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Medias, désinformation et ré-information - Page 3

  • Sociologie ? Vous avez dit sociologie ?

     

                     Faisant suite à la publication  «Pourquoi les gens ne se mobilisent pas ?» (1) Entretien avec le sociologue F. Poupeau… A lire sur le site Autrefutur.net    

    Enfin la référence à un sociologue qui semble poser les bonnes questions et regarder là où il faut ! Analyse proche du réel, claire, déterminée !

    Ce qui nous change d’un Robert Castel et d’une vidéo en lien interne et sur plusieurs colonnes dont le discours de recherche (et de trouvailles ?) n’a vraiment pas de quoi fouetter un chat ni casser deux pattes à un canard ; une sociologie face à laquelle...si nous devons tenir compte de l’actualité d’un monde que nous sommes de moins en moins nombreux à habiter… Hollande et son gouvernement d'eunuques, la commission européenne, Wallstreet, la City, la Banque,  la CIA, l'axe occidentalo-sunnite (oui ! oui ! il existe !)... et tous les enfoirés de la terre avec eux, peuvent tous dormir tranquilles.

      

    *** 


                 Cours magistraux, conférences en veux-tu en voilà, recherches donnant lieu à des publications de chercheurs destinées à d’autres chercheurs, directeurs de thèse, professeurs, directeurs de recherche, d’études... dont le soutien est indispensable pour progresser dans la carrière (2) -,

    Jargon destiné à masquer le vide d'une pensée creuse parce qu'en panne ou bien pour mieux nous signifier à tous : «  De quoi j'me mêle ! Occupe-toi donc de ce qui ne te regarde pas ! »

    Phraséologie susceptible de rassurer ses pairs (il est bien des nôtres !), d'épater le bourgeois en mal de pseudo-réel ainsi que les militants d’une extrême gauche mondialiste anti-mondialisation (3), avant de faire hurler de rire mon cheval (fouette cocher !)...

    Ils vont leur petit bonhomme de chemin tous ces sociologues (4) dans le confort d'une notoriété confidentielle pour les uns, étendue pour les autres. Sans risque, loin des sujets brûlants d'une actualité à haute température et pour longtemps, ils dissertent sans talent, sans joie, sans enthousiasme, sans faim ni soif, un rien routiniers.          

              Et pendant ce temps qui n’a pas que son propre temps à perdre ni le nôtre, occupés, d'autres investissent des territoires périlleux, descendent dans la tranchée et font le "job" : ils se coltinent le réel, lieu de tous les risques, de tous les dangers et parfois aussi, lieu de tous les interdits et tous les refus, là où l’on ne vous remettra aucun palme pour l’avoir fait, là où il n’y a que des coups à prendre et là aussi où tous les coups sont permis de la part des détracteurs d’une lecture du réel qui donne le vertige :

    L’ignorant qui entend le rester coûte que coûte car toute remise en cause lui serait alors fatale sera sans pitié pour celui qui lui apportera une telle lecture du réel ; et les autres, ceux dont le flair ne doit rien à la race canine – faut bien dire qu’ils sont parents -, sentiront en une fraction de seconde l’imminence du danger qu’il y aurait à autoriser une telle lecture d’un réel qui n’est plus, entre leurs mains, qu’une fiction de conte de fées sans honneur et sans morale.

              Les chercheurs, tout comme les conseilleurs, n'étant manifestement pas les payeurs, les sociologues seraient bien avisés de cesser de « chercher en rond », tel un poisson rouge dans son bocal  et de s'occuper de "trouver pour le bien commun" des pistes susceptibles de conduire à des solutions dont pourrait bénéficier la communauté tout entière (5) car, si un bon et un vrai journaliste est un journaliste non pas mort mais au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre journal, de même un bon sociologue ne peut être qu’un sociologue sans employeur, et certainement pas l’Etat dont il devrait dépendre en dernier pour nourrir sa famille et partir en vacances.

     

    ***

     

               Qui donc éclatera le cul du réel ?

     

             Car, Aujourd'hui, la sociologie doit être un combat... un combat mené à trois - histoire et économie -, contre un mensonge de masse par omission sans précédent. Dans le cas contraire, la sociologie ne sera qu'une discipline de plus, avec la filière psycho, pour les recalés des Lettres et des Sciences. Une sociologie pour gestionnaires fonctionnarisés d'une carrière au CNRS, à l’EHESS et dans nos pauvres universités, avant le Collège de France - carrière sans éclats de voix et sans profit pour la communauté -, inutiles mais respectés par des pairs dont ils seront non pas les fils mais la copie conforme, en nouveaux clones ventriloques d'une vieille soumission : la soumission à la paresse et à la recherche d'une sécurité et d'un confort douillet propre à ceux qui auront mené  leur existence assis sur le cul des autres un peu à l'image des fauteuils qu'ils auront occupés toute leur vie durant, jusqu'à leur dernier avancement de carrière qui sera aussi leur dernier souffle, et le seul à leur portée puisque le seul dont ils pourraient être dignes.

    Aussi, qui aura suffisamment de temps à perdre pour se déplacer et recueillir leurs dernières paroles à eux tous ?

    Sollicités, il paraîtrait que même les prêtres et autres vampires de la conscience humaine, ne feront pas le voyage car, tous ces sociologues d'une conscience sans dents et sans poings, vieillards édentés et manchots, ne valent tout simplement pas la peine d'un tel déplacement.  

     

     

     

    ***

     

             Mais alors, qui fera la sociologie des sociologues ? Il y a vraiment urgence.

     

     

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                        Alain Soral... à propos de l'Islam : un opposant utile qui n'existe pas.

     

                              

                   Conflit de civilisation, mythe d'une Europe pacifiste, oppression économique, racialisation des crises : des pauvres se battent contre d'autres pauvres...

     

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    1 - Il faut le savoir : en France, il n'y a guère plus de 50 000 personnes déterminées à mourir debout tout en faisant face à ceux qui les exécuteront... et les exécutent chaque jour, en silence, jour après jour, dans une vie de chien ou le martyre, dans l'héroïsme et le sacrifice d'un voyage en RER à 5h30 du matin, rentré à 20h le soir, cinq jours par semaine, ou dans le retraité à 400 Euros par mois.

    Et aujourd'hui, il s'agit bien d'exécution. Aussi, tout le monde serre les fesses dans l'espoir d'être épargné.

    La dernière réforme du marché du travail validée par le MEDEF, trois syndicats, le PS et le gouvernement Hollande et toute la droite...montre si besoin était, que tous sont abandonnés.

     

    2 – Ne serait-ce que dans l’espoir d’échapper à une « carrière » dans des universités dépotoirs… et entrer au CNRS planqués et pénards, ainsi qu'à l'EHESS, Sciences-Po et autres écoles de la duplication sociale et professionnelle en une fraction d’un millième de seconde de notre ère numérisée ras la gueule.

     

    3 - Du moins, pour ce qu'il en reste ! Un "gauchisme" qui, au fil des ans, a conduit la gauche là où elle se trouve aujourd’hui : dans l’impasse, avec pour seule sortie un François Hollande  pour symboliser la mort de toute "Gauche de gouvernement" quelle qu'elle soit.

     

    4 - Sans rire, le plus sérieusement du monde, certains d'entre eux se disent libertaires, voire anarchistes, même s'ils n'oublient jamais de pointer tous les jours à l'Université ou dans des Ecoles à 15 OOO Euros par an de droit d'entrée avant d'en sortir repus, gavés et intellectuellement inopérants mais omniprésents. 

     

    5 – Même si les sociologues n'ont pas pour vocation de proposer des solutions et de conseiller les gouvernements, les chercheurs en sciences sociales ont le droit de se poser la question de l'utilité de leurs recherches ; utilité autre que celle destinée à favoriser leur carrière.

    En son temps, Edgar Morin a eu des choses à dire, sinon à dénoncer, à ce sujet.

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  • La vérité sur Bernard Lugan : une recension de Michel Drac


                                   

     

                   "Le corrompu", chef d’Etat ou non, n’est que l’effet d’une cause qui a pour nom « le corrupteur » ; à ne jamais s’en prendre aux corrupteurs, à ne mettre l’accent sur les corrompus seulement, c’est encore et c’est toujours le refus d’identifier les causes, le refus d’établir des responsabilités, le refus d’un jugement avisé et honnête ; un jugement factuel d’une dimension historique car fondé sur des faits et l’histoire.

    A ce sujet, force est de constater que Bernard Lugan, historien "africaniste", ne semble toujours pas être rentré dans cette histoire africaine dont il se réclame tant ; pour un historien, tous s’accorderont à dire que c’est plutôt navrant même si cet universitaire comme privé de recul historique, a la fâcheuse habitude de nous conter l’histoire  des vainqueurs du côté desquels il n’a de cesse de se ranger : les pays les plus développés, anciennes puissances coloniales.

    Pour cette raison qui en vaut bien d’autres, on peut dire que Bernard Lugan n’est pas un homme de recherche mais bien plutôt un homme d’opinions. Or, il se trouve que les opinions de ce Monsieur sont rarement les siennes mais bien plutôt celles de ceux qui l’ont précédé ; comme sur l’Apartheid qui nous vient du 17è siècle. Les opinions de Lugan sont aussi celles de sa famille politique : l’Action française - une idéologie du début du XXè siècle -, et puis…. de sa famille tout court : Bernard Lugan est le Fils d’un officier de marine installé au Maroc qu’il quittera en 1959 (1).

     

    Aussi, se reposer sur Lugan pour comprendre aujourd’hui l’Afrique et l’Africain, les Afrique et les Africains, c’est un peu comme demander à un Golden-boy de la City de nous parler des bienfaits du communiste ; une gageure.

                      Il n’en demeure pas moins que les opinions de Lugan ont tout à fait le droit d’être exprimées et d’être relayées à condition qu’elles le soient « contradictoirement » car, Lugan est à l’Afrique ce que Eric Zemmour est à la question (du moins pour ceux pour lesquelles c’en est une !) des Français issus de la colonisation et de l’immigration économique :  le récipiendaire d'un gigantesque coup de pied au cul reçu de ce Continent (le Maroc pour l’un, l’Algérie pour l’autre) ; coup de pied au cul qui les a propulsés aux antipodes d’une raison honnête ; une raison qui se méfierait comme de la peste de sa propre raison de penser ce qu'ils ne peuvent pas ne pas penser.

    Certes, tout ce petit monde pourra toujours trouver quelque consolation en nous rabâchant jusqu’à satiété que si la saloperie (coloniale celle-là !) n’avait rien à envier à celle qui, aujourd’hui, submerge et recouvre l'Afrique, on ne pourra pas longtemps leur contester à tous ces fils et filles de colons bavards et revanchards, le fait suivant : « … cette saloperie était tout de même plus compétente, efficace et efficiente sous l'ancien régime... (colonial s'entend) ; de plus, la corruption  n’était que d’ordre moral  (corruption des esprits dans le genre : « On est la race des Seigneurs et vous n’êtes que des nigauds ! ») et non matériel et financier !».............. là, c’est déjà moins sûr car il semblerait que cette efficacité économique toute blanche, ait été toute relative ; la France continentale en était le plus souvent de sa poche ; une France vache-à-lait d’une économie au service d’un Empire aux calculs de ses prix de revient (et à la facturation) plus que fantaisistes. 

                     Disons les choses : si la recherche de la vérité doit être le réel souci de ceux qui se penchent sur le berceau ou le cercueil (c’est au choix) de ce Continent qu’est l’Afrique - un continent traumatisé : traite négrière, colonialisme, apartheid, génocides, climats hostiles, archaïsmes ethniques, corruption des élites par les Multinationales, pillage de ses ressources -,  seule l’étude de l’action de ceux qui, Africains d’Afrique, ont tenté au péril de leur vie, de sortir leur pays d’une dépendance mortifère tant sur un plan humain que moral, tout en échouant, permettra de comprendre en toute lucidité, honnêteté et exhaustivité les véritables freins à une telle indépendance qui, soit dit en passant, n’est dans l’intérêt d’aucune de nos Multinationales : Jomo Kenyatta,  Ruben Um Nyobè,  Patrice Lumumba, Nasser, Mobutu, Kwame Nkrumah, Mehdi Ben Barka, Ben Bella, Amílcar Cabral, Nyerere, Thomas Sankara, Kadhafi ; et du côté des institutions :  OUA.

    Pour cette raison, prenant en compte les agissements et autres crimes de ces Multinationales qui sévissent sur un continent gorgé de pétrole et de diamants (corruption, trafic d’armes, assassinats, coups d’Etat) on préférera toujours l’expérience de ceux qui y  ont  laissé  leur vie dans ce combat en faveur d'un destin africain  dans la dignité et le respect, d’autant plus que… « Comprendre l’Afrique, les Africains et  les Afrique »  ne peut être que le fruit d’un travail pluridisciplinaire : sociologie, démographie, ethnologie, histoire des religions, histoire inter-continentale, économie, climatologie, psychologie, psychanalyse, médiologie…

    Un travail collectif  sans conflit d'intérêt et de revanche. 

                     Or, Bernard Lugan est prisonnier des défaites de sa famille politique et de son histoire familiale. Ce dialogue sur l’Afrique, c’est avec lui-même qu’il le conduit sous la forme d’un cours magistral devant une audience absente, amphithéâtre vide…

    Dans la recension de Michel Drac, nulle mention du « génie africain » ; aucune énumération des qualités propres à l’Afrique ; qualités sur lesquelles pourrait s’appuyer ce Continent maintenant globalisé sous la plume de Bernard Lugan : l’Africain serait donc un homme sans qualité et le Continent la station-service du moteur industriel  et technologique de l’Occident ?

    Quand on pense au salaire d’un pompiste…

    Rien sur le pillage des ressources non plus. Lugan semble développer une expertise centrée sur elle-même ; celle d’un occidental blanc, fils de colon faisant la leçon à l’Afrique du haut de sa condescendance ( et les chiffres et statistiques de l’ONU) et du bas de son impuissance à chasser de nos esprits le soupçon d’une démarche consistant à « inférioriser » l’Africain – « cet éternel grand enfant ! » - selon le principe suivant : « L’Afrique est bien trop importante pour le développement et le maintien de la prospérité de nos Multinationales pour être laissée aux Africains seuls».

    Lugan appelle de ses vœux un mode de développement spécifique à l’Afrique tout en oubliant de mentionner comment il compte contrer des Multinationales qui n’y ont aucun intérêt. Dans les faits, c’est l’Apartheid à une échelle continentale que Lugan cherche à nous vendre, encore et toujours : l’exception africaine sous la forme d’une marginalisation et d’une séparation propices à tous les abus et tous les vols et exploitations de toutes les ressources y compris humaines.

    Les Multinationales peuvent donc dormir tranquilles ; elles n’ont pas fini de se ruer sur une Afrique infantilisée dans son exception ; une Afrique sans défense ni conscience politique digne de ce nom ; une conscience libératrice d’énergie.

                      Pour résumer : suggérer "un modèle différent de développement pour l’Afrique ( CONTINENT AUX RESSOURCES NATURELLES INÉGALABLES) c’est vraiment se moquer du monde : ce continent fait l’objet de convoitises sans scrupules, d’une cruauté sans retenue de la part des Multinationales. L’Afrique doit trouver des solutions de le cadre de cette guerre qu’est la mondialisation. Elle n’a pas d'autre choix : combattre les Multinationales et des ONG qui n'ont de "non-gouvernementales" que le nom. 

     

                     Aussi, il est temps, vraiment temps, que Bernard Lugan suive des cours de géo-politique et d’économie moderne s’il souhaite être pris au sérieux un jour car cet historien ne sait pas, ne veut pas manifestement savoir dans quel monde interdépendant nous vivons tous ; et s’il lui arrive de savoir quelque chose, manifestement, il lui reste à comprendre enfin ce savoir qui peut être le sien, d'autant plus qu'avec cet ouvrage, il semblerait que la vérité soit tombée non pas sur l'Afrique mais bien plutôt sur son auteur. 

     

     

    1 - Si nous ne pensons tous la même chose c’est aussi et surtout parce que nous n’avons pas tous la même histoire. Il est donc important de savoir et de comprendre « d’où un tel ou une telle pense ».... cad : à partir de quelle histoire personnelle. A ce sujet on pourra se reporter au lien suivant : Affects-passions-politique-et-philosophie

     

    Pour prolonger, cliquezUne certaine idée de la Françafrique 

     

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  • Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ? - les congés payés du 20 juin 1936


                                                                   

     

                    Le Front populaire généralise les congés payés un mois après son arrivée au pouvoir. La loi est votée à l'unanimité par les députés le 11 juin 1936 et promulguée le 20 juin 1936. Elle prescrit un minimum de deux semaines de congés par an pour tous les salariés français liés à leur employeur par un contrat de travail.

     

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                "Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux !" Ray Ventura et ses Collégiens - 1938 - compositeur : Paul Misraki ; auteur : Andre Hornez

     

                Ils ne la souhaitaient  pas. Ils ne l’attendaient pas non plus.  Et puis, elle est arrivée.

    Nous sommes en 1938 ; il est question de faire la fête. Un an plus tard, le 1er septembre 1939, l'Allemagne envahit la Pologne ; le 3 septembre de la même année, la France et l'Angleterre (et d'autres menus fretins) déclarent la guerre à l’Allemagne.

    Il ne sera alors plus question de faire la fête ; on continuera de prendre des trains, certes ! mais ces trains auront d’autres destinations et les tenues vestimentaires d’autres coupes, d’autres couleurs ; les sacs à dos remplaceront les valises ; quant aux sourires sur les visages…

    Pensez donc ! Il n’est plus question de gagner les plages - nos beaux rivages ensoleillés - mais bien plutôt de se rendre dans l’Est et le Nord de la France.

    Des trains donc et des troupes aussi pour contrer l'avancée allemande même si - exode civil et militaire oblige ! - leur sort à tous sera scellé en quelques semaines.

     

                   Après les deux dernières détonations de Hiroshima et de Nagasaki et une guerre aux 62 millions de morts dont 40 millions de civils… cette guerre-là, ils ne l’ont pas voulue ; et ils l’ont eue quand même !

     

     

            "Quand on se promène au bord de l'eau" 1936  - Paroles de Julien Duvivier et Louis Poterat ; Musique de Maurice Yvan et Jean Sautreuil

     

    ***

     

                70 ans plus tard, on ne compte plus les Unes des journaux et des magazines et autres webzines qui brandissent la menace d’une 3è guerre mondiale ; guerre imminente, guerre à venir et qui ne manquera pas d'arriver, pour sûr !

    La guerre fait vendre... pas seulement des armes : des journaux aussi.

    Tous la prédisent et tout le monde l’attend cette troisième guerre mondiale (plus de 10 millions de réponse sur Google sur la recherche « troisième guerre mondiale) en la redoutant qu’à moitié… car au fond, tout au fond, tous savent que ça ne peut plus continuer...

     

                  "Continuer ? Mais... qu’est-ce qui ne peut plus continuer ?

                   - Mais... ça, tout ça !

                   - Tout ça quoi ?

                   - Cette saturation ! Cette pénurie ! Cette effervescence ! Cet essoufflement ! Cette vie sans Dieu ! Cette vie avec Dieu ! Toute cette technique ! Toute cette indigence ! Tout ce plein ! Tout ce vide ! Tous ces mensonges et toutes ces vérités qui ne peuvent plus nous être cachés !"

     

                  On l’attend donc ; on l’espère cette guerre ! D’aucuns comptent pouvoir se refaire une santé, d’autres nous faire oublier tout…  et d'autres encore tout aussi pressés de vivre que de mourir après des années sans queue ni tête, sans but ni direction : « Enfin quelque chose qui nous dépasse ! Quelque chose de plus grand que nous ! » s'écrieront-ils.

    Car la guerre nous dépasse toujours d’une tête, parfois de deux. On croit la faire cette guerre et c’est elle qui nous fait et qui nous la fait à l’envers aussi !

              Mais alors, Qu’est-ce qu’on attend pour faire la guerre et être heureux ? Oui, heureux et libérés d’un poids énorme, tous fatigués d’obéir, tous fatigués de subir, tous fatigués de désespérer ; et les autres, en grande difficulté face au réveil des consciences : "Ce qui est... n'est pas ! Vous vous rendez compte un peu ?!"

    Et puis, la faire cette guerre, n’est-ce pas le meilleur moyen de conjurer sa menace ?

    Regardez ! Si l’histoire nous est d’un enseignement quelconque, on n’aura pas manqué de noter ceci : vous ne la voulez pas cette guerre et elle vous tombe dessus : pas moyen d'en réchapper alors !

    Vous la désirez ardemment, vous la priez cette guerre et elle vous fait faux bond ! Zut alors !

    Aussi, autant la faire cette guerre car rien n’est plus dangereux que la frustration guerrière ; une frustration qui tape du pied, qui s’impatiente, qui enfle et enfle... enfle jusqu'à... 

     

               « Une 3è guerre mondiale, vous dites ? Mais il y a longtemps qu'elle a commencé.

                - Commencé ? Laquelle ?

                - Mais cette guerre qu'est le mondialisme... cette guerre faite à l'Europe, cette guerre contre les Etats nations, les salariés, la liberté !

               -  Mais non ! C'est pas ça ! Je pense à une troisième guerre mondiale sur le modèle de la deuxième.

              - Mais… entre qui et qui alors ?

                    -  Entre nous et eux, tiens pardi !

              -  Eux et nous ?

              -  Entre nous et eux qui dictent et commandent entourés de leurs troupes composées en majorité de ceux qui n’ont jamais cessé d’obéir ! Après tout, le soldat, c’est dans la vie civile qu’on le forme et qu’il fait ses classes. Toujours ! De tout temps ! Qu'est-ce que vous croyez !

               -  Vous avez raison. L'être humain, quand il obéit, est d'une laideur sans nom, en temps de guerre comme en temps de paix !"

     

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    Pour prolonger, cliquez : 3è guerre mondiale

     

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  • Louis de Funès : la réhabilitation

             

                    Acteur tantôt ignoré, tantôt décrié par la critique des années 60 et 70, souvent conspué par les cinéphiles de ces mêmes années autant pour ses films que pour ses rôles, mal aimé par tous ceux qui ont tourné avec lui - techniciens et réalisateurs inclus -, mais populaire chez tous les autres...

    A l'heure où Fernandel et Bourvil sont plongés dans l'oubli (leurs scénaristes, dialoguistes et réalisateurs avec eux), de Funès rayonne et trône. Télérama, le quotidien Le Monde... toute la presse rend hommage à cet acteur-onomatopée et mauvais mime ; un ouvrage lui tresse des lauriers ; la jeunesse ne tarit pas d’éloges à son sujet : oui, les jeunes aiment de Funès ! On évoque des « de Funès-party » jusque tard dans la nuit.

     

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                     Autre temps, autres mœurs : on a perdu Fernandel, Michel Simon, on nous imposera de Funès... de Funès auprès de Bourvil, avant de perdre ce dernier aussi. On a perdu l'homme de la rue, droit, réservé, honnête, plutôt généreux, un peu naïf par la force des choses… et pour toute consolation, on nous a servi un personnage sans qualité, cupide, inculte, arriviste, violent et accapareur, sans un seul regard critique de ceux qui le mettaient en scène, des scénaristes, des dialoguistes... dans des films sans point de vue, le plus souvent.

    En effet, on remarquera l'absence totale d'humour et d'auto-dérision, voire de distance, dans les personnages qu'incarne de Funès ; rien non plus dans son jeu d'acteur. Au cirque, chez les clowns, et pour peu qu'il ait pu y trouver une place - et rien n'est moins sûr -, de Funès ne serait non pas l'Auguste (personnage au nez rouge, loufoque, grotesque et attachant), mais le contre-pitre (celui qui ne comprend rien à rien), et pas n'importe lequel : un contre-pitre qui se prendrait alors - sans toutefois soupçonner un instant en lui cette supercherie -, pour le clown blanc (personnage digne, élégant, malicieux), et fatalement... pour cette grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf, et ce bien qu'il ne possède aucune des qualités de l'une ni de l'autre.

     

                      Fort d'un soutien populaire qui ne s'est jamais relâché, ce personnage égocentrique dont chacun de ses rôles est dépourvu de qualités humaines, fait donc aujourd'hui l'unanimité dans la presse cinéphilique comme dans l'édition et même chez France Culture.

    Ce qui frappe, c’est l’absence de regard critique chez tous les agents de ce qu’il faut bien appeler « la réhabilitation de Louis de Funès » ; tous n’ont pas de mots assez forts pour exprimer leur admiration pour cet acteur "génial" et de célébrer, un petit homme au visage ingrat, un personnage-archétypal sur-excité, mesquin, méprisant, avare, obtus, borné, envieux, impitoyable avec les faibles et docile avec les puissants.

            

                       Sans doute dupes de ce qui nous est donné à rire - même si, après tout, rien ne nous empêche de nous demander au détriment de qui et de quoi on rit -, célébrer aujourd’hui le cinéma d’un de Funès sans y jeter un regard critique, n’est-ce pas célébrer la loi du plus lâche face aux puissants ainsi que la loi du plus méchant face aux plus faibles ?  Car, à  y réfléchir de plus près : tout ce qui est mal n'est-il pas bon, et ne fait-il pas du bien ? Aussi, rire avec Louis de Funès, à défaut de rire de lui, n’est-ce pas rire de tout ce qu’on n’ose pas soi-même assumer car, tout ce qu’on a rêvé, de Funès ne l’a t-il pas fait ?

    Rire exutoire que ce rire-là ; rire du faible à propos d’un plus faible que lui. Belle revanche des vaincus ou des humiliés qui s’ignorent, heureux de l’être ! Et aujourd’hui encore, ce rire n'en finit pas de résonner, génération après génération… tocsin de l'âme... âme funès-te pour une société humaine en décomposition.

    Malheur aux vaincus !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Cinéma... de salle en salle

     

     

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  • Penser l'éducation aujourd'hui avec la SCOP "Le Pavé"

     

     

     

    Le mensonge de l'ascension sociale

    30% d'ouvriers en france : 1% à l'université.

    L'école et la démocratisation des savoirs ou la démocratisation des élites ?

    Condorcet contre Lepeletier de Saint-Fargeau

    Mais alors... fallait-il empêcher les riches d'apprendre plus vite que les pauvres ?

     

    Une histoire de l'Education.

     

     

               Conférence gesticulée : un témoignage de  Franck Lepage*,  fondateurde la SCOP Le pavé,  coopérative d'éducation populaire (c'est ICI).

     

     

     

    SCOP Le Pavé - organisme de formation agréé ( oui, oui, sans rire !)

     

    INSTRUIRE POUR REVOLTER

     

     

                  "... parce qu’il nous semble essentiel et urgent de réhabiliter l’éducation populaire, à la fois comme enjeu d’éducation politique et de transformation sociale, et comme méthode d’intervention...

    ... parce qu’il y a un déficit de transmission et d’éducation... partons de témoignages, réapprenons à écouter les cultures politiques des uns et des autres, prenons conscience de l’urgence de réponses collectives...

    Parce qu’il faut du temps pour établir la confiance, s’entendre sur les mots, analyser les pratiques, repérer les contradictions, construire du sens...

    Parce que nous voulons que les « agents » (re)deviennent des « acteurs » qui ont tous une histoire qui a produit leurs représentations, qui a façonné leurs valeurs, nous proposons un travail sur les « histoires de vie », comme éléments d’éclairage des pratiques et des postures professionnelles.

    Partageons et colportons ce que chacun sait des manières de résister à la domination capitaliste en créant une encyclopédie populaire sous la forme de conférences gesticulées,  une encyclopédie critique de notre société : le site de l’Université gesticulante ici. et ici aussi les conferenciersgesticulants.com. "

                          

     

              La Culture en france  de Christiane Faure au PS-Jack Lang en passant par Malraux

     

     Une autre histoire de la culture, celle d'une "Education Populaire dont ils n'ont pas voulue !"    

     

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    Le site de la SCOP Le Pavé : http://www.scoplepave.org/

     

    * Franck LEPAGE

    • Chargé de la culture à la fédération française des MJC
    • Chargé de recherche à l’institut National de la Jeunesse et de l’Education populaire, chargé de l’offre publique de réflexion sur l’éducation populaire auprès de la ministre de la jeunesse et des sports. (Documentation française)
    • Rédacteur du livre noir de l’animation socioculturelle. Collectif CGT USPAOC. Publication L’Harmattan
    • Expert Jeunesse auprès de l’Organisation Internationale de la Francophonie.
    • Auteur d’un ouvrage sur les politiques jeunesses dans cinq pays émergents de l’Europe centrale et orientale (Publication OIF) et d’une étude sur l’évaluation des programmes jeunesse de l’OIF en lien avec les Objectifs du millénaire pour le développement (ONU)
    • Franck Lepage a quitté la SCOP Le Pavé en Avril 2012 pour se consacrer entièrement à l’accompagnement des conférences gesticulées. Son travail reste en lien avec le Pavé et le réseau des quatre coopératives d’éducation populaire : "la grenaille".

     

    __________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Franck Lepage : les conférences

     

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  • De la marche des Beurs à SOS racisme : une histoire inédite...

     

    Manipulation, rejet, condescendance et exploitation

    ou quand cette marche pour l'égalité, marche fraternelle, se transforme entre les mains de SOS Racisme en une campagne de culpabilisation de tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Français dit " de souche" : opposition frontale et division manichéenne et machiavélique du corps social entre racistes et anti-racistes 20 années durant.


    Farida Belghoul rencontre E&R (1/2) par ERTV

     


                    "À la fin de l'année 1983, suite aux incidents de l'été entre des jeunes de la banlieue lyonnaise et la police, se déroulait la « Marche pour l'égalité et contre le racisme », plus connue sous le nom de "Marche des Beurs"...

     


    Farida Belghoul rencontre E&R (2/2) par ERTV

     


                 "L'année suivante, une jeune femme du nom de Farida Belghoul organisait une seconde marche : « Convergence 84 ». Vingt-neuf ans plus tard, elle livre sa version de l'histoire, qui diffère radicalement du roman antiraciste officiel."

     


              Conférence d’Alain Soral, Farida Belghoul et Mathias Cardet à l’issue de la projection du documentaire : « De l’antiracisme à Égalité & Réconciliation : rencontre avec Farida Belghoul » par ERTV

     


                             

     

                   (à la 30e minute, une analyse percutante de l'anti-racisme à la sauce PS et de l'instrumentalisation des minorités ; à 1h.05  un plaidoyer vibrant pour le vivre-ensemble)

     

     

     

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  • Exhibit B : quand la représentation du racisme se prend pour de l'anti-racisme

     

    Si l'enfer est pavé de bonnes intentions, il semblerait que le l'anti-racisme le soit aussi.

     

    Interdite à Londres, l'exposition-installation itinérante du Sud-Africain blanc Brett Bailey. Exhibit B  - une série de douze tableaux-performances représentant des scènes de l’histoire coloniale et postcoloniale -, destinée en priorité à un public "blanc" (selon les dires de l'artiste), défraie la chronique ; l'artiste est accusé de remettre au goût du jour les zoos humains (1)de l'époque coloniale : le dernier zoo humains date de 1958 ; il s'est tenu en Belgique.

    Bailey souhaite choquer un public blanc ; or, ce public n'a pas pipé mot et les associations anti-racistes non plus - LICRA (2) et LDH -, dans lesquelles on peinera à trouver, il est vrai, un Noir, un seul.

    Le CRAN (3) prépare une contre exposition en novembre qui aura pour titre : Exhibit White

     


                    A notera que tous les invités blancs soutiennent l'exposition ; tous rejettent les arguments de l'artiste noire BAMS... il est vrai que le Blanc sera toujours tenté de dire aux Noirs qu'il sait mieux qu'eux ce qui est bon pour eux : le paternalisme colonial a la vie dure !

                       

                La mobilisation contre l'exposition ne s'est fait pas attendre. Forte d'une pétition qui a recueilli 20 000 signatures, Le collectif contre Exhibit B composé d'artistes, a déposé un référé. En vain. L'exposition sera maintenue.

               Sans doute, existait-il une solution : intégrer à l'exposition ce collectif qui aurait été à même d'intervenir auprès du public pour exposer ses griefs ; leur présence aurait alors fait partie intégrante de l'exposition.

     

                 Les griefs de ce Collectif sont les suivants :

     

    - Instrumentalisation du corps noir, un noir muet, qui renforce les stéréotypes raciaux.

    - Jamais l'oppresseur n'est exposé.

    - Pas de représentation de la résistance et des luttes du "mouvement Noir".
    - Le Noir est seulement présenté dans une position de victime... éternellement.

    - Aucune mention de la spécificité du racisme anti-noir, à savoir la négro-phobie.

     

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               Dans cette vidéo, les opposants à l'exposition répondent à la LICRA et aux médias qui les ont caricaturés tout en les présentant comme des extrémistes ; avec cette "diabolisation" des opposants à l'exposition, c'est encore une fois, une minorité - après les Musulmans -, à laquelle on refuse le droit à la controverse et à l'antagonisme à grand renfort de CRS : "Allez ! Circulez, y'a rien à voir !"

     

    1 - Les expositions coloniales furent organisées au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle dans les pays européens. Elles avaient pour but de montrer aux habitants de la Métropole les différentes facettes des colonies. Les expositions coloniales donnaient lieu à des reconstitutions spectaculaires des environnements naturels et des monuments d'Afrique, d'Asie ou d'Océanie.

    La mise en situation d'habitants des colonies, souvent déplacés de force, les fera qualifier dans les années 2000 de zoos humains.

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    Exposition coloniale : Belgique, 1958 ; une fillette de 6 ans est "exposée" dans un enclos ; les visiteurs la nourrissent au passage, comme au zoo, les animaux.

    Comment une ethnie, un continent, peuvent-ils "se remettre" d'une telle exposition et d'une telle représentation ? Et nous de nous en défaire ?
    Combien d'années, de décennies... cela demande ?

     

    2- "Exhibit B, est au centre d’une controverse qui a pris une forme inadmissible" : il reviendrait donc à la Licra de juger du bien-fondé d'une controverse ?

     

    3 - le CRAN demande à être reçu par la ministre de la culture afin qu'un audit soit réalisé sur la représentation des Noirs dans le monde de la culture.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Contre Exhibit B - la conférence de presse

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  • Pour vos vacances, une idée à un prix imbattable !

     

     

    N'attendez plus !

    RESTEZ CHEZ VOUS !

     

     

            On nous invite à changer d'air, de pays ; on nous parle d'évasion. Sommes-nous des forçats pour chercher à fuir ?

      

            Dans les premières années qui ont suivi son divorce, une boulimie de voyages s'est emparée d'elle ; voyages en couple ou bien, avec les copines, en célibataires enjouées et hilares ; destinations bon marché pour une semaine, voire deux, à l'hôtel... parfois le Club quand ses moyens le lui permettaient, mais toujours dans des lieux sans risques, des lieux privés de rencontres et d'enseignements inattendus.

    Touriste à bagage unique et léger donc, aux allers-retours multiples ! Jusqu'au jour où une lassitude énorme est venue mettre fin à ses envies de voyage : elle ne supportait plus les aéroports, les retards, l'attente dans les salles de transit, les sourires imbéciles à la réception des hôtels, les taxis et les chameliers racketteurs : harassement de la mendicité sous le couvert d'un commerce hasardeux et si peu convaincant dans sa pratique.

     

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              Le soleil et l'argent, encore le soleil et toujours l'argent ! Pas d'argent pas de sourire, et pour un peu, pas de soleil. Dans les rues, on ne voit rien - comprenez : on ne peut rien évaluer -, puisque rien ne nous est expliqué ; et si d'aventure des autochtones lettrés et avisés devaient proposer leur service... nul doute ! le mensonge serait au rendez-vous : ils nous diraient ce qu'ils pensent devoir nous faire entendre, qui n'est, dans leur esprit, que ce que l'on souhaite s'entendre dire.

    Et l'eau que l'on peut tantôt boire, tantôt ne pas boire, et sous aucun prétexte ; de même pour la nourriture !

    Et encore le soleil et la chaleur qui n'en finissent pas de vous aveugler, de vous ramollir physiquement et mentalement ; une fatigue épouvantable en fin de journée quand on regagne son hôtel non loin d'un bidonville qu'on tentera de nous cacher, jusqu'au jour où l'on trouvera bien des volontaires zélés pour y parcourir, entre deux monticules de détritus, les sentiers nauséeux et purulents d'une misère ensoleillée : la curiosité n'a pas de prix puisqu'elle passe après l'ignorance de ceux qui ne soupçonnent pas un instant qu'ils puissent l'être, ignorants et obscènes.

     

              Si on renonce à tout, et pour occuper nos journées, on disposera d'une piscine et d'un transat, ou bien un hamac, derrière une clôture, du matin au soir, avec le petit personnel, prisonnier tout comme nous et dont l'occupation principale consistera à changer nos draps, à vider nos poubelles, à lustrer nos lavabos, baignoires et toilettes, et ce pour notre plus grand confort et notre plus grand bonheur, jusqu'au moment où l'on ne supporte plus leur présence, témoignage embarrassant d'une relation impossible de nous à eux sinon dans le mensonge, l'assujettissement, et encore le mensonge de tous ces visages qui mentent, même réjouis, même hilares ou bien, indifférents.

    Quant au nôtre de visage face aux leurs, c'est déjà un départ dans quelques jours, et c'est aussi un rien qu'on aura laissé derrière nous et qu'on aura pris d'eux, sans oublier l’inévitable sentiment d'être allés jouer les riches chez les pauvres.

    Un tel déséquilibre rend tout rapport impossible en l’état ; même la sincérité, la bonté vraies nous sont tout aussi insupportables car, quoiqu'il arrive, on ne sera jamais à la hauteur : on ne pourra jamais rendre la pareille. Et tous les parfums, les senteurs et les couleurs n'y changeront rien : quelque chose a été saisi et ce saisissement nous empêche d'en saisir davantage.

    Culpabilité accablante : on s’est fourvoyés dans un lieu qui n‘en est pas un.

     

    ***

     

           Au retour, le sentiment de n'avoir rencontré personne sinon des êtres interchangeables à souhait, tels des voisins de palier, des collègues de bureau : là d'où l'on vient.

    Être parti si loin pour retrouver les mêmes, bavards et suffisants ! Décidément, on mérite beaucoup mieux et ce mieux indisponible, on ira le chercher chez soi, là où l'on nous épargnera le pire : la bêtise et la honte.

    C'est déjà pas si mal.

     

     

    Extrait du titre : "La consolation" - chapitre 5 - copyright Serge ULESKI

     

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    Les vacances de Monsieur Hulot - Jacques Tati

    Un contre modèle ?

     


    Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI en littérature

     

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  • Qui sauvera Elisabeth Lévy et le magazine Causeur ?

    causeur weinstein et élisabeth lévy, l'amour après weinstein 

                           Tenter de faire le buzz encore et encore pour vendre du papier ! Tenter d'exister aussi !

    Cette une de Causeur avec l'association "amour-weinstein" c'est, non pas une gifle, mais un véritable coup de poing porté au visage de toutes les victimes de ce violeur multirécidiviste qui répond du nom de "weinstein" ainsi qu'à l'institution judiciaire. 

    Il est vrai qu'il n'y a pas mieux qu'une femme pour cracher au visage d'une autre femme ; tous les hommes le savent. E. Lévy porte haut, très haut le flambeau de cette absence de solidarité !  Cela fait des mois que la rédaction de Causeur ne digère pas que "son weinstein" (?!) ait pu être inquiété ; idem avec DSK  en son temps, et Polanski plus récemment.

    Apologie des violeurs quand ces derniers font partie de la famille ? Jusqu'où peut aller la solidarité communautaire ?
    Rappelons que cette solidarité-là est purement dégueulasse ; elle est à gerber. On le savait. Causeur ne cesse de le confirmer.

                          Ceux qui ont aussi suivi "l'affaire weinstein" sur Causeur.fr, ont pu être amenés à penser qu'il y aurait chez E. Levy comme le regret de ne pas avoir été une femme harcelée, ou pire encore. Dans tous les cas, il y a chez cette femme comme une inclinaison malsaine (morbide ?) dans sa défense quasi systématique de l'homme au masculin contre... entre autres, les féministes, même si Causeur condamne le voile musulman ; mais là, c’est pour la bonne cause : la haine de l’Arabe, du Musulman et fatalement, de ces mêmes "Français-palestiniens par solidarité" - 
    E. Lévy est pourtant d'origine algérienne : cherchez l'erreur !

    Décidément, on lit dans Causeur comme dans un livre ouvert ; le livre qui nous conterait l’histoire d’une déchéance morale au détriment d’un humanisme dont la communauté auquelle E. Lévy appartient ( ou croit appartenir) a pourtant pu au cours de l’histoire déplorer trop souvent la tragique absence.

                       Certes, Dieu qui voit et sait tout, n’a sauvé et ne sauvera personne. Et pour cause...

     

                      Avec ce parti pris récurrent mois après mois, avec ce soutien subliminal aux violeurs - pas un mot pour leurs victimes, jamais ! -, au nom d’une solidarité communautaire abjecte évoquée plus haut, chez E. Lévy, s’agirait-il aussi d’une sorte de compassion de la non-victime pour celui dont elle regrette qu'il n'ait pas été son bourreau ? Une sorte de "syndrome de Stockholm" d'un nouveau genre, plus tordu et plus pathétique encore ? Le regret de n'avoir pas été en situation de vivre ce syndrome ?  

    Année après année, le "cas E. Lévy" s'aggrave. Assurément. 


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    Pour prolonger, cliquez : La veulerie analytique chez Causeur

     

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  • 1942-2018 : de la rafle du Vél d’Hiv à la "Grande marche pour le retour " des Palestiniens.

     

                  Rafle du Vél d’Hiv : entre les  et  plus de 13 000 Juifs (majoritairement étrangers), dont près d'un tiers étaient des enfants, ont été arrêtées pour être déportés : moins d'une centaine reviendront.

     

    1942-2014 : de la rafle du Vél d’Hiv à l’opération « Bordure protectrice » contre Gaza

                        Rafle du Vél d'Hiv - Palestine... c’est bien de la même indifférence qu’il est question vis-à-vis du sort injuste et cruel fait aux Palestiniens

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                       Pour sûr, à la hauteur de son martyre, un Peuple l’aura été ! Le Peuple Palestinien, alors que son calvaire perdure sans espoir d’en connaître un jour la fin sinon dans la résignation mais au prix de son humanité car en face, l’intention est bien d’en faire un Peuple d’esclaves à défaut de pouvoir le faire disparaître.

    Quant au martyre juif... ses porte-parole auto-proclamés ici en France, ont conduit une génération de Français issus de cette communauté à la déshumanisation tranquille et sereine de plusieurs millions d'êtres humains qui n'ont qu'un droit et qu'un devoir : aller voir ailleurs si ça se fait d'être palestiniens en Palestine : occupation, vol de la terre, humiliation, exploitation d'une main oeuvre corvéable à merci, bombardements civils et assassinats (sans oublier le sort qui est réservé ici, en France, à ceux qui souhaitent mettre en face de leurs responsabilités morale et historique les " leaders d'opinion juifs" omniprésents dans les médias en pure perte pour notre humanité ); or, il se pourrait bien que cette génération soit en passe d’occuper la dernière des places sur un plan éthique, humain et moral ; une génération libre jusqu’à l’impunité, libre mais sans excuse car...

    Elle savait tout cette génération ! Elle avait entre 20 et 35 ans et elle savait tout et elle a tout accepté jurqu'à tout désirer, le mors aux dents, sans grimace, sans regrets et sans remords... imperturbable.

                       Que ceux qui s’interrogent encore à propos de l’indifférence qui a accompagné cette rafle du Vél d'Hiv, ne cherchent plus de réponses car c’est bien de la même indifférence qu’il est question vis-à-vis du sort injuste et cruel fait aux Palestiniens, à cette nuance près néanmoins : le sort des palestinien est une cause entendue mondialement depuis 50 ans ; la rafle de juillet 42 n’a offert qu’une dizaine de minutes à tout un chacun pour prendre une décision : s’y opposer, secourir ou bien regarder ailleurs.

                        La morale est ironique, autant que l’histoire et son balancier ; et la vérité de soi et sur soi, est toujours aussi cruelle qu’insupportable et pourtant, elle est le plus souvent, la même pour tout le monde ; c'est sans doute la raison pour laquelle "Dieu" n'a sauvé, ne sauve et ne sauvera personne. Et pour cause !

     

     
     1 - A propos de "La grande marche", cliquez ICI
     
    2 - A propos de la "rafle du Vél d'Hiv, cliquez
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