobilisation locale et/ou nationale, en fonction des situations et des injustices à combattre ; injustices ou dis-fonctionnements préjudiciables à la qualité de vie et à la notion d’égalité des droits. 

    Car enfin…  à l’heure de la mondialisation, qu’est-ce qu’il est raisonnable d’espérer ? La réponse : rien dans et par les urnes mais tout sur le terrain. Aussi, laissons le personnel politique d'une pseudo-représentation en forme de théâtre d’ombres là où il n’est pas et là où il ne sera jamais ! Un personnel qui représente moins de 25% de l’électorat et dont tous les membres sont élus par défaut ou bien à la majorité d’une minorité de votes exprimés ; la véritable majorité étant l’abstention.

    En revanche, tout est possible ou presque, dans l’action en temps réel : ce que confirme les actions du mouvement des Gilets Jaunes et de tous ceux qui les ont précédés durant ces 30 dernières années.

    ll faut donc tendre vers l’identification et la résolution des problèmes à un échelon local, même face à des décisionnaires situés hors de ce périmètre. N’est-ce pas ce qu’ont compris les Bonnets rouges - la Bretagne ; décisionnaire parisien : ministère de l’environnement -, le mouvement Notre des Landes - Nantes : projet porté par un premier ministre à Paris ?

    Si les super-structures (la commission européenne) et les hyper-structures (marchés financiers, banques, institutions internationales et acteurs du projet mondialiste) sont hors d’atteinte, en revanche, leurs politiques ont des répercutions locales, fatalement ; et c’est à cette échelle-là qu’il faut les combattre en prenant pour cible la représentation politique et tout l’appareil d’Etat : maires, conseillers, président de département, de région, préfecture (les agriculteurs savent faire ça !), direction départementale de l’équipement.... conseil général, conseil régional....

    Car, si l’on n’échappera pas au mondialisme, en revanche on peut agir localement et nationalement contre les décisions d'une classe politique dont la carrière (et celle des médiacrates) dépend de la bonne marche des affaires générées par ce mondialisme.

     

                      Les Gilets jaunes, les Bonnets rouges, les activistes de Notre dame des Landes ont apporté la preuve que le lieu de l'expression d’un rapport de force en faveur de la justice sociale, de l’égalité des chances, de l'écologie et d'une vie décente n'est plus à l'Assemblée, et le pouvoir (pouvoir de décider et non le « devoir d’obéir ») ni à Matignon ni à l’Elysée. Et c’est la meilleure des nouvelles, une grande nouvelle : aussi, en ces temps de fêtes et d’allégresse… faisons résonner un Alléluia franc et massif ! 

    Reste à espérer que les Gilets Jaunes dans leur ensemble sauront évaluer à sa juste valeur mais sans complaisance ni relâchement l’importance de cette révélation car, ce qui ne doit pas pour autant être remis en cause ce sont  la nécessité et l'exigence suivantes : que les Gilets jaunes n’oublient surtout pas leur colère à toutes les élections qui vont se succéder : que ceux qui n'ont jamais voté, votent ! Que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes ! Car, seule la peur chez les élus LREM les forcera à faire pression sur Matignon et l'Elysée : peur de la sanction électorale, des centaines de mandats en danger... locaux, nationaux et européens … 

    Il faut donc voter à toutes les élections et sanctionner LREM !

                      Précisons ceci au passage : tous les partis sont permis  car qui veut les fins veut les moyens !

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  • Macron... l'UMPS à l'Elysée : mais alors, quelle alternative pour demain ?

    macron dégage

     

                  Autour de Macron c’est bien le constat d’un vide politique qui s’impose après des années de fausse « opposition », de fausse alternance ; en effet, aucune force n’est présente pour concurrencer la majorité LREM qui repose soit dit en passant sur un taux d’abstention record et le vol d’une élection dont le deuxième tour était sans alternative ; ce qui fait de Macron le président le plus mal élu de la 5è République.

    Tous sont d’avis que le PS ne peut plus servir de leurre ni jouer le rôle de « parti de l’alternance » ni le parti LR puisque Macron, c’est l’UMPS incarné ; en d’autres termes, et dans le contexte d’un Macron au plus bas dans les sondages pour les trois années à venir (car il n’y aura pas plus de justice sociale, pas plus de pouvoir d’achat ni de baisse du chômage - baisse qui ne peut avoir lieu sans une augmentation conséquente de la pauvreté), il n’y manifestement pas de plan B de prévu chez ceux qui ont accompagné Macron jusqu’aux portes de l’Élysée : il semblerait donc que le système se soit piégé lui-même au terme d’une trentaine d’années de manipulation, d’instrumentalisation et de diabolisation au gré des impératifs économiques et idéologiques : l’U.E sous domination allemande, une Commission intrusive capable de remettre en cause le résultat d’élections « démocratiques » de ses pays membres (l’Italie tout dernièrement) et un mondialisme dévastateur des modèles sociaux et des identités nationales ; pour cette raison, Macron devra être reconduit dans trois ans puisque ni le FN ( ou la vraie droite LR-FN) ni les Insoumis ( la vraie gauche) ne sauraient être, pour l’heure, une option : une crise majeure politique et morale que l’entrée de MLP à l’Élysée provoquerait n’est pas de mise car cette crise annoncerait la chute de l’U.E ; ce qui ne fait certainement pas partie de l’agenda de ceux qui, depuis 20 ans, font en sorte qu’aucun candidat ne puisse être élu s’il n’a pas le FN dans les pattes au second tour de l’élection présidentielle ; ce qui revient à supprimer de facto le « second tour » de cette élection.

                      macron dégage gilets jaunes

     

                        La question suivante nous brûle les lèvres : comment ceux qui sont allés chercher Macron ("ce plan marketing qui a mal tourné !"), ceux qui ne se trompent pourtant que rarement dans le choix de celle ou de celui qui sera appelé à les servir et qui ont eu la bêtise et la faiblesse de penser qu'ils pourraient faire de cet enfant roi, un Président avec la majuscule de rigueur alors qu'ils ont fait de cet enfant capricieux et arrogant, le gardien grossier de leurs intérêts à ciel ouvert car tous ne s’en cachent ni ne s’en défendent même plus - Macron le premier ! - comment donc ont-ils pu tous se tromper à ce point ?  

    Rappelons aussi ceci : lourde est la responsabilité des médias !  Leurs têtes d’affiche ont soutenu la candidature de Macron dans lequel très vite, tous se sont reconnus car, pour les plus jeunes d’entre eux, Macron c’était eux : leurs rêves de grandeur et ambitions illimitées vécus par procuration ; quant aux installés quinquas et sexagénaires, tous ont bien dû penser ce qui suit : « Lui, Macron, il saura enfumer les électeurs et protéger nos places ! »

    Lourde responsabilité aussi de ceux qui ont fait le choix de cet enfant pourri-gâté, le pire des hommes à la tête d’un Etat dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, mettant tout en oeuvre pour qu’il soit assuré d’être élu. Ces médias et ces hommes-là issus de la banque, de l'assurance, accessoirement de la politique, magnats des médias et autres milliardaires, ont mis la France en danger pour le seul bénéfice de leurs intérêts : BNP, AXA, LVMH, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys de la politique qui ont pour clients l'Hyperclasse), Michel Collomb, Pierre Bergé, Niel et Pigasse, Patrick Drahi (via BFM-TV) … liste "complète" ICI (quotidien régional Sud-Ouest).

     

                       macron dégage gilets jaunes

     

                    Face à la violence légitime du rejet de Macron, les voilà manifestement tout nus, sans recours car sans plan B ! Mais alors…. après l’UMPS, que peuvent-ils bien inventer d’autre (1) ? A partir de l’U.E, un gouvernement européen restreint autour de l’axe franco-allemand ? Vaine ruse étant donné la popularité désastreuse du projet européen. Ou bien, reprendre les veilles recettes de la division de notre pays sur la question de « l’identité française » ?

    Car enfin, il faudra bien adresser la réalité suivante étant donné que 50 à 60% de l’électorat se déplace encore pour voter : les GJ n’ont pas aboli les élections présidentielles ni les législatives qu’il va falloir, qu’on le veuille ou non, affronter et dans lesquelles les médias, la classe politique, les classes moyennes et supérieures comptent bien s’investir ; à ces dernières, qu’est-ce qui leur sera proposé par le « Système » ? La réponse à cette question aura une incidence indéniable sur le mouvement des Gilets Jaunes et l’espoir d’un « Rien ne sera plus comme avant ! » que ce mouvement a suscité ; en sera-t-il question ou bien, la déception sera-t-elle une nouvelle fois au rendez-vous et avec quelles conséquences ? 

    Avec un électorat qui semble condamné à reconduire Macron dans trois ans, on peut prédire que la question de l’immigration sera à l’ordre du jour, insufflée par l’Élysée, pilotée par Matignon, actée par les ministres concernés avec, encore une fois, l’appui des médias de nos milliardaires. Le RN doit donc revenir dans la course ; le RN doit être présent au second tour de la prochaine élection présidentielle pour assurer à Macron, cet enfant roi capricieux, orgueilleux et défiant, un second quinquennat. 

    Retour de la question identitaire donc ? Macron qui a rencontré Sarkozy au plus fort de la « crise GJ » l’aurait laissé entendre lors de sa dernière intervention ; celle qui avait pour objet de présenter les réponses que son gouvernement comptait apporter aux revendications des GJ : « l’identité française » ! La formule choc a été lâchée avec discrétion sans pour autant tomber dans l’oreille de tous les sourds à l’écoute ce soir-là même si les médias se sont bien gardés de le souligner. Tête en l’air ces médias ? Ou bien : « Chaque chose en son temps ; d’abord les GJ ! Ensuite on s’occupera de relancer MLP et son mouvement ; de le remettre sur les rails ! »

     

    1 - D'aucuns évoquent l'option italienne comme alternative à Macron : alliance de tous ceux qui souhaitent débarquer la classe politique qui a soutenu le projet mondialiste de la Commission européenne  et d’une U.E sous domination allemande.

    Option politique d’une Italie qui n’est pas la France : en effet, Mussolini y est encore très largement respecté des universitaires, des classes moyennes et populaires (c‘est leur Napoléon), alors qu’en France, c’est la figure de Charles de Gaulle qui trône et réconcilie une très grande majorité de Français contre celle de Pétain, de la guerre d’Algérie, et plus tard... du statut social des Français issus du passé colonial de la France et du traitement de la question musulmane ; traduit en terme électoral, c’est donc à une véritable incompatibilité historique, politique et morale auquelle ceux qui souhaitent offrir une alternative à Macron se trouve confrontée  : celle d’une droite identitaire alliée aux Insoumis de Mélenchon.

     

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    macron dégage gilets jaunes

                 "Tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin, elle se casse" ; le mouvement des Gilets Jaunes est la première fissure. Cette fissure le restera -t-elle trois années durant ou bien, s’avéra-t-elle d’une gravité sans précédent, cause  d’un basculement et d'un effondrement irréversibles de notre système électoral ?

    Les années à venir appartiennent à ceux qui, avec sang-froid, sauront faire face ; or, personne ne semble en avoir la carrure ni la légitimité pourtant nécessaires durant les périodes de transition systémique nous impliquant tous en tant que « Peuple constitué » contre la tentation de l’accélération de notre atomisation en millions d’âmes, millions de solitudes à l’égoïsme individualiste mortifère.

     

                 En attendant : que les Gilets jaunes n’oublient surtout pas leur colère à toutes les élections qui vont se succéder : que ceux qui n'ont jamais voté, votent ! Que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes ! Car, seule la peur chez les élus LREM les forcera à faire pression sur Matignon et l'Elysée : peur de la sanction électorale ; des centaines de mandats en danger... locaux, nationaux et européens … 

    II n'est bien évidemment pas question de chercher à former et à soutenir une majorité-anti-Macron quelconque dont n'a rien à faire à l'aune du mouvement des Gilets Jaunes et de leur mobilisation ; il s'agit de faire en sorte que jamais plus les élus ne se sentent en sécurité. 

    Voter à toutes les élections et sanctionner LREM demeurent alors une priorité !

                       Précisons au passage ceci : tous les partis sont permis car qui veut la fin veut les moyens. 

     

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  • Gilets jaunes et résistance à une vie de galère...

                     "Ouvriers, retraités, intérimaires, artisans, jeunes et vieux disent tous la même chose : une vie de galère avec des revenus de misère et des injustices qu’ils ne veulent plus supporter." 

                        les gilets jaunes près de l'elysée

     

                      Se mobilier ! N’avoir qu’une idée : sortir dans la rue et occuper cette rue ainsi que les lieux symboliques de ce qui est aujourd'hui le "non pouvoir" ! 

                      Qu'il soit permis ici de rappeler que chaque rassemblement, chaque mobilisation fait reculer l'oppression et ce sentiment funeste d'impuissance ; car dans chaque rassemblement, le dominé retrouve son humanité, sa souveraineté, gage de son honneur.

    Mobilisation, blocage, toute action contre ce corps étranger qu’est "le politique au service des dominants" - force et classe occupantes -, devient alors juste, belle et noble parce que juste.

                     

     

                 Nombreux sont ceux qui trépignent d'impatience face à ce nouveau sursaut ; sans oublier la ferveur d'être ensemble : la résistance est bel et bien un romantisme ! Le dernier. Car si les plus beaux chants sont des chants de revendications, les plus beaux rassemblements sont les rassemblements contre l'oppression ; lorsque les dominés se lèvent et font entendre leurs voix ; et c'est alors que tous retrouvent, et nous avec eux, leur dignité et un peu de pouvoir sur leur existence. Et ça, c'est beau. Très beau. 

     les gilets jaunes près de l'elyséeLa résignation est bien le pire des choix !

    Aussi, tous peuvent être fiers de leur action, fiers d'eux-mêmes car nous sommes fiers d'eux démesurément ! 

    Qu'ils sachent qu'on les aime ! Qu'on les aime même et surtout avec leurs défauts et leur faiblesse.

     

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    Ce qui n’est pas acceptable c’est que l’on mette en danger des millions de foyers modestes à coups d’augmentation du prix de l’énergie fossile (énergies non renouvelables) au nom d’un transition énergétique mensongère ; des foyers pour lesquels aucune alternative s’offre à eux : privés d’auto faute de pouvoir remplir leur réservoir, c’est toute leur vie qui bascule….

    Nous ne sommes pas dupes pour autant : foyers populaires… cible dans laquelle l’abstention fait des ravages, d’où l’indifférence du gouvernement et de la « présidence » à l’égard de leurs colère et désespoir.

    Ce qui n’est pas acceptable non plus c’est que les médias se fassent les porte-parole de ce que l’on pourrait nommer « un mensonge d’Etat » car les raisons de la sur-taxation des carburants est à trouver non pas auprès des différents rapports du GIEC mais bien plutôt auprès de cette usine à gaz, véritable Etat dans l’Etat, à la tête duquel siège une caste totalement dédiée depuis 20 ans à la bonne exécution des directives et des traités signés par des chefs de gouvernement et des chefs d’Etat jean-foutre, d’une Commission européenne qui n’en finit pas de travailler à la destruction de l’U.E : j’ai nommé : Bercy ;  fange arrogante, autoritaire et anti-démocratique, créature d’un fascisme monétariste (1) .

    Un Bercy aux ordres d’une Commission dédiée à la paupérisation des Etats, dictature du remboursement d’un endettement pourtant imposé dans les années 70 : véritable coup d’Etat politique.

    Que l’on ne se fasse aucune illusion : il semblerait que la prétendue  « conversion écologique » soit d’une part le cache-sexe d’un racket organisé des foyers français et d’autre part, que celle-ci… tout comme la liquidation de notre industrie dans les années 80, se fasse sur le dos des classes populaires et petites classes moyennes, une nouvelle fois, sacrifiées pour le bien-être à venir des chérubins de l’hyper-classe et des classes supérieures et moyennes supérieures de nos centres-villes.

     

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             Les yeux rivés sur les sondages quant à la popularité des Gilets jaunes, déjà à l'affût, bientôt la machine étatique et médiatique se mettra en marche ; un seul objectif : discrédités ces hommes et ces femmes au gilet jaune - atteinte à la sécurité de l'Etat, poujadisme, populisme, racisme, antisémitisme, fascisme et nazisme, la boucle bouclée … ils seront alors responsables de tous les maux.

    Abandonnés par des syndicats du public et du privé lâches et veules, à la tête desquels la bourgeoisie, des carriéristes, des planqués ( Comment échapper au travail !), des mous du genoux ont su se positionner au fil des ans, compromis après compromis avec le patronat… un seul espoir à l’horizon : que les Gilets jaunes n’oublient pas leur colère à toutes les élections qui vont se succéder : que ceux qui n'ont jamais voté, votent ! Que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes !

     

     

    1 - Se reporter à l'enquête de Que Choisir : ICI

     

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  • Il est 20h Monsieur Macron !

    les annonces de macron aux gilets jaunes

      

                Emmanuel Macron s'est exprimé lundi soir, depuis l'Élysée, dans une allocution enregistrée dans l'après-midi, pour tenter de mettre un terme à la crise des "gilets jaunes". Il a annoncé de mesures en faveur du pouvoir d'achat. 

     

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                    Les annonces de Macron en réponse aux revendications des Gilets Jaunes ne remettent rien en question, et les foyers qui vivent avec le SMIC et les retraités sous le seuil de pauvreté garderont la tête sous l’eau car aucune des mesures annoncées leur permettra de remonter à la surface ; rien donc sur l’augmentation des revenus (les 100£ annoncés ne concernent pas le SMIC, qui n'augmentera que de 20 euros, mais "la prime d'activité" versée chaque année sous condition ; cette prime touchera uniquement 1/3 des salariés payés au SMIC : ICI on trouvera une explication claire) pour cette population dans laquelle c’est l’abstention et le vote FN stérile qui dominent ; population qui n’intéresse personne ; ni le politique ni les médias. 

    Seules les classes moyennes pourront se réjouir : grâce aux Gilets Jaunes, ils ont échappé à la hausse des carburants, de l'électricité et du gaz sans être sorties se faire gazer et matraquer. 

                  Pour ces raisons, à propos de ces mesures, on pourra aussi faire le commentaire suivant : ceux qui n'ont besoin de rien seront satisfaits ; les autres... non ! Car ces derniers savent qu'ils garderont la tête sous l'eau.

    Mais alors, le gouvernement Philippe leur aurait-il fait peur pour mieux leur faire accepter la noyade qui est la leur depuis des années ?

    Ces annonces confirment sans l'ombre d'un doute le fait suivant : Macron c’est l’homme de Bercy ; un Bercy sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)…  une commission sous  contrôle des Marchés financiers (l’hyper-structure - épée de Damoclès du mondialisme)… instruments qui fracassent les pactes sociaux européens et les cultures en mettant en concurrence l’ouvrier de Clermont-Ferrand avec l’ouvrier roumain ; ce dernier avec celui de Shanghai.

    Seconde confirmation : ce président le plus mal élu de la cinquième République, est bien "le président des Riches" qui ne seront à aucun moment mis à contribution ; et ce n'est pas qu'un slogan ; c'est le résultat "d'un pacte de non agression " signé entre eux et lui (1) ;  eux qui sont allés le chercher alors qu'il était à Bercy ; eux qui ont eu la bêtise et la faiblesse de penser, eux qui ne se trompent que rarement dans le choix de celle ou celui qui sera appelé à les servir, qu'ils pourraient faire de cet enfant roi, pourri gâté depuis son adolescence, un Président avec la majuscule de rigueur  ; alors qu'ils ont fait de ce capricieux arrogant, tout juste le gardien grossier de leurs intérêts à ciel ouvert car il ne s'en cache ni ne s'en défend même plus.

     

    1BNP, AXA, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys de la politique qui ont pour clients l'Hyperclasse), milliardaires des médias : Pierre Bergé, Niel et Pigasse, Patrick Drahi (via BFM-TV) … liste "complète" ICI (quotidien régional Sud-Ouest).

     

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  • Macron inflexible : y aura-t-il un 4è acte Gilets jaunes ?

     

                    Les Gilets jaunes, cette alliance inédite du prolétariat  et de la petite bourgeoisie - alliance multi-ethnique... contrairement à ce qui nous est présenté par les médias et le business show (Y Belattar et M Kassovitz) : un danger pour le Système.

     

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    macron inflexible  y aura-t-il un 4è acte gilets jaunes

     

                   Après l'intervention de Macron au G20 à propos de la situation française, force est de constater ceci : cet homme n'est pas un chef d'Etat et ne le sera jamais ; c'est un enfant-roi orgueilleux, défiant, arrogant, capricieux et irresponsable ; le pire des hommes dans la situation qui est celle de la France depuis 15 jours, pour ne rien dire des semaines qui sont encore devant nous qui peuvent s'avérer tragiques. Et rien ni personne, manifestement, ne lui fera changer d'avis (ni ne le sauvera à terme ; pas même sa « maman » qui,  pourtant, l'accompagne partout !)

    Lourde responsabilité que celle des médias (1) ainsi que de ceux qui ont fait de cet enfant gâté un candidat lors de la dernière élection présidentielle, lui laissant croire qu'il pouvait occuper la fonction de Président, mettant tout en oeuvre pour que MLP soit au second tour et ainsi, qu’il soit assuré d’être élu. Ces médias et ces hommes-là issus de la banque, de l'assurance, accessoirement de la politique, magnats des médias (2) et autres millionnaires, ont mis la France en danger pour le seul bénéfice de leurs intérêts financiers, pour d'autres... de leur carrière médiatique et/ou politique, tous au service d'une idéologie mondialiste scélérate - idéologie sans honneur ni justice -, et alors que nous étions nombreux à réaliser que cet homme sans expérience, sans culture politique ni historique quant à ce que cela implique d'être à la tête d'un Etat et de le servir (les épisodes Sarkozy et Hollande nous auront amplement éclairés à ce sujet), ne pouvait en aucun cas occuper l’Elysée.

    Et pour ce qui est de son gouvernement, de son chef…

     

                            Difficile de ne pas déplorer à quel point le métier de journaliste s’est effondré sous le poids d’une caste qui n’est que la représentation de la défense de ses intérêts sur leur propre lieu de travail devant un micro et des caméras ; et tous se lèvent le matin avec une seule idée en tête : fustiger la moindre velléité de remise en cause des privilèges des classes supérieures ; car les privilèges de cette classe sont les leurs ; aussi, quiconque menace cette classe, menace le personnel médiatique : Elkrief sur BFM-TV demeure l’archétype du journaliste menaçant, le mépris chevillé au corps envers tous ceux qui refusent le statu quo : grévistes, syndicalistes, activistes ; c’est la raison pour laquelle tous sont bien plus à l’aise finalement face à MLP dont l’électorat, par leur vote, neutralise la gauche ; aujourd’hui, celle des Insoumis ; en revanche pas de cadeau pour un Mélenchon !

    Au côté de ces hyper-cadres de l’information de classe, confortablement installés dans des studios radio et télé hyper protégés, leurs petites mains, prolétaires-journalistes payés un jour sur deux, sont envoyés au casse-pipe, à savoir : le terrain, là où une colère va croissante devant une organisation de la représentation du réel qui n’est, au mieux, qu’un mensonge par omission ; au pire, de la propagande de classe. Vous voyez : rien « de politique » dans tout cela mais… tout « de personnel »… sans aucun doute.

     

                Confrontés à des députés LREM et ministres godillots (hommes et femmes petites mains serviles des figures de proue responsables toutes les erreurs tragiques de l'histoire), conseillers et communicants incompétents, déjà, l’on s’interroge : y aura-t-il un « acte 4 - Gilets jaunes » ?

    La plupart des commentateurs avisés n’osent l’imaginer car enfin, difficile de croire que cet homme ait pu réunir autour de lui un tel niveau de lâcheté, de servilité et d’incompétence, lui-même s’avérant en dessous de tout.

    A suivre donc...

     

     

    1 - Toute l'année durant, ils moquent les demandes d’augmentation de salaire, se félicitent des cadeaux fiscaux des plus riches ( dont ils sont) au nom de la "compétitivité de la France" ; aujourd'hui ils reçoivent les Gilets jaunes ; éditorialistes et journaleux télé et radio bourreaux des classes populaires… tous semblent se refaire une virginité sur le dos de ces Gilets jaunes sacrément bien disposés à leur égard. Comme quoi... 

     

    2 - BNP, AXA, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys et autres tapins de la politique - ministres et présidents -, qui ont pour clients l'Hyperclasse mondialiste), Bergé, Niel et Pigasse, Michel Collomb, Patrick Drahi (via BFM-TV)... liste "complète" ICI : quotidien régional Sud-Ouest

     

                                                              ***

     

                   Alain Soral à propos des Gilets jaunes, cette alliance unique - et multi-ethnique... contrairement à ce qui nous est présenté par les médias - du prolétariat et de la petite bourgeoisie : danger imminent pour le Système.

     


                         

                     NB : on pourra faire l'économie d'écouter le passage à propos de la campagne contre les violences faites aux femmes

     

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  • Macron, l’homme de Bercy, de la Commission, des Marchés financiers et de l’Hyper-structure mondialiste face aux Gilets jaunes

     

    macron hausses des carburants et les gilets jaunes 

    "Il faut qu'ils se re-couchent pour que l'on puisse recommencer à danser"  

     

             La juxtaposition de la "menace de fin du monde" avec les "soucis de fin de mois" des classes populaires n'a qu'un but,  toujours le même : écraser des soucis pécuniaires auxquels on ne peut plus apporter de réponse sous le poids d'un fléau mondial : les conséquences dramatiques d'un dérèglement climatique d'une complexité que nul ne saurait contester.

    En politique, plus on est impuissant, plus le mépris est un recours face à toute revendication. 

    C'est la raison pour laquelle, jamais les classes populaires sacrifiées sur l'autel du mondialisme n'ont été autant méprisées.

    Le mépris... toujours et encore le mépris ! 

     

    ***

     

                          Chaque mobilisation fait reculer ce sentiment funeste d'impuissance.

    Rassemblements, blocages... toute
     action contre ce corps étranger qu’est "le politique au service des dominants" - force et classe occupantes -, devient alors juste, belle et noble parce que juste. Car si "les plus beaux chants sont des chants de revendications", les plus beaux rassemblements sont ceux des dominés lorsqu'ils se lèvent et font entendre leurs voix ; et c'est alors que tous retrouvent, et nous avec eux, leur dignité et un peu de pouvoir sur leur existence. Et ça, c'est beau. Très beau. 


    La résignation est bien le pire des choix ! 
    Aussi, tous peuvent être fiers de leur action, fiers d'eux-mêmes car nous sommes fiers d'eux démesurément ! 

    Qu'ils sachent qu'on les aime ! Qu'on les aime même et surtout avec leur faiblesse désordonnée.

     

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                    Hausse des carburants ….

                    Pourquoi Macron refuse-t-il de céder ? Pourquoi Macron choisit-il une ligne dure : le non-report de la hausse dont 90% des recettes seront versées au budget de l’Etat (réduction du déficit et de l’endettement) ? 

    Que l'on tienne compte ou pas du fait que Macron n’a pas élu pour que les Riches soient un peu moins riches, et les Pauvres un peu moins pauvres, Macron n’a pourtant aucun intérêt à choisir la confrontation étant donné la popularité massive du mouvement Les Gilets jaunes ?

    Aussi, pourquoi s’obstine-t-il ?

    Plus important encore : pourquoi tous (médias et opposants politiques) se taisent au sujet des causes qui se cachent derrière le caractère inflexible de la ligne politique de Macron  ?

    La réponse est la suivante : pour ne pas désespérer un corps électoral suffisamment rongé par l'abstention et un choix stérile RN (ex FN) car enfin, tous ont conscience de ceci : Macron c’est l’homme de Bercy et de la commission des finances… Bercy, quant à lui, est sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)… la Commission sous le contrôle des Marchés financiers (dictature du remboursement d’un endettement pourtant imposé dans les années 70 : véritable coup d’Etat politique), instruments d’un mondialisme (l'hyper-structure dédiée à la paupérisation de l'Etat providence européen) qui met en concurrence l’ouvrier de Clermont-Ferrand avec l’ouvrier roumain ; l’ouvrier roumain avec l’ouvrier de Shanghai (1).

    Bercy, la Commission, les Marchés financiers puis l’hyper-structure mondialiste… et c’est alors que Macron, enfant-roi arrogant et orgueilleux, disparaît minuscule, écrasé puis enseveli. Aussi, ce sont bien des fantômes - trou-noir de la politique - qui nous font face ! Que ce soit à l’Elysée, à Matignon ou bien encore, à l’Assemblée nationale, tous partis confondus ; fantômes du pouvoir qui annoncent l'ère de la post-politique (2). 

    Une fois en place, tous ces fantômes ne se battent pas, ils se débattent dans un univers au pouvoir de décision quasi virtuel qui sied pourtant à leur caractère, leur personnalité et leur ambition : occuper la plus haute fonction (à l'Elysée ou ailleurs) et obéir ; les apparats du pouvoir - demeures somptueuses, innombrable domesticité, couverture médiatique mondiale - en échange de cette soumission. 

    Macron est en mission ; il joue sa crédibilité non pas auprès de l'électorat et le personnel politique qui le soutiennent mais bien plutôt auprès de ceux qui lui ont confié la mission  - mission que Hollande et Sarkozy avant lui, ne pouvaient plus remplir (ces derniers ne pouvaient plus faire passer les réformes attendus)  - qui est celle des locataires de l'Elysée et de Matignon depuis les années 90 : continuer de laminer l'Etat, les services publics, le système de "sécurité sociale" ainsi que cette pression sur les salaires à la baisse, la véritable programme des mondialistes. 

    Si Macron n'a pas, n'a jamais eu d'avenir politique - une longue carrière politique  à la Chirac dans le cadre restreint du territoire français -, son jeune âge doit  : s'il a bien servi, s'il ne les déçoit pas... tout est possible ; dans le cas contraire, rien ne le sera. 

     

                 La mauvaise nouvelle est la suivante : on doit tenir l’hyper-structure mondialiste responsable de la bascule de nombre de pays européens en faveur de régimes autoritaires ; difficile de s’en désoler car, c’est bien des hommes d’autorité, des hommes à poigne qui seuls peuvent contrer une logique monétariste, une logique mathématique et froide de type fascisant : le culte du profit maximal en   chef ! 

    L’autre mauvaise nouvelle :  ce ne sont pas l’intelligence, la responsabilité ni la clairvoyance qui guident les choix de cette hyper-structure mais bien plutôt une idéologie qui ne connait et ne reconnait que les économies d’échelles, la compétitivité et la rentabilité : optimisation de la ressource humaine, sueur, sang et eau… no matter what ! Qu’elles qu’en soient les conséquences !

    Ce qui reste néanmoins surprenant, c’est la médiocrité du personnel politique et médiatique dissimulée derrière des ambitions toujours plus hautes (penser ne serait-ce qu’à un Wauquiez président ! Ou bien, à un Philippe Val un temps patron de France Inter). Soyons assurés que cette médiocrité-là qui se vautre dans le mépris (pour s'en convaincre, il suffit d'être le témoin, depuis des années, du regard et du ton méprisant d'une Elkrief sur BFM-TV face aux salariés, aux syndicalistes, aux petites gens qui refusent de se soumettre et de subir en silence !), la lâcheté, l'ignorance et l'opportunisme carriériste, accouchera inévitablement d'une autre impasse.

    ***

                                               

                  Ce qui n’est pas acceptable c’est que l’on mette en danger des millions de foyers modestes à coups d’augmentation du prix de l’énergie fossile ; des foyers pour lesquels aucune alternative s’offre à eux : privés d’autos, faute de pouvoir remplir leur réservoir, c’est toute leur vie qui bascule….

    Ce qui n’est pas acceptable non plus c’est que les médias se fassent les porte-parole de ce que l’on pourrait nommer « un mensonge d’Etat » car les raisons de la sur-taxation des carburants est à trouver non pas auprès des différents rapports du GIEC mais bien plutôt auprès de cette usine à gaz, véritable Etat dans l’Etat, à la tête duquel siège une caste totalement dédiée depuis 20 ans à la bonne exécution des directives et des traités signés par des chefs de gouvernement et des chefs d’Etat jean-foutre, d’une Commission européenne qui n’en finit pas de travailler à la destruction de l’U.E : j’ai nommé : Bercy, encore et toujours Bercy ! fange arrogante, autoritaire et anti-démocratique.

               Que l’on ne se fasse aucune illusion : il semblerait que la prétendue  « conversion écologique » soit d’une part le cache-sexe d’un racket organisé des foyers français et d’autre part, que celle-ci… tout comme la liquidation de notre industrie dans les années 80, se fasse sur le dos des classes populaires et petites classes moyennes, une nouvelle fois, sacrifiées pour le bien-être à venir des chérubins de l’hyper-classe et des classes supérieures et moyennes supérieures de nos centres-villes.

     D'autant plus que...

    Force est de constater que les foyers qui se situent entre 800 et 1200 euros de revenus mensuels, pour leur malheur, n’intéressent personne : ni les médias d’information continue (ils ne les regardent pas) ni la classe politique :  le premier parti de ces foyers sont l’abstention et l’impasse politique que représente l’ex.FN…. mouvement destiné à tuer les seconds tours des Elections présidentielles  depuis 20 ans.

    Et alors que...

    Les yeux rivés sur les sondages quant à la popularité des Gilets jaunes - ce petit peuple de Coluche  ; cette alliance unique - et multi-ethnique... contrairement à ce qui nous est présenté par les médias, du prolétariat et de la petite bourgeoisie -, déjà à l'affût, bientôt la machine étatique et médiatique se mettra en marche ; un seul objectif : discrédités ces hommes et ces femmes au gilet jaune : atteinte à la sécurité de l'Etat, à la bonne marche du commerce et des affaires, poujadisme, populisme, racisme, antisémitisme, fascisme et nazisme, la boucle bouclée … ils seront alors responsables de tous les maux.

               Certes, le Système a cru pouvoir miser sur des élections d’élus... élus par défaut ; du député au Président ; dans ce contexte, on ne rappellera jamais assez combien Macron a été mal élu, très mal élu.

    Abstention massive chronique et croissante, impasse politique, la rue seule peut alors représenter une solution : on vote avec les pieds ; on déserte les urnes mais on battra le pavé le verbe haut, pour sûr ! 

               Crise politique et sociétale : mobilisation de masse et violence urbaine ?

    Les plus lucides et les plus honnêtes savent qu’historiquement seule une situation de crise est capable de rompre définitivement les ponts avec un présent devenu ingérable ; seules les crises permettent le changement en profondeur car l'avènement d'une République annonciatrice d’actes fondateurs d’une légitimité sans précédent en lieu et place d'une société confrontée à un mur jusqu'ici infranchissable – celui de l’argent, de la perte de souveraineté et de toute considération morale parmi les "élites" politiques, économiques, médiatiques et financières -, quand on sait contre quoi cette nouvelle République devra se battre – contre des intérêts privés colossaux - ce passage-là ne se fera pas sans tumulte ; nombreux sont ceux qui lui feront la guerre.

               Prétendre le contraire, c'est tromper les électeurs.  

     

              Primo-manifestants pour une grande partie d'entre eux, soutenus par une majorité de l'électorat  ( pour combien de temps ? - 3) bien qu'abandonnés par des syndicats du public et du privé lâches et veules, à la tête desquels la bourgeoisie, des carriéristes, des planqués ( comment échapper au travail !), des mous du genoux ont su se positionner au fil des ans, compromis après compromis avec le Patronat…  et des partis qui n'en reviennent pas, des partis cloués sur place sous l'influence d'un pouvoir médiatique  prompt au "chantage à la récupération politique" - ces partis dont ce sont aujourd'hui les médias qui dictent leur conduite -, tétanisés par une population abstentionniste qu'ils ne côtoient plus depuis des lustres, un seul espoir à l’horizon pour ces Gilets jaunes dans le cadre d'une réflexion sur le court terme : que les Gilets jaunes n’oublient pas leur colère à toutes les élections qui vont se succéder : que ceux qui n'ont jamais voté, votent ! Que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes !

                  Car, seule la peur - peur de ne pas être ré-élu et de ne plus pouvoir poursuivre leur carrière loin des contraintes du salariat et de ses affres -,  forcera le personnel politique qui soutient Macron, personnel élu dans la foulée de la dernière élection présidentielle (des centaines de mandats en danger sont en jeu : mandats locaux, nationaux et européens), à exercer sur Matignon et l'Elysée, dans les quatre prochaines années, les pressions nécessaires à un recul salutaire sans être pour autant curatif car, une autre majorité, une autre dynamique devront inévitablement porter ce projet de transition écologique : une transition qui ne se fera pas sur le dos des classes populaires. 

     

     

     1 -  Le moteur à essence et diesel arrive à la 4è place parmi les causes et les facteurs de pollution de l’air... ; de cette 4è place, l’automobile compte pour 3%, les poids lourds le solde ; rapportée à tous les facteurs de pollution de l’air, l’automobile (sans les poids lourds) représenterait donc moins de 0.1....% de toutes les causes de pollution de l’air à l’échelle nationale : environnements urbain, périurbain et rural cumulés.

    La surtaxation des carburants qui prend pour cible la quasi totalement des foyers sans tenir compte de leurs revenus (un véritable hold-up aussi rémunérateur que la TVA sur tous les produits de consommation) et dont 10% seulement des revenus seront destinés au financement de la transition écologico-énergétique, n’a donc qu’un seul but : satisfaire la Commission européenne à propos de ses exigences de gestion financière des Etats membres. 

     

    2 - Le soutien aux Gilets jaunes a pour origine le fait que tous ont besoin de remplir le réservoir de leur automobile, du véhicule vétuste d’un smicard (1200 euros par mois) au 4x4 soigneusement à l’abri dans un box du centre ville  ; si tous peuvent gratter quelque chose... pourquoi pas !

    Ce soutien massif s’arrête là. Car, à la première alerte sécuritaire, économique et financière... les classes moyennes et supérieures, responsables depuis trente ans du statu quo politique et économique (pas d’alternative), auront tôt fait de souhaiter la fin d’un désordre anxiogène ; ces classes aux revenus qui s’élèvent à plusieurs milliers d’euros mensuels ( entre disons 4000 et 6000 - couple actif) ne risqueront rien pour un gain à la pompe de 20 euros par mois et une baisse marginale des barèmes de taxation. 

    C’est un véritable abîme culturel et moral qui sépare un foyer de quelques centaines d’euros d’un autre... en milliers, tout en gardant à l’esprit qu’il se pourrait bien que ce dernier ne puisse se passer de la précarité ad vitam aeternam de l’autre

     

    3Macron est en mission ; il joue sa crédibilité non pas auprès de l’électorat et le personnel politique qui le soutiennent mais bien plutôt auprès de ceux qui lui ont confié la mission - mission que Hollande et Sarkozy avant lui, ne pouvaient plus remplir ( ces derniers ne pouvaient plus faire passer les réformes attendus) - qui est celle de tous les locataires de l’Elysée et de Matignon depuis les années 90 : continuer de laminer l’Etat, les services publics, le système de « sécurité sociale » ainsi que cette pression à la baisse sur les salaires — le véritable programme des mondialistes ; ainsi que ... participer, même marginalement, à l’affaiblissement et à la mise sur la touche de la Russie et si possible, de la Chine ; cerise sur le gâteau : la destruction du Moyen-orient. 

    Si Macron n’a pas, n’a jamais eu d’avenir politique - une longue carrière à la Chirac, à la Mitterrand dans le cadre restreint du territoire français -, en revanche... s’il ne déçoit pas ceux qui lui ont mis le pied à l’étrier... tout est possible à un niveau international ; dans le cas contraire, rien ne le sera. Il retombera dans l’oubli, anonyme mais toujours aux ordres quelque part. 

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    Pour prolonger cliquez : Macron, le plus mal nommé et le plus mal élu

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