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Francis Cousin philo-analyste

  • Un nouveau Karl Marx par Francis Cousin : un Karl Marx de la résignation et de la soumission en attendant le Grand soir ?


                          

     

     

                             "... temporalité fermée ; communautés primordiales ; formalisation sociale ; temps mémorial ; temps dernier..."

     

                  Francis Cousin à propos de Fidel Castro : "....... les luttes de libération nationales ne sont que le tintamarre publicitaire et marchand du spectacle aliénatoire de la marchandises de toutes les gauches et de toutes les extrême-gauches du C(k)apital et du fétichisme...

    Ca, c'est envoyé ! 

    Faut bien dire ceci : exposé après exposé, il semblerait que rien ni personne ne trouve grâce aux yeux de Francis Cousin. Avec lui, on n'a ... non pas "raison de se révolter" mais tort de se mobiliser et de dire "Non !"... toujours, en tout temps et en tout lieu.

    Mais alors : ce Francis Cousin serait-il le chantre de la résignation ?  

    Et si Cousin n'était en somme le porte-parole du renoncement sous couvert de nous livrer une analyse dite "marxiste" de toutes les luttes : libération nationale, féminisme, auto-gestion, lutte contre le racisme, lutte contre l'homophobie, grève contre la liquidation du service public... ? 

    D'où sa "récupération", avec le consentement manifeste de notre gourou marxiste,  par tous les mouvements qui, dans l'histoire, n'ont jamais soutenu l'émancipation de qui que ce soit contre quoi que ce soit ; et son rapprochement - Radio-courtoisie (1), TV Libertés...- avec les acteurs d'une idéologie xénophobe, homophobe,  anti-féministe, anti-syndicale, anti-salariés (surtout quand ils ouvrent leur gueule !), anti-grèves, anti-nuit-debout, anti-zadiste, opposé à une société solidaire... mais très compatissants à l'endroit de la police, des patrons, petits, moyens et gros. 

    Comme quoi, tout se tient.

    Marx instigateur (inspirateur) de l'extrême-droite ? Karl reviens, tes enfants sont devenus fous !

    Décidément, et contrairement à Dieu, les voies du marxisme  sont non seulement poreuses mais bel et bien pénétrables à souhait, jusqu'à la garde qui plus est, car tout le monde semble pouvoir y trouver une issue, même "réactionnaire".

    Certes, on ne choisit ni ses lecteurs ni ses recenseurs occupés à cocher des petites cases. Marx sera donc absous. 

     

                                 "... concept historico-social dans le développement des forces productives générales ; raison nationale marchande ; longue durée cosmique... "

     

                    Pour rester avec la vidéo postée -  Cuba, Castro et les révolutions de libération nationale -, une question s'impose : de qui , de quoi, pour qui finalement parle Francis Cousin  quand il parle, en particulier, de ce qu'il nomme "la non-révolution cubaine" ?

    Manifestement, Francis Cousin est content de son sort ; il n'a besoin de rien : ni d'un système de santé performant pour tous, ni d'une éducation et d'une instruction pour tous ; ni de conditions de travail acceptables, ni d'un salaire décent. Et ça tombe plutôt bien puisque.... selon Francis Cousin, rien ne sert à rien, rien ne vaut la peine de rien sinon lire, relire et lire encore Marx, de son prénom Karl, au coin du feu, pépères, car, toujours selon notre marxiste, les écrits de l'économiste-historien allemand, suffisent amplement à nourrir son homme ainsi que les femmes, les enfants et nos aînés dans les mouroirs des EHPAD ; lire, lire, lire encore et encore l'oeuvre de Marx et attendre patiemment le jour J.... le Grand Soir... appelez-le comme vous voudrez (2) ! 

    Soit dit en passant, Souvarine (Germinal - E. Zola) qui pensait qu'il n'y avait rien à sauver nulle part et chez personne, avait quand même plus de pêche... plus de... comment dire ?.............. plus de panache, de courage et d'imagination. 

    Jugez plutôt  : "Allumez le feu aux quatre coins des villes, fauchez les peuples, rasez tout, et quand il ne restera plus rien de ce monde pourri, peut-être en repoussera-t-il un meilleur. "

    Ca, c'est de la radicalité !

     

                    On l'aura compris : en dehors de Marx et d'une grille de lecture et d'analyse du même nom, point de salut donc ! Un Marx qui, soit dit en passant, n'est plus là pour se défendre, le pauvre.

    Un peu filou, Francis Cousin, tout philo-analyste qu'il est ? Un Francis Cousin fondamentaliste qui semble être à l'origine d'un nouveau concept, ou bien plutôt, d'une nouvelle catégorie : la groupie marxiste.

    S'agit-il du transfert du narcissisme de Francis Cousin sur Karl Marx,  sorte de viol post mortem d'une pensée qui n'est plus là pour se défendre non plus car Cousin aurait alors réalisé, très tôt, qu'il serait bien plus intelligent avec Marx que sans, étant lui-même incapable de développer une lecture critique de ce dernier, et ainsi, comme par ricochet, reléguant les plus talentueux, les plus courageux et les plus téméraires face à Marx et face à notre contemporanéité, au rang de penseurs-avortons : "Depuis Engels et Marx, on n'a rien pensé de nouveau. Tout ce qui s'en est suivi et tout ce qui ne cesse de suivre...  c'est de la m..... !".

    Arrogance qui ressemble fort à un constat d'impuissance : "Je ne peux rien produire de novateur face à (ou contre) Karl Marx ; et vous non plus car je vous l'interdis !" 

    Père de substitution ce Karl Marx et cette dévotion qui interdit toute critique ? Drôle de père ce Karl qui aura été incapable de nourrir sa famille et dont son compagnon Engels - un Engels fortuné, héritier d'un patriarche qui a fait fortune dans l'industrie textile -  devra assurer les besoins primaires des années durant.

    Qu'à cela ne tienne... c'est sûr, pour celui que l'on nommera désormais Francis-Karl Cousin-MarxJe est un autre ; même si notre pourfendeur de tous ceux qui décident de se bouger le cul avant l'Heure marxienne (de la planète du même nom  et dans dix mille ans !) reste oralement très présent et très actif sur Internet ; faut dire qu'il est aussi question de faire tourner son cabinet de philo-analyste ; à ce sujet, il serait intéressant de connaître ses honoraires  et le profil de sa clientèle. 

    Quant à la marchandise, cette marchandise tellement haïssable, et plus encore quand on ne manque de rien, notons au passage qu'il semblerait que cette marchandise ( marchandise dans toutes ses acceptions conceptuelles) et son spectacle, aient trouvé sa place auprès de notre phylo-analyste entouré de groupies, de dévots (de disciples et fidèles ?) incapables de lui apporter la contradiction, dans un cadre hyper-privilégié, celui de l'île d'Oléron, au sein d'une demeure spacieuse ; sans doute parce que "Francis Cousin le vaut bien !"

    Ce marxiste fondamentaliste n'a donc pas oublié d'être propriétaire ( sa petite révolution à lui, bien à lui, pour lui tout seul !) avec au coeur de cet état, la conscience de classe de l'absolue nécessité (révolutionnaire sans doute ?) de "rentrer dans son argent" : la fameuse plus-value à la revente. 

    On savait les conseillers pas payeurs pour un sou, on les savait avares ou économes ; voilà qu'on les découvre aussi et surtout "encaisseurs". Comme quoi, rien ne se perd et rien n'est jamais vraiment perdu, même pour les marxistes de droite comme de gauche. 

    Là, on est quand même plus près des protagonistes dans l'oeuvre d'un Balzac ou d'un Maupassant que dans celle de Marx. 

     

    ***

     

                    Tout compte fait et en comptant bien, il y a fort à parier que le capitalisme nous enterra tous... lui qui n'aime rien tant que les challenges : celui de l'intelligence artificielle ( IA - ici) en est un, et de taille ! Challenge qui l'occupera bien encore un ou deux millénaires ; et plus encore si on reste au coin du feu à lire, relire et lire encore Karl Marx. Aussi, grande est notre tentation de demander à Monsieur Cousin de faire preuve d'un peu de modestie... d'un peu de compassion aussi et puis surtout : d'un peu de réalisme... à savoir : qu'est-ce qu'il est encore possible d'espérer, qu'est-ce qu'il est encore possible de sauver dans l'attente de cette belle et grande union de tous les travailleurs du monde entier : travailleurs français, allemands, roumains, chinois, vietnamiens et indiens, tous unis les uns contre les autres et vice versa !  

    Francis en a rêvé... le C(k)apital l'a fait, manifestement à l'insu de sa conscience pourtant hyper-consciente jusqu'à l'aveuglement et la surdité ; et pourtant : ça tourne du feu de dieu et partout ça hurle aussi ;  ça s'appelle : le mondialisme pour les uns ; la mondialisation pour les autres.

     

     

     

     

    1 - "Radio courtoisie" : radio maurrassienne, monarchiste, pétainiste, colonialiste, xénophobo-raciste qui ne respecte que le salarié  au garde-à-vous prêt à hurler : "Vive l'armée française et ses ratonnades et le patron... patron chez lui !". Comment Francis Cousin s'est-il retrouvé chez eux tous ? Ego surdimensionné habité du désir irrépressible d'occuper tous les lieux de la parlotte ?

    Il est vrai que les acteurs et les animateurs de l'extrême droite sur Internet ont très tôt et vite accueilli Cousin... ce qui laisse aucune doute car ces gens-là ne se trompent jamais.

     

    2 -  On peut ne pas ignorer ceci  : ceux qui n’ont plus rien à défendre (ou qui n’ont jamais rien eu à défendre : un salaire, des conditions de travail, conditions de vie) ainsi que ceux qui n’ont besoin de rien, peuvent être tentés de minimiser, voire de ridiculiser toute action : grève et occupation de la rue.  Mais alors, que l’on fiche donc la paix à ceux qui souhaitent défendre ce qui leur reste à défendre contre ceux qui n’ont qu’un souhait : relativiser le bien-fondé de la moindre mobilisation, de la moindre action, jusqu’à s’en moquer. 

    __________

    Pour prolonger, cliquez : Karl Marx, hier, aujourd'hui et demain

     

     

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  • Francis Cousin : « Le chaos migratoire, comme forme supérieure de la crise du spectacle marchand »

                     

     

                 L'Agence Info Libre a été à la rencontre de Francis Cousin, essayiste. D'inspiration marxienne, il nous livre son analyse de ce qui est communément appelé "la crise des migrants" loin des génuflexions, du "rampé" des philosophes médiatiques de la publicité marchande contre la philosophie de la rupture qui ouvre les chemins de la radicalité.

     

    ***

     

                "... l'Amérique a pour projet de détruire l'Europe, ennemi technologique (et moral - ndlr). Aucune unité européenne ne doit rendre possible un développement industriel offensif : destruction de son industrie, de son agriculture, chaos migratoire...

                 ... Chaos migratoire-crise du Capital-baisse des profits...

    le Capital est obligé de compenser par une augmentation de la masse constamment remise en mouvement : casser le coût du travail et remplacer le prolétariat radical par un prolétariat soumis (afro-oriental)...

                 ... La société du spectacle autorisera la diffusion de la photo du petit Aylan Kurdi mais jamais elle n'autorisera les photos des centaines de milliers d'enfants morts en Irak sous les bombardements américains et l'embargo...

                ... Le faux est consubstantiel à toutes les vérités officielles du pouvoir démocratique de la tyrannie de la valeur... tyrannie propre au spectacle de marchandise."

     

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  • Francis-Karl Marx à propos du Mouvement Les gilets jaunes

                     

     

                   Les Gilets jaunes : un regard marxiste sur son potentiel insurrectionnel 

     

     

                  RIP ou RIC  (référendum d'initiative populaire et citoyenne) : le logos de la radicalité face à la jacasserie constitutionnelle.

    RIC cul-de-sac ! RIC dont tous les médias se sont emparés car pour eux tous, cette revendication représente une diversion inespérée permettant à terme, de tuer dans l'oeuf la dynamique du mouvement des Gilets Jaunes qui lâche la proie de la mobilisation et de l'occupation pour l'ombre d'une avancée "constituante" aussi irréaliste que vaine. 

                 Mais il y a une bonne nouvelle : paradoxalement, le mouvement des Gilets Jaunes et tous les mouvements qui l’ont précédé (Bonnets rouges, Notre dame des Landes) ont prouvé que l’on devait, que l’on pouvait enfin se passer du soutien des élus, des médias et des syndicats pour arracher ce qui doit être obtenu. 

     

                      Pour prolonger, cliquez : Marx vu par Francis Cousin  - résignation et soumission ?

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    Pour prolonger, cliquez : Gilets jaunes - le dossier

     

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  • Karl Marx : 200 ans déjà et toujours aussi performant

     

     

                  Karl Marx serait donc l’auteur du 19è siècle de la nécrologie du Capital du 21e siècle. Marx aurait tout dit à propos du Capitalisme, de ses origines à sa mort prochaine, toujours annoncée, toujours remise à plus tard car le capitalisme n’en finit pas, pour les uns, de crever, pour les autres, de se transformer ; dans ce dernier cas, on remarquera qu’il n’est pas question d’adaptation car le Capitalisme a eu rarement à s’adapter ne faisant que tout aussi rarement l’objet d’une remise en cause qui le menacerait jusque dans ses fondements à la fois culturels, matériels et psychiques…

    Non ! Le Capitalisme ne s’adapte pas ; il contourne les quelques obstacles qui se dressent de temps à autre devant lui pour mieux continuer de s’étendre et de conquérir de nouvelles parts de marché car le Capitalisme est son propre marché ; de plus, c’est un « leader né » : il conduit tout autant qu’il éconduit. On dira, un rien taquin, qu'il est depuis le Moyen-Age « l’auto-mouvement d’éternité du monde en le monde » pour reprendre une formulation de Francis Cousin à propos des communautés primitives.

                 Pour revenir à l’œuvre de Marx, à son travail titanesque, on oublie un peu trop rapidement qu’il se pourrait bien que Marx ait décrit la nécrologie du communisme en pensant écrire celle du Capitalisme qui n’a pas cessé de s’étendre et de triompher jusqu’au tout marchandise ! Et quand on pense au grand projet de ce Capitalisme qui n'aime rien tant que de se fixer de nouveaux défis, un projet pour les siècles à venir qui concerne encore et toujours l’être humain, avec pour cible non pas son psychisme (cette tâche est déjà accomplie : la relation humaine n'est maintenant concevable dans un cadre exclusivement marchand ou à des fins marchandes) mais bien plutôt son corps : le trans-humanisme pour ne pas le nommer ; l’homme augmenté ; et d’une pierre deux coups : l’humain rayé de la carte...

    On peut légitimement penser que ce Capitalisme-là saura admirablement gérer notre propre mort bien avant que nous tous soyons à même de précipiter la sienne.

     

               Francis Cousin est philo-analyste, et si cela peut en rassurer plus d'un, docteur en philosophie ; émetteur et transmetteur de l’œuvre de Karl Marx sous l’œil bienveillant (dans le désordre) de Rosa Luxembourg, Simone Weil, Protopkine, Guy Debord, Marx, Engels, Hegel et des pré-socratiques - Empédocle, Héraclite et Parménide -, de mauvaises langues seront très certainement très vite tentés de qualifier Francis Cousin de « groupie marxiste» puisqu’il semblerait que Marx ait toujours raison, qu’il a tout prévu et qu’après Marx, on ne peut que radoter ou bien, travailler à la périphérie…  ce qui peut en énerver plus d’un.

    Or le malheur veut que la vérité soit dans les détails, comme pour le diable : Marx n’avait pas prévu que Henry Ford fabriquerait des automobiles pour ses salariés aliénés ; en d’autres termes, Marx n’avait pas prévu l’embourgeoisement de la classe ouvrière ou du prolétariat : congés payés pour tous, vacances et loisirs pour le plus grand nombre… et puis enfin : la télé , et là, franchement, plus aucun espoir n’est permis.

    Force est de conclure qu'il n’y aura donc pas de dictature du prolétariat  - même avec le mouvement "Nuit debout" et une action syndicale tenace de la CGT ( je plaisante ! ) -, mais la bonne vieille dictature de l’argent et de ceux qui le servent.

    N'empêche que... Francis Cousin laboure son champ - marxiste de surcroît -, qui est aussi son pré-carré ; il n’en sort jamais tout en nous invitant à l'y rejoindre…

    Francis Cousin serait donc à l’origine d’un nouveau concept : le groupie philologue ?

    Allez savoir !

     

                    Ci-dessous, quelques reprises de l'exposé de Francis Cousin au cours de son intervention chez Meta-TV :

                   - L’anti-fascisme est le pire produit du fascisme et de la dictature de la marchandise tout comme l’antiracisme est le pire produit du racisme et de la domination du patronat...

                   - Prolétariat : condition de l’anti-humain ; classe d’hommes et de femmes qui n’ont aucun pouvoir sur leur condition d’existence...

                   - Classe capitaliste :  la liquidation de la bourgeoisie propriétaire des moyens de production issue de la révolution française date de 1914. Cette bourgeoisie a été supplantée par des oligarques, des fondés de pouvoir, salariés non propriétaires des moyens de production de la dictature marchande (industrie, services, commerce et médias)...

                    - Révolution bolchévique : Marx est l’anti-thèse radicale du bolchévisme. Marx prône la disparition de l’Etat et de la dictature de l’argent...

                    - Franc-maçonnerie : avant-garde du Capital...

                    - Satanisme : le satanisme, c’est le culte de la marchandise ; de l’impuissance à conduire sa vie, son existence, à pouvoir peser sur elle (réification de l’être humain, de l’être primordial), arrive alors le transfert sur la souffrance de l’autre...

                    - Terrorisme, ingénierie sociale… tout est immanent ; immanence du fétichisme aliénatoire de la marchandise et de son despotisme qui se répand sur le monde...

                    - Tradition primordiale chez Marx : l’essentiel et le début, le primordial est à la fois ce qui est important (qui arrive en premier) et ce qui est au début. La tradition primordiale, cette aspiration, cette invariante sacrale qui, depuis la dépossession de notre être, subsiste en chacun de nous, est la cause de notre insatisfaction avec le monde contemporain car avant la scission de l’homme avec l’homme et de l’homme avec la nature, durant des millénaires nous avons vécu en communauté organique, sans Etat, sans argent, sans exploitation...

                    - Le sacral n’est pas le sacré. Le sacral c’est l’être achevé ; le sacral est anti-religieux, c’est le sacré sans la religion. Le sacral c’est le tout du monde (voir les pré-socratiques : Héraclite, Parménide) ; un monde insécable. Alors que le sacré à côté du profane est le liquidateur judiciaire du sacral.

                    - Révolution néolithique : naissance du capitalisme ; stock agraire, surplus de production ; naissance de l’échange, du troc entre groupes externes puis internes ; d’où la destruction de la communauté avec l’échange.

                    - Proudhon versus Marx : Proudhon veut équilibrer la contradiction de la marchandise ; le bon côté de l’économie venant tempérer le mauvais ; une solution : le mutualisme, la coopérative pour amender les excès du capitalisme. Alors que pour Marx, le capitalisme et le fétichisme de la marchandise ne sont pas amendables ni améliorables car toute l’économie politique débouche sur la même exploitation.  On n’aménage pas, on le détruit. Pas d’économie nouvelle, pas de système bancaire nouveau : il faut supprimer la politique, l’échange et l’argent.

                    - La révolution agraire : transfert des campagnes vers les villes, cette révolution marque la naissance du règne de la marchandise en permettant la naissance d’un capitalisme industriel et moderne. 1789, acte militaire, est censé mettre la France à l’heure des pendules de la révolution industrielle anglo-saxonne.

                    - Marx et le Judaïsme : le Judaïsme est l’appendice de l’argent ; les textes religieux juifs codifient une alliance commerciale abrahamique.

                    - Une remise en cause que le Capital ne peut pas admettre, récupérer, dépasser ou recycler, c’est la remise en cause du « tout marchandise » ; remise en cause du consumérisme, du mercantilisme.

                    - Seule la colonisation permet au Capital de résoudre les crises : colonisation, captation des richesses, des territoires, des ressources pour affaiblir la concurrence ou mettre hors-jeu des régions entières : le Moyen-Orient depuis les années 90, Syrie en tête qui a le tort de résister à l’hégémonie des USA et de ses alliés.

                    Et Francis Cousin de nous rappeler à toutes fins utiles : "Depuis le 11 septembre - manipulations monétaires (économie financière sans lien avec la production) et manipulations terroristes (le capitalisme dans sa phase supérieure veut le chaos du monde pour mieux maîtriser des territoires stratégiques) sont indissociables. Le terrorisme est le cœur stratégique de la production de la terreur ; pour créer l’union nationale il faut le terrorisme : l’endormissement et le renoncement à une autre organisation de l’existence en remettant en cause le mondialisme.

    Dans ce contexte, Islam et le djihadiste accouchent de mouvements archaïques incapables de menacer la suprématie étasunienne sur un plan technologique et économique."

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  • Karl Marx expliqué par Francis Cousin

                 
                           

                     Aux dires de Francis Cousin, Karl Marx serait donc l’auteur du 19è siècle de la nécrologie du Capital du 21e siècle. Marx aurait tout dit à propos du Capitalisme, de ses origines à sa mort prochaine, toujours annoncée, toujours remise à plus tard car le capitalisme n’en finit pas, pour les uns, de crever, pour les autres, de se transformer ; dans ce dernier cas, on remarquera qu’il n’est pas question d’adaptation car le Capitalisme a eu rarement à s’adapter ne faisant que tout aussi rarement l’objet d’une remise en cause qui le menacerait jusque dans ses fondements à la fois culturels, matériels (et psychanalytiques de nos désirs ?)…

    Non ! Le Capitalisme ne s’adapte pas ; il contourne les quelques obstacles qui se dressent de temps à autre devant lui pour mieux continuer de s’étendre et de conquérir de nouvelles parts de marché car le Capitalisme est son propre marché ; de plus, c’est un « leader né » : il conduit tout autant qu’il éconduit. On dira, un rien taquin, qu'il est depuis le Moyen-Age « l’auto-mouvement d’éternité du monde en le monde » pour reprendre une formulation de Francis Cousin à propos des communautés primitives.

                   A propos de l'oeuvre de Marx, de son travail titanesque, on oublie un peu trop rapidement qu’il se pourrait bien que Marx ait décrit la nécrologie du Communisme naissant et à venir, en pensant écrire celle du Capitalisme qui n’a pas cessé de s’étendre et de triompher jusqu’au "tout marchand et marchandise" ! Et quand on pense au grand projet de ce Capitalisme qui n'aime rien tant que de se fixer de nouveaux défis, un projet pour les siècles à venir qui concerne encore et toujours l’être humain, avec pour cible non pas son psychisme (cette tâche est déjà accomplie : la relation humaine n'est maintenant concevable dans un cadre exclusivement marchand ou à des fins marchandes) mais bien plutôt son corps : le trans-humanisme pour ne pas le nommer ; l’homme augmenté ; et d’une pierre deux coups : l’humain rayé de la carte...

    On peut légitimement penser que ce Capitalisme-là saura admirablement gérer notre propre mort bien avant que nous tous soyons à même de précipiter la sienne.

     

     Francis Cousin est philo-analyste, et si cela peut en rassurer plus d'un, docteur en philosophie ; émetteur et transmetteur de l’œuvre de Karl Marx sous l’œil bienveillant (dans le désordre) de Rosa Luxembourg, Simone Weil, Protopkine, Guy Debord, Marx, Engels, Hegel et des pré-socratiques - Empédocle, Héraclite et Parménide -, de mauvaises langues seront très certainement très vite tentés de qualifier Francis Cousin de « groupie marxiste » puisqu’il semblerait que Marx ait toujours raison, qu’il a tout prévu et qu’après Marx, on ne peut que radoter ou bien, travailler à la périphérie… ce qui peut en énerver plus d’un.

    Or le malheur veut que la vérité soit dans les détails, comme pour le diable : Marx n’avait pas prévu que Henry Ford fabriquerait des automobiles pour ses salariés aliénés ; en d’autres termes, Marx n’avait pas prévu l’embourgeoisement de la classe ouvrière ou du prolétariat : congés payés pour tous, vacances et loisirs pour le plus grand nombre… et puis enfin : la télé , et là, franchement, plus aucun espoir n’est permis.

    Force est de conclure qu'il n’y aura donc pas de dictature du prolétariat - même avec le mouvement "Nuit debout" et une action syndicale tenace de la CGT ( je plaisante ! ) -, mais la bonne vieille dictature de l’argent et de ceux qui le servent.

    N'empêche que... Francis Cousin laboure son champ - marxiste de surcroît -, qui est aussi son pré-carré ; il n’en sort jamais tout en nous invitant à l'y rejoindre…

    Francis Cousin serait donc à l’origine d’un nouveau concept : le groupie philologue ?

    Allez savoir !

     

    ***

                Ci-dessous, quelques reprises de l'exposé de Francis Cousin au cours de son intervention chez Meta-TV :

     - L’anti-fascisme est le pire produit du fascisme et de la dictature de la marchandise tout comme l’antiracisme est le pire produit du racisme et de la domination du patronat...

     - Prolétariat : condition de l’anti-humain ; classe d’hommes et de femmes qui n’ont aucun pouvoir sur leur condition d’existence...

     - Classe capitaliste : la liquidation de la bourgeoisie propriétaire des moyens de production issue de la révolution française date de 1914. Cette bourgeoisie a été supplantée par des oligarques, des fondés de pouvoir, salariés non propriétaires des moyens de production de la dictature marchande (industrie, services, commerce et médias)...

     - Révolution bolchévique : Marx est l’anti-thèse radicale du bolchévisme. Marx prône la disparition de l’Etat et de la dictature de l’argent...

     - Franc-maçonnerie : avant-garde du Capital...

     - Satanisme : le satanisme, c’est le culte de la marchandise ; de l’impuissance à conduire sa vie, son existence, à pouvoir peser sur elle (réification de l’être humain, de l’être primordial), arrive alors le transfert sur la souffrance de l’autre...

     - Terrorisme, ingénierie sociale… tout est immanent ; immanence du fétichisme aliénatoire de la marchandise et de son despotisme qui se répand sur le monde...

     - Tradition primordiale chez Marx : l’essentiel et le début, le primordial est à la fois ce qui est important (qui arrive en premier) et ce qui est au début. La tradition primordiale, cette aspiration, cette invariante sacrale qui, depuis la dépossession de notre être, subsiste en chacun de nous, est la cause de notre insatisfaction avec le monde contemporain car avant la scission de l’homme avec l’homme et de l’homme avec la nature, durant des millénaires nous avons vécu en communauté organique, sans Etat, sans argent, sans exploitation...

     - Le sacral n’est pas le sacré. Le sacral c’est l’être achevé ; le sacral est anti-religieux, c’est le sacré sans la religion. Le sacral c’est le tout du monde (voir les pré-socratiques : Héraclite, Parménide) ; un monde insécable. Alors que le sacré à côté du profane est le liquidateur judiciaire du sacral.

     - Révolution néolithique : naissance du capitalisme ; stock agraire, surplus de production ; naissance de l’échange, du troc entre groupes externes puis internes ; d’où la destruction de la communauté avec l’échange.

     - Proudhon versus Marx : Proudhon veut équilibrer la contradiction de la marchandise ; le bon côté de l’économie venant tempérer le mauvais ; une solution : le mutualisme, la coopérative pour amender les excès du capitalisme. Alors que pour Marx, le capitalisme et le fétichisme de la marchandise ne sont pas amendables ni améliorables car toute l’économie politique débouche sur la même exploitation. On n’aménage pas, on le détruit. Pas d’économie nouvelle, pas de système bancaire nouveau : il faut supprimer la politique, l’échange et l’argent.

     - La révolution agraire : transfert des campagnes vers les villes, cette révolution marque la naissance du règne de la marchandise en permettant la naissance d’un capitalisme industriel et moderne. 1789, acte militaire, est censé mettre la France à l’heure des pendules de la révolution industrielle anglo-saxonne.

     - Marx et le Judaïsme : le Judaïsme est l’appendice de l’argent ; les textes religieux juifs codifient une alliance commerciale abrahamique.

     - Une remise en cause que le Capital ne peut pas admettre, récupérer, dépasser ou recycler, c’est la remise en cause du « tout marchandise » ; remise en cause du consumérisme, du mercantilisme.

     - Seule la colonisation permet au Capital de résoudre les crises : colonisation, captation des richesses, des territoires, des ressources pour affaiblir la concurrence ou mettre hors-jeu des régions entières : le Moyen-Orient depuis les années 90, Syrie en tête qui a le tort de résister à l’hégémonie des USA et de ses alliés.

     

                   Et Francis Cousin de nous rappeler à toutes fins utiles : "Depuis le 11 septembre - manipulations monétaires (économie financière sans lien avec la production) et manipulations terroristes (le capitalisme dans sa phase supérieure veut le chaos du monde pour mieux maîtriser des territoires stratégiques) sont indissociables. Le terrorisme est le cœur stratégique de la production de la terreur ; pour créer l’union nationale il faut le terrorisme : l’endormissement et le renoncement à une autre organisation de l’existence en remettant en cause le mondialisme.

    Dans ce contexte, Islam et le djihadiste accouchent de mouvements archaïques incapables de menacer la suprématie étasunienne sur un plan technologique et économique."

     

     

     

     

     

     

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  • Autour du marquis de Sade : complaisance et omissions

           

                  « Célébration » du bicentenaire de la mort de Sade, exposition au Musée d’Orsay… manifestement, on n’en a jamais fini avec Sade ! Il va, il vient ; des universitaires,  des chercheurs, des auteurs  et autres « animateurs culturels médiatiques » nous le rappellent régulièrement à notre bon souvenir.

     


    Conférence inaugurale "Sade. Attaquer le soleil... par musee-orsay

     

                   Le 17 octobre 2017 à 12h - Auditorium du musée d'Orsay - ouverture de la conférence de presse : Annie Le Brun, écrivain, et Laurence des Cars, directrice du musée de l'Orangerie, toutes deux commissaires de l'exposition, discutent de Sade. 

    Annie Lebrun aura ces mots : « Sade, c’est un changement de sensibilité

                      Tout est dit. Nous sommes maintenant prévenus.

     

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               Mais au fait, qui est Sade ?  Et qui sont celles et ceux qui s’évertuent à le faire exister tout en omettant soigneusement de préciser que Sade était un pornographe grapho-maniaque, sociopathe et tortionnaire ?

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    C’est tout le sujet de l'ouvrage Marquis de Sade - complaisance et omissions dont toutes les citations (en italique) sont extraites de  « La philosophie dans le boudoir » qui a pour auteur Donatien Alphonse François de Sade, tantôt comte, tantôt marquis : l'ouvrage est disponible ICI chez Amazon.

     

     Bonne lecture à toutes et à tous.

     

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    Extrait :

     

                    De Noëlle Châtelet, Laurence des Cars… philosophe, auteure… à Annie le Brun, commissaire générale de l’exposition 2014 « Sade. Attaquer le soleil » au musée d’Orsay, en passant par Catherine Millet de la revue Artpress, depuis Simone, la « de Beauvoir », femme enrubannée, Sade n’a pas cessé d’exercer sur la femme lettrée de la bourgeoisie une fascination emprunte d’un intellectualisme mondain complaisant, bavard et souvent creux.

    Certes ! Nous ne sommes pas complètement dupes : célébrer  le Marquis de Sade quand on est une femme, n’est-ce pas le signe d’une tolérance à toute épreuve et d’une maturité accomplie ? L’entourer de ses soins, n’est-ce pas affirmer que l’on a fait la paix avec le sexe opposé mais néanmoins ami ? Et puis, n’est-ce pas finalement et tout simplement à la fois gratifiant et « fashion » - un snobisme « germanopratin » y jouant un rôle certain -, de prendre sous son aile ce petit marquis victime  des sentences d’excommunication d'un régime, d'une société, d'une organisation de l'existence qui n’auraient rien compris à ce chérubin bouc-émissaire d’un siècle étriqué et liberticide ? 

              Les femmes de la bourgeoisie ont Sade ; les filles et les femmes de la classe ouvrière, le magazine « Détective » et les biographies des tueurs en série étasuniens de préférence, de gros pavés de 700 pages traduits de l’américain ; il est vrai que comparés à ces tueurs (jusqu’à 60 victimes sur toute une vie), nos tueurs en série à nous européens, ne sont que des artisans, voire des amateurs ; normal ! Ces tueurs étasuniens appartiennent à la première puissance au monde destructrice de l’environnement, de la culture et des nations.

               Revenons aux lectrices de Sade. Qu’est-ce à dire ? Ces femmes de la bourgeoisie contemporaine seraient-elles férocement attirées par les conduites sadiques ? Ces femmes lettrées rejoindraient-elle Sade dans son opinion à propos des femmes et de leur cruauté ? Cruauté non assumée le plus souvent ; d’où leur repli sous l'ancien régime et après,  vers des œuvres de charité pour conjurer un penchant auquel le siècle de Sade n’offrait plus d’exutoire, voire de bouc émissaire, depuis la fin des jeux de la Rome antique ?

    Mais... motus et bouche cousue de ces femmes sur ce sujet : pas un mot pour ou contre. Il est vrai qu’il y a des pages qui se tournent précipitamment pour en lire d’autres, sans doute moins dérangeantes.

              Les hommes, en revanche, n’ont que peu de temps à accorder à Sade, mais un peu plus de temps quand même s’ils sont payés pour ça : universitaires et chercheurs. Car très vite, ils s’y ennuient : ce que Sade a en partie fantasmé, en partie exécuté, ce avec quoi il s’est amusé, et ce à quoi il consacré son existence, les hommes l’ont mille fois approché, dompté et apprivoisé avant de s’en débarrasser d’un haussement d’épaule salutaire ; certains ricanent même à la lecture de Sade car ils n’en croient pas un mot : Justine - cette œuvre subversive car obscène, et seulement pour cette raison -, peut bien souffrir à longueur de pages, non, elle ne souffre pas… pas vraiment du moins ! Il n’est question que d’un auteur, Sade, qui tente de nous épater - plus esbroufeur que Sade, vous ne trouverez pas ! -, tout en cherchant une issue à ce labyrinthe, principalement mentale qu'est son existence  - en effet, Sade c’est une expérience existentielle principalement fantasmatique, voire fantasmagorique -, dans laquelle il se débat et se noie un peu plus chaque jour ; gigantesque cul-de-sac et prison tout à la fois.

              Les femmes soutiennent Sade, c'est sûr ! Renée-Pélagie de Montreuil, son épouse, ne fut d’ailleurs pas la dernière à tenter de le sauver des années durant ; aujourd'hui, les femmes le portent encore à bout de bras tentant de le sauver quand tous l’abandonnent ; elles y reviennent toujours, génération après génération, la mère, la fille… elles le ressuscitent quand l’oubli menace,  tout en le redoutant quand même un peu, lui et ses turpitudes, hallucinées, car Sade c’est le serpent pourtant aveugle qui vous fixe du regard et vous cloue sur place ; sa langue frénétique qui ne connaît aucun repos - son dard, son sexe ? -, vous jauge, puis, à la vitesse de la lumière, vif comme l’éclair, plus rapide encore que le sabre d’un Samouraï qui tranche une gorge, une tête, un membre, il frappe. Et c’est alors qu’elles l’ont « dans le cul » ! Dans le sens de « se faire avoir » ; ce qui signifie : ne pas goûter à ce à quoi elles pouvaient raisonnablement craindre de devoir se soumettre ; car Sade et « sa philosophie-lupanar », philosophie fourbe qui frappe toujours par derrière, c’est aussi un grand bluff, un gigantesque bluff.

             Oui ! Les femmes lettrées de la bourgeoisie contemporaines courent après Sade comme on court après ce qui ne vous rattrapera jamais, dans une vie hyper-sécurisée ; alors… elles courent… histoire sans doute de côtoyer, sur le papier, ce à quoi elles n’auront jamais la malchance d’être confrontées : à l’arbitraire et à l’humiliation des dominés, pour ne rien dire d’une cruauté sans regrets et sans remords, tout en n'oubliant pas aucun des sévices du catalogue de notre marquis et aucun des instruments de sa panoplie non plus.

    Voyez l’auteure Christine Angot venue à la littérature par l’inceste et qui n’a, dans les faits, rien compris à Sade et ses lectrices très très majoritaires non plus. Rien de surprenant à cela, Angot n’a pas les bons diplômes – Agrégation, doctorat -, et ne fréquente pas les réseaux appropriés ; plus navrant encore : elle n’est pas issue de la bourgeoisie mais de la petite classe moyenne, très moyenne, de la province ; car seule la bourgeoise - lettrée et d’affaires - porte Sade en elle ; sans jamais vraiment se décider à l’accoucher, elle le garde au chaud, elle le trimballe dans ses valises depuis deux siècles, des mouroirs de la première Révolution industrielle à la Grande guerre ; patrons et Généraux pour décider de qui montera au front, sous le feu et qui en sera exemptés, disposant d’un quasi droit de vie et de mort sur toute une population de pauvres bougres et autres hères à la merci : des classes dures au labeur qui, chaque matin, assument le principe de « réalité »  d’un monde de production et d’optimisation de la ressource humaine – bras, jambes, sueur et sang.

    L’auteure Angot et ses lectrices croient comprendre que Sade c’est une histoire de vocabulaire : soyez crus, appelez un chat un chat et vous ferez du Sade ! « Bite » et « con » ; dans la cour d’une école primaire : « pipi et caca » ! Un peu comme ces auteurs qui croient qu’il suffit d’être antisémites pour faire du Céline, alors que la folie de ce marquis de Sade désœuvré prend racine dans le fait qu’il ait pu penser un instant qu’il soit possible, souhaitable et hautement louable même d’être « Sade »  et de le clamer haut et fort, tout en revendiquant une impunité totale ; folie qui ne trouvera jamais sa cure de son vivant, même si, depuis, ses lecteurs et tous les travaux à son sujet, lui ont sans doute permis de trouver un peu de repos, là-haut, de là où il nous observe tous. Et l’on peut raisonnablement craindre qu’il ne soit hilare en lisant une partie de la production qui lui est consacrée.

            Sade a beaucoup écrit. C’est vrai. Grapho-magniaque Sade ? On serait tentés de le penser : des milliers de pages… répétitives car, avec Sade comme avec Wagner et Nietzsche, il est toujours question d’un éternel retour : le retour éternel de Sade qui ne lâche pas l’affaire… la grande affaire… l’affaire de sa vie ! Et c’est alors que Tristan et Iseult cèdent la place au couple "domination-humiliation", "foutre et merde". De plus, accordons à Sade le fait qu’il aura été sans doute le seul auteur dont la folie  - une folie irrémissible -, a eu comme première manifestation la plume car il n’a rien gardé pour lui le marquis ! Il a tout écrit, tout partagé ; il nous a tout livré en pâture et en vrac. Alors que le problème d’une Catherine Angot, pour en revenir à cette dernière, n’est pas la folie car n’est pas fou qui veut, mais son seul souci : vendre des livres en écrivant des livres qui se vendent.

     

                                    L'ouvrage ICI chez Amazon.

     


    Francis Cousin à propos de l'oeuvre du Marquis...

     

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  • Si Karl Marx m'était conté...

                                                                  

    avec Francis Cousin 

     

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    Une autre lecture de Marx avec Thomas Piketty

     


     

     

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  • Francis Cousin à propos du Capital : crise, guerre et reconstruction

     

                            Le rôle des USA ; l'impossibilité d'une 3e guerre mondiale de type frontale ; crise monétaire et manipulation terroriste - Vidéo à 10.00, courtesy of agenceinfolibre

     

                            Conférence de presse du directeur du renseignement americain

     

                    Quelques mises au point : quand ce directeur du renseignement parle de "démocratie" il faut bien évidemment comprendre : soumission à l'Empire américain.

    A propos de la Russie : contrairement à ce qui est affirmé, la Russie n'est pas passée à l'offensive, elle est sur la défensive. La question de savoir " jusqu'où la Russie souhaite avancer" cache une autre question, la vraie question  pour les USA et ce directeur du renseignement : jusqu'à quel point la Russie est encore capable de défendre ses intérêts vitaux que nous, les USA, souhaitons menacer afin de l'affaiblir et de continuer de diviser et de contrôler les Européens.

     

                             Pour prolonger, cliquez : Daesh and Co... la guerre du pétrole

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  • 11 Janvier 2015 : quand les langues se délient - II

     

     

                           Julien Coupat : Tarnac, "L'un des plus grands fiascos de l'antiterrorisme", dont François Hollande dira en 2009 : "C'est une affaire politique et un ratage policier !"

     

    Sept ans après le début de l'affaire de Tarnac, Julien Coupat s'est exprimé le 12 mai dernier sur France Inter. Le leader présumé des sabotages de lignes TGV en 2008 pourrait être jugé pour terrorisme. A l'heure de la loi sur l'apologie du terrorisme et celle sur le renseignement, Julien Coupat commente : "Tous les gens qui nous ont soutenus quand on s'est fait arrêter [...] seraient passibles d'apologie du terrorisme."

    Et si les députés envisagent, avec un soutien certain de l'électorat, de donner plus de pouvoir aux services de renseignement, Julien Coupat poursuit : "C'est simplement parce que la plupart des gens ne savent pas à qui ils ont affaire ; ce sont des menteurs, qui n'ont aucun scrupule à transformer une action politique en acte terroriste."

    A propos du 11 janvier : "Charlie Hebdo est un journal détestable. Le 11 Janvier n'a été qu'une manoeuvre gouvernementale obscène de retourner une émotion en un instrument de domination de la population".

     

                 Interview de Julien Coupat par le Nouvelobs dans son intégralité ICI

     

     

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                        Interview de Christoph Hörstel sur la chaîne RT Deutsch, journaliste allemand.

     

     

                  Expert de l’Afghanistan, conférencier au centre des forces dirigeantes de l’armée allemande, à l’origine du concept de "management de la terreur " - gestion de la confusion et de la peur chez les populations - Christoph Hörstel nous rappelle ceci :

                    «  Tous les gouvernements  de l’Otan mentent ; ils ne mènent pas un combat contre le terrorisme, ils pratiquent ce que j’ai appelé «  le management de la terreur ». De plus, les personnes qui sont impliquées dans des attentats sont tous connues des services de sécurité. » 

    En effet, à propos de la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo, il aura fallu que quelques heures pour identifier les assaillants.

    Christoph Hörstel évoque des stratégies de diversion. Là encore, difficile de ne pas remarquer qu'en Europe, les attentats visent en priorité la France ; pays le plus opposé au projet européen et mondialiste et dans lequel les partis de gouvernements chargés de porter ce projet sont discrédités comme nulle part ailleurs.

     

              Aussi...

              Crash financier, remise en cause des acquis sous le prétexte d'une fausse "crise économique"… tout doit être fait pour détourner l’attention des populations : à ce sujet, on pourra se reporter à l’article de l'Express à propos des agissements du FBI et son incitation à l’attentat :  ICI

     

    ***

     

            Le spectacle étatique du mensonge terroriste (vidéo à 1:04)

    Conférence de Francis Cousin à Lyon du 27 février 2015

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                  Pour prolonger, cliquez : 11 Janvier 2015, les langues se délient - I

     

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  • Dieudonné : décryptage et soutiens

     

                  Alors que la classe politique et les médias s'évertuent à nous présenter un Dieudonné qui ne recueillerait  aucun soutien digne de ce nom à l'exception d'un public composé de pauvres bougres égarés, voici quelques vidéos d'acteurs de la société civile - artistes, universitaires et membres d'ONG -, à propos de  Dieudonné :

     


    "Interdit de rire", ouvrage des avocats de Dieudonné : David de Stephano et Sanjay Mirabeau

     

    Etat des lieux production audiovisuelle... par ULESKI

     

     

     

    L'avocat de Dieudonné, Maitre Verdier

    invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC

     

    Le Public Neutre de Dieudonné

     

     

     


    Le dessinateur Plantu, occupé à défendre la liberté d'expression d'un Dieudonné.

     

     

     

     


                Enquête d'un journaliste belge sur le lynchage médiatique de Dieudonné (un document de 50mns)

     

     

    Francis Cousin universitaire

     

           Yannick Noah sur la "censure de Dieudonné" et la "starification d'Eric Zemmour"

     

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    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné : une résistance inespérée

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