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Art et culture

  • Leonard Cohen : parce que telle était sa volonté

    "Draw us near

    Bind us tight

    And end this night"

    if it be your will, I'm your man, antony, leonard cohen,canada, suzanne

                      Une oeuvre en forme de prière pour que la nuit se retire et que la beauté triomphe en pleine lumière ; des chansons en forme de cantiques adressés autant à Dieu qu'aux hommes ; prêtre et moine,  toujours Zen de surcroît, Jésus et Suzanne réunis, parce que telle était sa volonté - his will ! -, le public de Leonard Cohen se rendait aux concerts de ce poète très tôt monté en chaire  pour psalmodier avec lui comme on communie :
     
     

    If it be your will
    That I speak no more
    And my voice be still
    As it was before
    I will speak no more
    I shall abide until
    I am spoken for
    If it be your will

    If it be your will
    That a voice be true
    From this broken hill
    I will sing to you
    From this broken hill
    All your praises they shall ring
    If it be your will
    To let me sing
    From this broken hill
    All your praises they shall ring
    If it be your will
    To let me sing

                                       (cantique des cantiques dans l'oeuvre de Leonard Cohen, "If it be your will" dans une version très inspirée de l'artiste Antony)

     

    If it be your will
    If there is a choice
    Let the rivers fill
    Let the hills rejoice
    Let your mercy spill
    On all these burning hearts in hell
    If it be your will
    To make us well

    And draw us near
    And bind us tight
    All your children here
    In their rags of light
    In our rags of light
    All dressed to kill
    And end this night
    If it be your will

    If it be your will.

     

    Deux traductions sont disponibles sur le site de l'artiste ICI

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  • Charles Boyer : l'acteur aux cent films et aux trois Oscars !

     

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              De 1920 à 1976, Charles Boyer a tourné avec les plus grands, en France comme aux USA - Lubitsch, Preminger, Cukor,...

    Bien qu'élève du conservatoire, chez lui, tout était inné ; dans son jeu, il ne montrait rien, il se contentait d'être ; une diction parfaite, un style unique, inimitable, un physique qui n'avait rien à envier à qui que ce soit... il parlait autant avec sa voix qu'avec son regard... un regard mélancolique et compassionnelle.

     

                                         

                    Né à Figeac (Lot), décédé à Phoenix (Arizona-USA), aujourd'hui oublié, Charles Boyer est sans doute notre plus grand acteur des années 30 aux années 50, et le seul Français élevé au rang de star avec une quarantaine de films de metteurs en scène étasuniens tous plus prestigieux les uns que les autres.

     

                    Une pensée pour lui et pour les fées qui ont longtemps veillé à son chevet car rares sont les acteurs que la nature a autant gâtés !

     

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  • "Le bonheur" de Marcel l’Herbier : une étude de la Star et de son statut

    Marcel l’Herbier le bonheur gaby morlay, charles boyer, cinéma français des années 30, les réalisateurs de cinéma du front populaire

             " La Star, ce symbole de l'aliénation de notre société décadente ?" (René Prédal) 

     

     

                        Jamais assez choyée, jamais assez admirée, jamais assez aimée, jamais assez fêtée...

                        Le film « Le Bonheur » réalisé par Marcel l’Herbier en 1935 avec Gaby Morlay dans le rôle de Clara Stuart… peut être vu comme une étude de caractère qui prend pour sujet "la Star" ainsi que ses acteurs centraux et périphériques : producteurs, agents et autres intervenants et parasites.

                       Puits sans fond affectif, tonneau des Danaïdes, gouffre de désir aussi absolu que nocif... insatiable dans cette quête, sur la brèche, toujours ! Le plein de la vie est dans ce manque, ce vide qui ne cesse de se remplir pour mieux se vider…

    Aussi, malheur alors à celui qui tombera amoureux de ce manque ; la tentative de le combler fera son malheur ; car la Star choisira toujours la promesse de plus d’amour, l’amour de la multitude, un public anonyme, à la fois si proche et si lointain, un amour sans visage, sans corps, sans bras, son main, un amour unisexe, un amour dans lequel la star demeure seul face à son miroir qu’est son public, le corps inaccessible, le corps intacte car impénétrable… oui ! a Star choisira toujours cette promesse-là contre l’amour d’un seul.

                     La star est à la fois un mensonge qui dit toujours la vérité, et une vérité qui a pour source le mensonge :  tout comme le cinéma ; et la moindre tentative de rompre ce cercle vicieux - le refus d’en aimer un seul et d'en être aimée -, échouera car sa suivie en tant que Star dépend de l'amour de cette multitude.

    Le bonheur n’a pas de place dans cette vie-là car le bonheur ne trouve une place que dans l'authenticité  ; est heureux celui qui est authentique, d'un seul tenant, d'un seul bloc pour ainsi dire ; le bonheur ne se fera donc aucune place auprès de la Star, et cette Star auprès de lui, dans sa vie, trop grande vie, cette vie qui ne s’appartient pas, et qui ne lui appartient pas non plus ;  le jour où le public se retirera, ce public qui lui aura tout donné alors qu’il croyait naïvement avoir tout reçu d’elle…. l'étoile s'éteindra. 

     

                                           ***                                                     

                    Où est la vérité chez la star, la vérité de la star, alors que tout n’est que mensonge ou bien plutôt tromperie de par et d’autre.

    La vie d'une Star n'est pas un roman mais un conte d’une trentaine de pages imprimé à des millions d’exemplaires, d’édition en ré-édition ; conte récurrent comme une ritournelle…  à l’image de cette addiction à l’affect…

    Le mérite de Marcel l'Herbier dans "Le bonheur" c'est bien d'avoir mis à nu la vérité humaine de cette quête ; une mise à nu avec empathie mais sans faux-semblant. 

     

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  • Buffalo'66... where fools rush in : Vincent Gallo aussi

     

     

    "When we met, I felt my life begin

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    Buffalo'66 : écrit et réalisé par Vincent Gallo en 1998

     

                 Billy Brown sort de prison après cinq ans. Il décide d'aller voir ses parents à qui il n'a pas souhaité avouer la raison de son absence, choisissant de leur dire qu'il était parti se marier. Il kidnappe une jeune femme en chemin, Layla, et l'oblige à se faire passer pour sa femme devant ses parents.

     

    ***


     

     

              Sensibilité, charme... puissance et profondeur du cinéma indépendant américain aujourd'hui décimé... si le cinéma d'Hollywood part du vraisemblable pour nous parler d'une réalité qui n'existe pas et nous vendre le plus souvent un mensonge plus ou moins énorme, en revanche,  le cinéma indépendant américain (ou autre) part de l'invraisemblable ( ici : kidnapper une jeune fille et la faire passer pour son épouse auprès de ses parents) pour mieux coller à la réalité et nous proposer une des nombreuses vérités qui touchent à l'être humain, et dans Buffalo's 66... à la naissance de l'amour entre deux êtres.

     

    ***


     

       

               Dans Buffalo's 66, Ben Gazzara (invité d'honneur) chante (en playback sur la voix de Johnny Desmond) "Fools rush in" (de Bloom et Mercer) à la partenaire de Vincent Gallo, Christina Ricci :

     

    Fools rush in, where angels fear to tread
    And so I come to you my love
    My heart above my head
    Though I see the danger there
    If there's a chance for me
    Then I don't care, oh-oh-oh-oh

    Fools rush in, where wise men never go
    But wise men never fall in love
    So how are they to know
    When we met, I felt my life begin
    So open up your heart and let
    This fool rush in

     

    ***

     

     

              Vincent Gallo (acteur, réalisateur, artiste peintre, auteur compositeur et musicien pop) s'explique tout en expliquant : Buffalo'66, l'industrie du cinéma, la critique cinématographique, son travail d'artiste.

     

                         Des nouvelles de Vincent Gallo Mars 2018 ICI

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  • L'Art africain : plus d'un siècle de redécouverte...

     

     

              Qui dressera le chapiteau d’un monde qui nous abritera tous ?

     

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                   Et si l’art africain était là aujourd’hui pour nous consoler de l’art contemporain fossoyeur de l’art moderne tout au long du 20e siècle ?

    Pour s'en convaincre il suffit d'évoquer l'art brut (une bonne partie de la production), le pop art, l’art conceptuel et autres complaisances dans lesquels on trouvera le refus de l'effort et d'un travail dispensés pour une finalité bouleversante et incontestable dans sa maîtrise et son inspiration, témoin indiscutable d‘années de recherche et d’apprentissage solitaires et têtus... ainsi que le rejet de l'abnégation et du sacrifice avec ses conséquences matérielles et sociales car l’art ne nourrit toujours pas son homme !

    Aujourd’hui, cet art africain, tel qu'il nous a été révélé à partir des années 20, semble représenter un véritable refuge pour tous les déçus de l’art contemporain.

     

    ***

     

                     Si Gobineau au 19e siècle attribue la paternité de l’Art à l’Afrique, et plus encore à l'heure où l'origine africaine de l'homme moderne est maintenant scientifiquement établie… l'Art africain n'est-il pas une redécouverte de nous-mêmes ?

                    Mais alors, que pense cet art ? Et qui le pense ? Que regardent-ils tous ces visages sculptés dans le bois ? Ces bustes ? Ces masques, que cachent-ils ? Quel regard adresse-t-il et à qui ? Et puis enfin : qui es-tu toi qui les as sculptés ? Quel est ton nom ? Ton visage ? Quelle a été ton existence ?

                     Comment se faire une idée au plus près de leur intimité de toutes ces figures ? Une origine géographique déterminée, la désignation d’une ethnie en particulier, d’un roi, d’un royaume, suffisent-elles à nous apporter une compréhension de ce qui nous est donné à regarder cause d’un attachement qui se voudrait confraternel et quasi-universel ?

     

                  Les surréalistes ne s'y sont pas trompés ; ils furent très tôt les meilleurs clients des marchands d'art africain ( Charles Ratton entre autres marchands) car, bien que l’art africain ait laissé en particulier André Breton indifférent, ce dernier a su toutefois résumer tout l’intérêt du mouvement surréaliste pour cet art : «... ces objets-dieux dont nous jalousons très particulièrement le pouvoir évocateur que nous tenons pour dépositaires, en art, de la grâce même que nous voudrions reconquérir. »

    Pour ce groupe, l’art africain c’est déjà la surprise et l’émotion, le choc esthétique et la rupture qui font cruellement défaut à l’art contemporain aujourd’hui : 

                "Les peintres et les sculpteurs aussi voyaient dans cet art africain la confirmation de leurs théories cubistes, engagés qu’ils étaient dans des expérimentations révolutionnaires. Les artistes de l’avant-garde sont néanmoins loin d’être les premiers à estimer l’esthétique des objets rapportés des colonies. Avant eux, ethnologues et amateurs ont contribué à faire évoluer les mentalités et à sortir de l’approche racialiste et hiérarchisée du 19è siècle."

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                  Discipline ethnologique, musées ethnographiques, face publique d’une politique nationale impérialiste… c’est la colonisation qui aura donc révélé au monde l’art nègre avant de l’assassiner.

    Déjà en 1937, Charles Ratton un des plus grands experts et marchands d’art africain et océanien des années 30 écrivait : « La sculpture nègre est morte maintenant, avec les dieux. C’est pour les touristes que sous peu d’années s’exécuteront les tam-tams et les danses. »

    De cet art africain, Jean Rouch ressuscitera quand même quelques uns des dieux qui veillent encore sur le fleuve le Niger et ses pêcheurs et leurs familles.

    Il est vrai que dans les années 30,  les cultures dont sculptures et masques sont originaires étaient à l’agonie ou mortes. Resnais et Marker dans «  Les statues meurent aussi » dresseront une anthologie de ces œuvres tout en condamnant le sort des populations en Afrique-occidentale française.

    Ratton, Rouch, Marker... une autre figure a occupé une place importante dans la révélation de cet Art : Madeleine Rousseau de l’association APAM (musée et culture pour tous !) née du Front populaire en 1936 et rédactrice en chef de la revue Musée Vivant débute sa collection des arts africains et océaniens à la fin des années 30. Elle inscrira le monde noir au tableau de l’association.

                       

                   Rois et royaume de Danhomè, divinités guerrières, Bénin, Nigéria, République démocratique du Congo, Cameroun… cuivre, bronze, ivoire, bois, feuilles d’argent, perles et cauris, raphia…

                  "L’art africain, très en vogue à New-York dès 1917, joua un rôle important de promotion d’une fierté identitaire afro-américaine. Certains membres du mouvement culturel noir américain devinrent eux-mêmes actifs sur ce marché de l’art."

    Fétiches, objets magiques, totems, poteaux, masques, sculpteurs inégalés sur bois et sur ivoire, dès les années 30, et des années durant, la demande en biens culturels africains qualifiés de « objets sauvages » (la sauvagerie, une vertu infiniment désirable chez les surréalistes, signe d’un sous-développement chez d’autres) dans les annonces publicitaires des marchants, sera nettement supérieure à l’offre.

    D’où le pillage d’une grande partie du continent par des prédateurs sans considérations éthiques. L’interdiction de l’exportation illicite des biens culturels africains sera rendue effective par l’UNESCO en 1972 seulement ; et les principaux pays importateurs – la France en particulier -, ne ratifieront que dans les années 90 cette convention à l’exception des USA.

     

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                   Culture et histoire – mystères de l’art africain -, contre perfection formelle ? Ethnographie ou bien, histoire de l’art  et des beaux-arts qui plus est ? Connaître et comprendre ou bien, plus simplement, ne considérer qu’une seule dimension esthétique ?

    Alioune Diop fondateur de la revenue « Présence africaine » écrit en 1951 à propos de l’acquisition de cet art africain par des collectionneurs, marchands et experts : « Ces œuvres ne vous sont pas destinées. La subjectivité du Noir anime leur présence d’une valeur qui découle de son génie, de son histoire, de son isolement. Le public d’Europe leur confère une autre signification assez théorique et liée à ses propres besoins spéculatifs et idéologiques ».

    Confronté à des commentaires à propos de l’art africain tels que «  cette imagination échevelée, satanique, cruelle, animale (sic !) faite d’exaltation, de fièvre de délire religieux et de sensualité hyperbolique » Diop souligne l’ignorance du public et souvent aussi, des collectionneurs et marchands, des structures sociales et des croyances religieuses qui leur donnaient fonctions et sens à cet art :

                      "Très tôt, une double identité est projetée sur les œuvres africaines : provocatrices de modernité, elles sont aussi simultanément perçues comme des antiquités ; voie d’évolution et non de régression pour les artistes et galeristes (Brummer, de Zayas dans les années 30), ces œuvres continueront néanmoins de subir les préjugés liés à l’Afrique et aux Africains.

    Des visiteurs et des visiteuses pouvaient s’offusquer à propos de statuettes jugées obscènes (sexes en érection, poses jugées indécentes), elles étaient très vite retirées des expositions.

    Aussi, nombreux sont les marchands et les collectionneurs à manipuler, couper, retirer des éléments des sculptures pour les rendre conformes à l’esthétique et aux critères du goût occidental : plus de barbe de raphia, plus de pagnes, plus de camisoles, d’ombrelles ou de gris-gris. Les éléments de l’art africain sont alors rendus propres et brillants comme des meubles...

    Car l’attrait pour la nouveauté des formes pouvait être combiné à l’attrait pour un certain mystère. Si le regardeur occidental n’en saisissait pas le sens originel, il pouvait néanmoins y projeter l’image d’une Afrique fantasmée, d’un monde inconnu, souvent ingénu, accès possible à une simplicité et une naïveté perdues que les premiers collectionneurs pensaient percevoir dans ces objets. Les œuvres africaines devenaient les réceptacles d’une large part « de subjectivité, d’emphase mal interprétée et de spéculations romantiques. Cette forme d’appréciation se situait entre la condescendance et la nostalgie d’un passé plus proche de la nature. Ces deux sentiments – mélange de certitude d’une supériorité morale et de paternalisme pour le premier, et association du mode de vie des peuples non occidentaux avant l’enfance de l’humanité pour le second -, puisent leur source dans l’idéologie impérialiste, dont l’intérêt était bien entendu de mettre en avant et d’exacerber les différences et la dichotomie entre le sauvage et le civilisé."

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    Tous les écrits en italiques se rapportent à l'ouvrage édité à l'occasion de l'exposition "Charles Ratton - l'invention des arts primitifs" du quai Branly en 2003. L'ouvrage est disponible à la librairie : "Mona lisait" rue du fbg saint Antoine - Paris

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  • France 2 : les petits meurtres d'Agatha Christie....

    les petites meurtres d'agatha christie,

     

                           Un trio d'une qualité rare, sinon unique ; écriture, dialogues, mise en scène, direction des acteurs, costume, décor ... tout est là : intelligence et talent ; il ne manque rien : rythme ( grâce à un montage serré) et écriture qu'un Billy Wilder n'aurait pas reniés, assurément !

    Un travail impeccable donc, courageux car risqué : loufoquerie sur fond dramatique déployée au premier degré sans cabotinage indulgent ; un premier degré qui sonne juste. Pari gagné !

    D'un parti pris d'une modernité décapante, on en oublie Agatha Christie ! et c'est très bien comme ça.

    La télé - le service public qui plus est -, n'a pas été capable de présenter un tel travail d'orfèvre depuis des lustres ! Dernière prouesse : la série PJ, voilà 15 ans, dans laquelle on pouvait trouver la même application, la même exigence autour d'un casting d'une justesse ... miraculeuse ? 

                   Mais alors, doit-on dès maintenant penser au deuil qu'il nous faudra porter lorsque France 2 décidera de mettre fin à ce casting ?

     

                                                                     ***

                  Vite ! sans attendre : que cette série soit primée comme elle le mérite car il est de la plus haute importance que l'excellence soit récompensée. 

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  • Premier... il sera le dernier : Charles Aznavour

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                    Dès les années 50, et plus tard, à sa maturité, ainsi qu'au plus fort de son influence et de sa domination dans les années 70 et 80, Charles Aznavour aura été le chroniqueur des chambres à coucher, là où les couples se font et se défont : drame de la vie conjugale... union, désunion, trahison et ruine. Faut dire que cet artiste n'a jamais su se résoudre à "quitter la table" même et surtout "lorsque l'amour est desservi..."      

    Authentique artiste populaire, aujourd'hui universel, faisant l'unanimité, ce petit homme (par la taille) a tout osé. Fils d'immigrés arméniens, de lui, il a tout inventé, tout créé... de lui et de son Art (1).

    Auteur-compositeur-interprète d'une comédie humaine qui n'en a jamais fini avec l'enfer et le paradis, la chute et l'ascension, il aura hissé le music-hall jusqu'au sommet ; même si l'émotion, et parfois la rage des sentiments, se sont peu à peu étiolées au fil des ans et de sa carrière internationale (2).

     

                                         "La foi... avoir la foi... ce métier c'est comme une religion"

     

                    Alors jeune adulte au physique ingrat et au timbre de voix impossible - voix qui refusera longtemps de se laisser dompter -, attendant son heure avec patience et travail car la nature n'en fait qu'à sa tête, le petit Aznavourian, sur les planches dès l'âge de 9 ans, mettra près de 40 ans à devenir le grand Aznavour, une fois proche de la cinquantaine,  prêt, fin prêt, au diapason d'une présence et physique et vocale maintenant irrésistible : enfin !        

    Dans une carrière menée tambour battant, en expert, jusqu’à ameuter le monde entier (dès les années 50, Aznavour travaillait déjà à la traduction en langue étrangères de ses chansons), les textes du maître couvriront tous les âges de la vie et tous les personnages : la femme, la mère, l’épouse, le mari, l’amant, le père de famille… ils évoqueront toutes les conditions, riches et pauvres, les minorités (Les immigrés), la condition homosexuelle des années 70 (Comme ils disent), les affres du Rideau de fer (Camarade), le compagnonnage fraternel (Au nom de la jeunesse – Nos vertes années) bucolique et juvénile.

    D'où l'universalité de la thématique, de toutes les thématiques aznavouriennes porteuses d'un potentiel de carrière sans frontières. 

     

                       "Ma vie c'est mon métier ; si je ne travaille pas je ne vis pas. Je suis plus ambitieux que... âpre au gain."

     

                 Homme de métamorphose, artiste composite, artiste de la synthèse, sans aucun doute la marque des plus grands, Aznavour combinera un Jacques Brel à fleur de peau avec son cœur à vif (Je bois), l’esprit caustique d’un Brassens avec l’appui de l’auteur Bernard Dimey, la fantaisie poétique d’un Trenet, la figure malingre d'une Edith Piaf que la vie a ravagée et qui lutte encore debout faisant face… et puis le cabaret, temple des premières années d’un Léo Ferré, avec l’intérêt qu’il portera aux poètes de la bohême, la vraie, celle de la faim : André Salmon entre autres… auquel il offrira une de ses plus belles mélodies.

    Car, force est de constater qu'il y a plusieurs Aznavour : de "Napoli chante" - rengaine populaire -, à "Le chemin de l'éternité", "Comme ils disent", "Les enfants de la guerre" et beaucoup d'autres. 

    Du swing des années 40 aux musiques jazzées des années 50, au twist des Yéyés, puis, après mai 68, le col roulé du chanteur à texte, avant d’embrasser les années 70, années glamour - paillettes, coupe et tissu Ted Lapidus aux motifs extravagants, aux couleurs impossibles d’une élégance pourtant inégalée -, en traversant toutes ces époques, toutes ces modes sous la contrainte et le danger d’une relégation et d’un oubli toujours possibles, d'une ambition colossale qui ne connaîtra jamais de repos faute d'assouvissement - plus, toujours plus de succès, de notoriété, de célébrité sur tous les continents -, Aznavour n’a jamais lâché la nécessité d’une qualité irréprochable, textes et mélodies, travaillant avec les meilleurs arrangeurs de son époque (Paul Mauriat, Raymond Lefèvre, Christian Gaubert, Del Newman, Kenny Clayton, Marvin Hamlisch) au côté de son beau-frère compositeur hyper- doué, Georges Garvarentz. Et si les modes, d'importation principalement anglo-saxonnes, ont pu un temps menacer son Art, il les aura toutes domestiquées et dominées avant de les laisser loin derrière lui car "le style Aznavour", indémodable,  c’est un cocktail savamment dosé :

     

    - Un visage sans frontières, aux mille kilomètres parcourus et dont l'histoire semble bien plus grande encore que les yeux qu'il abrite et ce regard inquiet, agité, comme aux abois...

    - Un corps chétif qui menace toujours de basculer, oscillant, jamais vraiment stable : c'est ce corps-là qui porte la voix...

    - Une voix, un souffle et un phrasé hors norme... une technique vocale plus proche d'une tradition propre à la musique classique (lied et opéra) que de la chanson dite de variété...

    - Une gestuelle qui trahit une tension, un désir et une impatience : être entendu et convaincre...

    - Un texte impudique qui ne renonce jamais à dire dans le fond comme dans la forme, ce qui est le plus souvent tu ; texte ciselé pour servir un thème récurrent, véritable marque de fabrique de l’artiste : la déception amoureuse et l’usure des sentiments...

    - Une structure mélodique à la fois savante (classique) et populaire (traditionnelle), métissée à grand renfort d'appoggiatura, de turns, de mordants et autres ornements musicaux que l'on peut aisément retrouver dans tous les chants traditionnels, toutes civilisations confondues, de l'Irlande à l'Asie, en passant par le Maghreb, le Proche et Moyen-orient...

    - Une structure harmonique et une orchestration, ou bien plutôt une couleur harmonique et instrumentale, d’une efficacité redoutable entièrement dévouée au texte...

     

                  ............Corps, voix, gestes, texte et musique comme autant de personnages d’un théâtre de l’intime, mêlant sublime et catharsis, Aznavour est à la chanson ce que le théâtre est à l'expérience humaine : notre expérience à tous car, personne n'échappe à Aznavour. Et l'on y revient toujours à la première alerte amoureuse comme un amant sur les lieux de sa dernière conquête ou défaite, c'est selon. Et l'artiste le sait avant même que son public n'en fasse l'expérience jubilatoire ou bien amère.

     

                           "Dites-moi que je suis mauvais que je sois meilleur encore !"

     

                  Il convient d'insister sur le point suivant : ce qui fait "Aznavour, l'artiste et le chanteur", c’est aussi et c'est surtout le destin qui fut le sien ; car, Aznavour ce n’est pas que de la chanson ! Au sommet un demi-siècle durant, au sujet de cet artiste, on peut être tenté d'évoquer un concept, nietzschéen de surcroît, que l'on pourrait expliciter comme suit : « Deviens qui tu es... quels que soient les handicaps qui sont les tiens ! » pour une réussite hors-norme d'une dimension planétaire, respecté et parfois même adulé par les plus grands de la scène artistique mondiale ( de Dylan à Kravitz), toutes écoles et tous styles confondus - il suffit de se reporter à la liste des artistes qui ont chanté ses chansons, et ce dans toutes les langues (3).
     
     
                     "J'ai réussi là où c'était le plus difficile ; aussi, je suis content de moi. J'espère qu'un jour je serai fier de moi."
     
     
    Si les femmes ont porté cet être fluet, fragile, toujours malheureux en amour, les hommes n'étaient pas en reste ; et si la réussite exceptionnelle d'Aznavour qui a défié tous les pronostics et tous les verdicts, suscite autant  de respect chez les uns et de fascination chez les autres indépendamment de son répertoire "proprement chanté" c'est aussi pour la raison suivante : cette réussite est en secret le fruit de la somme de tous les échecs, de toutes les déceptions et de tous les regrets de chacun d'entre son public (artistes chanteurs y compris), considéré individuellement et collectivement donc car... "Who dares wins !" Contrairement à ceux qui ont hésité puis renoncé, Aznavour a tout osé et tout gagné... ou presque, destin accompli, et ce sans que personne n'y ait perdu quoi que ce soit ; d'où le caractère consolateur ( galvanisant et émulateur pour tant d'autres) de cette réussite pour tout un chacun dans l'intimité de son histoire ; ce que tous n'ont pas pu ou su réussir, Charles Aznavour l'a accompli.
     
    Pour cette raison, ce qui fait qu’Aznavour ne laisse personne indifférent, c’est son parcours et cette réussite maintenant mythique dans le cadre d'un destin individuel, tout en gardant à l'esprit un déterminisme social difficilement contournable : d’où il vient , d’où il est parti - avec quels atouts, ou bien plutôt .... avec quels boulets aux pieds -, et sa destination : là où il est arrivé ; réussite hors-norme qu'il convient de rappeler, réussite au bout de 20 ans de travail acharné alors que d’autres étaient prêts dès leurs premières prestations, dès leur plus jeune âge... dans les années 60 en particulier où le culte de la jeunesse destiné à servir les intérêts d'une société consumériste du "tout marchand", triomphera sans conteste.

    La marque d'une confiance en soi inébranlable sans l'ombre d'un doute, cette patience, cet acharnement : là encore, une confiance hors-norme. D'autres, exaltés et naïfs, affirmeront : "C'était écrit ! Aznavour ne pouvait que triompher !", oublieux du fait suivant :  si la réussite est réservée à quelques uns, gardons à l'esprit que l'échec est à la portée de tous, même de ceux qui ont réussi.  

     
    C’est bien là ce sur quoi il est important de mettre l’accent : sur le fait que... né Shahnourh Varinag Aznavourian, à l'artiste, 40 années seront nécessaires pour porter le nom « Charles Aznavour » et régner en maître sur la scène francophone et sur toutes les scènes du monde entier ; d'où l'importance de sa contribution qui ne pouvait, dans ces conditions, n'être qu'exceptionnelle... fatalement : en effet, Aznavour a hissé le music-hall et son public jusqu'au sommet ; le music-hall tel que des salles comme Bobino, l’Alhambra ou l’Olympia l’ont un temps porté et permis tout le potentiel de développement de son expression. 
     
     
                                               
     
     
                 "Je suis étranger de souche ; ma langue c'est le français ; mon pays c'est ma langue ; voilà pourquoi j'ai choisi la France"
     

                      Une présence scénique d'une intensité tout intérieure jusqu'au trop-plein dont il faut se libérer, les textes des chansons de cet artiste n’auront rien à envier à quiconque (excepté à Léo Ferré et à Claude Nougaro... tout en gardant à l’esprit que Ferré demeure le seul véritable poète - poète de plein droit -, de la chanson d'expression française).

    Beaucoup moins cabotin finalement qu'il ne l'a chanté dans un répertoire de près de 1400 chansons aux textes dépourvus d'amertume et d'aigreur..., lucide, Aznavour savait reconnaître ceci : "Je ne suis pas un poète... disons que les textes de mes chansons ont parfois des tournures poétiques") ; et déplorer cela : qu'en France, et contrairement à un Brassens et à un Charles Trenet, l'on n'ait vu en lui qu'un artiste de variété, même si ... le plus grand d'entre eux ; en effet, toutes les académies ignoreront (d'autres préféreront le verbe "snober") la qualité de son écriture et son apport.

    Eternel challenger pour lequel il n'y a pas de réussite dans la durée sans la pratique d'une ascèse quotidienne, sans relâche, pourtant favori et sans rival - toujours plus de travail, toujours plus d'entêtement ! -, lutteur acharné, compétiteur-né, sacrifiant tout à son métier (sa famille a-t-elle pu s'en plaindre ?), plus d'un demi-siècle durant, sûr de son talent et de la nécessité de son succès... tel un impératif catégorique, nul autre que cet artiste ne se sera autant construit sur l'échec et sur ce succès qui tardera à venir après 27 ans passés sur les planches - depuis l'enfance -, sur des critiques assassines qui le forceront à se hisser jusqu'au sommet de son Art - car il n'y a pas d'art mineur mais seulement des artistes mineurs -, jusqu'à produire les meilleurs textes, les meilleures mélodies et les meilleurs arrangements. 

                    Stratège et tacticien hors pair, esprit de conquête jamais rassasié - toujours plus de public, toujours plus de pays, toujours plus d'influence et de domination -, premier dans une carrière internationale de plus de 60 ans, celui qui « voulait chanter jusqu’à cent ans »  aura accompagné jusqu'à leur dernière demeure plus de deux générations de chanteurs : de Piaf à Bécaud en passant par Yves Montand, Claude François et Michel Delpech, Brel et Brassens, et plus récemment Johnny Halliday ; à l'international : Franck Sinatra et Sammy Davis, jr. D'une longévité hors du commun - à l'âge de 92 ans, Charles Aznavour se produit encore sur toutes les scènes des Capitales du monde entier -, TIME Magazine et la chaîne CNN l'ont récemment élu "Artiste du siècle" devant Elvis et Bob Dylan.

                  Toujours sur son 31, si Aznavour est le plus grand hommage qu'un artiste de music-hall puisse rendre à son public, il est aussi et surtout, sans l'ombre d'un doute... le dernier tragédien de la scène artistique populaire mondiale.

     

     
                                 

                               ("Le chemin de l'éternité" -  1955 - version 1972 - texte prémonitoire ? )

     
                                        

     

    1 - Néanmoins, Aznavour reconnaît la filiation artistique suivante : Maurice Chevalier pour la carrière internationale, Charles Trenet pour les textes et Piaf pour la dramaturgie scénique.

     

    2 - Sa carrière anglo-saxonne n'a rien arrangé : elle aura fait de lui un show-man, et pire encore... un crooner ; comme quoi, la chanson française n'a rien à gagner au contact de la langue anglaise !

     

    3 - "Aznavour ça fonctionne" dans toutes les langues ou presque... dans toutes les traductions quand elles sont bonnes... ce qui n'est pas toujours le cas, en anglais notamment même s'il faut reconnaître que, paradoxalement, certaines traductions (anglaises... !!!) viennent enrichir la version française et non l'appauvrir.  

     

                                       ____________________________

     

     

    Aznavour à travers le monde

     

    Une version de "Comme ils disent" par le transformer Lola Lasagne

     

     
                     

     

    Roy Clark dans une interprétation de la version anglaise de "Hier encore".  

     

     

     

    Ray Charles... La Mamma

     

     

     

    Nina Simone : "Tomorrow Is My Turn" sur la mélodie de "L'amour c'est comme un Jour"

     
    Bob Dylan dans la version anglaise (The times we've known) de "Les bons moments"

     

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  • Alain Badiou : la Pompadour du PAF

     

     

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               Certes Louis Althusser  est son maître, et non Louis XV ! Et Platon protège son sommeil puisqu’il le précède comme auteur de chevet.

    Privé de château et de domaine, sa seule dot... c'est la philosophie et son engagement à l’extrême gauche. Grand monarque-communiste et maoïste, pourfendeur d'une démocratie qui n'est qu'un outil de propagande et de domination du capitalisme (difficile de le contredire là-dessus !), Alain Badiou est sans aucun doute une figure de renom de la vie intellectuelle française.

    Issu de la bourgeoisie, roturier donc (il est le fils d’un normalien rocardien) - terreau des plus fertiles pour toute engagement à l’extrême gauche ; en effet, rien ne prédispose autant à la révolte que cet esprit bourgeois, un peu comme la fréquentation à un jeune âge des curés pour vous passer l’envie de vous confesser -, le « style Badiou » est sobre, d’un grand classicisme. A son sujet, on a évoqué un esprit « radicale-chic » et le château de Versailles, à une époque où il faisait encore bon discourir.

    Révolutionnaire dit "de chambre et de salon", là où l’on trouve immanquablement une télé et une radio, serein, jamais un mot plus haut que l’autre, avec lui la Révolution sera sans douleur, un peu comme un accouchement. Il est dit que le badiou-isme serait à ce point formel qu'il échapperait à tout entendement et à toute critique… ainsi qu’ à toute réalité tangible, un peu comme une pensée et une expression en suspension, d’aucuns diront, un rien  ésotériques… en lévitation, hors-sol par voie de conséquence ( après les écolos du même nom).

    Est-ce la raison pour laquelle il est devenu au fil des ans le favori, le protégé, le chouchou des radios et des plateaux de télévisions ?

    Inoffensif Alain Badiou ?

    En effet, anobli par les médias, depuis une dizaine d’années... Alain Badiou tient salon ; quand il est reçu, très vite c’est lui qui reçoit, émission après émission - France 2, France 3, France Culture, France musique, France Inter, Nouvelobs, Libération… hauts lieux de l’information révolutionnaire, courageuse et dissidente, c'est sûr !  -, semaine après semaine, mois après mois…

                  Mais alors, après un tel "sacre" médiatique, à quand un Badiou effigie d'une pièce éditée par la Monnaie de Paris ? Et puis… à quand un Badiou invité du 20H ! Car, si rien n’est moins sûr, rien n’est cependant moins improbable ! Les médias n’aiment rien moins que recevoir leurs ennemis jurés lorsqu’ils ont la réputation de tirer à blanc et même si en ce qui concerne notre philosophe, il lui arrive de mettre le plus souvent dans le mille. Solide formation politique et philosophique oblige !

    Et puis, cela permet de contenter le CSA qui peut se targuer alors d’entretenir la flamme d’un service public où la pluralité des points de vue fait rage, même mezzo voce, un peu comme en creux, mais… profond, très profond, là où il faut vraiment tendre l’oreille. 

    Quand aux animateurs dits "journalistes", le temps d’une interview, voilà qu'ils se sentent un peu moins ignorants, veules et lâches qu’à l’ordinaire ! Car avec Alain Badiou, on s’achète facilement une bonne conduite et une bonne conscience à moindre frais.

    Et quand on connaît leurs salaires à tous… c’est vraiment pas cher payé.

     

    _____________________

     

    1 - Alain Badiou ne croit pas aux élections. Le bulletin de vote n'a pas sa préférence sans doute parce qu'il n'a pas pensé à aucun moment que ce bulletin pourrait bel et bien un jour, servir une stratégie qui consisterait à ouvrir une crise sans précédent au coeur d'un dispositif politique corrompu ; une crise telle que tout retour à un ordre antérieur serait alors impossible.

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  • Aznavour-Minnelli

     

                     ... ou quand le Music Hall a rendez-vous avec l'excellence... un Music- Hall au sommet de son Art.


                         

     

                   Charles Aznavour et Liza Minnelli face à face au Palais des Congrès de Paris en 1991

     

                   Authenticité, amour du métier - et puis sans doute aussi... amour tout court (mais... chutttt !), Charles Aznavour et Liza Minnelli... duo de tous les duos autour d'une quinzaine de standards américains (1) - jazz, pop, comédies musicales...

                     Un demi-siècle d’auteurs, de compositeurs et d'orchestrateurs parcouru en 15 minutes… de Cole Porter à Gershwin  en passant par Novak, Gordon, Coral, Ramacon, Phil, Kern, Hammerstein, Oscar II, Burton Lane,  E.Y. Harburg, Shapiro, Ted, Campbell, Connelly, Irving Berlin, Phil Spector, Irwin Levine, Toni Wine, Johnny Mercer, Frederick Loewe , Alan Jay Lerner...

     

                    Arrive alors une confession :

     

    Just in time I found you just in time

    Before you came my time was running low

    I was lost, them losing dice were tossed

    My bridges all were crossed, nowhere to go

    Now you’re here, and now I know just where I’m going

    No more doubt or fear, I’ve found my way

     

                   Avant la résolution, celle du Temps qui va et qu'on ne retiendra pas... 

     

     

     

    1 -  Un duo d'une intensité qui n'a d'égale que son authenticité autour d'un Medley admirable dans sa conception ; des enchaînements magnifiques aux transitions d'une grande maîtrise ! Du beau, du grand travail ! Quiconque connaît le nom de l'arrangeur... qu'il se manifeste et le nomme !

     

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    Pour prolonger...

                   cliquez : Aznavour - Premier... il sera le dernier.

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  • Aznavour ici et ailleurs... et là où l'on ne l'attend pas aussi...


                                     

                                                        Sur un poème d'André Salmon 

     


                         

                                                 Aznavour et la guerre... 

     


                                         
                             

                                                                 Sur un texte de Bernard Dimey

     


                                             

                                                                 Le cantique des cantiques.... 

     


                                               

                                               A l'époque de Soljenitsyne et de son "Archipel du Goulag" 

     

    ________________

     

    Pour prolonger...

                   cliquez : Aznavour - Premier... il sera le dernier.

     

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