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actualité - Page 3

  • Humour, rire et justice

     

     

     

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              Sortie par effraction de toutes les impasses, hors de l’espace et hors du temps, dans une autre dimension, les mécanismes du rire sont complexes ; ils se dérobent à l’analyse exhaustive car avec le rire, le talent et le génie, il reste toujours une part d’inconnu.

    Le rire est magique d’une magie blanche et noire ; quand il est gris, le rire est retournement et détournement de l’insupportable même s’il en garde la trace et la marque car il n’oblitère rien, ne répare rien mais il permet de souffler un peu, consolateur, avant de côtoyer à nouveau des oppresseurs têtus et insatiables.

    Le rire est libération quand il met en scène un dépeçage des conventions, des hypocrisies et des machinations ; il libère l'esclave ; il permet de sortir de l’enfermement.

               Bergson disait : « Le rire n’a pas plus grand ennemi que l’émotion. Le comique s’adresse à l’intelligence pure ». Coeur de pierre donc, mais source d’énergie radicale, il est une ouverture sans précédent vers l’inouï, l’inédit et la liberté.

              Rire, humour… humour et rire, il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés. Belle revanche des déshérités alors !

     

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                      Dieudonné, parce que... le plus talentueux et le plus courageux, sinon le seul.

    Un Dieudonné Spartacus du rire, là où l'humoriste, ainsi nommé, cesse d'être un esclave et ce faisant, libère tous les autres humoristes de la malédiction d'un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour voie de conséquence, un humour affligeant  comme tout ce qui rabaisse l'homme à ce qu'il croit savoir de lui-même, qui n'est le plus souvent que ce qu'on a daigné lui enseigner ou bien ce qu'on a souhaité lui faire espérer de lui-même et des autres.

     

    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné, le Spartacus du rire

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  • Le triomphe de Dominique de Villepin sur Internet

     

     

                   1ère publication en novembre 2015

     

     

    DI

     

                         Mise en ligne par les soins de votre serviteur, cette vidéo de l' intervention de Dominique de Villepin à propos de la politique étrangère du quai d'Orsay sous la "présidence" de François Hollande chez Taddéï en Septembre 2014, a fait près de 2 millions de vues en moins de deux semaines.

    C'est bel et bien "la doctrine Villepin" qui triomphe.

    Aussi, encore un peu de patience ! Après cet autre intervention de Michel Houellebecq dans un quotidien italien à propos des attentats du 13 novembre 2015, l'analyse qui place Hollande, Fabius et Valls en tête des responsabilités de ces attentats,  ne manquera pas de se répandre comme une traînée de poudre politique. Car enfin, depuis quand est-ce dans l'intérêt de la France de jouer Israël contre les Palestiniens, l'Ukraine contre la Russie, les USA contre Poutine, l'Arabie Saoudite contre l'Iran, Boko Haram contre Khadafi, Daech né de la destruction de l'Irak, financé par l'Arabie Saoudite contre Bachar al-Assad...

    Et bien, depuis que nous avons remis les clefs du quai d'Orsay aux USA, à l'Arabie  Saoudite et à Israël : alliance contre-nature, alliance anti-européenne ; alliance en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre force car notre vocation c'est la paix et la diplomatie car nous n'avons aucunement besoin d'ennemis pour exister et nous imposer.

                     Aussi, il y a bien quelque chose de pourri au royaume de la diplomatie française ! Nul doute !


                    Pour notre malheur, l'Elysée, Matignon et le quai d'Orsay sont occupés par des hommes incapables de penser un monde affranchi des exigences chaotiques d'une Pax Americana décadente et la nécessité aujourd'hui de nous en éloigner pour retrouver au plus vite notre indépendance et notre tradition diplomatique de recherche d'équilibre.

               Quant à Daesh, si c'est un problème, il ne peut s'agir que d'un problème  américain et saoudien : que ceux qui ont allumé le feu l'éteignent.

    Pour ce qui est des 700 Français partis faire le djihad - soit 0.000001 des "musulmans" français - pour peu qu'on puisse les identifier, et eux, se reconnaître comme tels -... ils seraient partis quand même...

    D'autant plus que tous les gens honnêtes, libres et informés ont compris à propos des attentats du 13 novembre ceci : ce qui est en cause, ce n'est pas le Djihad et Daech mais notre politique étrangère. De plus, Daesh n'a pas particulièrement besoin de s'en prendre à la France ; la France n'est qu'une cible à partir du moment où un Président inconséquent et un premier ministre "retardé congénital" - dixit Houellebecq... décident de participer à la "guéguerre" contre Daech, à la hauteur de cinq avions Rafales.

    Ces avions nous ont coûté jusqu'à présent : 130 morts civils et 300 blessés en deux heures, un vendredi soir, à Paris, le 13 novembre 2015.

     

                       François Hollande, Manuel Valls et Laurent Fabius....

                       Il est temps de "sortir" ces trois hommes de la politique (et leur parti qu'est le PS, par la même occasion), afin que, dans un proche avenir,  ils ne puissent plus occuper un poste à caractère "politique" quel qu'il soit. Les élections à venir, des Européennes aux législatives de 2017, devraient nous permettre d'atteindre ce but, en attendant, nous l'espérons tous, leur jugement.

                    Reste à trouver une juridiction appropriée.

     

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  • Jean de La Fontaine ou le clair-obscur de la raison politique et humaniste dans la fable

     

     

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    Le chat, la belette et le petit lapin *


    Jean de la Fontaine
    (-- Livre septième – Fable XV – La source de cette fable est une fable de Pilpay - Brahmane hindou (3es. ?) « D’un chat et d’une perdrix » tirée du livre des Lumières.
     
     
    ***



    Du palais d'un jeune Lapin
    Dame Belette un beau matin
    S'empara ; c'est une rusée.
    Le Maître étant absent, ce lui fut chose aisée.
    Elle porta chez lui ses pénates un jour
    Qu'il était allé faire à l'Aurore sa cour,
    Parmi le thym et la rosée.


    Après qu'il eut brouté, trotté, fait tous ses tours,
    Janot Lapin retourne aux souterrains séjours.
    La Belette avait mis le nez à la fenêtre.
    O Dieux hospitaliers, que vois-je ici paraître ?
    Dit l'animal chassé du paternel logis :
    O là, Madame la Belette,
    Que l'on déloge sans trompette,
    Ou je vais avertir tous les rats du pays.


    La Dame au nez pointu répondit que la terre
    Etait au premier occupant.
    C'était un beau sujet de guerre
    Qu'un logis où lui-même il n'entrait qu'en rampant.


    Et quand ce serait un Royaume
    Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi
    En a pour toujours fait l'octroi
    A Jean fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume,
    Plutôt qu'à Paul, plutôt qu'à moi.


    Jean Lapin allégua la coutume et l'usage.
    Ce sont, dit-il, leurs lois qui m'ont de ce logis
    Rendu maître et seigneur, et qui de père en fils,
    L'ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis.
    Le premier occupant est-ce une loi plus sage ?
    - Or bien sans crier davantage,
    Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.
    C'était un chat vivant comme un dévot ermite,
    Un chat faisant la chattemite,
    Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
    Arbitre expert sur tous les cas.


    Jean Lapin pour juge l'agrée.
    Les voilà tous deux arrivés
    Devant sa majesté fourrée.
    Grippeminaud leur dit : Mes enfants, approchez,
    Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause.
    L'un et l'autre approcha ne craignant nulle chose.
    Aussitôt qu'à portée il vit les contestants,
    Grippeminaud le bon apôtre
    Jetant des deux côtés la griffe en même temps,
    Mit les plaideurs d'accord en croquant l'un et l'autre.
    Ceci ressemble fort aux débats qu'ont parfois
    Les petits souverains se rapportant aux Rois.

     

     

     * La Fontaine aurait-il été proudhonien avant l'heure :"La propriété, c'est le vol" ? Ou bien encore, La Fontaine aurait-il été un apologiste de la rapine, à la fois révolutionnaire et gangster pour finalement botter en touche : ni la rapine ni le droit qui aurait pour fondement l'usage et la coutume, loin de la justice, mais bien plutôt...  la soumission à l'arbitrage du plus fort ? Ou alors, la dénonciation de cet arbitrage et du risque encouru par tous ceux qui seraient tenter d'y recourir ?

     

    _____________________

     

     

                      " Loin de ces rapports de force très crus entre maître et esclave qui faisaient, selon la légende, de chaque intervention d'Esope, une stratégie d'esquive et de survie face à la violence du monde... d'un redoutable potentiel critique, si La Fontaine adopte au seuil du premier recueil de ses fables la posture humble de simple "traducteur" d'Esope, il ne manque pas, dans sa préface, de faire état des libertés qu'il s'est données vis à vis de ses modèles.

    Si l'on en croit toute une tradition critique, La Fontaine aurait donc réalisé ce petit miracle : en devenant en quelque manière "notre Homère", il aurait pour longtemps "reterritorialisé" le genre le plus nomade, exportable, atopique qui soit : la fable. Mais cet encrage profond dans une situation précise (la France du règne personnel de Louis XIV), n'est en rien un enfermement : ces fables (apologues), en s'enracinant plus fortement que leurs devanciers (1) dans un terreau socio-politique spécifique, n'en auront acquis que plus de "pouvoir" encore ultérieurement.

    Qui ne pourrait témoigner de l'aptitude sans précédent des Fables de La Fontaine à s'émanciper de leur contexte immédiat, à éclairer d'autres types d'actualité, à venir hanter d'autres états de l'imaginaire collectif et de la langue ?

    (...) C'est que la fable selon La Fontaine, cet objet ténu, d'apparence aussi humble que celle du roseau, a résisté là où bien des chênes d'allure plus impérieuse ont basculé dans le néant de l'oubli. Cette souplesse extrême, elle le doit d'abord, à sa puissance intégrative sans égale : du premier recueil (1668) au second (1678-79), on assiste à une prodigieuse extension du domaine de la fable et les commentateurs ont souvent comparé, à juste titre, l'apologue lafontainien à un "creuset" où tant de traditions viennent se mélanger, et où les éléments d'autres genres -épopée, poésie lyrique, tragédie, contes et nouvelles, comédie surtout... - se fondent en d'improbables métissages, sans que pour autant ces rencontres surprenantes de tonalités, de registres et de styles virent immanquablement au burlesque, école de liberté elle aussi présente dans les Fables, mais le plus souvent étrangère au "tempérament" recherché par La Fontaine.

    Par la grâce de cette souplesse savante et rusée, la fable pourra plier à tous les vents que feront souffler sur elle les vicissitudes de l'histoire. Or, cette souplesse ne tient pas seulement à cette aptitude exceptionnelle à parasiter les autres genres et à les faire communiquer par des voies imprévues, elle doit beaucoup également à la mise en échec de toute parole excessivement dogmatique. Dans le grand voyage des Fables, les dogmatismes locaux semblent systématiquement voués au ridicule et au malheur. Par ailleurs, une expérience de plus de trois siècles a amplement démontré que les interprétations univoques de telle ou telle fable n'ont pas résisté bien longtemps. C'est que, semblable en cela à l'essai montaignien, la fable ainsi conçue se prête mieux sans doute que tout autre genre, à une pensée de la situation, de l'occasion, de la contingence. Elle se dérobe à toute signification allégorique définitive et stricte ; et la recherche des influences et des sources qui l'irriguent, si elle peut fasciner en soulignant la virtuosité des transpositions, ne restreint généralement  en rien la gamme des interprétations possibles - bien au contraire."

                                                          Jean-Charles Darmon - 2002

     

     

     

    1 – Esope, Phèdre, Epicure, Horace, Erasme, Cesar Pavesi…

     

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  • La traite négrière : selon que vous soyez puissant ou misérable…

                                             Le 10 mai la France commémore l’abolition de l’esclavage

     

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                  Selon vous soyez puissant ou misérable... blanc ou noir, "civilisé" ou pas…

     

     Cliquez :  La traite négrière : 315 années, 20.528 voyages et des millions de vies

     

     

    ***

     

    "Si ce sont les victimes qui jugent leurs bourreaux, il n’y a plus de justice. On règle des comptes. Mais alors, qui nous rendra justice ? La justice d’un raisonnement juste dans la justesse d’un affranchissement courageux et altruiste ?

    - Comment ça Matthieu ?

    - Quand on juge un crime, c’est la victime que l'on juge en premier. Alors, dites-moi quel regard vont porter sur cette victime ceux qui sont chargés de lui rendre justice et je vous dirai quelle sera la peine prononcée. Oui ! C’est bien la victime qu’on juge en premier. Toujours ! Et plus la victime nous est culturellement étrangère et géographiquement éloignée, plus magnanimes nous sommes quand il s’agit de punir et d’entretenir dans la mémoire collective toute l’horreur du crime. En d’autres termes : dites-moi, pauvres victimes que vous êtes, où et comment vous viviez avant qu’on ne vous asservisse, qu’on ne vous déporte et qu’on ne vous massacre... dites-moi aussi qui sont vos bourreaux et les juges de ces mêmes bourreaux - sans parler de leurs avocats -, et je vous dirai quelle sera la sentence prononcée et quelle place le crime perpétré occupera dans l'Histoire. Prenez la traite négrière...

    - La quoi ?

    La traite négrière Luc. Si cette Traite a dû faire des pieds et des mains pour se faire entendre et reconnaître, c’est bien pour la raison suivante : dans l’imaginaire d‘un monde civilisé et arrogant, les victimes ont quitté une condition jugée peu enviable pour une condition jugée guère plus avilissante. On leur a fait quitter une existence jugée primitive et précaire, aux mœurs d‘un goût douteux et leur déportation puis leur exploitation les ont plongés dans une condition jugée ni pire ni meilleure. On peut légitimement affirmer que le crime n’a pas remis fondamentalement en question leur condition de vie.

    - Oui Matthieu. Vu comme ça.

    - Comprenez bien une chose : ce qui était en cause, ce n’est pas la couleur de leur peau. Leur seul tort à eux tous, c’était d’être sans défense et éloignés culturellement et géographiquement de leurs bourreaux, dans un premier temps et puis, des juges et des historiens, dans un deuxième temps car, plus les bourreaux nous sont proches et plus leurs victimes nous sont culturellement éloignées, plus il nous est difficile de compatir et moins on compatit, plus légère est la peine et plus courte est la mémoire. Si on ne prête qu’aux riches, sachez qu’on ne prête qu’aux victimes civilisées toute l’attention que mérite le crime commis contre elles. Faites d’un peuple civilisé, un peuple d’esclaves et plus grand sera votre crime. Réservez le même sort à un peuple jugé primitif et votre crime sera vite oublié ou bien, minimisé.

    - T'as fini ? Bien Matthieu. Je peux peut-être y aller maintenant.

    - Y aller ? Mais où donc ?

    - Loin des victimes, des bourreaux et des juges ; que je n'aie plus à t'entendre.

    - Je reviendrai. Et vous m'entendrez à nouveau !"

     

     

                Extrait du titre : « Des apôtres, des anges et des démons »

     

     

     

    Pour prolonger... cliquez Des apôtres...

     

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  • La Femme de cinquante ans et plus

    Matthieu et les femmes

     

                   "...Quand je les vois s'affairer, toutes ces femmes ! La carrière qu'il faut gérer, les enfants, le mari, les courses, le ménage et puis... un amant aussi parce que... merde ! On ne vit qu'une fois, alors... autant que ce soit la bonne : pas question de passer à côté de l'essentiel ! Mais comment font-elles ? C'est pas rien toute cette agitation ! Un vrai travail de titan ! Cela dit, et pour répondre à votre question : moi, les femmes, c'est avant vingt ans et après cinquante. Aussi, commençons par la femme de cinquante ans ; celle qui demande la divorce après vingt ans de mariage, ou bien celle que son mari a larguée, une fois que les enfants sont grands et qu'ils ne font plus chier personne ; et même quand ils font encore chier le monde, eh bien, c'est tant pis pour eux, et pour elle aussi. Alors... avec la femme de cinquante ans, c'est simple : soit elle boit, soit elle baise. Si vous l’invitez au resto, surveillez bien sa consommation d'alcool : le vin notamment. Si avant le repas, elle a pris un apéro, c'est mauvais signe ; et si en fin de repas, elle prend un digestif, alors là, cherchez pas : vous avez perdu votre temps. Votre soirée est foutue. Vous pouvez tout remballer. Vous êtes bon pour une branlette car, dites-vous bien que la femme que vous avez devant vous ne baise plus depuis des lustres et qu'elle en crève... oui ! elle en crève à petit feu ; elle compte sur l'alcool pour écourter son calvaire. En revanche, pour celles qui ne boivent pas, alors, là, oui ! Mille fois oui ! Cette femme de cinquante ans, divorcée donc et qui baise encore et même si c'est... allez... deux ou trois fois par an et parfois plus, pour les plus chanceuses ou les plus téméraires ! Car faut bien comprendre une chose : si elle baise plus souvent, eh bien, ça se saura et on la prendra pour une salope : ses collègues de bureau, par exemple et surtout les femmes, bien sûr ! Celles de son âge qui la jalouseront jusqu'à vouloir la tondre comme on en a tondues bien d'autres à une autre époque. Et puis, ses voisins aussi ! Ne les oublions pas ses voisins ! Les voisins et les cloisons ! L'isolation phonique, faut pas trop compter dessus depuis qu'on nous loge dans des passoires et des trous à rats en forme de gruyère. Tenez ! Un exemple : sa voisine ! Même âge mais... encore mariée celle-là. Je l'entends déjà : "Mais qui c'est la salope qui jouit ? De quel droit ! Trouvez-la-moi ! Mais... nom de Dieu ! C'est elle ! Oui, c'est bien elle ! Qu'on lui ferme le caquet, à cette traînée ! A son âge ! Vous vous rendez compte ! Une femme divorcée en plus ! A la prochaine réunion des copropriétaires, on lui fout la honte ! On va pas la rater !" Un voisin maintenant, au hasard. Tenez ! Le mari de cette même voisine : "Qui ? Quoi ? Qui c'est l'enculé qui la fait jouir ? Qui c'est le salaud qui me fout la honte ? J'ai l'air de quoi, moi ! Avec ma femme qui ne pipe pas mot ! Ah ! Tuez-le ! Tuez-la ! Tuez-les tous les deux ! Qu'on en finisse et qu'elle se taise ! Cette salope ! Qu'elle se taise à jamais !" Eh oui ! C'est bien malheureux pour cette femme de cinquante ans qui ne veut pas passer pour une salope et qui... par conséquent, ne baise pas souvent, et que tout le monde veut tondre ou tuer parce que... sachez une chose : cette femme-là, c'est trempée que vous la baisez. Oui, trempée ! Ménopausée ou pas, la femme de cinquante ans et plus, c'est trempée que vous la trouvez quand vous lui enlevez sa petite culotte et que vous vous apprêtez à vous occuper d'elle. Trempée, je vous dis ! Son clitoris ? Une citrouille gorgée de sang ! Un fer de lance, son clitoris ! Parce que... ces femmes-là, eh bien, elles bandent ! Oui, Monsieur ! Elles bandent comme des mecs quand ils bandent ! Des reines, ces femmes-là ! Oui ! Des reines de la baise pour peu qu'on leur foute la paix aux réunions de copropriétaires et qu'on ne cherche pas à les tondre !!  Des reines qui ne vous ... et ne se... refusent rien. Et pour cause : "Ce sera quand le prochain coup de quéquette ?! Dans un mois ? Un an ? Ô douleur ! Ô désespoir ! Mon Dieu, laissez-le-moi ! Laissez-le-moi encore un peu, je vous en supplie !"

     

                             Extrait du titre "Des apôtres, des anges et des démons"

     

    Pour prolonger : cliquez "Des apôtres, des anges et des démons"

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  • Chômage, élection et mortalité

     

    Billet de blog publié en novembre 2015  

     

     

                 Alors que François Hollande conditionne sa candidature à la présidentielle de 2017 à une baisse « crédible » du chômage en 2016,
    l'information suivante vient de nous être communiquée :  

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              Le chômage tue entre 10 000 et 20 000 personnes par an en France

     

                 En effet, une étude de l'Inserm met en évidence une "surmortalité très importante" chez les chômeurs, presque trois fois supérieure à celle des personnes qui ont un emploi.

    Suicides, maladies cardiaques, etc. Le chômage tuerait "entre 10 000 et 20 000 personnes par an", selon une estimation de Pierre Meneton, auteur d'une étude sur la santé des chômeurs pour l'Institut français pour la santé et la recherche médicale : ICI

     

    ***

     

                  Le temps guérit bien des maux, n'est-ce pas François ! Et puis, comme chacun sait : en politique, la patience est la première des qualités.

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : continuer de porter la crise au coeur du PS

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  • Portraits de femmes avec William Shakespeare

     Célébration

                    

                         A l'occasion du 400è anniversaire de la mort de William Shakespeare

     

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                     Après Goneril et Regan (deux des trois filles du Roi Lear), lady Macbeth, et Gertrude reine du Danemark et mère de Hamlet... portraits de femmes tantôt cruelles, vénales et a-morales, tantôt inconstantes ou bien encore, crédules par vanité...

    Après Catherine dans "La mégère apprivoisée" et son monologue final, sans ambiguïtés quant à ce qui pouvait être attendu d'une épouse sous l'ère élisabéthaine  - monologue aujourd'hui inaudible tellement il consacre la soumission totale de la femme dans le mariage -, c'est sur lady Anne, (future épouse du meurtrier de son mari et de son père) que se porte toute l'attention de Shakespeare dans une scène fameuse de Richard III (Acte I - scène II), ici restituée en partie - la scène a été largement amputée par le réalisateur Richard Loncraine comme c'est l'usage dans les "adaptations" des pièces de Shakespeare ; du moins... quand il ne s'agit pas simplement de théâtre filmé mais bien de cinéma.

                                                              

    Acte I - scène II - tour de force : théâtre et écriture - vidéo à partir de... 5.26

     

                Lady Anne est penchée sur le corps de son mari assassiné. Son assassin Gloucester, futur Richard III, est, contre toute attente, présent ; il est venu gagner le coeur d'une veuve qui sera sa prochaine épouse et victime. 

                                                                                                                     

    Suite - Vidéo jusqu'à... 2.06

     

    ***

     

    - Did you not kill my husband ?

    - I grant you yes.

    (...)

    - Be damned for that wicked deed ! O, he was so gentle...

    - Fitter for the King of heaven who has him.

    - And you unfit for any place but hell !

    - Yes, one place else, if you will hear me name it : your bed-chamber (...) Your beauty which did haunt me in my sleep could make me undertake the death of all the world, so I might live one hour in your sweet bosom (...) He who bereft you lady of your husband, did it to help you to a better husband.

    (...)

    Lady Anne crache au visage de Gloucester...

     

    - Teach not your lips such scorn for they were made for kissing lady, not for such contempt (...) I humbly beg for death upon my knee. Do not pause !(...) It was I who killed your husband but it is your heavenly face which set me on.

    (...)

    - I would I knew your heart. I fear it's false.

    - Then never man was true.

    (...)

    - Put down the blade.

    (...)

    - Shall I live in hope ?

    - All men, I hope, live so.

    (...)

    - I will with all expedient duty see you

    - With all my heart...

    ______________________

               

    Was ever a woman in this humour won ?

    .

    A-t-on jamais fait de cette manière la conquête d’une femme ? 

    (une femme qui, voilà une minute encore, crachait au visage de l'assassin de son mari et de son père et qui jurait de les venger)

    Ah ! L'inconstance des femmes !

     .

    ***

    .

                   Sade n'a-t-il pas dit : "Les femmes jouissent d'abord par l'oreille" ? Et Gloucester, pour leur malheur à toutes, savait parler aux femmes.

                   Sade avait lu aussi Shakespeare, sans aucun doute.

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  • Quelque chose de perdu... pour demain

     

     

     

                     "Assumer l'ultime confirmation de l'hégémonie de la métaphysique sous la forme de la déréliction ontologique de l'étant" (Heidegger)

    _______________________

     

    "Mais bien sûr ! Je vous remets maintenant ! Vous êtes celui qui voulait mourir.

    - En effet.

    - Mais alors, vous avez survécu ? Vous n’avez pas su... ou bien, vous n’avez pas voulu mourir ?

    - Non, c’est pas ça. La vérité, c’est qu’on survit à tout parce qu’on se console de tout. Mais... moi, à cette époque, je ne le savais pas.

    - Oui. On survit à tout. C’est la raison pour laquelle tout peut arriver. Et c‘est aussi la raison qui fait que finalement... tout arrive. N’est-ce pas ? Et pourtant, rien ne sert de souffrir car il vaut mieux mourir à temps. Cette volonté de vivre est devenue une habitude que les générations se transmettent ; et dans ce domaine, on peut dire que la transmission a bien eu lieu. Y'a pas de doute ! Elle n'a pas été interrompue car, il ne s’agit pas d’un instinct qui vous échappe et qui s’impose à vous et ce, malgré vous ; non ! Il s’agit bien d’un choix conscient : on décide de survivre à l’horreur et à la douleur.

    - C’est vrai ! On a la lâcheté ou la faiblesse de survivre à toute cette horreur.

    - C’est votre capacité d’endurance qui rend possible toutes les horreurs. Votre obstination à vouloir survivre coûte que coûte, votre résistance font que l’horreur sera toujours sûre. Alors... aussi longtemps que vous survivrez à cette horreur, nous n’y mettrons jamais fin. Cet instinct pervers de conservation fait que l’horreur se reproduit sans fin. Si seulement vous étiez tous... incapables de survivre à cette horreur ! Si seulement vous n'aviez pas la folie de lui résister, je suis sûr que votre espèce, pour ne pas disparaître, ferait tout pour l’éviter, car la prochaine horreur signerait la fin de l'espèce humaine dans sa totalité.

    - Cachez toutes ces horreurs que je ne saurais voir ! Nous sommes donc tous des tartuffes de l'horreur ? C'est ça ?

    - Oui ! Bien sûr ! Car, à trop voir, on finit par s’éblouir soi-même. Alors, ne cherchez plus ! Je vous le dis : vous ne vous débarrasserez pas de cette horreur aussi longtemps qu’un seul d’entre vous sera disposé à lui tenir tête. Dites-vous bien que dans l’état actuel des choses, l’aventure humaine ne vaut plus la peine d’être poursuivie. Il faut tout arrêter. On reprendra le cours de cette aventure une fois que l’homme aura cessé de survivre à toute cette horreur. Un cauchemar récurrent, cette horreur ! Fermer les yeux sur toutes ces horreurs, c’est inviter l'horreur à votre table et dans votre lit. Survivre à cette horreur, c’est accepter qu’elle vous frappe à nouveau, sans discernement comme un aveugle frappe le sol avec sa canne télescopique pour ne pas trébucher sur un obstacle ; obstacle qui lui serait fatal. Pour un peu, et à son sujet, on en viendrait à penser qu'il cherche à retrouver quelque chose qu'il aurait perdu. Quel boucan, cette canne qui frappe le bitume ! Un vrai boucan d’enfer, cette canne qui cherche à retrouver quelque chose qu'elle a perdu mais... devant elle ! Vous remarquerez ! Oui ! Toujours ! Devant elle et comme… perdu pour demain."

     

    Copyright Serge ULESKI. Tous droits réservés - texte et illustration sonore.

     

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    Extrait du titre "Confessions d'un ventriloque"

    A propos de l'ouvrage... cliquez Confessions

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  • Eloge du populisme

     

                 Le populiste, c'est l'autre, toujours ! L'adversaire en l’occurrence. Sa dénonciation n'explique rien mais révèle tout : un parti pris de classe dans le style : "Si c'était différent, ce serait pire encore ! "... tendance bourgeois des centre-villes, pétés de tunes et morts de trouille – classe politique, universitaires et journalistes-chroniqueurs des grands médias.

    Même à sciences-Po, on sait que ce vocable n'a qu'une fonction : discréditer auprès d'un électorat bien ordonné et propre sur lui, un adversaire politique ; un véritable attrape nigauds cette dénonciation pour des gogos de l'anti-populisme, petites classes moyennes qui se retrouvent tous immanquablement à se tirer une balle dans le pied en votant pour une politique de la soumission du plus fort sur le dos des plus faibles.

     

    Un débat autour, sur et à propos du Populisme


                  "Le Peuple est une réalité vivante dont l'être-ensemble est politique. Cet être-ensemble populiste est un être qui réagit à la place vide de la direction politique ; il correspond à un moment de la vie des démocraties où le Peuple se met à contre coeur à faire de la politique car il désespère de l'attitude des gouvernants qui n'en font plus. Le populisme est l'aspiration non encore réalisée de ce désir de politique."

     

                                         Vincent Coussedière

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                   A la mémoire des Peuples délaissés, ignorés et oubliés

     

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                  Si le populisme prend ses racines dans la défense des vertus civiques, en revanche, le mondialisme et plus généralement le libéralisme économique mondialisé qui nous y a menés - un libéralisme des années 70 conduit par le trio infernal « Friedman, Thatcher et Reagan » -, a sans l’ombre d’un doute affaibli les fondements moraux et économiques de l’Etat, et par voie de conséquence, de tout ou partie d’une classe politique qui n’a pas su et voulu servir de contrepoids à la domination d’un marché qui a tout emporté et tout miné… voire tout décapé : famille, quartier, école, entreprises.


    Car, cet Etat défaillant a bien pour origine une classe politique qui a sciemment organisé son impuissance à coups de traités européens et de réformes en échange de la promesse de carrières politiques nationales, européennes et mondiales mirobolantes. En effet, nul n’ignore qu’aucun homme politique ne peut survivre s’il s’oppose à cette guerre contre les salaires, l'Etat providence et la démocratie qu'est le mondialisme, et même dans les marges ; il suffit d’observer la carrière de ceux qui s'y sont risqués : des miettes de perspectives… en comparaison de ceux qui ont soutenu et accompagné, tout en se laissant guider, un libéralisme économique accoucheur d’un mondialisme  pour lequel les êtres humains ne sont que des moyens entièrement voués à maximiser les profits.

                    Le populisme n’est pas conservateur ; il est circonspect… circonspection fortement teintée de ce qu’on ne sait plus nommer, à savoir : le sens commun ou le bon sens ; car, le populisme a du flair : il renifle les arnaques à des kilomètres à la ronde et celle, entre autres, de l’hymne dominant aux réformes sociétales qui cachent mal une tentative de liquidation de nos acquis sociaux - diversion oblige ! -, comme autant de masques portés par une domination sans scrupules : division dans un premier temps ; liquidation dans un second temps d’un modèle qui repose sur la sécurité, la stabilité et un certain souci de justice sociale. 

    Et c’est sans doute pour cette raison que vous ne trouverez personne parmi ceux qui assument ce qu’on appelle « le principe de réalité » (ces millions de salariés dans les RER, les bus, les Tramways, les trains et les bouchons dès 5 heures le matin) pour dénoncer ce populisme ; seuls les médias dominants et la classe politique aux affaires  - ou appelée à y revenir ou bien à y entrer -, et quelques universitaires, ont recours à sa dénonciation aux seules fins de disqualifier et de stigmatiser ceux qui seraient susceptibles d'exiger que l'on nous rende des comptes, à nous les gueux ; marqués du stigmate du populisme, ceux-là n’ont alors plus qu’une option : faire leurs valises et disparaître : « Circulez ! Y a rien à voir ! ».

               Une fois laminés les espoirs d’un système capables de dépasser, comme pour mieux les réconcilier, tous les particularismes, qu’ils soient de classe, de nationalité, de religion et/ou d’ethnie, à l’heure où moins de 10 % de la population détient 83 % du patrimoine mondial, alors que 3 % vont à 70 % des habitants dans le cadre d'une dérive techno-totalitaire au service d’un marché universel paranoïaque et schizophrène et comme souris de laboratoire, un citoyen cobaye qui n’est dans les faits qu’un travailleur corvéable à merci en compétition avec tous les autres, du Nord au Sud, d’Est en Ouest - salaire moyen net à 1500 euros contre salaire moyen net à 250 euros -, dans ces conditions, il est évident qu'aucune prise en compte de l’intérêt commun n’est à attendre : le progrès est bel et bien mort ; "progrès" dans le sens d'une recherche d'une plus grande justice... sociale, notamment !

    Certes, on ira plus vite mais on reculera, on régressera comme jamais auparavant ! Moins de sécurité, plus de fragmentation ; obsolescence systématique et fulgurance de la production d'un profit optimal en opposition frontale avec l'aspiration pour un monde régi par la raison du plus vertueux ; raison civique s'entend : responsabilité et solidarité au service d’une société qui subordonne l’intérêt privé au bien public ; car le populisme déplore le déclin des institutions civiques que des centres commerciaux tape-à-l’œil ne remplaceront jamais : en effet, la marchandisation à marche forcée de la vie sociale isole et crée des frustrations sans nombre.

    De plus, le populisme sait, pressent, devine que faute de normes communes, la tolérance a tôt fait de basculer dans l’indifférence, le dédain, le mépris et le repli sur soi dans un entre-soi aussi excommunicateur qu’exclusif dont les humbles et les sans-grades seront les victimes expiatoires car, suspendre son jugement sur des questions qui touchent au vivre-ensemble, au comment et au pour quoi, c’est faire le choix de l’abandon d’une société de la responsabilité et de la solidarité collective, un des creusets de la culture civique.

    Basé sur le droit, ce qui présuppose que des individus respectant le droit d’autrui attendent en retour qu’autrui en fasse de même, quand l’Etat abandonne la société et se détourne du citoyen, ce dernier a tôt fait de le renier, vengeur… car,  si un mal peut être un bien, le vice n’a jamais servi la vertu publique qui reste le seul fondement des démocraties ; or, un Etat défaillant soutenu par toute une caste pour laquelle la politique c’est les affaires et les affaires c’est de la politique… détruit la démocratie aussi sûrement qu’il la salit ; une démocratie en danger quand l’indifférence et la complaisance règnent aux côtés d’un relativisme moral et culturel qui n’est le plus souvent qu’un renoncement et une propension à l’apathie : plus d’espace protégé ; toute convention passant à la trappe, c’est alors que le cynisme et le crime paient comme jamais auparavant… et tous les conflits sont réglés – comprenez : envenimés et exacerbés -  par la violence seule.

     

               Parlement belge en 2014 : intervention du député Laurent Louis ; ce trublion indépendant présente les grandes lignes de son programme pour la prochaine législature s'il est réélu.

     

     

                  Souvenons-nous : les individus pouvaient, hier encore, espérer être un jour les meilleurs juges de leurs propres intérêts ; aujourd’hui, impossible pour eux d’y parvenir dans un monde où seul le marché mondialisé a voix au chapitre. Cycle ruineux qui enchaîne endettement et surproduction, quand le retour sur investissement devient la seule mesure universelle de valeur, c’est le public qui couche avec le privé, l’Etat avec le marché, faute de rechercher une autre voie : le sens et le bien communs. 

    Revigorer la société civile, sociabilité informelle du café, de la rue et de tout autre lieu intermédiaire ; restaurer une vie civique et la confiance sociale - confiance publique de tous les jours ; établir un lien au-delà d’un voisinage accidentel, imposé et subi, tout en gardant à l’esprit ce qui suit : appartenir, c’est développer un surcroît de conscience ; en revanche, être de nulle part, c’est se condamner à errer comme une âme en peine sans responsabilité et sans devoir. 

                Si la compassion est une chose et le respect une autre, peut-on reprocher au populisme de penser, intuitivement, qu’en dernier ressort, le respect élève et la pitié rabaisse ? Le droit responsabilise et l’aumône humilie car le populisme n’a pas renoncé à exiger des uns et des autres : estime de soi, autonomie, initiative, responsabilité.

    Haï d’une caste économico-politico-médiatique qui n’est décidément pas disposée à répondre de son mépris et de ses choix comme d’autres de leurs actes et de leurs crimes, le populisme souhaite réconcilier la politique, l’Etat et la morale loin d’un faux dilemme : libéralisme économique et moral contre autoritarisme.

    Adepte du gouvernement direct du peuple par lui-même, seulement possible à un niveau local, le populisme nous rappelle que ce ne doit pas être l’individu isolé qui constitue l’unité de base de la démocratie mais la nation : cette communauté de destin solidaire. Et si les conflits sont encouragés car le consensus ne fait jamais recette, le populisme porte en lui la certitude que seul ce qui est proche nous sauve, et que seule une réduction du champ du marché et la limitation du pouvoir des multinationales et des oligarchies viendront à bout d’injustices criantes qui sont, à terme, mortelles pour la démocratie et incompatibles avec toute forme de société.

                Ambivalent mais jamais incohérent, le populisme soupçonne le processus politique d’être dominé par une élite vorace, grassement rémunérée et manipulatrice : fausse polarisation…  féminisme contre la famille, libéralisme contre protectionnisme, liberté contre justice, le local contre l’international -, alors que la société a autant besoin du féminisme que de la famille, de libéralisme et de protectionnisme, autant de liberté que de justice, de local et d’international !

     

    ***

     

                  On l'aura compris : le populisme a pour fondements  le respect et la responsabilité (de quoi inquiéter plus d’un et plus d’une, c'est sûr !) ; sa préoccupation première est le bien commun contre l’individualisme égoïste et le cynisme (là, franchement, ça se gâte !).

                 Il est donc grand temps de réhabiliter la pratique du populisme en lui donnant enfin ses premières lettres de noblesse.

     

     

     

                   Laurent Louis au parlement belge en 2013 : dans le cadre d'une demande de sa levée d'immunité parlementaire, le député prend la parole. Ayant eu entre les mains le dossier Dutroux (il n'aura pas été le seul à recevoir d'une main anonyme une version CDRom du dossier), il a eu l'imprudence ou le courage, c'est selon, de révéler des informations restées cachées au public et aux parents des victimes, bien des années après le procès Dutroux (1996).  La justice souhaite le poursuivre. 

     

     

    ***

     

    Laurent Louis bénéficiera d'un non-lieu à propos de l'accusation de "recel" du dossier Dutroux.

    Privé de moyens et de parti, il ne sera pas réélu député en 2014.

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    Pour prolonger, cliquez : Penser le populisme et radicaliser la démocratie

     

     

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  • Fukushima et l'industrie nucléaire : le courage des lâches

     


    L'accident nucléaire de Fukushima expliqué en 1

     

     

    A propos de la catastrophe nucléaire japonaise de Fukushima…de son traitement

    et de sa couverture médiatique au moment des faits.


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                        Certes, Areva et sa patronne Anne Lauvergeon fanfaronnent, et les agences gouvernementales françaises aussi. Quant aux médias institutionnels… ils sont sans pitié pour Tepco, le Gouvernement et l’Etat japonais.

     

    Mais... si par malheur une telle catastrophe devait arriver en France, nul doute, nombreux seraient ceux qui, par curiosité, souhaiteraient vérifier si Areva et le Gouvernement français maintiendraient les mêmes soucis de transparence et d’honnêteté. Quant aux médias institutionnels (Journaux de 20H, presse quotidienne, magazines, radios publiques et privées)... même curiosité : feraient-ils preuve de la même témérité, voire… de la même arrogance et de la même insolence ?

     

    Pour toute réponse… une piste : le fameux nuage de Tchernobyl et la complaisance de médias appuyés et soutenus par Météo-France : "Rassurez-vous, bonnes gens : le nuage ne passera pas !"

     

     

     

    ***

     

     

     

                      Vraiment, il semblerait que les médias institutionnels aient, sur cette catastrophe nucléaire de Fukushima, le courage… non pas de leur métier - celui du journalisme -, mais ce courage bien particulier, un courage propre… aux lâches ! Oui le courage des lâches (ou celui des escrocs... pour le monde de l'entreprise) ! Trop heureux ces médias de se trouver à l’abri, non pas des radiations mais… du danger d’une rétorsion professionnelle de leurs employeurs et/ou de leurs actionnaires (pour le service public : le Gouvernement et l’Etat) dans le cas où la vérité des faits (et des coûts, tant humains que matériels) les intéresserait d’un peu trop près : menaces, écoutes, mises au placard, licenciements...

     

    Car... il faut le savoir : l'Industrie nucléaire ne plaisante pas avec le nucléaire ; et la vérité est à cette Industrie mortifère ce que la torture est à la confession.



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    Pour prolonger, cliquez : Fukushima, 5 ans déjà

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