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Medias, désinformation et ré-information

  • Elections européennes : Macron ré-élu en 2022

    élections européennes - les résultats : Macron ré-élu en 2022

                    Bien que la participation soit en hausse d'un peu plus de 7 points comparée à 2014, dans ces résultats, on peine à voir ce que l'on pourrait appeler "l'effet Gilets jaunes" ? Où donc s'est-il manifesté ?  Le RN fait un score identique à 2014 ; les Ecolos continuent à siphonner ce qui reste du PS, Macron maintient son score du premier tour à l'élection présidentielle grâce à une désertion massive du camp LR en sa faveur.  Dans tout l'ouest parisien, le score de Macron s'élève entre 38 et 48% des suffrages. 

    Il serait donc là, l'effet Gilets Jaunes ? 

    La question demeure.

     

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                    C’est une erreur de penser que le monde d'aujourd’hui est là pour toujours. Sans doute que dans 20 ans rira-t-on à gorge déployée de cette U.E et de ses prétentions prédatrices sur les Nations européennes.

     

    ***

                  Nombreux sont ceux qui attendaient une défaite franche et incontestable du camp Macron avec cette élection européenne. Or, cette défaite n'est pas venue. Ce plébiscite anti-Macron qu'aurait dû être cette élection a bel et bien avorté.

     

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    Pire encore...

    Avec ce face-à-face Macron-Lepen - face-à-face que LREM ne manquera pas d'exploiter jusqu'à en abuser pour les 3 années à venir -, le candidat de l'Oligarchie, de la Haute fonction publique - Bercy en particulier - et des médias est assuré de remporter la prochaine élection présidentielle... certes, avec une abstention sans doute à la hausse au 2è tour en 2022... en comparaison avec 2017 ! Mais n'empêche, Macron (ou un autre si le "système" estime que Macron n'est plus présidentiable d'ici là) est assuré d'un duel qu'il ne peut pas ne pas gagner.

    A ce sujet, on ne cessera jamais d'aller cracher sur la tombe d'un François Mitterrand qui a verrouillé  à double tour la 5è république et tout espoir d'alternative politique digne de ce nom - son seul et unique legs -, en offrant une tribune au FN, aujourd'hui RN, tout en réunissant toutes les conditions sociales et culturelles à son développement, dans le but de neutraliser tout adversaire, hier de droite, aujourd'hui de gauche.

    Qu'à cela ne tienne !

    Election après élection, force est de continuer d'affaiblir Macron aux fins de le délégitimer, lui et son mouvement et faire en sorte de rendre "une copie électorale" qui soit ingérable par le système ; seule condition pour une crise de régime majeure qui provoquera inévitablement une refonte totale de notre constitution et de nos institutions avant... la chute de l'U.E et le retour à notre Europe à tous : celle des peuples, des nations, de son histoire, de sa civilisation, de sa culture - ses cultures ! - dans toute sa diversité. 

                      Aussi, l'abstention n'est pas de mise ; demain plus qu'hier. Et nous devrons prendre nos responsabilités car, une abstention à une élection quelle qu'elle soit qui se situe entre 20 et 25% est sans doute inévitable ; en revanche, une abstention à 50% et plus... telle que ce scrutin-ci nous le laisse une nouvelle fois entrevoir pour demain, est inacceptable ! 

                               ... c'est lâche et immature : c'est tout simplement irresponsable. D'autant plus qu'il ne s'agit pas de n'importe quelle abstention ; il s'agit bien de l'abstention massive d'une classe, la seule capable de créer par son vote, une crise de régime : la classe populaire ou bien plutôt... les classes populaires : artisans, commerçants, auto-entrepreneurs, salariés au SMIC horaire et retraités dans la pauvreté. 

     

    ***

     

                       ll est clair, néanmoins, que les urnes seules ne viendront pas à bout  de l'U.E et de ce poison qu'est le néo-libéralisme ; il faudra continuer d'occuper et les urnes et la rue, et les ronds-points et les réseaux sociaux dans notre dénonciation sans relâche d'un projet scélérat : déclassement pour tous, pauvreté pour une partie croissante d'entre nous.

    Les classes moyennes ont bien tort de penser qu'elles doivent assurer par leurs votes la survie d'un système pourtant à bout de souffle dans le seul but d'éviter une crise de régime car, la prochaine crise financière à venir risque bien de nous mettre tous d'accord sur une chose : le mondialisme, c'est la guerre contre la prospérité et la sécurité ! 

                     Car, seul ce qui est proche vous protège et vous sauve. 

     

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    P. S :  en ce qui concerne ces députés européens écolos, français en particulier, qui pensent être arrivés alors qu'ils ne sont même pas encore partis, députés gringalets sans métier (et sans doute sans diplômes dignes de ce nom) qui n’ont jamais travaillé… c’est sûr, nous tous nous les voyons bien sauver la planète, les deux fesses posées sur leur siège de député européen, occuper à croiser le fer avec le mondialisme, la Banque, Wall-street, les multinationales de l’armement et de l’agro-alimentaire !

    Que les choses soient claires :

    Jamais nous n’avons prétendu qu’il était préférable de travailler chez Bricomarché à 800 euros par mois que d'être député européen !

    Jamais nous avons dit que la soupe du parlement de Strasbourg, en milliers d’euros mensuels, n’était pas bonne et que celle des restos du coeur est bien meilleure !

    Tout ce que nous affirmons, parce que c’est un fait, c’est que tous ces députés écolos n’ont aucun pouvoir ; tout comme leurs collègues tout aussi gastronomes et gourmets qu’eux !

     

    Pour prolonger, cliquez : En finir avec les appels à l'abstention

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  • L’essayiste Alain Soral condamné à un an de prison ferme le 15 février : le parquet de Paris a décidé de ne pas exécuter le mandat d’arrêt

     

     

    L’essayiste polémiste Alain Soral a été condamné à un an de prison ferme

                     L’essayiste polémiste Alain Soral a été condamné, lundi 15 avril, pour négationnisme, à un an de prison ferme assorti d’un mandat d’arrêt. L’essayiste qui risquait la détention avait fait appel. Finalement, le parquet de Paris a décidé de ne pas exécuter le mandat d'arrêt.

    Son avocat, Damien Viguier, a été condamné à 5 000 euros d’amende pour complicité.

                     En novembre 2017, Alain Soral a publié sur son site (Egalité et Réconciliation) les conclusions de son avocat, Damien Viguier, dans une affaire, qui évoquaient notamment une chaussure et une perruque représentées sur le dessin condamné  «Chutzpah Hebdo » : "La coupe des cheveux se pratique dans tous les lieux de concentration et s’explique par l’hygiène  ;  les savons faits à partir de graisse humaine par les nazis ou les abat-jour en peau humaine ne sont que propagande de guerre."

                     La Licra et l’Union des étudiants juifs de France (deux des principales officines israélienne avec le CRIF) avaient signalé ces propos au parquet.

     

     

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                      Procès après procès, condamnation après condamnation, banni des médias, difficile néanmoins de se passer du courage, de l'intelligence et du talent d'Alain Soral ! Il est celui qui, aujourd'hui en France, avec l’aide de Rousseau, de Marx, de György Lukács, de Lucien Golmann, de Philippe Muray, de Michel Glouscard et de Jean-Claude Michéa , développe les analyses les plus courageuses, les plus pertinentes et les plus talentueuses sur la société française (d’aucuns écriront : "... sur ce qui est arrivé à la France...") de la fin de la Seconde guerre mondiale à nos jours ; et ce dans de nombreux domaines : l'économie, la politique, le social et le culturel.

    En cela, il demeure indispensable et quasiment irremplaçable ; Internet aussi.

     

                    A propos de la persécution dont Alain Soral fait l'objet ( avec Dieudonné)  depuis une bonne quinzaines d'années - ses "poursuivants" principaux car récurrents, se nomment le CRIF,  l'UEJF et la LICRA -, nombreux sont ceux qui ne sont pas dupes. Aussi, disons les choses : le seul reproche qui est fait à cet essayiste qui ne s'en laisse pas compter, bien que l'on puisse reconnaître de sa part quelques maladresses dans la manière d'aborder certaines périodes de notre histoire de France, ce que les "officines israéliennes" pré-citées ne pardonnent pas à  Alain Soral, c'est son soutien à la cause palestinienne, sa critique du Judaïsme et de son bras armé qu'est le sionisme, ainsi que le fait suivant : l'essayiste a toujours refusé de placer au centre de ses analyses et de ses récriminations, l'Arabe en général et le Musulman en particulier, contrairement à Zemmour, Charlie Hebdo, Finkielkraut et tant d'autres (voir le magazine Causeur à ce sujet), tous adeptes des thèses racistes et complotistes, notamment à propos de la théorie du "Grand remplacement" développée par Renaud Camus -, qui jouissent d’une impunité quasi-totale lorsqu'il est question de réserver à la communauté musulmane, communauté sans moyen, sans accès aux médias et de tout temps méprisée et discriminée, un sort injuste et cruel : celui du bouc-émissaire haïssable. 

    Refus qui est tout à l'honneur de cet essayiste pugnace, autodidacte dont le travail et la pertinence de ses analyses ont bel et bien rencontré son époque.

                  Quant à l'antisémitisme de l'essayiste, si l'on devait juger la qualité de ses analyses à l'aune de cet antisémitisme, doit-on alors disqualifier, interdire la vente, la lecture et brûler tous les ouvrages de nos auteurs français, des Lumières à nos jours, de Voltaire à Bernanos ( soit... du 18è siècle à la fin des années 1930), qui ont tous tenu des propos que l'on pourrait sans difficulté qualifier d'antisémites (1)?

    Faut-il aussi rajouter à cette liste, Schopenhauer et plus encore, Heidegger qui a formé tous nos philosophes des années 30  à nos jours, carte du parti nazi en poche et puis le protestantisme luthérien ?

    Doit-on ne pas lire Céline ? Ne pas écouter Wagner ? Deux personnalités au rayonnement mondial, figures incontournables de l'histoire de la littérature et de la musique ? 

                      Bien évidemment non car un seul critère doit guider nos choix  : la pertinence, la cohérence de toute manifestation d'intelligence, de courage et de talent d'où qu'elle vienne car l'homme n'est rien, l'oeuvre est tout quand elle ne peut pas ne pas avoir été et qu'elle demeure, qu'elle persiste, et qu'elle persévère, irréductible. 

     

     

    1 - Se reporter à Michel Onfray, qui s'improvise depuis quelques années "chasseurs d'auteurs français antisémites" ; sorte de Serge Klarsfeld littéraire ; cet Onfray qui semble alors s'évertuer à nous rappeler ou bien à nous faire savoir, d'une manière subliminale, sans doute aussi à son insu (ou pas ?), que...  finalement, l'on peut être un homme brillant et décent tout en étant antisémite : le dernier en date, le philosophe Alain. 

    Comme quoi...

    Partir à la chasse, c’est une chose ; se tromper de gibier, c’en est une autre ; mais ne pas tenir compte des dates d’ouverture et de fermeture… c’est vraiment jouer avec le feu de la poudre de ses cartouches et de celles du garde-champêtre ; et le bâton pour se faire battre. 

     

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  • Le cas Elisabeth Lévy

    le cas elisabeth lévy  

     

                     Au fil des ans, E Lévy, marchande de 4-saisons reconvertie dans ce qu'elle croit être le journalisme - un journalisme de 4-sous - à la tête d’un magazine plus connu sous le nom de « La bande à Causeur », au fil des ans donc, chaque intervention de cette femme laisse derrière elle non pas un parfum... mais comme une odeur de fruits et légumes, jour de marché, vers midi, quand des cageots remplis d’invendus gâtés par la chaleur, sont abandonnés aux clochards, SDF et autres indigents, juste avant le jet d'eau et la brosse des employés municipaux...

    Car E Lévy et son magazine Causeur, article après article, ce n'est rien d'autre que le coup de pied que l'on donne, comme ça, en passant, pour le plaisir d'être le dernier à frapper ce corps inerte qui gît à terre après avoir été copieusement tabassé, pour mieux, une fois l’outrage accompli, s'empresser de déguerpir au premier son retentissant du gyrophare d'une ambulance ou d'une voiture de police.

                          Disons les choses : E. Lévy, tout comme son homonyme masculin, c'est une coquille vide, intellectuellement parlant. Son discours digne des propos du café du commerce après un dixième pastis ( elle est née à Marseille), peut, sans difficulté, se résumer comme suit : "Chassons tous ces Musulmans qui veulent l'extinction de tous les Européens de souche ainsi que les islamo-gauchistes qui les soutiennent !" (elle a une aversion plus que prononcée pour les Arabes, les Musulmans et les Africains) ; discours cher aux complotistes de la théorie du Grand Remplacement que l'on peut expliciter ainsi : "Un grand danger nous menace ; les Musulmans avec leurs nombreuses progénitures complotent de nous chasser et de prendre notre place partout sur le continent Européen".

     
    Et puis aussi, concomitamment et par voie de conséquence, une autre partie de son discours s'articule autour d'un retentissant "Israël vaincra !" En effet, E. Lévy et sa "bande à Causeur" sont très proches de cet Etat étranger, Etat d'apartheid et voyou, soit dit en passant, puisqu'il ne respecte ni ne se soumet à aucune loi internationale.
     
                   Une véritable gageure, toutefois, cette aversion à l'endroit des Français et des étrangers du Maghreb et d'Afrique noire qui ressemble fort à une véritable haine de soi puisque E. Lévy est maghrébine par ses parents qui sont originaires d'Afrique du nord (l'Algérie d'aujourd'hui). Ce qui ne l'empêche pas de se croire autorisée à distribuer des bons et des mauvais points de "francité" aux uns et aux autres.
     
     

                       Comme quoi... "Qui peut le plus peut le moins".

     

                       Certes. Toutefois, il serait peut-être temps que cette figure médiatique anti-humaniste, anti-féministe, anti-gauchiste, anti-écologiste, pasionaria obsessionnelle islamophobe et négrophobe, pense un jour au deuxième terme de cette maxime.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Israël en France : E. Lévy and Co
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  • Macron : deux ans déjà !

    macron,notre dame de paris en feu,arc de triomphe gilets jaunes

    macron,notre dame de paris en feu,arc de triomphe gilets jaunes 

    notre dame en feu la flèche a sombré

    Photo FRANCOIS GUILLOT / AFP

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                      Aujourd'hui Notre-Dame en feu en pleine semaine sainte, après l'Arc de triomphe et Marianne, peut-on alors, doit-on évoquer une "malédiction Macron", ce mal-président, si mal élu, le président de trop d'une 5è République aussi discréditée qu’épuisée, dont il ne sortira plus rien de bon ?...

     

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                      Nombreux sont ceux qui ne manqueront pas de s’interroger d'autant plus que l'Histoire qui n’aime pas qu’on lui force la main, qu’on lui torde le bras, qu'on la méprise et qu'on la moque, ne manque jamais de se venger. En effet, la France, de par son rang, son rayonnement et son petit-peuple dont la classe politique et les médias ont cru pouvoir faire l'économie des années durant, méritait sans aucun doute, d'emprunter une autre voie sous la conduite d'un leader à sa hauteur.

     

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    Une septuagénaire Gilet Jaune à terre : Geneviève Legay


     

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  • Antisémitisme ou quand Narcisse rencontre Sisyphe...

     

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                  Alain Finkielkraut, producteur et prédicateur sur France culture, a dernièrement convoqué dans son émission Réplique, Delphine Horvilleur - femme rabbin porte-parole d’une France kippa -  et un Danny Trom chercheur associé au Centre d'études juives, pour évoquer la question brûlante de l’antisémitisme qui jamais ne refroidit, formant ainsi un trio consensuel dans le cadre d’un entre-soi douillet. Un débat de plus ; après des centaines d’autres ; stérilité assurée ! Pour sûr : aucune progéniture ne naîtra de cette énième convocation à trois, même à deux « tout contre une » bien au chaud. Comme quoi, le nombre ne fait rien à l’affaire car l’important n’est-il pas de viser juste (1)?  

    Depuis trente ans, à intervalle régulier, la France prend rendez-vous avec de "grandes messes contre l'antisémitisme" ; et d’aucuns rajouteront « pour longtemps encore ! », sans doute selon le principe superbement ignoré que les causes provoquant les mêmes effets, ce n’est pas l’histoire qui se répète mais plus simplement des imbéciles qui se complaisent dans l’erreur en toute impunité pour eux contrairement à toutes ces victimes, les leurs, que l'on peut aisément qualifiées de "collatérales" qui ne sont pas sans rappeler certains sacrifices antiques selon le principe suivant : on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.

                  Mais alors ? Antisémitisme par-ci, antisémitisme par-là… si tout est antisémite, puisque l’antisémitisme est partout, où finit l’antisémitisme et où commence la libre critique des leaders d’opinion d’une communauté constituée, qui se reconnaît comme telle, dans sa nécessité d’afficher une identité distincte, comme toute communauté digne de ce nom, auprès, à côté, hors de la communauté dite nationale (c’est selon les profils) qui, elle, ne reconnaît, rappelons-le, aucune distinction entre ses enfants même si… en théorie seulement puisqu’il en est tout autrement dans les faits : ces faits se nomment «  discriminations » et « traitements vexatoires » en raison d’une appartenance ethnique et religieuse : africaine, musulmane et maghrébine principalement.

    On notera au passage l’inversion des termes dans la question posée au sujet de la fin et du commencement.  Perversité du sujet traité oblige !

                  Comment comprendre l’antisémitisme ? Comment l’aborder quand on souhaite le dénoncer ? Comment l’expliquer aussi ? Et puis enfin, la question la plus importante : « Qui est le mieux à même de traiter sérieusement ce sujet ? »

    La victime ? Comme si, en justice, on faisait appel à l’agressé pour éclairer les faits, les motivations, comprendre, expliquer et sanctionner l’agresseur, renvoyant ainsi la police et la justice à leurs chères études, succinctes pour les uns (les flics) et un peu plus étendues pour les autres (les juges).

    Le problème n’est-il pas aussi et d’abord le suivant : le fait que ce sont les associations et les leaders médiatiques juifs qui se sont emparés de la question de l’antisémitisme ; associations et leaders qui, le plus souvent, ne jouissent d’aucune autorité morale ni intellectuelle ; et c’est bien là, et surtout là, que le bât blesse. Aussi, ne serait-il pas temps pour eux tous et toutes de passer la main étant donné les résultats obtenus ? Et quand on connaît en particulier les capacités d’un Finkielkraut ou d’un BHL de se saisir en toute lucidité, honnêteté et efficacité, en toute autorité, de cette question ou de tout autre question…  cela n’est pas fait pour rassurer quiconque quant à nos capacités à comprendre et à raisonner intelligemment  à propos de l’antisémitisme, nous tous collectivement – du moins, pour ceux que cette question intéresse.

                    La détestation des Juifs, ou bien la détestation d’une grande partie des leaders d’opinion juifs présents dans les médias ou bien encore, la détestation d’Israël et de ses représentants ici en France, et puis enfin, la détestation des leaders du racisme anti-arabe et anti-musulman - Zemmour, E. Lévy, Finkielkraut, Goldnadel, Pierre-André Taguieff et d'autres encore -, toutes ces variantes dans la détestation tantôt globale, tantôt sélective, sont alors regroupées sous le terme « antisémitisme » pour les besoins de la cause anti-anti-sémite ; cause qui ne coûte rien à personne mais qui peut rapporter gros manifestement ; dans le cas contraire, Juifs et surtout, les non juifs, ne seraient pas aussi nombreux à s’en faire l’écho. En comparaison, la cause anti-raciste et anti-islamophobe qui elle, réunit deux tondus et trois pelés, semble nous apporter la preuve qu’il n’y a rien à gagner et tout à perdre à défendre « la veuve voilée et l’orphelin délinquant et islamique » tel qu’ils nous sont représentés unanimement par tous les médias de masse depuis que Charlie Hebdo  s’est tout autorisé à leur sujet, servant ainsi d’étalon raciste en or à tous les racistes prudents mais déterminés à le demeurer.

    Aussi, ce conseil qui peut être le nôtre – « passer la main » -, se révèle d’une urgence absolue car un fait est avéré d’une portée maintenant historique : la communauté juive dans son ensemble fait preuve d’un talent exceptionnel lorsqu’il s’agit d’attirer à elle le malheur, et ce sans l’ombre d’un questionnement à ce sujet : « Pourquoi nous aussi et nous en particulier ?».

    Doit-on en conclure pour autant que cette communauté serait certainement élue... mais pour le malheur seul ?

                    Personne n'y échappe, personne n'y a échappé à cette absence de questionnement ; pas même George Steiner , un des derniers grands Juifs d’Europe sur un plan moral et intellectuel, n’aura eu la lucidité de la nécessité de ce questionnement, avant l’effondrement intellectuel et moral qui touchera toute l’intelligentsia européenne, la communauté juive en particulier et ses têtes pensantes qui ne pensent plus rien de sérieux ni d’important depuis des lustres ; du moins en France (2).

    Aux Etats-Unis alors ? Si l’on en croit la politique étrangère américaine de ces trente dernières années, on peut sincèrement en douter.

    Cette absence de questionnement (à l’exception de Karl Marx et de Bernard Lazare, tous les deux juifs - 3), le refus inconscient ou délibéré de sa nécessité, expliqueraient-ils la raison pour laquelle, au tournant du 19è siècle, des membres de la communauté juive se sont appropriés - sans en avoir été pour autant à l’origine, contrairement à ce qui nous est donné de croire -, la psychanalyse ? Cette interrogation sans fin de l’âme ; un peu comme si un patient livré à lui-même n’avait pour seul médecin qu’une ambulance condamnée ad vitam aeternam… à ne jamais trouver un hôpital ( les marchands de carburant pourront s’en féliciter) ; un paralytique… à ne pouvoir compter que sur son seul fauteuil d’hémiplégique pour prendre de la hauteur et, pourquoi pas, s’envoler (autant pour les marchands de matériel médical) ; et enfin, un nageur sur le point de se noyer… livré à l’immensité de l’océan pour en réchapper.

    Absence de questionnement... sans doute est-ce la raison pour laquelle toute critique d’un Juif qui, soit en dit en passant n’a pas choisi de l’être, qui aurait pour sujet non pas le fait qu’il le soit, mais bien plutôt sa personne – personnalité et agissements -, est assimilée à de l’antisémitisme car il semblerait que les leaders juifs ( leaders médiatiques - à ne pas confondre avec ce qu’on appelle « les Juifs du quotidien » qui peuvent être, qui sont ou ont été, nos voisins, nos collègues de travail et/ou nos partenaires au foot, à la pétanque et au pastis - 4) aient souhaité et soient parvenus à se soustraire, ou bien à s’élever au-dessus de la raison critique, à la fois de l’intérieur comme de l’extérieur, et plus encore depuis que la critique du judaïsme - une religion de plus sans doute ni moins ni plus respectable que toutes les autres - est assimilée à de l’antisémitisme (on pourra se reporter aux propos tenus par cette femme rabbin chez Finkielkraut - Delphine Horvilleur, une idiote de plus ! - très douée quand il s’agit de se tirer une balle dans le pied) ainsi que la critique du sionisme ; un sionisme bras armé du Judaïsme quand il est question de manipuler cette religion auprès de ses fervents pratiquants pour mieux mépriser, dominer, voler, assassiner un peuple sans défense : les Palestiniens, Torah d’une main, flingue de l’autre.

    Même les élites de la communauté musulmane de France font mieux que cette femme rabbin dans leur acceptation qu’aucune religion, qu’aucune communauté ne peut s’élever au-dessus de la raison critique. C’est vous dire.

                   Avant d'entrer dans le vif de notre sujet, reste à rappeler que tous nos auteurs, de Voltaire à Bernanos en passant par Alain le philosophe, soit près de trois siècles durant, tous ont d’une manière ou d’une autre adressé de vives critiques à l’endroit des Juifs car force est de constater que très rares sont ceux qui se sont abstenus comme Michel Onfray, le Klarsfeld de la littérature, reconverti en chasseur d’auteurs, d’intellectuels "antisémites" ou plus simplement, enclins à formuler des commentaires peu flatteurs sur cette communauté, n’a de cesse de nous le rappeler, laissant par-là entendre, à son insu, comme par ricochet - à la fois lapsus et acte manqué fâcheux ? -, à travers cette chasse que l’on peut être un type bien tout en étant antisémite : piège redoutable ; une vraie gageure cette quête d’Onfray car, pour sûr, ce constat de respectabilité-antisémite risque fort d’en encourager plus d’un : « Soyez antisémites si vous voulez une prospérité bienveillante à votre égard car loin de l’antisémitisme, point de salut littéraire posthume ! »

    Certes ! L’épisode de la Seconde guerre mondiale concernant cette communauté en particulier, interdit à un auteur, à une tête pensante, aujourd’hui, de formuler quelques critiques, quelques réserves que ce soit, à ce qui, de près ou de loin, peut être assimilé à une réalité juive ; seuls quelques blogueurs, comme votre serviteur, qui ne sont candidats à rien - intouchables qu'ils sont car ils ne doivent rien à personne, excepté à ceux qui les accompagnent, les soutiennent et les chérissent  jour après jour -, des hommes et des femmes libres comme l’air… peuvent en toute sérénité s’y atteler. 

                    Antisémitisme par-ci, antisémitisme par-là, qui, alors, peut bien être autorisé à dénoncer l'antisémitisme ? Avec qui peut-on et doit-on débattre à son sujet ? 

    Grande est la tentation de répondre : il appartient aux non-Juifs de débattre publiquement de l'antisémitisme... en priorité avec les antisémites avérés comme tels ou bien soupçonnaient d'en être.

     

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    ***

     

                    Mais… trêve de commentaires et d’avant-propos questionneurs, raisonneurs au-delà de toute nécessité raisonnable ! Et posons maintenant la question suivante : un certain nombre de Juifs, les plus influents, n’auraient-ils pas la fâcheuse habitude de se trouver là où il ne faut pas – et parfois aussi : au moment où il ne le faudrait pas non plus -, du moins quand on veut jouir d’une sympathie quasi unanime et d’un a priori aussi flatteur que favorable auprès du plus grand nombre ?

    Car à y regarder de près, de très près…

     

                                      Là où il ne faut pas être, et tout ce qu’il ne faut pas faire !

     

    Prenez la Banque et Wall-Street : personne n’aime les banquiers, son banquier en particulier, et puis la Banque en général ! Son fonctionnement étant résolument l’ennemie jurée du bien commun et plus encore depuis que la finance a tout emporté prenant ainsi le contrôle de toute l’économie mondiale, des conditions de vie et de mort de 7 milliards d’êtres humains…

    Les médias : présente en grand nombre dans ces médias alors que la communauté juive de France ne représente que 1% de la population française - médias dont le taux de confiance plafonne à 25% depuis trente ans -, comme un fait exprès, jamais la défiante, voire la haine, envers son personnel dit « journaliste », juif ou pas, ne s’est aussi bien portée...

    En politique, lorsqu’il est question de briguer la fonction suprême et d’être couronné de succès, voilà qu’un président nommé Sarkozy qui sera le principal responsable de la déconsidération irréversible de la fonction, s’autorisera tout ce qu’il aurait dû s’interdire : en effet, jamais un Président n’aura autant usé de cette fonction qui ne lui appartient pourtant pas, pour mieux en abuser, et ce pour des raisons extra-politiques le plus souvent (contrairement à un Mitterrand, grand prédateur politique occupé seulement par sa longévité).

     

                         Là où il ne faut pas être, et tout ce qu’il ne faut pas faire !

     

    Tenez encore : quand il s’agit de s’organiser, comme toute communauté de cœur et d’esprit est autorisée à le faire, patatras... c’est un formidable lobby qui se met alors en place, chargé de châtier sans pitié quiconque adresse publiquement des reproches et des critiques à un Etat étranger, Israël, tout en dénonçant la complaisance scandaleuse de l’Europe à son sujet ainsi que le soutien inconditionnel  des médias, des politiques et des milieux artistiques pour cet Etat.  Le châtiment sera sans appel : mort professionnel et social de l’intéressé ; Dieudonné sera la première victime, la plus emblématique car la plus talentueuse et la plus populaire, en 2003, sur France 3 , avant beaucoup d’autres, par centaines, dans les médias, la presse, le cinéma, en politique aussi (dans tous ces milieux, le ménage a été fait puisque l’on n’entend plus aucune voix dissonante à ce sujet)… qui se verront écartés sans bruit.

    Le CRIF  qui n’est dans les faits qu’une office israélienne chargé de protéger l’image d’Israël et l’UEJF syndicat d’étudiants chargé de former de bons petits soldats sionistes en rappelant aux Français juifs de ne pas oublier, surtout pas, qu’ils sont juifs avant d’être français, et parce que juifs, qu’ils se doivent de soutenir inconditionnellement un Etat hors-la-loi, dont il n’y a sans doute plus rien à sauver moralement et politiquement depuis 1967 ;  en particulier, sa politique coloniale criminelle d’un autre temps !…

    Ces deux officines avec la complicité d’un personnel médiatique et politique terrorisé à l’idée de s’y opposer, peuvent être tenu responsables de l’importation d’un maccarthysme à la française, plus d’un demi-siècle après : fini la traque des communistes ! Bonjour la traque de tous ceux qui ne supportent plus toutes ces officines qui, irréversiblement aux yeux de la communauté internationale, ternissent l’image de la France, République des droits de l’homme, République des Lumières,  ; une France que plus personne ne respect pour ne plus être digne de respect, ici et  à l’étranger.  

    On n'oubliera pas la LICRA  - ligue contre le racisme et l’antisémitisme -, dont le bureau exécutif n’est composé d’aucun Arabe, ni Musulman, ni Africain, ni Maghrébin ; là encore, cherchez l’erreur.

     

                             Là où il ne faut pas être, et tout ce qu’il ne faut pas faire !

     

    Et puis aussi, plus prosaïquement, les professions libérales ; on pensera aux dentistes et aux médecins. Non mais c’est vrai ! Ne souriez pas ! Car, qui peut bien souhaiter avoir besoin d’un dentiste ? Qui se réjouira à l’idée de devoir en consulter un ? Personne.

    Les médecins ? Eh oui ! Leur autorité et la confiance dont ils peuvent jouir sont au plus bas ; tous accusés d’être les relais d’une industrie pharmaceutique empoisonneuse ; indisponibles quand on a besoin d’eux ; responsables des déserts médicaux car tous sont en quête d’une clientèle friquée dans les villes, les départements et les régions les plus prospères…

    magritte antisémitisme finkielkraut narcisse

                   Lot consolateur, comme quoi tout n’est pas perdu : seule la chansonnette semble réconcilier tout le monde avec Jean-Jacques Goldman élu année après année, la personnalité préférée des Français : rien de surprenant à cela ; il ne fait pas de bruit, excepté quand il chante (du moins quand il croit chanter) ; il semble aussi qu’il n’ait pas besoin de nous faire savoir à tout bout de champ qu’il est ou serait juif (quant à l’être, c’est à lui d’en décider et à personne d’autre) ; pas un mot, du moins en public, sur Israël et son attachement éventuel ; pas de procès en antisémitisme contre un tel ou une telle ; un homme discret et raisonnable, pas intello pour un sou - comme quoi ! 

    On mentionnera aussi la Grande Zoa qu’est l'attachante et talentueuse artiste de scène Régine.

    La chansonnette et le music-hall parviendront-t-ils à conjurer le pire ? A condition qu'un dénommé Enrico Macias fasse « profil bas » ? La chansonnette et le music-hall seraient donc capables de panser nos plaies, toutes les plaies : celle de l’antisémitisme ?

    Allez savoir !

    Hors la chansonnette, n’oublions surtout pas Rony Brauman auquel le CRIF a souvent reproché de n’être pas assez « juif »  - et oui ! sans blague -, qui semble être le seul capable de formuler une critique de la non-raison juive de ces trente dernières années.  Pour sa peine, il sera exilé dans le nord de l’Angleterre, à Manchester plus précisément, sans doute pour lui apprendre à voir si cela se fait que d’être honnête et courageux.

     

                  Comme on vient de le voir, du côté des « récriminations », tout le monde pourra sans difficulté s'y livrer sans vergogne : les partisans des droits de l’homme (contre Israël et la politique criminelle des USA piloté par la bande à Bush junior – tous proches d’Israël), nos Français musulmans  et nos Français arabes (solidarité religieuse et ethnique à propos de la dévastation du Moyen-Orient et la destruction de la Libye, de la Syrie et de l'Irak aux millions de morts et de déplacés pour le grand bénéfice d'Israël et de l'Arabie Saoudite), les associations anti-racistes ( contre la "bande à Causeur"), les associations de défense de la liberté d’expression (contre le chantage à l’antisémitisme du CRIF, de l’UEJF and Co), les Altermondialistes (le système bancaire et Wall-Street qui peuvent être responsables de crises financières dévastatrices : la dernière en 2008), les Souverainistes (la mondialisation et l’immigration massive en Europe encouragées par les réseaux Soros - tiens, on a bien failli l’oublier celui-là ! -, et ses ONG)…  et combien d'autres encore ?

    Des millions en cumul...

                      Après ça… allez-vous étonner ! Même si… banquiers, journalistes, chef d'Etat, lobbyistes grassement rémunérés, dentistes, médecins… qui peut bien avoir envie de lâcher tout ça pour un poste de bénévole au Resto du cœur, au Secours populaire, au Secours catholique et chez ATD quart monde ? Personne, juif ou pas, bien évidemment.

     

                    Que doit-on, que peut-on rajouter ?

     

                    Le statut de victime n'ouvre pas que des droits ; bien au contraire, il oblige cette victime qui n'a alors qu'un devoir : se montrer exemplaire moralement tout en se gardant bien de ne jamais passer du côté des salauds et de leur bourreau. Or, rarement dans l'histoire, les leaders d'une communauté que le malheur a frappée ne se sont montrés à ce point en-dessous de tout lorsqu'il s'est agi de reconnaître la nécessité de cette exigence. 

    De là à croire que c'est là leur vocation première...

     

                    Qu'à cela ne tienne : souhaitons-leur à tous « bon courage ! »… eux tous à tourner en rond dans leur bocal communautaro-historico-religieux, tels des poissons rouges. Les psychanalystes et leurs affaires très lucratives, net d’impôts, n’ont pas de souci à se faire ! Car enfin, la psychanalyse ne serait-elle destinée en priorité à ceux qui cherchent des réponses à de vraies questions mais dont la motivation première est de noyer « le poisson » ou bien plutôt le « poison » d’une solidarité communautaire indéfectible ("Pas de défection… sinon gare à l’excommunication et à l’exil !"), là où se nichent les victimes expiatoires (celles de Toulouse et d'ailleurs) d’une déraison qui ne connaît aucun repos, même aux portes des horreurs du siècle dernier.       

                  Mais alors, qui nous parlera de ce "lien du sang" totalitaire ?

     

                         

     

     

    1 - Profanation des cimentières : sujet d'actualité au moment où ce billet est rédigé...

    Un peu comme pour le terrorisme (se reporter aux propos d'un certain Manuel Valls à ce sujet) faudra-t-il aussi nous y habituer ? Les médias en font un tel pataquès à chaque fois que beaucoup vont être tentés par ce désir irrépressible d’une transgression optimale ? Fascination pour tout ce qui touche à la mort ? D’autant plus que la recherche d’une publicité massive motive ceux qui agissent… et si l’on ne compte plus les cimetières chrétiens profanés chaque année par centaines ( certes, ils sont nettement plus nombreux et les cimetières juifs sont manifestement plus bruyants, voire assourdissants  !) Alors, forcément…

    Et si l’on en parlait un peu moins ?

     

    2 -  Il semblerait que leur soutien à Israël les ait tous comme "vidés", asphyxiés, asséchés intellectuellement ; et pire encore : moralement aussi.  Mais alors : Israël rendrait-il bête ? Seul George Steiner semble avoir été épargné ; disons qu'il a su ne pas se laisser dévorer par cet impératif communautaire et géopolitique d'une légitimité douteuse, très douteuse d'autant plus que c'est toute notre culture humaniste européenne qui, dans cette soumission honteuse, est remise en question. 

     

     

    3 - Karl Marx et son « Sur la question juive » de 1844, ainsi que Bernard Lazare et son « Antisémitisme : son histoire et ses causes - 1894 ; ce qui confirme qu’une hirondelle de la raison critique, voire deux, ne fait décidément pas le printemps.

     

    4 - Distinction capitale ; d’autant plus qu’il semblerait que les leaders juifs d'opinion, principalement médiatiques de nos jours, soient les pires ennemis des « Juifs du quotidien », et ce depuis des lustres. L'histoire devrait très certainement le confirmer pour peu que l'on cherche et que l'on se décide à trouver. A vos archives donc !

    Oui ! Les leaders juifs d'opinion à défaut d'élites, car les élites ne peuvent être quemorales et intellectuelles !

    Pour prolonger, cliquez : "La lettre au père" de Franz Kafka : la menace de l'ennemi intérieur 

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    Photos : oeuvres  de René Magritte (1 et 3) et  le Titien (2). 

     

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  • Police et suicide : le flic et l'homme

    suicide dans la police

                         Pour être sortie ainsi de son devoir de réserve - elle avait créé son association après la grave attaque contre des policiers à Viry-Châtillon (Essonne) en 2016 -, la gardienne de la paix avait été un temps dans le collimateur de l’IGPN. Une sanction sous forme d’avertissement avait un temps été évoquée, mais la hiérarchie policière avait décidé de ne pas y faire suite. « Rien n’a changé après Viry-Châtillon », expliquait-elle encore début novembre.

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                        Des collègues témoignent ; des syndicats de police aussi.... mais si cette femme a mis fin à ses jours c'est aussi et surtout parce qu'elle s'est sentie isolée, non soutenue, abandonnée dans son combat.

     

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    police et suicide

    Si c’est la fonction qui fait l’homme, la fonction de policier est sans doute une des fonctions les plus accaparantes, les plus dévorantes qui soient, car, en effet, c’est bien à l’intérieur et de l’intérieur que cette fonction agit. 

    Aussi, ce qu'il y a d’émouvant - ce qui fait qu’on y prête une attention toute particulière -, dans le suicide d’un policier qui le redevient après avoir été longtemps considéré comme un flic, un flic de plus aux pouvoirs aussi étendus qu'exceptionnels - force de loi sans loi parfois aussi -, c’est qu’avec ce suicide, c'est l'homme et non plus le flic et le policier, qui reprend "la main" sur la fonction qui a été la sienne ; maintenant vulnérable et fragile, sa fonction cesse de le définir ; c’est alors que ce policier dont on ne voyait plus que la fonction - fonction qui nous cachait l'homme - se tient là devant nous... "tout nu", débarrassé de cette fonction qui l’a tué en le poussant à mettre fin à ses jours - dans le cadre d’un suicide professionnel avéré comme tel.
     
    Avec son suicide, dans son suicide, le flic, puis le policier, semble avoir retrouver en lui l’homme qu'il est, a été... et nous avec lui ; l’homme et sa conscience, conscience de soi, conscience d’être au monde, autour de questions souvent moquées : "Qui suis-je ? Quel sens donner à cette fonction qui m’a totalement dévoré ? Quel sens ma vie a-t-elle ?"
     
    Oubliez l’homme derrière une fonction quelle qu’elle soit, et c’est un homme doublement homme qui vous fait face comme une révélation inattendue et donc surprenante ; deux fois l’homme que l’on avait oublié tellement sa fonction le définissait à nos yeux.
     
    D’où cette émotion et ce questionnement particuliers à l’annonce du suicide d’un flic-policier-homme.
     
    Une courte réflexion sur le couple Etat-Police ICI

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                          La condition policière avec A. Langlois du syndicat Vigi

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  • Dupont-Moretti, le coup de pied de l'âne à la face des Gilets Jaunes

    moretti avocat contre les gilets jaunes

                          "Si de nombreuses personnalités ont déjà apporté leur soutien aux Gilets jaunes depuis le début du mouvement, ce n'est pas le cas d'Éric Dupond-Moretti : déjà très critique dès les premières manifestations en novembre, il en a remis une couche sur le plateau des "Terriens du samedi !" animé par Thierry Ardisson. Le Point 

     

         

      

                      Pour le petite et la grande histoire, jamais l'insulte "sale juif" n'a été entendu sur les lieux qui ont vu Finkiekraut confronté à la colère d'une poignée de Gilets Jaunes. Dupont-Moretti, qui est sur le point de faire le procès des Gilets Jaunes en direct chez Ardisson  - le fort s'apprête à trucider le faible -, le regard fuyant, a très certainement éprouvé le besoin, à ce moment précis,  de cacher la faute morale qu'il s'apprête à commettre - s'en prendre à un mouvement sans défense et privé du soutien des médias - derrière une plus grande faute encore qu'aurait consisté le fait d'invectiver Finkielkraut en ces termes : "Sale juif !" 

     

     

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                       Quelque part, nous tous savions que cet individu finirait par en venir là : Dupont-Moretti en avait, en a... comme "la tête" : à la fois garçon de course (larbin) et Judas  libre dans la soumission ; et puis, il dépensait depuis des années, dans les médias, vraiment trop d'énergie à nous expliquer à quel point il était un type bien pour que cela puisse correspondre à une vérité quelle qu'elle soit.

    Aussi, son jugement sur les Gilets Jaunes, c'est le coup pied de l'âne d'un avocat issu d'un milieu modeste qui croit avoir réussi ; Dupont-Moretti se pense très certainement "flamme" alors qu'il n'est que "suie" ; cette tache noire de la résignation en flagorneur des puissants qui lui assurent une pitance très très confortable au côté de la défense de quelques pauvres bougres pour la pub qu'elle vous rapporte, pour l'image et la bonne conscience qu'elle procure.

                   Soit dit en passant, faut-il aller chercher les vraies motivations de cet avocat là où personne n'aura la témérité de les y trouver ? Car, défenseur de Abdelkader Merah, à grand renfort de publicité et de reportages réalisés avec la collaboration de l'intéressé en personne et de son équipe, un Abdelkader Merah auteur en mars 2012 de l'assassinat de sept personnes - trois militaires et de quatre civils, dont trois enfants d'une école juive -; Dupont-Moretti aurait-il cherché à se faire pardonner cet engagement à caractère purement promotionnel ? 

    Ah, le buzz ! Quand ça vous tient, ça ne vous lâche pas. 

     

                   Quoi qu'il en soit, en traînant le mouvement Gilets Jaunes dans la boue de l'antisémitisme, Dupont-Moretti a oublié d'où il vient, sans doute dans l'idée de ne jamais devoir y retourner  ; et puis, il doit se sentir plus propre loin de la pauvreté qui salit socialement. Or, Dupont-Moretti se veut propre sur lui : aussi, en salissant les Gilets Jaunes, il salit les pauvres et leur milieu car c'est aux contacts des riches qu'il se nettoie et c’est auprès d’eux qu’il purge sa peine : celle d'en être issu de ce milieu Gilets Jaunes si coupable et haïssable à ses yeux.

                  Sans doute, y-a-t-il des injustices que l’on ne se pardonne pas et qu’on ne pardonne pas aux autres non plus (même et surtout quand ils en sont aussi les victimes) comme... ses propres origines, par exemple.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Gilets jaunes - le dossier

     

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  • Louis de Funès : la réhabilitation

              Une rétrospective Louis de Funès à la cinémathèque en 2020 fait grincer quelques dents

     

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                    Acteur tantôt ignoré, tantôt décrié par la critique des années 60 et 70, souvent conspué par les cinéphiles de ces mêmes années autant pour ses films que pour ses rôles, mal aimé par tous ceux qui ont tourné avec lui - techniciens et réalisateurs inclus -, mais populaire chez tous les autres...

    A l'heure où Fernandel et Bourvil sont plongés dans l'oubli (leurs scénaristes, dialoguistes et réalisateurs avec eux), de Funès rayonne et trône. Télérama, le quotidien Le Monde... toute la presse rend hommage à cet acteur-onomatopée et mauvais mime ; un ouvrage lui tresse des lauriers ; la jeunesse ne tarit pas d’éloges à son sujet : oui, les jeunes aiment de Funès ! On évoque des « de Funès-party » jusque tard dans la nuit.

                     Autre temps, autres mœurs : on a perdu Fernandel, Michel Simon, on nous imposera de Funès... de Funès auprès de Bourvil, avant de perdre ce dernier aussi. On a perdu l'homme de la rue, droit, réservé, honnête, plutôt généreux, un peu naïf par la force des choses… et pour toute consolation, on nous a servi un personnage sans qualité, cupide, inculte, arriviste, violent et accapareur, sans un seul regard critique de ceux qui le mettaient en scène, des scénaristes, des dialoguistes... dans des films sans point de vue, le plus souvent.

    En effet, on remarquera l'absence totale d'humour et d'auto-dérision, voire de distance, dans les personnages qu'incarne de Funès ; rien non plus dans son jeu d'acteur. Au cirque, chez les clowns, et pour peu qu'il ait pu y trouver une place - et rien n'est moins sûr -, de Funès ne serait non pas l'Auguste (personnage au nez rouge, loufoque, grotesque et attachant), mais le contre-pitre (celui qui ne comprend rien à rien), et pas n'importe lequel : un contre-pitre qui se prendrait alors - sans toutefois soupçonner un instant en lui cette supercherie -, pour le clown blanc (personnage digne, élégant, malicieux), et fatalement... pour cette grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf, et ce bien qu'il ne possède aucune des qualités de l'une ni de l'autre.

     

                      Fort d'un soutien populaire qui ne s'est jamais relâché, ce personnage égocentrique dont chacun de ses rôles est dépourvu de qualités humaines, fait donc aujourd'hui l'unanimité dans la presse cinéphile comme dans l'édition et même chez France Culture.

    Ce qui frappe, c’est l’absence de regard critique chez tous les agents de ce qu’il faut bien appeler « la réhabilitation de Louis de Funès » ; tous n’ont pas de mots assez forts pour exprimer leur admiration pour cet acteur "génial" et de célébrer, un petit homme au visage ingrat, un personnage-archétypal sur-excité, mesquin, méprisant, avare, obtus, borné, envieux, impitoyable avec les faibles et docile avec les puissants.

            

                       Sans doute dupes de ce qui nous est donné à rire - même si, après tout, rien ne nous empêche de nous demander au détriment de qui et de quoi on rit -, célébrer aujourd’hui le cinéma d’un de Funès sans y jeter un regard critique, n’est-ce pas célébrer la loi du plus lâche face aux puissants ainsi que la loi du plus méchant face aux plus faibles ?  Car, à  y réfléchir de plus près : tout ce qui est mal n'est-il pas bon, et ne fait-il pas du bien ? Aussi, rire avec Louis de Funès, à défaut de rire de lui, n’est-ce pas rire de tout ce qu’on n’ose pas soi-même assumer car, tout ce qu’on a rêvé, de Funès ne l’a t-il pas fait ?

    Rire exutoire que ce rire-là ; rire du faible à propos d’un plus faible que lui. Belle revanche des vaincus ou des humiliés qui s’ignorent, heureux de l’être ! Et aujourd’hui encore, ce rire n'en finit pas de résonner, génération après génération… tocsin de l'âme... âme funès-te pour une société humaine en décomposition.

    Malheur aux vaincus !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Cinéma... de salle en salle

     

     

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  • Le nouveau Plouc de la conscience humaine et politique

       

                 Le nouveau Plouc est une sorte de concept "organique" ; concept appelé à se développer et à se métamorphoser donc.

    Attention à ne pas confondre le nouveau Plouc, tel que nous nous apprêtons à le définir, avec le Bobo qui, contrairement au Plouc, possède une sérieuse éducation supérieure, de l'argent et le pouvoir (trois attributs indissociables en ce qui le concerne) car dans les faits, ce nouveau Plouc n'appartient pas à la bourgeoisie, et par voie de conséquence, il ne peut pas être considéré comme un authentique Bobo.

    Les vrais Bobos sont finalement bien moins nombreux que les faux que sont les Ploucs qui fourmillent parmi les adhérents et les sympathisants de ce qu'était le PS des années 80 et 90, avant sa chute, ainsi que chez une partie des Verts  ; ce que l’on nomme depuis une bonne vingtaine d’années maintenant : la fausse gauche.

     

              Faut-il rappeler que dans « Bobo » il y a « bourgeois » ? Or, un bourgeois occupe une place bien spécifique dans la société et en particulier, dans la chaîne de production des biens et des services ; production intellectuelle aussi (les universitaires), sans oublier le rentier-héritier ; et ce qui fait de ce bourgeois un Bobo (un bourgeois bohème), c'est sa façon de dépenser son argent : où, comment et avec qui. Pour sûr, ce Bobo-là qui a longtemps voté PS et/ou EELV (aujourd'hui Macron) est du côté de la domination ! car, en ce qui concerne la recherche, la production et le commandement (management), cet individu est très proche de l’élaboration des process ainsi que de la redistribution de leurs gains soit comme concepteur, soit comme maître d’oeuvre ou bien encore en tant qu’intermédiaire-parasitaire ou actionnaire.

    Quant au faux-Bobo qui oublie que pour être un vrai Bobo il faut d’abord être un bourgeois, et que pour être un bourgeois il faut occuper une place spécifique dans la chaîne de production… ce faux-Bobo-là, souvent larbins aux ordres et simples exécutants… même bien payés, n'est, en définitive, qu'une sorte de grenouille qui souhaite se faire aussi grosse que le bœuf bobo... même et surtout sous un régime bio.

    Et pour conclure, on se rassurera avec ceci : contrairement à un homme de droite, on n’a jamais vu un authentique homme de gauche peiner à définir ce qu’est un Bobo : l’ennemi mortel de la gauche, une enculade assurée ;  et le nouveau  Plouc : l’idiot utile, sorte d'armée de réserve, des Bobos.

                   Mais trêve de commentaire : place au nouveau Plouc donc !

     

    ***

     

           Bigot qui se dit et se croit "de gauche", urbanisé et connecté, dont les indignations sont celles de tout le monde - indignations suscitées le plus souvent par des médias racoleurs -, sans imagination, d'une bêtise dévastatrice mais de bonne foi (1) - du moins pour la majorité d'entre eux -, courageux mais pas téméraire, la tripe sensible mais le coeur dur comme la pierre, très politisé mais moyennement informé tout en l’ignorant puisqu'il se croit au courant de tout, le nouveau plouc a longtemps voté PS, EELV et dernièrement : Macron ; il peut être chômeur (optimiste) ou cadre moyen, déclassé ou bien CSP+, universitaire (médiocre) ou retraité, homme ou femme, quoi qu'il en soit... le moment venu, face à ses propres contradictions, finalement bête et méchant, le nouveau Plouc, et c’est à cela qu’on le reconnaît, penchera toujours du côté de la censure et de la répression au nom même de la liberté et de la démocratie qu'il croit soutenir à bon compte et sans frais ; en effet, le nouveau Plouc ignore que soutenir la liberté d'expression est un véritable engagement et un sacrifice : c'est accepter ce qu'on n'aurait jamais osé ou bien désiré lire et entendre ; car... il n'y a pas de liberté, il n'y a que des preuves de tolérance ; et le nouveau plouc en est incapable.

            Certes ! Difficile d’ignorer le fait que c’est avec de tels Ploucs que sur Internet, aujourd'hui -  et demain plus encore -, un  journal au contenu payant peut espérer prospérer (Nouvelobs, Libération et une grande partie des abonnés de Médiapart) car, il faut le savoir : en France, il n'y a guère plus de 50 000 personnes déterminées à mourir debout tout en faisant face à ceux qui les exécuteront - aujourd'hui, des Gilets Jaunes héroïques -... et qui les exécutent chaque jour, en silence, jour après jour, dans une vie de chien ou le martyre, dans l'héroïsme et le sacrifice, dès 5h30 le matin, rentré à 20h le soir, cinq jours par semaine, ou dans le retraité à 600 Euros par mois.

    Quel rapport demanderez-vous... ?

    Seul un Plouc osera poser une telle question !

     

    ***

     

                  Mais alors… qu’est-ce que pense un Plouc aujourd'hui ? La réponse, vous la trouverez dans l’énumération suivante (liste non-exhaustive établie en 2012, révisée en 2019 ; réactualisée aujourd'hui ; vous pouvez suggérer d'autres entrées qu'on ne manquera pas d'ajouter)...

     

                           C'est parti !

     

    Le nouveau Plouc pense qu'en dehors de l'Euro, point de salut...

    Le nouveau Plouc pense que sous la direction de Philippe Val, Charlie Hebdo défendait la liberté d’expression…

    Le nouveau Plouc pense que rire ça fait du bien mais que tous ceux qui vont aux spectacles de Dieudonné sont antisémites et fascistes…

    Le nouveau Plouc pense que Hollande était à gauche, Sarkozy à droite et Bayrou au centre…

    Le nouveau Plouc pense que le FN est un danger pour la République,  oublieux qu'il est du chômage, de la corruption, de la pauvreté et des discriminations et d'une construction européenne qui n'est que l'instrument d'un mondialisme sans honneur ni justice …

    Le nouveau Plouc pense toujours, aujourd'hui encore, que si tout n’a pas été dit au sujet du 11 Septembre, néanmoins ce qui nous a été caché ne saurait en aucun cas remettre en cause la version officielle...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui pensent le contraire sont des conspirationnistes paranoïaques…

    Le nouveau Plouc pense que... "l'avenir ne dépend que de nous"...

    Le nouveau Plouc pense que Bernard-Henri Lévy est un philosophe...

    Le nouveau Plouc pense que l'Islam c'est bien mais que Tariq Ramadan c'est mal...

    Le nouveau Plouc pense que l’Irak d’aujourd’hui c'est quand même mieux que l’Irak d’hier tout en omettant de nous dire pour qui...

    Le nouveau Plouc pense que Daniel Cohn-Bendit est un écolo de gauche...

    Le nouveau Plouc pense que l'élection d'Harlem Désir à la tête du PS en 2012  a fait avancer la cause des Français issus de l'immigration, de la traite et de la colonisation...

    Le nouveau Plouc pense que le Nouvelobs et Libération sont à gauche...

    Le nouveau Plouc pense que l’Iran souhaite détruire Israël avec La bombe… tout en épargnant les palestiniens et le Hezbollah (une sorte de bombe atomique aux retombées aussi chirurgicales que sélectives) car le Plouc ignore que La bombe représente la seule chance pour l’Iran de ne pas finir comme l’Irak, la Syrie, l'Afghanistan, la Libye ou le Yemen...

    Le nouveau Plouc pense que la France est la patrie des Droits de l'homme, ignorant l'Histoire de l'Angleterre et des Etats-Unis...

    Le nouveau Plouc pense que Chavez était un affreux dictateur, bien qu’élu démocratiquement car il soutenait l’Iran…

    Le nouveau Plouc pense que les Gilets Jaunes c'est bien mais que... en même temps, ça suffit comme ça...

    Le nouveau Plouc pense que Macron est un intellectuel doublé d'un philosophe parce qu'on dit qu'il a serré une fois les paluches de Paul Ricoeur...

    Le nouveau Plouc pense, là aussi, que Michel Onfray est un philosophe... qui plus est dissident...

    Le nouveau Plouc, surtout chômeur, pense que le mondialisme est inévitable et le protectionnisme un fléau ; même si toutes les économies "performantes" l'ont pratiqué et le pratiquent encore aujourd'hui...

    Le nouveau Plouc pense que la Libye d'aujourd'hui c'est mieux que la Libye d'hier, et là aussi, sans toutefois préciser pour qui...

    Le nouveau Plouc pense que l'Afrique a souffert et souffre encore, mais  que Kémi Seba est raciste... 

    Le nouveau Plouc ne sait pas qu’il pense que tous ceux qui ne pensent pas comme lui doivent être censurés, bannis et interdits de communication et de diffusion... jusqu'au jour où...

    Le nouveau Plouc pense la LICRA c'est la ligue internationale contre le racisme... et le CRIF, le représentant des institutions juives de France...

    Le nouveau Plouc pense que Marianne est un journal de gauche... 

    Le nouveau Plouc pense que l'Europe née de Maastricht et du traité de Lisbonne est la meilleure Europe possible...

    Le nouveau Plouc pense que si c'était différent ce serait pire encore...

    Le nouveau Plouc pense que Bernard-Henri Lévy (eh oui ! encore lui ! car le nouveau Plouc est un multi-récidiviste impénitent) est de gauche...

    Le nouveau Plouc pense qu’en Syrie il s’agit bel et bien d’un soulèvement populaire contre une dictature sanglante et certainement pas de provoquer la chute d'un régime, voire... du Pays tout entier, qui n’a plus sa place dans le nouvel ordre mondial dominé dans cette région par les USA, Israël et l’Arabie Saoudite...

    Le nouveau Plouc pense que le "pouvoir" est à l'Elysée et que... lorsqu'on s'y rend... on a de grandes chances d'y trouver un Président de la République...

    Le nouveau Plouc pense que Arte fait de la télé et du journalisme "autrement"...

    Le nouveau Plouc pense que sans le Hamas, Israël aurait consenti à la création d'un Etat palestinien, le favorisant même, depuis longtemps déjà...

    Le nouveau Plouc pense que les Russes c'est bien mais que Poutine c'est mal... car il a oublié que Poutine l'est aussi... russe...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui, à gauche, ne pensent pas comme lui, sont dans les faits... des militants d'extrême droite infiltrés...

    Le nouveau Plouc pense qu'Obama c’était beaucoup mieux pour les pauvres en général - les Noirs en particulier -, et les Palestiniens... oublieux de son bilan social et de la destruction de la Syrie et de la Libye.

    Le nouveau Plouc pense que si la corruption c'est mal, elle ne concerne qu'une petite partie de la société en général et de la classe politique en particulier...

    Le nouveau Plouc pense que David Pujadas est un journaliste et que son 20H sur France 2 avait quelque chose à voir avec ce métier...

    Le nouveau Plouc pense qu'il est de gauche et il est bien le seul...

    Le nouveau Plouc pense qu'il pense, et là aussi, on ne trouvera personne pour soutenir cette assertion...

    Le nouveau Plouc pense qu'on ne fait pas de la bonne littérature avec Sade, Céline et Drieu la Rochelle qu'il juge infréquentables car le Plouc mélange tout...

    Le nouveau Plouc pense que le Pop-art a quelque chose à voir avec l'Art...

    Le nouveau Plouc pense qu'on peut faire de la bonne littérature avec Christine Angot...

    Le nouveau Plouc pense que tous ceux qui ne soutiennent pas Macron c'est d'extrême droite et d'extrême gauche...

                     Et puis... en guise de conclusion toute provisoire... on l'aura maintenant compris :

     

              Ce nouveau Plouc n'a rien de commun avec l'ancien maintenant à nos yeux plutôt sympathique et loin d'être aussi crédule et ignorant ;  aujourd'hui, cet ancien Plouc force le respect ; le nouveau, au mieux le mépris, au pire la colère.

     

    _____________________

     

    1 - Distinction majeure car cette bonne foi protège le nouveau Plouc de cet autre concept : le nouveau Salaud de mauvaise foi et cynique.

     


    Michel Fugain - Les gentils & les méchants

     

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  • Penser le monde aujourd'hui avec Peter Dale Scott et l'Etat profond

     

                    Parapolitique, gouvernements de l'ombre... s'il n’y a de science  que du caché…  (Gaston Bachelard), de même n'y a--t-il de politique que du dissimulé.

    Docteur en sciences politiques et ancien diplomate canadien, Peter Dale SCOTT est  l'auteur de nombreux ouvrages qui analysent la politique étrangère américaine, les narcotrafics et les opérations secrètes. Ces recherches et écrits mettent en lumière le concept de ce qu'il définit comme le « supramonde » ou l’État profond dissimulé au sein de l'État Public.

    Porte-parole du mouvement anti-guerre contre le conflit US au Vietnam, et plus récemment contre les guerres en Irak et en Afghanistan, il cofonda le programme d'études « Paix et Conflit » de la prestigieuse Université de Berkeley, où il enseigna la littérature anglaise durant près de 30 ans.

    Il est à la parapolitique des Etats ce que Noam Chomsky est à l'analyse des médias.

     

     

     

                   Interview de Peter Dale Scott à propos de son ouvrage La Route vers le Nouveau Désordre Mondial

     

                  "Cet ouvrage est une étude ambitieuse, qui décrit avec précision la façon dont, depuis les années 1960, les choix en matière de politique étrangère états-unienne ont conduit à la mise en œuvre d’activités criminelles, et à leur dissimulation, tantôt partielle parfois totale.

    Dans ses précédents essais, Peter Dale SCOTT a témoigné de l’implication de la CIA dans de graves exactions dont différents coups d’État, ou dans la mise en place d’une véritable géopolitique de la drogue et des guerres qu’elle permet de financer. Il sonde ici la manière dont les décisions, irrationnelles (voire paranoïaques) et à courte vue, prises par les Présidents américains depuis Nixon ont contribué à engendrer une plus grande insécurité mondiale, notamment en renforçant les réseaux terroristes responsables des attentats de 2001.

    L’auteur montre comment l’expansion de l’Empire américain depuis la seconde guerre mondiale a conduit à ce processus de décisions iniques et dangereuses dans le plus grand des secrets, souvent à l’insu des responsables démocratiquement élus.

    À partir d’exemples précis, (la « Surprise » et la « Contre-surprise » d’octobre, l’Irangate, la guerre froide en Afghanistan, la géopolitique du pétrole et de l’accès à l’Énergie, …) il illustre comment ces décisions « para-politiques » furent l’apanage de petites factions très influentes au sein d’un « supramonde » qui agit sur l’État public à travers des institutions secrètes (comme la CIA), au détriment de l’État démocratique et de la société civile. L’analyse de l’implémentation de ces programmes établit que les principaux services de renseignement des États-Unis ont collaboré pendant longtemps avec des groupes terroristes, qu’ils ont à la fois aidé à créer et soutenus, dont la fameuse organisation « nébuleuse » al-Qaïda. Dans un autre registre, parallèle et tout aussi fascinant, Peter Dale SCOTT explique clairement le danger que fait peser sur la démocratie l’instauration, sous l’administration Reagan, du programme ultra-secret de « continuité du gouvernement », qui existe toujours…

    D’aucuns crieront sans doute à la « théorie du complot », mais la qualité de l’argumentation, étayée par une documentation encyclopédique fait de ce travail une magistrale et passionnante leçon d’histoire contemporaine, qui nous plonge dans les méandres des rivalités de ceux qui détiennent le vrai pouvoir, pour comprendre le monde tel qu’il est, et non tel qu’il paraît être."


    Traduit de l'anglais par Maxime CHAIX et Anthony SPAGGIARI

     

    ***

     

                   « l’État profond » est un pouvoir qui ne provient pas de la Constitution, mais de sources extérieures et supérieures à celle-ci, et qui est plus puissant que l’État public. Il s’agit d’un système informel et complexe. l’État profond c’est le fil rouge qui se déploie sur les trois dernières décennies et qui explique comment nous avons connu la dérégulation, la financiarisation de l’économie, la faillite de Wall Street, l’érosion des libertés civiles et la guerre sans fin.  « L’état profond » est un niveau de gouvernement ou de super contrôle difficilement perceptible qui se maintient quel que soit le résultat des élections et qui est susceptible de contrecarrer les mouvements sociaux ou les changements radicaux.»

     

                  "Dites-moi de qui et de quoi il ne faut surtout pas parler et je vous dirai qui vous emploie et qui il faut craindre"

             On ne manquera pas de noter que tous les acteurs de la dénonciation de la désinformation, des opérations clandestines ou sous " faux drapeau" et autres violations de l'Etat de droit et des constitutions des Etats, indisposent au plus au point toujours les mêmes ;  les corporations, individus ou groupes d'individus et d'intérêts suivants :

                 - Les journalistes des médias dominants et leurs rédacteurs en chef ; en effet, ils ne peuvent pas se permettre de telles investigations menant à de telles conclusions sans mettre en danger leur carrière professionnelle puisque cela n'aura échappé à personne : leurs employeurs-propriétaires (banque, armement et industrie du luxe) sont le plus souvent à la fois concernés et impliqués dans les agissements mis en cause, directement ou bien indirectement, ou bien à travers leurs clients - les marchés qui sont les leurs  : les gouvernements, les multinationales et l'oligarchie milliardaire.

    Ces médias ont alors recours à la calomnie : l'accusation de "complotiste paranoïaque" sera la plus courante ; elle est destinée à disqualifier tous ceux qui souhaitent nous alerter à propos des agissements de la face cachée des Etats.

                - Les alliés sous-traitants des Etats incriminés car, rares sont les Etats directement mis en cause qui se chargent ouvertement de contrer leurs accusateurs ; à titre d'exemple : c'est la France sous un gouvernement UMP ou PS et des lobbys communautaires qui prendront  ouvertement en charge cette contre-attaque  (souvenons-nous des discours de Sarkozy, et plus récemment, de Valls, de la LICRA ou du CRIF) à l'endroit de tous ceux qui remettent en cause la politique des USA, de l'Otan et d'Israël.

                        Et par extension...

                - Les universitaires et autres employés ade l'Etat.

                - Ceux qui souffrent de ce qu'il est convenu d'appeler "le syndrome du larbin" : faibles au quotidien, formant le groupae le plus nombreux des quidams sans conscience politique ou citoyenne, impuissants, ils ne respectent que la force qui viendra  pourtant demain les anéantir après avoir fait d'eux, jour après jour, des esclaves consentants ; et nul ne sait vraiment au prix de quelles humiliations s'est forgé en eux cet état d'esprit qui toujours nie la réalité des rapports de force, et leur statut de dominés... heureux de l'être, faute de courage.

               - La bourgeoisie des centres villes : pro-mondialisation, pétée de tunes, seuls le déni de la réalité et la réfutation de faits incontestables peuvent les sauver d'une culpabilité inexpiable car ils sont bien les derniers à ignorer que leur confort matériel repose à la fois sur la désinformation et la tyrannie du profit et de l'exploitation ; mode d'organisation de l'existence à l'origine duquel on trouvera les Etats les plus puissants militairement,  économiquement et culturellement : les USA en tête.

                            Et enfin...

     

              - Ceux qui n'ont que pour seule identité que leur appartenance communautaire ou nationale, adeptes de l'expression : "My country, my community... right or wrong !" Très influents, ils pratiquent un chauvinisme et/ou une solidarité communautaire à toute épreuve, même et surtout à l'épreuve de la vérité des faits ; chauvinisme et solidarité proches du niveau zéro de la pensée ; attitude redoutable sans laquelle aucun système corrompu ne peut survivre ; d'où la responsabilité majeure de tous ces individus dans l'asservissement de notre monde à la raison du plus fort porteur de tous les vices : voracité, avarice et domination.

     

    ______________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Entretien avec Maxime Chaix, traducteur de Peter Dale Scott

     

     

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