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  • Quand Michel Onfray rentre à la maison tout en serrant les fesses

     

                Onfray à la une du Figaro avec Finkielkraut qui titre "Comment la gauche à perdu ses intellectuels" ; Onfray chez Marianne ; Onfray  attendu au côté de Zemmour le 5 juin à Nice ; Onfray dans Le Point fustigeant Emmanuel Todd...

    Onfray par-ci, Onfray par-là...

    Onfray rentre à la maison, chez les médias qui l'ont fait ; les médias dominants qui plus est.

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    Publié en Janvier 2015

     

     

                      « Le tribal fait désormais la loi », titre Marianne à l’occasion de son entretien avec Michel Onfray, reprenant ainsi à son compte un constat de l’essayiste qui impliquera en priorité, « la tribu musulmane », tout en dédouanant toute autre religion et/ou communauté.

    A la question : « Faut-il, comme certains le proposent, redéfinir la laïcité comme respect de toutes les religions ? » Onfray répondra : « La laïcité comme respect de toutes les religions, c’est la porte ouverte aux surenchères religieuses. Il n’est pas dans la nature du judaïsme d’être prosélyte, on naît juif ou on ne l’est pas. Le christianisme n’a plus les moyens d’être prosélyte – encore qu’il reprenne du poil de la bête avec les succès engrangés par l’islam, ce qui lui donne des idée ! »

    Comme le fera justement remarquer un commentaire posté à la suite de cette interview : « Est-ce neutre et objectif pour un athée agnostique laïc de ne s'attaquer qu'à une seule religion? »

    En effet, Onfray absout le Judaïsme et son bras armé qu’est le sionisme contre deux évidences : le sort qui est fait aux Palestiniens ainsi que le chantage et les pressions exercés ici en France, avec l’appui de médias totalement sous influence, contre quiconque souhaite publiquement remettre en cause la soumission de l’Etat français et de la quasi-totalité de la classe politique à une idéologie de mort.

    Quant au Christianisme sur le dos duquel il a longtemps fait son beurre à coup d'anathèmes : Onfray oublie un Protestantisme à l'origine d'un néo-libéralisme économique qui a tout envahi, des églises évangéliques hégémoniques en Afrique, en Asie et Amérique du Sud proche des néo-cons américains et un Catholicisme aux combats d’arrière-garde aussi omniprésent que minoritaire.

    D’autant plus que le prosélytisme n’implique pas seulement « propagande et recrutement » mais peut concerner aussi, et surtout, le conditionnement des esprits conduisant à une absence totale d’analyse critique, et à la soumission face à un groupe de pression politico-religieux qui n'admet aucune contestation ni remise en cause de ses agissements et de ses fins.

     

    ***

     

                 Nombreux sont ceux qui vous avoueront en privé qu'ils ont un peu de mal avec Onfray depuis son "Les services secrets doivent s'occuper de Dieudonné !" C'était à l'occasion des élections européennes ; Dieudonné se présentait sur une liste anti-sioniste. Ce jour-là, Onfray s’est révélé être un libertaire et un gauchiste d'un nouveau type : du type petit flic, mou des genoux, adepte de l'assassinat politique d'Etat.

    C’était en 2009.

     

    Aujourd’hui isolé, ayant perdu nombre de ses lecteurs depuis l’arrivée d’Internet – il s’en plaindra en ces termes : « Plus personne ne lit ! » ; contesté sur la toile comme nulle part ailleurs et comme jamais… Onfray a découvert, voilà quelques années, qu’il ne faisait pas l’unanimité chez le citoyen lambda, le quidam à l’esprit libre, autodidacte ou pas, informé et instruit ;  unanimité en trompe l’œil… unanimité autour de ceux qui, des années durant, n’ont jamais rencontré la moindre opposition là où ils communiquent : télés, radios, presse. Et manifestement Onfray ne s’en est toujours pas remis : toutes ses déclarations à l’emporte-pièce contre Internet confirment le fait que notre essayiste a vraiment du mal à vivre cette remise en cause ; et puis, grapho-maniac, Onfray sort plus de deux livres par an depuis vingt ans ; c'est comme donner le bâton pour se faire battre, c'est sûr !

     

                (Michel Onfray pris en flagrant délit : il refuse de partager une tribune avec un de ses détracteurs tout en évoquant le cancer de sa compagne (?!). Dur dur le débat contradictoire !)

     

                   Enfant-roi pourri gâté, aujourd'hui blessé et fragilisé, Onfray choisit de rentrer à la maison, sa maison pour y chercher un refuge, là où personne ne le contestera : les médias dominants qui l’ont fait car Onfray doit tout à ce système  médiatique-là et à ses animateurs et producteurs qui choisissent régulièrement de l’inviter. Et quand on sait ce que ce système est aujourd’hui capable de laisser dire...

    Système dans lequel il a fait «carrière » et qui lui a permis une indépendance relative mais réelle : il quittera l’enseignement pour vivre de sa plume ; c’était bien avant Internet… cet internet qui est toute la mémoire du monde : mémoire de l’instant, de la seconde qui s’est écoulée, mémoire d’hier et d’avant-hier…mémoire de trois mille ans.

     

                 Déjà, sur France Inter, ICI, en septembre dernier, Onfray avait opéré ce rapprochement avec les médias ; rapprochement que l’interview de Marianne vient confirmer ; Onfray devancera même ses interlocuteurs jusqu’à donner son avis sur des sujets qu'ils n’avaient pas évoqués :

    -         Ignorant les démentis des Israéliens eux-mêmes (ICI), pour mieux condamner l'Iran, Onfray reprend une fausse information à propos de l’ancien leader iranien qui aurait appelé à la destruction d’Israël…

    -         Onfray rejoint Finkielkraut au sujet de l’école et déclare : «  Je préfère la proximité avec Finkielkraut qu’avec d’autres intellectuels ».

    -         Certes ! Le Parti de gauche recueille l’adhésion d’Onfray mais ce dernier trouve la personnalité de Mélenchon imbuvable.

    -         A propos de la censure sur Internet… pour réguler cette censure qu’Onfray appelle de ses vœux (!???),  il recommande Robert Badinter et Simone Veil (pas la philosophe mais l’autre.. celle qui somnole au dîner du CRIF, le nez dans son assiette). Censure à propos de laquelle il fera cette remarque effarante : « La liberté d’expression n’est pas la liberté de nuire à autrui ».

     

    On imagine un journalisme d’investigation qui ne nuirait à personne ; la liberté de dénoncer les corrompus et les corrupteurs qui ne nuirait, là encore, à personne…

    On savait au fil des ans qu’il y avait quelque chose d'authentique... authentiquement creux au royaume d'Onfray, quelque chose comme une vacance, un manque, presqu'un vide mais... plein, à ras-bord : absent Onfray ! Oui, absent finalement ! Et c'est très certainement la raison pour laquelle il est si présent dans les médias ! Mais là vraiment… ce jour-là, sur France Inter…

     

                 Mais alors… pourquoi le choix de Veil, ministre de la santé de Giscard sous un gouvernement Chirac qui a certes eu la lourde tâche de porter à l’Assemblée nationale un projet de loi - The projet de loi ! -, sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) qui dépénalise l'avortement... mais c’était en 1974… et depuis, plus rien. Silence radio.

    Et pourquoi donc ce Robert Badinter à qui l’on doit une défense de DSK le jour même de sa mise en accusation à New York, une défense aussi répétitive qu’indécente dans des médias d’une complaisance inouïe à l’égard du président du FMI, de son entourage, amis et clique ! Badinter s’exprimera ainsi : « DSK ne peut être coupable, c’est mon ami, et l’ami de nombre de mes amis ! » ; et ce durant toute la soirée.

    Quant à la peine de mort, c’est Mitterrand qui a pris tous les risques de son abolition avant de constater que, finalement, il n’y avait aucun risque politique. 

    Pourquoi Veil et Badinter qui n'avaient rien demandé à personne ?

    La question est posée.

     

                 Toujours dans cette interview, et alors que, là non plus, on ne lui demandait rien   - empressement symptomatique, comme autant de lapsus et autres actes manqués, qui trahit une recherche d’acceptation totale sur le modèle d’une coopération et d'une collaboration qu’Onfray espère, à son insu ou pas, fructueuses auprès d’un système qui a pour piliers aussi et surtout des médias totalement soumis aux diktats atlantiste, sioniste et mondialiste :

    -         Onfray défendra la loi Gayssot contre Faurisson sans suggérer qu'après tout, on pourrait très bien envisager un jour de répondre à Faurisson au lieu de pénaliser la recherche historique et de créer un doute plus dommageable encore quant à la vérité sur la Seconde guerre mondiale !

    -         Onfray renverra dos à dos ce qu’il appelle "le gouvernement Israélien et le gouvernement ( ?) palestinien" ; ce qui, dans les faits, revient à soutenir le plus fort, brute et truand.

     

    Simone Veil, Robert Badinter, Dieudonné, Loi Gayssot, Faurisson, l'Iran (plus tard, viendra le moment de dénoncer un Islam guerrier. Patience ! Onfray n'oubliera rien ni personne, excepté Poutine)... il y est venu tout seul Onfray, et sans qu'on l'y pousse ! Il y est allé sans qu'on l'y invite car il fallait qu'il y aille : Onfray, comme nous tous, connaît le chemin qui mène à l'apaisement et à une protection écran-total contre les intempéries et les aléas d'une contestation tous azimuts aujourd'hui incontrôlable : accueilli à bras ouverts par les médias de la domination, Onfray est maintenant intouchable !

     

                  Alors... oui ! Vraiment... avec cette interview de Marianne et son intervention sur France Inter, tout est là, en place : il ne manque rien ! Si… une chose : pour parachever le dispositif de ralliement, Onfray s’en prendra à l’Islam qu’il n’a de cesse de qualifier, depuis deux ans, de menace essentiellement guerrière, ici en France et partout ailleurs.

    Onfray n’a manifestement aucune connaissance à l'Internationale et dans le domaine de la géopolitique  : qui fait quoi ? A qui ? Où ? Comment ? Qui finance qui ? Qui encourage ? Qui recrute ? A quelle fin ? A qui profite le crime ?  

    A sa décharge, on pourra toujours tenir compte du fait qu’Onfray s’est longtemps absenté de la scène contemporaine,  tout occupé qu’il était à revisiter une pensée grecque de masturbateurs publics (Diogène en chef de file)  et de petits farfelus excentriques sans conséquence ; de plus, c’était il y a plus de deux mille ans, alors… forcément ! D’où le reproche au sujet de son absence de contribution autour des graves questions économiques, sociales et culturelles qui secouent régulièrement les sociétés française et européennes - refus de se salir les mains avec l’actualité politique et sociale, là où sont tous les pièges,  là où il faut nommer les choses et les gens... lieu de tous les dangers pour un intellectuel de service minimum : le danger de se révéler tel que l'on est, à savoir un petit bourgeois hédoniste et conservateur soucieux avant tout de pérenniser une réussite commerciale qui compte peu d’élus dans l’Edition ?

     

             Autre signe de ralliement et de soumission à la raison du plus fort est l'utilisation d'un vocabulaire dépréciatif à l'endroit de ceux dont les critiques touchent Onfray directement : "ressentiment" est le vocable qu'Onfray affectionne tout particulièrement depuis quelques mois dans chacune de ses interventions ; ce qui trahit un refus d'accorder la moindre légitimité à toute critique ; marque ultime d'un état d'esprit propre aux à ceux qui se sont rangés du côté des nantis : une ploutocratie mondialiste en l'occurrence.

     

              C’est imparable. Là encore, pas de surprise : le ralliement d’Onfray à une pensée binaire, celle de  l’Empire et d'une oligarchie mondiale vorace et sans scrupules, cache difficilement le désir de plaire et de complaire à ceux qui, dans les années à venir, seront chargés de « nous vendre du Onfray »  comme on a longtemps essayé de nous vendre du « BHL » que plus personne ne veut d’ailleurs acheter.

    Aussi, qu'on le veuille ou non, tout comme BHL, il y a fort à parier qu'Onfray ne vendra plus de livres mais sera omniprésent dans les médias à jouer une partition qu’il croira sienne alors qu’elle aura pour compositeur, orchestre, chef d’orchestre et producteur des acteurs de l’ombre qui n’acceptent qu’une seule forme de contestation : la soumission ; c’est là sans doute une consolation comme une autre pour ce fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage. Et à ce sujet, difficile de faire un autre constat que celui-ci : le pauvre, quand il réussit, sera toujours tenté, même après quelques années de défiance et d'indépendance, de rallier in fine un ordre social et à une organisation de l’existence auxquels il croit devoir son « repêchage » ; et c’est bien ce à quoi Onfray a fini par se résoudre.

    D’aucuns objecteront : "Après tout, si ce sont les bourgeois qui font les révolutions, c’est bien parce qu’il n’y a personne d’autres pour les penser, les organiser et les mettre en œuvre à leur place, toutes ces révolutions !"

     

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              Qu'à cela ne tienne ! Une nouvelle fois, force est de constater, comme on a pu le voir avec Zemmour, que le sésame d'un état de grâce dans les médias dominants se décompose comme suit :

    -         condamner sans rémission Dieudonné et Alain Soral même et surtout lorsque personne ne vous le demande ; sorte de nouvelle Loi de Goldwin… tout nous y ramenant...

    -         Occulter la question « sioniste » en France (mondialisme, atlantisme, médias d’une intolérance sans précédent, rupture de notre tradition en matière de politique étrangère ; remise en cause de notre rang sur la scène mondiale, chantage à l'antisémitisme...)… ou bien se ranger ouvertement auprès de ceux qui portent fièrement son drapeau bien haut…

    -         Prendre pour cible la religion musulmane et les Musulmans.

     

                   Aussi, Après Zemmour, Finkielkraut, BHL, Elisabeth Lévy, Fourest, Moix… Michel Onfray, c’est la règle que de rares exceptions qui survivent encore ici et là sur Internet seul, n'ont de cesse de confirmer ; exceptions qu'il nous faudra continuer de soutenir en attendant la chute d'un système de représentation du réel qui n'a aucun souci de la vérité ni de la justice.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Un sans faute d'Aymeric Caron face à Onfray

     

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  • Fichage de Béziers : Robert Ménard ne sera pas inquiété

     

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              Dans une ville sans joie, sans atouts ni attraits, et par conséquent sans perspective, Robert Ménard est manifestement condamné à devenir accessoirement un maire mais bien plus sûrement encore... un activiste politique : ré-élection oblige !

    La haine ordinaire de la banalité d’un mal qui l’est tout autant sera son seul programme auquel les bourgeois du centre ville, les commerçants, les professions libérales et les retraités n’hésiteront pas à se rallier : Ménard n’a donc pas fini de « régaler » de ses nouvelletés tantôt xénophobes, tantôt racistes, un électorat qui n’en demandait sans doute pas tant mais « quitte à tout prendre, pourquoi pas ! »… d'autant plus que la cible de Ménard est sans défense, et elle ne vote pas.

    Reste alors les chômeurs d'un chômage record et des SDF par centaines et une police municipale tout récemment ré-armée dans une ville-taudis dans laquelle personne n'ira investir un Euro.

     

                  Pour sûr, de ce Ménard et de ses prochaines « dégénérescences morales », les médias en feront des choux gras !

                  Alors, après ça, qui dira que le monde est mal fait ?

     

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                   "... Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté lundi le référé liberté déposé par la CRI ( 1 - Coordination contre le racisme et l'islamophobie)pour enjoindre le maire de la commune de Béziers, élu avec le soutien du FN, de cesser tout acte de collecte, d'enregistrement, d'organisation, de consultation et d'utilisation de traitement des informations sur la religion des élèves.

     

    Dans son jugement, le tribunal administratif a estimé qu'il "ne résulte ni des pièces soumises au juge ni des informations recueillies lors de l'audience" que la ville de Béziers aurait constitué "un ou plusieurs fichiers spécifiques, dématérialisés ou non, fondés sur l'appartenance religieuse (...) des élèves".

     

    En revanche, des informations sur les élèves "ont été collectées à partir des fichiers recensant les élèves inscrits dans les établissements publics d'enseignement dans lesquels les enfants supposés appartenir à la religion musulmane ont été identifiés par leurs prénoms", note le tribunal. Le traitement de ces données "en dehors de toutes les procédures et garanties par la loi (...) constitue une atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale", souligne le tribunal. Il conclut cependant que "en dehors des déclarations publiques faites par son maire", Robert Ménard, "il n'apparaît pas que la commune de Béziers aurait utilisé ou manifesté l'intention d'utiliser les données", justifiant des mesures d'urgence.

    Pour sa part, la mairie de Béziers s'est "réjouie" du jugement qui donne, selon elle, "confirmation écrite que l'accès aux listes des élèves par le maire est légal."

     

    1 - Association qui, face à la persistance de la hiérarchisation entre les différentes formes de racisme, entend poursuivre le combat politique et judiciaire : mettre la justice française face à ses responsabilités.

     

                               Public Sénat (extrait)

     

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                       Après l'ouverture d'une enquête pour "incitation à la haine raciale" contre Philippe Tesson et sa charge contre les Musulmans (2) de France à propos de laquelle le juge des référés déboutera l’association CRI de ses demandes au motif que les propos de Philippe Tesson ne constituent pas une provocation à la haine à raison de l’appartenance religieuse…

    Après Tesson, c’est Robert Ménard qui ne sera pas inquiété.

    On pourra toutefois, et sans difficulté, imaginer quelles auraient été les réactions et les sanctions prises à l’encontre de ce vieillard haineux qu’est Tesson…  si sa cible avait été les homosexuels ou les femmes ou bien encore la communauté juive.

    A propos de Robert Ménard, on pourra là aussi, et sans hésitation, imaginer quelles auraient été les pressions exercées si la cible de ce « pauvre type » d’une pauvre France avait été des syndicalistes, ou bien des adversaires politiques ou bien encore la communauté juive.

    Il est vrai qu’en France, on peut à peu près tout se permettre contre les Musulmans et les populations considérées comme appartenant à cette culture. Tout. Ou bien alors, que l'on nous dise, ici et maintenant, quels propos il est déconseillé de tenir à leur sujet si l'on ne veut pas devoir rendre des comptes à la justice ?

     

                      Avec ces deux derniers jugements qui confirment une fois de plus un "deux poids deux mesures" scandaleux, on n'aura donc pas tout perdu ; une  jurisprudence est une nouvelle fois établie : notre mépris profond pour ce pouvoir régalien et notre détermination à continuer de dénoncer au mieux... un laxisme irresponsable, au pire… un parti pris tout simplement raciste.

     

     

    2 - Peu de temps avant, Tesson avait demandé une sentence de mort contre dieudonné ; là encore, la justice se gardera bien de sanctionner ses propos.

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    Pour prolonger, cliquez : L'homme par qui le scandale arriva

     

     

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  • 11 Janvier 2015 : quand les langues se délient enfin

     

     

                 Que la stupeur et l’effroi des tueries de Janvier dernier nous aient privés d’analyses susceptibles de nous aider à sortir d’une confusion à la fois politique, sociale et intellectuelle, cela était plus que prévisible.

    Les médias, les premiers, ainsi que la classe politique, n’auront pas résisté longtemps à la tentation de faire taire ceux qui, héroïques, auront pris sur eux, au risque de la relégation et du mépris, voire de l’excommunication, de garder leurs capacités de discernement intactes, tripe sensible mais tête froide, face à des événements dramatiques et face à ce qui restera comme le plus important rassemblement de l’histoire moderne du pays : plusieurs millions de "Je suis Charlie" dans les rues des principales villes de France.

                 Qu'à cela ne tienne : deux témoignages, deux questionnements, sont passés quasiment inaperçus dans les médias de masse qui se sont bien gardés d’en faire l’écho : ceux de Frédéric Lordon et d’Alain Badiou à propos des événements  de Janvier et du slogan "Je suis Charlie", véritable cri de ralliement.

    Puis, tout récemment est arrivé l'ouvrage d’Emmanuel Todd et sa question : « Qui est Charlie ? » ; témoignage tout chaud, brûlant même !

    Nous clôturerons ce tour d’horizon avec votre serviteur et sa contribution datée du 12 janvier : "Il était une fois".

     

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                     Voici la contribution de Frédéric Lordon intitulée « Charlie à tout prix ? » publiée intégralement  ICI.

                     Voici un extrait  : « On pouvait se sentir Charlie pour l’hommage aux personnes tuées même si la compassion publique se distribue parfois d’une manière étrange, je veux dire étrangement inégale.

    On pouvait aussi se sentir Charlie au nom de l’idée générale, sinon d’une certaine manière de vivre en société, du moins d’y organiser la parole, c’est-à-dire au nom du désir de ne pas s’en laisser conter par les agressions qui entreprennent de la nier radicalement.

    Mais les choses deviennent moins simples quand « Charlie » désigne non plus des personnes privées, ni des principes généraux, mais des personnes publiques rassemblées dans un journal. Si, « Je suis Charlie » était une injonction à s’assimiler au journal Charlie, cette injonction-là m’était impossible car cette formule a fonctionné comme une sommation.

    Bienvenue dans le monde de l’unanimité décrétée, et malheur aux réfractaires ! Et puis surtout : célébrons la liberté de penser sous l’écrasement de tout dissensus, en mélangeant subrepticement l’émotion de la tragédie et l’adhésion politique implicite à une ligne éditoriale (une ligne atlantiste, sioniste et anti-Musulman - ndlr) ! Ceci d’ailleurs au point de faire à la presse anglo-saxonne le procès de se montrer hypocrite et insuffisamment solidaire (obéissante) quand elle refuse de republier les caricatures.

    Il fallait donc traverser au moins une mer pour avoir quelque chance de retrouver des têtes froides, et entendre cet argument normalement élémentaire que défendre la liberté d’expression n’implique pas d’endosser les expressions de ceux dont on défend la liberté.

     

     

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                     Voici la contribution d'Alain Badiou qui a pour titre : « Le Rouge et le Tricolore » - ICI dans son intégralité.

                     Voici un extrait : "Sur la trame générale de « l’Occident » contre « l’Islamisme », apparaissent, d’un côté, des bandes armées meurtrières ou des individus surarmés, de l’autre, au nom des droits de l’homme et de la démocratie, des expéditions militaires internationales sauvages, détruisant des Etats entiers (Yougoslavie, Irak, Libye, Afghanistan, Soudan, Congo, Mali, Centrafrique…) et faisant des millions de victimes, sans parvenir à rien qu’à négocier avec les bandits les plus corruptibles une paix précaire autour des puits, des mines, des ressources vivrières et des enclaves où prospèrent les grandes compagnies.

    On prétend de ci de là que ce n’est pas le fait d’être musulman en soi, comme indice négatif, que visent les caricatures de Charlie-Hebdo, mais l’activisme terroriste des intégristes. C’est objectivement faux. Prenez une caricature typique : on y voit une paire de fesses nues, c’est tout, et la légende dit « Et le cul de Mahomet, on peut s’en servir ? ». Le Prophète des croyants, cible permanente de ces stupidités, serait-il un terroriste contemporain ? Non, cela n’a rien à voir avec quelque politique que ce soit. Rien à voir avec le drapeau solennel de la « liberté d’expression ». C’est une ridicule et provocatrice obscénité visant l’Islam comme tel, c’est tout. Et ce n’est rien d’autre qu’un racisme culturel de bas étage, une « blague » pour faire péter de rire le lepéniste aviné du coin. Une complaisante provocation « occidentale », pleine de la satisfaction du nanti, envers, non seulement d’immenses masses populaires africaines, moyen-orientales ou asiatiques qui vivent dans des conditions dramatiques, mais envers une très large fraction du peuple laborieux ici même, celui qui vide nos poubelles, nettoie la vaisselle, s’éreinte au marteau piqueur, fait à cadence accélérée les chambres des hôtels de luxe ou nettoie à quatre heures du matin les vitres des grandes banques. Bref, cette part du peuple qui, par son travail seul, mais aussi par sa vie complexe, ses voyages risqués, sa connaissance de plusieurs langues, sa sagesse existentielle et sa capacité à reconnaître ce que c’est qu’une vraie politique d’émancipation, mérite au moins qu’on la considère, et même, oui, qu’on l’admire, toute question religieuse mise de côté.

    Dès le début, l’Etat s’est engagé dans une utilisation démesurée et extrêmement dangereuse. Au crime à motivations identitaires, il a opposé dans les faits une motivation identitaire symétrique. Au « musulman fanatique » on a opposé sans vergogne le bon Français démocrate. Le scandaleux thème de « l’union nationale », voire de « l’union sacrée », qui n’a servi en France qu’à envoyer les jeunes gens se faire massacrer pour rien dans les tranchées, est ressorti de ses placards naphtalinés.

    Il a même été possible que le criminel de guerre coloniale Netanyahou figure au premier rang des manifestants, supposés venir là célébrer la liberté d’opinion et la paix civile.

    ***

     

                       C'est au tour d'Emmanuel Todd avec son dernier ouvrage : « Qui est Charlie ? ».

    Todd évoque une crise religieuse car pour Todd, c’est lorsqu’une religion disparaît qu’il faut la prendre au sérieux : l’effondrement du catholicisme dans les années 60.

    Le spirituel, tout comme le temporel, a le vide en horreur. Chassez le spirituel et il revient au galop ! Mais sous quelle forme ? Todd évoque alors deux France : une France laïque, voire laïcarde, classe moyenne privée de religion et de transcendance qui vote PS et une France catholique majoritairement de centre-droit (UMP), sans oublier des traditionalistes ultra-minoritaires mais très actifs (FN) ; deux France unies autour d’un bouc émissaire : les classes populaires en général et les Musulmans en particulier sur-représentés au sein de ces classes ; et c'est l'assaut meurtrier des locaux de Charlie Hebdo qui servira d’exutoire contre l’Islam, une religion qui, en France, n'est pas que symboliquement la religion des dominés et des plus faibles économiquement ; une religion qui est sans doute la seule fierté d’une grande partie de ses pratiquants et des non-pratiquants issus de cette culture.

                 "l'Islam, cette religion qui ne veut pas mourir !"  ; 'L'Islam cette religion qui menace notre identité !"

    Tout le monde s'y retrouvera donc ce jour-là : les athées, laïques et laïcards, qui n'ont plus de religion, et les cathos modérés et intégristes.

     

     

                    Todd oppose un contenu latent qui force une approche à la fois sociologique et psychiatrique à un contenu manifeste : ce qui est explicité par les intéressés eux-mêmes - les "Je suis Charlie" rassemblés dans les rues le 11 janvier dernier -, avec l’appui de tous les médias dominants et le grand cirque et barnum de la politique et du showbusiness.

    Dans sa traduction et sa transposition politiques, Todd nous donne à penser alors à une sorte d’union sacrée PS, UMP et FN (Oui, le FN ! qui est aussi un parti de la haine envers le faible, le dominé, le nécessiteux et pas seulement d'origine étrangère) . Ce qui s’avère être juste dans les faits puisque ce sont ces trois partis qui « contrôlent » le jeu politique et les résultats des élections depuis les années 80.

    Ces deux France se retrouvent alors autour d’un projet anti-égalitaire (la présence du PS dans ce projet est tout à fait cohérente : que l’on pense un instant que les inégalités ne se sont jamais aussi bien portées sous un gouvernement et une présidence PS depuis 1983) ; un projet xénophobe aussi ; le PS une fois encore, parti sioniste, n’hésitant plus, avec la complicité des dirigeants du Crif, à jouer le Juif contre le Musulman, l'Arabe, l'Africain et le sympathisant blanc : à titre d'exemple, Dieudonné, autre exutoire, dès 2003 ; et plus récemment, avec une version "Valls et la Licra" contre l'humoriste-activiste et son public.

                     Si l’exposé de Todd se défend et se tient, reste que notre démographe-historien-sociologue oublie d’être un peu plus explicite. Courageux mais pas téméraire  Todd ? Car, l’alliance de ces deux France a pour point nodal un soutien inconditionnel à toutes les politiques à la fois économiques et militaires développées par les USA et une Europe supplétive depuis les événements du 11 septembre 2001.

    Ce qui se fait appeler "La guerre mondiale contre le terrorisme",  de l’Afghanistan à la Libye, en passant par l’Irak, se soldera par près de 3 millions de morts Musulmans, embargo irakien non inclus. Bilan provisoire puisque cette "guerre" qui est loin d'être gagnée - et ce n'est pas le but non plus -, ne connaîtra sans doute aucune fin.

    Faut dire que le chaos a des vertus qu'une morale humaniste ignore.

     

    ***

     

                     Votre serviteur, enfin...  avec un billet de blog qui a pour titre : "11 Janvier 2015 : il était une fois".

                     Un extrait  :


                     Un rassemblement et une marche historiques : plus de 3,7 millions de Français ont défilé en hommage aux 17 victimes des tueries de la semaine.

                   Avec cette manifestation qui semble rejeter "la politique", ou se situer comme "en-dehors" sinon au-delà, parmi les trois millions et plus de participants à la marche "Je suis Charlie", un grand nombre a sans doute vu dans les événements de ces derniers jours non pas la manifestation d’une cause mais bien plutôt celle d’un effet. Or, la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo et celle du supermarché de Vincennes auraient pourtant dû provoquer le réveil d'une prise de conscience des causes qui nous y ont menés et par voie de conséquence, à une prise de conscience politique. Aussi, ce qui semble être le rejet de cette conscience-là par toute une population aujourd'hui dépolitisée qui a trouvé à s'exprimer dimanche, annonce, qu'on le veuille ou non, des déceptions sans nombre dans les mois et les années à venir car personne, aucune société, ne peut échapper à la politique ou s'en extraire :

    - Doit-on accepter que la classe politique se laisse tenter par le maintien d'une pression sécuritaire jusqu'à la prochaine élection présidentielle à des fins électoralistes et dans l'espoir d'une prise de contrôle accrue sur notre liberté d'expression et de mouvement jusqu'au coeur dans notre intimité à grand renfort de nouvelles lois liberticides ?

    - Quelles conclusions tirer de notre ralliement à une politique étrangère atlantiste ?

    - Peut-on faire l’économie de nous interroger sur une représentation de l’Islam qui, islamophobie consciente ou inconsciente, semaine après semaine, humilie ses croyants tout en les marginalisant ?

    - La communauté juive de France peut-elle continuer de confier sa représentation à des associations qui ne sont que des officines d’un Etat étranger, Israël en l'occurrence, qui a fait la preuve de son incapacité à bâtir un état moderne, responsable, respectueux des lois internationales et dont la classe politique et les premiers ministres successifs sont devenus les véritables ennemis mortels de cette communauté, ici, sur le sol de notre République ?

    - Doit-on refuser de mettre un terme au dénigrement systématique de la France, de son passé qui désarme des millions de français issus de l’immigration ou de la colonisation et les laisse sans identité enviable autre que celle de la religion ?

     
    - Peut-on continuer avec la promotion d'un économisme pour lequel il n'y a de vérités qu'économiques... ratios et calculs ?

    - Peut-on nier plus longtemps encore le racisme institutionnel qui a tout recouvert : logement, travail, études, considération citoyenne ?

     

                           Là, c'est la politique qui frappe à la porte. Assourdissant !

     

     

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  • Philippe Tesson ne sera pas inquiété... ou quand la justice soutient les propos racistes et islamophobes

     

                  En Janvier, le CRI (Coordination contre le racisme et l’islamophobie) avait saisi la justice pour faire condamner dans l’urgence les propos insultants et inacceptables tenus par Philippe Tesson sur les ondes d’Europe 1 le 14 Janvier 2015, accusant l’ensemble des Musulmans d’amener « la merde en France ».

     

     

                       Après l'ouverture d'une enquête pour "incitation à la haine raciale" contre Philippe Tesson,  le juge des référés vient de débouter le CRI de ses demandes au motif que les propos de Philippe Tesson ne constitueraient pas une provocation à la haine à raison de l’appartenance religieuse.

    Dont acte.

     

                       Face à la persistance de la hiérarchisation entre les différentes formes de racisme, le CRI entend poursuivre le combat politique et judiciaire : mettre la justice française face à ses responsabilités.

     

    ***

     

    Philippe Tesson, oui !

    Dieudonné, non !

     

             La justice ne cache même plus son parti pris ! Ce qui, à compter d'aujourd'hui, nous dispense de devoir respecter cette institution et son personnel.

    Avec ce jugement scandaleux, on n'aura donc pas tout perdu ; une  jurisprudence est maintenant établie : notre mépris profond pour ce pouvoir régalien.

     

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    Pour prolonger, cliquez : L'homme par qui le scandale arriva

     

     

     

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  • Nabil Ennasri : jeune acteur de l'émergence d'une conscience communautaire musulmane

     

                       Diplômé de Sciences Po, spécialiste du Qatar, ayant étudié les sciences islamiques, chroniqueur, militant et globetrotter, Nabil Ennasri est une des figures montantes de la communauté musulmane de France.

    Charmeur, avenant mais ferme, il ne s'en laisse pas compter. Avec lui, les Musulmans de France redressent la tête et préparent leur avenir en tant que communauté à la fois respectée et crainte car Nabil Ennasri a compris qu'il faut être craints pour être respectés - dans un monde qui n'accepte qu'un rapport : celui de la force -, même si, contrairement à des responsables d'associations de type "communautaire", il se pourrait bien que les Musulmans de France finissent par gagner les coeurs et les esprits de la communauté nationale qui a tant besoin d'acteurs de paix, de concorde et d'union ; et cette communauté trop discrète semble en avoir les dispositions naturelles.

     

     

    ***

     

                        L'actualité politique de la Communauté musulmane décryptée par Elias d'Imzalène co-fondateur du 1er site d'information musulmane Islam&Info et Nabil Ennasri auteur de l'ouvrage "Les 7 défis Capitaux".

     

     

     

    Antisémitisme, CRIF et mobilisation : Nabil Ennasri répond à Yonathan Arfi 

     


                   L'ouvrage "Les 7 défis capitaux" est à la fois une compilation et une proposition de projection. Une compilation car il est le fruit d'une dizaine d'années d'engagement de l'auteur au sein du paysage islamique de France. Une projection car il se veut une contribution pour tracer les contours d'une feuille de route pour une communauté musulmane en pleine mutation.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Islam, Coran et Musulmans

     

     

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  • Le mythe de l'islamisation : passer au crible ses préjugés pour progresser

     

    Conférence sur thème est "Le regard de la société sur l'islam" en 2013, par M. Raphaël LIOGIER

     

    liogier, islam,islamisation

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                      Penser contre soi -même, la première exigence ; penser avec l'intelligence des autres, deuxième exigence ; puis... passer au crible ses propres préjugés pour progresser !

     

                Penser demande un vrai effort car, penser va à l'encontre de notre nature. Penser c'est pénible, épuisant ; on évite, on résiste autant qu'on peut, on freine des quatre fers, tellement ça ne nous ressemble pas ; et c'est sans doute la raison pour laquelle, penser c'est penser à rebrousse poil, toujours ! Et personne ne vous remerciera pour l'avoir fait car alors, vous serez leur mauvaise conscience à tous car penser c'est penser contre tous ceux qui ont renoncé à cet effort à leur insu ! Penser c'est penser contre tous ceux qui ont jeté l'éponge...et ça en fait du monde ! Un sacré paquet : tous ceux qui pensent avoir de bonnes raisons d’ignorer qu’ils ont renoncé à penser !

     

                                                                        Serge ULESKI

     

     

    1 liogier, islam,islamisation Raphaël Liogier, né en 1967, est sociologue et philosophe. Professeur des universités à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, il y dirige depuis 2006 l'Observatoire du religieux.

     

     

     

     

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : une recension de l'ouvrage ICI

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  • S'habituer à la menace terroriste ?

     

                   Après les attaques de Copenhague (Danemark) commises par un jeune Danois de 20 ans d'origine palestinienne, Manuel Valls, premier ministre, a rappelé qu'il fallait apprendre "à vivre avec"...

    Devinez quoi ?

    Le terrorisme.

     

                  Désormais, il nous est demandé de prendre en compte le fait que la menace terroriste doit faire partie de notre quotidien : "Il faut dire la vérité aux Français. (...) Il faut s'habituer à vivre avec".

     

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                   Qu’il soit permis à ceux qui n’ont aucune intention de «s’habituer à vivre avec la menace terroriste » de préciser ce qui suit :

    Avec cette énonciation de ce qu’un premier ministre voit comme une fatalité c’est toute une classe politico-médiatique qui semble vouloir rejeter "la politique", pour mieux se situer comme "en-dehors" sinon au-delà, comme si dans les événements de Paris, Vincennes et Copenhague, et ceux de Toulouse en 2012, il nous était demandé de voir non pas la manifestation d’un effet mais bien plutôt celle d’une cause qui n’appellerait, par conséquent, aucune suite puisque tous ces événements seraient une fin en soi.

    Or, les tueries des dernières semaines devraient au contraire provoquer le réveil d'une prise de conscience des causes qui nous y ont menés et par voie de conséquence, à une prise de conscience politique. Aussi, ce qui semble être le rejet de cette conscience-là par toute une classe avec le relais des médias et  de quelques intellectuels indigents ou carrément de parti pris, annonce, qu'on le veuille ou non, des déceptions sans nombre dans les mois et les années à venir car personne, aucune société, ne peut échapper à la politique ou s'en extraire même si cela peut arranger les affaires d’un Premier ministre et d’un Président qui, déjà, pense à sa ré-élection.

    Car enfin…

     

    - Doit-on accepter que la classe politique se laisse tenter par le maintien d'une pression sécuritaire jusqu'à la prochaine élection présidentielle à des fins électoralistes et dans l'espoir d'une prise de contrôle accrue sur notre liberté d'expression et de mouvement jusqu'au coeur dans notre intimité à grand renfort de nouvelles lois liberticides ?

    - Quelles conclusions tirer de notre ralliement à une politique étrangère atlantiste - pro-américaine et israélienne - en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force ; une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre face à des pays et des cultures hégémoniques à la soif de domination ?

    Hégémonie d’une alliance américano-israélo-saoudienne (La Grande Bretagne et la France comme supplétifs) qui a pour seul programme : la dévastation des nations, des cultures, la captation et le pillage des ressources naturelles ainsi que le vol de la terre ?

     

     

                        

     

    - Doit-on continuer d’accepter la mise à mort subreptice, ici en Europe, de la liberté d’expression ainsi que la diabolisation de tout individu qui refuse d'adhérer à l’univers conceptuel de cette hégémonie américano-israélo-saoudienne criminelle ?

    - Peut-on encore  demeurer complice de la tentative de marginalisation de la Russie ? Politique qui consiste à faire le choix de soutenir le dissident milliardaire Khodorkovski aujourd'hui résident en Suisse contre le lanceur d'alerte Edward Snowden résident provisoirement sur le sol russe, aujourd'hui "apatride" et sans un sou, auquel toute l'Europe a refusé l'asile.

     


     

    - Doit-on accepter la mise à mort subreptice, ici en Europe, de la démocratie, à grand renfort d’instances tutélaires sans légitimité démocratique (fonds, banques, commissions, organisations) ainsi que de technologies de la surveillance et du contrôle de millions de citoyens, dans une passivité de tous les médias dominants ?

     

    - Peut-on faire l’économie de nous interroger sur l'instrumentalisation de la culture arabo-musulmane - foulard et pratiques religieuses -, et sur une représentation de l’Islam qui humilie ses croyants tout en les marginalisant semaine après semaine, au nom d'une liberté d'expression sans but ni raison, sans queue ni tête, une liberté sans conscience ni intelligence?



    - La communauté juive de France peut-elle continuer de confier sa représentation à des associations qui, sous peine d'être qualifiés de "mauvais Juifs", somment les Juifs de France de soutenir un Etat qui a fait la preuve de son incapacité à bâtir un état moderne, responsable, respectueux des lois internationales et dont la classe politique et les premiers ministres successifs sont devenus les véritables ennemis de cette communauté, ici, sur le sol de notre République ?


    Car, s’il semble tout aussi  difficile, voire impossible, de se « désolidariser » d’Israël pour un Juif français ou un Français juif ou bien encore un Français sioniste que pour un Croyant d’accepter le droit au blasphème, dans un face à face qui relève plus de la médecine de l'âme que de toute autre science ou discipline intellectuelle, il est certainement grand temps que la communauté juive de France et d'Europe, sorte de sa réserve et de son mutisme et qu’elle reprenne son destin en mains en se soulevant contre des associations qui servent un projet étranger à la France et à ses intérêts, et dont les instigateurs et autres protagonistes n'ont aucune considération pour leur propre communauté, jusqu'à ne plus pouvoir ni vouloir distinguer, et c'est là le but recherché, un attentat anti-israélien d'un attentat antisémite.

    Aussi, il est urgent que cette communauté refuse d'être plus longtemps les dindons d'une farce tragique et meurtrière, et finalement les otages et les victimes d'une politique dans laquelle il n'y a rien à sauver car, cela n'a que trop duré pour eux comme pour nous tous !

     

                      

     

    - Doit-on refuser de mettre un terme au dénigrement systématique de la France et de son passé qui désarme des millions de français issus de l’immigration ou de la colonisation et les laisse sans identité enviable autre que celle de la religion ?


    - Peut-on continuer avec la promotion d'un économisme pour lequel il n'y a de vérités qu'économiques... ratios et calculs  face à des
    êtres humains qui ne seraient que des bras, des ventres et du temps de cerveau disponible à distraire jusqu'à l'abrutissement ?

    - Peut-on nier plus longtemps encore le racisme institutionnel qui a tout recouvert : logement, travail, études, considération citoyenne contre les Français issus d’Afrique noire ou du Maghreb ?


               Là, c'est la politique qui hurle et frappe à la porte de la France et de l'Europe, assourdissante !

    ***



                   Face aux victimes collatérales françaises et d'autres nationalités qu'aucun discours ni deuil national ne pourront racheter, qu'aucune politique dont il n'y a rien à sauver depuis l'Afghanistan ne pourra nous demander d'accepter sans montrer du doigt l'Elysée et L'Otan, sur quel recours les familles endeuillées peuvent-elles bien compter ?

    Pourront-elles porter plainte toutes ces familles ? Contre qui ? Contre l'Etat français ? Auprès de quelle juridiction ? Le TPI ?

    Quels chefs d'inculpation pourront-elles faire valoir ? Mise en danger de la vie d'autrui ? Association de malfaiteurs ? Non assistance à personne en danger ? Complicité de meurtre ? Homicide involontaire ?

     

                     Il se pourrait bien dans les années à venir que nous nous trouvions tous dans l’obligation de demander des comptes à un Etat français sans boussole et sans direction, sinon une seule : celle que des puissances étrangères voudront bien lui indiquer tout en continuant de la compromettre avec des logiques de chaos et de mort au nom d’intérêts aussi clairs chez nous qu'inavouables chez eux !

                Alors non ! Nous n'accepterons pas de mourir ni pour l'Otan, ni pour les USA, ni pour l’Ukraine ni pour Israël ni pour une oligarchie mondialiste sans foi ni loi aux entreprises criminelles !

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    Pour prolonger, cliquez : Porter la crise au coeur du PS

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  • Autour des quartiers populaires : analyses et rebonds - 1

                    Pourquoi les quartiers populaires sont-ils impopulaires ? Une réponse du sociologue Saïd Bouamama

     

     

                    A la suite des révoltes de 2005, une rencontre avec Saïd Bouamama à l'occasion du tournage de "Ceci est notre quartier à 93°".

     

                    En 2005, un collectif a vu le jour sur le Blanc-Mesnil en vue d'analyser la flambée de violence de cette année-là. "Ceci est notre quartier à 93°" de Roland MOREAU a été réalisé avec le collectif des femmes du Blanc Mesnil -  Maison des Tilleuls

     
                    Extrait de Notre Monde, de Thomas Lacoste - 2013

                 Hourya Bentouhami est philosophe, ancienne élève de l'École Normale Supérieure de Lyon, agrégée et docteure en philosophie. Ses travaux portent sur la non-violence dans une perspective féministe et postcoloniale.

    Elle a participé à l'ouvrage collectif L'Autre campagne, 80 propositions à débattre d'urgence Ed. La Découverte, 2007.

     

     

     

                      "Garde à vue, garde à toi", documentaire de Roland Moreau.
    Les jeunes du Blanc-Mesnil ont réalisé en 2000 ce film sur les rapports entre les jeunes et la police, parti d'un état des lieux de la garde à vue - depuis les gardes à vue sont filmées, un avocat et un médecin sont présents dès la première heure.

    Retour du balancier, l'état d'urgence sous le gouvernement Valls a remis à nouveau en cause ces dispositions. La Constitution est convoquée ; il serait question de "constitutionnaliser" une grande partie des atteintes à la liberté et à la protection des individus.

                              A suivre.

     

                        Assemblée publique du Printemps des quartiers à Bagnolet en mars 2013 : les Présidentielles... Et le racisme ? Et les quartiers ? Et la Palestine ? Et la Françafrique ? Et les occupations militaires ? etc...

     

    ***

     

                2000, 2005, 2013... crise économique, mondialisme, des gouvernements aux ordres, mur de l'indifférence, surdité, ségrégation, discriminations... tous les problèmes demeurent.

     

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    Pour prolonger, cliquezSaïd Bouamama, sociologue

     

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  • Dimanche 11 janvier 2015 : il était une fois...

    chef d'etat hollande netanyahu.jpg


                     Ils sont venus, ils sont tous là ! Carré de tête de la manifestation : Cameron, Jean-Claude Juncker, Merkel, Netanyahu, Hollande, le ministre américain de la Justice Eric Holder, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg...

    Grande Bretagne, Allemagne, Otan, USA, Israël, Qatar, Mali... près de 50 chefs d'Etat et de gouvernement, hier dimanche 11 janvier 2015, ont marché en hommage aux victimes des derniers attentats qui ont fait 17 morts (20 avec les assaillants).

    Si on a pu remarquer l'absence de la Russie et de l’Asie, rien ne devait néanmoins nous surprendre car... contrairement à ce qui a pu être proclamé par Hollande et  les médias, Paris n’a pas été "la capitale du monde" ce dimanche-là mais la capitale de ceux qui bombardent, plus surprenant... la capitale de ceux qui sont bombardés (l'inénarrable président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas était présent : dans les cercles autorisés on l'appelle "le baladeur" car il aime les balades ; il aime aussi se faire balader), ainsi que la capitale de ceux qui financent  tous les groupes djihadistes de la planète jusque dans nos banlieues françaises : le Qatar et deux ou trois monarchies du Golfe, elles aussi présentes.

     

     

                    La marche des hypocrites pompiers pyromanes…

                   Tous les valets et autres serviteurs de l’oligarchie nationale, européenne et mondiale principalement occidentale étaient donc présents : fauteurs de guerres, financiers des salafistes et takfiristes ! 

    Ne soyons pas dupes : ils sont tous venus enlacer la France pour mieux l'étouffer sans doute dans la crainte que les événements dramatiques de ces derniers jours ne fassent réfléchir notre pays quant sa politique étrangère de ralliement inconditionnel aux USA, à Israël et aux monarchies du Golfe. 

    L’unanimité du soutien de la France d’Etats responsables du chaos en terre d’Islam pour avoir délibérément ouvert la boîte de pandore d’une religion d’une complexité inouïe, tout en livrant des millions de Musulmans (et autres) maintenant sans Etat, sans frontières, sans police, sans armée, sans protection ni droits à un arbitraire d'une rare cruauté - groupes djihadistes proches de nos alliés du Golfe -, prouve que la France a bel et bien sombré et qu'elle s’est ralliée au pire : à une politique qui a fait la preuve de son échec depuis 20 ans si on exclut toutefois le chaos comme stratégie acceptable dans la conduite des affaires du monde et de sa domination.

                 Mais alors, cette charge, cette pression sur la France annoncent-elles un « Patriot Act » à la française ? 

     

    ***

     

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                 Un rassemblement et une marche historiques : plus de 3,7 millions de Français ont défilé en hommage aux 17 victimes des tueries de la semaine.

                  Marche contre l’intolérance ? Manifestation pour la défense de la liberté d'expression ? Rassemblement apolitique ?

    Il semblerait que les Français ont eu très peur; d'où cette mobilisation.

     

                   Avec cette manifestation historique qui semble rejeter "la politique", ou se situer comme "en-dehors" sinon au-delà, parmi les trois millions et plus de participants à la marche "Je suis Charlie", un grand nombre a sans doute vu dans les événements de ces derniers jours non pas la manifestation d’une cause mais bien plutôt celle d’un effet. Or, la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo et celle du supermarché de Vincennes auraient pourtant dû provoquer le réveil d'une prise de conscience des causes qui nous y ont menés et par voie de conséquence, à une prise de conscience politique. Aussi, ce qui semble être le rejet de cette conscience-là par toute une population aujourd'hui dépolitisée qui a trouvé à s'exprimer dimanche, annonce, qu'on le veuille ou non, des déceptions sans nombre dans les mois et les années à venir car personne, aucune société, ne peut échapper à la politique ou s'en extraire :

    - Doit-on accepter que la classe politique se laisse tenter par le maintien d'une pression sécuritaire jusqu'à la prochaine élection présidentielle à des fins électoralistes et dans l'espoir d'une prise de contrôle accrue sur notre liberté d'expression et de mouvement jusqu'au coeur dans notre intimité à grand renfort de nouvelles lois liberticides ?

    - Quelles conclusions tirer de notre ralliement à une politique étrangère atlantiste ?

    - Peut-on faire l’économie de nous interroger sur une représentation de l’Islam qui, islamophobie consciente ou inconsciente, semaine après semaine, humilie ses croyants tout en les marginalisant ?

    - La communauté juive de France peut-elle continuer de confier sa représentation à des associations qui ne sont que des officines d’un Etat étranger, Israël en l'occurrence, qui a fait la preuve de son incapacité à bâtir un état moderne, responsable, respectueux des lois internationales et dont la classe politique et les premiers ministres successifs sont devenus les véritables ennemis mortels de cette communauté, ici, sur le sol de notre République ?

    - Doit-on refuser de mettre un terme au dénigrement systématique de la France, de son passé qui désarme des millions de français issus de l’immigration ou de la colonisation et les laisse sans identité enviable autre que celle de la religion ?


    - Peut-on continuer avec la promotion d'un économisme pour lequel il n'y a de vérités qu'économiques... ratios et calculs ?

    - Peut-on nier plus longtemps encore le racisme institutionnel qui a tout recouvert : logement, travail, études, considération citoyenne ?

     

                           Là, c'est la politique qui frappe à la porte. Assourdissant !

     

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                 « Vous avez voulu l’homme purement horizontal ; le résultat est qu’on se prend en pleine gueule une pseudo-verticalité caricaturale et meurtrière car il y a des gens qui ne renonceront pas à chercher et à trouver de la valeur dans un monde qui en est cruellement dépourvu.» - Gollum

     

    une femme musulmane attentat paris.jpg

     

                      " Il y a ceux qui se servent du clivage identitaire pour opposer les uns aux autres, et ceux qui se serviront de cette richesse de la différence pour transcender l’individu à travers une cause collective. C’est tout l’enjeu aujourd’hui, sur le plan philosophique, identitaire et économique. Est-ce que notre projet de société est « le chacun pour soi » ou « le chacun pour tous » ? Il faudrait retrouver cet esprit du Conseil national de la Résistance, lorsque après la guerre, la paix est apparue comme quelque chose d’essentiel.

    Aujourd’hui, nous vivons une dislocation sociale, des infarctus territoriaux, la marginalisation de minorités et d'exclus. Les responsables politiques ont le choix entre deux réponses. Soit, flatter la petitesse des comportements en faisant croire que la survie individuelle passera par la destruction de l’autre ou, au contraire, élever les individus et montrer que la société du bien est la société du lien. Mais quand on laisse croire à l’opinion que la solution est dans le rejet de l’autre et dans l’amalgame, la responsabilité est très lourde. Nous avons des intégrismes partout, dans toutes les religions et, aujourd’hui, au contraire, au nom de la laïcité, il faut renforcer le dialogue interculturel, développer dans les systèmes éducatifs, non pas l’ignorance des religions mais la connaissance. Pour être plus heureux il faut développer des liens de solidarité, de proximité, d’échange et de spiritualité." - Jean-Paul-Delevoye - texte dans son intégralité ICI

     
               Au cours de tous ces événements, d'aucuns se sont encore une fois plaints que "les Musulmans" ne se soient pas mobilisés pour crier "Je suis Charlie !"

    Parmi les trois millions et plus de marcheurs, dimanche dernier, les quartiers dits "sensibles" étaient-ils présents ? Nos banlieues reléguées ont-elles marché elles  aussi ?

    Résistance passive, majorité silencieuse… embarras... après tout, que sommes-nous tous ici en droit d'attendre de qui que ce soit ? De plus : de quelle légitimité morale pouvons-nous nous réclamer face à une population qui depuis plus de trois générations affronte une discrimination de tous les instants : patronymes et lieux de résidence stigmatisants, délit de "sale gueule", contrôles policiers incessants avec tutoiement et mépris de rigueur ?

    Que pouvons-nous demander et attendre de tous ceux qui ont été témoins, dès leur enfance, de l'humiliation de leurs parents au guichet de nos administrations, dans les établissements scolaires, face aux autorités de police ?

    Et puis surtout, que penser de l’absente de compassion, une absence revendiquée, institutionnalisée, d’un sang froid total, têtue et assumée, comme une punition divine, d'une intransigeance quasi inhumaine, d'une violence contenue, incommensurable, d'une froideur d'une arrogance sans précédent, celle que confère une impunité totale, absolue ; une indifférence viscérale pour cette population et le sort qui lui est fait par ceux qui, tel un véritable poison, pelures de notre République, n’ont de cesse de la traîner dans la boue tantôt de l’antisémitisme, tantôt de l’intégrisme religieux, tantôt d'une délinquance qui serait congénitale… et auxquels des médias irresponsables qui n'ont, il est vrai, de compte à rendre qu'à leurs patrons, et leurs patrons à leurs actionnaires qui appartiennent à l’oligarchie mondiale de l'armement, de la banque et de l'industrie du luxe, tendent un micro, tous les jours de la semaine, sept jours par semaine, toute l'année durant et ce depuis des années... sans relâche et sans  remords ?

    Les questions sont posées.

     

     ***

     

    je suis charlie.jpg


    Etre ou ne pas être "Charlie"...

     

                   Soyons lucides car le danger contre la liberté d’expression n’est pas à chercher du côté d’un massacre dans les locaux d’un hebdomadaire dit satirique aux caricatures pornographiquement libertaires à propos d'une actualité qui n'en est pas une, ou bien à la marge en ce qui concerne les difficultés que peuvent rencontrer  nos sociétés occidentales ; acharnement qui relève plus d’un souci à caractère obsessionnel que d’un réel désir de s’attaquer à ce qui représente un vrai danger pour notre société : les puissances de l’argent ainsi qu'une organisation de l'existence qui ne recueille l’assentiment que d’un nombre de plus en plus restreint d’individus en Europe ; d’où la chape de plomb des médias qui recouvre toutes les analyses dissidentes.

    Là est le vrai danger pour la liberté d’expression ; et ce danger ira croissant au fur et à mesure de l'avancée d'un mondialisme qui n'est qu'une guerre contre les Peuples, les Nations, les Etats providence, la démocratie représentative qui ne représente déjà plus personne, les droits sociaux, le droit du travail, l'identité de chacun d'entre nous, et nous tous ensemble.

                     Or, ce danger, il s'est affiché sans vergogne, sous notre barbe, dans le cortège qui a regroupé une cinquantaine de chefs d'Etat valets de ce mondialisme-là, et ce en plein Paris, un certain 11 janvier 2015, boulevard Voltaire...

                          Avec une arrogance et une impunité maintenant historiques.

     

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  • France, qu'as-tu fait de tes enfants ?

    trois preneurs d'otages.jpg

                      Chérif et Saïd Kouachi, 32 et 34 ans ; Amedy Coulibaly, 32 ans

     

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                Une "marche républicaine" est prévue dimanche à Paris, en hommage aux victimes des derniers attentats qui ont fait 20 morts (les assaillants inclus) ; François Hollande y participera ; sont annoncés les chefs des gouvernements allemand, italien et espagnol, Netanyahu... l'ennemi mortel des Juifs de France, ainsi que le président du Conseil européen Donald Tusk et le représentant de l'Otan ; à ce défilé, sur lequel on reviendra abondamment dès lundi, il ne manquera donc plus qu'un avion Rafale et quelques drones.

     

                   Les musulmans de France sont fortement invités à participer à ce rassemblement que l'on qualifiera pour l'heure, quant à sa "tête", de cortège de pompiers-pyromanes (là encore, on y reviendra en temps et en heure).

    Faut dire que ça fait des mois, voire des années, qu’on leur demande, qu'on les talonne, qu’on les presse,  et pour finir, qu’on exige des Musulmans français qu’ils descendent dans la rue.

    Mais ne rêvons pas ! Il ne sera pas question pour eux de manifester contre les discriminations et les vexations dont ils sont les victimes - relégation géographique, éducative, économique, culturelle et confraternelle - ni contre les insultes quotidiennes à leur endroit dans les médias avec les voix de... entre autres,  Zemmour, Finkielkraut, E. Levy, Caroline Fourest et  Michel Houellebecq, un littérateur confirmé misogyne et islamophobe obsessionnel ; auteur que l'on reçoit dans des émissions politiques (Patrick Cohen sur France Inter).

     

    Non ! Bien évidemment non ! Il sera question pour tous ces Musulmans de confirmer qu'ils n'ont rien de et en... commun avec les trois assaillants responsables du décès de 17 personnes.

     

                     Ah, le doute ! Encore et toujours le doute ! Et puis, le soupçon aussi et  surtout !

    Décidément : les voies de l'islamophobie, de la xénophobie et du racisme institutionnalisés sont tout aussi impénétrables que faciles à détourner.

     

    A lundi.

     

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                 Pour prolonger, cliquezMusulmans de France : sommation et commandement

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