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humour - Page 3

  • Bal des quenelles 2014 : le Woodstock de la dissidence

     

              Alors que la France est au 39e rang dans le classement mondial de la liberté de la presse en 2014, aujourd'hui, le constat suivant s'impose : en l'absence d'Internet, il n'y aurait plus aucun moyen de diffusion d'une liberté de penser et d'informer qui ne doive rien à des médias sous influence qui, pour leur déshonneur, ont réduit cette liberté à une peau de chagrin. Car Internet, c'est bien toute la mémoire du monde ; et moins on oublie, plus on se souvient... et plus on se souvient, plus difficile est le mensonge.

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                Le samedi 21 juin dernier, la désormais traditionnelle cérémonie du bal des quenelles a récompensé les personnalités, qui par leurs actions ou leurs paroles, ont dénoncé l'idéologie dominante ou apporté leur soutien à l'humoriste-satiriste Dieudonné Mbala Mbala, véritable Molière des temps modernes.

             Derniers soubresauts du refus d'un monde cadenassé avant une soumission générale, ou bien, avant-garde d'un grand mouvement de révolte à venir...

     

    (Cérémonie de remise des quenelles d'or filmée par l'Agence Info Libre)

     

              ... des artistes, un député, des dessinateurs, des chanteurs, rappeurs, militaires, auteurs, internautes, vidéastes, salariés licenciés pour "quenelle", acteurs de la dissidence du Net, sont nominés, et certains d'entre eux récompensés d'une quenelle d'or.

                Pour rappel, la quenelle est un geste subversif que l’on peut assimiler au doigt d’honneur contre l’ordre établi et une pensée unique qui se déploie autour d’un projet mondial qui ne souffrira aucune contestation : ici… la menace du chômage et de la relégation (d'où l'unanimité de médias et de leurs salariés précaires ou richissimes contre cette quenelle) ; ailleurs… les bombes contre quiconque s’y oppose : individus, Peuples et Etats.

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    Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné

    Lien permanent Catégories : Dieudonné : le phénomène, Israël : judaïsme, sionisme et colonisation, Israël en France : E. Lévy, BHL, Val, Valls, Zemmo, Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
  • Quand "le Plus du Nouvelobs" ne re-connaît ni l'humour, ni l'ironie

     

                 Tendu, crispé... pas de recul sur le Plus du Nouvelobs ! Il y règne un environnement intellectuel sur un mode carcéral... et gare aux risques de claustrophobie ! L'étouffement menace à chaque publication... 

    D'où ma résolution :

     

                  "Je ne laisserai plus de commentaires sur le Plus du Nouvelobs depuis que je sais que les contributeurs sont rémunérés au nombre de réactions que leurs publications recueillent : à un euro la réaction... ça peut devenir un commerce juteux.

    Aussi, toutes les provocations sont bonnes  pour se faire un max de blé ! C'est à celui qui sortira l'article qui provoquera immanquablement une flopée de réactions.

     

                 Sachez-le... tous ne pensent pas un mot de ce qu'ils écrivent. Tenez, par exemple :

     

    - Bruno Roger-Petit ne jure que par Dieudonné et Alain Soral contrairement à ce qu'il écrit.

    - n'a que de l'admiration pour le mouvement "La manif pour tous"

    sait parfaitement que "la théorie du genre" existe bel et bien au sein des "Etudes de genre". 

    - Audrey Kucinskas, dans la vraie vie, il ne lui viendrait jamais à l'idée de censurer a postériori un commentaire ; si elle le fait c'est par pure provocation... qui suscitera à son tour d'autres commentaires qu'elle pourra censurer...

    - David Rey est  loin d'être ignorant ; il est même tolérant et sensé ; il connaît le prix de la liberté de conscience et d'opinion ainsi que les bienfaits de la libre réunion et autres droits de manifestation sur la santé du corps social.

     

                   Dans ces conditions, vous comprendrez pourquoi, je me retire. Je n'ai pas envie de faire d'eux des millionnaires du web."

     

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    Pour prolonger, cliquez : Pour un journalisme de toutes les intelligences

     

     

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  • Des nouvelles de Dieudonné...

     

     

                      Un Jean-Jacques Bourdin qui se contente de faire son métier de journaliste : et c'est déjà énorme  par les temps qui courent !

    Un vrai tour de force - il s'est retenu ou quoi ?

     

    A consommer sans modération.

     

                              

    L'avocat de Dieudonné, Maitre Verdier

    invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : entretien avec Gilad Atzmon

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  • Bedos-fils : une tempête iconoclaste dans un dé à coudre

     

             

                Dans une interview au "Monde", Bedos-fils revient sur sa chronique de la semaine dernière chez Ruquier. Il déclare : "Je ne veux pas laisser à Dieudonné le monopole de la subversion"

     

    bedos hitler.JPGEt pour se faire, il inventera une discussion avec un fan de Dieudonné, accent de banlieue de rigueur, affublé d'une barbe et d'une moustache à la Hitler ; un fan totalement inculte et voyant des Juifs partout.

     

    Rien moins.

    Mais vérifions un instant les faits :

     

     

     

                Sans doute Bedos-fils n'est-il jamais allé à un spectacle de Dieudonné. On ne peut pas être partout non plus : discothèques, meufs et plateaux télés !

    Qu'à cela ne tienne...

     

               Autant Dieudonné peut être celui qui dit tout haut ce que son public pense tout bas, en revanche, force est de constater qu'en prenant pour cible ce même Dieudonné, Bedos-fils, sur ce qu'il croit être le chemin de la subversion, choisit lui de dire tout haut, ventriloque, ce que les médias, des associations communautaires-écran de fumée et la classe politique n'ont de cesse de hurler, semaine  après semaine, mois après mois, année après année, depuis dix ans maintenant…

    Un Dieudonné contre lequel une guerre sans pitié est menée, et comme un fait exprès, contre lequel quiconque souhaite faire carrière et être soutenu par les médias dominants se doit de rendre un verdict sans appel de "fasciste, antisémite, raciste et complotiste".

     

               Après s’être essayé au théâtre sans convaincre ceux qui savent de quoi il en retourne avec cet Art à vif… et à fleur de peau – celle de l’existence humaine -, à l’heure de toutes les inversions, et pas seulement des valeurs, et du triomphe sans conteste de la novlangue d'Orwell, voulant exister coûte que coûte, Bedos-fils nous offre en partage un nouveau type de subversion qui consiste à  prendre fait et cause pour une puissante caste politico-médiatique impitoyable (on l’a vu tout dernièrement à propos de la sanction contre Taddéï qui a eu l'insolence de recevoir Marc-Edouard Nabe sans passer par le bureau de la censure de ses invités) avec les dissidents qui menacent une information qui n’a plus qu’un seul parti-pris… le mensonge par omission, et la protection de ses intérêts économiques : ceux de leurs employeurs principalement.  

     

    Taper sur Dieudonné et son public - et plus encore lorsque l'on ne le connaît pas -, nul doute, il s’agit là d’un créneau porteur ; créneau qui vous ouvre toutes les portes et pour longtemps car cette caste politico-médiatique qui sacre les uns et organise le bannissement des autres fera des choux gras, et ras la gueule, d’un tel ralliement.

    C'est la voie royale ! Qu’on se le dise : avec Bedos-fils, on s’en prend donc pour trente ans et plus.

     

               Certes, on ne peut pas cacher bien longtemps d’où l’on vient car, Bedos père, un temps humoriste attitré du PS, que l’on croyait en toute bonne foi et sans malice décédé depuis longtemps déjà, a lui aussi fini là où son fils a commencé : à la télé, dans les talk-shows, chez Ardisson (qui croyait tout comme nous que Bedos-père n'était plus de ce monde depuis longtemps) et BFMTV, chez Ruth Elkrief auquelle, en homme de gauche qu’il est, amoureux d’une information honnête et digne de ce nom, lui et son épouse vouent une admiration sans bornes – ne le lui a-t-il pas une fois confié alors qu’elle le recevait dans une de ses émissions ?!

    Une Ruth Elkrief qui est au métier de journaliste ce que peut être celui d’un flic dans un centre de rétention administrative pour demandeurs d’asile, pour ne rien dire de son mépris à peine contenu pour le bleu de travail fort en gueule, même et surtout métallurgiste, ainsi que pour tous ceux qui ont la fâcheuse habitude de remettre en cause un ordre établi qui sied si bien à tous les Elkrief du PAF et d'ailleurs... au nom d’un sempiternel : « Monsieur, si c’était différent, ce serait pire encore ! » cher à la tradition d’un journalisme à la Duhamel ou d’un Elkabbach…

    Quand on vous dit que plus ça change et plus…

     

                Bedos-père donc… un peu comme un certain Yves Montand, communiste de la première heure, la sienne, qui finira flic (le flic, encore et toujours le flic !) avec un gros flingue dans la main, un Magnum... non pas de champagne mais de type 357, excellant dans le maniement de cette arme, surtout lorsqu’il sera question d’abattre d'une balle dans le dos, sans sourciller, et le spectateur non plus, un braqueur qui prenait la tangente, dans un film d’Alain Corneau Police Python 357, avant de se rendre à la Maison Blanche à l’invitation des Reagan… instituts de sondages complaisants et médias pervers allant jusqu’à lui laisser espérer pouvoir poser ses fesses dans le fauteuil élyséen. Oui, sans rire !

    Il faut dire qu’ils avaient tous un bon quart de siècle d’avance car, pour ce qui est de la politique et du show-business, ce sont un Sarkozy et son épouse qui rafleront la mise, l’un en Louis de Funès, folie des grandeurs oblige ! Et l’autre… mais là, personne n’a jamais vraiment su, et aujourd’hui pas d’avantage, qui et quoi elle pouvait bien incarner.

     

                On peut effectivement affirmer sans se tromper que Bedos-père a bel et bien fini là où son fils a commencé : chez Franz-Olivier Giesbert et chez Ruquier. Ce qui nous laisse espérer, même si personne n’y croit vraiment, à moins d’un revirement et d’une prise de conscience qui serait un miracle en soi, sorte de chemin de Damas, que Bedos-fils finira là où Dieudonné se trouve aujourd’hui : paria adulé par nombre d’intellectuels en rupture de ban, les seuls qui comptent aujourd'hui, une partie d’une population que l’on pourrait assimiler aux « damnés des sociétés occidentales » ainsi que nombre d’entre nous, tous partageant avec cet humoriste satiriste sans rival un goût prononcé pour un rire qui a pris toute la dimension de l’ampleur de l’arnaque incommensurable d’une représentation du réel qui n’a qu’un seul but : tabasser à coups de représentations toutes plus mensongères les unes que les autres, à coups de pied et de coups de poing, la réalité qui nous est donnée à vivre et dont Guy Debord nous exposera tous les tenants et les aboutissants dans son ouvrage sur la société du spectacle ; représentations dans lesquelles plus personne sain de corps et d’esprit ne peut se reconnaître.


    Dieudonné n’est-il pas le plus grand anti-tartuffe depuis Molière, de cette société-là ?

    Alors oui ! Ne cessons jamais de défendre et de partager ce rire qui reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre la tyrannie car, avec l’humour, et le rire qui l’accompagne, on reprend la main et le pouvoir. Il arrive aussi que ce rire rende justice à ceux qui en sont privés. Belle revanche des déshérités alors !

     

                Dieudonné le métis qui porte en lui l’assurance du maître et la révolte de l’opprimé - un métissage qui est une force -, né d'une mère bretonne et d'un père africain… cela vous désigne très vite à la vindicte de ceux qui ne supportent pas qu’un clown au nez noir vienne leur donner des leçons.

    Ah ! Culpabilité quand tu nous tiens ! Mais aussi, et surtout ; mépris séculaire ; et mépris de classe.

    Nicolas-Bedos.-Je-ne-suis-pas-celle-que-vous-croyez.jpg

    Dieudonné et un nouveau saltimbanque virtuel qui a la prétention de lui faire face, un ventriloque à noeud papillon privé de piste de cirque et de scène, et dont le public, télévisuel a pour nom « téléspectateurs » ; un public de canapé, de badauds et de larrons désoeuvrés, télécommande à la main, au terme d’un samedi soir qui annonce déjà un dimanche sans joie ; et combien d’entre eux seraient disposés à braver le froid et à payer pour entendre ce blanc de blanc pur jus, blanc bec aussi, doublement blanc puisqu’enfant des beaux quartiers et du showbiz ?

    Car enfin, Bedos-fils sera toujours propre sur lui et fin prêt pour le prochain magazine féminin qui souhaitera en faire sa Une comme on en fait son quatre-heures, casse-croûte pour une gent féminine en mal de gendre ou de petit ami, sans oublier les mal-loties... c’est selon... selon  l’âge des lectrices et leurs conditions.

     

    Aussi, il semblerait que le seul métissage qui soit à la portée d’un Bedos-fils qui n’en finit pas de se chercher et de s’essayer comme on choisit une paire de chaussures pour finalement faire le choix d’une paire tantôt trop grande, tantôt trop petite, soit le suivant : Jean-Marie Bigard pour le pipi-caca mais... bon chic bon genre s’entend ; et Pierre Palmade pour les vicissitudes d’un quotidien matérialiste en diable et traumatique en chef  : "Mon écran plasma géant est tombé en panne hier soir, et ma pétasse de copine qui a ses règles m’a fait la gueule toute la soirée !"

     

    Autant pour la subversion.

     

                Et l’Oligarchie hexagonale de trembler. Un ministre de l’intérieur alerté par la DCRI bouillonne déjà : dans les cercles autorisés on dit qu’il a vraiment du mal à se retenir. Il serait question d'interdire Bedos-fils  à la télévision, à la radio, dans la presse, et partout ailleurs...

    Mais que l'on ne nous en veuille surtout pas si nous sommes nombreux à refuser de partager l'enthousiasme des uns et l'inquiétude des autres car, si Dieudonné se rit de tout et son public avec lui, on ne peut que rire de Bedos-fils... la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf.

    Après Molière, Jean de La Fontaine... encore et toujours La Fontaine.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné interdit de spectacle

     

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  • Plantu, ce héros tardif... mais héros quand même !

     

                     

                   Est-ce de l'inconscience ou bien une conviction inébranlable, une foi en la liberté d'expression accoucheuse d'une vérité aussi dérangeante que salutaire... car seule la liberté protège la vérité, jamais la loi !

    Les historiens en savent quelque chose.

    Dessinateur, satiriste, caricaturiste, polémiste, 19 000 dessins à son actif en 40 ans d'activité, mondialement célébré - on ne compte plus les Prix qui lui ont été remis -, à l'heure où tous se liguent (médias et classe politique) contre Dieudonné aux fins de l'empêcher de pratiquer son Art, contre toute attente et alors qu'il s'était mille fois fait le porte-parole d'une pensée unique étouffante et falsificatrice, Plantu, oui, Plantu aura été le seul à défendre, dans le fond comme dans la forme, sans condition, sans ambiguïté, ni réserve, la liberté d'expression d'un Dieudonné contre ceux qui pencheront toujours du côté de la censure et de la répression au nom même de la liberté et de la démocratie qu'ils croient soutenir à bon compte et sans frais oublieux du fait suivant : soutenir la liberté d'expression est un véritable engagement et un sacrifice (accepter ce qu'on n'aurait jamais oser ou bien désirer lire et entendre), car... il n'y a pas de liberté, il n'y a que des preuves de tolérance.

     

     

    Qui a dit : « Israël et la Shoah, ça rend bête, aveugle et sourd " ?


    Un des meilleurs sketchs d'Alain Finkielkraut ?

     

                 Un face à face Plantu-Finkielkraut... une illustration qui se passerait bien de commentaires... 

    Dans cette vidéo, Plantu à leur  tentera en vain de faire entendre raison à Alain Finkielkraut, auteur essayiste sourd et agité (faut-il y voir là un lien de causalité ?) au regard fuyant.

     

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  • Piège dans les bas fonds de la politique : épuisement de l'humain et liquidation de l'intelligence

     

     

    Qui a dit : « Israël et la Shoah, ça rend bête et méchant » ?

     

                Une illustration qui se passerait bien de commentaires... sans doute là, un des meilleurs sketchs de Finkielkraut.

    Le dessinateur Plantu, qui aura été le seul à défendre la liberté d'expression d'un Dieudonné, tentera en vain de faire entendre raison à Alain Finkielkraut, auteur essayiste sourd et agité (faut-il y voir là un lien de causalité ?) au regard fuyant.

     

    ***

     

                  
    Année après années, Alain Finkielkraut y aura vraiment tout laissé, abandonné et perdu... intelligence, honnêteté, discernement, bonne foi, culture humaniste... dans son combat sans relâche non pas tant pour la défense de la politique d’un Etat… Israël... que contre les antisionistes, ou plus simplement... contre les critiques adressées à un Etat qui n'a aujourd'hui plus rien à envier à  l'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid, ainsi que dans sa commémoration-célébration (on ne sait plus à force !) du génocide juif, génocide plus connu sous le nom de Shoah.

                Si d'aucuns pouvaient penser que le piège tendu par ce qui ressemble fort, in fine - car on se doit toujours d’interroger les fins si l’on veut pouvoir identifier toute la perfidie des moyens utilisés -, à un impératif catégorique dévoyé dans ses fins… un monde qui reposerait sur la voracité des uns, la ségrégation et l’humiliation des autres, les plus faibles de préférence jusqu’à faire plier les plus forts car les places au soleil sont limitées ; projet d’essence anti-égalitariste et anti-humaniste, jusqu’à la pleine remise en cause de la nécessité d’une perfectibilité à la fois sociale et humaine des modes d’organisation de l’existence, ainsi que la fin de l'interdiction de prendre en compte l’origine ethnique, l’appartenance religieuse et/ou politique d’un individu ou d’un groupe, voire d’une nation tout entière, avant de décider de son sort…

    Avec en prime l’exploitation du génocide juif et son instrumentalisation à des fins économique, politique et géostratégique ; l'Etat israélien et ses représentants de par le monde se servant de ce génocide jusqu'à n'être plus qu’un moyen au service d’une violence politique (Judith Butler dans... Vers la cohabitation) …

    Et bien que ce piège ne soit pas d'une même nature pour toutes les parties en présence, force est de reconnaître aujourd’hui que ce piège tendu l’a été, et l’est aujourd’hui plus que jamais, autant pour les Juifs de la diaspora avec Alain Finkielkraut comme figure de proue que pour les non-Juifs avec Dieudonné, figure aujourd'hui archétypale de celui qui a fait le pari on ne peut plus risqué non pas de tomber mais de se jeter à pieds joints dans ce piège avec jubilation, tout faisant un second pari : en sortir plus fort encore.

    Epuisement pour les uns, bannissement pour les autres...si l’un est déjà en passe d’en sortir complètement désavoué et intellectuellement laminé et éreinté à force de contorsions éprouvantes, espérons que Dieudonné n’en sortira pas les pieds devant !

    Piège dressé sans l’ombre d’un doute par une caste militaro-politico-religieuse issue de la « Maison mère » avec un Netanyahou volubile incarnant à la perfection comme personne d’autre avant lui mais… comme beaucoup d’autres après lui, là-bas, ici et partout ailleurs, soyons-en sûrs et pour longtemps, une mondialisation d’un obscurantisme qui jamais n’a baissé les bras au cours des siècles et que personne n'a vraiment réussi à dompter, celui que dénonçait Bertolt Brecht : l’argent, la marchandise et la cupidité ; la puanteur du désir de « tout rafler » matériellement, politiquement et humainement.

    Disons-le sans ironie : il est vraiment surprenant qu’un si petit pays de par sa superficie et le nombre de ses habitants ait pu accoucher - et même s’il s’agit d’un produit d’importation - Netanyahou a longtemps vécu aux Etats-Unis -, d’une telle figure archétypale, si à l’aise - comme un poison dans l’eau  –, avec une mondialisation qui est une véritable violation délibérée de ce que George Orwell appelle la «common decency » (1) alors que d’autres subissent ou se contentent d’accompagner au rythme de leur carrière politique - sans toutefois bouder leur plaisir pour autant : pouvoir de jouissance : bonne bouffe et petites pépées ! -, le déclin rapide des conditions d’existence en Europe : Hollande, Merkel et la majorité des supplétifs gestionnaires intérimaires des pays européens ; il est vrai que seul David Cameron fait exception (son père est un riche agent de change) : il semble partager cet engouement et cette aisance face à la liquidation d’une certaine manière - art ? -, de vivre propre à l’Europe - mondialisation libérale oblige.  

                    Qu’elle le veuille ou non, c'est bien ce à quoi toute la diaspora juive est sommée d'adhérer jusqu'à la remise en cause de notre cohésion sociale et de son contrat (liberté, égalité et fraternité), là où toute manifestation anti-système et par voie de conséquence "anti-mondialisation libérale", dernièrement la quenelle (2), (précédemment à propos des événements du 11 septembre 2001), est déclarée arbitrairement "anti-sémite" par un ministre et des associations-écran dont les desseins à la fois culturel, politique, géostratégique et économique ne sont plus un secret pour personne, Alain Finkielkraut en tête dans son désir de contrer ce qu’il considère être une attaque contre son moi ontologique (dans les faits, attaque par lui ingérable car mal pensée - se reporter à la vidéo : observez sa souffrance, l’étouffement qui est le sien… celui d’une identité et d’une allégeance qui le dévorent), tout comme nous qui sommes dans l’obligation de dénoncer une alliance qui nous salit chaque jour davantage, avec un des rares Etats qui n'a décidément rien à proposer et à apporter à l'humanité depuis sa création, et plus encore, depuis 1967, condamnations internationales les unes après les autres, depuis qu’il s’est mis en tête de vivre au dépens, sur le dos et au détriment de centaines de milliers d'êtres humains.

                Impossible de ne pas voir dans la fin qui nous est promise telle une menace, les moyens qui conduisent tant d'esprits qui avaient pourtant tous les attributs nécessaires pour oser penser la complexité du réel en y intégrant le poids de toutes les forces qui oeuvrent à sa mésinterprétation dans le meilleur des cas ; à sa disparition... dans le pire... esprits acculés, dos au mur, à se débattre, pris au piège, jusqu’à sombrer, l'âme noire, dans une médiocrité symptomatique d’un monde aujourd’hui… insortable. Monde que seul un petit nombre quittera la tête haute.

    D’où la nécessité absolue, même au prix du bannissement, de choisir son camp et de continuer de dénoncer ce piège - épuisement de l'humain et liquidation de l'intelligence -, ce filet attrape-tout dévastateur d’un environnement maintenant délétère et irrespirable car rien de sérieux ne sera accompli aussi longtemps que l’on pensera pouvoir faire l'économie d'analyser dans les bas fonds de la politique - là où se terre "l'état profond - des choses " -, le pourquoi de tels procédés, agissements et expédients, comme autant de réflexes "panique" d'acteurs majeurs et secondaires, sayanim, supplétifs et petites mains inclus, sans oublier des milliers d'anonymes (que l'on peut compter en millions hors la communauté juive) la terreur au ventre à l'idée de ne pas avoir fait ou pensé ce qu'ils croyaient qu'on attendait d'eux… que cette attente ait été confirmée ou pas.

    Et tant pis pour ceux qui sombreront, sommés de boire jusqu’à la lie le vin amère d’une vendange porteuse d’une seule promesse : celle d'une piquette tant morale qu’intellectuelle ; piquette qui nous est servie jour après jour par des médias dominants qui maltraitent et tabassent le réel à coups d'articles et de reportages à coups de pied et à coups de poing ; médias indigents et malhonnêtes par la force des choses - celle de leurs propriétaires -, aux salariés-tâcherons humiliés jusqu’à la bêtise... et leur audience tout autant. Et personne ne nous fera dire, la tête sous le billot, que ce vin mauvais est un grand cru classé.

                    Car, une fois encore... tous y laisseront leur intelligence, leur honnêteté, leurs capacités de discernement, leur bonne foi et leur honneur ! Dans ce monde qui nous est imposé, il n’y a pas deux manières d’adhérer, pour "eux" comme pour "nous" : se soumettre totalement, à l'image d'une classe politique et de médias entièrement acquis ou soumis, tout en sachant qu’à l’âge de l’ersatz qui est le nôtre, se soumettre c’est aussi disparaître tout en demeurant là, certes ! mais sans ne plus y être vraiment.

    Ou bien résister. Et quand on sait qu'il n'y a qu'un monde pour tout le monde, et pas deux...

     

     

    1 - Milliardaire sans foi ni loi – sinon une seule : mort aux vaincus ! -, il est à la diplomatie et à la parole donnée, dit-on, ce qu’Al Capone était à la liberté du commerce et au paiement de factures de fournisseurs qui ont livré une marchandise qui a bel et bien été commandée.

    2- Idem pour la chanson "Shoah Nanas" destinée à dénoncer l'instrumentalisation du génocide juif et dont Dieudonné est une victime collatérale ; soit dit en passant, sujet non tabou chez les intellectuels exigeants, libres penseurs éclairés et honnêtes de la communauté juive. A ce propos, on pourra se reporter au dernier ouvrage de Judith Butler – Vers la cohabitation.


    Manifestation de la Ligue de défense juive à... par ERTV

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    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné interdit de représentation  

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  • Quand le journalisme s'effondre sur Dieudonné

     

                Injonction, oukase, édit ou fatwa - c'est au choix -, suite à la circulaire de Manuel Valls (1), (doux euphémisme) les arrêtés municipaux et préfectoraux se succèdent ; des salles annulent les représentations du satiriste Dieudonné et de son spectacle « Le mur »...

    Péril en la demeure : mobilisation générale qui vaut acceptation d’un Etat d’urgence d’exception ! C’est toute la classe politique et toute la France avec elle qui se lèvent contre le fasciste, le raciste et l'antisémite ; une France en armes, à coup d’arrêtés municipaux et préfectoraux... maires de nos villes et préfets de nos départements drapés d’une circulaire tricolore, écharpe en bandoulière pour une chasse à l’homme sans précédent, meute médiatique en renfort,  présentateurs et animateurs télés et radios rabatteurs…

    Belle unanimité ! Unanimité à vous tirer les larmes aux yeux ! La Nation enfin réconciliée avec elle-même !

    Beaucoup d'émotion donc même s’il est question d’une France qui, dans les faits, se résume à ce qu'on appelle l’Establishment... politique et médiatique ! Ce qui ne surprendra personne ; cette France-là qui prospère depuis de trente ans sans nous ne gouverne plus ; elle se contente de reverser des dividendes à ceux qui ont investi sur leur avenir à eux tous et qui leur ont permis d’occuper des places lucratives comme jamais auparavant.

                  Avec des journalistes qui, soit dit en passant, dans l’intimité, rient à gorge déployée à chaque nouveau spectacle de Dieudonné, que l'on ne s'y trompe pas : les aboiements et le vacarme de ceux qui battent la campagne ne nous feront pas oublier le silence assourdissant, de milliers d’artistes et de quelques centaines d’intellectuels muets et invisibles.

     
    Qui ne dit mot consent. Certes ! Mais… s’agit-il vraiment d’un consentement ?

    Intimidés, craintifs, la peur au ventre, terrifiés par une campagne de désinformation sans précédent à l’encontre d’un personnage public, tous ces artistes et intellectuels n'auraient-ils pas plutôt fait le choix de protéger, qui, une carrière universitaire, qui un avenir professionnel dans l’industrie du spectacle, qui une subvention du ministère de la culture (son ministre Aurélie Filippetti envisage de ne pas s’opposer à la fermeture du théâtre parisien de Dieudonné) en lieu et place de la dénonciation d’une véritable cabale qui, pour un peu, ferait passer le maccarthysme pour un jeu de société un peu pervers certes, mais bon enfant, et les procès de Moscou pour des joutes oratoires dignes de l’agora grecque ?

    Et à propos de ce lynchage d'un métis né d'une mère bretonne et d'un père camerounais dont le seul délit (et crime !?) aura été de mettre en scène en 2003
    un colon juif religieux extrémiste (excusez ce pléonasme !) après avoir précédemment dénoncé, sans essuyer la moindre contestation - c'est à noter ! -, l’intolérance et l’instrumentalisation des religions et des communautarismes catholique et musulman...

    Qui, parmi tous ces artistes et ces intellectuels, proposera de lancer un appel à la résistance et au soutien de Dieudonné, ce Voltaire des temps modernes contre cette tentative de coup d’Etat d’une caste vorace et fourbe qui n’a de cesse d’être aux ordres d’une organisation de l’existence qui n’a plus aucun souci de la liberté (d’information), de l’égalité (des chances), de la fraternité (intercommunautaire) et de la justice pour tous.  


                    Qu’il soit permis ici d’affirmer ce qui suit : si un seul danger nous guette aujourd’hui, c’est bien cette unanimité contre Dieudonné de l’Establishment qui, manifestement,  ne souffrira aucune contestation parmi ses employés, petites mains et petits bras ; unanimité qui, de tout temps, marche au son d’une musique et d’une seule ; une musique au verdict sans appel : le bruit des bottes, le brouhaha assourdissant des chars, et l’éclair des baïonnettes dressés à la verticale d’un "Soleil trompeur" et contre lequel tous les don Quichotte de la liberté et de la justice iront se brûler les ailes si d’aventure, il leur vient à l’idée de chercher une sortie honorable contre ce qui ressemble fort à un coup d’Etat d’une frange médiatico-politique qui est parvenue, après trente ans d’effort et de laisser-faire, à imposer une telle unanimité, aujourd'hui contre Dieudonné et son public après un hold-up et un  nettoyage politique, médiatique et culturel sans précédent.

     

                     Des médias aux ordres ont sciemment coupé les ponts, tué la communication, l’échange, voilà trente ans déjà, en tarissant toute relation aussi lacunaire soit-elle avec des pans entiers de la population de ce pays afin de contrôler toute contestation d'un projet tant national qu'européen et mondial aux conséquences économiques, sociales et politiques dévastatrices qui ne recueille l'adhésion d'aucune majorité digne de ce nom en Europe et au-delà.

    Des médias qui ne se reconnaissent plus qu'une seule obligation : complaire à leurs employeurs (actionnaires, annonceurs publicitaires et l’Etat) : de France Culture à RTL, de Charlie Hebdo au Figaro... de TF1 à Arte ; médias qui, dans les faits, ne se font plus que l’écho d’une idéologie au service d'un monde unique, un monde sans altérité aucune qui devra marcher droit : dans le cas contraire, toutes les représailles seront à craindre : ici chômage, menaces physiques ; ailleurs les bombes.

    Et c’est bien sur ce quoi repose tout le discrédit de ces médias depuis trente ans : la certitude que si d'aventure les salariés et les intervenants de ces médias étaient capables de penser autrement, on est assurés qu’à aucun moment ils ne seraient en position de mener à bien cette ambition (pour ne rien dire de ceux qui s'autoriserait à le faire) car force est de constater que le recrutement de ces femmes et de ces hommes a pour premier critère non pas ce dont ils sont capables mais bien plutôt ce dont ils sont  bien incapables : oser penser la complexité du réel en y intégrant le poids de toutes les forces qui oeuvrent à sa mésinterprétation dans le meilleur des cas ; à sa disparition... dans le pire. Et manifestement, les recruteurs ne se trompent jamais ou bien rarement
    ou pas longtemps étant eux-mêmes très certainement recrutés selon le même critère : ils n'ont pas le droit à l'erreur dans leur nomination de celle ou de celui qui devra mener une barque médiatique qui ressemble étrangement à un bateau fantôme à la dérive, ersatz d’équipage qui n’a qu’une seule mission : la protection d'intérêts vitaux et partisans contre le bien commun ou l'intérêt général ; intérêts qui ne souffriront aucune mise en danger.

    Et l'unanimité contre Dieudonné ne peut s'expliquer autrement : l'absence de voix dissonantes laissent entrevoir un abîme de courage... un tombeau éthique, là où prospère non seulement l'indigence intellectuelle mais... la lâcheté aussi ; une lâcheté et une incompétence coupables de lèse-société.


                    Rappelons ceci : les propos tenus par Patrick Cohen, animateur de la matinale et du Journal de 8h de France Inter - propos qui n'ont fait l'objet d'aucune réprobation ni sanction -, et qui a reconnu, tout en la soutenant sans sourciller, l’existence d’une liste noire destinée à exclure du champ médiatique des voix dissidentes qu’il n’aura pas hésité à qualifier de « malades mentaux »... ses propos donc sont sans aucun doute bien plus dangereux pour la liberté et la démocratie que la réponse de Dieudonné à l’endroit de ce même
    Patrick Cohen qui a  pris pour cible notre humoriste (2) tout en l'incluant parmi les « malades mentaux » à bannir des médias et de la société... par voie de conséquence...

    Affadissement, déliquescence et terreur...

    Alors que des voyous tabassent le réel à coups de pied et de matraque, longtemps, on se souviendra du fait qu’il n’y ait eu personne, pas une seule voix, qui ait été autorisée à nous rappeler cette vérité immuable : la liberté et une véritable démocratie n’ont jamais fait le lit des dictatures, du racisme et de l’antisémitisme ; en revanche, les petits chefs auto-proclamés censeurs et médecins politique de l’âme… journalistes ou pas, appuyés par une classe politique complaisante et cynique… oui ! Mille fois oui !

    Pour preuve aujourd'hui : les régimes et les politiques qu'ils soutiennent ou ceux devant lesquels ils se couchent pour un rafale, un char ou un canon à vendre, la boucle bouclée avec les patrons de presse : banque et armement.

     

     

    1 - Un tel acharnement de Valls contre Dieudonné... une telle énergie dépensée... il doit bien y avoir au bout une sacrée carotte : la validation de sa candidature à la présidentielle de 2017, une fois Hollande au fond du trou ?

    2 - D'autant plus qu'au cours de ce repas télévisé de l'émission "C à vous", Patrick Cohen ne s'adresse pas à Taddéï en tant que journaliste (de journaliste à journaliste donc) mais bel et bien en tant que Juif sioniste lorsqu'il évoque des "malades mentaux".

    Toutes les cibles de ce salarié de France Inter ont en commun le fait d'être très critiques vis à vis de la politique d'Israël et du soutien de la France à cette politique. Et ce n'est pas un hasard, bien évidemment.

    Car, si les opinions de Patrick Cohen étaient celles d'un journaliste, jamais il ne se serait aventuré à insulter qui un Dieudonné, qui un Tariq Ramadan !

    Voilà où mène un communautarisme protubérant : à une catastrophe à la fois intellectuelle, éthique et morale.

    Journaliste et salarié du service public, dans ses commentaires, Taddéï a le mérite de s’en tenir à son métier même si depuis des années, lui aussi a fait sienne la liste noire des médias mentionnée par Patrick Cohen.

    Blessé par les propos de Patrick Cohen, Dieudonné s'est simplement contenté de lui répondre tout en gardant à l'esprit l'identité affichée par un détracteur aux propos insultants et diffamatoires.

    Et comme un fait exprès, Dieudonné est aujourd'hui dans l'obligation de hurler s'il veut se faire entendre, n'ayant accès à aucun des médias qui le diffament ; en effet, aucun droit de réponse ne lui est accordé là où la diffamation sévit ; d'où le sens que l'on doit donner à la remarque de Dieudonné en réponse aux attaques d’un Patrick Cohen ; car, enfin, qui s'en serait soucié si Dieudonné s'était contenté à propos de ce salarié de France Inter d'une saillie drolatique le temps d’un spectacle d’une heure trente ?

    Personne.

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    Pour prolonger, cliquez : un journalisme de toutes les intelligences

     

     

     

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  • Dieudonné interdit de représentation : quand la classe politique, l'Etat et les médias sont nus

    Nantes, Bordeaux, Tour, Limoges, Metz, Nancy, Caen…

     

              On ne compte plus les maires qui clament haut et fort leur intention d’interdire la venue du spectacle de l’humoriste Dieudonné dans leur ville.

    Injonction, oukase, édit ou fatwa - c'est au choix -, suite à la circulaire de Manuel Valls (1), (doux euphémisme) les arrêtés municipaux et préfectoraux se succèdent ; des salles annulent les représentations du satiriste Dieudonné et de son spectacle « Le mur »...

    Telle une réaction en chaîne, réaction au quart de tour, les annulations vont bon train ; et gare à aux maires et préfets qui, tête en l’air, oublieraient de suivre la ligne du « Parti de la lutte contre le fascisme, le racisme et l’antisémitisme » ! Sans oublier ceux qui refuseraient, un rien taquins, ou bien franchement rebelles car lucides et incrédules, de participer à ce lynchage sans précédent d’un artiste ; et pas n’importe lequel : le plus grand satiriste de langue française depuis Molière.

    Même le maire de Trifouilly-les-oies, commune de 750 habitants, qui ne souhaite manifestement pas être en reste, a tenu à faire savoir auprès de l’AFP que la salle des fêtes de sa commune ne saurait en aucun cas servir de « base de repli » au spectacle d’un Dieudonné en cavale, si d’aventure il lui venait à l’idée d’y chercher refuge.

     

                  Belle unanimité ! Unanimité à vous tirer les larmes aux yeux ! La Nation enfin réconciliée avec elle-même ! Beaucoup d'émotion donc.

    Péril en la demeure : mobilisation générale qui vaut acceptation d’un Etat d’urgence d’exception ! C’est toute la classe politique et toute la France avec elle qui se lèvent contre le fasciste, le raciste et l'antisémite ; une France en armes, à coup d’arrêtés municipaux et préfectoraux... maires de nos villes et préfets de nos départements drapés d’une circulaire tricolore, écharpe en bandoulière pour une chasse à l’homme sans précédent, meute médiatique en renfort,  présentateurs et animateurs télés et radios rabatteurs…

    Mais... une France qui, dans les faits, se résume à ce qu'on appelle l’Establishment... politique et médiatique ! Ce qui ne surprendra personne ; cette France-là qui prospère depuis de trente ans sans nous et loin de nous, ne gouverne plus ; elle se contente de reverser des dividendes à ceux qui ont investi sur leur avenir à eux tous et qui leur ont permis d’occuper des places lucratives comme jamais auparavant.

     

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                  Aussi, que l'on ne s'y trompe pas : les aboiements et le vacarme de ceux qui battent la campagne ne nous feront pas oublier le silence assourdissant de milliers d’artistes et de quelques centaines d’intellectuels !
     
    Qui ne dit mot consent. Certes ! Mais… s’agit-il vraiment d’un consentement ?
     
    Intimidés, craintifs, la peur au ventre, terrifiés par une campagne de désinformation sans précédent à l’encontre d’un personnage public (même le Pen père n’aura jamais eu à faire face à une telle offensive), tous ces artistes et intellectuels n'auraient-ils pas plutôt fait le choix de protéger, qui, une carrière universitaire, qui un avenir professionnel dans l’industrie du spectacle, qui une subvention du ministère de la culture (son ministre Aurélie Filippetti envisage de ne pas s’opposer à la fermeture du théâtre parisien de Dieudonné) en lieu et place de la dénonciation d’une véritable cabale qui, pour un peu, ferait passer le maccarthysme pour un jeu de société un peu pervers certes, mais bon enfant, et les procès de Moscou pour des joutes oratoires dignes de l’agora grecque ?

    Et à propos de ce lynchage d'un métis né d'une mère bretonne et d'un père camerounais dont le seul délit (et crime !?) aura été de mettre en scène en 2003 un colon juif religieux extrémiste (excusez ce pléonasme !) après avoir précédemment dénoncé, sans essuyer la moindre contestation - c'est à noter ! -, l’intolérance et l’instrumentalisation des religions et des communautarismes catholique et musulman... 
     
    Qui, parmi tous ces artistes et ces intellectuels, proposera de lancer un appel à la résistance et au soutien de Dieudonné, ce Voltaire des temps modernes ? Appel dont la teneur nous rapprocherait d’une date historique, un certain 18 juin – souvenez-vous ! Heures glorieuses d’un pays qui savait alors contrer avec la plus grande fermeté toute tentative de coup d’Etat d’une caste vorace, fourbe et intolérante et qui, depuis plus de trente ans, sert une organisation de l’existence qui n’a plus aucun souci de la liberté (d’information), de l’égalité (des chances), de la fraternité (intercommunautaire) et de la justice pour tous, et en premier lieu : pour les plus faibles et les plus démunis d’entre nous.  
     
    Caste qui, si elle a pu un jour se ranger du côté de l'honneur et du courage, a eu tôt fait de s'empresser d'aller "casser", une fois leur devoir accompli, de l'Indochinois, de l'Algérien, de l'Africain et du Palestinien.
     
    Mais... n'est-on pas toujours mieux servi par soi-même, et doublement, lorsqu'il est question de se servir  et de veiller à ses propres intérêts comme on veille son or de peur qu’il ne s’envole… car le sommeil favorise tous les cauchemars ?
     
     
     

    La France des droits de l'homme et de la liberté... la France maintenant éternelle ? Après Hugo, Zola, Jaurès, Mendès France et de Gaulle… la relève : Arno Klarsfeld (Non ! On ne se moque pas !)

               

                   Qu’il soit permis ici d’affirmer ce qui suit : si un seul danger nous guette aujourd’hui, c’est bien cette unanimité contre Dieudonné… unanimité qui ne connaît, de tout temps, qu’une musique : le bruit des bottes, le brouhaha assourdissant des chars, et l’éclair des baïonnettes dressés à la verticale d’un "Soleil trompeur" et contre lequel tous les don Quichotte de la liberté et de la justice iront se brûler les ailes si d’aventure, il leur vient à l’idée de chercher une sortie honorable contre ce qui ressemble fort à un coup d’Etat d’une frange médiatico-politique qui, après être montée maintes fois «au braquo », est parvenue, après trente ans d’effort et de laisser-faire, à imposer une telle unanimité, aujourd'hui, contre Dieudonné et son public : hold-up et nettoyage politique, médiatique et culturel sans précédent.

    C’est Icare qui sombre une nouvelle fois. Changement de lieu et de décor : la mer Egée a cédé la place à une mer gelée dont la surface est balayée par un vent glacial : celui qui annonce une nouvelle ère qui ne nous laissera qu’un seul lieu pour tout refuge : les latrines pour y vomir tout notre dégoût avant de nous décider à prendre le maquis.
     
     
     

     

    ***

     

                     Des médias aux ordres ont sciemment coupé les ponts, tué la communication, l’échange, voilà trente ans déjà, en tarissant toute relation aussi lacunaire soit-elle avec des pans entiers de la population de ce pays afin de contrôler toute contestation d'un projet tant national qu'européen et mondial aux conséquences économiques, sociales et politiques dévastatrices qui ne recueille l'adhésion d'aucune majorité digne de ce nom en Europe et au-delà.


    Certes ! Nous ne sommes pas dupes : le bannissement depuis 10 ans de Dieudonné a pour but, à la fois de réduire au silence un opposant mais aussi, et surtout, de le radicaliser (le forcer à hurler - métaphoriquement) et de le pousser à la faute afin de le marginaliser définitivement aux yeux d'un public somnolent car éreinté après une journée épuisante - et cette audience-là est bel et bien aujourd'hui l'unique cible des médias de masse ; public qui n'a, malheureusement, ni les facultés ni le temps de déjouer les intrigues de médias qui ne se reconnaissent plus qu'une seule obligation : complaire à leurs employeurs (actionnaires, annonceurs publicitaires et l’Etat) : de France Culture à RTL, de Charlie Hebdo au Figaro... de TF1 à Arte ; médias qui, dans les faits, ne se font plus que l’écho d’une idéologie au service d'un monde unique, un monde sans altérité aucune qui devra marcher droit : dans le cas contraire, toutes les représailles seront à craindre : ici chômage, menaces physiques ; ailleurs les bombes.

    Et c’est bien sur ce quoi repose tout le discrédit des médias depuis trente ans : la certitude que si d'aventure tous les salariés et les intervenants de ces médias étaient capables de penser autrement, à aucun moment ils ne seraient en position de nous le faire savoir ( pour ne rien dire de ceux qui s'autoriserait à le faire) car force est de constater que le recrutement de ces femmes et de ces hommes a pour premier critère non pas ce dont ils sont capables mais bien plutôt ce dont ils sont  bien incapables : oser penser la complexité du réel en y intégrant le poids de toutes les forces qui oeuvrent à sa mésinterprétation dans le meilleur des cas ; à sa disparition... dans le pire. Et manifestement, les recruteurs ne se trompent jamais ou bien rarement ou pas longtemps, étant eux-mêmes très certainement recrutés selon le même critère : ils n'ont pas le droit de se tromper dans leur nomination de celle ou de celui qui devra mener la barque de ce qui ressemble étrangement à un bateau fantôme - équipage ersatz - à la dérive d'une seule préoccupation : la protection d'intérêts vitaux et partisans contre le bien commun ou l'intérêt général ; intérêts qui ne souffriront aucune mise en danger.

    Et l'unanimité contre Dieudonné ne peut s'expliquer autrement ; l'absence de voix dissonantes laissent entrevoir un abîme de courage... un tombeau éthique, là où prospère non seulement l'indigence intellectuelle mais... la lâcheté aussi ; une lâcheté et une incompétence coupables de lèse-société.

     

                   Rappelons ceci : les propos tenus par Patrick Cohen, animateur de la matinale et du Journal de 8h de France Inter - propos qui n'ont fait l'objet d'aucune réprobation ni sanction -, et qui a reconnu, tout en la soutenant sans sourciller, l’existence d’une liste noire destinée à exclure du champ médiatique des voix dissidentes qu’il n’aura pas hésité à qualifier de « malades mentaux »... ses propos donc sont sans aucun doute bien plus dangereux pour la liberté et la démocratie que la réponse de Dieudonné à l’endroit de ce même Patrick Cohen qui a  pris pour cible notre humoriste (2) tout en l'incluant parmi les « malades mentaux » à bannir des médias et de la société... par voie de conséquence...

     

                    Et longtemps, on se souviendra du fait qu’il n’y ait eu personne, pas une seule voix, qui ait été autorisée à nous rappeler cette vérité immuable : la liberté et une véritable démocratie qui protègent seules la vérité, n’ont jamais fait le lit des dictatures, du racisme et de l’antisémitisme ; en revanche, les petits chefs auto-proclamés censeurs et médecins politique de l’âme… journalistes ou pas, appuyés par une classe politique complaisante et cynique… oui ! Mille fois oui !

    Pour preuve aujourd'hui : les régimes et les politiques qu'ils soutiennent ou devant lesquels ils se couchent pour un rafale, un char ou un canon à vendre.

     

     

     

    1 - Un tel acharnement de Valls contre Dieudonné... une telle énergie dépensée... il doit bien y avoir au bout une sacrée carotte : la validation de sa candidature à la présidentielle de 2017, une fois Hollande au fond du trou ?

     

    2 - D'autant plus qu'au cours de ce repas télévisé de l'émission "C à vous", Patrick Cohen ne s'adresse pas à Taddéï en tant que journaliste (de journaliste à journaliste donc) mais bel et bien en tant que Juif sioniste lorsqu'il évoque des "malades mentaux".


    Toutes les cibles de Cohen ont en commun le fait d'être très critiques vis à vis de la politique d'Israël et du soutien de la France à cette politique. Et ce n'est pas un hasard, bien évidemment.

    Blessé, Dieudonné s'est simplement contenté de lui répondre tout en gardant à l'esprit l'identité affichée par son détracteur diffamatoire.

    Si les opinions de Patrick Cohen étaient celles d'un journaliste, jamais il ne se serait aventuré à insulter qui un Dieudonné, qui un Tariq Ramadan...

    Voilà où mène un communautarisme protubérant : à une catastrophe à la fois intellectuelle, éthique et morale.

    Journaliste et salarié du service public, Taddéï a le mérite du courage : il s'en tient au métier qui est le sien.

     

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  • Elie Semoun : l'âne et l'avoine

     

                   Ou quand Elie Semoun feint de ne pas comprendre l'engagement de Dieudonné - y compris celui qui fut le sien voilà quelques années déjà : c'était à Dreux... contre le FN...

     

    Un Elie Semoun qui lave plus blanc jour après jour, et qui vient, là, mordre une nouvelle fois la poussière - celle de l'humiliation de l'esclave qui, bientôt, devra tout à ses maîtres -, sans doute  dans l'espoir de continuer de prendre un peu de blé et de faire rire un public qui, année après année, se raréfie... l'Art de Dieudonné ayant relégué tous ces comiques de surface sans fond au rang d'amuseurs "... que c'est pas la peine"... certes ! avec l'appui de médias (télés, radios) tout acquis à une seule cause : celle qui fait aujourd'hui d'un Elie Semoun une serpillière du business-show (industrie pour laquelle il ne saurait y avoir de show s'il n'y a pas de business à faire) sur laquelle on pourra allègrement s'essuyer les pieds.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné, saint et martyr

     

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  • Dieudonné à nouveau menacé

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               De nouvelles tentatives d'interdictions des spectacles de Dieudonné se font de plus en plus pressantes - dernièrement Montbéliard. Et cette fois-ci ce sont deux ministres du gouvernement Ayrault qui menacent Dieudonné : deux ministres atlantistes :

     

    - Un Moscovici occupé principalement à nous vendre sur le marché international de la traite des salariés au plus fort et au moins offrant, qui s'avère donc n'être qu'un ministre des finances de plus dont on aura oublié très vite l'existence une fois qu'il aura quitté ses fonctions...

    - Et un Manuel Walls dont les discours n'ont plus rien à envier à ceux du Front National (voir Mélenchon à ce sujet).

     

     

    ***

     

             Plus gros vendeur de billets de spectacle en 2011, on ne manquera pas de préciser ce qui suit : jamais un spectacle de Dieudonné n’a été condamné par un tribunal pour quel que délit que ce soit, et tous les arrêtés destinés à interdire ses spectacles ont tous été annulés par le conseil d’Etat.

    Que l'on ait donc la présence d'esprit de se poser la question suivante : qui aujourd'hui en France fait vivre la démocratie et la liberté d'expression - si par démocratie et liberté d'expression on entend autre chose qu'un débat télévisée entre... Mélenchon et Copé, arbitré par un Pujadas -, Dieudonné ou ceux qui tentent de le faire taire ?

    Ce billet prend le parti une nouvelle fois de la liberté d’expression et des lois qui protègent ceux qui en font usage. Ce billet dénonce l’impunité avec laquelle des actions illégales sont menées à l’encontre d’un artiste dans l’indifférence la plus absolue ; indifférence feinte bien évidemment ! puisqu’il s’agit le plus souvent non pas d'indifférence mais... d’un silence imposé ; un silence qui a pour menace : le premier qui s'oppose  à la tentative de mise à mort professionnelle de Dieudonné perd son job - journalistes, artistes, producteurs, animateurs, presse, radios et télés.

     

                  Qu'il soit permis ici de rappeler ce qui suit : Dieudonné "vient" de l'anti-racisme et de l'anti-communautarisme. Aujourd'hui encore, à ses spectacles, on y rencontre toute la France et toutes les France.

    Avec ces nouvelles menaces contre Dieudonné, c'est bien le plus grand humoriste de la langue française et le plus grand satiriste depuis Molière que l'on tente de censurer et de bâillonner.

    Aussi, ne cessons jamais de dénoncer cette vendetta de dix ans et de soutenir cet artiste incomparable qu'est Dieudonné.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné

     

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