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israêl - Page 4

  • "Ce soir ou jamais" dont il n'y a plus rien à sauver

     

    Une nouvelle intifada s'est-elle déclarée en Israël ? 

    "Ce soir ou jamais"  émission de France 2 du 16 octobre 2015 à 22h35, se propose d'en discuter, d'en bavarder, de faire un peu de bruit autour de cette interrogation

     

     

                  Sont invités : Robert Misrahi (1), Leïla Seurat, Valérie Zenatti, Esther Benbassa, Elias Sanbar et Julien Salingue... entre autres.

    A noter : pas un seul Musulman, pas un seul Arabe, pas un seul Palestinien de nationalité française ! Excepté un poète palestinien très très modéré (2) qui ne vit pas en Palestine occupée qu'il a quitté enfant en 1967 et qui, aujourd'hui, devrait se tenir auprès des Palestiniens, et avec eux dans les gravats... et un européen blanc à boucle d'oreille, tous deux faisant face à une flopée d'invités très très très proches d'Israël... pour ne rien dire de ceux qui y vivent.

    Au moins, Taddéï nous aura-t-il épargné la présence de Leïla Shahid, de la jet society palestinienne - tailleur Chanel et bijoux Cartier -, dite "porte- parole de l'autorité palestinienne" en France.

     

                         Musulmans et/ou Arabes français absents des médias tout au long de l'année... Musulmans et/ou Arabes absent des débats. C'est d'une logique implacable ! D'autant plus qu'on interdit à tous ces Français arabes et/ou musulmans tout élan de solidarité envers leurs frères palestiniens (arabes, musulmans, sémites) sous peine de se voir accusés, chez eux en France, d'antisémitisme.

                        Aux uns tout est permis, aux autres... rien.

     

                        Taddéï qui valide cette interdiction est sans doute le plus à plaindre dans cette affaire car, fidèle et shooté aux médias qui le lui rendent pourtant très mal - il est sans cesse déprogrammé ; son temps d'antenne est amputé année après année -, Taddéï fera tout pour rester devant une caméra (Ici sur France 2) ou derrière un micro (là sur Europe1) et dans la presse aussi ! Pour y faire quoi ? Pour contribuer à quoi ? Pour y laisser quelle empreinte ?

                         Pauvre Taddéï qui a décidé voilà quelques années maintenant, de se contenter de ce que l'oligarchie médiatique d'Etat ou privée voulait bien lui accorder !

     

     

     

     

    1 - Ce philosophe justifiera les crimes d'Israël, l'occupation, le vol de la terre, les bombardements civils, le non respect des lois internationales, au nom des crimes nazis.

    Les Nazis sortaient leurs révolvers quand on leur parlait culture. Les sionistes, dès qu'ils entendent parler "justice contre le mépris, les discriminations et l'occupation à des fins d'expansion colonialiste" sortent l'artillerie lourde des crimes de ces mêmes Nazis dans l'espoir de faire taire toute contestation.

    Pauvre philosophie ! Pauvre philosophe !

    Faut dire que... la morale, quand elle est acculée, finit toujours par recourir au crime.

     

    2 Sans doute est-ce la fréquentation des salons littéraires parisiens qui a laissé son empreinte sur ce poète à propos duquel on s'étonnera qu'il ne soit pas en Palestine au côté de son Peuple, avec lui dans les gravats ; les plateaux télé n'ont jamais rien fait pour la cause palestinienne et plus important encore,  rien non plus dans la dénonciation de la complicité de l'Etat français dans son soutien à Israël et sa politique abjecte de colonisation.

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     Pour prolonger, cliquez : Taddéï fait sa rentrée

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  • Palestine : le droit de se défendre et le droit légitime de résister

               « Sachez qu'à chaque fois que nous vous avons abandonnés, nous avons eu honte. Surtout, faites-le savoir partout !»

                                                           Serge ULESKI.

     

    Des agents israéliens infiltrés piègent des lanceurs de pierres palestiniens


    ***

     

    Les Palestiniens n’ont qu’à subir la domination coloniale et sont, de facto, privés du droit de réagir devant les atrocités israéliennes : en ce qui les concerne, tout acte de résistance à cette domination est considérée illicite, tandis que l’Etat d’Israël a le droit de continuer d’occuper l’ensemble des territoires palestiniens (y compris Jérusalem-Est).

     

    par Mireille Fanon-Mendès France

     

     

     

    Des pays occidentaux, dont les Etats-Unis et certains pays européens - ne cessent de proclamer le droit de l’Etat d’Israël à se défendre, justifiant ainsi tous les crimes qui vont des massacres de la population civile palestinienne jusqu’aux pires crimes internationaux. Ces mêmes Etats se gardent bien de rappeler qu’Israël est un Etat qui soumet, en tant qu’occupant, le peuple palestinien à la domination coloniale ; ce faisant ces Etats sont responsables de la situation de dégradation généralisée qui règne aussi bien en Palestine que sur l’ensemble du Moyen Orient.

    Les Palestiniens n’ont qu’à subir la domination coloniale et sont, de facto, privés du droit de réagir devant les atrocités israéliennes : en ce qui les concerne, tout acte de résistance à cette domination est considérée illicite, tandis que l’Etat d’Israël a le droit de continuer d’occuper l’ensemble des territoires palestiniens (y compris Jérusalem-Est).

    L’ensemble des Etats occidentaux accepte et assiste ainsi à la re-écriture du droit international dans un contexte où l’ordre néolibéral cherche à imposer, par une violence permanente envers les peuples, son modèle social unique à l’ensemble de la planète. La communauté internationale n’a toujours pas émis la moindre condamnation du terrorisme d’Etat israélien, pourtant connu urbi et orbi, planifié et exécuté depuis les plus hautes instances de l’Etat, y compris la mise en place de la torture comme méthode et pratique systématique à l’égard des prisonniers politiques, oubliés du reste du monde et dont le nombre ne cesse d’augmenter.

     

    La suite ICI


    J. Salingue: "Les Palestiniens vivent une... par esprit-actu

     

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  • Envoyé Spécial du 15/10/2015 : l'entretien avec Alain Soral que France 2 n'a pas diffusé

     

     

    ... ou quand France 2 s'auto-censure

     

                 Envoyé Spécial du 15/10/2015 : entretien avec Alain Soral (1) contre-filmé par l'association - Egalité & Réconciliation - dans le cas où, une fois monté avant diffusion, l'entretien ne soit plus le reflet des échanges qui ont eu lieu.

    Nulle crainte cependant : cet entretien de juin 2015 ne sera jamais diffusé.

    Quel sens pouvait bien avoir un tel entretien alors que France 2 savait pertinemment qu'elle ne pourrait pas le diffuser ?

             Il est temps de s'interroger sur l'utilisation faite de notre argent par le service public.

     

     

     

    1 - Une fois encore, une fois de plus, on ne manquera pas de faire le constat d'une profession en berne, le journalisme, qui n'est pas loin de toucher le fond d'une indigence à la fois intellectuelle et culturelle, doublée d'une pauvreté d'expression orale qui est un véritable naufrage.

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    Pour prolonger, cliquez : Alain Soral

     

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  • Claude Bartolone... aux commandes ?

     

                Une élocution sans force, un ton monocorde qui peine à retenir l’attention, une syntaxe poussive car laborieuse, le regard rieur de celui qui n’a pas idée en général et en particulier... de ce qui couve, de ce feu sous la cendre d'une vie politique verrouillée à double tour, c’est lui, c'est Claude Bartolone qui ne craindra sans doute jamais le ridicule, Président de l’Assemblée nationale, candidat PS aux élections régionales de décembre 2015 pour la région Ile de France. Un candidat déjà battu ; il le sait tout en feignant de l’ignorer.

     

     

                   On notera sans peine au cours de cet entretien chez Ruquier l'absence totale de réflexion et d'analyse ou d'une simple remarque un tant soit peu critique de Bartolone à propos d'un Président à 13% de taux de satisfaction ainsi que son empressement à déclarer tout de go qu'il ne saurait y avoir de primaire au PS si François Hollande est à nouveau candidat : « Circulez, il n'y a rien à voir ! »

                  Avec Bartolone, c’est  une soumission totale qui s’affiche sans vergogne ; la soumission de celui qui n'en croit pas sa chance. Aujourd'hui troisième personnage de l’Etat, longtemps élu d'un département paria où l’apartheid et l'abstention règnent en maître – la Seine saint-Denis -, Claude Bartolone c’est la soumission de celui qui n’en revient pas, qui n’en est jamais revenu et qui connaît sa chance ; une soumission d’une gratitude sans bornes pour un système qui privilégie depuis près de 20 ans, des individus falots, des individus gestionnaires de commandes, des chargés de clientèles électorales et d’affaires (1) : des hommes non pas de pouvoir mais de soumission ; et comme un fait exprès, c'est tout ce que le vrai pouvoir, celui d'une oligarchie mondiale vorace, attend d'eux.

    Après ça, qui dira que le monde est mal fait ?

    Une soumission au principe qui veut que l’on ne morde pas la main qui vous a repêché et sorti de la relégation et qui s’apprête à vous nourrir copieusement ; la main d'une république congédiée qui, aujourd'hui, ne peut guère inspirer que le commentaire suivant : "P'tain ! Y a que les électeurs qui lui ont pas passé d'ssus !"

     

    1 – A ce propos, merci de vous reporter au billet consacré à Anne Hidalgo ICI

     

    ***

      

                     François Hollande  - Président de la République -, Gérard Larcher, Président du Sénat, 2è personnage de l'Etat, Claude Bartolone, le 3è  ; et pour finir Manuel Valls, premier ministre…

    Et c’est alors que l’on se met à penser… mondialisme ou mondialisation ; vous savez cette guerre contre l'Etat-nation, l'Etat providence, les salaires, le droit du travail, la liberté d'information et d'expression... enfin bref : cette guerre contre la démocratie passée, présente et à venir !

    C’est Tafta, l’accord transatlantique qui nous vient à l’esprit maintenant ; Tafta, cet ultime plan Marshall, tout ce pour quoi les USA ont œuvré depuis la fin de la Seconde guerre mondiale : une mise au pas de l’Europe, sa soumission aux normes sociales, environnementales et sanitaires des Etats-Unis.

    Les USA encore ! Et cette coalition scélérate - USA, Israël, Arabie Saoudite, Qatar -, pour une vaste ratonnade de la Libye à l’Afghanistan en passant par Gaza et "les territoires" ; ratonnade aux trois millions de morts musulmans, bombardements et embargos compris depuis les années 90. Et là aussi, une France soumise à cette coalition qui, jusque dans nos frontières, n'a de cesse de détruire tout espoir de concorde et tout le prestige accumulée par notre Nation depuis Les Lumières avec ces hommes d'Etat remarquables qui l'ont servi sous l'Ancien régime.

    Après la France, cette pauvre France, la Russie, pauvre Russie elle aussi, bousculée, humiliée, méprisée car elle refuse de se soumettre ! Et là encore, on retrouve une France venue en soutien à une politique belliqueuse de l'Otan qui ne reconnaît aucun droit à l'existence à cette Russie dirigée par un Poutine qui a refusé voilà quinze ans que l'oligarchie mondiale pille un pays de 147 millions d’habitants  - gaz et pétrole aujourd’hui sécurisés…  mais pour combien de temps encore ?

    L’Europe et la commission surgissent menaçantes… et encore l’Europe avec cette France prise en étau entre une Grande Bretagne maître d’œuvre d’un élargissement qui condamne toute idée d’ "Europe puissance" à l'oubli et l’Allemagne désignée par Washington pour administrer la zone euro, ce Deutsche Mark contre la France.

    Un visage rond, sans charme, sans expression sort de l'ombre, et une voix sans autorité qui force un destin bien trop grand pour elle, se fait entendre ; cette voix aimerait tellement convaincre et donner l'illusion d'une volonté digne d'un chef d'Etat amoureux de la France et désireux de lui rendre sa place dans le monde ; dans les faits, c'est le visage et la voix d’un Président de la République qui n’est que le vice-chancelier de l’Allemagne chargé d’administrer la province France que l'on découvre ; là encore, un homme de soumission.

     

                                                   ***

     

                        La menace étasunienne pour la paix dans le monde ; Israël ici en France avec le CRIF, la LICRA et consorts ; les monarchies du Golfe et leur chantage fait à notre industrie militaire ; la nécessité d'une entente avec la Russie pour "enlever, retrancher, ôter" du pouvoir aux USA ; la conquête des coeurs et des esprits - "hearts and minds" - de près d'un milliard quatre cent millions de chinois ; la nécessité de mettre fin à cette Françafrique déshonorante qui humilie et plombe tout un Continent ; la menace d'un chaos climatique et environnemental...

    Face à ces enjeux colossaux...

    François Hollande, Gérard Larcher, Président du Sénat, 2è personnage de l'Etat, Claude Bartolone -  le 3è, Manuel Valls, premier ministre... tout ce beau petit monde pour nous sortir du gouffre et redresser la tête afin de retrouver une voix sur la scène mondiale au service d'un monde multipolaire face à Wall-street et au Pentagone qui ne veulent sous aucun prétexte partager le monde avec quiconque…

                    La bonne blague !

                    Quelle farce ! Farce tragi-comique...

                    Alors oui ! Avec ces hommes-là, hommes sans colonne vertébrale, sans passé et par conséquent... sans histoire, avec ces hommes non pas de pouvoir mais de soumission, c'est sûr, nous sommes bel et bien dans la m**** comme jamais !

                    Tragédie historique... sans précédent.

     

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    Pour prolonger, cliquez : continuer de porter la crise au coeur du PS

     

     

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  • Des nouvelles de la Syrie... par les Syriens eux-mêmes

     

               Tout en reconnaissant et tout en soutenant la nécessité des réformes, deux syriennes réfugiées nous rappellent, si besoin était, ce qui est véritablement en jeu en Syrie : un pays situé au carrefour des routes d'acheminement des ressources naturelles ainsi que des Frères musulmans (1) instrumentalisés par les USA, Israël et l'Otan ; des frères musulmans qui devaient, voilà trois ans, provoquer une guerre civile qui ferait tomber Bachar el-Assad et qui, historiquement, ont toujours été utilisés par l'Occident pour prévenir toute victoire du nationalisme arabe, laïc et souverain : Nasser en Egypte, plus tard l'Irak... aujourd'hui la Syrie : le dernier bastion laïc de la région.

     

     

    1 -  Les Frères musulmans ont été financés par les Britanniques. La politique des Britanniques n'était pas contradictoire ; ce soutien consistait et consiste encore aujourd'hui, à diviser pour mieux régner. La menace c'était les mouvements patriotiques et indépendantistes en Égypte ( Nasser) : la suite ICI.

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    Pour prolonger, cliquez : Crise des réfugiés : une supercherie infâme

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  • Alain Finkielkraut... contre toute raison

     

                  Alain Finkielkraut a été élu en avril 2014 à l'Académie française, au premier tour, par 16 voix sur 28 : 3 voix sont allées à Gérard de Cortanze, une à Athanase Vantchev de Thracy ainsi que Huit bulletins barrés d'une croix en signe de désaveu, après une polémique qui a échauffé les esprits.

                  Revenons sur cet essayiste à l'heure où le Figaro lui ouvre en grand ses colonnes à propos de la "ratonnade" israélienne à Gaza qui a fait plus de 2000 morts du côté des civils palestiniens à propos desquels il n'aura pas un mot, lui non plus : "Israël doit vaincre ! Israël vaincra!"

    Tel est son seul message.

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    Publié en 2014

     

     

                   Qui prendra le temps d'entreprendre la lourde tâche d’énumérer toutes les lacunes d’Alain Finkielkraut ? Lacunes qui, d’interventions en interviews, à la longue, année après année, deviennent à la fois embarrassantes et gênantes pour tout le monde ; en premier lieu pour les auditeurs et téléspectateurs confrontés à un Finkielkraut omniprésent dans les médias qui s’évertuent à lui tendre un micro ; et si ceux qu'on a encore la complaisance d’appeler « des journalistes » suspendent leur jugement à son sujet alors qu’ils sont capables des pires injustices à l’encontre d’autres figures du monde artistique ou intellectuel - exclusion, bannissement...-, sans doute est-ce dans le souci de respecter un usage qui veut que l’on ne tire pas sur ses propres invités comme d’autres une balle dans le pied ni sur une ambulance... animateurs et invités otages sanglés dans la même soute à bavardage pour le meilleur comme pour le pire.

     

              Qui est donc ce Finkielkraut qui n'a de cesse de se perdre dans le questionnement suivant : "Mais... qu’est-ce que cette réalité que l’on me demande de vivre et de partager..." ?

     

    Incapable de penser le présent (un présent trop imparfait pour lui sans doute), mais homme de son temps, assurément, (n'allez surtout pas voir chez Finkielkraut un mécontemporain), Finkielkraut incarne à merveille l'anti-intellectuel, avec pour conséquence compensatoire : l’explosion du communautarisme - religieux ou non -, aux tensions sans nombre et à l'humanité universellement perdue.

     

    Pourfendeur de ce qu'il croit être "La modernité" dont il n'y aurait rien à sauver, avec Finkielkraut, aucune cause n’est identifiée, jamais ! N'expliquant jamais rien, ne cherchant jamais à comprendre quoi que ce soit ni qui que ce soit, se cachant derrière Péguy sans doute pour ne pas avoir à citer Maurras et Barrès (1), Finkielkraut est l'anti-intellectuel par excellence. Il est vrai que cela demandera toujours plus d’intelligence et de courage de questionner les causes plutôt que de déplorer une réalité qui aurait pour unique origine la somme de ses effets. Les Durkheim et Max Weber auront beau s’agiter dans leurs tombes et sarcophages, panthéons et pyramides, et les sociologues du CNRS de s’arracher les cheveux…peu lui importe : tous n’ont qu’à bien se tenir.

      

    Ruines.jpgTel un Zemmour... de la rue d'Ulm contrairement à l'original qui vient de la rue saint Guillaume (Science-po), privé de culture historique, économique, sociologique et politique, Finkielkraut ne connaît que lui-même, faute de mieux. Grand admirateur de la  force de frappe d'Israël et des Etats-Unis, tout en conspuant les moeurs de la société américaine car, ignorant comme il n'est plus permis de l'être, Finkielkraut croit que les bombes de l'Oncle Sam sont gratuites et qu'elles n'engagent à rien, il semblerait que Finkielkraut soit l’incarnation même du "mal" qu’il dénonce et combat sans relâche, à savoir : la défaite et la fin d'une pensée analytique et prospective, ainsi que la mort des intellectuels et des "philosophes", et celle d'une littérature élévation de la conscience humaine...

     

    D'où sa nomination à l'Académie Française ? C'est fort possible. Il suffit seulement de penser à "l'oeuvre" d'un Jean d'Ormesson auquel Finkielkraut doit son élection ; un Jean d'Ormession qui sait quelle est sa dette en tant membre d'une classe qui a porté et élevé l'antisémitisme jusqu'au vertige comme aucune autre classe dans l'histoire.

     

    Gigantesque auto-mystification Finkielkraut ?

     

    A son sujet, on affirme que sa pièce favorite a pour nom « Tartuffe » - Mais alors... Tartuffe de la conscience humaine !

     

     

     

    1 - Heureusement que ces derniers étaient antisémites, ou bien encore : heureusement que Finkielkraut est juif car, dans le cas contraire, on pouvait craindre le pire : le ralliement de Finkielkraut à la pensée de ces deux auteurs aujourd'hui jugés infréquentables.

     


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                   Adepte impénitent de l’indignation à sens unique (2) et fortement communautarisée, les obsessions-indignations les plus récurrentes de ce Monsieur sont les suivantes : les musulmans – de France ou d’ailleurs -, les français du Maghreb et d’Afrique noire, les droits-de-l’hommistes (terme péjoratif chez Finkielkraut), l’anti-sémitisme (tout en ayant aucune sympathie pour les mouvements anti-racistes), et tout ce qui de près ou de loin concerne la cause juive ou la communauté du même nom. Et pour finir : l’Etat d’Israël.

     

    A chaque génération ses casseroles ! Le stalisnisme dans les années 50 et 60 ; aujourd'hui, le sionisme. 

     

    Plus intolérant qu’impatient avec la parole de l’Autre, et plus encore lorsqu’elle est… tout autre, plus infatué que passionné (il suffit de se reporter à ses prestations télévisées), qui peut nier que Monsieur Finkielkraut ait décidément beaucoup de mal avec tout ce qui n’est pas Alain Finkielkraut ?

     

    Et pourtant… il n'avait pas trop mal commencé avec Péguy, Arendt, Albert Camus, Lévinas... c’est vrai, ces derniers ont plutôt la réputation d'être d'une aide précieuse pour quiconque souhaite penser, s’affranchir et servir, non pas ses propres intérêts et ceux de sa "communauté", mais un intérêt bien supérieur : celui de la justice, puisque penser c’est fatalement penser... juste... parce que... altruiste, le cœur sur la main et sur la page d’écriture : raison, compassion et compréhension... un coeur intelligent donc... attributs et qualités dont l’absence doit être considérée comme une véritable infirmité ainsi qu’une catastrophe largement répandue depuis une trentaine d’années chez une élite médiatique (à ne pas confondre avec l’élite intellectuelle et morale qui, elle, a déserté les médias) arc-boutée à des allégeances à la fois ethnique, idéologique et culturelle. 

     

                Partisan d'une politique de la terre brûlée, derrière Finkielkraut, rien ne doit re-pousser, Jamais ! Un Finkielkraut qui se voudrait très certainement aussi transparent qu’un verre opaque car, nul n’ignore que le prestige accordé à l’ambiguïté et au mystère, ambivalence énigmatique, est un atout non négligeable pour un auteur très certainement en quête d’une postérité qu’il doit bien vouloir imaginer généreuse à son endroit, même si, pour son malheur, chacune de ses interventions fait qu’il ne peut s’empêcher soit de donner sa langue au chat, soit de se trahir car, Alain Finkielkraut n’a de cesse de se dénoncer : en effet, on lit dans Finkielkraut comme dans un livre, même fermé, pour peu que l’on soit au fait avec la mauvaise foi, l’hypocrisie, les lapsus et autres actes manqués, ignorés de lui-même... par définition, et qu'il ne les reconnaîtra sans doute jamais comme tels la tête sur le billot.

     

    Ses difficultés lorsqu’il est question d’appréhender la réalité d’un fait dans toute sa complexité font de lui un grand petit bourgeois que tout effraie, et par voie de conséquence, un bavard… puisque moins l’on comprend plus on commente et plus l’on s’agite, sans doute pour apaiser son angoisse ; en revanche,  une fois que l’on a saisi, on n’a qu’une envie : se taire et se mettre au travail…

     

    A ce sujet, bien qu'enseignant à l'Ecole Polytechnique, on ne saurait que trop recommander à Finkielkraut de prendre des cours du soir auprès d'Edgar Morin et de sa Méthode.

    .

    Grand vizir de tous ceux qui partagent ses préjugés et sa stratégie consciente ou inconscience de sabotage de nos efforts d’unité nationale autour de valeurs et d’une Histoire communes, même conflictuelles, maître à penser par excellence de tous ceux qui pensent contre lui…faites donc le test ! Enquérez-vous de l'opinion de Finkielkraut sur un sujet quel qu’il soit, et contentez-vous de penser le contraire, c'est à dire...  de voir plus grand, plus large… en un mot : plus complexe ;  ça marche à tous les coups ! Car, vous aurez alors fait un grand pas vers une pensée honnête et féconde, et qui plus est, une pensée altruiste, en lieu et place d'une opinion socialement et ethniquement orientée (ce qui est toujours le cas chez Finkielkraut ! D’où sa charge régulière contre les Français issus de l’immigration du Maghreb et ceux  qui contestent ses jugements à l’emporte pièce, avec en toile de fond son soutien à la politique pourtant indéfendable de l’Etat d'Israël) ; un grand pas donc vers une pensée qui vous rapprochera d’une meilleure compréhension d’une réalité qu’aucune vérité statistique ou factuelle ne pourra jamais contenir. Seule condition : être prêt, si nécessaire, à penser contre soi, contre sa caste, sa classe, contre son ethnie, tout en y mettant un peu de cœur (3) ; ce dont Finkielkraut est bien incapable.

     

    *** 

     

                 Producteur et animateur chez France Culture de l'émission Répliques (3) qui se veut, sans rire, au cœur de la France, le choix de ses invités permet le plus souvent à Finkielkraut de leur faire dire tout haut ce qu’il ne peut aujourd’hui que se résoudre à penser tout bas depuis que son crédit que l’on nommera « anti-raciste » est épuisé.

     

    Jouissant sur cette radio publique d'une impunité refusée à tous les autres, les propos concernant les Français issus du colonialisme et de l’immigration d’Afrique noire et du Maghreb, vers lesquels les sujets qu'il traite ne manquent jamais de nous ramener - et quelque soit le sujet : un vrai tour de force de la part de Finkielkraut ! -, s’ils devaient prendre pour cible la communauté juive relèveraient sans l’ombre d’une hésitation de l’anti-sémitisme ; appliqués aux homosexuels, de l’homophobie ; aux femmes, de la misogynie de la pire espèce…

     

    Un Alain Finkielkraut pourtant né de parents étrangers, aux origines polonaises, et qui, face à ceux qui en auraient bien besoin - Français déshérités, naufragés de l’Histoire eux aussi ; et comme si cela ne suffisait pas : privés parfois d’une modernité émancipatrice -... semble déterminé à ne pas rendre, même en partie,  tout ce qu’il a reçu d’une France qui n’en était pourtant pas à son premier coup d'essai et à sa première intégration... excepté à ceux qui n’en ont guère besoin, à savoir : une classe qui, d’une Europe berceau, temple et tombeau, croule sous son héritage culturelle comme d’autres sous des milliards (4).

     

    Mais... ne prête-t-on pas qu’aux riches une attention à la hauteur de ses propres ambitions sociales ?

     

    Ingrat donc mais d'une ingratitude sélective car… charitable et généreux avec ses acolytes et camarades de combat, d’aucuns soupçonnent Finkielkraut de faire signer ses livres par les autres. Le dernier en date : « Réflexions sur la question blanche : du racisme blanc au racisme anti-blanc » ; ouvrage qui n’est qu’un procès de plus contre tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Français d’Afrique ou du Maghreb, musulman ou non, rédigé par un dénommé Gilles-William Goldnadel pourtant bien incapable de construire à l’écrit comme à l’oral, une phrase ou un raisonnement dignes de ce nom, et ce bien qu’il soit avocat – avocat d’une seule cause, il est vrai : Israël (5).

     


                    Anonyme.jpgIntraitable avec ses dis-semblables, toujours pusillanime avec lui-même, son clan et sa caste, on peut légitimement prédire que cet homme sans excuses qui n'est plus un "intellectuel" depuis longtemps déjà – pour peu qu’il l'ait été un jour -, mais bien plutôt un propagandiste (avec le soutien indéfectible des médias du service public, radios-télés, désespérément complaisants par lâcheté et veulerie), finira poisson rouge à tourner en rond dans son bocal : celui de ses obsessions et de ses indignations à la racine desquelles on trouvera un parti pris proche de la forfaiture et du parjure  (6) quand on le compare à ceux qui ont fait, ici en Europe, la littérature et la philosophie, entre autres piliers de notre civilisation, pour ne rien dire de son incapacité à comprendre le monde tel qu’il est, faute d’être à même d’en interroger les causes, et alors que ce monde lui ressemble à tel point que, jamais, il n’osera en toute conscience le regarder en face.

     

               De là à soupçonner chez Finkielkraut une conscience aiguë et une peur panique de cette ressemblance…

     

     

     

    2– Tout en prenant soin de conspuer les indignations de ceux qu’ils considèrent ses ennemis idéologiques. A titre d’exemple : se reporter à son réquisitoire contre l’opuscule Indignez-vous de Stéphane Hessel ; réquisitoire qui se garde bien de nommer sa cible, la vraie : la charge d’Hessel dans la deuxième partie de son ouvrage contre la politique scélérate de l’Etat israélien à l’endroit des palestiniens.

     

     

    3 - Cette émission a une fois de plus franchi, le samedi 10 octobre 2015, le seuil du tolérable. À la 28e minute, Georges Bensoussan prononce ces mots : « Aujourd'hui nous sommes en présence d'un autre peuple au sein de la nation française (...). Il n'y aura pas d'intégration tant qu'on ne se sera pas débarrassé de cet antisémitisme atavique qui est tu. Un sociologue algérien, Smaïn Laacher vient de dire dans le film qui passera sur France 3 : "C’est une honte que de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes, en France, on le tète avec le lait de la mère". »

    À cet instant, nous assistons en direct au glissement assumé d’un racisme culturel à un racisme biologique, condamnant au délit, sans distinction, une partie de la population française dès la naissance. La suite ICI

     

    4 - De préférence à l’égard de l’Autre, même et surtout… lorsqu’il est tout autre ; ou du moins… lorsqu’il est perçu comme tel car, si l’on n’a pas la compassion, on aura les camps. Et on les a eus, et on les a encore (Palestine… )  ! Surprenant que Finkielkraut n’ait pas retenu cette leçon de l’Histoire ; il est vrai qu’elle ne concerne plus sa communauté.  Aussi, à chacun sa m**** ! Et les victimes seront bien gardées et les bourreaux protégés, voire… absous.

     

    5 - On retrouve le même symptôme, la même hostilité au détriment d’une entente et d’une association fécondes, chez un Zemmour dont l’histoire familiale a pour cadre le Maghreb ; ironie suprême : un Zemmour toujours prompt à distribuer des bons et mauvais points de francité à des compatriotes avec lesquels il partage pourtant, peu ou prou, la même histoire ; tout en sachant qu’à ce petit jeu, on trouvera toujours plus français que soi (et dans le cas de Zemmour et Finkielkraut, ça ne sera pas très difficile) qui donc fera comprendre à tous ces re-dresseurs inquisiteurs zélés et diviseurs irresponsables que la France ne leur en demandait pas tant ?

     

     

    6 – Qui peut nier le fait que la défense de la politique de l’Etat d’Israël, ça rend bête... bête et méchant ? Voyez donc ! Hier : Bergson, Chagall, Arendt, Lévinas… figures symboliques de l’excellence dans les domaines scientifique, artistique et philosophique. Aujourd’hui : Finkielkraut, BHL, Ivan Levaï, Enrico Macias et Patrick Bruel. Aussi… force est de reconnaître que la crise de la culture touche bien toutes les communautés ; la médiocrité et la bêtise aussi.

     

    Difficile de ne pas penser à l'ouvrage de Julien Benda La trahison des clercs écrit en 1927, et dernièrement... à l'article de Séverine Labat.

     

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Finkielkraut, Zemmour et consorts

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  • Palestine : le droit de se défendre et le droit légitime de résister

               « Sachez qu'à chaque fois que nous vous avons abandonnés, nous avons eu honte. Surtout, faites-le savoir partout !»

                                                           Serge ULESKI.

     

    Des agents israéliens infiltrés piègent des lanceurs de pierres palestiniens


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    Les Palestiniens n’ont qu’à subir la domination coloniale et sont, de facto, privés du droit de réagir devant les atrocités israéliennes : en ce qui les concerne, tout acte de résistance à cette domination est considérée illicite, tandis que l’Etat d’Israël a le droit de continuer d’occuper l’ensemble des territoires palestiniens (y compris Jérusalem-Est).

     

    par Mireille Fanon-Mendès France

     

     

     

    Des pays occidentaux, dont les Etats-Unis et certains pays européens - ne cessent de proclamer le droit de l’Etat d’Israël à se défendre, justifiant ainsi tous les crimes qui vont des massacres de la population civile palestinienne jusqu’aux pires crimes internationaux. Ces mêmes Etats se gardent bien de rappeler qu’Israël est un Etat qui soumet, en tant qu’occupant, le peuple palestinien à la domination coloniale ; ce faisant ces Etats sont responsables de la situation de dégradation généralisée qui règne aussi bien en Palestine que sur l’ensemble du Moyen Orient.

    Les Palestiniens n’ont qu’à subir la domination coloniale et sont, de facto, privés du droit de réagir devant les atrocités israéliennes : en ce qui les concerne, tout acte de résistance à cette domination est considérée illicite, tandis que l’Etat d’Israël a le droit de continuer d’occuper l’ensemble des territoires palestiniens (y compris Jérusalem-Est).

    L’ensemble des Etats occidentaux accepte et assiste ainsi à la re-écriture du droit international dans un contexte où l’ordre néolibéral cherche à imposer, par une violence permanente envers les peuples, son modèle social unique à l’ensemble de la planète. La communauté internationale n’a toujours pas émis la moindre condamnation du terrorisme d’Etat israélien, pourtant connu urbi et orbi, planifié et exécuté depuis les plus hautes instances de l’Etat, y compris la mise en place de la torture comme méthode et pratique systématique à l’égard des prisonniers politiques, oubliés du reste du monde et dont le nombre ne cesse d’augmenter.

     

    La suite ICI

     

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  • L'appel de la Licra aux humoristes : "Lâchez-vous !"

     

                   Plus qu’un encouragement… un véritable aveu de la part de l’écrasante LICRA.

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                "Nous avons été trop prompts à poursuivre les humoristes", dit la LICRA, association de lutte contre le racisme et l'antisémitisme (dont l'organigramme ne comporte, soit dit en passant, aucun Maghrébin ni Africain d'Afrique noire) ; selon elle, il faut au contraire que les humoristes se sentent plus libres que jamais.

    Alain Jakubowicz, Président de cette officine israélienne qu'est la LICRA qui s'est toujours opposée à des sanctions économiques contre Israël (au nom de quoi ? On se le demande bien !), promet désormais d’être plus sélectif dans le choix des personnes que son association traînera au tribunal. "Il faut se baser sur les intentions qui animent celui qui parle", dit-il avant de conclure par un : "Lâchez-vous ! N'ayez pas peur de heurter !"

     

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                Qui l’eût cru ? Car enfin... cette campagne de la LICRA auprès des humoristes est un véritable aveu : l'aveu de sa mainmise depuis 2003 (année du sketch de Dieudonné sur un colon israélien auquel cette association déclarera la guerre avec le soutien de toute la classe politico-médiatique) sur ce sur quoi, ici, en France, on sera autorisé à rire, de qui et de quoi on pourra se moquer et plus grave encore : quel humoriste sera autorisé à dénoncer qui et quoi.

                Avec cette invitation et cet encouragement à se lâcher, avec cette permission donnée à tous les humoristes patentés, c’est toute la scène humoristique française que la LICRA met publiquement au pas après l'avoir pris en otage depuis plus de dix ans.

               Les humoristes se mettront-ils tous au garde-à-vous ? On peut le craindre ; tout comme on peut craindre que les Français musulmans fassent les frais de ce lâchage (lynchage ?) à l’heure où la LICRA a trop souvent fait la preuve d'une allégeance indéfectible au côté de l’alliance américano-sioniste avec le soutien des principaux dirigeants du PS.

     

                 Qu'à cela ne tienne ! Il ne faut jamais nous tenter, aussi, c'est avec une certaine malice que l'on proposera Dieudonné, de loin le plus grand humoriste de la scène artistique, pour ouvrir le bal des hostilités car, aujourd'hui, l'humour c'est la réponse à la guerre qui est faite à la vérité.

     

     

    Le mémorial de la souffrance des Indiens d'Amérique à Disney village, Seine et Marne, île de France.

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    Pour prolonger, cliquez : 2013 - La nouvelle LICRA avec Alain Jakubowicz

     

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  • L’historien israélien Shlomo Sand répond à la tribune de Pierre-André Taguieff

     

     

                ... tribune publiée dans Le Monde à propos de l’antisémitisme en France.

                 Ci-après, la réponse de Shlomo Sand :

     

                « De mon point de vue, la principale caractéristique de la judéophobie parmi les groupes marginaux de banlieues est l’identification dangereusement erronée entre : sionisme, Israël et juifs. Or, c’est précisément ce que font, sans relâche et sans distinction, les dirigeants d’Israël, le CRIF... et toi.

     

    Je viens de lire ton article publié dans Le Monde, en date du 23 septembre : Pierre-André Taguieff, « L’intelligentsia française sous-estime l’antisémitisme », et, une fois de plus, je suis stupéfait ! Lorsque nous nous sommes connus, dans les années 80 au siècle dernier, j’avais la plus grande estime pour tes travaux investiguant les fondements du racisme théorique, dans la France de la deuxième partie du 19ème siècle.

    J’avais beaucoup apprécié tes apports dans l’analyse et la déconstruction de la judéophobie qui a, effectivement, joué un rôle de tout premier ordre, dans la constitution d’une partie des identités de l’Hexagone, et ce jusque vers le milieu du 20ème siècle. Toutefois, depuis quelques années, à la lecture de tes publications, j’ai de plus en plus de mal à comprendre la logique qui t’anime : affirmer que la judéophobie demeure hégémonique en Occident, considérer l’islamophobie comme un phénomène plutôt marginal, dont les intellectuels exagèrent l’importance, et se faire, en en même temps, le défenseur inconditionnel du sionisme et d’Israël me laisse très perplexe !

    En vérité, tu as notablement baissé dans mon estime lorsque tu as soutenu, avec enthousiasme, la guerre de George Bush contre l’Irak, et lorsque tu as exprimé une sympathie manifeste pour « La rage et l’orgueil », le livre islamophobe d’Oriana Fallaci (dans lequel, il est écrit, notamment, que les musulmans « se multiplient comme des rats »). Tes prises de positions passées me paraissent, cependant, moins préoccupantes que celles que tu développes, ces temps-ci, alors que se profile, dans la société française, un dangereux terrain miné, lourd de menaces pour « l’autre ».

     

                     La suite : sur Médiapart avec commentaires... et ICI aussi sur le site de "Union juive française pour la paix" ; Union qui ferait bien de se décider à occuper, dans les médias dominants, la place qui devrait être la sienne, et ce dans les meilleurs délais car il y a urgence ! Après tout, le CSA, c'est aussi fait pour ça ! Pour s'assurer que la parole publique soit équitablement répartie ; or, seuls le CRIF, l'UEJF et la LICRA - trois officines israéliennes incapables de la moindre analyse critique à l'endroit d'un Etat voyou : Israël -, occupent l'espace médiatique de ce qui est supposé être "la parole des Juifs de France".

    Pourquoi cette timidité, cette retenue de la part de l'UJFP alors que le droit pourrait facilement lui donner raison ? Cette UJFP serait-elle l'alibi d'une fausse pluralité dans laquelle ce sont toujours les mêmes qui savent se faire entendre ?

    On s'interroge à propos de l'absence de l'UEJF dans les médias dominants bien que sa présence soit aujourd'hui on ne peut plus essentielle comme nous le rappelle Shlomo Sand dans sa réponse à cet homme de discorde qu'est Taguieff.

     

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    Pour prolonger, cliquez : l'Union sacrée avec le PS

     

     

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  • Des frappes françaises en Syrie...

     

                ... ou quand la France se mêle de ce qui ne la concerne pas.

     

               On estime à près de trois millions de mort musulmans, embargo irakien inclus, le vrai bilan de la fausse guerre dite "contre le terrorisme"  lancée par les USA depuis 1990, dont 1.3 million après les attentats du 11 septembre 2001 ; guerre qui n'est dans les faits qu'une vaste ratonnade, une de plus : régions dévastées, des millions d’êtres humains déplacés, abandonnés, "laissés" sans frontières, sans Etat, sans droits, sans armée, sans secours, sans police (en dehors des sociétés privées américaines de mise à disposition de mercenaires) à la merci de prédateurs voraces…

    Or, en ce qui concerne cette région, ce chaos n'est pas le nôtre. Qui plus est : c'est l'après chaos qu'il nous faut préparer ; et la meilleure façon de le faire, c'est, pour l'heure, de s'en tenir éloignés.

     

    Aussi, que ceux qui ont mis le feu l'éteignent !

     


                  Valls  devant l'Assemblée nationale mardi 15 septembre 2015 sur l'intervention militaire française en Syrie.

     

               De plus, les USA ont renoncé à la chute de Bachar el-Assad car, en ce qui les concerne, il semblerait que la stratégie du chaos qui a été la leur jusqu'à présent, ait atteint ses limites : celles d'un chaos contre-productif car incontrôlable.

    La France n'a bien évidemment aucun intérêt à miser sur cette chute de Bachar el-Assad ; ce qui impliquerait de jouer la carte USA contre les cartes arabe, iranienne, russe et chinoise - merci de vous reporter à la tradition diplomatique de notre pays ; l'Europe ne comptant pas puisqu'elle est sans identité ni volonté propres, reste alors un seul pays à contenter ; comprenez... un pays dont des hommes comme Valls, appuyés par Hollande et une bonne partie du PS, se doivent de servir les intérêts : Israël ; et accessoirement les monarchies du Golfe pour booster nos ventes d'armement.

    Aussi, ne nous y trompons pas : dans cet engagement de la France en Syrie (1) et dans le refus du gouvernement Hollande de s'appuyer sur Bachar el-Assad (contrairement aux analyses faites par les membres de la famille gaulliste, Villepin, Fillon, Jupé et.... Chevènement) pour tenter de rétablir un semblant de normalité dans cette région, c'est bien, encore et toujours la voix d'Israël - un pays qui ne respecte aucune loi internationale -, qui se fait entendre dans la bouche du ventriloque Manuel Valls !

    Un Etat sans projet autre que celui de la domination ; un Etat qui n'a rien à offrir au monde (et c'est une première !) et qui n'a qu'un souhait : ne rendre de comptes à personne et régner sur une région privée d'Etats, une région désarmée, une région sans diplomatie, une région à sa merci : occupation, domination, captation, vol, bombardement et assassinats.

     

     

    1 - Il serait bon de rester vigilant à ce sujet : est-ce que le gouvernement Hollande n''en profitera pas pour frapper le régime d'el-Assad. Comptons sur les Russes pour nous tenir informés.

     

    ***


     

                 Qu'à cela ne tienne !

                 Après la bêtise propre aux larbins-garde-chiourmes, six minutes d'intelligence avec Dominique de Villepin.

    Cela n'aura échappé à personne, comme un fait exprès, cet homme n'est plus ministrable... dans aucun gouvernement quel qu'il soit.

    On pourra tous le déplorer car, à l'heure où Védrine  sur lequel, naïvement, nous avions fondé quelques espoirs (c'était mal connaître le PS, c'est sûr !) a purement et simplement retourné sa veste (on dit que le Rwanda et sa présence à l'Elysée au moment du génocide y est pour quelque chose dans ce retournement - Védrine serait tenu !) cette intelligence-là n'a jamais été aussi précieuse qu'aujourd'hui.

     

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    Pour prolonger, cliquez : La France à l'heure d'Israël

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