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Israël : judaïsme, sionisme et colonisation - Page 5

  • "Qui est Charlie ?" un ouvrage d'Emmanuel Todd

     

                   Le 5 Janvier 2015, un hommage a été rendu aux victimes de la rédaction de Charlie Hebdo en Janvier 2014 ; les commémorations se poursuivent cette semaine encore. Faut dire que... " Quand on ne fait plus l'Histoire, on la commémore" - Régis Debray

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    Billet de blog publié en mai  2015

     

     

              Que la stupeur et l’effroi des tueries de Janvier dernier nous aient privés d’analyses susceptibles de nous aider à sortir d’une confusion à la fois politique, sociale et intellectuelle, cela était plus que prévisible.

    Les médias, les premiers, ainsi que la classe politique, n’auront pas résisté longtemps à la tentation de faire taire ceux qui, héroïques, auront pris sur eux, au risque du mépris, de la relégation, voire de l’excommunication, de garder leurs capacités de discernement intactes, tripe sensible mais tête froide, face à des événements dramatiques et face à ce qui restera comme le plus important rassemblement de l’histoire moderne du pays : plusieurs millions de "Je suis Charlie" dans les rues des principales villes de France.

    Après les questionnements passés quasiment inaperçus dans les médias de masse de  Frédéric Lordon et d’Alain Badiou à propos de ces événements et du slogan "Je suis Charlie", c'est au tour d'Emmanuel Todd de "sortir du bois" avec son dernier ouvrage : « Qui est Charlie ? ».

     

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             CQFD : "Ce livre, c’est aussi la révélation du rôle du PS dans la destruction de la République.”

     

              En ce qui concerne les causes qui ont conduit à la mobilisation massive du 11 Janvier 2015, Todd évoque une crise religieuse car, pour Todd, c’est lorsqu’une religion disparaît qu’il faut la prendre au sérieux : l’effondrement du catholicisme dans les années 60.

    Le spirituel, tout comme le temporel, a le vide en horreur. Chassez le spirituel et il revient au galop ! Mais sous quelle forme ? Todd évoque alors une France laïque, voire laïcarde, une France d'une classe moyenne privée de religion et de transcendance qui vote sans doute majoritairement PS unie autour d’un bouc émissaire : les classes populaires en général et les Musulmans en particulier sur-représentés au sein de ces classes ; et c'est l'assaut meurtrier des locaux de Charlie Hebdo qui servira d’exutoire contre l’Islam, une religion qui, en France, n'est pas que symboliquement la religion des dominés et des plus faibles économiquement ; une religion qui est sans doute la seule fierté d’une grande partie de ses pratiquants et des non-pratiquants issus de cette culture.

              "l'Islam, cette religion qui ne veut pas mourir !"  ; 'L'Islam cette religion qui menace notre identité !"

    Tout le monde s'y retrouvera donc ce jour-là : les athées, laïcs et laïcards qui n'ont plus de religion ; mais pas seulement car, comme on pourra le voir plus loin, il manque à ce bouquet garni quelques arômes, et pas des moindres.

     

     

     

              Todd oppose un contenu latent qui force une approche à la fois sociologique et psychologique à un contenu manifeste : ce qui est explicité par les intéressés eux-mêmes - les "Je suis Charlie" rassemblés dans les rues le 11 janvier dernier -, avec l’appui de tous les médias dominants et le grand cirque et barnum de la politique et du showbusiness.

    Dans sa traduction et sa transposition politiques, Todd nous donne à penser à une sorte d’union sacrée contre le Musulman et les classes populaires rurales et péri-urbaines - "les banlieues" en priorité -, absentes des défilés de ce 11 Janvier 2015. Ce qui s’avère être juste dans les faits puisque ce sont ces classes et ce Musulman en particulier qui souffrent le plus du mépris des médias et plus récemment du PS sous l'influence d'un Manuel Valls (1).

    Tous se retrouvent alors autour d’un projet anti-égalitaire ; la présence du PS dans ce projet est tout à fait cohérente : que l’on pense un instant que les inégalités ne se sont jamais aussi bien portées sous un gouvernement et une présidence PS depuis 1983) ; un PS composé de "catholiques zombies" ; comprenez : des "catholiques" privés de leur religion depuis deux générations.

     

    ***

     

             Si l’exposé de Todd se défend et se tient, reste que notre démographe-historien-sociologue oublie d’être un peu plus explicite. Courageux mais pas téméraire  Todd ? Car, cette union sacrée a pour point nodal un soutien électoral inconditionnel par le "vote PS" principalement, à toutes les politiques à la fois économiques et militaires développées par les USA et une Europe supplétive depuis les événements du 11 septembre 2001 ; ce qui se fait appeler "La guerre mondiale contre le terrorisme", de l’Afghanistan à la Libye, en passant par l’Irak, se soldera par près de 3 millions de morts Musulmans, embargo irakien non inclus. Bilan provisoire puisque cette "guerre" qui est loin d'être gagnée - et ce n'est pas le but non plus -, ne connaîtra sans doute aucune fin.

    Faut dire que le chaos a des vertus qu'une morale humaniste ignore.

    D'autre part, avec l'introduction du concept de "catholique zombie", là encore, Todd botte en touche pour ne pas avoir à nommer les choses et les gens ; Todd passe à côté des véritables enjeux car... en ce qui concerne l'islamophobie, sa mise en scène, son déploiement, son entretien et son écho dans les médias de masse, difficile de ne pas constater que cette campagne a pour principales têtes d'affiche un grand nombre, sinon la totalité, des "leaders" médiatiques juifs et/ou sionistes : E. Lévy, E. Badinter, E. Zemmour, Finkielkraut, BHL, Goldnadel, Prasquier, Cukierman, Klasfled-fils, Glucksman père et fils et Taguieff (2); tout en précisant qu'à ce sujet, il semblerait qu'un rapprochement se confirme entre ces leaders communautaires et le Front national ; rapprochement contre les Musulmans et l'Islam au service d'une islamophobie qui n'est dans les faits que le nouveau visage de la "vieille" haine raciste anti-arabe ; et c'est plus récent (une trentaine d'années) : haine envers les activistes pro-palestiniens issus de l'immigration arabo-musulmane ainsi que contre nous tous, d'origine européenne, occupés à soutenir cette cause.

     

     

     

     

    1 - Quand le PS vote les pleins pouvoirs à Manuel Walls, c'est l'histoire qui bégaie : celle d'un certain 10 juillet 1940.

    Après la tragédie, la farce... parce... bon, le niveau n'est pas le même non plus : Charles Maurras et le Front populaire... ensemble pour tenter de "modérer" et d'amadouer l'Allemand aux portes de Paris en leur offrant Pétain comme interlocuteur-sauveur, c'est quand même autre chose que le Maire d'une commune sans importance, aujourd'hui premier ministre... grenouille qui n'en finit pas de vouloir se faire aussi grosse que le boeuf.

     

    2 - Mais alors, qu'est-ce à dire ? L'islamophobie délirante et obsessionnelle chez ces "Juifs médiatiques" serait donc l'équivalent d'un antisémitisme tout aussi forcenée ? Sorte de haine-miroir ?

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    "Je suis Charlie" : phénomène religieux ?

     

              Une conférence de Michel Drac à propos de l'ouvrage de Emmanuel Todd.

     

     

    Pour prolonger, cliquez : le PS doit mourir pour que la gauche renaisse

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  • La Palestine en plein Paris : une immersion dans la vie quotidienne en Palestine

     

                     

     

     

                    Médecins sans frontières a créé une exposition inédite le temps d'une visite à la Maison des métallos, à Paris, comme si on était en Cisjordanie ou à Gaza :

                "Témoins directs de la brutalité de l'occupation, cette installation conduit le visiteur au cœur du quotidien des Palestiniens pour mieux comprendre la violence continuellement subie, une vie en sursis. À travers un parcours, vous êtes immergé dans plusieurs espaces faits de photographies, objets et témoignages sonores. En plongeant le visiteur dans le quotidien des patients, l’installation exprime le refus de contribuer à banaliser l'inacceptable."

     

                 Le Crif, une fois encore, une fois de plus, demande à la mairie de Paris d'arrêter une exposition sur la gestion coloniale israélienne des Palestiniens car, selon le CRIF cette exposition constitue "une apologie du terrorisme".

    Le maire de Paris, Anne Hidalgo qui a organisé l'été dernier un "Tel-Aviv sur Seine" indigne qui a sali notre capitale, aurait sans doute adoré obtempérer, seulement... elle sait qu'elle ne le peut pas.

     

              Avec cette nouvelle "sortie", le CRIF vient confirmer une fois de plus que ce Conseil n'a qu'une raison d'être :  défendre les intérêts israéliens en France en soutenant inconditionnellement la politique coloniale de gestion des territoires palestiniens occupés.

    Mais alors, à quand le bannissement de cette officine israélienne ? Officine qui déshonore notre pays, sans oublier la mise en danger de mort de nos Français juifs pris en otage par un Conseil qui ne les représente pas !

    Toulouse et Vincennes : Mérah et Kouachi.

    Combien d 'autres encore ?

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                        Avec Valls, Fabius et tout le gouvernement... François Hollande adresse un champ d'amour à Israël dans la résidence privée d'un Netanyahou ennemi juré de tout espoir de justice et de liberté pour le peuple palestinien.

     

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                    A son arrivée à l'Elysée et à Matignon,  force est de constater que le PS a remis les clefs du quai d'Orsay aux USA, à l'Arabie Saoudite et à Israël : alliance contre-nature, alliance anti-européenne ; alliance en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre force car notre vocation c'est la paix et la diplomatie car nous n'avons aucunement besoin d'ennemis pour exister et nous imposer... il y a bien quelque chose de pourri au royaume de la diplomatie française ! Nul doute !
                   

                   Aussi, à ce mal-président, François Hollande, on lui donne rendez-vous en 2017, dès le premier tour de la Présidentielle, à lui donc et à son parti, le PS, aux Législatives qui s'ensuivront : on saura leur faire payer cette insulte faite à la Gauche, à la France et à l'Europe, à sa culture, à ses valeurs et à ses engagements.

     

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    Pour prolonger, cliquez : continuer de porter la crise au coeur du PS

     

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  • Yitzhak Rabin : héros malgré lui...

                   Dans son dernier film, le réalisateur Amos Gitaï rend hommage à Yitzhak Rabin assassiné il y a 20 ans. Le film est quasiment passé inaperçu en Israël ; il a tenu à peine deux semaines à l'affiche.

     

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    ultra religieux, sioniste, israéliens, laïcs

                 Entre religieux et laïcs israéliens, qui a dit qu'il faut être deux pour faire la paix  ?

     

     

                                        

     

          

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    Il y a 20 ans… le 4 novembre 1995, Yitzhak Rabin, âgé de 73 ans, Premier ministre de l'Etat d'Israël, est touché par deux balles tirées à bout portant dans son dos alors qu’il prononce un discours à Tel Aviv.

    Il mourra quelques heures plus tard.

    Son assassin, Yigal Amir "agissant au nom de Dieu" selon ses dires, est un juif israélien étudiant en droit manipulé par des rabbins opposés aux accords d'Oslo signés à Washington le 13 septembre 1993 entre Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l'OLP et Bill Clinton, Président des États-Unis ; accords censés instaurer un mode de négociations autour de la question de l’occupation coloniale de Cisjordanie et de Gaza depuis 1967 par l'Etat israélien et ses milliers de colons ; occupation condamnée par la communauté internationale puisque, outre son caractère humainement infâme, cette occupation-colonisation est une violation des lois qui régissent le droit international.

     

    accords d'oslo, palestine, rabin, arafat,Ne soyons pas dupes néanmoins : ces accords d’Oslo, une initiative de Shimon Peres (en politique, un imbécile notoire qui n'avait rien prévu,  même pas l'assassinat de son Premier ministre !) face à un Rabin pourtant réticent, étaient destinés à gagner du temps en mettant fin à la première Intifada qui, dans sa répression par l’Etat colonial israélien (souvenons-nous des mains brisées des jeteurs de pierres par des soldats israéliens devant les caméras du monde entier), faisait courir le risque de voir cet Etat être placé au ban des nations (ce qui est le cas aujourd’hui car on ne se refait pas ! Jamais !).

    Soit dit en passant, en novembre 1995, soit deux ans plus tard, ces accords n’avaient toujours pas vu un commencement d’application.

     

                 Selon le point de vue qui veut que jamais il ne soit rendu justice à la cause palestinienne, nombreux sont ceux qui ont très vite trouvé une consolation après l’assassinat de Rabin - pour peu qu'ils en aient été affectés -, car… aujourd’hui, en 2015, soit vingt ans plus tard, l’occupation de la Cisjordanie avec sa politique du "fait accompli" n'a jamais cessé de s'étendre : en effet, au moment de la signature des accords d’Oslo, la question coloniale impliquait 150 000 colons en Cisjordanie ; 20 ans plus tard, ce chiffre a quadruplé : on est passé à 600 000 colons avec Jérusalem Est.

     

                Yitzhak Rabin n’est donc pas mort pour rien car, aujourd'hui plus qu'hier, jamais l’espoir de voir le droit international et la force de ce droit rendre rendre justice aux Palestiniens n’a été aussi éloigné.

    De plus, cet assassinat nous rappelle, si besoin était, qu’il faut être deux pour faire la paix. En effet, depuis ce 4 novembre 1995, la fracture dans la société israélienne entre les religieux et les laïcs n’a jamais été aussi profonde. Fracture entre ceux qui veulent vivre en paix dans les frontières reconnues par la communauté internationale (celles de 1967) et les autres : rabbins, colons économiques et religieux, partis politiques opportunistes au clientélisme éhonté, avec au sommet de la pyramide, l’Etat israélien pour mener à la baguette tout ce beau petit monde, soufflant tantôt le chaud et le froid au nom d’une raison supérieure : celle d’un Etat qui a su exploiter avec un talent certain toutes les faiblesses du droit et de la morale avec la complicité et le soutien tantôt explicite, tantôt tacite, des USA et des Etats européens.

    Et s’il n’est même pas sûr qu’un individu tel que Benyamin Netanyahou soit dans les faits disposé à « mourir pour Israël » et ce malgré ses incessantes rodomontades, et pour peu qu’il en soit un jour question, soyez assurés qu’aucun homme politique de ce pays n'acceptera de mettre sa vie en danger dans le souci de rendre justice  - même une justice toute relative -, au Peuple palestinien car tous ont retenu la leçon de l'assassinat de Rabin : quiconque s'y risque... meurt.

     

     

                      

     

                                  Le témoignage de cet Israélien se passe de commentaire

     

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    Pour prolonger, cliquez : La résistance, un nouveau romantisme

     

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  • Michel Onfray se dégonfle : il quitterait les médias

                  

                  C'est quand on est attaqué qu'il faut faire face, se défendre et contre-attaquer ! Et non, battre en retraite !

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                  Michel Onfray annonce son retrait du paysage médiatique ainsi que : "Penser l’islam" son dernier ouvrage chez Grasset, ne sortira pas en librairie comme prévu le 27 janvier 2016. Son auteur, en a décidé ainsi, faisant valoir qu’« aucun débat serein n’est plus possible en France au sujet de l’islam dans le contexte actuel ». Cette décision, l’essayiste l’accompagne d’un autre geste, la fermeture de son compte Twitter, et d’un engagement : celui d’une diète médiatique. Son apparition dans l'émission de Thierry Ardisson, samedi 28 novembre sur Canal+, a été la dernière.

                 Cette volte-face illustre si besoin était, toute l’ambiguïté d’un Michel Onfray assis le cul entre deux chaises : la chaise « L’islam porte en lui l’intolérance, la conquête et la guerre » et l'autre chaise : « L’Occident est responsable : c’est lui qui n’a de cesse depuis trente ans de bombarder les Etats musulmans et de les détruire ».


    A vouloir ménager la chèvre et le chou, on finit au piquet avec un bonnet d’âne, les deux pieds dans le caca, à la merci des loups car Michel Onfray n’a jamais voulu choisir ; les médias et la classe politique, notamment ceux de la fausse gauche, atlantistes et sionistes (excusez ce pléonasme), d'une complaisance inouïe à l'endroit d'Israël et de ses relais ici en France ont donc choisi pour lui : d’eux, il ne connaîtra aucun répit aussi longtemps qu’il restera sous les feux de la rampe médiatique, à faire le grand écart. D’où son désir de retrait.

    Et à ce sujet, difficile de faire un autre constat que celui-ci : le fils d’ouvrier, quand il réussit, sera toujours tenté, même après quelques années de défiance et d'indépendance, de rallier in fine un ordre social et à une organisation de l’existence auxquels il croit devoir son « repêchage » ; et c’est bien ce à quoi Onfray avait fini par se résoudre avant les attentats du 13 novembre.


    D’aucuns ajouteront : "Après tout, si ce sont les bourgeois qui font les révolutions, c’est bien parce qu’il n’y a personne d’autres pour les penser, les organiser et les mettre en œuvre à leur place, toutes ces révolutions !"


                 En un tweet, Onfray a cru pouvoir reprendre sa liberté, oublieux du fait qu’il était enchaîné à des médias qui n’aiment pas qu’on tente de leur glisser une quenelle, surtout par surprise, même une petite ; faut dire qu'ils ont l’arrière-train sensible. En effet, Michel Onfray fut le premier à twitter le 13 novembre au soir, peu de temps après les tueries de Paris : « Droite et gauche qui ont internationalement semé la guerre contre l'islam politique récoltent nationalement la guerre de l'islam politique. »

    Les médias et la classe politique ne lui pardonneront pas ce tweet qui a dit la vérité : Onfray a raison, et tous les autres avec lui dont Houellebecq qui, dans un quotidien italien à propos des attentats du 13 novembre 2015, place Hollande, Fabius et Valls en tête des responsables, responsables et coupables. Car enfin, depuis quand est-ce dans l'intérêt de la France de jouer Israël contre les Palestiniens, l'Ukraine contre la Russie, les USA contre Poutine, l'Arabie Saoudite contre l'Iran, Boko Haram contre Khadafi, Daech né de la destruction de l'Irak, financé par l'Arabie Saoudite contre Bachar al-Assad...

    Et bien, depuis que nous avons remis les clefs du quai d'Orsay aux USA, à l'Arabie Saoudite et à Israël : alliance contre-nature, alliance anti-européenne ; alliance en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre force car notre vocation c'est la paix et la diplomatie ; nous n'avons aucunement besoin d'ennemis pour exister et nous imposer.

                 Apeuré, incapable de tenir tête, Michel Onfray quitterait donc Paris ;  un Paris qui a eu raison de son courage ; il entend regagner sa province, sans doute pour se cacher et soigner ses blessures.
     
    Orgueil et culpabilité ?

    Onfray n’a pas tenu la distance ; et si les chiens ne font pas des chats, de même est-il préférable d’être né du côté du manche plutôt que du côté de la lame quand on souhaite dire la vérité.  De plus, n’est pas Dieudonné qui veut ; Dieudonné, le métis qui porte en lui la révolte de l’esclave et l’assurance du maître. Onfray rentrera dans sa "case" dès les premiers aboiements et silhouettes armées.

                 Le retrait de Michel Onfray confirme une personnalité fébrile d’autant plus que l’on savait Michel Onfray un peu mou des genoux, fuyant la controverse sur Internet et le débat avec les internautes pour chercher un abri auprès des médias qui ont fait de lui l'essayiste préféré des Français de ces vingt dernières années - et non "le philosophe préféré" comme on s'évertue à le nommer : Onfray est un historien des idées, ce qui ne fait pas de lui un philosophe, tout au plus un intellectuel quand il lui arrive d'interroger et de traiter "les causes" ; trop rarement le plus souvent puisque son immersion dans l’actualité est plutôt récente.

                  D’aucuns vous avoueront en privé qu'ils avaient de plus en plus de mal avec Onfray depuis son : "Les services secrets doivent s'occuper de Dieudonné !" C'était à l'occasion des élections européennes, alors que Dieudonné se présentait sur une liste anti-sioniste. Ce jour-là, Onfray s’est révélé être un libertaire et un gauchiste d'un nouveau type : de type petit flic, adepte de l'assassinat politique d'Etat. Sans doute avait-il besoin de donner des gages de bonne conduite à ceux qui font la pluie et le beau temps dans les médias, après ses récentes prises de positions sur le sort injuste et cruel qui est fait aux Palestiniens...

                  Le retrait de Michel Onfray de la controverse à propos de son tweet sur les responsabilités occidentales quant au chaos au Moyen-Orient, ressemble fort à de la panique : pas de nerfs Onfray, aucun sang froid ! Si ça barde un jour, faudra pas compter sur lui ! On est prévenus. Faudra pas dire qu’on ne savait pas !

    Reste à espérer que de cette nouvelle cabale lancée par le gouvernement Valls, le Nouvelobs et Libé - après quelques autres  comme lors de la publication de son ouvrage sur Freud ainsi qu'à propos de son soutien à Jean Soler et son ouvrage « Qui est dieu ?» -, qu'Onfray en sortira plus avisé, un peu plus mûr, un peu plus profond aussi, plus large, avec plus de hauteur.
     
    Véritable révolution géométrique pour Onfray : celle des volumes et des espaces !

    Que Michel Onfray goûte un peu à la calomnie, à la mauvaise foi des uns et des autres, aux procès d'intention aux intentions délibérées de lui nuire ! Qu'il tâte un peu de la condition du bouc-émissaire ne peut que lui être profitable car, reste à espérer que Michel Onfray accueillera cette épreuve avec l'espoir d'en sortir plus fort et plus courageux intellectuellement.


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  • Daech : naissance, développement et maturité par Denis Bauchard de l'IFRI

     

              Daech n’est pas né et ne s’est pas développé par hasard.

              Denis Bauchard, conseiller spécial pour le Moyen-Orient à l'IFRI (Institut français des relations internationale) nous le rappelle.Et si des journalistes ventriloques sont nombreux à pointer vers Bachar Al-Assad quant à la responsabilité de la création de Daech ou « Etat islamique - EI», la question de ses origines - de son financement aussi car, qui achète du pétrole à Daech aujourd'hui ? - est beaucoup plus complexe : les origines de l’EI remonte à 2003 ; devinez où ? En Irak.

    Comme c'est loin déjà, n'est-ce pas ? Excepté pour la population de cette région qui n'en aura jamais fini avec cette ratonnade américaine de 2003 semble-t-il.

    A ce sujet, on peut s'interroger : à quand un tribunal pour juger tous ceux qui ont soutenu et participé à la destruction de l'Afghanistan, de l'Irak, de la Libye et plus récemment de la Syrie ?

     

                    Denis Bauchard nommera un homme, un seul : Paul Bremer, proconsul américain ; il est celui qui favorisera l'émergence de Daech, puis son développement ; en effet, il est celui qui réunira les conditions nécessaires à sa création et à sa progression.               

                 Dans une analyse qui en dérangera plus d'un, en premier ceux qui ont la vérité des faits en horreur, tellement elle contredit leurs certitudes et expose au grand jour leur mauvaise foi à la racine de laquelle on trouvera une stratégie qui a pour seul objet le mensonge dans la manipulation (on épargnera les imbéciles et les téléspectateurs des journaux de 20H), Denis Bauchard  dresse en une trentaine de pages, le tableau d'un théâtre d'opérations dans lequel le bien et le mal se situent en dehors de toute considération morale et de responsabilité ; en effet, le bien sera du côté de celui qui triomphera, et le mal du côté du vaincu.

    Nul doute que dans les années à venir, loin d'un institut comme l'IFRI, ce sera à nouveau le vainqueur qui nous contera cette histoire qui prendra alors toutes les allures d’un conte ; un de plus.

    Et gare à ceux qui refuseront de s’y conformer, c'est sûr !

     

                Cliquez : Le Moyen-Orient face à Daech : défi et ripostes par Denis Bauchard - IFRI 2014

     

     

                        Daech, une enquête de Benoît Collombat & Jacques Monin - 20 novembre 2015

     

                  Si l'enquête de ces deux journalistes a le mérite d'expliquer la géopolitique et les enjeux économiques qui ont guidé la création et le développement de Daech - informations, soit dit en passant, que l'on peut trouver sur Internet depuis des années ! Faut croire alors que les auditeurs de France Inter ne sont pas pressés et sa rédaction non plus -,  à la question  "Comment la diplomatie française a t-elle pu se tromper dans ses analyses", ces mêmes journalistes se gardent bien de pointer le fait suivant : la diplomatie française ne s'est pas trompée ; il se trouve simplement que le quai d'Orsay est entre les mains d'un Etat PS totalement voué aux intérêts israéliens là-bas et ici sur notre sol, et par voie de conséquence, cet Etat PS est très proches des intérêts américains lorsque ces derniers rejoignent ceux d'Israël, ce qui est souvent le cas mais pas toujours... comme on a pu le voir à propos de l'Iran : la position de la France était celle d'Israël et non celle des USA.

    A la tête de l'Etat et de la diplomatie française (Elysée, Matignon et Quai d'Orsay), siège bel et bien un PS atlantiste et sioniste, et ce en violation totale de notre tradition diplomatique d'indépendance et d'équilibre entre des idéologies et des intérêts antagonistes.

    Au cours de ce reportage, comme un fait exprès, si le nom de Fabius est prononcé, à aucun moment Israël n'est mentionné.

     

                         Allez, France Inter ! Encore un effort ! T'y es presque !

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Comme des champignons après la pluie 

     

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  • Quand les Etats-Unis ne nous cachent plus rien avec Kissinger qui ne s'en cache pas davantage

     

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                A propos du grand boucher de la Realpolitik qui est à l'humanisme (cette notion que tous les hommes ont droit d'être sauvés et que l'Homme passe avant le profit et la marchandise) ce que les abattoirs sont aux porcs, secrétaire d'Etat sous Nixon,  le quotidien satirique  kissinger, daily squib, usa, serge uleskia imaginé en novembre 2011 une interview fracassante avec un Kissinger déluré, oracle fou à lier, sorte de Docteur Folamour mégalomane et paranoïaque.

     

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    A ce quotidien, Kissinger aurait alors tenu ce langage-ci - notez  au passage qu'une partie de propos rapportés sont des citations de Kissinger lui-même :

     

    Si vous ne pouvez pas entendre les tambours de guerre, il vous faut être sourd”

    Contrôlez le pétrole et vous contrôlerez les nations, contrôlez la nourriture et vous contrôlez le peuple, contrôlez la monnaie et vous contrôlerez le monde. »

    « Les États-Unis appâtent la Chine et la Russie, et le dernier clou dans le cercueil sera l’Iran, qui est, bien sûr, la principale cible d’Israël. Nous avons permis à la Chine d’accroître sa force militaire et à la Russie à se remettre de la soviétisation, pour leur donner un faux sentiment de bravade, cela va créer une mort conjointe plus rapide pour eux. »

    « Nous avons dit aux militaires que nous aurions à prendre plus de sept pays du Moyen-Orient pour leurs ressources et ils ont presque terminé leur travail. Nous savons tous ce que je pense de l’armée, mais je dois dire, cette fois, qu’ils ont amplement obéi aux ordres. »

    « Le grand ours Russe et la faucille chinoise seront réveillés de leur sommeil et c’est à ce moment qu’Israël va devoir se battre de toutes ses forces et de ses armes pour tuer autant d’Arabes qu’elle le peut. Espérons que si tout va bien, la moitié du Moyen-Orient sera aux israéliens. »

    « Nos équipes de jeunes, aux États-Unis et à l’Ouest, sont préparés parce qu’elles ont été programmées pour être de bons soldats, de la chair à canon quand elles seront commandées pour sortir dans les rues et lutter… » 

    « La guerre à venir sera si grave qu’une seule superpuissance pourra gagner, et ce sera nous autres. »

    « Sur les cendres nous construiront une société nouvelle, il restera seulement une superpuissance de gauche, et seule, elle sera le gouvernement mondial qui gagne. »

     « N’oubliez pas, les États-Unis ont les meilleures armes, nous avons des choses qu’aucune autre nation n’a, et nous introduirons ces armes quand le moment sera venu."

     

                      La version originale est disponible ICI ou ; version française courtesy of Oscar Fortin

     

     

                         "Arrest Henri Kissinger for war crime " - "Arrêtez Henry Kissinger pour crime de guerre"

                        Une voix énonce alors : "Au nom du Peuple vietnamien, au nom du peuple du Timor oriental, au nom du Peuple Cambodgien, au nom du Peuple Chilien..."

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  • Léa Salamé telle qu'en elle-même


                   Aliza Bin-Noun, "porte-parole officiel de la politique d'Israël en France" répond à Léa Salamé sur France inter

     

     

                    Regardez ce sourire de Léa, écoutez ses questions... voyez comment elle hoche la tête avant même que son invitée ne lui réponde comme si Léa Salamé partageait déjà avec elle la réponse ! Edifiant ce ton précautionneux, révérencieux, mezza voce, et puis ce corps penché en avant comme pour se faire petit, tout petit... un peu comme si, même assise, Léa Salamé se tenait à genoux ; mentalement, c'est sûr !

    Notez : rien à propos de la politique israélienne de colonisation ! Rien à propos des méthodes de maintien de cet ordre colonial !

     

              Nul doute, nous assistons là, une fois encore, à tout ce qui est dénoncé depuis des années par tous ceux qui ne souffrent plus la servilité avec laquelle les journalistes se plient à l'obligation, pour quiconque souhaite prospérer dans la carrière médiatique, de ne jamais mettre en difficulté, entre autres, Israël et ses représentants, CRIF inclus.

    Dont acte.

     

    ***

     

             Qu'il soit permis ici de révéler ceci : un ami ingénieur du son chez Radio-France m'a affirmé en toute bonne foi que ce matin-là, une odeur irrespirable s'était répandu dans tout l'étage, cage d'ascenseur comprise, au passage de cette porte-parole ; odeur inqualifiable m'a-t-il précisé. Quant au studio qui l'a accueillie, seules deux personnes ont tenus bon, sans doute le temps nécessaire à son passage à l'antenne : Léa Salamé et Patrick Cohen.

    Sachez néanmoins qu'ils ont dû être évacués tout de suite après le départ de leur invitée ; une assistance respiratoire a été requise pour tous les deux par les services médicaux appelés en urgence car, si la déontologie du journalisme a bien été bafouée et mise en danger de mort ce matin-là, en revanche, le pronostic vital des intéressés n'a pas été engagé.

    Comme quoi... le ridicule ne tue plus ; et la lâcheté et la flagornerie, pas davantage.

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  • Etiquetage des produits israéliens : est-ce l'Europe qui redresse la tête ?

    ultra religieux, sioniste, israéliens, laïcs

                 Ou quand, religieux et laïcs israéliens, il faut être deux pour faire la paix 

     

     

                                        

     

          

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    Il y a 20 ans aujourd’hui…

    Le 4 novembre 1995, Yitzhak Rabin, âgé de 73 ans, Premier ministre de l'Etat d'Israël, est touché par deux balles tirées à bout portant dans son dos alors qu’il prononce un discours à Tel Aviv.

    Il mourra quelques heures plus tard.

    Son assassin, Yigal Amir "agissant au nom de Dieu" selon ses dires, est un juif israélien étudiant en droit manipulé par des rabbins opposés aux accords d'Oslo signés à Washington le 13 septembre 1993 entre Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l'OLP et Bill Clinton, Président des États-Unis ; accords censés instaurer un mode de négociations autour de la question de l’occupation coloniale de Cisjordanie et de Gaza depuis 1967 par l'Etat israélien et ses milliers de colons ; occupation condamnée par la communauté internationale puisque, outre son caractère humainement infâme, cette occupation-colonisation est une violation des lois qui régissent le droit international.

     

    accords d'oslo, palestine, rabin, arafat,Ne soyons pas dupes néanmoins : ces accords d’Oslo, une initiative de Shimon Peres (en politique, un imbécile notoire qui n'avait rien prévu,  même pas l'assassinat de son Premier ministre !) face à un Rabin pourtant réticent, étaient destinés à gagner du temps en mettant fin à la première Intifada qui, dans sa répression par l’Etat colonial israélien (souvenons-nous des mains brisées des jeteurs de pierres par des soldats israéliens devant les caméras du monde entier), faisait courir le risque de voir cet Etat être placé au ban des nations (ce qui est le cas aujourd’hui car on ne se refait pas ! Jamais !).

    Soit dit en passant, en novembre 1995, soit deux ans plus tard, ces accords n’avaient toujours pas vu un commencement d’application.

     

                 Selon le point de vue qui veut que jamais il ne soit rendu justice à la cause palestinienne, nombreux sont ceux qui ont très vite trouvé une consolation après l’assassinat de Rabin - pour peu qu'ils en aient été affectés -, car… aujourd’hui, en 2015, soit vingt ans plus tard, l’occupation de la Cisjordanie avec sa politique du "fait accompli" n'a jamais cessé de s'étendre : en effet, au moment de la signature des accords d’Oslo, la question coloniale impliquait 150 000 colons en Cisjordanie ; 20 ans plus tard, ce chiffre a quadruplé : on est passé à 600 000 colons avec Jérusalem Est.

     

                Yitzhak Rabin n’est donc pas mort pour rien car, aujourd'hui plus qu'hier, jamais l’espoir de voir le droit international et la force de ce droit rendre rendre justice aux Palestiniens n’a été aussi éloigné.

    De plus, cet assassinat nous rappelle, si besoin était, qu’il faut être deux pour faire la paix. En effet, depuis ce 4 novembre 1995, la fracture dans la société israélienne entre les religieux et les laïcs n’a jamais été aussi profonde. Fracture entre ceux qui veulent vivre en paix dans les frontières reconnues par la communauté internationale (celles de 1967) et les autres : rabbins, colons économiques et religieux, partis politiques opportunistes au clientélisme éhonté, avec au sommet de la pyramide, l’Etat israélien pour mener à la baguette tout ce beau petit monde, soufflant tantôt le chaud et le froid au nom d’une raison supérieure : celle d’un Etat qui a su exploiter avec un talent certain toutes les faiblesses du droit et de la morale avec la complicité et le soutien tantôt explicite, tantôt tacite, des USA et des Etats européens.

    Et s’il n’est même pas sûr qu’un individu tel que Benyamin Netanyahou soit dans les faits disposé à « mourir pour Israël » et ce malgré ses incessantes rodomontades, et pour peu qu’il en soit un jour question, soyez assurés qu’aucun homme politique de ce pays n'acceptera de mettre sa vie en danger dans le souci de rendre justice  - même une justice toute relative -, au Peuple palestinien car tous ont retenu la leçon de l'assassinat de Rabin : quiconque s'y risque... meurt.

     

     

                      

     

                                  Le témoignage de cet Israélien se passe de commentaire

     

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  • Otages et exécutions mondiales : bombes psychologiques à la déflagration psychique

     

                      Cela n’aura sans doute échappé à personne : les décapitations d'otages occidentaux, européens et américains, filmées puis mise en ligne sur Internet - exécutions publiques à une échelle mondiale -, ont bien évidemment pour but de nous atteindre au plus près, nous les occidentaux, dans nos foyers... comme une bombe peut atteindre une maison, une famille... là-bas, tous les jours que Dieu, l’Occident et des mercenaires enrubannés font, de la Libye et l’Afghanistan depuis 15 ans.

     

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    (Irak : un café de Bagdad après l'explosion, encore une, d'une voiture piégée)

     

    Pensons un instant à ceci : les bombardements américains lors de la deuxième guerre d'Irak, guerre- business (demandez à Rumsfeld !) guerre-géopolitique (demandez à Irve Lewis dit « Scooter » Libby, Jr., à Paul Wolfowitz, Dick Cheney qui enlaçaient affectueusement Bush-fils ; néo-conservateurs qui encadrent encore aujourd’hui la Maison blanche et le Pentagone),  ont fait près de 100 000 morts irakiens.

    La dernière ratonnade des Gazaouis a fait plus de 2000 victimes parmi les civils (faut dire que Gaza c’est un 1.7 millions de détenus… et l’Irak… 30 millions d’otages !) Néanmoins, on saluera là la tentative de retenue de ceux qui ne savent pas se retenir ni se tenir, à savoir : l’armée israélienne composée de mercenaires sans foi ni loi ; normal,  ils ont carte blanche et personne ne viendra leur demander des comptes ; face à la résistance du Peuple palestinien, là encore, ce sont eux qui décident du niveau d'horreur qui sera pratiqué dans chaque maison, dans chaque famille, dans chaque rue, dans chaque quartier… qui vivra et qui mourra.

    Quant à la Syrie, sa destruction a causé, en trois ans, près de 150 000 morts. Et ce n’est pas fini !

    Pour la Libye, aucun chiffre encore,  la France étant directement impliquée dans sa destruction... sans doute faut-il y voir là une raison (Ah, ces médias patriotes !)

     

     

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    (Libye : avant et après ; hier et aujourd'hui)

     

    ***

     

                 Du « jihadiste » en veux-tu en voilà ! Sortis d’on ne sait de quel chapeau ! Il est vrai que la casse des Etats-nations de la Libye à l’Afghanistan offre des conditions idéales à de grandes poussées de fièvre au choc thermique et tellurique, les Peuples étant livrés à eux-mêmes sans protection. 

    Régions dévastées, des millions d’êtres humains abandonnées, "laissés" sans frontières, sans Etat, sans droits, sans armée, sans police (en dehors des sociétés privées américaines de mise à disposition de mercenaires) sans recours, à la merci de prédateurs voraces…

     

     

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    (Gaza lors de la dernière ratonnade israélienne)

     

    Chair, viande, corps sans bras, sans jambes, sans tête, par centaines de milliers, sous des tonnes de bombes, corps ouverts comme des sacs, hommes, femmes, enfants, sans âge et de tous les âges... ces peuples-là ne meurent pas : ils crèvent !

     

    ***

     

                Suite à la casse de l’Irak, et plus récemment de la Syrie… (deux Etats laïcs - cherchez l’erreur pour peu qu'il y en ait une !) le chaos qui règne dans cette région a causé un demi-million de morts. 

    L'Etat islamique, le dernier arrivant sur la scène du Jihade dit « islamique » après Al-Qaïda, Al-Nosra, Aqmi, Boko Haram,  est certes armé, bien armé mais ce mouvement n'a pas d'aviation, pas de missiles, pas de drones, pas de combattants bardés de haute technologie ; de plus… oh frustration suprême ! l’Occident se garde bien d’y exposer ses soldats ; pas moyen donc d’en découdre !

     

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    (Syrie : Alep )

     

    Faut croire que ceux qui financent et arment tous ces mouvements depuis la guerre d’Afghanistan et la deuxième guerre d’Irak savent jusqu’où ne pas aller trop loin avec eux tous !

     

                Dans ce contexte, force est de reconnaître que les décapitations filmées et plus important encore, leurs diffusions  mondiales restent l’unique moyen pour ces mouvements à la force de frappe locale, très locale et pour lesquels nous sommes hors d’atteinte, et plus encore à une échelle qui s’élèverait pour l'occasion à plusieurs centaines de milliers de victimes, de nous terroriser au plus près de notre intimité, - bombe psychologique, à la déflagration psychique tous ces égorgements filmés ! -, nous et nos opinions publiques, silencieuses ou bien expansives (suivez mon regard - parmi les blogs du Nouvelobs !).

    Bien évidemment, il s'agit de ce qu’il est convenu d’appeler « une guerre de l'image » (et les médias raffolent d’images !) ; dans les faits… une non-guerre (1) destinée à une population occidentale qui n’a pas le temps de se poser les bonnes questions ; une fausse-guerre mais guerre des nerfs aussi ; et puis fatalement : une « pseudo-guerre » guerre d’usure.

     

                 Mais alors, qui seront les premiers à craquer ?

     

                  Nous bien sûr ! Et sans doute pour toutes les mauvaises raisons au monde : « Vite ! Cachez toutes ces horreurs que je ne saurais voir ! »

    Mais ne nous y trompons pas : ces horreurs… ce sont les centaines de milliers de victimes parmi une population otage de la politique d’une alliance américano-sioniste et saoudienne ( avec l’Otan pour y « mouiller » les Européens) que l’exécution filmée d’un seul otage occidental  nous fait oublier jour après jour ! Exécution publique qui n’est que l’arbre qui cache une forêt de victimes qui se comptent par centaines de milliers de… devinez !....

     

                   ... de Musulmans justement !

                               Et là encore, pour peu qu'il y en ait une : cherchez l’erreur... au-delà de l'horreur !

     

     

     

    1 - Nous n'avons pas à mener de fausses-guerres qui ne sont pas les nôtres, et moins encore lorsqu'elles ont pour cause le désastre de la "politique" américaine en Irak et ailleurs depuis 15 ans ; car si le chaos a bien été programmé - le chaos contrôlé est un moyen de domination comme un autre -, en revanche, ce désastre-là ne l'a sûrement pas été.

    Une « guerre »  qui n'en est pas une puisqu' il s’agit simplement de colmater les brèches d'un processus de destruction planifié, aujourd’hui hors de contrôle, d’Etats Nations considérés comme « caducs » car incapables de satisfaire aux exigences d’intérêts américano-sionistes et saoudiens.

     

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  • Yitzhak Rabin : héros malgré lui...

    ultra religieux, sioniste, israéliens, laïcs

                 Ou quand, religieux et laïcs israéliens, il faut être deux pour faire la paix 

     

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    Il y a 20 ans aujourd’hui…

    Le 4 novembre 1995, Yitzhak Rabin, âgé de 73 ans, Premier ministre de l'Etat d'Israël, est touché par deux balles tirées à bout portant dans son dos alors qu’il prononce un discours à Tel Aviv.

    Il mourra quelques heures plus tard.

    Son assassin, Yigal Amir "agissant au nom de Dieu" selon ses dires, est un juif israélien étudiant en droit manipulé par des rabbins opposés aux accords d'Oslo signés à Washington le 13 septembre 1993 entre Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l'OLP et Bill Clinton, Président des États-Unis ; accords censés instaurer un mode de négociations autour de la question de l’occupation coloniale de Cisjordanie et de Gaza depuis 1967 par l'Etat israélien et ses milliers de colons ; occupation condamnée par la communauté internationale puisque, outre son caractère humainement infâme, cette occupation-colonisation est une violation des lois qui régissent le droit international.

     

    accords d'oslo, palestine, rabin, arafat,Ne soyons pas dupes néanmoins : ces accords d’Oslo, une initiative de Shimon Peres (en politique, un imbécile notoire qui n'avait rien prévu,  même pas l'assassinat de son Premier ministre !) face à un Rabin pourtant réticent, étaient destinés à gagner du temps en mettant fin à la première Intifada qui, dans sa répression par l’Etat colonial israélien (souvenons-nous des mains brisées des jeteurs de pierres par des soldats israéliens devant les caméras du monde entier), faisait courir le risque de voir cet Etat être placé au ban des nations (ce qui est le cas aujourd’hui car on ne se refait pas ! Jamais !).

    Soit dit en passant, en novembre 1995, soit deux ans plus tard, ces accords n’avaient toujours pas vu un commencement d’application.

     

                 Selon le point de vue qui veut que jamais il ne soit rendu justice à la cause palestinienne, nombreux sont ceux qui ont très vite trouvé une consolation après l’assassinat de Rabin - pour peu qu'ils en aient été affectés -, car… aujourd’hui, en 2015, soit vingt ans plus tard, l’occupation de la Cisjordanie avec sa politique du "fait accompli" n'a jamais cessé de s'étendre : en effet, au moment de la signature des accords d’Oslo, la question coloniale impliquait 250 000 colons en Cisjordanie ; 20 ans plus tard, ce chiffre a pratiquement doublé : on est passé à 450 000 colons.

     

                Yitzhak Rabin n’est donc pas mort pour rien car, aujourd'hui plus qu'hier, jamais l’espoir de voir le droit international et la force de ce droit rendre rendre justice aux Palestiniens n’a été aussi éloigné.

    De plus, cet assassinat nous rappelle, si besoin était, qu’il faut être deux pour faire la paix. En effet, depuis ce 4 novembre 1995, la fracture dans la société israélienne entre les religieux et les laïcs n’a jamais été aussi profonde. Fracture entre ceux qui veulent vivre en paix dans les frontières reconnues par la communauté internationale (celles de 1967) et les autres : rabbins, colons économiques et religieux, partis politiques opportunistes au clientélisme éhonté, avec au sommet de la pyramide, l’Etat israélien pour mener à la baguette tout ce beau petit monde, soufflant tantôt le chaud et le froid au nom d’une raison supérieure : celle d’un Etat qui a su exploiter avec un talent certain toutes les faiblesses du droit et de la morale avec la complicité et le soutien tantôt explicite, tantôt tacite, des USA et des Etats européens.

    Et s’il n’est même pas sûr qu’un individu tel que Benyamin Netanyahou soit dans les faits disposé à « mourir pour Israël » et ce malgré ses incessantes rodomontades, et pour peu qu’il en soit un jour question, soyez assurés qu’aucun homme politique de ce pays n'acceptera de mettre sa vie en danger dans le souci de rendre justice  - même une justice toute relative -, au Peuple palestinien car tous ont retenu la leçon de l'assassinat de Rabin : quiconque s'y risque... meurt.

     

     

                      

     

                                  Le témoignage de cet Israélien se passe de commentaire

     

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