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Medias, désinformation et ré-information - Page 3

  • De la marche des Beurs pour l'égalité à SOS racisme : une histoire inédite...

     

    Manipulation, rejet, condescendance et exploitation...

     

              ... quand cette marche du  au marche fraternelle, se transforme entre les mains de SOS Racisme en une campagne de culpabilisation de tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Français dit " de souche" : opposition frontale et division manichéenne et machiavélique du corps social entre racistes et anti-racistes 20 années durant.


                    "À la fin de l'année 1983, suite aux incidents de l'été entre des jeunes de la banlieue lyonnaise et la police, se déroulait la « Marche pour l'égalité et contre le racisme », plus connue sous le nom de "Marche des Beurs"...

     


    Farida Belghoul rencontre E&R (2/2) par ERTV

     


                 "L'année suivante, une jeune femme du nom de Farida Belghoul organisait une seconde marche : « Convergence 84 ». Vingt-neuf ans plus tard, elle livre sa version de l'histoire, qui diffère radicalement du roman antiraciste officiel."

     


              Conférence d’Alain Soral, Farida Belghoul et Mathias Cardet à l’issue de la projection du documentaire : « De l’antiracisme à Égalité & Réconciliation : rencontre avec Farida Belghoul » par ERTV

     


                             

     

                   (à la 30e minute, une analyse percutante de l'anti-racisme à la sauce PS et de l'instrumentalisation des minorités ; à 1h.05  un plaidoyer vibrant pour le vivre-ensemble)

     

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  • Etudes sur le genre : en être ou ne pas en être... qui et quoi... et comment ?

                       S’il existe un champ de recherches nommé "études sur le genre" (gender studies), travaillant notamment sur la construction sociale des stéréotypes associés au genre, ces études doivent sans doute quelque chose à Simone de Beauvoir et à son "On ne naît pas femme, on le devient" ; affirmation péremptoire, insolente et dogmatique qui cachait à l’époque certainement un sentiment de culpabilité très fort car, se tenir en marge, se savoir à la marge, incapable de complaire aux exigences de son temps, de sa classe et de sa famille et fratrie, n'est pas une mince affaire même si l'oeuvre de Proust, bien antérieure, ne parle que de ce qui va suivre : issue d’un milieu aristocratique et bourgeois (elle est née Simone-Lucie-Ernestine-Marie Bertrand de Beauvoir), elle-même bourgeoise - comme quoi, et pour le coup … on naît bourgeoise et on le demeure ! -, Simone est lesbienne ; nous sommes en 1949 ; de plus, on lui connaît un penchant certain pour les jeunes filles bien plus jeunes ou bien moins âgées qu’elle ; un peu comme son compagnon de fortune… Jean-Paul Sartre qui, s’il était hétéro, avait la réputation d’être un « queutard » d’étudiantes qui buvaient, bouche bée, entre autres breuvages, ses paroles considérées quasi bibliques à cette époque qui fut la sienne et la leur à toutes et à tous.

    Avec Simone de Beauvoir, il sera aussi question d’un deuxième sexe ; le sien en l’occurrence même si… bien des années plus tard, des copines et des lectrices de Simone affirmeront que l’on n’est finalement sûrs de rien en la matière : un sexe, deux, trois, voire quatre, peut-être cinq...

    On y reviendra plus tard.

    Pour l’heure… en voiture Simone !

                     "On ne naît pas femme, on le devient" : affirmation provocatrice en diable pour l’époque qui ne comptait pas que des saints dans les rangs de l’existentialisme sartrien décrété pourtant "humaniste"… entre deux procès de Moscou et le lynchage d’un Kravtchenko

                    "On ne naît pas femme, on le devient" : on s'en doutera... la vérité se situe dans l'entre deux d'un "oui" et d'un "non", en son centre, en plein milieu... à 12h plus précisément, au moment où le soleil est à son Zénith - on y voit alors plus clair.

    Certes ! On naît femme : ça, c’est un constat, une vérité de la nature, de la biologie et de l'anatomie, mais pas seulement : c'est aussi une vérité qui a pour référent… l’expérience au quotidien (comportement, penchants… et sans que l’on nous y invite ou nous y force ; regardez : j’ai moi-même aimé très tôt faire la guerre aux Indiens… ma sœur… non). Même si on ne le devient pas puisque, comme on vient de le voir, on l’est déjà « femme »… disons que… la prise en charge de cette donnée de la nature et d’une grande partie du vécu au quotidien, de son cheminement, développement et variations, dès le plus jeune âge, s’effectuera, d’un être à un autre, bien évidemment selon la personnalité, le caractère, les aptitudes, les préférences (on préfèrera jouer au foot avec les garçons plutôt que de jouer à la marelle) de l’intéressée ; mais aussi… le pays, l’époque, la classe sociale et le milieu familial auront une influence colossale : la mère que l’on a eue, et le père… (vaste programme à lui tout seul que « ce père »… dans le cas qui nous occupe !).

    Toutes sont des femmes donc mais pas de la même manière ni de la même façon.

                   « On ne naît pas femme, on le devient" : tel un lapsus, ce cri du cœur plus que de la raison, ce cri venu du bas ventre aussi… a surtout semblé nous crier : « On peut être une femme et préférer la compagnie rapprochée, très rapprochée même, jusque dans l’intimité, non pas des hommes mais de ses semblables - femmes en l'occurrence ! ».

    En 1949, Simone de Beauvoir a cherché sans aucun doute à faire savoir à tout le genre humain, et pas seulement au café de Flore, qu’elle était lesbienne ; c'était là son « coming out ». Le premier de l’histoire ?

    Virginia Woolf sera plus discrète, il est vrai : mais bon : c’est pas la même « école » non plus, ni le même pays et pas tout à fait la même époque… (Ah ! Contexte ! Contexte ! Quand tu nous tiens…) ; Simone a commencé au moment où Virginia a terminé,  la mort en ayant décidé ainsi, son suicide en particulier en 1941. Ce qui relativise quand même un peu la portée de son « on ne naît pas femme, on le devient » c'est bien le fait que ses intentions ne sont pas... comment dire ?.... pures... car, à y regarder d'un peu plus près, Simone est bel et bien la première intéressée dans cette histoire. De plus, il ne s’agit pas vraiment d'une question d'ordre ontologique mais plus simplement d’une question de préférence « sexuelle » : après tout, dans l’absolu, avec qui on fait l’amour n’est pas constitutif de la totalité de l’être en soi et moins encore, de l’être en les autres – si on fait un moment l’impasse sur leurs préjugés… fluctuants au demeurant.

    En revanche, celui ou celle avec laquelle ou lequel on fonde une famille… oui.

    Or, Simone n’en fondera pas.

    Mais… on y reviendra plus tard.

                   Qu’il soit ici permis de dire que si Simone n’avait pas été lesbienne, ce slogan à multiples tiroirs et cachettes n’aurait sans doute jamais vu le jour.

                  "On ne naît pas femme, on le devient" aura toutefois le mérite d’alerter une société sur le fait que l’on puisse en tant que « petite pisseuse de bac à sable » préférer la castagne avec les garçons à la poupée, au saut à la corde, la marelle ou la dinette.

    A bon entendeur...

     

    ***

     

                   Bien des années plus tard, en 1990, arrive un ouvrage «Trouble dans le genre» de l' auteur Judith Butler : elle a quarante ans ; même si l’auteur s’en défend ICI… cet ouvrage nous conduira tout droit à la «Théorie du genre» dans le cadre des études de genre car jamais rien ne se perd. Il est vrai qu’en tant qu’auteur, on ne saurait être tenu responsable de ce que vos lecteurs font comme choux gras ou maigres de ce que vous publiez car, il est bon de rappeler, qu’un ouvrage échappe à son auteur dès sa parution.

    Dans cet ouvrage, Butler mentionnera Lévi Strauss, l’anthropologie américaine et le structuralisme français comme antécédents ; cet ouvrage (on a oublié depuis Simone de Beauvoir dont tout le monde a digéré et intériorisé une partie de son histoire de femme qui n’en serait pas une a priori, à moins qu'elle le décide) suscitera un véritable débat public et médiatique.

    Notons que Judith Butler, tout comme Simone, est lesbienne mais... en revanche...  pas bourgeoise pour un sou  (comme quoi on progresse, mine de rien !) ; de plus, elle possède une solide formation philosophique.

    Précisons aussi que très tôt, Judith sera en rupture avec son milieu familial qui lui donne une éducation religieuse (le Judaïsme) et un idéal dont elle n'a que faire : le sionisme ; elle fuira très très jeune, en claquant la porte. Aujourd’hui, elle est athée et anti-sioniste même si d'aucuns ne lui en demandaient sûrement pas tant. Qu’à cela ne tienne : un rebelle est toujours plus intéressant qu’un mouton : il vit plus plus dignement, et parfois plus longtemps aussi. Reconnaissons-lui ce courage : celui de s'être reconstruite ;  ce qui est tout à son honneur. Et bien des années plus tard, on constatera avec satisfaction qu'elle ne s’est toujours pas embourgeoisée (quand on vous dit que l'on progresse...).

    Sa fuite du cocon familial lui fera très certainement échapper à la psychanalyse et à la psychiatrie en tant que patiente ; vampire et sangsue auxquels sa famille n’aurait sans doute pas hésité à recourir en désespoir de cause. Tout comme la fuite face à un danger mortel, sa sortie fracassante et précoce l’aura donc « sauvée ».

    Elle avait de l’instinct Judith ! C’est sûr !

    Est-ce exagéré d’écrire que Judith Butler intellectualisera et conceptualisera son malaise existentiel et sociétal (cet impératif catégorique de rupture avec sa famille, sa culture, son histoire et la société qui, très tôt, l’a exclue et comme expulsée, la condamnant à la marginalité)… avec l’écriture et la publication de « Trouble dans le genre » qui outre ses vertus thérapeutiques pour son auteur… remettra en cause toutes les présuppositions du féminisme occidental : c’est Simone et ses suivantes, lesbiennes ou non, que Judith culbute par-dessus leur balcon, ainsi que la notion de « genre » inscrite dans le marbre d’une société qui en ignore une autre : celle pour laquelle le genre féminin ou masculin n’est en aucun cas une réponse à leur questionnement.

    Arrivent alors le temps de la vulgarisation et de la diffusion dans les médias de masse des Gender Studies - études de genre qui conduira tout ce beau petit monde à la dissociation de l’identité sexuelle et de l’identité de genre, à savoir :

    - L’identité sexuelle : je suis biologiquement, anatomiquement une femme ou un homme (vagin pour l’une ; queue pour l’autre).

    - L’identité de genre : je me sens homme, je me sens femme… ou bien encore… ailleurs (Queer) indépendamment de mon identité sexuelle (de mon vagin ou de ma queue) : transsexuels, bisexuels, travestis et transgenres : des hommes et des femmes sortis d’un cadre hétérosexuel et homosexuel trop étroit pour eux.

    On remarquera que cette dissociation va bien au-delà de l’opposition traditionnelle : hétéro/homo.

     

            Judith Butler prend la parole, vingt ans après les faits ; elle a près de soixante ans :

                   « Les études de genre décrivent les normes hétérosexuelles qui pèsent sur nous. Nous les avons reçues par les médias, par les films ou par nos parents, nous les perpétuons à travers nos fantasmes et nos choix de vie. Elles nous disent ce qu'il faut faire pour être un homme ou une femme. Nous devons sans cesse négocier avec elles. Certains d'entre nous les adorent et les incarnent avec passion. D'autres les rejettent. Certains les détestent mais s'y conforment. D'autres jouent de l'ambivalence... Je m'intéresse à l'écart entre ces normes et les différentes façons d'y répondre. »

    Le marketing et la publicité, très bons baromètres sociaux aux enjeux financiers considérables - commerce oblige ! -, ont largement intégré tous les bouleversements dans les « attributs homme/femme » : rôle, pouvoir, tenue vestimentaire…

                  « Il se peut qu'existe une nature féminine, mais comment le savoir ? Et comment la définir? Certes, je peux parler en tant que femme. Suis-je tout entière contenue dans ce mot «femme»? Et est-ce que toutes les femmes sont représentées par ce terme lorsque je l'utilise pour moi? »

    Là, Judith, tu enfonces des portes ouvertes à la réflexion de nos sociétés à ciel ouvert depuis un bon nombre d’années maintenant.

                     « Je pense aux personnes dont le genre ou la sexualité a été rejetée et je voudrais aider à l'avènement d'un monde où elles puissent respirer plus facilement. » A l’heure du mariage gay adopté dans toutes les sociétés occidentales… quant aux autres… transsexuels, bisexuels, BDSM, fétichistes, travestis et transgenres… »

    En ce qui concerne la bisexualité, allez demander à une famille (une mère épouse et ses enfants) de gérer la bisexualité d’un père descendu dans le parking de son immeuble retrouver un amant ou un prostitué mâle avant de remonter partager le repas du soir avec toute sa belle petite famille ; ou bien encore, une épouse et mère descendue dans ce même parking pour se faire godemicher par une copine avant de… (vous connaissez la suite)…

    Certes, cette bi-sexualité doit sans doute être une réalité potentielle, mais... dans un contexte familial (couple avec enfants), doit-on pour autant y succomber ? Au nom de quoi ? Sous prétexte d'avoir des envies de meurtres, doit-on pour autant passer à l'acte ? Que l'on convoite la femme de son voisin, doit-on pour autant tous nous taper les femmes des autres qui se taperont la nôtre aussi ? Quel projet de vie, quel dessein servirait une telle indulgence envers soi-même, un tel laisser-aller ? La jouissance sans entraves ? Avec quelles conséquences ? Et pour qui ?

    Pas évident du tout ma petite Judith de gérer ça en famille ! Alors, tu penses bien… la trans-sexualité… travestis, transgenres … là, tu vas tout faire sauter et je ne suis pas sûr que l’on puisse reconstruire quoi que ce soit.

                    « De même, à propos du genre, nous ne pouvons pas ignorer la sédimentation des normes sexuelles. Nous avons besoin de normes pour que le monde fonctionne, mais nous pouvons chercher des normes qui nous conviennent mieux. »

    C’est bien ce que je disais : il faut des normes ! Mais… attention Judith ! Là, tu vas passer pour une réac !

                    Et cette petite digression, courte au demeurant mais salutaire : « Enlever le voile, pour une musulmane, ce doit être un choix, comme le mariage pour un couple gay: personne ne vous oblige à vous marier, mais on vous en donne la possibilité. C'est une norme, mais ce n'est pas obligatoire. »

    Belle démonstration de tolérance de Judith Butler qui, ici, en France, pourrait encore en remontrer à toute une bande d’activistes intolérante et dogmatique, fruit d’une idéologie qui, dans les faits, ne vous laissera pas un mètre cube d’air pour respirer si d’aventure vous souhaitez vous en écarter : les injonctions toute républicaine dans sa brutalité, celle des baïonnettes, d’un Vincent Peillon ministre de l’éducation à l’endroit de familles inquiètes quant à la nature du programme pilote « ABCD égalité » nous le prouvent une fois encore… brutalité d’un ministre qui doit très certainement cacher, ailleurs, un laxisme inavouable et une vie du type « double standard » car, comme chacun sait, les tartuffes sont légion en politique ; et plus ils hurlent fort, plus ils tentent de couvrir une réalité dérangeante au possible.

    Mais, on y reviendra plus tard, ailleurs.

    On notera qu’aujourd’hui Judith Butler ne conteste plus la réalité des genres masculin et féminin et leurs présupposés à la fois biologiques et psychologiques ou psychiques ; le culturel n’occupant plus qu’une place secondaire.

    Ah sagesse quand tu triomphes... c'est tout le bon sens qui triomphe avec toi !

     

    Judith Butler, philosophe en tout genre (52') from Les Ateliers du Réel on Vimeo.

     

    Pour prolonger, cliquez : Etudes sur le genre - 2

     

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  • A propos des médias autour du mouvement Les Gilets Jaunes....

      

                  Jamais les propriétaires des médias n'ont traité avec un tel mépris le métier de journaliste ! Ce qu'on ne pourra pas leur enlever, néanmoins, c'est ce flair certain dans leur recrutement d'hommes et des femmes  disposés à mener à bien ce travail de sape, et ce faisant, discréditer définitivement les chaînes et les radio d'info, en continue en particulier : des gourdes,  des valets, des nigauds, des cloches, des stewards et des hôtesses de l'information, à grand renfort d'éditorialistes militants.

    Et même si une hirondelle, voire deux, ne fait (ou ne font) pas le printemps, surtout en hiver... force est de constater en toute impartialité ceci : après plus de huit semaines de couverture médiatique du mouvement des Gilets Jaunes, parmi des dizaines de gourdes, de nigauds, des éditorialistes militants maastrichiens et mondialistes et autres experts, le plus souvent de leurs propres opinions... 

    Deux figures, et seulement deux, ont su sortir du lot quotidien des analyses et des commentaires autour du mouvement des Gilets Jaunes qui, pour faire court, n"expriment qu'un seul souhait à peine dissimulé : "Quand vont-ils donc enfin se décider à rentrer chez eux tous ces gilets jaunes ! Ca va bien comme ça ?!!!"

     

    médias et gilets jaunesmédias et gilets jaunes

     

                    Ils se nomment Charlotte d'Ornellas et Arnaud Benedetti.

    Qu'ils en soient remerciés même si, en tant que journaliste pour l'une et universitaire pour l'autre, ils n'ont fait que leur travail ; un travail nuancé, éclairant, sensible, informé et avisé, sans parti-pris affiché. 

     

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    Pour prolonger, cliquez : Gilets Jaunes - le dossier

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  • Gilets Jaunes, médias, classe politique et syndicats

     

     

     

                             « La branche a cru dompter ses feuilles… mais elle en portera le deuil » - Jean-Michel Caradec Mai 68

     

                                          Vous avez dit « Gilets jaunes » ?

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

     

                         Des médias « ... censés représenter un 4è pouvoir qui ont fusionné avec les 3 premiers - exécutif, législatif et judicaire» !

     

                                 

     

                     Difficile de ne pas déplorer à quel point le métier de journaliste s’est effondré sous le poids d’une caste qui n’est que la représentation de la défense de ses intérêts sur leur propre lieu de travail devant un micro et des caméras ; et tous se lèvent le matin avec une seule idée en tête : fustiger la moindre velléité de remise en cause des privilèges des classes supérieures car les privilèges de cette classe sont les leurs ; aussi, quiconque menace cette classe, menace le personnel médiatique : Elkrief sur BFM-TV demeure l’archétype du journaliste menaçant, le mépris chevillé au corps envers tous ceux qui refusent de se soumettre : grévistes, syndicalistes, activistes. C’est la raison pour laquelle tous sont bien plus à l’aise face à MLP dont l’électorat, par leur vote, neutralise toute possibilité d’alternative politique réelle depuis 30 ans.

    Ce qui a changé au fil des ans c’est qu’on ne peut plus ignorer, pour l’avoir enfin compris, ce qui suit :  tout ce personnel médiatique (au côté du personnel politique, unique client de ces médias avec les annonceurs publicitaires - notez qu’ils se nourrissent l’un l’autre) ne veut pas savoir, ne veut plus savoir et ne doit pas savoir ce qui est vécu par ceux qui vivent mal ;  d’une octogénaire telle que Michèle Cotta présente sur les plateaux de télé aujourd’hui encore (1), à Arlette Chabot sexagénaire (virée de la direction de l'information de France Télévisions mais toujours présente car ces gens-là ne renoncent jamais !) puis la quadragénaire Sonia Mabrouk au ton inquisitorial et relâché, « une maladroite » aux dents aussi longues que son désir de faire carrière mais sans en avoir la manière : ne jamais oublier que l’arrivisme demande des qualités et un savoir-faire - pensez ne serait-ce qu’à un Julien Sorel ou à un Eugène de Rastignac.

    Au côté de ces hyper-cadres et cadres de l’information de classe, gourdes et valets (de Pujadas à un Jean-Michel Aphatie) confortablement installés dans des studios radio et télé hyper protégés, ce sont leurs petites mains, prolétaires-journalistes payés un jour sur deux, qui, sans état d’âme, sont envoyés au casse-pipe, à savoir : sur le terrain, là où une colère va croissante devant une organisation de la représentation du réel qui n’est, au mieux, qu’un mensonge par omission ; au pire, de la propagande de classe.

    Pourquoi cette colère dans les sondages et de la rue à l’égard des médias ? Certainement parce que tous ne supportent plus de les entendre affirmer, matin, midi et soir, qu’il n'y a pas d'alternative et qu'il leur faut s’accoutumer à vivre avec des élites qui sont de véritables traîtres de la cause des Peuples, sous le prétexte suivant : si c'était différent, ce serait pire encore.

    De la colère donc ; colère et exaspération face à des Médias sans courage mais prompts aux anathèmes et qui se refusent à « pénétrer le réel » dans toute sa complexité. En effet, ils n’ont qu’une seule mission : lui "casser la gueule !" à ce réel afin qu’il se taise, alors que cette colère devrait  intéresser tout journaliste digne de ce nom car elle touche à l’actualité sociale, morale et politique de notre société ; actualité que l’on retrouve le soir des élections - abstention massive et vote FN -, à l’heure où un Macron fait « propre sur lui » et par ricochet, fait « France propre sur elle » dans ce miroir aux alouettes que les médias nous tendent chaque jour aux côtés d’une classe politique aux ordres d’un projet européen qui n’est que l’instrument d’un mondialisme fossoyeur de notre contrat social. Cette colère est pourtant essentielle à qui souhaite comprendre les ravages de trente ans de cynisme politique et médiatique et de lâcheté morale.

    La démission face au réel de tous ces médias leur permettra-elle de sauver leurs places et leurs têtes ? Rien n’est moins sûr car médias et classe politique sont inextricablement soudés : la chute du journalisme et la chute de la volonté politique sont concomitantes ; l’une entraîne l’autre et vice versa.

    Après le pourrissement, la putréfaction, de complaisance en relâchement, force est de constater une fois de plus que jamais ces médias ne seront à la hauteur de ce qu’ils croient défendre, alors que seule la recherche de la vérité importe. D'ailleurs, ne devrait-on pas finalement vivre que pour ça : la vérité de soi, et la vérité en soi, surtout lorsqu’elle n’est pas bonne à dire car elle fragilise le pouvoir des dominants ?

     

                     

                         Fabrice Epelboin est un spécialiste des réseaux sociaux et contributeur régulier à Reflets.info : journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking

     

                    Menacés par Internet et les milliers d’internautes créateurs de contenu dédié à la contre-information, les médias ne baissent jamais les bras ; ils ne s’en laissent pas compter ; pyromanes, ils savent allumer des contre-feux comme la dénonciation des fakenews qui sont à ces médias ce que l'hôpital est à la charité car le mensonge par omission qui caractérise une grande partie de l'information ( le refus de la recherche des causes, le refus de nommer les hommes et les femmes derrière ces causes) n’est-ce pas déjà en soi de la fakenews ?

    Propagande pour propagande… quittes à devoir accepter que 80% des Français s'informent principalement auprès des médias dominants, médias de masse (télé, radio, journaux, hebdos),  dans ce contexte, rappelons en passant qu’il est important que tous puissent avoir accès à toutes les propagandes : de RT France (télé russe francophone) à BFM-TV en passant par  Radio et France télévision tout en gardant à l’esprit qu’à la question  "qui fait quoi,  à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui ?"… seuls Internet et les sites dits de ré-information et de contre-information semblent à même d’y répondre avec une franchise et une expertise précieuses ; pour cette raison, ils représentent une richesse décidément inestimable.

    Après la « fakenews », autre arme à la disposition des médias pour contrer Internet : la théorie de "la théorie du complot" ou comment discréditer un adversaire en l'accusant de « complotisme » sans toutefois être capable de répondre à la question suivante :  où finit la ré-information et l’investigation, où commence le complotisme conspirationniste ?

    Ne nous y trompons pas : ce sont précisément ceux que cette ré-information-contre-information met en danger, à savoir les médias dominants soutenus par la classe politique et les grandes entreprises, qui, arbitrairement, en décident.  En cela, le "conspirationniste" est la mauvaise conscience de tous ceux qui ont choisi un jour de placer leur avenir professionnel et leur confort personnel au-dessus de la vérité au profit de la falsification des faits.

    On cache sa honte comme on peut : en procès d'intention récurrents et lâches. Quant à la dénonciation du populisme… même à sciences-Po, on sait que ce vocable n'a qu'une fonction : discréditer auprès d'un électorat bien ordonné un adversaire politique ; pour cette raison, « le populiste » c'est l'autre, toujours ! Sa dénonciation n'explique rien mais révèle tout : un parti pris de classe, tendance « bourgeois des centres-villes, pétés de tunes et morts de trouille » : classe politique, universitaires et journalistes-chroniqueurs.

    Mais alors, que tous se rassurent car, personne n'a besoin de la lanterne des partis dits "populistes" ou des « complotistes » pour éclairer avec justesse la qualité de sa vie, sa dégradation et pour désigner les responsables, ni pour comprendre que l’ennemi des classes populaires n’est pas le Musulman qu’on leur jette en pâture sans sourciller, comme un os à ronger… mais bien plutôt cette bourgeoisie des centres-villes et les rentiers du foncier et de la finance qui regardent travailler les autres.

    Ca aussi, les Gilets Jaunes l’ont bien compris.

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

                   Pour se racheter, quand la critique les menace d’un peu trop près, pour se donner bonne conscience, il est vrai que la spécialité des médias d'Etat ou privés, France Culture en tête, c'est la célébration des vaincus de l’histoire mais... longtemps après leur défaite et leur décès : Proudhon, Marx, Rosa Luxembourg, Guy Debord… une fois qu’ils ne représentent plus aucun danger pour l’ordre économique : l’économie, le nerf de la guerre de classes.

    Aussi, ce n'est sûrement pas la carte de la France qui s'obscurcit avec ce mouvement des Gilets Jaunes.... ce sont bien plutôt des médias ventriloques de gouvernements qui n'en finissent pas de nous dire qu'il n'y a pas d'alternative ; des médias , notons-le, qui ont adulé un Barack Obama qui flattait leur conscience de Blancs alors que c’est Bernie Sanders qui viendra nous révéler à quel point ces médias se sont moqués comme de l’an 40 du bilan économique et social d’Obama qui, à l’extérieur, il faut le rappeler, affichera le tableau de chasse suivant : la destruction de la Libye ainsi que de la Syrie.

    En définitive, il se pourrait bien que les Gilets Jaunes aient pris conscience de ceci : après la caste politique, cette caste médiatique dont les patrons sont milliardaires, une caste passée au crible depuis 20 ans - le profil de ses membres, leurs agissements, le décryptage de leur manière de traiter l’info (voir les travaux d’Acrimed et de Pierre Carles) - n’a pas cessé d’être un danger pour la démocratie ; un danger croissant.

    Aussi, il est temps que les " journalistes de la désinformation par omission et du mensonge éhonté", assument leurs responsabilités.

    Après tout, qui a dit qu'un bon journaliste est un journaliste au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre média, indépendant de surcroît et dans la mesure du possible !

     

                          Vous avez dit « Gilets jaunes » ?

     

                     

     

    Comme un fait exprès, dès la première semaine de mobilisation, les médias n’ont pas hésité à se faire l’écho d’« un mensonge d’Etat » car les raisons de la sur-taxation des carburants est à trouver non pas auprès des différents rapports du GIEC mais bien plutôt auprès de Bercy : fange arrogante, autoritaire et anti-démocratique au service d’un fascisme monétariste ; véritable Etat dans l’Etat ce Bercy sur lequel un ministre des finances n’a pas plus de poids qu’un balayeur ! Un Bercy entièrement dédié au respect des directives et des traités signés par des chefs de gouvernement et des chefs d’Etat jean-foutre à la grande satisfaction d’une Commission qui n’en finit pas de travailler à la destruction de l’Europe en s’attaquant à son modèle social, et par voie de conséquence, à sa civilisation.

    Que l’on ne se fasse aucune illusion : il semblerait que la prétendue  « conversion écologique » soit d’une part le cache-sexe d’un racket organisé des foyers français les plus modestes pour commencer et d’autre part, que celle-ci… tout comme la liquidation de notre industrie dans les années 80, se fasse sur le dos des classes populaires et des petites classes moyennes, une nouvelle fois, sacrifiées pour le bien-être à venir des chérubins de l’hyper-classe et des classes supérieures de nos centres-villes.

    Là encore, les médias et la presse confirmeront leur incapacité à faire ce pour quoi les contribuables français subventionnent à hauteur de plusieurs millions d'euros par an des titres au bord de la faillite intellectuelle et financière.

    Non rentable, il est vrai que l’utilité de cette presse est ailleurs : dans l’exercice de moyens de pression sur les concurrents économiques car sa capacité de nuisance envers ceux qui seraient tentés de remettre en cause les intérêts des entreprises de ses actionnaires est infinie ; financement des campagnes électorales, bourrage de crâne et soutien inconditionnel au candidat qui s'engage alors à se faire le gardien des intérêts des entreprises du CAC 40 et bien au-delà, : ceux d'une l'oligarchie mondialisée.

    Aucune diversité des points de vue ; tous appartiennent à la même classe ; tous habitent les mêmes quartiers et dépensent leur argent dans les mêmes lieux,  et tous sont dans des logiques identiques de carrière… là encore, force est de constater que la seule et vraie menace contre la démocratie ce sont ces médias dont les propriétaires n'ont aucun intérêt à une information honnête susceptible de faire de leurs audiences des citoyens avisés, informés et critiques, car tous savent qu'il n'a pas de carrière médiatique, politique, artiste, universitaire et économique dignes de ce nom, pour tous ceux qui partageraient cette aversion pour un mondialisme sans honneur et sans justice. La classe politique n’ignore pas non plus ce risque qui est une véritable menace portée sur eux tous.

    Pour preuve… lorsque le Premier ministre a exposé devant les parlementaires son "plan de sortie de crise Gilets jaunes », notons qu'aucun des intervenants ne mentionnera le lien entre "trois semaines d'obstination de Macron : « On ne change pas de cap !" et un Bercy placé sous l'oeil scrutateur de la Commission européenne... elle-même sous le contrôle des marchés financiers et des acteurs d'un mondialisme sans honneur ni justice qui n'a qu'un but : la baisse des salaires, la paupérisation des services publics et de la protection sociale... (chômage, maladie et retraite) avec l'Europe comme coeur de cible bien évidemment puisque c'est le lieu dans lequel toutes ces protections sont les plus élevées.

    Quant au Parlement de Strasbourg  à l'absentéisme sans égal : on y compte plus de lobbyistes que de députés même lorsque l'hémicycle est au complet.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    CRS face aux Gilets jaunes : des pauvres contre des pauvres !

     

     

                     Il est bon de garder à l'esprit que la liberté d'expression, la liberté de rassemblement protègent ceux qui en ont besoin bien qu'ils ne soient pas si nombreux finalement ; d’où la faiblesse avec laquelle ces libertés sont défendues d’autant plus que les politiques n’oublient jamais de mettre à l’honneur la police et la gendarmerie alors que tous les gouvernements les méprisent : les militaires montés sur Paris dans le cadre de la lutte contre le terrorisme seront logés dans des locaux insalubres (couchage indigne, pas de douche), et dans les commissariats ce sont des rats et des cafards qui prospèrent ; là, l’hypocrisie est à son comble ; elle dit tout de la scélératesse de ceux qui font face aux Gilets Jaunes.

    L’hypocrisie et le mépris, encore le mépris ! Et pas un mot des médias à ce sujet.

    Il est surprenant qu’il n’y ait pas eu de défections du côté de ces forces de l’ordre ; et de la justice pareillement méprisée par les gouvernements !

    Devoir de réserve oblige ?

    Des CRS, des gendarmes blessés ? Certes ! Mais... de mentionner dans le détail les centaines de blessés Gilets jaunes (grenades GLI – F4 à l’usage contesté et balles en caoutchouc),  ceux qui ont perdu une main, un oeil.... et d'autres… souffrant de séquelles à vie, les médias s’en sont bien gardés.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    Macron, quant à lui, est soupçonné d’avoir cherché le chaos et d'avoir joué la montre dans sa gestion de la contestation, tout en s’assurant que les médias se fassent les relais des dégradations commises ; c’est la raison pour laquelle il choisira, dès son retour d’Argentine, d’aller le matin même, avec les médias « vers la casse et la souillure » dans un seul but : rallier à lui des classes moyennes indignées et effrayées, classes sans lesquelles il ne peut espérer  « avoir le dessus » sur les foyers qui n’ont de cesse de « boire la tasse » sur-représentés et sur-mobilisés chez les Gilets Jaunes ; classe sacrifiée sur l’autel non pas d’une transition écologique fantomatique mais bien plutôt sur les exigences monétaristes des marchés financiers :  ces fossoyeurs de la souveraineté des Etats et des Peuples.

    Cris d’orfraie et posture, la Marianne énuclée de l’Arc de triomphe fera un temps la Une ; un Arc de Triomphe symbole de la République ? Voyons ça de plus près : 1806 construction - 1836 finition ; de Napoléon 1er Empereur à Louis Philippe roi de France issu de la Restauration – volet 2 après Charles X.

    Mais alors, où est alors la République dans ce monument ?

    Tombe du soldat inconnu souillée ? Là encore, où était la République dans cette boucherie des classes populaires de 14-18 ?  

    La Marianne énuclée de l’Arc de triomphe dans la défaite de la macronie, n’est-elle pas finalement le vrai visage de notre République, gueule cassée, borgne, énuclée de ses classes populaires et du souci d’une justice sociale qu’il nous faut toujours et encore déplorer ?

    Casse des vitrines, mobilier urbain, manque à gagner des commerçants…  rappelons que la démocratie, ce n’est pas gratuit : c'est payant. Ca coûte ! Reste alors pour tout un chacun de trouver un pays dans lequel, même au nom de démocratie, il est interdit d'interférer avec la bonne marche des affaires !

     

     

                  Avec un ministre de l’intérieur cynique et manipulateur - de la graine de politicien c’est sûr ! petite main servile de toutes les figures de proue  des grandes erreurs tragiques de l'histoire (les historiens oublient souvent l’entourage de ces figures) -, l'obsession des Etats c'est de faire contre mauvaise fortune un bon usage opportuniste des circonstances auxquelles ils sont confrontés car cette colère du peuple, l’Etat et les médias l’entretiennent - il vous la garde au chaud pour ainsi dire ! - tout au long de l’année dans l’espoir que vous la lui rendiez bientôt au centuple lorsque vous lui remettrez les « pleins pouvoirs » au cri de « Protégez-nous ! » ; une injonction crédule et suicidaire car, l’Etat ne protège que l’Etat. Et l’Etat sort toujours plus fort d'une tentative de remise en cause, et le Peuple plus faible et plus dépendant encore.

    Toute l’année durant, les médias – leurs éditorialistes en particulier - moquent les demandes d’augmentation de salaire, se félicitent des cadeaux fiscaux des plus riches au nom de la sacro-sainte « compétitivité de nos entreprises » dans lesquelles ces chroniqueurs et autres experts ne mettent jamais les pieds ; aujourd'hui, ils reçoivent les Gilets jaunes et feignent de comprendre leur situation. Mais alors, tous ces Gilets jaunes présents dans les médias réalisent-ils qu’ils sont « en garde à vue » ? Car enfin, questions après questions, tous ces médias n’attendent-ils pas qu’ils dérapent ou bien qu’ils cèdent à leur insu, et qu’ils finissent par adhérer à cette logique médiatique et gouvernementale d’une résignation qui n’ose pas dire son nom ou du moins, d’une sorte de fléchissement de leur volonté ?

    La Fontaine n'a jamais eu autant raison :" Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute".

    France Info, BFM-TV, LCI et Cnews qui a sans doute pris la mesure de l’événement en choisissant des commentateurs de football (Pascal Praud entre autres, animateur de propos de café du commerce) pour accueillir les Gilets Jaunes et leur parole, certes pour l’heure les médias flattent le mouvement et pour certains d’entre eux, manifestement pas mécontents d’être face aux caméras, leur ego. Demain viendra la saturation ; et si les résultats ne sont pas au rendez-vous, le sentiment d’être face à une coquille vide ; vide de sens, vide d'efficacité, vide de perspectives et vide d’espoir. C'est alors que la diabolisation, le rejet, le mépris seront de mise à nouveau (chassez le naturel il revient au galop !) car, les yeux rivés sur les sondages quant à leur popularité à tous, déjà à l'affût, bientôt la machine étatique et médiatique se mettra en marche ; un seul objectif discréditer ces hommes et ces femmes : atteinte à la sécurité de l'Etat, poujadisme, populisme, racisme, antisémitisme, fascisme et nazisme, la boucle bouclée … ils seront alors responsables de tous les maux ;  entre autres : des milliards de manque à gagner pour notre économie alors que le seul responsable se trouve à l'Elysée ; l'Elysée et sa catastrophique gestion de la crise depuis 4 semaines. 

    En plein marasme, France Culture apeurée (décidément, on ne peut pas cacher longtemps d’où l’on vient !) pose la question suivante, sans doute dans le but de se rassurer : qu’est-ce qui fonde un refus inconditionnel de la violence ? interroge cette radio à propos de ceux qui, dans leur combat, auraient banni le recours à la violence pour obtenir gain de cause.

    Si on écarte un temps les esprits prompts à la soumission (celui des brebis de l'existence face aux loups), on s'empressera de répondre que ce refus inconditionnel du recours à la violence sur les personnes et sur les biens trouve son fondement auprès d'une classe qui n'a pas besoin d'y recourir (ou qui n'en a plus besoin) excepté dans le cadre et sous le masque de la gestion économique, politique et sociale de leur propre pays ou d'un projet tel que l'U.E : cadeaux fiscaux aux plus aisés, baisses des salaires et des retraites, paupérisation de l'Etat providence, attaque des services publics.... en particulier : l'hôpital et la Sécurité sociale ; violence sourde, intime, extrême dans les faits, dans ses applications, dans son vécu.

    De plus, ignorer que TOUT est violence... c’est ignorer l’Histoire ; certes, la violence des dominants n'est jamais analysée ni commentée par ceux qui les servent (le personnel médiatique, la bourgeoisie et ses universitaires – sociologues principalement)  qui sont aussi les seuls autorisés à prendre la parole dans les médias et à traiter ce sujet ( médias que possèdent les dominants, leurs patrons et clients à tous) ; personnel médiatique payé pour ne commenter que la violence des dominés ; violence dont les médias se repaissent : un vrai régal toutes ces images ! Une opportunité de plus à saisir par ceux dont le travail consiste à discréditer, ridiculiser, fanatiser tous ceux qui refusent de « crever » en silence, humiliés et déshumanisés (alcool, dépérissement physique, suicide) ; victimes collatérales expiatoires… par milliers, par millions… minuscules, anonymes, excepté pour leur famille.

    Il est temps que France Culture cesse de tenter de se hisser plus haut que son véritable souci pour les classes populaires ; il suffit de se reporter au programme « les Matins de France Culture » animé par un Guillaume Erner pour se convaincre de la superficialité de ce souci. Aussi, on conseillera à cette radio de se contenter de diffuser les archives de nos derniers grands esprits (des années 30 aux années 70) avant l’effondrement : le journalisme politique c'est un vrai métier ; or, ce métier n’est pas celui de cette radio.

     

                                   Vous avez dit Gilets Jaunes ?

     

    Les Gilets jaunes, cette alliance inédite du prolétariat, des classes populaires, des retraités, des chômeurs, des classes moyennes et de la petite bourgeoisie (commerçants et artisans) représente un véritable danger pour le Système (2).

    Les causes de cette alliance inespérée sont bien évidemment le déclassement et le tassement qui s’en est suivi des classes moyennes dont les revenus rejoignent à quelques centaines d’euros près, ceux des classes populaires.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    Macron et la Macronie, cette bulle politique aurait-elle alors explosé en vol ? Certes, Macron est tout nu ; finies les gamineries jupitériennes de ce Président enfant roi, défiant, arrogant et orgueilleux, qui s’est brûlé les ailes tout seul ; il est tombé du haut de son propre poids : poids plume ; de dédale en dédale, Icare n’est pas près de sortir de son labyrinthe !

    Car c’est toute la com de Macron qui s’effondre et toute la classe politique et médiatique qui n’a pas fini de payer cette « com » dont ils se sont fait les relais, cirque ridicule à leur échelle à tous, mise en scène insultante de bêtise et d’indignité à l’échelle des foyers qui peuvent tout juste nourrir leurs enfants dans l’humiliation d’une mère et d’un père qui ne peuvent répondre à leurs besoins ; ce qui en dit long sur ceux qui entourent et conseillent Macron.

    On évoque à propos des troupes de Macron élues à l’Assemblée, la société civile ? Mais quelle société civile ? La médiocrité et l’inexpérience de ces troupes permet surtout d’imposer le silence et la mise au pas d’hommes et de femmes sans culture politique, sans recul historique, sans caractère, sans volonté. Pour cette raison, est-il présomptueux de prédire que tous ces élus de la dernière heure, dont c’est le premier mandat, ne peuvent plus espérer faire carrière tout comme leur leader et gourou ? Ce qui n’est certainement pas une mauvaise nouvelle en soi. Il leur faudra, comme nous tous, aller bosser ! 

    Trop pressé de répondre aux desiderata de ceux qui l’ont accompagné jusqu’à la porte de l’Elysée, sans doute Macron a-t-il pensé que les classes populaires françaises étaient suffisamment désillusionnées, comme brisées, à genoux - on pensera aux Grecs, aux Portugais ou aux Espagnols (des « peuples paillasson » sur lesquels l’oligarchie mondiale s’essuie les pieds à loisir ?) -,  pour se laisser dévaster et mourir en silence.

                   Lourde responsabilité que celle des médias ; leurs têtes d’affiche ont soutenu la candidature de Macron dans lequel très vite, tous se sont reconnus car, pour les plus jeunes d’entre eux, Macron c’est eux par procuration ; rêves de grandeur et ambitions illimitées (présenter le JT de 20H ?) ; quant aux installés quinquas et sexagénaires : « Lui, Macron, saura enfumer les électeurs et protéger nos intérêts ! » ; lourde responsabilité aussi de ceux qui ont fait de cet enfant pourri-gâté, le pire des hommes à la tête d’un Etat dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, un candidat à la présidence mettant tout en oeuvre pour qu’il soit assuré d’être élu. Ces médias et ces hommes-là issus de la banque, de l'assurance, accessoirement de la politique, magnats des médias et autres millionnaires, ont mis la France en danger pour le seul bénéfice de leurs intérêts : BNP, AXA, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys de la politique qui ont pour clients l'Hyperclasse), Michel Collomb, Pierre Bergé, Niel et Pigasse, Patrick Drahi (via BFM-TV) … liste "complète" ICI (quotidien régional Sud-Ouest).

    Macron maintenant en difficulté ? Evidemment, rien n’est jamais perdu pour ces mécènes de la politique ; soyons assurés qu’en 2022, de leur chapeau sortira un « non présidentiable » ( attention ! il se pourrait bien que MLP ne puisse plus service de repoussoir) seul opposant au candidat sortant « du système » ( Macron ou un autre si ce dernier n’est plus jugé capable de porter les réformes qu’ils exigent - tout comme pour Hollande ; et ça, ils le sauront très vite...), alors que seule une crise pourrait faire que tout l’édifice érigé voilà 30 ans et plus (depuis la défaite de la gauche en 1983) s’effondre même s’il est pour l’heure impossible de penser à un candidat, un parti, un mouvement... capable d’être à la hauteur de cet enjeu-là ; celui d’une crise aux conséquences irréversibles.

    Quant au Premier ministre, pour le remplacer, on évoque François Bayrou… homme sans qualité qui attend, tapi dans l'ombre, qu'un plus mauvais que lui échoue car Bayrou semble avoir compris que l'on trouve toujours plus médiocre, plus soumis (Bayrou, fils de métayer, est obsédé par le remboursement de la dette) que soi ! C'est sûr ! Macron n'est rien, juste un agent de l'oligarchie mondiale ; Bayrou se propose sans doute d'être un peu moins que rien.

    Aujourd’hui, finalement, être candidat à une élection n'est-ce pas déjà, et surtout, avoir démissionné en trahissant :  refus de tenir tête à ce projet mondialiste sans honneur ni justice qui fracasse les pactes sociaux et les cultures ? Aussi, il faudra sans doute que les Gilets jaunes se débrouillent seuls, ne comptant que sur eux pour inventer des formes alternatives d'organisation de nos existences car la macro-politique est morte et bien morte ; des taux d'abstention record à toutes les élections ne sont pas près de fléchir ; la rupture, le retrait sont consommés.

    Nous y reviendrons plus tard.

     

                     La peur  des éditorialistes, des chroniqueurs et autres intervenants des médias, de Natacha Polony (3) à Philippe Bilger (rebelle sans cause), à propos de ce mouvement - où va-t-il ce mouvement, où s’arrêtera-t-il ?- cette peur-là n’est pas nouvelle ; cette peur est vieille de mille ans ; c’est la peur de la Bourgeoisie ( en tant que catégorie et classe politiques et économiques) quand en bas ça bouge ; il ne s’agit pas d’une peur qui serait le fruit d’une analyse des événements et de leurs acteurs - une analyse distanciée, lucide, objective, informée et avisée -, mais d’une peur propre à ceux qui voient leur confort moral (« Je suis un type bien finalement ! » - jusqu’au jour où il leur faut demander et soutenir que l’on tire sur la foule) et leur confort matériel (« Ce mouvement, qu’est-ce que ça va me coûter, qu’est-ce qu’ils vont me prendre, qu’est-ce que je vais perdre ? ») menacés ; car tout au fond de lui,  le Bourgeois (ou le social-traître quand il est question d’un individu issu des classes populaires maintenant sorti du rang) sait qu’il est un salaud ; c’est la raison pour laquelle il choisit la violence verbale (voyez les prestations des Goupil et des Cohn-Bendit face aux Gilets jaunes  ! Et dire qu’ils ont fait Mai 68 ! Tous ont pris 40 kilos depuis : régime foie gras, caviar, meilleurs crus du bordelais et de la Bourgogne oblige !) ou bien la violence des armes et des véhicules blindés dès qu’il se sait contesté jusqu’à la remise en cause de son statut et de ses privilèges.

    Quant aux syndicats…

    Abandonnés par ces syndicats du public et du privé lâches et veules, à la tête desquels la bourgeoisie, des carriéristes, des planqués ( Comment échapper au travail !), des mous du genou ont su se positionner au fil des ans, de compromis en compromis avec les organisations patronales… on se souviendra longtemps que les syndicats-bastille-république auront refusé de prendre le « train Gilets jaunes » en marche pour la simple raison qu'ils ne souhaitent pas monter dans un train dont ils ne contrôlent ni la vitesse ni la destination, sans oublier le fait qu'ils ne décideront pas non plus du moment où il faudra descendre en marche ou à l'arrêt.

    Ah ! le contrôle, toujours le contrôle !

    Voyez ! Le peuple est dans la rue, les syndicats n'ont qu'un message : " Cachez ce peuple que l'on ne saurait voir sans trembler ! Aussi, qu'il rentre chez eux !" En religion, nous savions tous que c'est le Christ que l’on crucifierait une seconde fois si d'aventure il devait nous rendre visite ; en politique, c'est le petit peuple que l'on abandonne à son désespoir avant sans doute d'ordonner qu'on fasse donner la troupe et tirer au canon : les Guizot et les Thiers sont de retour.

    Obsolètes, caducs, ces syndicats sont eux aussi certainement en sursis. Force est de constater que, là encore, il faudra inventer un autre mode représentation, de résistance et d’établissement d’un rapport de force qui permette d'obtenir des résultats.

    Après les médias et la classe politique, il semblerait que ceux qui souhaitent sortir de la misère, de la pauvreté et de la précarité n’aient plus besoin d’eux non plus.  

     

                 Il faut bien reconnaître que… rusés, les médias ont très tôt exercé un « chantage à la récupération politique » contre les partis et les syndicats tentés de commenter ou de reprendre à leur compte les revendications des Gilets jaunes ; des députés ont été aussi visés par ce chantage ; ils mettront plus de deux semaines à passer outre car enfin, comment un élu local, élu d’une circonscription, pouvait-il rester indifférent ?

    C’était bien essayé de la part des médias qui sont aujourd’hui capables d’entraver en toute impunité le processus démocratique par le contrôle des élus et des corps intermédiaires face à un mouvement hors norme, et ce aux fins de l’isoler car, une règle une seule prévaut : ces mouvements ne doivent en aucun cas bénéficier d’un soutien institutionnel.

    Les médias seront donc parvenus à faire en sorte qu’un intérêt timide, qu’un soutien très confidentiel viennent encourager, voire soutenir, à mi-mot et à mi-voix, les actions et les revendications de Gilets jaunes autonomes et déterminés.

     

     

                   Depuis 20 ans « Le Système » avec la complicité encore une fois des médias et de la classe politique, a cru pouvoir miser sur des élections d’élus élus par défaut ; du député au Président ; dans ce contexte, on ne rappellera jamais assez combien Macron a été mal élu, ce qui n’empêche pas le mépris durant la gestion de la crise des Gilets Jaunes ;  un mépris consubstantiel à l’exercice du « pouvoir » car si tous ne peuvent pas ne pas être vus lorsqu’ils l’exercent, en revanche il est de la plus haute importance qu’aucun d’entre eux, dans la mesure du possible, ne soit le témoin des conséquences de son action au jour le jour. Dans le cas contraire, l’exercice du « pouvoir » deviendrait l’apanage de sociopathes et de pervers narcissiques seuls : des individus étanches ; aucune morale ne les atteindra, aucun regret, aucun remords.

    Pour preuve de ce mépris récurrent : la juxtaposition "menace de fin du monde" et "soucis de fin de mois"  de Macron n’aura qu'un but : écraser des soucis pécuniaires auxquels on ne peut plus apporter de réponse sous le poids d'un fléau mondial, car, en politique, plus on est impuissant, plus le mépris est un recours car ce sont bien des fantômes qui nous font face, des fantômes que ce soit à l’Elysée, à Matignon ou bien encore, à l’Assemblée nationale, tous partis confondus ; des fantômes, trou noir de la politique.

    C’est maintenant entendu : Macron c’est l’homme de Bercy ; un Bercy sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)…  une commission sous  contrôle des Marchés financiers (l’hyper-structure)… instruments qui met en concurrence l’ouvrier de Clermont-Ferrand avec l’ouvrier roumain ; ce dernier avec celui de Shanghai.

    Nul doute : c’est bien l’hyper-structure mondialiste qui porte la responsabilité de la bascule de nombre de pays européens en faveur de régimes autoritaires même s’il est difficile de s’en désoler car, c’est bien des hommes de poigne qui seuls peuvent contrer une logique monétariste de type fascisant d’autant plus que ne sont pas l’intelligence, la responsabilité ni la clairvoyance qui guident l’hyper-classe mais une idéologie qui ne connait et ne reconnait que la compétitivité et la rentabilité : optimisation de la ressource humaine, sueur, sang et eau !

                  L’Elysée, Matignon, l’Assemblée Nationale, le Sénat, tous ces lieux de « non pouvoir » ! Bercy, la Commission, les Marchés financiers, c’est Macron qui disparaît minuscule, écrasé puis enseveli. Alors, vous pensez bien : un chef d’Etat pourquoi faire et pour faire quoi ?

    Comme un fait exprès, Macron ne l’est pas « chef d'Etat » et ne le sera jamais d’autant plus qu’il n’est pas nécessaire qu’il le soit ni attendu par ceux qui l’ont désigné même s’il aurait été bien plus approprié de le nommer à la tête d’un paradis fiscal (île de Malte ou de Jersey) là où il aurait fait sans doute des merveilles.

    Les Gilets jaunes eux sont à leur place ; ils persistent et semblent s’installer dans un rapport et une épreuve de force sur la longue durée.

     

                               Vous avez dit Gilets Jaunes ?

                               Médias dominants, classe politique, syndicats… jamais ils ne changeront, rien ni personne !

    Quelle que soit l’issue de ce soulèvement, rappelons que tous peuvent être fiers de leur action, fiers d'eux-mêmes car nous sommes fiers d'eux démesurément ! Qu'ils sachent aussi qu'on les aime et qu’on aime cette France abstentionniste qui est descendue dans la rue ; cette France qui a compris qu’elle n’avait plus rien à attendre des médias, de la classe politique et des syndicats en ce qui concerne ses luttes pour une vie décente car tout ce beau petit monde ne rechignerait pas à les laisser mourir ou bien plutôt, crever, à petit feu, en silence et dans l’indifférence la plus absolue ( comme pour ces agriculteurs, faillite après faillite, suicide après suicide), assurés que les naufragés du continent africain seront à terme appelés alors à occuper leurs emplois mais à 60% du SMIC pour un plein temps, cela va sans dire ! Car, dans le cas contraire, à quoi bon !     

    Les Gilets Jaunes ont créé un précédent : ils ont révélé au grand jour, prouvé au plus grand nombre, qu’il n’était plus nécessaire d’attendre quoi que ce soit de tous ces acteurs alliés et complices : alliés dans l’intérêt ; complice dans le crime pour non-assistance à foyers en danger

                 Aussi...

                 Président, gouvernements, députés, sénateurs, conseillers municipaux, départementaux, régionaux, maires, syndicats, médias dominants... tous devront s’organiser sans eux et à chaque fois que la colère sera nécessaire, et aussi longtemps que la tentation de « les tirer comme des lapins » ne sera pas une option :

     

              « Elections ? Vous avez dit élections ? Mais alors, qu’ils s’élisent tous entre eux ; qu’ils se démerdent ! Que la politique devienne le rendez-vous des partouzards ! Les élus ? Les membres d’un club échangiste pour une vaste orgie incestueuse ! Nous, les classes populaires, nous leur ferons les poches à la sortie des bordels et autres lupanars ! » aurait pu entonner ce petit peuple que Coluche n’aurait certainement pas désavoué.

     

     

    1 - Michèle Cotta, un demi-siècle au service des politiques, principalement de la fausse-gauche. Mais alors, comme elle les a aimés tous ces Mitterrand, ces Jospin, ces Chirac... fascinée qu'elle était et demeure ! Comme elle les a tous accompagnés, un genou à terre, puis deux, à hauteur de braguette… aujourd’hui encore présente sur les plateaux télés, occupée à trouver des excuses au jeune Macron : abjecte destinée que la sienne.

     

    2 - D’aucuns s’aventurent à conjecturer : « Heureusement qu'ils sont majoritairement blancs et catholiques de culture tous ces gilets jaunes ! Arabes et/ou Musulmans, les médias n’auraient sans doute pas hésité à évoquer un « Daech dans les rues de Paris ! Aux armes citoyens ! » ; et c’est alors que des voix se seraient élevées pour qu’on « les tire comme des lapins »... notamment du côté du magazine Causeur et de sa bande, E. Lévy en tête, sans oublier Zemmour, Finkielkraut, BHL, Goldnadel et consorts.

    Quant au FN…

     

    3 – Une Natacha Polony qui semble découvrir le monde chaque matin à son réveil  alors que ce qu’elle croit être « ses analyses » sont présentes sur Internet depuis 10 ans ; sans doute a-t-elle un public qui ne rechigne pas à être informé des années après tout le monde.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Onfray à propos des Gilets jaunes

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  • Mourir pour Charlie Hebdo

     

                     Charlie Hebdo : 4 ans déjà !

     

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    Billet de blog publié en Janvier 2016

     

                       Le 5 Janvier 2016, un hommage a été rendu aux victimes de la rédaction de Charlie Hebdo ; victimes de ce qui peut être considéré comme un assassinat politique. Une plaque commémorative a ainsi été inaugurée à Paris sur les lieux de l'attentat.

     

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                    Philippe Val, patron de Charlie Hebdo avant sa nomination à France Inter sous Sarkozy en 2009.

     

     

    Attentat dans les locaux du journal Charlie Hebdo

     

    Wolinski et Cabu, deux membres historiques de ce journal sont décédés.

     

                  Longtemps on pourra se demander ce que ces deux caricaturistes, figures majeures de la presse satirique, faisaient encore à Charlie Hebdo qui, depuis dix ans, a fait de l'insulte, de l'humiliation de l'Islam et de son prophète à coups de pleines pages plus dégradantes les unes que les autres, son fonds de commerce au nom d'une liberté d'expression sans but ni raison, sans queue ni tête, une liberté à fonds perdus qui n’explique rien et n’entrevoie rien ; une liberté sans conscience ni intelligence : pas d’analyse ni de mise en perspective ; une liberté d’enfants terribles qui, tragiquement, ont oublié les enjeux politiques et géo-stratégiques derrière l'instrumentalisation d'un Islamisme aveugle et cruel, à l’heure de la volte face diplomatique de la France menée par le trio Hollande-Valls-Fabius en violation de notre tradition ; une France qui se tient désormais aux côtés de l’Empire (Atlantisme, sionisme et monarchies pétrolières) sans nuances et sans complexe.

    Aussi, on peut être légitimement autorisés à se demander ce qui faisait courir Charlie Hebdo : la liberté d’expression ?

     

              Tous ceux qui pensent pouvoir tenir le monde en respect un crayon à la main à coups de caricatures souvent talentueuses devront au plus vite réaliser que le refus de prendre en compte le monde qui est le nôtre aujourd’hui, dans toute sa complexité et plus important encore, dans toute sa perversité, ce refus-là devra manifestement se payer très cher au moment où « l’humanité est sur le point de connaître en quelques décennies, le plus important changement global de toute son histoire, le choix de la stratégie du chaos étant ouvertement assumé par les puissances de l’argent. »

    Cette politique du chaos ciblera une terre en particulier, celle de l'Islam : Moyen-Orient, Proche-Orient et une partie du grand Maghreb.

    Il semblerait que Wolinski et Cabu, septuagénaires, aient décroché de cette réalité-là depuis une bonne vingtaine d’années et qu’ils en aient payé le prix le plus élevé : la mort. Philippe Val, un temps leur patron, qui a conduit le virage idéologique de Charlie Hebdo avant d'être nommé à la tête de France Inter en 2009 sous la présidence de Sarkozy (1) - virage qui rapprochera l'hebdomadaire d'une idéologie mondialiste, atlantiste et sioniste -, portera une lourde responsabilité dans l'acharnement vécu comme anti-musulman d'une rédaction contre une religion en particulier.

    Le dessinateur Siné, licencié par Val, aura été le premier à vivre avec violence cette volte-face éditoriale qui ne pouvait que conduire l'hebdomadaire et ses salariés droit dans le mur. 

     

                 Mais alors, fallait-il, et faut-il mourir pour Charlie Hebdo ?

    Bêtes et méchants - tels  ils se revendiquaient -, il semblerait que Wolinski et Cabu aient fini par trouver plus méchants qu'eux, et sans doute aussi, plus bêtes. Et la question suivante s'impose : pourquoi ces deux-là sont-ils restés si longtemps, non pas "méchants" mais "bêtes" ?

    Intégrisme religieux contre intégrisme anti-religieux (2), la liberté de représenter le prophète de la deuxième religion de France, Mahomet nu couché sur le ventre les fesses à l’air, tout en accompagnant cette représentation du commentaire  suivant : « Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ? »… fallait-il mourir pour cette liberté-là ?

    Il est vraiment temps que l’on nous remémore dans quelles circonstances le combat pour la liberté d’expression a gagné ses titres et ses lettres de noblesse qui sont les siens aujourd’hui.

     

               Rappelons que la critique de la religion, le Catholicisme en particulier, ici en France, a toujours reposé sur la dénonciation d’une chape de plomb sur les consciences et la lutte contre une organisation de l’existence liberticide et intransigeante, parfois cruelle, tentaculaire, de l’Ancien régime à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, et bien après encore… jusque dans le dernier village français, jusqu’à la dernière chasuble et soutane et le dernier viol d’une conscience qui aspire à une liberté seule capable de hisser l’être humain au sommet de tous les possibles.

    Tout au long de cette lutte, les représailles de l'institution religieuse n'épargneront personne.

    La critique du sionisme, bras armé du Judaïsme, trouve elle sa justification dans le fait que cette idéologie a pris en otage les Juifs de France (3), les médias et occupe tous les lieux de pouvoir et de la représentation politique jusqu’au plus haut niveau de l’Etat français ; cette critique sans complaisance, critique jusqu’à la dernière kippa, trouve sa légitimité dans la lutte contre une idéologie qui divise notre pays, ternit son image sur la scène mondiale et paralyse son pouvoir d’initiative au service de l’instauration d’un autre rapport au monde entre les Etats, les Continents, les Nations, les Cultures et les Civilisations.

    Là encore, dans cette lutte contre cette idéologie d'une intolérance inouïe - soumettez-vous ou disparaissez ! -, les représailles n'épargnent personne. Dieudonné, entre autres, en paiera le prix fort : le bannissement ; car c'est en 2003 qu'un pays s'est laissé dicter que la liberté d'expression s'arrêtait à Dieudonné. Depuis, l'étau ne s'est pas desserré.

     

                 En revanche, s’en prendre à l’Islam, semaine après semaine, une religion, la religion la plus pauvre de France, une religion sans pouvoir, sans moyens, sans représentation autre que dégradante à dessein - notez que les plus lettrés, articulés et avisés de cette communauté sont le plus souvent ignorés ou exclus par les médias dominants -, dont les fidèles ont pour lieux de prière des locaux sordides et dont une grande partie partage une condition sociale déterminée par l’occupation d’emplois ingrats et pénibles… tout ça avait-il vraiment quelque chose d’héroïque ?

    Quant aux groupes qui, de par le monde, commettent des actes inqualifiables au nom d’une certaine conception de l’Islam, s’en repaître à longueur de colonnes, des mois durant, et là encore, sans travail d’information digne de ce nom, - qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Qui les finance ? Quels intérêts servent-ils ? -, relevait d’une conception quelque peu immature et irresponsable de ce que sont la presse, l’information, le lecteur et ce à quoi Charlie Hebdo pouvait bien penser contribuer : à une meilleure compréhension de tous les mécanismes de désinformation et de manipulation destinés à nous renvoyer l’image d’un monde décidément illisible et ainsi nous inciter à nous en désengager ?

    De ça, on peut en douter.

     

    ***

     

               "Ne vous arrêtez jamais à la mort car elle n'éclaire à la fois rien et tout !"

     

                Cet attentat très ciblé - véritable assassinat politique - arrive au pire moment pour la communauté musulmane prise en tenaille, d'aucuns diront "pris en otage", entre les livres de Zemmour et de Houellebecq, les interventions d'un Finkielkraut ou d'une Elisabeth Lévy,  et des médias impliqués dans une course à l’audience qui les condamne inévitablement à commettre les pires outrages contre l’intelligence et la justice dans la stigmatisation d'une communauté et d'une géographie (les quartiers, les banlieues...) qui n’avaient vraiment pas besoin d’une telle attention.

     

                De plus, avec un Président au fond du trou, un Crif toujours sur le pied de guerre, une presse subventionnée courageuse mais pas téméraire, souvent de parti pris, et des médias de masse qui feront, nul doute, entre deux pauses publicitaires, des choux gras de cette tragédie… le moment est vraiment venu de se taire et de les observer tous autant qu’ils sont : ils nous en apprendront tellement sur eux-mêmes et sur le monde qu’ils nous préparent pour demain. Il sera toujours temps alors de revenir et d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

    On pense déjà au pire.

     

     

                Charlie Hebdo par Denis Robert

     

     

    1 - Qui, dans les années 70 et 80 aurait pu prédire que le rédacteur en chef de Charlie Hebdo serait nommé par la droite, et qui plus est, par un Sarkozy... à la direction de France Inter ? Avec Val, Charlie Hebdo a tranquillement descendu la même pente que le PS. Profits records... distribution de dividendes de plusieurs centaines de milliers d'Euros pour Val et Cabu, les deux principaux actionnaires.

     

    2 - On peut douter qu’il y ait jamais eu ce qu’on peut appeler « une pensée » chez un Wolinski ou chez un Cabu ; moins encore chez un Choron professeur auto-proclamé...

    Et l'on se souviendra que cette "petite bande de joyeux lurons" avait quand même beaucoup de mal avec ceux qui ne pensaient pas comme eux. On les disait plutôt sectaires... pour ne rien dire de leur caricature récurrente du Français moyen - et toute la classe ouvrière avec lui -, systématiquement assimilé à un beauf raciste, alcoolique, et antisémite, accompagnée d'une représentation le plus souvent machiste et dégradante des femmes.

     

    3 - Le questionnement à propos du danger que représente l'élite juive sioniste pour le Juif du quotidien (en France ou en Israël) n'est pas nouveau. Le dernier questionnement concerne le génocide nazi. Une étude qui répond au titre de "Quels juifs furent exterminés ?" est disponible ICI ; une étude qui interroge l'histoire du génocide des Juifs à travers le prisme de "la lutte des classes" au sein de cette communauté : à partir de 1933, qui a décidé, au sein de la communauté juive, de "qui pourra quitter l'Europe - pour la Grande Bretagne, la Palestine ou les USA -, et qui ne le pourra pas" ; "Qui vivra et qui mourra".

     

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  • Gilets Jaunes : les funambules de la mobilisation politique et sociale

                   

                         Mai 68 ouvrier, l’École libre avec son million de manifestants sous Mitterrand, les mobilisations lycéennes des années 90, la longue grève de 1995, les émeutes de 2005 dans les « banlieues » de nos métropoles, les Bonnets Rouges, Notre Dame des Landes…

    Les modes de contestation et les modalités des luttes de type Gilets Jaunes (GJ), leur efficacité, leur réussite, ne semblent guère contestables depuis de nombreuses années.

    Force est de reconnaître que cette « France Gilets Jaunes » - alliance inédite du prolétariat, des classes populaires, des retraités, des chômeurs, des petites classes moyennes (couche moyenne menacée par le déclassement et le tassement des niveaux de vie et des perspectives de promotion sociale) et de la petite bourgeoisie (commerçants et artisans), apporte aujourd’hui la confirmation maintenant irréfutable : la « Rue » dans son acceptation la plus large - mégapole, urbain, péri-urbain, campagne-urbaine et campagne profonde -, est bien le dernier lieu d’une expression à la fois citoyenne et populaire d’une radicalité qui seule permet de contrer des politiques qui hurlent à l’injustices.

    La seconde nouveauté de ce mouvement, c’est le fait qu’il s’agit d’un mouvement aux revendications non catégorielles, non générationnelles, non idéologiques et non confessionnelles contrairement à tous les mouvements passés.

    Autre nouveauté : le fait que la province soit la seule à se mobiliser dans un environnement de villages et de communes moyennes ; rien en Ile de France et très peu d’actions sur Lyon ou Marseille. Et c’est cette France-là qui montera sur Paris et qui pour la première fois depuis les années 30, viendra occuper la rive droite de la Capitale. Fini le quartier latin… place à l’avenue Foch et Kleber… Art de triomphe, la Concorde, plus tard Montmartre puis le boulevard Hausmann et les Grands Magasins. Une première !

    A noter la place prépondérante qu'occupe les femmes dans la mobilisation ; des femmes du monde du travail, mères de familles seules ou bien accompagnées de leurs conjoints... 

    On saluera donc cette prise de conscience, l’importance de la mobilisation et la composition de cette mobilisation étendue à des pans de la société jusqu’ici résignés, silencieux.

    On pourra toutefois déplorer l’absence des français issus de l’immigration alors que cette catégorie de Français est sur-représentée au sein des classes populaires : salaires, conditions de travail, conditions de vie : enclavement et stigmatisation.

    Une analyse des raisons de cette absence est urgente ; et s’ils sont peu nombreux à s’y coller c’est sans doute pour la raison suivante : toute analyse pourrait tordre le bras du politiquement correct car force est de constater que ce refus de s’engager pourrait révéler un problème de légitimité citoyenne et sociale à l’origine de laquelle on trouvera tout un pan de notre société sur lequel les médias n’ont pas cessé de « taper », leurs éditorialistes en tête, avec une complaisance inouïe : auto_dépréciation ( Qui suis-je pour me révolter ?), dissuasion, intimidation… si le cœur n’y est pas c’est que le courage a sombré face à trente ans et plus de procès d’intention et d’instrumentalisation de tout un territoire et de toute une communauté dépréciée et culpabilisée sans vergogne. Faut dire que tous les attendent au tournant. Toutes les banderoles sont déjà prêtes et les Unes des médias aussi : « Daesch est dans les rues ! Aux armes citoyens de souche européenne ! Aux armes ! »

    Quant à l’économie souterraine qui nourrit des milliers de familles et sans laquelle ces dernières seraient en grande difficulté, ses leaders, ses acteurs et ses petites mains seraient mal avisés d’attirer l’attention. Le silence est d’or, la discrétion et la loyauté aussi, et la parole interdite dans ces cercles.

    Ces lieux dits quartiers, dits ban-lieues (lieux au ban de la société ?) sont aussi terriblement marqués socialement, éthiquement et religieusement ; il y règne un esprit de corps, un esprit communautaire qui fait que tous bougent ensemble ou bien personne (souvenons-nous des révoltes de 2005 !). D’autant plus que peu nombreux sont ceux qui souhaitent défendre ces territoires qui plombent les CV ; aussi, dès que la situation d’un de ses habitants le permet, celle-ci ou celui-ci n’a qu’un désir : en sortir - passer à l’Ouest, de Bobigny à Courbevoie ; de Bondy à Issy les Moulineaux !

    Et que penser de l'absence de ces agriculteurs à 300 euros par mois qui n’ont sans doute même plus la force de se mobiliser et que la Confédération paysanne et la FN-SEA ont abandonnés à la faillite et au suicide ? 

    A noter aussi, l’absence des Intellectuels à quelques exceptions près (Todd, Onfray et Éric Hazan – ce dernier étant un spécialiste de l’insurrection, il est vrai). Si tout ce beau petit monde est resté muet c’est qu’ils ont compris très vite qu’il n’y avait aucune place pour eux, dans ce mouvement livré à lui-même certes, mais pas si désorganisé que ça. Aucune place, aucune porte d’entrée, aucun intermédiaire susceptible de les y faire entrer. Ce qui prouve, si besoin était, que nos intellos de service n’ont aucun contact avec ceux qui ne leur ressemblent pas : les Gilets Jaunes dans toute leur diversité.

    La dite « dissidence 2.0 »… absente elle aussi ; une dissidence qui a trouvé refuge sur internet depuis plus de 10 ans maintenant : cette dissidence se contente de commenter les événements de loin, de très loin ; ce qui prouve le niveau de relégation des classes populaires ; quand elles bougent, personne n’est capable de faire le lien avec elles.

    Partis politiques, syndicats, médias, les Intellos et autres universitaires (les sociologues entre autres) tous disqualifiés et impuissants à nouer un contact quel qu’il soit avec les Gilets Jaunes sinon en tant que professionnels spécialisés dans la scrutation de « bêtes sociales aussi curieuses que rares » à savoir : les sociologues.

    Espérons que tous en tireront les conclusions qui s’imposent car c’est bien à côté de l’essentiel qu’ils passent tous même si leurs perspectives de carrière elle, demeurent aussi intactes que prometteuses ; une carrière d’universitaire autour des Gilets Jaunes ?

    Et c’est alors que Facebook et Youtube deviennent les alliés très involontaire de la contestation d’un ordre économique et financier aussi crapuleux qu’immoralement égoïste et lâche.

     

     ***

     

    "Toute organisation  avant la lutte se substitue à la lutte "

     

                        Mouvement insaisissable et irrécupérable, conséquent et cohérent, ingérable par la classe médiatique, politique et syndicale d’autant plus qu’aucune récupération n’est possible puisqu’aucun acteur d’une démocratie croupion, non- représentative, n’en a ni la légitimité ni la carrure ni l’autorité pour le faire - en effet, si les années passés avaient pu prouver qu’il en était autrement, jamais ce mouvement des Gilets Jaunes et ceux qui les ont précédés n’auraient vu le jour -, si le premier parti c’est l’abstention, en revanche, nombreux sont ceux qui, localement, sur le terrain, sont prêts à s’opposer ; ne pas ignorer non plus ces micro-luttes tout au long de l’année, impliquant certes peu de participants, très circonscrites qui ne bénéficient pas d’une couverture médiatique régionale ou nationale susceptible de mettre à jour une réalité ignorée,  n’empêche, les habitants de nos territoires ne cessent de s’impliquer, de réagir, de se révolter face aux injustices et aux dis-fonctionnements : environnement, insécurité, fermetures d’entreprises, d’hôpitaux, d’écoles... et c’est bien là tout ce qui importe. Prendre la rue pour demander non pas un coup de pouce du SMIC de 2% revendiqué par des syndicats qui ont intériorisé depuis des lustres les appels incessants des gouvernements pour « une attitude responsable » de la part des partenaires sociaux face aux contraintes économiques…  mais bien plutôt pour exiger des moyens qui permettent une vie décente... c’est faire la preuve qu’en dehors des partis et des syndicats d’une impuissance crasse et complaisante, il y a des solutions en terme de rapport de force d’une efficacité redoutable.

    A propos de la popularité du mouvement, ne soyons pas dupes : cette popularité des GL repose sur le fait que tous les automobilistes ont besoin de mettre de l’essence dans leur véhicule ; que ce soit un 4x4 à 60 000 euros ou bien un modèle d’une valeur de quelques euros dont seules les casses autos se porteront acquéreurs. Les taxes ? Artisans, commerçants, chefs d’entreprise… là encore, tous s’accorderont à dire qu’elles sont rédhibitoires ; du cadre supérieur au retraité au minimum vieillesse.

    Salaires, retraites, fiscalité… certes les sondages qui ont confirmé dès les premiers jours la popularité du mouvement ont suffi (pour un temps seulement), à mettre sur la touche toute tentative de discréditer les Gilets Jaunes. Pour autant, il serait bon que les Gilets jaunes comprennent très vite qu’ils devront ne compter que sur leur propre détermination car les couches moyennes ne tarderont pas à demander que les Gilets Jaunes rentrent à la maison maintenant que les hausses de l’énergie ont toutes étaient annulées (essence, gaz, électricité), d’autant plus qu’ils devront dès maintenant se préparer à faire face à une hostilité croissance des médias ainsi qu’au ralliement de toute la classe politique aux appels à l’ordre du gouvernement une fois que les sondages indiqueront une baisse irréversible du soutien et de la sympathie à l’endroit des GJ. 

     

    ***

      


     

                     Référendum d’Initiative Citoyenne ( RIC) : revenons un instant sur cette revendication et d’autres encore d’une partie des Gilets Jaunes qui ont pour sujets la souveraineté, l’U.E, l’Otan, l’Euro... alors que les priorités ne devraient-elles pas concerner les conditions d’existence et les actions à mener pour arracher ce qu’il est nécessaire d’obtenir ?

    « Macron démission ! » Encore une fois, est-ce vraiment une nécessité absolue ? En revanche, être capable de s’opposer et d’obtenir gain de cause en toute autonomie et en toute efficacité est une exigence et une urgence de chaque jour. Les mouvements autonomes (sans l’appui des partis, des médias de masse et des syndicats) de ces cinq dernières années ont prouvé qu’il n’était plus nécessaire de passer par les urnes : d’autant plus qu’en face, pour faire face, il n’y a plus personne excepté un service d’ordre avec des moyens et des savoir-faire reconnu par tous les régimes autoritaires de par le monde. 

    Faut-il rappeler qu’aucune force politique, aucune force économique, aucune force financière n’autorisera un RIC capable de remettre en cause leurs intérêts ; et les couches moyennes se moquent d’un RIC susceptible à tout moment de leur faire faire un saut dans l’inconnu. 

    Qu’il s’en défende ou non, Etienne Chouard, star d’internet, figure de proue du Référendum d'Initiative Citoyenne (RIC) depuis 12 ans, a bel et bien pour grille d’analyse aussi et surtout celle de son statut social : enseignant fonctionnaire à l’abri du chômage et de la précarisation ; en d’autres termes : Chouard n’a besoin de rien d’un point de vue matériel ; c’est la raison pour laquelle il semble incapable de penser les moyens et de reconnaître leur prédominance ; d’où son acharnement à propos des fins : une société organisée autour du RIC.

    Entouré de groupies, rarement confronté à des débats contradictoires, force est de constater qu’Etienne Chouard, au fil des ans, met en scène un discours de plus en plus incantatoire, symptôme d’une frustration grandissante. Et pourtant…. qu’il réfléchisse à propos des moyens et très vite il comprendra la nécessité de tempérer son enthousiasme et ses propos au sujet des fins – un RIC absolu et absolutiste -,  une fois qu’il aura pris conscience de la nature utopique de son projet d’autant plus que le Référendum d’Initiative Citoyenne est dans tous les programmes des partis politiques depuis 10 ans ; soyons assurés qu’une fois encore, il sera vite oublié une fois les élections passées ou bien, il s’agira d’un RIC aux conditions de recours et d’exercice très restrictives : ceux qui l’accorderont seront ceux qui le contrôleront ; on peut parier que ce RIC au rabais, un RIC quignon de pain, ne concernera certainement pas les questions qui touchent aux conditions d’exercice du mandat d’élu ou non (maire, député, sénateur, conseiller, ministres, Premier ministre, Président) sans oublier les questions d’ordres économique et financier (la fiscalité en autre). De ce RIC-là (sans colonne vertébrale, sans remise en cause), les classes supérieures et une grande partie des couches moyennes s’en contenteront pensant avoir échappé au pire car aucune de ces classes ne prendra le moindre risque avec une sortie de l’Euro et de l’U.E.

    Révocation du président, du gouvernement et de tous les élus locaux, nationaux et européens, abrogation des lois, veto sur un texte législatif, veto sur le vote du budget sur simple consultation référendaire…

    Mais alors, utopie millénariste que ce RIC ? Utopie de Grand Soir, celui de la fin de l’injustice sociale, l’avènement du pouvoir du Peuple par le Peuple ? 

    Ce RIC-là ne sera jamais voté. Considérer l’éventualité de son succès c’est continuer d’entretenir de faux espoirs.

    RIP ou RIC : le logos de la radicalité face à la jacasserie constitutionnelle et fétichiste comme la marchandise du même nom. RIC cul-de-sac ! RIC dont tous les médias se sont emparés car pour eux tous, cette revendication représente une diversion inespérée permettant à terme, de tuer dans l'oeuf la dynamique du mouvement des Gilets Jaunes qui lâche la proie de la mobilisation et de l'occupation pour l'ombre d'une avancée "constituante" aussi irréaliste que vaine. 

    Mais il y a une bonne nouvelle : l'action des Gilets Jaunes permet de sortir d’une vision utopique de la politique (on sort du somnambulisme et on entre en action) cultivée par des acteurs pour lesquels rien ne presse, une utopie de nantis, utopie complaisante et candide face à des résistances d’une force et d’une détermination sans faille - celle de tout un personnel politique qui ne lâchera rien et certainement pas des plans de carrière tout tracés.

    Autre bonne nouvelle : paradoxalement, le mouvement des Gilets Jaunes et tous les mouvements qui l’ont précédé (Bonnets rouges, Notre dame des Landes) ont prouvé que l’on devait, que l’on pouvait enfin se passer du soutien des élus, des médias et des syndicats pour arracher ce qui doit être obtenu, car RIC ou pas, comme expliqué précédemment, seule importe une mobilisation locale et/ou nationale, en fonction des situations et des injustices à combattre ; injustices ou dis-fonctionnements préjudiciables à la qualité de vie et à la notion d’égalité des droits. 

    Car enfin…  à l’heure de la mondialisation, qu’est-ce qu’il est raisonnable d’espérer ? La réponse : rien dans et par les urnes mais tout sur le terrain. Aussi, laissons le personnel politique d'une pseudo-représentation en forme de théâtre d’ombres là où il n’est pas et là où il ne sera jamais ! Un personnel qui représente moins de 25% de l’électorat et dont tous les membres sont élus par défaut ou bien à la majorité d’une minorité de votes exprimés ; la véritable majorité étant l’abstention.

    En revanche, tout est possible ou presque, dans l’action en temps réel : ce que confirme les actions du mouvement des Gilets Jaunes et de tous ceux qui les ont précédés durant ces 30 dernières années.

    ll faut donc tendre vers l’identification et la résolution des problèmes à un échelon local, même face à des décisionnaires situés hors de ce périmètre. N’est-ce pas ce qu’ont compris les Bonnets rouges - la Bretagne ; décisionnaire parisien : ministère de l’environnement -, le mouvement Notre des Landes - Nantes : projet porté par un premier ministre à Paris ?

    Si les super-structures (la commission européenne) et les hyper-structures (marchés financiers, banques, institutions internationales et acteurs du projet mondialiste) sont hors d’atteinte, en revanche, leurs politiques ont des répercutions locales, fatalement ; et c’est à cette échelle-là qu’il faut les combattre en prenant pour cible la représentation politique et tout l’appareil d’Etat : maires, conseillers, président de département, de région, préfecture (les agriculteurs savent faire ça !), direction départementale de l’équipement.... conseil général, conseil régional....

    Car, si l’on n’échappera pas au mondialisme, en revanche on peut agir localement et nationalement contre les décisions d'une classe politique dont la carrière (et celle des médiacrates) dépend de la bonne marche des affaires générées par ce mondialisme.

     

                      Les Gilets jaunes, les Bonnets rouges, les activistes de Notre dame des Landes ont apporté la preuve que le lieu de l'expression d’un rapport de force en faveur de la justice sociale, de l’égalité des chances, de l'écologie et d'une vie décente n'est plus à l'Assemblée, et le pouvoir (pouvoir de décider et non le « devoir d’obéir ») ni à Matignon ni à l’Elysée. Et c’est la meilleure des nouvelles, une grande nouvelle : aussi, en ces temps de fêtes et d’allégresse… faisons résonner un Alléluia franc et massif ! 

    Reste à espérer que les Gilets Jaunes dans leur ensemble sauront évaluer à sa juste valeur mais sans complaisance ni relâchement l’importance de cette révélation car, ce qui ne doit pas pour autant être remis en cause ce sont  la nécessité et l'exigence suivantes : que les Gilets jaunes n’oublient surtout pas leur colère à toutes les élections qui vont se succéder : que ceux qui n'ont jamais voté, votent ! Que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes ! Car, seule la peur chez les élus LREM les forcera à faire pression sur Matignon et l'Elysée : peur de la sanction électorale, des centaines de mandats en danger... locaux, nationaux et européens … 

    Il faut donc voter à toutes les élections et sanctionner LREM !

                      Précisons ceci au passage : tous les partis sont permis  car qui veut les fins veut les moyens !

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  • Macron... l'UMPS à l'Elysée : mais alors, quelle alternative pour demain ?

    macron dégage

     

                  Autour de Macron c’est bien le constat d’un vide politique qui s’impose après des années de fausse « opposition », de fausse alternance ; en effet, aucune force n’est présente pour concurrencer la majorité LREM qui repose soit dit en passant sur un taux d’abstention record et le vol d’une élection dont le deuxième tour était sans alternative ; ce qui fait de Macron le président le plus mal élu de la 5è République.

    Tous sont d’avis que le PS ne peut plus servir de leurre ni jouer le rôle de « parti de l’alternance » ni le parti LR puisque Macron, c’est l’UMPS incarné ; en d’autres termes, et dans le contexte d’un Macron au plus bas dans les sondages pour les trois années à venir (car il n’y aura pas plus de justice sociale, pas plus de pouvoir d’achat ni de baisse du chômage - baisse qui ne peut avoir lieu sans une augmentation conséquente de la pauvreté), il n’y manifestement pas de plan B de prévu chez ceux qui ont accompagné Macron jusqu’aux portes de l’Élysée : il semblerait donc que le système se soit piégé lui-même au terme d’une trentaine d’années de manipulation, d’instrumentalisation et de diabolisation au gré des impératifs économiques et idéologiques : l’U.E sous domination allemande, une Commission intrusive capable de remettre en cause le résultat d’élections « démocratiques » de ses pays membres (l’Italie tout dernièrement) et un mondialisme dévastateur des modèles sociaux et des identités nationales ; pour cette raison, Macron devra être reconduit dans trois ans puisque ni le FN ( ou la vraie droite LR-FN) ni les Insoumis ( la vraie gauche) ne sauraient être, pour l’heure, une option : une crise majeure politique et morale que l’entrée de MLP à l’Élysée provoquerait n’est pas de mise car cette crise annoncerait la chute de l’U.E ; ce qui ne fait certainement pas partie de l’agenda de ceux qui, depuis 20 ans, font en sorte qu’aucun candidat ne puisse être élu s’il n’a pas le FN dans les pattes au second tour de l’élection présidentielle ; ce qui revient à supprimer de facto le « second tour » de cette élection.

                      macron dégage gilets jaunes

     

                        La question suivante nous brûle les lèvres : comment ceux qui sont allés chercher Macron ("ce plan marketing qui a mal tourné !"), ceux qui ne se trompent pourtant que rarement dans le choix de celle ou de celui qui sera appelé à les servir et qui ont eu la bêtise et la faiblesse de penser qu'ils pourraient faire de cet enfant roi, un Président avec la majuscule de rigueur alors qu'ils ont fait de cet enfant capricieux et arrogant, le gardien grossier de leurs intérêts à ciel ouvert car tous ne s’en cachent ni ne s’en défendent même plus - Macron le premier ! - comment donc ont-ils pu tous se tromper à ce point ?  

    Rappelons aussi ceci : lourde est la responsabilité des médias !  Leurs têtes d’affiche ont soutenu la candidature de Macron dans lequel très vite, tous se sont reconnus car, pour les plus jeunes d’entre eux, Macron c’était eux : leurs rêves de grandeur et ambitions illimitées vécus par procuration ; quant aux installés quinquas et sexagénaires, tous ont bien dû penser ce qui suit : « Lui, Macron, il saura enfumer les électeurs et protéger nos places ! »

    Lourde responsabilité aussi de ceux qui ont fait le choix de cet enfant pourri-gâté, le pire des hommes à la tête d’un Etat dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, mettant tout en oeuvre pour qu’il soit assuré d’être élu. Ces médias et ces hommes-là issus de la banque, de l'assurance, accessoirement de la politique, magnats des médias et autres milliardaires, ont mis la France en danger pour le seul bénéfice de leurs intérêts : BNP, AXA, LVMH, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys de la politique qui ont pour clients l'Hyperclasse), Michel Collomb, Pierre Bergé, Niel et Pigasse, Patrick Drahi (via BFM-TV) … liste "complète" ICI (quotidien régional Sud-Ouest).

     

                       macron dégage gilets jaunes

     

                    Face à la violence légitime du rejet de Macron, les voilà manifestement tout nus, sans recours car sans plan B ! Mais alors…. après l’UMPS, que peuvent-ils bien inventer d’autre (1) ? A partir de l’U.E, un gouvernement européen restreint autour de l’axe franco-allemand ? Vaine ruse étant donné la popularité désastreuse du projet européen. Ou bien, reprendre les veilles recettes de la division de notre pays sur la question de « l’identité française » ?

    Car enfin, il faudra bien adresser la réalité suivante étant donné que 50 à 60% de l’électorat se déplace encore pour voter : les GJ n’ont pas aboli les élections présidentielles ni les législatives qu’il va falloir, qu’on le veuille ou non, affronter et dans lesquelles les médias, la classe politique, les classes moyennes et supérieures comptent bien s’investir ; à ces dernières, qu’est-ce qui leur sera proposé par le « Système » ? La réponse à cette question aura une incidence indéniable sur le mouvement des Gilets Jaunes et l’espoir d’un « Rien ne sera plus comme avant ! » que ce mouvement a suscité ; en sera-t-il question ou bien, la déception sera-t-elle une nouvelle fois au rendez-vous et avec quelles conséquences ? 

    Avec un électorat qui semble condamné à reconduire Macron dans trois ans, on peut prédire que la question de l’immigration sera à l’ordre du jour, insufflée par l’Élysée, pilotée par Matignon, actée par les ministres concernés avec, encore une fois, l’appui des médias de nos milliardaires. Le RN doit donc revenir dans la course ; le RN doit être présent au second tour de la prochaine élection présidentielle pour assurer à Macron, cet enfant roi capricieux, orgueilleux et défiant, un second quinquennat. 

    Retour de la question identitaire donc ? Macron qui a rencontré Sarkozy au plus fort de la « crise GJ » l’aurait laissé entendre lors de sa dernière intervention ; celle qui avait pour objet de présenter les réponses que son gouvernement comptait apporter aux revendications des GJ : « l’identité française » ! La formule choc a été lâchée avec discrétion sans pour autant tomber dans l’oreille de tous les sourds à l’écoute ce soir-là même si les médias se sont bien gardés de le souligner. Tête en l’air ces médias ? Ou bien : « Chaque chose en son temps ; d’abord les GJ ! Ensuite on s’occupera de relancer MLP et son mouvement ; de le remettre sur les rails ! »

     

    1 - D'aucuns évoquent l'option italienne comme alternative à Macron : alliance de tous ceux qui souhaitent débarquer la classe politique qui a soutenu le projet mondialiste de la Commission européenne  et d’une U.E sous domination allemande.

    Option politique d’une Italie qui n’est pas la France : en effet, Mussolini y est encore très largement respecté des universitaires, des classes moyennes et populaires (c‘est leur Napoléon), alors qu’en France, c’est la figure de Charles de Gaulle qui trône et réconcilie une très grande majorité de Français contre celle de Pétain, de la guerre d’Algérie, et plus tard... du statut social des Français issus du passé colonial de la France et du traitement de la question musulmane ; traduit en terme électoral, c’est donc à une véritable incompatibilité historique, politique et morale auquelle ceux qui souhaitent offrir une alternative à Macron se trouve confrontée  : celle d’une droite identitaire alliée aux Insoumis de Mélenchon.

     

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    macron dégage gilets jaunes

                 "Tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin, elle se casse" ; le mouvement des Gilets Jaunes est la première fissure. Cette fissure le restera -t-elle trois années durant ou bien, s’avéra-t-elle d’une gravité sans précédent, cause  d’un basculement et d'un effondrement irréversibles de notre système électoral ?

    Les années à venir appartiennent à ceux qui, avec sang-froid, sauront faire face ; or, personne ne semble en avoir la carrure ni la légitimité pourtant nécessaires durant les périodes de transition systémique nous impliquant tous en tant que « Peuple constitué » contre la tentation de l’accélération de notre atomisation en millions d’âmes, millions de solitudes à l’égoïsme individualiste mortifère.

     

                 En attendant : que les Gilets jaunes n’oublient surtout pas leur colère à toutes les élections qui vont se succéder : que ceux qui n'ont jamais voté, votent ! Que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes ! Car, seule la peur chez les élus LREM les forcera à faire pression sur Matignon et l'Elysée : peur de la sanction électorale ; des centaines de mandats en danger... locaux, nationaux et européens … 

    II n'est bien évidemment pas question de chercher à former et à soutenir une majorité-anti-Macron quelconque dont n'a rien à faire à l'aune du mouvement des Gilets Jaunes et de leur mobilisation ; il s'agit de faire en sorte que jamais plus les élus ne se sentent en sécurité. 

    Voter à toutes les élections et sanctionner LREM demeurent alors une priorité !

                       Précisons au passage ceci : tous les partis sont permis car qui veut la fin veut les moyens. 

     

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  • Kémi Seba invité chez Thinkerview


                               

     

                      Le mouvement Rastafari, ciment du panafricanisme, et la tradition vaudou, primordiale, et les tradipracticiens, gardiens de la tradition africaine.

     

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    Un esprit clair, une démarche positive... une lucidité exigeante... bien que né en France, Kemi Seba a élu domicile en Afrique depuis dix ans.

    Trois axes guident aujourd'hui la pensée panafricaine de Kémi Seba : l'autodétermination (à l'opposé de tout afrocentrisme), l'antivictimisation et le courage héroïque (ce qu'il nomme "la virilité des Peuples").

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  • Il est 20h Monsieur Macron !

    les annonces de macron aux gilets jaunes

      

                Emmanuel Macron s'est exprimé lundi soir, depuis l'Élysée, dans une allocution enregistrée dans l'après-midi, pour tenter de mettre un terme à la crise des "gilets jaunes". Il a annoncé de mesures en faveur du pouvoir d'achat. 

     

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                    Les annonces de Macron en réponse aux revendications des Gilets Jaunes ne remettent rien en question, et les foyers qui vivent avec le SMIC et les retraités sous le seuil de pauvreté garderont la tête sous l’eau car aucune des mesures annoncées leur permettra de remonter à la surface ; rien donc sur l’augmentation des revenus (les 100£ annoncés ne concernent pas le SMIC, qui n'augmentera que de 20 euros, mais "la prime d'activité" versée chaque année sous condition ; cette prime touchera uniquement 1/3 des salariés payés au SMIC : ICI on trouvera une explication claire) pour cette population dans laquelle c’est l’abstention et le vote FN stérile qui dominent ; population qui n’intéresse personne ; ni le politique ni les médias. 

    Seules les classes moyennes pourront se réjouir : grâce aux Gilets Jaunes, ils ont échappé à la hausse des carburants, de l'électricité et du gaz sans être sorties se faire gazer et matraquer. 

                  Pour ces raisons, à propos de ces mesures, on pourra aussi faire le commentaire suivant : ceux qui n'ont besoin de rien seront satisfaits ; les autres... non ! Car ces derniers savent qu'ils garderont la tête sous l'eau.

    Mais alors, le gouvernement Philippe leur aurait-il fait peur pour mieux leur faire accepter la noyade qui est la leur depuis des années ?

    Ces annonces confirment sans l'ombre d'un doute le fait suivant : Macron c’est l’homme de Bercy ; un Bercy sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)…  une commission sous  contrôle des Marchés financiers (l’hyper-structure - épée de Damoclès du mondialisme)… instruments qui fracassent les pactes sociaux européens et les cultures en mettant en concurrence l’ouvrier de Clermont-Ferrand avec l’ouvrier roumain ; ce dernier avec celui de Shanghai.

    Seconde confirmation : ce président le plus mal élu de la cinquième République, est bien "le président des Riches" qui ne seront à aucun moment mis à contribution ; et ce n'est pas qu'un slogan ; c'est le résultat "d'un pacte de non agression " signé entre eux et lui (1) ;  eux qui sont allés le chercher alors qu'il était à Bercy ; eux qui ont eu la bêtise et la faiblesse de penser, eux qui ne se trompent que rarement dans le choix de celle ou celui qui sera appelé à les servir, qu'ils pourraient faire de cet enfant roi, pourri gâté depuis son adolescence, un Président avec la majuscule de rigueur  ; alors qu'ils ont fait de ce capricieux arrogant, tout juste le gardien grossier de leurs intérêts à ciel ouvert car il ne s'en cache ni ne s'en défend même plus.

     

    1BNP, AXA, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys de la politique qui ont pour clients l'Hyperclasse), milliardaires des médias : Pierre Bergé, Niel et Pigasse, Patrick Drahi (via BFM-TV) … liste "complète" ICI (quotidien régional Sud-Ouest).

     

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  • Michelle Obama publie son autobiographie en vedette américaine dans l'attente de celle de Barack Obama

     

    michelle obama auto biographie

    "La politique ne m'a jamais passionnée..."

     

    "Les mémoires" de Michelle Obama ? Non ! On ne rêve pas ! Michelle Obama, l'anti - Nina Simone par excellence !

                 Mais... mémoire pour mémoire, cette Michelle Obama se souviendra-t-elle, avant de nous le confirmer, que toutes ses dents sont fausses à cette Michelle, tout comme la communication de ce couple arriviste et vénal - les Obama -, stars des médias mondiaux, à la Maison Blanche huit années durant (et aujourd'hui encore, conférence après conférence de Barack Obama à coups de millions de dollars)... durant lesquelles il aura été toujours autant périlleux d'être pauvres et noirs aux Etats-Unis ainsi qu'ouvriers payés à quelques dollards de l'heure.  

     


                                   

     

                   Ah, Obama ! Un président noir ! Voilà qui, pour sûr, allait flatter les bonnes consciences de ces  médias financés et dirigés par des Blancs. 

    Cette satanée culpabilité raciale ! Avec Obama, tous ces animateurs pouvaient faire peau neuve : s’acheter une nouvelle conduite, une bonne conduite ainsi qu’une bonne conscience à moindre frais ; une conscience de première classe après avoir soutenu les ratonnades de Bush junior. D’où leur soutien inconditionnel à Obama.

    Présidence de bonimenteur au sourire uncle Ben's, Président bavard monté en chaire et qui n'a jamais vraiment quitté l'estrade de son église, prétentieux et guindé, à la manière des nouveaux riches (pour Obama.... sa réussite en politique) ; une présidence de gérant de paille occupée à rembourser l'argent collecté en 2008 lors de sa campagne - une collecte record nous avait-on précisé -, une présidence dont Bernie Sanders, candidat à la primaire démocrate, a su nous révéler toute la supercherie : toujours plus d'inégalités sous Obama, toujours plus de bombes et toujours plus de sourires et de sermons car plus Obama bombardait plus il souriait et plus il parlait d'autre chose.

    On compense comme on peut sans doute !

                  Cet engouement sans nuances, sans critique en faveur du couple présidentiel, révélera à quel point ces médias se sont moqués comme de l’an 40 du bilan économique et social d’Obama qui, à l’extérieur, il faut le rappeler, affichera le tableau de chasse suivant : la destruction de la Libye ainsi que de la Syrie.


                         

                                        (activez les sous-titres en anglais si nécessaire à la compréhension de la langue de cette vidéo - pas de version française : sorry folks !)

                                 

     

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                               et puis aussi : Donald Trump et les médias : pourquoi tant de haine ?

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