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Gilets Jaunes

  • Une courte réflexion à propos du couple Etat-Police-Armée dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes

     Billet publié en janvier 2019

     

    police l'état et macron

     

                    Il n'y a pas a priori de police républicaine ; il n'y a que des gouvernements républicains et une chaîne de commandement du même nom ; et de là, par voie de conséquence, des ordres et des agissements républicains ou non.

      

                    L'option sécuritaire (dans un "mode terreur" censé dissuader les Gilets Jaunes de revenir la semaine suivante), choisi depuis trois mois par le locataire de l'Elysée et ceux qui l'entourent et le conseillent, à défaut d'une option de résolution de la crise par l'action politique, semble destinée autant à flatter qu'à rassurer les classes supérieures actives et retraitées qui composent sa base électorale ; car la peur de cette couche de la société n’est pas nouvelle ; cette peur est vieille de mille ans ; c’est la peur de la Bourgeoisie ( en tant que catégorie et classe politiques et économiques) quand "en bas" ça bouge et que ça n'en finit pas de bouger ; il s’agit d’une peur propre à ceux qui voient leur confort moral (« Je suis quelqu'un de bien finalement ! ») et leur confort matériel et physique (« Ce mouvement, qu’est-ce que ça va me coûter, qu’est-ce qu’ils vont me prendre, qu’est-ce que je vais y perdre ? ») menacés ; car tout au fond de lui, le Bourgeois (petit ou grand) dont le statut repose sur la spoliation du plus grand nombre, sait qu'il est un salaud et qu'il se comportera comme tel le moment  venu : il suffit de se reporter aux propos tenus par Luc Ferry qui recommande que la police "tire dans le tas".

    Bombe lacrymogène, matraque, flashballs, grenades de désencerclement, canon à eau, Pasolini aurait écrit à propos de la relation manifestants/forces de l'ordre : "Des pauvres violentent d'autres pauvres !"

    Aussi, grande est la tentation de conseiller aux membres dits "des forces de l'ordre" au service d'un ordre injuste et cynique, à ceux qui le peuvent, ceci  : "Quittez donc ce métier indigne et qui le sera davantage encore dans les années à venir car vous n'en avez pas fini de matraquer, d'éborgner du retraités à 800 euros et du salariés à 1200 euros mensuels !"

     

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     (cliquez pour actionner la vidéo)

     

                       Lynchage et tabassage gratuits d'une police maintenant indigne de toute considération dans le silence assourdissant des médecins, des avocats, des juges, de la ligne des droits de l'homme, de tous les corps intermédiaires et de la classe politique et médiatique...

     

     

                     

     

                 Témoignage de la mère d’un gilet jaune, Adrien, blessé à la tête par un tir de flashball à Nantes : 5 jours en service de réanimation

      

    gilets jaunes à terre.jpg

                   La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d'une police qu'il méprise ( salaires indignes, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection etc.... ICI un billet à ce propos), est la suivante : cette complaisance à son égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne qu'il la méprise au plus haut point sans pouvoir en faire l'économie pour autant car force est de constater ceci : plus l’Etat flatte et couvre les policiers, entre deux suicides, plus l'Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant. Les victimes des bavures tout au long de l'année, aujourd'hui le passage à tabac du gilet jaune isolé, sans défense ni protection (des dizaines de vidéo sur internet en témoignent), c'est l'exutoire auquel les deux partis, le couple Etat-Police, ont recours :  l'une pour éviter de rendre des comptes à sa police ; l'autre, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représentent leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie et de leurs syndicats, dans l'exercice d'une violence dite "légale" car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui. 

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                          La condition policière avec A. Langlois du syndicat Vigi

     

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  • Dupont-Moretti, le coup de pied de l'âne à la face des Gilets Jaunes

    moretti avocat contre les gilets jaunes

                          "Si de nombreuses personnalités ont déjà apporté leur soutien aux Gilets jaunes depuis le début du mouvement, ce n'est pas le cas d'Éric Dupond-Moretti : déjà très critique dès les premières manifestations en novembre, il en a remis une couche sur le plateau des "Terriens du samedi !" animé par Thierry Ardisson. Le Point 

     

         

      

                      Pour le petite et la grande histoire, jamais l'insulte "sale juif" n'a été entendu sur les lieux qui ont vu Finkiekraut confronté à la colère d'une poignée de Gilets Jaunes. Dupont-Moretti, qui est sur le point de faire le procès des Gilets Jaunes en direct chez Ardisson  - le fort s'apprête à trucider le faible -, le regard fuyant, a très certainement éprouvé le besoin, à ce moment précis,  de cacher la faute morale qu'il s'apprête à commettre - s'en prendre à un mouvement sans défense et privé du soutien des médias - derrière une plus grande faute encore qu'aurait consisté le fait d'invectiver Finkielkraut en ces termes : "Sale juif !" 

     

     

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                       Quelque part, nous tous savions que cet individu finirait par en venir là : Dupont-Moretti en avait, en a... comme "la tête" : à la fois garçon de course (larbin) et Judas  libre dans la soumission ; et puis, il dépensait depuis des années, dans les médias, vraiment trop d'énergie à nous expliquer à quel point il était un type bien pour que cela puisse correspondre à une vérité quelle qu'elle soit.

    Aussi, son jugement sur les Gilets Jaunes, c'est le coup pied de l'âne d'un avocat issu d'un milieu modeste qui croit avoir réussi ; Dupont-Moretti se pense très certainement "flamme" alors qu'il n'est que "suie" ; cette tache noire de la résignation en flagorneur des puissants qui lui assurent une pitance très très confortable au côté de la défense de quelques pauvres bougres pour la pub qu'elle vous rapporte, pour l'image et la bonne conscience qu'elle procure.

                   Soit dit en passant, faut-il aller chercher les vraies motivations de cet avocat là où personne n'aura la témérité de les y trouver ? Car, défenseur de Abdelkader Merah, à grand renfort de publicité et de reportages réalisés avec la collaboration de l'intéressé en personne et de son équipe, un Abdelkader Merah auteur en mars 2012 de l'assassinat de sept personnes - trois militaires et de quatre civils, dont trois enfants d'une école juive -; Dupont-Moretti aurait-il cherché à se faire pardonner cet engagement à caractère purement promotionnel ? 

    Ah, le buzz ! Quand ça vous tient, ça ne vous lâche pas. 

     

                   Quoi qu'il en soit, en traînant le mouvement Gilets Jaunes dans la boue de l'antisémitisme, Dupont-Moretti a oublié d'où il vient, sans doute dans l'idée de ne jamais devoir y retourner  ; et puis, il doit se sentir plus propre loin de la pauvreté qui salit socialement. Or, Dupont-Moretti se veut propre sur lui : aussi, en salissant les Gilets Jaunes, il salit les pauvres et leur milieu car c'est aux contacts des riches qu'il se nettoie et c’est auprès d’eux qu’il purge sa peine : celle d'en être issu de ce milieu Gilets Jaunes si coupable et haïssable à ses yeux.

                  Sans doute, y-a-t-il des injustices que l’on ne se pardonne pas et qu’on ne pardonne pas aux autres non plus (même et surtout quand ils en sont aussi les victimes) comme... ses propres origines, par exemple.

     

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  • Macron, décisions et mesures : en attendant Godo...

     

                        Edouard Philippe  a tiré lundi dernier le bilan du grand débat lancé face à la crise des « gilets jaunes ». Emmanuel Macron devrait ensuite annoncer des décisions concrètes d'ici la mi-avril.

     

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    les mesures prises par macron relatives des gilets jaunes

     

    L’électorat de Macron ce ne sont certainement pas les retraités à 900 euros ni les salariés au SMIC ni ceux qui souhaitent une refonte totale de notre constitution ; ce qui remettra ou remettait en cause, inévitablement, le projet de l’U.E ; d’autant plus que le taux d’abstention aux élections est très élevé (entre 60 et 80%) chez cette population ; ce qui n’arrange pas ses affaires car la classe politique est notoirement peu encline à tenir compte des besoins et des revendications de ceux qui ne votent pas ; que ce soit à un niveau local ou national.

     

    Les classes moyennes et les classes supérieurs actives ou retraitées – l’électorat de Macron, électorat de tous les candidats du Système de ces 20 dernières années - qui acquittent à la fois l’impôt sur le revenu, la taxe foncière et la taxe d’habitation dont l’annulation promise représente un formidable cadeau soit dit en passant, seront les véritables bénéficiaires des mesures qui seront prises ; ces mesures qui semblent se concentrer sur la fiscalité - sans toutefois que la TVA soit concernée - n’auront qu’un objectif : regagner la confiance de l’ électorat de Macron : soit un corps électoral qui s’élève entre 30 et 35%, MLP au second tour de toute élection présidentielle ainsi qu’un taux d’abstention de 30 à 40% garantissant au candidat sortant ou pas, candidat du Système bien évidemment, d’être élu ou ré-élu quoi qu’il arrive : Sarkozy, Hollande, Macron et ceux qui suivront.

     

    Mais alors... pourvu que cela dure pour eux tous ! Comprenez : pourvu que l’abstention persiste et que MLP, en 2022, soit bien et toujours le repoussoir qui permet au Système de perdurer et de continuer de paupériser un nombre croissant de nos compatriotes. Car, dans le cas contraire...

     

    Ne comptons pas non plus sur la fameuse indexation des retraites qui, là encore, bénéficiera surtout aux retraités les plus aisés car, pour les plus faibles d’entre eux, cette indexation n’aura que peu d’effet (9 euros par mois ?) étant donné le niveau d’inflation. Quant à la baisse des charges sur les salaires (pour les salariés)… c’est tout notre système de couverture sociale qui serait à nouveau remis en cause faute de financement adéquate.

     

    Aussi, il y a fort à parier que les foyers dont les comptes en banque sont à sec dès le 15 du mois ne seront en rien les bénéficiaires des mesures que le locataire de l’Elysée annoncera prochainement car Macron ne leur doit rien ni n’attend rien de cette catégorie de Français ; et sûrement pas sa ré-élection.

     

                  Aussi, malheur aux réfractaires et aux abstentionnistes qui ne semblent toujours pas avoir compris que la classe politique ne redoute qu'une sanction : celle des élections qui met alors un terme à leur carrière ; une carrière tellement lucrative quand on sait ce que cela demande de les en chasser et eux, d'en sortir : comme ils s'y accrochent tous ! De véritables sangsues car… « Tout sauf la condition du salariat ! »

     

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  • Après les médias, les partis de gouvernement, la police, voici le temps de la sécession des classes moyennes contre les Gilets Jaunes

     

     

    rosa luxembourg, gilets jaunes

     

    Rosa Luxembourg : " Mon oeuvre est dans la rue et dans les luttes"

     

     

                        « La Révolte des élites et la trahison de la démocratie » est un ouvrage du sociologue Christopher Lasch, publié en 1995 qui pose l'hypothèse que ce qui menace désormais la vie démocratique, c’est la coupure de plus en plus prononcée entre le peuple et les «élites» ; une coupure économique, matérielle, éducative (d’aucuns s’aventurent à mentionner une coupure intellectuelle ; cela reste à voir étant donné l’effondrement du niveau de réflexion des dits intellectuels médiatisés en particulier et de l’université française en générale) ; avec pour conséquence un repli des privilégiés sur eux-mêmes.

    Elites par-ci, élites par-là… encore faut-il définir ce qu’on entend par « élite » en 2019 car cette sécession est loin de ne concerner que les 1% les plus « on ne sait trop quoi » : les plus riches ? Les plus éduqués ? Les « plus, plus, plus ? »

    Un fait est certain : il ne saurait être question d’élites morales et intellectuelles ; une classe qui serait donc la moins cynique et la plus futée. Dans les faits, il s’agit d’une l’élite essentiellement économique, non entrepreneuriale pour autant car pas assez de talent pour ça ni de courage ! mais élite économique tout de même ; une élite qui, pour sûr,  n’a aucun problème de début et de fin de mois : meilleurs salaires et conditions de travail ainsi que de carrières ; propriétaires de leur logement situés dans les régions à fort potentielle, dans les meilleures villes et dans les meilleurs quartiers ; la classe « Maastricht » et « Constitution européenne - traité de Lisbonne » - et « Euro » si l’on veut bien se donner la peine de dire les choses. Chez tout ce petit beau monde, on trouvera des taux de participation aux élections de l’ordre de 90% : pas bêtes ils sont ! Car « Le Grand soir » pour tous ces gens c’est maintenant, et tous les jours de la semaine ; et pas dans dix mille ans dans la perspective d'un RIC révocatoire, par exemple.

                    Sécession des classes supérieures voilà trente ans ; sécession des médias à la même période, avec, en particulier, aujourd'hui, leur absence délibérée d’honnêteté face au mouvement Gilets Jaunes ; sécession d’une grande partie de la classe politique (du PS aux LR) : tous contre les classes populaires ! Sécession de la police dans son hyper-violence qui nous a permis de rafraîchir notre mémoire historique (répression dans le sang des soulèvements ouvriers ; occupation allemande et guerre d'Algérie) : en effet,  il n'y a pas de police républicaine ; il n'y a qu'un Etat républicain ou non, et par voie de conséquence : une chaîne de commandement et des ordres républicains ou non.

                    Ne nous y trompons pas  ; cette tentative de description de ceux qui ont fait « sécession » ne devrait certainement pas concerner que les classes supérieures et l’hyperclasse (loin s’en faut !)  mais aussi et bien plutôt, une partie des classes moyennes « tout court » et la quasi-totalité des classes moyennes supérieures, y compris les retraités aux revenus confortables sans être pour autant très aisés ; en termes électoraux, on peut alors sans difficulté estimer cette sécession non plus des élites seules mais des classes et catégories nommées précédemment, électorat du Système, entre 30 et 35% ( avec MLP au second tour et un taux d'abstention élevé, cet électorat est assuré d'avoir "le candidat dont ils ont besoin" à chaque élection) ; comprenez bien : jamais cet électorat ne prendra le moindre risque avec une réforme de nos institutions, la monnaie Euro et notre assujettissement à une U.E sous domination allemande ; une U.E relais d’un mondialisme sans honneur ni justice.

    Vous pourrez mentionner la misère, la pauvreté, l’injustice des conditions d’existence de millions de nos compatriotes, de notre démocratie croupion qui ne satisfait que ceux qui n’en ont pas besoin car tout leur va bien finalement : tous n’en démordront pas car c’est à volonté et en coeur qu’ils vous rétorqueront : « Si c’était différent, ce serait pire encore pour eux tous ! »

    Il n’est que de se rappeler la première et la dernière manifestation en opposition aux Gilets Jaunes des « Foulards Rouges » ; cette France des classes moyennes retraitées ou actives, qui n'ont manifestement qu'un seul besoin :  un besoin d'ordre, toujours plus d'ordre et de silence de la part de ceux qui refusent de se taire plus longtemps, une fois la honte vaincue, à propos de leurs difficultés quotidiennes ; une France sécessionniste face à tous ceux qui ont besoin de tout ; leurs témoignages à tous ces hommes et ces femmes sans problèmes de milieu ni de fin de mois, ne représentent-ils pas ce que l'on pourrait appeler "le fond du panier d'une conscience sociale et politique" d'une France profondément anti-sociale, à la limite de la "socio-pathie", dans leur absence, tout aussi irréductible, de compassion pour la colère de ceux qui refusent de survivre avec des revenus humiliants ? 

    Cette crainte ou bien plutôt, cette peur qui est la leur est vieille de mille ans ; c’est la peur de la bourgeoisie,  petite ou grande, quand, en bas, ça bouge ; une peur propre à ceux qui voient leur confort moral et leur confort matériel menacés ; car tout au fond de lui, le Bourgeois sait qu’il est un salaud ; il sollicitera la violence des armes et des véhicules blindés si son statut et ses privilèges sont contestés.

    Et tous se refusent à entendre parler de la pauvreté de leurs concitoyens ; tous se refusent à envisager qu’ils puissent se donner les moyens d’obtenir « justice ».

    L’acteur François Berléand, du cinéma et d’un théâtre pourtant subventionnés, les incarnera tous à merveille : « Depuis le début, ils nous font chier ces Gilets Jaunes ! ».

    A les entendre… on jurerait vraiment que leur prospérité à tous a toujours dépendu de la pauvreté des autres : des retraités à 900 euros par mois et des salariés au SMIC horaire.

    Et bien…  savez-vous ? Il se pourrait que ce soit le cas.

    A les écouter, à les regarder, tout comme leur mentor et idole Macron - Robin des bois des riches, enfant-roi, arrogant, orgueilleux et vaniteux - d’une hostilité envers les Gilets Jaunes que même des journalistes pourtant sans gêne et dévoyés ne peuvent se permettre ( bien qu’une grande partie d’entre eux peine à se retenir), force est d'observer que tout ce beau petit monde est à l’humanité ce que sont, dans la chaîne alimentaire du monde animal en général et de la savane en particulier, le lion, la hyène et le vautour tout à la fois, ou bien plutôt « en même temps » : avec eux, rien ne se perd car il ne doit rien rester ou si peu…

    Et si comparaison n’est pas raison, toute abjection gardée dans sa proportion, à propos de l’ultra-violence policière et de ses victimes,  de l’indifférence qui l'a comme couverte, on pensera au régime Pinochet et à la répression criminelle contre l’électorat Allende après son exécution, avec le soutien des classes moyennes et de la bourgeoisie chiliennes…

    De ces classes qui ont fait sécession avec les classes populaires, on n'oubliera pas d'inclure leur "incarnation politique" : ces gringalets primo-élus de LREM (on pourra aussi se reporter à "l'étude comportementale" de ces derniers : ICI), hommes et femmes en nombre, spécialistes d’une rationalité idiote qui n’est que la marque de leur ignorance ; et pas n’importe laquelle d’ignorance ; celle qui a pour origine l’assurance du débutant qui a cessé d’apprendre à compter du jour où il était pourtant d’une importance vitale de connaître et de comprendre.

     

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                    Rappelons-le : la grande richesse de ce mouvement des Gilets jaunes né hors des usines, ces funambules de la subversion, c’est son caractère épiphanique : la révélation au grand jour du fait que l'organisation de notre société repose sur un seul et unique mensonge, «  le Grand mensonge » : la soi-disant recherche de la concorde et de la justice des conditions d'existence pour tous comme ultime projet commun au sein de l’espace France et de l’U.E ; projet qui se serait voulu d'essence humaniste qui plus est. Et ce mensonge est arrivé en fin de vie.

                       Aussi, quel que soit le destin de ce mouvement in-colonisable, mouvement Gilets Jaunes, ce Peuple du travail sans lequel la France ne pourrait tout simplement pas fonctionner, peuple longtemps invisible qui aura vaincu la peur - peur du mépris et du ridicule, peur des coups, peur de ne recueillir le soutien que d’une infime minorité de nos compatriotes -, qu’il soit dit ici avec la plus grande solennité que tous demeurent aujourd’hui les seuls que l’on puisse accueillir à notre table sans état d’âme, sans doute aucun quant à leur respectabilité, leur légitimité et leur autorité…

    Car cette France n'aura jamais besoin du déclassement, de la paupérisation de son voisin pour continuer de prospérer ou de se maintenir à flot ou bien, pour ne pas déchoir ; une France pour laquelle la vitrine fracassée d'une boutique des Champs Elysée ou celle d'une banque, ne décidera jamais du chemin que prendra son bulletin de vote ni son opinion en réponse à un sondage… 

                  Alors, oui ! Cette France-là, cette grande aspiration à une communauté humaine, à sa communion, est bien la seule France fréquentable aujourd’hui ; et pour longtemps !

     

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    A propos des Gilets Jaunes, merci de vous reporter à Jacques RancièreICI  ; à Raphaël Challier  LA ; à l'Assemblée des assemblées des Gilets Jaunes LA encore.

     

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  • Etat de droit et voyoucratie : après les médias et les classes supérieures, c'est au tour de la police de faire sécession


                                                   

    gilets jaunes et violence policière

     

     

                Lynchage, tabassage gratuit, mains arrachées, visages éborgnés, mutilations, plus d'une centaine de blessés graves avec séquelles à vie... dans le silence assourdissant des médecins, des corps intermédiaires, des avocats, de la Ligue des droits de l'homme, des médias et de la classe politique, huit semaines durant...

    Avec l'échec du pourrissement, est arrivé alors le choix du recours à l'ultra-violence policière par le locataire de l'Elysée et ses hommes de main (Castaner entre autres - homme sans honneur, véritable voyou de la politique) ; ultra-violence destinée à dissuader les GJ qui, pour une grande majorité d'entre eux, n'étaient jamais sortis manifester, de "revenir" la semaine suivante une fois terrorisés ( traumatisme physique et psychique) ; car c'est bel et bien un service d'ordre sur le mode de la terreur qui sévit depuis la mi-décembre. 

    Les femmes gilets jaunes et les retraités se sont alors retirés des manifestations du Samedi sur Paris de peur d'être les victimes indiscriminées de blessures et de mutilations irréversibles.  Premier succès stratégique de cette hyper-violence.

     

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                  La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d'une police qu'il méprise (salaires indignes, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection etc.... ICI un billet à ce propos), est la suivante : cette complaisance à son égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne enfin qu'il la méprise au plus au point, sans toutefois pouvoir en faire l'économie car force est de constater ceci : plus l’Etat flatte et couvre les policiers, entre deux suicides, plus l'Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant.

    Les victimes des bavures tout au long de l'année, aujourd'hui le passage à tabac du gilet jaune isolé, sans défense ni protection (des milliers de vidéos et de témoignages sur internet peuvent en témoigner), c'est l'exutoire auquel les deux partis, le couple Etat-Police, ont recours :  l'une pour éviter de rendre des comptes à sa police ; l'autre, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représentent leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie et de syndicats indigents, dans l'exercice d'une violence dite "légale" car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui. 

                    En dehors de cette complicité dans un maintien de l'ordre à la limite du droit, voire dans sa violation pure et simple, reste à comprendre la raison pour laquelle cette police qui n'est plus la nôtre,  utilise cette souplesse avec le droit qui leur est accordée implicitement, avec autant de zèle, un tel engouement et sans se faire prier. Il est temps de se poser la question du recrutement : quelles sont les personnalités et les pathologies qui se cachent derrière un désir affiché de rejoindre la police dite nationale ? Quels sont les filtres, les garde-fous qui permettent de détecter des personnalités instables, sournoises, perverses et sadiques ou bien, soumises à toute autorité d'où qu'elle vienne ? Quel est le niveau de complaisance de l'Etat à ce sujet ?

    L'Etat aurait-il précisément besoin de ces pathologies pour, en cas de crise, obtenir de ses forces de l'ordre une adhésion totale dépourvue de la moindre conscience critique (1) ? 

    Les preuves de cette interrogation plus que légitime sont à chercher aussi dans le "casier historico-judiciaire" et le parcours d'une police au républicanisme  très friable, à la tentation de l'arbitraire et de l'abus de pouvoir récurrente ; et pire encore :  dans la répression sanglante des grèves ouvrières du 19è siècle, des insurrections de 1848  et de la Commune de Paris de 1871 à la période de l'Occupation, de la torture en Algérie au Métro Charonne et aux massacres du 17 octobre 1962... 

                   ... comme autant d'actes, de délits et de crimes de générations de policiers qui se suivent et n'ont de cesse de se ressembler, mimes et ventriloques ;  un corps de métier étranger, semble-t-il,  à toute perfectibilité autre que dans la répression, et plus particulièrement dans le sens où Jean-Jacques Rousseau l'entendait :  tout ce qui distingue moralement l'homme de l'animal au cours de la longue histoire de son développement. 

     

     

    1 - A ce sujet, on pourra se reporter à l'Expérience de Milgram — Wikipédia  et la vidéo I... comme Icare & l'expérience de MILGRAM - FOVEA #2

     

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  • J'veux du soleil ! en salle le 3 avril - road movie dans la France des Gilets jaunes réalisé par Gilles Perret et François Ruffin

                  

     

                    Road movie dans la France des Gilets jaunes réalisé par Gilles Perret et François Ruffin ou quand la honte doit changer de camp !


                                 

     

                                          Le site du Film : J'veux du soleil !

     

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  • Militant LCR hier, enseignant HEC aujourd'hui, Stéphane Rozès : renégat ou repenti ?

     

     stéphane rozès sur les gilets jaunes

     

                   Fils d'un directeur commercial et d'une directrice d'école, né le 22 avril 1957 à Paris, Stéphane Rozès militera à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) du milieu des années 70 au milieu des années 80, puis au Parti socialiste (1).

    Un temps patron de BVA et de la Sofres, Stéphane Rozès, omniprésent dans les médias, enseigne à HEC et Science-po tout en étant à la tête d'un cabinet privé de consultants.

                   Très courtisé par les chaînes d'info en continu, depuis quelques semaines Rozès croit manifestement parler des Gilets Jaunes quand il a prétention d' analyser les tenants et les aboutissants, le comment et le pourquoi, de ce mouvement ; il aimerait sans doute aussi que l’on croit qu’il s’en soucie.

    Dans les faits, cet homme au ton très professoral, incapable de sortir de son rôle d'enseignant, n'a qu'une seule préoccupation tout comme ses confrères des plateaux de télé : est-ce que Macron va pouvoir continuer, et le système avec lui ; ce système qui a permis à ce même Macron d'occuper l'Elysée avec 18% des inscrits au premier tour ; ce système qui a fait de Rozès, l’ancien gauchiste, le prof des riches et de leurs enfants.

    Or, pour parler des gilets jaunes et être un peu près certain de ne pas trop se tromper, encore faut-il avoir quitté l'école à 16 ans et être condamné à organiser son existence et celle de ses proches, sa famille, autour d'un budget mensuel qui s'élève entre 900 et 1200 euros ; en d'autres termes, il faut avoir besoin de tout ou bien encore : être privés de tout.

    A propos de ce commentateur qui n'a besoin de rien et qui a la naïveté ou la vanité de se dire ou de se croire professionnel, objectif et dépourvu de préjugés (de classe) dans ses analyses - c'est du moins ce qu'il prétendait récemment chez Aude Ancelin  -,  grande est la tentation de lui demander, tout comme à ceux qui n'ont rien à dire, de se taire, tout simplement, même s'il est vrai que l'on pourrait tout aussi bien conseiller vivement à cet analyste d'écouter et puis aussi, de partager un peu de la vie de ceux dont il se croit autorisé à leur expliquer qui ils sont et où ils vont.

                  Qu’il soit permis de rappeler à cet ancien gauchiste de la LCR, ceci : « Monsieur Rozès, ces Gilets Jaunes sont tout ce que vous ne serez jamais pour n'avoir jamais rien partagé avec eux : frustration, humiliation, colère et doute quant à leurs chances d'obtenir gain de cause car pour eux tous, c'est aussi et surtout une question de vie ou de mort sociale. »

                    A bon entendeur...

     

                   

                                                

    1 - Stéphane Rozès et le syndrome mai-68 : Gauchiste à 20 ans, membre du PS à trente, puis à la tête d' entreprises spécialisées dans  la manipulation de l'opinion publique (instituts de sondage), entre deux leçons dans des Ecoles de bourrage de crâne et une omniprésence dans les médias mainstream pour nous dire à demi-mot "Si c'était différent, ce serait pire encore !"... comment alors interdire à tout individu âgé de moins de 50 ans, un engagement à l'extrême gauche quand on sait ce qui reste de cet engagement une fois retombée la fièvre d'une jeunesse avide d'utopie ? 

    Parce que... bon, arrive un moment où ça va bien comme ça !

     

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  • Election européenne : quand les abstentionnistes se réveilleront, toute la classe politique et les médias trembleront

    élections européennes 2019,les gilets jaunes,lrem,macron et castaner violonces policières

                           Nice, samedi 23 mars 2019 : Geneviève Legay, 73 ans, militante d’Attac, a été grièvement blessée lors d’une charge de policiers, dans le cadre de la 19e journée de mobilisation nationale des Gilets jaunes.

     

     

                   La violence qui s’abat sur les Gilets Jaunes depuis trois mois, cette violence-là a trente ans ; c’est la violence d'un « Il n’y a pas d’alternative !»

                   Si l'on peut considérer que c'est une erreur de personnaliser cette violence, et même si Castaner est bel et bien un voyou de la politique et Macron un garçon de course de l'oligarchie mondiale qui joue là, avec ce mouvement GJ, son avenir professionnel à l’international pour les 20 prochaines années car s’il cède,  il se condamne à l’oubli...

    Personnaliser à outrance cette violence de l’Etat, c’est ignorer ou bien c'est oublié que cette violence s’exerce sur toute la société depuis la rupture de 1983 et le virage du PS en direction de Maastricht, de l’Euro, puis avec Sarkozy et le traité de Lisbonne ; et si cette violence policière maintenant incontestable - violence condamnée par nombre d'institutions (de la France à l'U.E jusqu'à l'ONU) -, s'est exercée dès les premières semaines sur un "mode terreur" - dissuader à jamais les manifestants de revenir -, c’est pour la raison suivante : depuis Mai 68, jamais la rue n’a été occupé comme elle l’est aujourd’hui par les Gilets Jaunes tant dans la manière que sur la durée.

    Les Zadistes de Notre dame des Landes en savent quelque chose : cette violence, ils l'ont subie durant des mois même s'il s'est agi d'une violence moins médiatique parce que géographiquement circonscrite à propos d’une lutte « marginale » : celle de l’extension d’un aéroport de province.

     

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       ......................A voté !

     

     

                  Fin du Grand débat national... de diversion, gardant à l'esprit qu'aucune des revendications des Gilets Jaunes ne sera satisfaite ( augmentation significative des petites retraites et des petits salaires ; refonte de notre constitution), à l'occasion des Européennes, une nécessité semble s'imposer : le retour de tous les abstentionnistes vers les urnes avec à l'esprit, cet impératif : "Tout sauf Macron !"

                 Les Gilets jaunes, les Bonnets rouges, les activistes de Notre dame des Landes ont apporté la preuve que le lieu de l'expression d’un rapport de force en faveur de la justice sociale, de l'écologie et d'une vie décente n'est plus à l'Assemblée avec ses députés godillots ni au Sénat avec des sénateurs  somnolents, peinards, confortablement installés dans leur rémunération dès l'âge de trente ans.  

    Aussi, reste à espérer que les Gilets Jaunes dans leur ensemble sauront évaluer à sa juste valeur, mais sans complaisance ni relâchement, l’importance de cette révélation car, ce qui ne doit pas pour autant être remis en cause ce sont la nécessité et l'exigence suivantes : que les Gilets jaunes n’oublient surtout pas leur colère à toutes les élections : que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes ! 

    Les Européennes sont une élection pour les classes moyennes (plutôt le haut de cette classe) et les classes supérieures ; d'où un fort taux d'abstention scrutin après scrutin ; or, depuis trente ans, le "Système" compte sur les abstentionnistes  pour continuer de détruire tout ce qui a été construit depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.        

    Affaiblir le locataire de l’Elysée, et ceux de Matignon, passe par un vote massif anti-LAREM, anti-LR aussi à titre préventif en ce qui concerne ce parti, dans l'impossibilité de se tourner vers MLP, il sera inévitablement appelé, tôt ou tard, à servir de force d'appoint à un Macron en difficulté.

    N'oublions pas non plus de "finir le travail" commencé voilà dix ans contre le PS qui bouge encore alors que l'on pouvait raisonnablement penser qu'il était mort.

    Seule la peur chez les élus LAREM les forcera à faire pression sur Matignon et l'Elysée : peur de cette sanction électorale qui ne se relâchera pas ; des centaines de mandats en danger... locaux, nationaux et européens. 

    Gardons à l'esprit cette peur qui est la leur : ne pas pouvoir faire "carrière" en politique, de devoir y renoncer.  

    Il est vraiment temps de brandir la menace du "licenciement" pour tous ces élus ( primo-élus en grande partie) alors que nous semblons oublier que nous sommes leur patron à tous. Aussi, pour cette raison, ne pas voter c'est se démobiliser et permettre au locataire de l'Elysée et aux médias de relativiser l'importance de la contestation dans les rues depuis trois mois, et demain dans les urnes.

     

    élections européennes 2019,les gilets jaunes,lrem,macron et castaner violonces policières

     

                   A tous, il faut leur infliger la plus grande des sanctions qui soit : la sanction électorale qui provoquera d'ici deux ans, une crise de régime sans précédent (et non plus "une crise politique", une de plus ! sans conséquence sérieuse que la classe du même nom s'empressera de gérer sans difficulté), car quand les abstentionnistes de ces 20 dernières années se réveilleront, ce sont la classe politique et les médias qui trembleront.

    Soyez-en assurés !

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  • Gilets Jaunes : une militante d'Attac, âgée de 73 ans, a été grièvement blessée lors d'une charge de la police

     

    gilets jaunes : une militante d'attac,âgée de 73 ans,a été grièvement blessée à la tête lors d'une charge de la polic

     

                     Nice, samedi 23 mars 2019

                  Geneviève Legay, 73 ans, militante d’Attac, a été grièvement blessée lors d’une charge de policiers, dans le cadre de la 19e journée de mobilisation nationale des Gilets jaunes.

     

    gilets jaunes : une militante d'attac,âgée de 73 ans,a été grièvement blessée à la tête lors d'une charge de la polic

     

                       Verbatim Macron : "Quand on est fragile, on ne se met pas dans des situations comme celle-ci ..."

                                         

    Gilets Jaunes : une militante d'Attac, âgée de 73 ans, a été grièvement blessée à la tête lors d'une charge de la police

                         

                 "Elle l'a bien cherché cette Geneviève !" - allez, dis-le Macron !

     

     
                             

          

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  • Une proposition de sociologie des Gilets Jaunes avec Raphäel Challier

     

     

                             sociologie des gilets jaunes raphaël challier

                Raphaël Challier est docteur en sociologie (Cresppa Gtm) et Ater en science politique à l’Université de Mulhouse (Sage). Ses recherches portent sur les recompositions des classes populaires rurales et urbaines, les séparations politiques entre ces groupes et les classes aisée ainsi que sur les fractures entre professionnels et profanes du champ politique. sociologie des gilets jaunes avec raphaël challier

           

                       "... Le groupe des gilets jaunes reste majoritairement blanc et, à de rares exceptions, inclut peu les habitants membres des minorités, indice des limites potentielles de la solidarité produite. L’évolution du mouvement apparaît d’autant plus imprévisible qu’il s’est déroulé largement en dehors des réseaux militants constitués et repose en premier lieu sur la rencontre entre une dynamique (nationale) de mobilisation et une mise en commun d’expériences (au niveau local), qui active des micro-dispositions politiques chez des primo-engagés membres pour la plupart des classes populaires. "

                   "... Vue du terrain, la mobilisation des gilets jaunes traduit avant tout une réelle aspiration à la justice sociale et à la reconstruction de liens civiques. Pourtant, la faible présence des forces politiques, syndicales et associatives à même de consolider les potentialités constructives du mouvement en rend l’issue hautement incertaine. Si le regroupement massif d’acteurs populaires sur les ronds-points prouve que certains membres de ces groupes aspirent à une citoyenneté active, il rappelle aussi, par contrecoup, leur invisibilité très générale dans l’espace politique institué." 

     

    Article à lire ICI

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