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  • Engels, Marx et Lénine... à propos de l’Etat.

     

     

                Nous sommes le 15 Janvier, Hollande présente son Pacte de responsabilité (en faveur) des entreprises : diminution des dépenses publiques, baisses massives des charges ; pacte d'un montant de 30 milliards. Un cadeau pour les entreprises sans précédent dit-on à gauche. Le Medef est aux anges.

    D'autres sont plus circonspects : poudre aux yeux ce pacte ! Car, avec un tel pacte, aucun désendettement de l'Etat n'est possible ! De plus... il n'y aura pas de croissance, pas de rentrées fiscales et un creusement des déficits des comptes sociaux...

    Dans les faits, ce pacte semble destiné à préparer l'élection à la Présidence en 2017d'un candidat issu une nouvelle fois du PS (prioritairement la ré-élection de Hollande) une fois coupé l'herbe sous le pied de toutes les forces politiques (et d'opposition potentielle à terme) du centre à l'UMP à propos du volet économique ainsi que de la réforme de l'Etat : plus libéral que moi tu meurs !

    Une certitude néanmoins : Hollande confirme l'abandon définitif, en ce qui concerne le PS, d'un projet alternatif : il entend manifestement répondre aux desiderata de l'Allemagne, de la Commission européenne et des créanciers de la France - même si les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent et y croient.

     

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               Si besoin était.... avec ce pacte, nous avons à nouveau la confirmation que l’ Etat se confond davantage chaque jour avec  la toute-puissance économique mondiale et s’affirme de plus en plus comme tel : aujourd’hui comme jamais auparavant, et demain… plus encore.

    Déjà au XIXe siècle, les analyses de Marx sur l’Etat (et de Engels) et plus tard, en 1918, la lecture qu'un Lénine en fera pour nous dans l'ouvrage "L'Etat et la révolution",  ne parlaient que de ça.

     

                 "L’Etat est l’aveu que notre société s’empêtre dans une insoluble contradiction avec elle-même. Pour que les classes aux intérêts économiques opposés ne se consument pas, le besoin s’impose  d’une pouvoir  qui, placé en apparence au-dessus de la société, doit maintenir le conflit dans les limites de l’ordre."


    Comme l’Etat est né au milieu du conflit des oppositions de classes, il est en, règle générale, l’Etat de la classe la plus puissance : celle qui domine économiquement. Il est donc la création d’un « ordre » qui légalise et affermit la domination d'une classe sur une autre ainsi que le monopole de la force publique - police, armée, institution judiciaire et carcérale : "L’Etat représentatif moderne est l’instrument de l’exploitation du travail salarié par le capital."

     

                  Dans la république démocratique, la richesse exerce son pouvoir par  la corruption passive (comme, par exemple, le versement de salaires pharamineux sans lien direct avec le poste occupé) et l’alliance du gouvernement et du capital – économie réelle et financière : multinationales et banques.

    Lénine de poursuivre : "Aujourd’hui, l’impérialisme et la domination des banques ont développé deux moyens de défendre et de mettre en oeuvre la toute-puissance de la richesse... " sabotant ainsi toutes les mesures susceptibles  de juguler l’appétit des multinationales et  le pillage de l’Etat : on mutualise les dettes et on privatise les bénéfices.

     

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               Contrairement à ce que Marx appelait de ses vœux, à savoir... la disparition de l’Etat comme instrument au service de la classe dominante dans une société qui serait alors « sans classe », il se pourrait bien que l’Etat... ayant renoncé à jouer un quelconque rôle d'arbitrage et de recherche d'équilibre entre des forces antagonistes, disparaisse non pas au profit d’une société sans classe mais au profit d’une oligarchie mondiale vorace et sans pitié ; ce qui nous laisse tous sans armes ni protection.

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    Pour prolonger,  cliquez : Karl Max un humaniste

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  • Elections : continuer de porter la crise au coeur du PS et des Verts

     

     

    Voeux de Hollande : "Pathétique dans le style et sur le fond, rien"

    Le Nouvel Observateur
     

                   "Président baratin", "pathétique", "impuissant"... les réactions politiques sont très dures au lendemain des voeux du président de la République. Seuls les socialistes ont vu un président "mobilisé et courageux".

     

    Pourquoi les Français sont "en colère" : le rapport secret des préfets

     

                ON EN A PARLE EN 2013. Un rapport confidentiel montre les racines d'une exaspération qui peine à s'exprimer, mais qui menace de tout emporter dans les urnes.

     

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    Huit défaites électorales consécutives pour le PS !

     

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                 Il faut continuer d'ouvrir une crise majeure et un nouveau front : culbuter le système électoral, obtenir la dissolution du PS et des Verts en attendant le départ de François Hollande...

    Un François Hollande qui a mené une campagne sur un programme envers lequel il ne se sentait aucune obligation de mise en œuvre, roulant dans la farine du mensonge et de la démagogie des millions d'électeurs, et de penser aujourd’hui qu’il peut en toute impunité échapper à une sanction à la fois morale et électorale...

    Une Europe qui sera dans le meilleur des cas une succursale de l’hyper-puissance étasunienne (crise économique, crise financière, suprématie militaire et chaos) , et dans le pire, la victime collatérale d’une mondialisation qui n’a pas le temps de se pencher sur le sort d’un demi-milliard d’individus à l’automne de leur espérance de progrès et de justice...


    Et alors que le PS semble avoir à nouveau besoin d'un FN fort pour se maintenir, à l'heure de toutes les capitulations et de tous les reniements, il n'est plus possible d'entretenir par nos votes des carrières de députés, de députés-maires, de conseillers généraux, de sénateurs, de ministres et autres secrétaires d'Etat, de présidents de région, de département, tout un personnel politique au service d'une représentation qui n'arbore plus que les couleurs de carrières et d'ambitions sans projets et sans courage.

    Une seule stratégie s’impose : porter la crise (spéculation et mondialisation) au cœur du patronat PS-Verts, alliance mortifère pour la gauche et pour toute idée d’alternative politique, afin d'ouvrir une crise politique majeure.

    Porter la crise c’est faire vivre à ce patronat PS-Verts (1) qui, depuis plus de trente ans,  exploite sans vergogne nos aspirations pour une société de justice et de liberté... ce que vivent des millions de foyers : la menace de la relégation pour les uns, et la chute pour les autres.

    Un impératif catégorique commande de renverser les conditions au sein desquelles le PS et les Verts ont asservi l'électeur dit "de gauche".

    Aux prochaines élections, et à toutes les élections... sans exception, un vote FDG (2) ou d'extrême gauche doit s’imposer pour affaiblir dès le premier tour le PS et les Verts ; et la pêche à la ligne au second tour si le FDG ou l’extrême gauche ne sont pas présents, sans exclure l'éventualité de porter l’estocade avec un vote UMP si le PS ou les Verts sont en ballottage.

    Il faut mettre à terre ces deux partis de la non-gauche que sont le PS et les Verts car, ceux qui, élection après élection, ne se reconnaissant aucune obligation d’honorer leur programme de campagne quitteront alors très vite le navire si ces deux partis ne leur offrent plus de perspectives de carrière politique ; et les autres aussi, ne pouvant s'y maintenir, une fois discrédités.

    Toute autre stratégie relève d’une naïveté qui n’a pas de place dans le combat qui doit être le nôtre aujourd’hui, ou pire encore, d’une tartufferie politique de plus.

                 Ce n’est pas un nouveau parti qu’il faut créer : ce sont deux partis qu’il faut mettre en danger sans délai ! Seule condition  - avec l'addition d'un large soutien de la rue et une présence massive dans la rue -, de l’avènement d'un nouveau contrat social à une échelle tant nationale qu'européenne.

                 Aussi, ne vous laissez pas piéger par ceux qui comptent sur une démobilisation massive pour triompher ! A vos bulletins de vote citoyens !

     

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    1 - Ce patronat PS-Verts a tout voté de cette Europe qui n’est qu’un instrument de plus à la disposition d’une mondialisation sans honneur et sans justice.

    2 – Que les centristes ne se réjouissent pas trop ; eux-aussi seront balayés car, appuyés par la rue,  seuls les partis et les stratégies virils survivront : ceux qui proposeront un nouveau projet européen pour la France dans une mondialisation d’alliances multi-polaires et pas simplement avec l’ogre américain qui s’avèrera très vite n’être qu’un boulet sans avenir excepté dans la perpétration d’un chaos planétaire. Que les USA emportent l’Europe avec eux dans ce chaos est plus que certain.

     

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  • Programme Prism à la française

     

     

                  Le président la République a promulgué la loi de programmation militaire (avec quelle précipitation !).

    L'adoption de son article 20 et l'absence de saisine du Conseil constitutionnel manifestent une profonde crise d'un pouvoir politique n'hésitant plus à porter massivement atteinte aux droits fondamentaux. La Quadrature du Net remercie tous ceux qui ont participé à la lutte contre ces dispositions et appelle à poursuivre le combat contre la surveillance des contenus et communications sur Internet par tous les moyens : législatifs, judiciaires, technologiques et de choix d'usage.

     

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               Tribune de Philippe Aigrain et Jérémie Zimmermann, cofondateurs de La Quadrature du Net, publiée dans l'édition du Monde datée du mercredi 18 décembre 2013.

     

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                                     Nos libertés fondamentales sont en danger

     

     

              Le très contesté article 20 de la loi de programmation militaire porte sur l'accès aux « informations ou documents traités ou conservés par » les réseaux des hébergeurs ou services de communications électroniques, « y compris les données techniques relatives à l'identification des numéros d'abonnement ou de connexion à des services de communications électroniques ». Il précise que ces informations et documents « peuvent être recueillis sur sollicitation du réseau et transmis en temps réel par les opérateurs ». Le débat autour de cet article continue de plus belle dans l'espoir de le voir aboutir à une saisine du Conseil constitutionnel par des parlementaires.

    Certains prétendent clore ce débat en affirmant que l'article ne ferait qu'un habillage cosmétique de dispositions existantes pour en assurer la lisibilité ou même serait plus protecteur des libertés. Selon eux, l'opposition n'est due qu'à une désinformation issue de l'Association des services Internet communautaires, dont certains membres sont de grands collecteurs et exploiteurs de données personnelles.

    Nous constatons l'inaction du gouvernement pour protéger ses propres citoyens d'atteintes sévères à leurs droits fondamentaux par la surveillance. Loin d'accorder l'asile à Edward Snowden, il s'est transformé un temps en auxiliaire de police à la demande des Etats-Unis lors de l'interdiction de survol du territoire de l'avion du président bolivien. Depuis, la France a consenti au Conseil européen à reporter à 2015 l'adoption du nouveau règlement européen sur la protection des données.

    A-t-on suspendu l'accord sur la sphère de sécurité (Safe Harbor Agreement), qui permet le transfert des données personnelles aux Etats-Unis, comme les Etats membres en ont le droit face à une violation aussi patente ? Et enfin, voilà qu'on adopte un texte qui ouvre la porte aux mêmes abus que le FISA Amendement Act de 2008 , base légale invoquée par la NSA pour justifier le programme Prism.

    L'article 20 marque une dérive vers un système dans lequel les informations issues des communications de chacun pourront être capturées sur simple décision administrative, sans mandat judiciaire ni contrôle effectif et décisionnel de la part d'un juge ou d'autres autorités indépendantes. En assemblant les dispositions de la loi de 1991 et celles de la loi antiterroriste de 2006, loi d'exception provisoire rendue maintenant pérenne, en y ajoutant la « sollicitation du réseau et transmission en temps réel », en y incluant de nouvelles formes de données de géolocalisation, on change l'étendue possible de la surveillance.

    Les garanties invoquées comme sécurisantes sont d'une insigne faiblesse. Elles sont bien inférieures à celles qui existaient pour les citoyens américains dans le FISA Amendement Act qui, pourtant, n'ont pas empêché d'immenses abus à leur égard. Enfin, l'un des membres de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité, autorité administrative chargée d'une tâche relevant du pouvoir exécutif, a joué un rôle-clé dans l'adoption de l'article 13 comme président de la commission des lois à l'Assemblée nationale, rapporteur pour avis, et propagandiste de ce texte qui étend les pouvoirs de la CNCIS et son domaine d'activité. Qu'en penser au regard de la séparation des pouvoirs ?

    Il fut un temps où nous considérions que les services chargés de la sécurité y travaillaient honnêtement, quitte à ce que des autorités abusent parfois de leurs moyens pour des motifs politiques ou pour couvrir quelque affaire louche. Cette confiance relative est rompue par l'ouverture à un régime de surveillance généralisée. Le Conseil constitutionnel censurera, espérons-le, cette atteinte aux droits fondamentaux. L'invocation sécuritaire, ici aussi vague qu'extensible, ne doit pas empêcher de penser ni de défendre les libertés.

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    Pour prolonger,  cliquez : Evgeny Morozov: « Internet est soumis à la loi du marché »

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  • Leonarda contre Valls : fait divers, expiation et rédemption..

     

                       Leonarda, 15 ans, a été arrêtée lors d'une sortie scolaire dans le Doubs pour être expulsée vers le Kosovo, où elle se trouve désormais. Quelles sont les circonstances exactes de son interpellation ? Mercredi, Matignon a lancé une enquête administrative.


    Critiqué par des piliers du PS, Manuel Valls trouve un peu de réconfort auprès de la droite qui le soutient.

     

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                    Valls bouc-émissaire... Valls sacrifié...

     

    Valls, la dernière chance pour le PS d'afficher contre  le ministre de l'intérieur, quelques principes et valeurs de gauche avant les Municipales et la grande débâcle sociale : la vente sur le marché mondial de la traite des salaires de la population active et retraitée, jeunes et chômeurs inclus, au moins-disant social d'une mondialisation sans honneur et sans justice ; véritable guerre contre les salaires, les droits sociaux et les services publics.

     

                                                                                         

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    Le départ éventuel de Valls...

    Une consolation bien maigre pour la gauche qui aurait sans doute préféré la démission de Hollande et de son gouvernement pour haute trahison.



    Qu'à cela ne tienne... 

    A défaut de grives, on tire sur des merles.

     

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    Pour prolonger, cliquez Manuel Valls : los craignos et les fables de la Fontaine

     

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  • PS, UMP face au FN... la déconfiture ?

     

     

             
                     Lundi dernier, Yves Calvi, animateur-ventriloque d’une orthodoxie économique et politique totalitaire, patibulaire mais sûr de lui - assurance de celui qui sait qu’il ne peut décidément rien lui arriver de fâcheux -, et l’émission « Mots croisés » consacrée à la percée du Front national, émission-podcast par excellence, souris-zapping d'une main, fourchette de l’autre, entre midi et deux,  la poire et le fromage, – en effet, qui peut bien avoir envie de sacrifier une soirée à ce programme ? -, auront mis en scène, en direct sur France 2 et très certainement par inadvertance, la déconfiture de l'UMP et du PS face à un FN imperturbable, avec un Malek Boutih venu faire de la retape pour son parti qui l’aura envoyé au casse pipe (ses interventions -  la suivante encore plus inepte que la précédente -, auront permis au FN de prendre 5 points supplémentaires de popularité, n’en doutons pas un seul instant !) en bouc-émissaire tout désigné (de par ses origines) face aux leçons de morale politique d’Edwy Plenel, le repenti du journal Le Monde, aujourd’hui VRP de Mediapart, un Edwy Plenel grandiloquent et bonimenteur (comme quoi on ne peut pas cacher longtemps d’où l’on vient) ou bien amnésique (Alzheimer Plenel ?) car, en effet, c’est bel et bien Mediapart qui a refusé de recevoir MLP (la fille de  le Pen) lors de la dernière élection présidentielle.

     

    Un PS qui, et ça vaut la peine d’être précisé, aura mis plus de 25 ans à trouver à ce Malek Boutih un poste de député, ou bien plutôt… à accepter qu'il le soit ; un PS qui n'a jamais eu la moindre considération pour tous les Malek Boutih de France et de Navarre... sinon du mépris comme pour Najat Vallaud-Belkacem, petite ministre des Droits des femmes et porte-parole mezzo voce du gouvernement Ayrault, championne toutes catégories d'une bien-pensance idiote et puérile, et qui, une fois la présidence Hollande renvoyée dans les poubelles de l’histoire sans majuscule, prendra très vite le chemin du parlement européen, là où nichent tous les has-been de la politique et ceux pour lesquels « ça n’est jamais arrivé », tous en mal de revenus et en quête de salaires et d'indemnités en milliers d’euros et plan de retraite doré, le tout en grande partie non imposable. Il est vrai que tout le monde ne peut pas être sénatrice à 40 ans, telle une Dominique Voynet… longtemps cumularde, maire de Montreuil (93) écolo à ses heures perdues mais pas pour tout le monde, et sûrement pas pour elle.

    Par ici la maille ! On prend ! On amasse ! Des milliers d’euros tous les mois que la politique fait !

     

    N'empêche, Malek Boutih, colla-beur comme c’est pas permis - en comparaison, le comique-troupier Jamel Debbouze fait figure de rebelle  -, longtemps salarié de Skyrock faute de mieux (profil de l’audience de cette radio : les 12-16 ans  – mais alors, que vive la gauche gouvernementale, révolutionnaire et juvénile ! – manque plus que la capuche d’un Besancenot !) se démènera comme un diable même si, face à Plenel, la glotte lourde, le sourire figé, il restera muet.

     

    On pourra là, et sans difficulté, être les témoins de ce que les « Humiliés » doivent gravir comme pente pour se hisser à la hauteur de ce qui est attendu d’eux en retour s’ils veulent continuer de finir les plats et de ramasser les quelques miettes de ceux qui, invités VIP, se sont déjà amplement servis à la table du banquet : les héritiers et autres rentiers qui appartiennent à ce qu’il est maintenant convenu d’appeler la caste médiatico-politico- économique.

     

     « Oh hisse ! Oh hisse ! » Le pauvre Malik Boutih n’en finira pas de ramer et de brasser du vent, plus souvent courant d’air, occupé à rembourser la dette contractée auprès de ses créanciers, toute la soirée durant, entre deux références incontournables, véritable passeport auprès de la caste sus-nommée - le génocide juif et le nazisme (Primo Levi et Hitler) -, égratignant au passage les classes populaires soupçonnées de tous les maux – fascisme et racisme -, ignorant le fait, et c’est un comble venant de la gauche, que ces mêmes classes populaires ont tout simplement besoin, non pas de haïr les immigrés dont elles auront tôt fait de se désintéresser, mais bien de protections puisque cela n’aura échappé à personne… dans la guerre mondiale contre les salaires et les droits sociaux, ces classes sont en première ligne depuis trente ans ; protections levées par un PS à la sauce Mitterrand en 1983 ; parti qui les a abandonnées dans la jungle néo-libérale, et contrairement au conte, le petit Poucet n'y retrouvera jamais son chemin.

     

                 Martine Billard, coprésidente du Parti de gauche, autre invitée de ce programme sans queue ni tête,  nous confirmera ce que l’on soupçonnait déjà : Mélenchon est bien l'arbre qui cache la forêt, à savoir… l’absence au Parti de gauche d’un personnel militant charismatique, à la tête bien faite, à qui on ne l’a fait pas, doué pour la communication télévisuelle entre autres médias, capable de prendre la parole et de retenir l'attention du téléspectateur. Ce qui augure mal de l’avenir de ce parti et du front auquel il appartient.

     

                 Que l’on se console néanmoins… car, « Mots croisés » aura ce soir-là permis de démasquer un Dominique Reynié aussi objectif et scientifiquement rigoureux qu'un militant UMP. Reste à espérer que le thinktank Fondapol qu'il dirige ne se nourrit pas de subventions publiques ; dans le cas contraire, il faudra y regarder de plus près avant d’y remédier dans les plus brefs délais.

    On renverra donc ce Reynié à son activité d'enseignant à faire la leçon aux élèves de Science Po, pré-adultes déjà malléables à merci en attendant de l’être mais… corvéables cette fois-ci… nos élites médiatiques de demain.


    Mais... le croirez-vous ?


    Tel enseignant, tel élève.

     

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                 Pour revenir à notre sujet… la déconfiture de l'UMP et du PS face à un FN imperturbable, un fait est maintenant établi : la dictature d’une mondialisation devant laquelle tous ont baissé les bras depuis trente ans, leur a décidément tout pris même si elle leur a laissé des postes grassement rémunérés pour l’exercice d’un pouvoir de façade et de galeries souterraines. Muets, aphones et tout nus : à poil ils sont ! Pareille à une pierre tombale, la soumission à cette mondialisation leur a soufflé d’un coup d’un seul la parole ; et le piège s’est refermé sur eux : aux oubliettes l’UMP et le PS ! Car force est de constater que ces deux partis dits de gouvernement n’ont plus rien à opposer à une sortie éventuelle de l’euro, pour ne rien dire d’une sortie de l’UE ; rien non plus sur un éventuel bras de fer avec l’Allemagne ; pas davantage… à propos du refus des diktats d’une commission européenne qui n’est qu’un instrument supplémentaire d’une mondialisation sans honneur ni justice ; rien sur le fait de tenir tête à la dictature des marchés ; rien sur le rétablissement  de protections aux frontières de l’Europe ; rien sur une sortie de l'Otan et un retour à une politique étrangère indépendante ; rien sur les dangers de l’ouverture des négociations entre l'Union européenne et les États-Unis en vue de la conclusion d'un partenariat transatlantique ; et enfin, rien contre le dumping salarial intra et extra européen de multinationales de la traite des salariés sur le marché mondial du travail.

     

    Il est vrai que depuis trente ans, le PS et l’UMP se sont retirés de la politique économique. Demain, ils ne gèreront pas davantage les ambitions d’un FN omniprésent car, sur cette question-là et sur toutes les autres, hors jeu ils sont ! Et c’est bel et bien le capitalisme financier et l'oligarchie mondiale qui s’en chargeront comme ils ont su admirablement le faire au cours des années 20 (du siècle précédent) jusqu'aux années 40 : à ce sujet, souvenons-nous  des analyses prémonitoires de Marx et de Lénine tout en nous reportant  à cette historienne qu’est Lacroix-Riz : la défaite programmée et la guerre des salaires (à propos de la même période historique : années 20-40) :


    http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/05/29...


                    ainsi que...


    http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/05/20...


                 Autre thèse, voire… antithèse, l’ouvrage de Francis Delaisi sur le formidable sursaut économique allemand  et son financement.


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    Pour prolonger, cliquez Brignoles, élection cantonale

     

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  • L'idéologie de la domination pour les nuls

     

     

    Rappel des fondamentaux avec,  dans l'ordre d'apparition :

    Harendt, Weil (non pas elle, l'autre), la Boétie, Marx, Alain, Clouscard, Pasolini et Freud.



    Par Adrien Abauzit, auteur et jeune "cadre" dynamique de la dissidence


     

    Démocratie réelle - démocratie formelle…


    Aliénation - déracinement…


    Double dynamique de destruction  de la réalité et des institutions sociales afin de réduire le Peuple à l’état de masse indifférenciée, sans volonté propre, ni personnalité ; à l’individu on enlève  tous ses référents culturel, politique, civique, religieux et spirituel avec comme armes :


    - La sous-culture anglo-saxonne mercantile – culture hédoniste de masse


    -  La propagande en faveur de l’idéologie dominante qui n’a qu’un projet : défendre les intérêts de l’oligarchie contre l’intérêt général avec l’appui de la classe politique (UMP et PS) et des médias qui ne recrutent alors que ceux qui sont en accord avec cette idéologie.


    L’idéologie dominante est de gauche dans ses mœurs, et de droite sur le plan économique (UMPS).


    Cette idéologie dominante produit une déstructuration du sens, de tous les sens, et de la réalité et de sa perception : qui fait quoi, à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui.


                    Et cette idéologie n’a aujourd’hui pas plus de compte à nous rendre que pouvait en avoir Louis XIV


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                Pour prolonger, cliquez : comprendre le monde aujourd'hui avec...


     

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  • Mettre cette démocrassouille sur la paille !

     

     

     

    FUCK leur carrière politique à tous !

    Le vote blanc vaincra !

     


    Léo Ferré - Il n'y a Plus RIen par lizzybabe666

     

    "... Les révolutions? Parlons-en! Je veux parler des révolutions qu'on peut encore montrer
    Parce qu'elles vous servent, parce qu'elles vous ont toujours servis,
    Ces révolutions de "l'histoire",
    Parce que les "histoires" ça vous amuse, avant de vous intéresser,
    Et quand ça vous intéresse, il est trop tard, on vous dit qu'il s'en prépare une autre.


    Lorsque quelque chose d'inédit vous choque et vous gêne,
    Vous vous arrangez la veille, toujours la veille, pour retenir une place
    Dans un palace d'exilés, entouré du prestige des déracinés. Les racines profondes de ce pays, c'est Vous, paraît-il,
    Et quand on vous transbahute d'un "désordre de la rue", comme vous dites, à un "ordre nouveau" comme ils disent, vous vous faites greffer au retour et on vous salue.

    Depuis deux cent ans, vous prenez des billets pour les révolutions.
    Vous seriez même tentés d'y apporter votre petit panier,
    Pour n'en pas perdre une miette, n'est-ce-pas?
    Et les "vauriens" qui vous amusent, ces "vauriens" qui vous dérangent aussi, on les enveloppe dans un fait divers pendant que vous enveloppez les "vôtres" dans un drapeau.

    Vous vous croyez toujours, vous autres, dans un haras!
    La race ça vous tient debout dans ce monde que vous avez assis..."

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  • Qui sauvera l'Allemagne encore une fois ?

     

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               Qui peut nier qu'à propos de l’Europe, l’UMP et le PS sont en difficulté car, cette Europe d'aujourd'hui c'est bien la leur ! Ils ont tous signés les mêmes traités ; et par négligence, faute de clairvoyance et manque de rigueur, ils ont tous contribué à la domination allemande sur cette Europe.

    La question aujourd’hui est la suivante : comment éviter que la dénonciation de ce qu'on n'hésite plus à appeler l’UMPS à propos de la construction européenne ne soit réservée au FN seul ?

    Au sujet de ce danger, est-ce que Mélenchon parviendra à endiguer le FN, le FDG ayant déjà échoué à la Présidentielle ? Parviendra-t-il à catalyser le mécontentement et éviter que le FN ne soit en situation de monopole quant à la critique du projet européen tel qu’il a été mis en œuvre depuis l'Acte unique ?

    Dé-régulation, marginalisation des souverainetés nationales au profit d'une Commission chargée de l'intérêt général... comme faisant partie d'un projet global à l'échelle mondiale...

    Que l'Allemagne soit la figure de proue d’un tel projet pour ce qui est de l'Europe, on peut en douter. L'Allemagne souhaite simplement tirer les marrons du feu de ce projet sur le dos de ses partenaires dans une vue à très très court terme de ses intérêts ; une politique de boutiquier mais sûrement pas, celle d'une puissance avec un projet de domination car, l'Allemagne qui reste un pays peu innovant n'en a ni la modernité culturelle ni intellectuelle (c'est précisément parce qu'elle n'a aucun projet qu'elle ne prend aucun risque ! Un peu comme Thatcher dans les années 80). Dans les faits, l'Allemagne reste un pays qui n'en finit pas de vieillir.

    François Hollande, nouvellement élu Président, saura-t-il proposer et imposer une autre voie à cette Europe sans croissance, cette Europe du chômage et de la dette, livrée à la BCE et à une Allemagne qui a fait de la monnaie européenne sa monnaie et sa politique...

    Une Allemagne aujourd'hui dans un cul-de-sac - rigidité et orthodoxie bornées et désuètes -, et qu'il nous faudra encore une fois, semble-t-il, sauver (1)... malgré elle... elle et ce satané complexe de supériorité ! Complexe récurrent qui cache très certainement une difficulté d’être au monde et avec le monde, concernée et solidaire au-delà de ce qu'elle croit être ses intérêts... complexe qui la menace, et nous menace tous autant que nous sommes par ricochet car cette Allemagne-là n’a qu’un ennemi : elle-même. Reste à espérer qu'elle ne re-devienne pas la nôtre aussi.

    Ne nous y trompons pas : c'est bien l'Allemagne qui a besoin d'être sauvée si une certaine idée de l'Europe doit nous survivre !

     

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    Emmanuel Todd sur l’Allemagne - sa culture, ses... par rikiai

     

     

    Emmanuel Todd chez Taddéï en Mai 2013

     

              A propos de l'Allemagne : "Son génie particulier à s’enfermer dans des erreurs et dans une obstination irrationnelle : autorité, obsession délirante de l'austérité... l’Allemagne dont on nous dit qu’elle est une sorte de modèle rationnel, est en fait le symptôme de notre folie."

     

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    1 - Après l'avoir sauvée du Nazisme.

     

     

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  • A quand une campagne contre la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidentielle de 2012 ?

     

     

                   strauss-kahn_dominique.jpgMenace et péril à Gauche…

                   La rumeur va bon train, les ralliements aussi ; on parle de "candidature naturelle" chez les socialistes en vue de la présidentielle 2012, qui pourrait bien être celle de Dominique Strauss-kahn.

     

    ***

     

                   Que le Peuple de gauche se souvienne de l'élection présidentielle de 2002 lorsqu'on lui a demandé de voter à droite : Chirac contre Le Pen !

    C'était la première fois ; cela doit être la dernière !

     

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                   1983-2010 - quand au PS, la boucle est bouclée avec la candidature d'un Dominique Strauss-Kahn patron du FMI

     

    Etat des lieux :

     

    .- Depuis quand est-ce que le FMI (1) et ses politiques d'ajustements structurels sont-ils de gauche ?


    - DSK, ministre des finances, de lui, qui se rappellera une seule décision digne d’être qualifiée de « politique budgétaire et/ou financière de gauche » ?

    - Pour ce qui est du renflouement en 2009 des banques menacées de banqueroute, M. Strauss Khan n’a pas hésité un instant avant de qualifier de « belles âmes » (comprenez : doux rêveurs) tous ceux qui demandaient pour l’Etat-sauveur, en contre partie de ce renflouement, un fauteuil au conseil d’administration de ces mêmes banques.

    - Quant à l'environnement, demandez donc à Voynet, alors ministre ! C’est la manche qu’il lui a fallu faire pour obtenir de DSK ministre des finances, des crédits aussi modestes soient-ils !

    - Last but not least… DSK est un atlantiste servile et un soutien indéfectible à la politique déshonorante de l’Etat d’Israël.

     

                  Or, il est grand temps que l'Europe cesse ce "as little as possible" en politique étrangère et que la gauche définisse enfin une politique qui renforce l’indépendance de la France et de l’Europe (voir les thèses de Hubert Védrine à ce sujet) ; une politique qui sache soutenir le plus faible sans avoir à demander l’avis du plus fort ; une politique qui nous donne les moyens de parler à cette région qui s’étend de Marrakech à Téhéran, car là se trouve notre avenir en tant qu’Europe puissance – influence, conseil, alliance, partenariat ; et plus important encore : gagner les cœurs et les esprits « Hearts and minds » des peuples de cette région.

     

                  Vraiment ! On ne verra qu'un cas de figure où DSK pourrait être considéré comme un homme de gauche : c'est à droite, auprès des hommes de droite !

    Et qu'on en finisse donc une bonne fois pour toutes avec tous les tartuffes de l’engagement politique à gauche, véritables fossoyeurs d'Utopies et d'espoir, champions toutes catégories de la dé-mobilisation électorale et de l'abstention chez les classes populaires et les petites classes moyennes ! Gestionnaires sans imagination et sans courage, qui n'ont pour seul programme... leurs ambitions personnelles, incapables d’aucun … acte envisagé dans la perspective du processus dont il interrompt l’automatisme, et dans le cadre duquel il se produit un miracle (Hannah Arendt sur la liberté et l’action en politique) au nom d’un réalisme de jeanfoutre méprisant.

    Aussi...

    Dès maintenant, que toutes les gauches se mobilisent et adressent une fin de non recevoir à cette candidature, et qu'elles n'hésitent pas à recourir au chantage aux non-reports de voix et/ou aux consignes d’abstention au 2è tour de la présidentielle si par malheur DSK est candidat.

     

                     Mieux vaut une défaite qu'une victoire avec DSK ! Et ce afin que vive l'espoir à gauche : l'espoir d'une gauche de gouvernement porteuse d'une alternative prospective, courageuse et imaginative.

     

     

    1 - Strauss-Kahn refuse « le dogme » de la retraite à 60 ans : les Français aimeront aussi apprendre que la retraite du président du FMI est garantie au bout de trois ans de service et qu'il touchera 80 000 dollars par an. Un « dogme » d'une toute autre ampleur - Philippe Marlière Rue89.

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