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Medias, désinformation et ré-information - Page 12

  • American sniper - American bastard

     

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               "American sniper" de Clint Eastwood aura battu tous les records aux Etats-Unis dans les 2 premières semaines de son exploitation en décembre 2014 ; ce sera le plus gros succès commercial de la carrière du réalisateur.

     

    ***

     

              Sorti en France en février 2015,  American sniper "raconte" l’histoire de Chris Kyle de l’US Navy Seal aujourd'hui célèbre, et tout aussi célébré, pour sa remarquable efficacité durant son engagement en Irak ; efficacité en tant que sniper... bien entendu. 

    L’effet direct du film sur le public américain ne tardera pas à se faire sentir ; les retombées seront islamophobes et racistes :

    « Un p*** de bon film et maintenant je veux vraiment tuer certains de ces p*** d’enturbannés ! »

    ou bien encore...

    « Amerian Sniper me donne envie d’aller tirer sur quelques p*** d’arabes ! » déclare un autre spectateur.

     

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                 Quant au réalisateur, ce pauvre Eastwood, il ne se sera décidément rien épargné durant sa longue, trop longue carrière (1) - un film tous les ans depuis trente ans -, puisqu'il signe là son film le plus affligeant ; un film d'une ignorance et d'une bêtise crasses, et par voix de conséquence, moralement (et politiquement... pour peu qu'Easwood et son public soient capables de comprendre ce que cet adverbe implique) abject.

    Comme quoi, on ne se refait pas ! Jamais ! Et plus encore lorsque l'on ne peut pas cacher très longtemps d'où l'on vient ! C'est sûr : Eastwood n'aurait jamais dû quitter le western spaghetti et s'effacer avec lui, ou bien encore, garder son costume d'inspecteur Harry, de triste mémoire, avant de prendre sa retraite dans l'oubli. Cela fait des années que nous sommes nombreux à tenter de convaincre la critique cinématographique à ce sujet, en particulier Télérama, les Inrocks, Positif (Michel Ciment en particulier qui ne jure que par lui - faut dire qu'ils ont le même âge et qu'aucun des deux n'a le courage de raccrocher)  et "Les cahiers" : en vain (1).

     

                  Car... mais faut-il le préciser ?... avec "American Sniper", le réalisateur et son public dont il n'y a définitivement plus rien à sauver, semblent avoir tout simplement oublié, eh bien... que les Irakiens sont chez eux. Eh oui !

     

                 Vous dites ? Les troupes américaines ont le soutien d'un gouvernement dit "irakien" de ce que l'on nomme encore l'Irak ? 

     

    Oui, sans doute, mais... ce gouvernement et sa proximité avec les troupes américaines ne vous rappelle pas un passé franco-français pas si éloigné ? Car enfin, ce gouvernement irakien sorti des urnes de Washington, n'est-ce pas un peu aussi, et surtout, Vichy et la collaboration avec l'occupant allemand ?

              

                      Comment ça ? Ca vous avait échappé ?

     

               Avec ce film qui a tous les attributs d'une commande du Pentagone, ainsi qu'à la lecture des commentaires de ceux qui l'ont vu dès les premières semaines, une pensée vient à l 'esprit : heureusement qu'Hitler était nazi et accessoirement antisémite, car, dans le cas contraire, ils lèveraient aujourd'hui tous le bras. Oui ! Bien haut le bras !

    D'ailleurs, ils le lèvent ce bras, même manchots ! tellement la connerie et la scélératesse ne connaissent plus, chez tout ce beau monde, de limites, de frontières, de retenue.

    Oui ! Ils le lèvent ce bras, à l'heure où ceux qui le baissent sont poursuivis en justice (voir la quenelle)... tous le lèvent, de Washington à Tel-Aviv en passant par l'Elysée et Bruxelles !  Et c'est la gerbe ! Encore et toujours la gerbe !

     

               Aussi, pour cette raison, on vous épargnera une analyse du film d'Eastwood puisque ce film, vous le connaissez tous, il a déjà été tourné mille fois : avant hier les Indiens, puis vinrent les Vietnamiens ; aujourd'hui, les Arabes et les Musulmans ; John Wayne, De Niro (The deer hunter) et un dénommé Bradley... dont on se fout, du reste ! Et cette fois-ci en pire : amalgame, manipulation, diabolisation, voire... déshumanisation de tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Irakien, un Arabe, un Musulman, hommes, femmes et enfants sur fond de bonne conscience, bien évidemment ! Bonne conscience propre aux pompiers-pyromanes venus faire un tour pour constater l'ampleur de la dévastation (2).

    Faut dire qu'à huit euros la place, à ce tarif là, c'est donné ! On fait le voyage sans hésiter. Alors, pourquoi s'en priver ? Les occasions de passer un bon moment en cassant du bougnou** en toute impunité - encore et toujours le bougnou** ! -,  ne sont pas si fréquentes de nos jours !

     

                  Après le tourisme sexuel, voici le tourisme guerrier avec "American Sniper" ! Là encore, pour trois fois rien, et sur le dos de la vérité du plus faible. 

     

    ***

                     Il est vrai que  les films d'Eastwood ne sont  jamais très loin de son public et son public du réalisateur dont le cinéma se montre juste à la hauteur, et jamais au-dessus, jamais ! Cinéma qui n'a de cesse de flatter son public, le cinéma d'Eastwood n'élève la conscience et l'esprit de personne. 

                    Réalisateur le plus sur-évalué de la critique française avec Scorsese, nominé pour six Oscars dont celui du meilleur film, "American sniper", sera récompensé pour le "montage sonore" seul. Là, c'est Hollywood qui sauve la mise, et peut-être aussi son honneur car il était un temps question de remettre à cet "American sniper" l'Oscar du meilleur film.

     

     

    1 - Les réalisateurs qui comptent vraiment ont compris depuis plus de trente ans que les films de guerre n'ont aucun intérêt ; les films sur la guerre seuls importent : Apocalyspe now, les sentiers de la gloire et docteur folamour ( éventuellement " la ligne rouge" bien que le film repose sur un mensonge : la perte d'un paradis originel - sans doute n'a-t-il jamais lu Levi-Strauss), trouveront grâce à nos yeux. Que Easwood ne l'ait toujours pas compris, cela ne surprendra personne : il est un réalisateur pour lequel le cinéma s'est arrêté aux années 50. Tous les films de ce réalisateur ont déjà été tournés ; il est le seul à ne pas le savoir ; lui et son public.

    Easwood est cohérent : il a voté tour à tour Bush et Trump.

     

    Pour prolonger, cliquez : Eastwood par Serge ULESKI : rebond sur Agoravox

     

    2 - La politique conduite par les USA et ses complices, de la Libye à l’Afghanistan en passant par le Yémen et l’Afrique subsaharienne depuis septembre 2001 a fait près de 3 millions de morts... musulmans bien évidemment - embargo irakien inclus sous Saddam Hussein !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Clint Easwood : quand la critique s'effondre

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  • Médiapart a dix ans : un ex-abonné de la première heure témoigne

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                                Votre serviteur... abonné de 2008 à 2013 avant d'être interdit de publication dans la partie "Club" et interdit de commentaires dans la partie "Journal"... d'où ma décision de résilier mon abonnement. 

     

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            S’il faut bien reconnaître que l’information se porte mieux avec Médiapart que sans Médiapart – l’information et le métier de journaliste -, et si Médiapart comble un déficit de plus en plus croissant quant aux réponses à apporter à la question suivante : « qui fait quoi, à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui » on aurait néanmoins tort de penser que Médiapart joue un rôle important d’un point de vue à la fois qualitatif et quantitatif dans la réduction de ce déficit… 

    Affaire Bettancourt, Cahuzac et Sarkozy…

    Le MEDEF, L'Elysée, Matignon, l'Assemblée nationale, le Sénat, le Conseiller constitutionnel, le CSA, les Médias dominants, la Commission européenne, Wallstreet, la City, l’Otan, Israël et ses officines françaises - Crif, Licra, UEJF -, Davos, Arabie Saoudite, Bush-Abama-Trump… et tous les acteurs de la domination ainsi que les donneurs-d’ordres et autres larbins d’une mondialisation sans honneur ni justice… même pas peur ! !!!

     

           Avec Médiapart, après dix ans d’existence, force est de constater que l’on reste un peu sur notre faim quant au traitement de la question précédemment explicitée : le qui, le où, le comment et le pour-quoi. 

    Dans les faits, on ne peut que faire le constat suivant : seul Internet, en dehors de tout encadrement institutionnel et commercial (Médiapart est un média « partout chez lui » avec un très fort souci de rentabilité) permet de combler la quasi totalité de la part d’ombre qui recouvre les tenants et les aboutissants d’une réalité de plus en plus opaque puisque de plus en plus illégale et immorale, voire… a-morale.

    Médiapart demeure un média mainstream sans aucun doute ; ses fondateurs et une grande partie de ses journalistes ont pour CV la fréquentation d’une presse institutionnelle où l’on apprend à sélectionner soigneusement les sujets qui feront l’objet d’une investigation à la fois honnête et courageuse ; en d’autres termes, on y apprend aussi, et très vite, jusqu’où ne pas aller trop loin ; l’auto-censure qui veille – sorte de sur-moi inversé -, y pourvoie amplement. 

    Ce qui n’arrange rien c’est le fait qu’une grande partie des abonnés de Médiapart sont des lecteurs et anciens lecteurs de Libé, le Monde et le Figaro. Leur moyenne d’âge est élevée : plus de 55 ans ; des abonnés qui ont encore la fâcheuse habitude de penser que l’information est mieux servie par des journalistes détenteurs d’une carte de presse (dure dure la révolution au service d’une information citoyenne qui remettrait en cause ceci : qui est autorisé à « proposer » de l’information et qui a l’autorité pour le faire !) alors que la fréquentation d’internet et des acteurs dits de la contre-information et de la ré-information nous prouvent chaque jour le contraire.

    Si Internet est capable du pire, et nombreux sont ceux qui ne souhaitent voir que le pire car tous se sentent à la fois exposés et en danger face à la liberté d'expression - les tartuffes ont de plus en plus de mal à trouver un coin où se cacher -, aucun média (télés, radios, presse papier et en ligne) n’arrive à la cheville du meilleur d’internet.

            Quelques faits maintenant ; des faits révélateurs d'un souci d'éviter l'isolement tout en souhaitant ménager des abonnés soucieux du qu'en-dira-t-on : un temps en rupture avec Charlie-hebdo, Médiapart n’aura de cesse néanmoins de chercher à se rabibocher avec ce journal ; un Charlie-Hebdo que Plenel qualifie de journal indépendant oeuvrant tout comme lui, à faire jaillir la vérité des faits vrais et avérés tels : la vérité d’un Arabe-Musulman dont il n’y a rien à sauver déclinée en première page semaine après semaine peut-être ?

    Après dix ans d’activité, Médiapart mettra un point d'honneur à conseiller à ses abonnés de voter Macron au second tour de la Présidentielle de 2017 contre le péril « fasciste » que représenterait MLP et le risque d’un électorat votant majoritairement pour ce péril alors que tous savent que cette candidate n’avait aucune chance. N’empêche, Médiapart contribuera à faire élire un Macron avec l’illusion d’un score artificiellement haut ; en vérité le plus mal élu des présidents de la 5è République. Ce jour-là Médiapart a contribué à soutenir un mensonge tout en nous signifiant qu’il validait cette dictature et cette escroquerie démocratiques ( le soi-disant péril FN et son instrumentalisation pour toute la classe politico-médiatique) qui veut que plus aucune alternative n’est envisageable puisque MLP ( et dans les années à venir, ceux qui auront repris le flambeau FN) ne peut pas être une option pour un pays comme la France qui n’est ni l’Albanie, la Roumanie ou la Hongrie.

    Chassez le naturel, c’est Edwy Plenel, ex-dirigeant du quotidien le Monde, qui revient au galop. 

     

           Difficile néanmoins de prendre Edwy Plenel en faute ou bien de lui apporter la contradiction pour la bonne raison qu’il a choisi très tôt, d’endosser le beau rôle (défense de la veuve et de l’orphelin informationnels ) ; d’autant plus que les investigations de sa rédaction ont la fâcheuse habitude d’exposer des hommes et non des systèmes ; ce qui permet à cette rédaction de continuer son petit bonhomme de chemin dans l’indifférence générale des puissants et des rouages de la domination.

    Il est vrai qu’au royaume des aveugles les borgnes sont rois ; Plenel, sans difficulté, trône d'autant mieux et d'autant plus haut que l'environnement médiatique, organes et acteurs de l’information de masse, est d’une médiocrité sans précédent.

    Inutiles de préciser que les têtes de turcs de Médiapart sont Poutine, Erdogan et Trump ; ceux de tous les autres... partout ailleurs.

    Plenel, sur le service public, sur les chaînes privées, est partout chez lui, ce qui confirme ce que l’on pouvait craindre : Plenel et son journal ne dérangent personne, et l'on peut affirmer le plus sérieusement du monde que c'est là une faute impardonnable, un constat d’échec aussi ; échec cuisant de ce pure-player sur-évalué d'où aucune individualité n'a émergé, aucune écriture, aucune  voix... excepté celle du chef Plenel ; il est vrai que le ver était dans le fruit car, en choisissant de faire l'unanimité ( à quelques exceptions près, très marginales au demeurant), Plenel niait volontairement  ce qui suit : rien d'important, jamais, ne peut être accompli sans sacrifice ; or, Plenel n'aura rien sacrifié. Et comme un fait exprès, à  aucun moment il ne cherchera la rupture, alors que, là encore, sans cette rupture, rien de durable, d'une dimension quasi historique, ne peut être envisagé.

    C'est sûr :  ça rapporte plus que cela ne coûte d'être Edwy Plenel à la tête de médiapart ; et c'est en cela qu'il rejoint les nombreux tartuffes d'un engagement sans risque et sans gêne aucune. 

            Certes, Médiapart a eu l’avantage d’être en mesure de lancer son projet d’une presse en ligne payante dès 2008, raflant ainsi tous les mécontents d’une presse déjà bien discrédité (Le Monde, Libé et le Nouvelobs principalement). Aujourd’hui, il ne lui reste plus qu’à continuer de siphonner les lecteurs des titres pré-cités.  

    « Le MédiaTV » lancé très récemment et qui plafonne à 12 000 abonnés, le comprendra très vite : le marché de la dissidence et de la contre-information est un marché à la fois exigent, déterminé et déjà bien rodé qui ne doit rien à Médiapart et qui ne devra rien à "Le média TV" non plus ; un marché non pas passif (donnez-nous de l’information !) mais très actifs, chaque acteur étant à la fois auteur et lecteur, émetteur et récepteur, sans rapport hiérarchique car seul la pertinence de ce qui est communiquée importe… mais c’est un marché pas toujours solvable, qui connaît donc bien l’environnement internet de cette remise en cause d’une information du mensonge par omission, et ce depuis 12 ans ; composées d’esthètes, de passionnés, d’universitaires et autres hauts fonctionnaires en rupture de ban ou plus simplement à la retraite, de scientifiques indépendants, de chercheurs, d’érudits généreux dans le partage de leur connaissance, la réinformation et la contre-information ... c'est gratuit ! 

    Quant à draguer le marché de Médiapart, cela demande un sens du commerce développé tout en sachant que cette clientèle capricieuse, versatile, à l’esprit changeant qui compose les abonnés de ce journal, est capable d’une volte-face déconcertante si acculée, une fois incapable de gérer ses propres contradictions et autres insuffisances. Il faut savoir la caresser dans le sens du poil cette clientèle d’abonnés ! Ce que fait très bien Médiapart ; il faut aussi, sans attendre, savoir prendre la décision d’ écarter les troublions ; cette mauvaise conscience d’une classe moyenne qui se dit et se croit à gauche et de gauche qui s’est embourgeoisée au-delà de toute rédemption possible. Seule condition du succès commercial de Médiapart, le choix de cette cible, son « traitement » et de son « exploitation » le plus souvent émotionnelle : « abonnés et journalistes groupies » ; « directeur de la publication-gourou ».

     

            Tout bien considéré, Médiapart n’a rien laissé, sinon des miettes, à ceux qui souhaiteraient le concurrencer ou bien cheminer à ses côtés : possessif et jaloux ( « C’est mon marché, c’est mon lectorat ! N’y touchez pas, sinon gare !) Plenel n’aime pas qu’on le colle de trop près , lui, ses journalistes et ses abonnés. 

    Certes médiapart a créé un nombre conséquent d’emplois. Tant mieux pour la baisse du chômage !Pour le reste… la petite entreprise de Plenel continuera sans doute de prospérer et de nourrir son ou sa journaliste... mais l’histoire de Médiapart restera surtout l’histoire de la réussite d’un projet commercial plus que celle d’un projet véritablement journalistique et citoyen aux ramifications politiques décisives pour l’avenir de la démocratie et de la liberté d’information et d’expression. 

            Après dix ans, on peut déjà écrire, sans risquer de se tromper, qu’il n’y aura pas « un avant et un après Médiapart. »

     

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    Pour prolonger, cliquez : La réalité de Médiapart en 11 leçons

     

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  • Alain philosophe, Michel Onfray, France culture : chasse à courre et antisémitisme

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                      Alain antisémite, lui aussi ?

                      Rappelons ceci : 

                      Avant 1945, peu nombreux sont ceux qui hésitaient  lorsqu'il était question de  porter un jugement sévère à l'endroit de toute origine juive, aussi loin que l'on puisse remonter : auteurs, artistes, religieux, intellectuels, philosophes et les bouchers- charcutiers... 

    Dans ce contexte, pourquoi et comment le penseur Alain aurait-il pu faire exception ? Car si le fait d'être antisémite avait empêché le talent, voire le génie, très vite, tous auraient cessé de l'être ; or, ce n'est manifestement pas le cas puisque l'on ne compte plus le talent et le génie chez ceux qui le sont, tout en gardant à l'esprit que nous avons tous de bonnes raisons de penser ce que l'on pense à tort ou à raison.

    Et aujourd'hui plus encore, depuis ces 20 dernières années, le sémite et l'antisémite ainsi que le pro-sémite  (non juif), tous figés dans un face à face et un dos à dos qui ne connaîtront certainement aucune fin. Leur tort à tous : exclure toute idée d'exception qui confirmerait et informerait la règle suivante : "Tous les Juifs sont haïssables" et puis : "Tous ont été, sont et seront antisémites". 

                   Quant à Michel Onfray, cet auteur  a tellement d'écrits à se faire pardonner (sur Freud et son soutien à Jean Soler entre autres fautes quasi inexpiables par les temps qui courent à leur perte)... qu'il balance à tout va : on se rachète comme on peut quand on croit avoir accumulé des dettes sans nombre auprès de créanciers manipulateurs, d'une mauvaise foi consommée, puissants et vindicatifs. Sans doute un jour Onfray viendra-t-il nous annoncer que dans sa famille, les antisémites étaient légion : il balancera ses propres parents, frères et sœurs une fois qu'il aura balancé tous les autres.

    Il y a ceux qui durant l'occupation dénoncé des Juifs ; aujourd'hui, il y a ceux qui, sous la dictature du CRIF ( des médias et de la quasi totalité de la classe politique), sa défense d'Israël et la persécution de ceux qui, ici sur notre sol, refusent de baisser la tête devant cette officine israélienne - à propos, entre autres sujets, du sort qui est fait à ce petit peuple vaincu, humilié et volé : le peuple palestinien - ; parallèlement, on ne compte plus ceux qui se font un devoir de rapporter des propos ou des écrits qualifiés à tort ou à raison d’antisémites : Onfray est un de ceux-là manifestement mais comme à rebours, comme en retard pour ainsi dire.... avec une touche d'anachronisme dans ce travail de dénonciation car enfin Monsieur Onfray,  on n'est plus en 40 !

    Cela dit : dénoncez, dénoncez, il en restera toujours quelque chose ! C'est sûr !


                       Ou bien alors, la démarche de Onfray est beaucoup plus subtile : sous couvert de dénoncer l'antisémitisme, Onfray tenterait-il de nous dire ceci : "Décidément, on peut être antisémite et être un type bien, plein de talent et de génie qui plus est ! Voyez Alain qui n'est pas Céline !"...

    Eh oui, eh oui ! et ça, c’est déjà quand même plus intéressant à débusquer et à analyser chez ce graphomane toujours désireux de plaire finalement pour rester dans la course, à l'antenne et sur toutes les antennes.

    La lutte contre l’antisémitisme aurait-elle alors comme nouveau visage sa dénonciation contre les meilleurs d’entre nous ; ceux d'hier et d'aujourd'hui : auteurs, artistes, intellectuels ? Au côté d’une dénonciation de l'antisémitisme d'une autre motivation et par voie de conséquence, d'une autre nature (dénonciation conduite par le CRIF principalement et ses relais)  qui a la fâcheuse habitude depuis trente ans d’être le refuge de la canaille (ou de carriéristes) comme jadis l’exhortation au patriotisme ?

    C’est fort possible.

                      Pour revenir à Onfray et sa "dénonciation" du philosophe Alain, sans doute une dénonciation de trop, le courage  quand il  a mauvaise conscience (rapport à ses écrits contre Freud et son soutien à l'ouvrage de Soler et sans doute aussi... aux origines modestes de l'auteur) , en tentant de se racheter, le fait toujours dans la lâcheté et la confusion et des genres et des sentiments ; une chienne n’y retrouverait alors pas ses petits.

     

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                   Auteur stérile (on reconnaîtra toutefois l'utilité de son travail de réhabilitation des Pré-socratiques au début de sa carrière), force est de constater que Michel Onfray n’a de cesse de chuter et de sombrer… année après année : finira-t-il par se noyer ?

     

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    Pour prolonger, cliquez : Quand Michel Onfray se dégonfle

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  • Penser le monde aujourd'hui avec l'Afrique et les ONG

     

                    Conférence gesticulée de la coopérative du Vent Debout *, de et par Antoine Souef.




               "Comme beaucoup de jeunes français, Antoine a voulu aider l'Afrique pour améliorer le sort de ces millions de gens qui vivent dans la pauvreté... Mais une fois sur place, des doutes surgissent : si la main qui donne reste au dessus de celle qui reçoit, l'aide semble maintenir insidieusement une forme de domination occidentale qui perdure depuis l'époque coloniale. Après tout, la main qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit !


    Pourtant, l'Afrique est riche ! Elle est riche en ressources, mais aussi en humains : penseurs, politiciens, scientifiques, etc. des personnes qui souvent rêvent d'inventer un développement où tout ne viendrait pas de l'extérieur... mais alors, qu'est-ce qui empêche leurs rêve de se réaliser ?

    A travers son récit, Antoine nous promène dans les arnaques de l'aide au développement et de la dette, questionne la solidarité et les relations économiques et politiques internationales qui aident à comprendre les difficultés des peuples africains à s'émanciper de la tutelle internationale et à sortir de la pauvreté."

     

     

     Un Président africain salarié de l'entreprise France depuis 1962 avec Dieudonné (à la 9e mn).

     


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    * Coopérative d’éducateurs populaires aux parcours divers - formateurs, animateurs, comédiens, chercheur, militants... -, qui ont travaillé ou agi dans des associations, à l'éducation nationale, dans des collectifs autogérés, dans des organismes d’éducation populaire, des collectivités territoriales... et qui souhaitent viser une réappropriation du politique par les citoyens et contribuer à re-légitimer les savoirs et l’expertise des travailleurs. Travailler la démocratie au quotidien, avec l’ensemble des citoyens, loin d’une vision délégataire confiée à des «spécialistes» (élus, experts, gens de pouvoir...).

     

                   Pour prolonger, cliquez Survie : cette association a trois objectifs principaux : ramener à la raison démocratique la politique de la France en Afrique (lutte contre la Françafrique et le néocolonialisme), combattre la banalisation du génocide et réinventer la solidarité internationale par la promotion des Biens Publics mondiaux.

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  • Aude Lancelin et Annie Lacroix-Riz - fascisme et antisémitisme : qu'un autre regard soit permis


                                 

      

     

                      Annie Lacroix-Riz que nous sommes nombreux à soutenir sur Internet depuis quelques années (1) est irremplaçable lorsqu'il s'agit de dénoncer dans son travail d'historienne le mensonge par omission de sa profession, en particulier en ce qui concerne le Grand Capital et ses représentants dans la période qui précède la seconde guerre mondiale, puis pendant l'occupation et la collaboration jusqu'aux procès dit de l'épuration et la prise en main de l'Europe par les USA... même si nous restons lucides quant à ses capacités à faire preuve de la même honnêteté et de la même intransigeance à propos de la Révolution russe et de ses acteurs, de Lénine à Staline et l'après... jusqu'à la chute du mur, toute historienne communiste qu'elle est. Sujet et période historique qu'elle se garde de bien de traiter et c'est heureux. Ce qui nous amène à penser que, décidément, nous avons besoin de tous les historiens pour que les mensonges des uns (mensonge par omission le plus souvent) soient dénoncés par tous les autres et vice versa.

    A propos de mensonge...

                     Que Aude Lancelin et Annie Lacroix-Riz nous laissent croire une bonne demi-heur durant aujourd'hui que l'antisémitisme est au cœur de la problématique européenne, c'est vraiment botter en touche et s'acheter à bon compte une bonne conscience. Certes, tous savent que c'est un passage obligé pour quiconque souhaite exister médiatiquement (la dénonciation de l'antisémitisme avéré ou non) ; n 'empêche, on aimerait pouvoir compter sur cette historienne pour résister à cette tentation mortifère sur un plan déontologique - la tentation médiatique - car, se faire rare aujourd'hui est devenue une nécessite absolue.

    Dans les faits, la problématique aujourd'hui, la seule, est la suivante : comment contrer un mondialisme dont les options et les exigences d'ordre principalement économique, menacent les fondements de notre civilisation européenne ? Avec quelles forces, quels femmes et hommes ?

                       Quant à la réédition des auteurs tels que Maurras, Rebatet et Céline... dont se lamentent nos deux intervenantes, un fait est établi : la droite depuis 10 ans triomphe sans conteste après 30 années de fausse gauche ; les penseurs de droite sont donc à l'honneur ; Maurras, ce n'est pas que l'antisémitisme, Céline non plus ; les réduire à cette mauvaise passion, là, pour le compte, c'est vraiment faire preuve d'incompétence et d'un aveuglement qui doit certainement cacher une mauvaise conscience, et aujourd'hui plus encore, lorsque l'on sait que la dénonciation de l'antisémitisme est devenu aussi et surtout le refuge de la "canaille" tout comme l'appel au patriotisme en 1914 et dans les années 30.

    Rappelons que Céline est irremplaçable dans sa compréhension de ce qui nous sera donné à tous de vivre : le grand mensonge et l'immense bluff humanitaro-affairiste. Bernanos l'a pressenti aussi. Pierre Drieu la Rochelle a vu le vide qui allait tout recouvrir, laissant des êtres humains, parfois les plus doués d'entre eux, sans recours sinon dans la dépression avec le suicide pour seule porte de sortie ; tous ont vu qu'à l'avenir, le monde serait plébiscité par des individus sans queue ni tête ; des caniches de la conscience humaine manipulables à souhait et contents de l'être.

    Il n'est pas acceptable que ces auteurs soient bannis et qu'ils ne puissent pas faire l'objet d'un débat honnête et serein ; et plus nécessaire encore : cette liberté-là doit être farouchement défendue même et surtout par la gauche, la vraie ; n'en déplaise à cette gauche qui dénonce la censure pour mieux la pratiquer.

                          La fausse gauche est à terre ; il ne faudrait pas la gauche, la vraie, le soit aussi faute d'être capable de ne jamais oublier cette vérité incontournable sinon dans le déni : l'interdépendance du mal et du bien, du vice et de la vertu ; un Sade sans compassion face au Diderot de la Religieuse ; et puis... Shakespeare qui a pratiquement tout dit au sujet de cette interpénétration ; même George Steiner l'a indentifiée et acceptée ; ce qui lui a permis de dialoguer avec un Heidegger du parti nazi, un Pierre Boutang pétainiste et d'écrire : "Le transport de A H".

     

     

    1 - Moi-même sur le Nouvelobs quand j'y sévissais avant la fermeture de la plateforme dédiée aux blogueurs car très vite la rédaction s'est trouvée comme "débordée" et submergée par la liberté de ton qui y régnait et la diversité des sujets traités.

     

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  • Gaspard Proust ou l'apologie du "politiquement-incorrect" très très correct

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                        Contrairement à ce qui nous est donné à penser, à propos de ce qu’il est convenu d’appeler « l’humour politiquement-incorrect », Gaspard Proust occupe sans aucun doute la place de l’humoriste le plus correct qui soit  ; provocateur sans profondeur  à l’humour transgressif sans suite dans les idées et sans conséquence, petit blanc-bec blasé… très certainement de lui-même au premier chef, revenu de tout, en particulier de là où il ne s’est jamais risqué à mettre les pieds, Gaspard Proust demeure l’humoriste  le plus sur-évalué qui soit.

    Ne nous y trompons pas : Gaspard Proust ne dit pas tout haut ce que son public pense tout bas ; Gaspard Proust ne pense pas et c’est bien ça qui le rend si bavard. En effet, épater le bourgeois  - qu’il est par ailleurs -  semble être sa seule ambition ; sans doute cherche-t-il désespérément à se faire peur sans oser vraiment aller la chercher cette peur, la provoquer et lui faire face,  bien en face, toutes conséquences assumées car, manifestement, n’est pas Dieudonné qui veut ! 

    De plus, l’humour caustique, froid de Gaspard Proust n’est la mauvaise conscience de personne ; bien au contraire, il est la bonne conscience de son public qui sait, qui a compris, que « tout ça, c’est fait pour rire ! » Le pire des jugements  sur un humoriste car, même Coluche a fini par comprendre qu’il était temps de se décider à proposer un autre rire ou mieux encore : de ne plus rire du tout.

                    La transgression est foncièrement a-politique ; d’où l’erreur à propos d’un soi-disant « politiquement-incorrect » qui concernerait cet humoriste décidément très, trop propre sur lui ; c’est la raison pour laquelle la transgression ne sera jamais subversive ; elle ne crée aucun désordre ; et pour cette raison, elle ne menace aucun ordre.  Les médias…  aux ordres justement ! la quasi-totalité d’entre eux, d’habitude si prompts à crucifier les artistes qui refusent de se soumettre et d’obéir, surtout s’ils sont issus de la diversité ( comprenez : arabes ou noirs - les exemples ne manquent pas !) ne s’y sont pas trompés : ils l’autorisent à couler des jours paisibles ; ils lui accordent une paix royale ! Rien de surprenant à cela : l’humour transgressif de Gaspard Proust, c’est un humour sans mystère car c’est encore et toujours l’humour de l’ado qui a refusé de grandir - ado issu d’une bonne famille le plus souvent ; c’est aussi l’humour du cancre de la classe qui, pour exister, ou plus simplement…pour se faire remarquer, n’a de cesse de gâcher la sérénité de ceux qui ont compris très tôt ceci : sans travail et sans courage, rien de sérieux, d’important et de durable, ne peut être accompli. 

                     En conclusion… même provisoire, risquons ce parallèle : Gaspard Proust est à l’humour subversif ce que son complice… Frédérique Beigbeder est à la littérature (dans ce domaine, on remarquera chez lui une cohérence jusque dans le choix de ses fréquentations mondaines) : une très mauvaise idée ; et puis aussi, une mauvaise nouvelle de plus aux yeux de ceux qui placent le talent et le courage au-dessus de tout ; or, sans talent ni courage rien n’est possible comme on a pu le voir. 

                     Tout bien considéré, Gaspart Proust, c’est... prétention littéraire en moins, Desproges (1) une génération plus tard ; autre humoriste sans histoire, à la vie facile entre deux saillies drolatiques ;  et là encore, on pourra objecter : « Gaspard Proust ? Vous avez dit Gaspard Proust ? ………… Psst ! Même pas peur ! »

     

     

    1 - Un coup sur la gauche, un coup sur la droite ; un coup sur le populo, un coup sur la bourgeoisie, puis les Juifs… histoire de s’encanailler et de se faire peur. Dans son « en même temps » humoristique sur-écrit et laborieux, Desproges, c’était déjà Macron. 

    Ce qui manquait à Desproges, c'est le courage. Or, sans courage et sans sacrifice (carrière, argent, reconnaissance médiatique) rien d'important ne peut être accompli. Coluche dans sa dernière période sera plus près du courage et de la prise de risque ; Dieudonné sautera à pieds joints dedans : prise de risque total.

     

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  • Dieudonné, la France, le FN et nous : la volte face de l'humoriste

     

     

    Billet rédigé et publié en juin 2007 - Révisé en 2009

     

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                    Artiste engagé, humoriste talentueux, à force de se cogner la tête contre les murs d’une République qui n’a pas cessé de lui adresser une fin de non recevoir, Dieudonné semble s'épuiser à rendre les coups qu’il reçoit en exposant au grand jour les contradictions ou les hypocrisies de ses détracteurs et adversaires, parfois puissants et souvent de mauvaise foi.

    Cherchant désespérément à reprendre la main, Dieudonné semble opter pour une volte-face qui surprendra très certainement à la fois ses partisans comme ses adversaires.

    En effet, sous le couvert d’une affirmation d'indépendance d’esprit, loin des anathèmes, le ralliement de Dieudonné à Le Pen ressemble fort au coup de pied de l'âne de Dieudonné à cette partie de notre société qui n’a pas d’autre issue à offrir à tous ceux qui remettent en cause ses modes de fonctionnement, d’organisation et ses grilles d’analyses, qu'une impasse en forme de cul de sac : rejet et isolement.

     

                      Certes ! Dieudonné exerce avec courage une vocation d’humoriste satirique à tendance corrosive ; vocation d’équilibriste qui a ses exigences : on doit être capable de prendre son public à rebrousse poil. Le sel de la profession cette capacité : ne jamais être là où l’on vous attend pour vous y avoir maintes fois trouvé.

    Baroud d’honneur la volte-face de Dieudonné ? Une stratégie de substitution, ce ralliement qui n’en est pas un, tout en l’étant mais... sans vraiment l’être et qui ouvre, à dessein, la porte à toutes les analyses et tous les commentaires possibles ?

    Ne nous y trompons pas ! Faute de mieux, cette volte-face n’a qu’un seul objectif : continuer de conspuer les partisans du politiquement correct au mépris courtois, et puis cette gauche - celle du Parti Socialiste - qui n’a eu de cesse de canaliser, de fédérer et d’exploiter le ressentiment des laissés-pour-compte à des fins électorales et seulement électorales. Une gauche indifférente qui n’a rien résolu et qui refuse avec obstination de crever l’abcès de la question des français issus - pas seulement mais aussi - du colonialisme, de la traite et de l’immigration, tout en se désintéressant du sort qu’il leur est fait comparé à d’autres minorités et/ou catégories sociales.

    Quoi de plus efficace alors que de courtiser le Front National et son chef dont le discours de Valmy (plume de l'essayiste Alain Soral), à l'occasion de la campagne présidentielle de 2007, porterait, de l'avis de Dieudonné, un nouvel éclairage sur cette formation politique - éclairage positif, s’entend -, feignant d'ignorer qu'il ne s'agit là que d'un discours de plus, racoleur et sans lendemain, de campagne électorale ; discours que Dieudonné a toujours su dénoncer quand c'était la gauche qui les tenait auprès des Français issus de l'immigration.

    N'en déplaise aux partisans indéfectibles du FN, ce parti et ses idéologues nous renverront toujours - et Dieudonné le sait mieux que quiconque : au pétainisme, au colonialisme, à l’intégrisme catholique, à l’anti-parlementarisme, au nationalisme discriminatoire, à l'anti-syndicalisme, au monarchisme revanchard, à l'homophobie - et plus près de nous dans l'actualité, et comme un fait exprès -, aux vieilles lunes du racialisme et de l’eugénisme social.

    Car, qui peut croire que Dieudonné pense sincèrement que le FN est capable de rendre justice et d’accorder une vraie place à ce peuple de France qui n’a jamais pu ou su se rapprocher de la promesse d’égalité et de fraternité pour tous que la République française portait en elle, faute d’y être encouragés, aidés ou tout simplement, autorisés.

     

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               Dieudonné est bien le produit de cette France qui a délibérément misé sur l’épuisement des forces revendicatrices en partie issues de la traite, du colonialisme et de l’immigration, avec pour seule consolation un SOS racisme enfermé dans sa Tour d'Ivoire moralisatrice ; car, si le fait de dénoncer « les brûleurs de voitures » n'a jamais dissuadé qui que ce soit de les brûler ; de même, se contenter de dénoncer le racisme n'a jamais empêché qui que ce soit de s'y complaire...

    Et plus encore lorsque cet "anti-racisme" affiché n'est qu'un cache misère soit intellectuel, soit politique, autour de questions que l'on ne posera pas, sans oublier les cas où l'intelligence fait cruellement défaut, et les cyniques qui n'ont aucun intérêt particulier à ce que les bonnes questions soient posées faute de volonté ou de possibilité d'y répondre efficacement car, si tout est dans l'exécution, quand on ne peut plus agir, notamment sur le plan social, une fois que l'on a déserté le terrain économique sans lequel aucune action digne de ce nom n'est possible, et que l'on est tout nus...

    Vers qui, vers quoi peut-on alors se tourner ?

    Aussi, l'anti-racisme ne peut être qu'un point de départ et sûrement pas un point d'arrivée. Dans le cas contraire, ce sera un échec. Et d'ailleurs : c'est un échec !

    Après l'épuisement, le pourrissement qui donnera naissance au mouvement : « Les indigènes de la République ». Un job à plein temps avec retraite assurée, ce statut d’indigène auto-proclamé, avec ses officiels, ses titulaires et ses suppléants, sur le mode "S'il n'en reste qu'un(e), je serai celui ou celle-là !" le discriminé développant une pensée discriminatoire jusqu'au rejet total, retrouvant ses plumes, ses peintures et son maquillage en bon indigène, fier et digne.

     

              Dieudonné n’a jamais cessé d’être le symptôme - comme des millions d’autres avec lui - d’une malaise à l’origine duquel on trouvera un Etat et une classe politique incapables de nous proposer une France adulte, aux analyses honnêtes et courageuses, même au prix d’un froissement de l’orgueil national qui aurait pu donner lieu à un nouvel élan tout aussi national mais... fédérateur celui-là.

     

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  • Internet et dissidence : grandeur et misère

        

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    Billet rédigé en 2015

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          A l’heure où l’essayiste Alain Soral, co-fondateur de l'association et du site de ré-information "Egalité et reconciliation" est la cible privilégiée des quotidiens et des hebdos d'une presse subventionnée par l'Etat et les contribuables, ainsi que des éditeurs avec la publication de «  Le système Soral – enquête sur un facho business »  écrit par des journalistes de secondes mains – ceux de Streetpress, un "pure player" sans lecteurs ; plus récemment sur Internet  : « Alain Soral, la fin d’un mythe »  ; et encore : « Alain Soral démasqué » ; puis un autre ouvrage maintenant : « Le mythomane : la face cachée d’ Alain Soral » de S. LAÏBI, un temps proche de l’essayiste comme tant d'autres avant lui,  tentons de comprendre le comment du pourquoi d'un tel intérêt pour Alain Soral ainsi que les responsabilités dans ce qui ressemble fort à un combat au finish au sien de "la dissidence".

     

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               Avec Soral, les mots dépasseront-ils toujours sa pensée ?

               Les violents conflits internes qui le traversent font de cet essayiste talentueux un homme de confrontation et de division et non de concorde. Il est sans aucun doute aussi son pire (ou meilleur) ennemi. Son enfance, pour ce qu’il a pu nous en dire publiquement, aurait dû l’alerter et l’aider à prendre très tôt conscience de sa difficulté d’être au monde qui serait malheureusement la sienne d’autant plus que Soral ne connaît pas la résilience ni le pardon que l’on s’accorde à soi-même comme une faveur et que l’on accorde aux autres comme un cadeau.

    Soral est, sans doute à regret, porteur d’une illusion : sa capacité à entreprendre, à construire … alors qu’il froisse, déchire, piétine tout ce qu’il touche et puis, fatalement, tous ceux qu’il rencontre, avant de s’en séparer : tantôt maître et tantôt esclave, il domine tout en subissant une incapacité à pouvoir "s'empêcher".

    N’est pas André Breton qui veut ; de plus, les talents qui entouraient cette figure légendaire ne lui devaient rien, et tous formaient à la fois le tronc, les branches et les feuilles de ce mouvement qui a su un temps représenter une rupture radicale : le surréalisme.

                   Ne pouvant rien construire de concret et de durable, seul un refuge dans la sphère de "l’essayiste polémiste dissident ", permet à Soral de trouver une place et de se stabiliser un temps. Flair, instinct, esprit de synthèse d’une rare efficacité qui a pour base, en partie, une reformulation et un recoupement de ce qui, épars, a été dit et écrit ailleurs, en d’autres temps… le mérite d'Alain Soral reste entier d’autant plus que son attention s’est portée sur une tradition et une approche intellectuelles délibérément ignorées - on pense à Clouscard entre autres -, car potentiellement révélatrices d’un système d’oppression qui a placé la censure et le mensonge par omission au cœur de la représentation de la société, tout en faisant oublier qu’hier, nombreux sont ceux qui ont su non seulement démasquer ce système mais aussi, le forcer à battre en retraite.

     

                 Avec son association "Egalité et reconciliation" censée rassembler les Français de souche et les Français issus de la colonisation et/ou de l'immigration de travail, autour d'un projet à forte connotation patriotique, Alain Soral semble avoir oublié ceci : pour être un homme de réconciliation, il faut être plutôt en paix avec soi-même ; il faut aussi avoir une connaissance de soi plutôt bonne. Or, avoir placé au centre de son action « la réconciliation »…  vous pensez bien ! C’était vraiment faire l’aveu d’une méconnaissance de soi surprenante ou bien pire encore : c’était faire naître auprès d’une population désireuse de sortir d’une existence qui jusqu'alors se déployait dans le ressentiment au sein d’une victimisation qui finalement vous rabaisse - à ne pas confondre avec la revanche sociale à la fois fertile et on ne peut plus respectable -, un espoir qui ne pouvait qu’être déçu.

    Alain Soral n'est capable d’aucune réconciliation. Il fallait le savoir. Nous l’avons toujours su, nous qui savons voir, entendre, écouter, lire et faire la part de ce qu'il faut prendre et puis laisser : les esprits un peu échauffés exigent cette précaution. De plus, une disposition à l’empathie ne se décrète pas ; d’aucuns pensent même qu’elle est un don, un cadeau des fées qui se sont penchées sur le berceau de l’heureux élu dès les premières heures ; de même pour la compassion. Quant à l’amour pour le genre humain, amour a-priori… là, on touche à la sainteté.

     

                Sociologue de tous les sujets interdits de scrutation (les universitaires de notre pauvre université française qui ignorent les travaux de l'essayiste ne s'y sont pas trompés) ou bien plutôt - interdits qui permettent au mensonge de prospérer -, Soral n’est jamais aussi lucide que lorsqu’il passe au crible les manquements et les motivations souvent cachées de ses ennemis idéologiques qui sont aussi les nôtres pour partie. Il connaît et comprend d’autant mieux la réalité des motivations d'une seule et même classe à la fois médiatique, politique et économique aujourd'hui quasiment inextricable ainsi que son impact sur les consciences... qu’il ignore ou néglige la sienne… de réalité.

    Compensation… décidément, tout n’est que compensation !


    Banni des médias depuis plus de dix ans - ces mêmes médias qui ne supportaient plus son talent et son courage dans l'analyse et la dénonciation du mensonge, - du Grand mensonge généralisé -, avec ce projet de "réconciliation", bien des années plus tard, il semblerait que Soral ait voulu « s’élever » plus haut que sa capacité à souffrir pour et avec l’autre ; plus haut  donc que son humanisme tout relatif ; et plus haut encore que ses capacités réelles à conduire un projet qui implique les autres, a fortiori la multitude. Avec son projet de réconciliation, Soral s’est fixé une tâche impossible un peu comme un objectif irréalisable, au-dessus de ses aptitudes ; un objectif pour lequel il n’avait aucune disposition.

    Pourquoi cet objectif de réconciliation alors que rien ne l’y prédisposait ?  Car, Soral n’est pas un animal politique solitaire qui a refusé la solitude ; c’est un loup qui a souhaité fréquenter une bergerie, croyant pouvoir faire copain-copain avec les moutons et les brebis avant de réaliser qu’il les dévorerait tous à terme, sans joie certes ! mais à plein crocs… quand même ! Car aucun loup ne résiste bien longtemps à cette tentation. Et pour gâter son affaire, Soral est aussi chasseur de loups, même si, curieusement, chaque balle tirée, lui revienne et le touche de plein fouet comme par ricochet ; c’est l’effet boomerang.

     

                       "Soral un loup, vous dites ? Mais alors, le ver était donc dans le fruit, - Assurément !"

    Si Soral finit toujours par manger tout cru les moutons et les brebis qui l'entourent sans sourciller, Soral semble plus patient, plus tolérant ou tout simplement moins sûr de lui, moins entrain dirons-nous, l'estomac noué, face aux "bergers européens de souche et diplômés " comme Pierre Hillard, Michel Drac en autres ; en revanche, il sera sans pitié contre Farida Belghoul, une franco-algérienne que Soral a fini par "dévorer" ; de même, avec Mathias Cardet, un franco-camerounais. Le loup a aussi ses préférences :  "le plus faible" car le plus isolé ; celui ou celle qui court moins vite. Quant aux traîne-la-patte (Ahmed Moualek ?)… alors là, pas de cadeau ! 

    Dure dure la réconciliation, soit dit en passant !

    Avec Pierre Hillard, il semblerait donc que les palmes académiques fassent encore leur effet auprès des autodidactes ; et Soral en est un. Mais alors, si seulement ces autodidactes savaient la médiocrité qui entoure tous ces diplômés (99% d’entre eux !) un peu comme ces millions de chauffards munis de leur permis de conduire que les recalés ne peuvent s’empêcher de leur envier ! Dans un cas comme dans l’autre, le talent d’un Soral aurait été très certainement étouffé, voire tué dans l’œuf, par un diplôme et un statut de fonctionnaire qui font de vous, à de rares exceptions près, un frileux, un paresseux et un lâche patenté face à tout ce qui appellerait le courage à la rescousse : "Entre la vérité ou la justice et ma mère, je choisis ma carrière. Sorry folks !"

                Doit-on alors rappeler aussi ceci : « Connais-toi toi-même ! » n’est pas simplement  une recommandation de psychologie de comptoir le coude bien haut ; c’est surtout la seule manière de rester en contact avec sa propre réalité, cette réalité-ci en particulier : qu’est-ce que je peux me permettre comme ambition ?

    Soral est donc d’autant plus perspicace avec les autres qu’il est non pas aveugle mais impuissant à se corriger.

    Re-compensation !

    L’analyse d’autrui lui évite l’auto-analyse. Mais… pourquoi pas après tout ! D’autres peuvent s’en charger. Dans les milieux de la dissidence, ils ne s’en privent pas avec plus ou moins de bonheur et d’honnêteté.

     

                  Si l’amertume et le ressentiment peuvent être un puissant moteur, le statut somme toute précaire de Soral n’a rien arrangé ; l’insécurité matérielle conduisant soit à l’agressivité soit à l’opportunisme, Soral a choisi l’agressivité et le « rentre-dedans » tous azimuts, faisant feu de tout bois sur tous les canaux encore ouverts à l'analyse et aux remises en cause les plus radicales.

                  On peut soupçonner Dieudonné, ce gladiateur du rire, de partager nombre des défauts de Soral. Sans doute est-ce là la raison pour laquelle tous deux s’entendent si bien, semble-t-il, jusqu’au jour où…

    Outre son flair, son esprit d’analyse et de synthèse, son courage quand il s’agit de nommer et les choses et les gens, tout comme pour Dieudonné, la force de Soral ce sont ses ennemis qui sont, là encore, aussi les nôtres, en partie. Car, tous sont du côté de la domination et de l’humiliation : donneurs d’ordres, exécutants, larbins et d’autres encore qui se sont égarés puis perdus (Taubira)… sans talent le plus souvent, sans morale, sans éthique, d’un cynisme ravageur, d'une bêtise sans nom - Manuel Valls ; médias dominants et leurs propriétaires et salariés obscènes de lâcheté…

    Carriéristes, tous savent qu’il n’y a pas d’avenir en politique même en tant qu’animateur de télé, car tout est politique, pour ceux qui veulent briser le joug de l’oppression et du mensonge par omission.

               Si on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments, de même, l’incapacité à s’en tenir à une conduite vertueuse - Soral est loin semble-t-il de remplir toutes les conditions nécessaires à une telle conduite -, n’a jamais empêché qui que ce soit de contribuer à une meilleure compréhension des mécanismes de manipulation, de domination et d’exploitation de l’être humain aux seules fins de le saigner à blanc, tout en partageant avec le plus grand nombre les fruits de ses recherches. Et en ce qui concerne Soral, il se pourrait bien que ses « manquements » ou « dérapages » comme autant de lapsus révélateurs – chasser ce que l’on est revient tel un fantôme nous rappeler au bon souvenir de ce que l’on ne sera jamais -, soient consubstantiels à son travail d'essayiste. Car, toute proportion gardée, et même si comparaison n’est pas raison… n’empêche : pas de Céline, figure majeure de la littérature mondiale, sans ses pamphlets antisémites et sa haine du genre humain en général ; pas de Jean-Paul Sartre sans un aveuglement au stalinisme et ses millions de morts ; pas de le Corbusier sans son goût plus que prononcé pour les défilés militaires au pas de l'oie ; pas de Sacha Guitry ou de George Simenon sans une indifférence regrettable au malheur de la France en 1940  ; pas de Picasso sans une misanthropie ( et une misogynie) féroce; pas de Dali sans un irrésistible penchant pour le spectacle d’une société d’une trivialité et d’une complaisance inouïes.

     

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                  Qu’il soit permis ici d’affirmer que rien n’a été perdu avec cette nouvelle fragmentation (ou implosion) de ce qu’on appelle « La dissidence » ; dissidence qui n’a jamais représentée, même en creux, même potentiellement, une quelconque force politique. N'empêche, malgré les tumultes, son projet demeure intact pour peu qu’elle garde la tête froide et qu’elle ne perde jamais de vue que sa mission, sa tâche principale, consiste en une entreprise de ré-information que nous sommes nombreux à soutenir. Dans cette entreprise, tout le monde doit pouvoir y garder ou y tenir sa place tout comme hier.

    Ce que les uns peuvent penser des autres importe peu, excepté lorsque ce qui est explicité renforce la dissidence et affaiblit ceux qui souhaitent la détruire car l'urgence est ailleurs : aujourd'hui, ce qui importe n'est pas ce que l'on pense (y compris des uns et des autres) mais bien plutôt ce qu'il faut penser dans le contexte d'une société rongée par le mensonge comme jamais, par la corruption et une liberté d'expression réduite à néant par une mafia sans frontières pour laquelle la démocratie c'est une consultation électorale avec 50% d'abstention et les félicitations des médias au candidat victorieux aussi bien élu que mal assis dans le fauteuil d'une légitimité partie à vau-l'eau ; légitimité qu'un enfant de cinq ans pourrait sans difficulté remettre en cause.

    Aussi, que tous continuent ce travail de ré-information pourvu que la vérité y trouve son compte et que le mensonge recule ! Qu’ils soient de plus en plus nombreux non seulement à le faire reculer mais aussi à partager ce travail de ré-information, impératif absolu et sans doute, la seule ambition à notre portée. Et là, un peu de réalisme et de modestie n’a jamais nui au talent ni à la motivation. La réconciliation prendra la place qui doit être la sienne le jour où plus personne n'aura quoi que ce soit à gagner mais tout à partager avec tous les autres, et ce sans arrière-pensée.

     

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  • Affaire Daval : presse et pompe policière et judiciaire...

                    

     

    Conférence de presse de la procureure, intervention des enquêteurs...

    A propos de  l’affaire Patrick Dils (1), on retrouvera dix ans plus tôt, chez les intéressés la même auto-satisfaction, l’absence de doute et l’auto-congratulation quant à la manière dont l’enquête a été menée et les aveux obtenus.

    Plus près de l'actualité  avec l’affaire d'Alexia Daval (tout comme dans l'affaire Dils), une question qui ne sera jamais posée par une presse tout acquise, une presse moutonnière, une presse aveuglée par la pompe policière et judiciaire... cette question-ci en l’occurrence : dans quelles conditions les aveux de Jonathann Daval ont-ils été obtenus ? Combien d’interrogatoires ? Quelle fréquence ? Quelles durées ? Son avocat était-il présent ? 

    Que Jonathann Daval soit coupable ou pas (si cela peut en rassurer plus d'un,  votre serviteur penche en faveur de sa culpabilité), cette question, ces questions s’imposaient pour toutes les fois où un tel optimisme, une telle confiance en soi de l’appareil policier et judiciaire – juge et parquet compris-, une femme, un homme innocents auront été reconnus coupables puis condamnés.

    Pour ces médias-là, médias de masse, médias dominants et puis finalement médias-dominés, force est de constater que les erreurs judiciaires ne leur sont d’aucun enseignement, alors que... si cette question relative à l’obtention d’aveux avait été posée, cela aurait permis à cette presse tant décriée par ceux qui savent ce qu’ils sont en droit d’en attendre (et pas seulement pour la subventionner des années durant en tant que contribuables) qu’elle était encore capable de résister à la parole de l’uniforme de gendarmerie et à celle d’un « Procureur » au titre ronflant dans le souvenir de cette affaire Dils qui restera longtemps une tâche à la fois policière et judiciaire.

    Là encore, les médias auront prouvé leur absence de recul, de courage et de vigilance. Faut croire qu’il y a deux catégories de journalistes : ceux qui se font les porte-parole des enquêtes et des instructions - parole policière et judiciaire - et ceux que l’on retrouve bien des années plus tard au moment de la libération du coupable maintenant innocent parce qu’ils y ont contribué.

     

     

     

    1 - On notera au passage à propos de cette affaire comme pour tant d'autres que la justice se trompe rarement lorsqu’elle commet une erreur : elle cible le plus souvent les classes populaires ; des foyers sans moyens financiers et relationnels (pas de réseau d’influence) pour faire face et se défendre ; puis, dans un de ces foyers, celle ou celui en particulier le moins instruit, le moins articulé, le plus fragile psychiquement. C’est une constante dans les erreurs judiciaires les plus préjudiciables : des années de prison à tort. 

     

    2Quant à l’utilisation du terme « féminicide »(un quasi concept aujourd’hui) à propos de l’affaire Daval et à tout propos en ce qui concerne les « crimes passionnels » dont les victimes sont des femmes (dans les médias, des militantes contre la violence faite aux femmes affirmeront ceci : « Alexia Daval est morte parce qu’elle était une femme ! » -, c’est sûr.... toute l’histoire judiciaire des  "crimes passionnels" et ceux qui l’accompagnent (avocats, psychiatres, procureurs, juges d’instruction, historiens) doivent hurler à la bêtise face à une telle affirmation qui a pour origine un discours militant - le pire des discours ; discours aveugle et mensonger - car si les crimes "conjugaux" prennent pour cibles les femmes c'est d'abord et surtout parce que 99% des unions sont hétérosexuelles et dans cette union, l’homme est généralement le plus fort d’un point de vue physique.

    Bien évidemment, il en va tout autrement lorsqu’il est question de crimes commis par un tueur en série qui prend pour cibles les femmes et seulement celles-ci.

     

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  • Acrimed : un peu mais pas trop !

                                                                 

     

                     Du grain à moudre sur France Culture qui tente de rebondir à propos du baromètre annuel 2016 de LA CROIX sur la relation des Français et des médias : plus de deux sondés sur trois considèrent que les journalistes ne résistent pas aux pressions des partis politiques et du pouvoir.

     
    Sera présent ce soir-là : Henri Maler, un des fondateurs d'Acrimed l'observatoire des médias.
     
     
    ***
     
     
                        Si on peut se féliciter de la présence sur les ondes de Radio France de Henri Maler, en revanche on sera déçu par sa prestation car il semblerait que la critique des médias par Acrimed place le journalisme et le journaliste (ou les journalistes) au cœur de cette critique ; or, placer le journaliste au centre de toutes les attentions dans le domaine de la critique de médias et de l’information c’est un peu comme "lâcher la proie pour l’ombre".
     
    Selon les analyses d’Acrimed, les journalistes seraient mal formés faisant ainsi retomber la responsabilité d’une information médiocre sur les écoles de journalisme : ces écoles formeraient donc mal nos journalistes presse, radios et télés ; par conséquent, il suffirait de « réformer » l’enseignement dans les écoles de journalisme pour régler le problème au sein d’une profession en berne.
     
    Or, faire reposer la responsabilité de l’état de délabrement de cette profession sur ces écoles c’est là encore lâcher la proie pour l’ombre car c’est ignorer, ou bien oublier un peu vite ou feindre d'oublier ceci : qui signent les chèques des salaires de tous ces journalistes à la fin de chaque mois ? « Qui » dans le sens de : « quelle est la véritable motivation » de tous ces employeurs propriétaires de titres pour lesquels tous ces journalistes-employés travaillent ? En effet, qui sont ces investisseurs, à perte qui plus est puisqu’aucun titre n’étant économiquement ou financièrement rentable en tant que « centre de profits »  - les véritables bénéfices  ou retombées d’un investissement dans les médias sont ailleurs ! -, tous survivent grâce à des centaines de millions d’euros de subventions d’Etat, argent des contribuables, de Marianne au Figaro en passant pour l’Humanité, qui sont-ils donc ?
     
    Si Acrimed déplore le niveau abyssal de l’information et nous tous avec eux, doit-on alors supposer que les propriétaires des médias de masse sont tout aussi ulcérés par la médiocrité du travail fourni par leurs employés supposément « journalistes » qu’ils recrutent et dont ils acquittent pourtant les salaires chaque mois et que tous, préfèreraient pouvoir, par conséquent, recruter de bien meilleurs éléments, mieux formés et plus avisés ? En d’autres termes, tous ces propriétaires de médias souhaiteraient pouvoir embaucher de véritables journalistes car la motivation première de ces propriétaires serait de faire de nous tous des citoyens informés, avisés et par conséquent, des citoyens capables de discernement et de jugement, comme par exemple : soupçonner le fait que les propriétaires de tous ces titres - entre autres Vincent Bolloré, Lagardère, Dassault, Rothschild, Crédit Mutuel, Crédit Agricole, Pinault, Arnault, Bouygues -  pourraient bien s’avérer être des crapules ?
     
    Bien évidemment il n’en est rien ; si les banques, les multinationales investissent dans des médias que les lecteurs seuls sont bien incapables de rentabiliser, c'est aussi et surtout pour la raison suivante : ces organes de presse sont de formidables moyens de propagande et de pression - chantage et intimidation - contre tous ceux - citoyens et Etats -, qui seraient à un niveau ou à un autre susceptibles de remettre en cause les intérêts économiques, financiers et politiques de leurs propriétaires respectifs.
     
                  Aujourd’hui, c’est bien une situation paradoxale qui s’offre à nous : ce sont ceux qui ne payent pas les salaires de tous ces journalistes - hormis sur le service public que le contribuable finance mais en partie seulement puisque la publicité pourvoie largement au financement des médias d’Etat - dont on peut déplorer à juste titre le manque de pertinence, qui s'en plaignent - Acrimed en l’occurrence -, alors que leurs employeurs qui passent à la caisse tous les mois n’en pipent pas mot.
     
    Dans les faits, on peut dire que si les écoles de journalisme ne préparent pas leurs élèves au métier de « journaliste » digne de ce nom, en revanche, on ne peut guère leur reprocher de ne pas préparer ces mêmes élèves à travailler dans la presse, la radio et la télé car c’est bel et bien de leur employabilité qu’ils s’occupent, et en particulier de ce qu’attendent tous ces employeurs potentiels de tous ces jeunes fraîchement diplômés !                  
     
                  Depuis l’arrivée d’Internet et des nombreux acteurs de la ré-information, force est de reconnaître que la critique des médias de masse, médias dominants, est un exercice vain puisque plus personne n’a besoin de subir ces médias et les multiples biais idéologiques de leurs propriétaires. Seul importe aujourd’hui d’être capable de contrer ces médias et le grand mensonge par omission de ces derniers ; il faut être une force de proposition dans le cadre d’une ré-information susceptible de toucher un vaste public et non se complaire dans une analyse et une critique des contenus des médias qui n'intéresse et ne convainc que les déjà-convaincus qui ont franchi le point de non-retour depuis longtemps déjà ; les téléspectateurs des journaux de 20H et d'autres inepties journalistiques  - « Envoyé spécial » - ne lisent pas Acrimed.
     
    Et puis, n’y-a-t-il pas pour tout le monde 24H dans une journée ? Pour les lecteurs et non-lecteurs d’Acrimed ! Aussi, le temps passé à lire les analyses de ce collectif aussi pertinentes soient-elles, n'est-ce pas autant de temps en moins passé à lire et à travailler sur la contre-information ? Travail d’une priorité absolue ; il n’y a sans doute pas d’autre aujourd’hui.              
     
    On pourra toutefois saluer ce diagnostic d’Acrimed à propos de France culture que peu ose et pourtant si juste même si on reste là encore dans le domaine de la critique des médias et non de la ré-information. N’empêche, critiquer c’est peut-être aussi, après tout, ré-informer :              
      
                 "France Culture devrait être en principe la station de radio tout indiquée pour aborder sérieusement la question des formes et des motifs des visions « conspirationnistes ». Mais, depuis quelques années, France Culture n’est plus tout à fait France Culture : les polémiques en dessous de la ceinture qui se présentent comme des débats cultivés tendent à s’y multiplier, les émissions sérieuses masquant des émissions qui le sont beaucoup moins."               
     
     
                     Qu'à cela ne tienne : conseillons au plus vite aux membres d’Acrimed qui se sont suffisamment « shootés » aux médias spécialisés dans le mensonge par omission, de rejoindre les acteurs du web dans le domaine de la contre-information ou ré-information gardant à l'esprit ceci : à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire car c’est bien dans le travail de contre-information et de ré-information que l’on court tous les dangers et non dans la critique des médias dominants. Aussi, il serait temps que la rédaction d’Acrimed se décide enfin à courir ce danger-là. 
     
     
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