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Politique et actualité - Page 5

  • I love America

       Billet de blog publié en décembre 2012 - réactualisé le 2.10.2017

     

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           Tuerie dans une école aux USA : l'Amérique en état de choc

     

            Après Denver - 12 morts lors d'une avant-première de «Batman» -, il y a quelques mois seulement, une effroyable a eu lieu vendredi matin à nouveau dans l'école élémentaire Sandy Hook à Newtown, dans le Connecticut (nord-est des Etats-Unis). Selon des témoignages de parents et du personnel de l'école, une centaine de coups de feu ont été tirés.


           Le bilan établi par la police est de 27 victimes, dont 20 enfants. Parmi les sept adultes tués, figure le tireur, retrouvé sur les lieux.
    L'auteur de ce massacre, identifié comme Adam Lanza, 20 ans, aurait également tué sa mère, qui était enseignante dans l'école, selon la presse américaine.

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              La détermination que met ce pays à tuer ainsi que le talent qu'il déploie quand il s'agit d'enterrer ses morts (N'en doutez pas un seul instant ! Très prochainement nous serons tous les témoins d'une cérémonie diffusée en direct dans le monde entier, Trump au premier rang) sont très certainement sans équivalent partout ailleurs en Occident* ; et cette spécificité américaine révèle soit une grande perversité, soit une grande naïveté, comme un aveuglement obscène quant à la chaîne causale de tous ces faits-divers de la démesure...

               Car, pour ne pas être en reste, c'est toute la société qui réclame à cor(ps) et à cri qui... sa guerre d'Irak, qui sa guerre d'Afghanistan qui... sa guerre d'Iran comme hier sa guerre du Vietnam... 

              C'est au choix ! Faites votre choix !

     

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              La puissance de feu de chaque Américain est vraiment impressionnante, sans aucun doute à l'image de la puissance de frappe de leur beau et grand pays : les Etats-Unis.

               Et si aux USA,  les fusillades d'enfants étaient le pendant et le miroir d'une passion dévorante des Américains pour la peine de mort (1) ? Peine de mort et fusillade... seuls châtiments à la disposition des humiliés pour une revanche sans merci d'une société du même nom (2)?

    Une société qui ne sait pas pardonner, qui refuse d’offrir une seconde chance à ses membres, - d'où la condamnation à mort ou à perpétuité de centaines de mineurs -, est condamnée à reproduire inlassablement, châtiment après châtiment, cruauté après cruauté, indifférence après indifférence, erreur judicaire après erreur judiciaire, un niveau de violence sociale et culturelle toujours plus préoccupant, toujours plus arbitraire, toujours plus anxiogène, toujours plus élevé, à la fois ricochet et boomerang.

    Un système hyper-compétitif (surenchère dans le meurtre aussi : toujours plus de morts qu'à l'occasion de la dernière fusillade) qui fait l’impasse sur les valeurs de pardon, de miséricorde, passant à la trappe toute notion de perfectibilité de l’être humain, sa rédemption, ses capacités d’amendement…

    Car si le temps c’est de l’argent - et la vie est courte ! -, ne négligeons pas le fait suivant : tout comme la vue du sang, l’humiliation en appelle d’autres et hurle toujours plus fort ; perversité d’un système qui s’auto-dévore et tranche dans le vif de vies en sursis, des vies hébétées face à un tel acharnement car enfin, quel est l’espoir des humiliés résignés sinon d’être les témoins d’une plus grande humiliation pour les autres, sans oublier les cas où ils se verront offert la possibilité de décider du jour, de l’heure et de sa durée - peine de mort ou fusillade en serie -, les Etats américains et leurs élus concédant à leur population-électeurs ce désir de revanche par procuration (à ne pas confondre avec la vengeance !), coupables et innocents expiatoires, les uns après les autres, et ce au détriment d’un projet de société qui placerait la justice sociale et la fraternité au cœur de ses préoccupations.

    Pour la société américaine, il est vrai qu’il s’agirait là d’un travail de titan.

     

     

    1 - Les Etats-Unis sont le seul pays en Occident à maintenir la peine de mort, et ce... dès l'âge de 16 ans, parfois dès 13 ans dans certains Etats ; et ce maintien qui doit nous interroger, sans haine mais avec lucidité, c'est déjà une spécificité en soi ; d'aucuns parleront d'anomalie. Essayons de la comprendre et de l'expliquer.

    2 - 11 650 morts par armes à feu aux Etats-Unis en 2017. Cible privilégiée de toutes ces tueries... le milieu scolaire qui est le lieu d'humiliation par excellence, le premier, avant celui de l'entreprise.

     

                 Pour prolonger cliquez De la spécificité de la peine de mort aux Etats-Unis

     

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  • Mai 68, cinquante ans déjà : bond, rebond et volée

     

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                    Au moment des événements, j’étais dans mon berceau ; ou plutôt, dans mon lit : à 20h, fallait être couché.

    J’ai découvert Mai 68, 15 ans après le mois de mai de l'année 1968.

    Aujourd’hui encore, mais... quarante ans plus tard, je serais bien en peine d'en partager le ressac, les remous, les tourbillons et d’accompagner le retour des tous les enfants prodigues en commentaires de toutes sortes sur cette époque, à leurs yeux, bénite entre toutes les époques. 

    Je pense aux discours qui ont été tenus et qui ont continué d'être débités ici et là, jusqu‘au début des années quatre-vingt ; je pense aussi à ceux qui les faisaient et les dé-faisaient tous ces discours, au gré des circonstances et de leurs humeurs.

    Ceux qui ont tenu le haut du pavé, sont allés exercer leur talent dans la publicité, à la radio, à la télé ou bien, dans des journaux qui n'étaient pas toujours révolutionnaires, dans des gouvernements aussi ; des gouvernements de centre-gauche ; et puis fatalement, des gouvernements de droite, les jours de vaches maigres.

                 Comble de paradoxe, et parce que le ridicule ne tue plus, d'autres encore ont fini chez les curés (ou les rabbins !) : "Après moi............ chacun pour soi et Dieu pour tous !"

    D'aucuns verront là une tentative d'y trouver son salut, rédemption incluse, au terme d’un engagement illusoire, et/ou d'un fourvoiement jugé, après coup, vraiment trop indigne.

                  Quoi qu'il en soit, tous ces convertis défroqués puis, reconvertis, dirigeaient des groupuscules dits d’extrême gauche (non, on ne ricane pas !). Je pense, en particulier, à la fameuse nébuleuse appelée "Gauche prolétarienne", entre autres groupuscules fameux et inconnus.

    Après Mao........................... Dieu.

    Soit.

    Ah ! Ces gauchistes alors ! Toujours en quête d’absolu ; toujours à la recherche d’un chef, d‘un capitaine ou d‘une mère maquerelle à qui remettre la caisse et les clefs en fin de journée.

                  A tous ces contestataires radicaux qui ont fini mercenaires - on pense à un Cohn-Bendit, devenu au fil des ans un archétype, celui de  la trahison de la promesse que portait Mai 68 -, à un Henri Weber, à un Michel Field (aujourd'hui directeur de l'info de France-télévisions !)... et combien d'autres encore ! seul le pouvoir économique semble leur avoir échappé. Rien de surprenant à cela : dans les affaires, les dilettantes n‘y ont donc pas leur place car, foin des discours et de la limonade, dans ce milieu, on ne considère que les résultats : on vous jugera donc sur votre efficacité seule.


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                  Lame de fond ouvrière sans précédent (9 à 11 millions de grévistes), en Mai 68, des langues se sont déliées, des carrières et des vies ont été brisées pour ceux qui, en poste, ont pris quelques risques, dans le privé comme dans le public ; des vestes ont été retournées aussi.

    Des jeunesses ont été gâchées, d'autres perdues : on aura abandonné ses études pour poursuivre le beau rêve de Mai et ses leaders charismatiques (1).

    affaires,litttérature,mai 68,auteurs,bourgeoisie,business,cultureAprès Mai 68, on a fait un peu plus l’amour : les femmes notamment.

    On n’a plus fait la guerre. C'est vrai ! D’autres s’en sont chargés, sous d’autres tropiques, ailleurs, loin.

    Certes, on a mieux vécu après Mai 68 qu’avant : des OS de chez Renault ont pu gagner un peu plus en travaillant un peu moins. C’était toujours ça de pris ; même si leurs fils et filles ne sont pas allés, pour autant, au lycée, à l’Université et dans les grandes écoles ou bien, dans des filières qui comptent vraiment, pour y réussir...

    Et puis d'autres enfants encore, fruits d'une immigration de fin de guerres coloniales, d'indépendances et de travail. Ce peuple, alors invisible, a-t-il partagé l'esprit de Mai ? L'a-t-il seulement touché, sinon effleuré ?

                   N'oublions pas cette partie des ouvriers qui a refusé le travail organisé autour du paradigme : métro, boulot, dodo ; ce monde ouvrier, affranchi de l'encadrement syndical - syndicats qui ne pouvaient que trahir leur aspiration pour une autre vie, n'aura de cesse de dénoncer " l'encasernement" des modes de production. Le monde paysan ne sera pas étranger non plus à cette aspiration : quelle production agricole, dans quelles conditions, à quel prix pour l'environnement et la vie des acteurs d'une agriculture de l'asservissement ?

    Tel était leur questionnement à tous : ouvriers et paysans.

    Une minorité d'ouvriers et d'étudiants ont fraternisé ; des étudiants des IUT issus de milieux très politisés : enseignants et syndicalistes.

    Après le refus de reprendre le travail, quelques années plus tard, quelques expériences dites d'auto-gestion verront le jour : chez LIP, c'est l'ouvrier qui joue au patron. Ce sera un échec car personne ne joue ou ne se joue du "système" : soit on l'aime, soit on le quitte. On ne lui coupe pas l 'herbe sous le pied. Il n'y a pas d'exception : personne n'y échappe.

                   En mai, on a interdit d’interdire, avant de jeter le bébé avec l’eau du bain ; la culture savante, dénoncée comme bourgeoise, a fini par raser les murs, tête baissée...

                  Et puis le divertissement est arrivé, tête haute, triomphant sans conteste, Sylvester Stallone se voyant remettre les insignes de chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres par un Jack Lang amusé ; Renaud et Guillaume Durand (chanteur et animateur de télé au vocabulaire de 300 mots), pour tenter de nous faire oublier Léo Ferré, Maurice Clavel et leurs contemporains.

                   Certes ! Il y a fort à parier que les entrepreneurs de spectacles ne viendront pas nous vendre l’égalité des chances, la liberté et la fraternité, ni nous parler de la réalité et de la vérité des faits, des choses et des évènements de la condition humaine. Et pas d'utopie ni de théorie critique fumeuses non plus. Nul doute : ces producteurs-là seront tous irréprochables parce que... intègres ; et intègres parce que... sans projet... pour les siècles des siècles.

                  Mais alors ! A qui les générations qui nous succéderont, demanderont-elles des comptes ? Et sur quoi ?

     

     

    1 - La filiation la plus importante de mai 68 était la tendance anarcho-marxiste et la tendance situ-libertaire : Castoriadis, Lefort, Lyotard, Lefebvre, Debord, Vaneigem, Clouscard, tous déjà adultes et actifs depuis les années 50.

     

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    affaires,litttérature,mai 68,auteurs,bourgeoisie,business,cultureQue reste-t-il de Mai 68 ?

    Une fabuleuse mobilisation du monde du salariat et cinquante ans plus tard, un de Gaulle visionnaire qui avait tout compris dans le domaine des affaires extérieures et tout ignoré à l'intérieur - le Peuple français, sa famille -, un peu comme ses héros à la carrière professionnelle époustouflante qui ont raté leur vie d’homme… vie de père et de mari.

    Bien sûr, les événements de Mai ont permis à la société française de combler le retard accumulé dans le domaine de la libération des moeurs, sans oublier les "usages" et les droits en vigueur dans l’entreprise, dans les universités, la famille : leur abandon ou leur réforme.

    Néanmoins, distinguons le Mai des ouvriers et le Mai d’une jeunesse étudiante appartenant à un milieu privilégié. Les aspirations toutes légitimes de cette jeunesse nous ont tout de même conduits vers cette société du divertissement-plaisir qu’est la nôtre aujourd’hui avec sa haine envers quiconque refuse de s’amuser ou bien, quiconque n’en a pas les moyens ; haine de l’échec aussi.

                    Et si, du côté des étudiants principalement, ce mouvement avait été un mouvement individualiste, hédoniste et matérialiste ? Penchants qui, à l’âge adulte, exigent des revenus confortables. Ce qui expliquerait bien des comportements quelques années plus tard et tout au long des années 80 et 90 ( se reporter à l'œuvre de Michel Clouscard.

                     Souvenons-nous de l’expression ironique (sinon tragique) : "Et dire que ça a fait Mai 68 !"

     

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  • "VOIR MACRON - 8 scénarios pour un quinquennat" par Michel Drac


                              

     

     

                     "Emmanuel Macron le communicant ! Produit d'un consensus oligarchique, un Macron aux marges de manœuvre très étroite,  à l'image du candidat qu'il a été et du Président qu'il est ; un Président du "There is no alternative".

    Macron c'est aussi un soulagement après la présidence de Sarkozy et de Hollande ; on pouvait craindre le pire en terme de "niveau" : niveau dans l'action et la représentation de la fonction ici et ailleurs.

    Les forces derrière Macron : une oligarchie financière,  économique  et bureaucratique ; forces qui ont décidé de se passer des intermédiaires - classes politique, syndicale et médiatique ; une oligarchie et une technocratie d'Etat indissociables du projet européen tel qu'il est conduit par la Commission au service d'un  mondialisme qui ressemble fort à une guerre contre les salariés ( droits et avantages)  les petites et moyennes entreprises de tous les pays, avec pour cible prioritaire : L'Europe, là où il y a le plus à prendre et à "disrupter".

     

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    Huit scénarios de Michel Drac quant au quinquennat Macron

    voir macron michel drac san giorgio

    Macron : un illusionniste. 
    Son élection : un trompe-l’œil. 
    Sa politique : du théâtre. 
    Sa méthode : communiquer sur des détails insignifiants pour faire perdre de vue le tableau d’ensemble. 

    Donc, afin que nous puissions voir Macron, et le voir réellement, Michel Drac va à l’essentiel. En huit scénarios, il dévoile les vrais enjeux du quinquennat : 

    1. La mort douce : 2020, la conjoncture mondiale se retourne. Mal remise de la crise de 2008, l’économie française encaisse durement le choc. Le climat politique se dégrade…
    2. Euro 2.0 : 2018, le Brexit est conflictuel. La City of London passe à l’attaque. Crise de la zone euro, le retour…

    3. La grande spoliation : les élites américaines se déchirent. Wall Street n’accompagne pas la politique de Donald Trump. 24 octobre 2018, le Dow Jones est divisé par deux…
    4. Le printemps italien : panique à Rome, le Mouvement 5 Étoiles a remporté les élections législatives…
    5. Mourir pour Riga : le commandant en chef de l’OTAN en Europe veut contraindre Paris, Madrid et Berlin à lui confier les pleins pouvoirs sur la défense européenne. Mais rien ne se passe comme prévu…
    6. Le dérapage incontrôlé : 2020, élections en vue aux États-Unis. Trump joue au chef de guerre pour rallier l’électorat républicain. Il défie la Corée du Nord…

    7. La découverte de l’Europe : 2019, cataclysme climatique majeur. Partout dans le monde, les stocks de céréales plongent. Des dizaines de millions de migrants affluent vers le vieux continent…
    8. La Troisième Guerre Mondiale : coup d’État néo-nazi à Kiev. Le conflit du Donbass dégénère. L’armée russe intervient…

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  • Karl Marx : 200 ans déjà et toujours aussi performant

     

     

                  Karl Marx serait donc l’auteur du 19è siècle de la nécrologie du Capital du 21e siècle. Marx aurait tout dit à propos du Capitalisme, de ses origines à sa mort prochaine, toujours annoncée, toujours remise à plus tard car le capitalisme n’en finit pas, pour les uns, de crever, pour les autres, de se transformer ; dans ce dernier cas, on remarquera qu’il n’est pas question d’adaptation car le Capitalisme a eu rarement à s’adapter ne faisant que tout aussi rarement l’objet d’une remise en cause qui le menacerait jusque dans ses fondements à la fois culturels, matériels et psychiques…

    Non ! Le Capitalisme ne s’adapte pas ; il contourne les quelques obstacles qui se dressent de temps à autre devant lui pour mieux continuer de s’étendre et de conquérir de nouvelles parts de marché car le Capitalisme est son propre marché ; de plus, c’est un « leader né » : il conduit tout autant qu’il éconduit. On dira, un rien taquin, qu'il est depuis le Moyen-Age « l’auto-mouvement d’éternité du monde en le monde » pour reprendre une formulation de Francis Cousin à propos des communautés primitives.

                 Pour revenir à l’œuvre de Marx, à son travail titanesque, on oublie un peu trop rapidement qu’il se pourrait bien que Marx ait décrit la nécrologie du communisme en pensant écrire celle du Capitalisme qui n’a pas cessé de s’étendre et de triompher jusqu’au tout marchandise ! Et quand on pense au grand projet de ce Capitalisme qui n'aime rien tant que de se fixer de nouveaux défis, un projet pour les siècles à venir qui concerne encore et toujours l’être humain, avec pour cible non pas son psychisme (cette tâche est déjà accomplie : la relation humaine n'est maintenant concevable dans un cadre exclusivement marchand ou à des fins marchandes) mais bien plutôt son corps : le trans-humanisme pour ne pas le nommer ; l’homme augmenté ; et d’une pierre deux coups : l’humain rayé de la carte...

    On peut légitimement penser que ce Capitalisme-là saura admirablement gérer notre propre mort bien avant que nous tous soyons à même de précipiter la sienne.

     

               Francis Cousin est philo-analyste, et si cela peut en rassurer plus d'un, docteur en philosophie ; émetteur et transmetteur de l’œuvre de Karl Marx sous l’œil bienveillant (dans le désordre) de Rosa Luxembourg, Simone Weil, Protopkine, Guy Debord, Marx, Engels, Hegel et des pré-socratiques - Empédocle, Héraclite et Parménide -, de mauvaises langues seront très certainement très vite tentés de qualifier Francis Cousin de « groupie marxiste» puisqu’il semblerait que Marx ait toujours raison, qu’il a tout prévu et qu’après Marx, on ne peut que radoter ou bien, travailler à la périphérie…  ce qui peut en énerver plus d’un.

    Or le malheur veut que la vérité soit dans les détails, comme pour le diable : Marx n’avait pas prévu que Henry Ford fabriquerait des automobiles pour ses salariés aliénés ; en d’autres termes, Marx n’avait pas prévu l’embourgeoisement de la classe ouvrière ou du prolétariat : congés payés pour tous, vacances et loisirs pour le plus grand nombre… et puis enfin : la télé , et là, franchement, plus aucun espoir n’est permis.

    Force est de conclure qu'il n’y aura donc pas de dictature du prolétariat  - même avec le mouvement "Nuit debout" et une action syndicale tenace de la CGT ( je plaisante ! ) -, mais la bonne vieille dictature de l’argent et de ceux qui le servent.

    N'empêche que... Francis Cousin laboure son champ - marxiste de surcroît -, qui est aussi son pré-carré ; il n’en sort jamais tout en nous invitant à l'y rejoindre…

    Francis Cousin serait donc à l’origine d’un nouveau concept : le groupie philologue ?

    Allez savoir !

     

                    Ci-dessous, quelques reprises de l'exposé de Francis Cousin au cours de son intervention chez Meta-TV :

                   - L’anti-fascisme est le pire produit du fascisme et de la dictature de la marchandise tout comme l’antiracisme est le pire produit du racisme et de la domination du patronat...

                   - Prolétariat : condition de l’anti-humain ; classe d’hommes et de femmes qui n’ont aucun pouvoir sur leur condition d’existence...

                   - Classe capitaliste :  la liquidation de la bourgeoisie propriétaire des moyens de production issue de la révolution française date de 1914. Cette bourgeoisie a été supplantée par des oligarques, des fondés de pouvoir, salariés non propriétaires des moyens de production de la dictature marchande (industrie, services, commerce et médias)...

                    - Révolution bolchévique : Marx est l’anti-thèse radicale du bolchévisme. Marx prône la disparition de l’Etat et de la dictature de l’argent...

                    - Franc-maçonnerie : avant-garde du Capital...

                    - Satanisme : le satanisme, c’est le culte de la marchandise ; de l’impuissance à conduire sa vie, son existence, à pouvoir peser sur elle (réification de l’être humain, de l’être primordial), arrive alors le transfert sur la souffrance de l’autre...

                    - Terrorisme, ingénierie sociale… tout est immanent ; immanence du fétichisme aliénatoire de la marchandise et de son despotisme qui se répand sur le monde...

                    - Tradition primordiale chez Marx : l’essentiel et le début, le primordial est à la fois ce qui est important (qui arrive en premier) et ce qui est au début. La tradition primordiale, cette aspiration, cette invariante sacrale qui, depuis la dépossession de notre être, subsiste en chacun de nous, est la cause de notre insatisfaction avec le monde contemporain car avant la scission de l’homme avec l’homme et de l’homme avec la nature, durant des millénaires nous avons vécu en communauté organique, sans Etat, sans argent, sans exploitation...

                    - Le sacral n’est pas le sacré. Le sacral c’est l’être achevé ; le sacral est anti-religieux, c’est le sacré sans la religion. Le sacral c’est le tout du monde (voir les pré-socratiques : Héraclite, Parménide) ; un monde insécable. Alors que le sacré à côté du profane est le liquidateur judiciaire du sacral.

                    - Révolution néolithique : naissance du capitalisme ; stock agraire, surplus de production ; naissance de l’échange, du troc entre groupes externes puis internes ; d’où la destruction de la communauté avec l’échange.

                    - Proudhon versus Marx : Proudhon veut équilibrer la contradiction de la marchandise ; le bon côté de l’économie venant tempérer le mauvais ; une solution : le mutualisme, la coopérative pour amender les excès du capitalisme. Alors que pour Marx, le capitalisme et le fétichisme de la marchandise ne sont pas amendables ni améliorables car toute l’économie politique débouche sur la même exploitation.  On n’aménage pas, on le détruit. Pas d’économie nouvelle, pas de système bancaire nouveau : il faut supprimer la politique, l’échange et l’argent.

                    - La révolution agraire : transfert des campagnes vers les villes, cette révolution marque la naissance du règne de la marchandise en permettant la naissance d’un capitalisme industriel et moderne. 1789, acte militaire, est censé mettre la France à l’heure des pendules de la révolution industrielle anglo-saxonne.

                    - Marx et le Judaïsme : le Judaïsme est l’appendice de l’argent ; les textes religieux juifs codifient une alliance commerciale abrahamique.

                    - Une remise en cause que le Capital ne peut pas admettre, récupérer, dépasser ou recycler, c’est la remise en cause du « tout marchandise » ; remise en cause du consumérisme, du mercantilisme.

                    - Seule la colonisation permet au Capital de résoudre les crises : colonisation, captation des richesses, des territoires, des ressources pour affaiblir la concurrence ou mettre hors-jeu des régions entières : le Moyen-Orient depuis les années 90, Syrie en tête qui a le tort de résister à l’hégémonie des USA et de ses alliés.

                    Et Francis Cousin de nous rappeler à toutes fins utiles : "Depuis le 11 septembre - manipulations monétaires (économie financière sans lien avec la production) et manipulations terroristes (le capitalisme dans sa phase supérieure veut le chaos du monde pour mieux maîtriser des territoires stratégiques) sont indissociables. Le terrorisme est le cœur stratégique de la production de la terreur ; pour créer l’union nationale il faut le terrorisme : l’endormissement et le renoncement à une autre organisation de l’existence en remettant en cause le mondialisme.

    Dans ce contexte, Islam et le djihadiste accouchent de mouvements archaïques incapables de menacer la suprématie étasunienne sur un plan technologique et économique."

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  • Une contre-histoire de la construction européenne avec François Asselineau

               Conférence de François Asselineau sur la construction européenne :extrait - Vidéo de la conférence dans son intégralité (4 heures) à l'adresse suivante http://www.youtube.com/watch?v=V98JGcnlTOQ

     

               Révolution américaine – liberté du commerce, libre échange et domination -, contre  Révolution française - liberté, égalité et fraternité -,...

    Deux Révolutions, deux projets irréconciliables.. l'un devant s'effacer devant la détermination et la puissance de l'autre...

    Monet et Robert Schuman dont les discours étaient écrits à Washington, Margaret Thatcher et son importation d'un Friedman étasunien à la théorie économique et financière destructrice de la civilisation européenne, et Tony Blair comme autant d’agents américains au service d’une Europe qui jamais ne sera autorisée à faire contrepoids aux Etats-Unis avec un Jacques Delors en imbécile-utile d'un projet anti-européen...

    La vision française d'une Europe indépendante à six ne progressera plus après la chute de Gaulle face aux Etats-Unis maître d’ouvrage d'une Europe sans pouvoir et sans voix, Président après Président, de Eisenhower à Clinton, et ses agents maîtres d’œuvre dont la collaboration et l'action culmineront avec l'intervention anglo-française en Libye : les Etats-Unis l'avaient rêvé (et ordonné ?), l'Europe l'a fait !

    De l'élargissement à 27 comme pour mieux étouffer en elle toutes velléités d’indépendance ou d’autonomie... à la tentative d’intégration de la Turquie (œuvre de Tony Blair - avec l’élargissement) comme ultime  tentative de noyer l'Europe une bonne fois pour toutes...

    Enchaîner l’adversaire (La France en priorité) jusqu’à ce qu’il ne puisse plus se mouvoir, se défendre et contre-attaquer… c'est le stratagème des chaînes: Otan et U.E pour une domination à la fois militaire et civile d'une Europe de 27 co-propriétaires avec pour syndic les Etats-Unis dans le rôle de fédérateur d'un projet européen sur lequel on ne crachera jamais assez.

     

                 Merci à François Asselineau pour cette contre-histoire de la construction européenne. Et au passage on ne manquera pas de remarquer qu’il n'y a plus aujourd'hui que ces "gens-là", les "infréquentables"  - et pour cause -,  qui soient capables d'éclairer le mensonge d’où qu’il vienne….

    Rien de surprenant à cela :  les hommes brillants ne sont jamais aussi brillants que lorsqu’ils ne sont pas aux affaires… et plus encore quand ils n’ont pratiquement aucun espoir d'y parvenir.

    Le bannissement aurait-il  finalement du bon ?

     

                 Mais alors, que celui qui n'a été encore banni se taise à jamais ! C'est qu'il n'a jamais eu et n'aura jamais quoi que ce soit d'important à nous révéler sur le passé, le présent... et pour l'avenir.

    Au passage, on ne remerciera jamais assez Internet, preuve irréfutable s’il en est une… parmi tant d’autres… que le système est capable aussi de se tirer une balle dans le pied avec cette possibilité donnée à tout un chacun d’éclairer le mensonge et de rétablir la vérité.

    Mais alors… que toute la mémoire du monde qu’est Internet demeure à jamais accessible, et son danger sera plus grand encore et le mensonge plus vulnérable que jamais !

    Car, une conférence comme celle d’Asselineau force la réflexion suivante : il est grand temps de se décider à sortir de l’ombre et de l’oubli tous ceux qui, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ont été bannis de toutes les ressources et références textuelles, lexicales et bibliographiques, black-listés par centaines, exclus de tous les podiums et dont la moindre évocation condamne à l’exil et à la ruine… 

    Mais alors... que la lumière soit ! 

    Précipitons-nous sans plus attendre dans tous les cimetières ! Tels des feux follets, parcourons leurs allées ! Dès maintenant, dans l'urgence d'une nécessité absolue, ouvrons les tombeaux, fouillons les tombes et les cercueils ! Que l'on perquisitionne les bibliothèques aussi.. et leur sous-sol ! Investissons les vestiaires ! Faisons les poches des manteaux pour à coup sûr, y trouver des ouvrages vendus sous cape mais sans rire, avec le plus grand sérieux du monde donc, d’un murmure, d’un signe, d’un regard à la fois complice et anxieux, avide de vérités encore insoupçonnables…

    Car l’ignorance et la falsification sont bel et bien les armes les plus efficace de toutes les tyrannies molles…

    Et que ceux qui n’ont pas renoncé à affronter tout ce qu’ils ignorent encore contribuent jour après jour à cette nouvelle exigence de réhabilitation fruit d’une pensée qui ne reconnaît qu’un seul intérêt : celui de la vérité des faits et des stratégies qui se cachent derrière le mensonge qui a pour vitrine des hommes et des femmes dont la médiocrité des analyses et des exposés depuis plus d’un demi-siècle - médiocrité et lâcheté sans précédents dans l’Histoire -, n’a d’égale que la pauvreté de leur curriculum vitae. 

              Car notre salut, et celui d'une époque humiliée et résignée, c’est bien dans la haine que nous ne manquerons de susciter que nous le trouverons.

     

     

    _____________________


                Une Europe à 27, une Europe inopérante, une Grande-Bretagne cheval de Troie étasunien… c’est sûr, de Gaulle n’avait rien à faire dans ce tableau, il n'avait aucune place dans ce projet !


    De Gaulle contre les USA (4sur4) par gaune_692

     

               Pour illustrer cette contre-histoire de la construction européenne, le rappel de l'action d’un de Gaulle aux commandes de la France.

    De Gaulle en 1962 : « Dans un monde où tout se ramène à la menace d'un conflit général, l'idée d'une Europe occidentale unie et qui aurait assez de force, assez de moyens et assez de cohésion pour exister par elle -même,  cette idée - là apparaît tout naturellement. L’Europe occidentale - qu'il s'agisse de son action vis-à-vis des autres Peuples, ou de sa propre défense, ou de sa contribution au développement des régions qui en ont besoin, ou de son devoir d'équilibre et de détente internationale - doit se constituer politiquement. »

    Reconnaissance de la Chine de Mao, traité d’union avec l’Allemagne contre les USA, politique de détente avec l’URSS, retrait de la France de l’Otan en 1966…

    De Gaulle est condamné.

    Et c’est alors que Mai 68 arrive, celui des étudiants - faut-il y voir la main des Etat-Unis ? Coup de grâce qui mettra K.O en moins d’un an le Gaullisme.

     

                Le référendum sur « le projet de loi relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat » aura lieu un certain 27 avril 1969. La proposition est rejetée. Fidèle à sa promesse de Gaulle démissionne.

    Référendum-prétexte à sa démission ? De Gaulle avait-il tout simplement compris qu’il n’était pas de taille à livrer seul, sans majorité politique et sans soutien en Europe, cette bataille d'une France autonome dans une Europe indépendante ?

     

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  • La nécessité de "Brigitte Macron à l'Elysée" aujourd'hui.... et demain bien plus encore...

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                    Macron n'a qu'un électorat : la quinzaine d'oligarques et leurs relais sur le terrain qui lui ont permis d'être candidat et de se retrouver au second tour de l'élection présidentielle face à MLP ( coaching, financement, mise au pas des rédactions des médias qui font l'opinion par leurs propriétaires, flingage de Fillon au profit de MLP et la disparition concomitante du PS, avec un Mélenchon non présidentiable pour seul recours).

    Et si Macron demeure le Président le plus mal élu de la 5è République, reconnaissons toutefois qu’il a fallu à cette oligarchie miser plus que parier pour  un candidat qui soit, après un travail de mise à niveau,  "présidentiable" et pas seulement par défaut ! Ce qu'aura été Macron.

    C'est donc bel et bien cette oligarchie, cet  "électorat de niche" qui décidera de la reconduction ou non de Macron à l'Elysée selon qu'il sera ou non encore capable de porter leur projet.

                  Condamné à sur-jouer son rôle de "président", si ceux qui seront appelés à valider une nouvelle fois sa candidature se lassent de cet instrument (entre les mains de stratèges cyniques et machiavéliques) qu'est Macron (instrument de la Commission européenne, elle-même à la solde du projet mondialiste de ces 20 dernières années), il se pourrait bien que "Brigitte" soit appelée à la rescousse pour faire diversion ; une Brigitte écran de fumée ; arbre qui cacherait une adhésion minoritaire au renouvellement du mandat de Macron à l’Elysée ; et c'est alors que Macron serait ré-élu ( même et surtout dans le contexte d'une abstention record au second tour en 2022) par une "minorité majoritaire" d'électeurs qui auront préféré comme Première dame, Brigitte à toute autre ainsi qu'un candidat - époux de Brigitte  - déjà président malgré tout, pour ne rien dire d'électeurs people-isés comme jamais.

                    N'oublions pas que ce sont les moins politisés mais les plus intéressés ( classe moyenne dans le souci de préserver leur niveau de vie sans prendre le risque d'un candidat soucieux de réduire les inégalités ou bien d'un candidat "frexit") qui votent au second tour.

                      Dans les mois à venir, attendons-nous donc, à la manière du couple Kennedy, le premier couple de la "politique- spectacle" et  de la Com comme concept outrancier (1), à devoir faire face à une intensification d'une communication qui aura pour centralité...  l'identité du "couple Macron" avec "Brigitte" en première ligne : nul doute, les rédactions de Gala, Elle et Paris Match s'en pourlèchent déjà les babines.  

     

     

    1 - John Kennedy... jeune et beau gosse, Chef d'Etat "people" (avec son épouse Jacqueline qu'il a très vite délaissée une fois son devoir accompli - lui faire deux enfants) pour des gogos assoiffés de boniments (Jacqueline Kennedy n'aura jamais été heureuse en ménage)

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  • Etudes sur le genre : en être ou ne pas en être... qui et quoi... et comment ?

                       S’il existe un champ de recherches nommé "études sur le genre" (gender studies), travaillant notamment sur la construction sociale des stéréotypes associés au genre, ces études doivent sans doute quelque chose à Simone de Beauvoir et à son "On ne naît pas femme, on le devient" ; affirmation péremptoire, insolente et dogmatique qui cachait à l’époque certainement un sentiment de culpabilité très fort car, se tenir en marge, se savoir à la marge, incapable de complaire aux exigences de son temps, de sa classe et de sa famille et fratrie, n'est pas une mince affaire : n’oublions pas que nous sommes en 1949 ; issue d’un milieu aristocratique et bourgeois (elle est née Simone-Lucie-Ernestine-Marie Bertrand de Beauvoir), elle-même bourgeoise - comme quoi, et pour le coup … on naît bourgeoise et on le demeure ! -, Simone est lesbienne ; de plus, on lui connaît un penchant certain pour les jeunes filles bien plus jeunes ou bien moins âgées qu’elle ; un peu comme son compagnon de fortune… Jean-Paul Sartre qui, s’il était hétéro, avait la réputation d’être un « queutard » d’étudiantes qui buvaient, bouche bée, entre autres breuvages, ses paroles considérées quasi bibliques à cette époque qui fut la sienne et la leur à toutes et à tous.

    Avec Simone de Beauvoir, il sera aussi question d’un deuxième sexe ; le sien en l’occurrence même si… bien des années plus tard, des copines et des lectrices de Simone affirmeront que l’on n’est finalement sûrs de rien en la matière : un sexe, deux, trois, voire quatre, peut-être cinq...

    On y reviendra plus tard.

    Pour l’heure… en voiture Simone !

                     "On ne naît pas femme, on le devient" : affirmation provocatrice en diable pour l’époque qui ne comptait pas que des saints dans les rangs de l’existentialisme sartrien décrété pourtant "humaniste"… entre deux procès de Moscou et le lynchage d’un Kravtchenko

                    "On ne naît pas femme, on le devient" : on s'en doutera... la vérité se situe dans l'entre deux d'un "oui" et d'un "non", en son centre, en plein milieu... à 12h plus précisément, au moment où le soleil est à son Zénith - on y voit alors plus clair.

    Certes ! On naît femme : ça, c’est un constat, une vérité de la nature, de la biologie et de l'anatomie, mais pas seulement : c'est aussi une vérité qui a pour référent… l’expérience au quotidien (comportement, penchants… et sans que l’on nous y invite ou nous y force ; regardez : j’ai moi-même aimé très tôt faire la guerre aux Indiens… ma sœur… non). Même si on ne le devient pas puisque, comme on vient de le voir, on l’est déjà « femme »… disons que… la prise en charge de cette donnée de la nature et d’une grande partie du vécu au quotidien, de son cheminement, développement et variations, dès le plus jeune âge, s’effectuera, d’un être à un autre, bien évidemment selon la personnalité, le caractère, les aptitudes, les préférences (on préfèrera jouer au foot avec les garçons plutôt que de jouer à la marelle) de l’intéressée ; mais aussi… le pays, l’époque, la classe sociale et le milieu familial auront une influence colossale : la mère que l’on a eue, et le père… (vaste programme à lui tout seul que « ce père »… dans le cas qui nous occupe !).

    Toutes sont des femmes donc mais pas de la même manière ni de la même façon.

                   « On ne naît pas femme, on le devient" : tel un lapsus, ce cri du cœur plus que de la raison, ce cri venu du bas ventre aussi… a surtout semblé nous crier : « On peut être une femme et préférer la compagnie rapprochée, très rapprochée même, jusque dans l’intimité, non pas des hommes mais de ses semblables - femmes en l'occurrence ! ».

    En 1949, Simone de Beauvoir a cherché sans aucun doute à faire savoir à tout le genre humain, et pas seulement au café de Flore, qu’elle était lesbienne ; c'était là son « coming out ». Le premier de l’histoire ?

    Virginia Woolf sera plus discrète, il est vrai : mais bon : c’est pas la même « école » non plus, ni le même pays et pas tout à fait la même époque… (Ah ! Contexte ! Contexte ! Quand tu nous tiens…) ; Simone a commencé au moment où Virginia a terminé,  la mort en ayant décidé ainsi. Ce qui relativise quand même un peu la portée de son « on ne naît pas femme, on le devient » c'est bien le fait que ses intentions ne sont pas... comment dire ?.... pures... car, à y regarder d'un peu plus près, Simone est bel et bien la première intéressée dans cette histoire. De plus, il ne s’agit pas vraiment d'une question d'ordre ontologique mais plus simplement d’une question de préférence « sexuelle » : après tout, dans l’absolu, avec qui on fait l’amour n’est pas constitutif de la totalité de l’être en soi et moins encore, de l’être en les autres – si on fait un moment l’impasse sur leurs préjugés… fluctuants au demeurant.

    En revanche, celui ou celle avec laquelle ou lequel on fonde une famille… oui.

    Or, Simone n’en fondera pas.

    Mais… on y reviendra plus tard.

                   Qu’il soit ici permis de dire que si Simone n’avait pas été lesbienne, ce slogan à multiples tiroirs et cachettes n’aurait sans doute jamais vu le jour.

                  "On ne naît pas femme, on le devient" aura toutefois le mérite d’alerter une société sur le fait que l’on puisse en tant que « petite pisseuse de bac à sable » préférer la castagne avec les garçons à la poupée, au saut à la corde, la marelle ou la dinette.

    A bon entendeur...

     

    ***

     

                   Bien des années plus tard, en 1990, arrive un ouvrage «Trouble dans le genre» et un auteur Judith Butler : elle a quarante ans ; même si l’auteur s’en défend ICI… cet ouvrage nous conduira tout droit à la «Théorie du genre» dans le cadre des études de genre car jamais rien ne se perd ! Il est vrai qu’en tant qu’auteur, on ne saurait être tenu responsable de ce que vos lecteurs font comme choux gras ou maigres de ce que vous publiez car, il est bon de rappeler, qu’un ouvrage échappe à son auteur dès sa parution.

    Dans cet ouvrage, Butler mentionnera Lévi Strauss, l’anthropologique américaine et le structuralisme français comme prédécesseurs et antécédents ; cet ouvrage (on a oublié depuis Simone de Beauvoir dont tout le monde a digéré et intériorisé une partie de son histoire de femme qui n’en serait pas une a priori, à moins qu'elle le décide) suscitera un véritable débat public et médiatique.

    Notons que Judith Butler, tout comme Simone, est lesbienne mais... en revanche...  pas bourgeoise pour un sou  (comme quoi on progresse, mine de rien !) ; de plus, elle possède une solide formation philosophique.

    Précisons aussi que très tôt, Judith sera en rupture avec son milieu familial qui lui donne une éducation religieuse (le Judaïsme) et un idéal : le sionisme ; elle fuira très très jeune, en claquant la porte. Aujourd’hui, elle est athée et anti-sioniste même si d'aucuns ne lui en demandaient sûrement pas tant. Qu’à cela ne tienne : un rebelle est toujours plus intéressant qu’un mouton : il vit plus plus dignement, et parfois plus longtemps aussi. Reconnaissons-lui ce courage : celui de s'être reconstruite ;  ce qui est tout à son honneur. Et bien des années plus tard, on constatera avec satisfaction qu'elle ne s’est toujours pas embourgeoisée (quand on vous dit que l'on progresse...).

    Sa fuite du cocon familial lui fera très certainement échapper à la psychanalyse et à la psychiatrie en tant que patiente ; vampire et sangsue auxquels sa famille n’aurait sans doute pas hésité à recourir en désespoir de cause. Tout comme la fuite face à un danger mortel, sa sortie fracassante et précoce l’aura donc « sauvée ».

    Elle avait de l’instinct Judith ! C’est sûr !

    Est-ce exagéré d’écrire que Judith Butler intellectualisera et conceptualisera son malaise existentiel et sociétal (cet impératif catégorique de rupture avec sa famille et la société qui, très tôt, l’a exclue et comme expulsée, la condamnant à la marginalité)… avec l’écriture et la publication de « Trouble dans le genre » qui outre ses vertus thérapeutiques pour son auteur… remettra en cause toutes les présuppositions du féminisme occidental : c’est Simone et ses suivantes, lesbiennes ou non, que Judith culbute par-dessus leur balcon, ainsi que la notion de « genre » inscrite dans le marbre d’une société qui en ignore une autre : celle pour laquelle le genre féminin ou masculin n’est en aucun cas une réponse à leur questionnement.

    Arrivent alors le temps de la vulgarisation et de la diffusion dans les médias de masse des Gender Studies - études de genre qui conduira tout ce beau petit monde à la dissociation de l’identité sexuelle et de l’identité de genre, à savoir :

    - L’identité sexuelle : je suis biologiquement, anatomiquement une femme ou un homme (vagin pour l’une ; queue pour l’autre).

    - L’identité de genre : je me sens homme, je me sens femme… ou bien encore… ailleurs (Queer) indépendamment de mon identité sexuelle (de mon vagin ou de ma queue) : transsexuels, bisexuels, travestis et transgenres : des hommes et des femmes sortis d’un cadre hétérosexuel et homosexuel trop étroit pour eux.

    On remarquera que cette dissociation va bien au-delà de l’opposition traditionnelle : hétéro/homo.

     

            Judith Butler prend la parole, vingt ans après les faits ; elle a près de soixante ans :

                   « Les études de genre décrivent les normes hétérosexuelles qui pèsent sur nous. Nous les avons reçues par les médias, par les films ou par nos parents, nous les perpétuons à travers nos fantasmes et nos choix de vie. Elles nous disent ce qu'il faut faire pour être un homme ou une femme. Nous devons sans cesse négocier avec elles. Certains d'entre nous les adorent et les incarnent avec passion. D'autres les rejettent. Certains les détestent mais s'y conforment. D'autres jouent de l'ambivalence... Je m'intéresse à l'écart entre ces normes et les différentes façons d'y répondre. »

    Le marketing et la publicité, très bons baromètres sociaux aux enjeux financiers considérables - commerce oblige ! -, ont largement intégré tous les bouleversements dans les « attributs homme/femme » : rôle, pouvoir, tenue vestimentaire…

                  « Il se peut qu'existe une nature féminine, mais comment le savoir ? Et comment la définir? Certes, je peux parler en tant que femme. Suis-je tout entière contenue dans ce mot «femme»? Et est-ce que toutes les femmes sont représentées par ce terme lorsque je l'utilise pour moi? »

    Là, Judith, tu enfonces des portes ouvertes à la réflexion de nos sociétés à ciel ouvert depuis un bon nombre d’années maintenant.

                     « Je pense aux personnes dont le genre ou la sexualité a été rejetée et je voudrais aider à l'avènement d'un monde où elles puissent respirer plus facilement. » A l’heure du mariage gay adopté dans toutes les sociétés occidentales… quant aux autres… transsexuels, bisexuels, BDSM, fétichistes, travestis et transgenres… »

    En ce qui concerne la bisexualité, allez demander à une famille (une mère épouse et ses enfants) de gérer la bisexualité d’un père descendu dans le parking de son immeuble retrouver un amant ou un prostitué mâle avant de remonter partager le repas du soir avec toute sa belle petite famille ; ou bien encore, une épouse et mère descendue dans ce même parking pour se faire godemicher par une copine avant de… (vous connaissez la suite)…

    Certes, cette bi-sexualité doit sans doute être une réalité potentielle, mais... dans un contexte familial (couple avec enfants), doit-on pour autant y succomber ? Au nom de quoi ? Sous prétexte d'avoir des envies de meurtres, doit-on pour autant passer à l'acte ? Que l'on convoite la femme de son voisin, doit-on pour autant tous nous taper les femmes des autres qui se taperont la nôtre aussi ? Quel projet de vie, quel dessein servirait une telle indulgence envers soi-même, un tel laisser-aller ? La jouissance sans entraves ? Avec quelles conséquences ? Et pour qui ?

    Pas évident du tout ma petite Judith de gérer ça en famille ! Alors, tu penses bien… la trans-sexualité… travestis, transgenres … là, tu vas tout faire sauter et je ne suis pas sûr que l’on puisse reconstruire quoi que ce soit.

                    « De même, à propos du genre, nous ne pouvons pas ignorer la sédimentation des normes sexuelles. Nous avons besoin de normes pour que le monde fonctionne, mais nous pouvons chercher des normes qui nous conviennent mieux. »

    C’est bien ce que je disais : il faut des normes ! Mais… attention Judith ! Là, tu vas passer pour une réac !

                    Et cette petite digression, courte au demeurant mais salutaire : « Enlever le voile, pour une musulmane, ce doit être un choix, comme le mariage pour un couple gay: personne ne vous oblige à vous marier, mais on vous en donne la possibilité. C'est une norme, mais ce n'est pas obligatoire. »

    Belle démonstration de tolérance de Judith Butler qui, ici, en France, pourrait encore en remontrer à toute une bande d’activistes intolérants et dogmatiques, fruit d’une idéologie qui, dans les faits, ne vous laissera pas un mètre cube d’air pour respirer si d’aventure vous souhaitez vous en écarter : l’affaire Dieudonné, les injonctions toute républicaine dans sa brutalité, celle des baïonnettes, d’un Vincent Peillon ministre de l’éducation à l’endroit de familles inquiètes quant à la nature du programme pilote « ABCD égalité » nous le prouvent une fois encore… brutalité d’un ministre qui doit très certainement cacher, ailleurs, un laxisme inavouable et une vie du type « double standard » car, comme chacun sait, les tartuffes sont légion en politique ; et plus ils hurlent fort, plus ils tentent de couvrir une réalité dérangeante au possible. Et rien ne les arrête : on pensera à Cahuzac, ministre du budget à la tête d'une compagne contre la fraude fiscale, plaidant son innocence droit dans les yeux d’une Assemblée nationale qui n’a pas osé pouffer de rire car, tous se connaissent et se reconnaissent au premier mensonge.

    Mais, on y reviendra plus tard, ailleurs.

    On notera qu’aujourd’hui Judith Butler ne conteste plus la réalité des genres masculin et féminin et leurs présupposés à la fois biologiques et psychologiques ou psychiques ; le culturel n’occupant plus qu’une place qui ne remet pas en cause le bien-fondé de ces présupposés.

    Ah sagesse quand tu triomphes... c'est tout le bon sens qui triomphe avec toi !

     

    Judith Butler, philosophe en tout genre (52') from Les Ateliers du Réel on Vimeo.

     

    Pour prolonger, cliquez : Etudes sur le genre - 2

     

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  • Monkey see, monkey do.... scrutez donc ce regard de Macron !

    le regard de macron

                       Quand Macron nous fait face, quand il regarde droit devant lui, manifestement il ne voit, n'entrevoit et n'aperçoit rien..... sinon le vide ; le regard vide d'une absence d'engagement de ce président ventriloque de la Commission européenne et d'un mondialisme mortifère.

                       Sans doute Macron est-il alors capable de ne voir que lui-même, lui et sa carrière, lui et son avenir, lui et son rayonnement médiatique sur une scène mondiale qui ne cesse de mentir...

                      Ventriloque de la Commission européenne et d'un projet mondialiste sans honneur ni justice, ce regard, n'est-ce pas finalement celui de la chèvre et de l'âne contents de leur pitance ?

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  • Médiapart a dix ans : un ex-abonné de la première heure témoigne

    mediapart a dix ans, mediapart fete ses dix ans, mediapart et plenel edwy, serge uleski sur médiapart

                                Votre serviteur... abonné de 2008 à 2013 avant d'être interdit de publication dans la partie "Club" et interdit de commentaires dans la partie "Journal"... d'où ma décision de résilier mon abonnement. 

     

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            S’il faut bien reconnaître que l’information se porte mieux avec Médiapart que sans Médiapart – l’information et le métier de journaliste -, et si Médiapart comble un déficit de plus en plus croissant quant aux réponses à apporter à la question suivante : « qui fait quoi, à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui » on aurait néanmoins tort de penser que Médiapart joue un rôle important d’un point de vue à la fois qualitatif et quantitatif dans la réduction de ce déficit… 

    Affaire Bettancourt, Cahuzac et Sarkozy…

    Le MEDEF, L'Elysée, Matignon, l'Assemblée nationale, le Sénat, le Conseiller constitutionnel, le CSA, les Médias dominants, la Commission européenne, Wallstreet, la City, l’Otan, Israël et ses officines françaises - Crif, Licra, UEJF -, Davos, Arabie Saoudite, Bush-Abama-Trump… et tous les acteurs de la domination ainsi que les donneurs-d’ordres et autres larbins d’une mondialisation sans honneur ni justice… même pas peur ! !!!

     

           Avec Médiapart, après dix ans d’existence, force est de constater que l’on reste un peu sur notre faim quant au traitement de la question précédemment explicitée : le qui, le où, le comment et le pour-quoi. 

    Dans les faits, on ne peut que faire le constat suivant : seul Internet, en dehors de tout encadrement institutionnel et commercial (Médiapart est un média « partout chez lui » avec un très fort souci de rentabilité) permet de combler la quasi totalité de la part d’ombre qui recouvre les tenants et les aboutissants d’une réalité de plus en plus opaque puisque de plus en plus illégale et immorale, voire… a-morale.

    Médiapart demeure un média mainstream sans aucun doute ; ses fondateurs et une grande partie de ses journalistes ont pour CV la fréquentation d’une presse institutionnelle où l’on apprend à sélectionner soigneusement les sujets qui feront l’objet d’une investigation à la fois honnête et courageuse ; en d’autres termes, on y apprend aussi, et très vite, jusqu’où ne pas aller trop loin ; l’auto-censure qui veille – sorte de sur-moi inversé -, y pourvoie amplement. 

    Ce qui n’arrange rien c’est le fait qu’une grande partie des abonnés de Médiapart sont des lecteurs et anciens lecteurs de Libé, le Monde et le Figaro. Leur moyenne d’âge est élevée : plus de 55 ans ; des abonnés qui ont encore la fâcheuse habitude de penser que l’information est mieux servie par des journalistes détenteurs d’une carte de presse (dure dure la révolution au service d’une information citoyenne qui remettrait en cause ceci : qui est autorisé à « proposer » de l’information et qui a l’autorité pour le faire !) alors que la fréquentation d’internet et des acteurs dits de la contre-information et de la ré-information nous prouvent chaque jour le contraire.

    Si Internet est capable du pire, et nombreux sont ceux qui ne souhaitent voir que le pire car tous se sentent à la fois exposés et en danger face à la liberté d'expression - les tartuffes ont de plus en plus de mal à trouver un coin où se cacher -, aucun média (télés, radios, presse papier et en ligne) n’arrive à la cheville du meilleur d’internet.

            Quelques faits maintenant ; des faits révélateurs d'un souci d'éviter l'isolement tout en souhaitant ménager des abonnés soucieux du qu'en-dira-t-on : un temps en rupture avec Charlie-hebdo, Médiapart n’aura de cesse néanmoins de chercher à se rabibocher avec ce journal ; un Charlie-Hebdo que Plenel qualifie de journal indépendant oeuvrant tout comme lui, à faire jaillir la vérité des faits vrais et avérés tels : la vérité d’un Arabe-Musulman dont il n’y a rien à sauver déclinée en première page semaine après semaine peut-être ?

    Après dix ans d’activité, Médiapart mettra un point d'honneur à conseiller à ses abonnés de voter Macron au second tour de la Présidentielle de 2017 contre le péril « fasciste » que représenterait MLP et le risque d’un électorat votant majoritairement pour ce péril alors que tous savent que cette candidate n’avait aucune chance. N’empêche, Médiapart contribuera à faire élire un Macron avec l’illusion d’un score artificiellement haut ; en vérité le plus mal élu des présidents de la 5è République. Ce jour-là Médiapart a contribué à soutenir un mensonge tout en nous signifiant qu’il validait cette dictature et cette escroquerie démocratiques ( le soi-disant péril FN et son instrumentalisation pour toute la classe politico-médiatique) qui veut que plus aucune alternative n’est envisageable puisque MLP ( et dans les années à venir, ceux qui auront repris le flambeau FN) ne peut pas être une option pour un pays comme la France qui n’est ni l’Albanie, la Roumanie ou la Hongrie.

    Chassez le naturel, c’est Edwy Plenel, ex-dirigeant du quotidien le Monde, qui revient au galop. 

     

           Difficile néanmoins de prendre Edwy Plenel en faute ou bien de lui apporter la contradiction pour la bonne raison qu’il a choisi très tôt, d’endosser le beau rôle (défense de la veuve et de l’orphelin informationnels ) ; d’autant plus que les investigations de sa rédaction ont la fâcheuse habitude d’exposer des hommes et non des systèmes ; ce qui permet à cette rédaction de continuer son petit bonhomme de chemin dans l’indifférence générale des puissants et des rouages de la domination.

    Il est vrai qu’au royaume des aveugles les borgnes sont rois ; Plenel, sans difficulté, trône d'autant mieux et d'autant plus haut que l'environnement médiatique, organes et acteurs de l’information de masse, est d’une médiocrité sans précédent.

    Inutiles de préciser que les têtes de turcs de Médiapart sont Poutine, Erdogan et Trump ; ceux de tous les autres... partout ailleurs.

    Plenel, sur le service public, sur les chaînes privées, est partout chez lui, ce qui confirme ce que l’on pouvait craindre : Plenel et son journal ne dérangent personne, et l'on peut affirmer le plus sérieusement du monde que c'est là une faute impardonnable, un constat d’échec aussi ; échec cuisant de ce pure-player sur-évalué d'où aucune individualité n'a émergé, aucune écriture, aucune  voix... excepté celle du chef Plenel ; il est vrai que le ver était dans le fruit car, en choisissant de faire l'unanimité ( à quelques exceptions près, très marginales au demeurant), Plenel niait volontairement  ce qui suit : rien d'important, jamais, ne peut être accompli sans sacrifice ; or, Plenel n'aura rien sacrifié. Et comme un fait exprès, à  aucun moment il ne cherchera la rupture, alors que, là encore, sans cette rupture, rien de durable, d'une dimension quasi historique, ne peut être envisagé.

    C'est sûr :  ça rapporte plus que cela ne coûte d'être Edwy Plenel à la tête de médiapart ; et c'est en cela qu'il rejoint les nombreux tartuffes d'un engagement sans risque et sans gêne aucune. 

            Certes, Médiapart a eu l’avantage d’être en mesure de lancer son projet d’une presse en ligne payante dès 2008, raflant ainsi tous les mécontents d’une presse déjà bien discrédité (Le Monde, Libé et le Nouvelobs principalement). Aujourd’hui, il ne lui reste plus qu’à continuer de siphonner les lecteurs des titres pré-cités.  

    « Le MédiaTV » lancé très récemment et qui plafonne à 12 000 abonnés, le comprendra très vite : le marché de la dissidence et de la contre-information est un marché à la fois exigent, déterminé et déjà bien rodé qui ne doit rien à Médiapart et qui ne devra rien à "Le média TV" non plus ; un marché non pas passif (donnez-nous de l’information !) mais très actifs, chaque acteur étant à la fois auteur et lecteur, émetteur et récepteur, sans rapport hiérarchique car seul la pertinence de ce qui est communiquée importe… mais c’est un marché pas toujours solvable, qui connaît donc bien l’environnement internet de cette remise en cause d’une information du mensonge par omission, et ce depuis 12 ans ; composées d’esthètes, de passionnés, d’universitaires et autres hauts fonctionnaires en rupture de ban ou plus simplement à la retraite, de scientifiques indépendants, de chercheurs, d’érudits généreux dans le partage de leur connaissance, la réinformation et la contre-information ... c'est gratuit ! 

    Quant à draguer le marché de Médiapart, cela demande un sens du commerce développé tout en sachant que cette clientèle capricieuse, versatile, à l’esprit changeant qui compose les abonnés de ce journal, est capable d’une volte-face déconcertante si acculée, une fois incapable de gérer ses propres contradictions et autres insuffisances. Il faut savoir la caresser dans le sens du poil cette clientèle d’abonnés ! Ce que fait très bien Médiapart ; il faut aussi, sans attendre, savoir prendre la décision d’ écarter les troublions ; cette mauvaise conscience d’une classe moyenne qui se dit et se croit à gauche et de gauche qui s’est embourgeoisée au-delà de toute rédemption possible. Seule condition du succès commercial de Médiapart, le choix de cette cible, son « traitement » et de son « exploitation » le plus souvent émotionnelle : « abonnés et journalistes groupies » ; « directeur de la publication-gourou ».

     

            Tout bien considéré, Médiapart n’a rien laissé, sinon des miettes, à ceux qui souhaiteraient le concurrencer ou bien cheminer à ses côtés : possessif et jaloux ( « C’est mon marché, c’est mon lectorat ! N’y touchez pas, sinon gare !) Plenel n’aime pas qu’on le colle de trop près , lui, ses journalistes et ses abonnés. 

    Certes médiapart a créé un nombre conséquent d’emplois. Tant mieux pour la baisse du chômage !Pour le reste… la petite entreprise de Plenel continuera sans doute de prospérer et de nourrir son ou sa journaliste... mais l’histoire de Médiapart restera surtout l’histoire de la réussite d’un projet commercial plus que celle d’un projet véritablement journalistique et citoyen aux ramifications politiques décisives pour l’avenir de la démocratie et de la liberté d’information et d’expression. 

            Après dix ans, on peut déjà écrire, sans risquer de se tromper, qu’il n’y aura pas « un avant et un après Médiapart. »

     

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    Pour prolonger, cliquez : La réalité de Médiapart en 11 leçons

     

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  • Agnès Buzyn, gestionnaire de la casse hospitalière...

    agnes buzyn ministre de la santé, réforme de l'hôpital

     

    ***

     

                                          Réforme ? vous avez dit "Réforme  hospitalière..."?!

     

    Fermetures de lits...

    Fermetures de services faute de personnels que l'Etat n'embauchera pas...

    Des centaines de patients qui dorment dans des conditions de fortune ; le plus souvent dans les couloirs des hôpitaux, chaque nuit, ce qui  augmente le risque de mortalité...

    Restriction budgétaire sur le dos des patients et d'un personnel hospitalier épuisé... des brancardiers aux médecins en passant par les aides-soignantes et les infirmières...

     


     

                   Le scandale de cette politique de gestion de la pénurie hospitalière - politique savamment organisée -, derrière laquelle se cache la Commission de Bruxelles avec ses exigences en matière de restriction budgétaire et de baisse des impôts,  c'est que des ministres, premiers ministres, Présidents et haut-fonctionnaires de Bercy soient parvenus, année après année, à faire "disfonctionner" tous ces métiers, tout ce personnel soignant à la fois hautement qualifié, motivé et impliqué ; personnel pour lequel soigner est une véritable vocation...

    Et c'est alors que l'on réalise qu'aucun ministre de la santé de ces 20 dernières années n'arrive à la cheville d'un brancardier ou d'un(e) aide-soignant(e) car, qui peut bien penser que l'on a besoin d'un ministre de la santé gestionnaire de pénurie ? 

                   Des ministres successifs donc, et puis, une ministre en particulier, aujourd'hui Agnès Buzyn -  hématologue, interne des Hôpitaux de Paris ( dans une autre vie sans doute !) :  ironie tragique -, gestionnaire de la casse hospitalière ; mais... pour quel mérite, pour quel prestige, pour quel accomplissement à la fois moral et professionnel,  pour quel bilan dont elle pourra sortir à la fois grandie et respectée ?........................... pour un confort matériel certain, en revanche ! Jugez plutôt : retraite dorée car ministre un jour, ministre toujours ! Prestige de la fonction, satisfecit d'un Président ventriloque d'une Commission européenne irresponsable qui plonge les Peuples européens dans le désarroi...

    Notre malheur à tous, c'est bien le fait que le "système" trouve toujours  des volontaires pour le servir au détriment de la majeure partie d'entre nous, et plus particulièrement dans cette "guerre sociale" qu'est le mondialisme avec cette construction européenne qui n'en est qu'un des rouages ; une guerre faite aux plus fragiles.

                   Après et aux côtés d'autres larbins, c'est donc Madame Buzyn qui s'est portée volontaire pour mener cette guerre ; sa cible : l'hôpital. Aussi, à ce médecin qui a bel et bien trahi tous ses engagements en acceptant d'accompagner une politique de santé cynique et cruelle, un seul appel, une seule recommandation lui seront adressés : "Partez Madame dans le déshonneur ! Votre agenda étant ce qu'il est, qui peut bien avoir  besoin de vous ?! ..................... Personne !" 

     

                    Les CADRES HOSPITALIERS et leurs stratégies managériales pourvoiront. 

     

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    Pour prolonger : Les infirmières du CHU de Rouen face à Macron

     

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