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Politique et actualité - Page 3

  • Francis Cousin : « Le chaos migratoire, comme forme supérieure de la crise du spectacle marchand »

                     

     

                 L'Agence Info Libre a été à la rencontre de Francis Cousin, essayiste. D'inspiration marxienne, il nous livre son analyse de ce qui est communément appelé "la crise des migrants" loin des génuflexions, du "rampé" des philosophes médiatiques de la publicité marchande contre la philosophie de la rupture qui ouvre les chemins de la radicalité.

     

    ***

     

                "... l'Amérique a pour projet de détruire l'Europe, ennemi technologique (et moral - ndlr). Aucune unité européenne ne doit rendre possible un développement industriel offensif : destruction de son industrie, de son agriculture, chaos migratoire...

                 ... Chaos migratoire-crise du Capital-baisse des profits...

    le Capital est obligé de compenser par une augmentation de la masse constamment remise en mouvement : casser le coût du travail et remplacer le prolétariat radical par un prolétariat soumis (afro-oriental)...

                 ... La société du spectacle autorisera la diffusion de la photo du petit Aylan Kurdi mais jamais elle n'autorisera les photos des centaines de milliers d'enfants morts en Irak sous les bombardements américains et l'embargo...

                ... Le faux est consubstantiel à toutes les vérités officielles du pouvoir démocratique de la tyrannie de la valeur... tyrannie propre au spectacle de marchandise."

     

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    Pour prolonger, cliquez : Francis Cousin

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  • Aimé Césaire, Le parti socialiste, la France et nous

    Billet de blog publié en 2014

     

     

                  « Les élus français, dont Ségolène Royal, demandent à ce que le poète martiniquais ait sa place au Panthéon. »

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    La gauche aurait donc proposé le Panthéon à Aimé Césaire !             

    Mais... de quelle gauche s'agit-il ?

    La gauche qui n’a eu de cesse de canaliser et de fédérer le ressentiment des laissés-pour-compte pour mieux s’empresser de l'exploiter à des fins électorales et seulement électorales ?

    Une gauche indifférente qui n’a rien résolu et qui refuse avec obstination de crever l’abcès de la question des français issus - pas seulement mais aussi - du colonialisme, de la traite et de l’immigration, tout en se désintéressant du sort qu’il leur est fait comparé à d’autres minorités et/ou catégories sociales.

    Ou bien, cette gauche qui s’est montrée incapable de rendre justice et d’accorder une vraie place à ce peuple de France qui n’a jamais pu ou su se rapprocher de la promesse d’égalité et de fraternité pour tous que la République française est supposée porter en elle, faute d’y être encouragés, aidés ou tout simplement, autorisés (sans oublier ce foutu travail qui, aujourd'hui, n’est plus là pour ceux qui n’ont jamais travaillé, et/ou ceux qui quittent notre Education Nationale sans qualification, sans formation, et nos Universités, sans les bons diplômes).

    Une gauche qui a joué l’épuisement et qui n’a pas d’autre issue à offrir à tous ceux qui remettent en cause les modes de fonctionnement, d’organisation et les grilles d’analyses de la République : une impasse en forme de cul de sac, le rejet et l'isolement avec pour seule consolation : un SOS racisme enfermé dans sa Tour d'Ivoire moralisante :dénoncer « les brûleurs de voitures » n'a jamais dissuadé qui que ce soit de les brûler. De même, dénoncer le racisme n'a jamais empêché qui que ce soit de s'y complaire.

    Après l'épuisement, le pourrissement qui donnera naissance au mouvement « Les indigènes de la République ».

    Nul doute ! Un job à plein temps avec retraite assurée, ce statut d’indigène auto-proclamé, avec ses officiels, ses titulaires et ses suppléants, sur le mode du "s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là", le discriminé développant une pensée discriminative à l'endroit de son discriminateur, jusqu'au rejet total, retrouvant ses plumes, ses peintures et son maquillage en bon indigène, fier et digne, alors que d'autres auront bougé et nous avec eux, et l'histoire aussi ; et le temps qui guérit bien des maux et vient à bout de bien des préjugés - évolution générationnelle et naturelle oblige ! Ce temps qui nous récompense de notre patience et de notre travail - pour peu qu'on s'y soit mis : travail sur soi, pour soi et les autres et avec eux.

    Et que dire d'un Dieudonné condamné à la surenchère permanente ; un Dieudonné qui n’a jamais cessé d’être le symptôme - comme des centaines de milliers d’autres avec lui - d’une maladie à l’origine de laquelle on trouvera un Etat et une classe politique incapables de nous proposer une France adulte, aux analyses honnêtes et courageuses, même au prix d’un froissement de l’orgueil national qui aurait pu donner lieu à un nouvel élan tout aussi national mais... fédérateur celui-là !

    Durant la période qui va de 1981 à 1995, on cherchera en vain des Rachida Dati, des Fadela Amara et des Rama Yade dans les gouvernements qui se sont succédés.

    Il faudra attendre un gouvernement de droite pour que les compétences de Madame Taubira soient reconnues, convoitées et sollicitées (parmi les candidats à la présidentielle de 2001, sans aucun doute... Madame Taubira était bien la meilleure, et de loin – souvenez-vous !)

     

    ***

    Dans les jours qui ont suivi le décès du poète - paradoxe suprême ! - c’est la droite qui adopte l’attitude, non pas la plus digne mais... l'attitude la plus honnête : profil bas et silence, laissant aux parents, aux proches d'Aimé Césaire, à ses administrés, à son peuple et à ses lecteurs le soin d’accompagner son départ.

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    Souhaitons que l’œuvre d'Aimé Césaire demeure irrécupérable ou bien, qu'elle le devienne ; aucune gauche ne pouvant prétendre se l’approprier, ni aucune droite, à bon compte et à moindre frais.

    Quant à réduire l’oeuvre de Césaire à l’anti-colonialisme...

    La domination, qui a toujours pour fin l'exploitation - exploitation intemporelle, sans visage, sans couleur et sans frontières - n'est-elle pas ce qui réussit le mieux à l'homme quand la nature et un savoir-faire éculé l'ont placé du côté de ceux qui ont le pouvoir d'ordonner et de contraindre ?

     

     ***

     

    On ne dira jamais assez qu'Aimé Césaire était loin de n’être qu’un poète anti-colonialiste même si son œuvre fait partie intégrante du patrimoine politique français.

    Une langue d’une invention égale à celle d’un René Char que celle d'Aimé Césaire ; René Char, une autre grande voix, résistante de surcroît, elle aussi... jusqu’à son dernier souffle.

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  • Salon de l'agriculture : la vitrine d'un productivisme d'essence nihiliste

                 Une agricultrice de 47 ans, mère de deux enfants a été retrouvée morte dans son exploitation laitière à Plumieux (Côtes d'Armor) jeudi 23 février 2017. Pendue à une poutrelle, elle s'est donnée la mort à l'heure de la traite.

    Dans une lettre, elle dénonce une agriculture qui mène des centaines d'agriculteurs chaque jour face à un mur : endettement insurmontable et perte d'estime de soi.

                Que tous sachent que cette mort bouleverse et révolte nombre d'entre nous.

    Cette mort n'a pas fait grand bruit dans le monde agricole ; rien du côté de son syndicat majoritaire, la FN-SEA...

    Est-ce à dire que dans ce milieu le "chacun pour soi" règne en maître ? Marche ou crève ? Et mort au vaincu ?

     

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    Ouverture de salon de l'agriculture 2019

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                   Le salon de l'agriculture c'est 700.000 visiteurs venus du monde entier ; «la plus grande ferme du monde» à la Porte de Versailles nous dit-on chaque année.

    Mais ce salon c'est aussi et surtout la vitrine d'une agriculture de l'échec ; une agriculture qui ne peut rien faire pousser sans empoisonner la terre et l'agriculteur qui la cultive ainsi que les consommateurs... tout ce que ce salon s'évertuera à cacher à ses visiteurs crédules :

    - La surproduction, des excédents et du dumping sur les marchés mondiaux qui ruinent les économies des pays émergents (balance commerciale excédentaire oblige !) et en premier lieu : leur espoir de parvenir à une indépendance alimentaire aussi relative soit-elle !

    - La désertification rurale!

    - La clochardisation des campagnes !

    - L'eau du robinet que l'on ne peut plus boire !

    - Nos nappes phréatiques et de nos rivières polluées à tout jamais !

    - 80% des cancers d'aujourd'hui aux origines environnementales : l'air que l'on respire (épandage en ce qui concerne l'agriculture), la nourriture que l'on mange et les lieux que l'on habite !

    - Toute la souffrance animale des élevages concentrationnaires !

    - Les farines animales bon marché et la vache folle !


    - Le laboratoire des cancers de demain  : OGM, manipulation génétique !

    - Un littoral, terre de nitrates, saccagé par une pollution occasionnée par les techniques d'élevage intensif !

    - Une agriculture pour quelques chefs d'entreprise millionnaires !

    - Des paysans au RSA condamnés à terme à la faillite et au suicide.

     

                 Et pour finir : le salon de l'agriculture, c'est le salon de la FN-SEA (1 - Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), et de l'agro-business responsables depuis les années 60, avec la complicité des partis de droite et aujourd'hui du PS, du fait que ce qui était hier encore une mission, voire une vocation, plus tard, un métier... noble et respecté, porteur de valeurs - nourrir ses semblables -, soit aujourd'hui frappée d'indignité nationale par une opinion publique écoeurée parce qu'informée.

     

                   

     

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    1 - A noter le décès de Xavier Beulin en ce mois de février 2017, céréalier, industriel et businessman, patron du groupe agroalimentaire Avril, président de la FN-SEA 

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Suicide, le monde paysan en première ligne

     

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  • Robespierre raconté par Henri Guillemin

     

     

                  Dans la France de 1789, banques et industries prospèrent mais le pouvoir reste entre les mains de l’Aristocratie : c’est alors qu’une nouvelle répartition de la richesse appellera une nouvelle répartition des pouvoirs.


    1789, ce sont les émeutes de la faim dans une France avec des riches de plus en plus riches et des pauvres de plus en plus pauvres : le travailleur des champs et des villes gagne 20 sous par jour ; pour se nourrir, il lui faut en dépenser 14 : le prix d’une miche de pain.

                  Rappelons que dans les deux premières années, la Révolution Française ce n'est pas seulement l'abolition des anciens privilèges  (dans l'attente des nouveaux ?)... mais c’est aussi le suffrage censitaire et la loi Le Chapelier qui proscrit les organisations ouvrières car la Constituante de juillet 1791 aura pour morale, une morale voltairienne : « Un pays bien organisé est celui où le petit nombre fait travailler le plus grand nombre qui le nourrit ».

    Rappelons aussi que la Constituante maintiendra l’esclavage ; Robespierre dénoncera alors l’hypocrisie de l’égalité et de la liberté.

    Et puis, très vite, la Révolution avorte ; elle n’est plus qu’une bataille entre nantis sur le dos des travailleurs. La bourgeoisie est prête à tout pour s’enrichir : on la soupçonne même de faire la guerre à l’Autriche dans le seul but de recueillir des fonds pour s'emparer des biens du Clergé.

    Robespierre protestera à la tribune des Jacobins en janvier 1792 : « Si vous voulez faire cette guerre d’agression, vous vous reniez ! La Constituante a voté à mai 1790 à l’unanimité que la Nation française déclare solennellement qu’elle ne fera plus jamais de guerre d’agression ».

    Une disette organisée par des spéculateurs provoquera une demande d’intervention de l’Etat pour fixer le prix de vente du pain ; les Girondins s’y opposeront ; ils rappelleront que « l’Assemblée s’est engagée à ne jamais intervenir dans le domaine économique ». Ce qui confirme une Révolution entre les mains des nouveaux riches, banquiers et industriels.

     


    Henri Guillemin, conteur enthousiaste, nous raconte Robespierre

     

                Le 10 août 1792, c’est la chute définitive de Louis XVI et de la monarchie constitutionnelle. La Convention remplace l’Assemblée. Cette journée voit la relance de la dynamique révolutionnaire cette fois-ci par Danton et ses amis et alliés : Maximilien de Robespierre, Camille Desmoulins, Fabre d'Églantine, Jean-Paul Marat.

    Robespierre fait voter le suffrage universel. Mais dans une France où 85% des Français ne savent ni lire ni écrire, sur 6 millions d’électeurs, seuls 15% d'entre eux voteront : c’est la bourgeoisie marchande qui raflera tous les sièges.

    Rousseauiste, Robespierre propose de limiter le droit de propriété ; il s’attirera les foudres de cette Bourgeoisie ; des Girondins réclameront la peine de mort contre quiconque propose de remettre en cause ce droit : «  Liberté, égalité et fraternité » deviendra « Liberté, égalité et propriété ».

    Robespierre demandera l’abolition des droits féodaux car la nuit du 4 Août 1789 qui avait vu l’abolition d’un certain nombre de privilèges, ne les avait pas abolis, tout en exigeant la peine de mort pour ceux qui spéculent sur les produits de premières nécessités : le pain et le blé et l’agiotage des assignats.

    Danton, à la tête du tribunal révolutionnaire qu’il a créé manifestement aux seuls fins de servir ses intérêts de classe, celle des nantis, évoquera une 3è Révolution : « Il faut mettre la terreur à l’ordre du jour à raison d'une tête par jour !» avant de faire volte face : il demandera que l’on fasse l’économie du sang très certainement dans l’espoir qu'on épargne le sien.

    Le tribunal révolutionnaire avait fait tomber 1200 têtes en six mois ; en 40 jours, il en fera tomber 1876. Lamartine écrira : « ils couvrirent Robespierre du sang qu’ils versaient pour le perdre ».

    Robespierre demandera la tête de Danton qu’il obtiendra pour « activités anti-révolutionnaires et anti-gouvernementales ».

     

               Avec sa guerre contre l’athéisme, un athéisme que Robespierre juge responsable del ’affairisme d’une classe qui sape la Révolution et vole le Peuple, une guerre incarnée par l’Etre suprême censé consolider l’idée de justice et de fraternité, Dieu et la religion devenant alors non plus l’opium d’un peuple asservi et abruti de fatigue mais d’une République solidaire et fraternelle, Robespierre se met en danger irréversiblement.

    Le 26 juillet à la Convention, il déclare : « Mes mains sont liés mais je n’ai pas encore un bâillon sur la bouche. Quand la République tombe entre certaines mains… que voulez-vous que nous fassions quand le responsable des finances fomente l’agiotage, favorise le riche, désespère le pauvre ? J’en ai assez de ce monde dans lequel l’honnêteté est toujours victime de l’intrigue et la justice un mensonge ! » (1)

    Robespierre est arrêté. 106 exécutions seront votées. Robespierre sera le dernier à monter sur l’échafaud.

     

                  La Révolution est morte. On rétablit le « cens » selon le principe qui veut qu’une République gouvernée par les propriétaires est dans l’ordre social. Madame de Staël rouvre son salon. Benjamin Constant rentre de Suisse les poches chargées d'or.

     

    ***

     

                 Aujourd’hui encore, l’image d’un Robespierre « petit homme malingre à la santé fragile, incorruptible, fanatique, guillotineur glacé, les mains sanglantes », colle à la peau de ce personnage.

    Issu d’un milieu modeste, Robespierre fera des études d’avocat grâce à une bourse du Clergé. Très tôt, il a pour maître : Jean-Jacques Rousseau et son « Contrat social ».

    On oppose souvent Robespierre à Danton, "l’homme du 10 Août", chaleureux et audacieux ; dans les faits, un affairiste et un spéculateur opportuniste et arriviste sans principe, ni doctrine ni vision car, de Danton, impossible de cerner la moindre idée politique ; la Révolution semble pour lui l’occasion d’un enrichissement inespéré.

    Alors que Robespierre est un franc-maçon avec une doctrine sociale, Danton, ami des plus riches - on dit de lui qu’il a été, très tôt, acheté par la Banque, l’Industrie et la Monarchie avant la chute définitive de Louis XVI - n’a jamais caché son aversion pour « la démocratie et leur République de Wisigoths » ; celle que Robespierre tente de bâtir.

     

            …  « Nous voulons une demeure pour les hommes où toutes les âmes s’accompliront» avait souhaité Robespierre.

     

    Orgueilleux et désintéressé, on a dit Robespierre violent ; mais... la violence peut-elle être une forme de l’amour ? Un visage indigné de l’amour ? Et l’indifférence la perfection de l’égoïsme ? Après tout, ne peut-on pas préférer le sang à l’eau avec laquelle Ponce Pilate s’en est lavé les mains ?

    Robespierre était de ceux-là : une âme perdue pour la raison du plus riche et du plus cynique ; et si on pouvait lui reprocher son isolement et son absence de contact avec le Peuple, lui qui l'a plus souvent rêvé que rencontré, Robespierre aura toujours placé les intérêts des petites gens au centre de ses préoccupations et de sa Révolution.

     

     


    1 - Le dernier discours de Robespierre devant la Convention le 8 Thermidor an II : ICI

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    Pour prolonger, cliquez : Les conférences de Henri Guillemin

     

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  • Il était une fois un lundi 19 février 2019 place de la République...

     

                 Il n' y a pas plus - dans le sens "davantage" - d'antisémitisme qu'il n'y a de racisme, de haine de classe, de haine du club de foot adverse ( des centaines d'agressions tous les week-end, de haine des médias envers tous ceux qui refusent de se contenter de ce qu'on veut bien leur donner, haine de la classe politique pour ceux qui mettent en danger leurs plans de carrières, haine du monde des affaires pour les salariés qui n'acceptent pas les salaires obscènes qui leur sont versés... dans un contexte général de corruption (la France classée au 9è rang mondial) et d'une démocratie soi-disant représentative, une démocratie croupion (27è rang mondial)... 

    La haine est partout dans un monde dominé par un manque de solidarité et de compassion toujours plus patent que des politiques criantes d’injustices viennent sans cesse renforcer.

    La haine, encore et toujours la haine dans un monde qui n'a qu'un message à faire entendre : "Mort aux plus faibles et aux vaincus qui n'ont que ce qu'ils méritent !"

    Certes, certaines haines sont plus instrumentalisées que d'autres car plus propices à une instrumentalisation politiquement très rentable...

    N'empêche...

     

                 "Médias, classe politique et économique, show-business" maintenant indissociables, ainsi que les associations communautaires et religieuses… ce lundi 19 février 2019 à 19h, à une ou deux exceptions près, ce sont tous les organisateurs, maîtres d'oeuvre, de cette haine qui se sont réunis Place de la République ;  tous occupés à allumer les mèches de toutes les haines.

    Un monde décidément infréquentable ! Car, si l'émotion est le pire des mensonges quand il s'agit d'éclairer la vérité... on aura noté que toutes les Institutions étaient présentes ce soir-là, place de la République : de l’Assemblée nationale au Conseil d’Etat (en passant par Matignon, l'Elysée, le Sénat, le Conseil constitutionnel…). Or, nous sommes aussi et surtout en pleine crise institutionnelle en ricochet d'une crise majeure de type constitutionnelle avec pour conséquence une ultime remise en cause de tous ceux qui occupent ces lieux ; tous sans exception n’ont plus aucune légitimité ni autorité. Aussi, on peut déjà prédire que demain sera comme hier...

                   Mais l'important n'était-il pas de participer, d'y être vus sur cette place ce soir-là .... un 19 février 2019 ?

     

    place de la république le 19 février 2019, rassemblement contre l'anti-sémitisme

                            Place de la République pendant la canicule de 2013 - parents et enfants viennent y chercher un peu de fraîcheur

                                                  

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  • Alain Finkielkraut et les médias : quand un tapis rouge cache une étoile jaune

     

     

    finkielkraut et gilets jaunes antisémitisme

     

            Alain Finkielkraut face à quelques Gilets Jaunes en colère, le 17 février 2019.

     

                                                                     ***

     

                  Pure provocation la présence de cet académicien près de la manifestation des Gilets Jaunes ce dimanche 17 février 2019 ? Un académicien producteur sur France Culture ( !!!) qui a épuisé depuis longtemps maintenant tout crédit anti-raciste, anti-négrophobe, anti-islamophobe et droit-de-l'hommiste...

    Assurément.

    Le scandale et le malheur c'est que ce sont les GJ qui sortiront perdants de cet incident car les médias en feront des choux gras contre ce mouvement héroïque dans sa détermination et la justesse de ses récriminations.

            Car enfin, après sa visite avortée à "Nuit debout" en 2016 sous la colère de ses membres, Finkielkraut aurait-il volontairement cherché à discréditer cet autre mouvement qu'est celui des Gilets Jaunes en allant à sa rencontre pour y récolter des insultes et peut-être aussi, une baffe ou deux avec caméras et micros au bon endroit et au bon moment ?

    Si c'est le cas, on peut parler d'une opération scélérate.

     

                            finkielkraut antisémitisme médias et gilets jaunes

     

                Reste que le délitement moral et intellectuel est à son apogée car si les médias font une haie d'honneur à un Finkielkraut complotiste (la menace du "grand remplacement musulman"), distillateur de haine contre les Arabes, les Musulmans, la Gauche la vraie, les Féministes, les quartiers populaires et les associations anti-racistes et droit-de-l'hommistes, c'est bel et bien pour la raison suivante : les médias ont fini par valider l'idée qu'aujourd’hui, en France, si vous n'êtes pas racistes et islamophobes, vous êtes antisémites.

     

               Dans les faits, Finkielkraut n'a qu'un reproche à adresser au mouvement GJ : c'est de ne pas avoir mis sur la table la question identitaire alors qu'il comptait dessus – d’où son soutien à ce mouvement dans les premières semaines - étant donné la composition "ethnique" des GJ, majoritairement européens de souche. Aussi....

                  "Vous refusez de "taper " sur les Musulmans ? Tant pis : on fera de vous des antisémites."

    C'est imparable et sans appel et sans doute aussi, d'une efficacité redoutable. L'avenir nous le dira.

     
               Si les médias n'ont de cesser de dérouler un tapis rouge à Finkielkraut, si ces mêmes médias refusent de s'adresser au "complotiste anti-musulman"( adepte de la théorie paranoïaque du « grand remplacement »), qu’il est, anti-droit-de-l'hommiste, anti-féministe, contre les associations anti-racistes qui défendent les Musulmans en particulier - une véritable boule de haine à leur sujet ce Finkielkraut -... c'est que ces médias, contraints et forcés, ne voient en Finkielkraut que "le Juif", par manque de courage aussi, car jamais ces médias ne pourront valider "qui et ce qu'il est" ni confondre l'intéressé à ce sujet ; reste alors une seule option : essentialiser ce prêcheur de haine en habit vert ; le réduire à son origine seule. 


    Flatté, choyé, adulé... orgueil et vanité, Finkielkraut n'a donc pas compris que toute cette commisération à son sujet, que ce tapis rouge déployé, c'est son étoile jaune ; une étoile jaune qu'il n'aura de cesse de porter... à son insu ; une étoile jaune maintenant gage de sa respectabilité qu'il est allé chercher sur les plateaux-télés auprès de médias trop contents de la lui remettre. 


    Ironie de l'Histoire.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Gilets Jaunes - le dossier

     
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  • Antisémitisme et bouc-émissaire politique : l'arme fatale de tous les Présidents en difficulté, de Mitterrand à Macron

       

    antisémitisme mitterrand

     

                    Il n' y a pas plussss - dans le sens de "davantage" - d'antisémitisme qu'il n'y a de racisme, de haine de classe, haine du club de foot adverse, haine des médias, haine de la classe politique, haine du monde des affaires qui, eux tous, nous le rendent bien. 

    La haine est partout dans un monde dominé par un manque de solidarité et de compassion toujours plus patent ; un monde qui n'a qu'un message à faire entendre : "Mort aux plus faibles et aux vaincus qui n'ont que ce qu'ils méritent !"

    Certes, certaines haines sont plus instrumentalisées que d'autres car plus propices à une instrumentalisation politiquement très rentable...

    N'empêche...

     

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    castaner instrumentalisation de l'antisémitisme auprès des gilets jaunes

                         L'instrumentalisation de l'anti-sémitisme par l'Elysée a commencé ; ou bien plutôt "a re-commencé" devrait-on écrire car c'est un fait maintenant avéré : lorsque le locataire de l'Elysée est en difficulté, l’ennemi politique du moment devient alors le bouc-émissaire d'un procès en anti-sémitisme destiné bien évidemment à le discréditer moralement à défaut de pouvoir le faire politiquement.

     

    Frédéric Potier, délégué inter-ministériel, est chargé d'orchestrer cette instrumentalisation  ; le bouc-émissaire de cette campagne a pour nom devinez qui, devinez quoi !? Les Gilets Jaunes, bien évidemment !

     

    gilets jaunes et antisémitisme

     

    Le porte-parole de l’UEJF ( syndicat d'étudiants juifs, une officine israélienne chargée de rappeler aux Français juifs qu'ils sont d'abord juifs avant d'être français, et en tant que Juifs, ils doivent un soutien indéfectible à Israël, un pays étranger hors-la-loi  - faut-il le rappeler !) est venue prêter main forte à la campagne calomnieuse de l'Elysée dès le premier jour.

    Delphine Horvilleur, femme rabbin du Mouvement juif libéral de France, emboîte le pas : chez elle, l'amalgame "Gilets jaunes = antisémitisme"  sera sans réserve...

    Pierre-François Veil, fils de Simone Veil, s’inquiète d’une potentielle montée en puissance des actes antisémites avec les manifestations Gilets Jaunes (???)...

    De même, Emmanuelle Wargon du ministère de l'écologie qui sait au mot près ce qu'on attend d'elle, lie les violences dans les manifestations du Samedi avec les actes antisémites...

    Cette série d'interventions culminera avec un "auteur" de la communauté juive - auteur sans oeuvre digne de ce nom - , Marc Weitzmann, qui a manifestement vu dans cette campagne calomnieuse contre les Gilets Jaunes, l'opportunité de nous rappeler que lui aussi avait des choses à dire. En effet, cet "écrivain" n'hésitera pas à affirmer que la critique de "la banque" et des banquiers mène inévitablement à l'antisémitisme, ayant lui aussi fait sien, après l'avoir intériorisé, le préjugé ou stéréotype suivant : banquier = Juif.

    Faut bien dire que chez certains la bêtise n'a pas de limites et l'art de se tirer une balle dans le pied non plus. Et puis... " les imbéciles ça ose tout ; c'est même à ça qu'on les reconnaît." 

    Mais alors... pourra-t-on encore continuer de dire que le banquier est l'ennemi du bien-commun et qu'il nous doit tout et que l'on ne lui doit rien ? D'autant plus que c'est avec notre argent qu'il nous vole et qu'il prospère !

    Inutile de préciser que l'on ne manquera pas de se passer de l'autorisation de cet individu décidément bien mal inspiré : qu'il soit rappelé ici avec la plus grande fermeté que le banquier est sans l'ombre d'un doute, l'ennemi juré et mortel du bien-commun (1).

     

                     "Gilets jaunes et antisémitisme"... on peut parier sans difficulté que Castaner, homme sans scrupules et sans honneur, occupera le rang de chef de file de cette campagne abjecte d'autant plus qu'après l’échec de l’instrumentalisation de la violence par son exposition médiatique ad nauseam car le soutien de l'opinion public reste aujourd'hui encore très élevé en faveur des Gilets Jaunes, force est de constater qu'il s’agit maintenant, et à nouveau, pour l'Elysée, de plonger la France dans la boue de l’anti-sémitisme et d'y engloutir le mouvement Gilets Jaunes.

                    Aussi, les Gilets jaunes feraient bien de réagir dès maintenant en sollicitant les tribunaux à propos de ce qui s’avère être une "dénonciation calomnieuse" d’une nature diffamatoire plus qu'avérée.

     

    1 A propos de l'incident " Finkielkraut-Gilets Jaunes" du samedi 16 février 2019 : Pure provocation de la part d'un homme qui a épuisé depuis longtemps son crédit anti-raciste, anti-négrophobe, anti-islamophobe et droit-de-l'hommiste. Le scandale et le malheur c'est que ce sont les GJ qui sortiront perdants de cet incident car les médias en feront des choux gras. Finkielkraut a volontairement cherché à discréditer ce mouvement en allant à sa rencontre pour y récolter insultes et peut-être aussi, une baffe ou deux avec caméras et micros au bon endroit et au bon moment. Opération scélérate. Il n'y a définitivement plus rien à sauver chez cet individu sournois, chez ce Zemmour de l'Académie  Française ! 

                         

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                            La vérité sur les événements du 9 février dernier près des grilles  de l'Assemblée

     

    Pour prolonger, cliquez : Gilets Jaunes - le dossier

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  • Journalisme : mort et résurrection

     

    Billet de blog publié en février 2016

     

                   Soixante-sept journalistes ont trouvé la mort en 2015 en "exerçant" leur profession, selon le bilan annuel de Reporters sans frontières (RSF). La France est le 3e pays le plus touché en raison de l'attentat contre le journal Charlie Hebdo en janvier.

    27 «journalistes-citoyens» (blogueurs) et 7 collaborateurs de médias ont également été assassinés, d'après l'ONG qui réclame la nomination «sans tarder d'un représentant spécial pour la protection des journalistes auprès du secrétaire général des Nations Unies».

    En tête des pays les plus meurtriers pour les journalistes cette année, figurent l'Irak et la Syrie, suivis de la France, du Yémen, du Soudan du Sud, de l'Inde, du Mexique et des Philippines.

     

                  BAROMÈTRE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE - Journalistes tués en 2015

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                      Ce billet - sa conclusion en particulier -, me vaudra d'être exclu de la plateforme des blogs du Nouvelobs après huit années de publication.

                     Comme quoi, tout arrive à qui sait attendre.

     

    ***

     

                  Journalistes ? Vous avez dit journalistes ?

                   Est-ce le fait d’être titulaire d’une carte de presse qui fait de ces hommes et de ces femmes des journalistes ? Est-on bien sûrs qu'il s'agisse de "journalistes" et pas simplement de rapporteurs d'images et de commentaires déjà rédigés avant même d'être partis ?

    Comme un fait exprès, et comme on vient de le voir, l'Irak et la Syrie sont les deux pays les plus meurtriers pour les journalistes, alors que… à de très rares exceptions près... nous n'avons pas vu dans la presse de langue française un véritable travail de journaliste à propos de ces deux pays mais bien plutôt des ventriloques d'une stratégie échafaudée par une alliance américano-israélo-sunnite destructrice : Liban, Palestine, Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Yemen...

    Aussi, en ce qui concerne la Syrie et son fiasco journalistique après celui de l’Irak, il semble bien que le piège se soit refermé sur une profession dont les membres n'ont plus aujourd'hui qu'un seul souci : préserver leur emploi et faire bouillir la marmite.

    Pendant ce temps-là, les rédactions envoient leur personnel au casse pipe aux quatre coins du monde. Et à ce sujet, on aura noté l'augmentation des décès de "journalistes" dans le cadre du non-exercice de leur profession ; augmentation directement proportionnelle au mensonge par omission et par ignorance dans le meilleur des cas - mensonge dénoncé à juste titre par tous les médias alternatifs depuis trente ans -, et dans le pire : désinformation et manipulations délibérées dans tous les médias dominants (1)

                    Connivences, consensus et conformisme… il est vrai que la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers à la tête desquels on trouvera de véritables épurateurs et pourfendeurs impitoyables depuis plus de 40 ans de toute pensée économique et politique alternative d’où qu’elle vienne.

                     Mais alors... est-ce à dire que... quand on est journaliste... moins on informe, plus on meurt ?

    C'est à croire !

    Dans tous les cas, on n'admettra que c'est vraiment cher payé quand on connaît la qualité de l'information qui nous est communiquée, son indépendance et sa profondeur de pénétration du réel : ce qui nous est montré autant que ce qui nous est caché.

                     En effet, parmi tous ces morts, où est aujourd'hui le journaliste exécuté pour avoir dit la vérité ?

     

     

    1 - Doit-on exonérer tous les journalistes, les absoudre, au sein d'une organisation de l'information qui serait sans lien de causalité, sans chaîne de responsabilités, sans hiérarchie, dans une dilution entière de l'action journalistique, dans un flou sinon artistique, du moins, décisionnel complet sur le mode d'un "ni coupable ni responsable" ou bien alors..  pour seul responsable, l'actionnaire qui a décidément bon dos ?

    Nombreux sont ceux qui critiquent les médias dominants ; et ces mêmes médias ne se font pas de cadeau entre eux, face à la concurrence féroce sur le marché de la "non-information" pour la captation-répartition de la manne publicitaire sans laquelle ils ne peuvent compter survivre. Mais rares sont ceux qui sont disposés à demander à l'individu "journaliste" de faire face à sa responsabilité personnelle dans son travail de sape d'une information honnête, intelligente et audacieuse.

    Et tous les titres sont concernés, de Médiapart à Marianne en passant par Libé car, tous se serrent les coudes.

    Mais alors.. qui continuera de contaminer l'autre ?

     

    ***

     

                   En France, la question de la liberté et de la responsabilité individuelle de chaque journalisme vis à vis de son métier et de son information est posée depuis longtemps déjà et la proposition suivante face à l'augmentation significative des décès de journalistes dans le cadre de leur profession aussi : plus l'information se porte mal... moins les journalistes nous informent et plus il en meurt !

    La presse a atteint un tel niveau de prévisibilité que, bientôt, on n'aura même plus besoin de la lire. On l'aura tous déjà lu avant même de l’avoir fait.

                   Un vrai tour de force !

                   Mais alors, licenciez donc toutes vos rédactions, et vous ferez de belles économies ! Vos articles, nous lecteurs, on les écrira pour vous ! Gratos ! Sérieux !

     

                 Quant à cette profession de journaliste qui se plaint d’être mal rémunérée, mais... qui donc aurait l’idée de verser un salaire, un vrai, à tous ces porte-voix d’une information qui est le plus souvent une véritable insulte faite au réel : qui fait quoi, à qui, pour-quoi, comment, où et pour le compte de qui !

    Le jour où ces journalistes évalueront leur propre travail pour ce qu'il est, pour ne rien dire du mépris dans lequel leurs patrons à tous les tiennent,  soyez-en sûrs : il ne leur viendra même plus à l'idée soit d'exercer ce métier soit de revendiquer quoi que ce soit à son sujet. Car enfin... a-t-on déjà vu des domestiques demander une augmentation ? Celle-ci est généralement laissée à l'entière discrétion du Maître car il est bon que des domestiques qui sont assez "domestiques" pour occuper un tel emploi n'aient droit à rien.

                     Flics, journalistes, matons, enseignants... tous méprisés (voyez leur niveau de formation et leur salaire !) car pour le système... ces métiers ne produisent rien sinon la nécessité encore et encore d'un contrôle et d'une prise en charge de centaines de millions d'individus qu'il faut sans cesse rappeler à l'ordre d'un ordre moral et social aux ordres et qui très tôt a déjà choisi et nommé ses chefs (quasiment dès la naissance - sélection par l'argent et la naissance).

    Le patron ne plaindra toujours de ses employés, le bourgeois de son domestique, et l'esclavagiste de son esclave car dans les faits ils aimeraient tous pouvoir se passer d'eux. La fin dernière de l'exploitation et du contrôle c'est bien qu'il n'y ait plus personne à exploiter et à contrôler.

     

    ***

     

                  Aussi, aujourd'hui, force est de constater que la mort du journalisme trouve sa résurrection dans ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler : la ré-information qu’Internet a seul rendu possible.

                  A ce sujet, la question suivante s'impose : où finit la ré-information, où commence le conspirationnisme...

     
                  Ne nous y trompons pas : ce sont précisément ceux que cette ré-information met en danger, à savoir les médias dominants soutenus par la classe politique et les grandes entreprises, qui, arbitrairement, en décident même si le conspirationniste, c'est un peu comme pour le "populiste"... c'est l'autre, toujours ! L'adversaire en l’occurrence. Sa dénonciation n'explique rien mais explique tout : un parti pris de classe, tendance bourgeois de centre-ville, pétés de tunes et morts de trouille à l'idée que leur état de servitude ne soit révélé au grand jour ; sont concernés : la classe politique et médiatique ainsi que les universitaires carriéristes.

                   Même à sciences Po, tous savent que ce vocable de "complotiste" n'a qu'une fonction : discréditer un adversaire libre et capable de dire tout haut ce que des "journalistes salariés" ne peuvent pas ou plus écrire ; des journalistes donc et autres analystes, experts, chroniqueurs et animateurs aux médias subventionnés à raison de plusieurs millions d'euros par an d'argent public et dont les patrons sont aux ordres d'actionnaires à la tête de multinationales de la finance, de l'armement, de l'agro-alimentaire et du luxe ; en cela, le "conspirationniste" est la mauvaise conscience de tous ceux qui ont choisi un jour de placer leur avenir professionnel et leur confort personnel au-dessus de la vérité par le truchement, dans le meilleur des cas, du mensonge par omission, ou bien dans le pire, par la falsification des faits.

                    Après tout, qui a dit qu'un bon journaliste est un journaliste au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre journal ou webzine, indépendant de surcroît et dans la mesure du possible ?

     

                     

    Henri Maler d'ACRIMED : observatoire critique des médias

     

    Pour prolonger : Acrimed, un peu mais pas trop

     

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    Pour prolonger, cliquez  : Pour un journalisme de toutes les intelligences

     

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  • Zemmour et Pétain : la question de la collaboration

     

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     Pétain et Laval... la France dans de beaux draps !
     
     

                Dans un chapitre de son dernier livre “Le Suicide français”, Eric Zemmour relativise le rôle du gouvernement de Vichy dans la déportation des Juifs français. L’historien Serge Berstein le contredit : “Zemmour se trompe lorsqu’il dit que Pétain a sauvé des Juifs” : c’est ICI

     

    ***

     

            Il ne faudra pas que les partis pris de Zemmour responsables de ses approximations historiques dénoncées par l'historien Serge Berstein dont la bonne foi, l'honnêteté et un engagement à la cause de la France - ce concept unique et indivisible ! -, et de "sa vérité" dans les pires moments de son histoire, ceux d'une défaite sans gloire ni honneur, semblent ne pas devoir faire l'objet d'un soupçon quel qu'il soit, contrairement à d'autres historiens ou non qui n'ont qu'un objectif : traîner ce pays qui est le nôtre dans la boue de l'antisémitisme en général et du fasciste  - voire du nazisme - en particulier, et ce afin d’obtenir d’elle une soumission totale à un projet peu recommandable qui a déjà fait ailleurs la preuve de son incompétence et de son rejet quant à la conduite d’un idéal de justice et de fraternité jusqu’à son montrer son vrai visage : celui d’une société d’apartheid…

    Que cette polémique autour des propos de Zemmour au sujet du régime de Vichy, entre deux eaux minérales, gazeuses ou pas, ne nous empêche surtout pas de rappeler ceci :

              Alors que 75 % des juifs vivant en France ont échappé à la déportation, nous Français, n’avons pas à rougir de ce que la France, collectivement, à pu afficher comme visage, et ce pour les raisons suivantes :

               - La France fut occupée dans le cadre non pas d’une opération menée par une Allemagne indisposée par un Empereur décidément ingérable, dans la mémoire des événements de 1815…  - cocktail et champagne, négociations franco-anglo-prussienne -, mais bien plutôt dans le contexte historique d’un cataclysme d'une guerre mondiale la plus meurtrière de l'histoire, au cours de laquelle 45 millions de civils y laissèrent leur vie ; en effet, pour la première fois dans un conflit, le nombre de victimes civiles sera supérieur à celui des victimes militaires. En cela, cette Seconde guerre mondiale annoncera les grandes boucheries des bombardements civiles du Vietnam, du Cambodge, du Bangladesh, du Timor oriental... et plus près de nous dans le temps : de l'Irak.

    - Les forces d'occupation étaient guidées par une idéologie – le nazisme - qui avait placé au cœur de son dispositif de domination, de répression et d'asservissement, entre autres minorités, et/ou Peuples constitués,  les Slaves et les Juifs

    - Les pleins pouvoirs constituants votés à Pétain offrira à ce dernier l’opportunité de mettre en oeuvre un programme qui a placé, lui aussi, au coeur de son dispositif répressif, les Juifs, les Communistes, les Francs-maçons, les Gaullistes et les étrangers apatrides : exclusion de l’enseignement, des médias, des administrations, des industries culturelles et autres. En effet, cette idéologie se proposait de ramener la « condition juive » en France à ce qu’elle était sous l’ancien régime contre une Révolution Française qui apporta aux Juifs le droit d'accéder à  la Citoyenneté pleine et entière ainsi que contre le décret Crémieux de 1870 qui accorda d’office la citoyenneté française aux 35 000 Juifs d'Algérie ; décret abrogé par ce même régime en Octobre 1940.

                Pour ces trois faits aussi historiques que concomitants, c’est tête haute et droit dans les yeux que l’on doit pouvoir à la fois répondre à Zemmour et à ceux qui seraient tentés de nous accablés de tous les maux, nous tous collectivement, à propos de cette période de notre histoire car, aucun pays qui a eu le malheur de réunir ces trois conditions propices à tous les catastrophes humaines dans une simultanéité aussi ravageuse que mortelle, n’a pu ou su épargner, comme nous l’avons fait, les populations les plus menacées.

    Doit-on alors parler de « miracle », d’intervention divine ? Certes non ! Quand ça pleure, quand ca saigne, quand ça hurle, quand ça meurt, Dieu est absent. Toujours !

    On parlera simplement de prise de conscience, de sens des responsabilités, de compassion, d’interventions aussi anonymes que multiples et composites, aussi spontanées que savamment organisées, aussi héroïques que discrètes, de tous les acteurs de la société, de tous ses corps constitués, laïcs ou religieux, des intéressés eux-mêmes… enfin bref : de la Nation française tout entière.

                 Jean Moulin n’est certainement pas mort sous la torture et sans avoir parlé au nom d’un patriotisme au service d’une Nation sans honneur. Et ceux qui criaient « Vive la liberté !» et/ou « Vive la France ! » avant de tomber sous les balles d’un peloton d’exécution allemand ou d’une milice au service de Vichy… pour un pays qui n’aurait eu qu’une histoire déshonorante à faire valoir : les Peuples restent ce qu’ils sont en toutes circonstances : dans le faste des fêtes qui célèbrent la prospérité et la concorde comme dans le désastre des catastrophes humaines qui voient ses valeurs laminées par le rouleau compresseur de la haine et de la folie meurtrière.

    C’est là son âme.

     

    ***

     

                Et puis… tenez : rien qu’en traînant les pieds, c’est fou ce qu’on peut gagner comme temps et épargner comme vies !

     

     

     

    1 - C'est de Gaulle qui condamne Pétain à endosser le mauvais rôle de la défaite ainsi qu'à un jugement négatif et sans équivoque de l'histoire quant à son action à la tête d'un gouvernement collaborationniste. Sans de Gaulle, sans son appel du 18 juin 40, sans Jean Moulin et la Résistance, on ne compterait plus aujourd'hui les historiens disposés à nous expliquer à quel point Pétain, en négociant la défaite avec l'occupant, a sauvé la France d'une destruction certaine sans profit pour  personne sinon pour les Allemands. De Gaulle est sans aucun doute la mauvaise conscience du pétainisme et de cette histoire-là qui ne nous sera jamais contée car de Gaulle l'interdit. N'ayons néanmoins aucune illusion : sans la Résistance, des historiens prêts à nous conter l'histoire d'un Pétain-sauveur-de-la-France  auraient été légion car il n'y a pas plus lâche qu'un historien, plus obtus, plus intéressé, plus vil qu'un historien, tous experts du mensonge par omission d'où qu'ils viennent.

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  • Sonate d'automne en hiver

                            

     

               Car le ver était dans le fruit, le venin dans la veine et le poison dans le sang...

     

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    Introduction et exposition

     

                   Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, et plus particulièrement depuis le début des années 70, les Etats et leurs dirigeants dits modernes sont placés dans un système sans responsabilités. Dans ce système, la Banque - entre autres agents -, peut agir sur le monde sans avoir à penser aux conséquences, encouragée par le fait que personne ne lui demandera des comptes ; et la débâcle financière du mois d’octobre 2008 ne fait que confirmer ce phénomène propre à l'ère moderne ; débâcle qui, pour sûr, plongera des millions d'individus dans la précarité, le chômage et la pauvreté.

    Qu'à cela ne tienne : aucune responsabilité ne sera établie et aucune culpabilité non plus
    Un pas de plus vers un "Ni responsable ni coupable" généralisé, cette impunité qui, nul doute, en affligera plus d’un, et qui n'est que la suite toute logique d'un "responsable mais non coupable" déjà trop familier à nos oreilles depuis une bonne vingtaine d‘années.

    _________________

     

    Développement

     

    Les mots se sont tus mais les bombes sont tombées ce matin.

    Le facteur est donc bien passé : pas de courrier mais des bombes ; des bombes jusqu'à ne plus savoir où donner de la tête, quand il nous en reste encore une... de tête pour chercher un abri, et des jambes pour courir se mettre au vert, en attendant des jours plus sereins.

    Les bombes ! Enfin les bombes ! Place au spectacle ! Spectacle hallucinant ! Pour un peu, on en viendrait presque à regretter que personne n’ait pensé à les faire tomber plus tôt, toutes ces bombes. Vraiment : quel manque de jugeote et d’à-propos !

    Pensez donc ! Toutes ces bombes, c’est pas rien ! Et puis, c'est quelque chose ! C’est un monde, tout un monde, cette technologie de pointe et de haut vol ! Pensez à tous ces fragments de vie maintenant... sans vie ; corps fragmentés de mort qui ne demandaient que ça : qu’on s’occupe d’eux et qu’on les bichonne.

    Désormais, on ne se contentera plus des faits divers : il nous faudra des bombes... et ce sera parti ! Plus rien ni personne ne pourra les arrêter toutes ces bombes quand elles tomberont.

    A compter d’aujourd’hui, une journée sans bombes sera une journée pour rien, une journée gâchée, une journée perdue pour tout le monde.

    ________________

     

    Récapitulation et conclusion

     

    "Ecoutez-moi Monsieur !

    - Mais... je vous écoute ! Je fais que ça !

    - Aujourd'hui, il n’est plus question de rentabilité... car le besoin légitime d’un retour sur investissement finit là où commence la recherche effrénée du profit maximal ; et cette recherche-là, c’est la recherche du seuil de rupture des modes de production et de fonctionnement musculaires et psychiques de l’espèce humaine salariée. Le fameux point-mort, c’est bien ça ! Et seuls les donneurs d'ordres sont aux commandes : plus intolérants, plus misanthropes qu‘eux, vous ne trouverez pas. Monsieur, saviez-vous que le commerce, c'est la haine ?

    - Non Monsieur mais... maintenant que vous m'en parlez, je vous crois.

    - On fait des affaires le couteau entre les dents car, le moteur de cette production-là, c’est bien le meurtre. Ils sont prêts à tout pour survivre, bien que ce système les condamne tous à se sacrifier quand le moment sera venu pour eux de se retirer parce qu'un plus performant qu'eux les aura balayés. Leurs successeurs pourront toujours se réjouir, et ceux à qui ils distribuent des miettes, avec eux, insoucieux qu'ils sont, les pauvres bougres, du sort qui les attend. Bientôt, il n'aura plus de nom ce système. On ne sait déjà plus comment le nommer. Il n'a déjà plus de visage ! Lorsque le sacrifice de tous contre tous sera partagé par tous, en kamikazes d'une défaite universelle, ce système sera sans morale et sans honneur, car sous le couvert de l'anonymat, tout lui sera permis : absolument tout ! Nul doute à son sujet : le moteur de ce système, c'est bien le meurtre ; le meurtre du meurtrier et de ses victimes et puis encore... le meurtre de ce même assassin qui se donne la mort en tuant. Alors, aujourd'hui, qu'est-ce qui nous reste à célébrer ? Je vous le demande ! Sûrement pas la vie ! La fin, nous sommes ! La fin et les moyens... et rien d'autre. Plus rien devant nous, plus rien derrière. Plus rien ne nous précède. Plus rien ne nous dépasse ! Aussi, il ne nous reste plus qu'à nous consommer avant de nous dévorer, jour après jour, anthropophages et cannibales de nous-mêmes car, quelque part au fond de nous-mêmes, nous savons tous que nous sommes tous... déjà morts."

     

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    Extrait du titre : "Confessions d'un ventriloque" - chapitre 4 -copyright Serge ULESKI

     

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