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Medias, désinformation et ré-information - Page 3

  • Il était une fois un lundi 19 février 2019 place de la République...

     

                 Il n' y a pas plus - dans le sens "davantage" - d'antisémitisme qu'il n'y a de racisme, de haine de classe, de haine du club de foot adverse ( des centaines d'agressions tous les week-end, de haine des médias envers tous ceux qui refusent de se contenter de ce qu'on veut bien leur donner, haine de la classe politique pour ceux qui mettent en danger leurs plans de carrières, haine du monde des affaires pour les salariés qui n'acceptent pas les salaires obscènes qui leur sont versés... dans un contexte général de corruption (la France classée au 9è rang mondial) et d'une démocratie soi-disant représentative, une démocratie croupion (27è rang mondial)... 

    La haine est partout dans un monde dominé par un manque de solidarité et de compassion toujours plus patent que des politiques criantes d’injustices viennent sans cesse renforcer.

    La haine, encore et toujours la haine dans un monde qui n'a qu'un message à faire entendre : "Mort aux plus faibles et aux vaincus qui n'ont que ce qu'ils méritent !"

    Certes, certaines haines sont plus instrumentalisées que d'autres car plus propices à une instrumentalisation politiquement très rentable...

    N'empêche...

     

                 "Médias, classe politique et économique, show-business" maintenant indissociables, ainsi que les associations communautaires et religieuses… ce lundi 19 février 2019 à 19h, à une ou deux exceptions près, ce sont tous les organisateurs, maîtres d'oeuvre, de cette haine qui se sont réunis Place de la République ;  tous occupés à allumer les mèches de toutes les haines.

    Un monde décidément infréquentable ! Car, si l'émotion est le pire des mensonges quand il s'agit d'éclairer la vérité... on aura noté que toutes les Institutions étaient présentes ce soir-là, place de la République : de l’Assemblée nationale au Conseil d’Etat (en passant par Matignon, l'Elysée, le Sénat, le Conseil constitutionnel…). Or, nous sommes aussi et surtout en pleine crise institutionnelle en ricochet d'une crise majeure de type constitutionnelle avec pour conséquence une ultime remise en cause de tous ceux qui occupent ces lieux ; tous sans exception n’ont plus aucune légitimité ni autorité. Aussi, on peut déjà prédire que demain sera comme hier...

                   Mais l'important n'était-il pas de participer, d'y être vus sur cette place ce soir-là .... un 19 février 2019 ?

     

    place de la république le 19 février 2019, rassemblement contre l'anti-sémitisme

                            Place de la République pendant la canicule de 2013 - parents et enfants viennent y chercher un peu de fraîcheur

                                                  

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  • Penser l'Empire aujourd'hui avec Alain Soral

     
                             

     


    Comprendre l'Empire  aux Editions Blanche

    (Vidéo 2011)

     

     ***

     

    Comprendre_l_empire.jpg


                    Détricoter le roman national, à la mémoire hémiplégique, et plus largement, le roman occidental tout aussi lacunaire et fictionnel… du christianisme aux Lumières, de la Révolution française jusqu’au terminus bancaire, convoquant à la barre Marx , Engels, Michéa, Orwell, Sorel, Proudhon, Weber, les Pères de l’Eglise, Wall Street, la City et la FED, violences et mépris social… telle est la vision du monde qu'Alain Soral nomme Empire.

    C'est une exposition au déroulement implacable qui nous est proposé avec "Comprendre l'Empire" ; exposition d’une histoire qui nous est commune à tous, où que nous nous situions… acteurs, ou bien spectateurs, ou bien encore victimes abasourdis… histoire de ceux qui nous ont précédés, histoire d’aujourd’hui, et pour ce qui est de demain... histoire destinée à ceux qui possèdent une excellente mémoire de l’avenir : les esprits clairvoyants.

    De la Famille au clan à la tribu pour culminer avec la Nation et le contrat social jusqu’aux nouveaux réseaux au service des lobbies marchands et ethno-confessionnels, sans oublier les mafias policées ou pas (drogue et prostitution contre le complexe militaro-industriel et les cols blancs de la finance ; mafia calabraise contre Loge P2), comme autant de mensonges d’une République dite démocratique, structure combattante de l’Empire - en effet, 1% est le taux incompressible de la population qui a toujours commandé à la masse -, ... nul doute, le prolétariat du XIXe siècle et sa misère sont bien l’incarnation de la trahison de la bourgeoisie.
     
                   Peuple qui assume le principe de réalité - salaires "plancher" : exploitation et servitude ! Peuple  parmi lequel on comptera des penseurs autodidactes opposés au ralliement au libéralisme mondialisé avec son Capital coupé de toute attache géographique et morale de soi-disant "libertaires révolutionnaires" né en 1968  ; un Capital maintenant nomade : finies les cultures enracinées et les perspectives historiques ! L’hyperclasse et ses VIP condamnent les salariés à la précarité...

    Arrivent alors Canal+, les bobos et la gaudriole branchée, cache-misère d’une humanité souffrante et vaincue ; le RMI puis le RSA pour toute consolation. Puis la liquidation de la classe moyenne non salariée (artisans, commerçants, petits patrons, travailleurs indépendants), et du métier de journaliste par la même occasion ; métier perverti, avili par une démocratie d’Argent et de Marché ; les derniers journaux indépendants de qualité seront liquidés et remplacés par le divertissement et des pseudos-intellectuels-animateurs au service d’une propagande de masse, une fois la trahison des clercs consommée et digérée, la chasse tirée… avec la domination par la séduction : une seule liberté est accordée et encouragée : consommer. Et dans un tel environnement, les idiots utiles sont légion : prostitution morale et intellectuelle, en veux-tu en voilà ! Argent, honneurs, sexe…


    Car... seuls restent en place les kapos, les collabos, les soumis et les imbéciles d'un réseau culturo-mondain comme horizon indépassable de notre temps qui annonce le règne de l’empathie affective - émotion et désir au fin de détruire chez l’individu toute capacité analytique et critique -, et signe la mort du logos : plus de chaîne causale ; destruction du sens.

    Pour les insoumis, pour ceux qui souhaiteront tenir tête, en revanche, ce sera... chantages au fascisme, au racisme, à l’antisémitisme… la fin justifiant les moyens ; sentences équivalentes à une mort professionnelle et sociale certaines de réfractaires ruinés et jetés à la rue par des procès sans nombre.
     
                                                                                   ***

     


                                         


     
                  Solitude-dépression-consommation à l’Ouest ; chaos, guerres et misère au Sud ; fatalement la question suivante surgit : d’un de Gaulle patriote et cultivé à un Sarkozy sans morale, sans frontières et inculte, que nous est-il donc arrivé ?
    Liquidation de l’héritage du CNR (Conseil National de la Résistance) : jamais plus la classe politique ne s’occupera d’économie !


    La Banque au pouvoir avec Pompidou et Giscard !


    Immigration-isme… stratégie de dumping social de la droite patronale, chantage à l’extrême-droite sur quiconque remet en cause cette stratégie.


    Mai 81 et l’expulsion de la classe ouvrière. Liquidation du PCF.


    Collaboration et colonialisme… culpabilisation à outrance : la haine du peuple est consommée ; un peuple, celui de la France, dont on exige qu'il baisse la tête ; mais aussi,  un Peuple qui n’en pense pas moins.
     
                                                                                 ***
     
                   Voici maintenant le traité de Maastricht pour une destruction méthodique des 3 piliers que sont l’économie, la morale et le social.


    Identité nationale niée mais... « danger de l’Islam » et des banlieues, un ministre de l’intérieur en soutien, bientôt Président, pour faire monter la mayonnaise, le tout relayé par un dispositif fait d’argent, de médias et de réseaux. Une élection sera gagnée sur une campagne parodiant celle du FN jusqu’à la venue d’une Carla Bruni courtisane bobo. Mariage idéal : vulgarité et inculture précéderont l’instauration d’un libéralisme sécuritaire, servile envers les puissants prédateurs financiers et impitoyable envers le monde du travail.

    Et la Banque ! Encore la Banque ! Et quand ça tourne mal et qu'il lui faut faire la manche… eh bien, les Etats et toute la classe politique avec eux, comme un seul homme, comme une seule force … enfin retrouvée, n’hésitent pas : on lui remplit les poches, même trouées.
     
                  Mondialisation contre mondialisme : échanges équilibrés et contrôlés contre la guerre économique planétaire et permanente de tous contre tous, quiconque refuse de se soumettre à l’idéologie finalement totalitaire et belliqueuse de la mise sous tutelle de l’humanité entière est expulsé du champ social, politique et médiatique.
     
                  Et Alain Soral de conclure "....Aujourd’hui, ce Nouvel Ordre Mondial exige de la gauche comme de la droite qui lui soient remis les pleins pouvoirs… " Gauche et droite qui ne se feront pas prier (Strauss-Khan, Sarkozy)... avant d'ajouter : "... le monde occidental est face à un choix : la soumission totale ou la révolte."
     
                L'année 2012 installera-t-elle la dictature de l’Empire ou bien, marquera-t-elle le début de son démantèlement ?
     
    _________________


     
     - Que ce soit le silence médiatique qui accueille ce nouvel opus d’Alain Soral "Comprendre l'Empire" ne surprendra sans doute personne car, qui aujourd’hui dans les médias, pourra en toute conscience saluer le travail effectué par cet auteur : celui d'une synthèse qui attendra longtemps encore sa réfutation ?

    - Rectificatif concernant l'affaire Dreyfus et le compte-rendu qu'Alain Soral souhaite nous faire dans son ouvrage : l’arrêt de 1906 de la Cour de cassation qui innocente et réhabilite définitivement Dreyfus ne marque pas "la victoire de l’argent sur la noblesse et l’esprit aristocratique" mais bien plutôt la victoire de la vérité sur le mensonge et la corruption d'une élite atteinte d'une dégénérescence morale et civique  ainsi que la victoire contre l’antisémitisme car Dreyfus n'aurait jamais été inquiété s'il n'avait pas été juif.

     

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  • Antisémitisme et bouc-émissaire politique : l'arme fatale de tous les Présidents en difficulté, de Mitterrand à Macron

       

    antisémitisme mitterrand

     

                    Il n' y a pas plussss - dans le sens de "davantage" - d'antisémitisme qu'il n'y a de racisme, de haine de classe, haine du club de foot adverse, haine des médias, haine de la classe politique, haine du monde des affaires qui, eux tous, nous le rendent bien. 

    La haine est partout dans un monde dominé par un manque de solidarité et de compassion toujours plus patent ; un monde qui n'a qu'un message à faire entendre : "Mort aux plus faibles et aux vaincus qui n'ont que ce qu'ils méritent !"

    Certes, certaines haines sont plus instrumentalisées que d'autres car plus propices à une instrumentalisation politiquement très rentable...

    N'empêche...

     

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    castaner instrumentalisation de l'antisémitisme auprès des gilets jaunes

                         L'instrumentalisation de l'anti-sémitisme par l'Elysée a commencé ; ou bien plutôt "a re-commencé" devrait-on écrire car c'est un fait maintenant avéré : lorsque le locataire de l'Elysée est en difficulté, l’ennemi politique du moment devient alors le bouc-émissaire d'un procès en anti-sémitisme destiné bien évidemment à le discréditer moralement à défaut de pouvoir le faire politiquement.

     

    Frédéric Potier, délégué inter-ministériel, est chargé d'orchestrer cette instrumentalisation  ; le bouc-émissaire de cette campagne a pour nom devinez qui, devinez quoi !? Les Gilets Jaunes, bien évidemment !

     

    gilets jaunes et antisémitisme

     

    Le porte-parole de l’UEJF ( syndicat d'étudiants juifs, une officine israélienne chargée de rappeler aux Français juifs qu'ils sont d'abord juifs avant d'être français, et en tant que Juifs, ils doivent un soutien indéfectible à Israël, un pays étranger hors-la-loi  - faut-il le rappeler !) est venue prêter main forte à la campagne calomnieuse de l'Elysée dès le premier jour.

    Delphine Horvilleur, femme rabbin du Mouvement juif libéral de France, emboîte le pas : chez elle, l'amalgame "Gilets jaunes = antisémitisme"  sera sans réserve...

    Pierre-François Veil, fils de Simone Veil, s’inquiète d’une potentielle montée en puissance des actes antisémites avec les manifestations Gilets Jaunes (???)...

    De même, Emmanuelle Wargon du ministère de l'écologie qui sait au mot près ce qu'on attend d'elle, lie les violences dans les manifestations du Samedi avec les actes antisémites...

    Cette série d'interventions culminera avec un "auteur" de la communauté juive - auteur sans oeuvre digne de ce nom - , Marc Weitzmann, qui a manifestement vu dans cette campagne calomnieuse contre les Gilets Jaunes, l'opportunité de nous rappeler que lui aussi avait des choses à dire. En effet, cet "écrivain" n'hésitera pas à affirmer que la critique de "la banque" et des banquiers mène inévitablement à l'antisémitisme, ayant lui aussi fait sien, après l'avoir intériorisé, le préjugé ou stéréotype suivant : banquier = Juif.

    Faut bien dire que chez certains la bêtise n'a pas de limites et l'art de se tirer une balle dans le pied non plus. Et puis... " les imbéciles ça ose tout ; c'est même à ça qu'on les reconnaît." 

    Mais alors... pourra-t-on encore continuer de dire que le banquier est l'ennemi du bien-commun et qu'il nous doit tout et que l'on ne lui doit rien ? D'autant plus que c'est avec notre argent qu'il nous vole et qu'il prospère !

    Inutile de préciser que l'on ne manquera pas de se passer de l'autorisation de cet individu décidément bien mal inspiré : qu'il soit rappelé ici avec la plus grande fermeté que le banquier est sans l'ombre d'un doute, l'ennemi juré et mortel du bien-commun (1).

     

                     "Gilets jaunes et antisémitisme"... on peut parier sans difficulté que Castaner, homme sans scrupules et sans honneur, occupera le rang de chef de file de cette campagne abjecte d'autant plus qu'après l’échec de l’instrumentalisation de la violence par son exposition médiatique ad nauseam car le soutien de l'opinion public reste aujourd'hui encore très élevé en faveur des Gilets Jaunes, force est de constater qu'il s’agit maintenant, et à nouveau, pour l'Elysée, de plonger la France dans la boue de l’anti-sémitisme et d'y engloutir le mouvement Gilets Jaunes.

                    Aussi, les Gilets jaunes feraient bien de réagir dès maintenant en sollicitant les tribunaux à propos de ce qui s’avère être une "dénonciation calomnieuse" d’une nature diffamatoire plus qu'avérée.

     

    1 A propos de l'incident " Finkielkraut-Gilets Jaunes" du samedi 16 février 2019 : Pure provocation de la part d'un homme qui a épuisé depuis longtemps son crédit anti-raciste, anti-négrophobe, anti-islamophobe et droit-de-l'hommiste. Le scandale et le malheur c'est que ce sont les GJ qui sortiront perdants de cet incident car les médias en feront des choux gras. Finkielkraut a volontairement cherché à discréditer ce mouvement en allant à sa rencontre pour y récolter insultes et peut-être aussi, une baffe ou deux avec caméras et micros au bon endroit et au bon moment. Opération scélérate. Il n'y a définitivement plus rien à sauver chez cet individu sournois, chez ce Zemmour de l'Académie  Française ! 

                         

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                            La vérité sur les événements du 9 février dernier près des grilles  de l'Assemblée

     

    Pour prolonger, cliquez : Gilets Jaunes - le dossier

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  • Journalisme : mort et résurrection

     

    Billet de blog publié en février 2016

     

                   Soixante-sept journalistes ont trouvé la mort en 2015 en "exerçant" leur profession, selon le bilan annuel de Reporters sans frontières (RSF). La France est le 3e pays le plus touché en raison de l'attentat contre le journal Charlie Hebdo en janvier.

    27 «journalistes-citoyens» (blogueurs) et 7 collaborateurs de médias ont également été assassinés, d'après l'ONG qui réclame la nomination «sans tarder d'un représentant spécial pour la protection des journalistes auprès du secrétaire général des Nations Unies».

    En tête des pays les plus meurtriers pour les journalistes cette année, figurent l'Irak et la Syrie, suivis de la France, du Yémen, du Soudan du Sud, de l'Inde, du Mexique et des Philippines.

     

                  BAROMÈTRE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE - Journalistes tués en 2015

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                      Ce billet - sa conclusion en particulier -, me vaudra d'être exclu de la plateforme des blogs du Nouvelobs après huit années de publication.

                     Comme quoi, tout arrive à qui sait attendre.

     

    ***

     

                  Journalistes ? Vous avez dit journalistes ?

                   Est-ce le fait d’être titulaire d’une carte de presse qui fait de ces hommes et de ces femmes des journalistes ? Est-on bien sûrs qu'il s'agisse de "journalistes" et pas simplement de rapporteurs d'images et de commentaires déjà rédigés avant même d'être partis ?

    Comme un fait exprès, et comme on vient de le voir, l'Irak et la Syrie sont les deux pays les plus meurtriers pour les journalistes, alors que… à de très rares exceptions près... nous n'avons pas vu dans la presse de langue française un véritable travail de journaliste à propos de ces deux pays mais bien plutôt des ventriloques d'une stratégie échafaudée par une alliance américano-israélo-sunnite destructrice : Liban, Palestine, Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Yemen...

    Aussi, en ce qui concerne la Syrie et son fiasco journalistique après celui de l’Irak, il semble bien que le piège se soit refermé sur une profession dont les membres n'ont plus aujourd'hui qu'un seul souci : préserver leur emploi et faire bouillir la marmite.

    Pendant ce temps-là, les rédactions envoient leur personnel au casse pipe aux quatre coins du monde. Et à ce sujet, on aura noté l'augmentation des décès de "journalistes" dans le cadre du non-exercice de leur profession ; augmentation directement proportionnelle au mensonge par omission et par ignorance dans le meilleur des cas - mensonge dénoncé à juste titre par tous les médias alternatifs depuis trente ans -, et dans le pire : désinformation et manipulations délibérées dans tous les médias dominants (1)

                    Connivences, consensus et conformisme… il est vrai que la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers à la tête desquels on trouvera de véritables épurateurs et pourfendeurs impitoyables depuis plus de 40 ans de toute pensée économique et politique alternative d’où qu’elle vienne.

                     Mais alors... est-ce à dire que... quand on est journaliste... moins on informe, plus on meurt ?

    C'est à croire !

    Dans tous les cas, on n'admettra que c'est vraiment cher payé quand on connaît la qualité de l'information qui nous est communiquée, son indépendance et sa profondeur de pénétration du réel : ce qui nous est montré autant que ce qui nous est caché.

                     En effet, parmi tous ces morts, où est aujourd'hui le journaliste exécuté pour avoir dit la vérité ?

     

     

    1 - Doit-on exonérer tous les journalistes, les absoudre, au sein d'une organisation de l'information qui serait sans lien de causalité, sans chaîne de responsabilités, sans hiérarchie, dans une dilution entière de l'action journalistique, dans un flou sinon artistique, du moins, décisionnel complet sur le mode d'un "ni coupable ni responsable" ou bien alors..  pour seul responsable, l'actionnaire qui a décidément bon dos ?

    Nombreux sont ceux qui critiquent les médias dominants ; et ces mêmes médias ne se font pas de cadeau entre eux, face à la concurrence féroce sur le marché de la "non-information" pour la captation-répartition de la manne publicitaire sans laquelle ils ne peuvent compter survivre. Mais rares sont ceux qui sont disposés à demander à l'individu "journaliste" de faire face à sa responsabilité personnelle dans son travail de sape d'une information honnête, intelligente et audacieuse.

    Et tous les titres sont concernés, de Médiapart à Marianne en passant par Libé car, tous se serrent les coudes.

    Mais alors.. qui continuera de contaminer l'autre ?

     

    ***

     

                   En France, la question de la liberté et de la responsabilité individuelle de chaque journalisme vis à vis de son métier et de son information est posée depuis longtemps déjà et la proposition suivante face à l'augmentation significative des décès de journalistes dans le cadre de leur profession aussi : plus l'information se porte mal... moins les journalistes nous informent et plus il en meurt !

    La presse a atteint un tel niveau de prévisibilité que, bientôt, on n'aura même plus besoin de la lire. On l'aura tous déjà lu avant même de l’avoir fait.

                   Un vrai tour de force !

                   Mais alors, licenciez donc toutes vos rédactions, et vous ferez de belles économies ! Vos articles, nous lecteurs, on les écrira pour vous ! Gratos ! Sérieux !

     

                 Quant à cette profession de journaliste qui se plaint d’être mal rémunérée, mais... qui donc aurait l’idée de verser un salaire, un vrai, à tous ces porte-voix d’une information qui est le plus souvent une véritable insulte faite au réel : qui fait quoi, à qui, pour-quoi, comment, où et pour le compte de qui !

    Le jour où ces journalistes évalueront leur propre travail pour ce qu'il est, pour ne rien dire du mépris dans lequel leurs patrons à tous les tiennent,  soyez-en sûrs : il ne leur viendra même plus à l'idée soit d'exercer ce métier soit de revendiquer quoi que ce soit à son sujet. Car enfin... a-t-on déjà vu des domestiques demander une augmentation ? Celle-ci est généralement laissée à l'entière discrétion du Maître car il est bon que des domestiques qui sont assez "domestiques" pour occuper un tel emploi n'aient droit à rien.

                     Flics, journalistes, matons, enseignants... tous méprisés (voyez leur niveau de formation et leur salaire !) car pour le système... ces métiers ne produisent rien sinon la nécessité encore et encore d'un contrôle et d'une prise en charge de centaines de millions d'individus qu'il faut sans cesse rappeler à l'ordre d'un ordre moral et social aux ordres et qui très tôt a déjà choisi et nommé ses chefs (quasiment dès la naissance - sélection par l'argent et la naissance).

    Le patron ne plaindra toujours de ses employés, le bourgeois de son domestique, et l'esclavagiste de son esclave car dans les faits ils aimeraient tous pouvoir se passer d'eux. La fin dernière de l'exploitation et du contrôle c'est bien qu'il n'y ait plus personne à exploiter et à contrôler.

     

    ***

     

                  Aussi, aujourd'hui, force est de constater que la mort du journalisme trouve sa résurrection dans ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler : la ré-information qu’Internet a seul rendu possible.

                  A ce sujet, la question suivante s'impose : où finit la ré-information, où commence le conspirationnisme...

     
                  Ne nous y trompons pas : ce sont précisément ceux que cette ré-information met en danger, à savoir les médias dominants soutenus par la classe politique et les grandes entreprises, qui, arbitrairement, en décident même si le conspirationniste, c'est un peu comme pour le "populiste"... c'est l'autre, toujours ! L'adversaire en l’occurrence. Sa dénonciation n'explique rien mais explique tout : un parti pris de classe, tendance bourgeois de centre-ville, pétés de tunes et morts de trouille à l'idée que leur état de servitude ne soit révélé au grand jour ; sont concernés : la classe politique et médiatique ainsi que les universitaires carriéristes.

                   Même à sciences Po, tous savent que ce vocable de "complotiste" n'a qu'une fonction : discréditer un adversaire libre et capable de dire tout haut ce que des "journalistes salariés" ne peuvent pas ou plus écrire ; des journalistes donc et autres analystes, experts, chroniqueurs et animateurs aux médias subventionnés à raison de plusieurs millions d'euros par an d'argent public et dont les patrons sont aux ordres d'actionnaires à la tête de multinationales de la finance, de l'armement, de l'agro-alimentaire et du luxe ; en cela, le "conspirationniste" est la mauvaise conscience de tous ceux qui ont choisi un jour de placer leur avenir professionnel et leur confort personnel au-dessus de la vérité par le truchement, dans le meilleur des cas, du mensonge par omission, ou bien dans le pire, par la falsification des faits.

                    Après tout, qui a dit qu'un bon journaliste est un journaliste au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre journal ou webzine, indépendant de surcroît et dans la mesure du possible ?

     

                     

    Henri Maler d'ACRIMED : observatoire critique des médias

     

    Pour prolonger : Acrimed, un peu mais pas trop

     

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    Pour prolonger, cliquez  : Pour un journalisme de toutes les intelligences

     

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  • Quand France Culture s'attaque au "complotisme" avec Karl Popper et la fondation Jean Jaurès conter les Gilets Jaunes

     

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               Le philosophe des sciences Karl Popper et les théories du complot.

     

                   « Il existe une thèse, que j’appellerai la thèse du complot, selon laquelle il suffirait, pour expliquer un phénomène social, de découvrir ceux qui ont intérêt à ce qu’il se produise. Elle part de l’idée erronée que tout ce qui se passe dans une société, guerre, chômage, pénurie, pauvreté, etc (...). Je ne nie évidemment pas l’existence de complots. Ceux-ci se multiplient même chaque fois que des gens croyant à leur efficacité accèdent au pouvoir.»

                                Karl Popper, La société ouverte et ses ennemis [1962-1966]

     

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                     Complotiste ? Vous avez dit "complotiste"...
     
                    ... Là, c'est France culture qui joue, non pas à se faire peur, mais à se faire du bien (ICI) car c'est bon pour la carrière, toutes les carrières, que de ranger sous l'épithète disqualifiant de "complotiste" tous ceux qui refusent de croire que tout ce qu'on nous dit est tout ce qu'il faut savoir.
     
     
    ***
     
                    "Je ne nie évidemment pas l’existence de complots. Ceux-ci se multiplient même chaque fois que des gens croyant à leur efficacité accèdent au pouvoir." - dixit notre philosophe Popper, le roi du popcorn.
     
    Reste maintenant à FC d'être capable de dire quand il y a complot et quand il n'y a pas complot. N'attendez pas : FC en est incapable. Cette incapacité et cette impuissance sont la condition sinequanone du maintien de tous ceux qui y travaillent : en priorité sa rédaction et ses journalistes.
     
                     Un conseil tout de même : FC ferait bien de s'abstenir de participer à ce qu'on nommera " le complot de la dénonciation calomnieuse de complotiste "... dénonciation aux fins de discréditer un adversaire idéologique et politique ; en particulier tous ceux qui, comme un fait exprès, auraient le tort d'être très critiques à l'endroit du " mondialisme", de la construction européenne, de l'Otan, des USA, d'Israël ainsi que de la relation qu'entretiennent l'Europe en général et la France en particulier, avec les Monarchies du Golfe.
     
    De plus, tous savent qu'il n'y a pas de carrière politique, médiatique et artistique digne de ce nom, sinon à la marge et dans la marge, pour quiconque s'avise de se faire l'écho de toutes ces critiques car aucun d'entre eux ne peut souhaiter partager le sort de ceux que l'on disqualifie à coups d'épithètes tels que "populiste", "complotiste", "rouge-brun", fasciste...
     
    Et puis : antisémite - jackpot !... euh... à l'envers :  là, tu perds tout.
     
    Soit dit en passant... on notera l'étrange l'oubli de l'épithète "raciste"...
     
     
                    Rappelons à toutes fins utiles ceci : il y a toujours eu des complots ; il y a toujours eu des complotistes ; l'erreur des médias( une de plus) c'est d'affirmer qu'il n'y a pas, qu'il n'y a jamais eu de complots. La montée du complotisme va de paire avec l'effondrement du journalisme car le complotisme avait un nom dans les années 70 : journalisme d'investigation ; aussi, est-ce un hasard si une rédaction comme celle de Médiapart qui fait encore ce travail d'investigation (ou bien un Denis Robert - affaire clearstream), n'utilise jamais ce vocable diffamatoire ?
     
    Dans les faits, le complotisme est la mauvaise conscience des rédactions aux ordres de leurs patrons milliardaires qui possèdent les 2:3 de nos médias presse, télé et radio.
     
     
                       Alors, vraiment : force est de constater que le maccarthysme des années 50 n'aurait rien à envier à celui des années 2000.

     

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  • Melman et Stiegler à l'ombre de Marx, Nietzsche, Freud et Lacan : un égarement sans limites...


                             

                  Bernard Stiegler ici et là, partout et ailleurs encore : Stiegler chez l' ALI:  Association Lacanienne Internationale

     

                          Nous sommes nombreux, depuis longtemps, à penser que la psychanalyse est de droite et les psychanalystes, tellement sociables, solidaires et soucieux du bien-commun, des Bourgeois de premier ordre.

     

    ***

     

                        Melman ? Vous avez dit Melman ? Autre psychanalyste...

                          Qu’il soit permis d'éclairer ce dernier, et ce afin qu'il ne meure pas idiot d'autant plus qu'il doit bien se trouver loin, très loin de penser qu'une telle calamité puisse lui arriver :

     

                          « Monsieur Melman, le fascisme ce n’est pas les Gilets Jaunes ni les réseaux sociaux avec ou sans smartphone ; le fascisme vous le trouverez dans ce « Il n’y a pas d’alternative » qui a vu le jour à la fin des années 70, incarné aujourd’hui par une Commission européenne au service d’un projet mondialiste sans honneur ni justice, destructeur des nations, des cultures et des Etats les plus socialement évolués, ceux de l’Europe, en termes de protection sociale et de liberté individuelle."

     

    Certes, le fait que ce psy manifestement non-défroqué (les pires de la profession ? ) soit sur un plan matériel à l'abri de ce fléau qu'est le mondialisme et ses conséquences (culturelles et psychiques pour commencer), n'est sûrement pas une raison pour lâcher la proie pour l'ombre.

    Aussi, forte est la tentation de demander à ce psy de s'occuper exclusivement de ce qui semble le concerner , à savoir... l'inconscient de ses patients, pour peu que ces derniers soient assez désorientés pour lui en reconnaître l'autorité à la fois morale et intellectuelle.

    Il est vrai que .... si la vieillesse est un naufrage, elle est aussi une noyade et plus encore un enterrement. Alors, empressons-nous de souhaiter de belles obsèques à Monsieur Melman.

     

                    Quant à Bernard Stiegler qu'on ne présente plus (énorme et affligeante cette "histoire" à propos d'une réunion à Saint-Denis autour de "la relation de la mère et de son bébé avec les smartphones" auprès d'une population vivant dans un des quartiers les plus pauvres de cette commune !), toujours en vadrouille, rappelons-lui ceci : il y a certainement plus urgent, plus utile et plus courageux que de sermonner les pauvres et les miséreux sur l’utilisation des portables par leurs enfants ; pour ne rien dire de la honte que, dans ce contexte, les donneurs de leçons nous inspire : la honte pour ces sermonneurs dévoyés et définitivement perdus pour la collectivité.

    Force est de constater que la pire chose qui puisse arriver à un être humain instruit, c’est de penser qu’il en sait plus sur la misère des miséreux que ces derniers sur leur propre misère et sur celui qui vient la leur expliquer.

    A ce sujet Monsieur Stiegler, savez-vous vraiment qui vous êtes pour vous permettre d’expliquer aux indigents qui ils sont ?

     

                   A propos du soi-disant nihilisme et fascisme des réseaux sociaux, des smartphones et de la "fourmilière" de leurs utilisateurs (puisque tel est grosso modo le sujet de cette rencontre), Stiegler qui connaît les classiques de ceux dont il souhaite recevoir l'onction, le milieu universitaire (lui l'autodidacte - orphelin ? -, un temps mauvais garçon-casseur- de-banque... à la recherche non pas d'un père mais de pairs), Stiegler mentionnera après Marx et Freud, Nietzsche comme penseurs majeurs du 20è siècle ; or, dans les écrits de Nietzsche, trois termes reviennent le plus souvent : décadence, nihilisme et dégénérescence ; et ce penseur y associe quatre maux... devinez lesquels ? Le féminisme, le Christianisme, le Socialisme et le Romantisme.

                   Mais alors, fascistes les réseaux sociaux ? Vous avez dit fascistes ? Vraiment ?

                   Voilà encore une histoire de paille, de poutre et d'aveuglement. 

     

    ___________

     


     

                       "La psychanalyse ne fait pas la charité. Sa fonction c'est de "dé-chariter".

                        La psychanalyse a donc les mains fermement enfoncées dans les poches, tout au fond - poches non trouées cela va sans dire-, même si elle sait tendre la main non pas pour donner mais pour tantôt recevoir, tantôt prendre. 

                        "La psychanalyse permet à l'analysant  de prendre toute la mesure de ce qu'il a à payer pour "se connaître".

                         Payer ! Encore payer ! Expiation et contrition.Tous coupables et sans excuses. 

                         Si l'avenir du genre humain dépendait de la psychanalyse, sans doute sa seule chance d'émancipation par la dés-aliénation et sa dé-chosification passerait-elle par le fait de ne jamais oublier de demander l'addition et de l'acquitter jour après jour.

                         Mais alors, seule la caste solvable aura droit à cette émancipation ?

                         Décidément, rien de nouveau sous le soleil avec la psychanalyse.

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  • En finir avec un RIC qui lâche la proie de la mobilisation et de l'occupation pour l'ombre d'une jacasserie constituante sans avenir


     

     RIP ou RIC : RIC cul-de-sac ! RIC dont tous les médias se sont emparés car pour eux tous, cette revendication représente une diversion inespérée permettant à terme, de tuer dans l'oeuf la dynamique du mouvement des Gilets Jaunes qui lâche la proie de la mobilisation et de l'occupation pour l'ombre d'une avancée "constituante" aussi irréaliste que vaine car il ne peut s'agir alors que de la défaite du logos de la radicalité face à la jaccasserie constitutionnelle.             

     

    ***

     

     

                 Quelle que soit l’issue de ce soulèvement, rappelons que les Gilets jaunes - cette France abstentionniste (1) qui a compris qu’elle n’avait plus rien à attendre des médias, de la classe politique et des syndicats en ce qui concerne leurs luttes pour une vie décente car tout ce beau petit monde ne rechignerait pas à les laisser mourir ou bien plutôt crever, à petit feu, en silence et dans l’indifférence la plus absolue ( comme pour ces agriculteurs, faillite après faillite, suicide après suicide sous le regard indifférent de la FNSEA et d'une Confédération paysanne étrangement muette), assurés que les naufragés du continent africain seront à terme appelés alors à occuper leurs emplois mais à 60% du SMIC pour un plein temps, cela va sans dire ! Car, dans le cas contraire, à quoi bon !.....

    Force est de reconnaître que cette France Gilets Jaunes - alliance inédite du prolétariat, des classes populaires et des couches moyennes, des retraités, des chômeurs et de la petite bourgeoisie (commerçants et artisans) -, a bel et bien créé un précédent : elle a prouvé au plus grand nombre qu’il n’était plus nécessaire d’attendre quoi que ce soit de tous ces acteurs alliés et complices ( pour rappel : les médias, la classe politique et les syndicats) : alliés dans l’intérêt ; complice dans le crime pour non-assistance à foyers en danger ; même si à propos d'une de leurs revendications - "référendum d'initiative populaire et citoyen" - ce mouvement semble bien naïf.  

                      
                       

     

    Etienne Chouard qui réfléchit depuis des années sur l'état de notre démocratie - star d'internet, il défend le tirage au sort et le référendum d’initiative populaire (RIP) depuis 13 ans - obsédé par les lieux dits de "pouvoir" (l'Assemblée nationale en priorité) - a, pour son malheur, 50 ans de retard dans ses préconisations même si ses analyses et son diagnostic demeurent pertinents car ce professeur d'économie et de droit semble refuser de comprendre que le "pouvoir" n’est plus à l’Assemblée, et moins encore à Matignon, à l’Elysée ni au Sénat. Quant au conseil constitutionnel... et conseil d'Etat...

    On peut aussi soupçonner chez lui, qui ne vote pas, sa méconnaissance du corps électoral, sa psychologie, faute de se tenir près des urnes et de l'analyse de leurs résultats à chaque élection, enfermé qu'il est dans la cage d'orée d'un RIC fétichiste et chimérique. 

    N'empêche.... référendum d’initiative populaire en-veux-tu-en-voilà ! d'aucuns mentionnent la Suisse (2), pays longtemps considéré comme propre à l'extérieur (mais sale au-dedans) ; car, si comparaison n'est pas raison, rappelons ceci à propos des restrictions qui encadrent ce fameux référendum : toute initiative comme la « révision de la constitution » doit être validée, en dernier ressort,  par l’Assemblée fédérale composée d’élus au suffrage universel : l’équivalent de notre Congrès.

    En revanche, il est vrai que les Suisses peuvent proposer en toute liberté de voter à propos... par exemple... de l'interdiction ou non des minarets ou bien en faveur de "Six voies pour l'autoroute A1 entre Zurich et Berne". Pour le reste… des restrictions insurmontables protègent les leviers du pouvoir économique et financier. Pas folle la guêpe ! Pour preuve : aucun Suisse n’avait voté pour le "secret bancaire" et aucun Suisse n'a été autorisé à proposer sa levée...

    Secret bancaire qui a si longtemps permis aux  « plus riches » du monde entier de spolier le budget des Etats à la hauteur de centaines de milliards et plus des années durant... en échappant à l’impôt.

     

                Mais enfin, et pour revenir au débat français autour de ce référendum, tous les partisans de cette initiative n’auraient-ils alors jamais entendu parler du "mondialisme" (ou de la mondialisation) sous la contrainte duquel tous les gouvernements européens sont placés ? 

    Et puis aussi ceci : qui peut bien avoir besoin d’espérer que ceux qui ont pensé "cette mondialisation et ce mondialisme", que ces derniers n’ont qu’un désir : satisfaire nos désirs : plus de salaire, plus de qualité de vie, plus d’air pur, plus d’argent pour la santé, plus de justice et plus de fraternité, plus, plus, plus ! Alors que ce projet mondialiste sans honneur ni justice a pour coeur de cible l'Europe, là où les protections sociales sont les plus élevées avec la Commission européenne ( sans oublier la dictature de l'Euro) relais de ce mondialisme qui met en concurrence le travailleur de Clermont-Ferrand avec le travailleur roumain ; le travailleur roumain avec le travailleur chinois ; sans oublier l'Euro qui met toutes les économies européennes en concurrence avec celle de l'Allemagne et son mode production ainsi que son modèle social d'une nature masochiste et sacrificielle. 

    D'autant plus que si Macron est bien l'homme de ceux qui sont allés le chercher et qui lui ont permis d'être candidat (la banque BNP, les assurances AXA et les dix milliardaires qui possèdent les médias français : information ICI ; Macron est aussi l’homme de Bercy ; un Bercy sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)…  une commission sous  contrôle des Marchés financiers (l’hyper-structure)… instrument qui fracasse les pactes sociaux européens.

    Et encore : qui donc a pu oublier que toutes les politiques menées depuis trente ans ne recueillent l’adhésion d’aucune majorité ? La seule majorité constatée est la suivante : abstention record et vote RN (FN). Et pour cause : il n’est question que de baisses des salaires, baisses des retraites, baisse du financement de tous les services publics, mise en danger de notre protection sociale et de notre liberté d’expression.

    De plus, ne nous faisons aucune illusion : dans les décennies à venir, les acteurs du mondialisme sauront gérer la fin de la croissance, le renoncement de l’utilisation des énergies fossiles faute de pouvoir les rendre inoffensives et un mode de production et de consommation tout autre pour le plus grand bénéfice d’une partie de l’humanité contre une autre ; aussi on peut prédire ceci  : ceux qui aujourd’hui vivent mal, vivront plus mal encore ; et ceux qui vivent relativement bien iront rejoindre les rangs de ceux qui, aujourd’hui, ne cessent de sombrer.

     

    ***

     

                   

               RIP ou RIC, dans le cas où ce type de référendum permettrait de reprendre le dessus sur notre Constitution et une représentation nationale qui ne représente plus qu'elle même, si possible sur des questions vitales et non périphériques, voire anecdotiques...

    - Aucune possibilité d'y parvenir sans une sortie de l'U.E et de l'Euro ainsi que le rétablissement de nos frontières douanières dans les domaines de notre économie marchande et de la finance. 

    - Aucun espoir de l'imposer sans un soutien et un vote massif des classes moyennes en faveur de ce retrait  ; or, ces classes ne risqueront rien et certainement pas ce grand saut dans l'inconnu. Quant aux actions qui pourraient être mises en place pour obtenir gain de cause (blocage  et autres) , ces mêmes classes auront tôt fait de demander que l'Etat et l'ordre reprennent toute sa place.

    - Commission européenne, marchés financiers et tous les acteurs du mondialisme (en sous-main)... tous feront la guerre à cette France sécessionniste ; une guerre sans merci que les classes moyennes refuseront de mener jusqu'à son terme : la défaite.

                 Est-il nécessaire de préciser qu'au Loto, nous aurions tous plus de chances de gagner le gros lot ?  

                 Mais alors, pourquoi faire très "compliqué" quand on peut faire plus "simple", plus réaliste et plus efficace ? Il faut cesser de se raconter des histoires, et de perdre du temps, un temps précieux qui concerne des vies gâchées, des vies sans horizon ni perspectives !

    Aussi, empressons-nous d'affirmer ceci : il n’y a qu’un modèle d'action pour ceux qui refusent la soumission : la mobilisation des « Gilets jaunes » sur le terrain, tous les terrains - ce petit peuple de Coluche insaisissable, impalpable mais très cohérent et conséquent - et bien évidemment «  Notre dame des Landes » (3) et les "bonnets rouges" ; du local (fermeture école, hôpitaux, entreprises, alerte environnementale) au national… car il semblerait que la rue et son occupation, soit le nouveau et le dernier lieu de l’expression des revendications d'aujourd'hui et de demain.

    Force est de constater, dans le contexte d'un monde globalisé, que tous les partisans du "référendum d'initiative populaire" ratent dramatiquement leur cible avant de tomber de haut et de se fracasser sur un réel qui ne pardonne rien, en passant à côté de l'établissement d'un rapport de force sans lequel aucune bataille ne peut être gagnée ; une bataille qui n'a qu'un seul objectif : "une vie décente pour des hommes et des femmes qui se donnent les moyens de se tenir debout", ici et maintenant face à une injustice sociale aveugle qui ne regardera jamais dans les yeux ses millions de victimes. 

                 Président(s), gouvernements, députés, sénateurs, maires, conseillers municipaux, départementaux, régionaux, syndicats et médias... encore une fois, rappelons ceci : les Gilets Jaunes ont révélé au plus grand nombre qu’il n’était plus nécessaire d’attendre quoi que ce soit de tous ces acteurs ;  dans les années à venir, les plus précaires des classes populaires et bientôt d'une grande partie des classes moyennes, devront tous s’organiser sans eux dans chacune de leur lutte tout en comptant sur un soutien mutualisé.

     

     

    1 - C'est cette France abstentionniste ( cette abstention que nous avions pris l’habitude de déplorer) qui a trouvé la solution, la seule qui vaille ; et l’ironie c’est qu’elle est venue de cette France-là cette solution et non de nous tous, hyper-politisés, mobilisés à chaque élection. 

    Sans doute est-ce dans l’ordre des choses ; des électeurs démissionnaires étaient tout désignés pour continuer d'exister en tant que citoyens en inventant d’autres gestes politiques contre un rituel électoral vide de sens.

     

    2 - La Suisse est vraiment le dernier exemple à prendre en considération ; en aucun cas ce pays  grand comme un mouchoir de poche ne peut servir d'étalon-démocratique pour les raisons suivantes : c’est un pays confidentiel sans rayonnement international ; il n’a aucun poids culturel, politique, économique, diplomatique et militaire  ; ce n’est pas une puissance nucléaire ; il n’a aucun passé historique de dimension mondiale ; il n’est le concurrent de personne et pour cette raison, il ne dérange personne, plus particulièrement depuis qu’il a été mis au pas au sujet du « secret bancaire », partiellement du moins  : il ne dérange les ambitions d’aucune puissance puisqu'il est sans ressources naturelles ; pour toutes ces raisons, et contrairement à la France, c’est un pays qui bénéficie donc d’une indépendance non négligeable dans l’organisation démocratique de ses institutions avec néanmoins des taux d'abstention proche de 60% lors des consultations référendaires ; aussi, se référer à la Suisse face à la France, c’est encore une fois passé totalement à côté de l'importance de la prise en compte de la réalité écrasante des rapports de force et de la réalité tout court : là on retrouve chez les partisans de ce fameux référendum d’initiative.... le déni au profit d’une utopie qui jamais ne doit connaître d’accomplissement : une utopie condamnée à l’errance ; aucun lieu où se poser, construire, bâtir : finalement, c’est un peu comme une religion cet engagement à caractère quasi-millénariste.

    La Suisse "pays sale à l’intérieur "... car sa prospérité a longtemps reposé sur le "secret bancaire" et sur l’accueil complaisant des milliards de la fraude fiscale qui ruine les budgets des Etats, ainsi que... le blanchiment des années durant de l’argent de toutes les mafias  : drogue et traite humaine.

    Soit dit en passant, on pourra s’interroger sur le fait qu’aucune initiative du type (RIC ou RIP) ne se soit attaquée à ce « secret bancaire » et ses conséquences à la fois immorales et anti-citoyennes  : le blanchiment de l’argent sale et le statut de la Suisse comme « pays refuge » du refus du consentement à l’impôt des élites financières étrangères.

    Pas folle non plus la guêpe citoyenne ?

     

    3 - A noter ceci : "Référendum pour Notre-Dame-des-Landes : le oui l’emporte à 55,17 %. Les électeurs de Loire-Atlantique se prononçaient, dimanche, sur le projet de transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes : ICI.

    Le gouvernement passera outre : il n'y aura pas de transfert de l'aéroport. Qui s'en est ému ? Pas les partisans du RIC ou RIP (référendum d'initiative citoyen et populaire) qui était contre ce projet.

    Qu'est-ce à dire ? On est pour le RIC lorsqu'il vous donne raison. Dans le cas contraire, on préfère oublier la consultation qui a eu lieu ? 

     

    - Pour info, sachez que les zadistes sont fichés "fichier S" : info ICI

     

           ________________

     

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  • Médiapart : un journalisme de receleurs au contact de barbouzes ?

    mediapart barbouzes.jpg

     

     

    Perquisition à tort ou à raison…

    Quoi que l'on puisse penser de l'indépendance de la justice en général et du parquet en particulier qui, pour sûr, ne l'est pas "indépendant" puisqu'il dépend du ministre de la justice, par conséquent.... de L'Elysée... 

    Il est vrai que l'enregistrement (1) diffusé par Médiapart pose un sérieux problème : qui a ordonné cette écoute ? Un juge ? Dans le cas contraire, on est en droit non seulement de s'interroger mais de s'inquiéter aussi car cela signifie qu'il a des écoutes illégales d'entretiens téléphoniques privés qui sont proposées à la presse ; écoutes illégales "recelées" par les médias à des fins de diffusion !

    Mais au nom de quoi et de qui un média croit pouvoir receler et diffuser une écoute illégale d’une conversation privée d'autant plus qu'elle ne représente aucun intérêt ?

    Les propos recueillis par ces écoutes dont nul ne connaît le ou les personnes, ou les officines, qui les ont réalisées - et alors que cela demande du matériel sophistiqué - ainsi que le danger que représentent la banalisation et la validation des méthodes employées pour les obtenir en choisissant de les diffuser, ce même danger que nous fait courir le recel d'enregistrements illégaux de conversations privées qui ne rentrent pas dans le cadre de la protection de l'intérêt général, nous ne perdrons rien en les évaluant avec justesse et objectivité.

    Si ces écoutes sont illégales (2), Médiapart doit rendre des comptes étant donné le peu d'intérêt qu'elle représente en lien avec l'affaire (3). Car nous tous avons tout à craindre… pas seulement de ces écoutes illégales mais de leur recel par des médias qui semblent s’être affranchis de leurs responsabilités vis-à-vis de la société civile et de la protection de notre vie privée à tous.

    Cette "affaire" d’écoute illégale et de recel par un média" représente un danger imminent pour nous tous. Quant à cette rédaction de Médiapart qui n’est dans les faits qu’un journal "père-fouettard" (4) sans éthique, sans culture politique ni historique, manifestement elle croit pouvoir en toute impunité se faire le complice d’une écoute illégale qui, certes, aujourd’hui ne concerne qu'un Benalla (et par ricochet, un Macron dont on n'a rien à faire), mais demain... qui d’autre sera la cible de cette police parallèle sans visage, sans identité et de son receleur ?

    Il n’y a pas une goutte d’éthique journalistique, citoyenne et démocratique dans la diffusion de cette écoute ! Car enfin, Médiapart n’avait-il pas qu’un devoir face à la proposition suivante : « Monsieur Plénel, j’ai (ou… nous avons) une écoute d’une conversation privée intéressante pour vous M. Plénel : ça concerne l’affaire Benalla ! Ca vous dit ? "

    Un devoir, un seul : refuser et dénoncer cette proposition aurait dû être le réflexe de sa rédaction. Or, cette rédaction s’est précipitée sur ce qu’elle a cru être une opportunité aussi alléchante qu'inattendue sans prendre le temps de la juger pour ce qu'elle était : un piège d'ordre moral et éthique. 

                     Force est de constater au fil des ans qu’il y a vraiment un problème avec Médiapart dont la ligne éditoriale s’apparente définitivement à un journalisme de receleurs avec des barbouzes en guise de sources. 

    Un nouveau concept journalistique ?

    Non. Bien plutôt, une rédaction sans scrupules pour laquelle toute fin justifie tous les moyens car Médiapart ne se soucie que de Médiapart : le buzz, plus d'abonnés et sa bonne santé financière.

    Aussi, Plenel doit s’expliquer et vite !

     

    1 - Une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, l’ex-responsable de la sécurité du parti LREM, lui aussi mis en examen pour les violences du 1er-Mai. 

    2 Mon argument concerne uniquement l’enregistrement illégal de conversations téléphoniques privées qui ne relève d'aucune nécessité  - car on y trouvera aucune manifestation d'une vérité quelle qu'elle soit en lien direct avec l'affaire Benalla -  et de son recel par un organe de presse ; rien de comparable avec les lanceurs d’alerte et la fuite de documents ou l’enregistrement d’une conversion dans le cadre d’un préjudice grave pour l’intérêt général.  

    3 - A noter que Médiapart n'a pas fait preuve de la même circonspection quand il s'est agi de la perquisition très controversée du parti LFI de Mélenchon.

    4 - Nul doute que Plenel demandera à ses abonnés de voter Macron en 2022 tout comme en 2017, et ce au nom de la protection de notre démocratie. 

    Ne soyons pas dupes : Plenel a une grande bouche, certes ! mais il est lui aussi un journaliste adepte du "politiquement correct" ambiant ; il est juste un peu plus sournois que ses confrères ; pour preuve : ses boucs-émissaires et ses têtes de turc sont ceux de toute la presse de nos milliardaires : Poutine, Erdogan, Trump, les gouvernements "populistes" d'Europe de l'est, l'Italie, Mélenchon etc... et ce sans nuances.

     

    ***

     


                           Conférence de presse de Médiapart organisée suite à la tentative de perquisition de ses locaux  lundi 4 février au matin, dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet pour, notamment, atteinte à la vie privée d'Alexandre Benalla.

     

                     Une réflexion à ce sujet :

                     Nous n'avons pas à choisir entre un journalisme de complaisance et un journalisme dit d’investigation mais sans éthique qui par ses moeurs, met en danger les populations en validant des écoutes illégales de conversations privées dépourvues d'intérêt... qui ne fait qu’avancer la cause de Médiapart et aucune autre en l’occurrence. 

    Que le pouvoir judiciaire soit méprisé par l’Etat, on le sait (Sarkozy fut le premier à l’expliciter) ; c’est la raison pour laquelle il est sous-financé. Que les institutions le soient aussi, on le sait ; c’est la raison pour laquelle elles n’ont aucun pouvoir et la raison pour laquelle on y place des individus falots comme ce président à la tête de cette commission sénatoriale à propos de l’affaire Benalla... 

                     La conférence de presse de Médiapart à la suite de sa diffusion des écoutes, la sur-argumentation de sa rédaction dénotent un malaise avec un Plénel qui monte sur ses grands chevaux de course en respectabilité à propos de la liberté d’information tout en n'oubliant pas d'égratigner au passage, comme pour se racheter et donner des gages de bonne conduite et de soumission et ainsi éviter l’isolement :  Poutine, Trump, les souverainistes de l’Europe de l’Est, Erdogan, l’Italie, Mélenchon... alors que ce n’était pas le sujet et que personne ne lui demandait quoi que ce soit.

    Il n’y a pas plus "politiquement correct" que Médiapart. Acculé, Plenel, mou des genoux, vendra toujours sa soi-disant indépendance rédactionnelle au moins offrant dans ce domaine : à ses confrères d’une presse aux ordres.

    Quant à son attitude au moment de la création "du Média" et du lancement de son "contre journal de 20h", Médiapart se lancera dans des "directs" au quotidien... alors qu’il n’en proposait qu’un ou deux par mois... et ce pour contrer Le Média dans la même tranche horaire. 

    Anti-intellectuel, Plenel pratique un journalisme de l’affect, tout dans l’émotion. Plenel n’a manifestement qu’un souci : Plenel - renvoyer en toutes circonstances une image positive de lui -même. En tant que journaliste, Plenel est à cette corporation dont le niveau de professionnalisme s’est effondré ce que les Enfoirés sont à la charité face à la pauvreté : rien ne lui coûte ; tout lui rapporte.

     __________

     

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  • Zemmour et Pétain : la question de la collaboration

     

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     Pétain et Laval... la France dans de beaux draps !
     
     

                Dans un chapitre de son dernier livre “Le Suicide français”, Eric Zemmour relativise le rôle du gouvernement de Vichy dans la déportation des Juifs français. L’historien Serge Berstein le contredit : “Zemmour se trompe lorsqu’il dit que Pétain a sauvé des Juifs” : c’est ICI

     

    ***

     

            Il ne faudra pas que les partis pris de Zemmour responsables de ses approximations historiques dénoncées par l'historien Serge Berstein dont la bonne foi, l'honnêteté et un engagement à la cause de la France - ce concept unique et indivisible ! -, et de "sa vérité" dans les pires moments de son histoire, ceux d'une défaite sans gloire ni honneur, semblent ne pas devoir faire l'objet d'un soupçon quel qu'il soit, contrairement à d'autres historiens ou non qui n'ont qu'un objectif : traîner ce pays qui est le nôtre dans la boue de l'antisémitisme en général et du fasciste  - voire du nazisme - en particulier, et ce afin d’obtenir d’elle une soumission totale à un projet peu recommandable qui a déjà fait ailleurs la preuve de son incompétence et de son rejet quant à la conduite d’un idéal de justice et de fraternité jusqu’à son montrer son vrai visage : celui d’une société d’apartheid…

    Que cette polémique autour des propos de Zemmour au sujet du régime de Vichy, entre deux eaux minérales, gazeuses ou pas, ne nous empêche surtout pas de rappeler ceci :

              Alors que 75 % des juifs vivant en France ont échappé à la déportation, nous Français, n’avons pas à rougir de ce que la France, collectivement, à pu afficher comme visage, et ce pour les raisons suivantes :

               - La France fut occupée dans le cadre non pas d’une opération menée par une Allemagne indisposée par un Empereur décidément ingérable, dans la mémoire des événements de 1815…  - cocktail et champagne, négociations franco-anglo-prussienne -, mais bien plutôt dans le contexte historique d’un cataclysme d'une guerre mondiale la plus meurtrière de l'histoire, au cours de laquelle 45 millions de civils y laissèrent leur vie ; en effet, pour la première fois dans un conflit, le nombre de victimes civiles sera supérieur à celui des victimes militaires. En cela, cette Seconde guerre mondiale annoncera les grandes boucheries des bombardements civiles du Vietnam, du Cambodge, du Bangladesh, du Timor oriental... et plus près de nous dans le temps : de l'Irak.

    - Les forces d'occupation étaient guidées par une idéologie – le nazisme - qui avait placé au cœur de son dispositif de domination, de répression et d'asservissement, entre autres minorités, et/ou Peuples constitués,  les Slaves et les Juifs

    - Les pleins pouvoirs constituants votés à Pétain offrira à ce dernier l’opportunité de mettre en oeuvre un programme qui a placé, lui aussi, au coeur de son dispositif répressif, les Juifs, les Communistes, les Francs-maçons, les Gaullistes et les étrangers apatrides : exclusion de l’enseignement, des médias, des administrations, des industries culturelles et autres. En effet, cette idéologie se proposait de ramener la « condition juive » en France à ce qu’elle était sous l’ancien régime contre une Révolution Française qui apporta aux Juifs le droit d'accéder à  la Citoyenneté pleine et entière ainsi que contre le décret Crémieux de 1870 qui accorda d’office la citoyenneté française aux 35 000 Juifs d'Algérie ; décret abrogé par ce même régime en Octobre 1940.

                Pour ces trois faits aussi historiques que concomitants, c’est tête haute et droit dans les yeux que l’on doit pouvoir à la fois répondre à Zemmour et à ceux qui seraient tentés de nous accablés de tous les maux, nous tous collectivement, à propos de cette période de notre histoire car, aucun pays qui a eu le malheur de réunir ces trois conditions propices à tous les catastrophes humaines dans une simultanéité aussi ravageuse que mortelle, n’a pu ou su épargner, comme nous l’avons fait, les populations les plus menacées.

    Doit-on alors parler de « miracle », d’intervention divine ? Certes non ! Quand ça pleure, quand ca saigne, quand ça hurle, quand ça meurt, Dieu est absent. Toujours !

    On parlera simplement de prise de conscience, de sens des responsabilités, de compassion, d’interventions aussi anonymes que multiples et composites, aussi spontanées que savamment organisées, aussi héroïques que discrètes, de tous les acteurs de la société, de tous ses corps constitués, laïcs ou religieux, des intéressés eux-mêmes… enfin bref : de la Nation française tout entière.

                 Jean Moulin n’est certainement pas mort sous la torture et sans avoir parlé au nom d’un patriotisme au service d’une Nation sans honneur. Et ceux qui criaient « Vive la liberté !» et/ou « Vive la France ! » avant de tomber sous les balles d’un peloton d’exécution allemand ou d’une milice au service de Vichy… pour un pays qui n’aurait eu qu’une histoire déshonorante à faire valoir : les Peuples restent ce qu’ils sont en toutes circonstances : dans le faste des fêtes qui célèbrent la prospérité et la concorde comme dans le désastre des catastrophes humaines qui voient ses valeurs laminées par le rouleau compresseur de la haine et de la folie meurtrière.

    C’est là son âme.

     

    ***

     

                Et puis… tenez : rien qu’en traînant les pieds, c’est fou ce qu’on peut gagner comme temps et épargner comme vies !

     

     

     

    1 - C'est de Gaulle qui condamne Pétain à endosser le mauvais rôle de la défaite ainsi qu'à un jugement négatif et sans équivoque de l'histoire quant à son action à la tête d'un gouvernement collaborationniste. Sans de Gaulle, sans son appel du 18 juin 40, sans Jean Moulin et la Résistance, on ne compterait plus aujourd'hui les historiens disposés à nous expliquer à quel point Pétain, en négociant la défaite avec l'occupant, a sauvé la France d'une destruction certaine sans profit pour  personne sinon pour les Allemands. De Gaulle est sans aucun doute la mauvaise conscience du pétainisme et de cette histoire-là qui ne nous sera jamais contée car de Gaulle l'interdit. N'ayons néanmoins aucune illusion : sans la Résistance, des historiens prêts à nous conter l'histoire d'un Pétain-sauveur-de-la-France  auraient été légion car il n'y a pas plus lâche qu'un historien, plus obtus, plus intéressé, plus vil qu'un historien, tous experts du mensonge par omission d'où qu'ils viennent.

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  • Revel, Aron and co

     


                         Ils font partie de ces intellectuels (1) qui ont passé leur vie à regarder les Peuples monter dans les trains de l'Histoire, debout sur le quai, un rien suffisant, le commentaire méprisant - "Ne vous inquiétez pas, ça leur passera !" -, incapables de proposer une réelle analyse critique des systèmes qui ont poussé toutes ces populations à prendre tous ces trains sur tous les continents depuis la révolution russe de 1917 (et la Révolution française !) jusqu'à la chute du mur, une fois l'URSS vaincue (et tant mieux ! Car cette vieille garce puait la mort).

                      Nombreux sont ceux qui ont fait leur beurre sur le dos de la guerre froide : feu follet hypnotique, tel un leurre, qui a longtemps paralysé et gelé la pensée de nombreux intellectuels.

     
                   revel,aron and co,guerre froide,social-démocratie,jean-paul sartre,la chute du mur de berlin,urss et les chars russes à parisrevel,aron and co,guerre froide,social-démocratie,jean-paul sartre,la chute du mur de berlin,urss et les chars russes à paris
                     
     
                   Jean-François Revel n'étant pas le premier ni le dernier avec Raymond Aron en chefs de file et patriarches - secondés plus tard par les sbires de la Fondation Saint-Simon -, pour affirmer, qu'après la chute du système soviétique,  l'Histoire enfin arrivée à bon port, il n'y aurait plus lieu de s'inquiéter, et que tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes, incapables tous ces intellectuels de penser l'après guerre froide et le nouvel enfer qui nous attend d'ici 2050 : un marché triomphant qui aura tout emporté - états, démocratie, nations, peuples, liberté, indépendance.

    Tous ces penseurs (3) ont donc visé à côté et leurs analyses nous laissent aujourd'hui sans armes ; tout en sachant que s'ils étaient encore dans les parages, nul doute qu'ils feraient leur beurre sur le dos de la menace islamiste et le péril jaune : "La Chine ? Vous n'y pensez pas, malheureux ! Cet Etat voyou, capitaliste sans retenue ; et pollueur avec ça !"

    Aussi...

    Face à ces intellectuels porteurs d'une seule promesse, nous faire tous mourir idiots et vaincus, pourquoi devrait-on enlever notre chapeau au passage de leurs cercueils qu'accompagne un nuage de mouches à m.... ?

    Car...

    Le vrai danger est là, et bien là : dans la libéralisation des marchés financiers, l'hyper-mobilité des capitaux et la désintégration des processus de production ; des milliards d'êtres humains livrés à la logique d'une économique mondiale sans morale et sans esprit autre que mercantile ; individus qui, à terme, n'habiteront plus aucun monde.

    Confrontées à cette nouvelle donne, les sciences politiques ne nous sont d'aucune utilité. Il faut revenir à la philosophie qui seule est capable de poser les bonnes questions ; à la philosophie donc et aux Grecs : l'Homme étant la seule mesure de toute chose.

    Ensuite, seulement, serrons-nous assurés de pouvoir tirer les bonnes alarmes comme on tire les bonnes cartes.

     

     

    1 - Revel et Aron ont  été médiatiquement très présents dans les années 60 et 70 pour nous parler, entre autres, des chars russes qui défileraient sur les Champs Elysées si par malheur, la gauche était élue, et aujourd'hui, force est de constater qu'il ne nous a rien donné ni laissé à penser.

    2 - Des aroniens utopistes ?! Les sartriens ont dû hurler de rire ! Faut croire que l'utopie, tout comme la politique, a horreur du vide : en l'occurrence, celui laissé par le miroir aux alouettes qu'a été le communisme d'URSS et d'ailleurs.

     3 - Rien de surprenant que tous ces intellectuels ne nous aient rien légué : trop occupés par le présent, tous ces penseurs circonstanciels de la guerre froide ont fini, inévitablement, par ne penser qu'au passé ; l'avenir et ses bouleversements passant à la trappe. D'où le vide qui les entoure aujourd'hui.

     

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