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  • Caroline Fourest... de digressions en diversions

    Samedi 2 mai 2015

     

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    Fourest par ULESKI 3.jpg

     

                  La mâchoire serrée et la dent dure, les lèvres pincées, des yeux de laborantin (et de souris de laboratoire car les  chercheurs finissent toujours par ressembler à leurs cobayes), le regard droit et déterminé qui annonce des procès d'intention sans nombre…

    Sourire aussi rare qu'introuvable, privée d'humour, sèche, une coupe de cheveux qui fait que rien ne dépasse car, rien ne doit dépasser, jamais ! Une tenue vestimentaire unisexe - chemise grande taille aux manches retroussées et jeans, dans la plus pure tradition des sorties du vendredi soir, à l’heure où il nous faut tous remplir un cadi chez Auchan (même les magasiniers de chez Leroy Merlin l’enchanteur sont mieux vêtus)…

    Sans goût donc (plus généralement, d’aucuns diront : « sans appétence »), mais forte de ses études d’Histoire, de sociologie et de communication, Caroline Fourest n'a qu'une seule  idée en tête : nous mettre tous à l’abri de trois fléaux imminents :

    - Le catholicisme intégriste omniprésent dans les médias, à la propagande ravageuse, et aux effets sociétaux dévastateurs…

     - Un Front national… non pas variable d’ajustement de la vie politique et des laissés-pour-compte de la société française (copyright Serge ULESKI), tout comme le chômage en économie… mais bien un FN sur le point de conquérir tous les postes clés du pouvoir - L’Elysée, Matignon, le Parlement, télés, journaux, radios, banques, multinationales...

    - Et pour finir : Tariq Ramadan… de la religion du même nom ; un Tariq Ramadan entouré de ses troupes de choc, Musulmans déchaînés, véritables bombes vivantes d’un feu de Dieu, par millions, à la tête d’un complot national aux ramifications internationales : la conquête de l’Europe par des Arabes en bivouac à Poitier et dont les têtes pensantes ont élus domicile en Suisse dans l’attente de l’assaut  final.

     

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                     Passionaria de la lutte contre les extrêmes, surtout quand ils sont minoritaires  – mais… ne le sont-ils pas toujours par définition ? -, le courage étant la qualité la moins bien répartie chez les êtres humains, Fourest prend pour cibles, non pas les causes mais les effets ; en d’autres termes… les petits poissons plutôt que les gros.

    Rien de surprenant en la matière car, en ménageant les puissants, n’a-t-on pas la garantie d’une évolution, ou bien plutôt… d’une prolifération de carrières jusqu’aux confins de l’ubiquité : salaires mirobolants, voyages voyages ! partenaires très certainement bedonnant et gras (ou bien grasses, c’est selon) mais riches et influents - compensations qui en valent bien d’autres !

                       Manifestement, l’Histoire que Caroline Fourest a étudiée à l’EHESS et une solide méconnaissance du réel - ses véritables causes et enjeux -, lui a enseigné que, dans les années à venir, le fascisme et l’intégrisme religieux sont bel et bien les deux périls en la demeure ; fléaux qui nous menacent tous autant que nous sommes… et plus encore si nous ne sommes ni d’extrême droite ni musulman ni sympathisant ni rien…

    Voyez où en sont aujourd'hui les Grecs et les Espagnols pour avoir ignoré les alertes de Fourest ? Et demain… qui d’autres ?

    « Les Grecs ? Les Espagnols ? De quoi parlez-vous ? Quel rapport ?!

    – Ben… aucun justement ! »

    .

                  La sociologie quant à elle, aura permis à Fourest de réaliser à quel point des pans entiers de notre société étaient sous l’emprise démoniaque  – surtout dans les beaux quartiers -, de barbus racistes, anti-républicains, machistes et antisémites. Et la communication qu’elle a étudiée en Sorbonne... combien il est urgent d’opposer à tous ceux qui contrôlent nos chambres à coucher, nos quartiers, nos villes, nos départements, nos régions, notre pays et notre continent, la diffusion d’une information à la fois offensive et dissuasive.

    "Et devinez quoi ?

    - .................

    - Allez ! Faites un effort !

    - Euh... Fourest est omniprésente dans les médias ? C'est ça ?

    - Bravo ! Vous voyez quand vous voulez !"

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                Télés, radios, journaux… Caroline Fourest est chroniqueuse au Monde, à France 24, à France Culture et à France Inter.

     

    ***

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                 Approximative et sans scrupules,  - et si tant est qu’elle soit intellectuellement capable d’identifier nos vrais ennemis... à titre d'exemples : ceux qui nous préparent une organisation de l’existence liberticide et dégradante pour l’immense majorité de l'espèce humaine -, alliée objective de l’extrême droite (1) dans sa victimisation de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Musulman ; Imbécile ô combien utile ! Fourest n’occupe-t-elle pas son temps de cerveau disponible à prendre pour cibles des catégories qui ne sont en aucun cas une menace pour la liberté, la justice sociale et notre cohésion nationale, et ce pour le plus grand bonheur de ceux qui n’ont qu’un seul programme : la remise en cause des trois piliers de notre république : la liberté, l’égalité et la fraternité ?

    Pour peu que l’on ait encore la folie et le courage d’allumer un poste de télé, une radio, ou bien de lire un journal, n’en doutons pas un seul instant : en larbin de toutes les stratégies de diversion (en a-t-elle seulement conscience ?), avec Caroline Fourest qui voyage dans les valises de BHL, en nouveau faussaire de l’intelligence et de la lucidité, on en prend pour trente ans ! Oui, pour trente ans ! Car, dans les années à venir, ce sont les Fourest, Clark, Morandini et consorts, (après les Elkabbach et les Duhamel), véritables nains de l’existence et de l’engagement, individus sans colonne vertébrale autre que celle que peut leur offrir le confort du dos du fauteuil dans lequel ils posent chaque jour des fesses tièdes et maigrichonnes (à force de les serrer ?)… ce sont bien eux qui nous feront la leçon et qui rendront tous les verdicts…

    Et c’est alors que tous ces acteurs de la diversion viendront donner à la représentation du réel le coup de grâce ; libre ensuite au mensonge de régner sans entraves ; mensonge qui donne au pouvoir et à l’argent toutes les clés de l'avenir mais… sans nous puisque cet avenir se passera de notre consentement... puisque telle elle est la finalité de ce mensonge.

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     1 - Avec des détracteurs comme Fourest, le FN, qui en a connus bien d'autres - pensons à un certain Karl Zéro, blaireau pur jus dans le style Canal+ dont l'action anti-FN culminera avec la présence de le Pen au second tour de la Présidentielle de 2002 -, le FN peut donc dormir tranquille ; ses jours sont assurés et ses nuits aussi.

     

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    Pour prolonger - cliquez : Fourest, documentariste pour une audience somnolente

     

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  • Des nouvelles de l'Amérique

                  

                      Il n'y a pas mieux que les Américains pour nous parler de l'Amérique

     

     

     

               Auteur prolifique et anarchiste autoproclamé, à 86 ans l‘âge ne semble pas le ralentir. Professeur émérite de linguistique au Massachusetts Institute of Technology où il a enseigné toute sa carrière, Noam Chomsky, en collaboration avec l'universitaire Edward Herman, a contribué à la naissance des travaux consacrés à « l'économie politique » (« political economy ») des médias de masse. Leur  ouvrage La Fabrication du consentement (1988), étudie comment, dans le contexte américain, les principaux médias participent au maintien de l'ordre établi.

     

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    Les meilleurs moments de cette interview :


                "Les États-Unis sont considérés comme la plus grande menace à la paix mondiale, par une majorité écrasante. Il est assez intéressant que les médias américains aient refusé de publier cela."


                "Dans les 40 dernières années, la plus grande menace pour Israël a été sa propre politique."


                "Rappelez-vous que la pire campagne terroriste dans le monde est de loin, celle qui est orchestrée à Washington même. C’est une campagne mondiale d’assassinat. Il n’y a jamais eu de campagne terroriste de cette échelle."


               "Décrire Poutine comme un monstre fou qui souffre d’une maladie du cerveau et qui est atteint d’Alzheimer, une créature maléfique, c’est un standard de fanatisme orwellien. Je veux dire, quoi que vous pensiez de ses politiques, elles restent logiques. L’idée que l’Ukraine puisse rejoindre une alliance militaire occidentale serait inacceptable pour tout dirigeant russe.


              "L’Etat-Providence est l’une des contributions majeures de l’Europe à la société moderne"

     

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               Abby Martin à propos d'Hillary Clinton, candidate à l’élection présidentielle américaine de 2016 : "Hillary Clinton a voté en faveur de la guerre en Irak, c’est une criminelle de guerre. De même en ce qui concerne la Libye, la Syrie... au total près de 3 millions de morts civils depuis 2003. Je ne voterais pas pour une s***** comme elle."
     
     
     
             Sénateur, candidat démocrate aux primaires de la présidentielle de 2016, challenger d'Hillary Clinton, la candidate des lobbies militaro-industriel, agroalimentaire, bancaire et sioniste (pour ces raisons, on peut parier que les médias français ne manqueront pas de la soutenir)... Bernie Sanders souhaite imposer un débat au sein de son parti à l'occasion de cette primaire : "La réalité des salariés américains est la suivante : ils travaillent plus et gagnent moins malgré des gains de productivité records ; ils n'ont pas les moyens de payer des études à leurs enfants. Il n'y a aucun parti qui ait réellement pris conscience  de l'effondrement écologique à venir. Le chômage est à 11% et non à 5% ; 1% des revenus les plus élevés équivaut à 99% de la totalité des revenus ; ce sont nos billionaires qui achètent l'élection présidentielle, et ce n'est pas tolérable !"
     

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    Pour prolonger, cliquez : Penser le monde aujourd'hui avec Noam Chomski

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  • Benjamin Dormann : médias et omerta

     


    Interview de Benjamin Dormann par Enquête&débat

     

     

     

                 C'est un fait établi depuis longtemps : la presse des uns s’interdit d’enquêter sur celle des autres ! En effet, un journaliste réfléchira à deux fois avant d’enquêter sur un de ses confrères.

    Quant à ceux qui, courageux et téméraires, s'y risqueraient... impossible de se faire inviter sur les plateaux-télés.

     

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                 Qu'à cela ne tienne...

     

                 De Médiapart au Figaro, en passant par l’Humanité, Benjamin Dormann dans son ouvrage « Ils ont acheté la presse »

    dormann,médias,presse,niel,pigasse,

    passe au scanner les mœurs financières de cette caste, de ses dirigeants et de ses actionnaires :

    - Médiapart déposerait le bilan s’il devait acquitter sa dette au fisc : plusieurs millions d’euros de TVA…

    - L'Etat annule régulièrement la dette du journal l’Humanité…

    - Des journaux (sans lecteurs) sont organisés en association de loi 1901 tout en ayant des intérêts dans des sociétés commerciales...

    - On déplore des conflits d’intérêts sans nombre au sein de cette profession : un journaliste interviewe dans l’ignorance la plus totale des auditeurs, des téléspectateurs ou des lecteurs, l’actionnaire, majoritaire de surcroît, de son employeur.

     

              Aussi, la presse ressemble fort à une caste intouchable dont la classe politique et économique a acheté le silence, la complaisance et la connivence ; il est vrai que l'on ne mord pas la main qui vous nourrit ou qui vote des subventions à hauteur de 2 milliards et demi par an de fonds publics.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Médias et journalisme - un lecteur témoigne

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  • Les frondeurs... dégonfleurs !

               

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                     Les "frondeurs" du PS qui ont pourtant forcé le gouvernement à utiliser l'article 49-3 pour adopter la loi Macron - loi qui marque la sortie de la présidence et du gouvernement PS du camp de la Gauche -, tout en étant soulagés qu'ils n'aient plus... pour les uns, à voter contre, pour les autres, en faveur de cette loi, ces frondeurs ne voteront pas la motion de censure déposée par l'UMP et l'UDI ; les Ecolos non plus.

    Seul le parti communiste (15 députés) la votera.

    Faut dire que Valls et Cambadélis (Premier secrétaire du PS) ont menacé les frondeurs PS d'exclusion. Aussi, tous sont rentrés dans leur niche ; aucun d'entre eux n'a voulu prendre le risque de devoir jouer le député PS chez Pôle Emploi en 2017 ; en effet, c'est un salaire mensuel de près de 12 000 euros, dont la moitié net d'impôts, qui est en jeu pour tout ce beau petit monde.

    Dure dure la dissidence ! Dur le courage !

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                Sur France info le mercredi 18 janvier, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur l'utilisation de l'article 49-3 de la Constitution par le gouvernement ainsi que sur les conclusions d'une "étude" du directeur de la Fondation pour l’innovation politique, Dominique Reynié ; invité sur France Inter par un "journaliste", Philippe Cohen, coutumier du procès d'intention et de la diffamation, Reynié dresse le portrait d’un Parti de gauche antisémite ; ce Parti étudie une plainte en diffamation contre ce même Reynié.

     

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    Pour prolonger, cliquez : continuer de porter la crise au coeur du PS

     

     

     

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  • Charlie Hebdo versus Dieudonné…

     

                   "Avec Charlie Hebdo c'est toujours drôle ; avec Dieudonné, jamais ! Cherchez l'erreur ! Cherchez qui dérange et tape sur qui et quoi ? Et qui ne dérange personne sinon les petits, les humbles et parfois même les plus faibles de notre société, les dominés."

     

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               A la question "Pourquoi Charlie Hebdo c'est bien et Dieudonné c'est mal " les titres dans la presse se succèdent.

     

                  « Pourquoi Dieudonné est-il attaqué alors que Charlie Hebdo peut faire des “unes” sur la religion » ?

    La question revient, lancinante, depuis la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo. A en croire cette même presse, elle correspondrait à une interrogation d'une partie des lecteurs.

     

                     « Pourquoi cette différence de traitement entre Dieudonné et Charlie Hebdo ? »

               Ironie de la situation : cette question met en cause un Dieudonné dont on peut affirmer, sans trop risquer de se tromper, qu’il est celui qui, de la scène humoristique, est le plus proche, dans l’esprit, de Charlie Hebdo, celui des années 70, avant l’ère Philippe Val. A ce propos, Dieudonné a travaillé un temps avec l’un d’entre eux.

     

                 « Que recouvre la formule « liberté d'expression », et pourquoi s’arrête-elle à Dieudonné ?»

                 Inutile de préciser que tous répondent à cette question en mettant en cause Dieudonné : « Les caricatures de Charlie visent une idéologie et non pas une communauté en tant que telle ; c'est ce qui distingue Charlie Hebdo des discours de Dieudonné. Il y a une tolérance quand il y a un second degré et la volonté d'amuser sans intention de nuire à autrui. »

            Ce juriste n’a sans doute jamais vu une caricature de Charlie Hebdo et n’a jamais assisté à un spectacle de Dieudonné.

     

           Qu'à cela ne tienne ! Libé, Nouvelobs, Médiapart, l’Express, le Figaro, tous s’y sont frottés à cette question - Pourquoi Charlie Hebdo c’est bien et Dieudonné c’est mal -, comme si l’on pouvait en toute impartialité y répondre à l’heure où il est maintenant prouvé depuis le bannissement des médias de l’humoriste en 2003 à la suite d’un sketch sur France 3 qui mettait en scène un colon juif des territoires occupés de Palestine… que quiconque manifeste de la sympathie à l'égard de Dieudonné se verra sanctionner : chômage (des salariés licenciés, des lycéens renvoyés à la suite de la publication de quenelles), menace physique, procès en sorcellerie, perte de la possibilité d’une carrière dans les domaines suivants : la politique, le divertissement et les médias.

            Juristes, chroniqueurs, rédacteurs en chef, tous nous expliquent que … avec Charlie Hebdo, ça part toujours d’un bon sentiment mais qu’en revanche, avec Dieudonné, c’est bel et bien un humour haineux qui nous est proposé : un humour antisémite, raciste et négationniste.

    Or, jamais Dieudonné n’a été condamné pour négationnisme. A juste titre, il ne l’est pas. Bien au contraire, il n’a cessé de dénoncer l’utilisation à des fins commerciales et politiques de domination du génocide des Juifs au détriment, ici, en France, d’une histoire nationale qui accorderait à tous les crimes et à toutes les souffrances la même importance, la même audience et la même représentation ; et par voie de conséquence : la même reconnaissance et empathie en dehors de toute recherche d’un traitement d’exception en faveur d’une communauté en particulier.

    De plus, jamais Dieudonné n’a été condamné pour racisme. Quant à son antisémitisme supposé, Dieudonné n’a jamais eu que deux cibles : le CRIF et la LICRA, tous deux responsables depuis 2003 de son bannissement des médias et d’un véritable acharnement que l’on peut à juste titre comparer à une chasse à l’homme comme on peut en mener contre des délinquants, voire des terroristes : d’où le « Je suis Charlie Coulibaly » de Dieudonné ; comprenez : « Tout comme Charlie Hebdo, je suis un  transgressif mais que l’on traque comme un terroriste ».

     

                    Froisser la mémoire des uns est un délit. Froisser la Foi des autres est un délice - Le journal de Personne

             A propos de Charlie Hebdo et sa représentation du prophète Mohamed, des pays comme l’Iran ont su renvoyer la balle ; ils proposeront de répondre aux provocations en organisant un concours international de caricatures sur le génocide juif des Nazis.

    C’était une idée ; elle avait le mérite de l’intelligence ; elle ne manquait pas d'esprit non plus.

    En revanche, ici, en France, face à Dieudonné, seule la répression est de mise. De là à penser que pour les uns tout est permis et que pour les autres rien ne l’est… deux poids, deux mesures…

    Cette initiative conduite par l’Iran, non reprise ici en France, a permis de démontrer "… que le pouvoir occidental ment quand il prétend que les démocraties avancées mettent la liberté au-dessus du blasphème et du sacré, alors que c’est un interdit quasi religieux qui frappe quiconque souhaite caricaturer le génocide juif (dans sa version et son instrumentalisation à des fins commerciales et politiques... s'entend)".

    Moquerie, insultes, représentations obscènes, voire pornographiques du génocide juif ? N'y pensez même pas ! On hurlera alors au blasphème et à la transgression antisémite ; le mot magique est lâché ; il ferme toutes les portes et n’en ouvre qu’une seule : celle des tribunaux qui prononceront alors des condamnations qui ruineront socialement et économiquement tout individu qui serait jugé coupable, même au nom du droit à l’humour, au blasphème, à la transgression ou plus simplement à la liberté d’expression. 

            On ajoutera ceci à propos de la fausse interrogation qui oppose Charlie Hebdo (ou Zemmour pour l'occasion) à Dieudonné : lorsque l’on s’interroge un instant sur le curriculum vitae de ceux auxquels on s’adresse pour trancher cette question  - juristes et avocats pénalistes ,entre autres -, très vite on ne peut pas ne pas s'apercevoir que ces derniers ont pour clients - mais est-ce un hasard ? -, Charlie Hebdo justement ! Ou bien le CRIF et la LICRA ; d'autres défendent qui un Houellebecq, qui les FEMEN, qui un Eric Zemmour lorsque ces derniers font l’objet de poursuites pour « incitation à la haine » ou pour « diffamation » car, dans les faits, en dehors de tout ce beau monde, vous ne trouverez aucune autorité morale et intellectuelle au dessus de tout soupçon pour condamner Dieudonné sans réserve.

    Et comme un fait exprès, on peut menacer ou injurier l’humoriste sans pour autant prendre le risque d’un procès ou d'une condamnation :

    -      « A quoi voulez-vous vous attendre avec Dieudonné ? C’est jamais qu’ un nègre » (animateur de télé québécois)

    -      « Les services secrets devraient s’occuper de Dieudonné » (Michel Onfray)

    -      « Dieudonné devrait être  fusillé séance tenante » (Philippe Tesson)

     

     

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           La problématique « pourquoi Charlie Hebdo c’est bien et pourquoi Dieudonné c’est caca » s’articule avec, d’un côté, un journal (Charlie Hebdo) qui prend pour cible la religion d’une population la plus faible et la plus discriminée en Europe - une population appartenant massivement aux classes populaires (1)  -, et de l'autre, un Dieudonné qui, dès 2003, a pris pour cible non pas une communauté mais une idéologie, le sionisme, d’une brutalité sans équivalent dans l’histoire récente, représentée ici en France par le CRIF, la LICRA, l’UEJF et la LDJ. Une idéologie qui a ses entrées non pas dans les foyers de la Sonacotra, ni dans les quartiers relégués ou chez les salariés des multinationales du BTP aux travaux pénibles et sous-payés, mais bien plutôt à l’Elysée, à Matignon, au Parlement, au Sénat et dans tous les médias de masse soit en tant qu’actionnaires, soit en tant que chroniqueurs, journalistes, directeurs et directrices de l’information : si vous avez un doute, merci de vous reporter à la liste des invités au dîner du CRIF chaque année ou plus simplement de passer une semaine en compagnie de France 2, Europe 1 et BFM-TV à l'heure de "l'information".

     

     

              Satire et droit à l’humour, un si long combat judiciaire contre Dieudonné

     

             Oui, tous ces journaux tentent d’expliquer à leurs lecteurs pourquoi « Charlie Hebdo c’est bien et Dieudonné ça pue » : or, à la lecture des commentaires postés, il semblerait qu’ils n’y parviennent que difficilement. Cela ne surprendra personne car rien n’est plus convaincant que la vérité ! Rien ne recueille autant l’adhésion du plus grand nombre que la vérité ! Dites la vérité, non seulement vous ferez rire le monde entier mais tout aussi salutaire : personne ne la contestera car, en ce qui concerne le sujet qui nous occupe plus spécialement, cette vérité sera porteuse d’une exigence à la fois intellectuelle, factuelle, morale et humaniste ; pour cette raison, la vérité est belle, égalitaire et fraternelle ; le mensonge est laid ; il salit tout ce qu’il recouvre. Il est destiné à la domination de quelques uns sur le plus grand nombre, toujours !  Et par les temps qui courent, la vérité… donc la beauté, n’a pas de prix et c’est la raison pour laquelle ils sont si peu nombreux à pouvoir se l’offrir.

              La vérité ? C’est la recette de Dieudonné : dites la vérité et tout le monde éclate de rire comme libéré d’un poids immense, celui du mensonge auquel nous sommes tous tenus… et c’est alors que l’on en redemande car rien n’est plus lourd à porter que le mensonge imposé qui se sait mensonge contre le meurtre de la vérité.

    Par conséquent… si Charlie Hebdo avait tenté de prendre pour cible un colon juif des territoires occupés ou un certain Moïse - ou bien encore... tenez ! Pire ou mieux, c’est au choix ! -, les présidents du CRIF les plus récents (Prasquier et Cukierman...) - et il y a de quoi ! - eh bien, vous pouvez parier que le premier procès que ce journal aurait perdu l’aurait ruiné en quinze jours et toute l'équipe de Charlie serait encore de ce monde aujourd'hui ; morte socialement et professionnellement mais vivante quand même, cette équipe qui n'en serait plus une !

    A ce sujet, on peut se reporter au témoignage du caricaturiste Siné, licencié par Val pour antisémitisme qu'aucun tribunal n'a validé : c'est ICI.


                Alors : "Pourquoi Charlie Hebdo c’est bien, et pourquoi Dieudonné est un terroriste ?"

            Charlie Hebdo prend pour cible les locataires des foyers Sonacotra et des quartiers relégués (2). Dieudonné ceux de l’Elysée, de Matignon et de l’Assemblée nationale, le CRIF et la LICRA.

    Les uns ont les moyens de se défendre. Et comment ! Les autres pas ; d’où, après des années infructueuses d’indignation face à la surdité de la société, le recours au terrorisme car si l’humour est la forme supérieure du désespoir, le terrorisme, comme chacun sait, est l’arme de dominés pris au piège d’une injustice que rien ne semble pouvoir réparer.

    Aussi, on peut sans se tromper affirmer que la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo marque l’impuissance de la communauté musulmane de France à imposer, contrairement au CRIF avec le soutien de la Licra (ou bien, les associations homosexuelles - par exemple), le cadre dans lequel il sera permis de se moquer d’elle, de la ridiculiser, de la caricaturer ou de l’attaquer frontalement. Et c’est cette incapacité-là, dans une société aux préjugés tenaces contre cette population, contre son histoire, sa religion, ses mœurs et sa langue (3)… à propos de laquelle nous devons tous nous interroger : peut-on encore longtemps dénier à l’Islam de France le droit de se défendre et d'imposer dans un cadre républicain des limites à ceux qui veulent "s'en prendre à elle" ? Sans pour autant donner dans une intolérance qui n'aurait plus rien à envier à un terrorisme moral et politique.

               Voyez plutôt ! Tout rapport de force aussi modeste soit-il lui est tellement défavorable, voire impossible à imposer, qu’à l’aune des tueries de Paris et de Vincennes, des voix s’élèvent sans honte ni gêne pour demander ceci  : « Il serait temps qu’à l’école on puisse enseigner aux enfants des quartiers l’antiracisme et la tolérance »...

    Et quand on sait que l’on s’adresse là aux Français issus de la culture arabo-musulmane et/ou africaine, c'est à dire aux deux groupes les plus discriminés en Europe - éducation, travail, logement et reconnaissance citoyenne -, c'est dire tout le chemin qu'il nous reste à parcourir pour accorder toute l'attention nécessaire à ceux qui en auront le plus besoin dans les années à venir.

     

     

    1 - Charlie Hebdo, une analyse de l'intérieur ICI

    2 - ou bien le Catholicisme, une religion à terre en Europe.

    3 - La France qui a "marché" ce dimanche 11 janvier 2015, c'est la France de souche majoritairement européenne ; une France moyennement éduquée à très éduquée ; la France des centres de nos villes et de la proche périphérie ; c'est la France qui vote. Alors que la France qui ne s'est pas mobilisée dimanche, c'est la France des quartiers dits "sensibles", la France issu de la colonisation et de l'immigration ; France de culture arabo-musulmane et d'Afrique noire, la France discriminée, la France rurale aussi, abandonnée à son triste sort ; la France qui ne vote pas ou plus. Or, c'est cette France-là qui aura besoin de toute notre attention, de tous nos soins dans les années à venir.

    Pour son malheur, la classe politique s'intéresse en priorité à ceux qui votent, et la police à ceux qui cassent. Aussi, on peut être pessimistes quant aux capacités de cette classe politique à tirer les leçons adéquates des tueries de ces derniers jours.

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    Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné

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  • "Charlie à tout prix ?" par Frédéric Lordon

     

                    Si l'information est la somme de tous les points de vue, alors on peut aujourd'hui affirmer que l'information est sans doute définitivement morte et enterrée avec les tueries de Charlie Hebdo et du supermarché de Vincennes en ce qui concerne les médias dits "dominants".

                    Avec Le monde, Libération, France Culture, France 2, BFM-TV... entre autres organes de presse et de diffusion, un problème majeur est posé : celui d'une information honnête, compétente, proche d'une recherche de la vérité, de toutes les vérités dans le souci  de coller au plus près du réel... de tous les réels : situations, ressentis, opinions, analyses, interprétations... 

     

                   Face à ce mur médiatique de l'omission, face à ce barrage de paroles  destiné à étouffer toutes les voix un tant soit peu dissidentes, confrontés à cette volonté délibérée de ne pas offrir à un public majeur et adulte toutes les clés de la compréhension des événements de ces derniers jours, que nous reste-t-il comme recours ? Quelles actions ? Vers qui nous tourner ? Peut-on attendre encore quoi que ce soit du CSA qui, depuis sa création, n'est que la tombe du pluralisme et de la liberté d'expression dans l'audiovisuel ?

    La question est posée.

     

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                    Ci-dessous, un extrait d'un point de vue qu'aucun média "mainstream" n'acceptera d'entendre : celui de Frédéric Lordon, économiste et philosophe, qui nous propose une réflexion autour du slogan "Je suis Charlie" relatif aux événements de la semaine dernière.

    Ce texte est tiré d’une intervention à la soirée « La dissidence, pas le silence ! », organisée par le journal Fakir à la Bourse du travail à Paris le 12 janvier 2015.

     

     

     

                    "... quand « Charlie » désigne – et c’est bien sûr cette lecture immédiate qui avait tout chance d’imposer sa force d’évidence – quand « Charlie », donc, désigne non plus des personnes privées, ni des principes généraux, mais des personnes publiques rassemblées dans un journal. On peut sans la moindre contradiction avoir été accablé par la tragédie humaine et n’avoir pas varié quant à l’avis que ce journal nous inspirait – pour ma part il était un objet de violent désaccord politique. Si, comme il était assez logique de l’entendre, « Je suis Charlie » était une injonction à s’assimiler au journal Charlie, cette injonction-là m’était impossible. Je ne suis pas Charlie, et je ne pouvais pas l’être, à aucun moment.

    Je le pouvais d’autant moins que cette formule a aussi fonctionné comme une sommation. Et nous avons en quelques heures basculé dans un régime de commandement inséparablement émotionnel et politique. Dès ses premiers moments, la diffusion comme traînée de poudre du « Je suis Charlie » a fait irrésistiblement penser au « Nous sommes tous américains » du journal Le Monde du 12 septembre 2001. Il n’a pas fallu une demi-journée pour que cette réminiscence se confirme, et c’est Libération qui s’est chargé de faire passer le mot d’ordre à la première personne du pluriel : « Nous sommes tous Charlie » — bienvenue dans le monde de l’unanimité décrétée, et malheur aux réfractaires. Et puis surtout célébrons la liberté de penser sous l’écrasement de tout dissensus, en mélangeant subrepticement l’émotion de la tragédie et l’adhésion politique implicite à une ligne éditoriale. Ceci d’ailleurs au point de faire à la presse anglo-saxonne le procès de se montrer hypocrite et insuffisamment solidaire (obéissante) quand elle refuse de republier les caricatures. Il fallait donc traverser au moins une mer pour avoir quelque chance de retrouver des têtes froides, et entendre cet argument normalement élémentaire que défendre la liberté d’expression n’implique pas d’endosser les expressions de ceux dont on défend la liberté.

     

    Mais cette unanimité sous injonction était surtout bien faite pour que s’y engouffrent toutes sortes de récupérateurs. Les médias d’abord, dont on pouvait être sûr que, dans un réflexe opportuniste somme toute très semblable à celui des pouvoirs politiques dont ils partagent le discrédit, ils ne manqueraient pas pareille occasion de s’envelopper dans la « liberté de la presse », cet asile de leur turpitude. A l’image par exemple de Libération, qui organise avec une publicité aussi ostentatoire que possible l’hébergement de Charlie Hebdo. Libération, ce rafiot, vendu à tous les pouvoirs temporels, auto-institué dernière demeure de la liberté d’expression ! — peut-être en tous les sens du terme d’ailleurs. Et combien de la même farine derrière Libé pour faire de la surenchère dans le Charlisme ?"

     

                             Le texte dans son intégralité ICI

     

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    Pour prolonger, cliquez : Pour une presse de toutes les intelligences

     

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  • Jacques Chancel est mort : vive Jacques Chancel !

     

     

                   Encore gamins, nous serons nombreux à découvrir le meilleur de la télévision avec Jacques Chancel. Pour cette raison, mort ou vivant, présent ou absent, Jacques Chancel ça ne se déplore pas, ça se célèbre, lui et toute une génération qui ont permis de hisser l’audiovisuel à une hauteur de vue et d’écoute sans équivalent ; une génération de volonté et de courage, au service du partage de l’excellence auprès du plus grand nombre à une heure de grande écoute, et alors que l’on ne disait pas encore « en prime time ».

    Dans ces années-là, années 70, c’est « Le Grand échiquier » qui sera la clé de voute de cette ambition (avec « Droit de réponse » et parfois, « Apostrophes ») ; une émission de plus de trois heures diffusée en direct qui recevra les meilleurs, de Léo Ferré à Ivry Gitlis en passant par Ruggero Raimondi ; et même si on pouvait questionner les goûts de Chancel dans le domaine de la musique dite « savante » qui semblaient se cantonner à l'opéra italien, le boléro de Ravel, Offenbach et Tchaïkovski, n’empêche, trois heures durant, il nous avait été bel et bien donné d’atteindre une autre dimension - appelons-là comme on voudra ! -, aux côtés de ceux qui font figure d’exception pour une rencontre d’un autre type.

    Plus tard, il arrivera à Jacques Chancel de céder aux modes avec un grand échiquier BHL-France Gall, Arman et César, sans doute dans l’espoir de pouvoir survivre encore un peu en s’épargnant des récriminations quant aux choix de ses invités qui devaient ne rien devoir à la pression des agences de communication et de relations publiques et aux lobbys.


     

               Jacques Chancel c’est une époque où la télévision savait encore recevoir un invité qu’elle plaçait au centre de toutes les attentions ; et ce n’était que justice car ses invités d’alors s’étaient construits le plus souvent sans la télévision ; par conséquent, ils ne devaient rien à ce média qui les sollicitait : rien à vendre, rien dans les poches donc ! mais tout dans la tronche ! Et quelle tronche ! Dans le sens de… « Quels talents et quels esprits ! »

    Pour cette raison - gratitude oblige ! -  la télévision savait qu’elle leur devait à tous son existence même.

    Aujourd’hui, la donne a changé : la reconnaissance et la notoriété reposant sur une couverture médiatique qui décide de tout ou presque, les « invités » lui étant redevables comme aucune autre génération avant elle, c’est sans doute la raison pour laquelle ce qui est devenu « la télé » méprise à ce point ceux qui, selon son bon vouloir, sont invités à y faire un tour de piste et de manège, d’autant plus que l’inversion des priorités, d’aucuns parleront de « valeurs » -, est venue tout remettre en question ;  celui qui n’est plus qu’un animateur sera désormais placé au centre du dispositif et fera l’objet de toutes les attentions car, désormais, c’est lui que l’on cherchera à imposer tel un Dechavanne ou un Ardisson, les invités devenant alors de simples « faire-valoir », avec pour conséquence ceci : qui, aujourd’hui, descendra dans la rue pour sauver une émission, exiger son maintien ? Ou bien plutôt : qui et quoi mériteraient une telle mobilisation ?

    Rien ni personne.

     


                  Jacques Chancel aura été un des derniers à donner à la télévision ses lettres de noblesse juste avant le grand basculement et la grande débâcle ; naïf, il soutiendra la privatisation de TF1 en 1986 ; or, cette privatisation signera pourtant son arrêt de mort car, le service public ne cessera pas de courir après la chaîne de l’entreprise de BTP Bouygues : guerre de l’audience ; on raisonnera alors autour de… et l'on parlera une seule langue : audimat.

    Avec cette privatisation, Chancel refusera d’y voir une question économique aux enjeux politiques - politique culturelle et politique tout court ; il est vrai qu’il entretenait, depuis la fin de la guerre d’Indochine, un profond dégoût du politique.

    « Si vous ne vous occupez pas de politique, c’est la politique qui s’occupera de vous !» Jacques Chancel sera balayé, lui et tous ceux qui l'ont accompagné, près de deux générations, des années 50 aux années 80 (1) ; et il ne sera donné à personne de poursuivre leur « œuvre » à tous. En effet, les hommes susceptibles d’appuyer, de soutenir et d’encourager une telle ambition ne seront plus au rendez-vous, les présidents de chaînes n’étant que les passagers d’une croisière qui a pour nom : "Grandes écoles et hauts fonctionnaires, un jour ici, un jour ailleurs !", en SDF d’une fonction publique de moins en moins au service de qui que ce soit ; des hommes sans métier, venus de nulle part, embarqués vers une destination aussi incongrue qu’illisible, introuvable aussi, excepté dans les colonnes d’un compte d’exploitation impitoyable ; un voyage à la Jules Verne, à vingt mille lieues sous les mers, à vingt mille lieues de la vie, de la création et du battement de cœur d’êtres humains d’une singularité et d’une originalité qui forcent le respect et forment des générations entières à la culture de l’excellence.

    Et comme un fait exprès, tous ceux qui succèderont à cette génération ne serviront plus la télévision et son public ; en revanche, encouragés par un environnement d’affairistes voraces - argent roi, trahisons et corruption -, ils n’hésiteront pas à se servir de la télévision pour assurer leur propre ascension et prospérité professionnelles dans la durée car, après l’argent, c’est la longévité qui sera la mesure de toute chose.

    Viendra alors l’ère des animateurs parasites qui s'appuieront sur la notoriété de leurs invités pour faire carrière et asseoir leur légitimité, sans aucune prise de risques, sans esprit de découverte puisque pour « passer  chez eux » il faudra être impérativement « connu », voire célèbre.  L’animateur Michel Drucker sera et reste la figure archétypale de "l'animateur parasite", un CD dans chaque main, en VRP de SONY, d’Universal et de la FNAC,  un sourire complaisant pour accompagner des questions d’une flagornerie niaise, véritable insulte non seulement à l’intelligence mais plus important encore … à la dignité humaine.

    Arte, la chaîne franco-allemande créée en 1991 ne nous sera d'aucuns secours : télé agitée et bruyante d’info-graphistes branchouillards, pédants et fatalement creux, cette télévision sans visage ni voix, qui ne parle à personne et dont on sauvera juste quelques documentaires et quelques soirées thématiques, ne manifestera aucune volonté d’ouverture à la pluralité de toutes les audiences ; en effet, Arte n'aidera personne à s’élever ni à vivre, excepté ses salariés, et certainement pas une audience déjà informée et cultivée pour laquelle cette chaîne n'est que "le repos du guerrier" après une journée d’un labeur dit « intellectuel » à des postes qui ont pour autorité de tutelle qui, un ministère de la culture, qui de l’éducation nationale et d’autres encore… de l'enseignement supérieur : enseignants, profs, agrégés et quelques syndicalistes égarés.

    Après avoir passé une journée  « à faire de la culture », il est vrai qu'Arte permettra à ces "élites" de regarder la culture se faire sans elles ; ce qui doit bien les reposer, c’est sûr !

    Télé en vase clos, télé-ghetto, Arte, c’est la culture qui parle à la culture et ce faisant, n’en finit pas de se mordre la queue à longueur de soirées culturo-mondaines, tout au long de l’année même si cette chaîne n’oublie pas de diffuser des films étrangers doublés en français : véritable gageure.

    Aujourd'hui encore, on aura rarement vu autant de monde mettre un point d’honneur à éviter le chiffre 7 de leur télécommande comme on évite la peste et le choléra ; car la haine d’Arte est toujours palpable, tenace.

                   La haine de Jacques Chancel ? Jamais !

     

                   Face à un tel gâchis, il nous reste, certes, une consolation ; et de taille celle-là ! Internet... qui est toute la mémoire du monde ; le monde d’hier et le monde à venir.

    Ogre, Internet a tout dévoré, menaçant les derniers vestiges d’un audiovisuel à bout de souffle qui n’a plus qu’un seul message : « Amusez-vous et oubliez tout ! Le navire coulera bien assez tôt, avec ou sans nous !»

    De cette menace,  personne ne s’en plaindra car, la télévision doit mourir pour que cessent l’abaissement, l’abrutissement et la désinformation par omission d’un « 20 heures », public comme privé, risée du monde entier, et à la direction duquel on trouvera des gens grassement soudoyés pour ne jamais tenir tête à qui que ce soit.

    Et bien que nous soyons maintenant occupés ailleurs, ils nous tardent de rédiger l'oraison funèbre de cette "télé" et d’entonner un chant requiem : on imaginera un long cortège conduit par un Jacques Chancel maître de cérémonie... funéraire s'entend. Ce qui n'est que justice : Jacques Chancel a longtemps maintenue en vie une télévision aujourd'hui moribonde, il lui revient donc de l'accompagner jusqu'à sa dernière demeure : le CSA.

     

                Aussi, longue vie à cette mort-là !


     

    1 - Dans le désordre : Marcel Jullian, Claude Barma, Lazareff, Sallebert, Decaux, Castelot, Lorenzi, Pierre Sabbagh.

     

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             Pour prolonger, cliquezAndré Bazin, « À la recherche de la télégénie »

     

     

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  • Caroline Fourest... "documentariste" pour une audience somnolente

     

                        Les réseaux de l'extrême sur France 5 : série "documentaire" réalisée par Caroline Fourest. La " journaliste" propose une "enquête" en quatre volets sur quelques mouvements dits radicaux.

     

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                        Est-il discourtois, voire injuste, d'écrire que cette série de "documentaires" de Fourest est manifestement destinée en priorité à ceux pour lesquels les journaux de 20H sont la seule source d'information (1) avec la lecture d'un hebdo, l'Express ou le Point,  pour suivre année après année le palmarès des meilleurs hôpitaux et des meilleures écoles de commerce ; un "spécial immobilier" aussi, deux fois l'an, en tant que propriétaire, pour surveiller son investissement et s'assurer, d'une pierre deux coups, que personne d'autre puisse se loger… loi du marché oblige !

    Ils ont néanmoins toutes les excuses au monde tous ces téléspectateurs, forçats d'une classe moyenne, supérieure ou non, dans la tourmente : transport, travail, carrière, famille, dettes, menace de déclassement, placard professionnel, stress, fatigue…

    Epuisés, ils sont ! par un "métro, boulot, dodo" qui aura sans doute à terme raison de leurs capacités de discernement et de jugement. Et même si ce sont eux qui, au moment des élections,  font et défont les majorités... n'empêche !

                       Le documentaire "Les obsédés du complot", le premier de la série, est en ce sens exemplaire. Il a pour sujet...  les complotistes : verdict anathème qui condamne à une mort sociale, médiatique et professionnelle assurée quiconque se voit affublé de ce colifichet ornemental et létal car, ce n'est pas vous qui le portez, c'est lui qui vous porte et vous transporte… ailleurs et loin, à tout jamais.

    Un documentaire sur « Les complotistes » donc... ainsi appelés par tous ceux qui, supposément situés à gauche, ont trahi, bon an mal an et pour faire court, tous les idéaux du camp progressiste depuis 1983 : on les trouve en priorité... devinez où ?

    Au PS.

                      Toujours situés à gauche, voire à son extrême, d’autres utilisent aussi ce coup de poing en dessous de la ceinture qu'est l'accusation de "complotiste"dans l'espoir de se faire une place dans les médias : suiveurs en mal de notoriété...  (Fourest elle-même car elle vient de là, de cette ambition-là) caricatures de tous ces égarés qui franchement... should know better !

                       Force est de constater que cette série de "documentaires" de Fourest, a principalement pour but de "recadrer"  tous ces pauvres bougres exténués et qui déjà somnolant devant leur écran de télé ou d’ordinateur dès 21h après une journée épuisante – et on le serait à moins !-,  dans le cas où ils se laisseraient séduire par d'autres voix ; les voix de ceux qui font le constat suivant : il n'y a plus d'information digne de ce nom dans les médias de masse.

    On notera le fait que ce documentaire à charge contre les "complotistes" s'appuie uniquement sur les contradictions et les faiblesses de ceux qui n'ont pas renoncé à une information digne de ce nom, une information qui ne soit pas un mensonge par omission ou bien, une information démagogique : "Pourquoi donner aux téléspectateurs ce qu'ils ne nous demandent pas !".

                    Là est le vrai enjeu aujourd'hui : qui fait quoi, à qui, comment, où, pour-quoi et pour le compte de qui !

                    Trillés sur le volet, les professionnels de l’information sont de moins en moins à même de pouvoir nous éclairer à ce sujet pour la simple raison que ceux qui les rémunèrent, ceux qui font et défont leurs carrières et qui sont tout aussi soigneusement sélectionnés, sont à leur tour récompensés par une oligarchie dont les projets de société et de gouvernance sont de moins en moins à même de s’afficher pour ce qu’ils sont puisque… sans aucun doute, les masses s’y opposeraient si elles devaient en connaître les tenants et les aboutissants. D'où la contre-offensive (avec plus ou moins d'efficacité) sur Internet - un Internet ouvert à tous -, de ceux qui n'ont décidément pas renoncé à une information à la fois honnête et exhaustive ; une information qui se soucie en priorité de... "Qui fait quoi, à qui, comment, où, pour-quoi et pour le compte de qui"  justement !

    Fourest n’explique rien de tout cela. Bien évidemment. Dans le contexte d'une domination mondiale par la corruption, le chantage et les bombes, Fourest est manifestement du côté de ceux qui cognent, et qui plus est...  sur les plus faibles sans aucun souci de justice. Et l'on pourrait aussi et sans fin expliquer qui est Fourest, d'où elle vient et dans les bagages de qui elle voyage : ceux de BHL pour ne pas le nommer.

                 Aussi, côtés travail, rigueur, honnêteté et désintéressement altruiste… tout est dit ou presque. 

     

     

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  • Amenuisement et ressassement : quand pour les médias, le "Je" d'un Zemmour est "un autre"

    Publié en 2014

     

                Les commentaires autour de Zemmour font rage dans les médias et dans les journaux en ligne... oh ! non pas au sujet des propos qui sont les siens sur les minorités arabes, musulmanes et noires (faut pas rêver non plus !), mais à propos de Pétain, de Vichy de la collaboration et du sort des Juifs à cette période depuis la publication de son tout dernier livre qui se vend comme des petits pains, et des propos de son auteur à l'occasion des promos télés et radios. Dans cet ouvrage, il est question du suicide de la France. C'est pas rien en effet ! La France de Zemmour, bien évidemment ! Et de l’autopsie de son cadavre par un Zemmour médecin-légiste un rien charognard.

                Toutefois, à la lecture de son ouvrage, il y a un reproche qu'on ne pourra pas adresser à Eric Zemmour, c'est celui d''ingratitude.

    Au moins Zemmour sait-il ce qu'il doit à la France. C'est déjà ça.

     

    ***

              Zemmour par-ci, Zemmour par-là… au fil des ans et de ses interventions, dans le choix de ses cibles, difficile de ne pas faire le constat suivant en toute lucidité et en toute bonne foi, loin de tout procès d’intention : tout comme Finkielkraut et Elisabeth Levy, Zemmour n’acceptera qu’une France, celle qui lui a permis (et lui permet) d’occuper dans les médias dominants un statut et une place de choix, sans partage et sans considération aucune pour qui et quoi que ce soit d’autre : une France taillée sur mesure pour Zemmour seul sur le dos de tous les autres qui n’auront jamais assez d’une vie pour gravir les marches d’une réussite fantomatique : on pensera aux minorités visibles et invisibles ; minorités ethniques et/ou cultuelles.

    Même une Christiane Taubira insultée n’aura pas droit à un mot de compassion de Zemmour qui fera le choix délibéré de reléguer les insultes racistes à son égard au rang de ce qui se dit dans les cours d’écoles ; interprétation triviale à dessein : celle du mépris ; et comme une calamité n’arrive jamais seule… on mentionnera aussi, à l’aune de ce qu’un Zemmour est encore capable d’énoncer, une Christiane Taubira Ministre de la justice frappée du soupçon d’une nomination dans le cadre d’une discrimination qui se voudrait positive ; ce qui, aux yeux de Zemmour, mérite déjà en soi une condamnation sans rémission.

    En effet, n’est-ce pas Eric Zemmour qui a lancé à la cantonade une fois, sinon deux : «Ce n’est pas moi qui ai été nommé ministre parce que j’étais noir et femme !»

    Mais alors, à partir de quand et sous quelles conditions, aux yeux de Zemmour, est-ce que l’on cesse d’occuper un poste parce qu’on est noir, musulman ou homosexuel ou bien encore une femme ? Quand on est un homme, qui plus est... blanc ? Et certainement pas parce que le candidat serait tout simplement compétent ou du moins, pas moins apte qu'un autre ?

    Zemmour  serait très certainement bien incapable de nous répondre, piégé par sa propre bêtise car Zemmour ne sait pas que l’on est son pire ennemi dans ce domaine, et que l’on pense toujours mieux avec l’intelligence des autres.

     

     *** 

              Sur l'antenne de RTL, la radio, sa maison mère, à quelques exceptions près, chaque intervention de Zemmour n’élève personne et rabaisse tout le monde,    toujours ! Jusqu’à conforter les préjugés les plus éculés et les moins constructifs.

    Certes, chez RTL, Zemmour est roi, et les auditeurs aussi dont on flatte les préjugés et les jugements à l'emporte-pièce du matin au soir ! Mais quand même !

    Chez BFM-TV, Ruth Elkrief reçoit Zemmour comme on reçoit le Pape du PAF qu'il est ; elle le reçoit sans sourciller : sourires, bavardage, ton enjoué.. tout va bien... tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes

    France Inter lui déroule un tapis rouge, dès le matin, à la première heure ; Zemmour n'y rencontrera, là encore, auprès d'un dénommé Patrick Cohen, aucune résistance.

    Manque plus que France Culture, chez Finkielkraut qui doit bien partager le plus gros de l'arsenal lexical de Zemmour, ses obsessions, ses verdicts sans appel et autres tirs croisés à balles réelles.

    Le site d'info, concurrent du Figaro, Atlantico, lui fait aussi risette, sans doute pour ne pas être en reste.

              Faut dire que Zemmour est un bon, un excellent "client" : audience assurée ! Et ce n'est sûrement pas un hasard s'il se trouve que le cheval de bataille de Zemmour n'est pas l'égalité et la fraternité et la France mais... les Musulmans... encore et toujours ! Et derrière le Musulman : l'Arabe. Derrière l'Arabe, le Maghrébin ainsi que les Français originaires d'Afrique noire. Et derrière le Maghrébin... un soutien indéfectible à la cause palestinienne. Et si Zemmour ne s'intéresse qu'au Musulman et au Maghrébin, les médias eux, en revanche, sont particulièrement intéressés car singulièrement énervés, par tout soutien aux Palestiniens. D'où cette entente très cordiale et la complaisance avec laquelle les médias reçoivent Zemmour ; chacun y trouve son compte : les Musulmans à Zemmour, les Arabes (comprenez : les antisionistes) aux médias.

    Faut-il y voir là une des raisons pour lesquelles Zemmour est partout chez lui dans les médias proches d'Israël car le Musulman fait un parfait bouc-émissaire auquel on se garde bien, le plus souvent, d'offrir une tribune équivalente  ?

    Précisons tout de même ceci : 80% des propos de Zemmour sur les minorités arabes, musulmanes et noires transposés à la communauté juive seraient considérés sans l'ombre d'une hésitation comme antisémites, et de fait , passibles de poursuites.

    Aussi, cherchez l'erreur... pour peu qu'il y en ait une !

              Il faut reconnaître que Zemmour brasse large, un Zemmour sans doute champion de natation dans une autre vie, et pour cette raison, nombreux sont ceux qui, avec lui, y trouvent leur compte : les xénophobes, les patriotes, les nationalistes, les racistes, les sionistes contre les Musulmans, les anti-sionistes contre BHL, les FA, le FN, les "réac", les homophobes, les ringards, les Cathos traditionalistes de la messe en latin et de la contraception dans les toilettes la chasse tirée,  les anti-bobos du PS et d'ailleurs, les ploucs à l’ancienne, les anti-mondialistes de droite et de la gauche du PS ( à ne confondre avec les alter-mondialistes), les machos pathétiques contre la femme qui porte le pantalon et qui élève la voix, et d'autres encore, parfois innommables.

    Plus espagnol que Zemmour (rapport à l'auberge du même nom) vous ne trouverez pas !

             Sur ce chapitre « Médias », quant à leurs propriétaires et leurs employés journalistes qui ont en commun un souci, un grand souci d'Israël, de son système colonial d'apartheid, de sa capacité de nuisance et de son influence ici en France - médias aux journalistes et éditorialistes atlantistes et sionistes – pour ces gens-là, Zemmour c'est tout ce que le Front national aurait pu être, et devrait être, à leurs yeux à tous mais auquel ils ne peuvent décidément pas se rallier ouvertement, même discrètement, dans la connivence et le soutien tacite, bien que chez BFM-TV Marine le Pen soit manifestement la bienvenue tous les jours, 24H/24 ; en effet, le boulet antisémite de ce parti et sa détestation d'une oligarchie qui ne reconnaît aucune frontière ni aucune nation, les en empêchent  ; or, Zemmour est bel et bien leur face cachée à tous, le côté pile de tout ce qui les motive, au fond et au tréfonds. Car, l'articulation par Zemmour d'un hypothétique "péril musulman" et d'un fantasmatique "remplacement de la population française de souche par ces mêmes Musulmans" cher à Renaud Camus, sert à merveille leur propre angoisse et leur désir de garder le contrôle et de continuer de dominer la scène médiatique.

    Aussi... pour peu que ce soit envisageable un instant, on pourrait dire que Zemmour, c'est le FN sans l'histoire du FN (sans la tache raciste, antisémite, anti-républicaine, colonialiste et vichyste indélébile), et sans son fondateur Jean-Marie le Pen. Car, pour les médias qui courtisent Zemmour, qui le couvent comme on couve un allié précieux (RTL, I-télé, Paris-Première et autres interventions radios et télés) Zemmour c'est le FN de Marine seule ! enfant d'une génération spontanée : pensez donc ! Avant elle, il n'y avait rien. Devant elle et après elle...

    Allez savoir !

    ***  

             Mais enfin, diable ! Pourquoi Zemmour a-t-il besoin de penser ce qu’il pense ?

            Rares sont ceux qui maîtrisent comme Zemmour le non-dit et la dissimulation des véritables motivations qui se cachent derrière chaque intervention dans le débat public. S'il lui arrive d'avoir raison contre plus bête que lui - comme un fait exprès, ses détracteurs appartiennent souvent à cette catégorie ; c’est la raison pour laquelle Zemmour coule des jours paisibles : pensez un instant à Aymeric Caron, Nicolas Domenach ou Léa Salamé -, et trop souvent tort face à l'intelligence d'un intervenant - il est vrai qu'au royaume des aveugles les borgnes sont rois -, manifestement, Sciences-Po ne lui aura été d’aucun secours car, on ne peut jamais cacher très longtemps d’où l’on vient, et plus encore quand on n’en est jamais vraiment sorti. Et à ce propos, force est de constater que Zemmour n'est autre que le fils de ses parents et le fruit d’une seule histoire, la leur : colonialisme, Algérie française, guerre, OAS, expatriation et ressentiment ; jusqu’à cultiver une haine à peine contenue, vengeance et revanche ; une haine fonds de commerce du FN dans tout le bassin méditerranéen de Nice à Perpignan.

    Histoire que Zemmour a faite sienne manifestement, l’intériorisant sans doute bien au-delà de ce que pouvaient attendre de lui ses ascendants car enfin, est-ce que les parents tiennent à ce que leurs enfants leur ressemblent à ce point ? Rien n’est moins sûr !

    Fier de cet héritage, garant de sa transmission - ressentiment, isolement et fermeture à l’autre.-, Zemmour contre Rama Yade, contre Taubira, contre Thuram, contre les groupes de Rap, contre ce qui de près ou de loin touche à l'Islam,, à l'Arabe, au Maghreb, inutile d'aller chercher plus loin... c'est Zemmour qui n'a de cesse de régler les comptes de ses ascendants sans jamais les solder, contre les Peuples colonisés et leurs descendants nés et/ou résidant sur le sol français. Et c'est sans doute là son drame le plus intime : Zemmour n'aura finalement rien choisi pour lui-même et de lui-même ; il n’aura fait que subir ses origines et un destin balayé par les vents d'une Histoire dont son creuset familial et communautaire n'avait rien anticipé faute d'une conscience appropriée ; l'ignorance, l'insouciance et l'arrogance n'étant d'aucun secours face à la puissance d'une volonté de justice et d'autodétermination.

    ***

                 Mais alors, qu'est-ce qui est arrivé à la France ?

    Le dernier ouvrage de l'essayiste de RTL à la prétention d'y répondre. Soit.


                 Toujours à propos de Zemmour, on poursuivra avec la question de « la femme » et l’attention toute particulière qu'il accorde à la question de la place de cette femme dans notre société et son aversion envers celles qui ont déserté leur foyer (enfants et mari) pour la carrière, et plus encore, celles qui ont décidé de se priver de et de mari et d'enfants...   pour ne rien dire de celles qui ont choisi pour "mari" une épouse.

    Suprême paradoxe et contradiction ultime : alors que Zemmour croit se tenir en pleine lumière, voilà qu'il côtoie les ténèbres !

    Mais alors, à quand un Zemmour en faveur de la femme voilée de la tête au pied, femme invisible et cloîtrée, grossesse après grossesse  ?

     

                   Pourquoi chercher plus loin ? Tenez ! Et si Zemmour n’était in fine qu’un petit machiste méditerranéen mal dégrossi - bien que malingre -, qui n'a jamais vraiment quitté son bled (une sorte de plouc à l'ancienne, disons) ni les jupes de sa mère dont il n’a de cesse de louer le dévouement, une mère dans sa cuisine dès 6h le matin, toute sa vie durant, devant ses fourneaux jusque tard le soir, pour le grand bonheur d'Eric Zemmour enfant, et le plus grand malheur de tout ce dont on est en droit d'attendre d'un être humain : intelligence, générosité, compassion et courage.

               Pour sûr ! Un coup majeur porté à la croyance à la perfectibilité de l’être humain, fondement de notre civilisation française et européenne celle-là... que ce Zemmour !

     

               Et enfin... et pour en finir... provisoirement  : en ce qui concerne la dénonciation de la fausse gauche, du PS, des bobos et de la femme-objet-promotionnelle, rappelons ici que Zemmour a tout pris chez Philippe Muray et Alain Soral ; et Zemmour a tout rendu... d'aucuns diront "il a tout vomi"... tout recraché mais sans intelligence, sans talent, sans nuances, sans art car Zemmour est sans écriture ni langage. Pire encore, il n'a aucune manière d'être ce qu'il est : aucun style donc.

    Là encore, « Je » chez Zemmour est "un autre" car Zemmour c’est Soral… un Soral enfin audible et assimilable ; faut dire qu'il manquait à l'original un biais franchement anti-Musulman - véritable sésame pour quiconque souhaite faire son entrée dans les médias -, et plus important encore : un enthousiasme à toute épreuve pour la cause sioniste. Qu’on ne s'inquiète de rien ! Zemmour pourvoira en s'en donnant à coeur joie contre les Musulmans (Afrique noire et Maghreb aussi) tout en prenant soin de ne fâcher aucun patron de médias en n’abordant jamais, pour le dénoncer, la question d’un sionisme corrupteur de la politique intérieure et extérieure de la France. Courageux Zemmour mais pas téméraire !

    Pour être clair : l’antisionisme de Soral le condamne ; la xénophobie et le racisme qui prennent pour cible « les Musulmans » sanctifient Zemmour dans les médias atlantistes et proches d’Israël : la quasi-totalité des médias dominants.

                     Après un Zemmour-FN sans le FN, voici maintenant un Zemmour-Soral sans Alain Soral !

    Décidément, Zemmour est bel et bien un homme de son temps : un ersatz, sorte de succédané, instrument d’une société médiatique composée de tartuffes aussi déterminés que vindicatifs ;  et rien ni personne ne leur résistent très longtemps.  

                   Qu’à cela ne tienne : Internet est là pour pallier, et votre serviteur aussi. C'est déjà une consolation, non ?

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    Pour prolonger, cliquez : Qui sauvera Eric Zemmour ?

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  • Musulmans de France : sommation et commandement

     

     

                      Les musulmans de France sont fortement invités à se rassembler aujourd'hui vendredi.

     

    A quel sujet ? Devinez !

     

    Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Dalil Boubakeur qui est à l'Islam, à sa représentation et à sa défense ce que... disons, François Hollande et Sarkozy réunis sont à la "fonction présidentielle", a appelé "les Musulmans et leurs amis" à se rassembler aujourd'hui, vendredi devant la Mosquée de Paris et sans doute ailleurs aussi en France, en hommage à notre compatriote-otage exécuté en représailles de l'engagement français en Irak aux côtés des USA contre un mouvement qui répond du nom de "Etat islamique".

     

    Ouf ! Que Dieu soit loué, s'il existe ! Il y a donc des Musulmans qui, non seulement, savent obéir mais aussi, qui savent se soumettre à un appel irrésistible : non pas à la prière, mais à la raison d'une République qui ne plaisante pas avec ses membres les plus mal lotis,  membres ostracisés et discriminés car, bien se tenir... même tête baissée, ne suffit pas, encore faut-il être rasé de près, les miches à l’air pour les femmes, et string en vente libre pour les pré-ados.


    Faut dire que ça fait des mois, voire des années qu’on leur demande, qu'on les talonne, qu’on les presse,  et pour finir, qu’on exige d’eux qu’ils descendent dans la rue, non pas pour protester contre les discriminations et les vexations dont ils sont les victimes - relégation géographique, éducative, économique et culturelle et confraternelle -, parce que… faut pas rêver non plus ! mais bien plutôt pour rassurer tous ceux qui ont, manifestement, besoin de l’être, tout anxieux et dubitatifs qu’ils sont à leur endroit.

     

    Dernièrement, des voix s'étaient élevées (lesquelles ? Au service de qui et de quoi ? - la presse ne le dit pas) pour regretter qu'un grand soulèvem… oups ! Je veux dire… qu’ un grand rassemblement de protestation ne soit pas organisé par les leaders de la communauté musulmane ; c’était à l’occasion de l’affaire Merah, et plus proche dans le temps - parce que Mérah c’est déjà loin -, l’affaire Mehdi Nemmouche : une histoire franco-belge ; faut dire que… quand les deux Nations s’unissent, ça déménage sec ! Mais bon… on aime bien les Belges ; plus encore lorsqu’ils descendent dans la rue pour exiger, de la classe politique et de l’institution judiciaire, le plus souvent en vain et sans espoir d’être entendus, que toute la lumière soit faite au sujet de leurs enfants massacrés par des pédophiles décidément bien difficiles à mettre hors d’état de nuire.

     

    Mais, vous me direz : quel rapport, je vous le demande !

     

     

                   Des années donc que d'aucuns, toujours les mêmes (on y reviendra plus tard),  regrettent que les Musulmans de France ne fassent pas, à une fréquence régulière et si possible sur demande, et tous autant qu'ils sont – un million ? Cinq millions ?  -, acte de contrition,  le poing frappant leur poitrine frêle avec insistance, verges à portée de main pour une flagellation publique qui les mettrait définitivement à l'abri - même si rien n'est moins certain car on ne se lasse jamais de taper sur plus faible que soi -, d’éventuels procès d’intention aux arrières pensées inavouables mais claires pour nous tous.

     

    Il est vrai qu'en l’état actuel de la « condition musulmane », ici, en France, cette communauté, du moins ceux qui s'en réclament, n'a vraiment pas besoin d’une énième tentative de diabolisation ! D’où la difficulté sans doute à s’opposer à ce qui ressemble fort à une injonction, même au nom de la présomption d’innocence qui, comme chacun sait, bénéficie toujours, non pas à l’accusé innocent,  isolé et pauvre mais à l’accusé coupable, entouré et puissant : "Quoi, innocent, un Musulman ? Non mais... vous voulez plaisanter, j'espère !.................. Jamais !"

     

     

    ***

     

     

                     C'est maintenant confirmé ; à cette heure-ci, c’est donc chose faite : ils sont venus en nombre ! Ils ont juré à haute voix sur le Grand Livre de la République qu’en aucun cas ils ne sauraient soutenir, même par inadvertance, tête en l’air qu'ils sont, la barbarie de ceux qui pensent que le Coran, l’Islam, la religion (ou les religions en générale car on en trouve aussi chez les Chrétiens et les Juifs)…  sont, non pas un puits de sagesse qui mène au partage et à l’amour de son prochain mais bien plutôt, tout droit à une armurerie où l’on peut faire son marché sans être inquiétés avant de faire un carton sur tout ce qui bouge.


    Nous voilà donc rassurer car aucune voix ne semble s’être élevée contre cette invitation, voire cette assignation à comparaître.

     

     

                   Mais au fait, qui de bonne fois ou plus simplement, qui, informé, pense sérieusement  qu'il soit nécessaire que "nos Musulmans" dénoncent des égorgeurs, des pilleurs, des violeurs et autres calamités calamiteuses comme si un doute pouvait subsister à leur sujet : "Peut-être que... après tout, dans leur for intérieur... caché là profond ou bien, à la surface d’un subconscient pas si inconscient... enfin, vous voyez quoi !"

     

    En d’autres termes, disons les choses : qui sait si l'Arabe musulman égorgeur n’est pas de retour, ici, en terre non pas chrétienne – la bonne blague ! – mais … européiste (européniste aussi, soit dit en passant ), tendance mondialiste sans foi ni loi ? Et oui, après tout ! Et si c’est le cas, on souhaiterait juste être certains qu'ils sont bien une infime minorité : un ou deux sur... disons.... mais combien sont-ils déjà… à pratiquer, et à fréquenter régulièrement les Mosquées ?

     

                         « T’occupe !  Tous devront témoigner et se présenter à la barre du tribunal de la République ! »

     

     

    Car, le Musulman c’est l’Arabe, aussi peu importe que le Coran soit son livre de chevet. Le Musulman c’est aussi le français issu de la culture arabo-musulmane ; quand aux Européens qui se sont convertis… à moins d’avoir épousé tous les aspects physiques et vestimentaires de cette religion…. on s’en contre-fout.

     

                       Et pourtant… qui sait si c’est pas lui qui, vêtu d’un costume Armani, rasé de près, n’ira pas… enfin bref !

     

     

                   Le soupçon, encore et toujours le soupçon,  et le complot aussi, autorisé celui-là, car il prend pour cible le faible et le relégué. Quant aux puissants et leurs chiens de garde, et autres larbins, imbéciles et dominés et heureux de l’être, tout soupçon à leur endroit est qualifié, on l'aura tous noté, de paranoïa. Et quand on sait comme on ne peut pas ne pas le savoir, même si on peut toujours être tentés de feindre de l’ignorer, que les victimes de ses bandes armées et de ses groupes dits « jihadistes » équipés et financés par l’argent du pétrole, et puis aussi sans doute par quelques pays alliés des USA ainsi que quelques officines et agences occidentales, sont massivement les Musulmans eux-mêmes - près d’un demi million en Irak depuis la première guerre (bombardements américains, embargo, guerres civiles…), et combien de la Libye à l’Afghanistan en passant par la Syrie, depuis 15 ans, après le passage des troupes de choc de l’Otan ou de ses mercenaires sous-traitants…

    C’est à se demander de qui on se moque, vraiment ! A moins d’en conclure que la mort d’un seul européen vaut largement plusieurs centaines de milliers de morts musulmans ?

     

    C’est pas impossible ! Mais alors, qu'on le dise une bonne fois pour toutes !

     

     

                   A propos de cette injonction, de cette mise en demeure lancée par des huissiers du recouvrement en "fréquentabilité", on pourra regretter que d’autres en tant que classe, caste ou bien minorités ethniques et/ou religieuses, ne fassent pas l’objet de la même attention quant à ce que l’on serait en droit d’exiger d’eux, tout en déplorant qu’ils ne soient  jamais appelés à dénoncer, eux tous, collectivement… ce qui suit :

     

                    - La classe politique à propos du comportement et de la condamnation de dizaines d’entre eux au fil des ans - députés, maires, sénateurs, conseillers municipaux - pour corruption, prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics, évasion fiscale… que sais-je encore ! Libre à chacun de compléter cette liste délictueuse au possible...

     

                    - Les Catholiques et leurs évêques pour dénoncer collectivement les actions illégales d'intégristes contre les centres d’avortement, le mariage pour tous et autres réformes dites sociétales…

     

                     - Que le CRIF, (Patience ! Je comptais y venir, vous pensez bien ! ), la LICRA, l’UEJF et les patrons de médias dominants (Oups ! Allez, tant pis pour moi ! Oui, eux aussi !) n’appellent jamais leur communauté à se désolidariser d’un Etat que ces associations-écrans et les médias soutiennent bec et ongle, sans réserves, ici, en France et toute la classe politique avec eux, un régime qui n’a plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid entre deux massacres de populations civiles sans défense… contrairement aux Musulmans qui, soit dit en passant, n’ont jamais soutenu auprès de leurs Ambassades respectives les pays hors la loi qui se rendaient coupables d’exactions...

     

                    Et puis aussi ...

     

     

                   - Que les journalistes se désolidarisent tous collectivement  de médias dont l'information n'est plus que l'exploitation d'un vaste champ d'omissions à propos d'un réel tronqué et mensonger pour le plus grand profit de leurs propriétaires et au détriment de ce qui devrait faire de nous des êtres informés, avisés et responsables

     

                        Et puis enfin...

     

     

                    - Que  le Medef soit sommé de se désolidariser et de condamner avec la plus grande fermeté, tous collectivement et sans exceptions, les délocalisations honteuses d’entreprises françaises et européennes qui distribuent des salaires d’esclavagistes ; délocalisations qui ruinent ici en France  - et en Europe en ce qui concerne les délocalisations extra-européennes -, des familles entières, condamnées au  chômage, à la dislocation, divorce, pauvreté, avec la rue pour seul avenir.

     

                    La classe politique, deux religions monothéistes qui pèsent leur pesant d’or et d’influence,  des médias de masse dont les propriétaires sont à  la tête d'industrie de l’armement, de la Banque et du Luxe,et le Medef... eux tous faisant face à une communauté musulmane et des Français issus de l'immigration...

     

                     Tout est dit !

     

                    On n’aura toutefois un regret : que la communauté musulmane de France ne soit pas en position de pouvoir adresser à tous ces tartuffes et autres prévaricateurs, un gigantesque bras et doigt d’honneur, une quenelle aussi car, aucune des sommations à se désolidariser publiquement de crimes et autres exactions auxquels les Musulmans de France ne prennent aucune part et contre lesquels ils n'ont aucun pouvoir, n’a la légitimité d’un projet de société, voire de civilisation, et des hommes pour le porter, le conduire et le mener à bien, qui placerait au centre de ses préoccupations le bien-être de tous et des plus fragiles, ici en France et en Europe, à continuer d'oeuvrer sans relâche à la défense d'un modèle en péril : paix, justice et progrès, alors qu'il s'agit bien plutôt de protagonistes occupés seulement à détruire tout ce qui a été accompli depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

     

                    La classe politique, deux religions monothéistes, des médias de masse, armement et banques,  multinationales...  rien de surprenant alors qu’un Dalil Boubakeur ait fini par obtempérer...  sur le dos d’une communauté musulmane de France une nouvelle fois insultée et humiliée.

     

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