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  • Prolongation de l'Etat d'urgence et d'un régime d'exception

                 Billet de blog rédigé en février 2016

     

     

     

                                                          

    Priez Dieu que tous vous veuille absoudre !

     

     François Villon - "La ballade des pendus" - 15è siècle

     

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                  Si la mise en place de l’état d’urgence suite aux tueries du 13 novembre 2015 a pu être saluée par tous les « représentants » de la Nation, deux mois et demi plus tard, l’ambiance est tout autre : aujourd’hui, de nombreuses voix se font entendre pour s’opposer à son renouvellement - parlement, sénat, médias et la rue - d’autant plus que le gouvernement Valls a sollicité une prolongation de trois mois de cet Etat d’urgence ; du côté de la l'Elysée, Hollande adepte d’une surenchère aux arrières pensées électoralistes évidentes, souhaite inscrire dans la constitution française cet état d’urgence qui a donné à la police des pouvoirs accrus : perquisitions, assignations à résidence, détention, garde à vue… sans l’intervention d’un juge car cet Etat d’urgence expulse de facto le judiciaire.

    Or, rappelons ici que ça ne peut pas être, que ce n’est pas à la police ni à un gouvernement quel qu’il soit, de décider du maintien ou non de cet état à la fois d’urgence et d’exception.

               

    ***
               

                   Dans ce débat sur RFI, un seul intervenant peut se targuer d’être indépendant : Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme.

    Le second intervenant présente une situation évidence de conflit d’intérêt : en effet, Louis Caprioli est disqualifié en tant que conseiller d’une société privée de sécurité ; société susceptible à tout moment de se positionner sur des marchés publics liés à la menace sécuritaire ; menace que le secteur privé a tout intérêt à entretenir par ses analyses et ses interventions alarmistes dans des médias d’une complaisance inouïe : la peur fait vendre, certes ! Tout comme en politique, la peur qui n’évite surtout pas le danger, est aussi et surtout pourvoyeuse d’affaires juteuses et de résultats électoraux aussi flatteurs que prometteurs

     

    ***

     

     

                   Clairement, l’état d’urgence doit être suspendu pour les raisons suivantes :

     

    1 – Le bilan de ces deux derniers mois n’est pas bon : des centaines de perquisitions et seulement 4 demandes d’enquêtes préliminaires pour terrorisme et une seule mise en examen.

    2 – Le décalage entre les forces mobilisées et les résultats obtenus est d’un embarras humiliant pour tout le monde.

    3 – Echec des prévisions et de la coordination de tous les services impliqués dans cette lutte.

    4 – La défaillance depuis près de 20 ans des systèmes de sécurité qui ont tout misé sur les technologies et la désertion du terrain pour des raisons budgétaires et non d’efficacité, ne peut plus être ignorée même si les effets de manche de Valls et de son ministre de l’intérieur n’ont qu’un but : nous faire oublier le manque de moyens financiers pour mener à bien la lutte contre des actes meurtriers en bande organisée à caractère politique qui prennent pour cible une population civile.

     

               Pierre Tartakowsky nous rappelle que l’état d’urgence nous prive des moyens de débattre ; le projet catastrophique et infâme de déchéance de la nationalité (en revanche très porteur sur un plan électoral) nous affaiblit, nous divise et empêche un débat éclairé.

    Aussi, la loi du talion qui semble vouloir s'imposer à nous - loi qui nous est culturellement étrangère -, ne passera pas ! Car, n’en déplaise aux imbéciles et aux va-t-en-guerre, on ne cessera jamais d’interroger les causes tout en protégeant l’Europe d’influences extérieures (principalement anglo-saxonnes : ancien testament et cynisme géo-politique), de marchands de mort qui menacent notre sécurité ; une tradition qui a pour socle les Grecs, les évangiles et les Lumières doit prévaloir ; se départir de cette tradition-là, c'est nous mettre en danger ad vitam aeternam.

                  Gardons à l'esprit ceci : il n’y aura pas de paix ni de sécurité pour aucun d'entre nous sans justice et sans le courage d’une indépendance de jugement et d’action de la France et de l'Europe. Or, il y a fort à parier que cette insécurité permanente déjà bien présente quotidiennement dans la vie de millions d'individus - insécurité sociale : travail, logement, précarité, pauvreté et misère -, ne soit pas fait pour déplaire à tous ceux qui souhaitent nous maintenir tous sur le qui-vive dans le but de nous fragiliser, de nous isoler et de nous diviser davantage encore et ainsi contrer toute opposition à leur projet mondialiste liberticide et socialement destructeur.

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    Pour prolonger, cliquez : Constitutionnalisation de l'Etat d'urgence

     

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  • L'ère du bonheur avec Raoul Vaneigem

     

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                      "... dans le royaume  de la consommation, le citoyen est roi ; une royauté démocratique : égalité devant la consommation, fraternité dans la consommation, liberté selon la consommation. La dictature du consommable a contribué à l’effacement des barrières de sang, de lignage ou de race ; il conviendrait de s’en réjouir sans réserve si elle n’avait interdit par la logique des choses toute différenciation qualitative, pour ne plus tolérer entre les valeurs et les hommes que des différences de quantité.

     

    Entre ceux qui possèdent beaucoup et ceux qui possèdent peu, mais toujours davantage, la distance n’a pas changé, mais les degrés intermédiaires se sont multipliés, rapprochant en quelque sorte les extrêmes, dirigeants et dirigés, d’un même centre de médiocrité : être riche se réduit aujourd’hui à posséder un grand nombre d’objets pauvres.

     

    Les biens de consommation tendent à n’avoir plus de valeur d’usage. Leur nature est d’être consommable à tout prix. Et comme l’expliquait très sincèrement le général Dwight Eisenhower, l’économie actuelle ne peut se sauver qu’en transformant l’homme en consommateur, en l’identifiant  à la plus grande quantité possible de valeurs consommables, c’est-à-dire de non-valeurs ou de valeurs vides, fictives et abstraites. Après avoir été le « capital le plus précieux », selon l’heureuse expression de Staline, l’homme doit devenir le bien de consommation le plus apprécié. L’image, le stéréotype de la star, du pauvre, du meurtrier par amour, de l’honnête citoyen, du révolté, du bourgeois, va substituer à l’homme un système de catégories mécanographiquement rangées selon la logique irréfutable de la robotisation.

     

    Déjà la notion de teen-ager (l’ados) tend à conformer l’acheteur au produit acheté, à réduire sa variété à une gamme variée mais limitée d’objets à vendre : on n’a plus l’âge du cœur ou de la peau, mais l’âge de ce que l’on achète. Le temps de production qui était, disait-on , de l’argent, va devenir en se mesurant au rythme de succession des produits achetés, usés, jetés, un temps de consommation et de consomption, un temps de vieillissement précoce.

     

    Le concept de paupérisation trouve aujourd’hui son éclatante démonstration non, comme le pensait Marx, dans le cadre des biens nécessaires à la survie, puisque ceux-ci, loin de se raréfier, n’ont cessé d’augmenter, mais bien dans la survie elle-même, toujours antagosniste à la vraie vie. Le confort, dont on espérait  un enrichissement  de la vie déjà vécue richement par l’aristocratie féodale, n’aura été  que l’enfant de la productivité capitaliste, un enfant prématurément destiné à vieillir sitôt que le circuit de la distribution l’aura métamorphosé en simple objet de consommation passive. Travailler pour survivre, survivre en consommant et pour consommer, le cycle infernal est bouclé. Survivre est, sous le règne de l’économie, à la fois nécessaire et suffisant. C’est la vérité première qui fonde l’ère bourgeoise. Et il est vrai qu’une étape historique fondée sur une vérité aussi antihumaine ne peut constituer qu’une étape de transition, un passage entre la vie obscurément vécue des maîtres féodaux et la vie rationnellement et passionnellement construite des maîtres sans esclaves. Il reste une trentaine d’années pour empêcher que l’ère transitoire des esclaves sans maître ne dure deux siècles."

     

                    L'ère du bonheur - 1967  Raoul Vaneigem, l’un des leaders, avec Guy Debord, du mouvement situationniste des années soixante.

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    Pour prolonger, cliquez : Le chevalier, la Dame, le Diable et la Mort

     

     

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  • "Si vous voulez la fin du terrorisme, préparez la fin de l’Etat !" : parole situationniste

             Rédigé en octobre 2015

     

     

     

                  A l’heure où La Turquie cherche les coupables du double attentat-suicide commis samedi 10 octobre 2015 à Ankara qui a fait une centaine de morts... attentat qui a pris pour cibles des Kurdes, et dans le soupçon d'une complicité d'Etat - passivité ou encouragement -, à trois semaines des élections... 

                  Le site d'informations Médiapart a révéĺé que le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait eu recours au secret défense (texte ICI) pour bloquer l'investigation de l'attentat contre l'Hyper Cacher qui s'est déroulé en parallèle avec l'attentat terroriste contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 et ainsi contrer une requête de déclassification de documents émise le 10 avril par des juges d'instruction au tribunal de grande instance de Lille, chargés de l'enquête sur la provenance des armes d'Amédy Coulibaly, responsable de l'attentat…

    Selon Médiapart, « Des gendarmes lillois et un de leurs informateurs ont été au centre d’un trafic d’armes ayant permis d’alimenter Amedy Coulibaly. S’ils n’ont rien su de la destination des armes, ils semblent bien avoir laissé filer les acheteurs ou perdu leur trace. Leur position est suffisamment délicate pour qu’ils se retranchent, courant avril, derrière le secret défense » ; position confirmée en juin par Cazeneuve.

    Fin janvier, un dénommé Claude Hermant, un barbouze d’extrême droite, indic de la gendarmerie de Lille, sa compagne, et un autre homme sont arrêtés pour avoir remilitarisé « beaucoup » d’armes de guerre neutralisées, provenant de pays de l’Est. « Elles ont ensuite été écoulées dans le milieu du grand banditisme, pas uniquement lillois », selon La Voix du Nord.

    Médiapart révèle que «Le 20 janvier, les responsables de la Brigade criminelle et de la Sous-Direction antiterroriste (SDAT) ont résumé, dans une synthèse au parquet de Paris, les vérifications opérées au sujet des armes utilisées par Coulibaly sans faire état de la réponse d’Europol, datée du 16 janvier. Europol mentionne pourtant un 'traçage positif pour trois armes', et un 'traçage approchant pour deux armes', en précisant que ces cinq armes ont été achetées par la société lilloise d'Hermant à l’entreprise slovaque AGF Security.»

     

              "Si vous voulez la fin du terrorisme, préparez la fin de l’Etat !"

                      Et si cette parole de situationniste des années 70 était finalement frappée au coin du bon sens ?

     

     

     

    Sur le terrorisme, la stratégie du chaos : à partir de la 15mns.35

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    Pour prolonger, cliquez : penser le monde aujourd'hui avec l'Etat profond

     

     

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  • Jacques Cheminade sur la France dont le monde a besoin

     

                   Candidat à la présidentielle de 1995, Jacques Cheminade est le fondateur du parti « Solidarité et progrès ». Banni des médias dominants, Jacques Cheminade défend un programme de réorganisation complète du système financier international. En matière de système bancaire, il réclame la nationalisation des banques centrales.

     

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    « Elever le débat, c'est faire son métier d'homme »

     

                   Patriote et citoyen du monde : défendre la Nation et repousser une mondialisation truquée, la France du Conseil National de la Résistance est en cours de démantèlement ; fin du contrat social de protection et d'un dynamisme qui repose sur un Etat fort, sur l’investissement et l'ascension de tous par "le mérite".

                  Toutes catégories confondues, aujourd'hui près de 10 millions d'individus sont au chômage, sans activité ou bien dans un activité minimale : des contrats de quelques heures par semaine.

    90% des emplois créés le sont dans le cadre d'un  contrat à durée déterminée.

    Les emplois de service ne remplacent pas les emplois industriels perdus.

    Paupérisation de l'Etat et de ses capacités d'investissement. Hégémonie d'une économie financière du pillage :

    -   L'Espagnol à 600 euros.

    -   Le Grec à 400 Euros

    -   L'Ukrainien, très convoité, à 200 euros. Inutile de préciser que l’économie financière attend de l'exploitation de ce travailleur ukrainien appelé à rejoindre l'U.E des profits colossaux.

                  Le traité trans-atlantique aura pour conséquences : la paralysie de l'Europe en tant qu'entité politique et économique autonome ; l'abaissement des normes de protection alimentaire ; des dé-règlementations au détriment des citoyens consommateurs et des Etats protecteurs des Peuples.

     

     

                    A partir de la 30e minute... Jacques Cheminade nous présente un groupement appelé BRICS : acronyme anglais pour désigner un groupe de cinq pays qui se réunissent en sommet annuels : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, cinq pays déterminés à protéger leur souveraineté nationale et l'idée de l'établissement d'une coopération sur la base d'un gagnant-gagnant.

    Jacques Cheminade voit une place et un avenir pour la France dans ce re-groupement contre une Europe acquise à un trans-atlantisme destructeur de tous les potentiels français : chômage, délocalisation, désindustrialisation, budget de la recherche à minima avec pour conséquence une dépendance technologique qui annonce une France- esclave.

    Pour revenir à un ordre de développement mutuel... Jacques Cheminade nous propose de regarder plein Est, de la Russie à la Chine, de Brest à Shanghai, et plein Sud : de Shanghai à Johannesburg ; ce qui implique  de sortir de l’Euro, de l’U.E et de l’Otan pour, à nouveau, embrasser le monde entier.

     

     

                            Série de conférences organisée par l'Institut Schiller autour de la questions des BRICS : ICI

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    Pour prolonger, cliquez : Jacques Cheminade : questions, réponses

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  • Faits divers et effarement

     

                                    A 77 ans, elle s'immole par le feu.

     

                   Une femme de 77 ans s'est immolée par le feu ce matin à Talence, dans la banlieue de Bordeaux. La septuagénaire, qui vivait seule avec son fils handicapé dans un appartement, s'est aspergée d'essence dans un bosquet en fin de matinée, non loin de son immeuble, avant de s'enflammer. Ce sont des voisins qui ont donné l'alerte après avoir fait la macabre découverte. Quand les secours sont arrivés sur place, il était déjà trop tard. Une bouteille et des allumettes ont été retrouvées par les policiers. Au moment du drame, son fils était dans l'appartement. Elle aurait mis fin à ses jours par " fatigue morale " et " lassitude de la vie ".

     

             Bordeaux : un lycéen de 18 ans s'immole par le feu...

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                     Béziers : décès du professeure de mathématiques qui s'était immolée...

     

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                   Ce poison qu’est la solitude de l’être livré à lui-même, sans recours, nous ramène à l’aube de l’humanité et nous rappelle que tout le chemin parcouru ne nous dispensera jamais de reculer, au plus fort d’une crise, jusqu’à la case départ d’une évolution qui se poursuit désormais sans nous.

           Face à cette solitude, impuissant et vaincu, n'est-ce pas la civilisation qui se retire en nous sur la pointe des pieds ?

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                 La vérité, c'est aussi et surtout dans les faits divers que vous la trouverez.

     

                 Vous vous demandez dans quel monde vous vivez, dans quel pays, dans quelle ville, dans quel quartier ? Intéressez-vous donc aux faits divers et ne relâchez pas votre attention ! Car tous ces faits divers sont aussi et surtout, des faits emblématiques de notre société qui demeure - quoi qu'on en dise - indomptable malgré tous ses garde-fous.

    Miroir déformant ou pas, le fait divers - pour peu qu'un traitement responsable lui soit réservé - viendra nous rappeler des logiques de comportement que l'on croyait révolues, une géographie urbaine ou rurale insoupçonnable, des conditions de vie scandaleuses mais aussi : mille transgressions, mille intolérances, mille traumatismes, mille injustices...

     

                   Si la rubrique des faits divers est souvent celle des pauvres et des fous, rubrique-tombeau que personne n'ira fleurir, elle est aussi celle de toutes les solitudes et de tous les isolements, abandon après abandon... indicible, incommunicable, et c'est la gorge nouée et le coeur à genoux que l'on referme cette rubrique de l'effarement.

     

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  • Buffalo'66... where fools rush in

     

     

    "When we met, I felt my life begin

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    Buffalo'66 : écrit et réalisé par Vincent Gallo en 1998

     

                 Billy Brown sort de prison après cinq ans. Il décide d'aller voir ses parents à qui il n'a pas souhaité avouer la raison de son absence, choisissant de leur dire qu'il était parti se marier. Il kidnappe une jeune femme en chemin, Layla, et l'oblige à se faire passer pour sa femme devant ses parents.

     

    ***

     

     

              Sensibilité, charme... puissance et profondeur du cinéma indépendant américain aujourd'hui décimé... si le cinéma d'Hollywood part du vraisemblable pour nous parler d'une réalité qui n'existe pas et nous vendre le plus souvent un mensonge plus ou moins énorme, en revanche,  le cinéma indépendant américain (ou autre) part de l'invraisemblable ( ici : kidnapper une jeune fille et la faire passer pour son épouse auprès de ses parents) pour mieux coller à la réalité et nous proposer une des nombreuses vérités qui touchent à l'être humain, et dans Buffalo's 66... à la naissance de l'amour entre deux êtres.

     


       

               Dans Buffalo's 66, Ben Gazzara (invité d'honneur) chante (en playback sur la voix de Johnny Desmond) "Fools rush in" (de Bloom et Mercer) à la partenaire de Vincent Gallo, Christina Ricci :

     

    Fools rush in, where angels fear to tread
    And so I come to you my love
    My heart above my head
    Though I see the danger there
    If there's a chance for me
    Then I don't care, oh-oh-oh-oh

    Fools rush in, where wise men never go
    But wise men never fall in love
    So how are they to know
    When we met, I felt my life begin
    So open up your heart and let
    This fool rush in

     

    ***

     

              Vincent Gallo (acteur, réalisateur, artiste peintre, auteur compositeur et musicien pop) s'explique tout en expliquant : Buffalo'66, l'industrie du cinéma, la critique cinématographique, son travail d'artiste.

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    Pour prolonger... cliquez Cinéma, de film en film

     

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  • Les petites mains du Christianisme


                        Flèches et nefs...

     

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                       Lyrisme et puissance : Architecture religieuse qui empruntera sa grandeur à la fièvre qui la créa... 

     

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                               A la fois consolation, menace et terreur...

     

                        Dans la foi et l'instinct des Peuples pour cette Grande Inconnue  - Dieu penseur du monde -, qui longtemps donnera un sens à la vie de centaines de millions d'êtres humains vivant aux pieds de ces édifices...

     

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                                      Art politique et mysticisme...

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                         Que les petites mains qui ont servi cette fièvre spirituelle - anachronique, on parlera aujourd'hui plus prosaïquement de projet de société (!) - soient ici remerciées.

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    Photos 2.4.5 sont extraites du portail central, dit Beau Dieu, de la cathédrale d'Amiens.

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  • Corrida : la vache et le prisonnier

     

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               Espagne : un jeune torero trouve la mort dans l’arène

    Le jeune torero espagnol Victor Barrio, 29 ans, est mort, samedi 9 juillet 2016, lors de la feria de Teruel devant des milliers de spectateurs. Selon les médias espagnols, il s’agit de la première mort d’un torero depuis 1985.

     

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                     Qu'en est-il du courage et de la Corrida ? Corrida au cours de laquelle des milliers d'être humains très certainement lâches et veules au quotidien, s'offrent, toutes classes confondues (1), trente minutes de courage sur le dos d’un taureau expiateur de leur lâcheté à eux tous, et d’un torero bravache, tendu comme un arc, arc-bouté à un orgueil aussi ridicule et désuet que rigide comme la féodalité...

    Torero-serf (2) qui aura pris tous les risques qu'il soit possible de calculer au plus près des probabilités d’une mort aussi symbolique que chimérique en ce qui le concerne puisque cela n’aura échappé à personne : c’est bien toujours le même qui cède et succombe (3), un genou à terre puis deux.

                    Torero dupe néanmoins, dans son habit de lumière car, bougie, il se croit flamme alors qu'il n'en est que la cire, et pas davantage la mèche non plus.

     

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    1 - Qu'importe le niveau d'instruction de ceux qui fréquentent les arènes... on ne compte plus les discours aux justifications aussi fantasques que dévoyées autour de cet engouement pour la vache et son prisonnier, car nul n'ignore ceci : le barbare hautement civilisé a des arguments à nous revendre à chaque fois qu'il s’agit d’expliquer la tauromachie, la civilisation ayant fait de lui un bavard talentueux mais inconséquent. En revanche, regardez donc les grands primitifs : toute leur force et tout leur pouvoir ne sont-ils pas comme ramassés tout entier dans leur silence et parfois même, dans leur immobilité ?

    2 - Rien de surprenant à cela : nombre d'entre eux sont issus de milieux populaires ; d'autres encore... d'une adolescence délinquante ; forçats et gladiateurs tout à la fois.

    – La corrida serait sans aucun doute un métier, un spectacle et un engouement respectables si le Torero mourait plus souvent - disons… une fois sur trois - et le taureau « porté » en triomphe d’autant.

     

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  • Michel Rocard, de l'autogestion au Médef : un concert d'hommages à la mesure de son inaction politique un demi-siècle durant

     

                   L'ancien Premier ministre Michel Rocard est décédé samedi 2 juin 2016 à l'âge de 85 ans.

     

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    "Patronat de tous les pays, unissez-vous !"

    Michel Rocard, toute honte bue à l'invitation du Medef. C'était en 2010.

     

               

             Tenez-le-vous pour dit ! Après le PSU, l'auto-gestion à la yougoslave, le socialisme et son parti, la boucle bouclée avec François Hollande à l’Elysée, Michel Rocard y fait un nœud supplémentaire avec une conviction que l'on ne lui connaissait plus, tel un évangéliste sûr de son fait et de sa foi en déclarant en 2010 à l'Université du Medef qu'il faut remettre le monopole de l'interprétation du monde, de sa réalité et de sa conduite entre les mains du Patronat car, désormais, seuls les milieux d'affaires sont compétents en la matière : ICI

    Dont acte.

     

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                    "Tout sauf la marge, le rejet, l'exclusion, le bannissement... "en être" coûte que coûte, tenir bon, plaire et complaire !

                    Tous des orphelins en quête d'adoption, vous dis-je !"

     

                    Au crépuscule de ce qui fut une longue, et sans doute, beaucoup trop longue carrière, des années 50 à aujourd’hui... le plus pathétique dans cette prestation de Rocard face au Medef, c'est que les patrons présents ce jour-là ne lui en demandaient peut-être pas tant !

    En effet, il se pourrait bien que tout ce beau petit monde ait attendu de lui un autre type d'analyse, sans doute dans la mémoire de ses engagements passés, à gauche puis au centre-gauche ; petit monde constitué de patrons et d’entreprises eux-mêmes malmenés par un système économique qui ne se reconnait ni honneur ni loyauté.

    Aussi... confrontés à une telle débauche de soumission aussi obscène et avilissante qu’inutile, fruit d'un orgueil imbécile (vous êtes puissants, vous m'avez invité... j'en suis flatté ; je demeure votre obligé !) au soir d'une carrière politique bavarde et décevante tel un soufflet... si tôt levé, si tôt retombé, couché... qui aurait osé alors demander à Michel Rocard de se retirer et d'aller cultiver son jardin ? Fruits et légumes à volonté !

    Pas grand monde, hélas !

                    Courtisé par les journalistes d'une presse aux ordres de la finance et de l'économie - il fallait avoir interviewé Rocard au moins une fois dans sa vie -, Michel Rocard était leur chouchou à tous ; il faisait l'unanimité.

    Son plus grand défaut, impardonnable pour un Rocard qui se disait à gauche et de gauche, c'est bien de n'avoir jamais déplu à qui que ce soit : les syndicats, les patrons, le "camp opposé" appréciaient sa compagnie ; tous ne s'y sont pas trompés : faut dire que Michel Rocard leur est très vite apparu comme un homme de consensus qui, comme de juste, a commencé sa carrière à gauche – anticolonialisme et pouvoir aux ouvriers ! -, et l'a finie au Medef, sûr de lui et tranquille en conseiller des Princes, petits et moyens, hexagonaux de surcroît.

                    « Rocard », c’est plus qu'un homme, plus qu'un être humain tout compte fait et en comptant bien ; Michel Rocard, c'est un concept qui aura fait "flop" ou « pschitt » à la moindre validation : une eau gazeuse.

    A Matignon, quatre années durant, à l'heure où le PS avait tourné casaque en remerciant Pierre Mauroy et en accueillant Fabius, Michel Rocard aura été sans imagination, recherchant sans cesse le consensus... mou en l'occurrence.

    Hors les murs de Matignon, il aura été bavard, et pour un peu, on se serait laissé prendre à rêver d'un grand soir réformateur, radical et futuriste.

    Mais alors, que lui manquait-il à ce Rocard ? Sans doute le courage de déplaire contrairement à Mitterrand qui, tout en n'étant pas "un honnête homme", savait déplaire pour son seul profit hélas : sa longévité à l'Elysée.

    C'est donc une France malchanceuse qui aura vu ces deux hommes s’affronter alors qu’ils occupaient l’un l’Elysée, l’autre Matignon, deux lieux de non-pouvoirs destinés à ceux dont le parcours politique doit tout à leur ennui ; cet ennui mortel dont il faut fuir les affres : en premier lieu, le sentiment d’inutilité.

    Un temps ministre de l'agriculture, il ne fera rien pour sauver l'agriculture paysanne d'un productivisme encadré d'une main de fer par un syndicat agricole nommé FN-SEA. Les chômeurs en fin de droits lui doivent, non pas un emploi, mais le RMI, aujourd'hui le RSA... revenu minimum etc... etc... pour un homme politique du minimum garanti, un temps inspecteur des finances. Les salariés eux, lui doivent une ponction supplémentaire sur leur salaire - la CSG ; ponction étendue aux revenus financiers pour toute consolation ; une CSG non déductible, s'il vous plaît !

    Et c'est alors que les salariés seront imposés sur des revenus non perçus. On pourra toujours penser que tous ont évité le pire : en effet, Rocard aurait pu taxer les charges salariales car dès son arrivée à Matignon, notre Premier ministre avait tout simplement compris ceci : il n'y a pas d'avenir pour un gouvernement qui souhaite re-prendre et l'argent et le pouvoir là où ils se trouvent. Il ne sera pas le dernier à le comprendre. Loin s'en faut.

     

                    Démocrate mais pas trop - il était opposé à la proportionnelle - Michel Rocard aura recours au 49.3 à 28 reprises sans profit pour la gauche et les classes populaires. Partisan de la décentralisation qui consacrera le règne des barons, il sera l'initiateur de la "deuxième gauche" au congrès socialiste de Nantes en 1977, qui sonnera le glas de "la première" six ans avant son enterrement définitif en 1983 ; une gauche seulement à l'aise à droite, une gauche du renoncement et de l'adaptation à la loi du plus fort,  le néo-libéralisme.

    Rocard aimait se payer de mots ; il n'en était pas avare, c'est sûr ! Sans doute a-t-il rêvé sa vie politique plus qu'il ne l'a vécue ; quant à l’action, Rocard accordait manifestement plus d'importance à la pensée, une pensée le plus souvent abstraite, sommaire ou générique, une non-pensée finalement qui n’encourage pas à l’action, de ces actions qui marquent un homme, une carrière, un parcours et toute une époque... peut-être même l'Histoire.

    Rocard ne fera donc pas date.

     

                   Canonisé par les médias... de son vivant, car tous se reconnaissaient en lui,  tempéré, pusillanime avec leurs employeurs à tous qui étaient aussi un peu les siens -  "Pas de vague, surtout pas de vague !" -, aux ordres finalement... maintenant qu'il n'est plus de ce monde, a fortiori de notre monde qu'il avait quitté il y a longtemps déjà, des voix se sont élevées au PS ainsi qu'à la droite de l'échiquier politique : Michel Rocard mériterait une place au Panthéon.

    Fichtre ! Est-ce que tous ces gens réalisent que Michel Rocard... c'est pas Jean Moulin non plus ? Un Jean Moulin mort sous la torture dans une cave de la gestapo de Lyon, alors que l'on peut être assurés que jamais Michel Rocard n'aurait donné sa vie pour la Gauche, la vraie, celle qui est capable d'une résistance acharnée contre les forces de la maximisation de l'exploitation humaine.

    Pour sûr, le Panthéon devra l'attendre longtemps, longtemps encore !

     

                     Gestionnaire scrupuleux qui connaissait bien ses dossiers, besogneux, chez lui, seuls la fonction, les diplômes importaient, et les honneurs ; éthique, travail bien fait et soif de reconnaissance ; Michel Rocard avait donc finalement tout d’un rond-de-cuir, honnête et serviable pantouflard à faux-semblant.

    D'aucuns aujourd'hui voient tantôt Valls comme héritier légitime, tantôt Macron : une compagnie de CRS, le Medef et des salariés qui n’ont qu’un droit :  s’estimer heureux d’avoir un emploi.

                  Quand on vous dit qu’il y a bien quelque chose de pourri au PS. Nul doute : le concert d'hommages au PS comme à droite qui accompagne cet homme jusqu'à sa dernière demeure médiatique, est à la mesure de toute son inaction en politique !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Il faut que le PS meure pour qu'une alternative politique renaisse

     

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  • Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ? - les congés payés du 20 juin 1936

                       Le Front populaire généralise les congés payés un mois après son arrivée au pouvoir. La loi est votée à l'unanimité par les députés le 11 juin 1936 et promulguée le 20 juin 1936. Elle prescrit un minimum de deux semaines de congés par an pour tous les salariés français liés à leur employeur par un contrat de travail.

     

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                "Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux !" Ray Ventura et ses Collégiens - 1938 - compositeur : Paul Misraki ; auteur : Andre Hornez

     

                Ils ne la souhaitaient  pas. Ils ne l’attendaient pas non plus.  Et puis, elle est arrivée.

    Nous sommes en 1938 ; il est question de faire la fête. Un an plus tard, le 1er septembre 1939, l'Allemagne envahit la Pologne ; le 3 septembre de la même année, la France et l'Angleterre (et d'autres menus fretins) déclarent la guerre à l’Allemagne.

    Il ne sera alors plus question de faire la fête ; on continuera de prendre des trains, certes ! mais ces trains auront d’autres destinations et les tenues vestimentaires d’autres coupes, d’autres couleurs ; les sacs à dos remplaceront les valises ; quant aux sourires sur les visages…

    Pensez donc ! Il n’est plus question de gagner les plages - nos beaux rivages ensoleillés - mais bien plutôt de se rendre dans l’Est et le Nord de la France.

    Des trains donc et des troupes aussi pour contrer l'avancée allemande même si - exode civil et militaire oblige ! - leur sort à tous sera scellé en quelques semaines.

     

                   Après les deux dernières détonations de Hiroshima et de Nagasaki et une guerre aux 62 millions de morts dont 40 millions de civils… cette guerre-là, ils ne l’ont pas voulue ; et ils l’ont eue quand même !

     

     

            "Quand on se promène au bord de l'eau" 1936  - Paroles de Julien Duvivier et Louis Poterat ; Musique de Maurice Yvan et Jean Sautreuil

     

    ***

     

                70 ans plus tard, on ne compte plus les Unes des journaux et des magazines et autres webzines qui brandissent la menace d’une 3è guerre mondiale ; guerre imminente, guerre à venir et qui ne manquera pas d'arriver, pour sûr !

    La guerre fait vendre... pas seulement des armes : des journaux aussi.

    Tous la prédisent et tout le monde l’attend cette troisième guerre mondiale (plus de 10 millions de réponse sur Google sur la recherche « troisième guerre mondiale) en la redoutant qu’à moitié… car au fond, tout au fond, tous savent que ça ne peut plus continuer...

     

                  "Continuer ? Mais... qu’est-ce qui ne peut plus continuer ?

                   - Mais... ça, tout ça !

                   - Tout ça quoi ?

                   - Cette saturation ! Cette pénurie ! Cette effervescence ! Cet essoufflement ! Cette vie sans Dieu ! Cette vie avec Dieu ! Toute cette technique ! Toute cette indigence ! Tout ce plein ! Tout ce vide ! Tous ces mensonges et toutes ces vérités qui ne peuvent plus nous être cachés !"

     

                  On l’attend donc ; on l’espère cette guerre ! D’aucuns comptent pouvoir se refaire une santé, d’autres nous faire oublier tout…  et d'autres encore tout aussi pressés de vivre que de mourir après des années sans queue ni tête, sans but ni direction : « Enfin quelque chose qui nous dépasse ! Quelque chose de plus grand que nous ! » s'écrieront-ils.

    Car la guerre nous dépasse toujours d’une tête, parfois de deux. On croit la faire cette guerre et c’est elle qui nous fait et qui nous la fait à l’envers aussi !

              Mais alors, Qu’est-ce qu’on attend pour faire la guerre et être heureux ? Oui, heureux et libérés d’un poids énorme, tous fatigués d’obéir, tous fatigués de subir, tous fatigués de désespérer ; et les autres, en grande difficulté face au réveil des consciences : "Ce qui est... n'est pas ! Vous vous rendez compte un peu ?!"

    Et puis, la faire cette guerre, n’est-ce pas le meilleur moyen de conjurer sa menace ?

    Regardez ! Si l’histoire nous est d’un enseignement quelconque, on n’aura pas manqué de noter ceci : vous ne la voulez pas cette guerre et elle vous tombe dessus : pas moyen d'en réchapper alors ! Vous la désirez ardemment, vous la priez cette guerre et elle vous fait faux bond.

    Aussi, autant la faire cette guerre car rien n’est plus dangereux que la frustration guerrière ; une frustration qui tape du pied, qui s’impatiente, qui enfle et enfle... enfle jusqu'à... 

     

               « Une 3è guerre mondiale, vous dites ? Mais il y a longtemps qu'elle a commencé.

                - Commencé ? Laquelle ?

                - Mais cette guerre qu'est le mondialisme... cette guerre faite à l'Europe, cette guerre contre les Etats nations, les salariés, la démocratie !

               -  Mais non ! Je ne vous parle pas de guerre économique ! Je pense à une troisième guerre mondiale sur le modèle de la deuxième.

              - Mais… entre qui et qui alors ?

                    -  Entre nous et eux, tiens pardi !

              -  Eux et nous ?

              -  Entre nous et ceux qui commandent entourés de leurs troupes composées en majorité de ceux qui n’ont jamais cessé d’obéir ! Après tout, le soldat, c’est dans la vie civile qu’on le forme et qu’il fait ses classes. Toujours ! De tout temps ! Qu'est-ce que vous croyez !

           -      Vous avez raison. L'être humain, quand il obéit, est d'une laideur sans nom, en temps de guerre comme en temps de paix !"

     

    ___________________

     

    Pour prolonger, cliquez : 3è guerre mondiale

     

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