Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par litterature"WebAnalytics"

Avertir le modérateur

Politique et actualité - Page 3

  • Eric Zemmour : la perfectibilité de l'être humain en question

                     Eric Zemmour...  à l'heure où Hapsatou Sy, Yassine Belattar, Jean-Michel Aphatie  et d'autres demandent qu'il soit interdit d'antenne : télés et radios

     

    _________________

     

     

    Billet de blog publié en 2013

     

                       Zemmour ou la continuation de la guerre d'Algérie et de la haine de l'Arabe par d'autres moyens !

     

     

                   Zemmour par-ci, Zemmour par-là… presse, télé, radio…

    Au fil des ans et de ses interventions, dans le choix de ses cibles privilégiées, difficile de ne pas faire le constat suivant en toute lucidité et en toute bonne foi, loin de tout procès d’intention : décidément, Zemmour n’acceptera qu’une France ; celle qui lui a permis (et lui permet) d’occuper dans les médias dominants un statut et une place de choix, sans partage et sans considération aucune pour qui et quoi que ce soit d’autres : une France taillée sur mesure pour Zemmour seul sur le dos de tous les autres qui n’auront jamais assez d’une vie pour gravir les marches d’une réussite fantomatique : de préférence, les minorités ethnique, sexuelle et culturelle.

    Mais où est le rapport… on se le demande !

                    Même une Christiane Taubira insultée n’aura pas droit à un mot de compassion ou de soutien direct et franc, sans ambiguïté donc, de Zemmour qui fait le choix délibéré et on ne peut plus conscient, comme une gifle à peine retenue, de reléguer les insultes racistes sans précédent à l’égard d’une ministre de la République au rang de ce qui peut bien se dire dans les cours d’écoles : interprétation triviale à dessein : celle du mépris pour la victime ; et comme une calamité n’arrive jamais seule… on mentionnera aussi, à l’aune de ce qu’un Zemmour est encore capable d’énoncer, une Christiane Taubira Ministre de la justice frappée du soupçon d’une nomination dans le cadre d’une discrimination qui se voudrait positive (1) ; ce qui, aux yeux de Zemmour, mérite déjà en soi une condamnation sans rémission, Zemmour ne reconnaissant qu’aux Européens de souche et les siens (mais de qui donc peut-il bien s’agir dans les faits ?), et même dans le cadre d’une incompétente et d’une malhonnêteté aux relents mafieux plus qu’avérés, une légitimité incontestable.

    Il est vrai que le traitement de ce que Zemmour doit sans doute considérer comme « l’affaire Taubira » est à l’image du mépris à peine déguisé (et dans le meilleur des cas : dédain et condescendance) dans lequel, en France, les communautés noire et musulmane, ou plus simplement arabe, sont tenues… pour quantités négligeables, et les radios et télés manifestement ne s’en plaindront pas et leur auditoire non plus que l’on flatte, caresse dans le sens du poil. A quelques exceptions près, chaque intervention de Zemmour n’élève personne et rabaisse tout le monde, toujours, jusqu’à conforter les préjugés les plus éculés et les moins constructifs.

    Dans les médias, la réconciliation avec les minorités visibles n’est donc pas pour demain. On a pourtant connu des minorités plus chanceuses face à l’adversité à chaque fois qu’il a été question de recueillir à l’unanimité le soutien de la communauté nationale.

    Mais là encore, où est le rapport, on se le demande !

                      Doit-on alors établir le fait suivant  : la boucle bouclée, si Zemmour n’avait pas été juif, aurait-il été tenté par l’antisémitisme, la dernière calamité qui manque à son tableau quand il part à la chasse contre tout ce qui de près ou de loin n’est pas Zemmour ( idem en ce qui concerne Alain Finkielkraut), faisant feu sur tous les gibiers susceptibles de remettre en cause son permis de chasser sur une terre, un territoire dont il prétend connaître seul les contours. Car Zemmour fait partie de ceux qui, après avoir déserté le champ de l’intelligence et de la compassion, s’autorisent tout, sans retenue loin des analyses des déséquilibres sociaux toujours croissants.

     

                    Mais enfin, pourquoi Zemmour a-t-il besoin de penser ce qu’il pense ?

    Si Zemmour dit tout, s'autorise tout, personne ne maîtrise comme Zemmour la dissimulation des véritables motivations qui se cachent derrière chacune de ses interventions dans les médias de masse qui l'accueillent à bras ouverts du matin au soir.

    S'il lui arrive d'avoir raison contre la bêtise, et trop souvent tort face à l'intelligence d'un intervenant - il est vrai qu'au royaume des aveugles les borgnes sont rois -, manifestement, Sciences-Po ne lui aura été d’aucun secours car, diplômé ou pas, on ne peut jamais cacher très longtemps d’où l’on vient, et plus encore quand on n’en est jamais vraiment parti. Et à ce propos, force est de constater que Zemmour n'est autre que le fils de ses parents et d’une seule histoire : la leur - colonialisme, Algérie française, guerre, OAS, expatriation, ressentiment ad vitam æternam (2); histoire qu’il a faite sienne, l’intériorisant  sans doute bien au-delà de ce que pouvaient attendre de lui ses ascendants car enfin, est-ce que les parents tiennent à ce que leurs enfants leur ressemblent à ce point ? Rien n’est moins sûr !


    Fier de cet héritage, garant de sa transmission - ressentiment, isolement et fermeture à l’autre.-, Zemmour contre Rama Yade, contre Taubira, contre Thuram, contre les groupes de Rap, contre ce qui de près ou de loin touche à l'Islam, inutile d'aller chercher plus loin... c'est Zemmour qui n'a de cesse de régler les comptes de ses ascendants sans jamais les solder, contre les Peuples colonisés, aujourd'hui indépendants, et leurs descendants français ou non.

    Et c'est sans doute là son drame le plus intime : Zemmour n'aura finalement rien choisi pour lui-même et de lui-même ; il n’aura fait que subir une histoire traumatique : celle de ses origines ; destin balayé par les vents d'une Histoire dont on n'avait rien anticipé faute d'une conscience appropriée  ; l'ignorance, l'insouciance et l'arrogance n'étant d'aucun secours face à la puissance d'une volonté de justice et d'autodétermination.

     

    ***

     

                   Et si Zemmour n’était in fine qu’un petit machiste méditerranéen mal dégrossi (bien que malingre) qui n'a jamais vraiment quitté son bled (et ce bien qu'il n'y soit jamais né ni allé !) ni les jupes de sa mère dont il n’a de cesse de louer le dévouement, dans sa cuisine dès 6H le matin toute sa vie durant, devant ses fourneaux jusque tard le soir, pour le grand bonheur d'Eric Zemmour enfant, et le plus grand malheur de tout ce dont on est en droit d'attendre d'un être humain : intelligence, générosité, compassion et courage.

               Pour sûr ! Un coup majeur porté à la croyance à la perfectibilité de l’être humain, fondement de notre civilisation pourtant bel et bien européenne celle-là... que ce Zemmour !

     

     

     

    1 - En effet, n’a-t-il pas dit à Rama Yade : «Ce n’est pas moi qui ai été nommé ministre parce que j’étais noire et femme !»

    Mais alors, à partir de quand et sous quelles conditions, aux yeux de Zemmour, est-ce que l’on cesse d’occuper la place que l’on occupe parce qu’on est noir ou bien homosexuel ou bien encore… une femme ?

     

    2 - Haine à peine contenue, vengeance et revanche pour des dizaines de milliers d'entre eux ;  fonds de commerce du FN dans le bassin méditerranéen, de Nice à Perpignan.

     

    _________________________________

     


    Le syndrome du larbin

     

                Vidéo jointe à titre d'information... même s'il semblerait que Zemmour soit aussi concerné par ce syndrome : celui de larbin. Car, si là d’où l’on vient ne saurait en aucun cas empêcher quiconque d’aller voir ailleurs et de s’y installer, en revanche, il n’est sûrement pas nécessaire, une fois arrivé à destination, de conspuer à des fins de les rabaisser, celles et ceux qui n’ont pas eu la chance – ou su la saisir, faute d’aptitudes ou de volonté -, d’effectuer un tel déplacement à la fois horizontal et vertical même et surtout, si ce mépris et ce déni semblent n’avoir qu’une seule préoccupation : se protéger du danger et conjurer la peur d’un éventuel retour à la case départ, défait et humilié, pour la seconde fois, par une classe qui n’aura pas oublié que Montreuil (ville de naissance de Monsieur Zemmour) ne sera jamais ni Neuilly ni Paris.

    Et d’aucuns s’empresseront d’ajouter : combien de temps encore, les rescapés d’un déterminisme social le plus souvent impitoyable devront-ils donner des gages de bonne conduite et de fermeté d’âme (cachez donc toute cette compassion insupportable pour les dominés !) à ceux auxquels ils pensent devoir leur repêchage social, oublieux qu’ils sont de leurs droits et de leurs mérites ?

     

    Pour prolonger, cliquez : Qui sauvera Eric Zemmour

     

     

    Lien permanent Catégories : Israël en France : E. Lévy, BHL, val, valls, Zemmo, Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
  • Violence pour violence... ne trouve-t-on pas toujours plus violent que soi ? Clément Méric, 5 ans déjà !

     Billet de blog rédigé en 2013

     

                      Un jeune homme dit "militant antifasciste" est mort ce 5 juin 2013 après un affrontement mercredi soir à Paris avec des jeunes dits "fascistes" : il se nomme Clément Méric.

                     Médias, indignations, récupération... détournement et diversion... le gouvernement donne de la voix : le fascisme est dans la place !

    Du pain béni pour un PS qui ne sait plus comment survivre à gauche ce fait divers et de société hyper-clivant ?

    Qu'il soit permit ici de rappeler que toute politique antisociale nourrit le fascisme ; les extrêmes et la violence n'ont jamais prospéré dans une société de justice et de liberté car les extrêmes sont les meilleurs alliés de toutes les politiques antisociales et c'est la raison pour laquelle l'hyper-classe (la banque, l'industrie et le commerce international) a toujours eu recours à ses services ; et c'est aussi la raison pour laquelle le PS a eu si longtemps besoin du FN, et aujourd'hui encore, avec le soutien des médias qui ont "banalisé" ce parti pour mieux s'arranger avec leur mauvaise conscience qu'est Mélenchon.

                       Aussi, en ce qui concerne le décès de Clément Méric et les commentaires et autres pseudo-analyses qui s'y rapportent, gardons-nous bien de tout amalgame (le fantôme de l'affaire du cimetière juif de Carpentras n'est pas loin !) et prenons au plus vite nos distances avec, au mieux, des imbéciles et des égarés, au pire, avec des salauds qui font le jeu d'une politique et une seule : marche ou crève.

                      Gardons-nous bien aussi d'exonérer les responsables d'une telle politique d'une violence sociale sans précédent.

     

    ____________________

     

     
                                   

                                                     

     

                        Voici une autre version des faits à propos du décès de ce jeune homme ; elle a pour origine le témoignage d'un vigile ; version corroborée par Le Point :

     

                       "... trois jeunes hommes et une fille, la compagne de l’un des jeunes se sont rendus à une vente privée dans le quartier Saint-Lazare : Ils ont été pris à partie par cinq militants d’extrême gauche qui leur ont promis de les massacrer à la sortie. Le service d’ordre de la vente privée en a été témoin. Il a proposé à ces trois jeunes plus la gamine d’attendre [...]. La sécurité est descendue pour demander aux jeunes d’extrême gauche de s’en aller. Au bout d’une demi-heure d’attente, la sécurité leur a proposé (aux autres jeunes, NDLR) de descendre en disant que cela s’était calmé [...]. Quand ils sont descendus dans la cour – la vente se situait dans les étages –, les jeunes d’extrême gauche les attendaient. La sécurité est sortie une deuxième fois pour les accompagner dehors [...]. Un peu plus loin, ces cinq jeunes hommes les attendaient encore. À ce moment-là, les jeunes d’extrême gauche ont porté les premiers coups ; en tout cas il y a eu une bousculade[...]."

     

                  Violence pour violence : manifestement, on trouve toujours plus violent que soi.

             

                 Mais alors, qui a formé ce jeune homme dit « d’extrême gauche » dit « antifa » ? Qui lui a dit que le fascisme, c'est les bombers et les semelles lourdes ? Qui n'a trouvé rien de mieux que d’envoyer au casse-pipe des ados contre des paumés guère plus âgés qu’eux qui sont au fascisme ce que les élections sont à la démocratie ? Un épouvantail derrière lequel se cache un fascisme bien réel celui-là : un fascisme en costume Armani des capitales du monde entier et qui décide de qui vivra, où, comment, sous et dans quelles conditions.

    Quant aux mouvements dits extrémistes... il est vrai que le système, dont les médias assurent la promotion et la couverture, n'aime pas la violence qui lui échappe car tout ce qui lui échappe représente un danger. Aussi, pour les médias, grande est la tentation de présenter ce fait de société comme une rixe entre deux extrêmes.. deux camps de lumpen-activistes incontrôlables.

    De plus, pour fonctionner à plein régime, les médias ont besoin d'un gentil et d'un méchant : un Juif, un Arabe... un Arabe qui soit sans reproche, au casier vierge ( vraiment vierge !) ou bien un vieillard atrocement mutilé ; or, dans cette agression, les médias sont confrontés à deux extrêmes qui, de plus, n'ont que du mépris pour les médias dominants - à juste titre ! ; d'où leur réserve à tous et la tentation de l'amalgame : tous des extrémistes !

    Reste alors la personnalité des deux protagonistes ; dans le cas qui nous occupe, côté compassion, il semblerait que les médias penchent du côté de la victime parce que très jeune et frêle de corpulence bien que les faits semblent indiquer que la victime serait à l'origine d'une provocation insistante puisque... quitte à être antifa... pourquoi ne l'être qu'à moitié, c'est sûr !

     

                   En revanche, Au PS et dans ses officines et autres satellites, à gauche et à l'extrême gauche, on a choisi son camp et l'on donne de la voix comme jamais ! L'alliance contre la peste brune est reformée ; rue de Solferino, les fenêtres ouvertes, du trottoir, il paraît qu'on entend des hurlements de rire jusqu'aux larmes à n'en plus finir à propos de ces retrouvailles ! Une aubaine pour un PS qui ne savait plus comment continuer d'exister à gauche.

    Mais... rira bien qui rira le dernier ! Attendons les prochaines élections.

     

    ***

     

                     Il n'y a pas deux France ; il n'y en a qu'une ! Et s'il y en a deux, ce n'est sûrement pas celle des FAS (1) et celle des ANTIFAS mais bien plutôt la France de ceux qui, jour après jour, vendent sur le marché international de la traite du monde du travail tous nos droits et nos libertés au plus fort et au moins offrant.


                    Nombreux sont ceux qui désignent encore le danger fasciste à l’extrême droite tout en apportant une définition totalement obsolète de ce fascisme – pour rappel : un marxisme dévoyé et une conception ethnoculturelle de la nation  - comme pour mieux faire diversion et nous cacher un autre fascisme,  taillé sur mesure pour demain celui-là... le fascisme d’une mondialisation contrôlée par les multinationales et la pègre ; un fascisme loi d’airain du fric et du pilonnage permanent des humbles et des relégués au nom d’une justice sociale emballée dans les cartons d’une science économique sans visage, sans morale et sans honneur ; loi qui ordonne la fin des toutes les controverses et de tous les débats.

                       La santé, la sécurité, le droit à la vie… tout y passera ! Et nous devrons tous nous soumettre à cette relation marchande souverainement barbare, inculte et cynique. Les chantres de cette relation n’ont qu’un seul maître : Al Capone ! C’est lui, le maître à penser cette relation… et à pourrir tout ce qui ne l’a pas encore été. Oui, c’est bien lui, Al Capone, racaille marchande et illettrée, qui contrôlera ce nouveau siècle.

    Ce qu'on nous propose depuis trente ans à une échelle aussi bien locale qu'internationale - le mondialisme -, n'est ni de droite ni de gauche ! Sans précédent… ce mondialisme se situe maintenant ailleurs… là où au royaume des aveugles les borgnes et les ANTIFAS sont rois (2) et les salauds des Empereurs !


    Alors oui ! Le fascisme, c'est ici et maintenant

     

     

    ***

     

                Ce jeune homme décédé dans les rues de Paris, nommé Clément Méric, est une double victime : victime de celui qui l'a tué et victime d'un endoctrinement responsable du fait que ce jeune homme ait considéré comme une priorité absolue d'aller provoquer un jeune de son âge... d'autant plus qu'il n'avait aucune disposition physique pour mener un tel affrontement.

                     Pour toutes ces raisons, affirmons ici avec la plus grande fermeté que la mort de ce jeune Clément reste indéfendable par les uns comme par les autres (Fa - Antifa) car ce jeune Clément est mort pour rien ; et celui qui l'a tué, l'a tué pour rien.

    Prétendre le contraire c'est continuer de préparer d'autres morts comme Clément aussi inutiles qu'indéfendables et c'est préparer aussi d'autres meurtriers, parce qu'un "FA" tombera ce jour-là sur un "Antifa" plus fort que lui (3).

     

    1 - Témoignage de Serge Ayoub  à propos de sa comparution comme "témoin" lors du procès qui s'est tenu en septembre 2018 : ICI

     

    2 - D'ici cinq ans, retrouvera-t-on tous ces antifas à la tête de SOS racisme, dans dix ans... député PS, dans 15 ans... animateurs de télé ou bien ministre d'un gouvernement au service d'une mondialisation sans honneur ni justice ?

     

    3 - Energie gaspillée ! Temps médiatique occupé en pure perte ! Quitte à mourir ou à tuer, il serait quand temps que l'on ré-apprenne à le faire pour le plus grand profit de la justice et de la liberté.

     

    _____________________

     

     


    Manifestation antifasciste en hommage à Clément... par Mediapart

     


     

           C'est à s'y tromper : Fas, Antifas... même gestuelle, même intonation, même phrasé, même âge, même violence d'un impératif absolu tel un ordre venu de l' intérieur, du tréfonds... et qui confine à la pathologie...

     


    Soral / E&R : vidéo du mois, mai-juin 2013... par ERTV Vidéo à 24.30
     

     

                  Pour prolonger, cliquez Pierres Carles à propos d'Esteban                                                                    

    puis, Fa, Antifa... dialogue, bilan et perspectives

     

     

     

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
  • Eloge du populisme

     

                 Le populiste, c'est l'autre, toujours ! L'adversaire en l’occurrence. Sa dénonciation n'explique rien mais révèle tout : un parti pris de classe dans le style : "Si c'était différent, ce serait pire encore ! "... tendance bourgeois des centre-villes, pétés de tunes et morts de trouille – classe politique, universitaires et journalistes-chroniqueurs des grands médias.

    Même à sciences-Po, on sait que ce vocable n'a qu'une fonction : discréditer auprès d'un électorat bien ordonné et propre sur lui, un adversaire politique ; un véritable attrape nigauds cette dénonciation pour des gogos de l'anti-populisme, petites classes moyennes qui se retrouvent tous immanquablement à se tirer une balle dans le pied en votant pour une politique de la soumission du plus fort sur le dos des plus faibles.

     

     



                  "Le Peuple est une réalité vivante dont l'être-ensemble est politique. Cet être-ensemble populiste est un être qui réagit à la place vide de la direction politique ; il correspond à un moment de la vie des démocraties où le Peuple se met à contre coeur à faire de la politique car il désespère de l'attitude des gouvernants qui n'en font plus. Le populisme est l'aspiration non encore réalisée de ce désir de politique."

     

                                         Vincent Coussedière

    ________________

     

     

                   A la mémoire des Peuples délaissés, ignorés et oubliés

     

    ***

     

                  Si le populisme prend ses racines dans la défense des vertus civiques, en revanche, le mondialisme et plus généralement le libéralisme économique mondialisé qui nous y a menés - un libéralisme des années 70 conduit par le trio infernal « Friedman, Thatcher et Reagan » -, a sans l’ombre d’un doute affaibli les fondements moraux et économiques de l’Etat, et par voie de conséquence, de tout ou partie d’une classe politique qui n’a pas su et voulu servir de contrepoids à la domination d’un marché qui a tout emporté et tout miné… voire tout décapé : famille, quartier, école, entreprises.

    Car, cet Etat défaillant a bien pour origine une classe politique qui a sciemment organisé son impuissance à coups de traités européens et de réformes en échange de la promesse de carrières politiques nationales, européennes et mondiales mirobolantes. En effet, nul n’ignore qu’aucun homme politique ne peut survivre s’il s’oppose à cette guerre contre les salaires, l'Etat providence et la démocratie qu'est le mondialisme, et même dans les marges ; il suffit d’observer la carrière de ceux qui s'y sont risqués : des miettes de perspectives… en comparaison de ceux qui ont soutenu et accompagné, tout en se laissant guider, un libéralisme économique accoucheur d’un mondialisme  pour lequel les êtres humains ne sont que des moyens entièrement voués à maximiser les profits.

                    Le populisme n’est pas conservateur ; il est circonspect… circonspection fortement teintée de ce qu’on ne sait plus nommer, à savoir : le sens commun ou le bon sens ; car, le populisme a du flair : il renifle les arnaques à des kilomètres à la ronde et celle, entre autres, de l’hymne dominant aux réformes sociétales qui cachent mal une tentative de liquidation de nos acquis sociaux - diversion oblige ! -, comme autant de masques portés par une domination sans scrupules : division dans un premier temps ; liquidation dans un second temps d’un modèle qui repose sur la sécurité, la stabilité et un certain souci de justice sociale. 

    Et c’est sans doute pour cette raison que vous ne trouverez personne parmi ceux qui assument ce qu’on appelle « le principe de réalité » (ces millions de salariés dans les RER, les bus, les Tramways, les trains et les bouchons dès 5 heures le matin) pour dénoncer ce populisme ; seuls les médias dominants et la classe politique aux affaires  - ou appelée à y revenir ou bien à y entrer -, et quelques universitaires, ont recours à sa dénonciation aux seules fins de disqualifier et de stigmatiser ceux qui seraient susceptibles d'exiger que l'on nous rende des comptes, à nous les gueux ; marqués du stigmate du populisme, ceux-là n’ont alors plus qu’une option : faire leurs valises et disparaître : « Circulez ! Y a rien à voir ! ».

               Une fois laminés les espoirs d’un système capables de dépasser, comme pour mieux les réconcilier, tous les particularismes, qu’ils soient de classe, de nationalité, de religion et/ou d’ethnie, à l’heure où moins de 10 % de la population détient 83 % du patrimoine mondial, alors que 3 % vont à 70 % des habitants dans le cadre d'une dérive techno-totalitaire au service d’un marché universel paranoïaque et schizophrène et comme souris de laboratoire, un citoyen cobaye qui n’est dans les faits qu’un travailleur corvéable à merci en compétition avec tous les autres, du Nord au Sud, d’Est en Ouest - salaire moyen net à 1500 euros contre salaire moyen net à 250 euros -, dans ces conditions, il est évident qu'aucune prise en compte de l’intérêt commun n’est à attendre : le progrès est bel et bien mort ; "progrès" dans le sens d'une recherche d'une plus grande justice... sociale, notamment !

    Certes, on ira plus vite mais on reculera, on régressera comme jamais auparavant ! Moins de sécurité, plus de fragmentation ; obsolescence systématique et fulgurance de la production d'un profit optimal en opposition frontale avec l'aspiration pour un monde régi par la raison du plus vertueux ; raison civique s'entend : responsabilité et solidarité au service d’une société qui subordonne l’intérêt privé au bien public ; car le populisme déplore le déclin des institutions civiques que des centres commerciaux tape-à-l’œil ne remplaceront jamais : en effet, la marchandisation à marche forcée de la vie sociale isole et crée des frustrations sans nombre.

    De plus, le populisme sait, pressent, devine que faute de normes communes, la tolérance a tôt fait de basculer dans l’indifférence, le dédain, le mépris et le repli sur soi dans un entre-soi aussi excommunicateur qu’exclusif dont les humbles et les sans-grades seront les victimes expiatoires car, suspendre son jugement sur des questions qui touchent au vivre-ensemble, au comment et au pour quoi, c’est faire le choix de l’abandon d’une société de la responsabilité et de la solidarité collective, un des creusets de la culture civique.

    Basé sur le droit, ce qui présuppose que des individus respectant le droit d’autrui attendent en retour qu’autrui en fasse de même, quand l’Etat abandonne la société et se détourne du citoyen, ce dernier a tôt fait de le renier, vengeur… car,  si un mal peut être un bien, le vice n’a jamais servi la vertu publique qui reste le seul fondement des démocraties ; or, un Etat défaillant soutenu par toute une caste pour laquelle la politique c’est les affaires et les affaires c’est de la politique… détruit la démocratie aussi sûrement qu’il la salit ; une démocratie en danger quand l’indifférence et la complaisance règnent aux côtés d’un relativisme moral et culturel qui n’est le plus souvent qu’un renoncement et une propension à l’apathie : plus d’espace protégé ; toute convention passant à la trappe, c’est alors que le cynisme et le crime paient comme jamais auparavant… et tous les conflits sont réglés – comprenez : envenimés et exacerbés -  par la violence seule.

     

               Parlement belge en 2014 : intervention du député Laurent Louis ; ce trublion indépendant présente les grandes lignes de son programme pour la prochaine législature s'il est réélu. Il ne le sera pas.

     

                  Souvenons-nous : les individus pouvaient, hier encore, espérer être un jour les meilleurs juges de leurs propres intérêts ; aujourd’hui, impossible pour eux d’y parvenir dans un monde où seul le marché mondialisé a voix au chapitre. Cycle ruineux qui enchaîne endettement et surproduction, quand le retour sur investissement devient la seule mesure universelle de valeur, c’est le public qui couche avec le privé, l’Etat avec le marché, faute de rechercher une autre voie : le sens et le bien communs. 

    Revigorer la société civile, sociabilité informelle du café, de la rue et de tout autre lieu intermédiaire ; restaurer une vie civique et la confiance sociale - confiance publique de tous les jours ; établir un lien au-delà d’un voisinage accidentel, imposé et subi, tout en gardant à l’esprit ce qui suit : appartenir, c’est développer un surcroît de conscience ; en revanche, être de nulle part, c’est se condamner à errer comme une âme en peine sans responsabilité et sans devoir. 

                Si la compassion est une chose et le respect une autre, peut-on reprocher au populisme de penser, intuitivement, qu’en dernier ressort, le respect élève et la pitié rabaisse ? Le droit responsabilise et l’aumône humilie car le populisme n’a pas renoncé à exiger des uns et des autres : estime de soi, autonomie, initiative, responsabilité.

    Haï d’une caste économico-politico-médiatique qui n’est décidément pas disposée à répondre de son mépris et de ses choix comme d’autres de leurs actes et de leurs crimes, le populisme souhaite réconcilier la politique, l’Etat et la morale loin d’un faux dilemme : libéralisme économique et moral contre autoritarisme.

    Adepte du gouvernement direct du peuple par lui-même, seulement possible à un niveau local, le populisme nous rappelle que ce ne doit pas être l’individu isolé qui constitue l’unité de base de la démocratie mais la nation : cette communauté de destin solidaire. Et si les conflits sont encouragés car le consensus ne fait jamais recette, le populisme porte en lui la certitude que seul ce qui est proche nous sauve, et que seule une réduction du champ du marché et la limitation du pouvoir des multinationales et des oligarchies viendront à bout d’injustices criantes qui sont, à terme, mortelles pour la démocratie et incompatibles avec toute forme de société.

                Ambivalent mais jamais incohérent, le populisme soupçonne le processus politique d’être dominé par une élite vorace, grassement rémunérée et manipulatrice : fausse polarisation…  féminisme contre la famille, libéralisme contre protectionnisme, liberté contre justice, le local contre l’international -, alors que la société a autant besoin du féminisme que de la famille, de libéralisme et de protectionnisme, autant de liberté que de justice, de local et d’international !

     

    ***

     

                  On l'aura compris : le populisme est la mauvaise conscience d'une classe politique capable tous les reniements, de toutes les trahisons et de toutes les corruptions une fois élue car le populisme a pour fondements  le respect et la responsabilité (de quoi inquiéter plus d’un et plus d’une, c'est sûr !) ; sa préoccupation première est le bien commun contre l’individualisme égoïste et le cynisme (là, franchement, ça se gâte !).

                 Il est donc grand temps de réhabiliter la pratique du populisme en lui donnant enfin ses premières lettres de noblesse. 

     
                                 

     

                                               

    _______________

     

    Pour prolonger, cliquez : Penser le populisme et radicaliser la démocratie

     

     

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
  • "Le prisonnier" - 1 : il était une fois Patrick Mc Goohan

     

     

     

                « Un agent secret britannique démissionne et s’apprête à quitter la Grande Bretagne ; gazé, il est ensuite enlevé. Quand il reprend conscience, cet agent ne tarde pas à comprendre qu’il est prisonnier dans un lieu inconnu, un village - le Village ! - d'où il semble impossible de s'échapper. Dépossédé de son identité, "Le Prisonnier" n'aura alors avec pour seul nom un numéro : le 6.  Très vite, il tentera tout pour quitter le Village bien que constamment épié, interrogé sur les motifs de sa démission, harcelé et traqué. »

                Qu’est-ce que cache la démission du numéro 6 ? A-t-elle pour but de vendre à prix d’or des informations au camp d’en face ? 

    De le découvrir, telle est la tâche de tous les « numéro 2 » (N2) qui gèrent le Village et qui se succéderont car, à chaque échec de ces N2 qui obéissent aux ordres d’un unique Numéro 1 (N1) (dont on nous privera de son visage et de sa voix), ils seront remplacés : 

    "Où suis-je ?

    - Au Village.

    - Que voulez-vous ?

    - Des informations.

    - Dans quel camp êtes-vous ?

    - Là, vous en demandez trop.

    - Je ne vous dirai rien.

    - De gré ou de force, vous parlerez !

    - Qui êtes-vous ?

    - Je suis le N2.

    - Qui est le N1?

     

                    Cette dernière question du N6 n’obtiendra pas de réponse ; en effet, il semble que l'identité de ce N1 ne soit pas « connaissable » ; d’une nature luciférienne,  tel un Méphistophélès contemporain… "le Léviathan" ne peut que se dérober à toute identification, à tout entendement.

     

    ***

     

    « Je veux rejoindre mon monde...

    - Votre monde est ici et nulle part ailleurs maintenant. De quoi vous plaignez-vous ? Vous avez tout ce qu’il vous fait ici.

    - Ailleurs aussi, j’ai tout ce qu’il me faut. »

     

    Le prisonnier il était une fois Patrick Mc Goohan

     

                    Le N6 ne s’en cache pas : il annonce à qui veut l’entendre qu’il ne se résignera pas ; il n'aura de cesse de tenter de s'évader et il réussira ; une fois libre, il promet de revenir pour détruire ce Village et ceux qui l’administrent.          

                  Toujours en mouvement ce prisonnier ! Il va, il vient, allant, venant, revenant, repartant, sans répit, tel un lion en cage dans une cellule de la grandeur d’un village de quelques centaines d’habitants.

    Le prisonnier n’aura jamais été autant en captivité que lorsqu’il aura pu un penser un temps qu’il était enfin libre, que son évasion avait réussi, oublieux du fait qu'il se saurait y avoir de liberté pour un prisonnier quel qu'il soit qu’une évasion qui sait se passer de la complicité d’un geôlier machiavélique.

                   Faisant preuve d'un humour grinçant puis désespéré… ironie de survie sans aucun doute - si l’humour est l’essence même d’une société démocratique, doit-on alors en conclure que l’on juge une société à son humour ? -, d’une force morale peu commune, au fil des épisodes, le N6 se montrera plus colérique, plus violent physiquement et verbalement, plus sarcastique aussi : seule façon pour lui de gérer un stress croissant et l’épuisement mentale qui représente sa quête de liberté et ses tentatives d’évasion avortées ?

                Le N6 guérira ; ils le lui promettent ; entendez : il finira par se soumettre et expliquer ce que cache sa démission tout en acceptant de finir ses jours dans le Village.

    Très tôt, il s'avérera que les échecs successifs du Prisonnier à chaque tentative d’évasion rencontreront les échecs des N2 dans leur entreprise de découverte des raisons de la démission d'un Prisonnier qui ploie mais ne rompt pas : angoisse, impuissance, ce sont donc deux échecs qui, épisode  après épisode, se feront face ; duel de l’un contre tout un système répressif et sans pardon.

     

       Pour prolonger, cliquez : Le Prisonnier - analyse complète en 4 parties.

     

    Lien permanent Catégories : Cinéma de film en film, Le Prisonnier de Patrick Mc Goohan, Politique et actualité 0 commentaire
  • 11 septembre 2001 : 18ème édition

              

                18 ans après les faits, la version officielle des attentats du 11 septembre tient bon dans les médias dominants seulement car, partout ailleurs, cette version n'a pas cessé de vaciller.

                Finira-t-elle par s'effondrer ? Et quand ?

     

     

                     A travers une série de débats, réunissant des intellectuels et experts français, Carrefour des Consciences l'évènement du 11 septembre 2001. Ce premier débat réunit trois experts, trois professionnels français de l'aviation, qui vont ensemble analyser, et nous faire de leur expertise et de leurs convictions dans leur domaine de compétence : les avions du 11 septembre 2001.

    _____________

     

     

               « … événement monstre inaugural du XXIe siècle……. abîmes qui s'ouvrent sous nos pas……événement qui relève du mythe.»  

     

    Poncif après poncif, cliché après cliché… c’est avec de tels automatismes d’une pensée qui s’est très certainement construite à partir d’images et de commentaires télés et journaux  que l’on passe à côté de l’essentiel :

    Certes, le 11 septembre n'a pas changé le monde ! En revanche, il a permis un backlash des musulmans et des pays du même nom, Guantanamo et le USA Patriot Act... (1) pour le plus grand malheur des familles endeuillées de quelque côté qu'on se tourne, et le grand bonheur des sous-traitants du Pentagone, des acteurs économiques US dans leur ensemble, sans oublier l’Arabie Saoudite : 1er agent de propagation du bacille de la peste religieuse intégriste dans nos banlieues.

     

    ***

     



                    France3 (le 11 septembre 2012) brise l'omerta sur le 11-Septembre

     

              Qui peut sérieusement penser que tout a été dit (2) au sujet des événements du 11 septembre ?

    L’attitude des médias envers ceux qui questionnent la version officielle des événements du 11/09 ressemble plus à un réflexe-panique qu’à une décision réfléchie. Inutile de préciser que cette panique contribue à alimenter un climat de suspicion autour d’une possible omerta sur les événements 11 septembre.

    Et cette suspicion autour des circonstances et des auteurs de cet événement a pour origine le fait qu'il semblerait que ce soit la victime, en tant qu’Etat, qui ait profité de ces attentats, sur le dos des victimes civiles, puisqu’ils auront permis aux USA de mettre à genoux, dans le feu et le sang une région qui s'étend de la Libye à l'Afghanistan dans laquelle ils n'avaient pas que des amis.

    Elle est bien là la spécificité des attentats du 11 septembre 2001; là, et nulle part ailleurs.

     

              Manifestement, il existe une demande pour plus d’informations autour des événements du 11 septembre : qu’est-ce qui dans la version officielle peut être raisonnablement remis en cause ? Qu'est-ce qui, en revanche, demeure irréfutable ?

    Aussi... affirmer que tout nous a été dit sur les événements du 11 septembre, c’est faire preuve de la même arrogance niaise que de penser que tout dans la version officielle n'est que mensonge.

    A l'endroit de ceux qui contestent la version officielle, un verdict sans appel (parlons aussi de diagnostic) a été rendu : anti-américanisme, paranoïa et négationnisme. Intéressante serait la démarche qui consisterait à analyser les raisons pour lesquelles tant d'hommes et de femmes, patrons de presse et classe politique inclus, ont absolument et impérativement besoin de penser - jusqu'à s'interdire tout questionnement -, que la version officielle ne nous cache rien : quel verdict à leur sujet ?

     



    Epouvantails, autruches et perroquets

     

          Une enquête passionnante et édifiante du journaliste Olivier Taymans sur le naufrage médiatique du 11-Septembre. Le documentaire analyse la façon dont les grands médias ont occulté les zones d’ombre et les remises en question sérieuses de la version officielle des attentats, tout en ne manquant pas de stigmatiser ceux qui osent encore douter de cette version.

     
    "LOOSE CHANGE FINAL CUT"

     

    1 - Qu'il soit pour autant permis de rappeler ceci : personne ne nous forcera à choisir... entre une puissance, les Etats-Unis (et Israël... tantôt poisson-pilote des USA, tantôt électron-libre), empire orphelin privé de civilisation (dans le sens de... "entente spirituelle unanime entre les hommes" - Elie Faure), gigantesque outil de destruction seulement capable aujourd'hui d'exporter le chaos : chaos financier en Europe ; chaos guerrier partout ailleurs...

    Et une Europe absente de la scène internationale, sans volonté, sans force et sans projet autre que... servir les intérêts d'un nouvel axe : USA, Israël, Qatar et Arabie Saoudite.

     

    2 - Se reporter aux ouvrages de David Ray Griffin et au site ReOpen911

     

     ___________________

     

    Pour prolonger, cliquez : ReOpen911

     

    Lien permanent Catégories : Actu internationale, Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
  • Corinne Lepage : environnement et business

    corinne lepage, cabinet huglo lepage environnement               


                          Comme chacun sait, l'écologie ne porte très mal en France dans les faits comme dans les urnes même s'il n'y a que le cabinet de Madame Lepage qui semble se porter bien et mieux encore au fil des ans : cabinet Huglo Lepage Avocats, Paris 8 (arrondissement très écolo !) - Huglo, de son prénom Christian, c’est son mari ; mentionnons aussi Benjamin, le fils ; spécialité de ce trio : l'environnement.

    Si cette dame a été ministre, doit-on s’étonner que les seuls gouvernements auxquels elle ait prêté son concours depuis les années 80, étaient tous de tendance libérale, voire ultra-libérale ? Ne renonçant jamais, dernièrement, elle ne s'est pas privée de remettre le couvert au moment de la victoire de Macron : en effet, c’était de notoriété publique que Madame Lepage souhaitait une place dans le gouvernement qu’il nommerait (1).

     

                   Soucieuse d'environnement, il est bon de rappeler que Corinne Lepage a souvent eu la fâcheuse tendance à trouver les Ecolos et leur parti... comment dire... très écolos... et puis finalement, trop écolos pour son goût et la fermeté de son engagement ; sans doute est-ce la raison pour laquelle Madame Lepage s’est trouvé à l’aise seulement dans des gouvernements de droite (Chirac, Juppé, Raffarin, Bayrou), sans doute le temps pour elle d’étoffer et de renouveler son carnet d’adresses - ? - car en ce qui concerne son action, on peine encore à lui décerner un prix quelconque ; et sûrement pas celui de la persévérance sinon dans l’échec.

    Des gouvernements de droite donc, et par voie de conséquence, des gouvernements sous influence : celle de la FNSEA ; ce puissant syndicat agricole qui, depuis les années 60, peut être considéré comme le bras armé de la droite en ce qui concerne la conquête et le contrôle des agriculteurs en tant qu’électorat, ainsi que d'une industrie agro-alimentaire inspiratrice d'un modèle productiviste responsable de la destruction de nos sols, de notre littoral, de la désertification de nos campagnes et de la pollution de notre eau ; sans oublier tous les cancers qui ont pour origine notre alimentation.

     

                      Et pourtant... quand elle n'est pas ministre, plus bavarde, plus critique et plus directive - voire expéditive - que Corinne Lepage, vous ne trouverez pas ! Elle est intarissable quant à ce qu'il conviendrait de mettre en oeuvre pour sauver au plus vite ( et au plus offrant ?) la France, l'Europe, le monde, la galaxie et l'univers d'un chaos environnemental annoncé.

    Aussi, année après année, on peut légitimement s’interroger sur le fait que les médias en soient encore à assurer à cette affairiste environnementaliste une publicité dont on souhaiterait pouvoir la priver.

    Cherchez l'erreur, la paresse ou bien la connivence !

     

    ***

                  Pour toutes ces raisons qui en valent bien d’autres, au fil des ans, chaque intervention de Corinne Lepage laisse derrière elle non pas un parfum mais... comme une odeur de fruits et légumes, jour de marché, vers midi, quand des cageots remplis d’invendus gâtés par la chaleur sont abandonnés aux clochards, SDF et autres indigents, juste avant le jet d'eau et la brosse des employés municipaux.

     

     

    1 -   A l’origine (avec Cohn-Bendit)  du concept d’écologie libérale (adaptation de l’environnement au Marché mondialisé – Non, on ne ricane pas !), poisson pilote (sangsue ?) des vainqueurs aux élections Présidentielles,  en 2017, on aura pu donc assister au retour de Corinne Lepage qui affichera un soutien sans condition à la candidature de Macron (ICI). Faut dire que cette dame a la réputation de ne vendre pas chères ses compétences en échange d’une place dans un gouvernement ou dans un parti ; et d’aucuns d’ironiser : «Heureusement qu’il s’est agi, au fil des ans,  de partis politiques et non de chambres à coucher… »

     

     

    Pour prolonger, cliquez :   Salon de l'agriculture : la vitrine d'un productivisme d'essence nihiliste

    Lien permanent Catégories : Politique et actualité 0 commentaire
  • Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ? - les congés payés du 20 juin 1936


                                                                   

     

                    Le Front populaire généralise les congés payés un mois après son arrivée au pouvoir. La loi est votée à l'unanimité par les députés le 11 juin 1936 et promulguée le 20 juin 1936. Elle prescrit un minimum de deux semaines de congés par an pour tous les salariés français liés à leur employeur par un contrat de travail.

     

    _______________________

     

                           

     

                "Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux !" Ray Ventura et ses Collégiens - 1938 - compositeur : Paul Misraki ; auteur : Andre Hornez

     

                Ils ne la souhaitaient  pas. Ils ne l’attendaient pas non plus.  Et puis, elle est arrivée.

    Nous sommes en 1938 ; il est question de faire la fête. Un an plus tard, le 1er septembre 1939, l'Allemagne envahit la Pologne ; le 3 septembre de la même année, la France et l'Angleterre (et d'autres menus fretins) déclarent la guerre à l’Allemagne.

    Il ne sera alors plus question de faire la fête ; on continuera de prendre des trains, certes ! mais ces trains auront d’autres destinations et les tenues vestimentaires d’autres coupes, d’autres couleurs ; les sacs à dos remplaceront les valises ; quant aux sourires sur les visages…

    Pensez donc ! Il n’est plus question de gagner les plages - nos beaux rivages ensoleillés - mais bien plutôt de se rendre dans l’Est et le Nord de la France.

    Des trains donc et des troupes aussi pour contrer l'avancée allemande même si - exode civil et militaire oblige ! - leur sort à tous sera scellé en quelques semaines.

     

                   Après les deux dernières détonations de Hiroshima et de Nagasaki et une guerre aux 62 millions de morts dont 40 millions de civils… cette guerre-là, ils ne l’ont pas voulue ; et ils l’ont eue quand même !

     

     

            "Quand on se promène au bord de l'eau" 1936  - Paroles de Julien Duvivier et Louis Poterat ; Musique de Maurice Yvan et Jean Sautreuil

     

    ***

     

                70 ans plus tard, on ne compte plus les Unes des journaux et des magazines et autres webzines qui brandissent la menace d’une 3è guerre mondiale ; guerre imminente, guerre à venir et qui ne manquera pas d'arriver, pour sûr !

    La guerre fait vendre... pas seulement des armes : des journaux aussi.

    Tous la prédisent et tout le monde l’attend cette troisième guerre mondiale (plus de 10 millions de réponse sur Google sur la recherche « troisième guerre mondiale) en la redoutant qu’à moitié… car au fond, tout au fond, tous savent que ça ne peut plus continuer...

     

                  "Continuer ? Mais... qu’est-ce qui ne peut plus continuer ?

                   - Mais... ça, tout ça !

                   - Tout ça quoi ?

                   - Cette saturation ! Cette pénurie ! Cette effervescence ! Cet essoufflement ! Cette vie sans Dieu ! Cette vie avec Dieu ! Toute cette technique ! Toute cette indigence ! Tout ce plein ! Tout ce vide ! Tous ces mensonges et toutes ces vérités qui ne peuvent plus nous être cachés !"

     

                  On l’attend donc ; on l’espère cette guerre ! D’aucuns comptent pouvoir se refaire une santé, d’autres nous faire oublier tout…  et d'autres encore tout aussi pressés de vivre que de mourir après des années sans queue ni tête, sans but ni direction : « Enfin quelque chose qui nous dépasse ! Quelque chose de plus grand que nous ! » s'écrieront-ils.

    Car la guerre nous dépasse toujours d’une tête, parfois de deux. On croit la faire cette guerre et c’est elle qui nous fait et qui nous la fait à l’envers aussi !

              Mais alors, Qu’est-ce qu’on attend pour faire la guerre et être heureux ? Oui, heureux et libérés d’un poids énorme, tous fatigués d’obéir, tous fatigués de subir, tous fatigués de désespérer ; et les autres, en grande difficulté face au réveil des consciences : "Ce qui est... n'est pas ! Vous vous rendez compte un peu ?!"

    Et puis, la faire cette guerre, n’est-ce pas le meilleur moyen de conjurer sa menace ?

    Regardez ! Si l’histoire nous est d’un enseignement quelconque, on n’aura pas manqué de noter ceci : vous ne la voulez pas cette guerre et elle vous tombe dessus : pas moyen d'en réchapper alors !

    Vous la désirez ardemment, vous la priez cette guerre et elle vous fait faux bond ! Zut alors !

    Aussi, autant la faire cette guerre car rien n’est plus dangereux que la frustration guerrière ; une frustration qui tape du pied, qui s’impatiente, qui enfle et enfle... enfle jusqu'à... 

     

               « Une 3è guerre mondiale, vous dites ? Mais il y a longtemps qu'elle a commencé.

                - Commencé ? Laquelle ?

                - Mais cette guerre qu'est le mondialisme... cette guerre faite à l'Europe, cette guerre contre les Etats nations, les salariés, la liberté !

               -  Mais non ! C'est pas ça ! Je pense à une troisième guerre mondiale sur le modèle de la deuxième.

              - Mais… entre qui et qui alors ?

                    -  Entre nous et eux, tiens pardi !

              -  Eux et nous ?

              -  Entre nous et eux qui dictent et commandent entourés de leurs troupes composées en majorité de ceux qui n’ont jamais cessé d’obéir ! Après tout, le soldat, c’est dans la vie civile qu’on le forme et qu’il fait ses classes. Toujours ! De tout temps ! Qu'est-ce que vous croyez !

               -  Vous avez raison. L'être humain, quand il obéit, est d'une laideur sans nom, en temps de guerre comme en temps de paix !"

     

    ___________________

     

    Pour prolonger, cliquez : 3è guerre mondiale

     

    Lien permanent Catégories : Histoire et révisionnisme, Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
  • L'égalité à la française : un sésame qui ouvre les portes d'un régime de privilèges et d'immunités

     

     

                 La vérité est un mille-feuilles, et rares sont ceux qui demandent du rab car, avec elle, on est très vite rassasiés.

     

    _________________

     

               Si le citoyen français est très attaché à l’égalité, ne cherchez pas, c’est dans l’espoir que cette égalité lui ouvrira des portes qu’il s'empressera de refermer derrière lui, avant de les verrouiller toutes, à double tour.

    Car, pour ce citoyen aux origines souvent modestes (mais pas toujours), l’égalité est le seul moyen d’accéder à un statut privilégié dans le secteur privé comme dans le secteur public, et ce faisant, son seul espoir d'intégrer une classe du même nom, à savoir : la classe des privilégiés.

    Deux siècles de ce régime d'exceptions et d'immunités pour les plus privilégiés parmi les privilégiés, ont fait qu’aujourd’hui, on peut affirmer sans se tromper : il ne reste plus une seule porte ouverte pour quiconque, toutes origines sociales, culturelles et ethniques confondues.

     

    ***

     

                 Sans vouloir être désobligeant à son égard, et au risque de paraître franchement grossier, toutes choses étant égales par ailleurs - même si on sera bien en peine de savoir quoi et où -, dernièrement j'ai pensé à une chose : et si ce citoyen épris d'égalité était un petit enfoiré (1) ? Un enfoiré souvent sympathique, certes, mais... un enfoiré quand même ! Et qui plus est, un enfoiré de la pire espèce : de l'espèce qui niera tout en bloc, même sous la torture.

    Dur à cuir et pervers, ce "rebelle" tartuffe d'une mauvaise foi à fleur de peau,  n'a qu'une seule et unique cause : une place au soleil pour lui seul.

    Alors... diable ! Comment ne pas arriver à la conclusion suivante : il y a bien quelque chose de profondément... pourri... au royaume de France. Ce qui expliquerait en grande partie l’absence de solutions à la fois collectives et individuelles ; car, franchement, aujourd'hui, dans ce pays, on aide qui, à mettre (ou à remettre) un pied à l’étrier.

    Vous en doutez encore ?

    Ecoutez donc un chômeur vous parler de son dernier entretien avec un conseiller de Pôle emploi ; voyez cet employé face à un employeur dont le seul mérite est de créer des emplois de 25H par semaine, payés au minimum horaire ; testez la qualité de l'accueil d'un bénéficiaire du RSA, d'une fille-mère face à une assistante sociale ou bien, d'un titulaire d'une carte CMU dans un centre médical ; voyez ces milliers d'ados et de pré-adultes qui quittent tous les ans (280 000 chaque année), une institution qui, en 10 ans et plus, leur aura tout juste permis de maîtriser l'écrit et la lecture...

    Et puis, rajoutez-y une couleur de peau et un nom venus d'ailleurs...

     

     

    1 - Enfoiré : individu pas foncièrement méchant ni mauvais mais... faut pas lui tourner le dos ; et mieux vaut ne jamais avoir besoin de compter sur lui ; même si l'on ne doit pas oublier la profonde solitude et la fragilité de l'homme moderne, à la fois individualiste forcené (satisfaction de ses besoins) et grégaire (recherche de sécurité dans un groupe) au sein d'une réalité qui a pour fond social : la peur, la précarité et l'instabilité.

    Lien permanent Catégories : Politique et actualité 0 commentaire
  • Souveraineté, légitimité et légalité avec Jacques Sapir

     

     

    sapir, sputnik

                              Un texte important de Jacques Sapir qui réhabilite trois notions : Souveraineté, Légitimité et Légalité, à la fois du point de vue de leurs conséquences sur la société mais aussi de leur hiérarchisation :

     

                « … les États d’Europe sont aujourd’hui, et pour longtemps encore, des États-Nations. C’est la souveraineté qu’ils ont acquise qui leur donne ce pouvoir de « dire le juste ». Bien sûr, un État souverain peut être « injuste », ou en d’autres termes illégitime. Mais un État qui ne serait plus pleinement souverain ne peut produire le « juste ». De ce point de vue, la souveraineté fonde la légitimité même si cette dernière ne s’y réduit pas.

    Ceci permet de comprendre pourquoi il faudra revenir sur ces trois notions, Souveraineté,Légitimité et Légalité, à la fois du point de vue de leurs conséquences sur la société mais aussi de leur hiérarchisation. Ces trois notions permettent de penser un Ordre Démocratique, qui s’oppose à la fois à l’ordre centralisé des sociétés autoritaires et à l’ordre spontané de la société de marché. Il peut d’ailleurs y avoir une hybridation entre ces deux ordres, quand l’ordre planifié vient organiser de manière coercitive et non démocratique le cadre dans lequel l’ordre spontané va ensuite jouer.

    La souveraineté est indispensable à la constitution de la légitimité, et cette dernière nécessaire pour que la légalité ne soit pas le voile du droit sur l’oppression. De ce point de vue il y a un désaccord fondamental entre la vision engendrée par les institutions européennes d’une légalité se définissant par elle-même, sans référence avec la légitimité, et la vision traditionnelle qui fait de la légalité la fille de la légitimité. Cette vision des institutions européennes aboutit à la neutralisation de la question de la souveraineté.

    On comprend le mécanisme. Si le légal peut se dire juste par lui-même, sans qu’il y ait besoin d’une instance capable de produire le juste avant le légal, alors on peut se débarrasser de la souveraineté. Mais, sauf à proclamer que le législateur est omniscient et parfaitement informé, comment prétendre que la loi sera toujours « juste » et adaptée ? Ceci est, par ailleurs le strict symétrique de la pensée néoclassique en économie qui a besoin, pour fonctionner et produire le néo-libéralisme, de la double hypothèse de l’omniscience et de la parfaite information. La tentative de négation si ce n’est de la souveraineté du moins de sa possibilité d’exercice est un point constant des juristes de l’Union Européenne. Mais ceci produit des effets ravageurs dans le cas français.

    La notion d’Ordre Démocratique assise sur la hiérarchisation des SouverainetéLégitimitéet Légalité aboutit à une critique profonde et radicale des institutions européennes. »

     

    Le texte dans son intégralité ICI

     

     

    ***

     

              Jacques Sapir est un économiste français, directeur d’études à l’EHESS .

    Ses travaux de chercheur se sont orientés dans trois dimensions, l’étude de l’économie russe et de la transition, l’analyse des crises financières et des recherches théoriques sur les institutions économiques et les interactions entre les comportements individuels. Il a poursuivi ses recherches à partir de 2000 sur les interactions entre les régimes de change, la structuration des systèmes financiers et les instabilités macroéconomiques. Depuis 2007 il s’est impliqué dans l’analyse de la crise financière actuelle, et en particulier dans la crise de la zone Euro.

     

    Lien permanent Catégories : Politique et actualité 0 commentaire
  • George Carlin : l'oncle d'Amérique de Dieudonné

                       Election américaine oblige !

     

     

                Décédé en 2008, à l'âge de 71 ans, George Carlin aura fait rire et penser, 50 années durant, des millions d'Américains et d'anglophones.

     

     

    Cliquez sur " paramètres" (settings) puis sur "subtitles" pour activer la traduction française


    "Ca s'appelle "le rêve américain" car, pour y croire, il faut être endormi".

     

    ***

     

     

                        Dans un monde où la bêtise et le mensonge sont rois, rien n'est plus drôle et plus terrifiante que la vérité.

     

    ***

     

                     Satiriste et polémiste d'origine irlandaise, George Carlin n'épargnera personne : Présidents, gouvernements et leur politique, la société moderne américaine, les religions, les communautés, les lobbies... il ne connaîtra aucun tabou, il s'autorisera tout ; il abordera tous les sujets sans retenue ni auto-censure.

     

     

    ______________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Les vidéos de George Carlin

     

    Lien permanent Catégories : Art et culture, Politique et actualité 0 commentaire
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu