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Attentats, terrorisme, Charlie... - Page 5

  • Marc-Edouard Nabe et sa revue Patience : lancement de son 2e numéro

     

     

                     Marc-Edouard Nabe revient sur les événements de Janvier dernier dans les locaux de Charlie Hebdo dont Nabe a bien connu les fondateurs dans les années 70 et 80.

    A propos de ces événements, Nabe fait le pari suivant : Hitler aurait été charlie. Pour sûr !

               Pari risqué mais qui ne manque de courage, de culot et de pertinence à bien y réfléchir.

     

     

              Lancement du 2e numéro de la revue Patience tourné le 20 août 2015 par Charles Branco, à la rue des Trois-Portes, Paris V.

     

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    Pour prolonger, cliquez :Charlie Hebdo - récits et chroniques

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  • Terrorisme : une armée de l'ombre en guenilles

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    La grande peur de l'Occident (1)

     

                    Les frères Kouachi, Coulibaly, Ayoub el Khazzani, Merah et Nemmouche, lumpen-terroristes tous fichés à l’anti-terrorisme, issus d'un lumpen-prolétariat armée de réserve des Etats-profonds occidentaux et d'une supposée révolution islamiste ; une armée en guenilles composée de SDF, d'allocataires du RSA, d'individus en voie de clochardisation ; des cas dits sociaux au niveau d'instruction en-dessous des minima requis pour ne pas trop raconter de conneries et se couvrir de ridicule ; un niveau d’instruction pour des guerriers qui ne passeraient même pas le concours d'entrée dans l'armée, ou la police ou bien encore comme surveillants de cantine scolaire...

    C'est vous dire ! C'est tout dire !

     

              Alors oui ! C’est sûr ! Les terroristes de l'ultra-gauche des années 60 et 70 avaient une tout autre allure et un tout autre pédigrée : ils avaient fait des études supérieures ; ils avaient lu Marx, Lénine, Mao et Althusser.

    Quant à ces redoutables terroristes, membres de réseaux tout aussi meurtriers, qui oublient une carte d'identité dans un véhicule - et c'est maintenant une de leurs chaussures qu'ils perdent ! Les voilà terroristes va-nu-pieds sous nos yeux ! -, et dont les fusils mitrailleurs s'enrayent, il n’est même pas sûr qu’ils aient tous lu le Coran ni qu'ils sachent tous lire et écrire l’Arabe littéraire ou parler l’Arabe tout court…

     

              Telle est l'armée de l'ombre analphabète qui menace la France, l'Europe, l'Occident... première puissance économique et militaire responsable depuis la première guerre du Golfe, soit dit en passant, de près de trois millions de morts de la Libye à l'Afghanistan !

    Menace contre laquelle nous devrions remettre en cause nos libertés, notre droit à l'opinion, notre liberté d'expression, notre liberté de vaquer à nos occupations…

    Fléau qui devrait justifier le fait que la DCRI soit autorisée, sans consulter un juge, à lire nos mails et à écouter nos conversations téléphoniques…

     

    Tsunami sécuritaire qui exigerait des interventions hystériques d'un premier ministre adepte du chantage, de l’intimidation et de l’amalgame même à l’égard de ses propres troupes (comme on a pu l'entendre à l'occasion de son discours de clôture de l’université d’été du PS contre ceux qui ont sifflé un Valls tête de liste des fossoyeurs de la gauche).

     

                 Mais de qui se moque-t-on ?

                 De nous tous, bien évidemment ! De nous tous, tellement le mépris, le culot et la bêtise de cette classe politique qui se sait à l’abri et dont la carrière politique et la reconversion professionnelle sont assurées, font rage ; car elle est bien là la vraie menace pour nous tous : que le France et que l’Europe soient livrées à une classe politique au service d’une hyper-classe qui ne peut s’imposer que dans le chaos et la destruction de tout ce qui nous a unis, bon an mal an, et devrait continuer de nous unir : l’espoir d’une meilleure organisation de l'existence sur un plan moral et la promesse d'une justice sociale.

     

                En Occident, aucun Etat ne craint le terrorisme puisque jamais le terrorisme n'a su le mettre en danger ! Non, ce que l'Etat craint par dessus tout : c'est la vérité de ce terrorisme ; l'Etat et les partisans du statu quo qui sert leurs intérêts de classe et/ou ethnico-communautaires.

               Aussi, à nous de continuer de la leur jeter au visage cette vérité à chaque fois que nous en avons l'opportunité !

     

     

     

     1 - et d'un ou deux blogs de la faschosphère : ici et et puis ailleurs aussi. Tenez ! Là, tout près... sur le Nouvelobs : suivez mon regard ! 

     

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    Pour prolonger, cliquez : Dimanche 11 janvier : il était une fois

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  • S'habituer à la menace terroriste ? - 2è édition 2015

     

                  Tirs à la Kalachnikov dans un  train à grande vitesse Thalys (Amsterdam-Paris via Bruxelles): deux personnes ont été blessées par un homme armé qui a ouvert le feu avec une Kalachnikov. Il a été maîtrisé par les passagers, puis interpellé en gare d’Arras.

    Tout comme pour Mérah (Toulouse), les frères Kouachi (Charlie Hebdo), le suspect serait connu des services de police ; il aurait fait l'objet d'une note de renseignement.

     

     

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                   Après les attaques de Copenhague (Danemark) commises par un jeune Danois de 20 ans, Manuel Valls, premier ministre, a rappelé qu'il fallait apprendre "à vivre avec"... devinez quoi ? Le terrorisme.

                  Désormais, il nous est demandé de prendre en compte le fait que la menace terroriste doit faire partie de notre quotidien : "Il faut dire la vérité aux Français. (...) Il faut s'habituer à vivre avec".

     

               Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget débattent de la lutte contre le terrorisme, de la responsabilité de BHL, de Sarkozy et de Hillary Clinton dans le chaos libyen.

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    Dimanche et aprés ? Emission d'une rare pertinence à propos de l'actualité de ces trois derniers jours (Daesh, Tunisie, Isère...) avec Alain Bauer, criminologue et Gérard Chaliand.

     

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                   Qu’il soit permis à ceux qui n’ont aucune intention de «s’habituer à vivre avec la menace terroriste » de préciser ce qui suit :

    Avec cette énonciation de ce qu’un premier ministre voit comme une fatalité, c’est toute une classe politico-médiatique qui semble vouloir rejeter "la politique", pour mieux se situer comme "en-dehors" sinon au-delà, comme si dans les événements de Paris, Vincennes et Copenhague, et ceux de Toulouse en 2012, il nous était demandé de voir non pas la manifestation d’un effet mais bien plutôt celle d’une cause qui n’appellerait, par conséquent, aucune suite puisque tous ces événements seraient une fin en soi.

    Or, les tueries des dernières semaines devraient au contraire provoquer le réveil d'une prise de conscience des causes qui nous y ont menés et par voie de conséquence, à une prise de conscience politique. Aussi, ce qui semble être le rejet de cette conscience-là par toute une classe avec le relais des médias et de quelques intellectuels indigents ou carrément de parti pris, annonce, qu'on le veuille ou non, des déceptions sans nombre dans les mois et les années à venir car personne, aucune société, ne peut échapper à la politique ou s'en extraire même si cela peut arranger les affaires d’un Premier ministre et d’un Président qui, déjà, pense à sa ré-élection.

    Car enfin…

    - Quelles conclusions tirer de notre ralliement à une politique étrangère atlantiste - pro-américaine et israélienne - en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force ; une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre face à des pays et des cultures hégémoniques à la soif de domination ?

     

                    Hégémonie d’une alliance américano-israélo-saoudienne (La Grande Bretagne et la France comme alliés supplétifs) qui a pour seul programme : la dévastation des nations, des cultures, la captation et le pillage des ressources naturelles ainsi que le vol de la terre ?

     

                        

     

    - Doit-on accepter la remise en cause de la démocratie, à grand renfort d’instances tutélaires sans légitimité démocratique (fonds, banques, commissions, organisations) ainsi que de technologies de la surveillance et du contrôle de millions de citoyens, dans une passivité de tous les médias dominants ?

    Là, c'est bel et bien la politique qui hurle et frappe à la porte de la France et de l'Europe, assourdissante !

     

                      

     

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    Tuerie en Tunisie, chaos en Libye : merci qui ?

    Réponse ICI et là aussi

     

     

                   Face aux victimes collatérales françaises et d'autres nationalités qu'aucun discours ni deuil national ne pourront racheter, qu'aucune politique dont il n'y a rien à sauver depuis l'Afghanistan ne pourra nous demander d'accepter sans montrer du doigt l'Elysée et L'Otan, sur quel recours les familles endeuillées peuvent-elles bien compter ?

    Pourront-elles porter plainte toutes ces familles ? Contre qui ? Contre l'Etat français ? Auprès de quelle juridiction ? Le TPI ?

    Quels chefs d'inculpation pourront-elles faire valoir ? Mise en danger de la vie d'autrui ? Association de malfaiteurs ? Non assistance à personne en danger ? Complicité de meurtre ? Homicide involontaire ?

     

                     Il se pourrait bien dans les années à venir que nous nous trouvions tous dans l’obligation de demander des comptes à un Etat français sans boussole et sans direction, sinon une seule : celle que des puissances étrangères voudront bien lui indiquer tout en continuant de la compromettre avec des logiques de chaos et de mort au nom d’intérêts aussi clairs chez nous qu'inavouables chez eux !

                Alors non ! Nous n'accepterons pas de mourir ni pour l'Otan, ni pour les USA ni pour Israël ni pour une oligarchie mondialiste sans foi ni loi aux entreprises criminelles !

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    Pour prolonger, cliquez : Continuer de porter la crise au coeur du PS

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  • "Si vous voulez la fin du terrorisme, préparez la fin de l’Etat !" : parole de situationniste

     

     

                 Ci-après, un article publié dans un "faux Canard enchaîné"par Jean-François Martos le 29 octobre 1980 quand on pouvait encore se poser les bonnes questions sans s’attirer les foudres de l’Etat et de sa police : garde à vue, perquisition, saisie, intimidations, poursuites pénales…

    En 1980, l’Etat n’avait même pas peur !

    Aujourd’hui, il ne réfléchirait pas à deux fois avant d’intervenir illico presto. Aussi, à la lecture de cet article, on pourra regretter le fait qu’un tel questionnement, aujourd'hui absent dans la presse et les médias dominants - toute la presse et tous les médias -, soit relégué, comme un fait exprès, à Internet et à son univers controversé sous le terme générique qui vaut bannissement, excommunication et parfois même, poursuites, tribunaux, condamnations et prison… de « complotiste-conspirationniste ».

    Autant pour le journalisme d’investigation donc !

    Pas folle la guêpe ! On peut être courageux dans la profession mais sûrement pas téméraire et encore moins kamikaze. Et puis, comme chacun sait : aujourd’hui, un bon journaliste est un journaliste au chômage ou à la tête de son propre journal. Les autres… ils gagnent laborieusement une croûte pitoyable ou bien, sont riches à millions et payés pour ne jamais poser les questions qui dérangent ou interviewer ceux qui s’y risqueraient.

     

    ***

     

                   Confrontés à cet article, on pourra mesurer tout ce qui nous sépare des années 70 et 80 car, pour sûr, ce qui nous est « conté » là, est très certainement tout autant, voire même… mille fois plus pertinent aujourd’hui qu'hier quand on sait quel châtiment l’Etat réserverait à quiconque s’aviserait de donner à cette analyse d’événements qui eurent lieu dans les années 70 et 80 un rafraîchissement et un "lifting" aussi audacieux que périlleux.

     

    Qu'à cela ne tienne ! Chacun jugera :

     

                  "… après tant d’attentats, maintenant les faits se mettent plus que jamais à parler d’eux-mêmes (…).

    Car enfin, a-t-on jamais vu la police protéger la population ? A quoi sert la police, sinon à protéger le pouvoir et notamment de la population ! Si la police protégeait la population, cela se saurait : et elle devrait pour commencer nous protéger d’elle-même. Jamais dans l’histoire une police n’aura été autant à la solde de son maître qu’est l’Etat. Cette tâche, la police l’accomplit par des moyens légaux, c’est-à-dire à l’abri des lois édictées par ce même maître et sans cesse révisées pour lui conserver toute liberté d’action ; ou bien par des moyens illégaux, lorsque la première solution ne s’avère plus probante et dans ce cas, bien sûr, à l’abri de l’éclairage des projecteurs. La fonction d’un ministre de l’intérieur consiste dans le dosage de ces deux méthodes, selon les circonstances. Comment donc s’attendre à ce qu’il s’ampute de la seconde ! Ce n’est pas la première fois qu’un Etat fait exécuter ses basses oeuvres par des factions alliées à des mercenaires : les barbouzes contre l’OAS, les affaires Ben Barka, Goldmann, de Broglie, Boulin ; des groupes comme Honneur de la Police ou Action Directe ont préparé et rendu possible la situation actuelle où le terrorisme de l’Etat italien s’élargit à tous les Etats européens.

    Lorsque les hauts responsables des polices italienne, allemande et française décidèrent, il y a quelques mois, d’introduire quelque variété dans leurs méthodes en remplaçant au pied levé le terrorisme d’extrême-gauche, décision à présent concrétisée à Bologne, à Munich et à Paris, ils greffaient cependant cette tactique unitaire sur des situations partiellement différentes. Dans cette ferveur d’unité, l’Etat français, moins aguerri que son homologue italien, et moins réfléchi de nature que celui d’Outre-Rhin, trébucha sur l’absence de prise en considération de telles différences. En R.F.A le gouvernement d’Helmut Schmidt, à la veille des élections qui l’opposaient à Strauss, pouvait avec quelque vraisemblance, et l’espoir d’un bénéfice immédiat, mettre en scène un attentat néonazi, imputable à l’impatience de quelques fanatiques. En Italie, les attentats sont immédiatement perpétrés par les services secrets officiellement dissous et donc introuvables (privilège enviable !). En France, bien sûr, on aurait pu continuer sur la lancée tranquille d’« Action Directe » en infiltrant et téléguidant des groupes en principe hostiles à l’Etat. Mais c’était l’heure de « l’extrême droite » dont tout le monde sait la pénétration dans la police (...) Quant à la bêtise intéressée des journalistes assermentés qui se contentèrent de demander timidement « l’épuration de la police ». Pourquoi pas l’irrigation du Sahara sous quinzaine ? (…).

    Il serait temps, précisément, de parler d’infiltration. Nous ne pensons pas que l’essentiel soit de quantifier le nombre des membres faisant officiellement partie de la police : quelle raison de les infiltrer dans ce cas ? On ne peut détourner la police de son rôle, et d’ailleurs ces gens ne le veulent pas : à quoi servirait de vouloir la transformer en corps de mercenaires à la solde d’un maître absolu puisqu’elle n’a jamais été autre chose !

    La seule infiltration notable, c’est bien celle de la police partout : la surveillance du territoire, dont celle des groupuscules n’est qu’une infime partie. Pour quelle raison les groupuscules activistes qui présentent pour la police l’intérêt que l’on sait, échapperaient-ils à une surveillance dont toute la population est victime ? La fascination de l’Etat allemand en 1933 n’était que l’accumulation primitive, avec des moyens encore vétustes, de ce contrôle universel dont nous connaissons à présent l’aboutissement informatisé. Le bruit des bottes cloutées a disparu au profit du silence froid des ordinateurs.

    Si l’infiltration par la police doit rester secrète ou du moins largement sous estimée, ses résultats doivent par moment apparaître. Il s’agira donc pour elle de présenter ceux-ci sans dévoiler celle-là. Chaque fois qu’elle admet avoir infiltré un groupe, c’est le jour de son arrestation ou de son massacre ; car dans ces conditions, l’infiltration est devenue présentable. Il faut être frappé de la plus totale cécité pour croire à de telles balivernes : la police qui veut s’infiltrer dans un milieu le peut et le fait à tout moment. Quelle raison aurait-elle d’attendre que le sang coule puisqu’un tel acte ne révèle rien de plus que ce que la police pouvait déjà savoir ? Si donc la police peut infiltrer un groupe après un attentat, c’est bien qu’elle le pouvait plus tôt ; c’est même, nécessairement, qu’elle l’avait fait plus tôt. Dès lors, faut-il encore poursuivre la méprise et croire qu’ayant infiltré un tel groupe, elle assiste, impuissante et passive à ses méfaits ? On est bien forcé de conclure que ces actions, elle les laisse commettre délibérément lorsqu’elle ne les inspire ou ne les commet pas elle-même.

    Que la police soit au courant de tels agissements ab initio, et qu’elle soit donc d’une façon ou d’une autre à leur origine, se vérifie amplement par le curieux tracé parcouru par toutes les « enquêtes » récentes, qui ne sont qu’un tissu de hasards, de coups de filet inexpliqués, de coïncidences et de coups de théâtre. Qui ne comprend pas à présent que la police ne dévoile rien que des fragments de ce qu’elle a elle-même mis en scène ? Si toutes les arrestations des dernières années prouvent que la police est au courant de tout, c’est simplement qu’elle connaît forcément ce qu’elle fait elle-même. Du reste, un autre type de police serait tout simplement inopérant.

    Les journalistes pensent sans doute  que nos services secrets sont aussi désoeuvrés et désemparés qu’eux-mêmes. Mais ces services, qui n’ont pas à crachoter tous les jours d’ineptes mensonges, ont en revanche le loisir de s’employer de façon plus efficace, pendant le sommeil des commentateurs.

               Un Etat qui ne parvient plus à simuler son utilité qu’en assassinant des échantillons de citoyens prouve qu’il est temps qu’il disparaisse, ainsi que tous ses complices."

     

              Paris le 14 octobre 1980. Article rédigé deux semaines après les attentats de la rue Copernic et deux mois après celui de la gare de Bologne en Italie.

     

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    Pour prolonger, cliquez : penser le monde aujourd'hui avec l'Etat profond

     

    Quelques liens utiles à propos d'une actualité récente :

    - Les Inrocks

    - Le Point

    - El Watan

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  • 11 Janvier 2015 : quand les langues se délient enfin - 3

     

                Après l'attaque de janvier qui a décimé la rédaction, Charlie Hebdo a récolté entre 4,3 et 4,5 millions d’euros de dons. Le journal a réalisé 12 millions euros de marge brute depuis les attentats. Les deux actionnaires de l'hebdomadaire prévoient de finir l’année avec un excédent de 10 à 15 millions d’euros.

     

                   Qu'à cela ne tienne ! Depuis que Charlie Hebdo croule sous le cash, rien ne va plus.

                      Une tribune dans Le Monde  en mars dernier au titre de "Pour une refondation de Charlie hebdo" chagrinera les patrons de l'hebdomadaire ; en effet, maintenant hors de danger sur un plan financier, des journalistes de l'hebdo militent pour une forme de société coopérative qui se situerait dans la droite ligne de l’économie sociale et solidaire que Charlie est censé prôner depuis toujours en lieu et place d'un journal au statut d’entreprise commerciale contrôlée seulement par deux actionnaires qui possèdent la totalité du capital du journal.

    Bientôt un courrier fuité dévoilera le contenu de la lettre de convocation à un entretien préalable de licenciement pour faute grave envoyée par l'hebdomadaire à Zineb El Rhazoui, journaliste signataire de la tribune qui en appelle à une refondation de Charlie Hebdo.

     Zineb El Rhazoui ne se laissera pas intimider pour autant : elle dénoncera l'accaparement des dons recueillis par les actionnaires.


                     « Ces millions ne sont absolument pas gérés par les journalistes. Nous ne savons pas ce qu'il est prévu d'en faire. La plupart des grandes décisions qui concernent Charlie sont le fait d'avocats. »

     

     

                Jeannette Bougrab, - la Yoko Ono de l'hebdomadaire -, ancienne compagne de Charb (ou non... car là encore,  la confusion règne) qui ne souhaitait pas être en reste, qualifiera Luz de caricaturiste médiocre et lâche...

     

     

                 Premier épilogue : Luz qui avait perdu une occasion de se taire à l'occasion des obsèques de Charb avec son "Qu'est-ce qu'on a pu s'encu*** toi et moi !" annonce qu'il quitte le journal.

     

    ***

     

                 Charlie Hebdo ne semble pas se relever depuis l'attentat de janvier. Faut-il y voir là le pourrissement d'une contradiction majeure ?

    Un journal au contenu libéral, atlantiste, sioniste et islamophobe au coeur d'une tradition libertaire ; tradition des Wolinski et Choron qui ne se reconnaissaient ni responsabilité ni devoir.

     

                    Le beurre et l'argent du beurre ; mariage de la carpe et du lapin... embrasement, conflagration et implosion : c'était assuré, et c'est arrivé.

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                  Pour prolonger, cliquez : Siné explique Charlie Hebdo

     

     

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  • 11 Janvier 2015 : quand les langues se délient - II

     

     

                           Julien Coupat : Tarnac, "L'un des plus grands fiascos de l'antiterrorisme", dont François Hollande dira en 2009 : "C'est une affaire politique et un ratage policier !"

     

    Sept ans après le début de l'affaire de Tarnac, Julien Coupat s'est exprimé le 12 mai dernier sur France Inter. Le leader présumé des sabotages de lignes TGV en 2008 pourrait être jugé pour terrorisme. A l'heure de la loi sur l'apologie du terrorisme et celle sur le renseignement, Julien Coupat commente : "Tous les gens qui nous ont soutenus quand on s'est fait arrêter [...] seraient passibles d'apologie du terrorisme."

    Et si les députés envisagent, avec un soutien certain de l'électorat, de donner plus de pouvoir aux services de renseignement, Julien Coupat poursuit : "C'est simplement parce que la plupart des gens ne savent pas à qui ils ont affaire ; ce sont des menteurs, qui n'ont aucun scrupule à transformer une action politique en acte terroriste."

    A propos du 11 janvier : "Charlie Hebdo est un journal détestable. Le 11 Janvier n'a été qu'une manoeuvre gouvernementale obscène de retourner une émotion en un instrument de domination de la population".

     

                 Interview de Julien Coupat par le Nouvelobs dans son intégralité ICI

     

     

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                        Interview de Christoph Hörstel sur la chaîne RT Deutsch, journaliste allemand.

     

     

                  Expert de l’Afghanistan, conférencier au centre des forces dirigeantes de l’armée allemande, à l’origine du concept de "management de la terreur " - gestion de la confusion et de la peur chez les populations - Christoph Hörstel nous rappelle ceci :

                    «  Tous les gouvernements  de l’Otan mentent ; ils ne mènent pas un combat contre le terrorisme, ils pratiquent ce que j’ai appelé «  le management de la terreur ». De plus, les personnes qui sont impliquées dans des attentats sont tous connues des services de sécurité. » 

    En effet, à propos de la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo, il aura fallu que quelques heures pour identifier les assaillants.

    Christoph Hörstel évoque des stratégies de diversion. Là encore, difficile de ne pas remarquer qu'en Europe, les attentats visent en priorité la France ; pays le plus opposé au projet européen et mondialiste et dans lequel les partis de gouvernements chargés de porter ce projet sont discrédités comme nulle part ailleurs.

     

              Aussi...

              Crash financier, remise en cause des acquis sous le prétexte d'une fausse "crise économique"… tout doit être fait pour détourner l’attention des populations : à ce sujet, on pourra se reporter à l’article de l'Express à propos des agissements du FBI et son incitation à l’attentat :  ICI

     

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            Le spectacle étatique du mensonge terroriste (vidéo à 1:04)

    Conférence de Francis Cousin à Lyon du 27 février 2015

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                  Pour prolonger, cliquez : 11 Janvier 2015, les langues se délient - I

     

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  • 11 Janvier 2015 : quand les langues se délient enfin

     

     

                 Que la stupeur et l’effroi des tueries de Janvier dernier nous aient privés d’analyses susceptibles de nous aider à sortir d’une confusion à la fois politique, sociale et intellectuelle, cela était plus que prévisible.

    Les médias, les premiers, ainsi que la classe politique, n’auront pas résisté longtemps à la tentation de faire taire ceux qui, héroïques, auront pris sur eux, au risque de la relégation et du mépris, voire de l’excommunication, de garder leurs capacités de discernement intactes, tripe sensible mais tête froide, face à des événements dramatiques et face à ce qui restera comme le plus important rassemblement de l’histoire moderne du pays : plusieurs millions de "Je suis Charlie" dans les rues des principales villes de France.

                 Qu'à cela ne tienne : deux témoignages, deux questionnements, sont passés quasiment inaperçus dans les médias de masse qui se sont bien gardés d’en faire l’écho : ceux de Frédéric Lordon et d’Alain Badiou à propos des événements  de Janvier et du slogan "Je suis Charlie", véritable cri de ralliement.

    Puis, tout récemment est arrivé l'ouvrage d’Emmanuel Todd et sa question : « Qui est Charlie ? » ; témoignage tout chaud, brûlant même !

    Nous clôturerons ce tour d’horizon avec votre serviteur et sa contribution datée du 12 janvier : "Il était une fois".

     

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                     Voici la contribution de Frédéric Lordon intitulée « Charlie à tout prix ? » publiée intégralement  ICI.

                     Voici un extrait  : « On pouvait se sentir Charlie pour l’hommage aux personnes tuées même si la compassion publique se distribue parfois d’une manière étrange, je veux dire étrangement inégale.

    On pouvait aussi se sentir Charlie au nom de l’idée générale, sinon d’une certaine manière de vivre en société, du moins d’y organiser la parole, c’est-à-dire au nom du désir de ne pas s’en laisser conter par les agressions qui entreprennent de la nier radicalement.

    Mais les choses deviennent moins simples quand « Charlie » désigne non plus des personnes privées, ni des principes généraux, mais des personnes publiques rassemblées dans un journal. Si, « Je suis Charlie » était une injonction à s’assimiler au journal Charlie, cette injonction-là m’était impossible car cette formule a fonctionné comme une sommation.

    Bienvenue dans le monde de l’unanimité décrétée, et malheur aux réfractaires ! Et puis surtout : célébrons la liberté de penser sous l’écrasement de tout dissensus, en mélangeant subrepticement l’émotion de la tragédie et l’adhésion politique implicite à une ligne éditoriale (une ligne atlantiste, sioniste et anti-Musulman - ndlr) ! Ceci d’ailleurs au point de faire à la presse anglo-saxonne le procès de se montrer hypocrite et insuffisamment solidaire (obéissante) quand elle refuse de republier les caricatures.

    Il fallait donc traverser au moins une mer pour avoir quelque chance de retrouver des têtes froides, et entendre cet argument normalement élémentaire que défendre la liberté d’expression n’implique pas d’endosser les expressions de ceux dont on défend la liberté.

     

     

    ***

     

                     Voici la contribution d'Alain Badiou qui a pour titre : « Le Rouge et le Tricolore » - ICI dans son intégralité.

                     Voici un extrait : "Sur la trame générale de « l’Occident » contre « l’Islamisme », apparaissent, d’un côté, des bandes armées meurtrières ou des individus surarmés, de l’autre, au nom des droits de l’homme et de la démocratie, des expéditions militaires internationales sauvages, détruisant des Etats entiers (Yougoslavie, Irak, Libye, Afghanistan, Soudan, Congo, Mali, Centrafrique…) et faisant des millions de victimes, sans parvenir à rien qu’à négocier avec les bandits les plus corruptibles une paix précaire autour des puits, des mines, des ressources vivrières et des enclaves où prospèrent les grandes compagnies.

    On prétend de ci de là que ce n’est pas le fait d’être musulman en soi, comme indice négatif, que visent les caricatures de Charlie-Hebdo, mais l’activisme terroriste des intégristes. C’est objectivement faux. Prenez une caricature typique : on y voit une paire de fesses nues, c’est tout, et la légende dit « Et le cul de Mahomet, on peut s’en servir ? ». Le Prophète des croyants, cible permanente de ces stupidités, serait-il un terroriste contemporain ? Non, cela n’a rien à voir avec quelque politique que ce soit. Rien à voir avec le drapeau solennel de la « liberté d’expression ». C’est une ridicule et provocatrice obscénité visant l’Islam comme tel, c’est tout. Et ce n’est rien d’autre qu’un racisme culturel de bas étage, une « blague » pour faire péter de rire le lepéniste aviné du coin. Une complaisante provocation « occidentale », pleine de la satisfaction du nanti, envers, non seulement d’immenses masses populaires africaines, moyen-orientales ou asiatiques qui vivent dans des conditions dramatiques, mais envers une très large fraction du peuple laborieux ici même, celui qui vide nos poubelles, nettoie la vaisselle, s’éreinte au marteau piqueur, fait à cadence accélérée les chambres des hôtels de luxe ou nettoie à quatre heures du matin les vitres des grandes banques. Bref, cette part du peuple qui, par son travail seul, mais aussi par sa vie complexe, ses voyages risqués, sa connaissance de plusieurs langues, sa sagesse existentielle et sa capacité à reconnaître ce que c’est qu’une vraie politique d’émancipation, mérite au moins qu’on la considère, et même, oui, qu’on l’admire, toute question religieuse mise de côté.

    Dès le début, l’Etat s’est engagé dans une utilisation démesurée et extrêmement dangereuse. Au crime à motivations identitaires, il a opposé dans les faits une motivation identitaire symétrique. Au « musulman fanatique » on a opposé sans vergogne le bon Français démocrate. Le scandaleux thème de « l’union nationale », voire de « l’union sacrée », qui n’a servi en France qu’à envoyer les jeunes gens se faire massacrer pour rien dans les tranchées, est ressorti de ses placards naphtalinés.

    Il a même été possible que le criminel de guerre coloniale Netanyahou figure au premier rang des manifestants, supposés venir là célébrer la liberté d’opinion et la paix civile.

    ***

     

                       C'est au tour d'Emmanuel Todd avec son dernier ouvrage : « Qui est Charlie ? ».

    Todd évoque une crise religieuse car pour Todd, c’est lorsqu’une religion disparaît qu’il faut la prendre au sérieux : l’effondrement du catholicisme dans les années 60.

    Le spirituel, tout comme le temporel, a le vide en horreur. Chassez le spirituel et il revient au galop ! Mais sous quelle forme ? Todd évoque alors deux France : une France laïque, voire laïcarde, classe moyenne privée de religion et de transcendance qui vote PS et une France catholique majoritairement de centre-droit (UMP), sans oublier des traditionalistes ultra-minoritaires mais très actifs (FN) ; deux France unies autour d’un bouc émissaire : les classes populaires en général et les Musulmans en particulier sur-représentés au sein de ces classes ; et c'est l'assaut meurtrier des locaux de Charlie Hebdo qui servira d’exutoire contre l’Islam, une religion qui, en France, n'est pas que symboliquement la religion des dominés et des plus faibles économiquement ; une religion qui est sans doute la seule fierté d’une grande partie de ses pratiquants et des non-pratiquants issus de cette culture.

                 "l'Islam, cette religion qui ne veut pas mourir !"  ; 'L'Islam cette religion qui menace notre identité !"

    Tout le monde s'y retrouvera donc ce jour-là : les athées, laïques et laïcards, qui n'ont plus de religion, et les cathos modérés et intégristes.

     

     

                    Todd oppose un contenu latent qui force une approche à la fois sociologique et psychiatrique à un contenu manifeste : ce qui est explicité par les intéressés eux-mêmes - les "Je suis Charlie" rassemblés dans les rues le 11 janvier dernier -, avec l’appui de tous les médias dominants et le grand cirque et barnum de la politique et du showbusiness.

    Dans sa traduction et sa transposition politiques, Todd nous donne à penser alors à une sorte d’union sacrée PS, UMP et FN (Oui, le FN ! qui est aussi un parti de la haine envers le faible, le dominé, le nécessiteux et pas seulement d'origine étrangère) . Ce qui s’avère être juste dans les faits puisque ce sont ces trois partis qui « contrôlent » le jeu politique et les résultats des élections depuis les années 80.

    Ces deux France se retrouvent alors autour d’un projet anti-égalitaire (la présence du PS dans ce projet est tout à fait cohérente : que l’on pense un instant que les inégalités ne se sont jamais aussi bien portées sous un gouvernement et une présidence PS depuis 1983) ; un projet xénophobe aussi ; le PS une fois encore, parti sioniste, n’hésitant plus, avec la complicité des dirigeants du Crif, à jouer le Juif contre le Musulman, l'Arabe, l'Africain et le sympathisant blanc : à titre d'exemple, Dieudonné, autre exutoire, dès 2003 ; et plus récemment, avec une version "Valls et la Licra" contre l'humoriste-activiste et son public.

                     Si l’exposé de Todd se défend et se tient, reste que notre démographe-historien-sociologue oublie d’être un peu plus explicite. Courageux mais pas téméraire  Todd ? Car, l’alliance de ces deux France a pour point nodal un soutien inconditionnel à toutes les politiques à la fois économiques et militaires développées par les USA et une Europe supplétive depuis les événements du 11 septembre 2001.

    Ce qui se fait appeler "La guerre mondiale contre le terrorisme",  de l’Afghanistan à la Libye, en passant par l’Irak, se soldera par près de 3 millions de morts Musulmans, embargo irakien non inclus. Bilan provisoire puisque cette "guerre" qui est loin d'être gagnée - et ce n'est pas le but non plus -, ne connaîtra sans doute aucune fin.

    Faut dire que le chaos a des vertus qu'une morale humaniste ignore.

     

    ***

     

                     Votre serviteur, enfin...  avec un billet de blog qui a pour titre : "11 Janvier 2015 : il était une fois".

                     Un extrait  :


                     Un rassemblement et une marche historiques : plus de 3,7 millions de Français ont défilé en hommage aux 17 victimes des tueries de la semaine.

                   Avec cette manifestation qui semble rejeter "la politique", ou se situer comme "en-dehors" sinon au-delà, parmi les trois millions et plus de participants à la marche "Je suis Charlie", un grand nombre a sans doute vu dans les événements de ces derniers jours non pas la manifestation d’une cause mais bien plutôt celle d’un effet. Or, la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo et celle du supermarché de Vincennes auraient pourtant dû provoquer le réveil d'une prise de conscience des causes qui nous y ont menés et par voie de conséquence, à une prise de conscience politique. Aussi, ce qui semble être le rejet de cette conscience-là par toute une population aujourd'hui dépolitisée qui a trouvé à s'exprimer dimanche, annonce, qu'on le veuille ou non, des déceptions sans nombre dans les mois et les années à venir car personne, aucune société, ne peut échapper à la politique ou s'en extraire :

    - Doit-on accepter que la classe politique se laisse tenter par le maintien d'une pression sécuritaire jusqu'à la prochaine élection présidentielle à des fins électoralistes et dans l'espoir d'une prise de contrôle accrue sur notre liberté d'expression et de mouvement jusqu'au coeur dans notre intimité à grand renfort de nouvelles lois liberticides ?

    - Quelles conclusions tirer de notre ralliement à une politique étrangère atlantiste ?

    - Peut-on faire l’économie de nous interroger sur une représentation de l’Islam qui, islamophobie consciente ou inconsciente, semaine après semaine, humilie ses croyants tout en les marginalisant ?

    - La communauté juive de France peut-elle continuer de confier sa représentation à des associations qui ne sont que des officines d’un Etat étranger, Israël en l'occurrence, qui a fait la preuve de son incapacité à bâtir un état moderne, responsable, respectueux des lois internationales et dont la classe politique et les premiers ministres successifs sont devenus les véritables ennemis mortels de cette communauté, ici, sur le sol de notre République ?

    - Doit-on refuser de mettre un terme au dénigrement systématique de la France, de son passé qui désarme des millions de français issus de l’immigration ou de la colonisation et les laisse sans identité enviable autre que celle de la religion ?

     
    - Peut-on continuer avec la promotion d'un économisme pour lequel il n'y a de vérités qu'économiques... ratios et calculs ?

    - Peut-on nier plus longtemps encore le racisme institutionnel qui a tout recouvert : logement, travail, études, considération citoyenne ?

     

                           Là, c'est la politique qui frappe à la porte. Assourdissant !

     

     

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  • Renseignement : un projet de loi qui porte gravement atteinte aux libertés

     

                 Examiné par l’Assemblée nationale à partir du lundi 13 avril, ce projet de loi piloté directement par Manuel Valls (la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf, et qui a la fâcheuse habitude de mâcher plus qu’il ne peut avaler) devrait être adopté par les députés sans grands débats ; et au premier jour, l’hémicycle était déjà vide.

    Manifestement tous les députés comptent laisser la main libre à Manuel Valls

     

                    Si les attentats de Janvier y sont pour quelque chose dans la précipitation avec laquelle Valls souhaite faire adopter cette loi, on n'ignore pas que ce projet est dans les tiroirs de Matignon depuis des années.

    Rappelons que son objectif consiste à légaliser les pratiques clandestines des six services de renseignement français. Or, ces pratiques n’ayant pas permis d’éviter les tueries de Toulouse, de Paris et de Vincennes, que l’on nous dise alors pourquoi leur légalisation qui représente un vrai danger pour nos libertés publiques s’impose-t-elle ?

    La lutte contre le « terrorisme » n’est pas qu’une affaire de renseignement, d’écoutes illégales, de désinformation et de manipulations des individus ; cette lutte doit pouvoir s’adresser aux causes et pas simplement aux effets : quelle politique étrangère pour la France ? Quel modèle de société veut-on promouvoir, modèle censé inviter tous les citoyens sans distinctions de couleurs, d’origines ethniques ou sociales à participer à l’élaboration d’une organisation de l’existence qui accordent une vraie chance à tous ses membres ?

    Et là, ce sont bien les services dits « spéciaux », voire… très spécieux, qui se trouvent impuissants car les préoccupations mentionnées précédemment ne relèvent tout simplement pas de leurs compétences.

    Sans le retour du politique et de la politique avec un Parlement qui aurait son mot à dire, un parlement expurgé de ses députés godillots, n’ayons aucune illusion car il n’y aura jamais assez de flics, de juges, de prisons et de matons, jamais assez d’agents très spéciaux et de moyens techniques pour prévenir un nouveau Mohammed Merah ou un Coulibaly, seul ou accompagné de son frère.

              En l’état, sous la forme d’innombrables mesures intrusives, tout le monde s’accorde pour dire que ce projet de loi autorise le recours à des méthodes de surveillance qui font peser une menace sérieuse sur le droit au respect de la vie privée ; et ce recours se fera sans un contrôle préalable indépendant puisque l’autorité judiciaire se trouvera dans l’incapacité de vérifier préalablement la légalité, la nécessité et la proportionnalité d’une mesure de surveillance. Ce qui porte une atteinte grave à l’équilibre des pouvoirs.

    Quant à la consultation de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, cette dernière rendra des avis non contraignants.

     

              Tous les individus seront considérés comme suspects ; à toute contestation nul doute que les autorités opposeront ce beau et grand principe – principe expéditif de flic tout aussi sommaire : « Si vous n’avez rien à vous reprocher et à cacher, alors, vous n’avez rien à craindre. »

     

    Mais alors, en ce qui concerne ces députés, que leurs comptes bancaires à tous soient rendus publics chaque mois ; qu’il soit permis aussi d’installer dans leur chambre à coucher une caméra qui nous permettra de s’assurer que celles et ceux qui y pénètrent  sont majeurs et consentants ; et puis aussi : que l’on puisse en toute liberté écouter les conversations téléphoniques de nos législateurs !

     

    Eh oui ! Car enfin : « S’ils n’ont rien à se reprocher… etc… etc… »

     

    Quitte à remettre en cause nos libertés pour un Coulibaly ou un Mohamed Merah qui frappe une fois tous les cinq ans, que l’on commence donc par nous prouver qu’il existait bel et bien aux moments des faits (Toulouse et Paris) une loi (ou des lois) qui n’a pas permis la neutralisation de ces deux individus… quand on sait que dans les faits, il s’est surtout agi d’un manque cruel de moyens en hommes et en matériel, et certainement pas des lois complaisantes à l’endroit des assassins.

     


     

                  Sur LCP, lundi 13 avril - notez parmi les invités, Jean de Maillard, vice-président au tribunal de grande instance de Paris, membre du syndicat national de magistrats FO et Jacques Myard, député UMP des Yvelines ; ces deux lascars feraient bien de changer de fonction au plus vite : ne tarissant pas d'éloges pour les services de police, c'est chez les flics que ces deux comparses devraient exercer leur talent : car enfin, où est, dans leurs commentaires et dans leurs analyses, la défense du citoyen face à l'arbitraire de l'Etat et de ses services de police, alors que leur fonction devrait, en priorité, les y encourager ?

     

    Une fois n'est pas coutume ! Seul le journaliste du Monde, Jacques Follorou, sera à la hauteur des véritables enjeux.

     

     

     

     

            Ce projet de loi fait l'impasse sur la Justice qui se trouve ainsi expulsée de toutes les décisions. Aucune place n’est accordée au « contradictoire ». Les personnes soumises aux opérations de surveillance ne disposeront d’aucun recours ; pire encore, ces opérations seront soumises à l’autorisation du premier ministre.

    Mais alors, qui aura la sottise de remettre la défense de sa liberté entre les mains d’un Premier ministre ? Car enfin, qui, aujourd'hui, aurait envie de confier sa liberté de pensée, liberté de mouvement, liberté d’expression et d’association à Manuel Valls ? Et demain, à qui d’autre ?

    Aucun avis d’aucun organisme dit "de contrôle" ne sera contraignant pour ce premier ministre : il s’agira inévitablement d’une décision on ne peut plus politique. Le droit n’entrera pas en ligne de compte ; en revanche, l’Etat et la politique pourront en régler plus d’un auprès de tous ceux qui les gênent : individus et mouvements. Et quand on sait que dans les années à venir deux luttes majeures indisposeront au plus haut point l'Etat mondialiste sans frontières, jusqu'à la rupture d'une partie de la société : l'écologie (à ne pas confondre avec EELV) et le déficit démocratique croissant. On peut légitimement être inquiets.

    Certes, le Conseil d’Etat peut être saisi mais là encore, on se souviendra de « l’affaire Dieudonné » et les conditions dans lesquelles un jugement d’interdiction de spectacle a été rendu ; pour ne rien dire de l’impartialité du juge qui était de confession juive sur une affaire de trouble à l’ordre public sur fond d’antisémitisme.

     

               Déjà, sont considérés comme « pro-terroristes » les associations de défense des libertés et les quelques rares députés qui s’opposent à la latitude d’action, hors de tout contrôle judiciaire, accordée aux services spéciaux. 

    Quand on connaît l'histoire des parlements de notre République, de la 1ère à la 5ème, parlements fossoyeurs de la liberté des Peuples, de la promesse de justice, d'égalité et de fraternité, de l’intégrité de la personne et de notre territoire, de notre souveraineté, de Bonaparte à Sarkozy et Valls... il se pourrait bien que ce projet de loi qui sera très certainement voté à l'unanimité rentre lui aussi dans le cadre suivant :

    -      La République accorde les pleins pouvoirs à Louis Napoléon Bonaparte en 1851 après son coup d’Etat…

    -      La France que l’on brade à Bismarck en 1871 et l’utilisation de ses troupes pour contrer l’insurrection de la Commune…

    -      Le vote des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain…

    -      Les lois d'exception votées pendant la "Guerre d'Algérie"...

    -      Le « non » à la constitution européenne par référendum de 2005 ignoré trois ans plus tard par un Parlement qui votera à l’unanimité en faveur de cette même constitution

    -      Le jugement rendu par le Conseil d'Etat sur l'affaire Dieudonné en 2014…

     

                  Folie que cet abandon de notre souveraineté en matière de liberté individuelle ! Vraiment !

    Aussi, que ce parlement soit dessaisi et ce projet de loi enterré au plus vite !

     

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  • Saïd Bouamama : Palestine, islamophobie, to be or not to be Charlie

     

    Les bons et les mauvais Musulmans

     

    Sur la question palestinienne et l'importation du conflit.

     

     

    Une conséquence de l'islamophobie

     

     

    Que faire face à l'unité nationale de l'après-Charlie

     

     

     

    Saïd Bouamama, né en 1958 à Roubaix, est un sociologue, Docteur en socioéconomie, il est membre de l'IFAR, une association loi 1901 où il est chargé de recherche et formateur de travailleurs sociaux.

    ___________________

     

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  • S'habituer à la menace terroriste ?

     

                   Après les attaques de Copenhague (Danemark) commises par un jeune Danois de 20 ans d'origine palestinienne, Manuel Valls, premier ministre, a rappelé qu'il fallait apprendre "à vivre avec"...

    Devinez quoi ?

    Le terrorisme.

     

                  Désormais, il nous est demandé de prendre en compte le fait que la menace terroriste doit faire partie de notre quotidien : "Il faut dire la vérité aux Français. (...) Il faut s'habituer à vivre avec".

     

    _____________________

     

     

                   Qu’il soit permis à ceux qui n’ont aucune intention de «s’habituer à vivre avec la menace terroriste » de préciser ce qui suit :

    Avec cette énonciation de ce qu’un premier ministre voit comme une fatalité c’est toute une classe politico-médiatique qui semble vouloir rejeter "la politique", pour mieux se situer comme "en-dehors" sinon au-delà, comme si dans les événements de Paris, Vincennes et Copenhague, et ceux de Toulouse en 2012, il nous était demandé de voir non pas la manifestation d’un effet mais bien plutôt celle d’une cause qui n’appellerait, par conséquent, aucune suite puisque tous ces événements seraient une fin en soi.

    Or, les tueries des dernières semaines devraient au contraire provoquer le réveil d'une prise de conscience des causes qui nous y ont menés et par voie de conséquence, à une prise de conscience politique. Aussi, ce qui semble être le rejet de cette conscience-là par toute une classe avec le relais des médias et  de quelques intellectuels indigents ou carrément de parti pris, annonce, qu'on le veuille ou non, des déceptions sans nombre dans les mois et les années à venir car personne, aucune société, ne peut échapper à la politique ou s'en extraire même si cela peut arranger les affaires d’un Premier ministre et d’un Président qui, déjà, pense à sa ré-élection.

    Car enfin…

     

    - Doit-on accepter que la classe politique se laisse tenter par le maintien d'une pression sécuritaire jusqu'à la prochaine élection présidentielle à des fins électoralistes et dans l'espoir d'une prise de contrôle accrue sur notre liberté d'expression et de mouvement jusqu'au coeur dans notre intimité à grand renfort de nouvelles lois liberticides ?

    - Quelles conclusions tirer de notre ralliement à une politique étrangère atlantiste - pro-américaine et israélienne - en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force ; une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre face à des pays et des cultures hégémoniques à la soif de domination ?

    Hégémonie d’une alliance américano-israélo-saoudienne (La Grande Bretagne et la France comme supplétifs) qui a pour seul programme : la dévastation des nations, des cultures, la captation et le pillage des ressources naturelles ainsi que le vol de la terre ?

     

     

                        

     

    - Doit-on continuer d’accepter la mise à mort subreptice, ici en Europe, de la liberté d’expression ainsi que la diabolisation de tout individu qui refuse d'adhérer à l’univers conceptuel de cette hégémonie américano-israélo-saoudienne criminelle ?

    - Peut-on encore  demeurer complice de la tentative de marginalisation de la Russie ? Politique qui consiste à faire le choix de soutenir le dissident milliardaire Khodorkovski aujourd'hui résident en Suisse contre le lanceur d'alerte Edward Snowden résident provisoirement sur le sol russe, aujourd'hui "apatride" et sans un sou, auquel toute l'Europe a refusé l'asile.

     


     

    - Doit-on accepter la mise à mort subreptice, ici en Europe, de la démocratie, à grand renfort d’instances tutélaires sans légitimité démocratique (fonds, banques, commissions, organisations) ainsi que de technologies de la surveillance et du contrôle de millions de citoyens, dans une passivité de tous les médias dominants ?

     

    - Peut-on faire l’économie de nous interroger sur l'instrumentalisation de la culture arabo-musulmane - foulard et pratiques religieuses -, et sur une représentation de l’Islam qui humilie ses croyants tout en les marginalisant semaine après semaine, au nom d'une liberté d'expression sans but ni raison, sans queue ni tête, une liberté sans conscience ni intelligence?



    - La communauté juive de France peut-elle continuer de confier sa représentation à des associations qui, sous peine d'être qualifiés de "mauvais Juifs", somment les Juifs de France de soutenir un Etat qui a fait la preuve de son incapacité à bâtir un état moderne, responsable, respectueux des lois internationales et dont la classe politique et les premiers ministres successifs sont devenus les véritables ennemis de cette communauté, ici, sur le sol de notre République ?


    Car, s’il semble tout aussi  difficile, voire impossible, de se « désolidariser » d’Israël pour un Juif français ou un Français juif ou bien encore un Français sioniste que pour un Croyant d’accepter le droit au blasphème, dans un face à face qui relève plus de la médecine de l'âme que de toute autre science ou discipline intellectuelle, il est certainement grand temps que la communauté juive de France et d'Europe, sorte de sa réserve et de son mutisme et qu’elle reprenne son destin en mains en se soulevant contre des associations qui servent un projet étranger à la France et à ses intérêts, et dont les instigateurs et autres protagonistes n'ont aucune considération pour leur propre communauté, jusqu'à ne plus pouvoir ni vouloir distinguer, et c'est là le but recherché, un attentat anti-israélien d'un attentat antisémite.

    Aussi, il est urgent que cette communauté refuse d'être plus longtemps les dindons d'une farce tragique et meurtrière, et finalement les otages et les victimes d'une politique dans laquelle il n'y a rien à sauver car, cela n'a que trop duré pour eux comme pour nous tous !

     

                      

     

    - Doit-on refuser de mettre un terme au dénigrement systématique de la France et de son passé qui désarme des millions de français issus de l’immigration ou de la colonisation et les laisse sans identité enviable autre que celle de la religion ?


    - Peut-on continuer avec la promotion d'un économisme pour lequel il n'y a de vérités qu'économiques... ratios et calculs  face à des
    êtres humains qui ne seraient que des bras, des ventres et du temps de cerveau disponible à distraire jusqu'à l'abrutissement ?

    - Peut-on nier plus longtemps encore le racisme institutionnel qui a tout recouvert : logement, travail, études, considération citoyenne contre les Français issus d’Afrique noire ou du Maghreb ?


               Là, c'est la politique qui hurle et frappe à la porte de la France et de l'Europe, assourdissante !

    ***



                   Face aux victimes collatérales françaises et d'autres nationalités qu'aucun discours ni deuil national ne pourront racheter, qu'aucune politique dont il n'y a rien à sauver depuis l'Afghanistan ne pourra nous demander d'accepter sans montrer du doigt l'Elysée et L'Otan, sur quel recours les familles endeuillées peuvent-elles bien compter ?

    Pourront-elles porter plainte toutes ces familles ? Contre qui ? Contre l'Etat français ? Auprès de quelle juridiction ? Le TPI ?

    Quels chefs d'inculpation pourront-elles faire valoir ? Mise en danger de la vie d'autrui ? Association de malfaiteurs ? Non assistance à personne en danger ? Complicité de meurtre ? Homicide involontaire ?

     

                     Il se pourrait bien dans les années à venir que nous nous trouvions tous dans l’obligation de demander des comptes à un Etat français sans boussole et sans direction, sinon une seule : celle que des puissances étrangères voudront bien lui indiquer tout en continuant de la compromettre avec des logiques de chaos et de mort au nom d’intérêts aussi clairs chez nous qu'inavouables chez eux !

                Alors non ! Nous n'accepterons pas de mourir ni pour l'Otan, ni pour les USA, ni pour l’Ukraine ni pour Israël ni pour une oligarchie mondialiste sans foi ni loi aux entreprises criminelles !

    ________________

     

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