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  • Des nouvelles de la Syrie...

     

    Du gaz sarin dans l'arsenal djihadiste mais Obama s'est tu

     Courtesy of Marianne

     
     
     Les dernières révélations du journaliste américain Seymour Hersh
     
     
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              Pour mieux accuser Bachar al-Assad de l’attaque chimique du 21 août dernier dans la banlieue de Damas, l’administration américaine aurait caché que le Front al Nosra disposait de gaz sarin...

     


    Charles Dharapak/AP/SIPA
     
     
              Le camp du bien contre le camp du mal dans la tragédie syrienne ? Cela fait longtemps que la réalité a balayé cette thèse lénifiante. S’il reste encore des Candide, les dernières révélations du journaliste américain Seymour Hersh vont mettre leur angélisme à rude épreuve. Des infos si sensibles qu’aucun journal de son pays n’a eu le cran de les publier !

    C’est la London Review of Books, le magazine littéraire britannique, qui a accueilli l’enquête de Seymour Hersh, célébrissime aux Etats-Unis pour avoir dénoncé naguère le massacre de My Lai pendant la guerre du Vietnam et, plus près de nous, le scandale des sévices infligés aux prisonniers irakiens dans la prison d’Abou Ghraib.
     
               Selon Seymour Hersh, ce scoopeur sans peur, l’administration Obama aurait délibérément caché les conclusions d’un rapport secret sur les capacités du Front Al Nosra, la milice des rebelles syriens djihadistes, à produire du gaz sarin. C’est un haut responsable de l’Agence chargée du renseignement militaire qui aurait réceptionné le document.

    Un document très étayé qui citait les noms des petits chimistes préférés d’Al Nosra, dont un certain Ziyad Tarik Ahmed, ancien militaire irakien spécialiste des armes chimiques. Ces informations capitales précédaient de deux mois la fameuse attaque du 21 août dans la banlieue de Damas, imputée par (presque) la totalité des médias au régime de Bachar. Cette tragédie a failli entrainer une intervention internationale en Syrie, dont François Hollande s’est révélé l’un des plus chauds partisans tandis que Barack Obama opérait assez rapidement une volte-face spectaculaire.


             Obama a « sélectionné » les renseignements qui lui avaient été transmis. Pas question de jeter l’opprobre sur le camp du bien, alias les révolutionnaires opposés au tyran. Pas question d’évoquer à l’époque la guerre qui opposait déjà les rebelles à d’autres rebelles, pas plus que les crimes de guerre commis par ces anges déjà très sanglants. Pourtant, des rapports alarmants sur les massacres de civils commis par les preux révoltés étaient déjà sortis dans les ONG et la première mention du gaz sarin aux mains d’Al Nosra remonte à la fin 2012 !

    Les conclusions du document auquel se réfère le journaliste américain sont donc, non seulement plausibles, mais presque tardives. Le fait qu’elles aient été dissimulées par l’administration américaine, comme le soutient Hersh, constituerait donc un scandale d’Etat, aussi énorme qu’a pu l’être en son temps – février 2003- le mensonge de Bush et Colin Powell sur l’arsenal biologique de Saddam Hussein.
        
                 Tous les médias américains (et français ? ndlr), tétanisés par ces accusations, se bouchent le nez. Rappelons qu’ils s’étaient tous alignés sur les mensonges bushistes à la veille de l’intervention en Irak. Seymour Hersh était seul alors. Comme aujourd’hui.
     
     
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  • Haro sur un Africain, une Arabe musulmane et un Français de souche

     

                       La colère est nécessaire dit Aristote. Quelle victoire obtient-on sans elle, si elle ne remplit notre âme, si elle n'échauffe notre coeur ? Seulement, il faut s'en servir non comme d'un capitaine mais comme d'un soldat : ne pas lui obéir mais lui commander. Car tôt ou tard, à notre heure, le soldat devra obéir au signal de la retraite.

     

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    dieudonné.jpg

     

     

     

    Dieudonné le métis camerounais, clown au nez noir, humoriste satiriste sans rival au service d’un rire qui a pris toute la dimension de l’ampleur de l’arnaque incommensurable d’une représentation du réel qui n’a qu’un seul but : tabasser à coups de représentations toutes plus mensongères les unes que les autres, à coups de pied et de coups de poing, la réalité qui nous est donnée à vivre et dont Guy Debord nous exposera tous les tenants et les aboutissants.

    Dieudonné n’est-il pas alors le plus grand anti-tartuffe depuis Molière, de cette société-là ?


    Farida Belghoul serge uleski.png

     

     

     

    Avec l’abandon en 1983 d'un projet destiné à contrer l'offensive néo-libérale s’ensuit un deuxième abandon : celui des classes populaires livrées au chômage et à la violence d’un libéralisme économique  sans précédent ; arrive alors SOS racisme et le détournement d’un élan qui se voulait fraternel et rassembleur porté par des français issus de l’immigration, appelé « Marche pour l’égalité » ; récupération dans le but de reléguer les classes populaires blanches et européennes maintenant stigmatisées, accusées de tous les maux – racisme, antisémitisme, xénophobie, islamophobie -, et à propos desquelles le PS ne fondait plus aucun espoir électoral, à la désertion des urnes ou au vote FN, vote stérile,  avec l’appui de tous les médias qui tiennent depuis trente ans un rôle stratégique dans la production et la diffusion d’une doxa qui recouvre tout : à la fois la finance, l’économie, le politique et la culture.

    Il reviendra à Farida Belghoul  de dévoiler au grand jour toute la supercherie de ce système de domination par la division et la diversion ; elle refusera la récupération de cet élan par le PS et SOS racisme.

    soral.jpgSavoyard autodidacte, Alain Soral est celui qui, aujourd'hui en France, avec l’aide de Rousseau, de Marx, de György Lukács, de Lucien Golmann, de Philippe Muray, de Michel Clouscard et de Jean-Claude Michéa , développe les analyses les plus courageuses, les plus pertinentes, les plus intelligentes et les plus talentueuses sur la société française (d’aucuns écriront : "... sur ce qui est arrivé à la France...") de la fin de la seconde guerre mondiale à nos jours.

                       Dieudonné, Farida Belghoul et Soral... trois figures bannies des médias et contre lesquelles une guerre dissymétrique sans pitié est menée (une de plus… après le Moyen-Orient, le Maghreb et l'Afrique subsaharienne) et un verdict sans appel quotidiennement rendu de "fasciste, antisémite, raciste et complotiste".

    Il est dit que ni SOS racisme (on ne sourit pas !) ni la Licra (non ! on ne se moque pas !) ni le MRAP (on ne pouffe pas !)  et ni la Ligue des droits de l'homme (on ne s'étouffe pas !) ne voleront à leur secours.

    On notera au passage que ces trois figures, l’Africain, l’Arabe musulman et le Français de souche auraient dû symboliser un modèle  multiculturel dont le PS et les Verts souhaitait assurer la promotion.  Et c’est sans doute là toute l’ironie de la situation : que ce soit précisément cette France Black, Blanc, Beur qui mette à mal une idéologie de domination dont la loi d'airain a pour seul modèle : la connivence, la collusion, la cooptation, le trafic d'influence, la concussion, l'abus de confiance et les bombes.

    Car dans les faits, il n’a jamais été question de rassembler ce pays autour d’une idée forte qui aurait le souci de la justice pour tous mais bien de le diviser, de le dépecer pour mieux le livrer à une oligarchie mondiale seule capable de garantir à une classe politique sans courage et sans projet digne de ce nom, secondée par une classe économique et médiatique vorace, des carrières nationales, européennes et mondiales mirobolantes, sur le dos de la démocratie, du monde du travail et de l’histoire sociale et culturelle de tout un pays, voire d’un continent : la France et l’Europe.

     

    ***

     

                    Dieudonné, Farida Belghoul et Soral...combinaison explosive !

                    Pour leur faire face et pour leur faire la guerre... , cet autre trio : les Médias dominants (qui appartiennent à l’hyper classe économique : banque, armement et industrie du luxe), une classe politique UMP – PS et une bourgeoisie à la tête d’une presse dite « indépendante » et « alternative » : Marianne, le Monde Diplomatique, Médiapart, Charlie Hebdo… ainsi qu’un vieux modèle de presse et d’expression : le Canard enchaîné.

    On n’oubliera pas non plus des universitaires au sujet desquels, encore une fois, Marx avait vu juste lorsqu’il affirmait en 1844 que les fonctionnaires  - ici, on ciblera en priorité les universitaires et autres enseignants des Grandes Ecoles -, sont les gardes chiourmes (sorte de garde prétorienne) d’une domination exercée par l’Etat dans une alliance de gouvernement avec le grand Capital (aujourd’hui… oligarchie mondiale ou mondialiste)  par le biais des multinationales et de la Banque.

    Bien évidemment, on pensera aussi  à La Trahison des clercs de Julien Benda

     

                    Mais... revenons à cette presse dite "indépendante" et à ses supplétifs... une presse qui se croit et se veut « alternative » entre les mains d’une bourgeoisie de la bien-pensance et du politiquement correct, actrice d’une fausse rébellion contre un ordre établi qui les subventionne (aide de l'Etat en dizaines de millions d’euros ; universitaires fonctionnaires à l’abri du besoin) et qu’ils ont  parfaitement adopté.

    Pensez seulement à Médiapart (son patron est le fils d’un Vice-recteur de la Martinique) qui s’est fait une spécialité de s’appuyer sur des poètes et des auteurs issus du colonialisme et de la traite négrière qui n’ont fait finalement que célébrer la langue de leurs maîtres  - Césaire et Senghor : l’un finira maire de Fort-de-France en Martinique, l’autre Président du Sénégal ; et plus près de nous dans le temps, un Edouard Glissant et un Chamoiseau : ce dernier  a fini au café de Flore et à la Closerie des Lilas-, tous inopérants sur un plan politique et sur leur capacité à établir un rapport de face avec qui que ce soit, et par conséquent, inoffensifs.

    Jugez plutôt : à propos de l’élection d’Obama, Glissant et Chamoiseau parleront de « véritable miracle » - de quoi faire hurler de rire ou de rage n’importe quel activiste.

    L’hebdomadaire Marianne (en difficulté faute de lecteurs payants) soutient un Front de gauche sans troupes ni assise populaire, composé en grande partie de fonctionnaires de l’enseignement et de syndicalistes - cherchez l’erreur !

    Le Monde diplomatique, quant à lui… et à l’heure où sur Internet la dissidence fait rage… et gratuitement qui plus est, ce mensuel privé de lecteurs, est à la recherche de mécènes pour assurer les fins de mois, payer les imprimeurs et les salaires (sûrement confortables) de ses permanents.  D’où son repositionnement et son ralliement au lynchage médiatique de notre trio.

    Charlie Hebdo a fait de l’insulte d’une population la plus fragilisée et la plus exploitée de notre société - les Musulmans -,  son fonds de commerce… 

    Et pour finir : le Canard enchaîné dont l’humour passé et repassé, mille fois ressassé, et l’ironie… sentent un peu, il faut bien le dire…l’urine et les couches culottes de l’incontinence à la fois analytique et stylistique.

    Tous ligués donc... contre un métis camerounais, une algérienne musulmane et un français de souche autodidacte ; tous à leur faire la guerre... guerre à trois symboles non pas de la domination de classe mais de l’humiliation : Africain noire, populations arabo-musulmanes et Français de souche déclassés et autodidactes  - y compris ceux des classes populaires auxquelles tous les procès sont faits : inadaptation au monde, xénophobie, homophobie, islamophobie, racisme, antisémitisme... depuis que le PS, comme un fait exprès, a abandonné l’ambition non pas tant de changer le monde que de protéger les plus faibles d’entre nous tout en les élevant à l’infinité de tous les possibles d’êtres humains en devenir, et ce quelle que soit leur condition d’origine ; coïncidence qui vaudra à quiconque se met en tête d’insister sur sa concomitance d’être qualifié de complotiste paranoïaque. 

     

                      Cette bourgeoisie dite progressiste et tolérante - bourgeoisie de « gauche » de la fausse rupture -, se définit évidemment selon le critère de la production d’un discours autour de ce qu’elle croit incarner : un contre modèle aux médias dominants.

    Pour cette bourgeoisie-là, l’obligeance est inconcevable. Offensive d’un côté, forteresse de l’autre, la mentalité de cette classe prône avant tout les liens, pas seulement du sang, mais de la convergence de vue et de comportement. Dans ce qu’elle croit être leur dissidence, tous ont les mêmes réflexes et la même prudence : savoir jusqu’où  ne pas aller trop loin et contre qui ; et plus important encore : ne jamais nommer ni les choses ni les gens, cultiver le flou d’une rhétorique de la bien-pensance et d’un politiquement correct qui épargne bien du souci à ceux qui pourraient en retour, le leur en causer quelques uns.

    De plus, cette bourgeoisie de l’opposition au système, est bien trop sûre de ses catégories de pensée  pour accepter la moindre remise en cause : «Nous remettre en cause ? Mais pourquoi faire ? Nous l’avons déjà fait en proposant une autre information indépendante ! »


    Aussi, ne la mettez jamais face à ses contradictions ! Ne la prenez jamais par surprise !  Ne lui échappez pas ! Ne lui résistez pas ! Car elle doit pouvoir tout anticiper de ceux au nom desquels elle prétend œuvrer.
    Et enfin : ne forcez jamais cette bourgeoisie à se décevoir ! Sa férocité sera à la hauteur de tout ce qu’elle soupçonnait en elle et que des « gueux » viennent  maintenant révéler au grand jour, à son grand embarras et bientôt, à son grand désespoir : « Comment ça ? On ne vaut donc pas mieux que les autres ? »

     Confrontée à sa propre duplicité, c’est alors qu’arrivent la colère et une volte-face pas tant au nom d’intérêts de classe (et/ou d’une solidarité d’appartenance ethnique), que des grands principes avec lesquels elle ne saurait transiger, et alors que ces grands principes ne sont aucunement au cœur de la problématique en question.

     

                     Tel un rituel macabre, véritable jeu de massacre dans une action soutenue que rien ne peut empêcher et qui prend la forme d’une imparable montée du désir de vengeance…  cette folie, non pas à deux, mais à trois (rappelons les protagonistes : les médias dominants, la classe politique et une bourgeoisie à la tête de médias dits « alternatifs »  ou « irrévérencieux ») sous-tend un puissant désir de retour à la normale, à l’harmonie d’un ordre, au statuquo, dans l’univers clos et sécurisant d’une dissidence qui ne se donne les moyens de rien car, cette bourgeoisie-là, pas plus que l’autre, n’est disposée à en payer le prix : il y a les autres ; ils n’existent que pour ça d’ailleurs : payer l’addition à sa place !

    Cette restauration de l’harmonie, de l’équilibre passe toujours par le meurtre du trublion provocateur, incontrôlable, libre comme cette liberté qu’aucun bourgeois quel qu’il soit n’accordera à un métis, à un Arabe, à un Musulman ou un Français de souche déclassé car tous demeurent à jamais la mauvaise conscience d’une bourgeoisie qui appartient à une gauche dite « sociétale » (Clouscard, Michéa, Muray et Soral ont tout dit à son sujet), dont le profond mépris pour celle ou celui qui ne peut rien pour lui-même, engendre une culpabilité qu’un politiquement correct  vient apaiser  mais pour un temps seulement.  

    Car… chassez le naturel… il revient au galop.

    Médias dits « alternatifs » contre « médias dominants », les humoristes à leurs places, là où fleurissent les blagues de potaches sans suite dans les idées ... et la démocratie sera bien gardée !

     

                    Toujours prompte à se montrer compatissante, avec cette bourgeoisie, le moment où tout bascule est le moment où ses intérêts économiques sont menacés : subventions d’Etat, carrières universitaires, manque à gagner dû à la perte de lecteurs.

    Classe insidieuse dans laquelle des psychologies opaques prospèrent comme autant de points aveugles de la psyché humaine, si les coupables peuvent être aussi des victimes, avec cette bourgeoisie-là, aucun risque : elle est seule coupable puisque son pouvoir reposera toujours sur la dépossession de plus grand nombre.

    Chacun de ses sourires adressés aux humbles, aux sans-grades, cache l’auto-satisfaction de ceux qui sont aux commandes et qui contrôlent toutes les situations ; chacune de ses joies est volée à la mélancolie du déclassé ou au désespoir de la bête de somme abruti par un travail dégradant.

    Une bourgeoisie en apparence moderne, esprit libre-penseur et républicain d’une complaisance inouïe avec ses propres contradictions  – c’est la paille dans l’œil du voisin et la poutre dans le sien -, dont l’avantage comparatif et son ascendant rhétorique ont pour sécurité la possibilité d’en jouir pleinement chez les confrères des médias dominants et concurrents, passant de l’un à l’autre en toute fluidité : dominant/alternatif – alternatif/dominant - le Monde diplo/France Inter, France Inter/le Monde diplo ; ou bien encore : Médiapart/France2, France2/Médiapart…

    L’affirmation de cette classe passe toujours par l’exécution des trouble-fête qui outre-passent leur fonction de clowns et de fous du roi ; tout comme  la bourgeoisie d’une droite sans complexe n’existe que parce qu’elle est capable de bannir et de calomnier,  c’est dans l’élimination sociale que cette autre bourgeoisie résout ses propres conflits de conscience : « Chassez loin de moi cette vérité à mon sujet que je ne saurais voir et accepter !»

    Si la conscience de classe est là de part et d’autres, le regard-faisceau d'un métis, d'une Algérienne musulmane et d'un Français en disgrâce,  transperce les certitudes de cette bourgeoisie, blesse mortellement son orgueil et la brûle de l’intérieur car à ses yeux, cette combinaison africaine, maghrébine et française n’a qu’un seul tort : remettre en cause sa prétendue supériorité morale et intellectuelle tout en lui rappelant (preuve à l’appui – celle de son ralliement à la campagne de diabolisation de nos trois comparses) qu’elle est finalement, elle aussi, du côté de la domination.

    Et c’est bien cette brûlure qu’elle ne leur pardonne pas.

    Les paroles disent une chose et les faits… une autre. Or, notre trio infernal du tiers et du quart mondes refuse ce jeu de dupes : « Vous n’êtes pas ce que vous dites ! En revanche, nous…  nous le sommes ! ».

     

                      Chez cette bourgeoisie qui se plaît à se penser rebelle, compassionnelle, généreuse et honnête, on trouvera le désir d’être reconnue en tant que gardienne d’une moralité qui, dans les faits, n’a qu’un seul souci : balayer au plus vite de sa conscience l’absence d’un véritable engagement au prix de tous les risques (physique et matériel) en faveur de la justice et de la liberté, oublieuse du fait suivant  : qui ne risque rien n’a aucune leçon à donner à qui que ce soit !

    Et jamais cette bourgeoisie-là n’acceptera qu’on la mette en danger ;  et un seul danger la guette : qu'on expose au grand jour la duplicité de son existence privée comme publique  … ou pour le dire autrement : son caractère hypocrite, égoïste, lâche face aux puissants et intransigeant face aux dominés, et ce à chaque fois qu’elle est prise en défaut... et en faute.

     

                      Après Renoir et « La règle du jeu » en 1939, c’est Claude Chabrol qui nous le rappellera dans «  La cérémonie » en 1995.

     

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    Pour protéger sa fille, sa moralité et l’unité de la famille Lelièvre - famille recomposée archétypale d’une bourgeoisie entrepreneuriale -, et châtier au passage celle qui osera s’attaquer à sa respectabilité, Lelièvre père à qui on aurait volontiers donné tout de même le bénéfice du doute quant à la perversité des travers propres à la classe auquelle il appartient (1), sera sans pitié face à quiconque menace, non pas le confort matériel maintenant acquis et sécurisé d’une classe qui n’a plus à s’expliquer depuis des générations, mais bien plutôt son confort moral  : « On est des gens bien ! On ne laissera personne nous salir !» ; Lelièvre père sacrifiera « la bonne » en la congédiant ; décision prise en cinq minutes montre en main ; et le destin de cette "femme de maison" analphabète de basculer pour toujours avec ce licenciement sans préavis : « Si vous êtes analphabète ce n’est sans doute pas entièrement de votre faute… mais  il faut que vous soyez disparue dans une semaine. »

     

                Aussi, qu’il soit permis ici de proposer à la réflexion des uns et des autres dans les années à venir, ce qui suit : si cette bourgeoisie des médias dits «alternatifs et indépendants» devra un jour rendre des comptes … cette bourgeoisie de la fausse dissidence qui se précipite dans les abris dès la moindre alerte, ce sera de nous expliquer comment elle a pu , aux côtés d’une hyperclasse et de ses supplétifs, ne pas trouver quoi que ce soit à sauver chez ces trois damnés de la terre : l’Africain, l’Arabe musulman et le Français de souche autodidacte.

     

     

     

    1 - Chabrol choisira délibérément de tout faire pour que l’on trouve cette famille Lelièvre décidément sympathique, généreuse, humaine et compréhensive ; et si cette famille se révèlera bientôt impitoyable, Chabrol ne prend pas grand risque et "se couvre" en lui opposant une «  femme de maison » et une postière à la limite de la psychiatrie... jadis soupçonnées de parricide et d'infanticide… sans doute pour soulager la conscience des critiques de cinéma qui appartiennent eux aussi à la bourgeoisie, celle du commentaire médiatique, du fardeau de devoir condamner sans réserve les Lelièvre, leur propre classe donc. Courageux Chabrol mais pas téméraire ni fou : les affaires sont les affaires !

    Avec cette postière et cette « employée de maison », la critique et le public bourgeois pourront donc à loisir évoquer « deux monstres » (comme ce fut le cas lors de l'émission « Le masque et la plume » à la sortie du film en 1995), s’exonérant ainsi de l’obligation de devoir interroger son propre mode de fonctionnement en tant que classe, et c’est sans doute là que Chabrol rejoint ce milieu bourgeois qu’il n’a jamais quitté et dans lequel son cinéma n’a pas cessé de l’enfermer et une partie de son public non critique avec lui… car avec « La cérémonie », élitiste, il offrira aux esprits avisés seuls la possibilité de situer la monstruosité chez les Lelièvre (et non chez les deux meurtrières) en tant que classe symbole d’une domination qui a pour socle : l’humiliation et la dépossession du plus grand nombre.

    Sans doute Chabrol n’a-t-il fait que se regarder à travers son cinéma, de film en film… un peu lourdingue et complaisant Chabrol ! comportement typique d’un bourgeois sorti du rang : il ne saura jamais vraiment ce que sont la liberté, la dissidence, la rupture, la grossièreté et la vulgarité, et moins encore une aspiration libertaire qui ne prenne pas appui sur un ordre bourgeois : sécurité oblige !

    Et puis, n'est pas Pasolini qui veut !

     

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  • Un Président normal et ordinaire : scooter et baise

    hollande casque et scotter.jpg   Julie-Gayet-et-Francois-Hollande.jpg


                 A l'heure où la fonction présidentielle a comme palais de l'Elysée... Matignon, et Matignon... un appartement sous-loué quelque part dans Paris... président-premier ministre comme n'importe quel autre ministre interchangeable à souhait... fonction qui ne vous offre qu'une seule perspective, sinon qu'un seul droit : rejoindre le club des supplétifs gestionnaires intérimaires des pays européens...


                  Certes ! Ne confie-t-on pas le sérail à l'eunuque... eunuque politique s'entend ?


    Dans l'attente des prochaines remontrances (semonces ?) de la commission européenne ou de la note que des agences de notation daigneront accorder à tel ou tel pays, juste avant le prochain coup de fil de l'Otan qui vous demandera d'aller casser la gueule à un pays qui aura tout juste de quoi se défendre pendant 48H... et au retour à la maison, de faire face aux prochaines exigences du MEDEF avant d'y consentir...

    Que reste-t-il à tous ces sous-fifres d'une mondialisation qui n'est qu'une guerre contre les salaires et les acquis sociaux, contre les particularismes nationaux, et autre exception culturelle, pour ne rien de dire de nos chances de parvenir à une vraie démocratie ? Que leur reste-t-il donc ?


    Devinez quoi ?

    La baise bien sûr ! Oui, la baise ! La baise, l'enrichissement, et encore la baise... en attendant le gueuleton suivant et la prochaine baise, avec pour tout public... des gogos qui tiennent la chandelle devant le journal de 20H, entre deux magazines people, - tout le spectacle du  monde ! -, avant de leur laisser croire à tous qu'il va se passer quelque chose ou que... quelqu'un quelque part fera que quelque chose se passera... quelque chose d'imprévu, d'inédit... qui fera que l'Histoire sera à nouveau en marche.  


              Car enfin, ne nous dites pas que tous prennent leur pied avec les chiffres du chômage, avec ceux de la précarité et de la pauvreté, avec les dernières fermetures d'usines, avec la dernière note d'une agence de notation auquelle on n'a pourtant rien demandé ! Avec les prochains 50 milliards d'économie à trouver ? Avec la réforme d'une retraite à la saint-glinglin payée moins que rien ! Ou bien encore, avec la déstabilisation d'un pays par des services très très spéciaux... déstabilisation pour un chaos ad vitam aeternam... aux dizaines de milliers de victimes !

    Alors oui, une seule explication s'impose : la baise ! La baise, bien sûr !


    Tenez ! Madame Trierweiler avait choisi un mec moche, Hollande (se reporter à son tweet du 10 janvier), un homme disgracieux, sans charme ni classe, pas sexy pour un sou, et ce pour pas qu'on lui fauche... oublieuse du fait suivant : le poste de Président n'a pas son pareil quand il s'agit de faire oublier que l'on est précisément moche et imbaisable. Valérie Trierweiler l'apprend aujourd'hui à ses dépens.


               Car, vous n'allez tout de même suggérer que tous s'envoient en l'air avec les paluches qu'ils serrent de chefs d'Etats qui ne sont, le plus souvent, que des enflures, des serpents ou bien... des pauvres d'esprit sans projet autre qu'une balance commerciale excédentaire : dernièrement... un chant d'amour à un Netanyahu et à son pays imbuvable ; plus récemment encore, un sourire de soumission à Obama ; et là maintenant, une confidence à l'oreille d'une Merkel pourtant sourde et aveugle...


    Alors... oui ! Mille fois oui ! La baise ! Encore et toujours la baise ! La baise... de nuit de préférence, à l'heure où tous les baiseurs, où tous les rois de la baise sont gris...

    La baise donc. Mais aussi... la baise du monde du travail bien sûr ! Là où tout le Kamasutra n'y suffirait pas... la baise... notre baise à tous quand on est tous "de la baise" ! La baise de tout ce qui vie, marche et crève et... 

     

    Soudain... une image, une séquence... un film...


                Imaginez maintenant... disons... Charles de Gaulle ! Oui ! Un Charles de Gaulle à mobylette qui se rend nuitamment chez sa maîtresse, une actrice ou une chanteuse de variétoche : disons... Nicoletta ou Georgette Lemaire ?


    C'est inimaginable, bien sûr ! Et savez-vous pourquoi ? Car les hommes de cette trempe-là tirent, non pas tout ce qui bouge et tout ce qui ressemble à un cul, mais les rênes... oui ! les rênes ! Ils tirent les rênes du pouvoir... celui qu'ils se sont donné et qu'ils ont arraché des mains de ceux qui souhaitent très certainement faire d'eux des marionnettes et des valets - leurs valets !

    Les rênes du pouvoir ! Bien plus encore : les rênes d'un projet, d'une vision à la racine de laquelle on trouvera l'amour pour un peuple, un pays, son rang et son rayonnement... au service d'un monde plus sûr car plus juste et moins outrageusement cynique.

     

                 Imaginez maintenant Hollande, ces prédécesseurs récents, et ces successeurs (Juppé, Valls, re-Sarkozy ?)... tous à la tête d'un projet porteur d'une telle ambition et d'une telle exigence ?

    Inenvisageable, bien sûr ! Car, vous savez, nous tous savons, que c'est plié : double vie, double langage... qui a baisé baisera et ne cessera jamais de baiser... comme d'autres de trahir !


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                 Ambition et exigence... une détermination éprise de justice et de liberté...


    Mais alors, qui nous aidera à faire aussi ce deuil-là ?


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    Pour prolonger, cliquez : Porter la crise au coeur du PS et des Verts

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  • Nelson Mandela : l'homme qui lave plus blanc malgré lui...

     

               « Nelson Mandela entre au Congrès national africain (ANC) en 1944, afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche et la ségrégation raciale menée par celle-ci. Devenu avocat, il participe à la lutte non violente contre les lois de l'apartheid, mises en place par le gouvernement du Parti national à partir de 1948. L'ANC est interdit en 1960, et la lutte pacifique ne donnant pas de résultats tangibles, Mandela fonde et dirige la branche militaire de l'ANC en 1961. Le 12 juillet 1963, il est arrêté puis condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité. »

     

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    Nelson mandela.jpg

     

                    Si Mandela a été un temps le plus courageux des activistes, il aura été, contrairement à ce qui a pu être affirmé ici et là, l’homme le moins influent d'une Afrique du Sud post-apartheid ; d’où l’unanimité autour de lui en ce jour de deuil international car l’Oligarchie mondiale et ses représentants n’aiment rien tant que les insoumis rentrés dans le rang, qui plus est... symboles et icônes d’un pacifisme fruit d'un renoncement qui a bien dû en rassurer plus d’un.

    Après sa libération et la fin de l’apartheid, si Nelson Mandela avait engagé, sans faiblesse ni compromission, une véritable politique de lutte pour une justice sociale en faveur de ceux qui en ont été longtemps privés, on peut sans risque parier qu'il aurait été beaucoup moins unanimement célébré pour tous les chefs d’Etat de la planète, et en priorité par ceux qui appartiennent à ce qu’il est maintenant convenu d’appeler l’Empire ; entité qui assure la progression d’une mondialisation sans scrupules au service d’un monde unipolaire.

    Drapeaux en berne sur l'Elysée, portrait de Mandela sur le Quai d'Orsay ; un François Hollande qui, voici quelques jours encore, célébrait aux côtés d’un Netanyahu volubile un Etat qui depuis 1967 n’a sans doute plus rien à envier à l’Afrique du Sud de l’apartheid (comme un fait exprès, Israël - avec la Grande Bretagne de Thatcher -, sera le plus fidèle allié de l’Afrique du Sud et son principal fournisseur d'armes durant ces années - 1), sans oublier une politique africaine, plus connue sous le nom de « Françafrique »- un des plus longs scandales de notre République -, qui vise le plus souvent à exploiter les ressources naturelles et géopolitiques des pays francophones. Et tous les moyens sont bons pourprotéger les intérêts des multinationales françaises : la corruption, le meurtre, la manipulation et la guerre.

    Quant à Obama, il n’a pas perdu de temps ! Oiseau de proie déjà juché sur son perchoir, serpent aussi, à tenter d’arracher un peu de sa superbe à un homme qui n’est plus là pour s’y opposer ou bien pour donner son accord – tel un don d’organe de moralité -, Obama se sert au passage. Pourquoi se gêner après tout ? Qui osera lui contester ce hold-up sur la personne de Mandela ? Lui qui aura servi au monde une Présidence pour rien ou pour si peu… en comparaison de ce que des millions d’individus pensaient pouvoir encore espérer de celui qu’ils avaient la naïveté de prendre pour l’un des leurs…

    Car enfin, pour la liberté et la justice de qui tous ces hommes–là seraient-ils prêts à se sacrifier ? Jusqu’à la prison à vie ? Ou bien alors, jusqu’à risquer le confort de leur carrière politique, inénarrable représentation d’un show-médiatique de faux-semblants : ceux de l’impuissance et de l’absence et de courage et de convictions ?

    On peut en douter.

    Et si par chance ou par malheur, prison il devait y avoir pour l’un d’entre eux, ne serait-ce pas plutôt suite aux arrêts d’un tribunal motivés par une corruption avérée et autres forfaitures en lieu et place d’un engagement quasi sacrificiel qu’aurait accompagné une lutte pour la justice et la liberté ?

    Au sortir de prison, après 27 ans de captivité, sans doute Nelson Mandela a-t-il en partie intégré, voire... intériorisé -, l’image que les Africaners renvoyaient à la majorité noire,la fin de l’apartheid - un homme, une voix -, n’ayant en rien modifié le regard que porte sur l’homme africain les agents de la domination : éternel enfant irresponsable dans le meilleur des cas,barbare non civilisable dans le pire...

    Mandela s’est-il finalement rendu à la raison du plus fort non pas en nombre ni en droit ou en devoir mais en poids économique et politique (2), se résignant à la paix et à une réconciliation imposée, encadrée toutefois par des effectifs de police demeurés intacts – méthodes et mœurs ! -,contre le risque d’une guerre civile sans fin à propos de laquelle les Occidentaux auraient très vite fait le choix de soutenir la minorité blanche ne serait-ce que pour protéger leurs intérêts géostratégiques et économiques contre la menace d'un régime communiste.

    Les actionnaires des mines de diamants ont dû respirer, soulagés. Faut dire que 27 ans d'emprisonnement, ça vous remet les idées en place, pour ne pas dire à la bonne place ! Là où vos geôliers souhaitent les trouver.

    Choix qui, malgré tout, aura permis à Nelson Mandela de sortir la tête haute, très haute même, et de rallier autour de lui tout ce qui, sur notre planète, compte de chefs d’Etat même et surtout les moins recommandables. Et ses obsèques nous donneront nul doute l’occasion de les passer tous en revue une fois encore et pour toutes les fois où nous aurions été tentés de les oublier, tête en l’air que nous sommes tous, les médias ne faisant aucun effort pour nous les remémorer au passage : commémoration oblige ! Réserve et garde à vous, le doigt sur la couture de leur pantalon : celui de la liberté d’informer les ploucs que nous sommes.

    Dans un pays où l’on tire encore sur des mineurs en grève dans les mines de platine, Nelson Mandela incarnera-t-il l’échec d’une politique et d’une utopie de justice et de liberté ?

    En comparaison, un Chavez qui n'était ni un tyran ni un voleuret qui aura refusé de vendre le Vénézuela pour un plat de lentilles à la mafia bancaire mondiale... et aux funérailles duquel l’Empire était absent, se sera donné les moyens de remporter de nombreuses victoires contre la rapacité des classes dirigeantes de son pays ; classes soutenues par une Oligarchie mondiale sans scrupules, celle-là même auquelle nos soi-disant chefs d’Etat ont, au quotidien, des comptes à rendre…

    Et si Chavez aura été des années durant la mauvaise conscience de tous les gouvernements dits « de gauche » ou plus modestement, progressistes - gouvernements et chefs d’Etat marionnettes qui n’ont pas cesser de trahir chacun de leurs engagements, baissant les bras devant les puissances d’argent et le chantage au chaos -,…

    A contrario, Mandela aura été, est et restera sans aucun doute la bonne conscience de ces mêmes serviteurs de cette Oligarchie ! Car, il faut voir et entendre comment tous s’y précipitent, s’y frottent, s’y collent - s’y vautrent ?-, dans cet hommage unanime… sans doute dans l’espoir d’en sortir un peu moins sales !

    De là à penser que Mandela laverait plus propre et plus blanc...

    Devra-t-on désormais craindre qu’ils ne finissent tous par s’essuyer les pieds sur cette figure maintenant tutélaire quand la boue qu’ils trainent sous leurs souliers pèsera, tel un boulet, son poids de servitude et de turpitudes criminelles sur le dos des Peuples ?

    Mais alors… que tous ces tartuffes se retirent et qu’on laisse le petit Peuple d’Afrique du Sud célébrer et commémorer Nelson Mandela que l’on se gardera bien de s’approprier car il leur revient à lui seul, lui à qui on ne pourra certainement pas raconter des histoires… de l'enterrer, ainsi qu'à tous les Peuples en quête de justice et de liberté. Et à ce sujet on aura une pensée pour le Peuple palestinien. Et l’on sera bien les seuls, assurément.

    En effet, Nelson Mandela n'avait-il pas déclaré en 1997 : "Notre liberté est incomplète sans la liberté du peuple palestinien".

     

     

    1 - Israël enverra-t-il un représentant et lequel ? Il nous tarde d'assister à cette tartufferie d'une obscénité et d'un cynisme inqualifiables et la confirmation de toutes nos assertions définitivement irréfutables.

     

    2 - de Mandela et d'un de Klerk, dernier président blanc de l'Afrique du Sud, qui des deux aura été le plus pragmatique, le plus réaliste ou bien, le plus fragile ou le moins résolu ?

     

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                      Sur le net, et dans un certain cercle - pro-sionistes qui manifestement ne savent plus que faire de leur honte... jusqu'à tenter de se trouver des alliés là où personne n'aurait le culot ou bien la bêtise, d'aller les chercher, comme autant de circonstances atténuantes extravagantes -, le débat fait rage à propos de Nelson Mandela et de son soutien à la lutte du Peuple palestinien. D'aucuns prennent leur rêve pour la réalité : ils rêvent d'un Nelson Mandela qui aurait soutenu depuis 1967 la politique de l'Etat d'Israël : vol de la terre, assassinats, meurtres, bombardements civils, occupation, humiliation, emprisonnement sans procès ni jugement de près de 4000 prisonniers politiques et torture.

     

    Voici une vidéo qui rétablit la vérité des mots ; vérité (ce qui ne peut pas être contesté) qui clôt le débat car si Nelson Mandela pouvait être conciliant, il n'était certainement pas complaisant.

     

    Mandela s'exprimant en 1999 à propos de la lutte du Peuple palestinien et en 2004 suite au décès de Yasser Arafat (merci de ne pas tenir compte du titre de la vidéo qui n'est pas de votre serviteur).

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                  Pour se faire une idée de la réalité sociale de l'Afrique du Sud, conséquences des politiques qui y ont été menées depuis les années 90 sous le patronage des institutions de Bretton Woods au service d'une mondialisation sans pitié : le nombre de personnes vivant en dessous du seuil d'extrême pauvreté a doublé en dix ans, passant de 1,9 à 4,2 millions, soit 8,8 % de la population. Près de 40 % des villes en Afrique du Sud sont composées de townships. Plus de 43 % de la population vit avec moins de 3 000 rands (260 euros) par an. Le chômage a un taux officiel de 23,2 % selon l'OIT, mais les syndicats l'estiment proche de 40 %. En 2013, le revenu de la tranche la plus pauvre de la population (40% des Sud-africains), est inférieur de moitié à celui qu’il était sous le régime de l'apartheid."

     

    Pour prolonger, cliquez : Mandela n’est pas un « Jésus noir » ainsi que politique économique de Nelson Mandela entre 1994 et 1999

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  • Viet-Nam, Irak oui ! Syrie non !

     

     

                 Pourquoi doit-on s’opposer à toute ingérence en Syrie et accueillir avec la plus grande des réserves les événements et toute information venant de Syrie ?

     

    1 – Ceux qui se penchent sur le berceau syrien  n’ont aucun projet de justice, de démocratie et de liberté pour le Peuple syrien.


    2 – La chute d’Assad ne conduira pas à la démocratie, à la justice et à la liberté pour le Peuple syrien.


    3 – Les grands bénéficiaires de la chute du régime syrien seront entre autres : les USA, Israël, le Qatar et l’Arabie Saoudite  qui n’ont jamais soutenu la démocratie, la liberté et la justice dans cette région et nulle part ailleurs.


                     A – Les USA : empire orphelin privé de civilisation (dans le sens de... entente spirituelle unanime entre les hommes : Elie Faure), gigantesque outil de destruction seulement capable aujourd'hui d'exporter le chaos : chaos financier en Europe ; chaos guerrier partout ailleurs...


                     B – Israël : Etat qui ne respecte aucune loi internationale, vit et prospère sur le dos de centaines de milliers de Palestiniens placés sous un régime de quasi Apartheid.


    Là-bas : vol de la terre, assassinats, meurtres, bombardements civils, occupation, humiliation...


    Ici : bannissement, chantage professionnel, chantage à l'anti-sémitisme, racket sous la forme de procès sans nombre contre quiconque ose dénoncer la connivence au plus haut sommet de l'Etat français avec cette politique : journalistes, artistes, producteurs radio et télé, universitaires et blogueurs...


                    C – l’Arabie Saoudite – Qatar : 1er agent de propagation du bacille de la peste religieuse intégriste dans nos banlieues... et partout ailleurs en Afrique.

     

     

    Car enfin…


    Qui peut bien souhaiter une Syrie démocratique, forte, libre et indépendante (mais musulmane quand même !) dans cette région ?


                Personne, excepté le Peuple syrien pour peu qu'il existe et qu'il en soit capable.


    La Syrie d'Assad dérangeait quels intérêts ?


                 USA, Israël et les monarchies sunnites alliées des USA...


    Une Syrie détruite et à genoux rend service à qui ?


                 Aux mêmes.


                  Et bien que les États-Unis aient utilisé du gaz orange au Viet-Nam et aidé Saddam Hussein à utiliser du gaz contre l’Iran, il semble bien qu'ils ne soient pas disposés à ce que Bachar al-Assad ou quiconque en Syrie puissent en faire autant.


    Doit-on alors saluer au passage une remise en cause salutaire des USA par les USA ?

    La question est posée.




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    Pour prolonger, cliquez Syrie: la lettre d'un ancien ambassadeur de France à François Hollande


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  • Syrie : une société morcelée par le conflit

     

     


    Les matins de France Culture...

          

           Avec Paolo Dall'Oglio : Jésuite ; il publie le 7 mai prochain La rage et la lumière, un prêtre dans la révolution syrienne (éditions de l'Atelier). Il a publié en 2009 Amoureux de l'islam, croyant en Jésus (Ed. de l'Atelier) et vit actuellement dans le monastère de Sulaymaniyah au Kurdistan irakien après avoir été expulsé de Syrie en 2012.

     

                   (autre invitée Hala Kodmani : Journaliste franco-syrienne vivant et travaillant en France)



    Les Matins - Syrie : une société morcelée par... par franceculture


     

    " Pourquoi personne ne se donne les moyens de mettre fin à ce carnage ? Mais... parce que tout le monde dans la région a  intérêt à ce que la Syrie soit détruite". - Paolo Dall'Oglio

     

     

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    Crimes, destruction et chaos...


    Et parce qu'il n'y a jamais de coïncidence... à qui peut bien profiter ce chaos syrien ?


    Trois questions et autant de réponses :


           - Qui peut bien souhaiter une Syrie démocratique, forte, libre et indépendante (mais musulmane quand même !) dans cette région ?


                    Personne excepté le Peuple syrien pour peu qu'il existe et qu'il en soit capable.

     

            - La Syrie d'Assad dérangeait quels intérêts ?


                              USA, Israël et les monarchies sunnites alliées des USA...

     

            - Une Syrie détruite et à genoux rend quel service et à qui ?


                                   Les mêmes.


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               Pour prolonger,  cliquez: http://www.legrandsoir.info/rapport-sur-un-desastre-libye-qatar-al-qaida-usa.html

     

     

     

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  • Attentats de Boston : où sont les loups ? Où sont les agneaux ?

    Djokhar Tsarnaev

     

                 " La justice américaine a prononcé l'inculpation de Djokhar Tsarnaev, soupçonné d'avoir commis avec son frère Tamerlan le double attentat du marathon de Boston. Le jeune homme d'origine tchétchène âgé de 19 ans est toujours hospitalisé dans un état grave, deux jours après son arrestation au terme d'une vaste chasse à l'homme."

     

    Tamerlan Tsarnaev

     

     

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               "Le président Barack Obama a salué vendredi 19 avril le travail des forces de l'ordre qui a permis la capture du dernier suspect en fuite après l'attentat de Boston, tout en notant qu'il restait encore "beaucoup de questions sans réponse" dans cette affaire."

                                                                                    

                    Qui est le loup ?                                                                           

    Qui est l'agneau ?

     

             

                   Jamais l'humiliation des Musulmans et des Nations arabes (entre autres cibles de l'hégémonie militaire, économique et culturelle américaine*) n'a été aussi prégnante que sous la présidence d'Obama ; présidente-écran de fumée d'un terrorisme qui jamais ne s'affichera comme tel, et pour cause ! - un régime de terreur à l'image de l'organisation de sa propre société -, et que tous les médias dominants se garderont bien de dénoncer !

               D'autres, bon an mal an, s'en chargent ! Avec les mêmes moyens ! Il est vrai que l'on ne choisit pas toujours ses détracteurs, et plus encore quand tout a été fait pour les évincer six pieds sous terre. Fermez la porte au nez de la vérité... c'est par la serrure qu'elle s'introduira avant de vous sauter à la gorge... plus déterminée encore à rendre ce qui n'est que justice !

               Une fois n'est pas coutume ! Aussi, saluons cette vérité chapeau bas !

              Qu'il soit permis ici de rappeler ceci : attentats de Boston, tuerie de Norvège, de Denver ou de Newton, plus loin... celle de Columbine...il y a deux manières de passer à la caisse : soit en tant que créancier soit en tant que débiteur ; aussi, qui sera assez fou pour reprocher à ces derniers de vouloir occuper la place des précédents histoire sans doute de se dire que l'on n'aura pas tout à fait vécu pour rien ou pour si peu en comparaison de ce qui vous aura été pris ?

                 La société américaine le sait mieux que quiconque même si, à chaque fois, elle feint la stupéfaction ; solidaire, son Président aussi. Après tout , l'important n'est-il pas de croire à son propre mensonge ?

     

     

     

    * Hégémonie-domination qui ne peut s'exercer que dans l'écrasement et l'humiliation. Tous ceux qui, par leurs choix politiques, encouragent ou laissent prospérer une telle domination sur les cultures et les Nations (l'Europe est tout ausi concerné pour cet écrasement) portent, jour après jour, la responsabilité d'actes tels que les attentats de Boston.

     

     

     

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  • Iran et l'axe occidentalo-sunnite : une lecture de Jean-Michel Vernoche

     


                      "Alliance Europe, Israël, Etats-Unis...

     

    Réintégrer l’Iran dans la sphère occidentaliste par tous les moyens, tout en privilégiant des options relevant du « smart power » qui écartent donc un choc  frontal, Netanyahu ayant perdu toute légitimité pour engager les USA dans un conflit direct.

     

    Les raisons de la nécessité de la destruction de la société iranienne : l’Islam en tant que religion n’est pas en cause ni les mollahs même si on ne doit pas négliger l'animosité entre les Chiites (Iran) et les Sunnites(conduits par le Qatar et l'Arabie Saoudite) ; il s’agit de faire « la guerre » au caractère révolutionnaire et souverainiste de cette République : l’Iran est une sorte de cailloux dans la botte du grand ogre géant que sont les USA.

     

    Ce qu’on ne pardonne pas à l’Iran c’est d’échapper au nivellement libéral du monde : accueil des multinationales, privatisations, emprunts, endettement, atomisation sociale, segmentation des marchés à l’infini… libéralisation des mœurs qui accompagnent toujours une ultra-libéralisation des sociétés.  

     

    L’Iran résiste à la dissolution des nations dans un tout libéral ; il pratique un Islam arc-bouté sur des valeurs de traditions qui s’opposent à l’idolâtrie  de l’argent et de la marchandise. Ce qui ne peut plus être toléré.

     

    Et cela passe par un Iran qui cultiverait un Islam dit moderne : Qatar et PSG, Arabie Saoudite et Riviera.

     

    L’Iran est un couloir énergétique et pas seulement un producteur d’énergie : le 3e au monde. L’acheminement de l’énergie (détroit d’Ormuz) est tout aussi important que la production d’énergie.

     

    La probabilité d’un Iran nucléaire mettrait à mal tous ces projets fomentés par l’Occident à l’endroit  de ce Pays encore indomptable."

     

                 C'est indéniable : le temps joue en faveur de l’axe occidentalo-sunnite (Qatar et Arabie Saoudite) : en effet, l’absence de liberté en Iran condamne ce régime à moyen et long termes non pas à la démocratie (la bonne blague !) mais...à toutes les déstabilisations possibles, les multiples  manquements aux droits de l'homme du régime iranien  fournissant un prétexte parfait : soulèvements populaires sans nombre orchestrés, assistés et encadrés par l'axe occidentalo-sunnite, campagnes internationales de dénigrement... formation d'un gouvernement en exil... etc...

     

               . A ce sujet, il suffit de se reporter aux précédents libanais, irakien, libyen, tunisien, égyptien, syrien......



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  • Guaino... de son prénom Henri : trou noir de l'âme

     

                  Un temps économiste au Crédit lyonnais, puis chargé de cours à l'ESCP Europe et à l'École normale supérieure de Saint-Cloud, en mission à la direction du Trésor au ministère des Finances, adjoint au secrétaire général du Club de Paris, conseiller-maître à la Cour des comptes depuis septembre 2006...

    Pendant la campagne de l'élection présidentielle de 1988, il sera chargé de réécrire les interviews de Jacques Chirac.

    Plus tard, toujours au côté du même homme, on lui devra la lutte contre la fracture sociale.

    Durant la campagne de la présidentielle de 2007, il sera le rédacteur des principaux discours de campagne de Nicolas Sarkozy avec (souvenez-vous !) les évocations de Hugo, Jaurès, Blum et Guy Môquet (Non ! On ne ricane pas svp !).

    Bientôt, on lui devra aussi, entre autres thèmes, la « liquidation de Mai 68 » et la fin des repentances.

    Après la victoire de son employeur en 2007, il sera nommé par ce même employeur conseiller spécial, et là, toujours commis aux écritures, en 2008, au plus fort d'une crise financière qui n'a toujours pas fini de nous en faire voir, il nous gratifiera d'un nouveau discours, discours dit de Toulon, prononcé (d'aucuns diront... énoncé) par un Sarkozy au sommet (1): « L'idée que les marchés ont toujours raison est une idée folle... (...) L'économie de marché, c'est un marché régulé, le marché mis au service du développement, au service de la société, au service de tous. Ce n'est pas la loi de la jungle, ce n'est pas des profits exorbitants pour quelques uns et des sacrifices pour tous les autres (...) La crise actuelle doit nous inciter à refonder le capitalisme, le refonder sur une éthique, celle de l'effort et celle du travail... Il nous faut trouver un nouvel équilibre entre l'État et le marché... L'autorégulation pour régler tous les problèmes, c'est fini. Le laisser-faire, c'est fini. Le marché tout-puissant qui a toujours raison, c'est fini..."

    Quand on sait que depuis ce discours, ce même Sarkozy n'a eu de cesse de s'agenouiller devant les banques, les marchés et autres agences de notation, sans contrepartie aucune, et sans l'espoir aussi mince soit-il de reprendre un jour d'une main ferme les rênes de la décision politique, celle d'un Etat à la tête d'une nation encore capable, en grande partie, de décider de son destin même au sein d'une entité supranationale...

     

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                  Elevé au biberon d'un gaullisme sans partage - « on ne brade pas la souveraineté d'un pays en échange de la promesse d'un gain de prospérité et de pouvoir plus qu'hypothétique » -, sans oublier l'incontournable : « On fait ce que l'on dit ou bien on ferme sa gueule ! »

    C'est lui... c'est Guaino, de son prénom Henri !

    Mais qui aujourd'hui se souvient encore que cet Henri Guaino a voté non au traité de Maastricht et au traité établissant une Constitution pour l'Europe ?

    Ni don Quichotte, ni Prince Mychkine - il ne saurait avoir comme excuse une bonté qui confinerait à la naïveté, jusqu'à l'idiotie car, quand on a été comme lui très tôt dans la banque, on perd vite ses illusions de jeunesse et l'on gagne tout aussi rapidement à comprendre que seules les fins justifient les moyens...

    Qui est donc ce Gaulliste qui s'évertue à rédiger pour le compte d'un Président à genoux devant tout ce qui ressemble de près ou de loin à une puissance d'argent ou à une campagne militaire, des discours emprunts d'indépendance, de justice pour tous dans le cadre d'une action politique qui se voudrait digne d'une Nation maître de son destin ?

    Diable ! Qui est ce Guaino qui n'a de cesse d'alimenter en bavardage le fossoyeur même de tout ce qui fait Guaino, recul après recul, mensonge, esbroufe, tromperie, manipulation...

    Un Guaino à la solde d'un Berlusconi à la française... « En politique tout est permis ; tout et son contraire ! » dont les discours ne sont jamais suivis d'une politique aux effets en lien direct avec ce qui a pu être énoncé (syndrome d'Obama !), tribune après tribune, interventions télévisées, interviews...

    Discours dont toutes les options et axes contredisent, dans l'action au quotidien, le fond et les intentions, et la forme aussi, pour une jactance à la longue aussi indécente que perverse...

    Un Guaino au service d'un Sarkozy promu au rang de Maître baratineur (terme utilisé par l'historien et démographe Emmanuel Todd -voilà les chercheurs du CNRS contraints d'avoir recours à un vocabulaire de rue pour nous parler d'un Président de palais élyséen) en Méphistophélès de cirque certes ! mais diable d'homme quand même ! pour un Guaino en Faust d'opérette condamné à remettre cent fois l'ouvrage sur le métier, et les couverts aussi, discours après discours, d'une plume fiévreuse... selon le principe : « Je sers donc je suis ! »

    Après les larbins de la politique... voici venir un nouveau larbinisme : le SER-vage car... après Minc, Attali et tant d'autres... quiconque cesse de servir, meurt, c'est à croire !

     

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                   Mais au fait... qui trompe qui dans cette affaire ? Guaino trompant Sarkozy ou bien, Sarkozy Guaino et tous ceux qui restent dupes d'une parole qui semble n'engager que ceux qui l'écoutent, et certainement pas celui qui est chargé de la transmettre, et en dernier lieu, celui qui en est l'auteur ?

    Car enfin... comment ce Guaino gère-t-il au quotidien, cet abîme qui sépare les actes de son employeur des discours de sa plume ? Abîme creusé par un loufiat de la politique passeurs de plats des puissances de l'argent et des Etats dominateurs ?

    Mais alors...

    Et si tous ces conseillers auprès de ceux qui occupent les plus hautes fonctions se vivaient Président par procuration ? En retrait, dans l'ombre d'une jouissance toute secrète... interdite presque, honteuse, le temps d'un discours sur une estrade face à un public déjà conquis, et qui bientôt se lèvera comme un seul homme, comme une seule femme, en liesse, hurlant, extasiés par celui qui s'avèrerait alors n'être qu'un simple porte-voix ventriloque de tous les Guaino conseillers du Prince.

    Orgueil à son paroxysme et prétention suprême ? Auto-illusion pitoyable ?

    Pour un peu, on en viendrait à regretter les Bartleby de la politique, tous ceux qui s'abstiennent comme d'autres se retiennent, et qui... entre deux « je préférerais plutôt pas » - véritable sésame de tous les objecteurs de conscience politique, morale et éthique, face à ceux qui toujours tranchent et se jettent à l'eau -, ne sont pas dupes : un doigt ? Et c'est la main. Une main ? Et c'est déjà le bras ! Un pied ? Et c'est l'être tout entier qui sombre dans les rouages d'un système pour lequel... vraiment, c'est pas la peine, un système qui n'a ni queue ni tête dans le meilleur des cas, criminel et liberticide dans le pire...

    Système entretenu par des conseillers insoucieux du fait suivant : à force de tremper ses mains dans le pipi... on finit Monsieur Toilettes ; et à faire l'âne pour avoir de l'avoine (notoriété, considération)... c'est bourricot que l'on devient, condamné à porter pour les autres, le poids de leur supercherie et de la manipulation des attentes de pauvres bougres qui en espéraient tant, mensonges éhontés sans nombre d'une présidence à l'autre, avec des Guaino passés maîtres dans l'art de l'auto-duperie.

    Aussi, finira-t-on sans doute un jour, par y lire, sur leur visage (2), dans leur regard à tous, et jusque dans les traits tirés de la servitude et de l'abaissement, tel un suicide ontologique, ce trou noir (3) de l'âme qu'est la négation d'une réalité pourtant criante de vérité, là, sous leur nez :

    Ni pygmalions ni conseillers mais bien plutôt et plus simplement, larbins et complices d'une vaste entreprise de fumisterie qui n'a pas fini de creuser le lit d'un dégoût du corps électoral pour la politique et son personnel ; amertume et ressentiment jusqu'à souhaiter un jour mettre fin à un régime dit démocratique putain d'une république qui aurait alors pour seul modèle : la soumission à l'argent, la connivence, la collusion, la cooptation, le trafic d'influence, la concussion, l'abus de confiance et les bombes...

    Discours après discours, qu'il soit ici permis de rappeler à Monsieur Henri Guaino qu'il n'est pas le dernier à contribuer à l'avènement d'un tel dégoût et à la mise en oeuvre d'un tel modèle.

     

    _________________

     

    1 - Sarkozy au sommet dans l'art de baratiner et de pipeauter les foules comme personne avant lui.

    2 - Contractions musculaires et involontaires des muscles, soubresauts incessants de la joue, des paupières... et autres tics dits nerveux.

    3 - En astrophysique, un trou noir est un corps dont le champ gravitationnel est si intense qu’il empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper, et dans le cas qui nous occupe, celui de Guaino, on remplacera matière par... scrupules, remords, états d'âme...

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