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mediapart - Page 4

  • Infamie contre infamie : réponse à Emmanuel Tugny

     

               Suite à la publication en première page de Médiapart de... En route pour l'infâme d'Emmanuel Tugny... qui, pour faire court, amalgame Mélenchon à le Pen.

     

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              Médiapart fidèle à lui-même : un pas en avant, deux pas en arrière à propos de Mélenchon comme pour tout le reste... d'où la visibilité donnée à ce texte de Tugny placé en première page du journal....

    Un texte qui fleure bon tout simplement une existence suspendue à des subventions publiques sur le dos de ceux, qui assument ce qu'on appelle "le principe de réalité » ; ceux que l'on trouve dès 5heures du matin dans les RER.

    Sans eux, sans leur sueur et pour certains d’entre eux, sans leur sang,  et parfois aussi, sans leurs impôts, Tugny serait clochard.

    Ces quelques lignes dont un salarié de ce journal a tenu à saluer au passage la prouesse, un dénommé Perraud, le néocons de Médiapart (Veille Europe et Belle Amérique !)…. qui s’y est tout de suite reconnu dans ce mépris alambiqué parce que… inavouable, de ceux qui n’ont très certainement eu qu’un seul mot à dire  - « oui ! » en l’occurrence -, pour tout devoir aux autres et si peu à eux-mêmes…alors que d'autres doivent hurler "non !" pour espérer encore vivre debout...

    Ces quelques lignes donc (illisibles soit dit en passant ! (1)) ont pour auteur un individu sûr de lui, d'une arrogance peu commune, qui sait qu'il peut en toute impunité cracher dans la soupe et tordre le bras de ceux qui le nourrissent... certes, de loin car... jamais ces pauvres bougres ne « rentreront » dans leur argent, bien évidemment, comme jamais ils ne mettront un pied dans ces lieux de l’indigence artistique, morale et conceptuelle à grand renfort de discours tous plus fumeux les uns que les autres.  

    Il n’y a qu’une question qui vaille : comme pour les crimes, à qui donc profite ce texte dont les amalgames trahissent une méconnaissance totale des catégories politiques contemporaines ?

    Faut dire que ce texte a d'qui t'nir : quand il est question de ce que l'on peut encore tout juste appeler... Art, on retrouve la même confusion et la même complaisance.

     

                Mais alors... que Monsieur Tugny ose nous parler de résistance, juste comme ça, un peu pour voir car, cela n'aura échappé à personne : édition, journalisme, élus politiques de l'UMP au PS, Industries du divertissement, médias et leurs ventriloques... redevables et tributaires... tous semblent dans l'obligation de condamner Mélenchon.

                       - Et si c'est pas encore fait, eh bien, on vient les chercher car cette cabale ne souffre aucun retard. N'est-ce pas Monsieur Tugny !

     

    Mais.... qu'est-ce à dire ?

     

    ***

     

                 Bien que public... message plus personnel, voire intime, à Emmanuel Tugny

     

    Il ne faut jamais cracher contre le vent.

    Quant à ceux pour lesquels (au service desquels) tu t'es cru obligé d'amalgamer Mélenchon à le Pen, sache que ceux-là n'ont fait que te salir aujourd'hui.

    Il faut savoir dire non Emmanuel. Sur Médiapart, les volontaires à la crucifixion de Mélenchon ne manquaient pas. Si tu ne souhaitais pas te mouiller en défendant Mélenchon, ou du moins, on dénonçant la calomnie dont il est la victime, tu pouvais garder le silence car je sais qu'il n'est pas permis à tout le monde de dénoncer publiquement les salauds...

    Ici, sur médiapart, ils sont des centaines à se taire même et surtout lorsqu’ils n’en pensent pas moins.

    "Pour ou contre le procès pour antisémitisme contre Mélenchon ?" Ils regardent ailleurs et attendent la fin de l’orage : ils font les morts. Perraud, lui, n’a pas pu résister longtemps, il est sorti du bois. Et même si les petits bourgeois n'aiment rien tant que les crapules et les larbins et autres capos à l'imparfait du subjonctif irréprochable qui s'habillent chez Armani ou chez Dior, d’autres ont tenu bon (2). Et c'est tant mieux pour la vérité et pour Mélenchon. Ils se sont épargné le ridicule et le déshonneur qui accompagnent immanquablement ceux qui viennent finir les restes des gamelles des salauds.

    Il est encore temps pour toi Emmanuel de leur dire à tous que jamais plus tu n'en reprendras une louche.

    Tu aurais dû imiter ceux qui se sont abstenus car, en refusant de le faire… tu as rejoint la meute, la seule qui vaille, la seule qui ait les moyens de sa haine contre le pauvre qui réfléchit, et plus encore lorsqu’il n’est pas seul à le faire....

    La meute, oui ! la vraie… celle des loups qui ne supportent pas que dans la bergerie, une brebis face des manières avant de se faire égorgée.

     

                 Fais ton examen de conscience Emmanuel. Revois ta copie et sauve ton honneur. Il paraît que t'es rock ! Aussi, pense aux Rolling Stones et dis-toi bien que Mick Jagger n'aurait jamais soutenu une telle campagne de calomnie contre Mélenchon. Si, si ! Quant à Led Zeppelin... alors là, Led Zeppelin... ils auraient tout cassé !

                 A propos de ceux qui te soutiennent ici chez Médiapart, sache qu’il y a des compliments qui sont tout aussi empoisonnés que la caresse d'un prêtre pédophile sur la joue d'un enfant... même et surtout... de coeur.

     

     

    1Pauvre enseignement ! Que lui est-il arrivé ? Emmanuel Tugny est Agrégé de lettres et Docteur ès lettres - Non, on ne ricane pas !

    2 - Et pourtant, c'est pas l'envie qui leur manquait ! On ne donnera pas de noms ; abonnés poissons pilotes de la rédaction de Médiapart, tout le monde les reconnaîtra.

     

     

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  • Médiapart a 5 ans : questionnaire et réponses...

     

     

                  Pour fêter cet anniversaire, Mediapart a remis un questionnaire aux abonnés de la première heure... 

     

                  Voici quelques réponses. 

                                                             _________________

     

     

    Si vous étiez un autre abonné  et une autre abonnée ?

     

    jpylg2.jpgJean_Paul_Yves_le_Goff

     

    J’aime son entêtement et son acharnement : rien ne le détournera de son « Histoire du Christianisme ». Je crois que l’on construit sa vie et qu’on la change, en travaillant chaque jour à son destin. Malheur à celui qui n’est destiné  - ou qui ne s’est destiné -, à rien ! Et je crois que sur Médiapart, ils sont un sacré paquet ; on les reconnaîtra au conformisme de ce qu’ils croient être leur « dissidence ».

    JPYLG a encore beaucoup de travail à accomplir s'il veut se faire détester de ceux dont il est important de se faire haïr. Le Christianisme n'y suffira pas. Pour le moment, on rangera JPYLG dans la case des "rabat-joie"... ce qui peut le rendre sympathique à la longue.

    Aussi, qu’il fasse attention !

    J'aurais aimé un JPYLG plus incisif, en contact avec le réel et son actualité, ici sur Médiapart et ailleurs. Avec une prise de risque de chaque instant. Il n'y a que dans cette prise de risque que l'on y trouve son compte face à ce que JPYLG appelle les esprits formatés et que je nommerais : les esprits formatés "bienpensance"...  les esprits les plus conformistes et les plus bornés qui soient.

     JPYLG aura été le premier à identifier tous ces esprits finalement craintifs ; la peur de l'isolement et de la stigmatisation. Alors que cet isolement tout relatif et cette stigmatisation contreproductive doivent être accueillis comme une bénédiction car ils apportent avec eux, à leur insu...  respect et notoriété.

     

     

    Le journal de Personne... une telle énergie, une telle détermination... Chez elle, qui est belle, tout est talent et intelligence !

     

    Si vous étiez un article ?

     

    Tous mes billets. Et c’est fait.

     

    Si vous étiez un billet ? 

     

    Le Serpent de Lucas Martin. Billet dans lequel l'auteur de ce billet se réjouit de la disparition d'un Stéphane Hessel antisémite chez lequel il n'y aurait rien à sauver.

    C'est une bonne chose que l'auteur de ce "Serpent" n'ait pas été censuré...

    Médiapart semble enfin comprendre ce qu'est la liberté d'expression contrairement à ses abonnés et une partie du personnel de la rédaction qui n'ont toujours pas compris ce à quoi on s'engage quand on prétend défendre cette liberté :  laisser dire et écrire ce qu'on n’aurait jamais souhaité écrire ou lire - même dans ses pires cauchemars...

    Et puis, le "coming out" de cet auteur spécialiste des ophidiens vaut bien le silence assourdissant autour du décès de Chavez de ceux qui, abonnés et salariés de Médiapart confondus, n'ont habituellement pas assez de mots pour déplorer tout ce qui mérite de l'être...

    C'est sûr, leur silence à tous n'a pas cessé depuis une semaine... de nous hurler : "Chavez est mort, bon débarras !"

     

    Si vous étiez un troll ?

     

    N’importe quel abonné de Médiapart pour peu que je décide de le considérer comme tel.

    Le troll, c’est l’autre… toujours !

     

    Si vous étiez un commentaire ?

     

    Mon (mes) propre commentaire… celui-ci en particulier…

    « Penser demande un vrai effort car, penser va à l'encontre de notre nature. Penser c'est pénible, épuisant. C'est une violence faite à soi-même et aux autres. On évite, on résiste autant qu'on peut, des quatre fers, tellement ça ne nous ressemble pas, et c'est sans doute la raison pour laquelle, penser c'est penser à rebrousse poil, toujours ! Et personne ne vous remerciera pour l'avoir fait car alors, vous serez leur mauvaise conscience à tous car penser c'est penser contre tous ceux qui ont renoncé à cet effort à leur insu, contre tous ceux qui ont jeté l'éponge...et ça en fait du monde ! Un sacré paquet : tous ceux qui pensent avoir de bonnes raisons d’ignorer qu’ils ont renoncé à penser ! »

     

    Si vous vouliez faire un reportage, où iriez-vous ?

    Chez Médiapart incognito pour voir comment l’info ne se fait pas au moment où les consignes sont données - comité de rédaction : ça doit être un grand moment côté journal et côté CLUB. J'en connais qui ne doivent pas dormir la nuit.

     

    Si vous vouliez réaliser une interview, qui iriez-vous rencontrer ?

    Tous ceux que j’ai voulu rencontrer je les ai rencontrés… ou bien ils sont morts et suis arrivé trop tard.

    Aujourd’hui tout  le monde avance masqué : trop de risques, trop d'enjeux aussi bien du côté de celui qui pose les questions et que du côté de celui qui est censé y répondre avec franchise. Une interview de qui que ce soit sur quoi que ce soit n’a plus aucune espèce d’intérêt. On le découvre tous les jours sur Médiapart qui ne fait plus que du publi-reportage (on interviewe les copains ou bien ceux qu'on ne peut pas ne pas interviewer tout simplement parce que tout le monde les interviewe - les auteurs de livres notamment !) et ailleurs (j'en connais même sur le web qui ont leur carte de journaliste et qui ont arrêté les interviews pour cette raison).

    Plus personne ne sait poser des questions.... et pour cause... des questions auxquelles plus personne ne souhaiterait répondre.

    Les autres, ceux qui sont sans masque… n’ont pas besoin d’être interviewés… depuis Internet… ils prennent en charge leur propre communication.

     

    Si vous changiez quelque chose à Mediapart ? 

    Tout.

    Selon le principe suivant : un journal au service de toutes les intelligences non pas un journal au service d’un journalisme d’opinion… mais bien plutôt un outil de diffusion qui, à partir d’une actualité donnée, un fait de société, une préoccupation d’ordre politique ou économique, une question qui toucherait à l’éthique, se proposerait alors de nous présenter toutes les analyses disponibles émanant d'acteurs avisés et informés, y  compris celle du journal en question pour peu que sa rédaction l'ait jugé approprié.

    Pour le dire autrement… il serait question d’une presse qui nous présentera tout ce qui se pense sur un sujet en particulier et pas simplement ce que la rédaction du journal souhaite donner à penser à ses lecteurs.

    Car à bien y réfléchir, les journaux d’opinions, indépendants financièrement ou pas, sont libres de tout sauf de l’opinion de ceux qui les dirigent, lesquels sont à l’origine de tous les choix éditoriaux qui sont faits. Or, des choix éditoriaux n’ont jamais fait avancer l’information quelle qu’elle soit sur quelque sujet que ce soit car, si un journal d’opinion peut être libre, il ne l’est sûrement pas de sa propre propagande – choix par avance biaisé donc parce qu’en faveur d'une information aux couleurs du drapeau de la rédaction du journal.

    L’avenir n’est pas à « une information libre » qui n’est qu’un slogan et moins que ça encore si elle est « d’opinion » (1)… non, l’avenir est bien à toute l’information disponible sur un sujet donné ; une information qui, à un instant T,  reprendrait toutes les analyses produites. Et cet avenir-là, qu’on le veuille ou non, souhaitable ou pas, c'est Internet et son temps réel qui l’a déjà sculptée et rendue quasiment inévitable.

    Car... tout compte fait, et en comptant bien, il vaut mieux penser aussi avec l’intelligence des autres qu’avec la sienne seule car le plus souvent, c’est notre intelligence qui nous empêche de penser... si par penser, on entend se méfier comme de la peste de ce qu’on pense... qui va rarement plus loin que ce que l'on est, ce qui fait, au total, pas grand monde, reconnaissons-le ! 

    Mais alors… que vive non pas une information libre mais une information qui rassemble, fédère, réunit autour d’elle toutes les intelligences au service d’un même élan : donner à la représentation du réel toute sa place !

     

    ***

     

                Médiapart a fait à peine la moitié du chemin qui aurait dû être le sien en terme de journalisme : la contre-information ou l'information dissidente (appelez-la comme vous voulez !).... Médiapart ne s'y est jamais mis tout simplement parce que ses fondateurs n'en ont pas la culture ; quoi qu'ils puissent penser et dire, on ne sort pas indemnes d'une vie consacré à un journalisme de grands-médias même au journal Le Monde que personne ne lisait déjà plus, du moins ceux qui, plus tard, auraient pu être intéressés par une autre information.

    Internet a tout remis en cause. Même s'il a permis "Médiapart" : mise de fonds minimale. La fausse dissidence payante (Arrêt sur Images) est condamnée à l'heure où la vraie dissidence est gratuite partout ailleurs... une dissidence conduite par des experts dans leur domaine, des universitaires en rupture de ban, des documentaristes auto-produits, des acteurs  issus de la société civile en contact avec le réel, des artistes, nouveaux intellectuels bannis des médias de masse...

    Dure dure la concurrence !

    En dehors de Plenel qui porte Médiapart à bout de bras, aucune individualité n'a émergé de Médiapart en 5  ans. Sur la toile, on ne parle pas de Médiapart.

    Reste comme axe de développement : prendre des abonnés au Monde et au Nouvelobs et à Libé. Mais là, c'est à un tout autre journal auquel il faudra penser (mais on y vient... lentement mais sûrement !) avec un contenu multiplié par dix ; "journalisme" à une tout autre échelle.

     

               Pour prolonger cliquez :  http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/080313/pour-un-journal-au-service-de-toutes-les-intelligences

     

    Mediapart, un réseau ?

     

    Non. Mais un très bon référencement sur Google, Club inclus. Ce qui arrange mes affaires et ma visibilité sur le Net.

     

    Vos habitudes sur Mediapart ?

     

    Seul ce qui est visible peut être lu. Je ne peux  donc lire que ce qui m’est donné à voir. Mais si le plus important est ailleurs.  J’ai pu mille fois m’en rendre compte, ailleurs dans le Club, caché, invisible et souvent… plein de talent ou d’expertise.

    D’où l’idée d’une Edition qui aurait pour sujet : Billets de blog ignorés par la Une du Club de Médiapart. Edition qui m’est refusée car Médiapart sait que l’important n’est pas ce qui nous est donné à lire mais ce qui nous est caché du Club

    Cela dit…pour moi Médiapart est un passage parmi d’autres…  avec Nouvelobs, RFI atelier des médias, Agoravox,  Egalité et Réconciliation et des dizaines d’autres webzines…

                                                 

    ____________________

     

             Un hommage au CLUB (Forum en accès libre de Médiapart) pour ses 5 ans

     

     

                           

    Michel Chion - Sanctus

    Lien permanent Catégories : Médiapart, Medias, désinformation et ré-information 0 commentaire
  • Dure dure la pluralité des points de vue et des regards chez Médiapart

     

     

                     Penser demande un vrai effort car, penser va à l'encontre de notre nature. Penser c'est pénible, épuisant. C'est une violence faite à soi-même et aux autres. On évite, on résiste autant qu'on peut, des quatre fers, tellement ça ne nous ressemble pas, et c'est sans doute la raison pour laquelle, penser c'est penser à rebrousse poil, toujours ! Et personne ne vous remerciera pour l'avoir fait car alors, vous serez leur mauvaise conscience car penser c'est penser contre tous ceux qui ont renoncé à cet effort à leur insu, contre tous ceux qui ont jeté l'éponge...et ça en fait du monde ! Un sacré paquet : tous ceux qui pensent avoir de bonnes raisons d’ignorer qu’ils ont renoncé à penser ! 
            

     

    Dure dure la pluralité des points de vue et des regards chez Médiapart ! 

     

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              En attendant... la validation de ma demande de création d'Edition que j'ai adressée à Médiapart voilà trois mois... ICI ..

     

              C'est KOSZAYR qui est à l'honneur cette semaine avec le billet suivant  : Nous sommes tous antisémites... et fiers de l'être!

     

    Billet qui se propose sur le mode de l'ironie, de l'humour et de la provocation (enfin, de la provoc intelligente sur Médiapart) de traiter l'actualité du décès de Stéphane Hessel et de tous ceux qui, à cette occasion qui  ne se représentera pas - ils l’ont bien tous compris -, ont tenté de traîner dans la boue de l'anti-sémitisme ce vaillant patriote et soldat de l'honneur retrouvé d'une France qui ne renonce jamais.

     

    A propos de cette boue, le Club de Médiapart ne fut pas en reste avec : Le serpent est mort dans lequel l'auteur de ce billet se réjouit de la disparition d'un Stéphane Hessel antisémite chez lequel il n'y aurait rien à sauver.

    C'est une bonne chose que l'auteur de ce "Serpent" n'ait pas été censuré...

    Médiapart semble enfin comprendre ce qu'est la liberté d'expression contrairement à ses abonnés et une partie du personnel de la rédaction qui n'ont toujours pas compris ce à quoi on s'engage quand on prétend défendre cette liberté :  laisser dire et écrire ce qu'on n’aurait jamais souhaité écrire ou lire - même dans ses pires cauchemars...

    Et puis, le "coming out" de cet auteur spécialiste des ophidiens vaut bien le silence assourdissant autour du décès de Chavez de ceux qui, abonnés et salariés de Médiapart confondus, n'ont habituellement pas assez de mots pour déplorer tout ce qui mérite de l'être...

    C'est sûr, leur silence à tous n'a pas cessé depuis une semaine... de nous hurler : "Chavez est mort, bon débarras !"

    Est-ce le sort des déshérités de ce monde qui les intéressent tous mais... à condition que l'avenir des riches soit assuré ? Chavez ayant eu le tort de soutenir un pays en danger de mort, l'Iran, tout en s'opposant à la politique des Etats-Unis et d'Israël dans cette région et ailleurs, avant de refuser de se soumettre et de vendre le Vénézuela pour un plat de lentilles à la mafia bancaire mondiale...

    Trois crimes qui valent à Chavez tout le mépris dont tous les médias dominants et la classe politiques sont capables.

    Même si la palme de la dégonfle reviendra à un dénommé Corcuff qui choisira de se cacher non pas derrière son petit doigt mais derrière un groupuscule anarchiste vénézuélien composé de trois tondus et d'un pelé et de leur contestation du bilan de Chavez pour ne pas avoir à dire du bien de son action pour les raisons explicitées ci-avant (Israël et l'Iran entre autres) de peur de déplaire à ceux à qui Chavez n'a pas cessé de déplaire ici en France ; un Corcuff sociologue pour lequel la scrutation du réel s'arrête aux portes d'une ambition puérile : être invité à parler dans un micro et devant une caméra. Et quand on connaît la personnalité de ceux qui pourraient vous y convier...

    La gerbe ! Encore et toujours la gerbe !

     

    ***

     

                En ce qui concerne les commentaires qui accompagnent le billet de KOSZAYR, Nous sommes tous antisémites... et fiers de l'être! - billet qui se propose de raisonner par l'absurde car "Si Hessel est antisémite, alors... nous le sommes tous ! -,

    On ne manquera pas de noter les réactions de deux salariés de Médiapart - Conil (la spécialiste du Kibboutz côté "Tire-toi de là que j'm'y mette, sale cafard !" et Perraud. (le néo-conservateur de la rédaction - vive le pluralisme !) qui se sont crus obligés de condamner avec la plus grande fermeté l'auteur de ce billet, sur le fond comme dans sa forme - démarche rarissime sur Médiapart.

    Un duo Perraud-Conil qui, soit dit en passant, s’est bien gardé de conspuer, dans la société civile mais néanmoins communautariste, ceux qui ont tenté de traîner la mémoire de Stéphane Hessel dans la boue de l’antisémitisme : notamment le CRIF et la LDJ, pour ne rien dire de la réserve de François Hollande lors de son discours-hommage aux Invalides à propos de l’engagement du défunt, toute sa vie durant, en faveur des Palestiniens.

     

                  Difficile de ne pas voir dans ce lynchage d’un abonné de Médiapart par deux salariés du journal - abonné isolé, abonné seul avec la responsabilité de la publication de son billet pourtant courageux et provocateur - , toute la lâcheté et tout l'abaissement dont les êtres humains sont capables dans le domaine de la bien-pensance et de la servitude...

    Car n’en doutez pas un seul instant : il fallait que Perraud et Conil interviennent. Il fallait qu'ils réagissent...

    Etait-ce pour que l'on ne puisse jamais leur reprocher de ne pas l'avoir fait ? Mais... qui le leur aurait reproché ?

    D'une mauvaise foi rare, d'une tartufferie encore inégalée sur Médiapart, pourquoi Perraud et Conil se sont-ils crus dans l'obligation de refuser de comprendre l'esprit du billet de KOSZAYR : "Si Hessel est antisémite, nous sommes tous antisémites !"  ?

    A qui et à quoi ces deux salariés de Médiapart croient donc devoir rendre des comptes pour qu’un tel vent de panique les ait poussés jusqu’au rivage de ce billet ô combien opportun ? Et à quel titre ? Sûrement à nous lecteurs qui ne leur avons rien demandé.

    Quel conflit d’intérêts cache cette intervention affolée, toujours à sens unique…et toujours dans le cadre d’une relation du fort au faible : des salariés de Médiapart (avec éventuellement le soutien d'une poignée d'abonnés, toujours les mêmes, ventriloques de la rédaction)… contre un abonné qui n’a pour seul force de frappe que le choix du désabonnement qui le verrait alors disparaître corps et bien ?

    Les contributions de ces deux comparses  - et nouveau tandem -, dans les semaines à venir, nous permettront-elles de répondre à cette dernière question ?

    Si rien n'est moins sûr, rien n'est moins incertain non plus.

     

     _____________________________

     

    Pour prolonger cliquez : http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/090313/je-blogue-tu-blogues-ils-bloguent

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  • Pour une presse au service de toutes les intelligences

     

                  
              Penser demande un vrai effort car, penser va à l'encontre de notre nature. Penser c'est pénible, épuisant. On évite, on résiste autant qu'on peut, des quatre fers, tellement ça ne nous ressemble pas, et c'est sans doute la raison pour laquelle, penser c'est penser à rebrousse poil, toujours ! Et personne ne vous remerciera pour l'avoir fait car alors, vous serez leur mauvaise conscience car penser c'est penser contre tous ceux qui ont renoncé à cet effort à leur insu, contre tous ceux qui ont jeté l'éponge...et ça en fait du monde ! Un sacré paquet : tous ceux qui pensent avoir de bonnes raisons d’ignorer qu’ils ont renoncé à penser ! 

           

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             A l’heure où de nombreux médias dits "alternatifs" ont la prétention de travailler chaque jour pour "un journalisme indépendant, rigoureux et libre », on néanmoins  vraiment tentés d’espérer que ce journalisme-là soit un outil de diffusion qui, à partir d’une actualité donnée, un fait de société, une préoccupation d’ordre politique ou économique, une question qui toucherait à l’éthique, se proposera de nous présenter toutes les analyses disponibles émanant d'acteurs avisés et informés, y  compris celle du journal en question pour peu que sa rédaction l'ait jugé approprié.

    Pour le dire autrement… on appellera de nos voeux une presse qui nous présentera tout ce qui se pense sur un sujet en particulier et pas simplement ce que la rédaction du journal souhaite donner à penser à ses lecteurs.

    Car à bien y réfléchir, les journaux indépendants financièrement ou pas (après tout, le groupe médias Lagardère est lui aussi financièrement indépendant), sont libres de tout sauf de l’opinion de ceux qui les dirigent, lesquels sont à l’origine de tous les choix éditoriaux qui sont faits. Or, des choix éditoriaux n’ont jamais fait avancer l’information quelle qu’elle soit sur quelque sujet que ce soit car, si un journal peut être libre, il ne l’est sûrement pas de sa propre propagande – choix par avance biaisé donc parce qu’en faveur d'une information aux couleurs du drapeau de la rédaction du journal.

               L’avenir n’est pas à « une information libre » qui n’est qu’un slogan (1)… non, l’avenir est bien à toute l’information disponible sur un sujet donné ; une information qui, à un instant T,  reprendrait toutes les analyses produites. Et cet avenir-là, qu’on le veuille ou non, souhaitable ou pas, c'est Internet et son temps réel qui l’a déjà sculptée et rendue quasiment inévitable.

    On pensera à un journal agrégateur,  un peu à la manière d’Agoravox…  certes sur le mode militant de la contre-information en ce qui concerne ce webzine, mais c’est un exemple parmi d’autres de modèle de diffusion, de développement et de dé-multiplication de l’information à partir d’une information unique relayée à satiété par des médias numériques mainstream qui ne sont le plus souvent que la version numérique d’une opinion papier à la fois unique et commune à tous les autres medias dominants ainsi que par des « pure players » tout aussi « en panne » d’analyses plurielles mais pas nécessairement contradictoires… 

    Car il est urgent que des professionnels de l’information, des journalistes pour ne pas les nommer, et pour ce qu’il en reste de ce métier (2), s’emparent de ce modèle pour une meilleure garantie quant à la qualité de l'information à la fois collectée et produite,  pour peu que ce soit encore possible, c'est-à-dire pour peu qu’ils existent sur le marché de l’information des hommes et des femmes avec la formation, la rigueur, l’expertise et le sérieux nécessaires à un journalisme d'ouverture large et diversifiée : universitaires « repentis » sur le modèle d’un Chomsky - ce que pratique déjà ce journal d’opinion qu’est le Monde diplomatique… mais pour sa propre propagande -, fondateurs et animateurs de think-tanks alternatifs… experts-ingénieurs plébiscités parce que reconnus par les membres de leur profession  – experts actif sur  le marché de l’emploi, en contact régulier avec le monde réel de l’entreprise hors DRH et conseils d’administration -, ainsi que des associations et autres producteurs potentiels d'analyses et d'enquêtes.

    La garantie donc... d’une qualité meilleure encore de toutes les informations diffusées aux lecteurs.

    ***

     

               Un journal n'a pas à rassurer, à inquiéter, à fabriquer du réel qui n‘a de réel que le somme de toutes leurs manipulations face auxquelles, noyés dans des “pourquoi” et des “comment” restés sans réponses, on s’interdit tout questionnement.

    Car, cela a peut-être échappé un temps aux journalistes mais… informer c’est penser ! Et penser c’est s’affranchir et c’est aussi servir, non pas ses propres intérêts... mais un intérêt supérieur : celui de la justice. Penser, c’est penser fatalement... juste... parce que... altruiste. Penser, c’est entrer en dissidence et en résistance contre soi-même et contre tous les autres. Les grands journalistes sont comme les grands penseurs : désintéressés puisqu' ils sont prêts à penser contre eux-mêmes, contre leur camp, contre leur propre histoire et contre leur propre intérêt.

    Aussi... tout compte fait, et en comptant bien, il vaut mieux penser aussi avec l’intelligence des autres qu’avec la sienne seule car le plus souvent, c’est notre intelligence qui nous empêche de penser... si par penser, on entend se méfier comme de la peste de ce qu’on pense... qui va rarement plus loin que ce que l'on est, ce qui fait, au total, pas grand monde, reconnaissons-le !

    Dites-moi ce que vous allez vous autoriser à penser et je vous dirai si votre pensée est un raisonnement ou une simple opinion, une opinion fatalement intéressée, fatalement partisane et donc, un avis de plus parmi des milliers d’autres.

              Mais alors… que vive non pas une information libre mais une information qui rassemble, fédère, réunit autour d’elle toutes les intelligences au service d’un même élan : donner à la représentation du réel toute sa place ! Libre ensuite à la vérité de ce réel ainsi saisie de régner sans entraves ; vérité qui donne toutes les clés de l'avenir, et avec nous, nous tous... puisque cet avenir se saurait alors se passer de notre consentement...

                 N'en doutons pas un seul instant : telle est bien la finalité de cette quête.

     

     

    PS : L'audience d'Internet en tant qu'outil de diffusion d'une contre-information opposée aux médias dominants (pour faire simple et court) et d'après les recoupements qui ont pu être faits... c'est un "marché " d'un million de francophones, et seulement un million. Ce qui sous-entend que tous les autres sont bon an mal an plutôt satisfaits des médias dominants. Et ce n'est pas une surprise car sur ces mêmes médias on retrouve un peu près les mêmes attentes et donc les mêmes réticences et aversions quant à l'exposition d'un point de vue dissident ou dissonant. Et si les auditeurs ou les téléspectateurs n'attendent pas particulièrement de tous ces médias une autre approche, un autre contenu... c'est sans doute aussi  parce qu'au fond, ils pensent que l'information c'est le métier des journalistes et pas le leur ; ce qui explique l'absence de mobilisation critique ; et là, on retrouve ce que j'ai pu écrire à propos des documentaires de Fourest : une documentariste pour une audience somnolente.

    Aurait-on alors les médias que l'on mérite ?

    Sur Médiapart, on retrouve le même refus d'un regard et d'une mobilisation critiques de la part d'abonnés qui, dans l'ensemble, sont donc plutôt satisfaits de leur journal ; ceux qui s'y risquent s'attirent très vite les foudres d'un lectorat totalement inféodé à la rédaction de Médiapart car il semblerait que... très vite, tout abonné qui pense avoir trouvé son journal comme d'autres leur programme de télé, fasse le choix de se réfugier dans une acceptation quasi totale de ce qui lui est à la fois donné à lire et de ce qui ne lui est jamais donné à découvrir et à comprendre, sans doute dans le souci d'une tranquillité d'esprit et d'un meilleur confort mental car, il est vrai que rien n'est plus anxiogène que la dissidence quand on n'y est pas préparé soit en tant qu'acteur ou soit en tant que témoin-lecteur-téléspectateur.

    Il faut bien se résoudre à faire le constat suivant : la contre-information intéresse peu de gens. Quant à savoir qui a piqué dans la caisse ou qui a volé quoi à qui... n'attire guère plus de 60 000 abonnés - ceux de Médiapart. On peut le déplorer pour une seule raison : moins ils sont nombreux à souhaiter défendre cette contre-information plus la liberté d'informer et de penser est en danger.

    Certes ! Il y a Internet qui est plutôt un miroir aux alouettes : déformant la réalité, comme une loupe ou un verre grossissant, il laisse penser qu'il existe dans le domaine de la contre-information une communauté importante... alors qu'il n'en est rien.

    Certes, les journalistes des grands médias sont discrédités (toutes les études le montrent), n'empêche... tout comme cette classe politique impuissante et sans pouvoir, sinon dans les marges... marges très étroites, les élections mobilisent quand même une majorité du corps électoral, et les médias dominants - surtout radios et télés -, une audience de loin majoritaire qui s'évalue entre 15 et 20 millions en cumul.

    Aussi... force est de conclure que... sans Internet, il n'y aurait aujourd'hui plus aucune diffusion de cette liberté de penser. 

    Mais alors, est-ce à dire qu'il y aurait un ange qui veille sur nous, nous tous... de bonne foi et de bonne volonté, non résignés ?

    Décidément, personne n'aura ce qu'il veut : ni eux qui ne veulent rien pour nous, ni nous qui voulons tout face à ce rien qui nous est proposé et promis.

     

    _____________

     

     

    1 - Questionnez un journaliste, une rédaction : tous vous diront qu'ils sont libres. En revanche, demandez-leur s'ils ont fait le tour de tout ce que se pensait et de tout ce qui était pensé sur un sujet donné... là, vous pourrez sans difficulté les prendre en faute.

    2 - "Qui fait quoi, à qui, pour-quoi, où, comment et pour le compte de qui". Car avec la censure, la bien-pensance et le politiquement correct, tout le monde est perdant (tous les camps !), excepté ceux que l'on aurait pourtant tout intérêt à faire perdre.

     

     

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  • Islamophobie quand tu nous tiens !

     

     

     « Tire la chevillette, et la bobinette cherra » (1)

     

    ________________

     

              Gardons-nous bien de voir de l'islamophobie là où il est surtout question de difficultés de cohabitation avec ce qui peut être aussi, et à juste titre pour les uns, considéré comme des atteintes à la laïcité :

     

    1 - Je n'ai pas à connaître votre religion...

     

    2 - Votre tenue vestimentaire m'impose la communication d'une information que je n’ai pas demandée...

     

    3 - Nulle autre religion agit de la sorte car on peut encore aujourd'hui croiser des Juifs et des Catholiques pratiquants (voire même intégristes et extrémistes !) sans pour autant soupçonner un instant qu'ils le sont...

     

    4 – Doit-on aussi rappeler qu’ici, sous notre climat, l’Eglise ainsi que le machisme ont  longtemps maltraité les femmes, et certains d’entre nous en général, et certaines d’entre elles en particulier, s’en souviennent encore ! Pour ne rien dire du fait que la France s'est aussi construite, dans son histoire récente, contre cette même Eglise jusqu'à sa "mise au pas".

     

    5 - On ne peut pas non plus ignorer le déficit d'image de l'Islam dans une actualité internationale où la pratique de la tolérance et de l'amour de l'autre, et plus encore quand il est tout autre, serait la règle et non l'exception ; et même si l’Islam n'est pas la seule religion concernée (le Judaïsme l'est tout autant, on oublie trop souvent de le dire, même si plus discret mais pas moins influent et dévastateur), n'empêche !

     

    6 - Laissez-nous le temps de nous adapter car c'est bel et bien un nouveau paysage qui se dessine là nous nos yeux ! Et à ce sujet, la tolérance pourrait aussi trouver sa place chez ceux qui semblent un peu trop prompts à dénoncer une islamophobie privée d’islamophobes ; et quand on sait que les femmes qui arborent une telle tenue sont de plus en plus nombreuses… on n’est décidément pas au bout de nos peines !

      

         

                                                ***                                             

     

                  Rappelons à toutes fins utiles que l'islamophobie, et pour peu qu'il en soit réellement question, ne fait pas de la France un pays raciste et islamophobe, tout en précisant ceci : sermonner et condamner les gens avec des "C'est pas bien d'être islamophobe" n'a jamais dissuadé qui que ce soit de le demeurer ou de le devenir. Aussi, la lutte contre l'islamophobie ne peut être qu'un point de départ et sûrement pas un point d'arrivée. Dans le cas contraire, ce sera un échec un peu à la manière d'un SOS racisme enfermé dans sa Tour d'Ivoire moralisatrice ; un job à plein temps avec ses officiels, ses titulaires et ses suppléants, retraite assurée ; un SOS racisme qui n' a jamais fait avancer aucune cause, en cache misère intellectuel et politique autour de questions que l'on ne posera pas ; sans oublier les cas où l'intelligence fait cruellement défaut, et les cyniques qui n'ont aucun intérêt particulier à ce que les bonnes questions soient posées faute de volonté ou de possibilité d'y répondre efficacement car, si tout est dans l'exécution, quand on ne peut plus agir, notamment sur le plan social, une fois que l'on a déserté le terrain économique sans lequel aucune action digne de ce nom n'est possible, et que l'on est tout nus...

    Vers qui, vers quoi peut-on alors se tourner ?

    Après l'épuisement, vient le pourrissement ; il ne faudrait pas que la lutte contre l'islamophobie devienne une chasse à l'homme car à ce jeu là, le gibier sera toujours bien plus nombreux que les chasseurs : et la solidarité entre volaille, ça existe aussi !

    La gestion des tensions ne se fera pas sans un dialogue entre tous, et la stigmatisation ne rendra aucun service et sera contreproductive. D'autant plus qu'il semblerait que l'ignorance des uns, ou leurs préjugés, soit l'exacte réplique de l'ignorance des autres ; d'où l'absence de compréhension et la tentation d’un repli vers une posture victimaire de tous les acteurs en présence: préjugés et rejet à tendance islamophobe contre ignorance historique (feinte ou authentique) de la part de ceux qui résident dans le pays d'accueil ou pays d'adoption par filiation.

    Aussi, que la bien-pensance soit exclue de ce débat au plus vite ! Ce qui, en revanche, n’empêchera nullement la bienséance d’y trouver toute sa place dans une conduite des débats qui tienne compte de tous les ressentis car personne ne doit être rejeté ! Et si toutes les expériences et les opinions ne se valent pas, toutefois, on ne fera pas l’économie de les entendre toutes et de les comprendre, et qui sait... de voir sous un tout autre jour la question de l'islamophobie : "mot-valise" pour les VRP d’une conscience humaniste dans le meilleur des cas ;  verdict aussi violent que définitif qui n'ouvre aucune porte et qui semble les fermer toutes, dans le pire.

    Une société a aussi et surtout besoin de savoir et de comprendre ; pas simplement de juger.

    Or, il semblerait que les médias principalement dits « de gauche » (à leurs heures perdues ?) s'orientent vers une stigmatisation et un débat à sens unique : on peut donc compter sur le fait que seules les "victimes" auront droit à la parole, entourées d'observateurs et d'experts (sociologues de la bien-pensance ?) compatissants et sermonneurs.

    Aussi, il serait temps que ces mêmes médias réalisent que la lutte contre l'islamophobie mérite une autre approche que celle qui, hier, a consisté à organiser, par exemple, la promotion et l'animation de l'anti-sarkozysme, car il s’agit d’un tout autre enjeu.

     

     

    *** 

     

                La douleur passe, la beauté reste…

     

             Que la beauté du voile et de l’idée que s’en font celles qui le portent dans la joie et l’allégresse viennent donc un jour nous subjuguer et que notre douleur s'apaise ! Douleur qui sera alors jugée aussi inopportune que déplacée. 

     

     

     

    1 - « Tire la chevillette, la bobinette cherra » est la formule emblématique du conte de Charles Perrault Le Petit Chaperon rouge, paru dans Les Contes de ma mère l'Oye en 1697.

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  • Antoine Perraud et l'art de la conversation à la française

     

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                 Pour commencer, citons Antoine Perraud, salarié de la rédaction du journal en ligne Médiapart ; un Antoine Perraud dans toutes ses oeuvres et dans tous ses commentaires dans les colonnes de ce même journal : "… une infime minorité agissante, engoncée dans ses haines recuites et ses œillères bouillies, torchonne, une fois de plus, un déroulé de commentaires perdu pour la conversation démocratique ; dès lors que ladite infime minorité déboule, pour découvrir avec hargne la lune… L'art de la conversation à la française n'est plus. Place, donc, à une demi-douzaine de charognards, qui soustraient toute lettre de noblesse au modèle participatif en donnant leur la, en imprimant leur cadence, au point de convaincre l'essentiel des abonnés de laisser ces gens-là mariner dans leur répugnance."

     

            Si Perraud ne mérite pas une messe, (bien qu'il soit sur Médiapart la capitale du mépris) au moins mérite-t-il un billet de blog qu’Internet aux réseaux et aux voies impénétrables se fera un plaisir de démultiplier à l’infini.

     

            Le voici.

    ***

     

                Prompt aux propos désobligeants, voire aux insultes, sous le vernis d’une civilité qui n’a de réalité que l’acquiescement de la petite cour servile qui l’entoure (cinq ou six abonnés de Médiapart), une cour vautrée dans l’auto-abaissement et la flagornerie... quiconque osera contredire Antoine Perraud ou tester ses capacités à la tolérance, devra affronter le vocabulaire suivant : "pauvre type, charognards, répugnance, torchon, idiot, inutile, raté."

    Car il faut le savoir : Antoine Perraud c’est tout le mépris dont il est capable et qu'il tente bon an mal an de cacher sous une couche épaisse de pédanterie qu’il a la fâcheuse habitude de prendre pour de l’humour et de l’esprit. 

     

                 Politiquement inculte, privé de perspectives et de repères, ce qui ne l'empêche nullement de s'auto-proclamer expert des rouges-bruns du haut de son ignorance des catégories politiques contemporaines, quand on sait lire entre ses lignes et observer ses sautes d’humeur qui sont le plus souvent de véritables lapsus... Perraud c’est Saint-Nicolas-du- Chardonnet sans Mgr lefebvre ; c’est la droite extrême sans le FN ; c’est aussi la gauche pour autant que l’on puisse l’être quand on a voté Hollande -  même s’il ne faut pas le pousse bien fort pour qu’il se retrouve à la droite du Père ; c’est l’anti-Sarkozysme de ceux qui ne risquent pas de perdre leur emploi pour l’avoir crié un peu trop haut et un peu trop fort.

    Séminariste un jour, séminariste toujours, Perraud c’est aussi la bigoterie sans la croix de nos églises de campagne pauvres et dignes… mais c’est la messe qu’on s’apprête à y célébrer devant une audience suspendue en dernier ressort à ses lèvres et sa voix comme autant de silhouettes au teint blafard et aux idées aussi obscures que blêmes.

    Perraud c’est l’odeur des sacristies glacées en hiver, l’encens froid et figé, l'humidité et la moisissure, chasubles tachées de sueur et de pratiques aussi solitaires que honteuses.

    Perraud c’est aussi la province qui ne veut pas mourir, bien en peine de comprendre les raisons qui ont causé sa mort après y avoir creusé sa tombe, et qui court à sa perte, et sans tête.

    De la trempe d’une petite bourgeoisie parasitaire, désuète et privée d’esprit entrepreneurial, Perraud c’est encore la province quand elle se prend pour Paris ; un Paris fantasmé qui n’est ni le boulevard saint Germain, ni la Bastille, ni Montmartre, ni Montparnasse, ni le Sacré Cœur massif et triomphant, ni la Place Clichy, mais bien plutôt celui des cloîtres à l’architecture tombeau : silence, murmure… "vite au lit !" après une visite éclair chez un grand petit bourgeois sordide aussi régulier à la messe et au bordel qu’une horloge suisse et son coucou.

    Producteur à France Culture de l’émission «Tire ta langue», Perraud c’est France Culture quand France Culture n’a pas d’auditeurs ou bien quand son émetteur tombe en panne quelque part dans une de nos belles régions, trois semaines durant, sans que quiconque pense à donner l’alerte : rien de surprenant à cela, personne n’était à l’écoute.

     

                A Perraud, il lui arrive d’évoquer ce qu’il appelle « l’art de la conversation à la française », oublieux des faits suivants : Diderot lui aurait montré ses fesses pour tout argument ; Voltaire l’aurait écouté pour mieux lui signifier un « J’ai bien peur que ce ne soit pas aussi simple cher Monsieur Perraud » avant de l’assommer d’un discours d’une heure trente ; Talleyrand l'aurait fait taire d'un mot, et Fouché d'un geste, Perraud les fesses déjà humides et le fond de culotte un peu lourd.

    Proust l’aurait calculé en un rien de temps, mais il l’aurait écouté longuement, poli et patient, pour une fois rentré dans son logis,  décider que… finalement, il ne valait pas une ligne.

    Kafka se serait bien donné la mort, le moral à zéro avant de se précipiter, in extremis,  dans le cabaret le plus proche, là où précisément on célèbre la joie, la fantaisie, l’humour, l’ironie… la vie quoi !

    Céline aurait très certainement préféré parler à ses chats et à ses lapins plutôt que de devoir échanger un mot avec lui,

    Et enfin… Guitry l'aurait laminé... et Sade lui…  Sade… mais on laissera libre cours à notre imagination tout en sachant qu’elle sera très certainement très en deçà de ce que Sade aurait envisagé pour Perraud.

    Cela dit,  c'est vrai : sous l'ancien régime, à la cour de Versailles, Perraud aurait sans doute brillé. Et le petit Peuple, lui, sous sa fenêtre, en l'entendant, aurait trépigné d'impatience pour 1789 et surtout 92 qui fit taire nombre de bavards méprisants et oisifs.

    ***

               Pédant, dépourvu d’humour et d’esprit, ce sot capable d’aucun recul, d’aucune distanciation, tout entier dans sa soutane-camisole-mentale qui n’en est pourtant pas à sa première communion, ce fat sans relief et sans attrait n'a manifestement toujours pas conscience du fait que l’on peut, que l’on doit certes travailler sérieusement mais en aucun cas on ne doit se prendre au sérieux. Et c’est bien là tout le problème de Perraud : son auto-élection, son auto-suffisance, son auto-célébration…

    Car Perraud fait manifestement partie de ces gens qui n’ont rien compris de ce qu’ils savent. Aussi, cela ne surprendra personne que l’on doive en tirer la conclusion suivante : plus ces gens se disent "ouverts" plus ils sont "fermés" ; et à chaque fois que vous les testez... ils confirment.

    Vaste supercherie de tolérance envers l’autre, et plus encore lorsqu’il est tout autre, aucun doute à son sujet : notre monde ne serait pas ce qu’il est sans des Antoine Perraud vindicatifs face à l’inattendu, l’adversité et le jeu, à la nuit tombée, dans un jardin à l’anglaise, des ombres folles comme les herbes du même nom.

     

    ***

     

                 Aujourd'hui, on ne compte plus  les abonnés de Médiapart qui ont dû s'effacer devant les insultes et le mépris d’Antoine Perraud. Aussi, il est vraiment temps que l'on rende à Perraud la monnaie de sa pièce. Et qu'il s'estime heureux, il ne s'agit que de monnaie.

     

     

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  • Quand Médiapart baisse son froc

     

                       Billet relatif à la publication de l'interview suivante (accès payant) :  Syrie : l'indignation du père Paolo Dall’Oglio par Caroline Donati (1)

     

    - Vous pensez donc vraiment qu’ils sont prêts à faire usage des armes chimiques ?

    - Que répondez-vous à ceux qui, de la gauche à l’extrême droite, en viennent à nier la réalité du soulèvement syrien en raison de leur haine d’Israël et d’un anti-impérialisme ?

    - Vous dites que les chrétiens ne se sentent pas concernés par cette guerre. Pourtant, certains d’entre eux sont déjà engagés dans le soulèvement, y compris au sein de l’armée syrienne libre.

     

                       Les questions posées par Caroline Donati sont ne sont pas des questions de journaliste mais des questions scélérates de propagandiste passeur de plats : un problème néanmoins, le client n'est pas le bon car évoquer l'Islam et le Christianisme comme autant de problèmes auxquels la société syrienne se trouverait confrontée (soit dit en passant, le régime d'Assad est plus à même de garantir "la paix entre les religions")  c'est être à côté de son sujet.

    La preuve est faite en ce qui concerne Médiapart : l'anti-sarkozisme ne vous aide pas à penser grand-chose d'autre que l'anti-sarkozisme, en boucle, matin, midi et soir jusqu'à finalement pencher à droite de l'échiquier politique (2) car, sur la question syrienne et Médiapart, depuis quelques semaines, on a vraiment le sentiment de lire le Figaro des années 70 alors que la gauche tentait de dénoncer les actions de la CIA en Amérique latine ; actions et manœuvres responsables de la déstabilisation de nombreux pays "menacés" de virer à gauche : coups d’état, assassinats.

    Mais alors... jusqu'où Mediapart va-t-il descendre dans sa volonté de ne pas prêter le flanc à la moindre accusation et chantage d'anti-américanisme, d'antisionisme, voire de conspirationnisme antisémite (3) ?

    Les salauds auraient donc gagné, même contre Médiapart ?

     

    ***

     

    - Vous pensez donc vraiment qu’ils sont prêts à faire usage des armes chimiques ?

    - Que répondez-vous à ceux qui, de la gauche à l’extrême droite, en viennent à nier la réalité du soulèvement syrien en raison de leur haine d’Israël et d’un anti-impérialisme ?

     

                         

    25 ans au journal le Monde dont 8 à sa tête, Plenel n'a plus aucune excuse pour nous servir une article d'une telle félonie et d'une telle flagornerie crasse, le père Paolo Dall’Oglio jouant là le rôle de faire-valoir car les réponses de ce prêtre importent peu finalement.

    On savait que l’actualité internationale est le talon d’Achille du journalisme français. Il semblerait que Médiapart n’ait pour seule vocation : les poubelles des permanences électorales de nos députés, ministres ou pas, et leurs frasques car pour le reste, Médiapart n’a plus rien à envier au journal de 20H, risée de toutes les rédactions occidentales - pour ne rien dire du Nouvelobs et de Libé.

    Les questions de ce « journaliste » validées par le patron Plenel sont une gifle à la presse indépendante et une véritable trahison.

    Là encore, c’est imparable, ici comme ailleurs : plus le maître des lieux aboie au nom des grands principes, plus le maître se dit déterminé face à ce qu’il considère être une exigence, plus il aboie fort donc, et  plus dans les faits, il recule. Et d’ailleurs, n’ayez aucune illusion : s’il aboie aussi fort c’est aussi et surtout parce qu'il sait qu'il est sur le point de trahir.

    Aussi, pour peu qu'il en ait un jour porté un, à la ceinture qui plus est - et nous l'avons tous cru -, Médiapart a bel et bien baissé son froc. Au moins, ajoutera-t-on, sa rédaction s'est débarrassée du souci de devoir, chaque matin, choisir un pantalon à porter ; il pourra même garder celui qui se trouve à ses chevilles puisque… se baisser pour le remonter serait à la fois trop risqué et représenterait très certainement un effort au-dessus de ses forces à la fois physiques et mentales.

    Faut se faire une raison : c'est donc à reculons et à quatre pattes que la rédaction de Médiapart couvrira dans les mois et les années à venir les frasques des grandes, moyennes et petites puissances dans cette région du Moyen-orient, et sans doute ailleurs aussi. Reste à espérer que cette rédaction aura pris soin de se protéger des affres du ridicule et de la honte ; il y a des baumes pour ça ! Des crèmes apaisantes. Et puis, les journalistes et une partie de leurs lecteurs ne sont-ils pas les meilleurs clients des proctologues après un énième relâchement des sphincters d'une pensée liquéfiée ?

    Quelle chiasse !

    __________________ 

     

     

    1 - Caroline Donati ... la journaliste la plus nulle du mois ?

    2 - Détester Sarkozy, ce serait donc l'adopter ?

    3 - Business is business ! Je voyais Médiapart viser les 200 000 abonnés mais là, avec une telle daube journalistique... c'est le million d'abonnés que Médiapart prend pour cibles. Ce ne sont plus les Ploucs du PS  que Médiapart visent mais... les ploucs tout court ! Ceux dont la conscience humaine et politique s'est noyée dans les profondeurs de la désinformation, ignorants et heureux de l'être.

     

    Pour prolonger cliquez Dé-montage syrien - un documentaire

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  • La nouvelle LICRA sous Jakubowicz

     

    À  combattre sans péril, on sermonne sans gloire

     

                  Faisant suite au billet  Résister et combattre rédigé par Alain Jakubowicz, président de la Licra à l’invitation de la rédaction de Médiapart... billet qui nous rappelle une fois de plus à quel niveau de vigilance nous sommes tous astreints car aujourd'hui, le danger peut venir de contrées jugées hier encore hospitalières et dignes de confiance...

    Qu’il soit permis ici de réagir…

    En effet, à propos de la tuerie de Montauban et de Toulouse Monsieur Jakubowicz écrit : « … De la même façon, il serait indigne de prétendre que nos responsables politiques porteraient une once de responsabilité dans ce qui s'est produit. Personne n'est responsable, ou plutôt si, nous le sommes tous. »

     

                   A la lecture de ce qui précède, doit-on conclure ceci : LICRA, ligue protectrice des élites et nouvelle entreprise de culpabilisation des masses ?

    Car...

    Des gens comme Jakubowicz devraient savoir que toute catastrophe sociale  - fait-divers particulièrement atroce, avènement d’un régime politique criminel, catastrophe écologique non naturelle -, a toujours pour responsables, à défaut de coupables,  ceux qu’on appelle par commodité les élites (1) ; terme aujourd’hui inapproprié puisqu’il n’est d’élite que morale et intellectuelle ; aussi parlons plutôt de… responsabilité de ceux qui dominent la société et qui décident de cette même société : acteurs et relais politiques, culturels, économiques et médiatiques.

    Or, dans cette affirmation à propos des événements de Montauban et de Toulouse, « Personne n’est responsable ou plutôt si, nous le sommes tous » Monsieur Jazkubowicz feint de reconnaître cette évidence historique.

    Il est vrai qu’à la décharge du Président de la Licra on pourra toujours observer ce qui suit : allez donc voir du côté de l’Elysée, Matignon, le Palais Brongniart, les radios, les télés, aux dîners du Siècle, à la Commission Européenne, chez Goldman Sachs,  à la Commission Trilatérale, à Wall Street, à la City, au Pentagone, au siège de l’Otan, là où le système décide vraiment sur quelle bête de somme humaine il va frapper et qui il va saigner sur l’hôtel de dieu sait quels nouveaux impératifs politique et économique... 

    Promenez-vous dans les couloirs de ces lieux de l’asservissement qui ne connaissent qu'un seul refrain et qu'un seul couplet « Il n’y a pas d’alternative ! » pour sûr, c’est bien ma concierge que vous rencontrerez, mon boulanger aussi, des familles qui vivent avec 800 Euros par mois, la caissière de la supérette d’à côté, des habitants de quartiers relégués, des chômeurs en villégiature, mon chien, et pourquoi pas aussi… votre serviteur !

    La bonne blague ! Si seulement vous étiez drôle Monsieur Jazkubowicz !

     

                  À  combattre sans péril, on sermonne sans gloire. Aussi, à quand une LICRA prête à tous les périls et à toutes les gloires ? 

     

    ***

     

                 Ne laissons personne tenter de noyer la domination des Peuples dans une vaste tentative de culpabilisation des masses et d’exonération de tout un système qui n’a qu’une loi et pour seul modèle : la connivence, la collusion, la cooptation, le trafic d'influence, le vol, la concussion, le délit de sale gueule, l'abus de confiance et les bombes. 

    _________________

     

     

    1 – On pensera à ces deux expressions : « faillite des élites » et « trahison des clercs ».

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  • Internet et procès d'intention

     

                 Le magazine Books créé en 2008 a récemment consacré un dossier sur le rapport ambigu qu'Internet entretiendrait avec la démocratie.

    Pour le magazine Books, la conclusion suivante s'impose : "Internet ne favorise pas par nature un progrès de la démocratie, ni même de l'idée démocratique."

     

    Et notre réponse ne se fera pas attendre... 

     

                 La démocratie ce n'est pas le débat télé ou radio (ça, c'est une idée d'animateur !), ni les élections (Voyez l’Iran et l’Afghanistan !)

    La démocratie c'est la libre circulation des idées - minoritaires de surcroît -, le droit à l'opinion, à la critique ; et la défense de cette liberté.

    Et si Internet ne favorise pas l’exercice de ce droit et de cette liberté, alors, que l'on nous censure tous dès demain matin.

     

    ***

     

                  Comme un fait exprès, seuls ceux qui prétendent implicitement au monopole de l'analyse et du commentaire sont les plus critiques à l’égard d’Internet. A son sujet, ils n’hésitent pas à parler de "poubelle".

    Inutile de donner des noms : nous les connaissons tous.


    Les critiques les plus virulentes ont pour origines ceux dont la notoriété est antérieure à Internet ; notoriété qui repose sur la télé, les journaux et la radio. Protégée qu’elle était, cette caste médiatique moribonde (à la tête de médias déliquescents dont les jours sont comptés) découvre aujourd’hui qu’elle est loin de faire l'unanimité ; elle accepte mal la critique ; c’est la raison pour laquelle elle a recours au rejet et au mépris.

    Nous sommes donc libres mais prévenus : la rédaction du magazine Books a très certainement la prétention de faire partie de cette caste.

    Tant pis pour elle qui devra maintenant apprendre à vivre avec cette nouvelle donne : une liberté de parole et d'expression accessible à tous.

    Mais... qu'elle se rassure : la censure pourra toujours frapper les plus "téméraires" d'entre nous...

    Comme ces milliers d'auteurs et bloggeurs, dont les comptes sur les plateformes d'hébergement sont clôturés sans préavis ni explications…

    Oui ! La censure ! Cette maladie bien française, sous tous les Régimes : elle s'exercera contre les encyclopédistes, puis sous la Révolution avec Robespierre aux commandes…

    Depuis, elle n'a jamais lâché la bride : censure, écoutes illégales et plus récemment : vols d'ordinateurs appartenant à des journalistes : Le Monde, Le Point, Mediapart ...

                Sur le Net, censure préventive en veux-tu en voilà ! (dans le doute, on préfère bâillonner le bloggeur), exercée par des responsables éditoriaux lâches et veules, et par des « modérateurs » (ainsi appelés), véritables commissaires politique ; et pour finir... par des petits chefs et caporaux bornés et incultes.

    Pour exercer cette censure, la grande majorité des hébergeurs qui n'a pas les moyens de contrôler tous les contenus se repose sur la délation par l'intermédiaire de la fonction Alerter qui est un euphémisme pour Dénoncer ; celui qui alerte restant anonyme : pas de visage ni de nom ; juste une adresse IP.

    Oui ! La délation... autre maladie bien française !

     

    ***

     

                  Restons lucides : aussi longtemps que nous ne contrôlerons pas les outils qui nous permettent de nous exprimer librement - ceux de l'hébergement et de la diffusion sur Internet -, jamais nous ne serons à l'abri de cette vieille garce de censure qui respire, transpire et pue la mort !

    Aussi… il serait temps de nous concerter tous !

     

    John Huston - The Misfits (1961)

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