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Présidentielle 2017 et après

  • En finir avec l'utopie d'un "Référendum d'Initiative Populaire et Citoyen" à l'heure du mondialisme et des Gilets jaunes ?


     

                 Quelle que soit l’issue de ce soulèvement, rappelons que les Gilets jaunes - cette France abstentionniste (1) qui a compris qu’elle n’avait plus rien à attendre des médias, de la classe politique et des syndicats en ce qui concerne leurs luttes pour une vie décente car tout ce beau petit monde ne rechignerait pas à les laisser mourir ou bien plutôt crever, à petit feu, en silence et dans l’indifférence la plus absolue ( comme pour ces agriculteurs, faillite après faillite, suicide après suicide sous le regard indifférent de la FNSEA et d'une Confédération paysanne étrangement muette), assurés que les naufragés du continent africain seront à terme appelés alors à occuper leurs emplois mais à 60% du SMIC pour un plein temps, cela va sans dire ! Car, dans le cas contraire, à quoi bon !.....

    Force est de reconnaître que cette France Gilets Jaunes - alliance inédite du prolétariat, des classes populaires, des retraités, des chômeurs, des classes moyennes et de la petite bourgeoisie (commerçants et artisans) -, a bel et bien créé un précédent : elle a prouvé au plus grand nombre qu’il n’était plus nécessaire d’attendre quoi que ce soit de tous ces acteurs alliés et complices ( pour rappel : les médias, la classe politique et les syndicats) : alliés dans l’intérêt ; complice dans le crime pour non-assistance à foyers en danger ; même si à propos d'une de leurs revendications - "référendum d'initiative populaire et citoyen" - ce mouvement semble bien naïf.  

                      
                       

     

    Etienne Chouard qui réfléchit depuis des années sur l'état de notre démocratie - star d'internet, il défend le tirage au sort et le référendum d’initiative populaire depuis 13 ans - obsédé par les lieux dits de "pouvoir" (l'Assemblée nationale en priorité) - a, pour son malheur, 50 ans de retard dans ses préconisations même si ses analyses et son diagnostic demeurent pertinents car ce professeur d'économie et de droit semble refuser de comprendre que le "pouvoir" n’est plus à l’Assemblée, et moins encore à Matignon, à l’Elysée ou au Sénat. Quant au conseil constitutionnel... et conseil d'Etat...

    N'empêche.... référendum d’initiative populaire en-veux-tu-en-voilà ! d'aucuns mentionnent la Suisse (2), pays longtemps considéré comme propre à l'extérieur (mais sale au-dedans) ; car, si comparaison n'est pas raison, rappelons ceci à propos des restrictions qui encadrent ce fameux référendum : toute initiative comme la « révision de la constitution » doit être validée, en dernier ressort,  par l’Assemblée fédérale composée d’élus au suffrage universel : l’équivalent de notre Congrès.

    En revanche, il est vrai que les Suisses peuvent proposer en toute liberté de voter à propos... par exemple... de l'interdiction ou non des minarets ou bien en faveur de "Six voies pour l'autoroute A1 entre Zurich et Berne". Pour le reste… des restrictions insurmontables protègent les leviers du pouvoir économique et financier. Pas folle la guêpe ! Pour preuve : aucun Suisse n’avait voté pour le "secret bancaire" qui a si longtemps permis aux  « plus riches » du monde entier de spolier le budget des Etats à la hauteur de centaines de milliards et plus des années durant... en échappant à l’impôt.

     

                Mais enfin, et pour revenir au débat français autour de ce référendum, tous les partisans de cette initiative n’auraient-ils alors jamais entendu parler du "mondialisme" (ou de la mondialisation) sous la contrainte duquel tous les gouvernements européens sont placés ? 

    Et puis aussi ceci : qui peut bien avoir besoin d’espérer que ceux qui ont pensé "cette mondialisation et ce mondialisme" que ces derniers n’ont qu’un désir : satisfaire nos désirs : plus de salaire, plus de qualité de vie, plus d’air pur, plus d’argent pour la santé, plus de justice et plus de fraternité, plus, plus, plus ! Alors que ce projet mondialiste sans honneur ni justice a pour coeur de cible l'Europe, là où les protections sociales sont les plus élevées avec la Commission européenne ( sans oublier la dictature de l'Euro) relais de ce mondialisme qui met en concurrence le travailleur de Clermont-Ferrand avec le travailleur roumain ; le travailleur roumain avec le travailleur chinois ; sans oublier l'Euro qui met toutes les économies européennes en concurrence avec celle de l'Allemagne et son mode production ainsi que son modèle social d'une nature masochiste et sacrificielle. 

    D'autant plus que si Macron est bien l'homme de ceux qui sont allés le chercher et qui lui ont permis d'être candidat (la banque (BNP), les assurances (AXA), les dix milliardaires qui possèdent les médias français : information ICI ; Macron est aussi l’homme de Bercy ; un Bercy sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)…  une commission sous  contrôle des Marchés financiers (l’hyper-structure)… instrument qui fracasse les pactes sociaux européens en mettant en concurrence l’ouvrier de Clermont-Ferrand avec l’ouvrier roumain ; ce dernier avec celui de Shanghai.

    Et encore : qui donc a pu oublier que toutes les politiques menées depuis trente ans ne recueillent l’adhésion d’aucune majorité ? La seule majorité constatée est la suivante : abstention record, vote RN (FN) et extrême gauche - majorité divisée à jamais ; majorité stérile, le tout savamment orchestré et entretenu par tous les gouvernements. Et pour cause : il n’est question que de baisses des salaires, baisses des retraites, baisse du financement de tous les services publics, mise en danger de notre protection sociale et de notre liberté d’expression.

    De plus, ne nous faisons aucune illusion : dans les décennies à venir, les acteurs du mondialisme sauront gérer la fin de la croissance, le renoncement de l’utilisation des énergies fossiles faute de pouvoir les rendre inoffensives et un mode de production et de consommation tout autre pour le plus grand bénéfice d’une partie de l’humanité contre une autre ; aussi on peut prédire ceci  : ceux qui aujourd’hui vivent mal, vivront plus mal encore ; et ceux qui vivent relativement bien iront rejoindre les rangs de ceux qui, aujourd’hui, ne cessent de sombrer.

     

                 Dans le cas où ce type de référendum permettrait de reprendre le dessus sur notre Constitution et une représentation nationale qui ne représente plus qu'elle même, si possible sur des questions vitales et non périphériques, voire anecdotiques...

    - Aucune possibilité d'y parvenir sans une sortie de l'U.E et de l'Euro ainsi que le rétablissement de nos frontières douanières dans les domaines de notre économie marchande et de la finance. 

    - Aucune possibilité d'y parvenir sans un soutien et un vote massif des classes moyennes en faveur de ce retrait  ; or, ces classes ne risqueront rien et certainement pas ce grand saut dans l'inconnu. Quant aux actions qui pourraient être mises en place pour obtenir gain de cause (blocage  et autres) , ces mêmes classes auront tôt fait de demander que l'Etat et l'ordre reprennent toute sa place.

    - Commission européenne, marchés financiers et tous les acteurs du mondialisme (en sous-main)... tous feront la guerre à cette France sécessionniste ; une guerre sans merci que les classes moyennes refuseront de mener jusqu'à son terme : la défaite.

                 Est-il nécessaire de préciser qu'au Loto, nous aurions tous plus de chances de gagner le gros lot ?  

                 Mais alors, pourquoi faire très "compliqué" quand on peut faire plus "simple", plus réaliste et plus efficace ? Il faut cesser de se raconter des histoires, et de perdre du temps, un temps précieux qui concerne des vies gâchées, des vies sans horizon ni perspectives !

    Aussi, empressons-nous d'affirmer ceci : il n’y a qu’un modèle d'action pour ceux qui refusent la soumission : les « Gilets jaunes » - ce petit peuple de Coluche insaisissable, impalpable mais très cohérent et conséquent - et bien évidemment «  Notre dame des Landes » (3) et les "bonnets rouges" ; du local (fermeture école, hôpitaux, entreprises, alerte environnementale) au national… car il semblerait que la rue soit le nouveau et le dernier lieu de l’expression démocratique et de la manifestation de cette expression dans le cadre des revendications de demain car, force est de constater, dans le contexte d'un monde globalisé, que tous les partisans du "référendum d'initiative populaire" ratent dramatiquement leur cible avant de tomber de haut et de se fracasser sur un réel qui ne pardonne rien, en passant à côté de l'établissement d'un rapport de force sans lequel aucune bataille ne peut être gagnée ; une bataille qui n'a qu'un seul objectif : "une vie décente pour des hommes et des femmes qui se donnent les moyens de se tenir debout", ici et maintenant et certainement pas dans dix mille ans,  face à la tentation toujours renouvelée, qui jamais ne baisse les bras, d'une injustice sociale aveugle qui ne connaît ni ne reconnaît ses millions de victimes. 

                 Président(s), gouvernements, députés, sénateurs, maires, conseillers municipaux, départementaux, régionaux, syndicats et médias... encore une fois, rappelons ceci : les Gilets Jaunes ont révélé au plus grand nombre qu’il n’était plus nécessaire d’attendre quoi que ce soit de tous ces acteurs ;  dans les années à venir, les plus précaires des classes populaires et bientôt d'une grande partie des classes moyennes, devront tous s’organiser sans eux dans chacune de leur lutte tout en comptant sur notre soutien.

     

    ***

     

                A vos "fichier S" (4) pour atteinte à la sécurité de l'Etat !  - (comprenez : "... pour atteinte aux intérêts de l'oligarchie mondiale des Etats mondialisés".

                Pauvre police.

     

     

     

    1 - C'est cette France abstentionniste ( cette abstention que nous avions pris l’habitude de déplorer) qui a trouvé la solution, la seule qui vaille ; et l’ironie c’est qu’elle est venue de cette France-là cette solution et non de nous tous, hyper-politisés, mobilisés à chaque élection. 

    Sans doute est-ce dans l’ordre des choses ; des électeurs démissionnaires étaient tout désignés pour continuer d'exister en tant que citoyens en inventant d’autres gestes politiques contre un rituel électoral vide de sens.

     

    2 - La Suisse est vraiment le dernier exemple à prendre en considération ; en aucun ce pays  grand comme un mouchoir de poche ne peut servir d'étalon-démocratique pour les raisons suivantes : c’est un pays confidentiel sans rayonnement international ; il n’a aucun poids culturel, politique, économique, diplomatique et militaire  ; ce n’est pas une puissance nucléaire ; il n’a aucun passé historique de dimension mondiale ; il n’est le concurrent de personne et pour cette raison, il ne dérange personne, plus particulièrement depuis qu’il a été mis au pas au sujet du « secret bancaire », partiellement du moins  : il ne dérange les ambitions d’aucune puissance puisqu'il est sans ressources naturelles ; pour toutes ces raisons, et contrairement à la France, c’est un pays qui bénéficie donc d’une indépendance non négligeable dans l’organisation démocratique de ses institutions ; aussi, se référer à la Suisse face à la France, c’est encore une fois passé totalement à côté de l'importance de la prise en compte de la réalité écrasante des rapports de force et de la réalité tout court : là on retrouve chez les partisans de ce fameux référendum d’initiative.... le déni au profit d’une utopie qui jamais ne doit connaître d’accomplissement : une utopie condamnée à l’errance ; aucun lieu où se poser, construire, bâtir : finalement, c’est un peu comme une religion cet engagement à caractère quasi-millénariste.

    La Suisse "pays sale à l’intérieur "... car sa prospérité a longtemps reposé sur le "secret bancaire" et sur l’accueil complaisant des milliards de la fraude fiscale qui ruine les budgets des Etats, ainsi que... le blanchiment des années durant de l’argent de toutes les mafias  : drogue et traite humaine.

    Soit dit en passant, on pourra s’interroger sur le fait qu’aucune initiative du type (RIC ou RIP) ne se soit attaquée à ce « secret bancaire » et ses conséquences à la fois immorales et anti-citoyennes  : le blanchiment de l’argent sale et le statut de la Suisse comme « pays refuge » du refus du consentement à l’impôt des élites financières étrangères.

    Pas folle non plus la guêpe citoyenne ?

     

    3 - A noter ceci : "Référendum pour Notre-Dame-des-Landes : le oui l’emporte à 55,17 %. Les électeurs de Loire-Atlantique se prononçaient, dimanche, sur le projet de transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes : ICI.

    Le gouvernement passera outre : il n'y aura pas de transfert de l'aéroport. Qui s'en est ému ? Pas les partisans du RIC ou RIP (référendum d'initiative citoyen et populaire) qui était contre ce projet.

    Qu'est-ce à dire ? On est pour le RIC lorsqu'il vous donne raison. Dans le cas contraire, on préfère oublier la consultation qui a eu lieu ? 

     

    - Pour info, sachez que les zadistes sont fichés "fichier S" : info ICI

     

     

     

     

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  • Il est 20h Monsieur Macron !

    les annonces de macron aux gilets jaunes

      

                Emmanuel Macron s'est exprimé lundi soir, depuis l'Élysée, dans une allocution enregistrée dans l'après-midi, pour tenter de mettre un terme à la crise des "gilets jaunes". Il a annoncé de mesures en faveur du pouvoir d'achat. 

     

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                    Les annonces de Macron en réponse aux revendications des Gilets Jaunes ne remettent rien en question, et les foyers qui vivent avec le SMIC et les retraités sous le seuil de pauvreté garderont la tête sous l’eau car aucune des mesures annoncées leur permettra de remonter à la surface ; rien donc sur l’augmentation des revenus (les 100£ annoncés ne concernent pas le SMIC, qui n'augmentera que de 20 euros, mais "la prime d'activité" versée chaque année sous condition ; cette prime touchera uniquement 1/3 des salariés payés au SMIC : ICI on trouvera une explication claire) pour cette population dans laquelle c’est l’abstention et le vote FN stérile qui dominent ; population qui n’intéresse personne ; ni le politique ni les médias. 

    Seules les classes moyennes pourront se réjouir : grâce aux Gilets Jaunes, ils ont échappé à la hausse des carburants, de l'électricité et du gaz sans être sorties se faire gazer et matraquer. 

                  Pour ces raisons, à propos de ces mesures, on pourra aussi faire le commentaire suivant : ceux qui n'ont besoin de rien seront satisfaits ; les autres... non ! Car ces derniers savent qu'ils garderont la tête sous l'eau.

    Mais alors, le gouvernement Philippe leur aurait-il fait peur pour mieux leur faire accepter la noyade qui est la leur depuis des années ?

    Ces annonces confirment sans l'ombre d'un doute le fait suivant : Macron c’est l’homme de Bercy ; un Bercy sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)…  une commission sous  contrôle des Marchés financiers (l’hyper-structure - épée de Damoclès du mondialisme)… instruments qui fracassent les pactes sociaux européens et les cultures en mettant en concurrence l’ouvrier de Clermont-Ferrand avec l’ouvrier roumain ; ce dernier avec celui de Shanghai.

    Seconde confirmation : ce président le plus mal élu de la cinquième République, est bien "le président des Riches" qui ne seront à aucun moment mis à contribution ; et ce n'est pas qu'un slogan ; c'est le résultat "d'un pacte de non agression " signé entre eux et lui (1) ;  eux qui sont allés le chercher alors qu'il était à Bercy ; eux qui ont eu la bêtise et la faiblesse de penser, eux qui ne se trompent que rarement dans le choix de celle ou celui qui sera appelé à les servir, qu'ils pourraient faire de cet enfant roi, pourri gâté depuis son adolescence, un Président avec la majuscule de rigueur  ; alors qu'ils ont fait de ce capricieux arrogant, tout juste le gardien grossier de leurs intérêts à ciel ouvert car il ne s'en cache ni ne s'en défend même plus.

     

    1BNP, AXA, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys de la politique qui ont pour clients l'Hyperclasse), milliardaires des médias : Pierre Bergé, Niel et Pigasse, Patrick Drahi (via BFM-TV) … liste "complète" ICI (quotidien régional Sud-Ouest).

     

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  • Gilets Jaunes, médias et classe politique

     

     

     

                             « La branche a cru dompter ses feuilles… mais elle en portera le deuil » - Jean-Michel Caradec Mai 68

     

                                          Vous avez dit « Gilets jaunes » ?

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

     

    Difficile de ne pas déplorer à quel point le métier de journaliste s’est effondré sous le poids d’une caste qui n’est que la représentation de la défense de ses intérêts sur leur propre lieu de travail devant un micro et des caméras ; et tous se lèvent le matin avec une seule idée en tête : fustiger la moindre velléité de remise en cause des privilèges des classes supérieures car les privilèges de cette classe sont les leurs ; aussi, quiconque menace cette classe, menace le personnel médiatique : Elkrief sur BFM-TV demeure l’archétype du journaliste menaçant, le mépris chevillé au corps envers tous ceux qui refusent de se soumettre : grévistes, syndicalistes, activistes. C’est la raison pour laquelle tous sont bien plus à l’aise face à MLP dont l’électorat, par leur vote, neutralise toute possibilité d’alternative politique réelle depuis 30 ans.

    Ce qui a changé au fil des ans c’est qu’on ne peut plus ignorer, pour l’avoir enfin compris, ce qui suit :  tout ce personnel médiatique (au côté du personnel politique, unique client de ces médias avec les annonceurs publicitaires - notez qu’ils se nourrissent l’un l’autre) ne veut pas savoir, ne veut plus savoir et ne doit pas savoir ce qui est vécu par ceux qui vivent mal ;  d’une octogénaire telle que Michèle Cotta présente sur les plateaux de télé aujourd’hui encore (1), à Arlette Chabot sexagénaire (virée de la direction de l'information de France Télévisions mais toujours présente car ces gens-là ne renoncent jamais !) puis la quadragénaire Sonia Mabrouk au ton inquisitorial et relâché, « une maladroite » aux dents aussi longues que son désir de faire carrière mais sans en avoir la manière : ne jamais oublier que l’arrivisme demande des qualités et un savoir-faire - pensez ne serait-ce qu’à un Julien Sorel ou à un Eugène de Rastignac.

    Au côté de ces hyper-cadres et cadres de l’information de classe, gourdes et valets (de Pujadas à un Jean-Michel Aphatie) confortablement installés dans des studios radio et télé hyper protégés, ce sont leurs petites mains, prolétaires-journalistes payés un jour sur deux, qui, sans état d’âme, sont envoyés au casse-pipe, à savoir : sur le terrain, là où une colère va croissante devant une organisation de la représentation du réel qui n’est, au mieux, qu’un mensonge par omission ; au pire, de la propagande de classe.

    Pourquoi cette colère dans les sondages et de la rue à l’égard des médias ? Certainement parce que tous ne supportent plus de les entendre affirmer, matin, midi et soir, qu’il n'y a pas d'alternative et qu'il leur faut s’accoutumer à vivre avec des élites qui sont de véritables traîtres de la cause des Peuples, sous le prétexte suivant : si c'était différent, ce serait pire encore.

    De la colère donc ; colère et exaspération face à des Médias sans courage mais prompts aux anathèmes et qui se refusent à « pénétrer le réel » dans toute sa complexité. En effet, ils n’ont qu’une seule mission : lui "casser la gueule !" à ce réel afin qu’il se taise, alors que cette colère devrait  intéresser tout journaliste digne de ce nom car elle touche à l’actualité sociale, morale et politique de notre société ; actualité que l’on retrouve le soir des élections - abstention massive et vote FN -, à l’heure où un Macron fait « propre sur lui » et par ricochet, fait « France propre sur elle » dans ce miroir aux alouettes que les médias nous tendent chaque jour aux côtés d’une classe politique aux ordres d’un projet européen qui n’est que l’instrument d’un mondialisme fossoyeur de notre contrat social. Cette colère est pourtant essentielle à qui souhaite comprendre les ravages de trente ans de cynisme politique et médiatique et de lâcheté morale.

    La démission face au réel de tous ces médias leur permettra-elle de sauver leurs places et leurs têtes ? Rien n’est moins sûr car médias et classe politique sont inextricablement soudés : la chute du journalisme et la chute de la volonté politique sont concomitantes ; l’une entraîne l’autre et vice versa.

    Après le pourrissement, la putréfaction, de complaisance en relâchement, force est de constater une fois de plus que jamais ces médias ne seront à la hauteur de ce qu’ils croient défendre, alors que seule la recherche de la vérité importe. D'ailleurs, ne devrait-on pas finalement vivre que pour ça : la vérité de soi, et la vérité en soi, surtout lorsqu’elle n’est pas bonne à dire car elle fragilise le pouvoir des dominants ?

     

                     

                         Fabrice Epelboin est un spécialiste des réseaux sociaux et contributeur régulier à Reflets.info, un blog spécialisé.

     

                    Menacés par Internet et les milliers d’internautes créateurs de contenu dédié à la contre-information, les médias ne baissent jamais les bras ; ils ne s’en laissent pas compter ; pyromanes, ils savent allumer des contre-feux comme la dénonciation des fakenews qui sont à ces médias ce que l'hôpital est à la charité car le mensonge par omission qui caractérise une grande partie de l'information ( le refus de la recherche des causes, le refus de nommer les hommes et les femmes derrière ces causes) n’est-ce pas déjà en soi de la fakenews ?

    Propagande pour propagande… quittes à devoir accepter que 80% des Français s'informent principalement auprès des médias dominants, médias de masse (télé, radio, journaux, hebdos),  dans ce contexte, rappelons en passant qu’il est important que tous puissent avoir accès à toutes les propagandes : de RT France (télé russe francophone) à BFM-TV en passant par  Radio et France télévision tout en gardant à l’esprit qu’à la question  "qui fait quoi,  à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui ?"… seuls Internet et les sites dits de ré-information et de contre-information semblent à même d’y répondre avec une franchise et une expertise précieuses ; pour cette raison, ils représentent une richesse décidément inestimable.

    Après la « fakenews », autre arme à la disposition des médias pour contrer Internet : la théorie de "la théorie du complot" ou comment discréditer un adversaire en l'accusant de « complotisme » sans toutefois être capable de répondre à la question suivante :  où finit la ré-information et l’investigation, où commence le complotisme conspirationniste ?

    Ne nous y trompons pas : ce sont précisément ceux que cette ré-information-contre-information met en danger, à savoir les médias dominants soutenus par la classe politique et les grandes entreprises, qui, arbitrairement, en décident.  En cela, le "conspirationniste" est la mauvaise conscience de tous ceux qui ont choisi un jour de placer leur avenir professionnel et leur confort personnel au-dessus de la vérité au profit de la falsification des faits.

    On cache sa honte comme on peut : en procès d'intention récurrents et lâches. Quant à la dénonciation du populisme… même à sciences-Po, on sait que ce vocable n'a qu'une fonction : discréditer auprès d'un électorat bien ordonné un adversaire politique ; pour cette raison, « le populiste » c'est l'autre, toujours ! Sa dénonciation n'explique rien mais révèle tout : un parti pris de classe, tendance « bourgeois des centres-villes, pétés de tunes et morts de trouille » : classe politique, universitaires et journalistes-chroniqueurs.

    Mais alors, que tous se rassurent car, personne n'a besoin de la lanterne des partis dits "populistes" ou des « complotistes » pour éclairer avec justesse la qualité de sa vie, sa dégradation et pour désigner les responsables, ni pour comprendre que l’ennemi des classes populaires n’est pas le Musulman qu’on leur jette en pâture sans sourciller, comme un os à ronger… mais bien plutôt cette bourgeoisie des centres-villes et les rentiers du foncier et de la finance qui regardent travailler les autres.

    Ca aussi, les Gilets Jaunes l’ont bien compris.

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

                   Pour se racheter, quand la critique les menace d’un peu trop près, pour se donner bonne conscience, il est vrai que la spécialité des médias d'Etat ou privés, France Culture en tête, c'est la célébration des vaincus de l’histoire mais... longtemps après leur défaite et leur décès : Proudhon, Marx, Rosa Luxembourg, Guy Debord… une fois qu’ils ne représentent plus aucun danger pour l’ordre économique : l’économie, le nerf de la guerre de classes.

    Aussi, ce n'est sûrement pas la carte de la France qui s'obscurcit avec ce mouvement des Gilets Jaunes.... ce sont bien plutôt des médias ventriloques de gouvernements qui n'en finissent pas de nous dire qu'il n'y a pas d'alternative ; des médias , notons-le, qui ont adulé un Barack Obama qui flattait leur conscience de Blancs alors que c’est Bernie Sanders qui viendra nous révéler à quel point ces médias se sont moqués comme de l’an 40 du bilan économique et social d’Obama qui, à l’extérieur, il faut le rappeler, affichera le tableau de chasse suivant : la destruction de la Libye ainsi que de la Syrie.

    En définitive, il se pourrait bien que les Gilets Jaunes aient pris conscience de ceci : après la caste politique, cette caste médiatique dont les patrons sont milliardaires, une caste passée au crible depuis 20 ans - le profil de ses membres, leurs agissements, le décryptage de leur manière de traiter l’info (voir les travaux d’Acrimed et de Pierre Carles) - n’a pas cessé d’être un danger pour la démocratie ; un danger croissant.

    Aussi, il est temps que les " journalistes de la désinformation par omission et du mensonge éhonté", assument leurs responsabilités.

    Après tout, qui a dit qu'un bon journaliste est un journaliste au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre média, indépendant de surcroît et dans la mesure du possible !

     

                          Vous avez dit « Gilets jaunes » ?

     

    Comme un fait exprès, dès la première semaine de mobilisation, les médias n’ont pas hésité à se faire l’écho d’« un mensonge d’Etat » car les raisons de la sur-taxation des carburants est à trouver non pas auprès des différents rapports du GIEC mais bien plutôt auprès de Bercy : fange arrogante, autoritaire et anti-démocratique au service d’un fascisme monétariste ; véritable Etat dans l’Etat ce Bercy sur lequel un ministre des finances n’a pas plus de poids qu’un balayeur ! Un Bercy entièrement dédié au respect des directives et des traités signés par des chefs de gouvernement et des chefs d’Etat jean-foutre à la grande satisfaction d’une Commission qui n’en finit pas de travailler à la destruction de l’Europe en s’attaquant à son modèle social, et par voie de conséquence, à sa civilisation.

    Que l’on ne se fasse aucune illusion : il semblerait que la prétendue  « conversion écologique » soit d’une part le cache-sexe d’un racket organisé des foyers français les plus modestes pour commencer et d’autre part, que celle-ci… tout comme la liquidation de notre industrie dans les années 80, se fasse sur le dos des classes populaires et des petites classes moyennes, une nouvelle fois, sacrifiées pour le bien-être à venir des chérubins de l’hyper-classe et des classes supérieures de nos centres-villes.

    Là encore, les médias et la presse confirmeront leur incapacité à faire ce pour quoi les contribuables français subventionnent à hauteur de plusieurs millions d'euros par an des titres au bord de la faillite intellectuelle et financière.

    Non rentable, il est vrai que l’utilité de cette presse est ailleurs : dans l’exercice de moyens de pression sur les concurrents économiques car sa capacité de nuisance envers ceux qui seraient tentés de remettre en cause les intérêts des entreprises de ses actionnaires est infinie ; financement des campagnes électorales, bourrage de crâne et soutien inconditionnel au candidat qui s'engage alors à se faire le gardien des intérêts des entreprises du CAC 40 et bien au-delà, : ceux d'une l'oligarchie mondialisée.

    Aucune diversité des points de vue ; tous appartiennent à la même classe ; tous habitent les mêmes quartiers et dépensent leur argent dans les mêmes lieux,  et tous sont dans des logiques identiques de carrière… là encore, force est de constater que la seule et vraie menace contre la démocratie ce sont ces médias dont les propriétaires n'ont aucun intérêt à une information honnête susceptible de faire de leurs audiences des citoyens avisés, informés et critiques, car tous savent qu'il n'a pas de carrière médiatique, politique, artiste, universitaire et économique dignes de ce nom, pour tous ceux qui partageraient cette aversion pour un mondialisme sans honneur et sans justice. La classe politique n’ignore pas non plus ce risque qui est une véritable menace portée sur eux tous.

    Pour preuve… lorsque le Premier ministre a exposé devant les parlementaires son "plan de sortie de crise Gilets jaunes », notons qu'aucun des intervenants ne mentionnera le lien entre "trois semaines d'obstination de Macron : « On ne change pas de cap !" et un Bercy placé sous l'oeil scrutateur de la Commission européenne... elle-même sous le contrôle des marchés financiers et des acteurs d'un mondialisme sans honneur ni justice qui n'a qu'un but : la baisse des salaires, la paupérisation des services publics et de la protection sociale... (chômage, maladie et retraite) avec l'Europe comme coeur de cible bien évidemment puisque c'est le lieu dans lequel toutes ces protections sont les plus élevées.

    Quant au Parlement de Strasbourg  à l'absentéisme sans égal : on y compte plus de lobbyistes que de députés même lorsque l'hémicycle est au complet.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    CRS face aux Gilets jaunes : des pauvres contre des pauvres !

     

     

                     Il est bon de garder à l'esprit que la liberté d'expression, la liberté de rassemblement protègent ceux qui en ont besoin bien qu'ils ne soient pas si nombreux finalement ; d’où la faiblesse avec laquelle ces libertés sont défendues d’autant plus que les politiques n’oublient jamais de mettre à l’honneur la police et la gendarmerie alors que tous les gouvernements les méprisent : les militaires montés sur Paris dans le cadre de la lutte contre le terrorisme seront logés dans des locaux insalubres (couchage indigne, pas de douche), et dans les commissariats ce sont des rats et des cafards qui prospèrent ; là, l’hypocrisie est à son comble ; elle dit tout de la scélératesse de ceux qui font face aux Gilets Jaunes.

    L’hypocrisie et le mépris, encore le mépris ! Et pas un mot des médias à ce sujet.

    Il est surprenant qu’il n’y ait pas eu de défections du côté de ces forces de l’ordre ; et de la justice pareillement méprisée par les gouvernements !

    Devoir de réserve oblige ?

    Des CRS, des gendarmes blessés ? Certes ! Mais... de mentionner dans le détail les centaines de blessés Gilets jaunes (grenades GLI – F4 à l’usage contesté et balles en caoutchouc),  ceux qui ont perdu une main, un oeil.... et d'autres… souffrant de séquelles à vie, les médias s’en sont bien gardés.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    Macron, quant à lui, est soupçonné d’avoir cherché le chaos et d'avoir joué la montre dans sa gestion de la contestation, tout en s’assurant que les médias se fassent les relais des dégradations commises ; c’est la raison pour laquelle il choisira, dès son retour d’Argentine, d’aller le matin même, avec les médias « vers la casse et la souillure » dans un seul but : rallier à lui des classes moyennes indignées et effrayées, classes sans lesquelles il ne peut espérer  « avoir le dessus » sur les foyers qui n’ont de cesse de « boire la tasse » sur-représentés et sur-mobilisés chez les Gilets Jaunes ; classe sacrifiée sur l’autel non pas d’une transition écologique fantomatique mais bien plutôt sur les exigences monétaristes des marchés financiers :  ces fossoyeurs de la souveraineté des Etats et des Peuples.

    Cris d’orfraie et posture, la Marianne énuclée de l’Arc de triomphe fera un temps la Une ; un Arc de Triomphe symbole de la République ? Voyons ça de plus près : 1806 construction - 1836 finition ; de Napoléon 1er Empereur à Louis Philippe roi de France issu de la Restauration – volet 2 après Charles X.

    Mais alors, où est alors la République dans ce monument ?

    Tombe du soldat inconnu souillée ? Là encore, où était la République dans cette boucherie des classes populaires de 14-18 ?  

    La Marianne énuclée de l’Arc de triomphe dans la défaite de la macronie, n’est-elle pas finalement le vrai visage de notre République, gueule cassée, borgne, énuclée de ses classes populaires et du souci d’une justice sociale qu’il nous faut toujours et encore déplorer ?

    Casse des vitrines, mobilier urbain, manque à gagner des commerçants…  rappelons que la démocratie, ce n’est pas gratuit : c'est payant. Ca coûte ! Reste alors pour tout un chacun de trouver un pays dans lequel, même au nom de démocratie, il est interdit d'interférer avec la bonne marche des affaires !

     

     

                  Avec un ministre de l’intérieur cynique et manipulateur - de la graine de politicien c’est sûr ! petite main servile de toutes les figures de proue  des grandes erreurs tragiques de l'histoire (les historiens oublient souvent l’entourage de ces figures) -, l'obsession des Etats c'est de faire contre mauvaise fortune un bon usage opportuniste des circonstances auxquelles ils sont confrontés car cette colère du peuple, l’Etat et les médias l’entretiennent - il vous la garde au chaud pour ainsi dire ! - tout au long de l’année dans l’espoir que vous la lui rendiez bientôt au centuple lorsque vous lui remettrez les « pleins pouvoirs » au cri de « Protégez-nous ! » ; une injonction crédule et suicidaire car, l’Etat ne protège que l’Etat. Et l’Etat sort toujours plus fort d'une tentative de remise en cause, et le Peuple plus faible et plus dépendant encore.

    Toute l’année durant, les médias – leurs éditorialistes en particulier - moquent les demandes d’augmentation de salaire, se félicitent des cadeaux fiscaux des plus riches au nom de la sacro-sainte « compétitivité de nos entreprises » dans lesquelles ces chroniqueurs et autres experts ne mettent jamais les pieds ; aujourd'hui, ils reçoivent les Gilets jaunes et feignent de comprendre leur situation. Mais alors, tous ces Gilets jaunes présents dans les médias réalisent-ils qu’ils sont « en garde à vue » ? Car enfin, questions après questions, tous ces médias n’attendent-ils pas qu’ils dérapent ou bien qu’ils cèdent à leur insu, et qu’ils finissent par adhérer à cette logique médiatique et gouvernementale d’une résignation qui n’ose pas dire son nom ou du moins, d’une sorte de fléchissement de leur volonté ?

    La Fontaine n'a jamais eu autant raison :" Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute".

    France Info, BFM-TV, LCI et Cnews qui a sans doute pris la mesure de l’événement en choisissant des commentateurs de football (Pascal Praud entre autres, animateur de propos de café du commerce) pour accueillir les Gilets Jaunes et leur parole, certes pour l’heure les médias flattent le mouvement et pour certains d’entre eux, manifestement pas mécontents d’être face aux caméras, leur ego. Demain viendra la saturation ; et si les résultats ne sont pas au rendez-vous, le sentiment d’être face à une coquille vide ; vide de sens, vide d'efficacité, vide de perspectives et vide d’espoir. C'est alors que la diabolisation, le rejet, le mépris seront de mise à nouveau (chassez le naturel il revient au galop !) car, les yeux rivés sur les sondages quant à leur popularité à tous, déjà à l'affût, bientôt la machine étatique et médiatique se mettra en marche ; un seul objectif discréditer ces hommes et ces femmes : atteinte à la sécurité de l'Etat, poujadisme, populisme, racisme, antisémitisme, fascisme et nazisme, la boucle bouclée … ils seront alors responsables de tous les maux ;  entre autres : des milliards de manque à gagner pour notre économie alors que le seul responsable se trouve à l'Elysée ; l'Elysée et sa catastrophique gestion de la crise depuis 4 semaines. 

    En plein marasme, France Culture apeurée (décidément, on ne peut pas cacher longtemps d’où l’on vient !) pose la question suivante, sans doute dans le but de se rassurer : qu’est-ce qui fonde un refus inconditionnel de la violence ? interroge cette radio à propos de ceux qui, dans leur combat, auraient banni le recours à la violence pour obtenir gain de cause.

    Si on écarte un temps les esprits prompts à la soumission (celui des brebis de l'existence face aux loups), on s'empressera de répondre que ce refus inconditionnel du recours à la violence sur les personnes et sur les biens trouve son fondement auprès d'une classe qui n'a pas besoin d'y recourir (ou qui n'en a plus besoin) excepté dans le cadre et sous le masque de la gestion économique, politique et sociale de leur propre pays ou d'un projet tel que l'U.E : cadeaux fiscaux aux plus aisés, baisses des salaires et des retraites, paupérisation de l'Etat providence, attaque des services publics.... en particulier : l'hôpital et la Sécurité sociale ; violence sourde, intime, extrême dans les faits, dans ses applications, dans son vécu.

    De plus, ignorer que TOUT est violence... c’est ignorer l’Histoire ; certes, la violence des dominants n'est jamais analysée ni commentée par ceux qui les servent (le personnel médiatique, la bourgeoisie et ses universitaires – sociologues principalement)  qui sont aussi les seuls autorisés à prendre la parole dans les médias et à traiter ce sujet ( médias que possèdent les dominants, leurs patrons et clients à tous) ; personnel médiatique payé pour ne commenter que la violence des dominés ; violence dont les médias se repaissent : un vrai régal toutes ces images ! Une opportunité de plus à saisir par ceux dont le travail consiste à discréditer, ridiculiser, fanatiser tous ceux qui refusent de « crever » en silence, humiliés et déshumanisés (alcool, dépérissement physique, suicide) ; victimes collatérales expiatoires… par milliers, par millions… minuscules, anonymes, excepté pour leur famille.

    Il est temps que France Culture cesse de tenter de se hisser plus haut que son véritable souci pour les classes populaires ; il suffit de se reporter au programme « les Matins de France Culture » animé par un Guillaume Erner pour se convaincre de la superficialité de ce souci. Aussi, on conseillera à cette radio de se contenter de diffuser les archives de nos derniers grands esprits (des années 30 aux années 70) avant l’effondrement : le journalisme politique c'est un vrai métier ; or, ce métier n’est pas celui de cette radio.

     

                                   Vous avez dit Gilets Jaunes ?

     

    Les Gilets jaunes, cette alliance inédite du prolétariat, des classes populaires, des retraités, des chômeurs, des classes moyennes et de la petite bourgeoisie (commerçants et artisans) représente un véritable danger pour le Système (2).

    Les causes de cette alliance inespérée sont bien évidemment le déclassement et le tassement qui s’en est suivi des classes moyennes dont les revenus rejoignent à quelques centaines d’euros près, ceux des classes populaires.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    Macron et la Macronie, cette bulle politique aurait-elle alors explosé en vol ? Certes, Macron est tout nu ; finies les gamineries jupitériennes de ce Président enfant roi, défiant, arrogant et orgueilleux, qui s’est brûlé les ailes tout seul ; il est tombé du haut de son propre poids : poids plume ; de dédale en dédale, Icare n’est pas près de sortir de son labyrinthe !

    Car c’est toute la com de Macron qui s’effondre et toute la classe politique et médiatique qui n’a pas fini de payer cette « com » dont ils se sont fait les relais, cirque ridicule à leur échelle à tous, mise en scène insultante de bêtise et d’indignité à l’échelle des foyers qui peuvent tout juste nourrir leurs enfants dans l’humiliation d’une mère et d’un père qui ne peuvent répondre à leurs besoins ; ce qui en dit long sur ceux qui entourent et conseillent Macron.

    On évoque à propos des troupes de Macron élues à l’Assemblée, la société civile ? Mais quelle société civile ? La médiocrité et l’inexpérience de ces troupes permet surtout d’imposer le silence et la mise au pas d’hommes et de femmes sans culture politique, sans recul historique, sans caractère, sans volonté. Pour cette raison, est-il présomptueux de prédire que tous ces élus de la dernière heure, dont c’est le premier mandat, ne peuvent plus espérer faire carrière tout comme leur leader et gourou ? Ce qui n’est certainement pas une mauvaise nouvelle en soi. Il leur faudra, comme nous tous, aller bosser ! 

    Trop pressé de répondre aux desiderata de ceux qui l’ont accompagné jusqu’à la porte de l’Elysée, sans doute Macron a-t-il pensé que les classes populaires françaises étaient suffisamment désillusionnées, comme brisées, à genoux - on pensera aux Grecs, aux Portugais ou aux Espagnols (des « peuples paillasson » sur lesquels l’oligarchie mondiale s’essuie les pieds à loisir ?) -,  pour se laisser dévaster et mourir en silence.

                   Lourde responsabilité que celle des médias ; leurs têtes d’affiche ont soutenu la candidature de Macron dans lequel très vite, tous se sont reconnus car, pour les plus jeunes d’entre eux, Macron c’est eux par procuration ; rêves de grandeur et ambitions illimitées (présenter le JT de 20H ?) ; quant aux installés quinquas et sexagénaires : « Lui, Macron, saura enfumer les électeurs et protéger nos intérêts ! » ; lourde responsabilité aussi de ceux qui ont fait de cet enfant pourri-gâté, le pire des hommes à la tête d’un Etat dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, un candidat à la présidence mettant tout en oeuvre pour qu’il soit assuré d’être élu. Ces médias et ces hommes-là issus de la banque, de l'assurance, accessoirement de la politique, magnats des médias et autres millionnaires, ont mis la France en danger pour le seul bénéfice de leurs intérêts : BNP, AXA, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys de la politique qui ont pour clients l'Hyperclasse), Michel Collomb, Pierre Bergé, Niel et Pigasse, Patrick Drahi (via BFM-TV) … liste "complète" ICI (quotidien régional Sud-Ouest).

    Macron maintenant en difficulté ? Evidemment, rien n’est jamais perdu pour ces mécènes de la politique ; soyons assurés qu’en 2022, de leur chapeau sortira un « non présidentiable » ( attention ! il se pourrait bien que MLP ne puisse plus service de repoussoir) seul opposant au candidat sortant « du système » ( Macron ou un autre si ce dernier n’est plus jugé capable de porter les réformes qu’ils exigent - tout comme pour Hollande ; et ça, ils le sauront très vite...), alors que seule une crise pourrait faire que tout l’édifice érigé voilà 30 ans et plus (depuis la défaite de la gauche en 1983) s’effondre même s’il est pour l’heure impossible de penser à un candidat, un parti, un mouvement... capable d’être à la hauteur de cet enjeu-là ; celui d’une crise aux conséquences irréversibles.

    Quant au Premier ministre, pour le remplacer, on évoque François Bayrou… homme sans qualité qui attend, tapi dans l'ombre, qu'un plus mauvais que lui échoue car Bayrou semble avoir compris que l'on trouve toujours plus médiocre, plus soumis (Bayrou, fils de métayer, est obsédé par le remboursement de la dette) que soi ! C'est sûr ! Macron n'est rien, juste un agent de l'oligarchie mondiale ; Bayrou se propose sans doute d'être un peu moins que rien.

    Aujourd’hui, finalement, être candidat à une élection n'est-ce pas déjà, et surtout, avoir démissionné en trahissant :  refus de tenir tête à ce projet mondialiste sans honneur ni justice qui fracasse les pactes sociaux et les cultures ? Aussi, il faudra sans doute que les Gilets jaunes se débrouillent seuls, ne comptant que sur eux pour inventer des formes alternatives d'organisation de nos existences car la macro-politique est morte et bien morte ; des taux d'abstention record à toutes les élections ne sont pas près de fléchir ; la rupture, le retrait sont consommés.

    Nous y reviendrons plus tard.

     

                     La peur  des éditorialistes, des chroniqueurs et autres intervenants des médias, de Natacha Polony (3) à Philippe Bilger (rebelle sans cause), à propos de ce mouvement - où va-t-il ce mouvement, où s’arrêtera-t-il ?- cette peur-là n’est pas nouvelle ; cette peur est vieille de mille ans ; c’est la peur de la Bourgeoisie ( en tant que catégorie et classe politiques et économiques) quand en bas ça bouge ; il ne s’agit pas d’une peur qui serait le fruit d’une analyse des événements et de leurs acteurs - une analyse distanciée, lucide, objective, informée et avisée -, mais d’une peur propre à ceux qui voient leur confort moral (« Je suis un type bien finalement ! » - jusqu’au jour où il leur faut demander et soutenir que l’on tire sur la foule) et leur confort matériel (« Ce mouvement, qu’est-ce que ça va me coûter, qu’est-ce qu’ils vont me prendre, qu’est-ce que je vais perdre ? ») menacés ; car tout au fond de lui,  le Bourgeois (ou le social-traître quand il est question d’un individu issu des classes populaires maintenant sorti du rang) sait qu’il est un salaud ; c’est la raison pour laquelle il choisit la violence verbale (voyez les prestations des Goupil et des Cohn-Bendit face aux Gilets jaunes  ! Et dire qu’ils ont fait Mai 68 ! Tous ont pris 40 kilos depuis : régime foie gras, caviar, meilleurs crus du bordelais et de la Bourgogne oblige !) ou bien la violence des armes et des véhicules blindés dès qu’il se sait contesté jusqu’à la remise en cause de son statut et de ses privilèges.

    Quant aux syndicats…

    Abandonnés par ces syndicats du public et du privé lâches et veules, à la tête desquels la bourgeoisie, des carriéristes, des planqués ( Comment échapper au travail !), des mous du genou ont su se positionner au fil des ans, de compromis en compromis avec les organisations patronales… on se souviendra longtemps que les syndicats-bastille-république auront refusé de prendre le « train Gilets jaunes » en marche pour la simple raison qu'ils ne souhaitent pas monter dans un train dont ils ne contrôlent ni la vitesse ni la destination, sans oublier le fait qu'ils ne décideront pas non plus du moment où il faudra descendre en marche ou à l'arrêt.

    Ah ! le contrôle, toujours le contrôle !

    Voyez ! Le peuple est dans la rue, les syndicats n'ont qu'un message : " Cachez ce peuple que l'on ne saurait voir sans trembler ! Aussi, qu'il rentre chez eux !" En religion, nous savions tous que c'est le Christ que l’on crucifierait une seconde fois si d'aventure il devait nous rendre visite ; en politique, c'est le petit peuple que l'on abandonne à son désespoir avant sans doute d'ordonner qu'on fasse donner la troupe et tirer au canon : les Guizot et les Thiers sont de retour.

    Obsolètes, caducs, ces syndicats sont eux aussi certainement en sursis. Force est de constater que, là encore, il faudra inventer un autre mode représentation, de résistance et d’établissement d’un rapport de force qui permette d'obtenir des résultats.

    Après les médias et la classe politique, il semblerait que ceux qui souhaitent sortir de la misère, de la pauvreté et de la précarité n’aient plus besoin d’eux non plus.  

     

                 Il faut bien reconnaître que… rusés, les médias ont très tôt exercé un « chantage à la récupération politique » contre les partis et les syndicats tentés de commenter ou de reprendre à leur compte les revendications des Gilets jaunes ; des députés ont été aussi visés par ce chantage ; ils mettront plus de deux semaines à passer outre car enfin, comment un élu local, élu d’une circonscription, pouvait-il rester indifférent ?

    C’était bien essayé de la part des médias qui sont aujourd’hui capables d’entraver en toute impunité le processus démocratique par le contrôle des élus et des corps intermédiaires face à un mouvement hors norme, et ce aux fins de l’isoler car, une règle une seule prévaut : ces mouvements ne doivent en aucun cas bénéficier d’un soutien institutionnel.

    Les médias seront donc parvenus à faire en sorte qu’un intérêt timide, qu’un soutien très confidentiel viennent encourager, voire soutenir, à mi-mot et à mi-voix, les actions et les revendications de Gilets jaunes autonomes et déterminés.

     

     

                   Depuis 20 ans « Le Système » avec la complicité encore une fois des médias et de la classe politique, a cru pouvoir miser sur des élections d’élus élus par défaut ; du député au Président ; dans ce contexte, on ne rappellera jamais assez combien Macron a été mal élu, ce qui n’empêche pas le mépris durant la gestion de la crise des Gilets Jaunes ;  un mépris consubstantiel à l’exercice du « pouvoir » car si tous ne peuvent pas ne pas être vus lorsqu’ils l’exercent, en revanche il est de la plus haute importance qu’aucun d’entre eux, dans la mesure du possible, ne soit le témoin des conséquences de son action au jour le jour. Dans le cas contraire, l’exercice du « pouvoir » deviendrait l’apanage de sociopathes et de pervers narcissiques seuls : des individus étanches ; aucune morale ne les atteindra, aucun regret, aucun remords.

    Pour preuve de ce mépris récurrent : la juxtaposition "menace de fin du monde" et "soucis de fin de mois"  de Macron n’aura qu'un but : écraser des soucis pécuniaires auxquels on ne peut plus apporter de réponse sous le poids d'un fléau mondial, car, en politique, plus on est impuissant, plus le mépris est un recours car ce sont bien des fantômes qui nous font face, des fantômes que ce soit à l’Elysée, à Matignon ou bien encore, à l’Assemblée nationale, tous partis confondus ; des fantômes, trou noir de la politique.

    C’est maintenant entendu : Macron c’est l’homme de Bercy ; un Bercy sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)…  une commission sous  contrôle des Marchés financiers (l’hyper-structure)… instruments qui met en concurrence l’ouvrier de Clermont-Ferrand avec l’ouvrier roumain ; ce dernier avec celui de Shanghai.

    Nul doute : c’est bien l’hyper-structure mondialiste qui porte la responsabilité de la bascule de nombre de pays européens en faveur de régimes autoritaires même s’il est difficile de s’en désoler car, c’est bien des hommes de poigne qui seuls peuvent contrer une logique monétariste de type fascisant d’autant plus que ne sont pas l’intelligence, la responsabilité ni la clairvoyance qui guident l’hyper-classe mais une idéologie qui ne connait et ne reconnait que la compétitivité et la rentabilité : optimisation de la ressource humaine, sueur, sang et eau !

                  L’Elysée, Matignon, l’Assemblée Nationale, le Sénat, tous ces lieux de « non pouvoir » ! Bercy, la Commission, les Marchés financiers, c’est Macron qui disparaît minuscule, écrasé puis enseveli. Alors, vous pensez bien : un chef d’Etat pourquoi faire et pour faire quoi ?

    Comme un fait exprès, Macron ne l’est pas « chef d'Etat » et ne le sera jamais d’autant plus qu’il n’est pas nécessaire qu’il le soit ni attendu par ceux qui l’ont désigné même s’il aurait été bien plus approprié de le nommer à la tête d’un paradis fiscal (île de Malte ou de Jersey) là où il aurait fait sans doute des merveilles.

    Les Gilets jaunes eux sont à leur place ; ils persistent et semblent s’installer dans un rapport et une épreuve de force sur la longue durée.

     

                               Vous avez dit Gilets Jaunes ?

                               Médias dominants, classe politique, syndicats… jamais ils ne changeront, rien ni personne !

    Quelle que soit l’issue de ce soulèvement, rappelons que tous peuvent être fiers de leur action, fiers d'eux-mêmes car nous sommes fiers d'eux démesurément ! Qu'ils sachent aussi qu'on les aime et qu’on aime cette France abstentionniste qui est descendue dans la rue ; cette France qui a compris qu’elle n’avait plus rien à attendre des médias, de la classe politique et des syndicats en ce qui concerne ses luttes pour une vie décente car tout ce beau petit monde ne rechignerait pas à les laisser mourir ou bien plutôt, crever, à petit feu, en silence et dans l’indifférence la plus absolue ( comme pour ces agriculteurs, faillite après faillite, suicide après suicide), assurés que les naufragés du continent africain seront à terme appelés alors à occuper leurs emplois mais à 60% du SMIC pour un plein temps, cela va sans dire ! Car, dans le cas contraire, à quoi bon !     

    Les Gilets Jaunes ont créé un précédent : ils ont révélé au grand jour, prouvé au plus grand nombre, qu’il n’était plus nécessaire d’attendre quoi que ce soit de tous ces acteurs alliés et complices : alliés dans l’intérêt ; complice dans le crime pour non-assistance à foyers en danger

                 Aussi...

                 Président, gouvernements, députés, sénateurs, conseillers municipaux, départementaux, régionaux, maires, syndicats, médias dominants... tous devront s’organiser sans eux et à chaque fois que la colère sera nécessaire, et aussi longtemps que la tentation de « les tirer comme des lapins » ne sera pas une option :

     

              « Elections ? Vous avez dit élections ? Mais alors, qu’ils s’élisent tous entre eux ; qu’ils se démerdent ! Que la politique devienne le rendez-vous des partouzards ! Les élus ? Les membres d’un club échangiste pour une vaste orgie incestueuse ! Nous, les classes populaires, nous leur ferons les poches à la sortie des bordels et autres lupanars ! » aurait pu entonner ce petit peuple que Coluche n’aurait certainement pas désavoué.

     

     

    1 - Michèle Cotta, un demi-siècle au service des politiques, principalement de la fausse-gauche. Mais alors, comme elle les a aimés tous ces Mitterrand, ces Jospin, ces Chirac... fascinée qu'elle était et demeure ! Comme elle les a tous accompagnés, un genou à terre, puis deux, à hauteur de braguette… aujourd’hui encore présente sur les plateaux télés, occupée à trouver des excuses au jeune Macron : abjecte destinée que la sienne.

     

    2 - D’aucuns s’aventurent à conjecturer : « Heureusement qu'ils sont majoritairement blancs et catholiques de culture tous ces gilets jaunes ! Arabes et/ou Musulmans, les médias n’auraient sans doute pas hésité à évoquer un « Daech dans les rues de Paris ! Aux armes citoyens ! » ; et c’est alors que des voix se seraient élevées pour qu’on « les tire comme des lapins »... notamment du côté du magazine Causeur et de sa bande, E. Lévy en tête, sans oublier Zemmour, Finkielkraut, BHL, Goldnadel et consorts.

    Quant au FN…

     

    3 – Une Natacha Polony qui semble découvrir le monde chaque matin à son réveil  alors que ce qu’elle croit être « ses analyses » sont présentes sur Internet depuis 10 ans ; sans doute a-t-elle un public qui ne rechigne pas à être informé des années après tout le monde.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Onfray à propos des Gilets jaunes

    Lien permanent Catégories : Gilets Jaunes, Medias, désinformation et ré-information, Présidentielle 2017 et après 1 commentaire
  • Macron inflexible : y aura-t-il un 4è acte Gilets jaunes ?

     

                    Les Gilets jaunes, cette alliance inédite du prolétariat  et de la petite bourgeoisie - alliance multi-ethnique... contrairement à ce qui nous est présenté par les médias et le business show (Y Belattar et M Kassovitz) : un danger pour le Système.

     

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    macron inflexible  y aura-t-il un 4è acte gilets jaunes

     

                   Après l'intervention de Macron au G20 à propos de la situation française, force est de constater ceci : cet homme n'est pas un chef d'Etat et ne le sera jamais ; c'est un enfant-roi orgueilleux, défiant, arrogant, capricieux et irresponsable ; le pire des hommes dans la situation qui est celle de la France depuis 15 jours, pour ne rien dire des semaines qui sont encore devant nous qui peuvent s'avérer tragiques. Et rien ni personne, manifestement, ne lui fera changer d'avis (ni ne le sauvera à terme ; pas même sa « maman » qui,  pourtant, l'accompagne partout !)

    Lourde responsabilité que celle des médias (1) ainsi que de ceux qui ont fait de cet enfant gâté un candidat lors de la dernière élection présidentielle, lui laissant croire qu'il pouvait occuper la fonction de Président, mettant tout en oeuvre pour que MLP soit au second tour et ainsi, qu’il soit assuré d’être élu. Ces médias et ces hommes-là issus de la banque, de l'assurance, accessoirement de la politique, magnats des médias (2) et autres millionnaires, ont mis la France en danger pour le seul bénéfice de leurs intérêts financiers, pour d'autres... de leur carrière médiatique et/ou politique, tous au service d'une idéologie mondialiste scélérate - idéologie sans honneur ni justice -, et alors que nous étions nombreux à réaliser que cet homme sans expérience, sans culture politique ni historique quant à ce que cela implique d'être à la tête d'un Etat et de le servir (les épisodes Sarkozy et Hollande nous auront amplement éclairés à ce sujet), ne pouvait en aucun cas occuper l’Elysée.

    Et pour ce qui est de son gouvernement, de son chef…

     

                            Difficile de ne pas déplorer à quel point le métier de journaliste s’est effondré sous le poids d’une caste qui n’est que la représentation de la défense de ses intérêts sur leur propre lieu de travail devant un micro et des caméras ; et tous se lèvent le matin avec une seule idée en tête : fustiger la moindre velléité de remise en cause des privilèges des classes supérieures ; car les privilèges de cette classe sont les leurs ; aussi, quiconque menace cette classe, menace le personnel médiatique : Elkrief sur BFM-TV demeure l’archétype du journaliste menaçant, le mépris chevillé au corps envers tous ceux qui refusent le statu quo : grévistes, syndicalistes, activistes ; c’est la raison pour laquelle tous sont bien plus à l’aise finalement face à MLP dont l’électorat, par leur vote, neutralise la gauche ; aujourd’hui, celle des Insoumis ; en revanche pas de cadeau pour un Mélenchon !

    Au côté de ces hyper-cadres de l’information de classe, confortablement installés dans des studios radio et télé hyper protégés, leurs petites mains, prolétaires-journalistes payés un jour sur deux, sont envoyés au casse-pipe, à savoir : le terrain, là où une colère va croissante devant une organisation de la représentation du réel qui n’est, au mieux, qu’un mensonge par omission ; au pire, de la propagande de classe. Vous voyez : rien « de politique » dans tout cela mais… tout « de personnel »… sans aucun doute.

     

                Confrontés à des députés LREM et ministres godillots (hommes et femmes petites mains serviles des figures de proue responsables toutes les erreurs tragiques de l'histoire), conseillers et communicants incompétents, déjà, l’on s’interroge : y aura-t-il un « acte 4 - Gilets jaunes » ?

    La plupart des commentateurs avisés n’osent l’imaginer car enfin, difficile de croire que cet homme ait pu réunir autour de lui un tel niveau de lâcheté, de servilité et d’incompétence, lui-même s’avérant en dessous de tout.

    A suivre donc...

     

     

    1 - Toute l'année durant, ils moquent les demandes d’augmentation de salaire, se félicitent des cadeaux fiscaux des plus riches ( dont ils sont) au nom de la "compétitivité de la France" ; aujourd'hui ils reçoivent les Gilets jaunes ; éditorialistes et journaleux télé et radio bourreaux des classes populaires… tous semblent se refaire une virginité sur le dos de ces Gilets jaunes sacrément bien disposés à leur égard. Comme quoi... 

     

    2 - BNP, AXA, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys et autres tapins de la politique - ministres et présidents -, qui ont pour clients l'Hyperclasse mondialiste), Bergé, Niel et Pigasse, Michel Collomb, Patrick Drahi (via BFM-TV)... liste "complète" ICI : quotidien régional Sud-Ouest

     

                                                              ***

     

                   Alain Soral à propos des Gilets jaunes, cette alliance unique - et multi-ethnique... contrairement à ce qui nous est présenté par les médias - du prolétariat et de la petite bourgeoisie : danger imminent pour le Système.

     


                         

                     NB : on pourra faire l'économie d'écouter le passage à propos de la campagne contre les violences faites aux femmes

     

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  • Macron, l’homme de Bercy, de la Commission, des Marchés financiers et de l’Hyper-structure mondialiste face aux Gilets jaunes

     

    macron hausses des carburants et les gilets jaunes 

    "Il faut qu'ils se re-couchent pour que l'on puisse recommencer à danser"  

     

             La juxtaposition de la "menace de fin du monde" avec les "soucis de fin de mois" des classes populaires n'a qu'un but,  toujours le même : écraser des soucis pécuniaires auxquels on ne peut plus apporter de réponse sous le poids d'un fléau mondial : les conséquences dramatiques d'un dérèglement climatique d'une complexité que nul ne saurait contester.

    En politique, plus on est impuissant, plus le mépris est un recours face à toute revendication. 

    C'est la raison pour laquelle, jamais les classes populaires sacrifiées sur l'autel du mondialisme n'ont été autant méprisées.

    Le mépris... toujours et encore le mépris ! 

     

    ***

     

                          Chaque mobilisation fait reculer ce sentiment funeste d'impuissance.

    Rassemblements, blocages... toute
     action contre ce corps étranger qu’est "le politique au service des dominants" - force et classe occupantes -, devient alors juste, belle et noble parce que juste. Car si "les plus beaux chants sont des chants de revendications", les plus beaux rassemblements sont ceux des dominés lorsqu'ils se lèvent et font entendre leurs voix ; et c'est alors que tous retrouvent, et nous avec eux, leur dignité et un peu de pouvoir sur leur existence. Et ça, c'est beau. Très beau. 


    La résignation est bien le pire des choix ! 
    Aussi, tous peuvent être fiers de leur action, fiers d'eux-mêmes car nous sommes fiers d'eux démesurément ! 

    Qu'ils sachent qu'on les aime ! Qu'on les aime même et surtout avec leur faiblesse désordonnée.

     

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                    Hausse des carburants ….

                    Pourquoi Macron refuse-t-il de céder ? Pourquoi Macron choisit-il une ligne dure : le non-report de la hausse dont 90% des recettes seront versées au budget de l’Etat (réduction du déficit et de l’endettement) ? 

    Que l'on tienne compte ou pas du fait que Macron n’a pas élu pour que les Riches soient un peu moins riches, et les Pauvres un peu moins pauvres, Macron n’a pourtant aucun intérêt à choisir la confrontation étant donné la popularité massive du mouvement Les Gilets jaunes ?

    Aussi, pourquoi s’obstine-t-il ?

    Plus important encore : pourquoi tous (médias et opposants politiques) se taisent au sujet des causes qui se cachent derrière le caractère inflexible de la ligne politique de Macron  ?

    La réponse est la suivante : pour ne pas désespérer un corps électoral suffisamment rongé par l'abstention et un choix stérile RN (ex FN) car enfin, tous ont conscience de ceci : Macron c’est l’homme de Bercy et de la commission des finances… Bercy, quant à lui, est sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)… la Commission sous le contrôle des Marchés financiers (dictature du remboursement d’un endettement pourtant imposé dans les années 70 : véritable coup d’Etat politique), instruments d’un mondialisme (l'hyper-structure dédiée à la paupérisation de l'Etat providence européen) qui met en concurrence l’ouvrier de Clermont-Ferrand avec l’ouvrier roumain ; l’ouvrier roumain avec l’ouvrier de Shanghai (1).

    Bercy, la Commission, les Marchés financiers puis l’hyper-structure mondialiste… et c’est alors que Macron, enfant-roi arrogant et orgueilleux, disparaît minuscule, écrasé puis enseveli. Aussi, ce sont bien des fantômes - trou-noir de la politique - qui nous font face ! Que ce soit à l’Elysée, à Matignon ou bien encore, à l’Assemblée nationale, tous partis confondus ; fantômes du pouvoir qui annoncent l'ère de la post-politique (2). 

    Une fois en place, tous ces fantômes ne se battent pas, ils se débattent dans un univers au pouvoir de décision quasi virtuel qui sied pourtant à leur caractère, leur personnalité et leur ambition : occuper la plus haute fonction (à l'Elysée ou ailleurs) et obéir ; les apparats du pouvoir - demeures somptueuses, innombrable domesticité, couverture médiatique mondiale - en échange de cette soumission. 

    Macron est en mission ; il joue sa crédibilité non pas auprès de l'électorat et le personnel politique qui le soutiennent mais bien plutôt auprès de ceux qui lui ont confié la mission  - mission que Hollande et Sarkozy avant lui, ne pouvaient plus remplir (ces derniers ne pouvaient plus faire passer les réformes attendus)  - qui est celle des locataires de l'Elysée et de Matignon depuis les années 90 : continuer de laminer l'Etat, les services publics, le système de "sécurité sociale" ainsi que cette pression sur les salaires à la baisse, la véritable programme des mondialistes. 

    Si Macron n'a pas, n'a jamais eu d'avenir politique - une longue carrière politique  à la Chirac dans le cadre restreint du territoire français -, son jeune âge doit  : s'il a bien servi, s'il ne les déçoit pas... tout est possible ; dans le cas contraire, rien ne le sera. 

     

                 La mauvaise nouvelle est la suivante : on doit tenir l’hyper-structure mondialiste responsable de la bascule de nombre de pays européens en faveur de régimes autoritaires ; difficile de s’en désoler car, c’est bien des hommes d’autorité, des hommes à poigne qui seuls peuvent contrer une logique monétariste, une logique mathématique et froide de type fascisant : le culte du profit maximal en   chef ! 

    L’autre mauvaise nouvelle :  ce ne sont pas l’intelligence, la responsabilité ni la clairvoyance qui guident les choix de cette hyper-structure mais bien plutôt une idéologie qui ne connait et ne reconnait que les économies d’échelles, la compétitivité et la rentabilité : optimisation de la ressource humaine, sueur, sang et eau… no matter what ! Qu’elles qu’en soient les conséquences !

    Ce qui reste néanmoins surprenant, c’est la médiocrité du personnel politique et médiatique dissimulée derrière des ambitions toujours plus hautes (penser ne serait-ce qu’à un Wauquiez président ! Ou bien, à un Philippe Val un temps patron de France Inter). Soyons assurés que cette médiocrité-là qui se vautre dans le mépris (pour s'en convaincre, il suffit d'être le témoin, depuis des années, du regard et du ton méprisant d'une Elkrief sur BFM-TV face aux salariés, aux syndicalistes, aux petites gens qui refusent de se soumettre et de subir en silence !), la lâcheté, l'ignorance et l'opportunisme carriériste, accouchera inévitablement d'une autre impasse.

    ***

                                               

                  Ce qui n’est pas acceptable c’est que l’on mette en danger des millions de foyers modestes à coups d’augmentation du prix de l’énergie fossile ; des foyers pour lesquels aucune alternative s’offre à eux : privés d’autos, faute de pouvoir remplir leur réservoir, c’est toute leur vie qui bascule….

    Ce qui n’est pas acceptable non plus c’est que les médias se fassent les porte-parole de ce que l’on pourrait nommer « un mensonge d’Etat » car les raisons de la sur-taxation des carburants est à trouver non pas auprès des différents rapports du GIEC mais bien plutôt auprès de cette usine à gaz, véritable Etat dans l’Etat, à la tête duquel siège une caste totalement dédiée depuis 20 ans à la bonne exécution des directives et des traités signés par des chefs de gouvernement et des chefs d’Etat jean-foutre, d’une Commission européenne qui n’en finit pas de travailler à la destruction de l’U.E : j’ai nommé : Bercy, encore et toujours Bercy ! fange arrogante, autoritaire et anti-démocratique.

               Que l’on ne se fasse aucune illusion : il semblerait que la prétendue  « conversion écologique » soit d’une part le cache-sexe d’un racket organisé des foyers français et d’autre part, que celle-ci… tout comme la liquidation de notre industrie dans les années 80, se fasse sur le dos des classes populaires et petites classes moyennes, une nouvelle fois, sacrifiées pour le bien-être à venir des chérubins de l’hyper-classe et des classes supérieures et moyennes supérieures de nos centres-villes.

     D'autant plus que...

    Force est de constater que les foyers qui se situent entre 800 et 1200 euros de revenus mensuels, pour leur malheur, n’intéressent personne : ni les médias d’information continue (ils ne les regardent pas) ni la classe politique :  le premier parti de ces foyers sont l’abstention et l’impasse politique que représente l’ex.FN…. mouvement destiné à tuer les seconds tours des Elections présidentielles  depuis 20 ans.

    Et alors que...

    Les yeux rivés sur les sondages quant à la popularité des Gilets jaunes - ce petit peuple de Coluche  ; cette alliance unique - et multi-ethnique... contrairement à ce qui nous est présenté par les médias, du prolétariat et de la petite bourgeoisie -, déjà à l'affût, bientôt la machine étatique et médiatique se mettra en marche ; un seul objectif : discrédités ces hommes et ces femmes au gilet jaune : atteinte à la sécurité de l'Etat, à la bonne marche du commerce et des affaires, poujadisme, populisme, racisme, antisémitisme, fascisme et nazisme, la boucle bouclée … ils seront alors responsables de tous les maux.

               Certes, le Système a cru pouvoir miser sur des élections d’élus... élus par défaut ; du député au Président ; dans ce contexte, on ne rappellera jamais assez combien Macron a été mal élu, très mal élu.

    Abstention massive chronique et croissante, impasse politique, la rue seule peut alors représenter une solution : on vote avec les pieds ; on déserte les urnes mais on battra le pavé le verbe haut, pour sûr ! 

               Crise politique et sociétale : mobilisation de masse et violence urbaine ?

    Les plus lucides et les plus honnêtes savent qu’historiquement seule une situation de crise est capable de rompre définitivement les ponts avec un présent devenu ingérable ; seules les crises permettent le changement en profondeur car l'avènement d'une République annonciatrice d’actes fondateurs d’une légitimité sans précédent en lieu et place d'une société confrontée à un mur jusqu'ici infranchissable – celui de l’argent, de la perte de souveraineté et de toute considération morale parmi les "élites" politiques, économiques, médiatiques et financières -, quand on sait contre quoi cette nouvelle République devra se battre – contre des intérêts privés colossaux - ce passage-là ne se fera pas sans tumulte ; nombreux sont ceux qui lui feront la guerre.

               Prétendre le contraire, c'est tromper les électeurs.  

     

              Primo-manifestants pour une grande partie d'entre eux, soutenus par une majorité de l'électorat  ( pour combien de temps ? - 3) bien qu'abandonnés par des syndicats du public et du privé lâches et veules, à la tête desquels la bourgeoisie, des carriéristes, des planqués ( comment échapper au travail !), des mous du genoux ont su se positionner au fil des ans, compromis après compromis avec le Patronat…  et des partis qui n'en reviennent pas, des partis cloués sur place sous l'influence d'un pouvoir médiatique  prompt au "chantage à la récupération politique" - ces partis dont ce sont aujourd'hui les médias qui dictent leur conduite -, tétanisés par une population abstentionniste qu'ils ne côtoient plus depuis des lustres, un seul espoir à l’horizon pour ces Gilets jaunes dans le cadre d'une réflexion sur le court terme : que les Gilets jaunes n’oublient pas leur colère à toutes les élections qui vont se succéder : que ceux qui n'ont jamais voté, votent ! Que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes !

                  Car, seule la peur - peur de ne pas être ré-élu et de ne plus pouvoir poursuivre leur carrière loin des contraintes du salariat et de ses affres -,  forcera le personnel politique qui soutient Macron, personnel élu dans la foulée de la dernière élection présidentielle (des centaines de mandats en danger sont en jeu : mandats locaux, nationaux et européens), à exercer sur Matignon et l'Elysée, dans les quatre prochaines années, les pressions nécessaires à un recul salutaire sans être pour autant curatif car, une autre majorité, une autre dynamique devront inévitablement porter ce projet de transition écologique : une transition qui ne se fera pas sur le dos des classes populaires. 

     

     

     1 -  Le moteur à essence et diesel arrive à la 4è place parmi les causes et les facteurs de pollution de l’air... ; de cette 4è place, l’automobile compte pour 3%, les poids lourds le solde ; rapportée à tous les facteurs de pollution de l’air, l’automobile (sans les poids lourds) représenterait donc moins de 0.1....% de toutes les causes de pollution de l’air à l’échelle nationale : environnements urbain, périurbain et rural cumulés.

    La surtaxation des carburants qui prend pour cible la quasi totalement des foyers sans tenir compte de leurs revenus (un véritable hold-up aussi rémunérateur que la TVA sur tous les produits de consommation) et dont 10% seulement des revenus seront destinés au financement de la transition écologico-énergétique, n’a donc qu’un seul but : satisfaire la Commission européenne à propos de ses exigences de gestion financière des Etats membres. 

     

    2 - Le soutien aux Gilets jaunes a pour origine le fait que tous ont besoin de remplir le réservoir de leur automobile, du véhicule vétuste d’un smicard (1200 euros par mois) au 4x4 soigneusement à l’abri dans un box du centre ville  ; si tous peuvent gratter quelque chose... pourquoi pas !

    Ce soutien massif s’arrête là. Car, à la première alerte sécuritaire, économique et financière... les classes moyennes et supérieures, responsables depuis trente ans du statu quo politique et économique (pas d’alternative), auront tôt fait de souhaiter la fin d’un désordre anxiogène ; ces classes aux revenus qui s’élèvent à plusieurs milliers d’euros mensuels ( entre disons 4000 et 6000 - couple actif) ne risqueront rien pour un gain à la pompe de 20 euros par mois et une baisse marginale des barèmes de taxation. 

    C’est un véritable abîme culturel et moral qui sépare un foyer de quelques centaines d’euros d’un autre... en milliers, tout en gardant à l’esprit qu’il se pourrait bien que ce dernier ne puisse se passer de la précarité ad vitam aeternam de l’autre

     

    3Macron est en mission ; il joue sa crédibilité non pas auprès de l’électorat et le personnel politique qui le soutiennent mais bien plutôt auprès de ceux qui lui ont confié la mission - mission que Hollande et Sarkozy avant lui, ne pouvaient plus remplir ( ces derniers ne pouvaient plus faire passer les réformes attendus) - qui est celle de tous les locataires de l’Elysée et de Matignon depuis les années 90 : continuer de laminer l’Etat, les services publics, le système de « sécurité sociale » ainsi que cette pression à la baisse sur les salaires — le véritable programme des mondialistes ; ainsi que ... participer, même marginalement, à l’affaiblissement et à la mise sur la touche de la Russie et si possible, de la Chine ; cerise sur le gâteau : la destruction du Moyen-orient. 

    Si Macron n’a pas, n’a jamais eu d’avenir politique - une longue carrière à la Chirac, à la Mitterrand dans le cadre restreint du territoire français -, en revanche... s’il ne déçoit pas ceux qui lui ont mis le pied à l’étrier... tout est possible à un niveau international ; dans le cas contraire, rien ne le sera. Il retombera dans l’oubli, anonyme mais toujours aux ordres quelque part. 

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  • Gilets jaunes et résistance à une vie de galère...

                     "Ouvriers, retraités, intérimaires, artisans, jeunes et vieux disent tous la même chose : une vie de galère avec des revenus de misère et des injustices qu’ils ne veulent plus supporter." 

                        les gilets jaunes près de l'elysée

     

                      Se mobilier ! N’avoir qu’une idée : sortir dans la rue et occuper cette rue ainsi que les lieux symboliques de ce qui est aujourd'hui le "non pouvoir" ! 

                      Qu'il soit permis ici de rappeler que chaque rassemblement, chaque mobilisation fait reculer l'oppression et ce sentiment funeste d'impuissance ; car dans chaque rassemblement, le dominé retrouve son humanité, sa souveraineté, gage de son honneur.

    Mobilisation, blocage, toute action contre ce corps étranger qu’est "le politique au service des dominants" - force et classe occupantes -, devient alors juste, belle et noble parce que juste.

                     

     

                 Nombreux sont ceux qui trépignent d'impatience face à ce nouveau sursaut ; sans oublier la ferveur d'être ensemble : la résistance est bel et bien un romantisme ! Le dernier. Car si les plus beaux chants sont des chants de revendications, les plus beaux rassemblements sont les rassemblements contre l'oppression ; lorsque les dominés se lèvent et font entendre leurs voix ; et c'est alors que tous retrouvent, et nous avec eux, leur dignité et un peu de pouvoir sur leur existence. Et ça, c'est beau. Très beau. 

     les gilets jaunes près de l'elyséeLa résignation est bien le pire des choix !

    Aussi, tous peuvent être fiers de leur action, fiers d'eux-mêmes car nous sommes fiers d'eux démesurément ! 

    Qu'ils sachent qu'on les aime ! Qu'on les aime même et surtout avec leurs défauts et leur faiblesse.

     

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    Ce qui n’est pas acceptable c’est que l’on mette en danger des millions de foyers modestes à coups d’augmentation du prix de l’énergie fossile (énergies non renouvelables) au nom d’un transition énergétique mensongère ; des foyers pour lesquels aucune alternative s’offre à eux : privés d’auto faute de pouvoir remplir leur réservoir, c’est toute leur vie qui bascule….

    Nous ne sommes pas dupes pour autant : foyers populaires… cible dans laquelle l’abstention fait des ravages, d’où l’indifférence du gouvernement et de la « présidence » à l’égard de leurs colère et désespoir.

    Ce qui n’est pas acceptable non plus c’est que les médias se fassent les porte-parole de ce que l’on pourrait nommer « un mensonge d’Etat » car les raisons de la sur-taxation des carburants est à trouver non pas auprès des différents rapports du GIEC mais bien plutôt auprès de cette usine à gaz, véritable Etat dans l’Etat, à la tête duquel siège une caste totalement dédiée depuis 20 ans à la bonne exécution des directives et des traités signés par des chefs de gouvernement et des chefs d’Etat jean-foutre, d’une Commission européenne qui n’en finit pas de travailler à la destruction de l’U.E : j’ai nommé : Bercy ;  fange arrogante, autoritaire et anti-démocratique, créature d’un fascisme monétariste (1) .

    Un Bercy aux ordres d’une Commission dédiée à la paupérisation des Etats, dictature du remboursement d’un endettement pourtant imposé dans les années 70 : véritable coup d’Etat politique.

    Que l’on ne se fasse aucune illusion : il semblerait que la prétendue  « conversion écologique » soit d’une part le cache-sexe d’un racket organisé des foyers français et d’autre part, que celle-ci… tout comme la liquidation de notre industrie dans les années 80, se fasse sur le dos des classes populaires et petites classes moyennes, une nouvelle fois, sacrifiées pour le bien-être à venir des chérubins de l’hyper-classe et des classes supérieures et moyennes supérieures de nos centres-villes.

     

    ***

     

     
             Les yeux rivés sur les sondages quant à la popularité des Gilets jaunes, déjà à l'affût, bientôt la machine étatique et médiatique se mettra en marche ; un seul objectif : discrédités ces hommes et ces femmes au gilet jaune - atteinte à la sécurité de l'Etat, poujadisme, populisme, racisme, antisémitisme, fascisme et nazisme, la boucle bouclée … ils seront alors responsables de tous les maux.

    Abandonnés par des syndicats du public et du privé lâches et veules, à la tête desquels la bourgeoisie, des carriéristes, des planqués ( Comment échapper au travail !), des mous du genoux ont su se positionner au fil des ans, compromis après compromis avec le patronat… un seul espoir à l’horizon : que les Gilets jaunes n’oublient pas leur colère à toutes les élections qui vont se succéder : que ceux qui n'ont jamais voté, votent ! Que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes !

     

     

    1 - Se reporter à l'enquête de Que Choisir : ICI

     

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  • Revue de l'actualité par Serge ULESKI - 4

    Macron justifie l'hommage prévu samedi au maréchal Pétain, "un grand soldat

    Un grand soldat avec la peau des autres alors !

                           Avec cet hommage controversé à Pétain, celui de la Grande guerre, Macron aurait-il déjà compris qu'il aura besoin des voix de la droite (non gaulliste) et de l'extrême droite au second tour de la prochaine présidentielle ?

     

    pétain macron 11 novembre centenaire

                   "Haute trahison" avez-vous dit ?

                    La classe politique et les élites économiques ont toujours vendu la France à l'Allemagne depuis les années 30 : plus près de nous.... de Giscard à Mitterrand dans leurs actions ; aujourd'hui l'U.E avec Macron dans sa passivité.

                   Pour revenir à Pétain et à sa trahison, sans doute fallait-il un traître pour qu'un Charles de Gaulle émerge en chef de la Résistance, héros national et ainsi préparer l'après défaite du nazisme en ce qui concerne la France.

                   Bouc-émissaire auto-désigné (en partie sans en soupçonner les conséquences pour sa propre personne), à l'égo sénile, Pétain a endossé le mauvais rôle avec le soutien d'une famille politique ivre de revanche et aveuglée par un anticommunisme sans nuance ni discernement : "Plutôt nazis que Rouges !" Car ce qui condamne Pétain à Vichy et ses alliés politiques c'est bien la nature de leur projet dit de "Révolution nationale" : c'est donc toute une famille politique qui a été frappée d'indignité lors du procès de Pétain.

    Pour prolonger, cliquez  ICI 

     

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                 Une analyse précieuse du procès à propos du décès de Clément Méric. Procès politique, procès truqué.... procès de classe, procès sans justice... procès dans le style : "A la moindre manifestation de la vérité, je fais évacuer la salle ! Que les prévenus , ceux venus les soutenir ainsi que leurs avocats, se le disent !"... ou bien encore : "Cachez cette vérité que je ne saurais voir !"
     
               Tartufe sera le maître des débats. Quant aux avocats de la défense... une incompétence, un manque de courage manifestes porteront, une fois de plus, un lourd discrédit sur cette profession à propos de laquelle il est dit ceci : "La pire des choses qui puisse arriver aux classes populaires, c'est d'avoir besoin d'un avocat pour se défendre ou obtenir la reconnaissance d'un préjudice !"

     

    1 - Oui ! Ayoub ! Car... sachez que dès que c'est honnête, intelligent, talentueux et courageux (d'où qu'elles viennent toutes ces qualités !), je ne peux pas m'empêcher de m'y intéresser ! 

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     Quelques points d'analyse quant aux raisons de cet échec programmé :

    - Le Média est une idée de militants et non de journalistes chevronnés sachant communiquer...

    - Les Intervenants, animateurs du Média, rarement télégéniques, n'ont aucun don, aucun talent particuliers pour l'animation et la communication... ( il suffit de penser à une Aude Lancelin déprimée et déprimante qui ne sourit jamais)...

    - La cible du Média est d'ordre générationnel ; or, il s'agit d'un public qui n'a jamais acheté de journaux (contrairement aux abonnés de Médiapart au moment de son lancement en 2008 dont la moyenne d'âge se situe entre 55-65 ans et plus, tous anciens lecteurs de Libé, de Marianne, du Monde et du Figaro) ; ce public méconnaît la nécessité de payer pour s'informer ; il ne paie pas non plus la musique qu'il écoute ni le cinéma, les séries en particulier, qu'il regarde ; de plus, il s'agit d'une cible aux revenus très faibles ; et pour certains : revenus inexistants (hors minima sociaux)...

    - Aucune considération marketing et commerciale dans la construction de ce projet de média alternatif... comme "donner envie de"...

    - Propension de la rédaction à un entre-soi contre-productif : auto-satisfaction et auto-célébration en veux-tu-en-voilà... conduisant très vite à une impasse : pas de développement possible...

    - Aucune tête d'affiche appartenant à la dissidence 2.0 de ces dix dernières années n'a été recrutée ; que dire de la venue des membres de l'ancienne équipe d'un Ruquier des années 90 (manquait plus que Christine Bravo) ? Une immense idiotie, une farce ?...

    - Les fondateurs ont volontairement ignoré le travail effectué depuis plus de 10 ans par les acteurs de la contre-information et de la ré-information sur internet et les raisons de leur succès. Isolé dès sa création, Le Média s'est alors appuyé sur un modèle déjà dépassé sur la forme comme sur le fond ;  le modèle d'un militantisme de gauche non fédérateur... basé sur un clivage gauche/droite qui est loin, très loin, de représenter la réalité politique du moment et celle des années à venir.

               Pour toutes ces raisons,  le Média qui n'a pas de rayonnement extérieur, n'est valorisant pour aucun de ses lecteurs abonnés ou non ; d'où l'absence de perspectives et une stagnation qui, à terme, condamne cette entreprise louable au demeurant.

     

    Pour prolonger, cliquez ICI (analyse de Pierre Carles au moment du lancement du Média)

     

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               Avec un taux de participation de 79%, c'est bien d'un raz de marée en faveur de Bolsonaro qu'il s'agit ; un candidat élu majoritairement par les classes moyennes et supérieures dans un des pays les plus corrompus au monde sous des régimes socio-démocrates et des régimes dits "de gauche".
     
    Aussi, contrairement à ce que les médias français ne cesse d'affirmer, ce n'est pas la carte du monde qui s'obscurcit avec cette victoire du candidat Bolsonaro car ce succès électoral, on le doit à des médias qui, de par le monde, n'en finissent pas de nous dire qu'il n'y a pas d'alternative et qu'il nous faut nous accoutumer à vivre avec des élites qui sont de véritables prédateurs des fonds publics et privés ou bien alors, de véritables traîtres de la cause des Peuples, sous le prétexte suivant : si c'était différent, ce serait pire encore.
      

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    Que faire du couple Alexis Corbière et Raquel Garrido ?

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          Si l'on ne renonce pas à l'argent ( ... à faire de l’argent) , rien de grand, rien d'important ne peut être accompli ; cette recherche systématique du confort.... cet investissement matériel sur l'avenir alors que l'on se dit « à gauche toute ! ».... est la marque indélébile de ceux qui ne sont prêts à aucun sacrifice ; et là encore, rien de grand, rien d'important ne peut être accompli sans sacrifice ; quant à être "propriétaire" quand on est de gauche (excepté dans le cas de figure d'un bien familial dont on hériterait), cette aspiration de petit bourgeois-rentier chevillée au corps est bel et bien, dans ce contexte, une contradiction indépassable car devenir propriétaire aujourd'hui, c'est inévitablement entretenir le racket immobilier responsable de millions de foyers mal logés et d'une pénurie chronique de logements ; et c'est bien évidemment : plébisciter un modèle économique basé sur un RSI (retour sur investissement) qui ne peut être envisagé que dans un seul cas : que la demande soit supérieur à l'offre ; et là, il est à nouveau question de pénurie de type " racket " avec pour conséquence un marché immobilier hors de prix et  hors d'atteinte aussi bien en tant que locataire ou propriétaire pour les plus modestes et les petites classes moyennes ; une pénurie savamment organisée géographiquement : pas de logement là où il fait " bon vivre" !

    Arriviste, ce couple Garrido-Corbière nouveau riche est décidément indigne d'appartenir à la gauche auquelle nous aspirons. Qu'il parte, qu'il disparaisse ! Il ne nous est d'aucune utilité.

     

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                Philippe Gildas demeure un des principaux fossoyeurs de l'Information au profit de l’info-divertissement, l’info-rigolade.

    Cette mort de l'info coïncidera bien évidemment avec la fin de la politique :  le désengagement de nos élites, véritables traîtres de la cause des Peuples. 

    L'unanimité des médias en faveur de cet individu ne surprendra donc personne.


     
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    uejf officine israélienne 

                    Pourquoi l'université serait-elle un rempart contre l'antisémitisme ? Jusqu'aux années 40, nos esprits et nos auteurs  les plus brillants, les plus talentueux n'hésitaient pas à rendre public, par écrit qui plus est, leur jugement sévère à l'endroit de toute origine juive, de Voltaire à Céline ; ce qui ne devrait surprendre personne puisque l'antisémitisme vient d'en haut, toujours ! contrairement au racisme qui se déploie en bas tout en étant instrumentalisé d'en haut bien évidemment.

    Tenez, dernièrement encore, grâce à Michel Onfray ( le Serge Klarsfeld de la littérature et de la philosophie) qui semble s'être spécialisé dans la chasse aux antisémites parmi nos grands auteurs d'avant guerre, on a pu faire connaissance avec l'antisémitisme du philosophe Alain. Eh oui ! Le plus sérieusement du monde : Alain est antisémite.

    Précisons ceci à propos de Michel Onfray : sa démarche représente une prise de risque non négligeable car, cette nouvelle "dénonciation" donne à penser que l'on peut être aimable, sociable, respecté de tous, talentueux, intelligent, instruit comme l'était le philosophe Alain... tout en étant antisémite.

    Onfray l'a-t-il seulement envisagé ce risque ? Ou bien, Michel Onfray a-t-il comme projet de nous faire admettre que l'on peut être un type bien et être antisémite ?

    Et c'est alors que la conclusion suivante s'imposerait à tous : seuls les médiocres, les imbéciles et les salauds ne sont pas antisémites.

    Onfray joue sur du velours, c'est sûr ! 

     

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    Qu'à cela ne tienne...

    Revenons au sujet qui a préoccupé Médiapart...

                Antisémitisme universitaire ou pas, une certitude en revanche : la nécessité de dissoudre le CRIF et l'UEJF qui ne sont jamais que des officines israéliennes sous influence de l'extrême droite sioniste ; officines porteuses de toutes les tensions possibles qui ont fait de nos Juifs français des Israéliens et ce faisant, peuvent être tenus responsables de leur image désastreuse : communautarisme acharné, chantage et racket à l'antisémitisme, intolérance, soutien d'une puissance étrangère dont il n'y a plus rien à sauver - Israël -; leaders médiatiques têtes de liste de l'islamophobie et du racisme anti-Arabe, anti-Musulman et anti-Africain : Zemmour, Goldnadel, Finkielkraut et E Lévy ; et comme si cela ne suffisait pas : une communauté qui tient des propos insultants vis à vis des militants d’une gauche pro-palestinienne, anti-islamophobe et anti-raciste.

                Pauvre Médiapart lâche et veule... qui n'en finit pas de ménager la chèvre et le choux en bon commerçant qu'il est car un abonné, c'est comme l'argent, ça n'a pas d'odeur lorsqu'il est question de passer à la caisse et de relever les compteurs.

     

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  • Lettre ouverte à Macron : Michel Onfray et l'irrespect présidentiel

    onfray lettre ouverte à macron un doigt dans le cul

     

    Cris d'orfraie, scandale... "Cachez ce doigt que je ne saurais voir !... "

    Dans sa seconde  lettre ouverte  adressée à Macron (sur le doigté et son fondement), Michel Onfray revient sur le cliché pris à Saint-Martin, où le président se tient avec deux jeunes hommes torses nus, l’un deux adressant un doigt d’honneur à l’objectif en ces termes :  "Je me permets en effet cette familiarité, mon cher Manu, car des photos t’ont récemment montré partout sur la toile aux Antilles enlaçant un beau black, bodybuildé en prison et luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu'au plus profond – si tu me permets l’expression…"

     

                                                                              _____________

     

                    A propos de cette lettre ouverte, irrespectueuse sur le fond comme sur  la forme, le travail de tout journaliste devrait consister à questionner le plus sérieusement du monde le pourquoi de la désacralisation de la fonction présidentielle alors que depuis 20 ans, le locataire de l'Elysée n'est plus qu'à la tête non pas de l'Etat mais d'un ministère de la parole, impuissant, heureux de l'être, simple figurant (aujourd'hui sous influence allemande qui plus est !) dans le cadre d'une construction européenne qui n'est que le projet d'une oligarchie mondialiste servie par des larbins carriéristes sans frontières (les membres de la Commission) qui se croient flamme alors qu'ils ne sont que suif.

    On pensera aussi à la responsabilité d'un Sarkozy, le président-voyou aux agissements, à la démarche et au langage du même nom.

     

    ***

     

                Aussi, mesdames messieurs les journalistes, c'est quand vous voulez !

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  • Retour sur les Présidentielles 2017 au "QG Décolonial"

     

                       

                        Paroles engagées de militants chevronnés, paroles "amateur", paroles sacrées, paroles profanes, paroles d'universitaires, paroles d'autodidactes, paroles d'une parole propre, en son nom ou bien au nom de tous les autres, paroles de professionnels de la parole...

    Paroles de Français - ou de résidents - originaires d'Afrique noire et du Maghreb...

                     

     

                     Paroles stigmatisantes, paroles en forme de "procès" aussi, paroles re-fermées sur elles-mêmes, en boucle... contre un pays d'accueil, d'adoption ou de naissance... on ne manquera pas de noter à propos de cette parole, ceci : pas un mot pour la France, pas un mot en faveur de la France de la part des intervenants de ces quartiers populaires.

    Mais alors, s'agit-il de mots qui dépassent une pensée, puis une pensée qui dépasse la nature psychique et affective du lien qui relie cette pensée et ces mots à la communauté nationale en tant qu'entité une et indivisible, pareille à nulle autre (autres pays européens) de par sa langue et son histoire si tant est que ce lien existe bien, même enfoui, même inconscient, même refoulé ?

    Car enfin, comment vivre et survivre dans un environnement social raciste, racialiste et fasciste dans lequel il n'y aurait rien à sauver ? D'autant plus que la tentation de l'enfermement viendrait très vite apporter de l'eau au moulin d'une autre parole ; celle qui entretient le soupçon quant aux motivation réelles qui se cachent derrière toutes ces récriminations.

    Et puis arrive alors la question de l'obligation de résultats : est-ce que ce parti-pris laisse vos adversaires, voire vos ennemis, loin derrière vous ou bien loin devant ?

     

                    Nul doute : il faudra bien y revenir à ces paroles, c'est sûr ! Y revenir et y réfléchir dans le but d'y trouver des pistes de compréhension multiples ; de les identifier, de les explorer toutes ces pistes, toutes ces voies, autant que faire se peut.

    Paroles apprises, paroles auto-réalisatrices, paroles induites, paroles vécues, paroles par procuration, paroles automatiques comme l'écriture du même nom, paroles incantatoires, paroles auto-révélatrices, paroles exorcistes... d'une grande complexité la nature et les ressorts de ces paroles qui ouvrent un nombre conséquent de portes d'accès à un vécu et à une réalité composites ; complexité labyrinthique aux oreilles de celui qui n'a jamais connu le racisme, la discrimination raciale, la "gestion" sociale et psychique d'une appartenance multiculturelle, l'enfermement rhétorique ou une hyper-sensibilité à propos de sa condition d'être au monde.

                  Car enfin : qui parle à qui ? Et puis : qui écoute qui ? Et puis aussi : d'où parle celui qui parle ? Quel vécu vraiment vécu a inspiré cette parole ? Quel réel vraiment réel ? Quelles cohérences trouver dans le vécu et la dénonciation de ce même vécu ? Quelles incohérences y déceler ? Quelles retombées à la suite de ces paroles ? Où donc et auprès de qui ? Pour quel écho ? Avec quels résultats ? 

    Paroles pour soi ? Paroles pour l'autre ? Paroles raisonnées ? Paroles irraisonnables ? Paroles qui avancent ? Paroles qui reculent ? Paroles qui rapprochent ? Paroles qui éloignent ? Paroles qui vous sauvent ? Ou bien, paroles qui vous noient ? 

    La question suivante se pose aussi :  qu'est-ce qui a formé cette parole exclusive, privée de "mais", de "aussi" et de "pas seulement" ? L'expérience seule ? Un vécu seul ? Expérience directe ou indirecte ?

    Autant de questions adressées à la fois à celui qui reçoit ces paroles - celui et celle auxquels ces paroles sont destinées - ainsi qu'à celle ou celui qui porte cette parole qui fait sans doute autant de bien qu'elle fait de mal : chez l'auditeur autant que chez la voix émettrice ?

                     

     

    ***

     

                    A l'écoute de toutes ces paroles, surprenant ce refus - cette incapacité sans doute aussi -, d'analyser la nature d'un vote FN (en autres phénomènes politique, social et culturel !). Incapacité pour les uns, ignorance pour les autres (ignorance de la nécessité de faire cette analyse), et d'autres encore par dogmatisme idéologique (1)... avec cette absence d'analyse et de compréhension, c'est là encore une autre-réalité sociale qui est ignorée par ceux  qui, comme un fait exprès, dénoncent à juste titre, une autre ignorance : celle d'une France de l'immigration et de la colonisation victime de discriminations et de relégation ; deux réalités donc qui s'ignorent l'une l'autre et qui servent sans l'ombre d'un doute les intérêts (principalement carriéristes faute de pouvoir prétendre au pouvoir, au vrai pouvoir !) de ceux qui occupent l'Elysée et Matignon depuis 30 ans.

    Alors que les "mais" et "aussi" et les "pas seulement" n'ont aucune place dans les interventions de ce "QG décolonial" et que les vocables "fasciste" et "raciste" dans le contexte qui est le nôtre aujourd'hui, ne peuvent en aucun tout expliquer - même une partie de ce tout -, il semble que le piège de l'association "SOS racisme" tendu par le PS - pourtant dénoncé depuis sa création par ceux qui s'expriment dans les vidéos - et qui a pour principale caractéristique "l'instrumentalisation du racisme", se soit refermé sur eux tous tel un étau : eux tous ayant intégré le procès en dé-légitimation de l'autre, de son vécu, de sa parole et de ses griefs.

    Aussi, force est de constater que la réconciliation n'est donc pas pour demain au sein des classes populaires.

                          Mais alors, comment avons-nous pu nous laisser piéger aussi facilement ?

     

    1 - Aveuglement idéologique plus ou moins "prémédité" de la part d'intervenants universitaires, issus des minorités qui plus est, et qui, sans doute par on ne sait quel miracle, ont réussi à vaincre un environnement social sans espoir, hostile à leur égard,  en parvenant pourtant à rejoindre une communauté d'enseignants d'élite : le corps universitaire - "miracle" qu'ils se gardent bien d'expliquer à ceux auxquels il ne manque jamais de rappeler qu'il n'y a rien à attendre d'une communauté nationale raciste et fasciste ;  lourde est leur irresponsabilité dans ce refus. 

    _________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Paroles d'honneur

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  • Aquarius : les tartuffes de l'Europe donnent de la voix contre l'Italie

                              

     

               Edouard Philippe, après Macron, s'achète une bonne conscience en fustigeant l'Italie dans son refus d'accueillir le bateau chargé de réfugiés : Aquarius (1).

     

    ***

     

                         A boulet rouge contre l'Italie donc... alors qu'une partie de l'Europe ( dont la France) s'est pourtant suffisamment moquée de ce pays et de la Grèce (pays exsangues) des années durant, se sachant "couverte" par une  convention signée en Irlande (cette convention stipule ceci : le pays dont les côtes sont concernées par un afflux de réfugiés est seul responsable du traitement de ces réfugiés en détresse) qui fait que les pays les plus riches et les moins exposés peuvent se laver les mains de leur obligation de participer à la prise en charge du secours apporté aux naufragés ou aux bateaux en perdition ainsi que de la suite à donner à cette prise en charge !

    Convention scélérate  d'une U.E du "chacun pour soi" car c'est bien ça leur Europe finalement : une perpétuelle fuite devant les responsabilités... une Europe de tartuffes patentés ; une Europe du « démerde-toi avec tes problèmes ! » - chômage, pauvreté, violence, terrorisme, réfugiés, politique d'immigration...  mais gare à ton déficit ! Une Europe-tremplin pour des carriéristes qui n'oublient jamais de se coucher devant cette Commission garde-chiourme d'un modèle mondialiste qui n'accepte aucune remise en cause : pas d'adhésion, pas de carrière... tous le savent.

    Or, c'est là leur seul projet finalement : la carrière ! Jamais ils n'ont fait avancer quoi que ce soit d'autre ; jamais ils n'ont  travaillé à l'éveil d'une conscience européenne chez tous les Peuples de ce Continent moralement à terre, pourri par un cynisme éhonté et consommé : l'intervention de Edouard Philippe et de Macron contre l'Italie en est une illustration parfaite : l’important c’est de charger l’autre de tous les maux : c’est au plus rapide ; c’est donc le premier qui s'y colle qui sauve sa mise… morale en particulier.

     

    1 - Quelle est cette ONG propriétaire du  navire ? Qui la finance ? D'où viennent ces réfugiés ? A quel moment ont-ils été chargés sur ce bateau ? 

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