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  • Bal des quenelles 2014 : le Woodstock de la dissidence

     

              Alors que la France est au 39e rang dans le classement mondial de la liberté de la presse en 2014, aujourd'hui, le constat suivant s'impose : en l'absence d'Internet, il n'y aurait plus aucun moyen de diffusion d'une liberté de penser et d'informer qui ne doive rien à des médias sous influence qui, pour leur déshonneur, ont réduit cette liberté à une peau de chagrin. Car Internet, c'est bien toute la mémoire du monde ; et moins on oublie, plus on se souvient... et plus on se souvient, plus difficile est le mensonge.

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                Le samedi 21 juin dernier, la désormais traditionnelle cérémonie du bal des quenelles a récompensé les personnalités, qui par leurs actions ou leurs paroles, ont dénoncé l'idéologie dominante ou apporté leur soutien à l'humoriste-satiriste Dieudonné Mbala Mbala, véritable Molière des temps modernes.

             Derniers soubresauts du refus d'un monde cadenassé avant une soumission générale, ou bien, avant-garde d'un grand mouvement de révolte à venir...

     

    (Cérémonie de remise des quenelles d'or filmée par l'Agence Info Libre)

     

              ... des artistes, un député, des dessinateurs, des chanteurs, rappeurs, militaires, auteurs, internautes, vidéastes, salariés licenciés pour "quenelle", acteurs de la dissidence du Net, sont nominés, et certains d'entre eux récompensés d'une quenelle d'or.

                Pour rappel, la quenelle est un geste subversif que l’on peut assimiler au doigt d’honneur contre l’ordre établi et une pensée unique qui se déploie autour d’un projet mondial qui ne souffrira aucune contestation : ici… la menace du chômage et de la relégation (d'où l'unanimité de médias et de leurs salariés précaires ou richissimes contre cette quenelle) ; ailleurs… les bombes contre quiconque s’y oppose : individus, Peuples et Etats.

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    Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné

    Lien permanent Catégories : Dieudonné : le phénomène, Israël : judaïsme, sionisme et colonisation, Israël en France : E. Lévy, BHL, Val, Valls, Zemmo, Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
  • Quand le journalisme s'effondre sur Dieudonné

     

                Injonction, oukase, édit ou fatwa - c'est au choix -, suite à la circulaire de Manuel Valls (1), (doux euphémisme) les arrêtés municipaux et préfectoraux se succèdent ; des salles annulent les représentations du satiriste Dieudonné et de son spectacle « Le mur »...

    Péril en la demeure : mobilisation générale qui vaut acceptation d’un Etat d’urgence d’exception ! C’est toute la classe politique et toute la France avec elle qui se lèvent contre le fasciste, le raciste et l'antisémite ; une France en armes, à coup d’arrêtés municipaux et préfectoraux... maires de nos villes et préfets de nos départements drapés d’une circulaire tricolore, écharpe en bandoulière pour une chasse à l’homme sans précédent, meute médiatique en renfort,  présentateurs et animateurs télés et radios rabatteurs…

    Belle unanimité ! Unanimité à vous tirer les larmes aux yeux ! La Nation enfin réconciliée avec elle-même !

    Beaucoup d'émotion donc même s’il est question d’une France qui, dans les faits, se résume à ce qu'on appelle l’Establishment... politique et médiatique ! Ce qui ne surprendra personne ; cette France-là qui prospère depuis de trente ans sans nous ne gouverne plus ; elle se contente de reverser des dividendes à ceux qui ont investi sur leur avenir à eux tous et qui leur ont permis d’occuper des places lucratives comme jamais auparavant.

                  Avec des journalistes qui, soit dit en passant, dans l’intimité, rient à gorge déployée à chaque nouveau spectacle de Dieudonné, que l'on ne s'y trompe pas : les aboiements et le vacarme de ceux qui battent la campagne ne nous feront pas oublier le silence assourdissant, de milliers d’artistes et de quelques centaines d’intellectuels muets et invisibles.

     
    Qui ne dit mot consent. Certes ! Mais… s’agit-il vraiment d’un consentement ?

    Intimidés, craintifs, la peur au ventre, terrifiés par une campagne de désinformation sans précédent à l’encontre d’un personnage public, tous ces artistes et intellectuels n'auraient-ils pas plutôt fait le choix de protéger, qui, une carrière universitaire, qui un avenir professionnel dans l’industrie du spectacle, qui une subvention du ministère de la culture (son ministre Aurélie Filippetti envisage de ne pas s’opposer à la fermeture du théâtre parisien de Dieudonné) en lieu et place de la dénonciation d’une véritable cabale qui, pour un peu, ferait passer le maccarthysme pour un jeu de société un peu pervers certes, mais bon enfant, et les procès de Moscou pour des joutes oratoires dignes de l’agora grecque ?

    Et à propos de ce lynchage d'un métis né d'une mère bretonne et d'un père camerounais dont le seul délit (et crime !?) aura été de mettre en scène en 2003
    un colon juif religieux extrémiste (excusez ce pléonasme !) après avoir précédemment dénoncé, sans essuyer la moindre contestation - c'est à noter ! -, l’intolérance et l’instrumentalisation des religions et des communautarismes catholique et musulman...

    Qui, parmi tous ces artistes et ces intellectuels, proposera de lancer un appel à la résistance et au soutien de Dieudonné, ce Voltaire des temps modernes contre cette tentative de coup d’Etat d’une caste vorace et fourbe qui n’a de cesse d’être aux ordres d’une organisation de l’existence qui n’a plus aucun souci de la liberté (d’information), de l’égalité (des chances), de la fraternité (intercommunautaire) et de la justice pour tous.  


                    Qu’il soit permis ici d’affirmer ce qui suit : si un seul danger nous guette aujourd’hui, c’est bien cette unanimité contre Dieudonné de l’Establishment qui, manifestement,  ne souffrira aucune contestation parmi ses employés, petites mains et petits bras ; unanimité qui, de tout temps, marche au son d’une musique et d’une seule ; une musique au verdict sans appel : le bruit des bottes, le brouhaha assourdissant des chars, et l’éclair des baïonnettes dressés à la verticale d’un "Soleil trompeur" et contre lequel tous les don Quichotte de la liberté et de la justice iront se brûler les ailes si d’aventure, il leur vient à l’idée de chercher une sortie honorable contre ce qui ressemble fort à un coup d’Etat d’une frange médiatico-politique qui est parvenue, après trente ans d’effort et de laisser-faire, à imposer une telle unanimité, aujourd'hui contre Dieudonné et son public après un hold-up et un  nettoyage politique, médiatique et culturel sans précédent.

     

                     Des médias aux ordres ont sciemment coupé les ponts, tué la communication, l’échange, voilà trente ans déjà, en tarissant toute relation aussi lacunaire soit-elle avec des pans entiers de la population de ce pays afin de contrôler toute contestation d'un projet tant national qu'européen et mondial aux conséquences économiques, sociales et politiques dévastatrices qui ne recueille l'adhésion d'aucune majorité digne de ce nom en Europe et au-delà.

    Des médias qui ne se reconnaissent plus qu'une seule obligation : complaire à leurs employeurs (actionnaires, annonceurs publicitaires et l’Etat) : de France Culture à RTL, de Charlie Hebdo au Figaro... de TF1 à Arte ; médias qui, dans les faits, ne se font plus que l’écho d’une idéologie au service d'un monde unique, un monde sans altérité aucune qui devra marcher droit : dans le cas contraire, toutes les représailles seront à craindre : ici chômage, menaces physiques ; ailleurs les bombes.

    Et c’est bien sur ce quoi repose tout le discrédit de ces médias depuis trente ans : la certitude que si d'aventure les salariés et les intervenants de ces médias étaient capables de penser autrement, on est assurés qu’à aucun moment ils ne seraient en position de mener à bien cette ambition (pour ne rien dire de ceux qui s'autoriserait à le faire) car force est de constater que le recrutement de ces femmes et de ces hommes a pour premier critère non pas ce dont ils sont capables mais bien plutôt ce dont ils sont  bien incapables : oser penser la complexité du réel en y intégrant le poids de toutes les forces qui oeuvrent à sa mésinterprétation dans le meilleur des cas ; à sa disparition... dans le pire. Et manifestement, les recruteurs ne se trompent jamais ou bien rarement
    ou pas longtemps étant eux-mêmes très certainement recrutés selon le même critère : ils n'ont pas le droit à l'erreur dans leur nomination de celle ou de celui qui devra mener une barque médiatique qui ressemble étrangement à un bateau fantôme à la dérive, ersatz d’équipage qui n’a qu’une seule mission : la protection d'intérêts vitaux et partisans contre le bien commun ou l'intérêt général ; intérêts qui ne souffriront aucune mise en danger.

    Et l'unanimité contre Dieudonné ne peut s'expliquer autrement : l'absence de voix dissonantes laissent entrevoir un abîme de courage... un tombeau éthique, là où prospère non seulement l'indigence intellectuelle mais... la lâcheté aussi ; une lâcheté et une incompétence coupables de lèse-société.


                    Rappelons ceci : les propos tenus par Patrick Cohen, animateur de la matinale et du Journal de 8h de France Inter - propos qui n'ont fait l'objet d'aucune réprobation ni sanction -, et qui a reconnu, tout en la soutenant sans sourciller, l’existence d’une liste noire destinée à exclure du champ médiatique des voix dissidentes qu’il n’aura pas hésité à qualifier de « malades mentaux »... ses propos donc sont sans aucun doute bien plus dangereux pour la liberté et la démocratie que la réponse de Dieudonné à l’endroit de ce même
    Patrick Cohen qui a  pris pour cible notre humoriste (2) tout en l'incluant parmi les « malades mentaux » à bannir des médias et de la société... par voie de conséquence...

    Affadissement, déliquescence et terreur...

    Alors que des voyous tabassent le réel à coups de pied et de matraque, longtemps, on se souviendra du fait qu’il n’y ait eu personne, pas une seule voix, qui ait été autorisée à nous rappeler cette vérité immuable : la liberté et une véritable démocratie n’ont jamais fait le lit des dictatures, du racisme et de l’antisémitisme ; en revanche, les petits chefs auto-proclamés censeurs et médecins politique de l’âme… journalistes ou pas, appuyés par une classe politique complaisante et cynique… oui ! Mille fois oui !

    Pour preuve aujourd'hui : les régimes et les politiques qu'ils soutiennent ou ceux devant lesquels ils se couchent pour un rafale, un char ou un canon à vendre, la boucle bouclée avec les patrons de presse : banque et armement.

     

     

    1 - Un tel acharnement de Valls contre Dieudonné... une telle énergie dépensée... il doit bien y avoir au bout une sacrée carotte : la validation de sa candidature à la présidentielle de 2017, une fois Hollande au fond du trou ?

    2 - D'autant plus qu'au cours de ce repas télévisé de l'émission "C à vous", Patrick Cohen ne s'adresse pas à Taddéï en tant que journaliste (de journaliste à journaliste donc) mais bel et bien en tant que Juif sioniste lorsqu'il évoque des "malades mentaux".

    Toutes les cibles de ce salarié de France Inter ont en commun le fait d'être très critiques vis à vis de la politique d'Israël et du soutien de la France à cette politique. Et ce n'est pas un hasard, bien évidemment.

    Car, si les opinions de Patrick Cohen étaient celles d'un journaliste, jamais il ne se serait aventuré à insulter qui un Dieudonné, qui un Tariq Ramadan !

    Voilà où mène un communautarisme protubérant : à une catastrophe à la fois intellectuelle, éthique et morale.

    Journaliste et salarié du service public, dans ses commentaires, Taddéï a le mérite de s’en tenir à son métier même si depuis des années, lui aussi a fait sienne la liste noire des médias mentionnée par Patrick Cohen.

    Blessé par les propos de Patrick Cohen, Dieudonné s'est simplement contenté de lui répondre tout en gardant à l'esprit l'identité affichée par un détracteur aux propos insultants et diffamatoires.

    Et comme un fait exprès, Dieudonné est aujourd'hui dans l'obligation de hurler s'il veut se faire entendre, n'ayant accès à aucun des médias qui le diffament ; en effet, aucun droit de réponse ne lui est accordé là où la diffamation sévit ; d'où le sens que l'on doit donner à la remarque de Dieudonné en réponse aux attaques d’un Patrick Cohen ; car, enfin, qui s'en serait soucié si Dieudonné s'était contenté à propos de ce salarié de France Inter d'une saillie drolatique le temps d’un spectacle d’une heure trente ?

    Personne.

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  • Dieudonné interdit de représentation : quand la classe politique, l'Etat et les médias sont nus

    Nantes, Bordeaux, Tour, Limoges, Metz, Nancy, Caen…

     

              On ne compte plus les maires qui clament haut et fort leur intention d’interdire la venue du spectacle de l’humoriste Dieudonné dans leur ville.

    Injonction, oukase, édit ou fatwa - c'est au choix -, suite à la circulaire de Manuel Valls (1), (doux euphémisme) les arrêtés municipaux et préfectoraux se succèdent ; des salles annulent les représentations du satiriste Dieudonné et de son spectacle « Le mur »...

    Telle une réaction en chaîne, réaction au quart de tour, les annulations vont bon train ; et gare à aux maires et préfets qui, tête en l’air, oublieraient de suivre la ligne du « Parti de la lutte contre le fascisme, le racisme et l’antisémitisme » ! Sans oublier ceux qui refuseraient, un rien taquins, ou bien franchement rebelles car lucides et incrédules, de participer à ce lynchage sans précédent d’un artiste ; et pas n’importe lequel : le plus grand satiriste de langue française depuis Molière.

    Même le maire de Trifouilly-les-oies, commune de 750 habitants, qui ne souhaite manifestement pas être en reste, a tenu à faire savoir auprès de l’AFP que la salle des fêtes de sa commune ne saurait en aucun cas servir de « base de repli » au spectacle d’un Dieudonné en cavale, si d’aventure il lui venait à l’idée d’y chercher refuge.

     

                  Belle unanimité ! Unanimité à vous tirer les larmes aux yeux ! La Nation enfin réconciliée avec elle-même ! Beaucoup d'émotion donc.

    Péril en la demeure : mobilisation générale qui vaut acceptation d’un Etat d’urgence d’exception ! C’est toute la classe politique et toute la France avec elle qui se lèvent contre le fasciste, le raciste et l'antisémite ; une France en armes, à coup d’arrêtés municipaux et préfectoraux... maires de nos villes et préfets de nos départements drapés d’une circulaire tricolore, écharpe en bandoulière pour une chasse à l’homme sans précédent, meute médiatique en renfort,  présentateurs et animateurs télés et radios rabatteurs…

    Mais... une France qui, dans les faits, se résume à ce qu'on appelle l’Establishment... politique et médiatique ! Ce qui ne surprendra personne ; cette France-là qui prospère depuis de trente ans sans nous et loin de nous, ne gouverne plus ; elle se contente de reverser des dividendes à ceux qui ont investi sur leur avenir à eux tous et qui leur ont permis d’occuper des places lucratives comme jamais auparavant.

     

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                  Aussi, que l'on ne s'y trompe pas : les aboiements et le vacarme de ceux qui battent la campagne ne nous feront pas oublier le silence assourdissant de milliers d’artistes et de quelques centaines d’intellectuels !
     
    Qui ne dit mot consent. Certes ! Mais… s’agit-il vraiment d’un consentement ?
     
    Intimidés, craintifs, la peur au ventre, terrifiés par une campagne de désinformation sans précédent à l’encontre d’un personnage public (même le Pen père n’aura jamais eu à faire face à une telle offensive), tous ces artistes et intellectuels n'auraient-ils pas plutôt fait le choix de protéger, qui, une carrière universitaire, qui un avenir professionnel dans l’industrie du spectacle, qui une subvention du ministère de la culture (son ministre Aurélie Filippetti envisage de ne pas s’opposer à la fermeture du théâtre parisien de Dieudonné) en lieu et place de la dénonciation d’une véritable cabale qui, pour un peu, ferait passer le maccarthysme pour un jeu de société un peu pervers certes, mais bon enfant, et les procès de Moscou pour des joutes oratoires dignes de l’agora grecque ?

    Et à propos de ce lynchage d'un métis né d'une mère bretonne et d'un père camerounais dont le seul délit (et crime !?) aura été de mettre en scène en 2003 un colon juif religieux extrémiste (excusez ce pléonasme !) après avoir précédemment dénoncé, sans essuyer la moindre contestation - c'est à noter ! -, l’intolérance et l’instrumentalisation des religions et des communautarismes catholique et musulman... 
     
    Qui, parmi tous ces artistes et ces intellectuels, proposera de lancer un appel à la résistance et au soutien de Dieudonné, ce Voltaire des temps modernes ? Appel dont la teneur nous rapprocherait d’une date historique, un certain 18 juin – souvenez-vous ! Heures glorieuses d’un pays qui savait alors contrer avec la plus grande fermeté toute tentative de coup d’Etat d’une caste vorace, fourbe et intolérante et qui, depuis plus de trente ans, sert une organisation de l’existence qui n’a plus aucun souci de la liberté (d’information), de l’égalité (des chances), de la fraternité (intercommunautaire) et de la justice pour tous, et en premier lieu : pour les plus faibles et les plus démunis d’entre nous.  
     
    Caste qui, si elle a pu un jour se ranger du côté de l'honneur et du courage, a eu tôt fait de s'empresser d'aller "casser", une fois leur devoir accompli, de l'Indochinois, de l'Algérien, de l'Africain et du Palestinien.
     
    Mais... n'est-on pas toujours mieux servi par soi-même, et doublement, lorsqu'il est question de se servir  et de veiller à ses propres intérêts comme on veille son or de peur qu’il ne s’envole… car le sommeil favorise tous les cauchemars ?
     
     
     

    La France des droits de l'homme et de la liberté... la France maintenant éternelle ? Après Hugo, Zola, Jaurès, Mendès France et de Gaulle… la relève : Arno Klarsfeld (Non ! On ne se moque pas !)

               

                   Qu’il soit permis ici d’affirmer ce qui suit : si un seul danger nous guette aujourd’hui, c’est bien cette unanimité contre Dieudonné… unanimité qui ne connaît, de tout temps, qu’une musique : le bruit des bottes, le brouhaha assourdissant des chars, et l’éclair des baïonnettes dressés à la verticale d’un "Soleil trompeur" et contre lequel tous les don Quichotte de la liberté et de la justice iront se brûler les ailes si d’aventure, il leur vient à l’idée de chercher une sortie honorable contre ce qui ressemble fort à un coup d’Etat d’une frange médiatico-politique qui, après être montée maintes fois «au braquo », est parvenue, après trente ans d’effort et de laisser-faire, à imposer une telle unanimité, aujourd'hui, contre Dieudonné et son public : hold-up et nettoyage politique, médiatique et culturel sans précédent.

    C’est Icare qui sombre une nouvelle fois. Changement de lieu et de décor : la mer Egée a cédé la place à une mer gelée dont la surface est balayée par un vent glacial : celui qui annonce une nouvelle ère qui ne nous laissera qu’un seul lieu pour tout refuge : les latrines pour y vomir tout notre dégoût avant de nous décider à prendre le maquis.
     
     
     

     

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                     Des médias aux ordres ont sciemment coupé les ponts, tué la communication, l’échange, voilà trente ans déjà, en tarissant toute relation aussi lacunaire soit-elle avec des pans entiers de la population de ce pays afin de contrôler toute contestation d'un projet tant national qu'européen et mondial aux conséquences économiques, sociales et politiques dévastatrices qui ne recueille l'adhésion d'aucune majorité digne de ce nom en Europe et au-delà.


    Certes ! Nous ne sommes pas dupes : le bannissement depuis 10 ans de Dieudonné a pour but, à la fois de réduire au silence un opposant mais aussi, et surtout, de le radicaliser (le forcer à hurler - métaphoriquement) et de le pousser à la faute afin de le marginaliser définitivement aux yeux d'un public somnolent car éreinté après une journée épuisante - et cette audience-là est bel et bien aujourd'hui l'unique cible des médias de masse ; public qui n'a, malheureusement, ni les facultés ni le temps de déjouer les intrigues de médias qui ne se reconnaissent plus qu'une seule obligation : complaire à leurs employeurs (actionnaires, annonceurs publicitaires et l’Etat) : de France Culture à RTL, de Charlie Hebdo au Figaro... de TF1 à Arte ; médias qui, dans les faits, ne se font plus que l’écho d’une idéologie au service d'un monde unique, un monde sans altérité aucune qui devra marcher droit : dans le cas contraire, toutes les représailles seront à craindre : ici chômage, menaces physiques ; ailleurs les bombes.

    Et c’est bien sur ce quoi repose tout le discrédit des médias depuis trente ans : la certitude que si d'aventure tous les salariés et les intervenants de ces médias étaient capables de penser autrement, à aucun moment ils ne seraient en position de nous le faire savoir ( pour ne rien dire de ceux qui s'autoriserait à le faire) car force est de constater que le recrutement de ces femmes et de ces hommes a pour premier critère non pas ce dont ils sont capables mais bien plutôt ce dont ils sont  bien incapables : oser penser la complexité du réel en y intégrant le poids de toutes les forces qui oeuvrent à sa mésinterprétation dans le meilleur des cas ; à sa disparition... dans le pire. Et manifestement, les recruteurs ne se trompent jamais ou bien rarement ou pas longtemps, étant eux-mêmes très certainement recrutés selon le même critère : ils n'ont pas le droit de se tromper dans leur nomination de celle ou de celui qui devra mener la barque de ce qui ressemble étrangement à un bateau fantôme - équipage ersatz - à la dérive d'une seule préoccupation : la protection d'intérêts vitaux et partisans contre le bien commun ou l'intérêt général ; intérêts qui ne souffriront aucune mise en danger.

    Et l'unanimité contre Dieudonné ne peut s'expliquer autrement ; l'absence de voix dissonantes laissent entrevoir un abîme de courage... un tombeau éthique, là où prospère non seulement l'indigence intellectuelle mais... la lâcheté aussi ; une lâcheté et une incompétence coupables de lèse-société.

     

                   Rappelons ceci : les propos tenus par Patrick Cohen, animateur de la matinale et du Journal de 8h de France Inter - propos qui n'ont fait l'objet d'aucune réprobation ni sanction -, et qui a reconnu, tout en la soutenant sans sourciller, l’existence d’une liste noire destinée à exclure du champ médiatique des voix dissidentes qu’il n’aura pas hésité à qualifier de « malades mentaux »... ses propos donc sont sans aucun doute bien plus dangereux pour la liberté et la démocratie que la réponse de Dieudonné à l’endroit de ce même Patrick Cohen qui a  pris pour cible notre humoriste (2) tout en l'incluant parmi les « malades mentaux » à bannir des médias et de la société... par voie de conséquence...

     

                    Et longtemps, on se souviendra du fait qu’il n’y ait eu personne, pas une seule voix, qui ait été autorisée à nous rappeler cette vérité immuable : la liberté et une véritable démocratie qui protègent seules la vérité, n’ont jamais fait le lit des dictatures, du racisme et de l’antisémitisme ; en revanche, les petits chefs auto-proclamés censeurs et médecins politique de l’âme… journalistes ou pas, appuyés par une classe politique complaisante et cynique… oui ! Mille fois oui !

    Pour preuve aujourd'hui : les régimes et les politiques qu'ils soutiennent ou devant lesquels ils se couchent pour un rafale, un char ou un canon à vendre.

     

     

     

    1 - Un tel acharnement de Valls contre Dieudonné... une telle énergie dépensée... il doit bien y avoir au bout une sacrée carotte : la validation de sa candidature à la présidentielle de 2017, une fois Hollande au fond du trou ?

     

    2 - D'autant plus qu'au cours de ce repas télévisé de l'émission "C à vous", Patrick Cohen ne s'adresse pas à Taddéï en tant que journaliste (de journaliste à journaliste donc) mais bel et bien en tant que Juif sioniste lorsqu'il évoque des "malades mentaux".


    Toutes les cibles de Cohen ont en commun le fait d'être très critiques vis à vis de la politique d'Israël et du soutien de la France à cette politique. Et ce n'est pas un hasard, bien évidemment.

    Blessé, Dieudonné s'est simplement contenté de lui répondre tout en gardant à l'esprit l'identité affichée par son détracteur diffamatoire.

    Si les opinions de Patrick Cohen étaient celles d'un journaliste, jamais il ne se serait aventuré à insulter qui un Dieudonné, qui un Tariq Ramadan...

    Voilà où mène un communautarisme protubérant : à une catastrophe à la fois intellectuelle, éthique et morale.

    Journaliste et salarié du service public, Taddéï a le mérite du courage : il s'en tient au métier qui est le sien.

     

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  • Stromae : self made man-teenager

     

                Né à Bruxelles, Stromae est un auteur-compositeur-interprète d'origine rwandaise.

     

     

                Sûr de lui... "partageux", Stromae dévoile ses recettes de musique comme on partage une recette de cuisine sans arrière pensée ; deux ustensiles ne le quittent jamais : un mini-clavier et un ordinateur portable comme autant d'outils ordinaires, outils du quotidien de toute une génération.

     

     

             Créativité, humour, dérision et prise de risque... plus belge que Stromae... tu meurs ! Car, chez Stromae c'est toute la Belgique qui raisonne et chante...

     

     

    Brel, Arno... le surréalisme d'un Magritte... nul doute, parmi les pays francophones, seule la Belgique (avec le Québec des années 70), était capable d'accoucher d'une telle individualité depuis qu'en France, plus aucune ambition artistique n'est réellement envisageable en dehors du Rap, underground de surcroît

     

     

                    Homme et femme, mi-homme, mi-femme mais... allez savoir ! (les fées des genders studies se seraient-elles penchées sur le berceau d'un Stromae androgyne ?) Venu au monde à la fois trop tôt et trop tard, très jeune, dans un monde déjà très très vieux, un monde trop grand pour Stromae, clown triste, enfant de la balle dans le cirque d'une vie infernale, celle des adultes... - inceste, viol, divorce, brutalité conjugale, familles re-décomposées, abandon, absence du père -, Stromae a pris un jour le parti d'en hurler toute la désolation.

     

     

     

                 Mais alors... post-houellebecquien Stromae ?

     

                 Avenir bouché, ascension en panne, les ailes coupées nettes en vol... comas éthyliques (plus rarement idylliques)... avec Stromae, de cette impasse, voie sans issue, c'est bien toute une génération qui prend le parti non pas d'en rire mais d'en danser toute l'amertume ; une génération qui ne vieillira sans doute plus faute de pouvoir mettre ne serait-ce qu'un pied à l'étrier d'une vie dans laquelle on se forge comme jadis les forgerons la matière brûlante et incandescente -, un destin inattendu, insoupçonnable encore, un destin plus grand que soi, à la fois individuel et collectif.

     

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                  Bonne route et bonne chance à Stromae.

     

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  • Foxtrot : Dieudonné en tournée dans toute la France

     

    Parce que... rien n'arrête le talent, et les meilleurs !

     

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  • L'homme aux trois cents films et aux dix mille mots

     

    Après Prévert et le cinéma... 

     

             Quelles places pour les Michel Audiard d'aujourd'hui à l'heure où le silence qui règne en maître sur tout ce qui devrait être dit, et dans certains cas, hurlé et qui est tu, impose sa loi partout et sur quiconque craint la relégation ?

     


    L'Europe du Capital et des trusts - Simenon, Audiard en 1961

     

                    Audiard était capable de mettre des mots dans la bouche d'un Président du Conseil et dans celle d'un clochard, d'un ouvrier et d'un banquier.

     

    ***

     

             Grande est la tentation de se poser la question suivante : comment se fait-il qu'il n'y ait plus d'auteurs  (Pagnol, Prévert, Guitry, Jeanson, Audiard, Dabadie) aujourd'hui dans le cinéma populaire ?

    Et la réponse ne tardera pas à venir...

    Il n'y a plus d'auteurs au théâtre et au cinéma tout simplement parce que plus rien ne peut être dit... la chape de plomb de la bien-pensance et du politiquement correct recouvrant tout. Et gare à ceux qui contreviennent à leur diktat !

    On notera aussi le fait suivant : la situation n'a pas cessé de se dégrader depuis l'arrivée du PS au pouvoir (à ne pas confondre avec la gauche), et plus particulièrement depuis le virage de 83.

     

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  • Dieudonné : saint et martyr

     

     

                    Et alors que de nouvelles tentatives d'interdictions des spectacles de Dieudonné se font de plus en plus pressantes - dernièrement en Belgique et à Montpellier ; sans fondement juridique, toutes ces interdictions ou tentatives d’interdictions violent les lois relatives à la liberté d'expression...

    De plus, on ne manquera pas de préciser ce qui suit : jamais un spectacle de Dieudonné n’a été interdit par un tribunal pour quel que délit que ce soit, et tous les arrêtés destinés à interdire les spectacles de Dieudonné ont tous été annulés par le conseil d’Etat.

     


                         Dieudonné à propos de l'arrêté municipal illégal de la mairie de Montpellier

                                    

     __________________

     

     

                   Le rire reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre notre impuissance face à la tyrannie.

    Rire pointu, de spécialistes, rire qui ne perd rien pour attendre, et pour avoir trop attendu aussi, rira bien qui rira le dernier, le rire est communion et partage ; grégaire, il rassemble.

    Le rire est germination quand il révèle des savoirs enfouis et volontairement cachés. En s’attaquant au réel, il le démasque. Le rire peut être aussi une force de résistance contre la résignation ou l’impuissance.

    Avec le rire, tous les traumas deviennent gérables. Avec l'humour, toute solennité est exclue ; mais le rire n’est pas pour autant le laisser-aller quand il a pour alliés l'intelligence, la liberté et l'Art ; bien au contraire, celui qui rit, même confortablement assis, se tient mentalement et émotionnellement debout, digne et fier. Toujours !

    Rire inespéré qu'on n'attendait plus, le rire apprivoise l’horreur d’une condition ; rire boomerang et miroir, le rire expose les escrocs de la vertu et de la morale sans oublier les chantres d’une pseudo fraternité - fraternité à géométrie variable, d'un poids d'une mesure jamais égale ; fraternité sournoise qui cache mal un désir violent de domination.

    Si le rire n’est jamais loin du sanglot, c’est qu’il en est la larme sèche.

    Les mécanismes du rire sont complexes ; ils se dérobent à l’analyse exhaustive car avec le rire, son talent, son génie, il reste toujours une part d’inconnu.

    Vertigineux, en funambule de la raison, l’humour tout comme le rire, fraie avec la folie.

    Le rire est libération quand il met en scène un dépeçage des conventions, des hypocrisies et des machinations ; il libère l'esclave et nous permet de sortir de l’enfermement dans lequel nous nous complaisons. 

    Rire, humour… humour et rire, il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés.Belle revanche des déshérités alors !

     

     

                            Enquête d'un journaliste Belge sur le lynchage médiatique de dieudonné

     

    ***

     

                     Dieudonné exerce avec courage une vocation d’humoriste satirique à tendance corrosive ; vocation d’équilibriste qui a ses exigences : on doit être capable de prendre la communauté nationale à rebrousse-poil. Le sel de la profession cette capacité : ne jamais être là où l’on vous attend pour vous y avoir maintes fois trouvé.

    Electron libre n’ayant de compte à rendre qu’à son Art. Humoriste au vitriol, enfant de Coluche et Desproges, l’humour tel que l’envisage Dieudonné est une action pratique concrète : plus on raconte le monde moins on raconte d’histoires à un public qui serait venu oublier le temps d’un show, les vicissitudes du quotidien, ses contraintes et ses déceptions car, avec Dieudonné, on oublie rien, et l’on se souvient de tout et surtout, de ce dont on a bien failli ne pas se souvenir, tête en l’air que nous sommes tous ! Avec Dieudonné on quitte son fauteuil  plus que jamais présent au monde, dans le monde, un monde sous influence, celle de l’éternelle tentation de manipuler ou d’assujettir des sociétés, des nations, des populations et des groupes d’individus... tout ce qui rampe, marche et crève…

    Avec Dieudonné, l’humour semble pallier la coupure d’avec une critique sans concession des mécanismes de domination et la diffusion d’une telle critique ; un humour qui pose la question de l’action loin du confort des studios de radios qui nous font l’aumône de 4 minutes d’impertinence souvent sans lendemain et qui n’a pour seule conséquence que de provoquer la mauvaise humeur de petits chefs capricieux et autres hommes de mains d’un pouvoir liberticide ; la grossièreté, voire la vulgarité, prenant le plus souvent le pas sur une critique essentielle et frontale : qui fait quoi, comment, à qui et pour quoi.

    Humour hantée par la politique que celui de Dieudonné ! Rien de surprenant à cela puisque, très tôt, Dieudonné s’est engagé auprès de l’anti-racisme et l’anti-communautarisme dans un effort constant de renouvellement des enjeux de l’action humoristique, son Art, et sa pratique au service d’une analyse critique des mondes que l’on nous somme d’habiter.

    Si l’on parle d’humour ravageur, c’est bien parce qu’il fait ravage et qu’il n’a de cesse d’influer sur le cours d’une prise de conscience toujours plus exigeante et gourmande. En effet, parmi les 20-35 ans, combien ont rencontré la politique avec Dieudonné dans une France où quarante ans de Front national aura fini par avoir raison chez toutes les élites médiatiques (à ne pas confondre avec les élites morales et intellectuelles qui elles, ont déserté les médias) d'un "on ne peut pas tout dire et surtout pas n'importe quoi" : Finkielkraut, Chirac, Zemmour, Hortefeux, Luc Rosenzweig, Frêche, Elisabeth Lévy, jusqu'au Président Sarkozy en campagne et hors campagne...

    Libre à chacun de compléter cette liste...

     

                         Dieudonné : là d'où il vient, là d'où il est parti voilà 15 ans

     

    ***

     

                   La dérision et la transgression subversive ? Dieudonné est coutumier du fait ; dans ses spectacles, notre humoriste a déjà pris pour cibles sur le même mode, le racisme ainsi que deux des trois religions monothéistes ; en ce qui concerne le Judaïsme, après une première tentative en 2008, il y renoncera très vite, dissuadé par une campagne d’intimidation.

    Un plaisir décuplé que cette transgression subversive, piment d’une vie sociale qui crève lentement sous la chape de plomb d’un politiquement correct qui cache mal une débauche et une orgie de prise de pouvoir et d’intérêts sans nombre et sans précédent – et nous ne sommes qu’au tout début de ce disfonctionnement citoyen et démocratique. 

    Dieudonné est aujourd'hui banni des médias ; phénomène de vendetta jamais rencontré en France contre un artiste dans l’exercice de son art ; sous de Gaulle et Giscard, même les artistes les plus engagés n’auront pas connu un tel bannissement !

    En effet, on n'a pas connu en France un tel climat de chantage et de terrorisme intellectuels exercés sur les institutions et les médias, leurs producteurs, animateurs et journalistes (télés, radios et journaux) depuis l’ère communiste et stalinienne - le PCF en particulier, avec ses intellectuels et ses sympathisants jusqu'aux années 70.

    A moins d'être aveugle ou partisan, difficile de ne pas admettre que leurs méthodes sont étrangement identiques : insultes, discrédit, intimidation physique, calomnie, procès d'intention, amalgames, chantage affectif, chantage professionnel...

     

                     Qui sème la censure, l'exclusion et le bannissement à l'encontre d'un artiste dans l'exercice de son Art, comme ce fut le cas contre Dieudonné, récolte Faurisson - là où ça fait mal -, et en prime… un film l’Antisémite.

    Il semblerait bien que ce pays ne sache faire qu'une chose : rejeter, bâillonner, censurer, stigmatiser, traduire devant les tribunaux la moindre tentative d'exercice de liberté d'expression politique et artistique (rappeurs, auteurs, essayistes, pamphlétaires, artistes de scène, syndicalistes, activistes), tout en privant des millions de Français de parole, de porte-voix, de représentation, et finalement : d'espoir...

    Tous les médias, leurs producteurs et leurs animateurs, chroniqueurs et journalistes y contribuent, chaque jour, chaque semaine... radios, télévisions, journaux ; médias qui ignorent sciemment d'innombrables réalités et expressions culturelles, politiques et sociales. 

     

    ***

     

                    Le scandale fait tache d’huile, et tôt ou tard, il provoque une crise : toute tentative de l’étouffer le renforce car le scandale c’est aussi tout ce qu’on tente de taire. Le scandale éclabousse les tenants du mensonge, dérange toutes les catégories car le scandale c’est l’inédit et l’inouï. 

    Alors oui ! Dieudonné et la transgression… Privilège absolu de l’artiste ! La transgression...  mais la transgression boomerang ! La transgression non pas comme fin en soi mais comme moyen : dénoncer une autre transgression qui a pour objet un mensonge qui dit toujours la vérité sur le fumier d'une bonne conscience d'un mépris sans limite pour le faible, le désarmé, l'inarticulé, le vaincu qui ne vivra point ce qui ne lui sera pas accordé et donné de vivre, et qu'il ne prendra pas non plus car il ne mérite rien

    Jusqu’à ce que l’humour devienne une action collective tant il suscite à la fois l’admiration des uns, le rejet des autres et les indécis au milieu ; lesquels indécis s’en remettront inévitablement à la propagande la plus performante, celle qui contrôle tous les réseaux de diffusion qui font l’opinion ; et en ce qui concerne Dieudonné, il existe une telle dissymétrie de moyens d’action entre ceux qui « veulent sa peau » et ceux qui le soutiennent que ces mêmes indécis ont tôt fait de se dire : « Il est allé trop loin ! Il l’a bien cherché ! ». Dissymétrie que l’on retrouve dans le cadre d’une mondialisation sans retenue aux comportements prédateurs sans foi ni loi, dans les domaines militaire, culturelle et économique comme jamais auparavant. Et cela ne surprendra personne le fait que les forces rassemblées contre Dieudonné participent de près ou de loin, indirectement ou non à ce nouvel ordre mondial : celui du dumping moral(e) et des bombes.

    Dieudonné, à la fois microcosme et mini-théâtre d’opérations qui, à une tout autre échelle, sont destinées à soumettre le plus grand nombre à cet ordre mondialiste qui n’a pour seule devise : « Tout pour ma gueule » ?

    Assurément !

     

                   Bouc émissaire Dieudonné ? Là aussi, sans l’ombre d’un doute. Mais alors… comment rendre les coups que l’on reçoit ? Comment exposer au grand jour les contradictions ou les hypocrisies de ses détracteurs et adversaires souvent puissants et de mauvaise foi ?

    Si nombre d'humoristes sont à l'humour ce que les reality-shows sont à la réalité - une diversion pour le sordide ordinaire de la ménagère de plus de 40ans et autres adultes infantilisés et ados attardé(e)s -, un rire collabo donc à l'humour sans conséquence qui ne gêne personne...

    En revanche, Dieudonné est à l'humour ce que les films catastrophes et autres films d'horreur sont au cinéma : "... et même s'il ne faut pas que ça arrive, tout semble indiquer qu'on n'y échappera pas."

     

     

                           Vidéo conférence de Dieudonné le 25 mai 2012  - Partie 1

     

                       Humour en état de veille et d’alerte constant, oeuvre salubre, Dieudonné devrait être reconnu d'utilité publique. Depuis la déchéance de l’homme politique nous n’avons jamais eu autant besoin d’humoristes à risques, abrupts, dangereux car cet humour-là oblige à choisir son camp comme la politique à identifier l’adversaire. D’un côté Bartleby «  J’aimerais mieux pas… »,  de l’autre Dieudonné et son « Il faut ! »

    Dieudonné a fait de l’humour une exigence plus haute que celle de la plupart des humoristes anecdotiques qui pratiquent l’imitation, la parodie et la caricature, alors que l’humour de Dieudonné est l’exact opposé de tout ce qui est voué à l’amenuisement.En effet, au sortir de son humour, on se sent moins bête (… de somme), moins insignifiant ; on reprend la main et le dessus sur l’abrutissement, l’humiliation et le faible ressac de la désobéissance et de la dénonciation parcimonieuse et timorée.

     

     Partie 2

     

                                                          ***

     

                  On pourra ici saluer le fait que jamais Dieudonné ne s’est laissé intimider : il a rendu coup pour coup tout en évitant le plus souvent les pièges qui lui sont tendus quotidiennement. On sait pourtant comment  les stratèges pervers peuvent provoquer de la violence chez l’autre pour faire écho à la leur si bien calculée, et ainsi, forcer à la faute leur victime qui, ce faisant, dédouane bien involontairement de tout reproche les responsables de ces stratagèmes.

    Qu'à cela ne tienne... longue vie à eux tous ! Car, si la plupart d’entre nous meurt, d’autres crèvent et on aura remarqué que ce sont précisément eux qui partent les derniers ; de là, sans doute, ce monde insortable et imbuvable qu’il nous est quotidiennement demandé de subir ; vieille charogne sur laquelle on se plaira à cracher avant de prendre congé...

    Oui ! Un crachat... épais et lourd, venu non pas du fond des âges mais… du fond de la gorge... bien profond, là où se loge le dégoût et la colère...  après un raclement rhino-pharyngé de tous les diables. De préférence, et quitte à choisir, ce crachat, clair ou coloré, on le souhaitera quasi aqueux, gluant et muqueux… nez, gorge… on le fera descendre pour mieux le faire remonter… poumons, bronches, sécrétion translucide ou opaque… seul importera son poids et la puissance de son expulsion, sa cible et la force de projection…

    On a connu et soutenu l’entartage des années 80 et 90 destiné aux facétieux et aux tartuffes de la conscience humaine, il est grand temps de monter un cran au-dessus : proposons le crachat car, à l'avenir, nul doute... c’est avec ce crachat-là qu’il faudra compter.

    Et lorsque la coupe sera pleine, mais… vraiment pleine, plus tard mais bien avant longtemps, une fois nos selles devenues muqueuses, c’est alors un crachat rectal qui s'imposera à la face du monde. 

     

    Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné

     

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  • FIAC 2011 - Galeries Lafayette, partenaire officiel

     

                Pour en finir avec la scène artistique, et l'art contemporain, fossoyeur de l'Art moderne.

                                          

    Que peut-on raisonnablement attendre d’une société dont les élites culturelles ont fait le choix de troquer, entre autres sculpteurs… Rodin, Lambeaux et Meunier, contre des patrons de casses-autos-compresseurs ; et ce sans demander l’avis à qui que ce soit ?

     

     

     

                                                                     ***

     

     

                     Comment ignorer aujourd'hui le fait que nombre de professionnels de l'Art contemporain - directeurs de musée et/ou de centres d'Art (financés et rémunérés par le contribuable), commissaires d'expositions, critiques d'art, les DRAC et les journalistes ont lamentablement échoué dans leur mission…

    Car, à défaut d'être des passeurs de culture, nombreux sont ceux qui se sont contentés d'être les relais serviles d'agences de relations publiques, de créations d'événements, de publicité, de marketing qui sont à la production artistique ce que le film publicitaire, le clip, le design, Disneyland et le parc Astérix sont à l'Art et qui ont pour mission première, sinon unique, de fabriquer, d'entretenir et de promouvoir l'image de camelots, de bonimenteurs, de montreurs de foires, gesticulateurs puérils, immatures, fumistes, anecdotiques, infantiles, égoïstiques... abusivement appelés : artistes..

    On pourra aussi et sans risques, les accuser d'être jour après jour, les complices de la dé-culturation et de l'abrutissement des masses laissées sans repères, et auprès desquelles on aura déconsidéré pour longtemps l'Art contemporain (qui vraiment, n'en avait pas besoin !!!), avec de soi-disant artistes cotés à plusieurs millions de dollars et à ce prix, de confondre l'Art avec l'industrie du divertissement... et du luxe, en l'occurrence.

    On parlera de leur culot, depuis plus de quarante ans, quand sans honte et sans rire, ils nous affirment qu'ils ont le devoir de nous faire connaître des productions reflets de notre époque - époque qui sera toujours, tout comme son Art, beaucoup plus que ce que l'on croit avoir compris d'elle, qui n'est, le plus souvent, que ce qu'on souhaite nous donner à comprendre, ou bien, seulement ce que l'on est capable de saisir d'elle...

    Et puis enfin, on ne manquera pas de garder à l'esprit qu'il se pourrait bien qu'ils aient été les saboteurs, les avorteurs de jeunes ambitions intimidées ou bien découragées - sinon dissuadées -, face à l'incurie des codes de la représentation et de la communication dite artistique et contemporaine et de leur maîtrise sans laquelle tout espoir d'être ne serait-ce que diffusé ou exposé, s'évanouit à jamais.

    Alors...

    Pour tout ce gâchis humain et artistique... réclamons une minute de silence...

    Sinon, l'éternité.

     

    ***

     

     

                   Confronté à toutes ces figures d’une scène prétendument artistique, créateurs aux installations dont les concepts feraient hurler de rire un cheval, énergumènes bavards comme il n'est pas permis, et alors que l'Art est l'incarnation même d'une pensée tacite...

    A quand donc une critique et une histoire de l'Art qui relèveraient de l’invective, de l’insulte et du crachat, entre désespoir et colère, face à l'affront (quand ce n'est pas l'outrage) qui nous est fait, saison après saison, exposition après exposition, installation après installation, toutes plus indigentes les unes que les autres, foutoirs indescriptibles dans lesquels l'infantilisme côtoie le plus souvent le trivial qui côtoie le puéril qui, à son tour, embrasse l'anecdotique, le tout noyé dans un océan d’intentions aussi immatures qu’incompétentes et/ou jean-foutres...

    Mille événements - en veux-tu, en voilà ! - proposés par des commissaires, dans le meilleur des cas, carriéristes, et dans le pire, tragiquement incultes, bardés de diplômes d’universités-dépotoirs et d‘Écoles nationales dans l'impossibilité de refuser quiconque se présente avec en poche un sésame qui a pour nom : Bac

    Disons les choses...

    Toute cette production tapageuse mais vaine, c'est Warhol qui a triomphé de Picasso, César de Rodin - un Rodin qui pourtant avait pris soin d’ouvrir en grand toutes les portes qu’un César s’est empressé de refermer sur un univers concentrationnaire...

    Tout ce ramdam, c’est aussi - dans une longue liste qui n’épargne aucun art ni aucune discipline -, John Cage qui a triomphé de Boulez, un BHL et un Finkielkraut pour triompher et de Sartre et de Camus et de Deleuze et de Foucault et de Derrida...

    Et pour finir - un malheur n‘arrivant jamais seul -, c’est aussi Mitterrand et le PS qui ont triomphé de Jaurès, Renaud de Léo Ferré, le Rock du Blues ; Guillaume Durand et Franz Olivier Giesbert de... Personne.

     

    ***

     

                   Quand cessera-t-on de penser que l'Art est mort avec Auschwitz et le "pop art" et ses artistes-commerçants cyniques ?

     

    Un art intransmissible parce que... sans métier cette production auquelle il nous est demandé d'adhérer ou bien, de nous taire et de disparaître. Car enfin... allez transmettre des peluches, des homards, des pouces et des concepts qui feraient hurler de rire n'importe quel étudiant en 1ère année de philosophie, et même nos penseurs les plus pusillanimes et les plus indulgents !

    Mais… voici que des voix se font entendre ; elles nous demandent de ne pas nous inquiéter car, personne ne nous demandera des comptes puisque ce qu’on ne vous a pas transmis ne peut en aucun cas vous manquer, à savoir : un art d’aujourd’hui... pour demain ; un art qui renvoie aussi à hier, comme pour nous rappeler d’où l’on vient et sans qu'il ait été nécessaire d'y être allé ni d‘en revenir.

     

    Signe des temps ou maladie d'une époque : on ne compte plus les artistes dont… ce qu’on appelle l’œuvre restera sans héritier : rien de surprenant en la matière puisqu’il s’agit le plus souvent d’une oeuvre sans héritage.

     

    Certes ! Tel ou tel artiste aura été le premier à y penser (?!) et sans aucun doute le dernier, même si après coup, l’on sera bien en peine de déterminer sur un plan artistique et historique ce à quoi l’artiste en question aura pensé et ce qu’il nous aura légué.  

     

    Quant aux discours autour de tout ce tapage ... ils nous rappellent que l’on peut créer du discours autour de tout et de n'importe quoi ; il suffit pour cela d'être un bon discoureur ; ce que sont nombre d’intervenants dans le milieu de l’art, manifestement.

     

    Querelle des Anciens contre les Modernes ? Grande bataille des idées neuves contres des idées anciennes ?

    Encore faut-il qu’il en soit question.

    Mais alors, cet art sans idée, sans art ni artiste sert quel Art ?

    Il n’y a pas si longtemps encore, l’Art nourrissait spirituellement et intellectuellement l’homme ; alors que depuis les années soixante et le pop art, (pour ne pas le nommer) l’art (du moins, celui qui nous est proposé) a non seulement perdu sa majuscule, mais il semble n’avoir qu’un souci : affaiblir l’homme jusqu’à l’avachissement.

    Avec Duchamp, on avait l’audace, le courage, une radicalité assumée et salutaire ; le flair du prophète, mais aussi : l’hilarité et le scandale, le tout encadré par une technique , un savoir-faire et un métier.

    Aujourd’hui sans vision, la production de ces poseurs que l’on nous impose, ne dépasse guère le plus souvent le cadre des toilettes et/ou celui d’une chambre à coucher aux murs tapissés de jeunes filles en fleurs ; le nombril aussi, et plus bas encore mais... jamais plus haut.

    Faut-il leur rappeler à tous que jamais les artistes n'ont été égocentriques mais... absorbés, préoccupés, habités, obsédés par leur Art, précisément ce qu'ils portent en eux qui est... comme un fait exprès, ce qu'ils se proposent d'offrir au monde et de partager avec lui.

     

    Distinguo important.

     

    A la trappe l’Universel ! Fini l’Art qui permet de sortir de soi et de son environnement immédiat : qu’il soit mental et /ou géographique !

    Non ! Aucune vision digne de ce nom : celle d’un monde pour demain ; artistes visionnaires, novateurs et précurseurs.

    Pire encore, on cherchera en vain un savoir-faire pour défendre quelle que valeur esthétique que ce soit : efforts et travail dispensés pour une finalité bouleversante et incontestable dans sa maîtrise et son inspiration, témoin indiscutable d‘années de recherche et d’apprentissage solitaires et têtus...

    Car, cette exigence-là nous restitue ce qu'il ne faut jamais abandonner : le goût de l’effort et le toucher immédiat de l‘esprit qu‘est le talent lorsqu'il s'appuie sur une ascèse indéfectible et un Art de force, de témérité et de victoire.

     

    ________________

     

                  Les artistes de la FIAC cliquez 2861 Artistes exposés

     

     

    l'art contemporain, fossoyeur de l'Art moderne.

    Boltanski en maître chiffonnier qui nous demande de voir dans ce tas de fripes et de loques... devinez quoi ?

    Auschwitz, Hiroshima, le Rwanda...

    Des artRISTES en veux-tu en voilà !

    Fast Cast New Body (His Arm, His Leg), 2011 -

    Sapountzis

     

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