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Politique et actualité - Page 4

  • Fa, Antifa... dialogue, bilan et perspectives

     

                   

                    Parce qu'il n'est jamais trop tard pour comprendre que l'anti-fascisme est le pire produit du fascisme : dictature de la marchandise, réification et aliénation de l'être humain au nom du libéralisme ; tout comme l'anti-racisme est le pire produit du racisme : mise en concurrence du travailleur protégé européen avec une masse de travailleurs du monde entier privés de droits politiques et sociaux pour le plus grand bénéfice des multinationales du CAC 40 au nom d'un universalisme béat et sans jugeotte.

    En 1936, les Républicains espagnols liquideront les groupes radicaux qui revendiquaient la fin de l'Etat, l'abolition de l'argent et du salariat avant d'être liquidés à leur tour par les troupes de Franco.

    Quant à l'action de SOS racisme, elle culminera avec la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle de 2002, un certain 21 avril.

     

                            "Depuis près de quarante ans, le grand opéra de l'Antifascisme occupe le devant de la scène politique. Depuis près de quarante ans, tous les démocrates, de la droite classique aux anarchistes, appellent par des chœurs pathétiques à la lutte contre le fascisme. Depuis près de quarante ans, tous les partis, fascistes et antifascistes, invitent le peuple à participer au grand « drame historique », à la lutte homérique entre Fascisme et Démocratie. Seul contre tous, notre courant, solidement accroché à la théorie marxiste, n'a cessé de dénoncer le caractère purement bourgeois de cette prétendue « alternative historique », de montrer que participer à l'antifascisme, sous quelque forme et pour quelque mobile que ce soit, revient automatiquement à abandonner les positions de classe et à enrôler le prolétariat sous les drapeaux bourgeois." - Programme Communiste, avril/juin 1962

                   "La lutte pour la démocratie représente donc un puissant diversif pour arracher les ouvriers de leur terrain de classe et les entraîner dans les voltiges contradictoires où l’État opère sa métamorphose de démocratie en État fasciste. Le dilemme fascisme-antifascisme agit donc dans l’intérêt exclusif de l’ennemi ; et l’antifascisme, la démocratie chloroformisent les ouvriers pour les laisser ensuite poignarder par les fascistes, étourdissent les prolétaires afin qu’ils ne voient plus le champ et la voie de leur classe."  - Bilan, novembre/décembre 1934

                 "L'antifascisme ramène la lutte anticapitaliste à un combat contre l'une des formes politiques du Capital. En posant l'alternative fascisme ou démocratie on ne fait que contraindre la classe à choisir entre deux formes de domination du Capital. On fait de la démocratie bourgeoise une légalité au dessus des classes. L'antifascisme en tant que lutte interne au système ne peut donc que tourner à l'avantage de la bourgeoisie. Ce faux dilemme est le paravent derrière lequel se dessine une attaque généralisée contre le prolétariat. [...] Fascisme, démocratie et réformisme agissent en forces solidaires au service du Capital." - Guerre de classes, mars 1974

     


    Antifa : mise au point par ERTV

     

              Kim et Mhedy, deux chasseurs de skins durant les années 80, reviennent sur leurs parcours : un regard critique sur la mouvance antifa.

     

     


    Serge Ayoub répond à Kim et Mhedy par ERTV

     

     

             Serge Ayoub qui fut une figure incontournable du mouvement skinhead dans les années 80-90, réagit dans cette interview à la vidéo « Antifa , mise au point », de Kim et Mhedy.


                             

                                      "Je préfère un ouvrier communiste à un bobo gauchiste"

    On saluera la cohérence du parcours de Serge Ayoub. Courage physique, courage tout court, sans langue de bois, le talent de cet activiste réside dans le fait qu'il a toujours eu la manière d'être ce qu'il est.

    Ses idées ? Il n'en manque pas. Confrontez-les dans le cadre de la confrontation des idées justement ! avant de crier haro sur l'homme.

      

    1 - Courtesy of ERTV

     

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  • Claude Lanzmann, pour le meilleur et pour le pire

                    

                 antisémitisme,palestine,shoah,lanzmann,israël,politique,livresClaude Lanzmann, décédé aujourd'hui 5 juillet 2018, aura été confronté à trois peuples martyrs.

    - Le Peuple juif dont il fait partie, le Peuple polonais et le Peuple palestinien. Or, de ces trois peuples martyrs, Claude Lanzmann n'en aura reconnu qu'un seul : son peuple ! Les Polonais et les Palestiniens n'étant à ses yeux que les bourreaux du peuple juif.

    Là tout est dit ou presque ; et le mal est fait.

    A l'écoute de Lanzmann, l'être humain n'en sort pas plus humain, ni plus juste et l'avenir certainement pas plus serein ; aucun profit pour la défense d'un humanisme universaliste sans distinction ; pour s'en convaincre, il suffit de se reporter aux agissements des uns et des autres autour du chantage et de l'instrumentalisation de l'antisémitisme pour mieux tenter de dissimuler le caractère indéfendable d'un soutien à un régime étranger dont il n'y a plus rien à sauver et ainsi "criminaliser" sur un plan moral toute contestation à son propos.

    Force est de conclure que Lanzmann n'était concerné que par Lanzmann et sa "tribu". Précisément tout ce qu'il ne fallait pas faire car, alors, l'oeuvre de Lanzmann n'aura été d'aucune utilité ; en effet, elle n'aura pas permis de réconcilier toutes les mémoires ; celles de toutes les catastrophes humaines proches et éloignées.

                  

                     A ceux qui s'opposeront à ce billet - nul doute, ils seront nombreux ! - on pourra leur préciser ceci : « Rassurez-vous ! Vous venez simplement de découvrir l’exercice que l’on peut faire de la liberté d'expression, à savoir : tout ce que vous n'auriez jamais pu souhaiter entendre et lire. » Manifestement vous n'en avez pas besoin de cette liberté puisque vous semblez penser ce que tout le monde pense sur un sujet quel qu'il soit ; en revanche : moi si, j'en ai besoin ; et je ne suis certainement pas le seul ! Aussi, n'en dégoûtez pas les autres.

     
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    Billet de blog rédigé en 2014 : 

    ob_53fe04_1985-aff-shoah.jpg

     

                  Pas facile de se libérer pour re-voir Shoah de Claude Lanzmann. Je profite des vacances pour visualiser ce documentaire d’une durée de neuf heures trente qu'on ne présente plus et que je n'ai pas revu dans son intégralité depuis 15 ans.

    Je m’installe : la projection devra commencer à 9h le matin car je sais - pauses incluses -, que j’y passerai la journée.

     

    ***

     

                 Contrairement à ce qu'écrivait Simone de Beauvoir lors de la sortie de Shoah en 1985, (« Pour la première fois, nous vivons l’affreuse expérience dans notre tête, notre cœur, notre chair, et cette expérience devient la nôtre» - sans doute a-t-elle livré à la postérité ce commentaire à titre de prestation compensatoire : pour avoir été une planquée à Radio-Vichy, pendant l‘occupation. Allez savoir !) l'expérience de ce documentaire ne sera jamais vraiment la nôtre car, la chair indemne, on ne peut que demeurer spectateur.

    Shoah, une commande de l'Etat israélien à Lanzmann,  nous montre des rescapés, des témoins, quelques bourreaux, et avec minutie : transport des déportés, convois, trains, camions, voies ferrées, routes, camps, topographie des lieux, organisation, identification, écoutes des victimes, visages, voix…

    Si ce documentaire est un outil qui nous permet de comprendre comment la déportation d'un grand nombre de Juifs a été perpétré, à défaut d’un "comment cela a-t-il été possible et pourquoi ?" - les réponses à ces questions, c'est chez Arendt et Primo Lévi qu'on ira les chercher -, au fur et à mesure de son déroulement, là, sous mes yeux, un autre malaise me saisit : le réalisateur semble profiter de l’opportunité d'un documentaire pour tenter subrepticement de faire le procès de tout un peuple (1): le peuple polonais (celui du Nazisme n’étant pas nécessaire puisque Nuremberg s’en est déjà chargé).

    Absence de compassion et de solidarité, voire même… réjouissance à l‘idée de voir les Juifs de Pologne disparaître corps et biens ; au fil des minutes et des heures, ce documentaire semble s’orienter vers une tentative de mise en accusation du peuple polonais dans son ensemble : peuple pourtant occupé, vaincu et martyr, tout à la fois.

    En effet, difficile de trouver, dans ce documentaire, un Polonais qui ne soit pas antisémite.

    Plus souvent interpellés et gardés à distance de la caméra et du micro de Lanzmann que réellement interviewés, tout en cherchant à créer un climat propice à toutes les confessions de la part de Polonais très très moyens et vivant en milieu rural, Lanzmann n'a qu’un souci, à la motivation sournoise, subtilement mâtinée de mépris, plus proche du règlement de comptes que de la recherche d‘une quelconque vérité concernant la nature humaine : confier à ces quelques Polonais triés sur le volet, le soin de débiter des préjugés anti-sémites bien établis et ronflants, un rien pantouflards, insistant sans relâche, les relançant, s’acharnant lorsqu‘il n‘obtient pas d‘eux ce qu‘il croit devoir attendre et surtout, entendre...

                   (Pour la traduction de ces séquences, j'ai fait appel à un ami polonais ; en effet, je ne souhaitais pas me contenter de la traduction qui nous est proposée)

    Certes, on m’objectera - ou bien alors on ne m’objectera rien, ce qui est tout à fait possible : Shoah n’est ni un travail de journaliste, ni un travail d’historien, ni d'intellectuel, ni…

    Soit !

     

    1 - Article sur la relation entre Lanzmann et un résistant polonais, Jan Karski qui collabora au documentaire Shoah à propos duquel il déclara en1986 : « Shoah, est une vision biaisée de l'Holocauste ; Lanzmann a fait en sorte que l’on ne puisse jamais voir un Polonais qui ne soit pas antisémite ».

     

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                Quelques années plus tard, avec "Tsahal", documentaire imbécile à la gloire de l‘armée du même nom (quand on sait que c'est l'occupation et la colonisation par l’armée de Tsahal de la Cisjordanie qui condamne le peuple israélien depuis 67 à ne jamais connaître la sécurité ni la paix), notre documentariste consacrera cinq heures à cette armée israélienne - armée culte à défaut de documentaire culte.

    On aura même droit à pas mal d'âneries, du style : "Notre armée est pure (...), elle ne tue pas d’enfants. Nous avons une conscience et des valeurs et, à cause de notre morale, il y a peu de victimes [palestiniennes]"…

    Non contradictoire, véritable outrage à la vérité factuelle, le plus souvent, ce film de propagande est d’un ennui ferme pour quiconque sait voir un tout petit peu plus loin que le bout de son nez… comme - mais ce n’est qu’un exemple -, être capable d'établir des relations de causalités tout en cessant de prendre les effets pour les causes ; et puis aussi, faire preuve de clairvoyance en étant à même, un tant soit peu, de les prévoir… toutes ces causes aux effets dévastateurs - et dans ce domaine, les précédents ne manquent pas : il suffit de se pencher sur l’histoire coloniale européen.

    Intellectuellement faible mais... documentariste habile et déterminé, avec Lanzmann, une vision manichéenne du monde semble dominer, doublée d‘une vision à la fois presbyte et myope.

    Aveugle Lanzmann ?

    Directeur de la revue Les Temps Modernes qui prend aujourd’hui comme un sacré coup de vieux (ou d'ancien), l’engagement anti-colonialiste de Lanzmann (il fera partie des signataires du Manifeste des 121, qui dénonce la répression en Algérie de 1957), et la fréquentation de Sartre et de Simone de Beauvoir ne lui auront donc été d’aucune utilité et d'aucun secours… ou bien alors, cette dernière fréquentation serait-elle responsable de la cécité dont souffrirait Lanzmann ? Et c'est bien possible, après tout : relents de manichéisme stalinien dans la pensée de tout ce beau petit monde ?!

     

    ***

     

            Pourquoi hésiter à le dire ?! N'est pas Hannah Arendt qui veut ! Je pense à son étude sur le totalitarisme et l’aptitude de certains régimes à détruire la volonté des individus, ainsi qu'à son étude sur le mal, ou plutôt, son étude sur les ressorts du mal et de sa banalité dont aucun peuple, aucune culture et aucun Etat ne peut prétendre être à l‘abri, sûr de son bon droit...

    En effet ! Les cours d’assises et les cours internationales regorgent d’individus qui avaient tous de "bonnes raisons" de penser et d'agir comme ils l'ont fait.

    Et là encore : n’est pas Primo Lévi qui veut ! Son ouvrage "Si c'est un homme" explique, à la manière d'un sociologue, la déshumanisation, l’absence de solidarité et de compassion dans les camps, les stratégies et les tactiques machiavéliques - seules conditions pour assurer sa survie -, la culpabilité des survivants…

    Nul doute à ce sujet ! Avec ces auteurs, c’est une nouvelle compréhension de cette nature humaine labyrinthique (et toujours innovante !) qu‘est la nôtre, qui nous est proposée : nature en trompe l'oeil, dissimulatrice, accapareuse et rétentrice, cruelle au besoin et toujours prompte à l’oubli.

     

    ***

     

              Lanzmann aura été confronté à trois peuples martyrs. Les voici dans l'ordre chronologique (liste non exhaustive, bien évidemment et puis… vous pensez bien !)

    - Le Peuple juif auquel il appartient.

    - La Pologne - cette Palestine européenne ! -, et les Polonais (2) : rappelons que résidait en Pologne la plus importante communauté juive d’Europe ; il aura donc bien fallu que la Pologne les ait accueillis à un moment ou à un autre tous ces juifs (au 15è siècle, ce fut fait), et que d'autres pays d‘Europe ne se soient pas trop pressés d‘en faire autant - quand ils ne les auraient pas tout simplement priés d’aller voir ailleurs si cela se faisait que d’être juif ; sans oublier les nombreux enfants des familles menacées d'extermination qui auront été confiés à des familles polonaises catholiques ; lesquelles se seront acquittées de leur responsabilité avec honneur.

    Et pour finir…

    - Le Peuple palestinien, un Peuple humilié, sans considération et sans droit qui perd toutes ses batailles  mais qui reste en vie et qui dure et ne cesse de durer, vaincu par un Etat colonisateur sans scrupules qu‘est Israël ; et l‘engagement si peu légitime et honorable  mais compréhensible de Lanzmann au côté de la politique de cet Etat.

                Or, de ces trois peuples martyrs, Claude Lanzmann n'en aura reconnu qu'un seul : son peuple ! Les Polonais et les Palestiniens n'étant à ses yeux que les bourreaux du peuple juif.

    Arroseur arrosé, l’accusation portée contre les peuples polonais et palestinien pouvant lui être très facilement retournée, la Shoah aura fait de Claude Lanzmann un tartuffe de l’élévation de la conscience humaine, lui-même s’étant trouvé tout juste dans la moyenne (sinon, en dessous) quand il s‘est agi d’être capable de faire preuve de compassion, de solidarité et de compréhension envers les peuples polonais et palestinien.

    Si l’expérience d’un Primo Lévi et de quelques autres aura permis à ces auteurs de se hisser jusqu'à l'Universel, éclairant telle un phare notre conscience, réveillant telle une semonce cette même conscience propre aux humains - ce dont l’Humanité a tellement besoin ; elle qui ne cesse d’osciller entre sainteté et démons pour finalement trouver un équilibre dans un entre-deux toujours précaire, en revanche, Lanzmann n'aura pas échappé à cette règle, décidément récurrente, qui fait de l'être humain un être à la compassion intermittente et sélective...

    Car, confrontés au travail de ce documentariste, ce dont il nous est demandé d’être les témoins c'est de la chape de plomb d’une conscience humaine universaliste absente et du triomphe de l'égoïsme et d'une haine à peine contenue, dans une vision communautariste à la raison débilitante...

    Contre le poids plume d'une humanité capable de réconciliation et d’accalmie dans une élévation qui laisse loin derrière elle une bêtise revancharde, fruit d'un ressentiment stérile, castrateur de toute pensée et de son développement, la privant de maturation et de justesse.

                 Souvent présenté en France comme un intellectuel jouissant d'une autorité qui se voudrait morale, comment ne pas voir en Claude Lanzmann un documentariste partial, vindicatif, manichéen et partisan du plus petit commun dénominateur qui soit : celui de "La communauté" (3) comme seul espace digne de considération : unique espace d'épanouissement, de développement - et de jouissance, au sens lacanien.

     

    2 - Se reporter à l'ouvrage de l'historien Timothy Snyder :  Terres de sang ainsi qu'aux événements de l'Insurrection de Varsovie et au film "Kanal"de Wajda en 1957 : des Polonais de tous âges entassés dans des caves brûlés vifs au lance-flammes ou bien gazés dans les égouts de Varsovie.

    3 - A ce sujet, difficile de ne pas penser aux alliances consanguines ; et dans le cas qui nous occupe, on parlera d’endogamie avec pour conséquences, des risques accrus de dégénérescence… intellectuelle : augmentation des risques d’infertilité et de cécité pouvant conduire une communauté au déclin (le XXIè siècle sera-t-il le siècle de ce déclin ?) ; on aura à l'esprit des domaines d’exceptions tels que les sciences, la philosophie, les arts..., domaines réservés le plus souvent à des individus intellectuellement et culturellement assimilés (Le génie d'Einstein est inconcevable sans le travail scientifique de ses prédécesseurs, non juifs, et l'assimilation de leurs contributions par ce même Einstein) ; tout en gardant à l'esprit que le risque de dégénérescence est plus grand encore après  le génocide des nazis et la création de l’état d’Israël qui ont eu pour effet d’augmenter le niveau de conscience d’être juif au présent.

     

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                                  Rony Brauman : Arendt, Eichmann et Lanzmann

     

    antisémitisme,palestine,shoah,lanzmann,israël,politique,livresAu sujet de la relation Lanzmann - Simone de Beauvoir...

    Tragique ironie !

    L’acharnement aveugle d’un Lanzmann dont la démarche - comme nous avons pu le voir -, semble le plus souvent plus proche du règlement de comptes que de la recherche d‘une quelconque vérité concernant la nature humaine, cacherait-il une culpabilité inconsciente eu égard à son attachement à une Simone de Beauvoir (sans oublier Sartre) qui, pendant l’Occupation, et alors qu'elle est employée à Radio Vichy, incarnera à la perfection cette classe privilégiée et éduquée restée supérieurement indifférente aux lois anti-juives et à une rafle du Vel d’Hiv qui enverra à la déportation et à la mort : 13 152 juifs ?

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  • L'Afrique en question avec Stephen Smith, le repenti

     

     


                               

     

                 Afrique et sous-développement - Afrique et la question démographique - Afrique et boat-people - Afrique et invasion - Afrique et la fin de l'Europe... "La ruée vers l'Europe" - une recension de Michel Drac.

                                                                   ____________

     

                Le comment, le pourquoi... savoir qui est responsable : la surpopulation qui mine le développement ou bien l'absence de développement qui est responsable de la surpopulation. Plus on éduque , plus grande est la sécurité matérielle, plus on divertit moins on procrée. 

    Sinon...

    Qui peut bien avoir un intérêt particulier à ce que l'Afrique se développe  - une Afrique autonome et compétitive ? Qui a un intérêt particulier à ce que l'Afrique se rapproche de l'Europe dans son mode d'organisation de la production et de l'existence  ? Vincent Bolloré et nos multinationales ? Gardant à l'esprit le  pillage de l'Afrique, de ses matières premières dont les pays producteurs sont les derniers à pouvoir contrôler les prix, comme un fait exprès...

    Les statistiques, les chiffres ont la prétention de tout expliquer même s'ils ne prouvent rien (un peu comme la psychanalyse) ; les chiffres, sans même avoir à questionner leur origine,  sont trompeurs ; plus ils ont la prétention de nous révéler le réel moins ils l'exposent ; illusion d'optique à la fois intellectuelle, économique, culturelle et sociologique  ; certes, ces stats peuvent mettre à jour bien des phénomènes, des situations, mais en aucun cas, ils ne prouvent quoi que ce soit (1).

    Stephen Smith, l'auteur de l'ouvrage, responsable du "service Afrique" du quotidien Libération à la fin des années 80, était alors à l'origine d'articles plutôt compassionnels vis à vis de ce Continent, et de son sort - à la lecture de ses articles, les lecteurs n'étaient pas dupes des raisons qui faisaient de l'Afrique un continent sous-développé. A cette époque, ces raisons,  Smith savait où les trouver : chez les multinationales des anciens colonisateurs. 

    A la fin des années 90, un virage s'est opéré - pas simplement chez des journalistes tel que Stephen Smith (en ce qui  le concerne, cette volte face marquait-elle une lassitude face aux problèmes endémiques de ce Continent (2) ? Ou bien par opportunisme - projet de carrière universitaire aux USA ?)-, dans les médias, dans la recherche universitaire et chez les politiques, un peu comme cette gauche qui est passée au centre droit, voire carrément à droite, car tout est lié finalement ; années qui ont vu se propager des analyses du type : "Si l'Afrique est sous-développée, l'Ouest n'y est pour rien, ni nos multinationales mais bien plutôt ce continent gangrené par la corruption" jusqu'à Sarkozy et son "l'Afrique qui n'est pas rentrée dans l'Histoire" ; et plus récemment Macron avec son "Cessez de faire des enfants si vous voulez sortir du sous-développement !"... sans oublier "des élites africaines incompétentes et corrompues" tout en prenant soin de faire oublier que ces élites étaient entretenues, choyées ou bien écartées, voire éliminées, par les pays du Nord ; ceux-là mêmes qui n'avaient pas de mots assez durs contre les Africains  dans leur ensemble :  et comme de juste, on a pu aisément faire le constat suivant :  quiconque tente de contrarier les intérêts économiques et financiers des anciens pays colonisateurs verra son action échouée (coup d'état militaire) et son espérance de vie abrégée (Sankara : assassinat). 

    Par voie de conséquence, Stephen Smith est devenu depuis 20 ans le porte-voix des Finkielkraut, des Renaud Camus, des Zemmour, chantres du grand remplacement et de tous ceux qui se refusent obstinément à reconnaître que l'Occident est le principal responsable du sous-développement de l'Afrique depuis la fin de la soi-disant décolonisation. 

    Si en Russie, l'Aristocratie a payé très cher son refus d'éduquer le peuple russe - cela lui coûtera sa survie et une Révolution ; les pays développés, leaders économiques et militaires, paieront très cher leur refus, depuis les années 30, de permettre un développement parallèle Afrique-Europe avec un réel souci de justice dans une relation gagnant-gagnant. 

    Rien de surprenant ce refus puisque c’est notre prospérité qui était en jeu. 

     

                  Quant au point de vue de Drac que mon billet n'a pas l'intention d'aborder - le sujet de mon billet ce sont les analyses à propos de l’Afrique -... 

    Flottilles sur l’océan... qui décide et qui doit décider de qui va mourir, et qui va vivre... cette question et cette décision (réflexion venue tout droit du café du commerce) ne sont déjà plus envisageables. Ne pas avoir compris ça, dénote une méconnaissance du point de non retour moral que nous avons atteint ici en Occident ; car la morale c’est plus fort que tout quand les médias s'en mêlent, et plus encore, quand le cynisme et les coups tordus se portent d’autant plus à merveille que ces mêmes médias ne sont pas là pour en parler.

     

     1 - D'autant plus que ... toutes les prévisions démographiques de ces cent dernières années se sont avérées erronées (ICI). Quant aux conséquences qui ont pu en être tirées... toutes ont bien évidemment subies le même sort. Rien de surprenant à cela puisque c'est la politique et les politiques d'ordres économique, sociale et environnementale qui sont mises en oeuvre qui écrivent l'Histoire ; et pas simplement les occupants des chambres à coucher. 

     

    2 - A la longue, les perdants, toujours perdants finissent toujours par lasser nombre de leurs partisans ; la compassion n'est pas éternelle ; c'est aussi une énergie ; elle s'épuise à la longue. Autre considération : à ne "s'occuper" que des perdants ne finit-on pas perdant soi-même ? Arrive alors la prise de conscience suivante : il faut commencer à penser à soi ; et c'est alors que l'on change de cap pour rejoindre le camps des "gagnants" seuls capables de vous garantir un avenir : prospérité matérielle et considération. 


                                       

     

    •  "Comme beaucoup de jeunes français, Antoine a voulu aider l'Afrique pour améliorer le sort de ces millions de gens qui vivent dans la pauvreté... Mais une fois sur place, des doutes surgissent : si la main qui donne reste au dessus de celle qui reçoit, l'aide semble maintenir insidieusement une forme de domination occidentale qui perdure depuis l'époque coloniale. Après tout, la main qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit !"

     

    Pour prolonger, cliquezhttp://litteratureetecriture.20minutes-blogs.fr/archive/2016/06/21/a-propos-de-l-afrique-et-du-pillage-de-ses-richesses-929797.html

    http://litteratureetecriture.20minutes-blogs.fr/archive/2017/12/01/voyage-de-noce-de-macron-sur-le-continent-noir-ou-le-silence-940132.html

    http://litteratureetecriture.20minutes-blogs.fr/archive/2013/12/30/penser-le-monde-aujourd-hui-avec-l-afrique-et-les-ong-888992.html

     

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  • Le mouvement Vegan face à la FNSEA ou comment tuer tout débat autour de "la souffrance dans le cadre d'une production animale industrielle"

            

                       "Peut-on vraiment produire de la viande sans faire souffrir des bêtes ou faut-il amorcer un changement radical de société ?

    Jamais la question animale n’a été aussi présente dans la société. Les vidéos-chocs de l’association L214 dénonçant la maltraitance dans des abattoirs ont entraîné un vaste débat sur les traitements que nous réservons aux animaux et ont questionné notre consommation de viande. Depuis, pas une semaine ne passe sans que des essais soient publiés ou des initiatives organisées pour promouvoir le véganisme et esquisser les traits d’un monde qui bannirait toute exploitation animale." -  Le Monde

     

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                   Le sabotage du débat autour de la souffrance des animaux produits dans un cadre industriel ne peut qu'avoir lieu lorsque l'on oppose à la FNSEA le mouvement Vegan qui demande que l'on cesse l'exploitation animale à des fins alimentaires et que l'on mette un terme au "spécisme", à savoir :  plus de cloison étanche entre les humains et les animaux -  même considération, droits identiques : point de vue anti-spéciste) ; une FNSEA-force de frappe politique des partis de droite depuis les années 60, responsable de la désertification des campagnes, de la perte d'emplois par millions ( en cumul) dans l'agriculture et l'élevage ainsi que de la pollution de tout ce qui vit : terre, air et eau ; car,  le point du vue Vegan - mettre un terme à l'exploitation animale à des fins alimentaires (production industrielle et élevage confondus) - correspond à une revendication partagée par une infime partie des consommateurs ( notez que  le végétarisme concerne à peine 1% de la population) alors que la préoccupation suivante recueille près de 75% des suffrages parmi les consommateurs de viande : quel habitat pour l'animal destiné à la consommation, quelle nourriture, quel transport et quelles conditions de mort ?
     
                 N'offrir au public pour seul débat qu'un face à face FNSEA/Vegan c'est bel et bien chercher à faire en sorte que seul ce syndicat garde la main sur ce débat et la maîtrise du calendrier quant aux réformes à mettre en place, puisque très vite, les positions "jusqu'auboutiste" des Vegans, les disqualifient (1) ; en effet, ce mouvement ne rencontrera le soutien d'aucun consommateur et par conséquent, aucun rapport de force ne pourra être établie ; ce même consommateur choisissant alors la neutralité, voire le retrait : ni la position de la FNSEA ni celle des Vegans.
     
                 Aussi, l'intérêt de  tous serait de remettre ce débat et de confier l'établissement d'un réel rapport de force face à la filière agro-alimentaire (du producteur au transformateur, du local au national, de l'exportateur à l'importateur) entre les mains non pas du mouvement Vegan mais bien plutôt entre les mains d'associations soucieuses du bien -être des animaux destinés à la consommation composées de consommateurs de viande ; une force qui se compte alors en millions ; tout en gardant à l'esprit qu'il ne peut y avoir d'amélioration des conditions de vie et de mort pour ces animaux-là  sans une réduction significative de notre consommation carnée.
     
     
     
     
     
    1 - L’association L214 dénonçant la maltraitance dans des abattoirs fait un travail utile avec la diffusion de vidéos-choc ; L214 c'est une chose..   l'idéologie Vegan une autre.... or, cette idéologie n'aura jamais raison contre la FNSEA qui est loin d'être composée d'imbéciles ; ce syndicat doit faire face à une critique acerbe depuis trente ans ; il est très rodé. Il a eu raison de la confédération paysanne et de José Bové dont on entend plus parler.
     
     
     

     

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  • Aquarius : les tartuffes de l'Europe donnent de la voix contre l'Italie

                              

     

               Edouard Philippe, après Macron, s'achète une bonne conscience en fustigeant l'Italie dans son refus d'accueillir le bateau chargé de réfugiés : Aquarius (1).

     

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                         A boulet rouge contre l'Italie donc... alors qu'une partie de l'Europe ( dont la France) s'est pourtant suffisamment moquée de ce pays et de la Grèce (pays exsangues) des années durant, se sachant "couverte" par une  convention signée en Irlande (cette convention stipule ceci : le pays dont les côtes sont concernées par un afflux de réfugiés est seul responsable du traitement de ces réfugiés en détresse) qui fait que les pays les plus riches et les moins exposés peuvent se laver les mains de leur obligation de participer à la prise en charge du secours apporté aux naufragés ou aux bateaux en perdition ainsi que de la suite à donner à cette prise en charge !

    Convention scélérate  d'une U.E du "chacun pour soi" car c'est bien ça leur Europe finalement : une perpétuelle fuite devant les responsabilités... une Europe de tartuffes patentés ; une Europe du « démerde-toi avec tes problèmes ! » - chômage, pauvreté, violence, terrorisme, réfugiés, politique d'immigration...  mais gare à ton déficit ! Une Europe-tremplin pour des carriéristes qui n'oublient jamais de se coucher devant cette Commission garde-chiourme d'un modèle mondialiste qui n'accepte aucune remise en cause : pas d'adhésion, pas de carrière... tous le savent.

    Or, c'est là leur seul projet finalement : la carrière ! Jamais ils n'ont fait avancer quoi que ce soit d'autre ; jamais ils n'ont  travaillé à l'éveil d'une conscience européenne chez tous les Peuples de ce Continent moralement à terre, pourri par un cynisme éhonté et consommé : l'intervention de Edouard Philippe et de Macron contre l'Italie en est une illustration parfaite : l’important c’est de charger l’autre de tous les maux : c’est au plus rapide ; c’est donc le premier qui s'y colle qui sauve sa mise… morale en particulier.

     

    1 - Quelle est cette ONG propriétaire du  navire ? Qui la finance ? D'où viennent ces réfugiés ? A quel moment ont-ils été chargés sur ce bateau ? 

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  • Howard Zinn : une histoire populaire des Etats-Unis

     

     

                    « Qu’advient-il d’un rêve suspendu ? Se dessèche-t-il  comme un raisin au soleil ? Ou suinte-t-il comme une plaie avant de disparaître ? Est-ce qu’il pue comme la viande pourrie ? Ou se couvre-t-il d’une croûte sucrée comme un bonbon acidulé ? Il tombe peut-être comme un fardeau trop lourd. Ou bien, explose-t-il ? » - Langston Hugues

     

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    Christophe Colomb, Cortès, Pizarro, grands marins génocidaires et pilleurs…

    Les Puritains (protestant de la fin du XVIe siècle au début du XVIIe siècle) : intolérance et cruauté…

    Colonnes d’Indiens, longues trainées humaines déplacées d’Etat en Etat, toujours plus loin par centaines de milliers pour hâter leur mort – famines, épidémies -, traités bafoués, toutes les paroles aussitôt données sont reprises... le Président Jackson (1767 - 1845) grand propriétaire n'aura jamais assez de terre... 

    Plus tard, annexion du Texas, Guerre contre le Mexique de1846...

    Plus tard encore, McKinley déclare la guerre à l’Espagne : « Entre nous, j’accueillerais avec plaisir n’importe quelle guerre tant il me semble que ce pays en a besoin », écrivait Théodore Roosevelt en 1897.

     

    Après la traite et l'esclavage, Carnegie, Rockefeller, Pullman, Goldman Sachs, tous feront fortune au tournant du XXe siècle grâce au monopole, à l’intimidation de la concurrence, à des salaires les plus bas possibles et à la lutte impitoyable menée contre toute forme d’organisation des travailleurs…

    Aujourd’hui, de la Maison Blanche à la Cour suprême, du Sénat, de la Chambre des Représentants aux procureurs, juges, syndicats et conseils municipaux, il n’y a pratiquement plus de cloisons étanches entre ces lieux censés œuvrer pour l’intérêt général et le bien commun dans un esprit de justice et le monde de l’entreprise dans les filières de l’armement, de la sécurité, du renseignement et de l’agroalimentaire. Ces filières entre les mains d’intérêts économiques privés financent toutes les élections américaines, la totalité de la classe politique, du local au national, des cantons aux Etats, des Etats à la Fédération ; tous dépendent de leurs financements pour leur ré-élection, Républicains comme Démocrates.

    De ce contexte, c'est la notion même de "conflit d'intérêts" qui sombre corps et biens.

     

                    Zinn s'interroge à propos des Pères fondateurs des États-Unis (the Founding Fathers) qui ont signé la Déclaration d'indépendance ou la Constitution des États-Unis, et ceux qui ont participé à la Révolution américaine comme Patriots : " Etaient-ils des hommes justes et sages cherchant à garantir un juste équilibre ? En fait, ils se souciaient peu d’équilibre, à l’exception peut-être de celui qui permettait de laisser les choses en l’état. C'est-à-dire un équilibre entre les forces dominantes de l’époque. Ils ne souhaitaient certainement pas rééquilibrer les rapports entre maîtres et esclaves, entre possédants et démunis, entre Indiens et Blancs."

    L’historien Beard au début du XXe siècle fondera son analyse générale de la Constitution sur l’étude des situations économiques et des opinions politiques des 55 hommes qui l'ont élaborée ; quatre groupes n’étaient pas représentés au sein de la convention rédactrice : les esclaves,  les domestiques sous contrat,  les femmes et les Indiens.

    Zinn reprenant l'analyse de ce même historien  : "La condition sociale inférieure des Noirs,  l’exclusion des Indiens, la suprématie assurée des riches sur les pauvres  dans la nouvelle société américaine, tout cela existait déjà lorsque la Révolution débuta. Une fois les Anglais chassés, ils ont pu l’inscrire sur le papier, le consolider, le régulariser et même le légitimer dans la lettre même de la Constitution des Etats-Unis, élaborée lors d’une convention réunissant à Philadelphie les chefs révolutionnaires en 1787.

    L’esclavage existait dans les Etats africains, et les Européens en prirent parfois prétexte pour justifier leur propre traite des esclaves. Cependant, comme le souligne Davidson dans son ouvrage The African Slave Trade, le statut des « esclaves » en Afrique était très proche de celui des « serfs » européens. Si la condition des esclaves africains était très dure, ils conservaient néanmoins certains droits que les esclaves transportés en Amérique n’avaient plus. Ils étaient à mille lieux  du bétail humain qu’on trouvait dans les cales des bateaux de la traite et sur les plantations américaines."

     

                  C’est sous le Président Jackson (1828-1832) que se met en place le système du bipartisme américain : "Dès 1877, on pouvait voir se dessiner certaines tendances qui allaient se confirmer au cours des dernières années du siècle : les Noirs seraient contenus, les grèves chez les travailleurs blancs combattues et les élites politico-industrielles du Nord et du Sud prendraient fermement les commandes du pays pour gérer la plus importante période de développement économique de toute l’histoire de l’humanité. Tout cela se réalisa aux dépens des mains d’œuvre noire, blanche, chinoise, européenne et féminine rétribuées en fonction de la couleur, du sexe, de la nationalité et de la classe sociale. Ce brillant édifice, destiné à stabiliser l’organisation hiérarchique de l’économie du pays, institua divers niveaux d’oppression."

    Et, toujours, ce même outil pour noyer le ressentiment de classe sous un flot de slogans d’unité nationale : le patriotisme. Et comme un fait exprès, arrive alors la seconde guerre mondiale puis la victoire des "alliés" (Russie et USA).

    Et votre serviteur de rajouter ce qui suit : L'Europe est morte à Yalta  à l'heure où les USA qui n'étaient au XIXe siècle que la queue de cette Europe, en prennent la tête ; dès lors, les Etats-Unis ne cesseront plus de la contrôler puis de la diriger en sous-main avec Schuman et Monnet : plan Marshall , guerre froide, Otan et parapluie nucléaire.

    Depuis, l'Europe n'a pas cessé de mourir en tant que "projet civilisationnel" pour le plus grand bénéfice d'une puissance pour laquelle les Peuples ne forment qu'un seul et même marché : du temps de cerveau disponible à divertir, des ventres à remplir et des portefeuilles à vider.

     

                       usa,zinn,reagan,clinton,kenndy,carter,guerre,esclavage,états-unis Howard Zinn  rétablit la vérité à propos d'un Kennedy qui n’a jamais soutenu, sinon du bout des lèvres, la lutte pour les droits civiques de peur de s’aliéner le vote démocrate des Etats du Sud. Lorsque ce même Kennedy prit ses fonctions en 1961, il approuva un plan secret qui prévoyait diverses interventions militaires (voir les Pentagon Papers) au Vietnam et au Laos.

    Carter n’a jamais cessé de financer les dictatures : Salvador, Philippines… déjà sous sa présidence, avant l’arrivée de Reagan, les pauvres subissaient de plein fouet les politiques de restrictions budgétaires entre deux réductions fiscales pour les plus riches : "Comme le souligne William Greider dans son remarquable livre Who will tell the People ? The betrayal of American Democracy... à ceux qui reprochent aux républicains ce qui s’est passé et pensent que le retour des démocrates à la Maison-Blanche restaurera une imposition équitable, il faut rappeler ce fait regrettable : le tournant de la politique fiscale a eu lieu en 1978 quand les démocrates jouissaient de tous les pouvoirs, bien avant l’accession de Reagan à la présidence

    A propos de la réélection de Reagan :"Pour son second mandat, il fut ré-élu avec 59% des votes exprimés. En tenant compte des abstentions, il n’obtint que 29% des voix de l’électorat total des Etats-Unis."

    Aux élections de 1988, la victoire de Bush père avec 54% des votes exprimés ne représentait que 27% de l’électorat global.

    Zinn nous rappelle à toutes fins utiles ceci : "Sous Clinton, il existait deux sources de financement possibles pour un programme audacieux de reconstruction sociale : réduire le budget militaire et taxer les riches. Clinton n’en retiendra aucune. Le budget militaire atteignit 300 milliards de dollars. L’imposition des plus riches passa de 34 à 35%." A la fin de l’ère Clinton, l’Amérique pouvait se vanter d’avoir statistiquement la plus importante population carcérale au monde.

     

    ***

     

                    Cet ouvrage de Howard Zinn de plus de huit cents page rédigé en 1980, ré-édité et complété à plusieurs reprises depuis, se fonde sur le point de vue de ceux que l'Histoire interroge rarement, confrontant les mythes à la réalité des conditions d'existence des classes et des populations qui suèrent sang et eaux et qui habitent ce vaste pays qui n'a jamais cessé de se chercher un destin ; un empire orphelin, privé de civilisation (dans le sens de... "entente spirituelle unanime entre les hommes" - Elie Faure), aujourd'hui... gigantesque outil à la fois d'innovation et de destruction seulement capable d'exporter le chaos : chaos financier en Europe ; chaos guerrier partout ailleurs...

    Pour son seul bénéfice, gains à courte vue.

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  • Jean-Yves le Drian, VRP de notre complex militaro-industriel

     

     

    jean yves le drian

                   ... ou quand le quai d'Orsay n'est plus qu'une agence de relation publique chargée de la promotion de nos armements : tout ce qui roule (sur chenilles), vole (1), fend les flots, arraisonne, tire, bombarde et tue.. au nom d'une indépendance nationale au service des intérêts des USA, d'Israël et de l'Arabie Saoudite - la bonne blague ! -, en violation de notre tradition humaniste et diplomatique d’indépendance et d’équilibre qui nous a longtemps permis de gagner le respect de nombre de nations (2).

    Avec Jean-Yves le Drian, VRP d'une France PQ sur laquelle tout le monde s'essuie... devinez quoi ! Mais alors, qui, demain, nous respectera ? Les salauds seuls ?

                  De petite taille, le dos voûté, un charisme à zéro décibel - pas un mot plus haut que l'autre, jamais ! -... il a servi François Hollande, aujourd'hui il sert Macron ; le système ne s'y est pas trompé : Le Drian est bien l'homme de la situation, l'homme de toutes les situations, l'homme à  servir toutes les minorités-majoritaires par-delà l'abstention et le péril soit-disant fasciste (l'élection de Macron)...

                  De les observer toutes ces "bonnes à tout faire" occupées à gérer, dans la plupart des cas, une pénurie budgétaire savamment organisée ( voyez les ministères de la santé,  de l'enseignement supérieur, de la justice, de l'armée ...), ça en vaut la peine, c'est sûr ! Car n'y lit-on pas déjà, sur leurs visages à tous, une servitude sans honneur, celle qui inévitablement finit par servir les intérêts des brutes et des plus riches ?

     

     

    1 - Pour le plus grand bonheur d'un Dassault pilleur de fonds publics  : à propos du budget défense, ce sera tout pour son entreprise et rien pour une coordination des projets au sein des industries européennes de l'armement ...

    2 - Certes, en ce qui concerne l'accord sur le Nucléaire avec l'Iran, la France respecte sa signature mais... ne nous leurrons pas ; il ne s'agit pas d'une déclaration d'indépendance en matière de politique étrangère mais bien plutôt, là encore, d'une tentative de protéger nos industries aéronautique, pétrolière et automobile : dans ces trois domaines, les besoins iraniens sont colossaux et le positionnement de la France, celui d'un leader. 

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  • Gérard Collomb : le "Javert" de la place Beauvau

    gérard collomb, javert de la place beauvau

     

                   Et dire qu'il a été membre du PS ! Vraiment, ce parti nous aura tout fait !

     

    ***

                  Indépendamment de sa fonction et de "ses" décisions, il y a bien quelque chose de laborieux chez cet homme-là - le ton, son timbre de voix, son élocution, son phrasé, tout semble y contribuer ; quelque chose qui relèverait d'un manque de sophistication comme un manque de culture... une lourdeur aussi... une épaisseur, un surplus de matière grasse qui serait venue se loger dans son cortex chez celui qui a été le maire de la 4è ville de France : Lyon.

    Profil de garçon de course aux ordres et fier de livrer toujours à l'heure Gérard Collomb ?

                 Sans charme, sans charisme, d'un seul bloc comme un seul tout d'une seule couleur et sans nuance dans une fatalité d'être au monde tel qu'il est... n'y pouvant rien, comme résigné, dans les faits cet homme sans joie n'a aucune manière d'être ce qu'il est (contrairement à... disons... un Pasqua en son temps ; et même s'il nous était insupportable)... aucun don : d'où cette fatalité qui semble l'accabler, finalement.

                Mais alors, comment les Lyonnais ont-ils pu passer à côté de ce qui pourrait bien être la vérité de ce personnage aussi fâcheux que "malheureux" durant toutes ces années à la tête de leur ville ? Surprenant et alarmant ! Est-ce parce qu'il leur a toujours promis de garder leur ville "propre" sur elle, même si... sale à l'intérieur ? Cette promesse d'ordre et de propreté serait donc la marque d'engagement de ceux dont le destin est de se vouer corps et âme à une médiocrité aussi banale que navrante - la définition même du larbin ?

                 Victor Hugo ne l'aurait pas renié : ministre l'intérieur rectiligne et dur à la tâche, Gérard Collomb est bien le "Javert" de la place Beauvau.

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  • L'exigence du retour au Conseil National de la Résistance

      

     

            Victoire de Macron ; disparition du PS ; éclatement de l a droite dite "républicaine"... c'est sûr :  une nouvelle alliance s'impose ; un travail de refondation du projet politique et des pratiques militantes aussi.

              Sur le mode du Conseil National de la Résistance (CNR) de l'après guerre, cette nouvelle alliance devra réunir les souverainistes... Asselineau, Dupont-Aignan... le Parti Communiste, les Insoumis, les frondeurs qui se seront enfin décidés à quitter le PS, les Ecologistes (2) en rupture et l'extrême gauche.

    Il faut réorienter les finalités économiques et réinventer un processus de délibération collective, investir dans l'écologie, l'éducation, la culture, la santé et la vie associative et aller chercher l’argent de l’évasion fiscale car, plus il y aura de souveraineté et plus il y aura de gauche moins il y aura de FN.

     

    1

    Le CNR qui s’est réuni pour la première fois, le 27 mai 1943 à Paris, regroupait :

    • huit mouvements de RÉSISTANCE intérieure...
    • deux confédérations syndicales de l’époque : CGT (réunifiée) et CFTC...
    • six  principaux partis reconnaissant la France Libre : le parti communiste, le parti socialiste, les radicaux, la droite républicaine et les démocrates-chrétiens.

     

    2 - Loin des apparatchiks tel que ceux qui ont rejoint Macron en 2016 qui n'a d'écolo que le label et qui n'a jamais lu ni Illich, Gorz, Castoriadis, René Dumont, Murray Bookchin, Latouche, Paul Ariès et d'autres.

     

        

     

                    Documentaire sur le Conseil National de la Résistance de la seconde guerre mondial.

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  • Mai 68, 50 ans déjà - un autre grand absent : Guy Debord

                   

     

                  Cohn-Bendit par-ci, Cohn-Bendit par-là...

                  Le camelot de la construction européenne qui a fini chez Juppé puis Macron n'a de cesse d'intervenir dans les médias à propos de tout, de rien... et puis, à propos du cinquantenaire de Mai 68 ! Et quand on connaît le bilan politique et social de ce Cohn-Bendit face à tout un électorat de millions de gogos, élection après élection, année après année. …. difficile de cacher à quel point il est maintenant tout nu : sans argument, toujours sans projet et sans capacité d'analyse critique aucune : vide et vidé comme une coquille vide.

                De fausse gauche en fausse écologie, aujourd'hui on surnommera Cohn-Bendit non pas "Dany le rouge" mais bien plutôt "Dany le daltonien". Archétype du parasite en politique, et du parasite social plus généralement, Cohn Bendit n'aura finalement jamais travaillé ! Eternel redoublant de première année de FAC depuis quarante ans et plus, occupé principalement à prendre en main - et à deux mains ! - les nouvelles arrivantes, étudiantes toutes pimpantes, novices et autres ingénues de l'écologie et du baratin politique.

     

    _________________________________

     

                 Guy Debord, le grand absent et le grand penseur de l'avant Mai 68

     

    ***

     

     

                  Bien avant Baudrillard et sa disparition du réel dans la société de consommation (1972)...  Guy Debord ou.. "... quand le vrai est un moment du faux" fondateur de l'Internationale lettriste (1952-1957) puis de l'Internationale situationniste (1957-1972).

                  Dès le début des années 60, Debord prônait déjà la destruction de l'économisme, l'abolition du salariat et de la marchandise :

    "...  Le spectacle moderne  est essentiellement le règne autocratique de l'économie marchande et l'ensemble des nouvelles techniques de gouvernement qui accompagnent ce règne.

    Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation. 

     Les images qui se sont détachées de chaque aspect de la vie fusionnent dans un cours commun, où l'unité de cette vie ne peut plus être rétablie. La réalité considérée partiellement se déploie dans sa propre unité générale en tant que pseudo-monde à part, objet de la seule contemplation. La spécialisation des images du monde se retrouve, accomplie, dans le monde de l'image autonomisé, où le mensonger s'est menti à lui même. Le spectacle en général, comme inversion concrète de la vie, est le mouvement autonome du non-vivant. 

    Le spectacle se représente à la fois comme la société même, comme une partie de la société, et comme instrument d'unification. En tant que partie de la société, il est expressément le secteur qui concentre tout regard et toute conscience. Du fait même que ce secteur est séparé, il est le lieu du regard abusé et de la fausse conscience ; et l'unification qu'il accomplit n'est rien d'autre qu'un langage officiel de la séparation généralisée. 

    Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images. 

    Le spectacle ne peut être compris comme l'abus d'un mode de la vision, le produit des techniques de diffusion massive des images. Il est bien plutôt une Weltanschauung devenue effective, matériellement traduite. C'est une vision du monde qui s'est objectivée. 

    Le spectacle, compris dans sa totalité, est à la fois le résultat et le projet du mode de production existant. Il n'est pas un supplément au monde réel, sa décoration surajoutée. Il est le coeur de l'irréalisme de la société réelle. Sous toute ses formes particulières, information ou propagande, publicité ou consommation directe de divertissements, le spectacle constitue le modèle présent de la vie socialement dominante. Il est l'affirmation omniprésente du choix déjà fait dans la production, et sa consommation corollaire. Forme et contenu du spectacle sont identiquement la justification totale des conditions et des fins du système existant. Le spectacle est aussi la présence permanente de cette justification, en tant qu'occupation de la part principale du temps vécu hors de la production moderne. 

    La séparation fait elle-même partie de l'unité du monde, de la praxis sociale globale qui s'est scindée en réalité et en image. La pratique sociale, devant laquelle se pose le spectacle autonome, est aussi la totalité réelle qui contient le spectacle. Mais la scission dans cette totalité la mutile au point de faire apparaître le spectacle comme son but. Le langage spectaculaire est constitué par des signes de la production régnante, qui sont en même temps la finalité dernière de cette production. 

    On ne peut opposer abstraitement le spectacle et l'activité sociale effective ; ce dédoublement est lui-même dédoublé. Le spectacle qui inverse le réel est effectivement produit. En même temps la réalité vécue est matériellement envahie par la contemplation du spectacle, et reprend en elle-même l'ordre spectaculaire en lui donnant une adhésion positive. La réalité objective est présente des deux côtés. Chaque notion ainsi fixée n'a pour fond que son passage dans l'opposé : la réalité surgit dans le spectacle, et le spectacle est réel. Cette aliénation réciproque est l'essence et le soutien de la société existante.
      
    Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux."

     

                 Extrait de l'ouvrage : "La société du spectacle" essai de Guy Debord publié en 1967.

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