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Medias, désinformation et ré-information - Page 14

  • Christine Angot Chez Ruquier ONPC : à tort et à travers...

                                

                                    Chez ONPC ( On n'est pas couché), une mise en cause de Farida Amrani, candidate "Les insoumis" contre Manuel Walls aux dernières législatives (1)  par Christine Angot à la grande surprise de Alexis Corbière, porte-parole de J.L Mélenchon.

     

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                    Chez ONPC, pour se permettre ce que Christine Angot se permet sur le fond comme sur la forme, face à un invité - un invité élu politique de surcroît -, cette dernière devrait savoir qu'il faut  jouir d'une autorité morale et intellectuelle reconnue par tous ; or, personne ne reconnaît quoi que ce soit à ce personnage du monde littéraire ; et plus encore quand on sait que le trio de l’émission ONPC ne peut se prévaloir d’aucune autorité quelle qu'elle soit, et en premier lieu Ruquier ( la nouille du PAF) et sa productrice ( C. Barma, la fille de son père réalisateur de télé dans les années 60 et 70) qui, parce qu'il était très écouté et que l'audimat sanctifie, ont laissé, des années durant, un Zemmour insulter les Arabes, les Africains, les Noirs et les Musulmans ; quant à Moix, porté à bout de bras par BHL, à chacune de ses prises de parole, le téléspectateur remarquera très vite le fait qu’il n’a rien à offrir mais bien plutôt tout à rendre à ceux qui lui ont pardonné ses errements de jeunesse et qui lui permettent aujourd’hui de vivre au-dessus de ses moyens : moyens intellectuel, littéraire et artistique.

    La question est maintenant la suivante : qui a recommandé Angot pour ce poste chez ONPC à 10 000 euros par mois et plus ? Que devra-t-elle rendre de ce qu’elle a reçu en cadeau (un beau cadeau pour une auteure sans lecteurs) et à qui ?

     

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                    Un physique ingrat... privée de charme, sans attrait, un talent littéraire très contesté, quasi unanimement, (même le magazine ELLE a des doutes à son sujet... c'est vous dire !), c'est maintenant bien établi, il y a chez Angot une sorte de vulgarité, certes non-préméditée pour être inconsciente ; une grossièreté consommée pour tout dire ; ce qui se fait, ce qui ne se fait pas, elle l’ignore encore après toutes ces années, dans ses interventions comme dans ses « livres ».

    Après la vulgarité, on trouvera chez Angot de l’indécence qui a pour fondement une ignorance crasse, profonde, une inculture propre à ceux qui ont très tôt pensé que l’on pouvait sans risque s'y vautrer dans cette absence de perspective historique (qui avait-il avant moi ? Qui, quoi, comment et pourquoi ?) ; à leur décharge à tous, il faut reconnaître que notre époque n’a de cesse de hurler à l’anti-culture et au non-savoir : savoir écrire, savoir lire, savoir apprendre et plus important encore : comprendre. Or, dans ce domaine, chaque manquement vous condamne un peu plus chaque jour à déchoir et à ne plus intéresser que ceux qui sont descendus dans le caniveau et qui n’osent déjà plus lever la tête vers les étoiles.

                     La vérité est cruelle : Angot n’a sans doute jamais vraiment quitté le 2-pièces cuisine de 40m2 à Châteauroux (36000) - une ville sans histoire ni actualité, une ville pour rien -, qu’elle a longtemps habité avec Madame Angot mère. Sa parole ressemble fâcheusement à celle des micro-trottoirs de nos journaux de 20H : par exemple, une zone pavillonnaire menacée par le chômage et le vote FN ; chacun y va alors de sa hargne devant force micro et caméra dans le cadre d'un témoignage de petite classe moyenne… mais tout à fait respectable celle-là : elle fait des enfants, les élève, assume ce qu’on appelle le principe de réalité car c’est bien cette classe qui tient ce pays debout chaque matin, à chaque heure,  d'autant plus que tout le monde a pu constater à propos de cette classe laborieuse et responsable, qu' il ne lui viendrait jamais à  l’idée de "se lancer dans la littérature" ( de se piquer de ce qu'elle croit être " la littérature") complaisamment a fortiori, avec ce quotidien-là ; le sien de quotidien, la seule expérience de vie à sa portée ; modeste mais immense malgré tout cette expérience car cette classe n’en aura certainement pas d’autre.

    En revanche, Angot si ! A coups de viol, d’inceste et de sexe, "la littérature" de Angot ! Mais tout au ras des pâquerettes d’une écriture paresseuse et qui n’a pas idée : faut bien épater le Parisien.

    Certes, Sade était un salaud mais il avait du style (de la classe... une manière d'être le marquis de Sade) ; si Angot n’est pas encore  l’une, un fait est certain : elle ne sera jamais l'autre car Angot n’a aucune manière d’être ce qu’elle est ; ce qui est impardonnable quand on a refusé l’anonymat d’une vie et d'une mort, toutes deux décentes, pour mieux se montrer et occuper le terrain médiatique et festif d’une réussite parisienne ; et c’est tragique quand ce n’est pas tout simplement embarrassant pour tout le monde.

    Sans doute a-t-elle pensé (et avec elle, les éditeurs qui l’ont soutenue) que l’on pouvait passer de la ville de Châteauroux au 6è arrondissement de Paris en un éclair, d’un tour de main, trajet direct en TGV.

    D'autre part, on peut légitimement soupçonner Angot d'être de la trempe de cette classe ouvrière qui s'est longtemps rêvée "bourgeoise" et qui, pour cette raison, a toujours voté à droite ; le bâton a domestiqué cette classe perdue pour elle-même, une classe sans dignité, sans culture politique ni conscience sociale décennies après décennies ; aussi, il y a longtemps qu' elle ne sent même plus les coups assénés ; d'où son attachement à ceux qui les lui ont portés générations après générations. Or, cette classe cache un grand secret : le désir d'un vote d'extrême droite, aujourd'hui on parlera d'un vote FN, pour mater Arabes, Africains, Musulmans et syndicalistes... juste avant d'aller rejoindre les beaux quartiers, mine rien ; c'est le coup de pied de l'âne d'une classe singulièrement lâche et revancharde contre sa propre lâcheté : elle fait payer aux autres leur courage. Que les médias aient remis en scène ces gens-là (Houellebecq, Moix en font partie ), à l'heure du glamour et des paillettes, c'est un véritable tour de force ; même Ruquier - cette nouille du PAF - est moins servile ; là encore, c'est vous dire ; c'est tout dire !

                      Aussi, pour toutes ces raisons qui en valent bien d’autres, au fil des ans, chaque intervention de Christine Angot laisse derrière elle non pas un parfum mais... comme une odeur de fruits et légumes, jour de marché, vers midi, quand des cageots remplis d’invendus gâtés par la chaleur sont abandonnés aux clochards, SDF et autres indigents, juste avant le jet d'eau et la brosse des employés municipaux.

     

    1 - La réponse sans équivoque de Farida Amrani attaquée par Angot : ICI

     

     

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  • Les premiers pas de Raquel Garrido dans Les Terriens du dimanche sur C8

                                   

     

                    Vidéo d'une Raquel Garrido, membre du mouvement "Les Insoumis", prise dans le grand barnum médiatique et pas mécontente du tout, manifestement.
     
     

                       Raquel Garrido et l'argent de Boloré ( commanditaire et payeur de l'émission " Les terriens du dimanche"

    ; propriétaire de C8 via Canal+) : à propos de la participation hebdomadaire de la porte-parole de Mélenchon à cette émission, d'aucuns cherchent à rassurer cette Gauche qui est la nôtre avec l'argument suivant : "Si elle est censurée par Boloré, elle partira !"

    Argument d'une grande naïveté  car Garrido n’aura pas à être censurée car elle ne parlera pas de ... par exemple : Boloré et la Françafrique ; elle n'en parlera pas pour ne pas compromettre ses chances de demeurer sur le payroll de Boloré et ainsi continuer de (ou commencer de) payer sa nouvelle garde-robe, sa nouvelle voiture, son prêt immobilier nouvellement contracté ; d’ailleurs, Garrido n’aura même conscience de se l’interdire ; et pire encore : qu’elle se l’est déjà interdite... car elle ne soupçonnera même pas le fait qu’elle s’est déjà tout interdit .... tout ce qui ferait qu’elle serait congédiée.

    L’être humain n’est pas machiavélique ou bien manichéen, il est tout simplement hyper-complaisant avec lui-même et d’une indifférence ou d’une intransigeance sans bornes avec tous les autres, à quelques exceptions près ; et ces exceptions, quand elles sont de gauche, ne prennent pas (et c'est un autre  exemple) l’argent de Boloré !

     
     
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                    Candidate recrutée par Ardisson, Canal + et Boloré (leur patron à tous ) (1) c'est entendu : Garrido, avocate sans cabinet ni clients, a décidé d'aller " à la gamelle". Dont acte. Toute pimpante et enjouée, sur son visage, la satisfaction et le sourire de celle qui a touché le jack-pot ; déjà, tout le monde la tutoie... (ses ennemis politiques en premier : Goldnadel et FOG) ; elle ne s'en formalise pas ; bientôt viendra la risette, puis le "Je te tiens, tu me tiens par la barbichette car Garrido apprend vite.
     
    Mais alors, que cette dame, un temps porte-parole de Mélenchon, ait donc le courage de nous dire combien la rémunèrent Ardisson, Canal+ et Bolloré.
     
    N'ayez aucun illusion : ce courage-là, elle ne l'aura pas car, déjà, une culpabilité encore diffuse doit très certainement errer ici et là, quelque part dans son sub-conscient ; la culpabilité et puis, la honte aussi. La honte ? Oui, la honte ! Regardez : en tant que salarié, il existe deux raisons pour lesquelles on n'osera pas montrer sa fiche de paie ; cas de figure 1 : il s'agit d'un salaire de misère lié à des conditions de travail humiliantes ; cas de figure 2 : un salaire mirobolant ; avec ce salaire-là, ce n'est pas votre compétence, votre parole médiatique, votre courage que l'on rémunère mais votre silence ; on peut donc parier que Garrido apprendra très vite aussi à se taire ; certes, elle parlera tant et plus, haut et fort, mais dans les faits, elle ne fera que se taire.
     
                    Qu'il soit ici permis de rappeler ce qui suit : la Gauche auquelle Garrido appartient ainsi que ses représentants les plus médiatisés, feraient bien mieux de dépenser toute leur énergie - énergie précieuse et rare - à investir Internet, la rue , les entreprises, les usines, les syndicats ; cette Gauche devrait se trouver aux côtés des chômeurs, des retraités, des salariés, de tous les laissés-pour-compte de l'Education nationale... aux côtés des personnels de santé de nos hôpitaux, dans nos banlieues en rupture... c'est là que Garrido devrait oeuvrer en convergence avec... pas seulement les professionnels des luttes sociales institutionnalisées mais en convergence avec tous les exclus ; oeuvrer donc et s'investir, elle et ses condisciples : rencontrer, réunir, fédérer, rassembler, construire une conscience citoyenne élargie à tous ceux qui sont et seraient tentés par l'abstention, le retrait, le désengagement et finalement l'exil citoyen - ils sont de plus en plus nombreux ; or, le dernier lieu pour y parvenir c'est bien la télé, et celle d'Ardisson en particulier
     
                    Aussi, déplorons que des activistes comme Garrido se soient tragiquement trompés d'adresse. Ce qui en dit long sur l'intelligence de leur engagement et sur leur niveau de compréhension à propos de ce qui est requis aujourd'hui - où s'afficher, comment... -, ainsi que sur leur motivation réelle à moyen et long termes.
     
     
     
    1 - Tenez, au passage : comment Garrido va-t-elle pouvoir aborder le sujet brulant, à propos duquel il n'y a que des coups à prendre, j'ai nommé : la Françafrique ? La Françafrique et l'empire Boloré sur ce continent ?  Une prospérité en milliards pour les multinationales françaises sur l'infantilisation et l'humiliation de centaines de millions d'Africains. Il y a de l'argent auquel on ne touche pas car on ne passe pas à la caisse d'un modèle économique abjecte quand on est de gauche.
     
     
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                       Si on ne renonce pas à l'argent, rien d’important ne peut être accompli à Gauche. 

     
    Des gens comme Raquel Garrido, bien à gauche,  savent que s’est plié, bien plié ; plié en deux  !  Aussi, pourquoi se priver ... dans le sens de : pour(-)quoi se sacrifier ? Pour qui ? A propos de quoi ? Nul doute : Garrido et d’autres sont dans l’imprécation, là où l'on ploie, là où l'on s’affaisse mentalement... tout en restant droit dans ses bottes, le verbe haut.
     
                    Mais alors, sur qui peut-on vraiment compter ? Qui partagera le sort - un peu de la vie -, de tous ceux sur lesquels, à propos desquels... on aura fait du bruit, beaucoup de bruit,  des années durant ? Quand à faire carrière sur leur dos à tous...
                   
                    Qui est franchement respectable aujourd’hui ? Qui ? Une infirmière hospitalière, un pompier, un flic ou un soldat quand il se suicide... une aide-soignante, un maton qui démissionne... ?
     
                    Aussi, donnons rendez-vous à Raquel Garrido en... disons... 2047 : on comparera alors son patrimoine immobilier (entre autre signe de prospérité) d’hier ( c’est à dire... d’aujourd’hui) avec celui de demain.. dans trente ans. Et puis, on jettera un coup d'œil sur le niveau de prospérité de tous les proscrits.
     
     
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                                  Allez Raquel, on t'en veux pas.. du moins, pas vraiment ! Tout ça, c'est dans l'ordre des choses après tout. Et la Gauche, même très à gauche, aime aussi l'ordre.
     
     

     

     

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  • Eric Naulleau : une "gauche" PS Macron-compatible qui n'a plus rien à opposer à la droite

     

     

    zemmour et naulleau sur paris première

     

                          Avec « Zemmour & Naulleau » sur Paris Première, émission d’actualité politique, chaque semaine, Naulleau, dans ce face à face, ce côte à côte, semble n’avoir trouvé qu’une place et qu’un rôle à jouer : celui de faire-valoir de Zemmour, car force est de constater ceci : plus Naulleau parle, plus Zemmour brille ; et l’émergence de Macron, ce président qui se dit à la fois de droite et de gauche, c'est aussi ça : une gauche PS sans objet, vidée... à la rue, et en ce qui concerne un de ses représentants les plus symptomatiques, Naulleau Eric dans sa version médiatico-médiatique, une gauche condamnée à faire le trottoir pour continuer de toucher son chèque de fin de mois, le dernier chèque... car plus personne n'ira l’embaucher. Nul doute : cette gauche PS, Naulleau l’incarne à la perfection, le nez dans sa honte comme d'autres, dans leur soupe : "Alors, bois Naulleau ! Bois et tais-toi !"

    Naulleau face à Zemmour, ce Naulleau-là nous est plus que familier ; c’est le même Naulleau face à Alain Soral dans l'ouvrage "Dialogues désaccordés" : un Naulleau laminé. Un dialogue au cours duquel Naulleau a pu affirmer ceci : « Oui, j’ai accepté de me trouver face à Soral. Mais je n’ai rien lâché. Je me suis battu bec et ongles. J’ai répondu point par point, sans compromis. Je l’ai contredit sur tous les sujets que nous avons abordés ».

    On aura la charité de ne pas accabler davantage un Naulleau maintenant totalement absent de lui-même.

                    Naulleau, critique littéraire reconverti dans l’animation télévisuelle, un temps chez Ruquier sur France 2, puis aujourd’hui sur Paris Première, Naulleau sur un ring face à un adversaire quel qu’il soit, c’est inévitablement faire la conclusion suivante : jamais Naulleau n’apparaîtra comme un rival crédible car tout combat mené s’avèrera très vite outrageusement trop inégal : sur un ring, Naulleau n’a aucune chance.

    Mais alors, comment Naulleau sur Paris Première pourrait-il reconnaître son impuissance sans devoir valider les analyses de Zemmour qu’en tant qu’homme de gauche à la sauce PS, il se trouve bien incapable de contrer faute d’arguments. Or, une gauche sans arguments face à un essayiste comme Zemmour, c’est plus qu’il n’en faut pour mettre à terre cette gauche, gauche de Naulleau : ce qui est déjà le cas : les élections présidentielles et les législatives qui ont vu la victoire de Macron grâce à une abstention et un vote blanc et nul record… l’ont amplement démontré : le PS, bien que Macron-compatible, est sonné, à genoux, aphone tout comme Naulleau devant Zemmour ; destin funeste pour cette « fausse gauche » maintenant à poil qui peine à cacher son sexe, minuscule sexe de la honte. D’où sa disparition et son absorption par Macron et son mouvement En marche.

                  Qu’à cela ne tienne ! Craintif et réaliste, manifestement, Naulleau souhaite bon an mal an se maintenir dans les médias ; et c’est déjà, et c’est encore et toujours le dilemme de "l’homme d’une gauche sociétale absente du débat social et européen"  qui se condamne à manger à la gamelle de la désinformation par omission et de l’outrage faite à l’intelligence et au courage car, à faire l’âne pour avoir de l’avoine, ne finit-on pas... bourricot quoi qu’on puisse penser quand on veut se rassurer ?

    Nul s’ignore ceci : quiconque ne renonce pas à l’argent se condamne à une existence intellectuelle et morale à la périphérie, en-dessous de tout, falot, lâche et veule même rasé de près, chemise immaculé et costume bien coupé.

                      Naulleau est plus une victime que l’acteur, le protagonisme d’une quelconque stratégie de conquête ; Naulleau n’éclaire rien d’autre que son indigence. Un Naulleau victime comme tant d’autres de « l’enfumage PS » de ces trente dernières années ; écran de fumée qui a figé les consciences, gelé les esprits, épuisé les personnalités, dompté les caractères, fait taire ceux qui hurlaient à la douleur,  jusqu’à la promesse d’un verdict de mort sociale contre quiconque refuserait de se soutenir une instrumentalisation du "sociétal" qui ne sert qu’à masquer une politique de renoncement au service d’une mondialisation d’une oligarchie sans principe sinon un seul - l’optimisation des moyens de production de l’espèce humaine …

    Naulleau s’est donc condamné à n’être que le sparring-partner, médiocre de surcroît, de Zemmour. Ou bien alors, hissant Zemmour au sommet de sa rhétorique tout comme avec Alain Soral dans l’ouvrage pré-cité, Naulleau se rapprocherait-il délibérément d’intervenants bien plus talentueux, bien plus intelligents que lui afin d’assurer la promotion de ces derniers contre lesquels il est bien en peine de marquer ne serait-ce qu’un point, qu’un tout petit point au filet, au panier, qu’un but dans la cage… sur coup-franc comme sur pénalty ? Naulleau aurait-il à son insu pour vocation d'apporter de l'eau au moulin de tous ceux qui lui apportent la contradiction jusqu'à l'inondation ?

                      Duo déséquilibré que ce tandem Zemmour-Naulleau à un point tel qu’il n’y a plus alors qu’une voix, une seule, qui se fait entendre face à des babilles, des balbutiements tout aussi indistincts, et d’autres certes audibles mais éculés et sans perspective : pas de hauteur, pas de profondeur de champ, tout à plat ; une « pensée » unidimentionnnelle et automatique d’automate ventriloque.

    Si les imbéciles osent tout, et c’est d’ailleurs à cela qu’on les reconnaît… Eric Naulleau a la fâcheuse habitude de monter sur un ring qui ne manque jamais d’exposer, dès le premier round, juste avant un K.O toujours renouvelé, semaine après semaine et chaque semaine, non seulement sa propre vacuité intellectuelle et autres insuffisances mais aussi, chez toute une frange dite « de gauche » qui se résume le plus souvent à un engagement auprès du PS, l’absence totale d’instruments et d’outils d’évaluation critique d’une modernité pourtant mille fois passée au crible d’une lecture et d’une interprétation sans concessions, de Marx le prophète à Michel Clouscard le penseur prémonitoire au jugement sûr, sans oublier de faire un détour par Guy Debord dont les analyses n’ont fait que se bonifier au fil du temps, Jean-Jacques Rousseau couvrant d’une aile protectrice tout ce beau petit monde…

    D’où leur incapacité à tous à « affronter » Zemmour car le vide conceptuel d'une bien-pensance fourbe qui a régné au sien du PS depuis les années 80, a créé un tel appel d’air que c’est à un véritable ouragan auquel on doit faire face : Naulleau n’est pas simplement alors un courant d’air, c’est aussi un formidable siphon.

    Un tel coup porté à l’intelligence, au courage et au talent est sans précédent dans l’Histoire.

                      Naulleau est très certainement conscient du fait qu’ il ne pourra pas faire ou refaire le voyage à l’envers ; il se sait condamné et c'est la raison pour laquelle il accepte bon an mal an l'humiliation qu'un Zemmour ne manque jamais de lui infliger en toute camaraderie ; faut bien dire que face à la bêtise et à l'indigence intellectuelle d’un Naulleau,  Zemmour a beau jeu de ménager l'idiot de service : cet idiot fait de lui un intellectuel performant.

    Au cours de l’émission qui l’emploie, disparaissant de longues minutes durant, muet, là présent sur le plateau, devant la caméra, mais quasiment absent, le regard sans expression, disons que Naulleau, partenaire lanterne, se contente de tenir la bougie d’un main et le micro de Zemmour de l’autre ; il éclaire Zemmour même si, quand il s’agit de tenir la bougie, Naulleau n'est pas le seul dans la sphère radiophonique et télévisuelle qui a aussi pour vocation le recyclage des "ratés" de l'internet : on pensera à un certain Guy Birenbaum (autre désoeuvré sans talent particulier qu’on situerait vaguement à gauche) - David Abiker aussi, un temps son acolyte - dont internet n'a jamais su quoi faire des années durant et qui a fini par trouver refuge sur le service public à faire de la figuration - d'aucuns diront l"a manche" tellement il faut être charitable pour ne pas lui couper le sifflet -, sur France-info le matin à 6h50 avec une chronique à deux francs six sous - à l'heure de l'Euro, franchement ! – au frais du contribuable.

    Et Naulleau, aussi fragile que soit sa position, à la fois victime et acteur de sa propre vacuité, Naulleau, consciemment ou non, s’inscrit sans l’ombre d’un doute dans cette stratégie de « dynamique du déclin » - défaite et épuisement : épuisement dans le sens de « se vider » -, qui n’a qu’un seul objet : verrouiller toute remise en cause d’une organisation de l’existence qui, depuis trente ans, ne recueille plus l’assentiment de ce qui pourrait ressembler à une majorité d’individus privée de citoyenneté.

     

                      Si la littérature auquelle Naulleau prétend consacrer sa vie peut aider à penser le monde tel qu’il est et tel qu’il a été, force est de constater qu’il semblerait que cette littérature soit impuissante à former des esprits affûtés, coupant comme des couteaux, tranchant comme des rasoirs ; une littérature qui ,  pour changer, serait d’une lucidité terrifiante  face à cet avenir qui nous guette et nous attend à tous les tournants ; d’où son déclin au bénéfice d’une écriture de l’anecdote et d’un quotidien sans passé ni avenir ; un quotidien absent de son propre présent pour s’en être retiré : il est vrai que la réalité intéresse les utopistes seuls ; de là leur désir d'en changer ; les autres l’ignorent pour mieux s’en accommoder.

    Mais où donc la trouver cette littérature ? Chez Houellebecq ? La bonne blague ! Indigente cette littérature à la racine de laquelle on trouvera, chez un grand nombre de ses auteurs, des décennies de désintérêt, voire de mépris,  à propos de la question sociale, économique et morale, lieu de tous les dangers pour des esprits fébriles, apeurés, aux préoccupations principalement carriéristes et vénales. Et par voie de conséquence, c’est cette même gauche, quand un sentiment de culpabilité devient ingérable, qui a tôt fait de reléguer toute critique de la représentation du réel par les médias dominants à du complotisme ; ce qui en dit long à propos de sa faillite intellectuelle. Pour sûr ! Il n’y a pas de hasard car, aujourd’hui plus personne ne peut nier que tous ces avis aussi tranchés qu’automatiques, sorte de jugements-réflexes, sont bel et bien la véritable, la première et sans doute la seule condition sine qua non pour quiconque souhaite continuer de manger à la gamelle de l’audiovisuelle et des autres médias (radios, journaux, revues) ! Un Naulleau qui n'a rien oublié et qui a pris goût au caviar des années durant alors qu'il appartenait, grassement payé, au staff de l’émission « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier car, une fois le caviar passé,  le pâté et les rillettes, voire même le foie gras, ont alors un sale goût : celui d’un retour à la case départ, à une petite vie, petite et terne. Aussi, il y a fort à parier que Naulleau n’ait aucune envie d’y retourner : la littérature est un vrai sacrifice ; et tout le monde n’a pas l’étoffe d’un martyr.

     

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                        Professionnellement Naulleau vit sur le fil du rasoir : à la moindre incartade, il saute. Il le sait. Il a tout juste le droit de louer Macron tout en déplorant le score de Hamon à la présidentielle mais sans toucher à Valls. C’est là, la seule « gauche » qu’autorisent les médias publics ou privés à cette « gauche » en faillite et dont on n’est pas près de pardonner le fait qu’elle ait pu donner à Zemmour des arguments irréfutables contre cette dernière recyclable à souhait, sans en assumer ni les conséquences ni la sanction électorale : se retirer de la vie  politique.

     

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  • Dieudonné : saint et martyr

     

     

                    Et alors que de nouvelles tentatives d'interdictions des spectacles de Dieudonné se font de plus en plus pressantes - dernièrement en Belgique et à Montpellier ; sans fondement juridique, toutes ces interdictions ou tentatives d’interdictions violent les lois relatives à la liberté d'expression...

    De plus, on ne manquera pas de préciser ce qui suit : jamais un spectacle de Dieudonné n’a été interdit par un tribunal pour quel que délit que ce soit, et tous les arrêtés destinés à interdire les spectacles de Dieudonné ont tous été annulés par le conseil d’Etat.

     


                         Dieudonné à propos de l'arrêté municipal illégal de la mairie de Montpellier

                                    

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                   Le rire reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre notre impuissance face à la tyrannie.

    Rire pointu, de spécialistes, rire qui ne perd rien pour attendre, et pour avoir trop attendu aussi, rira bien qui rira le dernier, le rire est communion et partage ; grégaire, il rassemble.

    Le rire est germination quand il révèle des savoirs enfouis et volontairement cachés. En s’attaquant au réel, il le démasque. Le rire peut être aussi une force de résistance contre la résignation ou l’impuissance.

    Avec le rire, tous les traumas deviennent gérables. Avec l'humour, toute solennité est exclue ; mais le rire n’est pas pour autant le laisser-aller quand il a pour alliés l'intelligence, la liberté et l'Art ; bien au contraire, celui qui rit, même confortablement assis, se tient mentalement et émotionnellement debout, digne et fier. Toujours !

    Rire inespéré qu'on n'attendait plus, le rire apprivoise l’horreur d’une condition ; rire boomerang et miroir, le rire expose les escrocs de la vertu et de la morale sans oublier les chantres d’une pseudo fraternité - fraternité à géométrie variable, d'un poids d'une mesure jamais égale ; fraternité sournoise qui cache mal un désir violent de domination.

    Si le rire n’est jamais loin du sanglot, c’est qu’il en est la larme sèche.

    Les mécanismes du rire sont complexes ; ils se dérobent à l’analyse exhaustive car avec le rire, son talent, son génie, il reste toujours une part d’inconnu.

    Vertigineux, en funambule de la raison, l’humour tout comme le rire, fraie avec la folie.

    Le rire est libération quand il met en scène un dépeçage des conventions, des hypocrisies et des machinations ; il libère l'esclave et nous permet de sortir de l’enfermement dans lequel nous nous complaisons. 

    Rire, humour… humour et rire, il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés.Belle revanche des déshérités alors !

     

     

                            Enquête d'un journaliste Belge sur le lynchage médiatique de dieudonné

     

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                     Dieudonné exerce avec courage une vocation d’humoriste satirique à tendance corrosive ; vocation d’équilibriste qui a ses exigences : on doit être capable de prendre la communauté nationale à rebrousse-poil. Le sel de la profession cette capacité : ne jamais être là où l’on vous attend pour vous y avoir maintes fois trouvé.

    Electron libre n’ayant de compte à rendre qu’à son Art. Humoriste au vitriol, enfant de Coluche et Desproges, l’humour tel que l’envisage Dieudonné est une action pratique concrète : plus on raconte le monde moins on raconte d’histoires à un public qui serait venu oublier le temps d’un show, les vicissitudes du quotidien, ses contraintes et ses déceptions car, avec Dieudonné, on oublie rien, et l’on se souvient de tout et surtout, de ce dont on a bien failli ne pas se souvenir, tête en l’air que nous sommes tous ! Avec Dieudonné on quitte son fauteuil  plus que jamais présent au monde, dans le monde, un monde sous influence, celle de l’éternelle tentation de manipuler ou d’assujettir des sociétés, des nations, des populations et des groupes d’individus... tout ce qui rampe, marche et crève…

    Avec Dieudonné, l’humour semble pallier la coupure d’avec une critique sans concession des mécanismes de domination et la diffusion d’une telle critique ; un humour qui pose la question de l’action loin du confort des studios de radios qui nous font l’aumône de 4 minutes d’impertinence souvent sans lendemain et qui n’a pour seule conséquence que de provoquer la mauvaise humeur de petits chefs capricieux et autres hommes de mains d’un pouvoir liberticide ; la grossièreté, voire la vulgarité, prenant le plus souvent le pas sur une critique essentielle et frontale : qui fait quoi, comment, à qui et pour quoi.

    Humour hantée par la politique que celui de Dieudonné ! Rien de surprenant à cela puisque, très tôt, Dieudonné s’est engagé auprès de l’anti-racisme et l’anti-communautarisme dans un effort constant de renouvellement des enjeux de l’action humoristique, son Art, et sa pratique au service d’une analyse critique des mondes que l’on nous somme d’habiter.

    Si l’on parle d’humour ravageur, c’est bien parce qu’il fait ravage et qu’il n’a de cesse d’influer sur le cours d’une prise de conscience toujours plus exigeante et gourmande. En effet, parmi les 20-35 ans, combien ont rencontré la politique avec Dieudonné dans une France où quarante ans de Front national aura fini par avoir raison chez toutes les élites médiatiques (à ne pas confondre avec les élites morales et intellectuelles qui elles, ont déserté les médias) d'un "on ne peut pas tout dire et surtout pas n'importe quoi" : Finkielkraut, Chirac, Zemmour, Hortefeux, Luc Rosenzweig, Frêche, Elisabeth Lévy, jusqu'au Président Sarkozy en campagne et hors campagne...

    Libre à chacun de compléter cette liste...

     

                         Dieudonné : là d'où il vient, là d'où il est parti voilà 15 ans

     

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                   La dérision et la transgression subversive ? Dieudonné est coutumier du fait ; dans ses spectacles, notre humoriste a déjà pris pour cibles sur le même mode, le racisme ainsi que deux des trois religions monothéistes ; en ce qui concerne le Judaïsme, après une première tentative en 2008, il y renoncera très vite, dissuadé par une campagne d’intimidation.

    Un plaisir décuplé que cette transgression subversive, piment d’une vie sociale qui crève lentement sous la chape de plomb d’un politiquement correct qui cache mal une débauche et une orgie de prise de pouvoir et d’intérêts sans nombre et sans précédent – et nous ne sommes qu’au tout début de ce disfonctionnement citoyen et démocratique. 

    Dieudonné est aujourd'hui banni des médias ; phénomène de vendetta jamais rencontré en France contre un artiste dans l’exercice de son art ; sous de Gaulle et Giscard, même les artistes les plus engagés n’auront pas connu un tel bannissement !

    En effet, on n'a pas connu en France un tel climat de chantage et de terrorisme intellectuels exercés sur les institutions et les médias, leurs producteurs, animateurs et journalistes (télés, radios et journaux) depuis l’ère communiste et stalinienne - le PCF en particulier, avec ses intellectuels et ses sympathisants jusqu'aux années 70.

    A moins d'être aveugle ou partisan, difficile de ne pas admettre que leurs méthodes sont étrangement identiques : insultes, discrédit, intimidation physique, calomnie, procès d'intention, amalgames, chantage affectif, chantage professionnel...

     

                     Qui sème la censure, l'exclusion et le bannissement à l'encontre d'un artiste dans l'exercice de son Art, comme ce fut le cas contre Dieudonné, récolte Faurisson - là où ça fait mal -, et en prime… un film l’Antisémite.

    Il semblerait bien que ce pays ne sache faire qu'une chose : rejeter, bâillonner, censurer, stigmatiser, traduire devant les tribunaux la moindre tentative d'exercice de liberté d'expression politique et artistique (rappeurs, auteurs, essayistes, pamphlétaires, artistes de scène, syndicalistes, activistes), tout en privant des millions de Français de parole, de porte-voix, de représentation, et finalement : d'espoir...

    Tous les médias, leurs producteurs et leurs animateurs, chroniqueurs et journalistes y contribuent, chaque jour, chaque semaine... radios, télévisions, journaux ; médias qui ignorent sciemment d'innombrables réalités et expressions culturelles, politiques et sociales. 

     

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                    Le scandale fait tache d’huile, et tôt ou tard, il provoque une crise : toute tentative de l’étouffer le renforce car le scandale c’est aussi tout ce qu’on tente de taire. Le scandale éclabousse les tenants du mensonge, dérange toutes les catégories car le scandale c’est l’inédit et l’inouï. 

    Alors oui ! Dieudonné et la transgression… Privilège absolu de l’artiste ! La transgression...  mais la transgression boomerang ! La transgression non pas comme fin en soi mais comme moyen : dénoncer une autre transgression qui a pour objet un mensonge qui dit toujours la vérité sur le fumier d'une bonne conscience d'un mépris sans limite pour le faible, le désarmé, l'inarticulé, le vaincu qui ne vivra point ce qui ne lui sera pas accordé et donné de vivre, et qu'il ne prendra pas non plus car il ne mérite rien

    Jusqu’à ce que l’humour devienne une action collective tant il suscite à la fois l’admiration des uns, le rejet des autres et les indécis au milieu ; lesquels indécis s’en remettront inévitablement à la propagande la plus performante, celle qui contrôle tous les réseaux de diffusion qui font l’opinion ; et en ce qui concerne Dieudonné, il existe une telle dissymétrie de moyens d’action entre ceux qui « veulent sa peau » et ceux qui le soutiennent que ces mêmes indécis ont tôt fait de se dire : « Il est allé trop loin ! Il l’a bien cherché ! ». Dissymétrie que l’on retrouve dans le cadre d’une mondialisation sans retenue aux comportements prédateurs sans foi ni loi, dans les domaines militaire, culturelle et économique comme jamais auparavant. Et cela ne surprendra personne le fait que les forces rassemblées contre Dieudonné participent de près ou de loin, indirectement ou non à ce nouvel ordre mondial : celui du dumping moral(e) et des bombes.

    Dieudonné, à la fois microcosme et mini-théâtre d’opérations qui, à une tout autre échelle, sont destinées à soumettre le plus grand nombre à cet ordre mondialiste qui n’a pour seule devise : « Tout pour ma gueule » ?

    Assurément !

     

                   Bouc émissaire Dieudonné ? Là aussi, sans l’ombre d’un doute. Mais alors… comment rendre les coups que l’on reçoit ? Comment exposer au grand jour les contradictions ou les hypocrisies de ses détracteurs et adversaires souvent puissants et de mauvaise foi ?

    Si nombre d'humoristes sont à l'humour ce que les reality-shows sont à la réalité - une diversion pour le sordide ordinaire de la ménagère de plus de 40ans et autres adultes infantilisés et ados attardé(e)s -, un rire collabo donc à l'humour sans conséquence qui ne gêne personne...

    En revanche, Dieudonné est à l'humour ce que les films catastrophes et autres films d'horreur sont au cinéma : "... et même s'il ne faut pas que ça arrive, tout semble indiquer qu'on n'y échappera pas."

     

     

                           Vidéo conférence de Dieudonné le 25 mai 2012  - Partie 1

     

                       Humour en état de veille et d’alerte constant, oeuvre salubre, Dieudonné devrait être reconnu d'utilité publique. Depuis la déchéance de l’homme politique nous n’avons jamais eu autant besoin d’humoristes à risques, abrupts, dangereux car cet humour-là oblige à choisir son camp comme la politique à identifier l’adversaire. D’un côté Bartleby «  J’aimerais mieux pas… »,  de l’autre Dieudonné et son « Il faut ! »

    Dieudonné a fait de l’humour une exigence plus haute que celle de la plupart des humoristes anecdotiques qui pratiquent l’imitation, la parodie et la caricature, alors que l’humour de Dieudonné est l’exact opposé de tout ce qui est voué à l’amenuisement.En effet, au sortir de son humour, on se sent moins bête (… de somme), moins insignifiant ; on reprend la main et le dessus sur l’abrutissement, l’humiliation et le faible ressac de la désobéissance et de la dénonciation parcimonieuse et timorée.

     

     Partie 2

     

                                                          ***

     

                  On pourra ici saluer le fait que jamais Dieudonné ne s’est laissé intimider : il a rendu coup pour coup tout en évitant le plus souvent les pièges qui lui sont tendus quotidiennement. On sait pourtant comment  les stratèges pervers peuvent provoquer de la violence chez l’autre pour faire écho à la leur si bien calculée, et ainsi, forcer à la faute leur victime qui, ce faisant, dédouane bien involontairement de tout reproche les responsables de ces stratagèmes.

    Qu'à cela ne tienne... longue vie à eux tous ! Car, si la plupart d’entre nous meurt, d’autres crèvent et on aura remarqué que ce sont précisément eux qui partent les derniers ; de là, sans doute, ce monde insortable et imbuvable qu’il nous est quotidiennement demandé de subir ; vieille charogne sur laquelle on se plaira à cracher avant de prendre congé...

    Oui ! Un crachat... épais et lourd, venu non pas du fond des âges mais… du fond de la gorge... bien profond, là où se loge le dégoût et la colère...  après un raclement rhino-pharyngé de tous les diables. De préférence, et quitte à choisir, ce crachat, clair ou coloré, on le souhaitera quasi aqueux, gluant et muqueux… nez, gorge… on le fera descendre pour mieux le faire remonter… poumons, bronches, sécrétion translucide ou opaque… seul importera son poids et la puissance de son expulsion, sa cible et la force de projection…

    On a connu et soutenu l’entartage des années 80 et 90 destiné aux facétieux et aux tartuffes de la conscience humaine, il est grand temps de monter un cran au-dessus : proposons le crachat car, à l'avenir, nul doute... c’est avec ce crachat-là qu’il faudra compter.

    Et lorsque la coupe sera pleine, mais… vraiment pleine, plus tard mais bien avant longtemps, une fois nos selles devenues muqueuses, c’est alors un crachat rectal qui s'imposera à la face du monde. 

     

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  • A soumise, soumis et demi : Pujadas remercié, Anne-Sophie Lapix de Publicis récompensée

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                                          Pujadas : une ombre dans le monde de l'information

     

                    Après 15 ans de bons et loyaux services chez France 2, 15 années à la tête d'un JT de 20H qui ne fit jamais aucune vague, un JT d'une tenue impeccable, David Pujadas, 52 ans, a donc été remercié  par Delphine Ernotte et Michel Field :"Cette décision n'est pas la mienne. Elle ne m'a pas été expliquée", a-t-il confié.

    Notons que cette éviction intervient alors qu'Emmanuel Macron vient d'être élu et que l'État est en effet l'actionnaire de France Télévisions.

    D'aucuns, ironiques et taquins, feignent de s'interroger : Pujadas était-il trop indépendant ? Trop à gauche Pujadas ? Courageux et téméraire, le 20H de Pujadas avait-il la réputation à la longue fâcheuse car dommageable, de servir la vérité, rien que la vérité, toute la vérité des faits ?
     
    Allons bon !
     

    lapix journal de 20h, jt de 20h france 2 lapix

     
                    A soumise, soumis et demi... Pujadas remercié, c'est Anne-Sophie Lapix, épouse du patron de Publicis*Arthur Sadoun, qui le remplace, un temps animatrice-hôtesse de  "C à vous" sur la 5, un talk-show flagorneur comme jamais à l'endroit de tous les participants (seul Nagui sur France Inter, la radio du ricanement perpétuel, peut rivaliser).
     
                  Après le steward de l'information qu'était Pujadas, voici une hôtesse d'accueil à la tête du JT de 20H car... quitte à être soumis, Pujadas aurait dû savoir que l'on trouve toujours plus soumis que soi et à des prix sans aucun doute bien inférieurs ; c'est autant d'économies réalisées. D'une pierre deux coups, avec cette nomination, France Télévisions fait une économie que l'on peut évaluer entre 20 et 30% si l'on en croit les disparités salariales entre les hommes et les femmes tout en nommant une Anne-Sophie Lapix qui, éternellement reconnaissante, saura, rendre la pareille en acquittant sa dette.
     
    Cela nous promet une belle descente aux enfers d'une information digne de ce nom : l'enfer, entre autres, du mensonge par omission et du mensonge tout court.
     
     
     
    * L'un des trois principaux groupes de communication au monde par le chiffre d'affaires, présent dans une centaine de pays sur les cinq continents et compte environ 60 000 collaborateurs.

     

     
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  • Ad hominem: Politique et médias - Serge ULESKI dans l'actualité

     

     

    ad hominem avec serge uleski politique, actualité et élections


                 Présenté sous la forme d’un Abécédaire, les articles et billet publiés sous le titre "Ad hominem" appartiennent aux catégories suivantes du blog de l’auteur : Politique, médias, minorités, société et actualité…

               Hommes et femmes politique, hommes et femmes des médias, penseurs, historiens, acteurs de la dissidence sur Internet… on y retrouvera entre autres : Jacques Attali, Julien Assenge, François Bayrou, Bush junior, Michel Collon, Harlem Désir, Dieudonné, Robert Faurisson, Michel Glouscard, Bernard-Henri Lévy, Obama, Karl Marx, Audrey Pulvar, Michel Rocard, Saint Augustin, Nicolas Sarkozy, Alain Soral, Benjamain Stora, Christiane Taubira, Manuel Valls, Hubert Védrine, Zemmour… et beaucoup d’autres encore… dans un regard tantôt féroce, tantôt caustique, compassionnel aussi, sur ceux qui font l’actualité, parfois à leur corps défendant , et alors qu’ils souhaiteraient sûrement qu’on les oublie.

     

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  • Commémoration de l'attentat de Nice : commémoration de la honte

     

     

    Une cérémonie de commémoration en hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet aura lieu cet après-midi à Nice à 16 heures. Il y a un an, 86 personnes trouvaient la mort après l’attaque au camion sur la promenade des Anglais. Plusieurs dizaines de familles de victimes participeront à ce recueillement, Christian Estrosi, Gérard Collomb et Emmanuel Macron sont également attendus.

                Une cérémonie de commémoration en hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet a eu lieu cet après-midi à Nice à 16 heures. Il y a un an, 86 personnes trouvaient la mort après l’attaque au camion sur la promenade des Anglais. Plusieurs dizaines de familles de victimes ont participé à ce recueillement, Christian Estrosi, Gérard Collomb et Emmanuel Macron étaient présents.

     

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                     Si notre époque peut être créditée d'une chose, c'est bien d'avoir contribué comme jamais auparavant au sentiment de honte que les commémorations d'événements comme ceux de Nice et d'ailleurs nous inspirent : honte pour les victimes directes et indirectes (familles et proches) ainsi que ceux qui ont survécu ; honte en particulier qu'elles acceptent de s'asseoir aux côtés de leurs bourreaux : représentants de l'Etat français, représentants de tous les Etats directement ou indirectement impliqués dans une politique concertée de destruction massive de ces 20 dernières années dans l’indifférence la plus totale.

    Car si nos "démocraties" sont mal préparées pour lutter contre le terrorisme à en croire nos experts, universitaires et autres chercheurs, en revanche, force est de constater que ces mêmes démocraties sont manifestement superbement douées pour plonger dans le chaos des régions entières du globe (de l'Afghanistan à la Libye en passant par le Mali par ricochet), livrant ainsi des millions d'êtres humains, privés de la protection d'un Etat - frontières, police, armée -  qu'ils avaient mais qu'ils n'ont plus, à la merci de forces d'une violence inouïe dans le cadre d'une alliance occidentale - avec le soutien tantôt actif, tantôt passif, des Monarchies du Golfe et d'Israël, et d'une Europe dans un rôle supplétif mais dévastateur -, qui a pour point nodal les politiques à la fois économiques et militaires développées depuis les événements du 11 septembre 2001 par les USA ; politiques aux centaines de milliers de morts et de réfugiés sur les routes, et aux millions de sans-abris.

    Commémoration de l'attentat de Nice

                    Face à tous ces peuples décimés, tous Musulmans... ici en France et sur notre continent, attentat après attentat, les Européens semblent donc accepter leur sort autant par lâcheté que par ignorance ; une ignorance bien commode qui favorise la résignation et la croyance en la fatalité ; et puis aussi, et puis surtout, par épuisement à la fois psychique et... disons intellectuel, tous somnolant devant leurs écrans de télé dès 20 heures : et à ce sujet, la propagande des médias de ces dernières années a définitivement eu raison de leur sens critique ainsi que de leur capacité d'analyse : la recherche et l'identification des causes premières.

                    Du terrorisme, les Etats en ressortent toujours plus forts (nouvelles lois liberticides, réformes constitutionnelles) et le Peuple toujours plus apeuré et plus faible ; plus résigné encore, prêt, fin prêt pour un nouveau dressage, tout chien qu’il est dans sa niche. De là, cette conclusion : "Si vous voulez la fin du terrorisme, préparez la fin de l’Etat !"...

    Commémoration de l'attentat de Nice

                    Et c'est alors que le dégoût nous monte à la gorge ; dégoût pour ces commémorations de la honte pour les victimes autant que pour leurs bourreaux quand on sait qu’aujourd’hui, tout un chacun a la possibilité de savoir pour(-)quoi il meurt quand il meurt et s’il est encore en vie, pour(-)quoi demain il ne le sera plus : Internet, qui est à la fois toute la mémoire du monde et tout son pouvoir d’investigation - analyses et témoignages -, y pourvoit largement avec une précision et une pertinence redoutables depuis une bonne vingtaine d’années.  

                   Aussi…

                   Etats, médias avec leurs porte-micros serviles aux questions et commentaires abjectes, classe politique, bourreaux et victimes confondus… il serait temps qu’à leur sujet, plus aucune larme ne soit versée de concert avec les larmes de crocodiles des uns mêlées aux larmes de la résignation et de l’ignorance des autres même si... pleurer avec  son bourreau qui lui ne pleure pas mais pérore et se vante - ll faut dire que c’est la seule manifestation de compassion qu’il est capable d’afficher ; chercher du réconfort auprès de la main qui tue et meurtrit à jamais ceux qui en réchappent ;  accepter la caresse qui apaise, c’est sans doute le seul stratagème qu’une humanité à genoux a trouvé pour ne jamais affronter en face ce bourreau qui maintenant vous humilie en vous privant de votre droit à la justice d’autant plus que ces victimes-là savent par avance qu’il n’y a jamais eu de tribunal pour ces bourreaux-là.

    Aussi, leur faire face à tous ces bourreaux et à leurs parasites (médias et associations de bienfaisance), c’est être assurés de la défaite et c’est aussi, et c’est surtout, n’être plus jamais psychiquement capable, une fois le combat perdu, une fois humiliés, de re-intégrer la communauté humaine : celle qui se maintient dans le mensonge et la lâcheté. Se risquer à une telle impuissance, à une telle fin de non-recevoir, c’est tout simplement se condamner à la folie… sans doute la plus grande souffrance qui soit.

                  Si les grandes douleurs sont muettes, ce n’est pas simplement parce qu’elles sont authentiques, c’est aussi et c’est surtout parce qu’elles savent qu’elles ne peuvent trouver personne avec laquelle partager cette marée dévastatrice, cette coulée de boue, qui leur faut pourtant endiguer pour ne pas sombrer tout à fait, emportées.

    Si les grandes douleurs sont muettes car, quand elles hurlent c’est à l’intérieur, c’est qu’elles sont informées, d'une lucidité dévastatrice ; elles savent que le seul réconfort qui leur sera offert sera celui de la main par laquelle cette douleur a vu le jour ; une main, une voix, une caresse responsables et coupables.

    Et s’il y a un procès à faire à notre époque, c’est de forcer toutes ces victimes à coups de grandes messes médiatiques abjectes, a accepter cette injustice incommensurable pour ne pas mourir de douleur, de haine et de folie car nul autre choix ne s'offre à elles.

     

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                      On ne le dira jamais assez : salauds de politiciens !

     

     

    1 - On se reportera aux actions des familles des victimes de L'attentat-suicide du 8 mai 2002 à Karachi, au Pakistan, qui a provoqué la mort de 14 personnes, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales.

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    Pour prolonger, cliquez : Attentats et représailles

     

     

     

     

     

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  • Serge ULESKI sur le procès dit du "Gang des barbares"

     

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    Quatre billets de blog rédigés entre le 4 juillet et le 15 juillet 2009... du procès au verctict... jusqu'à l'appel et l'intervention du Garde des Sceaux.

     

                            Cliquez sur le PDF Serge ULESKI à propos du procès dit du Gang des barbares.pdf

     

                      (NB : après lecture du PDF, ne le refermez pas, faites "Page précédente" pour revenir à ce billet)

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  • Dieudonné : Coluche et Desproges... trente ans après

     

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                        Quand Dieudonné "se paie" Zemmour, c'est le fantôme de Coluche et de Desproges qui remue ses chaînes et qui vient hanter une France tout autre, et dont ils auraient sans doute le plus grand mal à déchiffrer les ressorts, comme pris de vitesse et de vertige, avant de tenter de s'y reconnaître et de s’y retrouver. Et pourtant, dans cette France des années 70 et 80 qui savait encore rire d'elle-même et des autres sans avoir à demander l'avis à qui que ce soit, tout était déjà bien en place : les ghettos et les discriminations prospéraient, il est vrai, à l’ombre et dans le silence de la honte - existences tuées dans l'œuf, d’autres bientôt menacées d'étouffement au grand dam d'une majorité silencieuse -, avant que cette honte, celle des pères et des mères, ne cède la place au ressentiment, puis... la haine - celle des filles et des fils -, qui surgira d’une vraie-fausse-nouvelle France : la France du Rap.
     
     
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    Coluche de son vrai nom Michel Gérard Joseph Colucci, né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris, meurt le 19 juin 1986. Avec Coluche, c’est la France d’une immigration italienne qui n’est déjà plus, et depuis longtemps,  un sujet de dissertation (combien étions-nous à connaître cette origine italienne de Coluche ?)  - une immigration assimilée jusqu’à l’indifférence et sa disparition du paysage français -, qui prend et monopolise la parole pendant une bonne dizaine d’années…
     
    Un Coluche dont le talent comique cachait pourtant, tel un arbre, une forêt dense de discriminations (1) ainsi que maintes explosions à venir ; discriminations dont les victimes, aujourd’hui, ne nous lâcheront pas de si tôt…
     

    dieudonné,coluche,déprosges,société,politique,médias,mediaPierre Desproges, né en 1939 à Pantin, meurt le 18 avril 1988 à Paris. D’aucuns ajouteront : petit français blanc sans histoire, au métier et à la vie faciles : un coup sur l’extrême droite et ses électeurs ( la classe ouvrière), et un coup sur la fausse gauche (celle du foie gras et du caviar) pour ne pas faire de jaloux. 

     
     
     
    1 - On n'oubliera pas La Marche des beurs, de son vrai nom "La Marche pour l'égalité et contre le racisme" qui s'est déroulée en France en 1983 ...
     
     
     
     
                 Et puis… une fois Coluche et Desproges contraints au silence…
     
    Voici la France de la Traite, de la Colonisation, de l'immigration et de toutes les discriminations qu'un Dieudonné tente d'incarner avec plus au moins de bonheur depuis 15 ans, qui monte sur scène sans demander la permission à quiconque.
     
    Avec Dieudonné, nom d’artiste de Dieudonné M'bala M'bala né le 11 février 1966, force est de constater que Coluche et Desproges prennent comme un sacré coup de vieux ! Pour un peu, et rétrospectivement, la France des années 70 et 80 nous semblerait douce à vivre, facile à plaisanter, à sourire et à rire : une France d’une force tranquille (2). Rien de surprenant à cela puisqu’il s’agira d’une France qui ignorera superbement les plus faibles : des laissé-pour-compte par millions.
     
    Une France à retardement donc, comme la bombe du même nom. 
     
     
     
    2 - On n’oubliera pas ce sketch de Dieudonné chez Fogiel en 2008 qui mettait en scène un colon religieux israélien ; sketch qui n'était ni raciste, ni antisémite, et pas nécessairement anti-sioniste non plus : ce sketch ne remettait pas en cause l’existence d’Israël, en revanche, il dénonçait une frange extrémiste du judaïsme (après le Christianisme et l’Islam que Dieudonné avait moqués dans deux spectacles précédents) encouragée et soutenue par l’Etat israélien à des fins d’expansion territoriale via la colonisation des territoires palestiniens ; une politique du fait accompli qui se veut irréversible.
     
    A la suite de ce sketch, très vite, Dieudonné fut banni des médias (télé, presse, radio), et plus tard... interdit de salles de spectacle sur le territoire français ; phénomène de vendetta jamais rencontré en France contre un artiste dans l’exercice de son art ; sous de Gaulle et Giscard, même les artistes engagés n’ont pas connu un tel acharnement !
     
     
                     Bien sûr, Dieudonné et son public, aujourd'hui, c'est aussi, et surtout, la France du ghetto, de tous les ghettos et de toutes les discriminations, ainsi qu' une tranche d’Histoire qui peine à trouver sa place et à se faire accepter même au prix d’un froissement de l’orgueil national…
     
    Une France du délabrement politique et social ; un délabrement maintenant consommé, proche du pourrissement...
     
    Une France dans laquelle quarante ans de Front national aura fini par avoir raison chez toutes les élites médiatiques (à ne pas confondre avec les élites morales et intellectuelles qui, elles, ont déserté les médias) d'un "on ne peut pas tout dire et surtout pas n'importe quoi" : Finkielkraut, Chirac, Zemmour, Hortefeux, Luc Rosenzweig, Frêche, Elisabeth Lévy, jusqu'au Président Sarkozy en campagne et hors campagne...
     
    Libre à chacun de compléter cette liste... 
     
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                  Violence sociale, violence verbale, discrédit des élites politiques, économiques et médiatiques ; tout comme cette mondialisation qui n'a de compte à rendre à personne…
     
    Plus rien ne fait peur puisque tout est destiné à faire peur…
     
    Voici alors venu le temps de la catharsis, chacun selon ses moyens, son statut et son pouvoir dans une épuration de toutes les peurs et de toutes les frustrations pour les uns, et de toutes les injustices pour les autres : à chacun son spectacle et son public ; décomplexés, on se libère enfin ; et les coups donnés sont et seront de ceux que l'ont a et aura reçus.
     
    Mais… c’est là que le bât blesse car c’est bien sur le dos des plus faibles que cette catharsis s’opère ! Communautés démunies, sans pouvoir politique, économique et médiatique, et qui, aux yeux d’une majorité qui se croit encore non concernée parce que… à l’abri, n'ont que deux visages : ceux de l'extrémisme religieux et de la délinquance...              
     
    Communautés qui n’auraient plus qu'une arme : dénoncer sans relâche une hypocrisie qui ne se cache même plus, assumée comme telle, à prendre ou à laisser, jetée au visage de ceux que la justice a désertés ; hypocrisie d’une arrogance nouvelle : celle d’un mépris affiché qui sonne le glas de la politique, de l'intelligence et de tout principe de causalité ; mépris que seuls les imbéciles (ou bien, les salauds ) prendront pour une franchise courageuse et salutaire...               
     
    Et alors qu'il n'est question que d'un... "Tu ne vivras point ce qui ne te sera pas donné à vivre, et que tu ne prendras pas non plus !" sans appel et sans recours.              
     
                    Reste à espérer que jamais ces communautés ne seront un jour tentées de reprendre à leur compte la parole suivante de Dieudonné : "La mort sera plus confortable que la soumission à ces chiens." 
     
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  • Qui réussira à nous vendre l’idée de "Simone Veil au Panthéon" aux sceptiques que nous sommes ?

                                            

                   Décès de Madame Simone Veil  à son domicile parisien de la place Vauban le 30 juin 2017, à quelques jours de son 90e anniversaire, et c'est la presse qui perd pied. En effet, on ne compte plus les Unes toutes plus idiotes les unes que les autres. Jugez vous-mêmes :

    - Simone Veil : icône pour la lutte des droits des femmes

    - Simone Veil a traversé l'histoire et elle a fait l'histoire

    - Simone Veil, une femme debout

    - Simone Veil, une femme française

    - Simone Veil, une grande dame en Chanel

    - Simone Veil, la vie à bras le corps

    - Simone Veil, la disparition d'un mythe

    - Simone Veil, une histoire de France... etc... etc... etc...

     

                      Vraiment, c'est dans ces moments-là,  moments privilégiés, que l'on réalise par qui cette presse hyper-réactive est dirigée : par des imbéciles d'une imbécillité sans nom ; une presse de ventriloques. D'où le niveau de l'information, un niveau abyssal, délivré par cette presse tout au long de l'année.

     

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                        A ceux qui s'opposeront à ce billet - nul doute, ils seront nombreux ! - on pourra leur préciser ceci : « Rassurez-vous ! Vous venez simplement de découvrir l’exercice que l’on peut faire de la liberté d'expression, à savoir : tout ce que vous n'auriez jamais pu souhaiter entendre et lire. » Manifestement vous n'en avez pas besoin de cette liberté puisque vous semblez penser ce que tout le monde pense sur un sujet quel qu'il soit ; en revanche : moi si, j'en ai besoin ; et je ne suis certainement pas le seul ! Aussi, n'en dégoûtez pas les autres.

     

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     "Aux Grands hommes la patrie reconnaissante"

     

                    Après l'Académie française, élue 2008 au fauteuil 13, Macron, l’homme qui aime nous surprendre et qui n’a peur de rien, capable de prendre des risques auxquels peu d’entre nous se risquerait… Macron l’a annoncé : la ministre de la santé de Giscard d’Estaing, Simone Veil, ira rejoindre son mari au Panthéon.

    A noter le fait que cette décision fait l’unanimité… l’unanimité parmi ceux qui la soutiennent, c’est sûr ! D'autres, perplexes, se taisent ou bien ricanent sous cape et médisent. 

    S’il est tentant de croire que ceux qui se rangent derrière cette décision le font par conviction - et c’est à ceux-là que ce billet s’adresse -, on pourra tout aussi bien penser que d’autres acquiescent avec zèle sans doute parce qu’ils n’imaginent pas qu’ils puissent  - dans le sens de… qu’ils soient autorisés sans préjudices pour eux-mêmes et leur carrière professionnelle médias, politique et show-biz ainsi que pour leurs proches - s’y opposer ouvertement : «  Comment ça ? Simone Veil au Panthéon, pourquoi faire ? » Et d’autres encore qui doivent très certainement soutenir cette décision, conscients du fait que personne, jamais, ne leur reprochera de l'avoir fait, ni demain ni dans dix mille ans. Et par les temps qui courent, c’est sacrément utile d’être irréprochable sur certains sujets en particulier.

    Face à cette unanimité multifactorielle, unanimité tous azimuts, qu’il nous soit permis, à nous qui n’avons rien à gagner ni rien à perdre, à nous qui sommes libres comme l’air, de douter du bien-fondé de cette décision : "Simone Veil au Panthéon". Il est vrai que nous ne risquons rien en rendant public ce doute d’autant plus qu’aucun tribunal, même pas celui de l’Histoire, ne pourra nous condamner pour l’avoir fait.

    Aussi, selon le grand principe suivant (base du droit pénal) « Tout ce qui n’est pas interdit est permis » en accord avec le libre arbitre et la libre conscience de chacun, et puis surtout, parce que notre belle et grande démocratie d’opinions médiatique et politique éprise de controverses et de débats francs et honnêtes n’aime rien tant que les remises en cause dérangeantes, tolérante qu’elle est, tellement tolérante cette démocratie ! et plus particulièrement avec ceux qui refusent le prêt-à-dire-oui, le prêt-à-ne-pas-penser car, lucide et avisée, notre démocratie a compris ceci : toute remise en cause est salutaire ; de ce questionnement naît la pensée, une pensée digne de ce nom ; à savoir : une pensée capable de démasquer les tenants d’une dictature molle avec les faibles et impitoyable avec ceux seraient tentés, justement, de lui arracher son masque de carnaval et de tartuffe à cette dictature à la fois molle et impitoyable.

    N’est-ce pas ?

    Gardons à l’esprit toutefois que l’on ne persécute jamais le mensonge ; en revanche, on ne compte plus ceux qui y ont laissé leur carrière et leur vie pour avoir dit et parfois même, hurlé la vérité.

    Qu’à cela ne tienne !

    Pour toutes ces raisons, passons en revue les faits qui nous sont rappelés – faits qui justifieraient la présence panthéonesque (à ne pas confondre avec « pantalonnade ») de Madame Veil ; rappels destinés sans doute aux « défaillants de la mémoire » et puis aux autres : les ignorants et à ceux qu’étaient pas nés :

    Alors oui, il y a eu la loi sur l’avortement quand la grande bourgeoisie, ménopausée et giscardienne de surcroît, se piquait de féminisme. Mais cette loi c’est le parlement qu’il l’a votée à la majorité ( toute la gauche, le centre et une partie de la droite) et non Simone Veil ! Certes, il y a eu quelques éclats de voix, des cris, des insultes aussi, mais tout est rentré dans l’ordre rapidement ; en revanche, notre ministre de la santé et le gouvernement auquel elle appartenait, ont soigneusement oublié, tête en l’air qu’ils sont, de mettre l’argent sur la table afin que les hôpitaux, tous les hôpitaux, puissent répondre à la demande ; aujourd’hui encore, l’avortement est sous-financé.

    Rappelons aussi l’absence de mobilisation de ceux qui s’opposaient farouchement à cette loi ;  que l’on ne nous raconte donc pas d’histoire : si mobilisation il y a eue… ce sursaut anti-avortement n’avait rien de comparable aux millions de contestataires qui ont occupé les rues contre « Le mariage pour tous » - projet de loi instrumentalisé ad nauseam par le parti de l’instrumentalisation par excellence - diversion, diversion quand tu nous tiens ! - le plus souvent au détriment des droits des salariés : le PS.

    Là encore, à propos de cette loi sur l’avortement, si quelques-uns ont donné de la voix, il n’était pas des millions. Loin s’en faut.

    Avec cet épisode politique des années 70 et la place qu’y occupe la ministre de la santé d’alors, Simone Veil, il semblerait que l’on nous fasse le coup de l’abolition de la peine de mort conduite par Robert Badinter en 1981 à l’arrivée des troupes de Mitterrand.  Là encore, personne n’a occupé la rue pour s’opposer à cette abolition ; rien de comparable cette contestation, là encore, sous Mitterrand, à la mobilisation du mouvement de l’Ecole libre contre la loi Savary et la menace qu’aurait fait peser sur l’enseignement confessionnellement privé »  la réforme de son financement et de son contrat avec l’Etat.

    Pour revenir à cette abolition, précisons que personne n’a exigé que soit maintenue cette peine de mort qui ne concernait plus que quelques têtes, ici et là, tous les dix ans. Graciés le plus souvent qu’ils étaient tous ces infortunés !  Car, très vite, il s’est avéré que la peine de mort n’était qu’un sujet de discussion du café du commerce vite épuisé, entre deux rots, après deux ou trois pastis.

    A cette occasion, Badinter, avec la complicité des réseaux PS et le soutien des médias, s’est forgé du jour au lendemain une réputation d’homme politique courageux et téméraire à moindre frais, sans coup férir pour ainsi dire même si ce dernier ne pouvait pourtant pas ignorer ceci : à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

    N'empêche ! Badinter au Panthéon, prochainement ? Ante mortem tellement il y aurait urgence !

                                 (Dites ! laissez-lui le temps de mourir quand même !)

     

                   Toujours à propos de Simone Veil et l'idée de sa panthéonisation, les Européistes, inconditionnellement serviles, intégristes et autres culs-bénis de l’U.E aux carrières lucratives particulièrement ascensionnelles en comparaison avec leurs compétences et talents, nous rappellent qu’elle a été une grande, une très grande européenne.

    Il s'agit sans doute de sa contribution au rapprochement franco-allemand dans les années 70. Merci pour l'Euromark alors ! Même si dans les faits, tous ont contribué à livrer la France à l'Allemagne (à ne pas confondre avec  de Gaulle qui a œuvré à la réconciliation) de Giscard à Mitterrand, avec toutes les conséquences que l'on sait ;  ironie de l'histoire - avec Simone Veil, c’est donc la victime qui consacre et sacre son bourreau. Il est vrai qu’il y a tellement de façons de gagner une guerre ! La perdre en est une.

    Quand on sait ce qu’est devenue cette Europe sous Giscard, Mitterrand et leurs successeurs – à savoir, un trou noir pour les salariés et les patriotes amoureux de leur pays ; un pays dépecé à chaque directive de la Commission qu’un Parlement sans courage, sans volonté ne contrôle plus - chômage, baisse du pouvoir d’achat, souveraineté vendue contre un plat de lentilles pour les uns – nous tous ! - et des carrières mirobolantes pour les autres ; finalement, une Europe instrument d’un mondialisme sans honneur ni justice.

     

                                 (Pareillement, et pour ne pas faire les choses à moitié : Jacques Delors au Panthéon ante mortem, lui aussi ?)

     

                                Toujours partants, vraiment ?

     

    Rien n'y fait : tous persistent et re-signeraient si besoin était pour Simone Veil.

    Alors bien sûr, il y a eu Auschwitz : là, on est dans le dur, dans le viagra. No joke ! On sort l’artillerie lourde : la grosse Bertha ! Une tonne qu’elle pèse… non … mille tonnes… en millions ! De quoi être inquiets tout de même car là, ça sent le coup fourré et la possibilité d'un chantage redoutable ; un chantage à ciel ouvert, décapotable et cabriolé : chantage à l'antisémitisme et... et... chantage au négationnisme, carrément ! sans passer par la case "révisionniste" qui plus est.

    Là, je meurs. Que dis-je : là, nous mourons tous, six pieds sous terre sans rémission.

    Mais, rassurez-nous vite alors ! A Auschwitz, Madame Simone Veil y est allée contrainte et forcée ? C’est bien ça ? On ne se trompe pas ? A aucun moment il n’a été question pour elle d’y aller… disons par solidarité envers ceux qui ne pouvaient pas ne pas y aller… ou bien encore, parce que cela lui aurait échappé qu’il aurait été encore possible pour elle et d'autres, de se soustraire à l’injonction, non pas « Auschwitz ou la mort » mais bien plutôt : « Auschwitz et la mort ! » - d’une pierre deux coups…

                    (Que voulez-vous ; c’est encore et c’est toujours cette satanée efficacité allemande qui jamais ne fait faux bon !)

                Alors : c’est bien ça ? Oui ? Non ?

     

                  Et pour finir, et sans honte, tellement l'impunité leur est garantie à tous, les partisans du Panthéon pour Simone Veil nous rappellent que cette dernière a été toute sa vie durant un soutien indéfectible à un état étranger qui répond du nom d’Israël : non contents d'avoir été une grande féministe, une grande européenne, une grande déportée (y en avait-il des petits ?), ses supporters croient nous convaincre de la nécessité de sa retraite au Panthéon sous prétexte qu'elle aurait été une grande israélienne.

    Là, les choses se gâtent sérieusement car enfin, un tel soutien mérite-t-il le Panthéon ? La réponse est d’une telle évidence depuis 1967 ! Il suffit de penser aux multiples résolutions de l’ONU et plus important encore : à la remise en cause dans le traitement des êtres humains de toute notion de droit, de justice et d’une morale humaniste par un régime et une politique dont il n’y a plus rien à sauver.  

    Toujours sur le même sujet, on pourra à loisir voir et revoir les images d'une Simone Veil somnolente, piquant du nez, le nez dans son assiette, chaque année, au dîner du CRIF, cette autre officine israélienne vindicative et insultante, pendant qu'à la tribune, ses dignitaires continuent de trainer la France dans la boue de l'antisémitisme, tout en sommant sa classe politique jusqu'au sommet de l'Etat, de se plier avant de rompre et de se soumettre aux desiderata israéliens : une humiliation dans le déshonneur d'une lâcheté sans nom car personne ne lèvera le petit doigt pour dénoncer ce hold-up de voyous : surtout pas Simone Veil.

    On ne se refait pas. Jamais.

    Disons les choses : ce soutien au CRIF et à Israël ne mérite rien, d’autant plus qu’il ne s’est jamais accompagné d’un mot, d’un seul, en faveur d’un peuple spolié, humilié, volé, martyrisé, maintenant vaincu, à genoux, silencieux qui répond du nom de Peuple palestinien.

     

                    Alors… toujours partisans d’une "Simone Veil au Panthéon" et qui plus est, après Voltaire, Rousseau, Jaurès, Marie Curie, Zola, Hugo, Jean Zay, Geneviève de Gaulle, Jean Moulin... ? Faits d’armes, de science, de philosophie, de littérature, de politique et autres exploits (1)…

    La question demeure et le "pour quoi" aussi.

    Après un "Aux grands hommes la patrie reconnaissante" inscrit sur le fronton de l'édifice Panthéon, d’aucuns pourraient arguer en faveur d’une sorte de « démocratisation » du droit d’entrée au Panthéon. Après Simone Veil, les caissières de chez Auchan ou de chez Casino - « Aux salariés payés au lance-pierres, la Grande distribution reconnaissance » -…ou bien les salariés licenciés à cinquante ans, condamnés à l’oisiveté et à la pauvreté ; merci la robotisation, les délocalisations et le mondialisme : « aux salariés sacrifiés, le grand Capital reconnaissant » …

    Oui, non ?

    Reste alors, "le fait du Prince" ; un Prince président enclin à penser par opportunisme politique qu’il aurait tout à gagner en autorisant un tel ou une telle à franchir le seuil de cette église maintenant républicaine et laïque (un nouveau concept) - « Aux hommes et femmes d’influence le Président et ses chances de ré-élection reconnaissants » ; puis, plus tard, une maîtresse, un beau-frère, une belle-sœur…

    Oui ? Non ? Comment ça ? Vous hésitez encore ?

     

                  Après l'Académie française qui a fait de Simone Veil une académicienne sans œuvre (un nouveau concept ?), aujourd'hui le Panthéon, c'est déjà et c'est encore rompre avec le sens à donner à toute prise de décision, qui plus est, émanant d'un Etat qui se doit de demeurer avisé et responsable en lieu et place d'un Etat capricieux et mal-avisé ; cette perte de sens et de cohérence marque l'érosion de l'idée, qui ne se décrète pas, d'excellence et de sacrifice puisque rien d'important ne peut être accompli sans ces deux prérequis.  

     

                  Mais alors : vendez-nous l’idée de Simone Veil au Panthéon  !

    Des arguments que diable !

    Si ! Si ! Vendez-nous l’idée de Simone Veil au Panthéon !!

    Tenez ! Dites-nous que ça ne nous coûtera pas un sou et que les frais seront pris en charge par la famille de la défunte…

    Vendez-nous l’idée de Simone Veil au Panthéon !!!

    Les caractéristiques, les avantages… à court, moyen et pourquoi pas, longs, très longs termes !

    Allez ! Vendez-nous l’idée de Simone Veil au Panthéon !!!

    Dites-nous, que nous tous dormirons mieux avec Simone Veil reposant au Panthéon plutôt qu’ailleurs ! Parce que le sommeil c’est pas rien non plus ! Et que Simone Veil au Panthéon c'est bon pour notre santé à tous !

    Mais dites quelque chose, de grâce ! Car c’est maintenant ou jamais ! Nous sommes tout ouïe ! Parlez !

    Vendez-nous l’idée de Simone Veil au Panthéon !!!!

     

     

    1 - "Simone Veil au Panthéon ?" après Voltaire, Rousseau, Jaurès, Marie Curie, Zola, Hugo, Jean Moulin ! Mais alors quid de Simone Veil ? Même si l'on doit en toute objectivité faire le constat suivant : depuis la fin de la seconde guerre mondiale, où trouver des candidats à une inhumation au Panthéon ? Dure dure la réponse ! "Simone Veil au Panthéon ?" A l'avenir, il faudra donc s'attendre à d'autres complaisance et "excentricités" de ce genre faute de candidats susceptibles de se hisser à la hauteur de la liste présentée au début de cette note. Quelques suggestions néanmoins pour ne pas désespérer : Charles de Gaulle, Picasso, Aimé Césaire, Pierre Boulez ; et puis aussi plus loin dans le passé : Simone Weil (la philosophe militante décédée en 1943) et Charles-Maurice de Talleyrand (diplomate décédé en 1838). Là, on reprend de la hauteur sans l'ombre d'un doute.

     

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    simone weil n'ira pas au panthéon, simone veil au panthéon emmanuel macron dit oui

                   Veil pour Weil, au prénom identique, c'est une autre figure qui s'impose sans l'ombre d'un doute : Simone Weil, ce double V doublement méritant.

    Agrégée de philosophie en 1931 à l’âge de 22 ans, Simone Weil aura tout sacrifié (santé, confort matériel, palmes et carrière académiques) à la vérité de l’existence et à son destin auquel elle n’aura pas cherché à échapper, s’y livrant tout entière. Ce petit bout de femme têtue et courageuse, décédée à Londres de la tuberculose après son départ de France au moment de l’arrivée des troupes allemandes, aura partagé le sort des ouvriers agricoles et celui des ouvriers de l’industrie automobile, chez Renault, comme fraiseuse, car à ses yeux : « Contempler le social, constitue une purification aussi efficace que se retirer du monde ».

    Elève d’Alain, admiratrice de Platon, de conviction révolutionnaire, très vite elle milita dans les rangs de l’extrême gauche. Elle a couru la révolution aussi longtemps que ses forces physiques le lui permettaient… en Espagne ; antistalinienne, en Russie.

    Issue d’un milieu cultivé, elle condamnait une culture ignorante de l’univers et du sacré sources de toute morale universelle. Très tôt, elle a considéré le « déracinement » des Peuples comme une calamité, la plus grave maladie morale d’un siècle de l’argent et de la marchandise, car ce déracinement abolit les devoirs de l’homme envers l’homme, encourageant une liberté sans spiritualité, une liberté vide et abstraite.

                   

               Agnostique, elle éprouvera ce qu’il est convenu d’appeler « la présence du Christ », à la fin des années 30. Les évangiles deviendront alors son livre de chevet. Profondeur rare d’une vie spirituelle intense, Pascal, Saint Jean de la Croix, sainte Thérèse de Lisieux succèderont à Platon.

               Toute son œuvre sert la prédiction suivante : le siècle qui est le nôtre sera non pas religieux mais… notre siècle sera celui de l’enracinement et de la spiritualité ou bien… il ne sera qu’un nouvel enfer sans purgatoire pour le plus grand nombre, et pas seulement pour les plus faibles d’entre nous.

                 Alors oui ! Cette Simone-là, cette Simone W... Weil-là... au Panthéon ? Mais oui ! Mille fois oui !

     

     

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