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  • Valls contre Dieudonné : pourquoi tant de haine ?

     

                Tueries du 11 Janvier 2015... ou quand la suite n'aura pas de fin jusqu'à la présidentielle de 2017

     

     

    Manuel Valls le 13 janvier à l’Assemblée nationale pris au piège de sa propre haine...

     


                 Intimidation implicite, sommation induite... à celui qui aurait refusé de se lever et d'applaudir, quel sort lui aurait-on réservé ? Idem, quant à celui qui aura été le premier à se rasseoir tant en cessant d'applaudir ?         

     

                Face à une telle unanimité tout à l’image de ce qu'étaient les assemblées du Politburo du Comité Central du Parti communiste de l'Union soviétique en son temps...

    Unanimité à l'origine de laquelle on trouvera sans doute la crainte des conséquences en cas de refus de participer au lynchage d'un métis franco-camerounais...

    Qu’il soit permis toutefois de fournir ici une bonne raison de ne pas désespérer puisque l’Assemblée qui s’est levée ce jour-là, applaudissant Valls à tout rompre, c’est cette Assemblée qui ne représente plus qu’un tiers de l’électorat, soit à peine 20 millions d’électeurs ; en effet, si on garde à l’esprit que l’abstention est le premier « parti » de France, arrive alors en second, l’ensemble des votes contestataires et tactiques contre le PS, le centre et l’UMP ; votes ignorés au sein de cette Assemblée de professionnels de la politique, c'est-à-dire : de professionnels de la non-représentation populaire.

     

    ***

     

                  Chasse à l'homme, déchaînement de haine contre l’humoriste Dieudonné (1) - déchaînement récurrent et pathologique ? -, à l'heure d'une ré-affirmation du droit à la liberté d'expression pour Charlie Hebdo (2), ce n'est décidément pas la première fois que Manuel Valls prend l'Assemblée nationale en otage. Déjà en Janvier 2014, l’Assemblée a dû affronter un discours fleuve du même avec le même ; discours qui pouvait sans difficulté être assimilé à un lynchage politique qui trouvera sa conclusion dans la décision d'un Conseil d'Etat aujourd'hui discrédité ; la cible était identique : souvenez-vous ! Dieudonné, encore et toujours !

                  Semaine après semaine, Valls fait donc la preuve de son incapacité à diriger un gouvernement en toute sérénité ; et cette incapacité annonce tous les excès de celui qui, sûr de son bon droit, dans une absence de doute et de retenue qui n'augure rien de bon, nous prépare un régime liberticide qui aura tous les attributs de l’arbitraire.

                 Aussi, comment ne pas militer pour que cet homme soit écarté de tous les lieux de pouvoir au plus vite si nous devons retrouver une sérénité propice non pas à des rassemblements et des appels à une union de façade qui ne concernent qu'une petite minorité de nos concitoyens  (3) mais à une véritable unité nationale autour d'un projet de société portée par nous tous - une société capable de se regarder en face -, qui accorde une priorité absolu à la justice pour tous et à la fraternité.

     

    Plenel, Ramadan : deux acteurs d'une union sincère

     

    1 - Pourquoi Charlie Hebdo c’est bien et Dieudonné c’est mal ? Tout simplement parce que tous ceux qui trouvent que Dieudonné c’est mal pensent que Charlie Hebdo c’est bien, d’autant plus que vous ne trouverez personne parmi ceux qui pensent que Charlie Hebdo c’est mal pour penser la même chose de Dieudonné.

     

    2 - Si Dieudonné semble l’humoriste le plus proche de Charlie Hebdo des années 70, après Coluche, il semblerait que l’instrumentalisation de l’hebdomadaire n’ait qu’un but : continuer cette chasse à l’homme contre l’humoriste.

     

    3 - Une France de souche européenne ; une France moyennement éduquée à très éduquée ; la France des centres de nos villes et de la proche périphérie ; une France qui vote encore PS ou UMP. Une France ultra-minoritaire.

     

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    Pour prolonger, cliquezLe phénomène Dieudonné (en tournée dans toute la France)

             

     

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  • Dieudonné et Alain Soral présentent le parti "Réconciliation nationale"

     

                    Ayant sans doute accès aux messageries de Dieudonné et d'Alain Soral, ainsi qu'à leurs portables grâce à des contacts noués avec la DGSI, Edwy Plenel qui semble s'orienter jour après jour vers un journalisme qui n'hésite pas à exploiter des informations collectées en toute illégalité - se reporter à l'affaire Bettencourt dont l'exploitation des écoutes illégales par Médiapart aura été sanctionnée par la loi, puis à l'affaire Cahuzac -, par des services de l'Etat qui n'ont aucun souci du droit, pour des raisons non pas idéologiques mais bien plutôt... d'impératifs commerciaux - plus de buzz et d'abonnés ! Toujours plus ! -, Edwy Plenel  et son journal en ligne, Médiapart, l'avaient annoncé avant les intéressés eux-mêmes : l'humoriste Dieudonné et l'essayiste Alain Soral créent  le parti "Réconciliation nationale".

     

    ***

     

                     Pour sûr, les masques vont prochainement tomber ! Car il se pourrait bien que ce souci de réconciliation nationale en gêne plus d'un et plus d'une ! En effet, entre la diabolisation des Musulmans par Zemmour et le FN et la tentative de criminalisation de l'anti-sionisme ou plus simplement de la critique d'un quai d'Orsay et d'un palais de l'Elysée totalement sous influence israélienne et atlantiste, jusqu'au chantage à l'antisémitisme, dans et par les médias dominants ainsi que les médias dits "indépendants" - Médiapart, Marianne, le Canard enchaîné en autres -,  avec l'appui du PS et d'une partie de l'UMP... sorte d'union sacrée, force est de constater que pour la dite "réconciliation nationale" l'espace risque d'être sacrément réduit, voire inexistant ; d'où le coup de chapeau que l'on adressera à Dieudonné et Alain Soral pour leur tentative d'exposer au grand jour les contradictions d'un système qui n'a plus qu'un souci : diviser pour continuer de régner, oscillant entre désinformation et duplicité ; une duplicité propre à une bourgeoisie aux abois mais unie contre ce qu'elle considère être des "gueux" qu'elle soupçonne de ne plus vouloir jouer à colin-maillard avec elle qui voit tout, entend tout et domine tout jusqu'à distribuer les rôles de chacun.

    Ce que ne pardonne pas "le système" à un essayiste tel que Soral, contrairement à Zemmour qui est partout chez lui dans les médias, s'est bien de ne pas être raciste en général et  islamophobe en particulier ainsi que sioniste, ou du moins, de refuser de se taire à propos d'une idéologie tentaculaire et anti-humaniste. Car enfin, que l'on nous montre un essayiste, un seul, qui ne soit ni islamophobe ni sioniste, qui soit invité régulièrement dans tous les médias dominants et les médias dits "indépendants" ?

    Ne cherchez pas, vous n'en trouverez pas.

    Et cette vérité-là, aucun média ne pourra l'entendre. La guerre est donc inévitable. Médiapart sera le premier média-tartuffe d'une indépendance feinte à ouvrir les hostilités contre Dieudonné et Alain Soral. En effet, sur Médiapart depuis deux semaines, on ne compte plus les articles... caricaturaux (1), cela va sans dire, qui prennent pour cible Alain Soral en priorité, épargnant Dieudonné pour l'heure. A moins que les médias ne se soient répartis les tâches et les rôles.

                    Grand-Guignol, jeu de massacre ! Ambiance assurée !

    Mais alors... que la fête commence ! Et vite !

     

    1 - Il est vrai que pour attaquer un Finkielkraut et un BHL, il faut pouvoir montrer patte blanche : taper sur Soral et Dieudonné.

    ICI, à toutes fins utiles, vous trouverez quelques infos concernant la composition de la rédaction de Médiapart.

     

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    Pour prolonger, cliquez : l'Union sacrée

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  • Continuer de porter la crise au coeur du PS...

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           "De la merde dans un bas de soie" (Napoléon à Talleyrand)

     

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    Défaites électorales consécutives pour le PS !

     

     

                     Hollande au plus bas dans les sondages, Valls aussi... défaites électorales consécutives pour le PS... il faut continuer d'ouvrir une crise majeure et un nouveau front : culbuter le système électoral, obtenir la dissolution du PS en attendant la refonte d'une véritable gauche de gouvernement à l'échelle de la France et de l'Europe contre un François Hollande qui a mené une campagne sur un programme envers lequel il ne se sentait aucune obligation de mise en œuvre, roulant dans la farine du mensonge et de la démagogie des millions d'électeurs, tout en pensant aujourd’hui qu’il peut, en toute impunité, échapper à une sanction à la fois morale et électorale.

     

                 Dans le contexte d'une Europe qui sera dans le meilleur des cas une succursale de l’hyper-puissance étasunienne (crise économique, crise financière, suprématie militaire et politique du chaos) , et dans le pire, la victime collatérale d’un "mondialisme" qui n'est qu'une guerre contre les salaires, les droits sociaux et la démocratie...

    Parti d'élus, privé de militants, au moment où le PS semble avoir besoin à nouveau d'un FN fort pour se maintenir, à l'heure de toutes les capitulations et de tous les reniements, il n'est plus possible d'entretenir par nos votes des carrières de députés, de députés-maires, de conseillers généraux, de sénateurs, de ministres et autres secrétaires d'Etat, de présidents de région, de département, tout un personnel politique PS au service d'une représentation qui n'arbore plus que les couleurs de carrières et d'ambitions sans projets et sans courage.

     

             Une seule stratégie s’impose : porter la crise au cœur du patronat PS.

    Porter la crise c’est faire vivre à ce patronat PS (1) qui depuis plus de trente ans exploite sans vergogne nos aspirations pour une société de justice et de liberté... ce que vivent des millions de foyers  : la menace de la relégation pour les uns, et la chute pour les autres.

     

               Un impératif catégorique commande de renverser les conditions au sein desquelles le PS n'a pas cessé depuis trente ans d'asservir l'électeur dit "de gauche". Aussi... aux prochaines élections, et à toutes les élections... sans exception, un vote destiné à affaiblir le PS dès le premier tour s'impose (2).

    Il faut mettre à terre ce parti de la non-gauche qu'est le PS  ! Ceux qui, élection après élection, ne se reconnaissent aucune obligation d’honorer leur programme de campagne quitteront alors très vite le navire d'un parti ne leur offrira plus aucune perspective de carrière  ; et les autres aussi, ne pouvant s'y maintenir, une fois discrédités.

    Toute autre stratégie sera inefficace car, ce n’est pas un nouveau parti qu’il faut créer mais un parti qu’il faut mettre en danger sans délai ! Seule condition  - avec l'addition d'un large soutien de la rue -, de l’avènement d'un nouveau contrat social à une échelle tant nationale qu'européenne.

                 Aussi, ne vous laissez pas piéger par ceux qui comptent sur une démobilisation massive pour triompher ! A vos bulletins de vote citoyens !

     

     

    1 - Ce patronat PS a tout voté de cette Europe qui n’est qu'un instrument de plus au service d’une mondialisme sans honneur et sans justice.

    2 – Que l'UMP et l'UDI ne se réjouissent pas trop ; eux-aussi seront balayés car, appuyés par la rue,  seuls les partis et les stratégies de rupture survivront : ceux qui proposeront un nouveau projet européen pour la France dans une mondialisation d’alliances multi-polaires et pas simplement avec l’ogre américain qui s’avèrera très vite n’être qu’un boulet sans avenir excepté dans la perpétration d’un chaos planétaire. Que les USA emportent l’Europe avec eux dans ce chaos est plus que certain.

    De plus, la gauche ne s'est jamais aussi bien portée que sous une présidence de droite : grèves, mobilisations massives, occupation de la rue.

     

     

     

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  • Le retour de Nicolas Berlusconi né Sarkozy

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    "Reprenez-moi ! Reprenez-moi s'il vous plaît !"

     

     

                   Des mauvaises langues pointues et des esprits aiguisés voient dans ce retour de Nicolas Berlusconi né Sarkozy, la volonté et la tentative d'échapper aux poursuites judiciaires qui, si elles tardent encore à venir alors que le contexte n'a pourtant jamais été aussi favorable avec un PS à Matignon et à l'Elysée, menacent depuis des lustres mais sans résultat probant jusqu'à présent, cet animal politique tellement de son temps : veulerie, roublardise et vulgarité.

               Aussi, au sujet de ces poursuites qui, décidément, tardent à atteindre leur cible, force est de s'interroger : soit les dossiers sont vides, n'en déplaise à Plenel et Médiapart qui feraient bien alors de se poser quelques questions (gare au syndrome Chirac ou Le Pen ! Plus on tape sur un candidat, plus il gagne en popularité) ; soit Hollande, ses conseillers et le PS voient dans cette candidature une heureuse nouvelle pour des raisons qui, à l'heure actuelle, il faut bien l'avouer, nous échappent encore un peu...

    Mais qui sait ? avec le temps...


              Qu'à cela ne tienne, Nicolas Berlusconi né Sarkozy se présente déjà en sauveur ; on aimerait pouvoir en rire... mais...

              Si seulement c'était drôle.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Sarkozy : nécrologie 2012...

     

     

     

     

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  • Jean Jaurès en libre service

     

                Issu de la bourgeoisie, agrégé de philosophie, député socialiste pacifiste, dreyfusard, marxiste révolutionnaire et républicain, fondateur du quotidien l'Humanité, présent et actif à la création de la SFIO, Jean Jaurès sera assassiné à Paris le 31 juillet 1914.

    Récupéré par la "fausse gauche" contre le Parti communiste dès les années 20 car, en politique, il n'est jamais trop tôt pour trahir, Trotski dira de lui : "Jaurès tomba sur l'arène en combattant le plus terrible fléau de l'humanité et du genre humain : la guerre."

     

    ***

     

                Aujourd'hui, nombreux sont les politiques français qui invoquent Jean Jaurès, et plus encore à l'occasion du centième anniversaire de l’assassinat de cette figure du socialisme français.

    - Déjà Sarkozy s'est senti "l'héritier" de Jaurès, un soir à Toulouse ; c'était à l'occasion d'un meeting de campagne présidentielle en 2007 ; Sarkozy affichait ce soir-là l'ambition de "remettre au coeur de la vie politique française" les "valeurs que la gauche a trahies".

    Faut dire que... même l'électorat de gauche a le vide en horreur ; les conseillers de Sarkozy le savaient.

    - Comme plus rien ne peut nous surprendre, Jean Jaurès est régulièrement cité par le FN : «À celui qui n'a plus rien, la patrie est son seul bien». Cette phrase, citée entre guillemets, sera placée en haut d'une affiche au teint rosé. En fond s'affiche la tête de Jaurès. En bas le slogan: «Jaurès aurait voté Front national». L'affiche sera utilisée pendant la campagne européenne de 2009, puis réutilisée par Marine Le Pen en 2011, au congrès de Tours, lors de son discours d'investiture de présidente

     -  Et comme un malheur n'arrive jamais seul, en avril dernier, Hollande s’en est réclamé au moment précis où son virage social-libéral en épingle a envoyé toute la gauche dans les décors. 

    Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, millionnaire qui ne craint rien ni personne, et surtout pas le ridicule - rien de surprenant, l'argent vous rend insubmersible -, ira  jusqu'à affirmer qu'il y a du "Jaurès" chez Hollande.

    Au moins, sait-on aujourd'hui qu'il n'y a vraiment plus rien ni personne à sauver rue de Solférino.

                  Un Jean Jaurès en libre service : chacun se sert, chacun pèse le pour et le contre avant de l'emballer...et la rumeur dit que l'on peut même sortir sans payer, sans passer à caisse donc car, nombreux sont ceux qui pensent pouvoir contourner les détecteurs de mensonges, et autres tests de sincérité ; et quand on sait qu'il n'y a de fidélité que dans les actes...

                  On l'aura compris : moins on est de gauche, plus on évoque Jean Jaurès. De là à penser que Jaurès était de droite...                      

     
     
                  Mort, bien mort et enterré, bien enterré, profond dans l'inconscient collectif de toutes les boucheries guerrières, coloniales et sociales  - rapport au monde du travail, monde de la production et de la marchandise, ici et sous d'autres tropiques -, Jaurès c'est Dieu. Et tous tentent d'approcher son cadavre, le temps d'une prêche avant de retourner à leurs occupations; il est vrai que la politique n'attend personne ; de plus, les places sont chères car âprement convoitées.

    Relique des temps passés qui ne sont plus à venir, figure christique pour un peu, entre deux contradictions et trahisons dont la classe politique a le secret, certes, si c'est un «saint-Suaire » qui recouvre le visage de Jean Jaurès, il s'agira alors du visage d'un socialisme  aujourd'hui introuvable , et si c'est un linceul qui enveloppe son corps, il sera question bien plutôt du cadavre de notre République vendu au moins offrant d'une Europe et d'une mondialisation qui ont la prétention de ne rien devoir à qui que ce soit... cadavre putrescent déposé au fond d'un trou...appelé tombeau au Panthéon d'une Nation ingrate qui n'a de cesse de s'empresser d'enterrer ceux qui lui ont pourtant donné sa majuscule : "Cachez ce grand homme qui nous fout la honte... et que nous ne saurions voir, jamais plus !"

    Effusion de l'Esprit sain, et puis, publicité oblige...

    Tous s'en réclament ! sans doute dans l'espoir d'en sortir, les uns un peu plus propres, les autres un peu moins sales, d'autres encore un peu moins cons, d'autres de se sentir un peu plus à gauche et d'autres à droite... d'aucuns y vont à tâtons, d'autres à reculons, s'y risquant du bout des doigts, d'autres lui rentrent carrément dedans, d'autres l'étreignent dignement, d'autres l'ont embrassé mille fois du baiser de la mort...

    Mais tous ne jurent plus que par lui, par intermittence, un jour avec, un jour sans, un jour oui un jour non... ils y pensent et puis oublient, surtout pendant les campagnes électorales, et une fois la campagne passée, vainqueurs ou pas... une fois "dans la place", il sera alors surtout question de s'essuyer les fesses avec Jean Jaurès, et plus précisément de se torcher le cul avec  ses œuvres complètes - discours et articles de presse -,  dans une volte face éhontée, en moins de temps qu'il faut pour le dire et le déplorer, entre deux diarrhées dégoulinantes de realpolitik qui n'est dans les faits qu'une dette qu'il faut acquitter ; dette contractée auprès d'une oligarchie qui fait et défait les candidats à la fonction suprême.

                  Si on ne peut plus les sanctionner, eux tous, interchangeables à souhait qu'ils sont, au moins peut-on et doit-on leur dire à tous que l'on n'est pas dupes car on ne s'est pas laissé dépouiller de tout ; on n'a pas tout abandonné ni tout perdu : il nous reste encore un peu de dignité, merde alors !

     

     

    1 - L'Humanité y laissera son humanité dans un soutien indéfectible au goulag soviétique. La SFIO sans doute pour ne pas être en reste, perdra son âme dans la guerre d'Algérie. Les fils finissent toujours par trahir leur père avant de le tuer.

     

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  • "Louise Michel society", Fassin et Boltanski pour une sociologie d’eunuques

    Intervenants : Charles Michaloux, Eric Fassin & Luc Boltanski.


     

              Jeudi 26 juin dernier, à l’initiative de « La société Louise Michel » une centaine de personnes se sont réunies pour écouter Luc Boltanski et Éric Fassin parler des deux petits livres qu'ils viennent de publier : « Vers l'extrême. Extensions des domaines de la droite », de Luc Boltanski et Arnaud Esquerre ; « Gauche : l'avenir d'une désillusion » de René Fassin.
    Le sujet de cette réunion est le suivant : « Situation politique, comment reprendre la main (à gauche, s'entend) ? »


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              On ne s’attardera pas sur le premier intervenant, Michaloux, qui n'aura de cesse d'associer le PS à la Gauche (alors que ce n’est plus le cas depuis quarante ans) ; ce qui augure mal de la suite…

    Comme un fait exprès, Boltanski bottera très vite en touche en choisissant de parler non pas d’une Gauche absente et introuvable mais du FN - qu'il a la prétention de comprendre -, tout en finissant son intervention avec des bobos tout aussi introuvables à ses yeux : et puis… « les bobos c’est un terme d’extrême droite » précisera-t-il (ce serait-il alors senti visé ? Vieux bobo Boltanski ?). Il en profitera pour classer Jean Claude Michéa aussi à l'extrême droite ; et là, force est de comprendre que c'est Boltanski, le Pape de la sociologie, qui se venge du fait que Michéa, le sociologue prof de lycée, n'ait pas voulu prêter allégeance (règlements de comptes... tout n'est que règlements de comptes dans ces cercles qui suintent la vanité, l'orgueil et l'arrivisme social des palmes académiques). Il est vrai que lorsqu'on n'a plus rien à dire à propos de « la gauche", le FN est tout choisi car on peut alors, et sans risque, discourir sans fin sur un parti qui a recueilli aux dernières élections 10% des voix de ceux qui sont allés voter.

    Au sujet du FN, on n'hésitera pas à corriger Boltanski qui a tout du faux-cul lorsqu'il prétend (mais pas seulement) que ce parti surfe sur un mouvement qui le dépasserait. Non, le FN surfe non pas sur de l’indicible mais sur l'abstention des classes populaires et de l'électorat issu du programme commun des années 70 (« Arrange-toi avec ça Boltanski ! Et bosse un peu pour changer ! »)


              Fassin, lui, petit blanc bec à la chemise mal repassée, tentera d'articuler une réflexion autour de la question du jour : la reprise en main de l’initiative politique à gauche. Au moins, Fassin aura-t-il tenté de se confronter à cette question. Mais pauvrement équipé, et parlant sous l'emprise de son gourou Boltanski, sous son contrôle... pour ainsi dire, sa tentative d’appréhender une réalité complexe échouera très vite et partira en fumée.

    A propos du "populisme" Fassin bottera lui aussi en touche car, comme chacun sait, même les universitaires ne savent décidément pas quoi faire de ce "populisme"... qui les effraie tant.


                 Avec ce débat organisé par la société Louise Michel, on a là un bel exemple de sociologie d'Etat, sociologie fonctionnarisée et puis aussi : sociologie de bourgeois de centre ville. Et dans l'art d'enc.....ler les mouches, cette sociologie-là est vraiment passée maîtresse car deux attributs la caractérisent : elle n'intéresse que les sociologues fonctionnarisés et ne dérange  personne, et sûrement pas "le système" ; pire encore : elle n'apporte aucune eau au moulin de ce qu'on pourrait appeler "la dissidence". Une sociologie qui ne dialogue qu'avec elle-même, ses semblables ; et puis, pas de débat contradictoire, jamais !

    Cette sociologie-là, sociologie de petits bras et de pisse petits, est à la démocratie ce que la censure est à la liberté d'expression ou bien, l'interdiction d'une manifestation pour prévenir le danger de "trouble à l'ordre public" au droit de manifester : du flan, encore du flan, toujours du flan : une sociologie de pâtissier donc.

    On notera au passage, l'absence chez les deux intervenants d'une mise en perspective à la fois européenne et mondiale  - ou bien plutôt "mondialiste". Nos deux compères cultiveront alors une sociologie non pas de comptoir mais de quartier : le quartier "France" ou bien plutôt le quartier UMPSFN, soit 60% d'abstention. C'est alors - enfants femmes hommes compris -, 40 millions de citoyens que l'on passe à la trappe.


    Force est maintenant de parler de sociologie-génocidaire.

     

    ***

              Qu'à cela ne tienne : quand le peuple éteint son téléviseur et évite comme la peste les réunions de la société Louise Michel, ça donne ça :


    Et là, on est sur le cul.


               En effet : en moins de 45mns (vidéo de 2.30 à 44.25) Alain Soral dresse  le portrait d'un monde cadenassé où religion, économie et géopolitique s’entremêlent pour le pire : la prédation, la spoliation et la domination sur le mode suivant : il n'y a pas d'alternative. On pourra toutefois faire l'économie d'une prédiction à propos d'une 3e guerre mondiale qui opposerait la Russie aux Etats-unis pour la simple raison que cette guerre mondiale est déjà là, avec nous, à travers d’innombrables théâtres de guerres locales et extra-locales qui, toutes concordent, convergent, formant, toutes rassemblées, bel et bien un « tout mondial » d’une violence guerrière qui n’a rien à envier aux deux guerres précédentes ; guerres, ratonnades, maintien de l'ordre, chaos et barbarie orchestrés et pilotés le plus souvent par les Etats-Unis, ses alliés et complices... car un fauve n'est jamais aussi dangereux que quand il se sent en danger : pour les USA, la menace d'un déclin irréversible ; ou plus précisément, le risque de devoir "partager le monde" avec la Russie, la Chine, l'Inde, l'Afrique et l'Amérique latine, l'Europe ayant déjà été absorbée et mise au pas par les USA : il est vrai que nos "élites" politiques y travaillent chaque jour.


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  • Elections européennes : aux armes Citoyens !


    A vos bulletins de vote !

     

                Jamais plus comme aujourd'hui il ne nous sera donné d'infliger, bulletin de vote en main, une correction sans précédent aux quatre partis responsables d'une Europe du chômage, d'une Europe d'une guerre salariale effrénée, d'une Europe du dumping fiscal et social, d'une Europe-dictature monétaire !

    Jamais plus comme aujourd'hui une telle opportunité historique ne se représentera à nous qui sommes maintenant en position de brandir une arme dévastatrice - le bulletin de vote -, et de faire feu sur les quatre partis oligarchiques responsables d'une Europe au service d'une mondialisation en guerre contre les droits sociaux, les salaires et la démocratie ; une Europe atlantiste au service d'une suprématie militaire sans foi ni loi.

               Aussi, dimanche 25 mai, que l'électorat de droite s'appuie sur la liste de Nicolas Dupont-Aignan pour mettre en échec l'UMP et l'UDI, et l'électorat de gauche... sur "Nouvelle donne" ou le Front de Gauche pour mettre à terre l'EELV et le PS.


     Aux armes Citoyens !



                         La Marseillaise... pas la vraie mais l'autre : celle des soi-disant représentants du peuple



    J'connais une grue qu'a pas de principes
    Les dents longues comme un jour sans pain
    Qui dégrafait tous les gamins
    Fumant leur vie dans leur cass'-pipe
    C'est dans les champs qu'elle traîne son cul
    Où y a des croix comme des oiseaux
    Des croix blanchis plantées pour la peau
    La peau des autres bien entendu !


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    Europe, démocratie et représentation du corps électoral...


                   Un échange entre Etienne Chouard et Dominique Jamet tête de liste en Ile-de-France de Debout la France pour les élections européennes de 2014. 


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  • Elections européennes : continuer de porter la crise au coeur du PS

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           "De la merde dans un bas de soie" (Napoléon à Talleyrand)

     

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    Défaites électorales consécutives pour le PS !

     

                 Il faut continuer d'ouvrir une crise majeure et un nouveau front : culbuter le système électoral, obtenir la dissolution du PS en attendant le départ de François Hollande...

    Un François Hollande qui a mené une campagne sur un programme envers lequel il ne se sentait aucune obligation de mise en œuvre, roulant dans la farine du mensonge et de la démagogie des millions d'électeurs, et de penser aujourd’hui qu’il peut en toute impunité échapper à une sanction à la fois morale et électorale...

    Dans le contexte d'une Europe qui sera dans le meilleur des cas une succursale de l’hyper-puissance étasunienne (crise économique, crise financière, suprématie militaire et politique du chaos) , et dans le pire, la victime collatérale d’une mondialisation qui n'est qu'une guerre contre les salaires, les droits sociaux et la démocratie.... une mondialisation qui n'aura pas le temps de se pencher sur le sort d’un demi-milliard d'européens à l’automne de leur espérance de progrès et de justice.

     

                Parti d'élus, privé de militants, au moment où le PS semble avoir besoin à nouveau d'un FN fort pour se maintenir, à l'heure de toutes les capitulations et de tous les reniements, il n'est plus possible d'entretenir par nos votes des carrières de députés, de députés-maires, de conseillers généraux, de sénateurs, de ministres et autres secrétaires d'Etat, de présidents de région, de département, tout un personnel politique PS au service d'une représentation qui n'arbore plus que les couleurs de carrières et d'ambitions sans projets et sans courage.

    Une seule stratégie s’impose : porter la crise (spéculation et mondialisation) au cœur du patronat PS afin d'ouvrir une crise politique majeure.

    Porter la crise c’est faire vivre à ce patronat PS (1) qui depuis plus de trente ans exploite sans vergogne nos aspirations pour une société de justice et de liberté... ce que vivent des millions de foyers : la menace de la relégation pour les uns, et la chute pour les autres.

               Un impératif catégorique commande de renverser les conditions au sein desquelles le PS n'a pas cessé depuis trente ans d'asservir l'électeur dit "de gauche".

                 Aussi... aux prochaines élections, et à toutes les élections... sans exception, un vote destiné à affaiblir le PS dès le premier tour s'impose ; et un vote blanc au second tour,  triangulaire ou pas, sans exclure toutefois l'éventualité de porter l’estocade avec un vote UMP si le PS est en ballottage favorable (2).

    Il faut mettre à terre ce parti de la non-gauche qu'est le PS  ; ceux qui, élection après élection, ne se reconnaissant aucune obligation d’honorer leur programme de campagne quitteront alors très vite le navire si ce parti ne leur offre plus de perspectives de carrière politique ; et les autres aussi, ne pouvant s'y maintenir, une fois discrédités.

    Toute autre stratégie sera inefficace car, ce n’est pas un nouveau parti qu’il faut créer, mais bien plutôt : c'est un parti qu’il faut mettre en danger sans délai ! Seule condition  - avec l'addition d'un large soutien de la rue -, de l’avènement d'un nouveau contrat social à une échelle tant nationale qu'européenne.

                 Aussi, ne vous laissez pas piéger par ceux qui comptent sur une démobilisation massive pour triompher ! A vos bulletins de vote citoyens !

     

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    1 - Ce patronat PS a tout voté de cette Europe qui n’est qu'un instrument de plus au service d’une mondialisation sans honneur et sans justice.

     

    2 – Que l'UMP et l'UDI ne se réjouissent pas trop ; eux-aussi seront balayés car, appuyés par la rue,  seuls les partis et les stratégies de rupture survivront : ceux qui proposeront un nouveau projet européen pour la France dans une mondialisation d’alliances multi-polaires et pas simplement avec l’ogre américain qui s’avèrera très vite n’être qu’un boulet sans avenir excepté dans la perpétration d’un chaos planétaire. Que les USA emportent l’Europe avec eux dans ce chaos est plus que certain.

     

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    «Contre-courant» : Alain Badiou face à Michel... 

     

     

                 Alain Badiou et Aude Lancelin reçoivent Michel Onfray qui se réclame d’une gauche libertaire, anti-autoritaire et autogestionnaire.

     

                 Pour Alain Badiou, la faiblesse de la catégorie "négation" (l'anti.... ) est évidente car la négation ne porte pas la construction. Aux yeux de Badiou, il faut un élément affirmatif originaire (originel ?) à l'intérieur duquel on va faire jouer la   négation ; d'où la nécessité d' un réajustement de la pensée dialectique ; réajustement d'une urgence absolue pour la Gauche car l'anti-hollandisme d'aujourd'hui, pas plus que l'anti-sarkosysme d'hier, n'aide à penser la contre offensive, ses modalités et un rapport de force qui lui soit favorable.

     

     

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  • Alain Soral à propos de son association "Egalité et Réconciliation"

     

                C'était en 2008 : Alain Soral s'explique à propos d'Egalité et Réconciliation - gauche du travail, droite des valeurs... ainsi qu'à propos de son "passage" furtif au FN comme conseiller de Le Pen après 7 années au PC.

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  • Haro sur un Africain, une Arabe musulmane et un Français de souche

     

                       La colère est nécessaire dit Aristote. Quelle victoire obtient-on sans elle, si elle ne remplit notre âme, si elle n'échauffe notre coeur ? Seulement, il faut s'en servir non comme d'un capitaine mais comme d'un soldat : ne pas lui obéir mais lui commander. Car tôt ou tard, à notre heure, le soldat devra obéir au signal de la retraite.

     

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    Dieudonné le métis camerounais, clown au nez noir, humoriste satiriste sans rival au service d’un rire qui a pris toute la dimension de l’ampleur de l’arnaque incommensurable d’une représentation du réel qui n’a qu’un seul but : tabasser à coups de représentations toutes plus mensongères les unes que les autres, à coups de pied et de coups de poing, la réalité qui nous est donnée à vivre et dont Guy Debord nous exposera tous les tenants et les aboutissants.

    Dieudonné n’est-il pas alors le plus grand anti-tartuffe depuis Molière, de cette société-là ?


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    Avec l’abandon en 1983 d'un projet destiné à contrer l'offensive néo-libérale s’ensuit un deuxième abandon : celui des classes populaires livrées au chômage et à la violence d’un libéralisme économique  sans précédent ; arrive alors SOS racisme et le détournement d’un élan qui se voulait fraternel et rassembleur porté par des français issus de l’immigration, appelé « Marche pour l’égalité » ; récupération dans le but de reléguer les classes populaires blanches et européennes maintenant stigmatisées, accusées de tous les maux – racisme, antisémitisme, xénophobie, islamophobie -, et à propos desquelles le PS ne fondait plus aucun espoir électoral, à la désertion des urnes ou au vote FN, vote stérile,  avec l’appui de tous les médias qui tiennent depuis trente ans un rôle stratégique dans la production et la diffusion d’une doxa qui recouvre tout : à la fois la finance, l’économie, le politique et la culture.

    Il reviendra à Farida Belghoul  de dévoiler au grand jour toute la supercherie de ce système de domination par la division et la diversion ; elle refusera la récupération de cet élan par le PS et SOS racisme.

    soral.jpgSavoyard autodidacte, Alain Soral est celui qui, aujourd'hui en France, avec l’aide de Rousseau, de Marx, de György Lukács, de Lucien Golmann, de Philippe Muray, de Michel Clouscard et de Jean-Claude Michéa , développe les analyses les plus courageuses, les plus pertinentes, les plus intelligentes et les plus talentueuses sur la société française (d’aucuns écriront : "... sur ce qui est arrivé à la France...") de la fin de la seconde guerre mondiale à nos jours.

                       Dieudonné, Farida Belghoul et Soral... trois figures bannies des médias et contre lesquelles une guerre dissymétrique sans pitié est menée (une de plus… après le Moyen-Orient, le Maghreb et l'Afrique subsaharienne) et un verdict sans appel quotidiennement rendu de "fasciste, antisémite, raciste et complotiste".

    Il est dit que ni SOS racisme (on ne sourit pas !) ni la Licra (non ! on ne se moque pas !) ni le MRAP (on ne pouffe pas !)  et ni la Ligue des droits de l'homme (on ne s'étouffe pas !) ne voleront à leur secours.

    On notera au passage que ces trois figures, l’Africain, l’Arabe musulman et le Français de souche auraient dû symboliser un modèle  multiculturel dont le PS et les Verts souhaitait assurer la promotion.  Et c’est sans doute là toute l’ironie de la situation : que ce soit précisément cette France Black, Blanc, Beur qui mette à mal une idéologie de domination dont la loi d'airain a pour seul modèle : la connivence, la collusion, la cooptation, le trafic d'influence, la concussion, l'abus de confiance et les bombes.

    Car dans les faits, il n’a jamais été question de rassembler ce pays autour d’une idée forte qui aurait le souci de la justice pour tous mais bien de le diviser, de le dépecer pour mieux le livrer à une oligarchie mondiale seule capable de garantir à une classe politique sans courage et sans projet digne de ce nom, secondée par une classe économique et médiatique vorace, des carrières nationales, européennes et mondiales mirobolantes, sur le dos de la démocratie, du monde du travail et de l’histoire sociale et culturelle de tout un pays, voire d’un continent : la France et l’Europe.

     

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                    Dieudonné, Farida Belghoul et Soral...combinaison explosive !

                    Pour leur faire face et pour leur faire la guerre... , cet autre trio : les Médias dominants (qui appartiennent à l’hyper classe économique : banque, armement et industrie du luxe), une classe politique UMP – PS et une bourgeoisie à la tête d’une presse dite « indépendante » et « alternative » : Marianne, le Monde Diplomatique, Médiapart, Charlie Hebdo… ainsi qu’un vieux modèle de presse et d’expression : le Canard enchaîné.

    On n’oubliera pas non plus des universitaires au sujet desquels, encore une fois, Marx avait vu juste lorsqu’il affirmait en 1844 que les fonctionnaires  - ici, on ciblera en priorité les universitaires et autres enseignants des Grandes Ecoles -, sont les gardes chiourmes (sorte de garde prétorienne) d’une domination exercée par l’Etat dans une alliance de gouvernement avec le grand Capital (aujourd’hui… oligarchie mondiale ou mondialiste)  par le biais des multinationales et de la Banque.

    Bien évidemment, on pensera aussi  à La Trahison des clercs de Julien Benda

     

                    Mais... revenons à cette presse dite "indépendante" et à ses supplétifs... une presse qui se croit et se veut « alternative » entre les mains d’une bourgeoisie de la bien-pensance et du politiquement correct, actrice d’une fausse rébellion contre un ordre établi qui les subventionne (aide de l'Etat en dizaines de millions d’euros ; universitaires fonctionnaires à l’abri du besoin) et qu’ils ont  parfaitement adopté.

    Pensez seulement à Médiapart (son patron est le fils d’un Vice-recteur de la Martinique) qui s’est fait une spécialité de s’appuyer sur des poètes et des auteurs issus du colonialisme et de la traite négrière qui n’ont fait finalement que célébrer la langue de leurs maîtres  - Césaire et Senghor : l’un finira maire de Fort-de-France en Martinique, l’autre Président du Sénégal ; et plus près de nous dans le temps, un Edouard Glissant et un Chamoiseau : ce dernier  a fini au café de Flore et à la Closerie des Lilas-, tous inopérants sur un plan politique et sur leur capacité à établir un rapport de face avec qui que ce soit, et par conséquent, inoffensifs.

    Jugez plutôt : à propos de l’élection d’Obama, Glissant et Chamoiseau parleront de « véritable miracle » - de quoi faire hurler de rire ou de rage n’importe quel activiste.

    L’hebdomadaire Marianne (en difficulté faute de lecteurs payants) soutient un Front de gauche sans troupes ni assise populaire, composé en grande partie de fonctionnaires de l’enseignement et de syndicalistes - cherchez l’erreur !

    Le Monde diplomatique, quant à lui… et à l’heure où sur Internet la dissidence fait rage… et gratuitement qui plus est, ce mensuel privé de lecteurs, est à la recherche de mécènes pour assurer les fins de mois, payer les imprimeurs et les salaires (sûrement confortables) de ses permanents.  D’où son repositionnement et son ralliement au lynchage médiatique de notre trio.

    Charlie Hebdo a fait de l’insulte d’une population la plus fragilisée et la plus exploitée de notre société - les Musulmans -,  son fonds de commerce… 

    Et pour finir : le Canard enchaîné dont l’humour passé et repassé, mille fois ressassé, et l’ironie… sentent un peu, il faut bien le dire…l’urine et les couches culottes de l’incontinence à la fois analytique et stylistique.

    Tous ligués donc... contre un métis camerounais, une algérienne musulmane et un français de souche autodidacte ; tous à leur faire la guerre... guerre à trois symboles non pas de la domination de classe mais de l’humiliation : Africain noire, populations arabo-musulmanes et Français de souche déclassés et autodidactes  - y compris ceux des classes populaires auxquelles tous les procès sont faits : inadaptation au monde, xénophobie, homophobie, islamophobie, racisme, antisémitisme... depuis que le PS, comme un fait exprès, a abandonné l’ambition non pas tant de changer le monde que de protéger les plus faibles d’entre nous tout en les élevant à l’infinité de tous les possibles d’êtres humains en devenir, et ce quelle que soit leur condition d’origine ; coïncidence qui vaudra à quiconque se met en tête d’insister sur sa concomitance d’être qualifié de complotiste paranoïaque. 

     

                      Cette bourgeoisie dite progressiste et tolérante - bourgeoisie de « gauche » de la fausse rupture -, se définit évidemment selon le critère de la production d’un discours autour de ce qu’elle croit incarner : un contre modèle aux médias dominants.

    Pour cette bourgeoisie-là, l’obligeance est inconcevable. Offensive d’un côté, forteresse de l’autre, la mentalité de cette classe prône avant tout les liens, pas seulement du sang, mais de la convergence de vue et de comportement. Dans ce qu’elle croit être leur dissidence, tous ont les mêmes réflexes et la même prudence : savoir jusqu’où  ne pas aller trop loin et contre qui ; et plus important encore : ne jamais nommer ni les choses ni les gens, cultiver le flou d’une rhétorique de la bien-pensance et d’un politiquement correct qui épargne bien du souci à ceux qui pourraient en retour, le leur en causer quelques uns.

    De plus, cette bourgeoisie de l’opposition au système, est bien trop sûre de ses catégories de pensée  pour accepter la moindre remise en cause : «Nous remettre en cause ? Mais pourquoi faire ? Nous l’avons déjà fait en proposant une autre information indépendante ! »


    Aussi, ne la mettez jamais face à ses contradictions ! Ne la prenez jamais par surprise !  Ne lui échappez pas ! Ne lui résistez pas ! Car elle doit pouvoir tout anticiper de ceux au nom desquels elle prétend œuvrer.
    Et enfin : ne forcez jamais cette bourgeoisie à se décevoir ! Sa férocité sera à la hauteur de tout ce qu’elle soupçonnait en elle et que des « gueux » viennent  maintenant révéler au grand jour, à son grand embarras et bientôt, à son grand désespoir : « Comment ça ? On ne vaut donc pas mieux que les autres ? »

     Confrontée à sa propre duplicité, c’est alors qu’arrivent la colère et une volte-face pas tant au nom d’intérêts de classe (et/ou d’une solidarité d’appartenance ethnique), que des grands principes avec lesquels elle ne saurait transiger, et alors que ces grands principes ne sont aucunement au cœur de la problématique en question.

     

                     Tel un rituel macabre, véritable jeu de massacre dans une action soutenue que rien ne peut empêcher et qui prend la forme d’une imparable montée du désir de vengeance…  cette folie, non pas à deux, mais à trois (rappelons les protagonistes : les médias dominants, la classe politique et une bourgeoisie à la tête de médias dits « alternatifs »  ou « irrévérencieux ») sous-tend un puissant désir de retour à la normale, à l’harmonie d’un ordre, au statuquo, dans l’univers clos et sécurisant d’une dissidence qui ne se donne les moyens de rien car, cette bourgeoisie-là, pas plus que l’autre, n’est disposée à en payer le prix : il y a les autres ; ils n’existent que pour ça d’ailleurs : payer l’addition à sa place !

    Cette restauration de l’harmonie, de l’équilibre passe toujours par le meurtre du trublion provocateur, incontrôlable, libre comme cette liberté qu’aucun bourgeois quel qu’il soit n’accordera à un métis, à un Arabe, à un Musulman ou un Français de souche déclassé car tous demeurent à jamais la mauvaise conscience d’une bourgeoisie qui appartient à une gauche dite « sociétale » (Clouscard, Michéa, Muray et Soral ont tout dit à son sujet), dont le profond mépris pour celle ou celui qui ne peut rien pour lui-même, engendre une culpabilité qu’un politiquement correct  vient apaiser  mais pour un temps seulement.  

    Car… chassez le naturel… il revient au galop.

    Médias dits « alternatifs » contre « médias dominants », les humoristes à leurs places, là où fleurissent les blagues de potaches sans suite dans les idées ... et la démocratie sera bien gardée !

     

                    Toujours prompte à se montrer compatissante, avec cette bourgeoisie, le moment où tout bascule est le moment où ses intérêts économiques sont menacés : subventions d’Etat, carrières universitaires, manque à gagner dû à la perte de lecteurs.

    Classe insidieuse dans laquelle des psychologies opaques prospèrent comme autant de points aveugles de la psyché humaine, si les coupables peuvent être aussi des victimes, avec cette bourgeoisie-là, aucun risque : elle est seule coupable puisque son pouvoir reposera toujours sur la dépossession de plus grand nombre.

    Chacun de ses sourires adressés aux humbles, aux sans-grades, cache l’auto-satisfaction de ceux qui sont aux commandes et qui contrôlent toutes les situations ; chacune de ses joies est volée à la mélancolie du déclassé ou au désespoir de la bête de somme abruti par un travail dégradant.

    Une bourgeoisie en apparence moderne, esprit libre-penseur et républicain d’une complaisance inouïe avec ses propres contradictions  – c’est la paille dans l’œil du voisin et la poutre dans le sien -, dont l’avantage comparatif et son ascendant rhétorique ont pour sécurité la possibilité d’en jouir pleinement chez les confrères des médias dominants et concurrents, passant de l’un à l’autre en toute fluidité : dominant/alternatif – alternatif/dominant - le Monde diplo/France Inter, France Inter/le Monde diplo ; ou bien encore : Médiapart/France2, France2/Médiapart…

    L’affirmation de cette classe passe toujours par l’exécution des trouble-fête qui outre-passent leur fonction de clowns et de fous du roi ; tout comme  la bourgeoisie d’une droite sans complexe n’existe que parce qu’elle est capable de bannir et de calomnier,  c’est dans l’élimination sociale que cette autre bourgeoisie résout ses propres conflits de conscience : « Chassez loin de moi cette vérité à mon sujet que je ne saurais voir et accepter !»

    Si la conscience de classe est là de part et d’autres, le regard-faisceau d'un métis, d'une Algérienne musulmane et d'un Français en disgrâce,  transperce les certitudes de cette bourgeoisie, blesse mortellement son orgueil et la brûle de l’intérieur car à ses yeux, cette combinaison africaine, maghrébine et française n’a qu’un seul tort : remettre en cause sa prétendue supériorité morale et intellectuelle tout en lui rappelant (preuve à l’appui – celle de son ralliement à la campagne de diabolisation de nos trois comparses) qu’elle est finalement, elle aussi, du côté de la domination.

    Et c’est bien cette brûlure qu’elle ne leur pardonne pas.

    Les paroles disent une chose et les faits… une autre. Or, notre trio infernal du tiers et du quart mondes refuse ce jeu de dupes : « Vous n’êtes pas ce que vous dites ! En revanche, nous…  nous le sommes ! ».

     

                      Chez cette bourgeoisie qui se plaît à se penser rebelle, compassionnelle, généreuse et honnête, on trouvera le désir d’être reconnue en tant que gardienne d’une moralité qui, dans les faits, n’a qu’un seul souci : balayer au plus vite de sa conscience l’absence d’un véritable engagement au prix de tous les risques (physique et matériel) en faveur de la justice et de la liberté, oublieuse du fait suivant  : qui ne risque rien n’a aucune leçon à donner à qui que ce soit !

    Et jamais cette bourgeoisie-là n’acceptera qu’on la mette en danger ;  et un seul danger la guette : qu'on expose au grand jour la duplicité de son existence privée comme publique  … ou pour le dire autrement : son caractère hypocrite, égoïste, lâche face aux puissants et intransigeant face aux dominés, et ce à chaque fois qu’elle est prise en défaut... et en faute.

     

                      Après Renoir et « La règle du jeu » en 1939, c’est Claude Chabrol qui nous le rappellera dans «  La cérémonie » en 1995.

     

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    Pour protéger sa fille, sa moralité et l’unité de la famille Lelièvre - famille recomposée archétypale d’une bourgeoisie entrepreneuriale -, et châtier au passage celle qui osera s’attaquer à sa respectabilité, Lelièvre père à qui on aurait volontiers donné tout de même le bénéfice du doute quant à la perversité des travers propres à la classe auquelle il appartient (1), sera sans pitié face à quiconque menace, non pas le confort matériel maintenant acquis et sécurisé d’une classe qui n’a plus à s’expliquer depuis des générations, mais bien plutôt son confort moral  : « On est des gens bien ! On ne laissera personne nous salir !» ; Lelièvre père sacrifiera « la bonne » en la congédiant ; décision prise en cinq minutes montre en main ; et le destin de cette "femme de maison" analphabète de basculer pour toujours avec ce licenciement sans préavis : « Si vous êtes analphabète ce n’est sans doute pas entièrement de votre faute… mais  il faut que vous soyez disparue dans une semaine. »

     

                Aussi, qu’il soit permis ici de proposer à la réflexion des uns et des autres dans les années à venir, ce qui suit : si cette bourgeoisie des médias dits «alternatifs et indépendants» devra un jour rendre des comptes … cette bourgeoisie de la fausse dissidence qui se précipite dans les abris dès la moindre alerte, ce sera de nous expliquer comment elle a pu , aux côtés d’une hyperclasse et de ses supplétifs, ne pas trouver quoi que ce soit à sauver chez ces trois damnés de la terre : l’Africain, l’Arabe musulman et le Français de souche autodidacte.

     

     

     

    1 - Chabrol choisira délibérément de tout faire pour que l’on trouve cette famille Lelièvre décidément sympathique, généreuse, humaine et compréhensive ; et si cette famille se révèlera bientôt impitoyable, Chabrol ne prend pas grand risque et "se couvre" en lui opposant une «  femme de maison » et une postière à la limite de la psychiatrie... jadis soupçonnées de parricide et d'infanticide… sans doute pour soulager la conscience des critiques de cinéma qui appartiennent eux aussi à la bourgeoisie, celle du commentaire médiatique, du fardeau de devoir condamner sans réserve les Lelièvre, leur propre classe donc. Courageux Chabrol mais pas téméraire ni fou : les affaires sont les affaires !

    Avec cette postière et cette « employée de maison », la critique et le public bourgeois pourront donc à loisir évoquer « deux monstres » (comme ce fut le cas lors de l'émission « Le masque et la plume » à la sortie du film en 1995), s’exonérant ainsi de l’obligation de devoir interroger son propre mode de fonctionnement en tant que classe, et c’est sans doute là que Chabrol rejoint ce milieu bourgeois qu’il n’a jamais quitté et dans lequel son cinéma n’a pas cessé de l’enfermer et une partie de son public non critique avec lui… car avec « La cérémonie », élitiste, il offrira aux esprits avisés seuls la possibilité de situer la monstruosité chez les Lelièvre (et non chez les deux meurtrières) en tant que classe symbole d’une domination qui a pour socle : l’humiliation et la dépossession du plus grand nombre.

    Sans doute Chabrol n’a-t-il fait que se regarder à travers son cinéma, de film en film… un peu lourdingue et complaisant Chabrol ! comportement typique d’un bourgeois sorti du rang : il ne saura jamais vraiment ce que sont la liberté, la dissidence, la rupture, la grossièreté et la vulgarité, et moins encore une aspiration libertaire qui ne prenne pas appui sur un ordre bourgeois : sécurité oblige !

    Et puis, n'est pas Pasolini qui veut !

     

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