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  • Le cheval de Turin : Béla Taar ou le refus... envers et contre tous

     

     

     

                  Pour la petite histoire, face au grand artiste qu’est Béla Taar, réalisateur hongrois, Le cheval de Turin film sorti en 2011, a pour origine un incident qui bouleversera la vie d’un certain Friedrich Nietzsche :  le 3 janvier 1889, alors qu'il effectuait un trajet en calèche dans la ville de Turin, le cheval cessa d'avancer. Incapable de le remettre en marche, le cocher battit la bête, ce qui suscita chez le philosophe un élan de compassion irrépressible d'une intensité hors du commun :  Nietzsche se pendit au cou de l'animal et passa, prostré, les dix dernières années de sa vie dans un état de démence.

    De là à penser que Béla Tarr, qui aurait été présent ce jour-là, n’aurait trouvé rien de mieux que de rentrer avec ce cheval et son cocher jusqu’à cette ferme isolée battu par une tempête du diable, un père taiseux et sa fille, une charrette et ce même cheval qu'on attellera puis détellera, une fois, dix fois... avant de renoncer...

    Grande est la tentation !

     

                  Film frugal tout comme le repas qu’un père et sa fille partageront jour après jour - des pommes de terre cuites à l’eau au gros sel -, tandis que dans la grange, un cheval refusera bientôt toute nourriture ; et à propos de cet animal, on sera tenté de se dire que si ce cheval avait eu le don de la parole, nul doute, serait-ce sans un mot qu’il aurait mené sa vie...

     

              

     

                   Cinéaste au rythme cardiaque très lent, cinéma en apnée car, si d'aucuns savent retenir leur souffle, d'autres savent retenir le temps comme personne, tout comme cette musique musclée - organum et cordes dans le grave  -, véritable bombe à retardement lancinante et récurrente (en do mineur), destinée à porter et à accompagner 30 plans-séquences de cinq minutes chacun, plans contemplatifs pour l'uns, pour d’autres,  moins compréhensifs ou pusillanimes, plans interminables...

    Ces plans trouveront pourtant leur raison d’être, leur force, leur efficacité, leur caractère aussi rare que précieux (comme chacun sait, le cinéma ce n’est pas ce qui nous est montré mais ce qui nous est révélé !) dans le fait que, tous ces plans, sans exception, forceront le spectateur à quitter l’image et l'écran pour rentrer dans lui-même et y poursuivre deux heures et demie durant, même et surtout somnolent, sa propre œuvre que devient alors sa vie pour le temps qu'il lui sera donné d'être le spectateur de Béla Tarr.

    Pour cette raison, Le cheval de Turin se rêve autant qu'il se voit. Aussi, et vraiment ! on peut affirmer qu’avec le cinéma de Béla Tarr c’est autant le spectateur qui fait le film que le réalisateur. Et nous devrions tous demander à partager avec lui l’Ours d’argent que le film a reçu à l'occasion du dernier festival de Berlin.

                   Artiste d’une radicalité qui n’a besoin ni de discours ni de justification, fascinés nous sommes face à la volonté de fer de ce réalisateur pour lequel aucun compromis n’est une option ! Et si au cinéma, le noir-et-blanc reste bien le choix de ceux qui ont encore quelque chose à dire, et la couleur, celle de l’industrie cinématographique, avilissant tout ce qu’elle touche et recouvre…

    Le cheval de Turin restera un gigantesque bras d’honneur adressé à cette modernité cinématographique imbécile et veule, film après film - un film chassant l'autre -, d'un Béla Tarr ennemi public numéro un de tous ceux qui ont la faiblesse, la bêtise ou la naïveté de penser que le cinéma n’est qu’un divertissement destiné à nous faire vivre par procuration des vies au suspense insoutenable, dans la fureur, le bruit, le sang, les larmes et la sueur de coïts sans nombre...

    Mais alors... qu'ils passent donc leur chemin ! Le  prochain Eastwood (Eh oui ! Déjà le suivant ! Car, c'est bien connu : les gens qui n'ont pas idée en ont cinquante par jour), avec ses acteurs- tâcherons d’une industrie sans art, y pourvoira, car quelque part, dans une province hongroise, un réalisateur  attend les plus exigeants d'entre nous.

     

    ***

     

                  Après le passage d'un groupe de tziganes que personne n’a invité, chassé à la hache, l’eau du puits s’est tarie,  la tempête s’est tue, le soleil a fondu et l’aube ne s’est plus levée...

     

    (Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin le puits se vide)

     

    Après l'eau, c'est une lampe à pétrole, au réservoir pourtant plein, qui refusera définitivement d'éclairer la demeure d'un père et de sa fille, et bientôt l'écran car,  plus de lumière, plus de cinéma !

     

    ***

     

                  Béla Tarr écrase tout sauf le spectateur, et longtemps on pourra se demander avec lui qui n’en a aucune idée aujourd’hui encore, et même après plus de dix films, quelle peut bien être l’origine (quelle scène primitive au traumatisme fondateur ?) d'un tel parti-pris artistique, d’un tel refus proche d'un Bartleby, obstiné et têtu, d'une telle démarche hors du commun, même si une réponse semble s'imposer :

    A l'origine de cette radicalité sans doute trouvera-t-on le refus (encore le refus !) d'un monde dans lequel il n'est plus possible de vivre sans tuer l’autre ou dans le meilleur des cas, sans pourrir irrémédiablement la vie de son voisin avant de ruiner sa vie propre dans une lutte acharnée et cruelle pour une survie qui n’est déjà plus une vie mais un commencement de mort lente et sinistre. 

                     Et si l'on tend l’oreille, on pourra très certainement entendre de la voix de Béla Tarr nous signifier ceci : « Dans ces circonstances, ce sera sans moi ! ». En effet, Le cheval de Turin est l'ultime film d'un cinéaste qui abandonne le cinéma.

     

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  • L'ère du bonheur avec Raoul Vaneigem

     

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                      "... dans le royaume  de la consommation, le citoyen est roi ; une royauté démocratique : égalité devant la consommation, fraternité dans la consommation, liberté selon la consommation. La dictature du consommable a contribué à l’effacement des barrières de sang, de lignage ou de race ; il conviendrait de s’en réjouir sans réserve si elle n’avait interdit par la logique des choses toute différenciation qualitative, pour ne plus tolérer entre les valeurs et les hommes que des différences de quantité.

     

    Entre ceux qui possèdent beaucoup et ceux qui possèdent peu, mais toujours davantage, la distance n’a pas changé, mais les degrés intermédiaires se sont multipliés, rapprochant en quelque sorte les extrêmes, dirigeants et dirigés, d’un même centre de médiocrité : être riche se réduit aujourd’hui à posséder un grand nombre d’objets pauvres.

     

    Les biens de consommation tendent à n’avoir plus de valeur d’usage. Leur nature est d’être consommable à tout prix. Et comme l’expliquait très sincèrement le général Dwight Eisenhower, l’économie actuelle ne peut se sauver qu’en transformant l’homme en consommateur, en l’identifiant  à la plus grande quantité possible de valeurs consommables, c’est-à-dire de non-valeurs ou de valeurs vides, fictives et abstraites. Après avoir été le « capital le plus précieux », selon l’heureuse expression de Staline, l’homme doit devenir le bien de consommation le plus apprécié. L’image, le stéréotype de la star, du pauvre, du meurtrier par amour, de l’honnête citoyen, du révolté, du bourgeois, va substituer à l’homme un système de catégories mécanographiquement rangées selon la logique irréfutable de la robotisation.

     

    Déjà la notion de teen-ager (l’ados) tend à conformer l’acheteur au produit acheté, à réduire sa variété à une gamme variée mais limitée d’objets à vendre : on n’a plus l’âge du cœur ou de la peau, mais l’âge de ce que l’on achète. Le temps de production qui était, disait-on , de l’argent, va devenir en se mesurant au rythme de succession des produits achetés, usés, jetés, un temps de consommation et de consomption, un temps de vieillissement précoce.

     

    Le concept de paupérisation trouve aujourd’hui son éclatante démonstration non, comme le pensait Marx, dans le cadre des biens nécessaires à la survie, puisque ceux-ci, loin de se raréfier, n’ont cessé d’augmenter, mais bien dans la survie elle-même, toujours antagosniste à la vraie vie. Le confort, dont on espérait  un enrichissement  de la vie déjà vécue richement par l’aristocratie féodale, n’aura été  que l’enfant de la productivité capitaliste, un enfant prématurément destiné à vieillir sitôt que le circuit de la distribution l’aura métamorphosé en simple objet de consommation passive. Travailler pour survivre, survivre en consommant et pour consommer, le cycle infernal est bouclé. Survivre est, sous le règne de l’économie, à la fois nécessaire et suffisant. C’est la vérité première qui fonde l’ère bourgeoise. Et il est vrai qu’une étape historique fondée sur une vérité aussi antihumaine ne peut constituer qu’une étape de transition, un passage entre la vie obscurément vécue des maîtres féodaux et la vie rationnellement et passionnellement construite des maîtres sans esclaves. Il reste une trentaine d’années pour empêcher que l’ère transitoire des esclaves sans maître ne dure deux siècles."

     

                    L'ère du bonheur - 1967  Raoul Vaneigem, l’un des leaders, avec Guy Debord, du mouvement situationniste des années soixante.

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  • Dans le regard d'Antonioni

     

     

     

     
                Avec Blow-up (1), sorti en 1966, le réalisateur italien Michelangelo Antonioni mettra à mal notre capacité à ne jamais douter d'un fait, même et surtout... irréfutable, agrandissement après agrandissement (traduction du titre du film) aux confins du possible et de l'improbable, jusque dans les dernières secondes de son film, lorsque  Thomas, photographe professionnel (David Hennings dans le rôle), disparaît, là, sous nos yeux, comme happé par une révélation aussi saisissante que salvatrice...

    Et alors qu'à proximité se joue une partie de tennis sans raquettes ni balle, mimée par deux joyeux drilles entourés de gais lurons ; partie de tennis qui sauvera notre photographe de l'angoisse de ne jamais pouvoir partager avec quiconque la découverte d'un corps sans vie étendu dans un parc, assassiné par balle et dont il ne reste au petit matin plus aucune trace (2).

           Privé de son appareil-photo, l'impossibilité de partager une telle découverte et le risque d'enfermement dans une incommunicabilité psychiquement dommageable, cette partie de tennis et la participation active de David Hennings les annuleront d'un coup d'un seul, puisque notre photographe prendra une décision qui le sauvera : il retournera aux deux mimes qui la lui réclament, une balle invisible sortie du cours ; décision qui lui fera prendre conscience de l'existence d'une possibilité jusque là insoupçonnée : ce qui est peut très bien n'avoir jamais été.

                    Alors pourquoi chercher à le partager - ce quelque chose -, avec qui que ce soit tout en étant dans l'incapacité de le faire ?

     

     

                  En effet, cette partie de tennis fantôme (vidéo à 2.40) auquelle il prête son concours comme par inadvertance, lui offre maintenant la possibilité de choisir une autre réalité qui n'aura besoin de l'assentiment de personne : non ! ce corps sans vie étendu dans un parc au pied d'un buisson n'a jamais été ! (d'autant plus que cette découverte est sans témoin et qu'il n'en reste aucune preuve matérielle)...

    Oui ! cette partie de tennis sans balle ni raquettes a bien lieu ici et maintenant... (nombreux sont ceux qui peuvent en témoigner)... Antonioni prenant là quelques risques avec la raison (et la morale ?) en nous suggérant que toutes les réalités se valent pour peu que l'on y souscrive et que l'on ne soit pas le seul... car de nos jours, c'est le nombre qui sanctifie, a fortiori le ralliement au plus grand nombre, même sur la base du mensonge, qui nous apaise ; et plus encore... après une tentative de se désolidariser de ce mensonge - situation anxiogène, toujours !

     

     

    1 - Inspiré d'une nouvelle Las babas del diablo (Les fils de la Vierge) de Julio Cortázar.

    2 - Dans ce film, il n'est pas question de douter de quoi que ce soit, d'une réalité ou d'une autre...  en revanche, il est surtout question d'être le témoin d'un événement majeur, un crime, que l'on ne peut partager avec personne faute de pouvoir apporter la preuve de la réalité de cet événement. Situation anxiogène par excellence : souffrance et perte de repères. Avec Antonioni, il est aussi question de savoir comment, pour rechercher l'apaisement, on choisit de se dire que cet événement peut tout aussi bien n'avoir jamais eu lien. Et plus radical encore : qu'il ait eu lieu importe peu car seul importe ce que l'on peut partager comme expérience. Tout ce qui ne peut pas être partagé n'existe pas ou n'a pas existé, car une expérience traumatique qui ne peut pas être partagée est insoutenable ; cad : invivable... socialement (à moins de vivre sur une île déserte dans un environnement a-social : là où aucun partage n'est envisageable).

    D'où la tentation du déni ou de la négation de l'événement avec l'assentiment et le soutien moral du plus grand nombre.

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  • FIAC 2016 : comment en finir avec l'art contemporain ?

     

           fiac2016   Combien de temps encore devra-t-on supporter cet art sans Art, cet art contemporain fossoyeur de l'Art moderne ?

                 

     

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    " Quand j'entends le mot Culture*, je sors mon révolver ! "

                        Baldur von Shirach, chef des Jeunesses hitlériennes

     

     

    * dans toutes les acceptions du mot : art, histoire, philosophie...

     

     

    Billet rédigé en octobre 2011

     

     

                         Que peut-on raisonnablement attendre d’une société dont les élites culturelles ont fait le choix de troquer, entre autres sculpteurs… Rodin, Lambeaux et Meunier, contre des patrons de casses-autos-compresseurs (César ; Arman) ; et ce sans demander l’avis à qui que ce soit ?

     

     

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               Comment ignorer aujourd'hui le fait que nombre de professionnels de l'Art contemporain - directeurs de musée et/ou de centres d'Art (financés et rémunérés par le contribuable), commissaires d'expositions, critiques d'art, les DRAC et les journalistes ont lamentablement échoué dans leur mission…

    Car, à défaut d'être des passeurs de culture, nombreux sont ceux qui se sont contentés d'être les relais serviles d'agences de relations publiques, de créations d'événements, de publicité, de marketing qui sont à la production artistique ce que le film publicitaire, le clip, le design, Disneyland et le parc Astérix sont à l'Art et qui ont pour mission première, sinon unique, de fabriquer, d'entretenir et de promouvoir l'image de camelots, de bonimenteurs, de montreurs de foires, gesticulateurs puérils, immatures, fumistes, anecdotiques, infantiles, égoïstiques... abusivement appelés : artistes...

    On pourra aussi et sans risques, les accuser d'être jour après jour, les complices de la dé-culturation et de l'abrutissement des masses laissées sans repères, et auprès desquelles on aura déconsidéré pour longtemps l'Art contemporain (qui vraiment, n'en avait pas besoin !!!), avec de soi-disant artistes cotés à plusieurs millions de dollars et à ce prix, de confondre l'Art avec l'industrie du divertissement... et du luxe, en l'occurrence.

    On parlera de leur culot, depuis plus de quarante ans, quand sans honte et sans rire, ils nous affirment qu'ils ont le devoir de nous faire connaître des productions reflets de notre époque - époque qui sera toujours, tout comme son Art, beaucoup plus que ce que l'on croit avoir compris d'elle, qui n'est, le plus souvent, que ce qu'on souhaite nous donner à comprendre, ou bien, seulement ce que l'on est capable de saisir d'elle...

    Et puis enfin, on ne manquera pas de garder à l'esprit qu'il se pourrait bien qu'ils aient été les saboteurs, les avorteurs de jeunes ambitions intimidées ou bien découragées - sinon dissuadées -, face à l'incurie des codes de la représentation et de la communication dite artistique et contemporaine et de leur maîtrise sans laquelle tout espoir d'être ne serait-ce que diffusé ou exposé, s'évanouit à jamais.

    Alors...

    Pour tout ce gâchis humain et artistique... réclamons une minute de silence...

    Sinon, l'éternité.

     

               Confrontés à toutes ces figures d’une scène prétendument artistique, créateurs aux installations dont les concepts feraient hurler de rire un cheval, énergumènes bavards comme il n'est pas permis, et alors que l'Art est l'incarnation même d'une pensée tacite...

    A quand donc une critique et une histoire de l'Art qui relèveraient de l’invective, de l’insulte et du crachat face à l'affront (quand ce n'est pas l'outrage) qui nous est fait, saison après saison, exposition après exposition, installation après installation, toutes plus indigentes les unes que les autres, foutoirs indescriptibles dans lesquels l'infantilisme côtoie le plus souvent le trivial qui côtoie le puéril qui, à son tour, embrasse l'anecdotique, le tout noyé dans un océan d’intentions aussi immatures qu’incompétentes et/ou jean-foutres...

    Mille événements - en veux-tu, en voilà ! - proposés par des commissaires, dans le meilleur des cas, carriéristes, et dans le pire, tragiquement incultes, bardés de diplômes d’universités-dépotoirs et d‘Écoles nationales dans l'impossibilité de refuser quiconque se présente avec en poche un sésame qui a pour nom : Bac

                   Disons les choses...

                   Toute cette production tapageuse mais vaine, c'est Warhol (1) qui a triomphé de Picasso, César de Rodin - un Rodin qui pourtant avait pris soin d’ouvrir en grand toutes les portes qu’un César s’est empressé de refermer sur un univers concentrationnaire...

    Tout ce ramdam, c’est aussi - dans une longue liste qui n’épargne aucun art ni aucune discipline -, John Cage qui a triomphé de Pierre Boulez, un BHL de tout philosophe digne de ce nom...

    Et pour finir - un malheur n‘arrivant jamais seul -, c’est aussi Mitterrand et le PS qui ont triomphé de Jaurès...

    Le chanteur Renaud de Léo Ferré...

    Le Rock du Blues...

    Laurent Joffrin et Jean-Pierre Elkabbach du métier de journaliste.

     

    ***

     

               Quand cessera-t-on de penser que l'Art est mort avec la Seconde guerre mondiale et ses 60 millions de victimes mais pas le "Pop art" animé par des artistes-commerçants ?

     

    Un art intransmissible parce que...sans métier cette production auquelle il nous est demandé d'adhérer ou bien, de nous taire et de disparaître. Car enfin... allez transmettre des peluches, des homards, des pouces et des concepts qui feraient hurler de rire n'importe quel étudiant en 1ère année de philosophie, et même nos penseurs les plus pusillanimes et les plus indulgents !

                Mais… voici que des voix se font entendre ; elles nous demandent de ne pas nous inquiéter car, personne ne nous demandera des comptes puisque ce qu’on ne vous a pas transmis ne peut en aucun cas vous manquer, à savoir : un art d’aujourd’hui... pour demain ; un art qui renvoie aussi à hier, comme pour nous rappeler d’où l’on vient et sans qu'il ait été nécessaire d'y être allé ni d‘en revenir.

     

    Signe des temps ou maladie d'une époque : on ne compte plus les artistes dont… ce qu’on appelle l’œuvre restera sans héritier ; rien de surprenant en la matière puisqu’il s’agit le plus souvent d’une oeuvre sans héritage.

     

    Certes ! Tel ou tel artiste aura été le premier à y penser (?!) et sans aucun doute le dernier, même si après coup, on sera bien en peine de déterminer sur un plan artistique et historique ce à quoi l’artiste en question aura pensé et ce qu’il nous aura légué.  

     

    Quant aux discours autour de tout ce tapage ... ils nous rappellent que l’on peut créer du discours autour de tout et de n'importe quoi ; il suffit pour cela d'être un bon discoureur ; ce que sont nombre d’intervenants dans le milieu de l’art, manifestement : discourir ou travailler, il faut choisir ! Ils ont choisi et avec eux tous les intervenants de la scène "artistique" contemporaine : Etat, ministère, collectivités, fonctionnaires, médias et critiques.

     

                     Querelle des Anciens contre les Modernes ? Grande bataille des idées neuves contres des idées anciennes ?

    Encore faut-il qu’il en soit question.

    Mais alors, cet art sans idée, sans art ni artiste sert quel Art ?

    Il n’y a pas si longtemps encore, l’Art nourrissait spirituellement et intellectuellement l’homme ; alors que depuis les années soixante et le pop art, (pour ne pas le nommer) l’art (du moins, celui qui nous est proposé) a non seulement perdu sa majuscule, mais il semble n’avoir qu’un souci : affaiblir l’homme jusqu’à l’avachissement.

    Avec Marcel Duchamp, on avait l’audace, le courage, une radicalité assumée et salutaire ; le flair du prophète, mais aussi : l’hilarité et le scandale, le tout encadré par une technique , un savoir-faire et un métier.

    Aujourd’hui sans vision, la production de ces poseurs que l’on nous impose, ne dépasse guère le plus souvent le cadre des toilettes et/ou celui d’une chambre à coucher aux murs tapissés de jeunes filles en fleurs ; le nombril aussi, et plus bas encore mais... jamais plus haut.

    Faut-il leur rappeler à tous que jamais les artistes n'ont été égocentriques mais... absorbés, préoccupés, habités, obsédés par leur Art, précisément ce qu'ils portent en eux qui est... comme un fait exprès, ce qu'ils se proposent d'offrir au monde et de partager avec lui.

     

    Distinguo important.

     

    A la trappe l’Universel ! Fini l’Art qui permet de sortir de soi mentalement ou géographiquement.

    Non ! Aucune vision digne de ce nom : celle d’un monde pour demain ; artistes visionnaires, novateurs et précurseurs.

    Pire encore, on cherchera en vain un savoir-faire pour défendre quelle que valeur esthétique que ce soit : efforts et travail dispensés pour une finalité bouleversante et incontestable dans sa maîtrise et son inspiration, témoin indiscutable d‘années de recherche et d’apprentissage solitaires et têtus...

    Car, cette exigence-là nous restitue ce qu'il ne faut jamais abandonner : le goût de l’effort et le toucher immédiat de l‘esprit qu‘est le talent lorsqu'il s'appuie sur une ascèse indéfectible et un Art de force, de témérité et de victoire.

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    1 - Il faut le dire et le redire : le pop-art, c’est de la pop music ; musique pop qui n’a bien évidemment rien à voir avec Bach, Beethoven, Wagner, Debussy, Stravinsky et Boulez... ni avec Michel-Ange, Picasso ou Dali pour le dessin, la peinture et la sculpture.

    Le Pop-art c’est un film avec Julia Roberts et Richard Gere ; rien d'équivalent à Fellini ou à Tarkovski. Le pop-art c’est un roman de Levy de Musso ou de Beigbeder et sûrement pas une oeuvre de Proust, de Céline ou de Kundera.

    Qu'à cela ne tienne ! On nous présente les acteurs-animateurs de cet art contemporain, Pop-art en tête, qui occupe 80% de la couverture médiatique de l’actualité de l’art tout court, comme s’il s’agissait de Boulez, de Tarkovski ou de Kundera… sous prétexte que des journaleux sortis ou non d’écoles dites d’Art où plus rien n’est enseigné, n'ont tout simplement pas idée ; et puis aussi et surtout, parce que le fric est dans le pop-art comme le fric est dans la pop-music !

    Et pour l'avoir intégré, tous savent ceci : il n'y a pas de carrière pour quiconque s'avise de remettre en cause cet art contemporain dans ses fondements.

    A ce sujet, merci de vous reporter à Baudrillard dans "Le complot de l'art" - 1996

     

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     Les mirages de l'art contemporain

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  • Moderato cantabile

     

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                  Peter Brook aidé de Marguerite Duras délaissera un temps le théâtre pour nous offrir et nous servir sur un plateau en argent massif, un Jean-Paul Belmondo rare et placide, un peu à la manière d’un feu sous la cendre, et une Jeanne Moreau pour souffler sur les braises.

           

     

                   Automne, hiver - saisons de tout ce qui meurt -, arbres rachitiques sur fond d’estuaire, celui de la Gironde, tout à l’image de la vie que l’on y mène....    

     

                 Le cri final de Jeanne Moreau pareil à celui d’un condamné à mort à la lecture de sa sentence, restera à jamais le cri d’une bête mortellement touchée, au moment où son maître ( son époux grand bourgeois) lui re-passe son collier autour du cou, et alors qu’elle avait bien cru pouvoir s'en défaire.

     

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  • Mémoire artistique : amnésie et commerce

     

      

                     

           Réponse à Emmanuel Tugny et consorts : Le mémoire artistique ICI

     

     

                 Il est dit que les écoles d’Art préparent les élèves à l’intégration au marché de l’art. Aussi, tous devront savoir se vendre : "le mémoire artistique" est alors censé les préparer à répondre à cette exigence.

     

            Nul doute, "Le mémoire artistique" fera de l'artiste un bavard expansif... très certainement au détriment de toute réalisation... artistique justement, encourageant et privilégiant un artiste sans art, sans métier et sans maîtrise, puis finalement et fatalement... un artiste sans oeuvre... un artiste comme dés-oeuvré. D'où la nécessité du recours à la parlotte.

     

               "Tais-toi, apprends et bosse !" Tel devrait être le message affiché au fronton de toutes les écoles d'Art. Car l'Art n'a pas besoin de discours ou de justification ; en revanche l'Art a besoin d'un regard... celui d'un public confronté à une oeuvre qui le convainc alors de la nécessité de l'Art. A charge pour tout artiste d'être au rendez-vous de cette exigence... exigence qui n'a pas grand-chose à voir avec sa capacité à remplacer l'oeuvre par un discours ou bien une oeuvre d'une faiblesse telle.. que le discours devient sa seule planche de salut en naufragé d'une pratique artistique au clou.

    Mémoire pour mémoire... en revanche, la mémoire artistique - celle d'une histoire de l'Art, en priorité... fera que bon nombre d'artistes iront se faire pendre ailleurs une fois que toute la pauvreté de ce qu'ils croyaient pourtant relever d'un Art majeur leur aura sauté aux yeux comme on recouvre la vue et la mémoire (!) après une longue période d'amnésie.

     

                                                               ***       

     

               Ne plus écrire, ne plus parler...  mais alors, à quand des artistes muets, illettrés et manchots (des fois qu'il leur viendrait à l'idée de nous parler avec les mains) ? Et ce afin que l'artiste se taise et que l'Art hurle à nos oreilles sa victoire... jusqu'à en devenir sourds car, seuls des artistes sans parole ni bras ainsi qu'un public dur de la feuille comme un pot sauveront l'Art contemporain, moderne et autre du naufrage...

               Dans l'attente de l'arrivée ou du retour d'une cécité universelle tout aussi salvatrice qui mettra alors tout le monde d'accord - artistes, critiques et public !

            Après tout, dans la longue nuit d'un art contemporain sans Art, tous les chats ne sont-ils pas gris et nous tous des génies ?

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    ainsi que Molière et l'Art contemporain par

    François-Laurent Balssa

     

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  • Crise de la transmission et deuil de l'oubli - 2

    Ce que vous n'avez pas connu ne peut en aucun cas vous manquer !

    En sommes-nous si sûrs aujourd'hui ?

     

     

     

    Plus qu'une oeuvre musicale : une cathédrale

     

             Maeterlinck, Debussy... ou quand l'opéra rencontre le meilleur de l'association "langue, musique et chant", une fois purgé (sevré ?) de Wagner (et de l'opéra italien), sous la direction d'un Debussy extasié.

     

     

                 Comme compositeur, théoricien, pédagogue, administrateur et chef d'orchestre, Pierre Boulez a écrit une des plus belles pages de la musique de la seconde moitié du XXè siècle... sinon la plus belle.

     

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                 J.S Bach, Claude Debussy, Pierre Boulez...

    Qui les protègera de l'oubli, de cette perte de mémoire, de cette amnésie savamment organisée et entretenue par des marchands de succédanés et une économie de l'ersatz qui a tout emporté sur son passage ?

    Au sujet de cet oubli, le véritable deuil, finalement, n’a pas pour objet la perte - à l'heure du numérique, plus rien ne se perd, et pour peu qu’il s’agisse d’une œuvre, celle-ci est indestructible : désormais, ce qui a été le sera à jamais !

    Non ! Aujourd'hui, le deuil a bien plutôt pour objet l’absence de transmission et l’ignorance certaine de ceux à qui aucune chance ne sera donnée de découvrir et de connaître tout ce dont il nous a été donné d'être les témoins...

    Car si Internet c'est toute la mémoire du monde, avec le concours de millions d'acteurs du web déterminés à transmettre le passé, même récent, encore faut-il soupçonner l'existence de tout ce qu'une génération a pu faire advenir intellectuellement et artistiquement.

     

                  Le deuil, c’est donc le deuil de la non-transmission avec lequel il nous faut vivre ; le deuil de notre incapacité à pouvoir transmettre et « raconter l’autre » qui n’est plus ; le raconter auprès d’un public absent, indisponible ; des millions d'êtres humains privés de leurs capacités à faire un pas en arrière car, aujourd’hui,  il n’est donné à personne de se retourner : "Pas le temps ! Et puis j'étais pas né !"

    Et ce deuil-là est sans recours ni consolation.

     

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  • Guitry père et fils...

                    ... ou quand le père, Lucien Guitry (1860 -1925)lucien guitry,sacha guitry,serge uleski, théâtre, cinéma, acteur célébrissime, trouve son aboutissement, voire son apothéose, dans le fils Sacha sacha guitry, serge uleski(1885-1957) , auteur de génie, acteur et cinéaste jouissant d'un prestige considérable.

    C'est suffisamment rare pour être salué, à l'heure où les filles et fils de... ne sont le plus souvent que la pâle, très pâle copie d'un ascendant qui a brillé de tous les feux dans la discipline artistique - ou autres -, qui fut la sienne ; sans toutefois oublier le cas où les ascendants n'ont brillé que d'une pâle étoile, celle du soir qui annonce déjà le crépuscule pour leur descendance qui aurait le malheur d'emprunter la même voie ; car enfin, force est de constater que le génie, à défaut... le talent, est beaucoup plus rarement héréditaire que la médiocrité.

     

     

                   Aussi...

                   Lucien, Sacha... face à cette prodigieuse filiation, on pourra regretter que Sacha Guitry n'ait pas eu de descendance ; les opportunités ne manquaient pourtant pas puisque Sacha Guitry n'a jamais pu envisager son existence sans une femme à ses côtés, pour le meilleur et pour le pire ; femmes auxquelles il doit une bonne partie de son oeuvre.

    Sans doute a-t-il craint que sa descendance ne soit pas à la hauteur de l'enjeu ; pensez donc : l'Everest accouchant du mont Ventoux ! Ou pire encore... de la dune du Pyla... la montagne d'une souris.

    Il faut le savoir : Sacha Guitry a toujours craint le ridicule par-dessus tout.

     

    ***

     

                     Et c'est alors qu'arrive l'hommage du fils au père.

     

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               "Il s’agit du premier film de Guitry tourné après la Deuxième Guerre, et tout se passe comme si, après ses déboires de la Libération, il avait ressenti le besoin de revenir à ses fondamentaux : l’amour du théâtre, la figure du père, Lucien, comédien illustre, célébré en son temps comme le plus grand de sa génération, l’émule masculin de Sarah Bernhardt. Comme toujours lorsqu’il raconte la vie d’un grand homme, le ton est à l’hagiographie."

     

    Une analyse du film est disponible ICI

     

     

     

    1 - Se reporter à l'ouvrage "Filles et fils de..." ICI

     

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  • Requiescat in pace

     

                "... L'air de l'époque est mauvais (...) Les nerfs se détraquent, la grande névrose s'en mêle, l'art se trouble ; c'est la bousculade, l'anarchie, la folie de la personnalité aux abois... Jamais on ne s'est tant querellé et jamais on n'y a vu moins clair que depuis le jour où l'on prétend tout savoir.

    - C'était fatal (...) cet excès d'activité et d'orgueil dans le savoir devait nous rejeter au doute ; ce siècle, qui a fait déjà tant de clarté, devait s'achever sous la menace d'un nouveau flot de ténèbres... Oui, notre malaise vient de là. On a trop promis, on a trop espéré, on a attendu la conquête et l'explication de tout ; et l'impatience gronde. Comment ?! On ne marche pas plus vite ? La science ne nous a pas encore donné, en cent ans, la certitude absolue, le bonheur parfait ? Alors, à quoi bon continuer, puisqu'on ne saura jamais tout et que notre pain restera aussi amer ? C'est une faillite du siècle, le pessimisme tord les entrailles, le mysticisme embrume les cervelles ; car nous avons eu beau chasser les fantômes sous les grands coups de lumière de l'analyse, le surnaturel a repris les hostilités, l'esprit des légendes se révolte et veut nous reconquérir, dans cette halte de fatigue et d'angoisse... (...) cette convulsion dernière du vieil effarement religieux était à prévoir."

    Des larmes étaient montés aux yeux de Sandoz, ému déjà des choses sorties involontairement de ses lèvres, derrière le corps de son vieux camarade, comme s'ils avaient eu ensemble une de leurs causeries grisantes d'autrefois ; et, maintenant, il lui semblait qu'on allait mettre en terre sa jeunesse : c'était une part de lui-même, la meilleure, celle des illusions et des enthousiasmes que les fossoyeurs enlevaient, pour la faire glisser au fond du trou."

    L'Oeuvre - Emile Zola - 1886 : pages 404/405 et 406/407 - extraits (Edition Folio Classique)

     

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  • Elie Faure... après Hippolyte Taine


    Pour une meilleure compréhension de fins et de la place de l'Art


    Faure_Elie.jpg

    "... On dit que l'artiste se suffit à lui-même. Ce n'est pas vrai. L'artiste qui le dit est atteint d'un orgueil mauvais. L'artiste qui le croit n'est pas un artiste. S'il n'avait pas eu besoin du plus universel de nos langages, l'artiste ne l'aurait pas créé. Dans une île déserte, il bêcherait la terre pour faire pousser son pain. Nul n'a plus besoin que lui de la présence et de l'approbation des hommes. Il parle parce qu'il les sent autour de lui, et dans l'espoir souvent déçu et jamais découragé qu'ils finiront par l'entendre. C'est sa fonction de répandre son être, de donner le plus possible de sa vie à toutes les vies, de demander à toutes les vies de lui donner le plus possible d'elles, de réaliser avec elles, dans une collaboration obscure et magnifique, une harmonie d'autant plus émouvante qu'un plus grand nombre d'autres vies viennent y participer. L'artiste, à qui les hommes livrent tout, leur rend tout ce qu'il leur a pris..."

     

    Elie Faure - Histoire de l'art.jpg
     
    "... L'art qui exprime la vie, est mystérieux comme elle. Il échappe comme elle, à toute formule. Mais le besoin de le définir nous poursuit, parce qu'il se mêle à toutes les heures de notre existence habituelle pour en magnifier les aspects par ses formes les plus élevées ou les déshonorer par ses formes les plus déchues. Quelle que soit notre répugnance à faire l'effort d'écouter et de regarder, il nous est impossible de ne pas entendre et de ne pas voir, il nous est impossible de renoncer tout à fait à nous faire une opinion quelconque sur le monde des apparences dont l'art a précisément la mission de nous révéler le sens. Les historiens, les moralistes, les biologistes, les métaphysiciens, tous ceux qui demandent à la vie le secret de ses origines et de ses fins sont conduits tôt ou tard à rechercher pourquoi nous nous retrouvons dans les oeuvres qui la manifestent ; l'Art reste solidaire de toutes ces disciplines à la fois, et sans doute aussi, il les domine et les entraîne vers l'unité possible et désirée de toute notre action humaine, qu'il est seul à réaliser..."

     

    Elie Faure : historien de l'art et essayiste français (1873-1937)

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