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afrique - Page 3

  • Compaoré exfiltré : la Françafrique dans toutes ses oeuvres

     

               François Hollande le répète : quand il a fallu évacuer l’ex-dirigeant du Burkina Faso, la France a aussi joué un rôle : « Cette évacuation, nous ne l’avons pas faite nous-mêmes, précise François Hollande, mais nous avons fait en sorte qu’elle puisse se faire sans drame ».

     

     

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             "François Hollande a déclaré que le gouvernement français a aidé Compaoré à partir sans drame.... Décidément, la France aime aider les présidents africains à partir... certains au cimetière (tués par eux quand ils résistent comme Sankara), pendant que d'autres coulent des jours heureux sous l'impérialiste bannière.... Ce scénario est une réalité de l'oligarchie française aujourd'hui comme hier... Il serait temps que nous comprenions à quel point certaines ingérences sont des déclarations de guerre..." - Kemi Seba

     

    Le portrait de Thomas Sankara a été brandi durant le soulèvement populaire qui a conduit au départ de Blaise Compaoré, le 30 octobre dernier. La mémoire de Thomas Sankara, l'ex-président charismatique assassiné par des éléments de l'armée, il y a 27 ans, lors du coup d'État qui a porté au pouvoir son frère d'armes, ce même Blaise Compaoré, a refait surface à la faveur des évènements au Burkina Faso.

    La veuve de Thomas Sankara demande que justice soit enfin faite.

     

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    Françafrique : la famille recomposée

     

               Organisée par Survie Savoie, la conférence de Thomas Noirot a été l'occasion de dresser un panorama de la politique française en Afrique, et de rendre compte de la chute de Blaise Compaoré et des derniers événements survenus au Burkina Faso

     

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  • Kémi Seba : le retour

     

                 Kemi Seba est sorti de prison.

     

                 Interpellé en septembre 2014, Kémi Séba était en France (il réside depuis 3 ans au Sénégal) pour présenter son dernier livre : Black nihilism.

    En octobre 2009, cet auteur avait été condamné à deux mois de prison avec sursis, avec mise à l’épreuve, par la cour d’Appel de Paris, pour violences en réunion. Le sursis avait été révoqué en octobre 2011, car Kémi Séba n’avait pas respecté les obligations de sa mise à l’épreuve. Il doit maintenant exécuter cette peine.

     

             Libéré, le Cercle des Volontaires lui tend un micro pour qu'il puisse s'exprimer en toute liberté.

     


                  Que les services français surveillent Kemi Seba sous prétexte qu'il représenterait une menace potentielle pour la sécurité publique, alors qu'un Mohammed Merah connu de tous les services et vivant en France,  a pu assassiner sept personnes dont trois enfants, plusieurs jours durant (1), avant d'être neutralisé... il n'y a pas de mot pour qualifier "la raison de cet Etat-là" !

     

     


     

    1Ce commentaire peut signifier deux choses : 

    a) Nos impôts sont bien mal utilisés puisque la DCRI surveille celui qu'il faut ignorer et ignore celui qu'il faut surveiller.

    b)  L'Etat craint plus un Kemi Séba qu'un Mérah ; en effet, Mérah ne fait que tuer (avant d'être tué à son tour)..... Kemi Seba, lui,  explique les choses et sait se faire comprendre. Et c'est la raison pour laquelle, Kemi Seba est régulièrement jeté en pâture à la vindicte des journalistes et à une opinion publique médiatique unanime contre lui.

    Un activiste tel que Kémi Séba est très précieux à plusieurs titres car il permet aussi de révéler au grand jour une fausse gauche (majoritairement PS, mais pas seulement) incapable de penser l’autre, et plus encore lorsqu'à ses yeux, il semble tout autre : d'où parle-t-il, d'où vient-il, qui est-il, et qui sommes-nous face à lui ?

    Sans doute, cette fausse gauche conseillera-t-elle à Kémi Séba de prendre sa carte au PS et à SOS racisme et pour les plus imaginatifs de cette fausse gauche, de rejoindre le FDG ?

    Et c'est alors qu'on réalise à quel point des hommes comme Kémi Séba ne peuvent compter que sur leur propre force.

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  • Lampedusa : île témoin de milliers de noyés sans nom

                   

     

                 Des années 90 à aujourd'hui, l'île de Lampedusa (île située au Sud Ouest de la Sicile,  à mi-chemin entre la côte Est tunisienne et l'île de Malte, d’à peine 20km2) est le théâtre de nombreux naufrages de bateaux d'immigrants. 20.000 personnes auraient péri avant même de toucher les côtes européennes.

    Depuis le naufrage d'un bateau de migrants il y a un an jour pour jour, qui a coûté la vie à plus de 360 personnes, les réfugiés n'y sont plus accueillis : ils arrivent désormais en Sicile. Le nombre d’arrivées s'élève à 130.000 depuis le début de l’année, contre 40 .000 en moyenne, chaque année, depuis l’an 2000.


    Pendant leur périple, les passeurs forcent les candidats à l'exil à changer au moins trois fois d'embarcation : femmes, enfant, bébés... d’où les risques de naufrage car les bateaux sont surchargés.


    La marine italienne patrouille en permanence. Mais la Sicile arrive à saturation. L’Italie pourrait abandonner, le mois prochain son opération de sauvetage, trop coûteuse : neuf millions d’euros par mois.


     

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                           Le centre d'accueil pour migrants de Mineo, en Sicile © RF-Sébastien Baer

     

     

                "... à une heure de route de Catane (Sicile ionienne) se trouve le centre d’accueil pour migrants de Mineo. Avec ses 4.000 réfugiés qui vivent dans des maisons aux murs rose, ocre et orange, c’est l’un des plus grands d’Europe. De l’extérieur, c’est très coquet. S’il n’y avait pas les grillages, les barbelés et les militaires qui montent la garde, on dirait presque un village de vacances.

    La plupart des migrants sont là depuis plusieurs mois et attendent que leur demande d’asile soit examinée."

    France INFO

     

     

    *** 

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                 Des voyages toujours très périlleux pour les candidats à l'exil et leur famille ; boat-people... voyages aux naufrages meurtriers : cette année, 3.000 migrants ont perdu la vie entre les côtes libyennes et la Sicile.

    Sur l'île de Lampedusa, un musée leur est consacré : "musée des invisibles", "musée du silence"... des milliers de corps sans vie, sans nom ni nationalité repêchés, recueillis... car, s'il leur fallait une sépulture après une cérémonie funèbre, il fallait aussi qu'il puisse en rester "quelque chose" de tous ces corps !

    lampedusa,photos,musée des invisibles,

     

                Bagages, photos, objet usuels, objet du quotidien, vêtements de rechange, jouets de bébés et d'enfants, un biberon, un Coran, une image de la Vierge, des chaussures d’enfants, quelques pièces de monnaie retrouvées au fond d'une poche, un peigne, quelques apprêts féminins, ustensiles, petits outils... des centaines de d’objets retrouvés sur les corps, d'autres rejetés sur le rivage par la mer, des centaines de fragments de vie quelampedusa,sicile,italie,boat peopleGiacomo Sferlazzo et les membres de l’association Askavusa ont collectés et conservés car, si tous ces objets ont quitté leurs propriétaires, avec cette collecte, dans ce musée, c'est par eux, en eux et avec eux que tous ces corps sans vie retrouvent une raison d'avoir été au monde.

    Alors, oui ! Ils ont bien existé ! Oui, ils ont un jour croisé notre route et leur destin funeste aussi.

     

                  Ne soyons pas dupes : avec cet exode c’est toute l’Afrique qui nous rappelle des politiques économiques iniques qui affament celui qui cultive la terre, assoiffent celui qui apporte l'eau et réduit à la misère celui qui voit passer entre ses mains les matières non seulement premières mais précieuses ; des politiques désastreuses aussi d’instrumentalisation des antagonismes ethniques ou plus simplement "de pouvoir " qui plongent des régions entières dans le chaos, corruption passive et active pour le plus grand profit des multinationales et des Etats à leur botte : vendre des armes, détruire des marchés pour mieux les contrôler, réduire des millions d’être humains dépendants d'importations alimentaires subventionnées comme c'est pas permis, venir en aide pour mieux asservir, s’assurer de l'acheminement en bon ordre des matières premières et autres richesses... 

     

            Vous voulez savoir où ils en sont tous et où nous en sommes : allez donc à Lampedusa et en Sicile, à Mineo, faire un stage en géopolitique et en économie dite mondialisée !

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  • Masque blanc sur peau noire

     

             En réponse à l’ouvrage de Frantz Fanon : "Peau noire, masques blancs" écrit en 1952 - chapitre 3 : l’homme de couleur et la blanche.

     

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                   Si aujourd'hui on peut être encore tenté de penser que le l'homme noir existe bel et bien, et avec en lui la résonance de rythmes sans âge et une métaphysique de forces spirituelles au caractère tellurique qui prennent leurs racines en Afrique et/ou aux Antilles...

     

    En revanche, il semble que l'homme blanc, lui, n’existe que dans la mesure où il incarne la modernité, c’est à dire : la science, la technique et le droit - droits de l’homme depuis les lumières et les révolutions américaine et française, et plus tard, le droit du travail né des luttes ouvrières du 19è siècle... sans oublier l‘Artiste pour une lecture critique ou complaisante de cette même modernité.

    Aussi, quand l'homme noir tente de se rapprocher de cette modernité avec le souci majeur d‘améliorer sa condition, celle de sa famille, et pourquoi pas - lorsque l’ambition politique s’en mêle -, celle de son pays aussi, n'est-ce pas lui faire injure de ne voir dans cet homme qu’un névrosé qui tente de faire taire en lui le sentiment d‘infériorité qui l‘habite depuis sa naissance par le biais d'une “déracialisation complète” dans l'espoir d'une égalité totale avec le Blanc ?

     

    .                       (quand on sait que la modernité à laquelle il aspire n'est plus la propriété exclusive du Blanc depuis longtemps déjà...)

     

                   Pas plus que Frantz Fanon qui choisira de faire des études de médecine (celle de l’homme blanc ?!) avant d’occuper le poste de médecin-chef de l’hôpital psychiatrique de Blida dans les années 50,  - il n'a pas choisi la voie d'un Marabout visitant à dos d’âne les bleds de la région à la recherche d’une âme à soulager -, cet homme n’a le désir de renier le fait qu‘il est noir pour mieux porter un masque blanc...

    Car, il n'a qu'une ambition cet homme noir : s’ouvrir à l’infinité de tous les possibles.

    N’en déplaise à ceux qui souhaiteraient déterminer cet homme noir sans qu'il ait son mot à dire sous prétexte qu'ils se savent habiter par un niveau de conscience politique supérieur à la moyenne de ceux qu'ils souhaitent sauver de l'ignorance et de la soumission : l’Homme sera toujours plus que ce qu’il croit savoir sur lui-même qui n’est - le plus souvent -, que ce que l’on a daigné lui enseigner ou bien, ce qu’on lui a laissé espérer... pour lui-même.

     

     

    P.S.

    Noir & Blanc : un nouveau paradigme est-il possible ? Non seulement il est possible mais il est surtout nécessaire.

    Certes, l’œuvre de Frantz Fanon qui a beaucoup,  à  tort,  usé de l’opposition blanc/noir a l’excuse d’être antérieur à la dé-colonisation ; processus historique qui nous a poussé à faire un constat aussi dérangeant qu’ indéniable : le Blanc n’a jamais eu pour vocation d’ humilier ou d’exploiter le Noir mais… bien le puissant d’oppresser le faible, le riche et le pauvre.

    Aujourd’hui, difficile d’ignorer  le fait qu’un Noir – chef d’Etat ou pas -, est tout aussi capable d’exploiter ou de massacrer d’autres Noirs avec la même efficacité et le même aplomb qu’un Blanc. Dès 1952, Frantz Fanon aurait-il pu et dû le pré-sentir, tout médecin qu’il était, psychiatre de surcroît ?

    Il y a des paradigmes qui sont de véritables paravents… ils vous bouchent la vue aussi sûrement qu’un bâillon bâillonne et qu’un bandeau vous aveugle ; et c’est alors que l’on devient un penseur… colin-maillard.

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  • Génocide du Rwanda : vingt ans déjà

     

     

     

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                    Une fois la charge sonnée, sans doute à court de tronçonneuses, l'assaut fut donné à la machette, le sabre du pauvre ; massacre à l'ancienne donc... faut dire que le Rwanda manquait cruellement de Prix Nobel contrairement à l'Allemagne des années 40 ; quant à "la bombe", façon Hiroshima-Nagasaki, elle ne leur aurait été d'aucun secours ; en effet, comment cibler en priorité les Tutsis ?

    Et puis, il y avait urgence : tout devait être accompli en cent jours.

    Staline a disposé d'une vingtaine d'années, la France en Algérie... de 7 ans, les USA récidivistes avec le Vietnam (juste avant le Timor-Oriental sous-traité à l'Indonésie) y a consacré dix années ; Pol Pot trois ans (25% de la population du Cambodge)... les autres y sont encore.... préférant manifestement les petits plats bien mijotés, au long cours, façon boeuf carottes, patients et déterminés - Israël, Yémen, Somalie, Irak, Soudan, RDC (Syrie, Libye... chaos plus récents mais... pour longtemps encore,  soyons-en assurés !) ; ça fait moins de bruit et c'est tout aussi efficace.

    Bilan de l'opération en ce qui concerne le Rwanda : entre 800 000 et 1 200 000 Tutsis méthodiquement exécutés - ainsi que des Hutus qui refusaient de participer à ce jeu de massacre, à cette danse de la mort auquelle il ne manquait plus que Yannick Noa et sa Saga Africa parfois sous-titrée "Ambiance Secousse" ; et quelle secousse ! Tellurique pour l'occasion.

    Quant aux chorégraphe, producteurs et autres intervenants et intermédiaires de ce génocide, un de plus... l'Histoire balbutie encore. Trop frais tout ce sang ! Alors... dans dix mille ans peut-être ? A moins qu'une nouvelle loi de type "Gayssot" ne vienne, en ce qui concerne le rôle de la France, poser une chape de plomb sur... qui a fait quoi, à qui, pour(-)quoi, où, comment et pour le compte de qui.


                  Mais... qu'à cela ne tienne...

                  Il paraît qu'il y a des gens qui savent des choses...

     

     

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                  En tant que secrétaire général de l’Élysée,entre 1991 et 1995 (le génocide eut lieu en 1994 d'avril à juillet), Hubert Védrine recevait toutes les informations destinées au Président Mitterrand et veillait à l’exécution de toutes les décisions qu’il prenait. Lors de la cohabitation à partir d’avril 1993 jusqu’en 1995, Hubert Védrine participait aussi au comité restreint à Matignon, le mardi, présidé par le Premier ministre. Il jouait un rôle de pivot du pouvoir exécutif dans les domaines où l’Élysée gardait ses prérogatives, c’est-à-dire, les affaires étrangères, l’ONU en particulier, l’armée et, bien sûr, le domaine réservé : les pays africains (à ce sujet, se reporter au témoignage de l'officier français Guillaume Ancel à propos de l'opération Turquoise en juin de la même année, soit un mois après le déclenchement du génocide ; c'est ICI). Toutes les notes de la cellule africaine transitaient par Védrine qui établissait l’ordre du jour du conseil restreint.

     

    Et quand on sait que la figure tutélaire de Monsieur Védrine a pour nom Henri Kissinger, plus connu sous le sobriquet de « boucher de la realpolitik » aux millions de morts : Vietnam, Cambodge, Bangladesh, Amérique du sud et Timor oriental... on peut légitimement craindre le pire.


    ***


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    Colette Braeckman est membre de la rédaction du journal belge francophone Le Soir, en charge de l’actualité africaine, et plus particulièrement de l’Afrique centrale ; ses articles sur le génocide rwandais ont très tôt mis en cause la version officielle des événements qui tendait à exonérer la Présidence de Mitterrand de toute responsabilité ou implication.

     

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              "Tu n’habites plus chez toi mais dans un lointain qui fait la sourde oreille à ta douleur. Tu cherches ton pareil dans tout ce qui se tait sans s’émouvoir. Ton regard fait comme si. Nul n’a compris ta complicité avec le vide et comment ton cœur lutte pour que rien ne rentre ni ne sorte de ta détresse transformée en gammes mineures.

    Je parle du pur instant sur tes muscles, ta chair, partout où tu passes, le souffle de ta transparence en quelque sorte. Une commotion, un soulèvement. Tout ce qui traverse ton épaisseur pour en faire un espace.

    Tu n’es pas mort, c’est pire. Tu vis à côté. Sur le trottoir d’en face. Les gens qui te croisent te sourient. Tu leur rends cette grimace qui sauve le bien-être de ton coma. Terre et ciel te recouvrent d’un silence qui leur ressemble, large et obscur. Tu cherches ton pareil dans tout ce qui se tait sans s’émouvoir.

    Tu as peur de te consoler et de te satisfaire enfin de ce qui t’égorge aujourd’hui, et que l’ordinaire soit ta seule blessure.Tu as peur de ne pas mériter ce que tu vois, ce que tu entends, de donner forme à l’inexplicable et qu’il replie ses ailes sous tes écorces." - Dominique Sanpiero


     

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                  La vérité est un mille-feuilles, et rares sont ceux qui demandent du rab car, avec elle, on est vite rassasié.

    Qui fera la lumière, toute la lumière, sur l'implication de la France dans ce génocide ? Où est la vérité, où sont les faits... prisonniers tantôt d'un Pierre Péan exonérateur d'une France blanche-neige, tantôt d'une journaliste belge soupçonnée d'être plus concernée par le procès de la "France-Afrique" que par les circonstances du génocide, et puis encore... des bribes d'informations d'un officier de l'armée française, et puis enfin : les accusations d'un Président rwandais aux mains pourpres, Paul Kagame...

    Et déjà, l'on sait que les journalistes et les historiens ne nous seront d'aucune utilité et d'aucun secours... tête en l'air qu'ils sont, partisans et amnésiques à souhait, à grand renfort de documents et de sources aussi partielles que sélectives.


                Mais alors, est-ce la lassitude et le discrédit qui, une fois encore, viendront brouiller les pistes et recouvrir tous ces acteurs adeptes d'un bras de fer à la fois politique, économique et civilisationnel aux enjeux multiples ?

    C'est sûr : chacun devra se faire son opinion ; chacun selon ses allégeances et ses névroses; et la vérité sombrera une fois encore dans les oubliettes d'une Histoire qui n'est qu'un gros mensonge par omission.

     

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  • Michel Thierry Atangana : un Français emprisonné au Cameroun jusqu’en 2037

     

     

     

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                    "Thierry ATANGANA, ingénieur Français âgé de 48 ans, né au Cameroun et naturalisé français depuis 1988 (le Cameroun ne reconnaissant pas la double nationalité, il est donc également considéré comme Français au Cameroun), est retourné au Cameroun en 1992. Il a été rapidement chargé par la présidence camerounaise de gérer la construction de deux axes autoroutiers. Il lui est offert à ce titre la présidence d’un comité de pilotage associant les autorités camerounaises et plusieurs entreprises de BTP (l’Etat camerounais n’ayant pas les fonds disponibles pour construire ces axes, le comité de pilotage devait monter un plan de financement consistant en des avances des entreprises françaises contre engagement de l’Etat camerounais à honorer ses créances à leur égard). Michel ATANGANA avait de ce fait à rendre compte de ses activités à Titus EDZOA, alors secrétaire général de la présidence camerounaise.

     

    En avril 1997, Titus EDZOA, devenu entre temps ministre de la santé, démissionne du Gouvernement pour annoncer sa candidature à la présidentielle camerounaise d’octobre 1997.

     

    L’enfer commence alors pour Michel ATANGANA. Arrêté en mai 1997 (non sur ordre de la justice mais sur ordre du préfet sous une accusation de « grand banditisme »), il lui est demandé d’impliquer Titus EDZOA en accusant ce dernier d’avoir détourné des fonds dans le cadre des projets autoroutiers suscités. Refusant cette fausse accusation, Michel ATANGANA est condamné en juillet 1997 à 15 ans de prison pour détournements de fonds publics, avec Titus EDZOA, arrêté quant à lui en juin 1997.

     

    Quelques années plus tard, l’Etat camerounais relance une procédure judiciaire contre Michel ATANGANA sur des accusations tout aussi farfelues et mensongères que les premières. Bien qu’un non-lieu ait été prononcé sur cette seconde procédure en 2008, l’Etat camerounais obtient, à force de manoeuvres et de manipulations, qu’un second procès puisse avoir lieu.

     

    C’est ainsi que Michel ATANGANA est condamné à 20 ans de prison (supplémentaires) en octobre dernier."

     

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                  "Michel ATANGANA aurait eu le tort de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment et d’être la victime collatérale de règlements de compte politiques au plus haut niveau ?

     

    Toute la procédure le montre : faux accusateurs (qui l’ont depuis disculpé entièrement), condamnation de juillet 1997 obtenue après un procès tenu la nuit et sans avocat (sic !), absence flagrante de preuves de ce dont il est accusé, absence de transmission des preuves à la défense, refus de délivrance de visas à ses avocats français, …

     

    Au-delà de ces violations procédurales inadmissibles, Michel ATANGANA est détenu dans des conditions immondes. Il est ainsi placé depuis mai 1997 non pas dans une prison mais dans les locaux du Secrétariat d’Etat à la Défense dans un réduit 7m2 sans lumière du jour.

     

    Privé de soins, Michel ATANGANA n’a pas vu sa femme et ses deux enfants depuis maintenant plus de 15 ans, le plus jeune, âgé de 16 ans, n’ayant aucun souvenir de son père.

     

    Certes le président François Hollande a, dans une interview en Mai dernier, affirmé que le sort fait à  Michel Thierry Atangana était « inadmissible » et quelques diplomates consciencieux se sont inquiétés de son sort ; mais 6 mois plus tard le calvaire continue pour Michel Thierry Atangana."

     

     

                Cette détention arbitraire de Michel ATANGANA se prolonge depuis près de 20 ans : Ça fait trop longtemps que ça dure et c’est inadmissible !

     

                        Soyons nombreux à ne jamais cesser de nous en indigner !

     

     

                   Éric Atangana, fils de Michel Thierry Atangana, était l'invité de RTL mercredi 29 janvier 2014

     

    Pour prolonger,  cliquez : Nous irons à Genève

     

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  • « Négritude et Négrologues » de Stanislas Spero Adotevi

     

             « Aucune race n’a été témoin de l’injure comme la race nègre »

    A. Césaire.

     

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                  Né en 1969 à Alger à l’occasion du premier festival culturel africain, finalisé en 1972, l’ouvrage de Stanislas Spero Adotevi « Négritude et Négrologues » sera la première tentative sérieuse d’analyse critique de la « négritude », ce concept élaboré dans les années 30, place de la Sorbonne, et c’est à noter, à mille lieux des crimes  de l’administration coloniales d'une Afrique « pouilleuse, ravalée et broyée » par deux forts en thème : Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire.

    Analyse critique car, pour l’auteur, il ne fallait plus penser le monde en général et l'Afrique en particulier en termes de races mais d’individus, de droits et de valeurs ; il est vrai que dans les années 70, la pomme de la discorde était entre les Africains et non plus entre des colons racistes et voleurs et les Noirs, race opprimée.

    A la fois onirique, symbolique et poétique, "la négritude » se voulait un concept capable de transformer une insulte courante (sale nègre !) en titre de gloire et d’orgueil. Né du déracinement (Senghor et Césaire étaient alors étudiants à Paris), élaboré hors-sol pour ainsi dire, en bord de la Seine - qu’il se soit agit de la rive gauche ne change rien à l’affaire -, loin de toute promiscuité avec les causes, ce concept avait comme faiblesse de faire l’impasse sur Hegel, Marx et Lénine : l’Histoire, la lutte des classes et l’action révolutionnaire.

    Si l'auteur qualifie " la négritude" de concept abstrait, il reconnaît et paie néanmoins sa dette lorsqu'il écrit : « La négritude n’en demeure pas moins le temps primitif de la renaissance africaine, une prise de conscience et une nouvelle littérature » avant de puiser à pleines mains dans l’immense bêtisier de Césaire, de Senghor et dans une moindre mesure (il arrivera plus tard) de Frantz Fanon accoucheurs de formules telles que « l’homme total africain » ou bien encore « l’intuition mystique propre à l’homme africain ». Sartre en compagnon de route de cette négritude, ne sera pas en reste... mais c’est moins grave car il s’agit d’un Blanc ; et puis, on ne se refait pas !

     

                  Pour tous ces poètes pris en flagrant délit de fureur narcissique, le Nègre est amour, innocent et heureux. Son royaume est celui de l’enfance. Il n’a donc pas changé depuis la création. Sous leurs plumes à tous, l'auteur réalise très vite que la négritude court le risque de devenir une mascarade, une avalanche de clichés grotesques, quand ils ne sont pas des lieux communs éculés et des théories les plus réactionnaires. Le danger est imminent : avec la négritude, le Nègre - senghorien en particulier - n’aurait donc pas sa place auprès du Blanc sur le terrain de la science et de la raison.


    Et l’auteur de lancer à la cantonade : « La réalité, celle qui appelle la restructuration du monde, est en effet affaire de révolution et non de bouillonnement poético-cosmique. La négritude c’est le dernier-né d’une idéologie de domination (1). C’est l’aboutissement de plusieurs décennies d’ethnologie européenne. »

    Ces poètes normaliens avaient tout simplement oublié que « les colonisateurs n’étaient pas des poètes mais des manieurs de sabres ». Et puis, n'avaient-ils tous fait que célébrer la langue de leurs m(M)aîtres, de la maternelle jusqu'aux palmes académiques ?

     

                Humour grinçant, ironique, une écriture loin de la Sorbonne et de ses incantations les plus fumeuses, l’auteur se moque et dénonce le Noir quand il cesse d’être pour mieux rêver ce qu’il n’est pas et qu’il n’a vraiment pas besoin d’être et de regretter non plus. Et l’auteur de s’exprimer en ces termes : « La négritude retrouvée du salut personnel d’un Césaire ou d’un Senghor, c’est de la névrose. »

    De ce fait, la course pour la reconnaissance de la dignité de l’Homme Noir s’avère sans objet.

    Il se moquera aussi de cette bourgeoisie blanche qui « après avoir bousillé l’homme » sur sa machine, ici en Occident, en appelle à « l’idylle de l’humanité et de la nature », là où, comme par magie...  l’Afrique et le Nègre apparaissent  inévitablement : on pensera aux Duhamel (Georges), aux surréalistes (ce qui n’enlève rien à l’apport colossal de ce mouvement), Picasso, Apollinaire, Sartre encore…

    A propos de l’esclave et du racisme anti-Noir, en relation directe avec "la négritude »  - insulte transformée en titre de gloire -, doit-on néanmoins affirmer avec l’auteur que l’esclavage n’est pas né du racisme mais bien plutôt le racisme de l’esclavage ? Les deux ne se sont-ils pas nourris l’un l’autre ? Après tout, les négriers se faisaient-ils une si haute idée de la personne humaine qui pouvait ou pas, à leurs yeux, habiter le Nègre ? Leur mépris racial ne devait-il pas se porter plutôt bien (tous n’avaient sans doute pas encore rencontré le Persan de Montesquieu) lorsqu’ils chargeaient  sur leurs bateaux des hommes et des femmes à fond de cales pour un voyage dont un sur trois ne connaîtra jamais la destination ?

    Ou bien, s’est-il agit d’un esclavage dans l’esprit d’un : « Rien de personnel là-dedans mec ! C’est juste que j’ai envie de me faire un paquet de blé sur ton dos ! »

    Car dans cette lutte pour la liberté, comme l'auteur nous le fait remarquer, il y avait  - et il y a encore aujourd’hui -, du Blanc dans le Noir et du Noir dans le Blanc ; une lutte pour soi avec l’autre en soi jusqu’à ce constat d’une lucidité qui frôle des sommets : «Va saisir chez le Blanc comment on peut vaincre sans avoir raison ».

     

     

              Avec Senghor, normalien académicien Président du Sénégal  - cet orgueil-là annonce toutes les trahisons -, Adotevi sera cinglant et plus encore, avec l’utilisation politique de cette négritude restée inachevée dans sa théorie, jusqu’à reprocher à ce mal-Président de ne s’être jamais arraché à l’esclavage : « La négritude de Senghor et de ses discours n’étaient rien moins que de la propagande gouvernementale à grand renfort de théories les plus usées sur les traditions africaines et l’âme noire ; propagande qui laisse devant sa faim un peuple expulsé de l’Histoire et qui aboutit  à le faire piétiner quand elle ne le paralyse pas dans sa marche. »

     

    La négritude sous Senghor devient alors une néo-cléricature opium du peuple : « C’est dans l’inadéquation aux problèmes africains que se trouve la clé des difficultés que soulève la négritude » (verdict sans appel), et son « socialisme à la sauce africaine » naîtra le plus sérieusement du monde de « la copulation entre des rythmes primordiaux de l’Afrique et des accords commerciaux fécondants de l’Europe ». Il s’agira d’un socialisme qui en rassurera plus d'un ; un socialisme de cœur et d’esprit mais... pas touche aux intérêts du continent européen !

    Ce qui n’arrange rien, car la négritude revêt alors les habits d’un en soi indépassable.

     

    ***

     

                En 1972, Stanislas Spero Adotevi proposera aux Afrcains le projet suivant : «A nous de régler intelligemment et sans les ethnologues européens dans un développement endogène, la question de la famille  africaine, la question des ethnies, celle des traditions, et enfin le problème des classes sociales, tout en sachant que la structure traditionnelle africaine est condamnée. Et ce dont nous avons besoin aujourd'hui, c’est des tracteurs et pas seulement de métaphores. »

                   Quarante ans plus tard, à l’heure d’une mondialisation vorace et impitoyable, il semblerait que cette problématique ait pris une dimension et une accélération gigantesques.

     

     

     

    1 - Après tout, peut-on faire remarquer sans provocation excessive qu'en Algérie, Frantz Fanon était médecin psychiatre (médecine de l'homme blanc !) et non Marabout à visiter à dos d’âne les bleds de la région à la recherche d’une âme à soulager !

    Senghor a pris sa retraite de Président du Sénégal sous la pluie, en Normandie : vaches normandes, concours hippiques, climat tempéré… visite des haras avec la Reine Elisabeth venue renouveler les effectifs de ses écuries. 

    Quant à Aimé Césaire, il sera maire de Fort-de-France, et passera le plus clair de son temps à distribuer du RMI à 70% des habitants de sa commune. Il ne partagera pas le destin d’un... disons... Che Guevara, c'est sûr !

     

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    adotevi,senghor,césaire,fanon,négritude,afrique,europe,colonialisme,esclavage,politique,mondialiation,actualitéBéninois, Stanilas Spero Adotevi est né en 1934. Il a enseigné la philosophie et l'anthropologie à Paris avant d'occuper de hautes fonctions à l'UNICEF. Il vit à Ouagadougou.

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  • Requiem

     

    deux journalistes tués au mali.jpg

     

                   "Deux journalistes français ont été enlevés et tués samedi dans le nord du Mali. Ghislaine Dupont et Claude Verlon, envoyés spéciaux de Radio France Internationale (RFI), se trouvaient à Kidal."

     

    ***

     

                   A l'heure où la perte de confiance de la population envers les journalistes et la grande presse en général est presque totale... jamais on n'a eu à déplorer autant de morts dans le rang de ceux qui, manifestement, sont chargés de ne plus nous informer, ou si peu ou bien si mal.

    Doit-on alors parler de l'augmentation des décès de "journalistes" (plus de deux cents l'année dernière !) dans le cadre du non-exercice de leur profession ? Augmentation directement proportionnelle au mensonge par omission ou par ignorance dans le meilleur des cas - mensonge dénoncé par tous les médias alternatifs depuis trente ans -, et dans le pire : désinformation et manipulations délibérées dans tous les médias dominants (1)

    Connivences, consensus et  conformisme (2)… il est vrai que  la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir politique  ; médias à la tête desquels on trouvera de véritables épurateurs et pourfendeurs impitoyables depuis plus de 40 ans de toute pensée économique et politique alternative d’où qu’elle vienne.

                   Mais alors... est-ce à dire que plus l'information se porte mal... moins on nous informe, plus les journalistes meurent ?

     

    C'est à croire !

     

    Dans tous les cas, on n'admettra que c'est vraiment cher payé quand on connaît la qualité de l'information qui nous est communiquée, son indépendance et sa profondeur de pénétration du réel : ce qui nous est montré autant que ce qui nous est caché.

     ______________________

     

    1 - Ou bien alors... doit-on exonérer tous les journalistes au sein d'une organisation de l'information sans lien de causalité, sans chaîne de responsabilités, sans hiérarchie, dans une dilution entière de l'action journalistique, dans un flou sinon artistique, du moins, décisionnel complet... sans responsable ni coupable ou bien alors..  l'actionnaire qui a bon dos et qui paie rubis sur ongle.

    Nombreux sont ceux qui critiquent les médias dominants ; et ces mêmes médias ne se font pas de cadeau entre eux, face à la concurrence féroce sur le marché de la "non-information" pour la captation-répartition de la manne publicitaire sans laquelle ils ne peuvent compter survivre. Mais rares sont ceux qui sont disposés à demander à l'individu "journaliste" de faire face à sa responsabilité personnelle dans son travail de sape d'une information honnête, intelligente et audacieuse : intuition et flair.

     


    2 - Flics, journalistes, matons, enseignants... tous sont méprisés (voyez leur niveau de formation et leur salaire !) car pour le système... ces métiers ne produisent rien sinon la nécessité encore et encore d'un contrôle et d'une prise en charge de centaines de millions d'individus qu'il faut sans cesse rappeler à l'ordre d'un ordre moral et social aux ordres et qui, très tôt, a déjà choisi et nommé ses chefs.


                   Pour prolonger, cliquez  Le journalisme d'investigation

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  • Des nouvelles de Kemi Seba

             

     

        

                Dans le cadre de la tournée promotionnelle de son livre Supra négritude (qui commence dans la diaspora et finira dans plusieurs pays du continent africain), Kemi Seba donnera le samedi 4 Mai 2013 de 15h à 17h au Théâtre de la Main d’Or (15, passage de la Main d’Or, Paris XIe) une conférence.

     

    ***

     

                  Un petit rappel...

     

             Kémi Séba est le 9 décembre 1981 à Strasbourg, est un polémiste, activiste et prédicateur noir français. Panafricain et anti-impérialiste, Kémi Séba réside au Sénégal ; il est le ministre francophone du New Black Panther Party (en) et le représentant de la société sénégalaise Afrikan Mosaique qui prône le retour des afro-descendants en Afrique.

     

                 

     

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