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Election présidentielle 2017

  • Macron président : une capitulation sans armistice

     

                      Le 18 juin prochain, date mémorable s’il en est une, au soir du 2è et dernier tour des élections Législatives donc, ce sera l’heure de vérité ; les urnes auront rendu le verdict alternatif suivant : soit la résistance, soit le vote des pleins pouvoirs à la Banque, au CAC 40 et la mise sous tutelle définitive de la France par l’Allemagne et la commission européenne au service d'un mondialisme saccage de la nature humaine après celui de la nature... tout court.

    Dans ce contexte, et dans un premier temps, une seule exigence s’impose : que Macron soit le plus mal élu possible en tant que président : aussi, une abstention massive au prochain scrutin devient une nécessité absolue (1).

    Plus important encore, dans un deuxième temps, les Elections législatives qui s'en suivront devront voler la victoire présidentielle à ce candidat instrumentalisé comme jamais par un François Hollande revanchard et mesquin et tous les relais d'une oligarchie économico-financière mondialiste, dont la victoire repose principalement sur le rejet des candidatures Fillon (2) et Mélenchon et sur le vote des starts-uppers, geeks et autres acteurs de l'internet aux salariés précaires corvéables à merci, sur-exploités, sans droit... ainsi que d’une partie d'une jeunesse sans culture politique ni historique… une jeunesse estudiantine ultra-minoritaire, une jeunesse béate et clairsemée des Ecoles de commerce qui voit en Macron son propre destin, un destin plus qu'enviable qui trépigne d'impatience, une fois leur diplôme obtenu…

    Oui ! Voler à Macron sa victoire à l'élection présidentielle est une autre exigence !

    Pour y parvenir, il faudra compter sur trois forces largement majoritaires : le mouvement de Mélenchon, LR-UDI et le FN ; soit plus de 60% des suffrages exprimés. Quant aux PS et les Verts nul doute qu’ils s’associeront à Macron avec Cambadélis en maitre d’œuvre de cette fusion avec ou sans absorption, dans l’espoir de sauver ce qui peut encore l’être : 297 postes députés PS - business électoral oblige.

    Chaque famille politique et  chaque électorat devront assument la responsabilité d'une défaite cuisante de Macron aux Législatives.

    macron président, présidentielle 2017

                       Résistance vaincue, Macron élu président tout en obtenant une majorité à l'Assemblée nationale, devra-t-on alors y voir là un nouveau sursaut pétainiste d'une partie de la France ; une capitulation face aux forces de l'argent et face à une économie mondialisée sans aucun souci de justice et de morale ? 

                      Candidat hors-sol comme les élevages et les cultures du même nom ! « Candidat de plage arrière » qui dodeline de la tête à chaque fois qu’il croit avoir raison d’un de ses contradicteurs ; candidat artefact, candidat de synthèse quasi virtuel, candidat déjà élu… que ce candidat corresponde pile-poil, à un cheveu et à un poil près, à ce que les penseurs, acteurs et autres intermédiaires d’une mondialisation sans morale attendent de ceux qui occupent les lieux dits "de pouvoir",  est sans l’ombre d’un doute une raison supplémentaire de nous détourner de la perspective d’un Macron président jouissant d’une majorité à l’Assemblée nationale ; une Assemblée composée dans une écrasante majorité, de députés-Godillots, des députés aux ordres.

    Car enfin, comment se résoudre en ce qui concerne la France, à un président tel que Emmanuel Macron ? La France, pays à la vocation universaliste (le seul concurrent des USA à ce sujet), capable de parler au monde d’une voix indépendante qui ne doit rien à personne et dont des milliards d’individus attendent qu’elle le fasse dans une langue qui est respectée et admirée par les hommes et les femmes les plus talentueux de la planète dans le domaine des sciences, de l’art et de la philosophie…

    Comment donc se résoudre à la victoire d’un ex-banquier-larbin et ministre des finances de 38 ans qui croit être la flamme et la mèche d’un projet dont il n’est que la suie et la fumée noirâtre et acre ; un homme qui a épousé sa mère alors qu’il était lycéen, et la mère comme future Première dame d’épouser son fils alors qu’elle occupait le poste de professeur… un homme sans jeunesse et sans vie pour n'en avoir vécue aucune ; un homme qui n’aura jamais d’enfant… tout en ayant l’âge de ceux de sa concubine.

     

                     Certes, on aimerait pouvoir en rire aux éclats ; on s’en gardera bien toutefois car nul n’ignore que la couleur de ce rire-là c’est le jaune - la pire des couleurs en la matière ; et si ce rire n’est jamais loin du sanglot, c’est qu’il en est la larme sèche.

                     Non ! Ne pas en rire ni en pleurer mais bien plutôt : rester debout, déterminé et intraitable dans notre dénonciation d'un scandale sans précédent car, à cette élection présidentielle de 2017, il y avait deux façons de liquider la France (en tant que concept universaliste) ainsi que la promesse que porte en elle une organisation véritablement démocratique de la société : voter FN ou Macron.

    Or, ils ont voté Macron.

    Notre ennemi, c’est maintenant et plus que jamais, à des centaines, voire des milliers, de kilomètres de l’épicentre de nos revendications qu’il faudra alors aller le chercher et le confronter.

     

     

     

     1- Il est vrai que cette abstention pourrait bien favoriser la candidate du FN. MLP présidente, c’est l’assurance d’une crise politique et sociétale comparable aux événements de Mai 68 par son ampleur : mobilisation de masse et violence urbaine ; une crise qui provoquera inévitablement une remise en cause de l’organisation politique de la société française ; mais aussi… et c’est à espérer, car « A quelque chose malheur est bon ! », une crise que tous ceux qui veulent en finir avec la 5è République, attendent avec impatience ; du moins les plus lucides d’entre eux ; ces derniers savent qu’historiquement seule une situation de crise est capable de rompre définitivement les ponts avec un présent devenu ingérable ; seules les crises permettent le changement en profondeur car contrairement à ce qu’affirme Mélenchon devenu soudainement amnésique, lui pourtant si féru d’histoire politique, un passage en douceur de la 5è à la 6è République, une nouvelle République shootée à « la démocratie totale », une République annonciatrice d’actes fondateurs d’une légitimité sans précédent à grands coups de tirages au sort, de consultations citoyennes sans nombre, un nouvelle République fruit d’un blocage sans solution d’une société confrontée à un mur jusqu'ici infranchissable – celui de l’argent, de la perte de souveraineté et de toute considération morale parmi les élites financières -, quand on sait ce contre quoi cette nouvelle République devra se battre – contre des intérêts privés colossaux - ce passage-là ne se fera pas sans tumulte ; nombreux sont ceux qui lui feront la guerre à cette nouvelle République.

    2 - Tout en gardant à l'esprit que la candidature Macron est indissociable des ennuis judiciaires de Fillon.

     

     

                      

     

                   Macron manager, Macron team-building,  Macron trou-noir de la politique annonce l'ère de la post-politique.

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Emmanuel Macron, le scandale d'une candidature du silence

     

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  • Jacques Sapir à propos de la question : contre Poutine, pourquoi cette haine des médias ?

                    

     

                    Dans les premières minutes de cette vidéo, avant l'intervention de ses invités, Jacques Sapir revient sur les raisons de cette haine à peine contenue de tous les médias contre la Russie de Poutine

    Parmi ces raisons, Sapir en a oubliée une dernière... pour être tout à fait exhaustif : Poutine ne nous achète pas d'avions Rafale (1). Dans le cas contraire, soyez assurés de ceci : pas un média, pas un journaliste ne se permettrait le moindre commentaire désobligeant, voire insultant, contre la Russie de Poutine ; un peu à l 'image du traitement réservé aux Monarchies du Golfe par ces mêmes médias : silence ou bien mensonge par omission.

                  Ce traitement de la Russie de Poutine par tous les acteurs - mineurs ou majeurs -, du récit médiatique de l'actualité internationale prouve s'il en était encore besoin, que tous savent qui il faut craindre et quoi car tous ont depuis longtemps compris qu'il n'y a pas de carrière politique, médiatique ou artistique pour quiconque s'oppose à ce maccarthysme des temps modernes qui n'admet aucune contestation ou remise en cause des choix économiques et géo-politiques de l'Occident : de Washington à Riyad en passant par Tel-Aviv...

                    Véritable chasse aux sorcières qui vous condamne à la relégation sociale.

     

     

    1. Quand j'écris "Poutine ne nous achète pas de Rafale", il faut comprendre : Hollande a cédé aux désidératas des USA ; pas de vente d'armes à la Russie et soutien aux sanctions économiques ; soumission qui pénalise notre économie à la hauteur de plusieurs milliards ; et puis ceci aussi : si l'on vendait des avions à Poutine, les médias n'y trouveraient rien à redire de toute façon. Retour donc à la case départ : si on vendait de l'armement à Poutine à la hauteur de 10 milliards (ce que pèsent les Monarchies du Golfe) parce qu'on enverrait balader les USA, les Monarchies du Golfe et Israël, jamais les médias... etc... etc... etc...
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  • Vous n’avez pas voulu d’un second tour Valls-Juppé… qu’à cela ne tienne : contents ou pas, vous aurez Macron comme Président !

     

     

    magritte, macron, serge uleski, présidentielle 2017

    ©Magritte, La décalcomanie, 1966©Magritte, La décalcomanie, 1966

     

     

                   Macron l’effacé ; Macron président qui s’effacera et la France avec lui ; cette France qui n’a pas cessé depuis 10 ans de sombrer dans le silence, anonyme, pour la plus grande satisfaction d’une Europe et d’un mondialisme qui entendent bien marginaliser tous ceux qui refuseraient de se soumettre à ses diktats financiers à grand renfort d’opérations guerrières car, ne nous y trompons pas : le mondialisme c’est bel et bien la guerre !

     

                    Dès Août 2016, le Système composé de tous les acteurs chargés de s’assurer que les Elections mettent en scène des candidats qui, s’ils peuvent prétendre sérieusement occuper l’Elysée, soient capables de faire en sorte que la donne reste la même...

    Le Système a donc compris qu’il ne fallait pas compter sur Hollande ni sur un duel Valls-Juppé à la prochaine élection présidentielle ; il a aussi anticipé le fait que Hamon et Fillon sortiraient vainqueurs de leur primaire respective. Or, le Système savait que Hamon serait un candidat minoritaire au sein de son parti et médiocre en tant que compétiteur : Mélenchon le mangerait trop cru ; de plus, un second tour Mélenchon-Le Pen n’était pas envisageable : à « gauche toute ! » d’un côté ; extrême droite de l’autre. D’où la nécessité de la candidature Macron avec un Fillon empêtré dans des affaires judiciaires pilotées par l’Elysée.

    Arrive alors un second tour Macron-Le Pen ; Macron l’homme au regard fixe et vide ; l’homme au sourire poli ; banquier, internationaliste béat, excellent valet qui a derrière lui des années d’obéissance - les serviteurs font de piètres maîtres -, un candidat en théorie assuré d’un bon report des voix de la droite (celles de Juppé et de Bayrou) et du centre gauche (celles de Valls). Mais c’était sans compter sur la colère de ceux qui ont vu la droite et la gauche expulsées de la campagne ; colère aux conséquences imprévisibles une fois dans l’isoloir le jour de scrutin.

                  Toujours à propos de Macron, candidat décalcomanie, réalise-t-on seulement que tous les intervenants des médias publics et privés voteront Macron ? Tous les universitaires carriéristes voteront Macron ! Une grande partie de la classe politique dont le parti ne peut plus leur garantir leur ré-élection – LR et PS – votera Macron elle aussi !

    Mais alors, après ça, qui continuera de soutenir que le monde est décidément mal fait ? Qui donc ? Le monde dans le chaos des bombes comme dans le silence des crèves-la-fin et des suicidés de demain n’a jamais été aussi bien organisé finalement !

     

                    Macron ? Vous avez dit "Macron" ?

                    Le projet mondialiste, de la commission européenne  aux lobbies des banques  et des multinationales  - ne pouvait pas mieux espérer : candidat sur mesure Macron, chouchou des médias dont les propriétaires ne peuvent que souhaiter la victoire ! Macron candidat, Macron faisant campagne, soutenu par l'Elysée et Matignon ainsi que par les grands-patrons du CAC40 (industrie du luxe, armement, agro-alimentaire)…

    Macron ! Encore Macron ! Candidat sans attache électorale ni mandat, candidat hors-sol comme les élevages et les cultures du même nom ! Avec Macron considéré comme le premier véritable « libéral » français depuis la « révolution » thatchérienne – on est maintenant ouvertement prévenus ; on ne pourra pas dire que l’on ne savait pas ! - c’en est fini de la France, ce caillou dans la chaussure des USA, de la commission européenne et du mondialisme depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

                    Mais alors, quelle est cette France qui votera Macron, candidat à l’œil vide, le regard absent, sans expression ; candidat  qui n’est jamais dans et avec ce qu’il dit, pour peu qu’il dise quoi que ce soit ? Qui votera donc pour lui, jusqu’à l’élire Président quand l’autre France ne se déplace plus pour voter depuis trente ans ?

    Macron élu, Macron Président, un Macron qui avait dans son équipe de campagne  un cadre des laboratoires Servier, démissionnaire  une fois démasqué, c’est assurément le dernier clou dans le cercueil  d’une France  désormais interdite de scène internationale, aphone, incapable de s’adresser au monde.

    Un candidat, Jean Lassalle, l’a dit et redit : « Nous les élus, nous ne sommes plus que les acteurs d’un théâtre d’ombres ». Bien sûr que le pouvoir est ailleurs, chez ceux auxquels le prochain « Président » tout comme ses prédécesseurs, devra obéir.

     

                  Hollande, Juppé, Valls hors-jeu ! Il est vrai que le système n’aime pas qu’on le prenne en traitre, par derrière qui plus est. Il se venge toujours.

    A l'heure où les conditions de la victoire de MLP n’ont été aussi favorables, autant dire, la victoire assurée pour quiconque se trouvera face à elle au second tour - second tour qui n’en est plus un par la force des choses ! - force est de constater que  « le système » a volontairement organisé ce face-à-face Macron-MLP ; un face-à-face anti-gauche et anti-droite ; un face-à-face « anti-second tour Mélenchon-Fillon » : le volet social chez Mélenchon lui est insupportable ; de plus, les deux candidats partagent avec plus ou moins de détermination une aversion pour un mondialisme aveugle ; et comme cela ne suffisait pas : tous deux cultivent une certaine idée de la France dans leur choix réciproque d’une politique étrangère d’équilibre et indépendante.

    Là encore, c’est bien tout ce que le système ne peut plus tolérer, même avec un Fillon capable de se compromettre avec la finance mondiale.

     

                        Certes, seules les crises provoquent des changements profonds (les pleins pouvoirs à Pétain en 40 avec le conseil de la résistance quatre ans plus tard ; la guerre d’Algérie, le Putsch et la 5è République avec l’arrivée de de Gaulle ; le Mai 68 ouvrier et estudiantin) ; pas de crise politique pas de changement politique ; c’est sûr ! MLP victorieuse – aussi improbable que cela puisse être -, peut toutefois représenter, crise majeur aidant, un bien pour un mal : celui d’une opportunité unique de provoquer une refonte complète de la vie politique car la droite et la gauche n’ont aucun intérêt au déclin et à la disparition tout en tenant compte du fait que le FN ne peut pas être une option ni pour le système ni pour une gauche de l’anti-système.

    De plus, le passé de la France - le positif comme le négatif -, l’interdirait. Aucun ralliement donc de la droite dite de gouvernement ne peut être envisagé par MLP sinon dans les marges, toutes petites marges.

    Moralement, personne ne peut se risquer à un ralliement à MLP : notez qu’une partie de la droite et tout le centre sont déjà partis chez Macron car Macron, cette nouvelle figure en carton-pâte qui fait tourner nombre de têtes, c’est l’avenir… l’avenir de tous ceux qui ne veulent rien lâcher : faut dire que l'on vit tellement bien et mieux sur le dos de tous les autres, tous arrimés et condamnés qu'ils sont à un salariat au salaire obscène d’une précarité haïssable !

    De plus, MLP a très peu profité des déboires judiciaires de la famille Fillon.

    Reste que… pour un électeur de gauche, seule l’abstention au second tour fait sens.

     

    ***

     

                        « … Vous n’avez pas voulu d’un second tour Valls-Juppé, un second tour du même avec le même… qu’à cela ne tienne : contents ou pas, vous aurez Macron comme Président ! »

                        Mélenchon, Hamon, Pierre Laurent, Jadot, Lafont patron de l'UDI, Fillon...  et c'est alors que tous devront appeler à voter Macron pour faire barrage à MLP le soir de premier tour car il ne sera pardonné à aucun d'entre eux de ne pas le fait.

    Que voulez-vous : le système est impitoyable et sans merci. Il prend tout et ne vous laisse rien. Il n’offre qu'une seule échappatoire : se soumettre, perdre son âme, et périr par la même occasion.

     

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  • Présidentielle 2017 : avec l’option Macron, jamais le risque d’une victoire du FN n’a été aussi élevé

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                  Tout en ayant l’immense naïveté de penser qu’aujourd’hui on peut gagner une élection présidentielle en occupant le centre-gauche et le centre-droit, et contrairement à ce que ce candidat prétend et tous ses soutiens avec lui, médias inclus, Emmanuel Macron est loin d’être le candidat d’un « …il y a du bon à gauche comme à droite… » fédérateur car, dans les faits, Macron se réfère au centre-gauche et au centre-droit qui n’ont, historiquement, rien à voir avec la gauche et la droite : pour s’en convaincre il suffit de penser à un Manuel Valls, du côté de la gauche, et à François Bayrou ou Jean-Louis Borloo du côté de la droite.

    Aussi, antagonismes, ressentiments et colères aidant, deux certitudes à propos du second tour de cette élection présidentielle qui annonce un face-à-face Macron-Marine le Pen (MLP) semblent s’imposer au fur et à mesure que l’on s’en rapproche :

    - Jamais la droite de Fillon (18% de l’électorat) ne jouera la carte Macron contre le Pen.

    - Jamais la gauche de Mélenchon ainsi qu’une partie de celle de Hamon (tous les deux pesant aux alentours de 18% tenant compte de fait que l’autre partie de l’électorat Hamon partira chez Macron au second tour de l’élection) ne répondront favorablement à ce nouvel appel, après celui de 2002, en faveur d'un "sursaut républicain" ; en effet, il ne faut plus compter sur une mobilisation de cet électorat à la hauteur de celle de l’élection de 2002 qui opposait Le Pen père à Jacques Chirac.

    Avec au deuxième tour une abstention record estimée (abstention à la fois structurelle et conjoncturelle) à près de 30% - abstention composée des refus de voter Macron de la gauche et de la droite cumulés à un report d’une partie des voix de Fillon sur MLP d’un électorat habité par un ressentiment bien ancré, sur le ton de « A nous la droite, on nous a volé notre victoire ! », vol commis par le candidat de François Hollande qu’est Emmanuel Macron, un François Hollande chef d’orchestre des ennuis judiciaires de Fillon puisque le succès de Macron est indissociable des ennuis du candidat LR -…

     

                    Jamais le risque d’une victoire du FN n’a été aussi élevé !

     

                 Pour MLP, un seul défi : rendre moralement acceptable - car sans conséquence majeure -, l’abstention à venir au second tour de l’élection présidentielle de ces deux électorats ; en effet, seule cette abstention conjoncturelle cumulée à cette autre abstention structurelle entre 18 et 22% que l’on enregistre à chaque élection présidentielle, lui feront prendre une très sérieuse option sur la victoire forte de son score de 30% au premier tour ; le vote de soutien en sa faveur du reste de cette droite de Fillon qui se refusera à voter Macron, fera le reste. C’est la raison pour laquelle, en campagne, MLP semble prendre soin de ne pas user ni abuser des thématiques des années 80-90 propres à l’extrême droite, à savoir :

    - Les Etrangers sont responsables de l’augmentation de la délinquance, crimes et délits.

    - Les Etrangers volent le travail des Français et sont responsables du chômage. -

    - Les Etrangers sont en grande partie à l’origine du déficit chronique de nos régimes sociaux.

     

    MLP a compris qu’il lui faut avant tout « rassurer » cette gauche déterminée à ne plus répondre au « chantage à l’extrême droite » pratiqué par le candidat dit « républicain » au second tour de l’élection présidentielle ; elle se doit de l’anesthésier cette gauche, de tromper sa vigilance, de faire en sorte qu’elle baisse sa garde car deux ressentiments forts jouent maintenant en faveur de MLP :

    - Le ressentiment d’une gauche dépitée par la candidature Macron et l’indigence d’un PS moribond, sans honneur et sans courage et de son candidat Hamon qui semble incarner toutes les raisons qui font que le PS est condamné à une mort certaine…

    - Le ressentiment, voire la colère, des électeurs du candidat Fillon dans le contexte d’une élection présidentielle qu’elle ne pouvait pas ne pas gagner car après cinq ans d’une présidence-Hollande, il suffisait de se baisser par rafler la mise élyséenne.

    Remarquons à propos de la prestation de MLP à l’occasion de ce premier débat télévisé du 20 mars qui a réuni cinq candidats ceci : si le sujet de l’immigration a été abordé, MLP s’est bien gardée de faire un lien direct entre chômage et immigration ; délinquance et immigration ; amalgame qui réveillerait cette gauche qui a été capable de se mobiliser en 2002 contre le fondateur du FN en faveur d’un candidat appartenant à ce qu’il est courant d’appeler « la droite républicaine » car pour MLP – et c’est là le point nodal de cette campagne présidentielle et de la présence du FN au second tour -, il est bel et bien question d’endormir cette gauche qui devra s’abstenir à l’occasion du face-à-face Macron-MLP que tous les sondages ne cessent de confirmer.

    Pour cette raison, et si le FN c'est aussi et surtout du militantisme mis à la portée des caniches de la politique, il semblerait qu'un simple re-positionnement de type « gaullisme social - souveraineté et solidarité - suffise, une fois François Fillon et ses capacités de rassemblement définitivement anéanties ; reste alors à MLP à afficher une détermination sans faille contre l’intégrisme islamique (lutte en partie cache-sexe de la bonne vieille haine de l’Arabe) ; cette détermination ne lui sera contestée par personne puisque cette lutte est partagée par tous ses concurrents.

     

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               MLP présidente, c’est l’assurance d’une crise politique et sociétale comparable aux événements de Mai 68 par son ampleur : mobilisation de masse et violence urbaine ; une crise qui provoquera inévitablement une remise en cause de l’organisation politique de la société française ; mais aussi… c’est à espérer, car « A quelque chose malheur est bon ! », une crise que tous ceux qui veulent en finir avec la 5è République, attendent avec impatience ; du moins les plus lucides d’entre eux ; ces derniers savent qu’historiquement seule une situation de crise est capable de rompre définitivement les ponts avec un présent devenu ingérable ; seules les crises permettent le changement en profondeur car contrairement à ce qu’affirme Mélenchon devenu soudainement amnésique, lui pourtant si féru d’histoire politique, un passage en douceur de la 5è à la 6è République, une nouvelle République shootée à « la démocratie totale », une République annonciatrice d’actes fondateurs d’une légitimité sans précédent à grands coups de tirages au sort, de consultations citoyennes sans nombre, un nouvelle République fruit d’un blocage sans solution d’une société confrontée à un mur jusqu'ici infranchissable – celui de l’argent, de la perte de souveraineté et de toute considération morale parmi les élites financières -, quand on sait ce contre quoi cette nouvelle République devra se battre – contre des intérêts privés colossaux - ce passage-là ne se fera pas sans tumulte ; nombreux sont ceux qui lui feront la guerre à cette nouvelle République.

     

                   Si seule une crise majeure peut faciliter un tel projet, il se pourrait bien que le destin politique du FN qui aura longtemps été la variable d'ajustement de la politique française, un peu comme le chômage en économie, que le destin de MLP donc soit de faciliter à son corps défendant l'avènement de cette nouvelle République garante d'une renouveau démocratique et solidaire ; et si cela peut la consoler, qu’elle sache que l’on ne choisit pas toujours son destin.

     

                       Et jamais le risque d’une victoire du FN n’a été aussi élevé !

     

                   Ceux qui se sont réjouis du positionnement de Macron « ni droite ni gauche mais droite et gauche tout à la fois ! », avec tous les encouragements des médias, devraient avoir compris ceci : s’il n’y a plus de gauche ni de droite, il y aura non pas « le centre » mais bien plutôt l’extrême droite dont la victoire aura pour protagonistes : une gauche abstentionniste et une droite vengeresse.

    Aussi, il est fort probable qu’après trente ans d’une entreprise machiavélique de promotion de la famille le Pen encouragée par un François Mitterrand âpre à la guerre contre ses adversaires politiques et avide de longévité, que ce soit le FN qui finisse par tirer les marrons chauds bouillants du feu : « Enfin ! » diront ses soutiens, comme un retour de bâton, effet boomerang ironique ! Pensez donc : la promotion du FN devait assurer au PS le monopole de l’occupation du palais de l’Elysée ad vitam aeternam ! Aujourd’hui la victoire envisageable de MLP, à défaut, la simple présente du FN au second tour de l’élection présidentielle de 2017, une fois de plus, une fois de trop, après 2002, pointera d'un doigt vengeur au PS sa dernière demeure : sa tombe.

    Mais faute d’une crise accoucheuse de ce "renouveau démocratique et solidaire" au profit d’une cohésion sociale riche en promesses, inutile d'en douter, cette victoire du FN nous engagera dans un combat de chaque jour, de chaque instant jusqu’à l’épuisement : mais de quelles forces ? Les nôtres ou bien les leurs ?

    Et quand on sait que la candidature de Macron destinée à venger Hollande contre Valls et la gauche du PS a aussi pour but de prévenir l’éventualité de la victoire de MLP qu’un face-à-face MLP-Hamon ou MLP-Valls laissait présager tellement le divorce est consommé à gauche comme à droite avec les pseudos gouvernement et de gauche et de droite (Jamais assez à gauche pour les uns, jamais assez à droite pour les autres !), tout en dérobant à la droite une victoire qu’elle croyait acquise… force est de conclure que c’est bien le pari d’un fou que ce pari sur Macron ; un fou ou un imbécile… élyséen qui plus est, car Macron pourrait fort bien s’avérer n’être qu’un candidat de l’abstention à gauche, qu’un candidat du refus du pacte républicain par la gauche et la droite, qu’un candidat d’un report massif des voix des électeurs de Fillon sur MLP.

     

    ***

                  Le Système n'a pas pu mettre en scène un second tour Manuel Valls-Alain Juppé...

    Téméraire, il prend le risque d'un face-à-face Macron-MLP avec la complicité de l'Elysée.

    Que ceux qui sont responsables de l'expulsion de "la gauche" et de la droite du second tour de l'élection présidentielle sache le moment venu en assumer toutes les responsabilités - il leur faudra très certainement rendre des comptes -, pour ne rien dire du jugement de l'histoire.

                        

     

                     Mais alors...  

                      A l'occasion de la communication des résultats du premier tour lorsque Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, et sans doute aussi le parti LR, demanderont à leur électorat respectif de voter Macron pour barrer la route de l'Elysée au FN... "Tout ça pour ça !?", devrons-nous nous attendre à des éclats de rire tonitruants et irrépressibles ou bien à des sanglots inconsolables ?

                    Poser la question, c'est inévitablement y répondre.

     

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     Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI - Présidentielle 2017

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  • La fuite vers Macron...

     

                  ... ou quand, une fois l’âge et l’expérience définitivement discrédités, les pères sexagénères capitulent devant les fils… un en particulier, fils prodigue revenu de nulle part pour n’y être jamais allé.

    Notez au passage que ce fils-là n'a pas eu besoin de tuer aucun de ces pères puisque ce sont ces derniers qui ont délibérément choisi de se saborder.

     

    ***

     

                    Qu'à cela ne tienne !

                    Si on oublie un moment les fuites de gaz et les fuites judiciaires... côté fuites d'ordre politique, s'il y a eu Varennes, puis Baden-Baden, aujourd'hui, après Robert Hue, ancien secrétaire général du Parti communiste et Patrick Braouezec, baron de la Seine-Saint-Denis, ancien cadre du PCF, c’est au tour de Bertrand Delanoë de fuir et de rejoindre l’arche de Macron ; inutile de préciser : Louis XVI et de Gaulle... ç'avait une tout autre allure !

    Un Delanoë ancien maire PS de Paris, pour ceux qui s’en souviennent encore, qui a donc choisi d’apporter son soutien à un candidat libéral-libertaire qui n’a qu’une seule utilité : gérer les risques d'un second tour dont MLP aurait pu sortir vainqueur face à un Valls (prévenir l'effet Trump) tout en vengeant François Hollande humilié par ce même Valls et la gauche du PS ; Macron a pour mission de tuer ce parti et "les affaires" de mettre hors-jeu le candidat Fillon et son parti LR.

     

                   Si l’habit fait le moine, le physique éclaire aussi car il annonce tous les présages, mauvais le plus souvent ; les traits du visage en particulier ; Or, Delanoë a bel et bien la tête de l’emploi : de celui qui trahit toujours !

    Delanoë-Macron : qui cela peut bien surprendre ? Ces gens-là ne portent-ils pas les mêmes chemises, les mêmes cravates, les mêmes costumes, les mêmes chaussures à 3000 euros ? Ces gens-là n'habitent-ils pas les mêmes quartiers, les mêmes appartements ? Ne parlent-ils pas  la même langue ? A table, leurs conversations ne portent-elles pas sur les mêmes sujets ?

    Et puis enfin, pourquoi tous s’embarrasseraient-ils d’un électorat de misère, électorat d'une classe composée de smicards, d'ouvriers, d'employés et de chômeurs ? Un électorat virtuel ; électorat abstentionniste ; un électorat bien incapable d’assurer un avenir politique et la promesse d’une carrière confortable à qui que ce soit ; ou bien, quand il se décide à voter, un électorat pour lequel toute élection n'est qu'un triste défouloir, amertume et vengeance, ainsi qu'une occasion de plus d’afficher un mépris et un dégoût sans limite pour une classe politique à la fois hors du monde et dans le monde jusqu’au coup, trempée des pieds à la tête !

     

                  Robert Hue, Braouezec (bientôt Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense) Delanoë rejoignant Macron, après tant d’autres… comment s’en étonner ?

    Car enfin, qui penserait à accompagner jusqu’à son échec final "Benoît Hamon le looser" ? Qui ira jusqu'au sacrifice ? Les Delanoë de la politique ? La mauvaise blague ! Si tous ont fait carrière n'est-ce pas parce qu'ils ont toujours su rejoindre les rangs des « winners » ? Or, Hamon respire, transpire la défaite à vue d’œil et à plein nez ! Aucun doute à son sujet.

     

    ***

     

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                    Rappelons au passage que Delanoë est aussi le mentor de l’actuelle maire de Paris… alors bien sûr, Anne Hidalgo crève d’envie de rejoindre Macron, elle aussi, car il n’y a pas simplement les hommes d’exception qui voient loin ; les opportunistes, arrivistes ambitieux aussi falots soient-ils, savent quitter un navire pour un autre ; et plus encore, quand la nouvelle frégate semble promettre une croisière de rêve : tour du monde tous frais payés. Et quand vous en revenez, c’est toujours beaucoup plus riche que le jour de l’embarquement.

    Oui ! Anne Hidalgo en rêve de cette fuite vers Macron ; elle ne le cachera jamais assez jusqu’à désapprouver mezza voce le ralliement de celui qui a fait d’elle contre toute attente, son successeur. Seulement voilà : contrairement à Delanoë qui n’occupe plus de fonction politique, le mandat et les conditions de son élection à la mairie de Paris interdisent pour l’heure à Anne Hidalgo tout mouvement brusque ; contrairement à tant d’autres, Madame le maire de Paris ne peut donc pas courir vers Macron et se rallier d’un coup d’un seul à son panache très relatif au demeurant – on en a connu de plus flamboyants ; mais elle y viendra, elle trahira… soyez en sûrs ! Elle trahira à petit feu - un peu comme dans un meurtre quand on ne veut pas finir en prison pour… meurtre justement ! C’est alors que l’on opte pour une trahison graduée ; jour après jour, mois après mois, on tue un petit peu, à petit feu, on trahit à petite dose. D’ailleurs, n’a-t-elle pas déjà trahi ? Dans la Capitale, ceux qui vivaient très bien sous Chirac n’ont-ils pas vécu tout aussi bien sous Delanoë - sinon mieux ; et ceux qui vivaient mal tout autant ? Et aujourd’hui encore avec Anne Hidalgo, personnalité sans aspérité, sans relief, lisse, qui affiche un sourire sans équivoque, sans ambivalence, droit et enjoué, le sourire de celle qui jamais ne prend, jamais n’arrache, et auquelle on donne bien volontiers et sans compter, exauçant ses vœux avant même qu’elle ne vous demande quoi que ce soit, tellement le soupçon d’ingratitude à l’endroit du donneur peut être écarté sans risque, comme à coup sûr.

    anne hidalgo, emmanuel macron, la fuite des élus ps vers macron,delanoë rejoint macron

    N’ayons aucun doute : ce sourire-là, c’est le sourire de l’élue qui n’en revient pas, qui n’en est jamais revenue, et qui connaît sa chance ; un sourire qui affiche et laisse espérer une gratitude sans bornes pour un système électoral qui privilégie depuis près de 20 ans, des individus gestionnaires de commandes, des chargés de clientèles électorales et d’affaires, selon le principe qui veut que ce soit celui qui paie et qui distribue les récompenses qui décide.

     

                  Soyons fair-play néanmoins ; n’accablons pas trop Delanoë ni Hidalgo ! Ils ne sont pas seuls car tous n’aspirent qu’à ça : rejoindre Macron, en marche et à marche forcée car tous pensent qu'il y a urgence à quitter le navire PS qui ne sera bientôt plus qu'une épave à la dérive ; car Macron, cette nouvelle figure en carton-pâte qui fait tourner nombre de têtes, c’est l’avenir… l’avenir de tous ceux qui ne veulent rien lâcher : faut dire que l'on vit tellement bien et mieux sur le dos de tous les autres, tous arrimés et condamnés qu'ils sont à un salariat au salaire obscène d’une précarité haïssable !

                 La fuite vers Macron ! C’est l’expression d’un désir ; ce désir chevillé au corps qui veut ne jamais quitter le navire de la politique : députés, sénateurs, ministres, conseillers : "Encore, encore un peu ! De grâce ! Encore !"

                  Car cela ne doit jamais finir ; et cela n’en finira pas.

     

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  • Les cris d’orfraie de la magistrature contre le candidat Fillon

     

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                      Alors que les attaques du candidat Fillon contre l’indépendance des magistrats se sont multipliées la semaine dernière, les réactions des représentants des magistrats ne se sont pas fait attendre. Deux hauts magistrats de l’ordre judiciaire sont sortis du bois sans doute avec l’intention de nous rassurer : « Les magistrats suivent leur rythme en toute indépendance sous le seul contrôle des juridictions supérieures »…
     
    « Sous le contrôle »… merci pour cette précision. Quant au caractère « supérieur » des juridictions… à quelle hauteur se situent-elles ? A la hauteur de l’Elysée avec ce Président de la 5è République garant de la séparation des pouvoirs et de l'indépendance de la justice ?
     
    Quand on sait, pour l’avoir compris, que la candidature de Macron – le candidat-vengeur de François Hollande contre le PS et de Valls et de Hamon -, est indissociable des ennuis judiciaires de Fillon…
     
                    Allez, rendormez-vous bonnes gens, la justice veille, impartiale et indépendante, courageuse et dure à la tâche !
     
                   A propos de Fillon et des embauches de son épouse et de ses deux enfants aux frais des contribuables, il faut croire que la Justice et son bras armé que sont les juges d’instruction et les juges tout court, étaient tous ulcérés à l’idée de ne pas pouvoir traiter en temps et en heure ce qui est devenue l’affaire « Fillon and the family » ; sans doute y a-t-il des soupçons qui n’attendent pas, et ce quelles que soient les circonstances : le soupçon d’emplois fictifs en particulier.
     
    Autant de zèle ! Et quel zèle ! Comme s’il y avait urgence ! Comme si la justice et les juges ne pouvaient et ne savaient pas attendre alors qu'ils nous ont trop souvent prouvé qu’ils sont capables d’une patience à toute épreuve ; surtout à l’épreuve de leurs opinions politiques et/ou de leur évolution de carrière !
     
    Ou bien alors, il n'y aurait donc  pas de perspectives d'évolution pour les juges ? Non, sans blague ! Ce métier serait... comment dire... un métier-cul-de-sac ?
     
    Que l'on soit autorisés à en douter !
     
    Il faut croire que le traitement de cette affaire « Fillon » représentait une urgence absolue ; il est vrai que les comparutions immédiates – cette justice à coup de lance-pierres et à coup de pieds dans le cul -, ont toujours concernées en priorité les affaires de corruption, de détournements, d’abus de biens de toutes sortes ainsi qu’une classe : celle des puissants.
     
    L’affaire Cahuzac… attendra des mois l’ouverture d’une information judiciaire malgré les relances du journal Médiapart. Sarkozy… ça n’en finit pas ! Chirac mettra 15 ans à rendre des comptes ; avec le "procès Médiator", ce sont les victimes qui attendent la mort avant toute indemnisation...
     
    fillon mise en examen,françois fillon convoqué chez le juge,plan b contre fillon,élection présidentielle avec françois fillon,l'attaque de fillon contre les juges
     
    Karachi, l’affaire Robert Boulin des années 70 attend toujours ; la mort de Ben Barka aussi au fond de son trou… et d’autres affaires encore, par centaines… oui , ils attendent ! Attendent un nom, des noms, des mises en examen et des condamnations.
     
    A défaut de grives, les juges se rabattraient-ils sur des merles ?
     
    Et que dire de cette institution judiciaire impuissante contre le CAC 40 ou bien, dès qu’elle se rapproche de ceux qui sont passés par Matignon et l’Elysée ?
     

    Indulgences et dénis de justice sans nombre, si une justice indépendante n’a pas de prix, sa neutralité en matière politique est bien plus chérissable encore.  

     
                   Sous la droite comme sous le joug d’une présidence et d'un gouvernement PS, les juges n’ont-ils pas la réputation d’être capables de jongler avec les dossiers et en particulier avec leur pile, là, à portée de main, sur leur bureau à tous, au gré des majorités politiques : une fois au-dessus, une fois en dessous !
     
                  "Mur des cons" (1), fuite des procès verbaux d'audition dans la presse, pour toutes ces raisons aussi et bien d'autres encore, difficile de compatir avec ces juges car nous sommes des millions depuis des années à déplorer les coups de serpe répétés dans le contrat démocratique passé avec le citoyen : le refus de dresser un cloison étanche entre le monde des affaires, la politique et les médias ; la complaisance inouïe – police, justice, médias -, envers la trahison de cette promesse qui devait faire que personne ne saurait être au-dessus des lois ; et plus grand est son pouvoir, plus ferme devait être la rigueur avec laquelle la justice demanderait des comptes.
     
    C'est à se demander... un peu comme ces journalistes dont la vocation première semble être de tuer toute information digne de ce nom en ventriloques inconscients, le plus souvent, d’intérêts partisans dans un mimétisme qui n’a d’égal que leur refus de prendre le risque de porter préjudice à leur carrière... si, pareillement, la vocation des juges ne serait pas alors de tuer toute idée de justice impartiale ; une justice délibérément sous financée sous toutes les majorités.
     
    A ce sujet, on pourra se reporter à l'article du journaliste Mehdi Fikri dans le journal l'humanité ICI qui voit à propos du PNF ("Parquet National Financier" mis en place par François Hollande) une épée de Damoclès au-dessus des têtes de tous les opposants politiques à venir, formidable outil d'intimidation qui reste sous le contrôle du ministère de la justice, de Matignon et de l'Elysée.
     
    On cherchera en vain le souvenir d’une mobilisation de juges d’instructions empêchés dans leur fonction… à l’exception de quelques individualités …
     
    On mentionnera les tartuffes de la classe politique qui auront justifié leur retrait de la campagne de Fillon au nom du respect de la justice, de ses juges et des institutions qui les encadrent…
     
    C’est sûr : les juges prennent des notes ; ils sauront s’en souvenir ; et puis, ce sont sans doute encore autant de dossiers qui seront placés tantôt au-dessus de la pile, tantôt en bas, tout en bas, là où seuls des bras musclés et une détermination sans faille peuvent avoir raison de l’effort physique que demande leur extraction.
     
    On ne ressuscite pas sans peine un délit ou un crime : c’est toujours le courage qui seul peut faire advenir un tel miracle.
     
                     De cette affaire « Fillon » c’est bien l’institution judiciaire qui sortira définitivement discréditée ; une institution instrumentalisable à souhait : il n'y a qu'à demander ! Une institution qui nous a laissés maintes fois tomber alors que nous réclamions justice pour les justiciables, justice pour ceux qui ont été spoliés, nous tous épris de transparence et d’une justice impitoyable avec les malversations des puissants et magnanime avec les délits des petits, des sans-grade.
     
    Mais alors,  la maxime suivante aurait pour auteur un imbécile : " Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements (de cour) vous rendront blanc ou noir." - Jean de La Fontaine.
     
     
     
    1 - Et même s'il s'est agi pour la plupart d'entre eux... de véritables c.... n'empêche !
     
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  • Benoît Hamon : l'homme sans destin

     

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                   Vainqueur incontesté avec 58,88% des voix de la primaire de la gauche en janvier 2017, l'ancien ministre de l'Éducation qui a terrassé Manuel Valls, Benoît Hamon, a gagné le droit d'être candidat à l'élection présidentielle d'avril et de mai 2017.

                  Aujourd'hui, 4 mars 2017, deux mois plus tard, à la tête d'une campagne sans souffle, force est de constater que Benoît Hamon semble avoir aussi et surtout gagné le droit de perdre cette élection ; et plus les semaines passent et plus cette candidature ne semble pas simplement illusoire mais dérisoire aussi car ce souffle, souffle propre à la gauche, ce vent porteur, c’est bien chez Mélenchon qu’il souffle ce souffle... à 10%.

    Soit dit en passant, même à ce niveau de popularité, grande est la tentation d’évoquer,  à propos du score de Mélenchon, une candidature-témoignage un peu à l’image de celle d’un Poutou ou d’un Cheminade.

     

                 Mais alors, quel sens donné à la campagne de Benoît Hamon ? Comment la qualifier ?

    Candidat du vide, vide laissé par le retrait de Valls et par l’instrumentalisation venue tout droit de l'Elysée d’un innocent, Emmanuel Macron, puceau de la politique qui semble croire qu’il doit tout à ses qualités supposées et à son physique de gendre idéal... un Macron qui s’est pris au jeu, même s'il lui faudra bientôt entonner le refrain d'une chanson célèbre « J’me voyais déjà »...

    Oui ! Benoît Hamon fait campagne et sa campagne meurt à petit feu. Un Benoît Hamon qui n’a pas et n’a jamais eu, dans tous les cas de figure, un destin présidentiel car, soyons lucides et sérieux un instant : à ce destin présidentiel, il ne peut raisonnablement pas y prétendre ; sans doute peut-il espérer occuper le poste de premier secrétaire du PS, un secrétaire de plus, très certainement le dernier du nom ; mais rien n’est moins sûr car Valls veille dans l'ombre ; il pourrait très bien prendre la direction du PS au lendemain de la défaite de Benoît Hamon dont le programme pourrait tout aussi bien convenir aux années 70 et 80 ; programme symptomatique d’une classe politique sans flair, sans imagination ni vision.

    Hamon, un candidat sans doute trop heureux d’être là où il est alors que personne ne l’attendait ; candidat au sourire complaisant ; auto-satisfaction de celui qui n’en revient pas d’être candidat ; et cela semble suffire à son bonheur.

    Quant aux électeurs…

     

              Non, décidément, Hamon est bien un candidat sans destin. Et ce n’est certainement pas Fillon avec ses déboires judiciaires - déboires indissociables, rappelons-le, de la candidature de Macron et de son score -, qui nous contredira. Macron et Fillon l’ont compris très tôt. C’est la raison pour laquelle tous deux ne lâchent rien ; l’un baignant dans un lyrisme un peu ridicule et l’autre, jouant la carte de celui qui jamais ne renonce face à l’adversité : une qualité, c’est sûr.

    Un présidentiable, ça se renifle à des kilomètres : ç’a une odeur, voire même un parfum : celui d’un destin  et celui de la victoire ; Mitterrand et Chirac étaient de ceux-là. Avec Hamon, aucune odeur sinon celle de l’accident. Et si la fonction fait l’homme, cette fonction de candidat ne l’a pas transformé : Hamon a gardé le même costume, la même taille et le même style.

    Décidément non ! Ce rôle de candidat à la présidentielle 2017, Hamon ne l’a pas saisie à bras-le-corps, le verbe haut ; faut dire qu’il lui manque un bras ; et puis, comme un malheur n’arrive jamais seul : amputé par Mélenchon, une jambe aussi.

    A l’heure du bilan et de l’analyse de son échec, le rappel de cette amputation lui sera d’un grand secours. Pour sûr !

     

    ***

     

                                              To be or not to be

                En ce qui concerne la situation de la gauche, avec cette défaite annoncée de Hamon, on ne peut que constater ce qui suit : réconcilier la gauche avec le PS au sein duquel toute synthèse n’est plus possible, et jamais plus elle ne le sera… la seule réconciliation souhaitable passe inévitablement par la dissolution du PS, cette SFIO des années 2000 avec ses "Guy Mollet" qu'auront été Fabius, Valls et Hollande ; car le PS ne pas être réformé et tous les partis meurent un jour.

                Parce que le PS doit mourir pour que la gauche renaisse, il est là le destin de Benoît Hamon : être celui qui portera et conduira cette dissolution et cette reconstruction sur les bases suivantes :

    Construire un mouvement plus qu'un parti (mouvement qui place en son centre les militants) autour des Verts, des Communistes, des Socialistes qui soutiennent Hamon et de Jean-Luc Mélenchon : direction collégiale renouvelable ; porte-parole multiples ; forte présence sur les réseaux sociaux et sur le terrain d’une force de plusieurs centaines de milliers d'activistes, avec pour objectif : un mouvement dont on pourra évaluer le poids électoral entre 15 et 20% ; mouvement alors incontournable pour quiconque souhaitera former un gouvernement, gardant à l'esprit que l'important en politique c'est de se rendre indispensable : que personne ne puisse se passer de vous.

                  Faire naître une gauche incontournable d'opposition et d'alliance gouvernementale telle est donc la mission qui attend Benoît Hamon dans les années à venir car, mieux vaut savoir perdre un peu aujourd’hui pour gagner plus demain : plus de pouvoir, plus de crédibilité.

                  Pour l'heure... élection présidentielle, victoire, défaite... pour toute consolation : qui reprochera à Hamon sa défaite ? Personne. La primaire ne pouvait qu'élire un perdant. Et puis, qui peut bien envier la victoire à venir de la droite car, quand on pense à ce que le « vainqueur » aura gagné : quel pouvoir ? Quelle liberté d’action ?

    Poutou le non-candidat nous le rappelle : « Faire campagne dans l'espoir d'occuper les lieux de non-pouvoir que sont l'Elysée et Matignon est absurde. »

     

    ***

     

                 Dissolution du PS...

    Reste à décider de l’agenda : quand bouger ? Avant la défaite à la présidentielle ? Ou bien encore, après les Législatives ?

                 Reconstruction de la gauche...

    Il se pourrait bien que ce destin-là soit déjà trop grand pour le petit Hamon, élève studieux certes qui apprend bien ses leçons et qui rend des devoirs acceptables mais où est l’excellence dans tout cela car c’est bien ce qui est requis aujourd'hui : l’excellence d’un esprit clairvoyant qui aura tout anticipé car tout compris.

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    Pour prolonger, cliquez : Serge Uleski et la présidentielle 2017

     

     

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  • Emmanuel Macron : le scandale d'une candidature du silence

     

    macron en campagne présidentielle 2017,

    Une France libérée avec Emmanuel Macron...

    Comprenez :

    Une France  libérée du code du travail et des syndicats

    Une France libérée du droit contre la force

    Mais alors… Macron Super-candidat pour un Super-Medef ?

     

     

                   Avec un FN aujourd'hui donné en tête au premier tour, et par voie de conséquence... présent demain au second tour de l'élection présidentielle 2017, et ce pour la seconde fois… c'est bel et bien une élection à un seul tour qui se dessine.

                  Toute la classe politique en avait rêvé de cette élection présidentielle à un tour, Mitterrand l’a fait !

                   Merci à ce François Mitterrand tout occupé à boire le sang de notre vie démocratique jusqu'à son assèchement ! Merci à François Mitterrand-vampire pour ce rapt, pour cette captation d'un processus démocratique propre à une 5è République maintenant moribonde ; un Mitterrand qui n'aura pas d'autre souci que d'aider le Front National de Jean-Marie le Pen à mettre un pied à l’étrier médiatique avec pour conséquence : un FN passant de 2% à 26% en 30 ans ; un succès politique qui ne s'est pas démenti. S'ensuivra alors  l’instrumentalisation éhontée par un homme et  par un parti (le PS) de ce Front National avec pour seul objectif : diviser la droite et assurer la ré-élection d'un président qui aura placé, très tôt, dès les années 30, sa carrière politique seule - longévité et ascension - au centre de son existence.

    Il est vrai que l'on ne peut cacher très longtemps d'où l'on vient.

     

                   Car force est de constater ceci : dorénavant, sera Président celle ou celui, qui, dès le premier tour, occupera la deuxième ou la première place derrière ou devant le candidat FN : hier, le Pen père, aujourd'hui sa fille, demain sa petite-fille car tout se passe en famille comme pour Fillon.

    23% des voix suffiront pour rafler la mise.

     

                  Tous l'ont compris : celui qui passe le premier tour de la Présidentielle, face au FN, est assuré d'être élu.

    Occuper l'Elysée 5 années durant, 10 peut-être... c'est pas rien ! Tout en continuant non pas à donner mais bien plutôt à obéir aux ordres (la Banque, le Medef, la Commission européenne, l'Allemagne, les USA, Israël et les Monarchies du Golfe) ... tout en affichant des allures de patron, fanfaronnant du haut du perron de l'Elysée... pour n'avoir finalement, privé de courage, qu'un seul talent : celui des manigances politiciennes destinées à se maintenir cinq années de plus !

                Macron a senti la victoire là, à portée de main - une victoire qui hurle, assourdissante et qui ne demande qu'à se donner sans réserve et sans état d'âme - face à une Marine le Pen qui ne peut espérer jouer qu'un rôle de sparring Partner au second tour de cette non-élection présidentielle.

    Macron a donc reniflé cette victoire quasi acquise et puis une autre donnée aussi : parmi les 45 millions d'électeurs, du moins.... parmi ceux qui se déplacent encore et qui bravent l'abstention comme d'autres le mauvais temps, on y trouve toujours autant de pauvres bougres amnésiques, complaisants, d'une sottise d'une invention toujours renouvelée, année après année, génération après génération ; et ça aussi, le politique sait l'identifier très tôt et très vite ; le corps électoral est une fille facile qui se laissera toujours faire pourvu qu'on sache lui parler car les beaux parleurs et la promesse de lendemains qui chantent un bouquet de fleurs à la main ont toujours eu sa préférence. 

               Pour Macron, une aubaine cette élection ! Une affaire de premier ordre !

                           

               Emmanuel Macron, candidat sans attache électorale ni mandat, candidat hors-sol comme les élevages et les cultures du même nom !

    S'il est clair que la candidature Macron et la bonne santé relative de cette candidature est indissociable des ennuis judicaires de Fillon car jamais Macron seul aurait pu faire perdre 20 points au candidat de la droite (20 pts en comparaison avec son score à la primaire), Emmanuel Macron, candidat d'un François Hollande vengeur car humilié par son premier ministre Valls et la gauche du PS, Macron fait campagne - oligarchie-mondiale compatible... bien plus que Fillon -, en chouchou des médias dont les propriétaires ne peuvent que souhaiter la victoire.

              Macron candidat, Macron faisant campagne...

              Soutenu par l'Elysée et Matignon ainsi que par les grands-patrons de Presse (industrie du luxe, armement, agro-alimentaire), ses employeurs alors qu'il oeuvrait dans le milieu bancaire, la candidature Macron, c'est le scandale de cette élection présidentielle ! Une élection présidentielle plus bas que terre.

    Pensez un instant à tout ce qui, chez Macron, est tu, à tout ce qui est caché (1), comment Macron élude puis épargne toutes les institutions, tous les protagonistes, tous les acteurs maîtres d'œuvre de l'oppression des Etats, des peuples et des nations : finance, économie, ordre mondial dictatorial, arrogance et évasions fiscales, détournements, technologie numérique et dévalorisation des métiers et des diplômes, ubérisation de la société, paupérisation de l'Etat providence, menaces militaires pour les insoumis, sanctions économiques ravageuses...

               Macron est bien le porte-parole d'une certitude glacée : une grande majorité d'électeurs préféreront toujours le désengagement, le boniment, le songe d’une campagne électorale qui permet là encore d'éluder (encore l'esquive et le déni !) une prise de conscience d'une lucidité anxiogène à l'engagement et à la lutte contre des intérêts voraces - banques et grand capital -, qui n'acceptent aucun compromis.

    Dans ce contexte, avec Macron et sa campagne qui se voudrait "visionnaire" en lieu et place d'une campagne-programme qui engage pas seulement ceux qui le soutiennent, il s'agit pour ce candidat fantasque fruit d'une opération de diversion et de spoliation de la gauche, pour Macron et ceux auxquels il sera bientôt appelé à obéir, il s'agit donc d'exploiter sans vergogne la prolétarisation de tout le corps électoral abruti de travail, tétanisé par la peur du chômage et de la relégation sociale dans un environnement d'une brutalité sans précédent car de plus en plus étranger à tout ce qu’un être humain peut souhaiter pour lui et ses proches.

              Candidat de l'esquive et de l'instrumentalisation du déni, jamais un candidat ne se sera à ce point réfugié dans le silence.

     

    1 - Cliquez : Macron - revenus et patrimoine

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                       La candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017, libéral-libertaire, est manifestement destinée à gérer les risques d'un second tour dont MLP aurait pu sortir vainqueur face à Valls (l'effet Trump) ; Macron a pour vocation de tuer le PS et de mettre hors jeu LR.

     

    Pour prolonger, cliquez : Le fantôme de François Mitterrand

     

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  • Le non-candidat Poutou et les véritables lieux du pouvoir : luttes et mobilisation

                

                                              Philippe Poutou face à la rédaction de Médiapart

     

                Faire campagne dans l'espoir d'occuper les lieux de non-pouvoir que sont l'Elysée et Matignon est absurde. Poutou nous le rappelle.

    Poutou, cette voix(e) ouvrière, salariale et syndicale de l'élection présidentielle a raison :  seules les luttes, l'organisation de ces luttes,  permettent d'obtenir de véritables résultats dans le combat contre une mondialisation qui détruit les protections et met en concurrence les salariés du monde entier ; seule "une gauche de combat" et non "de gestion", combat dans les entreprises et mobilisation, mobilisation locale, dans les communes, les quartiers - projets urbains non justifiés, écoles et hôpitaux menacés de fermetures, corruption locale, fermetures d'usines -... seule cette gauche-là permet d'établir un rapport de force capable de maintenir l'espoir d'une justice des conditions de vie et d'existence toujours aussi fragile.

                   Mais alors... que la candidature de Philippe Poutou en soit le témoignage.

     

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  • Emmanuel Macron : marketing, management et benchmarking

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    Une France libérée avec Emmanuel Macron...

    Comprenez :

    Une France  libérée du code du travail et des syndicats

    Une France libérée du droit contre la force

     

    ***

     

    "Emmanuel Macron, tel César dans sa start-up"

    Fabien Escalona : vidéo à 1:01:45

     

               Présidentielle 2017 : Macron Super-candidat pour un Super-Medef ! Un candidat sans attache électorale ni mandat, candidat hors-sol comme les élevages et les cultures du même nom, candidat d'un François Hollande vengeur car humilié par Manuel Valls et le PS, Macron fait campagne, oligarchie-mondiale compatible - bien plus que Fillon -, en chouchou des médias dont les propriétaires ne peuvent que souhaiter la victoire.

     

                La candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017, libéral-libertaire, est manifestement destinée à gérer les risques d'un second tour dont MLP aurait pu sortir vainqueur face à Valls (l'effet Trump) ; Macron a donc pour vocation de tuer le PS et de mettre hors jeu le parti LR.

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