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Médiapart - Page 2

  • Médiapart a 5 ans : questionnaire et réponses...

     

     

                  Pour fêter cet anniversaire, Mediapart a remis un questionnaire aux abonnés de la première heure... 

     

                  Voici quelques réponses. 

                                                             _________________

     

     

    Si vous étiez un autre abonné  et une autre abonnée ?

     

    jpylg2.jpgJean_Paul_Yves_le_Goff

     

    J’aime son entêtement et son acharnement : rien ne le détournera de son « Histoire du Christianisme ». Je crois que l’on construit sa vie et qu’on la change, en travaillant chaque jour à son destin. Malheur à celui qui n’est destiné  - ou qui ne s’est destiné -, à rien ! Et je crois que sur Médiapart, ils sont un sacré paquet ; on les reconnaîtra au conformisme de ce qu’ils croient être leur « dissidence ».

    JPYLG a encore beaucoup de travail à accomplir s'il veut se faire détester de ceux dont il est important de se faire haïr. Le Christianisme n'y suffira pas. Pour le moment, on rangera JPYLG dans la case des "rabat-joie"... ce qui peut le rendre sympathique à la longue.

    Aussi, qu’il fasse attention !

    J'aurais aimé un JPYLG plus incisif, en contact avec le réel et son actualité, ici sur Médiapart et ailleurs. Avec une prise de risque de chaque instant. Il n'y a que dans cette prise de risque que l'on y trouve son compte face à ce que JPYLG appelle les esprits formatés et que je nommerais : les esprits formatés "bienpensance"...  les esprits les plus conformistes et les plus bornés qui soient.

     JPYLG aura été le premier à identifier tous ces esprits finalement craintifs ; la peur de l'isolement et de la stigmatisation. Alors que cet isolement tout relatif et cette stigmatisation contreproductive doivent être accueillis comme une bénédiction car ils apportent avec eux, à leur insu...  respect et notoriété.

     

     

    Le journal de Personne... une telle énergie, une telle détermination... Chez elle, qui est belle, tout est talent et intelligence !

     

    Si vous étiez un article ?

     

    Tous mes billets. Et c’est fait.

     

    Si vous étiez un billet ? 

     

    Le Serpent de Lucas Martin. Billet dans lequel l'auteur de ce billet se réjouit de la disparition d'un Stéphane Hessel antisémite chez lequel il n'y aurait rien à sauver.

    C'est une bonne chose que l'auteur de ce "Serpent" n'ait pas été censuré...

    Médiapart semble enfin comprendre ce qu'est la liberté d'expression contrairement à ses abonnés et une partie du personnel de la rédaction qui n'ont toujours pas compris ce à quoi on s'engage quand on prétend défendre cette liberté :  laisser dire et écrire ce qu'on n’aurait jamais souhaité écrire ou lire - même dans ses pires cauchemars...

    Et puis, le "coming out" de cet auteur spécialiste des ophidiens vaut bien le silence assourdissant autour du décès de Chavez de ceux qui, abonnés et salariés de Médiapart confondus, n'ont habituellement pas assez de mots pour déplorer tout ce qui mérite de l'être...

    C'est sûr, leur silence à tous n'a pas cessé depuis une semaine... de nous hurler : "Chavez est mort, bon débarras !"

     

    Si vous étiez un troll ?

     

    N’importe quel abonné de Médiapart pour peu que je décide de le considérer comme tel.

    Le troll, c’est l’autre… toujours !

     

    Si vous étiez un commentaire ?

     

    Mon (mes) propre commentaire… celui-ci en particulier…

    « Penser demande un vrai effort car, penser va à l'encontre de notre nature. Penser c'est pénible, épuisant. C'est une violence faite à soi-même et aux autres. On évite, on résiste autant qu'on peut, des quatre fers, tellement ça ne nous ressemble pas, et c'est sans doute la raison pour laquelle, penser c'est penser à rebrousse poil, toujours ! Et personne ne vous remerciera pour l'avoir fait car alors, vous serez leur mauvaise conscience à tous car penser c'est penser contre tous ceux qui ont renoncé à cet effort à leur insu, contre tous ceux qui ont jeté l'éponge...et ça en fait du monde ! Un sacré paquet : tous ceux qui pensent avoir de bonnes raisons d’ignorer qu’ils ont renoncé à penser ! »

     

    Si vous vouliez faire un reportage, où iriez-vous ?

    Chez Médiapart incognito pour voir comment l’info ne se fait pas au moment où les consignes sont données - comité de rédaction : ça doit être un grand moment côté journal et côté CLUB. J'en connais qui ne doivent pas dormir la nuit.

     

    Si vous vouliez réaliser une interview, qui iriez-vous rencontrer ?

    Tous ceux que j’ai voulu rencontrer je les ai rencontrés… ou bien ils sont morts et suis arrivé trop tard.

    Aujourd’hui tout  le monde avance masqué : trop de risques, trop d'enjeux aussi bien du côté de celui qui pose les questions et que du côté de celui qui est censé y répondre avec franchise. Une interview de qui que ce soit sur quoi que ce soit n’a plus aucune espèce d’intérêt. On le découvre tous les jours sur Médiapart qui ne fait plus que du publi-reportage (on interviewe les copains ou bien ceux qu'on ne peut pas ne pas interviewer tout simplement parce que tout le monde les interviewe - les auteurs de livres notamment !) et ailleurs (j'en connais même sur le web qui ont leur carte de journaliste et qui ont arrêté les interviews pour cette raison).

    Plus personne ne sait poser des questions.... et pour cause... des questions auxquelles plus personne ne souhaiterait répondre.

    Les autres, ceux qui sont sans masque… n’ont pas besoin d’être interviewés… depuis Internet… ils prennent en charge leur propre communication.

     

    Si vous changiez quelque chose à Mediapart ? 

    Tout.

    Selon le principe suivant : un journal au service de toutes les intelligences non pas un journal au service d’un journalisme d’opinion… mais bien plutôt un outil de diffusion qui, à partir d’une actualité donnée, un fait de société, une préoccupation d’ordre politique ou économique, une question qui toucherait à l’éthique, se proposerait alors de nous présenter toutes les analyses disponibles émanant d'acteurs avisés et informés, y  compris celle du journal en question pour peu que sa rédaction l'ait jugé approprié.

    Pour le dire autrement… il serait question d’une presse qui nous présentera tout ce qui se pense sur un sujet en particulier et pas simplement ce que la rédaction du journal souhaite donner à penser à ses lecteurs.

    Car à bien y réfléchir, les journaux d’opinions, indépendants financièrement ou pas, sont libres de tout sauf de l’opinion de ceux qui les dirigent, lesquels sont à l’origine de tous les choix éditoriaux qui sont faits. Or, des choix éditoriaux n’ont jamais fait avancer l’information quelle qu’elle soit sur quelque sujet que ce soit car, si un journal d’opinion peut être libre, il ne l’est sûrement pas de sa propre propagande – choix par avance biaisé donc parce qu’en faveur d'une information aux couleurs du drapeau de la rédaction du journal.

    L’avenir n’est pas à « une information libre » qui n’est qu’un slogan et moins que ça encore si elle est « d’opinion » (1)… non, l’avenir est bien à toute l’information disponible sur un sujet donné ; une information qui, à un instant T,  reprendrait toutes les analyses produites. Et cet avenir-là, qu’on le veuille ou non, souhaitable ou pas, c'est Internet et son temps réel qui l’a déjà sculptée et rendue quasiment inévitable.

    Car... tout compte fait, et en comptant bien, il vaut mieux penser aussi avec l’intelligence des autres qu’avec la sienne seule car le plus souvent, c’est notre intelligence qui nous empêche de penser... si par penser, on entend se méfier comme de la peste de ce qu’on pense... qui va rarement plus loin que ce que l'on est, ce qui fait, au total, pas grand monde, reconnaissons-le ! 

    Mais alors… que vive non pas une information libre mais une information qui rassemble, fédère, réunit autour d’elle toutes les intelligences au service d’un même élan : donner à la représentation du réel toute sa place !

     

    ***

     

                Médiapart a fait à peine la moitié du chemin qui aurait dû être le sien en terme de journalisme : la contre-information ou l'information dissidente (appelez-la comme vous voulez !).... Médiapart ne s'y est jamais mis tout simplement parce que ses fondateurs n'en ont pas la culture ; quoi qu'ils puissent penser et dire, on ne sort pas indemnes d'une vie consacré à un journalisme de grands-médias même au journal Le Monde que personne ne lisait déjà plus, du moins ceux qui, plus tard, auraient pu être intéressés par une autre information.

    Internet a tout remis en cause. Même s'il a permis "Médiapart" : mise de fonds minimale. La fausse dissidence payante (Arrêt sur Images) est condamnée à l'heure où la vraie dissidence est gratuite partout ailleurs... une dissidence conduite par des experts dans leur domaine, des universitaires en rupture de ban, des documentaristes auto-produits, des acteurs  issus de la société civile en contact avec le réel, des artistes, nouveaux intellectuels bannis des médias de masse...

    Dure dure la concurrence !

    En dehors de Plenel qui porte Médiapart à bout de bras, aucune individualité n'a émergé de Médiapart en 5  ans. Sur la toile, on ne parle pas de Médiapart.

    Reste comme axe de développement : prendre des abonnés au Monde et au Nouvelobs et à Libé. Mais là, c'est à un tout autre journal auquel il faudra penser (mais on y vient... lentement mais sûrement !) avec un contenu multiplié par dix ; "journalisme" à une tout autre échelle.

     

               Pour prolonger cliquez :  http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/080313/pour-un-journal-au-service-de-toutes-les-intelligences

     

    Mediapart, un réseau ?

     

    Non. Mais un très bon référencement sur Google, Club inclus. Ce qui arrange mes affaires et ma visibilité sur le Net.

     

    Vos habitudes sur Mediapart ?

     

    Seul ce qui est visible peut être lu. Je ne peux  donc lire que ce qui m’est donné à voir. Mais si le plus important est ailleurs.  J’ai pu mille fois m’en rendre compte, ailleurs dans le Club, caché, invisible et souvent… plein de talent ou d’expertise.

    D’où l’idée d’une Edition qui aurait pour sujet : Billets de blog ignorés par la Une du Club de Médiapart... création d'une Edition pour tous... Edition qui m’est refusée car Médiapart sait que l’important n’est pas ce qui nous est donné à lire mais ce qui nous est caché du Club

    Cela dit…pour moi Médiapart est un passage parmi d’autres…  avec Nouvelobs, RFI atelier des médias, Agoravox,  Egalité et Réconciliation et des dizaines d’autres webzines…

                                                 

    ____________________

     

             Un hommage au CLUB (Forum en accès libre de Médiapart) pour ses 5 ans

     

     

                           

    Michel Chion - Sanctus

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  • Médiapart ou quand le journalisme s'effondre

                                 

                               ...et ouvre la voie à un imbroglio complaisant de propagandistes

     

    ____________________

     

     

                   En direct de Mediapart : «être musulman en France» en partenariat avec Beur FM - soirée consacrée aux pratiques de l'Islam et à ce que d'aucuns ont cru observer, à savoir : le développement de l'islamophobie dans la société française. 

     

     
    En direct de Mediapart : être musulman en France par Mediapart

     

     

    ***

     

                                 Vendredi 25 janvier 2013 : une date à ne pas oublier !

     

                 On ne manquera pas de remarquer chez la première invitée de la soirée, Zahra Ali, musulmane pratiquante "exilée" à Londres ainsi que chez Abdellali Hajjat, autre intervenant en 3e partie de soirée (mais en ce qui le concerne... sans doute pour des raisons différentes  : en effet, ce sociologue n’appartient-il pas à l'extrême gauche ?), le refus d’une compréhension du rejet du voile (ce qui n'implique pas de renoncer à le porter), et par voie de conséquence, le refus d’acceptation de ce rejet, de sa validation et pourquoi pas aussi, de son intériorisation.

    Au sujet de la société anglaise brièvement évoquée au cours de cette soirée,et toujours à propos du "cas" Zahra Ali, là aussi on rencontrera le refus de  reconnaître d'une part, la spécificité de la colonisation anglo-saxonne (qui n’a jamais eu aucune prétention universaliste et/ou assimilationniste, contrairement à la France), et d'autre part, le mode d’organisation de sa société : chacun dans sa culture et dans sa classe sociale (1).

    Difficile toutefois de ne pas voir dans ces deux refus qui n’ont pas pour origine l’ignorance puisque cette jeune femme est diplômée de l’enseignement supérieur et très certainement cultivée (2), le peu de cas que toute personne fera d’un mode d’organisation de l’existence qui serait étranger au credo religieux qui est le sien. A l’origine de ce refus, nul doute, on trouvera donc un dogmatisme et un aveuglement (même avisé, informé et conscient) propres à toute soumission à l’une des trois religions monothéistes.

    Pour le dire autrement... ce que Zahra Ali, musulmane féministe (3) sait ou connaît de l’histoire de France et de la société britannique au passé comme au présent, elle ne souhaite manifestement pas le comprendre car, dans l'absolu, cela n’a aucune importance à ses yeux (4).

    Difficile aussi de ne pas noter chez la journaliste Carine Fouteau en charge d'une partie du débat au début de la soirée,  l’absence de volonté de relever tous ces refus dogmatiques (5) ; Fouteau passant simplement les plats à son interlocutrice ; et c’est bien là que le bât blesse car, ne sommes-nous pas alors confrontés, et contre toute attente, à un bel exemple de journalisme de complaisance et de connivence ? Et même si ce n’est pas la première fois chez Médiapart (6),  une surprise de taille ce manquement, et ce reniement de la profession ! Surprenante cette volte-face, non ?        

                  Si l’on poursuit le compte-rendu et inventaire de cette soirée, on trouvera chez Samy Debah, autre invité, autre sociologue (c'était la fête de la sociologie ce soir-là ou quoi ?), le désir de comprendre mais... de comprendre ce qu’il nomme : une peur irrationnelle. On n'est certes pas dans un refus total mais... n'empêche ! A ses yeux, on a affaire à de la paranoïa quant aux difficultés de cohabitation avec un particularisme vestimentaire à caractère religieux considéré, à tort ou à raison, comme une provocation ou une atteinte à la laïcité ; et chez ce sociologue aussi, on notera l'absence d'une analyse qui tienne compte d'une réalité composite.

    Dans les faits, seul le psychologue Eric Vandorpe ( Ah, la psychologie !) dans cette première partie du débat (et Marwan Mohammed dans la 3e partie) semble avoir la volonté de décliner tous les aspects d’une complexité qu’il choisit donc de ne pas ignorer sans doute, mais pas seulement, parce que la culture musulmane ne le touche pas intimement (et puis, c'est un psychologue, plutôt fin avec ça !). Comme un fait exprès, la journaliste de Médiapart, Fouteau, ne le relancera que rarement car le discours de ce psy menace la bien-pensance du débat et semble donc être en porte-à-faux avec ce que Médiapart entendait nous donner à mâcher et à digérer ce soir-là : la position du journal sur la question de l’Islam en France à grands renforts d'experts tous plus objectifs et tous plus savants les uns que les autres. Ce qui, tout le monde en conviendra, n’a pas grand-chose à voir avec ce qu’on est en droit d’attendre du journalisme :

              - Pas de contradiction portée,  pas de question susceptible de remettre en cause une bien-pensance et un politiquement-correct pris en flagrand délit de négation d'une réalité souvent bien plus complexe et ambivalente ; propos manichéens en veux-tu, en voilà (les bons d'un côté, les méchants de l'autre ; tout blanc, tout noir !) d'un niveau jusqu'à présent insoupçonnable chez Médiapart ; sans oublier des partis pris purement idéologiques, voire communautaires, principalement, mais pas seulement, chez les invités-chercheurs-universitaires-experts issus de l’immigration, acceptables en soi à condition qu'ils soient reconnus comme tels et non pas énoncés comme des vérités ou des faits irréfutables, ainsi que l'emploi tout au long de cette soirée d'un vocabulaire franchement dépréciatif à l'endroit d'une partie de la population française  : paranoïa, islamophobie, bêtise, peur irrationnelle…

              Manifestement, nombre d’abonnés ne sont pas près d'oublier cette soirée consacrée à l’Islam ! Soirée qui fera date auprès des lecteurs de Médiapart à en juger par les commentaires qui ont été postés (c’est ICI) car jamais le métier de journaliste n'aura été autant absent, comme... en panne, à l'occasion de ce débat.       

    _____________________________

     

    1 - Pour info : il n’y avait eu avant 1987 que quatre parlementaires non blancs, tous originaires du sous-continent indien, élus en 1841, 1892, 1895 et le dernier en 1922 au parlement anglais.

    2 – Même si l’on doit garder à l’esprit le fait qu’il n’y a que 24h dans une journée pour les non-croyants comme pour les croyants pratiquants de surcroît qui doivent sans doute consacrer une grande partie de leur journée à la prière et à la lecture, voire l’étude, de leur Livre respectif.

    3Qu’il soit précisé ceci : on ne verra aucune contradiction entre le fait d'être féministe et le fait de pratiquer une des trois religions monothéistes : une femme peut très bien militer au sein de sa religion pour que cette dernière accorde à la femme un statut moins dévalorisant, réducteur et inhibant.

     

    4 – En effet, on serait tenter d’imaginer ce qui suit : « Si Dieu existe, c’est énorme ! Et la République peut bien crever ! Quant à la liberté… pourquoi faire ? Aussi, qu’ai-je à faire de tous ces trous du cul de républicains sûrement anti-cléricaux et bornés." 

     

    5 - Merci de vous reporter à l'adresse suivante : http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/250113/islamophobie-quand-tu-nous-tiens-par-la-barbichette

     

    6  - Un journalisme indépendant - libre d’affects, d'opinion, d’intérêt-, n'existe décidément pas. Il ne peut donc y avoir qu’un journalisme de connivence (faire bouillir la marmite, la carrière, l'idéologie que l'on sert, solidarité de classe ou  professionnelle, amitiés, considérations commerciales) ou bien plutôt... un journalisme d’affinités et un journalisme d'antagonismes : il y a les uns - les copains, et les copains des copains : tu me soutiens, je te soutiens ! ; et les autres...  envers lesquels on ne fera preuve d'aucune solidarité - indifférence et incessants règlements de comptes. 

     

                         Pour prolonger... cliquez : Islamophobie : quand tu nous tiens par la barbichette

     

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  • Antoine Perraud et l'art de la conversation à la française

     

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                 Pour commencer, citons Antoine Perraud, salarié de la rédaction du journal en ligne Médiapart ; un Antoine Perraud dans toutes ses oeuvres et dans tous ses commentaires dans les colonnes de ce même journal : "… une infime minorité agissante, engoncée dans ses haines recuites et ses œillères bouillies, torchonne, une fois de plus, un déroulé de commentaires perdu pour la conversation démocratique ; dès lors que ladite infime minorité déboule, pour découvrir avec hargne la lune… L'art de la conversation à la française n'est plus. Place, donc, à une demi-douzaine de charognards, qui soustraient toute lettre de noblesse au modèle participatif en donnant leur la, en imprimant leur cadence, au point de convaincre l'essentiel des abonnés de laisser ces gens-là mariner dans leur répugnance."

     

            Si Perraud ne mérite pas une messe, (bien qu'il soit sur Médiapart la capitale du mépris) au moins mérite-t-il un billet de blog qu’Internet aux réseaux et aux voies impénétrables se fera un plaisir de démultiplier à l’infini.

     

            Le voici.

    ***

     

                Prompt aux propos désobligeants, voire aux insultes, sous le vernis d’une civilité qui n’a de réalité que l’acquiescement de la petite cour servile qui l’entoure (cinq ou six abonnés de Médiapart), une cour vautrée dans l’auto-abaissement et la flagornerie... quiconque osera contredire Antoine Perraud ou tester ses capacités à la tolérance, devra affronter le vocabulaire suivant : "pauvre type, charognards, répugnance, torchon, idiot, inutile, raté."

    Car il faut le savoir : Antoine Perraud c’est tout le mépris dont il est capable et qu'il tente bon an mal an de cacher sous une couche épaisse de pédanterie qu’il a la fâcheuse habitude de prendre pour de l’humour et de l’esprit. 

     

                 Politiquement inculte, privé de perspectives et de repères, ce qui ne l'empêche nullement de s'auto-proclamer expert des rouges-bruns du haut de son ignorance des catégories politiques contemporaines, quand on sait lire entre ses lignes et observer ses sautes d’humeur qui sont le plus souvent de véritables lapsus... Perraud c’est Saint-Nicolas-du- Chardonnet sans Mgr lefebvre ; c’est la droite extrême sans le FN ; c’est aussi la gauche pour autant que l’on puisse l’être quand on a voté Hollande -  même s’il ne faut pas le pousse bien fort pour qu’il se retrouve à la droite du Père ; c’est l’anti-Sarkozysme de ceux qui ne risquent pas de perdre leur emploi pour l’avoir crié un peu trop haut et un peu trop fort.

    Séminariste un jour, séminariste toujours, Perraud c’est aussi la bigoterie sans la croix de nos églises de campagne pauvres et dignes… mais c’est la messe qu’on s’apprête à y célébrer devant une audience suspendue en dernier ressort à ses lèvres et sa voix comme autant de silhouettes au teint blafard et aux idées aussi obscures que blêmes.

    Perraud c’est l’odeur des sacristies glacées en hiver, l’encens froid et figé, l'humidité et la moisissure, chasubles tachées de sueur et de pratiques aussi solitaires que honteuses.

    Perraud c’est aussi la province qui ne veut pas mourir, bien en peine de comprendre les raisons qui ont causé sa mort après y avoir creusé sa tombe, et qui court à sa perte, et sans tête.

    De la trempe d’une petite bourgeoisie parasitaire, désuète et privée d’esprit entrepreneurial, Perraud c’est encore la province quand elle se prend pour Paris ; un Paris fantasmé qui n’est ni le boulevard saint Germain, ni la Bastille, ni Montmartre, ni Montparnasse, ni le Sacré Cœur massif et triomphant, ni la Place Clichy, mais bien plutôt celui des cloîtres à l’architecture tombeau : silence, murmure… "vite au lit !" après une visite éclair chez un grand petit bourgeois sordide aussi régulier à la messe et au bordel qu’une horloge suisse et son coucou.

    Producteur à France Culture de l’émission «Tire ta langue», Perraud c’est France Culture quand France Culture n’a pas d’auditeurs ou bien quand son émetteur tombe en panne quelque part dans une de nos belles régions, trois semaines durant, sans que quiconque pense à donner l’alerte : rien de surprenant à cela, personne n’était à l’écoute.

     

                A Perraud, il lui arrive d’évoquer ce qu’il appelle « l’art de la conversation à la française », oublieux des faits suivants : Diderot lui aurait montré ses fesses pour tout argument ; Voltaire l’aurait écouté pour mieux lui signifier un « J’ai bien peur que ce ne soit pas aussi simple cher Monsieur Perraud » avant de l’assommer d’un discours d’une heure trente ; Talleyrand l'aurait fait taire d'un mot, et Fouché d'un geste, Perraud les fesses déjà humides et le fond de culotte un peu lourd.

    Proust l’aurait calculé en un rien de temps, mais il l’aurait écouté longuement, poli et patient, pour une fois rentré dans son logis,  décider que… finalement, il ne valait pas une ligne.

    Kafka se serait bien donné la mort, le moral à zéro avant de se précipiter, in extremis,  dans le cabaret le plus proche, là où précisément on célèbre la joie, la fantaisie, l’humour, l’ironie… la vie quoi !

    Céline aurait très certainement préféré parler à ses chats et à ses lapins plutôt que de devoir échanger un mot avec lui,

    Et enfin… Guitry l'aurait laminé... et Sade lui…  Sade… mais on laissera libre cours à notre imagination tout en sachant qu’elle sera très certainement très en deçà de ce que Sade aurait envisagé pour Perraud.

    Cela dit,  c'est vrai : sous l'ancien régime, à la cour de Versailles, Perraud aurait sans doute brillé. Et le petit Peuple, lui, sous sa fenêtre, en l'entendant, aurait trépigné d'impatience pour 1789 et surtout 92 qui fit taire nombre de bavards méprisants et oisifs.

    ***

               Pédant, dépourvu d’humour et d’esprit, ce sot capable d’aucun recul, d’aucune distanciation, tout entier dans sa soutane-camisole-mentale qui n’en est pourtant pas à sa première communion, ce fat sans relief et sans attrait n'a manifestement toujours pas conscience du fait que l’on peut, que l’on doit certes travailler sérieusement mais en aucun cas on ne doit se prendre au sérieux. Et c’est bien là tout le problème de Perraud : son auto-élection, son auto-suffisance, son auto-célébration…

    Car Perraud fait manifestement partie de ces gens qui n’ont rien compris de ce qu’ils savent. Aussi, cela ne surprendra personne que l’on doive en tirer la conclusion suivante : plus ces gens se disent "ouverts" plus ils sont "fermés" ; et à chaque fois que vous les testez... ils confirment.

    Vaste supercherie de tolérance envers l’autre, et plus encore lorsqu’il est tout autre, aucun doute à son sujet : notre monde ne serait pas ce qu’il est sans des Antoine Perraud vindicatifs face à l’inattendu, l’adversité et le jeu, à la nuit tombée, dans un jardin à l’anglaise, des ombres folles comme les herbes du même nom.

     

    ***

     

                 Aujourd'hui, on ne compte plus  les abonnés de Médiapart qui ont dû s'effacer devant les insultes et le mépris d’Antoine Perraud. Aussi, il est vraiment temps que l'on rende à Perraud la monnaie de sa pièce. Et qu'il s'estime heureux, il ne s'agit que de monnaie.

     

     

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  • Quand Médiapart baisse son froc

     

                       Billet relatif à la publication de l'interview suivante (accès payant) :  Syrie : l'indignation du père Paolo Dall’Oglio par Caroline Donati (1)

     

    - Vous pensez donc vraiment qu’ils sont prêts à faire usage des armes chimiques ?

    - Que répondez-vous à ceux qui, de la gauche à l’extrême droite, en viennent à nier la réalité du soulèvement syrien en raison de leur haine d’Israël et d’un anti-impérialisme ?

    - Vous dites que les chrétiens ne se sentent pas concernés par cette guerre. Pourtant, certains d’entre eux sont déjà engagés dans le soulèvement, y compris au sein de l’armée syrienne libre.

     

                       Les questions posées par Caroline Donati sont ne sont pas des questions de journaliste mais des questions scélérates de propagandiste passeur de plats : un problème néanmoins, le client n'est pas le bon car évoquer l'Islam et le Christianisme comme autant de problèmes auxquels la société syrienne se trouverait confrontée (soit-dit en passant, le régime d'Assad est plus à même de garantir "la paix entre les religions")  c'est être à côté de son sujet.

    La preuve est faite en ce qui concerne Médiapart : l'anti-sarkozisme ne vous aide pas à penser grand-chose d'autre que l'anti-sarkozisme, en boucle, matin, midi et soir jusqu'à finalement pencher à droite de l'échiquier politique (2) car, sur la question syrienne et Médiapart, depuis quelques semaines, on a vraiment le sentiment de lire le Figaro des années 70 alors que la gauche tentait de dénoncer les actions de la CIA en Amérique latine ; actions et manœuvres responsables de la déstabilisation de nombreux pays "menacés" de virer à gauche : coups d’état, assassinats.

    Mais alors... jusqu'où Mediapart va-t-il descendre dans sa volonté de ne pas prêter le flanc à la moindre accusation et chantage d'anti-américanisme, d'antisionisme, voire de conspirationnisme antisémite (3) ?

    Les salauds auraient donc gagné, même contre Médiapart ?

     

    ***

     

    - Vous pensez donc vraiment qu’ils sont prêts à faire usage des armes chimiques ?

    - Que répondez-vous à ceux qui, de la gauche à l’extrême droite, en viennent à nier la réalité du soulèvement syrien en raison de leur haine d’Israël et d’un anti-impérialisme ?

     

                         LCR, journaliste à Rouge, 25 ans au journal le Monde dont 8 à sa tête, qui a trahi trahira ?

     

    Plenel n'a plus aucune excuse pour nous servir une article d'une telle félonie et d'une telle flagornerie crasse, le père Paolo Dall’Oglio jouant là le rôle de faire-valoir car les réponses de ce prêtre importent peu finalement.

    On savait que l’actualité internationale est le talon d’Achille du journalisme français. Il semblerait que Médiapart n’ait pour seule vocation : les poubelles des permanences électorales de nos députés, ministres ou pas, et leurs frasques car pour le reste, Médiapart n’a plus rien à envier au journal de 20H, risée de toutes les rédactions occidentales - pour ne rien dire du Nouvelobs et de Libé.

    Les questions de ce « journaliste » validées par le patron Plenel sont une gifle à la presse indépendante et une véritable trahison.

    Là encore, c’est imparable, ici comme ailleurs : plus le maître des lieux aboie au nom des grands principes, plus le maître se dit déterminé face à ce qu’il considère être une exigence, plus il aboie fort donc, et  plus dans les faits, il recule. Et d’ailleurs, n’ayez aucune illusion : s’il aboie aussi fort c’est aussi et surtout parce qu'il sait qu'il est sur le point de trahir.

    Aussi, pour peu qu'il en ait un jour porté un, à la ceinture qui plus est - et nous l'avons tous cru -, Médiapart a bel et bien baissé son froc. Au moins, ajoutera-t-on, sa rédaction s'est débarrassée du souci de devoir, chaque matin, choisir un pantalon à porter ; il pourra même garder celui qui se trouve à ses chevilles puisque… se baisser pour le remonter serait à la fois trop risqué et représenterait très certainement un effort au-dessus de ses forces à la fois physiques et mentales.

    Faut se faire une raison : c'est donc à reculons et à quatre pattes que la rédaction de Médiapart couvrira dans les mois et les années à venir les frasques des grandes, moyennes et petites puissances dans cette région du Moyen-orient, et sans doute ailleurs aussi. Reste à espérer que cette rédaction aura pris soin de se protéger des affres du ridicule et de la honte ; il y a des baumes pour ça ! Des crèmes apaisantes. Et puis, les journalistes et une partie de leurs lecteurs ne sont-ils pas les meilleurs clients des proctologues après un énième relâchement des sphincters d'une pensée liquéfiée ?

    Quelle chiasse !

    __________________ 

     

     

    1 - Caroline Donati ... la journaliste la plus nulle du mois ?

    2 - Détester Sarkozy, ce serait donc l'adopter ?

    3 - Business is business ! Je voyais Médiapart viser les 200 000 abonnés mais là, avec une telle daube journalistique... c'est le million d'abonnés que Médiapart prend pour cibles. Ce ne sont plus les Ploucs du PS et du centre que Médiapart visent mais... les ploucs tout court ! Ceux dont la conscience humaine et politique s'est noyée dans les profondeurs de la désinformation, ignorants et heureux de l'être.

     

    Pour prolonger cliquez Dé-montage syrien - un documentaire

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