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  • "Charlie à tout prix ?" par Frédéric Lordon

     

                    Si l'information est la somme de tous les points de vue, alors on peut aujourd'hui affirmer que l'information est sans doute définitivement morte et enterrée avec les tueries de Charlie Hebdo et du supermarché de Vincennes en ce qui concerne les médias dits "dominants".

                    Avec Le monde, Libération, France Culture, France 2, BFM-TV... entre autres organes de presse et de diffusion, un problème majeur est posé : celui d'une information honnête, compétente, proche d'une recherche de la vérité, de toutes les vérités dans le souci  de coller au plus près du réel... de tous les réels : situations, ressentis, opinions, analyses, interprétations... 

     

                   Face à ce mur médiatique de l'omission, face à ce barrage de paroles  destiné à étouffer toutes les voix un tant soit peu dissidentes, confrontés à cette volonté délibérée de ne pas offrir à un public majeur et adulte toutes les clés de la compréhension des événements de ces derniers jours, que nous reste-t-il comme recours ? Quelles actions ? Vers qui nous tourner ? Peut-on attendre encore quoi que ce soit du CSA qui, depuis sa création, n'est que la tombe du pluralisme et de la liberté d'expression dans l'audiovisuel ?

    La question est posée.

     

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                    Ci-dessous, un extrait d'un point de vue qu'aucun média "mainstream" n'acceptera d'entendre : celui de Frédéric Lordon, économiste et philosophe, qui nous propose une réflexion autour du slogan "Je suis Charlie" relatif aux événements de la semaine dernière.

    Ce texte est tiré d’une intervention à la soirée « La dissidence, pas le silence ! », organisée par le journal Fakir à la Bourse du travail à Paris le 12 janvier 2015.

     

     

     

                    "... quand « Charlie » désigne – et c’est bien sûr cette lecture immédiate qui avait tout chance d’imposer sa force d’évidence – quand « Charlie », donc, désigne non plus des personnes privées, ni des principes généraux, mais des personnes publiques rassemblées dans un journal. On peut sans la moindre contradiction avoir été accablé par la tragédie humaine et n’avoir pas varié quant à l’avis que ce journal nous inspirait – pour ma part il était un objet de violent désaccord politique. Si, comme il était assez logique de l’entendre, « Je suis Charlie » était une injonction à s’assimiler au journal Charlie, cette injonction-là m’était impossible. Je ne suis pas Charlie, et je ne pouvais pas l’être, à aucun moment.

    Je le pouvais d’autant moins que cette formule a aussi fonctionné comme une sommation. Et nous avons en quelques heures basculé dans un régime de commandement inséparablement émotionnel et politique. Dès ses premiers moments, la diffusion comme traînée de poudre du « Je suis Charlie » a fait irrésistiblement penser au « Nous sommes tous américains » du journal Le Monde du 12 septembre 2001. Il n’a pas fallu une demi-journée pour que cette réminiscence se confirme, et c’est Libération qui s’est chargé de faire passer le mot d’ordre à la première personne du pluriel : « Nous sommes tous Charlie » — bienvenue dans le monde de l’unanimité décrétée, et malheur aux réfractaires. Et puis surtout célébrons la liberté de penser sous l’écrasement de tout dissensus, en mélangeant subrepticement l’émotion de la tragédie et l’adhésion politique implicite à une ligne éditoriale. Ceci d’ailleurs au point de faire à la presse anglo-saxonne le procès de se montrer hypocrite et insuffisamment solidaire (obéissante) quand elle refuse de republier les caricatures. Il fallait donc traverser au moins une mer pour avoir quelque chance de retrouver des têtes froides, et entendre cet argument normalement élémentaire que défendre la liberté d’expression n’implique pas d’endosser les expressions de ceux dont on défend la liberté.

     

    Mais cette unanimité sous injonction était surtout bien faite pour que s’y engouffrent toutes sortes de récupérateurs. Les médias d’abord, dont on pouvait être sûr que, dans un réflexe opportuniste somme toute très semblable à celui des pouvoirs politiques dont ils partagent le discrédit, ils ne manqueraient pas pareille occasion de s’envelopper dans la « liberté de la presse », cet asile de leur turpitude. A l’image par exemple de Libération, qui organise avec une publicité aussi ostentatoire que possible l’hébergement de Charlie Hebdo. Libération, ce rafiot, vendu à tous les pouvoirs temporels, auto-institué dernière demeure de la liberté d’expression ! — peut-être en tous les sens du terme d’ailleurs. Et combien de la même farine derrière Libé pour faire de la surenchère dans le Charlisme ?"

     

                             Le texte dans son intégralité ICI

     

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    Pour prolonger, cliquez : Pour une presse de toutes les intelligences

     

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  • Jacques Chancel est mort : vive Jacques Chancel !

     

     

                   Encore gamins, nous serons nombreux à découvrir le meilleur de la télévision avec Jacques Chancel. Pour cette raison, mort ou vivant, présent ou absent, Jacques Chancel ça ne se déplore pas, ça se célèbre, lui et toute une génération qui ont permis de hisser l’audiovisuel à une hauteur de vue et d’écoute sans équivalent ; une génération de volonté et de courage, au service du partage de l’excellence auprès du plus grand nombre à une heure de grande écoute, et alors que l’on ne disait pas encore « en prime time ».

    Dans ces années-là, années 70, c’est « Le Grand échiquier » qui sera la clé de voute de cette ambition (avec « Droit de réponse » et parfois, « Apostrophes ») ; une émission de plus de trois heures diffusée en direct qui recevra les meilleurs, de Léo Ferré à Ivry Gitlis en passant par Ruggero Raimondi ; et même si on pouvait questionner les goûts de Chancel dans le domaine de la musique dite « savante » qui semblaient se cantonner à l'opéra italien, le boléro de Ravel, Offenbach et Tchaïkovski, n’empêche, trois heures durant, il nous avait été bel et bien donné d’atteindre une autre dimension - appelons-là comme on voudra ! -, aux côtés de ceux qui font figure d’exception pour une rencontre d’un autre type.

    Plus tard, il arrivera à Jacques Chancel de céder aux modes avec un grand échiquier BHL-France Gall, Arman et César, sans doute dans l’espoir de pouvoir survivre encore un peu en s’épargnant des récriminations quant aux choix de ses invités qui devaient ne rien devoir à la pression des agences de communication et de relations publiques et aux lobbys.


     

               Jacques Chancel c’est une époque où la télévision savait encore recevoir un invité qu’elle plaçait au centre de toutes les attentions ; et ce n’était que justice car ses invités d’alors s’étaient construits le plus souvent sans la télévision ; par conséquent, ils ne devaient rien à ce média qui les sollicitait : rien à vendre, rien dans les poches donc ! mais tout dans la tronche ! Et quelle tronche ! Dans le sens de… « Quels talents et quels esprits ! »

    Pour cette raison - gratitude oblige ! -  la télévision savait qu’elle leur devait à tous son existence même.

    Aujourd’hui, la donne a changé : la reconnaissance et la notoriété reposant sur une couverture médiatique qui décide de tout ou presque, les « invités » lui étant redevables comme aucune autre génération avant elle, c’est sans doute la raison pour laquelle ce qui est devenu « la télé » méprise à ce point ceux qui, selon son bon vouloir, sont invités à y faire un tour de piste et de manège, d’autant plus que l’inversion des priorités, d’aucuns parleront de « valeurs » -, est venue tout remettre en question ;  celui qui n’est plus qu’un animateur sera désormais placé au centre du dispositif et fera l’objet de toutes les attentions car, désormais, c’est lui que l’on cherchera à imposer tel un Dechavanne ou un Ardisson, les invités devenant alors de simples « faire-valoir », avec pour conséquence ceci : qui, aujourd’hui, descendra dans la rue pour sauver une émission, exiger son maintien ? Ou bien plutôt : qui et quoi mériteraient une telle mobilisation ?

    Rien ni personne.

     


                  Jacques Chancel aura été un des derniers à donner à la télévision ses lettres de noblesse juste avant le grand basculement et la grande débâcle ; naïf, il soutiendra la privatisation de TF1 en 1986 ; or, cette privatisation signera pourtant son arrêt de mort car, le service public ne cessera pas de courir après la chaîne de l’entreprise de BTP Bouygues : guerre de l’audience ; on raisonnera alors autour de… et l'on parlera une seule langue : audimat.

    Avec cette privatisation, Chancel refusera d’y voir une question économique aux enjeux politiques - politique culturelle et politique tout court ; il est vrai qu’il entretenait, depuis la fin de la guerre d’Indochine, un profond dégoût du politique.

    « Si vous ne vous occupez pas de politique, c’est la politique qui s’occupera de vous !» Jacques Chancel sera balayé, lui et tous ceux qui l'ont accompagné, près de deux générations, des années 50 aux années 80 (1) ; et il ne sera donné à personne de poursuivre leur « œuvre » à tous. En effet, les hommes susceptibles d’appuyer, de soutenir et d’encourager une telle ambition ne seront plus au rendez-vous, les présidents de chaînes n’étant que les passagers d’une croisière qui a pour nom : "Grandes écoles et hauts fonctionnaires, un jour ici, un jour ailleurs !", en SDF d’une fonction publique de moins en moins au service de qui que ce soit ; des hommes sans métier, venus de nulle part, embarqués vers une destination aussi incongrue qu’illisible, introuvable aussi, excepté dans les colonnes d’un compte d’exploitation impitoyable ; un voyage à la Jules Verne, à vingt mille lieues sous les mers, à vingt mille lieues de la vie, de la création et du battement de cœur d’êtres humains d’une singularité et d’une originalité qui forcent le respect et forment des générations entières à la culture de l’excellence.

    Et comme un fait exprès, tous ceux qui succèderont à cette génération ne serviront plus la télévision et son public ; en revanche, encouragés par un environnement d’affairistes voraces - argent roi, trahisons et corruption -, ils n’hésiteront pas à se servir de la télévision pour assurer leur propre ascension et prospérité professionnelles dans la durée car, après l’argent, c’est la longévité qui sera la mesure de toute chose.

    Viendra alors l’ère des animateurs parasites qui s'appuieront sur la notoriété de leurs invités pour faire carrière et asseoir leur légitimité, sans aucune prise de risques, sans esprit de découverte puisque pour « passer  chez eux » il faudra être impérativement « connu », voire célèbre.  L’animateur Michel Drucker sera et reste la figure archétypale de "l'animateur parasite", un CD dans chaque main, en VRP de SONY, d’Universal et de la FNAC,  un sourire complaisant pour accompagner des questions d’une flagornerie niaise, véritable insulte non seulement à l’intelligence mais plus important encore … à la dignité humaine.

    Arte, la chaîne franco-allemande créée en 1991 ne nous sera d'aucuns secours : télé agitée et bruyante d’info-graphistes branchouillards, pédants et fatalement creux, cette télévision sans visage ni voix, qui ne parle à personne et dont on sauvera juste quelques documentaires et quelques soirées thématiques, ne manifestera aucune volonté d’ouverture à la pluralité de toutes les audiences ; en effet, Arte n'aidera personne à s’élever ni à vivre, excepté ses salariés, et certainement pas une audience déjà informée et cultivée pour laquelle cette chaîne n'est que "le repos du guerrier" après une journée d’un labeur dit « intellectuel » à des postes qui ont pour autorité de tutelle qui, un ministère de la culture, qui de l’éducation nationale et d’autres encore… de l'enseignement supérieur : enseignants, profs, agrégés et quelques syndicalistes égarés.

    Après avoir passé une journée  « à faire de la culture », il est vrai qu'Arte permettra à ces "élites" de regarder la culture se faire sans elles ; ce qui doit bien les reposer, c’est sûr !

    Télé en vase clos, télé-ghetto, Arte, c’est la culture qui parle à la culture et ce faisant, n’en finit pas de se mordre la queue à longueur de soirées culturo-mondaines, tout au long de l’année même si cette chaîne n’oublie pas de diffuser des films étrangers doublés en français : véritable gageure.

    Aujourd'hui encore, on aura rarement vu autant de monde mettre un point d’honneur à éviter le chiffre 7 de leur télécommande comme on évite la peste et le choléra ; car la haine d’Arte est toujours palpable, tenace.

                   La haine de Jacques Chancel ? Jamais !

     

                   Face à un tel gâchis, il nous reste, certes, une consolation ; et de taille celle-là ! Internet... qui est toute la mémoire du monde ; le monde d’hier et le monde à venir.

    Ogre, Internet a tout dévoré, menaçant les derniers vestiges d’un audiovisuel à bout de souffle qui n’a plus qu’un seul message : « Amusez-vous et oubliez tout ! Le navire coulera bien assez tôt, avec ou sans nous !»

    De cette menace,  personne ne s’en plaindra car, la télévision doit mourir pour que cessent l’abaissement, l’abrutissement et la désinformation par omission d’un « 20 heures », public comme privé, risée du monde entier, et à la direction duquel on trouvera des gens grassement soudoyés pour ne jamais tenir tête à qui que ce soit.

    Et bien que nous soyons maintenant occupés ailleurs, ils nous tardent de rédiger l'oraison funèbre de cette "télé" et d’entonner un chant requiem : on imaginera un long cortège conduit par un Jacques Chancel maître de cérémonie... funéraire s'entend. Ce qui n'est que justice : Jacques Chancel a longtemps maintenue en vie une télévision aujourd'hui moribonde, il lui revient donc de l'accompagner jusqu'à sa dernière demeure : le CSA.

     

                Aussi, longue vie à cette mort-là !


     

    1 - Dans le désordre : Marcel Jullian, Claude Barma, Lazareff, Sallebert, Decaux, Castelot, Lorenzi, Pierre Sabbagh.

     

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             Pour prolonger, cliquezAndré Bazin, « À la recherche de la télégénie »

     

     

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  • Caroline Fourest... "documentariste" pour une audience somnolente

     

                        Les réseaux de l'extrême sur France 5 : série "documentaire" réalisée par Caroline Fourest. La " journaliste" propose une "enquête" en quatre volets sur quelques mouvements dits radicaux.

     

    ***

     

                        Est-il discourtois, voire injuste, d'écrire que cette série de "documentaires" de Fourest est manifestement destinée en priorité à ceux pour lesquels les journaux de 20H sont la seule source d'information (1) avec la lecture d'un hebdo, l'Express ou le Point,  pour suivre année après année le palmarès des meilleurs hôpitaux et des meilleures écoles de commerce ; un "spécial immobilier" aussi, deux fois l'an, en tant que propriétaire, pour surveiller son investissement et s'assurer, d'une pierre deux coups, que personne d'autre puisse se loger… loi du marché oblige !

    Ils ont néanmoins toutes les excuses au monde tous ces téléspectateurs, forçats d'une classe moyenne, supérieure ou non, dans la tourmente : transport, travail, carrière, famille, dettes, menace de déclassement, placard professionnel, stress, fatigue…

    Epuisés, ils sont ! par un "métro, boulot, dodo" qui aura sans doute à terme raison de leurs capacités de discernement et de jugement. Et même si ce sont eux qui, au moment des élections,  font et défont les majorités... n'empêche !

                       Le documentaire "Les obsédés du complot", le premier de la série, est en ce sens exemplaire. Il a pour sujet...  les complotistes : verdict anathème qui condamne à une mort sociale, médiatique et professionnelle assurée quiconque se voit affublé de ce colifichet ornemental et létal car, ce n'est pas vous qui le portez, c'est lui qui vous porte et vous transporte… ailleurs et loin, à tout jamais.

    Un documentaire sur « Les complotistes » donc... ainsi appelés par tous ceux qui, supposément situés à gauche, ont trahi, bon an mal an et pour faire court, tous les idéaux du camp progressiste depuis 1983 : on les trouve en priorité... devinez où ?

    Au PS.

                      Toujours situés à gauche, voire à son extrême, d’autres utilisent aussi ce coup de poing en dessous de la ceinture qu'est l'accusation de "complotiste"dans l'espoir de se faire une place dans les médias : suiveurs en mal de notoriété...  (Fourest elle-même car elle vient de là, de cette ambition-là) caricatures de tous ces égarés qui franchement... should know better !

                       Force est de constater que cette série de "documentaires" de Fourest, a principalement pour but de "recadrer"  tous ces pauvres bougres exténués et qui déjà somnolant devant leur écran de télé ou d’ordinateur dès 21h après une journée épuisante – et on le serait à moins !-,  dans le cas où ils se laisseraient séduire par d'autres voix ; les voix de ceux qui font le constat suivant : il n'y a plus d'information digne de ce nom dans les médias de masse.

    On notera le fait que ce documentaire à charge contre les "complotistes" s'appuie uniquement sur les contradictions et les faiblesses de ceux qui n'ont pas renoncé à une information digne de ce nom, une information qui ne soit pas un mensonge par omission ou bien, une information démagogique : "Pourquoi donner aux téléspectateurs ce qu'ils ne nous demandent pas !".

                    Là est le vrai enjeu aujourd'hui : qui fait quoi, à qui, comment, où, pour-quoi et pour le compte de qui !

                    Trillés sur le volet, les professionnels de l’information sont de moins en moins à même de pouvoir nous éclairer à ce sujet pour la simple raison que ceux qui les rémunèrent, ceux qui font et défont leurs carrières et qui sont tout aussi soigneusement sélectionnés, sont à leur tour récompensés par une oligarchie dont les projets de société et de gouvernance sont de moins en moins à même de s’afficher pour ce qu’ils sont puisque… sans aucun doute, les masses s’y opposeraient si elles devaient en connaître les tenants et les aboutissants. D'où la contre-offensive (avec plus ou moins d'efficacité) sur Internet - un Internet ouvert à tous -, de ceux qui n'ont décidément pas renoncé à une information à la fois honnête et exhaustive ; une information qui se soucie en priorité de... "Qui fait quoi, à qui, comment, où, pour-quoi et pour le compte de qui"  justement !

    Fourest n’explique rien de tout cela. Bien évidemment. Dans le contexte d'une domination mondiale par la corruption, le chantage et les bombes, Fourest est manifestement du côté de ceux qui cognent, et qui plus est...  sur les plus faibles sans aucun souci de justice. Et l'on pourrait aussi et sans fin expliquer qui est Fourest, d'où elle vient et dans les bagages de qui elle voyage : ceux de BHL pour ne pas le nommer.

                 Aussi, côtés travail, rigueur, honnêteté et désintéressement altruiste… tout est dit ou presque. 

     

     

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  • Amenuisement et ressassement : quand pour les médias, le "Je" d'un Zemmour est "un autre"

     

                Les commentaires autour de Zemmour font rage dans les médias et dans les journaux en ligne...


                         Oh non ! Pas au sujet des propos qui sont les siens sur les minorités arabes, musulmanes et noires - faut pas rêver non plus !-, mais à propos de Pétain, de Vichy de la collaboration et du sort des Juifs à cette période : ICI

     

    ... depuis la publication de son tout dernier livre qui se vend comme des petits pains, et des propos de son auteur à l'occasion des promos télés et radios.Dans cet ouvrage, il est question du suicide de la France : c'est pas rien en effet ! « France de Zemmour », bien évidemment ! Et de l’autopsie de son cadavre par un Zemmour médecin-légiste un rien charognard.

     

                Toutefois, à la lecture de son ouvrage, il y a un reproche qu'on ne pourra pas adresser à Eric Zemmour, c'est celui d''ingratitude.

     

    Au moins Zemmour sait-il ce qu'il doit à la France. C'est déjà ça.

     

    ***

              Zemmour par-ci, Zemmour par-là… au fil des ans et de ses interventions, dans le choix de ses cibles, difficile de ne pas faire le constat suivant en toute lucidité et en toute bonne foi, loin de tout procès d’intention : tout comme Finkielkraut et Elisabeth Levy, Zemmour n’acceptera qu’une France, celle qui lui a permis (et lui permet) d’occuper dans les médias dominants un statut et une place de choix, sans partage et sans considération aucune pour qui et quoi que ce soit d’autre : une France taillée sur mesure pour Zemmour seul sur le dos de tous les autres qui n’auront jamais assez d’une vie pour gravir les marches d’une réussite fantomatique : on pensera aux minorités visibles et invisibles ; minorités ethniques et/ou cultuelles.

    Même une Christiane Taubira insultée n’aura pas droit à un mot de compassion de Zemmour qui fera le choix délibéré de reléguer les insultes racistes à son égard au rang de ce qui se dit dans les cours d’écoles ; interprétation triviale à dessein : celle du mépris ; et comme une calamité n’arrive jamais seule… on mentionnera aussi, à l’aune de ce qu’un Zemmour est encore capable d’énoncer, une Christiane Taubira Ministre de la justice frappée du soupçon d’une nomination dans le cadre d’une discrimination qui se voudrait positive ; ce qui, aux yeux de Zemmour, mérite déjà en soi une condamnation sans rémission.

    En effet, n’est-ce pas Eric Zemmour qui a lancé à la cantonade une fois, sinon deux : «Ce n’est pas moi qui ai été nommé ministre parce que j’étais noir et femme !»

    Mais alors, à partir de quand et sous quelles conditions, aux yeux de Zemmour, est-ce que l’on cesse d’occuper un poste parce qu’on est noir, musulman ou homosexuel ou bien encore une femme ? Quand on est un homme, qui plus est... blanc ? Et certainement pas parce que le candidat serait tout simplement compétent ou du moins, pas moins apte qu'un autre ?

    Zemmour  serait très certainement bien incapable de nous répondre, piégé par sa propre bêtise car Zemmour ne sait pas que l’on est son pire ennemi dans ce domaine, et que l’on pense toujours mieux avec l’intelligence des autres.

     

     ***

     

              Sur l'antenne de RTL, la radio, sa maison mère, à quelques exceptions près, chaque intervention de Zemmour n’élève personne et rabaisse tout le monde,    toujours ! Jusqu’à conforter les préjugés les plus éculés et les moins constructifs.

    Certes, chez RTL, Zemmour est roi, et les auditeurs aussi dont on flatte les préjugés et les jugements à l'emporte-pièce du matin au soir ! Mais quand même !

    Chez BFM-TV, Ruth Elkrief reçoit Zemmour comme on reçoit le Pape du PAF qu'il est ; elle le reçoit sans sourciller : sourires, bavardage, ton enjoué.. tout va bien... tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes

    France Inter lui déroule un tapis rouge, dès le matin, à la première heure ; Zemmour n'y rencontrera, là encore, auprès d'un dénommé Patrick Cohen, aucune résistance.

    Manque plus que France Culture, chez Finkielkraut qui doit bien partager le plus gros de l'arsenal lexical de Zemmour, ses obsessions, ses verdicts sans appel et autres tirs croisés à balles réelles.

    Le site d'info, concurrent du Figaro, Atlantico, lui fait aussi risette, sans doute pour ne pas être en reste.

     

              Faut dire que Zemmour est un bon, un excellent "client" : audience assurée ! Et ce n'est sûrement pas un hasard s'il se trouve que le cheval de bataille de Zemmour n'est pas l'égalité et la fraternité et la France mais... les Musulmans... encore et toujours ! Et derrière le Musulman : l'Arabe. Derrière l'Arabe, le Maghrébin ainsi que les Français originaires d'Afrique noire. Et derrière le Maghrébin... un soutien indéfectible à la cause palestinienne. Et si Zemmour ne s'intéresse qu'au Musulman et au Maghrébin, les médias eux, en revanche, sont particulièrement intéressés car singulièrement énervés, par tout soutien aux Palestiniens. D'où cette entente très cordiale et la complaisance avec laquelle les médias reçoivent Zemmour ; chacun y trouve son compte : les Musulmans à Zemmour, les Arabes (comprenez : les antisionistes) aux médias.

    Faut-il y voir là une des raisons pour lesquelles Zemmour est partout chez lui dans les médias proches d'Israël car le Musulman fait un parfait bouc-émissaire auquel on se garde bien, le plus souvent, d'offrir une tribune équivalente  ?

    Précisons tout de même ceci : 80% des propos de Zemmour sur les minorités arabes, musulmanes et noires transposés à la communauté juive seraient considérés sans l'ombre d'une hésitation comme antisémites, et de fait , passibles de poursuites.

    Aussi, cherchez l'erreur... pour peu qu'il y en ait une !

     

              Il faut reconnaître que Zemmour brasse large, un Zemmour sans doute champion de natation dans une autre vie, et pour cette raison, nombreux sont ceux qui, avec lui, y trouvent leur compte : les xénophobes, les patriotes, les nationalistes, les racistes, les sionistes contre les Musulmans, les anti-sionistes contre BHL, les FA, le FN, les "réac", les homophobes, les ringards, les Cathos traditionalistes de la messe en latin et de la contraception dans les toilettes la chasse tirée,  les anti-bobos du PS et d'ailleurs, les ploucs à l’ancienne, les anti-mondialistes de droite et de la gauche du PS ( à ne confondre avec les alter-mondialistes), les machos pathétiques contre la femme qui porte le pantalon et qui élève la voix, et d'autres encore, parfois innommables.

    Plus espagnol que Zemmour (rapport à l'auberge du même nom) vous ne trouverez pas !

             Sur ce chapitre « Médias », quant à leurs propriétaires et leurs employés journalistes qui ont en commun un souci, un grand souci d'Israël, de son système colonial d'apartheid, de sa capacité de nuisance et de son influence ici en France - médias aux journalistes et éditorialistes atlantistes et sionistes – pour ces gens-là, Zemmour c'est tout ce que le Front national aurait pu être, et devrait être, à leurs yeux à tous mais auquel ils ne peuvent décidément pas se rallier ouvertement, même discrètement, dans la connivence et le soutien tacite, bien que chez BFM-TV Marine le Pen soit manifestement la bienvenue tous les jours, 24H/24 ; en effet, le boulet antisémite de ce parti et sa détestation d'une oligarchie qui ne reconnaît aucune frontière ni aucune nation, les en empêchent  ; or, Zemmour est bel et bien leur face cachée à tous, le côté pile de tout ce qui les motive, au fond et au tréfonds. Car, l'articulation par Zemmour d'un hypothétique "péril musulman" et d'un fantasmatique "remplacement de la population française de souche par ces mêmes Musulmans" cher à Renaud Camus, sert à merveille leur propre angoisse et leur désir de garder le contrôle et de continuer de dominer la scène médiatique.

    Aussi... pour peu que ce soit envisageable un instant, on pourrait dire que Zemmour, c'est le FN sans l'histoire du FN (sans la tache raciste, antisémite, anti-républicaine, colonialiste et vichyste indélébile), et sans son fondateur Jean-Marie le Pen. Car, pour les médias qui courtisent Zemmour, qui le couvent comme on couve un allié précieux (RTL, I-télé, Paris-Première et autres interventions radios et télés) Zemmour c'est le FN de Marine seule ! enfant d'une génération spontanée : pensez donc ! Avant elle, il n'y avait rien. Devant elle et après elle...

    Allez savoir !

     

    ***

     

     

             Mais enfin, diable ! Pourquoi Zemmour a-t-il besoin de penser ce qu’il pense ?

            Rares sont ceux qui maîtrisent comme Zemmour le non-dit et la dissimulation des véritables motivations qui se cachent derrière chaque intervention dans le débat public. S'il lui arrive d'avoir raison contre plus bête que lui - comme un fait exprès, ses détracteurs appartiennent souvent à cette catégorie ; c’est la raison pour laquelle Zemmour coule des jours paisibles : pensez un instant à Aymeric Caron, Nicolas Domenach ou Léa Salamé -, et trop souvent tort face à l'intelligence d'un intervenant - il est vrai qu'au royaume des aveugles les borgnes sont rois -, manifestement, Sciences-Po ne lui aura été d’aucun secours car, on ne peut jamais cacher très longtemps d’où l’on vient, et plus encore quand on n’en est jamais vraiment sorti. Et à ce propos, force est de constater que Zemmour n'est autre que le fils de ses parents et le fruit d’une seule histoire, la leur : colonialisme, Algérie française, guerre, OAS, expatriation et ressentiment ; jusqu’à cultiver une haine à peine contenue, vengeance et revanche ; une haine fonds de commerce du FN dans tout le bassin méditerranéen de Nice à Perpignan.

    Histoire que Zemmour a faite sienne manifestement, l’intériorisant sans doute bien au-delà de ce que pouvaient attendre de lui ses ascendants car enfin, est-ce que les parents tiennent à ce que leurs enfants leur ressemblent à ce point ? Rien n’est moins sûr !

    Fier de cet héritage, garant de sa transmission - ressentiment, isolement et fermeture à l’autre.-, Zemmour contre Rama Yade, contre Taubira, contre Thuram, contre les groupes de Rap, contre ce qui de près ou de loin touche à l'Islam,, à l'Arabe, au Maghreb, inutile d'aller chercher plus loin... c'est Zemmour qui n'a de cesse de régler les comptes de ses ascendants sans jamais les solder, contre les Peuples colonisés et leurs descendants nés et/ou résidant sur le sol français. Et c'est sans doute là son drame le plus intime : Zemmour n'aura finalement rien choisi pour lui-même et de lui-même ; il n’aura fait que subir ses origines et un destin balayé par les vents d'une Histoire dont son creuset familial et communautaire n'avait rien anticipé faute d'une conscience appropriée ; l'ignorance, l'insouciance et l'arrogance n'étant d'aucun secours face à la puissance d'une volonté de justice et d'autodétermination.

     

    ***

     

                 Mais alors, qu'est-ce qui est arrivé à la France ?

    Le dernier ouvrage de l'essayiste de RTL à la prétention d'y répondre. Soit.


                 Toujours à propos de Zemmour, on poursuivra avec la question de « la femme » et l’attention toute particulière qu'il accorde à la question de la place de cette femme dans notre société et son aversion envers celles qui ont déserté leur foyer (enfants et mari) pour la carrière, et plus encore, celles qui ont décidé de se priver de et de mari et d'enfants...   pour ne rien dire de celles qui ont choisi pour "mari" une épouse.

    Suprême paradoxe et contradiction ultime : alors que Zemmour croit se tenir en pleine lumière, voilà qu'il côtoie les ténèbres !

    Mais alors, à quand un Zemmour en faveur de la femme voilée de la tête au pied, femme invisible et cloîtrée, grossesse après grossesse  ?

     

                   Pourquoi chercher plus loin ? Tenez ! Et si Zemmour n’était in fine qu’un petit machiste méditerranéen mal dégrossi - bien que malingre -, qui n'a jamais vraiment quitté son bled (une sorte de plouc à l'ancienne, disons) ni les jupes de sa mère dont il n’a de cesse de louer le dévouement, une mère dans sa cuisine dès 6h le matin, toute sa vie durant, devant ses fourneaux jusque tard le soir, pour le grand bonheur d'Eric Zemmour enfant, et le plus grand malheur de tout ce dont on est en droit d'attendre d'un être humain : intelligence, générosité, compassion et courage.

               Pour sûr ! Un coup majeur porté à la croyance à la perfectibilité de l’être humain, fondement de notre civilisation française et européenne celle-là... que ce Zemmour !

     

               Et enfin... et pour en finir... provisoirement  : en ce qui concerne la dénonciation de la fausse gauche, du PS, des bobos et de la femme-objet-promotionnelle, rappelons ici que Zemmour a tout pris chez Philippe Muray et Alain Soral ; et Zemmour a tout rendu... d'aucuns diront "il a tout vomi"... tout recraché mais sans intelligence, sans talent, sans nuances, sans art car Zemmour est sans écriture ni langage. Pire encore, il n'a aucune manière d'être ce qu'il est : aucun style donc.

    Là encore, « Je » chez Zemmour est "un autre" car Zemmour c’est Soral… un Soral enfin audible et assimilable ; faut dire qu'il manquait à l'original un biais franchement anti-Musulman - véritable sésame pour quiconque souhaite faire son entrée dans les médias -, et plus important encore : un enthousiasme à toute épreuve pour la cause sioniste. Qu’on ne s'inquiète de rien ! Zemmour pourvoira en s'en donnant à coeur joie contre les Musulmans (Afrique noire et Maghreb aussi) tout en prenant soin de ne fâcher aucun patron de médias en n’abordant jamais, pour le dénoncer, la question d’un sionisme corrupteur de la politique intérieure et extérieure de la France. Courageux Zemmour mais pas téméraire !

    Pour être clair : l’antisionisme de Soral le condamne ; la xénophobie et le racisme qui prennent pour cible « les Musulmans » sanctifient Zemmour dans les médias atlantistes et proches d’Israël : la quasi-totalité des médias dominants.

                     Après un Zemmour-FN sans le FN, voici maintenant un Zemmour-Soral sans Alain Soral !

    Décidément, Zemmour est bel et bien un homme de son temps : un ersatz, sorte de succédané, instrument d’une société médiatique composée de tartuffes aussi déterminés que vindicatifs ;  et rien ni personne ne leur résistent très longtemps.  

                   Qu’à cela ne tienne : Internet est là pour pallier, et votre serviteur aussi. C'est déjà une consolation, non ?

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    Pour prolonger, cliquez : Qui sauvera Eric Zemmour ?

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  • Le féminisme et l'Islam : foulard et liberté

     

                 Trois femmes pour une rencontre et un débat dont nos médias dominants se gardent bien de se faire l'écho à propos de la dignité des femmes voilées : femmes adultes et autonomes.

    Qu'à cela ne tienne : Internet pourvoira et l'on ne renoncera pas.

     

     

                     Avec "Femme voilée dans la boîte", l'artiste engagée Sonia Merazga incarne une performance artistique inédite à propos des règlements et lois d'exception liberticides, ici, en France, à l'adresse des femmes voilées...

    Jusqu'à leur exclusion et... déshumanisation ?

     

                                C'est la question que pose cette artiste.

     

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  • Musulmans de France : sommation et commandement

     

     

                      Les musulmans de France sont fortement invités à se rassembler aujourd'hui vendredi.

     

    A quel sujet ? Devinez !

     

    Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Dalil Boubakeur qui est à l'Islam, à sa représentation et à sa défense ce que... disons, François Hollande et Sarkozy réunis sont à la "fonction présidentielle", a appelé "les Musulmans et leurs amis" à se rassembler aujourd'hui, vendredi devant la Mosquée de Paris et sans doute ailleurs aussi en France, en hommage à notre compatriote-otage exécuté en représailles de l'engagement français en Irak aux côtés des USA contre un mouvement qui répond du nom de "Etat islamique".

     

    Ouf ! Que Dieu soit loué, s'il existe ! Il y a donc des Musulmans qui, non seulement, savent obéir mais aussi, qui savent se soumettre à un appel irrésistible : non pas à la prière, mais à la raison d'une République qui ne plaisante pas avec ses membres les plus mal lotis,  membres ostracisés et discriminés car, bien se tenir... même tête baissée, ne suffit pas, encore faut-il être rasé de près, les miches à l’air pour les femmes, et string en vente libre pour les pré-ados.


    Faut dire que ça fait des mois, voire des années qu’on leur demande, qu'on les talonne, qu’on les presse,  et pour finir, qu’on exige d’eux qu’ils descendent dans la rue, non pas pour protester contre les discriminations et les vexations dont ils sont les victimes - relégation géographique, éducative, économique et culturelle et confraternelle -, parce que… faut pas rêver non plus ! mais bien plutôt pour rassurer tous ceux qui ont, manifestement, besoin de l’être, tout anxieux et dubitatifs qu’ils sont à leur endroit.

     

    Dernièrement, des voix s'étaient élevées (lesquelles ? Au service de qui et de quoi ? - la presse ne le dit pas) pour regretter qu'un grand soulèvem… oups ! Je veux dire… qu’ un grand rassemblement de protestation ne soit pas organisé par les leaders de la communauté musulmane ; c’était à l’occasion de l’affaire Merah, et plus proche dans le temps - parce que Mérah c’est déjà loin -, l’affaire Mehdi Nemmouche : une histoire franco-belge ; faut dire que… quand les deux Nations s’unissent, ça déménage sec ! Mais bon… on aime bien les Belges ; plus encore lorsqu’ils descendent dans la rue pour exiger, de la classe politique et de l’institution judiciaire, le plus souvent en vain et sans espoir d’être entendus, que toute la lumière soit faite au sujet de leurs enfants massacrés par des pédophiles décidément bien difficiles à mettre hors d’état de nuire.

     

    Mais, vous me direz : quel rapport, je vous le demande !

     

     

                   Des années donc que d'aucuns, toujours les mêmes (on y reviendra plus tard),  regrettent que les Musulmans de France ne fassent pas, à une fréquence régulière et si possible sur demande, et tous autant qu'ils sont – un million ? Cinq millions ?  -, acte de contrition,  le poing frappant leur poitrine frêle avec insistance, verges à portée de main pour une flagellation publique qui les mettrait définitivement à l'abri - même si rien n'est moins certain car on ne se lasse jamais de taper sur plus faible que soi -, d’éventuels procès d’intention aux arrières pensées inavouables mais claires pour nous tous.

     

    Il est vrai qu'en l’état actuel de la « condition musulmane », ici, en France, cette communauté, du moins ceux qui s'en réclament, n'a vraiment pas besoin d’une énième tentative de diabolisation ! D’où la difficulté sans doute à s’opposer à ce qui ressemble fort à une injonction, même au nom de la présomption d’innocence qui, comme chacun sait, bénéficie toujours, non pas à l’accusé innocent,  isolé et pauvre mais à l’accusé coupable, entouré et puissant : "Quoi, innocent, un Musulman ? Non mais... vous voulez plaisanter, j'espère !.................. Jamais !"

     

     

    ***

     

     

                     C'est maintenant confirmé ; à cette heure-ci, c’est donc chose faite : ils sont venus en nombre ! Ils ont juré à haute voix sur le Grand Livre de la République qu’en aucun cas ils ne sauraient soutenir, même par inadvertance, tête en l’air qu'ils sont, la barbarie de ceux qui pensent que le Coran, l’Islam, la religion (ou les religions en générale car on en trouve aussi chez les Chrétiens et les Juifs)…  sont, non pas un puits de sagesse qui mène au partage et à l’amour de son prochain mais bien plutôt, tout droit à une armurerie où l’on peut faire son marché sans être inquiétés avant de faire un carton sur tout ce qui bouge.


    Nous voilà donc rassurer car aucune voix ne semble s’être élevée contre cette invitation, voire cette assignation à comparaître.

     

     

                   Mais au fait, qui de bonne fois ou plus simplement, qui, informé, pense sérieusement  qu'il soit nécessaire que "nos Musulmans" dénoncent des égorgeurs, des pilleurs, des violeurs et autres calamités calamiteuses comme si un doute pouvait subsister à leur sujet : "Peut-être que... après tout, dans leur for intérieur... caché là profond ou bien, à la surface d’un subconscient pas si inconscient... enfin, vous voyez quoi !"

     

    En d’autres termes, disons les choses : qui sait si l'Arabe musulman égorgeur n’est pas de retour, ici, en terre non pas chrétienne – la bonne blague ! – mais … européiste (européniste aussi, soit dit en passant ), tendance mondialiste sans foi ni loi ? Et oui, après tout ! Et si c’est le cas, on souhaiterait juste être certains qu'ils sont bien une infime minorité : un ou deux sur... disons.... mais combien sont-ils déjà… à pratiquer, et à fréquenter régulièrement les Mosquées ?

     

                         « T’occupe !  Tous devront témoigner et se présenter à la barre du tribunal de la République ! »

     

     

    Car, le Musulman c’est l’Arabe, aussi peu importe que le Coran soit son livre de chevet. Le Musulman c’est aussi le français issu de la culture arabo-musulmane ; quand aux Européens qui se sont convertis… à moins d’avoir épousé tous les aspects physiques et vestimentaires de cette religion…. on s’en contre-fout.

     

                       Et pourtant… qui sait si c’est pas lui qui, vêtu d’un costume Armani, rasé de près, n’ira pas… enfin bref !

     

     

                   Le soupçon, encore et toujours le soupçon,  et le complot aussi, autorisé celui-là, car il prend pour cible le faible et le relégué. Quant aux puissants et leurs chiens de garde, et autres larbins, imbéciles et dominés et heureux de l’être, tout soupçon à leur endroit est qualifié, on l'aura tous noté, de paranoïa. Et quand on sait comme on ne peut pas ne pas le savoir, même si on peut toujours être tentés de feindre de l’ignorer, que les victimes de ses bandes armées et de ses groupes dits « jihadistes » équipés et financés par l’argent du pétrole, et puis aussi sans doute par quelques pays alliés des USA ainsi que quelques officines et agences occidentales, sont massivement les Musulmans eux-mêmes - près d’un demi million en Irak depuis la première guerre (bombardements américains, embargo, guerres civiles…), et combien de la Libye à l’Afghanistan en passant par la Syrie, depuis 15 ans, après le passage des troupes de choc de l’Otan ou de ses mercenaires sous-traitants…

    C’est à se demander de qui on se moque, vraiment ! A moins d’en conclure que la mort d’un seul européen vaut largement plusieurs centaines de milliers de morts musulmans ?

     

    C’est pas impossible ! Mais alors, qu'on le dise une bonne fois pour toutes !

     

     

                   A propos de cette injonction, de cette mise en demeure lancée par des huissiers du recouvrement en "fréquentabilité", on pourra regretter que d’autres en tant que classe, caste ou bien minorités ethniques et/ou religieuses, ne fassent pas l’objet de la même attention quant à ce que l’on serait en droit d’exiger d’eux, tout en déplorant qu’ils ne soient  jamais appelés à dénoncer, eux tous, collectivement… ce qui suit :

     

                    - La classe politique à propos du comportement et de la condamnation de dizaines d’entre eux au fil des ans - députés, maires, sénateurs, conseillers municipaux - pour corruption, prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics, évasion fiscale… que sais-je encore ! Libre à chacun de compléter cette liste délictueuse au possible...

     

                    - Les Catholiques et leurs évêques pour dénoncer collectivement les actions illégales d'intégristes contre les centres d’avortement, le mariage pour tous et autres réformes dites sociétales…

     

                     - Que le CRIF, (Patience ! Je comptais y venir, vous pensez bien ! ), la LICRA, l’UEJF et les patrons de médias dominants (Oups ! Allez, tant pis pour moi ! Oui, eux aussi !) n’appellent jamais leur communauté à se désolidariser d’un Etat que ces associations-écrans et les médias soutiennent bec et ongle, sans réserves, ici, en France et toute la classe politique avec eux, un régime qui n’a plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid entre deux massacres de populations civiles sans défense… contrairement aux Musulmans qui, soit dit en passant, n’ont jamais soutenu auprès de leurs Ambassades respectives les pays hors la loi qui se rendaient coupables d’exactions...

     

                    Et puis aussi ...

     

     

                   - Que les journalistes se désolidarisent tous collectivement  de médias dont l'information n'est plus que l'exploitation d'un vaste champ d'omissions à propos d'un réel tronqué et mensonger pour le plus grand profit de leurs propriétaires et au détriment de ce qui devrait faire de nous des êtres informés, avisés et responsables

     

                        Et puis enfin...

     

     

                    - Que  le Medef soit sommé de se désolidariser et de condamner avec la plus grande fermeté, tous collectivement et sans exceptions, les délocalisations honteuses d’entreprises françaises et européennes qui distribuent des salaires d’esclavagistes ; délocalisations qui ruinent ici en France  - et en Europe en ce qui concerne les délocalisations extra-européennes -, des familles entières, condamnées au  chômage, à la dislocation, divorce, pauvreté, avec la rue pour seul avenir.

     

                    La classe politique, deux religions monothéistes qui pèsent leur pesant d’or et d’influence,  des médias de masse dont les propriétaires sont à  la tête d'industrie de l’armement, de la Banque et du Luxe,et le Medef... eux tous faisant face à une communauté musulmane et des Français issus de l'immigration...

     

                     Tout est dit !

     

                    On n’aura toutefois un regret : que la communauté musulmane de France ne soit pas en position de pouvoir adresser à tous ces tartuffes et autres prévaricateurs, un gigantesque bras et doigt d’honneur, une quenelle aussi car, aucune des sommations à se désolidariser publiquement de crimes et autres exactions auxquels les Musulmans de France ne prennent aucune part et contre lesquels ils n'ont aucun pouvoir, n’a la légitimité d’un projet de société, voire de civilisation, et des hommes pour le porter, le conduire et le mener à bien, qui placerait au centre de ses préoccupations le bien-être de tous et des plus fragiles, ici en France et en Europe, à continuer d'oeuvrer sans relâche à la défense d'un modèle en péril : paix, justice et progrès, alors qu'il s'agit bien plutôt de protagonistes occupés seulement à détruire tout ce qui a été accompli depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

     

                    La classe politique, deux religions monothéistes, des médias de masse, armement et banques,  multinationales...  rien de surprenant alors qu’un Dalil Boubakeur ait fini par obtempérer...  sur le dos d’une communauté musulmane de France une nouvelle fois insultée et humiliée.

     

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     Pour prolonger, cliquez : Une mort pour rien... et un mort pour nous tous

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  • François Asselineau chez Ruquier : enquête sur une tentative de meurtre

     


    ONPC du 20/09 - Francois Asselineau

     

     

               Si sur Internet le fondateur de l’Union Populaire Républicaine qu’est François Asselineau est une « star » - ses vidéos-conférences sur l’Europe et la mondialisation réunissent des centaines de milliers d’internautes -, en revanche, dans ce qu’il est convenu d’appeler les médias dominants ou médias de masse, force est d’admettre que François Asselineau est inconnu, et qui plus est, de ceux qui, le samedi soir, ont pris l’habitude (fâcheuse ?) de penser qu’ils ne pouvaient décemment rien avoir de mieux à faire que de regarder l’émission « On n’est pas couché » animée par l’animateur toujours enjoué qu’est Laurent Ruquier, bon pied bon oeil, encadré par la productrice, fille de son père, Catherine Barma, sous la vigilance de ceux qui - non ! rien à voir avec le CSA dont les membres doivent très certainement se trouver dans un état d’endormissement profond à l’heure où cette émission s’éternise sans fin -, n’aiment rien tant que décider qui est respectable, et par conséquent, qui est digne d’être invité chez Ruquier et partout ailleurs, et qui ne l’est pas : pour celle-là ou celui-là, se sera niet ! Service public oblige  sans doute ? L’argent des contribuables, ça coûte cher ! De plus, il se fait de plus en plus rare par ces temps de pénurie financière ! Aussi, cet argent s’en portera mieux avec l’exclusion des trouble-fête, nous est-il murmuré dans le creux de  l’oreille.

     

    Car tous ces exécutants auront à cœur de nous éviter de côtoyer le pire qui soit et qui est… pour sûr ! Et vous savez quoi et qui ? Tout simplement, ceux qui ont la fantaisie ou le malheur, c’est selon, de ne pas raisonner comme il faut : les décalés, les dissidents, les… comment dire ? Les trous du cul insoumis et autres farfelus malades mentaux.

     

                "On n’est pas couché" ? Une punition suprême cette émission ! Vraiment ! Merci à Internet de nous permettre d’en faire le tour en 20 minutes quand on veut et où on veut ! Car, personne ne nous fera croire qu’il n’y a rien de mieux à faire un samedi soir ? Ou bien alors, c’est vraiment à désespérer de tout et de tout le monde.

    Aussi, samedi prochain, et tous les samedis suivants, faites-vous une faveur ! Ne restez pas, ne restez plus devant votre écran, même géant ! Sortez faire la fête ! Jouez avec vos enfants ! Ouvrez un livre, un vrai ! Quoi d’autre encore ? Ah tenez ! Faites l’amour ! et pas la guerre qui se joue à la télé, là, sous vos yeux : la guerre, toujours et encore la guerre, contre le « penser-autrement » !

    Relativisons néanmoins car il n’y pas péril en la demeure car, au dernier pointage, il semblerait qu’ils soient entre 2 et 3% de la population française âgée de plus de 18 ans à penser que cela vaut encore la peine de sacrifier à cette émission un samedi soir, pourtant si précieux car si rare puisqu’il ne revient qu’une fois par semaine.


    Dieu soit loué, s’il existe !

    Alors, quand on pense à Caron qui reproche au parti d’Asselineau un score inférieur à 1% à la dernière présidentielle… c’est un peu l’ambulance qui se moque des urgences, non ?

     

    ***

     

                Mais revenons à François Asselineau, à son parti et à son programme… quand même !!!!

     

    Souverainiste indécrottable, surtout s’il est question de « vendre »  la France, et pas n’importe laquelle, celle de de Gaulle et du Conseil National de la Résistance - Jean Moulin et la Gauche, la vraie ! -  socle d’un nouveau contrat social à la fin de la seconde guerre mondiale, tel un nouveau départ collectif…  vendre cette France-là donc, une France livrée au moins offrant,  plus connu sous le nom de « Oligarchie mondiale » ; un oligarchie sans culture, sans frontières ni morale, François Asselineau et son parti ont commis le crime suivant dans le choix de leur politique ; crime aussi impardonnable qu’inexpiable :

     

               - Sortir la France de l’U.E, du moins cette U.E qui nous a conduits à cette guerre contre les salaires, les acquis sociaux et l’Etat providence qu’est le projet européen ; projet piloté par la commission européenne, l’Allemagne, la B.E qui siège à Francfort,  et les USA…

     

              - Quitter  l’Otan, cette alliance qui n’est que le bras armé de la politique des USA  et un formidable levier auprès d’une Europe sommée d’adhérer sans conditions : tout dernièrement, la déstabilisation de l’Ukraine avec pour seul objectif, affaiblir une Russie souverainiste - le péché absolu par les temps qui courent ! -, afin de l’isoler de l’Europe en la forçant à commettre ce qui sera considéré comme une faute : défendre des intérêts vitaux en Crimée ; adhésion à une politique qui n’est capable de prendre en considération qu’un seul paradigme aussi sommaire qu’une exécution : « Quiconque n’est pas avec moi est contre moi ! Son châtiment sera le suivant : chaos, bombardement, ruine économique et meurtre de masse ! » … de la Lybie à l’Afghanistan, car cela n’aura échappé à personne : les USA qui n’ont pas besoin d’alliés mais de complices pour les accompagner dans chacun de leur forfait (ou crime)… ne sont disposés à partager le monde avec personne.

     

              - Sortir de l’Euro, du moins… sortir de cette monnaie unique qui n’a plus rien à envier au Deutschemark depuis que nos premiers ministres et Présidents sont régulièrement convoqués chez la chancelière allemande. Tout récemment : Valls qui a tenu à rassurer l’Allemagne : « Oui, les réformes qui vous avez faites voilà dix ans, nous les ferons ! Rassurez-vous !»

    Quelles réformes ? Pourquoi nous ? A quel titre ? Qui décide ? Qui a raison ? Qui est du côté du bon sens et de la justice ? Qui, où, comment, et pour(-)quoi ?

     

                  "Ne discutez pas ! Marchez au pas ! Pas de l’oie pour les oies que vous êtes tous !"

     

    Quiconque, il y a quinze ans, se serait aventurer à affirmer dans le but de nous alerter, que la France, soixante ans après la défaite du nazisme duquel les Alliés ont « sauvé » l’Allemagne, que la France aurait des comptes à rendre au sujet de ses recettes et de ses dépenses non seulement à la Commission européenne mais à l’Allemagne et à son chancelier en personne, nul doute que toute la classe politique et les médias dominants tout acquis à la cause de cette Europe et de sa monnaie unique, aurait hurlé à la désinformation, au complot, à la paranoïa et à la germanophobie primaire et irresponsable.

    Alors qu’aujourd’hui…

     

                   Et enfin…

     

             - Recours au référendum sur des sujets de société et de politique générale sur le modèle de la Suisse ; consultation indissociable du processus démocratique dans son ensemble. Et là, c’est franchement la panique chez nos élites qui ne craignent rien tant que le jugement du Peuple hors campagnes électorales car la classe politique qui n’a de cesse pourtant de céder devant les exigences du Capital pour un démantèlement du droit du travail,supporte mal, en revanche, les menaces de précarisation de leur statut d’élus que ce recours ferait peser : élus rémunérés entre 7000 et 15000 Euros mensuels, indemnités incluses ; ces dernières  non imposables.

    Certes ! Les conseilleurs ne sont pas les payeurs ! On le savait.

     

    La Suisse ? Après tout, pourquoi pas ! Pas de chômage, des salaires élevés et une démocratie qui pourrait sans hésiter donner des leçons à n’importe quel pays européen mais qui s’en garde bien pourtant ! Certes, il a bien son parasitisme bancaire et cette prospérité économique et financière qui repose en partie sur l’évasion fiscale ; évasion responsable en partie, dans les pays d’origine, des déficits budgétaires des Etats et des comptes sociaux... n’empêche !

                

     

    ***

     

                  Voilà résumé une partie du programme de François Asselineau. Face à quoi, on s’en doutera, les deux acolytes de Ruquier, conscients comme personne ( car… placés au cœur d’un dispositif à propos duquel on reviendra plus tard) des enjeux colossaux que ce « programme » remet en question et en cause… se devaient de réagir sans délai et sans faute : lui rentrer d'dans à cet Asselineau ; lui voler dans les plumes ; le discréditer ; voire même… le ridiculiser ; mais surtout… ne pas prendre le temps de débattre même sommairement car c’était sans aucun doute lui offrir l’opportunité de développer des idées jugées inaudibles et quasi blasphématoires.

     

                 Le danger, ces deux-là l’ont flairé tout de suite ; et il était inconcevable que l’on puisse leur reprocher d’avoir été quelque peu complaisants à l’endroit d'une critique radicale des USA, de l’Europe et de l’Otan (.... manquait plus qu'une critique du sionisme !) car, tous deux le savent : ils sont aussi et surtout payés pour ça... pour ne jamais l’oublier : pour preuve… dans les médias dominants, on n’a jamais vu la carrière d’aucun « journaliste » qui se serait montré disons « fair-play » - « fair-play » et à la hauteur de son métier -, face au programme politique d’un François Asselineau  prospérer ; ceux qui ont pu un jour s’y risquer, ont été débarqués. Ou bien alors que l’on nous donne des noms.

     

               "On reçoit François Asselineau ! Panique à bord ! Souquez ferme les gars (et les filles) !"

     

    Ces deux ventriloques se devaient de frapper fort, très fort, très vite, non pas sur le fond… car ces deux-là n’ont ni les compétences requises ni l’esprit ; de plus le cadre de l’émission de Ruquier ne s’y prête pas, comme quoi les choses sont bien faites finalement ! D’où, à ce propos, l’inutilité de placer auprès de Ruquier deux pointures disons « intellectuelles » mais  bien plutôt, des intervenants de 3è zone et de 4è catégorie, journalistes-animateurs de plateau télévisé car pourquoi gâcher des compétences… et puis, faire l’âne pour continuer à toucher son avoine n’est pas à la portée de tout le monde ; il faut quand même être un peu bourricot depuis la naissance contrairement à ce qu’on peut penser  de ce qu’il est convenu d’appeler « la politique du caméléon », genre : « Ne vous y fiez pas : je ne suis pas ce que  j’affiche ! » - car, chassez le naturel (l’intelligence, le courage et l’expertise), il revient tôt ou tard au galop ! C’est un risque que la productrice de Ruquier ne peut pas se permettre d’envisager, encore moins, de prendre.

    Caron et Salamé se devaient donc de cogner fort sans jamais aborder le fond (pas le temps, pas de compétences pour ça, et puis, pas folle la guêpe non plus !) : procès d’intention, résumé caricatural, amalgame avec le FN alors que la tradition politique auquel Asselineau appartient (de Gaulle et le CNR) est par essence anti-FN (un FN d'une tradition nationaliste discriminatoire et raciste - entre autres calamités)  jusqu’au moment où Caron reprochera à Asselineau son public, ceux qui, sur Internet, écoutent et relayent ses conférences ; un peu comme si l’on devait, ou pouvait, en toute bonne foi, reprocher à un auteur une partie de ses lecteurs…

    Sauf erreur, même l’œuvre de George Orwell n’avait pas anticipé une telle inquisition ! Faut bien dire que chez Orwell, il ne devait plus y avoir, d’ici 1984, ni lecteur ni téléspectateur dignes de ce nom. Aussi…

     

                 Mais alors, comment Asselineau a-t-il pu penser qu’il pourrait développer sereinement deux ou trois analyses face à ces deux joueurs qui ont, un jour, gagné le jackpot à la loterie : le droit de poser leurs fesses chaque samedi soir dans le siège qui est le leur ?

                « François, tu t’es pris pour BHL ou quoi ?Tu ne peux rien contre Caron et Salamé ; ils le savent. Alors, c’était couru d’avance : ils allaient te trucider allégrement et sans risques pour eux ! »

     

                Caron et Salamé avaient vraiment tout à gagner en portant le discrédit sur le programme d’Asselineau, et sur sa personne car, pourquoi se gêner après tout ! D’autant plus que Caron avait de par sa prestation face à BHL, la semaine précédente, très certainement des gages de bonne conduite (comprenez « de penser-correct » servile et craintif) à re-donner sans tarder, et nombre de « commanditaires » à rassurer (Dis Caron, dis-nous que tu sais encore ce qu’on attend de toi parce que là, on a des doutes !)  car le domestique dont les petites révoltes ne sont le plus souvent que des sautes d’humeur donnera volontiers une pichenette à son maître qui préférera en sourire sans lui en tenir vraiment rigueur ; en revanche, le chauffeur-livreur qui sonne à la porte devra craindre le pire ; ce domestique, le même, le trucidera car le courage des faibles est comme un écran de fumée : il donne l’illusion de s’en prendre aux forts pour mieux s’en prendre à plus faible encore.

    Pour son malheur, François Asselineau était le chauffeur-livreur ce soir-là chez Ruquier.

    Quant à Léa Salamé, si elle n’avait sans doute personne à rassurer après sa prestation face à BHL, elle a toutefois (on n’est jamais assez prudent !) tenu à en rajouter pour ne pas être en reste vis-à-vis de son binôme ; et puis, un salaire est un salaire, il faut le justifier surtout s’il est confortable et inespéré : « Avec votre histoire de référendum, de retrait de l’Otan, de l’Europe et de l’Euro, vous voulez que  la France rejoigne la Suisse ? C’est ça ? ».

     

    No comment.

     

    Si : une gourde !

     

     

                  Mais diable ! Qui a décidé et quand…  que c’était « bien » de soutenir les USA, la Commission européenne, la B.E de Francfort, le modèle économique et social de l’Allemagne, et « mal »… carrément irresponsable, voire fascisant, de proposer un autre angle de vue, une autre analyse... bref ! de raisonner en dehors de ce carcan qu’est l’allégeance à des politiques belliqueuses et mortifères qui méritent à la fois d’être sérieusement questionnées ; et plus important encore, auxquelles on doit pouvoir opposer une critique radicale avant de proposer un projet tout autre, et ce afin d’éviter à terme, une conflagration quasi générale, des sociétés aux libertés minées par des actes qui seront qualifiés de « terroristes » par des pompiers-pyromanes éhontés, pour ne rien dire de la remise en cause de notre contrat social… pour faire court : afin d’éviter d’y laisser notre dignité dans une existence sans avenir car sans promesses, sinon une seule :  la soumission ?

     

    ***

     

                Revenons à ce reproche de Caron et de Salamé fait à Asselineau, on ne sait au nom de quoi et de qui,  à propos du score de son parti lors de la présidentielle de 2012.

    Asselineau s’en expliquera ou bien plutôt, tentera de l’expliquer comme suit : « On ne me connaît pas, mon parti et moi, ni son programme car je ne suis jamais invité dans les médias.»

    Et nos deux siamois s’étonneront, ou bien plutôt… feindront de s’étonner : « Comment ça ! Asselineau pense sérieusement que son absence des médias de masse est responsable du score de son parti ? Asselineau ferait donc un lien entre la couverture médiatique d’un parti, et plus encore d’un candidat, et son résultat dans les urnes ? Invraisemblable cet Asselineau, vraiment ! »

     

    Caron et Salamé nous donneront alors à penser, contre toute attente, car il en faut du culot,  ou bien, n’être plus capables de se voir descendre au plus bas de l’échelle de la tartufferie tellement on y est descendus, que les médias de masse en général, et la télé en particulier, n’ont aucune incidence sur le succès d’une campagne électorale : le dernier constat à ce sujet concernera le FN avec un score de 25% aux élections européennes ; parti qui aura été omniprésent dans les médias ; le CSA le confirmera sans pour autant s’en inquiéter ; pour ce Conseil.

    Mais personne n’est dupe ! Du moins, c’est à espérer. Ce reproche de Caron et Salamé au sujet du score du parti d’Asselineau avait trois objectifs :

                - Faire comprendre à ceux qui ne connaissent pas Asselineau qu’ils n’avaient rien perdu…

     

               - Le sérieux du programme d’Asselineau (la faisabilité de sa mise en oeuvre et de son exécution, dirons-nous ! Ou la logique et la véracité des analyses qui le sous-tendent… )  se mesure à l’aune du score obtenu par son parti (mais alors, un FN à 25%, qu’est-ce à dire Monsieur Caron ?) Autant dire : nul ce programme !

     

                        Et puis aussi…

     

             - Remplir le rôle pour lequel Salamé et Caron sont payés sans que l’on ait besoin de le leur rappeler : légitimer autant que faire se peut un projet mondialiste dans lequel la France et l’Europe seront appelés à se fondre avant de s’y noyer et d’y sombrer tout à fait, là où le commun des mortels et les plus avisés d’entre nous y laisseront leur liberté et un avenir dynamique car porteur de remises en cause salutaires et salvatrices de tout projet qui serait un véritable attentat à nos vies pour le plus grand profit d'une survie, une non-vie ou sous-vie, dans la peau d’êtres humains « marchandise » qui ne seront plus une fin mais un moyen : remplir les poches d’actionnaires voraces…


    On l’aura compris : le crime d’Asselineau (tout comme celui de Dupont-Aignan, soit dit en passant !) c’est de ne pas se tenir auprès du FN ; nationaliste et raciste. Ce qui aurait grandement simplifié les choses pour Caron et Salamé ; à ce propos, peut-on parier qu'Asselineau aurait été reçu avec déférence et écouté d'une tout autre oreille, fort d'un 25% aux dernières élections européennes ?

     

    Car, Salamé et Caron savent parfaitement ce qu’il en est du rôle des médias et de l’incidence de leur influence sur l’électorat. Aussi, là est la clé de la compréhension de ce qui se joue aujourd’hui dans les médias ; le jeu auquel il nous est demandé non pas de participer derrière nos écrans mais simplement d’assister en téléspectateurs passifs et attentifs, impressionnables à souhait, sous-informés aussi et surtout, désireux de ne pas s’engager dans des voies anxiogènes : celle d’un questionnement qui, fatalement, mène à une remise en cause de ce qui, quotidiennement, nous est donné à penser.  

    In fine, on nous demandera de ne retenir qu’une leçon de la prestation "Salamé-Caron" :

     

                 « Seuls sont gagnants ceux qui acceptent d’adhérer sans conditions ;  ils passeront à la télé, occuperont des places enviables par tous ;  les autres non. Vous n’êtes pas convaincu ? Regardez donc Asselineau : personne ne le connaît car, dans les faits, personne n’a besoin de le connaître ; c’est un rabat-joie ! Ses fréquentations, même accidentelles ou passagères, sont inexcusables… et son programme au mieux loufoque, au pire dangereux ; c’est un infréquentable, un paria. Alors, ça vous tente le sort d’Asselineau ? »

    -      Non merci M’sieur !

    -     Très bien. Souvenez-vous-en quand vous retournerez travailler lundi et la prochaine fois que vous irez voter. »

     

                 Qu’est-ce à dire ? Face à ces deux marionnettes sorties tout droit du théâtre de Guignol mais… sans Guignol car, seuls les gendarmes sont autorisés à se produire, à quoi assistons-nous ?

    A la  mauvaise foi ! Rien moins. Rien de plus. Oui, la mauvaise foi ! Une mauvaise foi sans complexe, déterminée, d’un sang-froid d’une rare violence, d’un mépris total pour sa victime ; aussi, une telle mauvaise foi méprisante ne peut être le prolongement que d'un autre mépris : celui que l’on finit par cultiver envers soi-même à force de renoncements car, cette mauvaise foi c’est celle de l’auto-humiliation non assumée et que l’on fait payer à l’autre  ; et cette mauvaise foi-là est bien de cette nature : plus qu’une diversion, plus qu’une arme…  un réflexe pavlovien de survie ontologique menacée par un compromis professionnel déshonorant et, faut-il le préciser, un train de vie dispendieux : la louche de caviar que l’on a saisie quand elle s’est présentée et qui ne repassera pas deux fois.

    Oui ! Une mauvaise foi qui a pour origine le fait que Salamé et Caron ne peuvent en aucun cas, ouvertement du moins, reconnaître face à Asselineau, qu’il y a bien un lien entre le score d’un parti  à une élection et la fréquence de son passage (quel média, quel créneau horaire, quels conditions d’accueil et quelle durée) dans les médias, car reconnaître ce lien c’est reconnaître qu’ Asselineau est volontairement ostracisé ; le reconnaître c’est reprocher cet ostracisme à ceux qui décident de qui passera ou ne passera pas chez Ruquier et partout ailleurs ; le leur reprocher c’est les remettre en cause ; les remettre en cause, c’est laisser entendre qu’Asselineau est tout à fait digne d'être reçu dans les médias de masse ; le penser revient à affirmer que le programme d’Asselineau peut se défendre ; laisser entendre qu’Asselineau, ça tient debout finalement, cela reviendrait à  remettre en cause l’accord tacite qui lie nos deux compères  - et qui les engage plus sûrement qu’une signature sur un contrat - à ceux qui ont décidé de leur accorder la place qu’ils occupent chaque samedi soir ; dénoncer cet accord… c’est bien évidemment prendre le risque d’une non-reconduction de leur contrat chez Ruquier-Barma, ou à défaut, de devoir gérer le stress qui consiste à re-donner dans les semaines qui suivront, et chaque semaine, des gages de ralliements à une pensée unique et indépassable dont les règles ne souffriront aucune entorse ; or, personne ne prendra à un tel risque car personne ne fera l’économie d’un revenu qui s’élève à plusieurs centaines de milliers d’Euros au nom d’un intérêt supérieur, intérêt opposé à ce qui n'est qu'une guerre, une autre ! contre ce que le fronton de nos mairies affichent encore :  « liberté, égalité et fraternité » ; projet qui signe la mort d’une ambition toujours menacée, et qu'il nous faut remettre cent fois sur le métier d’une détermination qui n'est jamais à l'abri d'un fléchissement.

    Car enfin, au nom de quoi sacrifieraient-ils le confort, l’aisance, la tranquillité d’esprit que confèrent des revenus qui représentent des dizaines de fois le revenu moyen (revenus qui, dans les médias, sont plus proches du "pot de vin" ou d'une rémunération de tueur à gage que d'un salaire) ? Quand on a placé au centre de son existence et pour toute réussite à la fois personnelle et sociale, la notoriété et le confort matériel, que peut-on bien vouloir pour les autres ? Projet de vie qui… qu’on le veuille ou non, ouvre la porte à toutes les bassesses dont un être humain est capable face à une dépendance matérielle et un narcissisme consommé et maintenant… irrésistible : se voir et se regarder être vu et entendu chaque semaine par des millions de téléspectateurs.

          

    Lâcheté des faibles, absence de courage, celui de l’intelligence... c’est sûr ! Aujourd’hui il faut un courage immense pour refuser de faire l’idiot, refuser d’accepter de faire sciemment l’imbécile  - journalistes, personnel politique, artistes (voyez le cas Dieudonné !) ! Car, ce dont il est question, c’est de courage et de son absence ; et pour revenir à François Asselineau et à son programme, tout un chacun, un tant soit peu informé, est capable d’identifier et de dresser le bilan de politiques qui ne prennent même plus la peine de cacher le fait qu’elles ne placent plus au centre de ses préoccupations notre devenir à la fois unique, individuel et collectif d’êtres humains.

     

                Ce soir-là c'était donc François Asselineau... de la trempe de ceux qui savent conduire une analyse jusqu'à son ultime conséquence, et d’autres encore pour lesquels seule l’Histoire est une lumière incomparable - ce qui a été, comment et pourquoi ;  la vérité des faits ; et ceux-là aussi, capables de trancher le noeud gordien du mensonge, nous révéler les dessous des cartes ; et puis, plus précaires car plus exposés… les lanceurs d’alertes - Assange et Snowden -, et bien… tous devront accepter, au mieux, de se faire sermonner et taper sur les doigts à coups de règle par ceux qui, face aux domaines de compétences de tous ces « fêlés » de la dissidence - connaître, comprendre et dénoncer -, ne sont que le pâle reflet de ce qu'on pourra nommer « la raison citoyenne et politique », non pas de celui qui est du côté du manche pour le temps qu’il lui sera accordé de le tenir contre celui qui se prend la lame en pleine face, mais bien « la raison » de celui qui a longtemps laissé mûrir en lui les tenants et les aboutissants de notre "être au monde", au terme d’un long voyage aux périples sans nombre comme autant d’expériences qui forgent et le caractère et l’esprit : une personnalité entière, riche et cohérente.

    Pensez un instant à tous ces Ulysse maintenant rentrés au port ! Au moment où ils sont sur le point de nous conter leur histoire, car tout homme est une histoire, privés d'arc et de flèches, les voilà sans défense ; et c'est alors que des nains de l'existence et de l'engagement citoyen les assassinent, Homère avec eux bien évidemment ! Homère à qui il ne sera pas donné de nous rapporter ce qu’il a vu, entendu et compris… même pas une ligne, rien.

    Si les spectateurs peuvent être autorisés à monter sur scène pour prendre leur destiné en main à des moments-clés de leur histoire  - on pensera aux révolutions -, depuis quand, est-ce que des élèves de première année, condamnés à redoubler sans fin, qui plus est, sont-ils autorisés à monter sur l’estrade de celle ou celui qui, des années durant, loin des lumières de la notoriété et de salaires mirobolants qui achètent au prix fort celui qui, trop faible pour résister, accepte de se vendre pieds et poings liés… a oeuvré d’arrache-pied afin que nous ne mourions pas tous idiots, mais debout, sûrs de notre droit, que l’on puisse leur tenir tête à tous, ou plus simplement, leur signifier qu’ils n’ont qu’un devoir : exécuter les ordres qu’ils ont reçus sans pour autant chercher à expliquer qu’il n’y aurait rien de personnel là dedans, alors que si : tout est personnel ! Toujours ! Celui d’un confort matériel et moral qui repose sur un asservissement face à ceux qui savent encore d’où l’on vient tous : de la dernière catastrophe que nos pères n’ont pas su éviter et de la prochaine qui pointe à l’horizon.

    Chez Ruquier ce soir-là, ce sont des élèves qui ont fait la leçon, ceux du fond de la classe, et comme un malheur n’arrive jamais seul, et que le ridicule ne tue plus, une vedette de variété, Michel Sardou, a cru bon de se joindre à eux ; il est vrai qu’une grande partie des téléspectateurs peuvent avoir la faiblesse de penser : « Si on est connu et quand on a un peu de blé, c'est qu'on a sûrement raison ! »

    Raisonnement à caractère censitaire de ploucs de la conscience politique, qui se tirent une balle dans le pied. Bientôt ils se retrouveront estropiés et tout surpris de ne plus pouvoir se mouvoir sinon dans un fauteuil roulant !

    La bonne blague !

    Autant pour Asselineau donc qui n’est justement pas « connu » ni  plus argenté qu’il est sans doute raisonnable de l’être (à vérifier quand même !)

    Avec Michel Sardou, Salamé et Caron ont trouvé là un soutien de taille, le seul qu'ils méritaient sans doute. Rien de surprenant, ce duo chez Ruquier est un peu à la raison du plus honnête, du plus intelligent et du plus courageux ce que le répertoire de Michel Sardou est à l’œuvre d'un artiste tel que... disons, Léo Ferré. 

     

                 Mais alors, quel sens peuvent-ils tous donner à leur existence, tous ces prévaricateurs car si la vocation d’un être humain c’est, par exemple, de se lever le matin et d’aller cueillir des champignons : très bien alors ! Il y a va, il s’en retourne, il n’a maltraité personne ; s’il s’est baissé, du moins ne s’est-il jamais a-baissé au cours de sa cueillette, pas plus qu’il n’aura rabaissé qui que ce soit, alors que si vous faites le choix de vous produire tous les samedis soirs devant deux à trois millions de téléspectateurs dans les conditions dans lesquelles Ruquier et son duo se produisent, à quoi peut-on bien servir alors ? A quoi servent-ils et à qui, si on oublie un moment les motivations de ceux qui les rémunèrent ? Car si l’on sait qui vous servez, au moins est-on encore en droit de vous demander à quoi vous servez, à quoi vous nous servez ? Et à quoi vous aurez servi quand le moment sera venu de passer la main ?

    On nous objectera que si l'auteur Céline était né 50 ans plus tard, tous les médias lui auraient fermé leurs portes au nez ! Soit.

    Lui, Céline, aujourd'hui considéré comme un des plus grands auteurs de la littérature mondiale, avait compris bien avant tout le monde, dès les années 20, après la conflagration de 14, que l’avenir appartiendrait à quelques millions de caniches nains, de la trempe bien humide, voire détrempée, le fond de culotte un peu lourd aussi, d’une Salamé et d’un Caron, aux ordres d'une oligarchie tout occupée à asservir quelques milliards d’êtres humains hébétés.

    Et si Caron et Salamé ont pu se comporter comme ils l’ont fait ce soir-là du haut de leur clocher… aux et de pauvres cloches, ne cherchez pas : c’est qu’ils sont couverts et re-couverts d’une carapace mentale d’une épaisseur telle qu’ils ne se voient même plus déchoir tellement l’environnement dont lequel il baigne, eux et tous les autres, est propice à un aveuglément dans la déchéance ; et si par malheur, demain, tout le monde devait se soustraire au jugement de ses contemporains ou que ces jugements ne puissent plus se faire entendre, notre humanité y laisserait tout ce qu’elle a de plus précieux : la capacité de pouvoir se relever, se remettre, se rétablir de la prochaine catastrophe qui ne manquera pas de la frapper, balle au centre avec remise en jeu incertaine cette fois-ci ; elle pourra quand même, cette humanité, se vanter d’avoir connu l’ivresse du combattant qui sort de sa tranchée ivre mort, sous les ordres hurlés de son chef,  pour mieux mourir quelques mètres plus loin criblé de balles.


                Aussi, que François Asselineau se console : c'était perdu d'avance, les dés étaient pipés : Caron et Salamé nous en ont magistralement apporté la confirmation.

     

    ***

     

                D’aucuns, pessimistes, penseront que le rapport  de force est tellement en défaveur de ce qu’on appellera la « dissidence » que l’on peut raisonnablement en conclure qu’il est vain de se laisser tenter par un passage télévisé ( Etienne Chouard chez Taddéï, vendredi dernier…. en aura fait l’amère expérience et nous avec lui), avec un CSA intouchable et inaccessible à ceux qui ne sont pas en position d’exiger qu’il rende des comptes, lui qui a la prétention de pouvoir en demander...

    Certes, il se peut que plus rien ne puisse plus être tenté. Aussi, un repli sur Internet demeure la solution avec l'auto-production et l'appui d'un collectif  tout en partant à la rencontre de l'autre, de tous les autres… et là, nous avons dix ans d’avance… une fois le petit écran déserté, ses starlettes aux oubliettes.

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  • Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin...

                                       

    BHL chez Ruquier une heure durant ! Rien moins !

     

                    BHL face à Caron ou bien Caron face à BHL ? La réponse se trouve chez Ruquier ; un Ruquier comme à l'habitude... passif, complaisant, faussement débonnaire, sûrement craintif et tendu... un Ruquier dont il nous faudra bien un jour dresser le portrait : il s'agira bien évidemment d'un portrait psychologique puisque... sans substance et transparent jusqu'à disparaître, chez des individus comme Ruquier, au talent somme toute modeste d'amuseur public... tout est psychologique : larbinisme, soumission professionnelle, gratitude sans bornes pour un système qui lui a ouvert la voie d'un devenir social sans doute inespéré vu de sa ville natale du Havre...

                  Seul Aymeric Caron "fera le job" face à BHL, le test suprême côté courage et pertinence pour tout animateur radio-télé. Léa Salamé, son acolyte, a ressemblé très vite à un gardien de but à genoux devant un joueur adverse, et ce avant même que la balle ait été tirée : choix délibéré de sa part... c'est sûr. 

     

                    Protection policière renforcée, moins d’une semaine après son intervention  sur le plateau de... On n’est pas couché face à Bernard-Henri Lévy, Aymeric Caron a reçu des menaces : son numéro de téléphone, son adresse ainsi que celle de ses parents ont été diffusés sur Internet.

     

    ***

     

    Tout arrive à point à qui sait attendre

     

                Si BHL a pu incarner, des années durant, l'homme des causes ignorées et des Peuples oubliés dans leur malheur, occupant par la même occasion "le beau rôle" qu'il a érigé au rang de véritable concept, les jours passant, les mois, les années... le masque s'effrite et la carapace se fend ;  le grand public, d'ordinaire si bon public car complaisant et mal informé, semble enfin ouvrir les yeux à son sujet  car, dans les faits, BHL ne se soucie que de lui-même, de son image et d'un pays, un seul... Israël, tout en s'assurant du soutien de l'Etat français à cet Etat ainsi qu'à ses bailleurs de fonds que sont les USA  et l'Otan.

     


    BHL mis à nu par Jade Lingaard, journaliste à Médiapart

     

     

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  • Taddéï fait sa rentrée...

     

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    Ce soir ou jamais... Vendredi 5 septembre 2014.

     

               C'est vers 23 heures que j’ai allumé mon écran avec trente minutes de retard - en effet, l'émission présentée par Taddéï était à l'antenne depuis 22h30 -, même si, dix minutes plus tard… je me suis trouvé contraint d’éteindre cet écran pour fuir l’ennui qui m’a assailli ; un ennui insupportable : une punition injuste.

    Faut dire qu'une pensée m'était venue : "A cette heure-ci, il n'y a sans doute déjà plus personne devant leur écran... sinon quelques chômeurs, quelques retraités, un ou deux universitaires venus écouter d’autres universitaires : Alors j’étais comment vendredi soir chez Taddéï ?"

    Les autres, les salariés, sont très certainement déjà dans un état comateux : le travail, les transports, les embouteillages, les enfants, les courses du vendredi ... une maison à 60 kilomètres de paris, là où on peut encore se l'offrir dans un environnement à peu près décent... 1h30 de route et de bouchons...

    A 23h15 devant son écran, il ou elle n'écoute déjà plus personne. C'est sûr !


     

                Les invités pour la première émission de la rentrée ?


                Cécile Philippe, une « économiste » qui n'a besoin de rien ; rémunérée par l'Etat - l'argent des contribuables... précisément ceux qui assument le principe de réalité et que l’on trouve dans les RER dès 6 heures du matin -, cette jeune femme, paradoxalement, n'aura pas de mots assez durs contre les déçus du hollandisme (ça existe le hollandisme !!!???) et ceux qui attendent tout de l'Etat ; une universitaire à qui il n'arrivera jamais rien de fâcheux sur un plan professionnel ; alors, qu'importe la mondialisation, cette guerre contre les salaires - mise en concurrence de tous contre tous -, guerre contre les acquis sociaux et la démocratie ! Elle est entrée dans la carrière à 2500 euros, elle en sortira à 4500, et si elle est un peu futée et docile, à 7500... à raison de deux heures de cours par semaine dans une grande école de la République, occupée, mais si peu, à faire la leçon aux enfants des classes supérieures ; justement là où leurs parents ont reçu la leur... de leçon : même banc, même fond de culotte.


               Jacques Attali qu'on ne présente plus faute de pouvoir en dire quoi que ce soit d'intéressant à son sujet ; un Attali qui, depuis quarante ans, vit sur le dos de la République et de l’Etat.

    Si on sait ce qu'on doit à un boulanger lorsqu'il prend sa retraite et cède son commerce - il se sera levé tous les matins à 4heures pour faire son pain et nourrir sa rue, son quartier -, en revanche, on est nombreux à se demander ce qu'on peut bien devoir à un individu tel que Jacques Attali, omniprésent dans les médias depuis un demi siècle et dans tous les lieux de "non-pouvoir", là où on sert sans états d’âme une oligarchie à la fois nationale, européenne et mondiale.


               Robert Hue maintenant... Robert Hue le laborieux ! Orateur à hue et à dia ! Petit talent, petites capacités, tout désigné pour la trahison mais... malgré lui, et qui plus est... à son insu – d’où son aplomb alors qu’il a toutes les raisons du monde de se faire oublier. Le croirez-vous : Robert Hue est venu nous donner des leçons d'homme de gauche... la bonne blague ! Quand on sait qu'à gauche, il est considéré, avec Mitterrand, comme le fossoyeur du parti communiste, reniement après reniement, compromis tous plus bancals les uns que les autres...

    Il a sorti ce qui se voudrait être un "livre". Il est venu le vendre. Seulement, il y a fort à parier que son éditeur et lui ne sachent pas encore que personne ne l'achètera car personne ne peut décemment souhaiter le lire. Ou bien alors... c'est à désespérer de tout.


             Autre invité : un philosophe respecté et sans doute respectable, Marcel Gauchet... à qui, il n'est rien arrivé, lui non plus, et qui ne fera jamais rien advenir ; vu son âge, il est sans doute déjà trop tard (1).


            Et puis... deux ou trois autres invités (je ne sais plus très bien combien et qui) dont la présence est destinée très certainement à réduire le temps de parole de ceux qui ont la langue un peu trop pendue car, le risque est toujours là, menaçant tel un couperet : les téléspectateurs se lassent vite ; or, le zapping n’est pas une option chez ceux qui produisent "CSOJ".... d’autant plus que France 2 court après l'audience de TF1, entreprise pourtant déficitaire : mais alors, l'échec aussi ferait donc des envieux ?



              Un dernier invité...  - ô surprise ! - Etienne Chouard (2), star du web et du tirage au sort ! Sauf erreur, il s’agit là de sa première télé… à une heure d’écoute somnolente ; un Chouard très vite contré par Attali : il y avait urgence sans doute.

    Star du net, on serait vraiment tentés de demander gentiment à Etienne Chouard que nous respectons tous sur la toile, de ne pas perdre son temps et son énergie avec ce qu’on appelle « la télé ». Car, comme il le fera si justement remarquer : si seuls les électeurs non politisés y croient encore lorsqu'ils votent… avec la télé, seuls ceux qui n’attendent rien ou qui n’ont besoin de rien, éprouvent le besoin de se figer deux, voire… quatre heures durant devant un écran, même géant et dernier cri :

          « Qu’est-ce que tu as fait hier soir ?

        - Rien. J’ai regardé la télé ».

     

    Il y a des confessions qui se passent de commentaire.


    ***

     

               Mais alors... au diable la télé ! Vraiment !


               Empressons-nous bien plutôt de retourner sur Internet, là où il est encore possible de construire quelque chose. Les internautes y sont actifs, inter-actifs même, voire hyper-actifs pour certains d'entre eux, et motivés ; ils ont soif : soif de savoir et de comprendre, même et surtout à leurs risques et périls ; et quittes à en sortir atterrés, ils auront toutefois la satisfaction de mourir dans le pire des cas, assis, sinon debout… mais certainement pas vautrés devant un écran qui ne peut plus et qui n’a plus rien à transmettre ni à partager.

     

             Aussi, dans ces conditions, grande est la tentation de signifier à l'animateur de "Ce soir ou jamais"...

     

             Allez Taddéï, laisse tomber ! Ton émission, c’est plié d'avance ! (3)

     

     

     

     

     1 - On peut néanmoins s'estimer heureux, Taddéï nous a épargné la venue d'un d'Ormesson : l'homme qui n'a rien à dire et qui le dit bien, paraît-il.

     

    2 - On aura noter le fait que… Attali, le parasite, s'est tout de suite senti visé par l'intervention d'Etienne Chouard ; d’où le ton disqualifiant de notre « expert en tout et à toute heure »  face à Etienne Chouard ; mépris qui a pour cause, n'en doutons pas un instant, une culpabilité et une honte devenues ingérables au fil des ans chez tous ces individus si mal préparés à une remise en cause pourtant salutaire car, si bien mal acquis profite toujours par les temps qui courent à grande vitesse, il n’en demeure pas moins que les habits d’un usurpateur et d'un faussaire sont lourds à porter en présence de ceux qui, sans prétention mais socialement novateurs et constructifs, même à perte, s’habillent léger… très léger… aérien même.

    Qu'il soit permis toutefois de conseiller ceci à Etienne Chouard : il est grand temps qu'il apprenne à faire face à la contradiction et à la mauvaise foi, en soumettant ses arguments à l’épreuve de ses détracteurs. Raisonner, c'est aussi une discipline quasi sportive après tout ! Il faut être athlétique ; et seule la concurrence  - celui qui menace de raisonner plus vite, sinon mieux -, permet de se maintenir à niveau.


    Dans tous les cas, on peut parier sur le fait qu'Etienne Chouard ne sera pas réinvité. Taddéï n’invite pas deux fois ceux que tous les autres n’invitent jamais. Il s’est acheté, et le service public avec lui, une bonne conscience en invitant Chouard, c’est tout.



    3 - Si Taddéï était vraiment sérieux et libre, il inviterait régulièrement Soral, Dieudonné, Chouard, Asselineau, Sapir, Berruyer, Colon, Kemi Seba, Laurent Louis, les responsables du site 9.11 pour nous donner des nouvelles de la version officielle des événements du 11 septembre car, ça bouge aussi de ce côté là... et puis, tant d’autres...


    Avec CSOJ, le service public est « à fond » ... il ne peut pas faire plus !
    Aussi, le meilleur service que l’on puisse rendre à Taddéï, c’est de dénoncer ses émissions faussement pluralistes et sa bonne conscience à moindre frais, à moindre coût, à moindre risque.


    Temps de parole des invités à "Ce soir ou jamais"  :


    Attali 18mn10 (29%)
    Hue 9mn13
    Philippe 7mn59
    Gauchet 7mn55
    Chouard 7mn09
    Goyet 5mn51
    Delaume 4mn01
    de Vitry 2mn11

     

    _______________


    Pour prolonger, cliquez : Penser la démocratie avec Etienne Chouard

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  • Godard or not Godard ?

     

     

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                   Godard, cet éternel, ce grand, cet immense amateur chez les professionnels ! Godard ou l'anti-cinéma ! Un Godard qui, certes, fait ce qu'il peut, avec les moyens dont il dispose ; et comme il ne et n'y peut pas grand-chose et que ses moyens sont limités...


    Un Godard qui oublie souvent le cinéma en cours de route, trop occupé qu'il est à vouloir à tout prix nous expliquer qu'il est d'une intelligence bien supérieure à la moyenne de ceux qui servent le même Art que lui.  Certes, Godard-là aura eu, malgré tout, le mérite de chercher même s'il lui est souvent arrivé de tourner alors qu'il n'avait rien trouvé : et là... mon Dieu, là... une heure trente, c'est long, très long : une éternité.


    Mais alors, pourquoi se donner autant de mal pour un résultat aussi médiocre ? Fellini, lui, avait tout compris dès 1960 et tout trouvé aussi ( à partir de "La dolce vita" et "Huit et demi "), sans tapage avec une maestra inégalée par tous les réalisateurs dits de la "Nouvelle vague" qui s'est très vite avérée n'être qu'une vaguelette.


    Avec un film tel que "Le mépris", Godard nous montrera avec brio à quel point sa génération n’a pas les outils intellectuels ni culturels pour penser un auteur grec de la stature de Homère - indépendamment de cet autre auteur qu’est Moravia -, Godard réduisant l'Odyssée à une histoire de crise du couple ; et la présence de Fritz Lang ne sauvera rien, et pas davantage le pastiche musical de Delerue venu tout droit de chez Mahler !...


    Godard n'a jamais assumé la responsabilité que tous les cinéastes, même les plus radicaux, ont assumé : la responsabilité de ce que l'on donne à voir et à entendre, comment et pourquoi. Il semblerait que Godard ait fait du cinéma faute de trouver un autre exutoire à son ennui. "Le mépris" avec sa fausse musique et ses guests-stars annonce un cinéma de l'esbroufe, destiné à épater le bourgeois branché, un cinéma de faux érudits, de faux intellectuels bavards car Godard ne travaille aucun texte (ce que lui reprochera Marguerite Duras) bien que ce qu'il croit être "son cinéma" se répande en citations ; ce qui semble le dispenser de lecture.

    L'art contemporain est aussi né, en France du moins, avec ce film et ce réalisateur d'un conformisme confondant. Il ne manquait plus que  Mai 68 et ses libéraux-libertaires escrocs composés de jouisseurs à la petite semaine.


    Autant pour cette soi-disant avant-garde cinématographique, nouvelle vague, qui s'appuie sur le top 50 de la musique romantique pour faire « son cinéma » ! Et alors qu’un réalisateur comme Kubrick, qui n’a jamais eu à cracher sur la tombe de quiconque pour exister, tout occupé qu’il était à servir et à parfaire, film après film, son métier et son Art, sera bien plus avisé : en 1969, il ne se contentera pas seulement des Strauss - Richard et Johann ; il nous présentera dans 2001, l’Odyssée de l’espace, un compositeur contemporain majeur : György Ligeti, roumain/hongrois naturalisé autrichien, né en 1923 et mort en 2006.


    Une nouvelle vague au vague à l'âme approximatif et au cinéma de terrain du même nom : terrain vague dont les films, à de très rares exceptions près, n'arriveront jamais à la cheville du meilleur du cinéma français des années 30, 40 et 50.


     

                                           _________________

     

    "Film socialisme" (2010) ou quand Godard rempile
     

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             Une souscription est lancée ; souscription qui devrait, nous l'espérons tous, permettre à Godard de s'offrir un chef opérateur et un preneur de son dignes de cet Art cinématographique qu'il est censé servir. A moins qu'il ne se soit agi depuis un demi-siècle d'autre chose en ce qui le concerne car...

    Car enfin... comment trouver une justification à la qualité déplorable de la bande son et de l’image de son dernier opus "Film socialisme" ? Qualité aussi affligeante que tout ce que l’art contemporain - fossoyeur de l’Art Moderne -, nous présente depuis les années 60 - un art de bric et de broc.

    Le titre de son dernier long métrage aurait dû nous alerter avec son emploi inconsidéré et gratuit de social-isme là où l'on serait en droit de trouver social-iste, à la fois adjectif et substantif (et substantiel ?!) - tout comme cette substance dont le film aurait eu bien besoin car...

    Une longue suite de name-dropping... en-veux-tu-en-voilà mais inaudibles, homme de citations (citations le plus souvent pédantes, académiques, scolaires et creuses ) plus que de cinéma (il ne suffit pas de mettre des images sur du texte ou de la musique sur des images pour faire du cinéma), dont les références musicales sont celles de tout le monde, Film socialisme qui ignore superbement le spectateur (film pour Godard seul ?), d'une complaisance rare, ou bien d'une insouciance proche de la négligence, est un véritable défi lancé au cinéma : en effet, dans ce qu'il faut bien appeler "une proposition audio/vidéo" (type de proposition qui force la remarque suivante : n'importe quel quidam sans compétences techniques ni artistique aurait pu être, dans une large mesure, à l'origine de ce film) difficile de trouver un plan de cinéma, une idée, un visage, un regard, une voix dignes du 7è Art ; proposition d'une pauvreté sans nom dans laquelle le "réalisateur" peine à trouver quelque chose à dire, à montrer, à donner à entendre, et qui plus est : quelque chose à nous dire, à nous spectateurs pourtant débordants de bonne volonté.

    On nous promet Odessa, l'Egypte, la Palestine, l'Or espagnol... on n'en verra pourtant qu'un ou deux plans, aussi indéfinis qu'interchangeables.

    Un port turc ?... De nuit ; port qui pourrait être n'importe quel port... avant un bavardage de type bric-à-brac intellectuel indigent et mal inspiré dans un garage et une station service...

     

                                                                      ***

     

               Godard prétend habiter le cinéma ; force est de constater que, dans les faits, Godard n'habite que lui-même car,si on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments, au cinéma, les bonnes intentions ne suffisent pas..

             Aussi...qui aura le courage de demander à Godard - le réalisateur le plus sur-évalué de tous, tant sur un plan artistique qu'intellectuel (avec Scorsese... pour d'autres raisons)-, non pas de rempiler mais... de raccrocher avant que l'on en vienne tous à penser que vraiment, cet homme-là n'était pas fait pour le cinéma ?! 

     

    ____________________________

     

    Pour prolonger et rebondir... Godard chez Mediapart

     

    Ainsi que Cinéma, de film en film, de salle en salle

     

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