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usa - Page 5

  • Crise des réfugiés : une supercherie infâme

     

    Guerre en Syrie

    Crise des réfugiés en Europe

    Escroquerie et hypocrisie occidentales

    Une jeune syrienne témoigne

     

              

     

                «... Je me tiens devant vous en tant que citoyenne syrienne fière, pour vous parler de la situation dans mon pays. Nous étions un peuple aimé et respecté. Avant cette guerre, nous voulions résoudre de petits problèmes par rapport à ce que nous affrontons aujourd’hui : la bureaucratie et la corruption dans certains secteurs. Nous ne connaissions pas le terrorisme ou la criminalité. Nous avons beaucoup travaillé durant ces dix dernières années ; et nous avions fait de gros progrès (à propos de la lutte contre les manquements à la démocratie et à un état de droit pour tous  en Syrie – ndlr). La chose la plus importante est qu’avant cette guerre, il n’y avait pas de réfugiés syriens. Nous avions une identité nationale forte. A propos de ceux que vous voyez aux portes de l’Europe, et qui sont en route pour l’Allemagne ou les Pays-Bas, laissez-moi vous poser une question : si l’Occident ne veut pas de ces réfugiés, ou ne veut pas qu’ils périssent en mer, pourquoi ne lève-t-il pas les sanctions contre le peuple Syrien, qui ont déjà coûté 143 milliards de dollars à la Syrie ? Si ce n’est pas l’agenda de l’Occident, pourquoi n’aide-t-il pas les Syriens à rester pour aider l’armée syrienne à se débarrasser des terroristes et rendre la Syrie de nouveau sûre ? Pourquoi n’aide-t-il pas à reconstruire les maisons détruites avec l’argent qu’il dépense pour les réfugiés ? Les Occidentaux ont dépouillé la Syrie des gens qui pouvaient reconstruire le pays. Ils veulent briser la Syrie et le peuple Syrien. D’un côté, ils veulent prendre les docteurs syriens et leurs meilleurs étudiants, et cela entraînera une fuite des cerveaux. Et d’un autre côté, les multinationales veulent une main-d’œuvre bon marché pour faire baisser les salaires. Nous avons perdu jusqu’à présent cent mille soldats dans le combat contre les extrémistes. Je n’entends pas l’Occident pleurer sur leur sort, sur ceux qui ont donné leurs âmes pour défendre la nation en laissant derrière eux des familles, qui ont besoin d’aide. Une autre tendance ces derniers temps est de faire sortir les chrétiens de Syrie, pour vider l’une des premières terres chrétiennes de ses chrétiens. Ils ciblent notre identité, notre unité et notre souveraineté. Chers amis, tout ce que je vous demande aujourd’hui, c’est d’être à nos côtés en tant que peuple, nous qui vous défendons en même temps que nous nous défendons nous-mêmes. Soutenez notre armée et notre juste cause parce que, si nous perdons cette guerre, ça ne s’arrêtera pas à la Syrie ! »

     

    ***

     

             

                     Onfray pose les responsabilités en ce qui concerne la Libye

     

                   Avec l'appui de Valls et de Hollande, Jean-Claude Juncker a appelé les Européens à l’audace et à l’humanité pour accueillir 160 000 réfugiés.

    Belle opération !

    En effet, c'est tout bénef ! Devinez pour qui ?

    On détruit les conditions d’existence de millions d’êtres humains puis l'on accueille en grande pompe sous le silence des médias déterminés à ne jamais poser les responsabilités, une poignée de "réfugiés" qui ont eu la chance de passer à travers des tonnes de bombes dans le cadre d’opérations de déstabilisation et de destruction de toute une région conduites par les pays d'accueil eux-mêmes et leurs alliés : c'est la main qui tue et l'autre qui soigne ceux que l’autre main n’a pas pu tuer.

     

               On estime à près de trois millions de mort musulmans, embargo irakien inclus, le vrai bilan de la fausse guerre dite "contre le terrorisme"  lancée par les USA depuis 1990, dont 1.3 million après les attentats du 11 septembre 2001 ; guerre qui n'est dans les faits qu'une vaste ratonnade, une de plus : régions dévastées, des millions d’êtres humains déplacés, abandonnés, "laissés" sans frontières, sans Etat, sans droits, sans armée, sans secours, sans police (en dehors des sociétés privées américaines de mise à disposition de mercenaires) à la merci de prédateurs voraces…

    Chair, viande, corps sans bras, sans jambes, sans tête, par centaines de milliers sous l'aviation étasunienne, israéliennes, françaises et anglaises (on retrouve toujours les mêmes depuis la fin de la seconde guerre mondiale agissant sur tous les continents), corps ouverts comme des sacs, hommes, femmes, enfants, sans âge et de tous les âges... ces peuples-là ne meurent pas : ils crèvent !

    Pour seul programme : la captation et le pillage des ressources ainsi que le vol de la terre, et "la casse" des pays récalcitrants et les bombes contre les gouvernements et les Peuples qui s'y opposent.

     

                 Vraiment, il n'est pas possible, à terme, qu'une telle supercherie infâme puisse échapper à un retour de bâton dévastateur. La morale l'interdit. Tout l'interdit et pour commencer l'histoire qui ne manquera pas de se venger...

     

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  • 1999 : Kosovo, Otan et désinformation

     

     

               « Le prétendu droit d’intervention ne peut être envisagé que comme manifestation d’une politique de force qui , dans le passé, a donné lieu aux abus les plus graves » - Cour internationale de justice de La Haye en 1949.

     

    ***

     

                « En l’an 1999 une bombe française, démocratique, civilisée s’abat sur la capitale d’un pays, Belgrade, avec lequel la France n’est pas en guerre. La France avait le choix pourtant : prendre parti pour une nation qui fut sa sœur d’armes en 14 et en 39, la Yougoslavie, condamner expressément le bellicisme  américain, s’entremettre, négocier, jouer les médiateurs…

    La France a choisi  de servir de valet d’armes de Clinton et de Albright. Quant aux Serbes, eux n’ont jamais eu le choix puisque la proposition de l’Otan était insultante et inacceptable : occupation de la Serbie, du Monténégro et du Kosovo.

    Ce même Otan déclenchera  en boule de neige une catastrophe humanitaire à la fois chez les Kosovars, les Albanais et les Serbes.

    Accusateur, juge et bourreau, certes l’Otan ne faisait pas la guerre au peuple serbe mais au tyran Milosevic. Mais alors, pourquoi bombarder Pristina alors que le dit tyran n’y est pas ?»

     

                             Vladimir Volkoff  à propos de la guerre du Kosovo - Paris1999

     

     

                Ainsi assistons-nous à « L’opération de désinformation Kosovo » (1) jugée par Volkoff la plus ambitieuse à avoir jamais été tentée.

    Etudiant la désinformation depuis bientôt 20 ans, Volkoff propose de n’utiliser le mot « désinformation » que dans le cas d’une manipulation de l’opinion publique à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés tout en précisant que la désinformation  peut s’exercer à propos de mensonges, mais ce n’est pas la notion de mensonge qui prime ; c’est la notion de manipulation de l’opinion publique où l’acquiescement de l’opinion débouche sur une psychose collective.

    Arrivent ensuite les caisses de résonance que sont les organes qui propagent la désinformation : les médias principalement (et aujourd'hui : les réseaux sociaux).

    On peut désinformer à partir d’un mensonge comme à partir d’une vérité, un mélange vrai-faux fournissant généralement le support le plus efficace. Volkoff en 1999 prédit d’ailleurs que les choses iront en s’empirant puisque nous assistons à  une double colonisation des médias de l’information : les annonceurs qui les colonisent et l’économie qui colonise le politique.

    Et pour finir, aucune opération de désinformation ne peut se dérouler sans diabolisation de l’adversaire.

     

    ***

     

     

                    L’Otan, la coalition et la manœuvre américaine autour des événements yougoslaves.

     

              Analyse de Samuel L. Blumenfeld dans Le Monde des 2-3 mai 1999 :

    « La Russie est  la cible privilégiée de l’Otan, car c’est non seulement le pays le plus grand du monde mais c’est celui qui détient les ressources naturelles les plus importantes de la planète. Sa faiblesse actuelle présente à l’Occident une occasion unique pour imposer son contrôle sur cet immense pays qui devra ensuite être fragmenté en des Etats mieux gouvernables… »

    « Le bombardement de Belgrade fut la première salve dans cette nouvelle guerre mondiale dont le but premier est le démembrement de la nation la plus grande du monde. L’Otan espère accomplir ceci avec l’aide des Musulmans à l’intérieur de la fédération russe… raison supplémentaire d’appuyer les Musulmans contre les Serbes chrétiens… »

    On peut poursuivre l’analyse ; Volkoff n’hésite pas, prophétique : « Une fois la Russie achetée à coups de milliards de dollars, morcelée, peut-être occupée, elle doit être mise en exploitation sauvage par les transnationales. »

     

               Poutine résistera à cette humiliation et à ce pillage des richesses. C’est bien là ce que l’Otan ne lui pardonne pas aujourd’hui et tous les médias dominants atlantistes, publics comme privés.

    Un diplomate américain confiera à Volkoff à propos du projet européen de l’après guerre : « Nous souhaitons que l’Europe se fasse mais qu’elle se fasse mal ».

    Comme un fait exprès, Volkoff se manquera pas de remarquer que «  plus l’Europe se dénationalise, plus elle fournit à l’Amérique une domesticité dévouée ».

    Et Volkoff de conclure en 1999 : "L’Amérique en plein épanouissement, ambitionnant de s’étendre  à la planète entière ; l’Europe apparaît aujourd’hui comme mort-née ; et les divers pays européens comme suicidés dans leur souveraineté. Dans ce contexte, les Russes et leurs alliés en tête, qui ont l’impudence de résister  (en 1999 il s’agissait des Yougoslaves serbes), doivent être mis hors d’état de nuire."

     

     

    1 - Se reporter à Clap 36 à propos de son documentaire : Propagande de guerre, propagande de paix

     

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              Volkoff était trop heureux de saluer en son temps le cynisme des USA durant la guerre froide : lutte contre le communisme oblige !  pour mieux déplorer dans son ouvrage sur la désinformation ce même cynisme à propos du conflit du Kosovo en particulier et de la Yougoslavie en général qui frappa de plein fouet les Serbes et leur allié russe et orthodoxe impuissant (les références culturelles de Volkoff), oublieux du fait suivant : le maître des lieux n’est pas pour ou contre, anti ou pro, il pense ce qu’il faut penser … il est ce qu’il faut être pour rester le maître des lieux en toutes circonstances.

    Les USA  introduisirent le Việt Minh en Indochine pour en chasser les Français ; ils feront la guerre en Corée puis au Vietnam une fois les Français hors jeu contre le communisme et son allié tantôt chinois, tantôt bolchévique...

    Pro-communiste en Indochine, anti en Corée et au Vietnam, pro-orthodoxe contre l’URSS puis anti-orthodoxe contre la Russie une fois l’URSS vaincue...

    Pro-islam en Europe (en Bosnie notamment, jusqu’à souhaiter l’entrée de la Turquie dans l’U.E), anti-islam au Moyen-Orient contre le Hamas ; pro-islam au côté de l’Arabie Saoudite ; anti à nouveau quand il s’agit de l’Iran…

     

               Leçon amère pour Vladimir Volkoff donc, le russe orthodoxe anti-communiste « blousé » par les USA dont les analyses gardent néanmoins dans son ouvrage écrit en 1999 toute sa pertinence à propos de la guerre en Yougoslavie, au Kosovo et des mécanismes de la désinformation ; analyses qui n’ont jamais été autant nécessaires aujourd’hui.

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  • Bernie Sanders de la gauche américaine

     

                    Candidat aux primaires démocrates, Bernie Sanders s'en prend à la presse auquelle il reproche de ne pas traiter les sujets qui importent vraiment : "Ma rivalité avec Hillary Clinton n'est pas d'actualité".    
        

    Sanders dénonce l'effondrement du niveau de vie de la classe moyenne, des salaires qui n'ont jamais été aussi bas, un niveau d'inégalité insupportable alors que les classes dirigeantes n'ont jamais été aussi prospères : "Mon objectif c'est de rassembler le monde du travail, tous ces salariés paupérisés."

    Quand on lui pose la question suivante : pourquoi les Américains ne le suivent pas...

    Sanders répond : "Nous vivons encore à l'heure des Républicains qui ont divisé ce pays comme jamais ; une diversion cette division sur des questions comme l'avortement qui ne sont pas au coeur de notre problématique sociale !"

    Il poursuit : "Il faut rapatrier les emplois perdus au profit des délocalisations en Chine. Et pour ma part, je continuerai à dénoncer le patriot-act et une politique étrangère qui n'a qu'un projet : la domination par le chaos."

     

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                      Le sel des USA cette gauche américaine ! Gauche marginalisée certes ! mais combative contre une désinformation généralisée, un "bourrage de crâne" cause d'une indigence chez l'Américain moyen aujourd'hui bien incapable de relever le défi politique d'une idéologie économique et financière qui, pourtant, le fragilise un peu plus chaque jour ; d'où le désengagement massif des classes populaire et moyenne avec pour conséquence un taux d'abstention sans précédent en Occident aux élections tant générales que locales.

                     Si les USA sont l'avenir de l'Europe comme semble le penser l'oligarchie européenne qui fait la loi, et ses larbins, de l'Elysée à la Commission européenne, alors, nous avons toutes les raisons au monde d'être inquiets.

     

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  • S'habituer à la menace terroriste ? - 2è édition 2015

     

                  Tirs à la Kalachnikov dans un  train à grande vitesse Thalys (Amsterdam-Paris via Bruxelles): deux personnes ont été blessées par un homme armé qui a ouvert le feu avec une Kalachnikov. Il a été maîtrisé par les passagers, puis interpellé en gare d’Arras.

    Tout comme pour Mérah (Toulouse), les frères Kouachi (Charlie Hebdo), le suspect serait connu des services de police ; il aurait fait l'objet d'une note de renseignement.

     

     

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                   Après les attaques de Copenhague (Danemark) commises par un jeune Danois de 20 ans, Manuel Valls, premier ministre, a rappelé qu'il fallait apprendre "à vivre avec"... devinez quoi ? Le terrorisme.

                  Désormais, il nous est demandé de prendre en compte le fait que la menace terroriste doit faire partie de notre quotidien : "Il faut dire la vérité aux Français. (...) Il faut s'habituer à vivre avec".

     

               Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget débattent de la lutte contre le terrorisme, de la responsabilité de BHL, de Sarkozy et de Hillary Clinton dans le chaos libyen.

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    Dimanche et aprés ? Emission d'une rare pertinence à propos de l'actualité de ces trois derniers jours (Daesh, Tunisie, Isère...) avec Alain Bauer, criminologue et Gérard Chaliand.

     

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                   Qu’il soit permis à ceux qui n’ont aucune intention de «s’habituer à vivre avec la menace terroriste » de préciser ce qui suit :

    Avec cette énonciation de ce qu’un premier ministre voit comme une fatalité, c’est toute une classe politico-médiatique qui semble vouloir rejeter "la politique", pour mieux se situer comme "en-dehors" sinon au-delà, comme si dans les événements de Paris, Vincennes et Copenhague, et ceux de Toulouse en 2012, il nous était demandé de voir non pas la manifestation d’un effet mais bien plutôt celle d’une cause qui n’appellerait, par conséquent, aucune suite puisque tous ces événements seraient une fin en soi.

    Or, les tueries des dernières semaines devraient au contraire provoquer le réveil d'une prise de conscience des causes qui nous y ont menés et par voie de conséquence, à une prise de conscience politique. Aussi, ce qui semble être le rejet de cette conscience-là par toute une classe avec le relais des médias et de quelques intellectuels indigents ou carrément de parti pris, annonce, qu'on le veuille ou non, des déceptions sans nombre dans les mois et les années à venir car personne, aucune société, ne peut échapper à la politique ou s'en extraire même si cela peut arranger les affaires d’un Premier ministre et d’un Président qui, déjà, pense à sa ré-élection.

    Car enfin…

    - Quelles conclusions tirer de notre ralliement à une politique étrangère atlantiste - pro-américaine et israélienne - en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force ; une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre face à des pays et des cultures hégémoniques à la soif de domination ?

     

                    Hégémonie d’une alliance américano-israélo-saoudienne (La Grande Bretagne et la France comme alliés supplétifs) qui a pour seul programme : la dévastation des nations, des cultures, la captation et le pillage des ressources naturelles ainsi que le vol de la terre ?

     

                        

     

    - Doit-on accepter la remise en cause de la démocratie, à grand renfort d’instances tutélaires sans légitimité démocratique (fonds, banques, commissions, organisations) ainsi que de technologies de la surveillance et du contrôle de millions de citoyens, dans une passivité de tous les médias dominants ?

    Là, c'est bel et bien la politique qui hurle et frappe à la porte de la France et de l'Europe, assourdissante !

     

                      

     

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    Tuerie en Tunisie, chaos en Libye : merci qui ?

    Réponse ICI et là aussi

     

     

                   Face aux victimes collatérales françaises et d'autres nationalités qu'aucun discours ni deuil national ne pourront racheter, qu'aucune politique dont il n'y a rien à sauver depuis l'Afghanistan ne pourra nous demander d'accepter sans montrer du doigt l'Elysée et L'Otan, sur quel recours les familles endeuillées peuvent-elles bien compter ?

    Pourront-elles porter plainte toutes ces familles ? Contre qui ? Contre l'Etat français ? Auprès de quelle juridiction ? Le TPI ?

    Quels chefs d'inculpation pourront-elles faire valoir ? Mise en danger de la vie d'autrui ? Association de malfaiteurs ? Non assistance à personne en danger ? Complicité de meurtre ? Homicide involontaire ?

     

                     Il se pourrait bien dans les années à venir que nous nous trouvions tous dans l’obligation de demander des comptes à un Etat français sans boussole et sans direction, sinon une seule : celle que des puissances étrangères voudront bien lui indiquer tout en continuant de la compromettre avec des logiques de chaos et de mort au nom d’intérêts aussi clairs chez nous qu'inavouables chez eux !

                Alors non ! Nous n'accepterons pas de mourir ni pour l'Otan, ni pour les USA ni pour Israël ni pour une oligarchie mondialiste sans foi ni loi aux entreprises criminelles !

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    Pour prolonger, cliquez : Continuer de porter la crise au coeur du PS

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  • Pierre Moscovici : continuer d'obéir et ne jamais décevoir

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               Membre du PS, un temps député du Doubs, ministre de l'économie et des finances à la suite de l'élection de Hollande en 2012, commissaire européen aux affaires économiques depuis novembre 2014, Moscovici persiste et signe.

    Invité de BFM, Moscovici n'a pas assez de mots pour nous expliquer que la signature du traité de libre-échange entre les Etats-Unis et l'Europe (TAFTA) est "plus dans l'intérêt européen parce le marché américain est plus fermé que le marché français ou globalement que le marché européen".

    On retrouve là, dans cet optimisme feint de jean-foutre impénitent à l'égard du bien commun et de notre culture sociale européenne, tout ce que l'ENA et le PS ont été capables de produire comme "élite" depuis les années 80 ; une caste qui, quand elle prend la parole, fait invariablement entendre un pet retentissant, le fond de culotte lourd et humide les jours où la pression se fait plus pressante encore car la vie de cette caste ne s'écoule pas, elle dégouline laissant derrière un petit monticule brunâtre, nauséabond et chassieux.

    Un homme, des hommes que l'on ne sait plus comment nommer. A court nous sommes ! A court d'insultes ! Aucune ne convient ! Trop faible... toujours ! Et c'est bien là que réside notre véritable impuissance car il n'y a pas, il n'y a plus, d'insultes comme il n'y a pas de mots, pour ces gens-là.

     

                 A 58 ans, s'il y a bien une chose que l'on ne pourra pas reprocher à Moscovici et consorts, c'est de ne pas savoir quels sont leurs maîtres car ces hommes-là n'ont qu'une préoccupation en tête : servir, obéir et gérer une carrière à saute-mouton ; une fois en place, ils ont tôt fait de penser à la suivante, le plus souvent au sein d'une institution financière de dimension mondiale : banque, fonds de pension. Aussi, pour cette raison qui en vaut bien d’autres, Moscovici ne peut pas raisonnablement souhaiter que l'oligarchie mondialiste se souvienne de lui comme un opposant au traité transatlantique (TAFTA) ; opposition soit dit en passant, incompatible avec son emploi à la Commission européenne qui n'est, comme chacun sait, que l'anti-chambre d'un mondialisme d'une scélératesse sans nom.

    Car enfin, une fois libéré de sa charge de commissaire, il y a fort à parier que cet errand boy - ce garçon de courses de l'oligarchie mondiale -, n’ait aucune envie de retrouver son mandat de député du Doubs - le trou du cul du monde pour un individu si pressé de continuer de servir et d’obéir à raison de 25 000 euros mensuels : congestion nasale ou narines grandes ouvertes, même loin des latrines de la politique, jamais l'argent et le salaire versé n'ont autant senti la m****.

    N'oublions pas non plus son épouse, sa cadette de 22 ans, qui risquerait de trouver cette retraite franc-comtoise bien austère avant un ennui certain qui viendra remettre en cause une relation fusionnelle soudainement beaucoup moins en fusion, voire même maintenant refroidie et distante pour l 'occasion qui fait aussi le larron, d'une main à l'autre et dans d'autres mains.

    Quant à rentrer en France pour occuper un poste de ministre dans un gouvernement PS ou de coalition après 2017… la réputation de ce commis de cuisine européenne à la sauce bruxelloise qui l'accompagne partout, réputation d'une médiocrité maintenant confirmée depuis 2012, devrait dissuader cet exécutant de s'y risquer ; un exécutant déjà chauve à trente ans (ils le sont tous !) à force sans doute de se tenir entre deux portes, dans les courants d'air, tête baissée, le corps incliné dans un fléchissement à la fois physique et moral.

     

               Les Yes-men n'ont pas besoin de coiffeur. Jamais ! En revanche, ils sont les meilleurs clients des kinésithérapeutes. Toujours ! Et leurs victimes... des proctologues.

     

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    Le traité transatlantique (TAFTA) expliqué en quelques minutes

     

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  • Un entretien de Julian Assange au Spiegel...

     

     

    https://allainjules.files.wordpress.com/2015/07/julian_assange1.jpg?w=594

                    Wikileaks est de retour publiant des documents prouvant  la surveillance US du gouvernement français, des câbles diplomatiques saoudiennes et affichant la preuve de la surveillance massive du gouvernement allemand par les services secrets américains. 

     

     

    ***

     

    SPIEGEL: Quelles sont les raisons de ce retour ?

     

    Assange: WikiLeaks publie beaucoup de matériel au cours des derniers mois. Nous n'avons jamais cessé de publier, mais parfois, il a été question de pièces qui ne concernait pas l'Occident et les médias occidentaux - des documents sur la Syrie, par exemple. Mais vous devez prendre en compte qu'il y a  conflit avec le gouvernement des États-Unis, qui a commencé pour de bon en 2010 après le commencement de la publication d' une série de documents américains classés.

     

    SPIEGEL: Qu'est-ce que cela signifie pour vous et pour WikiLeaks ?

     

    Assange: Le résultat a été une série d'affaires juridiques, les blocus, les attaques de relations publiques et ainsi de suite. Avec le blocus bancaire, WikiLeaks a été coupé de plus de 90 pour cent de ses finances. Le blocus est arrivé d'une manière totalement extrajudiciaire. Nous avons pris des mesures juridiques contre le blocus et nous avons été victorieux dans les tribunaux, afin que les gens puissent nous envoyer des dons à nouveau.

     

    SPIEGEL : Quelles difficultés avez-vous dû surmonter ?

     

    Assange : Il y avait eu des attaques sur notre infrastructure technique. Et notre personnel a dû accepter une réduction de salaire de 40 pour cent, mais nous avons été en mesure de nous en sortir ensemble sans avoir à se séparer de qui que ce soit, ce dont  je suis assez fier. Nous sommes devenus un peu comme Cuba, en travaillant sur des façons de contourner ce blocus. Divers groupes comme la Fondation Wau Holland Allemagne ont recueilli des dons pour nous pendant le blocus. Ils nous ont permis de payer pour de nouvelles infrastructures, ce qui était nécessaire. J'ai publié des pièces datant de presque 20 ans sur la surveillance de la NSA, dont je connaissais la surveillance de masse NSA et le GCHQ. Nous avions besoin d'un système de protection nouvelle génération afin de protéger nos sources.

     

    SPIEGEL: Et est-il en place maintenant ?

     

    Assange: Oui, il y a quelques mois, nous avons lancé un système d'acquisition de nouvelle génération et également intégré nos publications. Nous croulons sous l'information maintenant. Economiquement, le défi pour WikiLeaks est de savoir si nous pouvons intensifier nos revenus en proportion de la quantité de matériels que nous avons à traiter.

     

    SPIEGEL: Il y a neuf ans, lorsque WikiLeaks a été fondé, on pouvait lire sur son site Internet: « L'objectif est la justice. La méthode est la transparence». Ceci est la vieille idée des Lumières né au 18ème siècle. Mais si vous regardez les régimes politiques brutaux et grandes entreprises impitoyables, ne sont ce pas un  slogan trop idéaliste ? La transparence, c'est suffisant ?

     

    Assange: Pour être honnête, je n'aime pas le mot de  transparence; le verre est transparent. Je préfère celui d'éducation ou de compréhension, qui sont plus humains.

     

    SPIEGEL: Le travail de WikiLeaks semble avoir changé. Au début, il a publié des documents secrets. Plus récemment, vous avez également fourni le contexte des documents.

     

    Assange: Nous avons toujours fait cela. J'ai écrit des milliers de pages d'analyse personnellement. WikiLeaks est une bibliothèque géante de documents parmi les plus persécutées du monde. Nous donnons asile à ces documents, les analysons, les promouvons et nous en obtenons de plus en plus. WikiLeaks a plus de 10 millions de documents et analyses connexes maintenant.

     

    SPIEGEL: l'usage de votre bibliothèque est elle toujours interdite techniquement pour le personnel du gouvernement américain et de l'armée américaine ?

     

    Assange: WikiLeaks est encore un objet tabou pour certaines parties du gouvernement. Les pare-feu ont été mis en place. Chaque employé du gouvernement fédéral et de chaque entrepreneur a reçu un e-mail indiquant que s'ils lisent quelque chose de WikiLeaks, y compris par le site du New York Times, on leur supprime alors leur ordinateur immédiatement et un auto-rapport est établi. Ils n'ont plus qu'à avouer. Voilà une nouvelle hystérie McCarthyste.

     

    SPIEGEL: Savez-vous quelque chose de vos lecteurs ?

     

    Assange: Pas beaucoup, nous ne les espionnons pas. Mais ce que nous savons c'est que la plupart de nos lecteurs viennent de l'Inde, suivie de près par les États-Unis. Nous avons aussi un certain nombre de lecteurs qui font des recherches sur des personnes. Par exemple quand la sœur se marie et que quelqu'un veut en savoir plus sur le marié. Ou quelqu'un est en train de négocier un accord d'entreprise et veut savoir quelque chose au sujet de son partenaire potentiel ou un bureaucrate.

     

    La suite ICI

     

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  • Fabius en Iran : le courage des lâches

     

     

                  "... suite à la conclusion de l'accord sur le nucléaire, le ministre français des Affaires étrangères a confirmé qu'il se rendrait à Téhéran fin juillet ou début août.

    Programmée initialement par le Quai d'Orsay les 6 et 7 juillet, puis le 20, la visite de Laurent Fabius en Iran interviendra «prochainement», d'autant que d'autres responsables européens sont annoncés à Téhéran. Lundi, le vice-chancelier allemand et ministre de l'Économie, Sigmar Gabriel, ouvrira le bal, accompagné de 65 dirigeants d'entreprises allemandes. Contrairement à Paris, Berlin n'a jamais vraiment cessé de commercer avec Téhéran, notamment les banques des Länder, peu exposées aux mesures de rétorsion... "- Le Figaro.fr
     

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              Nul doute : la visite programmée de Fabius en Iran fera toutes les unes. Les médias, les éditorialistes seront unanimes pour qualifier cette visite d'"historique" : "Fabius dans les pas d'Obama pour renouer avec l'Iran avant la levée des sanctions". Ou bien encore : "Cette visite est à mettre à l'actif du quinquennat de François Hollande !"

    On reconnaîtra sans difficulté la bêtise crasse de ces commentaires à venir à la signature de leurs auteurs mais pas seulement.

     

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               Après Hollande à Cuba, Fabius en Iran : et pour que la diplomatie française ose ce voyage...


    Il aura fallu l'annonce du dégel des relations USA/Iran à l'initiative des Américains…

    Il aura fallu que les USA décident de la conclusion d'un accord sur le nucléaire iranien...

    Fabius en Iran... il aura fallu que les USA donnent leur feu-vert car une fois encore, force est de constater que la politique étrangère française se décide à Washington.


                Il est vrai que toutes les conditions étaient bel et bien réunies pour qu'un Fabius puisse aller faire le beau en Iran, à moindre frais, sans coup férir ni à redouter des USA dont cette traînée de diplomatie française, depuis Sarkozy, ne sait plus comment satisfaire les desiderata, la langue bien pendue et tirée, bien dans la raie, la bouche grande ouverte aussi ; il paraît même qu'elle avale goulûment : pas une goutte ne lui échappe !

     

                  Cette visite lui va donc comme un gant à ce Fabius ! C'est la visite du courage des lâches ; lâcheté que l'on retrouve à toutes les étapes du quinquennat Hollande.

    Car enfin …

    Mille fois la France aurait dû passer outre les sanctions économiques (1) contre l'Iran !

    Mille fois, nos Présidents auraient dû se rendre en Iran !

    Mille fois, la France aurait dû recevoir ses dirigeants !

    Mille fois la France aurait dû user de son influence en Europe pour rallier auprès d’elle des pays bien décidés à passer outre un embargo aussi injuste que cruel. Cruauté qui n’a pas cessé d'inspirer la politique des USA, du Vietnam à aujourd’hui, à la hauteur de plusieurs millions de morts depuis les années 2000 en particulier.

     

     

     

    1 - Ces sanctions auront coûté à l'industrie automobile française en particulier dont l'Iran était le troisième marché à l'export, près de 500 000 véhicules par an.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Hollande à Cuba

     

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  • S'habituer à la menace terroriste ?



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  • 11 Janvier 2015 : quand les langues se délient enfin

     

     

                 Que la stupeur et l’effroi des tueries de Janvier dernier nous aient privés d’analyses susceptibles de nous aider à sortir d’une confusion à la fois politique, sociale et intellectuelle, cela était plus que prévisible.

    Les médias, les premiers, ainsi que la classe politique, n’auront pas résisté longtemps à la tentation de faire taire ceux qui, héroïques, auront pris sur eux, au risque de la relégation et du mépris, voire de l’excommunication, de garder leurs capacités de discernement intactes, tripe sensible mais tête froide, face à des événements dramatiques et face à ce qui restera comme le plus important rassemblement de l’histoire moderne du pays : plusieurs millions de "Je suis Charlie" dans les rues des principales villes de France.

                 Qu'à cela ne tienne : deux témoignages, deux questionnements, sont passés quasiment inaperçus dans les médias de masse qui se sont bien gardés d’en faire l’écho : ceux de Frédéric Lordon et d’Alain Badiou à propos des événements  de Janvier et du slogan "Je suis Charlie", véritable cri de ralliement.

    Puis, tout récemment est arrivé l'ouvrage d’Emmanuel Todd et sa question : « Qui est Charlie ? » ; témoignage tout chaud, brûlant même !

    Nous clôturerons ce tour d’horizon avec votre serviteur et sa contribution datée du 12 janvier : "Il était une fois".

     

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                     Voici la contribution de Frédéric Lordon intitulée « Charlie à tout prix ? » publiée intégralement  ICI.

                     Voici un extrait  : « On pouvait se sentir Charlie pour l’hommage aux personnes tuées même si la compassion publique se distribue parfois d’une manière étrange, je veux dire étrangement inégale.

    On pouvait aussi se sentir Charlie au nom de l’idée générale, sinon d’une certaine manière de vivre en société, du moins d’y organiser la parole, c’est-à-dire au nom du désir de ne pas s’en laisser conter par les agressions qui entreprennent de la nier radicalement.

    Mais les choses deviennent moins simples quand « Charlie » désigne non plus des personnes privées, ni des principes généraux, mais des personnes publiques rassemblées dans un journal. Si, « Je suis Charlie » était une injonction à s’assimiler au journal Charlie, cette injonction-là m’était impossible car cette formule a fonctionné comme une sommation.

    Bienvenue dans le monde de l’unanimité décrétée, et malheur aux réfractaires ! Et puis surtout : célébrons la liberté de penser sous l’écrasement de tout dissensus, en mélangeant subrepticement l’émotion de la tragédie et l’adhésion politique implicite à une ligne éditoriale (une ligne atlantiste, sioniste et anti-Musulman - ndlr) ! Ceci d’ailleurs au point de faire à la presse anglo-saxonne le procès de se montrer hypocrite et insuffisamment solidaire (obéissante) quand elle refuse de republier les caricatures.

    Il fallait donc traverser au moins une mer pour avoir quelque chance de retrouver des têtes froides, et entendre cet argument normalement élémentaire que défendre la liberté d’expression n’implique pas d’endosser les expressions de ceux dont on défend la liberté.

     

     

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                     Voici la contribution d'Alain Badiou qui a pour titre : « Le Rouge et le Tricolore » - ICI dans son intégralité.

                     Voici un extrait : "Sur la trame générale de « l’Occident » contre « l’Islamisme », apparaissent, d’un côté, des bandes armées meurtrières ou des individus surarmés, de l’autre, au nom des droits de l’homme et de la démocratie, des expéditions militaires internationales sauvages, détruisant des Etats entiers (Yougoslavie, Irak, Libye, Afghanistan, Soudan, Congo, Mali, Centrafrique…) et faisant des millions de victimes, sans parvenir à rien qu’à négocier avec les bandits les plus corruptibles une paix précaire autour des puits, des mines, des ressources vivrières et des enclaves où prospèrent les grandes compagnies.

    On prétend de ci de là que ce n’est pas le fait d’être musulman en soi, comme indice négatif, que visent les caricatures de Charlie-Hebdo, mais l’activisme terroriste des intégristes. C’est objectivement faux. Prenez une caricature typique : on y voit une paire de fesses nues, c’est tout, et la légende dit « Et le cul de Mahomet, on peut s’en servir ? ». Le Prophète des croyants, cible permanente de ces stupidités, serait-il un terroriste contemporain ? Non, cela n’a rien à voir avec quelque politique que ce soit. Rien à voir avec le drapeau solennel de la « liberté d’expression ». C’est une ridicule et provocatrice obscénité visant l’Islam comme tel, c’est tout. Et ce n’est rien d’autre qu’un racisme culturel de bas étage, une « blague » pour faire péter de rire le lepéniste aviné du coin. Une complaisante provocation « occidentale », pleine de la satisfaction du nanti, envers, non seulement d’immenses masses populaires africaines, moyen-orientales ou asiatiques qui vivent dans des conditions dramatiques, mais envers une très large fraction du peuple laborieux ici même, celui qui vide nos poubelles, nettoie la vaisselle, s’éreinte au marteau piqueur, fait à cadence accélérée les chambres des hôtels de luxe ou nettoie à quatre heures du matin les vitres des grandes banques. Bref, cette part du peuple qui, par son travail seul, mais aussi par sa vie complexe, ses voyages risqués, sa connaissance de plusieurs langues, sa sagesse existentielle et sa capacité à reconnaître ce que c’est qu’une vraie politique d’émancipation, mérite au moins qu’on la considère, et même, oui, qu’on l’admire, toute question religieuse mise de côté.

    Dès le début, l’Etat s’est engagé dans une utilisation démesurée et extrêmement dangereuse. Au crime à motivations identitaires, il a opposé dans les faits une motivation identitaire symétrique. Au « musulman fanatique » on a opposé sans vergogne le bon Français démocrate. Le scandaleux thème de « l’union nationale », voire de « l’union sacrée », qui n’a servi en France qu’à envoyer les jeunes gens se faire massacrer pour rien dans les tranchées, est ressorti de ses placards naphtalinés.

    Il a même été possible que le criminel de guerre coloniale Netanyahou figure au premier rang des manifestants, supposés venir là célébrer la liberté d’opinion et la paix civile.

    ***

     

                       C'est au tour d'Emmanuel Todd avec son dernier ouvrage : « Qui est Charlie ? ».

    Todd évoque une crise religieuse car pour Todd, c’est lorsqu’une religion disparaît qu’il faut la prendre au sérieux : l’effondrement du catholicisme dans les années 60.

    Le spirituel, tout comme le temporel, a le vide en horreur. Chassez le spirituel et il revient au galop ! Mais sous quelle forme ? Todd évoque alors deux France : une France laïque, voire laïcarde, classe moyenne privée de religion et de transcendance qui vote PS et une France catholique majoritairement de centre-droit (UMP), sans oublier des traditionalistes ultra-minoritaires mais très actifs (FN) ; deux France unies autour d’un bouc émissaire : les classes populaires en général et les Musulmans en particulier sur-représentés au sein de ces classes ; et c'est l'assaut meurtrier des locaux de Charlie Hebdo qui servira d’exutoire contre l’Islam, une religion qui, en France, n'est pas que symboliquement la religion des dominés et des plus faibles économiquement ; une religion qui est sans doute la seule fierté d’une grande partie de ses pratiquants et des non-pratiquants issus de cette culture.

                 "l'Islam, cette religion qui ne veut pas mourir !"  ; 'L'Islam cette religion qui menace notre identité !"

    Tout le monde s'y retrouvera donc ce jour-là : les athées, laïques et laïcards, qui n'ont plus de religion, et les cathos modérés et intégristes.

     

     

                    Todd oppose un contenu latent qui force une approche à la fois sociologique et psychiatrique à un contenu manifeste : ce qui est explicité par les intéressés eux-mêmes - les "Je suis Charlie" rassemblés dans les rues le 11 janvier dernier -, avec l’appui de tous les médias dominants et le grand cirque et barnum de la politique et du showbusiness.

    Dans sa traduction et sa transposition politiques, Todd nous donne à penser alors à une sorte d’union sacrée PS, UMP et FN (Oui, le FN ! qui est aussi un parti de la haine envers le faible, le dominé, le nécessiteux et pas seulement d'origine étrangère) . Ce qui s’avère être juste dans les faits puisque ce sont ces trois partis qui « contrôlent » le jeu politique et les résultats des élections depuis les années 80.

    Ces deux France se retrouvent alors autour d’un projet anti-égalitaire (la présence du PS dans ce projet est tout à fait cohérente : que l’on pense un instant que les inégalités ne se sont jamais aussi bien portées sous un gouvernement et une présidence PS depuis 1983) ; un projet xénophobe aussi ; le PS une fois encore, parti sioniste, n’hésitant plus, avec la complicité des dirigeants du Crif, à jouer le Juif contre le Musulman, l'Arabe, l'Africain et le sympathisant blanc : à titre d'exemple, Dieudonné, autre exutoire, dès 2003 ; et plus récemment, avec une version "Valls et la Licra" contre l'humoriste-activiste et son public.

                     Si l’exposé de Todd se défend et se tient, reste que notre démographe-historien-sociologue oublie d’être un peu plus explicite. Courageux mais pas téméraire  Todd ? Car, l’alliance de ces deux France a pour point nodal un soutien inconditionnel à toutes les politiques à la fois économiques et militaires développées par les USA et une Europe supplétive depuis les événements du 11 septembre 2001.

    Ce qui se fait appeler "La guerre mondiale contre le terrorisme",  de l’Afghanistan à la Libye, en passant par l’Irak, se soldera par près de 3 millions de morts Musulmans, embargo irakien non inclus. Bilan provisoire puisque cette "guerre" qui est loin d'être gagnée - et ce n'est pas le but non plus -, ne connaîtra sans doute aucune fin.

    Faut dire que le chaos a des vertus qu'une morale humaniste ignore.

     

    ***

     

                     Votre serviteur, enfin...  avec un billet de blog qui a pour titre : "11 Janvier 2015 : il était une fois".

                     Un extrait  :


                     Un rassemblement et une marche historiques : plus de 3,7 millions de Français ont défilé en hommage aux 17 victimes des tueries de la semaine.

                   Avec cette manifestation qui semble rejeter "la politique", ou se situer comme "en-dehors" sinon au-delà, parmi les trois millions et plus de participants à la marche "Je suis Charlie", un grand nombre a sans doute vu dans les événements de ces derniers jours non pas la manifestation d’une cause mais bien plutôt celle d’un effet. Or, la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo et celle du supermarché de Vincennes auraient pourtant dû provoquer le réveil d'une prise de conscience des causes qui nous y ont menés et par voie de conséquence, à une prise de conscience politique. Aussi, ce qui semble être le rejet de cette conscience-là par toute une population aujourd'hui dépolitisée qui a trouvé à s'exprimer dimanche, annonce, qu'on le veuille ou non, des déceptions sans nombre dans les mois et les années à venir car personne, aucune société, ne peut échapper à la politique ou s'en extraire :

    - Doit-on accepter que la classe politique se laisse tenter par le maintien d'une pression sécuritaire jusqu'à la prochaine élection présidentielle à des fins électoralistes et dans l'espoir d'une prise de contrôle accrue sur notre liberté d'expression et de mouvement jusqu'au coeur dans notre intimité à grand renfort de nouvelles lois liberticides ?

    - Quelles conclusions tirer de notre ralliement à une politique étrangère atlantiste ?

    - Peut-on faire l’économie de nous interroger sur une représentation de l’Islam qui, islamophobie consciente ou inconsciente, semaine après semaine, humilie ses croyants tout en les marginalisant ?

    - La communauté juive de France peut-elle continuer de confier sa représentation à des associations qui ne sont que des officines d’un Etat étranger, Israël en l'occurrence, qui a fait la preuve de son incapacité à bâtir un état moderne, responsable, respectueux des lois internationales et dont la classe politique et les premiers ministres successifs sont devenus les véritables ennemis mortels de cette communauté, ici, sur le sol de notre République ?

    - Doit-on refuser de mettre un terme au dénigrement systématique de la France, de son passé qui désarme des millions de français issus de l’immigration ou de la colonisation et les laisse sans identité enviable autre que celle de la religion ?

     
    - Peut-on continuer avec la promotion d'un économisme pour lequel il n'y a de vérités qu'économiques... ratios et calculs ?

    - Peut-on nier plus longtemps encore le racisme institutionnel qui a tout recouvert : logement, travail, études, considération citoyenne ?

     

                           Là, c'est la politique qui frappe à la porte. Assourdissant !

     

     

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  • Des nouvelles de l'Amérique

                  

                      Il n'y a pas mieux que les Américains pour nous parler de l'Amérique

     

     

     

               Auteur prolifique et anarchiste autoproclamé, à 86 ans l‘âge ne semble pas le ralentir. Professeur émérite de linguistique au Massachusetts Institute of Technology où il a enseigné toute sa carrière, Noam Chomsky, en collaboration avec l'universitaire Edward Herman, a contribué à la naissance des travaux consacrés à « l'économie politique » (« political economy ») des médias de masse. Leur  ouvrage La Fabrication du consentement (1988), étudie comment, dans le contexte américain, les principaux médias participent au maintien de l'ordre établi.

     

    ***

     

    Les meilleurs moments de cette interview :


                "Les États-Unis sont considérés comme la plus grande menace à la paix mondiale, par une majorité écrasante. Il est assez intéressant que les médias américains aient refusé de publier cela."


                "Dans les 40 dernières années, la plus grande menace pour Israël a été sa propre politique."


                "Rappelez-vous que la pire campagne terroriste dans le monde est de loin, celle qui est orchestrée à Washington même. C’est une campagne mondiale d’assassinat. Il n’y a jamais eu de campagne terroriste de cette échelle."


               "Décrire Poutine comme un monstre fou qui souffre d’une maladie du cerveau et qui est atteint d’Alzheimer, une créature maléfique, c’est un standard de fanatisme orwellien. Je veux dire, quoi que vous pensiez de ses politiques, elles restent logiques. L’idée que l’Ukraine puisse rejoindre une alliance militaire occidentale serait inacceptable pour tout dirigeant russe.


              "L’Etat-Providence est l’une des contributions majeures de l’Europe à la société moderne"

     

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               Abby Martin à propos d'Hillary Clinton, candidate à l’élection présidentielle américaine de 2016 : "Hillary Clinton a voté en faveur de la guerre en Irak, c’est une criminelle de guerre. De même en ce qui concerne la Libye, la Syrie... au total près de 3 millions de morts civils depuis 2003. Je ne voterais pas pour une s***** comme elle."
     
     
     
             Sénateur, candidat démocrate aux primaires de la présidentielle de 2016, challenger d'Hillary Clinton, la candidate des lobbies militaro-industriel, agroalimentaire, bancaire et sioniste (pour ces raisons, on peut parier que les médias français ne manqueront pas de la soutenir)... Bernie Sanders souhaite imposer un débat au sein de son parti à l'occasion de cette primaire : "La réalité des salariés américains est la suivante : ils travaillent plus et gagnent moins malgré des gains de productivité records ; ils n'ont pas les moyens de payer des études à leurs enfants. Il n'y a aucun parti qui ait réellement pris conscience  de l'effondrement écologique à venir. Le chômage est à 11% et non à 5% ; 1% des revenus les plus élevés équivaut à 99% de la totalité des revenus ; ce sont nos billionaires qui achètent l'élection présidentielle, et ce n'est pas tolérable !"
     

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    Pour prolonger, cliquez : Penser le monde aujourd'hui avec Noam Chomski

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