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Gilets Jaunes

  • Elections européennes… cessons tous les appels à l'abstention !

     

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                     Quand les abstentionnistes de ces 30 dernières années reprendront le chemin des urnes, ce sont toutes les institutions qui trembleront ! 
     
     
    ***
     

                    Ce qui importe c’est de tout mettre en oeuvre afin que la "liste Macron" n’arrive pas en tête ou bien, qu’elle obtienne un score aussi bas que possible.

    Que le Système ne puisse plus compter sur l’abstention pour se succéder à lui-même (ou bien plutôt : "se survivre" à lui même car déjà bien affaibli) est tout aussi important, car la grande peur du Système, c’est que les classes populaires reprennent le chemin des urnes et cessent de s’abstenir massivement ; or, cela fait des années que ces classes donnent le sentiment qu’ils n’en ont rien à faire des élections, des élus, de la politique et de la vie qui leur est faite : d’où l’indifférence et le mépris des politiques.
     
                    L’enjeu n’est pas " combien d’élus et pour qui" ; il est question de continuer d’affaiblir la légitimité de ceux qui forment les gouvernements.
     
     
                   Toute campagne en faveur de l’abstention plombe les classes populaires et les plus démunis. Ces campagnes sont donc contre-productives ; moralement, elles sont dégueulasses car elles sont le plus souvent menées par des "leaders d’opinion" qui n’ont matériellement besoin de rien ; des leaders membres des classes supérieures (dont, par exemple, un Juan Branco très populaire chez les Gilets Jaunes qui n'a de cesse d'appeler à l'abstention dans la perspective d'une révolution qu'il croit imminente - 1: C'te bonne blague !).
     
    Gardons à l’esprit que le vote — la fin de l’abstention massive, le retour vers les urnes — , n’est plus une fin en soi mais une arme ; sans doute la dernière avec la rue sur laquelle il ne faudra pas compter, hélas : la violence de la répression dissuade les rassemblements de masse . En revanche, le vote tactique anti-système est sans douleur.
     
    Les Insoumis, RN, UPR, Dupont-Aignan, Philippot, les Ecolos (même rigolos), le PC (pour ma part, j'exclus le PS et LR - 2 )... cette offre devrait permettre à bon nombre d'entre nous de pouvoir voter sans avoir à traîner les pieds.
     
                  Rappelons deux choses :
     
                  - La démobilisation dans les urnes est tout aussi préjudiciable aux classes les plus démunies que l'absence de mobilisation lors des manifestations.
     
                 - C'est de l'intérieur et à l'intérieur que les Systèmes sont les plus vulnérables ; Système qui repose sur l'élection. D'où notre souci à l'occasion des Européennes...
     
                          ... et de toutes les élections qui s'en suivront, bien évidemment.
     
     
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                  Tout sauf Macron !
     
                   Provoquer à terme une crise non pas politique mais une crise de régime - crise politique + crise de légitimité + crise constitutionnelle -, est une nécessité absolue ; crise à portée de main si tout le monde s'y met.
     
    Scrutin après scrutin... local, régional, national et européen, il faut "rendre une copie électorale" que le système sera incapable de gérer ; outre le fait d’affaiblir Macron et de le neutraliser à terme, seule une crise de régime provoquera la révolution constitutionnelle attendue ; et cette crise passe aussi et surtout par les urnes !
     
     
     
     
     
    1 - Un Juan Branco faux rebelle à 20 ans ;  authentique collabo à 50 ? Sur le modèle  - modèle du genre - d'un Cohn-Bendit et de tant d'autres ? Les risques sont grands.
     
     
    2 - Je rappelle le sens de mon billet : il n’est pas question simplement de sortir les « sortant » mais de faire en sorte qu’il n’y ait plus "d’entrant" ; de là, une crise de régime ; quant à ceux qui envisagent déjà une alliance et une coalition gouvernementales LAREM et LR - la plus probable à terme - pour contourner cette crise de régime, ils se verront contestés par la rue. 

    Raison pour laquelle, le parti LR doit être exclu de cette liste : ce parti ne pouvant pas se tourner vers RN, il n’a qu’un destin : servir de force d’appoint à LAREM. 

    Quant au PS : il ne mérite plus rien sinon une mort politique définitive. 

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  • L’immense défaite morale du régime de Macron *

     

     

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                   Si les violences  des black-blocs sont âprement dénoncées, c’est au prix du silence dont les abus de pouvoir et les violences de la police de Castaner demeurent couverts ; dénonciation qui se garde bien de faire la distinction entre le policier sur lequel un pavé est lancé et des gilets jaunes, femmes ou hommes, tabassés à 6 contre 1, par centaines depuis le 17 novembre, pour ne rien dire ceux qui ont perdu qui un œil, qui une main, et tous les autres, victimes de blessures aux séquelles à vie… dans la juste représentation des cellules des milliers de gardes à vue préventives d’une complaisante inouïe et dont des procureurs sans honneur se font les complices - gardes à vue destinées à empêcher des manifestants de rejoindre leurs cortèges -, des maltraitances et des privations des droits sans nombre - refus d’appeler un avocat, confiscation et destruction des portables -, des centaines d’ordres illégaux de l’aveu même de quelques policiers, trop rares comparés au silence de leurs syndicats à ce sujet, aux martyrs de ce mouvement, primo-manifestants retraités et jeunes adultes tout juste sortis de l’adolescences, traumatisés dès les tout premiers jours.

                    Qu’en pensez-vous, ô familles de tous ces héros involontaires ?

     

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                   Ne perdons pas de temps ici à démontrer toutes les manœuvres d’une communication élyséenne en soutien à la place Beauvau et au ministre de l’intérieur, fidèle d’entre les fidèles du locataire de l'Elysée, nommé Castaner, un bluffeur qui n’a manifestement pas oublié ses années de joueur de poker sur la place marseillaise, attablé avec des truands ; ni non plus à demander à son premier ministre, comment, à son gré, le régime d’une 5è République à bout de souffle, à court d’arguments – d’où sa violence -,  peut encore se maintenir sans une répression qui n’a rien à envier au régime de Vichy dans sa nature et la personnalité des hommes et des femmes qui l'ont servi hier  - opportunisme de la pire espèce ; médiocrité morale et intellectuelle ; répression qui se déploie à grand renfort de mercenaires, de voyous du maintien de l’ordre, de miliciens aux comportements crapuleux et sadiques… tout un dispositif répressif dont l’âme boueuse cache difficilement un parti pris assumé pour un maintien de l’ordre sur le mode de la  terreur dans une défaite morale accomplie que "le régime de Macron" devra boire jusqu'à la lie.

    Ne les entendez-vous donc pas tous, entre deux tirs de flash-ball et deux lancés de grenades dites de désencerclement, se réjouir en ces termes : « Ces chiens et ces chiennes ne sont pas près de revenir nous emmerder samedi prochain ! »

     

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                          (Didier Lallement, préfet de police de Paris depuis mars 2019)

     

                     Si la mansuétude est facile à un Président populaire et respecté, en revanche, dans le contexte d’une Présidence qui ne recueille au mieux qu’un petit tiers de soutien, face à une contestation qui ne faiblit pas, sur quoi cette présidence pourrait-elle bien s’appuyer si ce n’est sur l’intimidation, la peur et finalement, la terreur. Certes, ce même président, ses ministres, ses députés et des médias tout acquis à sa cause, auront beau jeu de rétorquer : « Macron n’a-t-il pas été démocratiquement élu ? N’avez-vous donc pas reconnu votre défaite à tous (la majorité !) ? »

    Elu démocratiquement ? Sans doute. Mais tellement mal élu… car ce président est bel et bien condamné à occuper l’Elysée avec son score du premier tour : 18% des inscrits. N’en déplaise à tous les chroniqueurs des médias dominants.

     

    ***

     

                    Qu'à cela ne tienne !

                    Tournons-nous maintenant vers demain car il est déjà grand temps.

                    De quelle indulgence devrons-nous faire preuve pour tous les coupables, pour toutes ces petites mains de la répression et tous les donneurs d’ordres ? Quel procès, quelle sentence - Elysée, Matignon, députés LREM, police, Médias… - quand tous auront été précipités du pinacle ? Ou bien alors, fatigués, nous laisserons-nous glisser, volontiers, aux solutions de facilité : le pardon, l’oubli ? Ce serait pour eux tous, à n’en point douter, la meilleure garantie de pouvoir se retourner. Ne les entendons-nous pas déjà nous murmurer : « Ne savez-vous pas que nous sommes tous réconciliés ? »

    Cette inclinaison au pardon sera-t-elle l’expression d’une âme charitable car un fait est certain : pour s’indigner et punir, encore faut-il croire sans vergogne excessive ni fanatisme, à tous nos aïeux de 1793, de 1848, de 1871, de 1936 et de 1968 côté ouvriers.

    Que l’on ne s’y trompe pas : si l’on peut légitimement craindre que les conséquences de cette répression qui nous confirme une fois de plus qu’il n’y  pas a priori de police républicaine ni de médias honnêtes ni de ministres  ni de députés responsables et indépendants moralement de toute fidélité dégradante mais seulement des hommes soucieux de la justice et du droit, et d’autres… de la déontologie d’une profession, ou bien l’absence de ces hommes-là,  et si l’on doit fortement douter que de « ces mois de matraque » (avant des années de plomb encore à venir ?) et de privation des droits les plus élémentaires de la personne, ces mêmes conséquences ne soient nulle part explicitement tirées...  

    De cette crise sociale qui a pour origine non pas une crise du dialogue tant évoquée par les cancres d’une sociologie de piliers des cantines et des plateaux télévisés (car enfin, dans le cadre d’un « il n’y a pas d’alternative »  qui est celui de ces trente dernières années, quel dialogue est-il possible et à propos de quoi ?) mais bien plutôt d’une crise de la non-représentation de nos institutions, véritable crise de régime… on peut aussi être assurés qu’il y a encore une poignée d’hommes assez intelligents pour savoir, dès maintenant, la défaite assurée pour tous ceux qui auront trempés dans cette farce macabre que sont la candidature et l’élection d’un Macron qui n’avait pour lui que l’effet de surprise et une jeunesse aussi trompeuse que pompeuse sous l’ombre d’une pyramide en verre.

    Si pour d’aucuns la vieillesse est un naufrage, il semblerait que la jeunesse soit devenue non seulement un naufrage mais une noyade et un enterrement. Aussi, empressons-nous de souhaiter à ce mal-président de belles obsèques politiques dans l’intimité de sa pseudo-famille électorale qui n’était qu’une bulle spéculative idiote même si, on n’en point douter, une belle carrière professionnelle à l’international attend notre candidat à l’échec cuisant et déshonorant : servir, encore et toujours servir, larbin né !

    Car, force est de constater, que tout ce beau monde à la vue courte et basse, respire la défaite malgré quelques succès que leur complexe de supériorité est incapable de juger aussi éphémères que cosmétiques : un Edouard Philippe au regard de chien battu, ses ministres, un Castaner protégé, au regard vide, à la voix sans coffre au ton sournois, des députés LREM sans conscience ; et Macron, l’homme qui se suffit à lui-même et qui n’attend rien de personne, ni de sa fonction ni de cette grande nation qu’est la France ; un homme qui n’a besoin de rien sinon de lui-même, encore et toujours.

    Une gageure sans précédent pour un Président de la République ; en cela, une erreur gigantesque.

     

                     Limiter les dégâts et la casse sera sans doute la seule ambition de ceux qui comptent bien, en coulisse, succéder aux responsables de ce désastre ; épargner les uns, ménager les autres - police, médias, ministres, députés - demandera de rendre acceptable a posteriori une présidence qui aura pourtant fait appel aux mêmes ressorts que ceux du régime de Vichy, - mensonges (fake-news, intimidation, médias de propagande, barbouzes en tous genres, culpabilisation et diabolisation des réfractaires, violences et terreur -, contre l’avis de tous ceux qui souhaiteront très tôt se joindre à la demande massive qui ne manquera pas de se faire entendre, d'une enquête au sujet de la gestion de la crise sociale - gestion dans son ensemble - qui aura percuté de plein fouet et qui divisera pour longtemps notre pays.

    Certes, une présidence, un gouvernement et un groupe de députés vindicatifs et en dessous de tout, repoussent toute sympathie ; en revanche, un régime dit bénin dans ses excès, ne constituerait-il pas pour la paix sociale un intermédiaire rêvé ? Une paie toute de mollesse, sans vainqueurs ni vaincus ; une paix blanche ; celle que les troupes de Macron appelleront très prochainement de leurs vœux et celle dont Macron espère lui-même être le greffier.

    Précisons ceci : vis-à -vis de ce programme de réconciliation, la seule position honorable est la suivante : « Capitulation sans condition ».

                      A l’idée de la fausse paix intérieure, une seule mise en accusation : Macron, Castaner, une garde des Sceaux qu'il n'est même pas nécessaire de nommer, les médias et les  principaux acteurs de la chaîne de commandement des forces de l’ordre. Quant aux députés LREM, les élections, toutes les élections à venir, se chargeront de leur infliger la plus grande des sanctions : sanctions qui ruinent tout espoir de faire carrière en politique.

    Le jugement des responsables de ce régime de terreur qui bafoue le droit, tous les droits, ne répond pas seulement à un profond et légitime besoin de la conscience populaire, celle des Gilets Jaunes en priorité qui auront payé le plus lourd tribut ; Gilets Jaunes qui ne sont pas aussi minoritaires que les médias le laissent entendre : la résistance dans laquelle les Gilets Jaunes ont très tôt communié, a attisé chez nous tous un esprit de solidarité, un esprit d’amour sans doute aussi ; à ne pas confondre avec de la faiblesse.

    Non, cette exigence, on la doit aussi aux familles meurtries, celles des lycéens, celles des hommes et des femmes, tous livrés à une violence qu’aucun préfet n’aura condamnée ; en particulier, tous ces tirs sur des visages pris pour cibles et le tabassage de femmes et d'hommes jetés à terre, un gilet jaune pour seule protection.

    Ce jugement sera le seul moyen de venger notre honneur, celui de nos compatriotes et celui de notre République que des voyous ont pris en otage. Avec mesure et équité, ces jugements devront tomber ; et ils tomberont. Ces jugements nous laveront de la tentation de l’oubli et du pardon, de la tentation d’une complaisance envers des manquements d’une gravité sans précédent depuis les années 60, perpétrés par des misérables qui ont osé présenter devant les plus faibles de nos compatriotes, les plus précaires, les plus exposés à des politiques injustes et cruelles, l’image d’une présidence, d'un gouvernement et d'une "République dite en marche", agenouillés devant une exigence de sécurité instrumentalisée basée sur le recours à la terreur.

     

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    l'étrange défaite de macron,castaner,lallement préfet de paris

     

                    Au mois de mai... nous ne sommes aujourd’hui qu’au début du printemps. La vraie saison, celle qui demandera que les comptes soient rendus à la Nation, viendra demain ; et ce sera celle des jugements aussi justes que sévères.  

     

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    l'étrange défaite de macron,castaner,lallement préfet de parisTitre et billet largement inspirés par l’ouvrage de Marc Bloch : « l’Etrange défaite » écrit en 1940, qui, elle, n'était pas souhaitable  - face au régime Nazi contrairement à celle de Macron face à la morale - ainsi que  « La vraie saison des juges » : "Les cahiers politiques", novembre 1943 ; un Marc Bloch historien, fondateur avec Lucien Febvre de l’Ecole des Annales ; après avoir été torturé par la Gestapo, il sera condamné à mort et fusillé le 16 juin 1944, pour faits de résistance

     

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  • Les figures médiatiques de la haine contre les Gilets Jaunes

     

                      La grande richesse de ce mouvement des Gilets jaunes, son apport inespéré, c’est son caractère épiphanique : la révélation de ce qui est, de ce que  les élus (si mal élus !) de toutes les pseudo-majorités minoritaires qui se sont succédé depuis trente ainsi que le personnel des médias de masse  avec leurs experts et autres éditorialistes sont devenus ; révélation de leurs motivations réelles et de leur niveau d'engagement à tous, pour quel profit et pour qui ; révélation du vrai visage de notre République : cette gueule cassée, borgne, énuclée de ses classes populaires et du souci d'une justice sociale pour tous ; révélations qui nous apportent  la confirmation, au-delà de toute erreur possible,  de ce que nous sommes nombreux à soupçonner depuis des années : l'organisation de notre société repose sur un seul et unique mensonge : la soi-disant recherche de la concorde et de la justice des conditions d'existence comme ultime projet commun... projet d'essence humaniste qui plus est.

    Et ce mensonge est arrivé en fin de vie. La catastrophe est maintenant proche puisque tous n'ont qu'un message à nous adresser : si c'était différent, ce serait pire encore. Toutes les paroles du côté des médias et de la classe politique cachent un seul souci  : défendre bec et ongle une rente de situation pour les uns, des salaires extravagants pour les autres (ceux des animateurs-journalistes, experts de tout poil, éditorialistes) et des ambitions de carrières qui se voudraient ascensionnelles, façon exponentielle.   

    Procès d'intention, mauvaise foi, indigence intellectuelle... même Rolant Cayrol (âgé de près de 80 ans) pourtant si brillant sur le service public, voilà quelques années, maintenant sur BFM-TV, a fini par sombrer.

    C'est vous dire !

     

                     Il faut bien reconnaître ceci à propos des médias : plus leurs clients sont mécontents (taux de confiance dans les médias entre 20 et 30% depuis plusieurs décennies) plus les patrons milliardaires de ces médias sont satisfaits et leurs "journalistes-animateurs" rémunérés.  

    Un vrai tour de force et de passe-passe !

     

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                        Quelques figures de proue de cette haine contre les Gilets jaunes

     

    Olivier Duhamel (le frère de l'autre)  arc-bouté contre le RIC comme s'il s'agissait de sa propre vie (ou niveau de vie ? ) ! Ce "on ne sait trop qui et quoi" situé un temps à gauche (!!), avoue à qui veut l'entendre, qu'il se méfie du peuple comme de la peste... brune ou pas ;  peuple qui n'est à ses yeux de bourgeois de centre-ville, qu'une plèbe inconséquente, irresponsable, incompétente, et par conséquent haïssable, qui a trouvé à s'incarner dans les Gilets Jaunes. 

    BHL et Cohn-Bendit s'adonnent depuis des semaines, et très tôt dans le mouvement, à un mépris irréversible dans le cadre d'un procès d'intention en antisémitisme et en homophobie à l'endroit des Gilets jaunes ...

    Faut dire qu'en France, il semblerait que ce soit bien plus grave de participer au mouvement Gilets Jaunes que de se vanter de s'être fait "tripoter" par des enfants de 3 et 4 ans - dixit Cohn-Bendit chez Bernard Pivot, Apostrophes 1982.

    Yves Calvi, un dénommé J.C Dassier, Pascal Praud...

    Christophe Barbier directeur du Point... hebdo sur-subventionné par les contribuables...

    Guillaume Durant : diffamatoire, cet individu n'hésitera pas à assimiler scandaleusement, en toute impunité, le mouvement Gilets jaunes aux Brigades rouges italiennes (extrême gauche), des années 70, dites "Années de plomb", ignorant du fait que le plomb ne venait pas de cette gauche extrême tant décriée mais bien plutôt de ce qu'on appelle "l'Etat profond" italien qui, avec l'aide de la CIA, s'opposait au projet du leader Aldo Moro du parti de la Démocratie chrétienne, d'une alliance de gouvernement avec le Parti communiste. 

    Personne sur le plateau ne relèvera l'amalgame scandaleux de ce personnage au QI de mollusque qu'est G. Durand, ce "Yves Mourousi" des années 2000, clown et bouffon qui a eu, un jour, le malheur de se prendre au sérieux.

    Maurice Szafran de la "bande à BHL", éditorialiste du magazine économique Challenge, groupe de presse Perdriel qui a soutenu le candidat Macron  ; un Szafran hystérique contre le mouvement, leurs mobilisations hebdomadaires, leurs revendications, en particulier à propos de la dénonciation d'une démocratie non-représentative.

     

                     Les figures médiatiques de la haine contre les Gilets jaunes Les figures médiatiques de la haine contre les Gilets jaunes

     

     

     

     

     

     

               Jannick Alimi du quotidien Le Parisien ; quotidien des comptoirs de nos brasseries que se partagent des salariés lève-tôt, devant un café... juste avant de se rendre sur le lieu de leur travail ;  à ce sujet, on peut affirmer que ce quotidien a laissé tomber toute une classe de salariés parmi les plus courageux et les plus besogneux... en la personne de cette Alimi qui ne sourit jamais, vêtue de noir, aussi sinistre dehors que dedans ;  depuis 12 semaines, elle ne trouvera aucune qualité au mouvement Gilets Jaunes et peinera à cacher une haine totale à leur endroit... une véritable pathologie... 

     

                                                   François Patriat...  sénateur LAREM... pour lequel un papatriat.jpgrti politique doit fonctionner comme une secte : des disciples et un gourou : Emmanuel Macron en l'occurrence. Caricature du sénateur ou du député godillot, abnégationniste,  jamais un homme ne se sera autant abaissé à soutenir et à soulever un président  comme on soulève un trophée avant de le brandir à la face du monde. En politique, Patriat incarne à merveille les petites mains de toutes les grandes erreurs dramatiques et historiques, de leurs chefs. En cela, Patriat, c'est l'incarnation de la perfectibilité de l'être humain dans la servitude et dans l'abjection.

    Sans des hommes comme Patriat, ce sont tous les espoirs qui auraient été permis en politique. 

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    Dominique Jamet : vice-président de "Debout la France", sollicité par  LCI pour commenter chaque samedi les rassemblements du mouvement Gilets Jaunes ; alors que ces Gilets jaunes de la manifestation de Paris rendaient un hommage à leurs blessés de ces 12 semaines, Jamet aura "la géniale" idée ce samedi 3 février, de laisser entendre que les Gilets Jaunes ne seraient peut-être pas mécontents si l'on devait compter parmi eux non pas des blessés mais des morts, et ce dans l'espoir de recouvrer une popularité qui s'est un peu étiolée au fil des semaines.

    Personne, présent sur le plateau de LCI, ne s'en offusquera vraiment, excepté une journaliste de Paris Match.

    Qu'il soit permis de rappeler ceci : dans les années 90, Dominique Jamet était capable d'analyses plutôt pertinentes  à propos de notre soi-disant "démocratie représentative" et de notre liberté d'expression ; est-ce à dire que la France d'aujourd'hui serait plus démocratique et la liberté d'expression plus étendue ? Non. Mille fois non ! C'est seulement que... la vieillesse est un naufrage, un noyade puis un enterrement. Aussi, empressons-nous de souhaiter de belles, de très belles obsèques à Monsieur Jamet.

    Last, but not least : l'incontournable de la haine...  

    elkrief haine des gilets jaunes...

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  • Alexandre Langlois, du syndicat de police VIGI : le policier qu'il vous faut !

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                  Et accessoirement, le gendre idéal aussi !

     

    Chouchou des médias favorables aux Gilets jaunes (saluons ces médias trop rares !), comment ce syndicaliste d'un syndicat VIGI ultra-minoritaire qui compte 4 encartés et qui recueille 3 votes aux élections professionnelles ( le 4è vote aura été oublié par l'encarté, tête en l'air qu'il est !)... comment donc a-t-il pu à ce point duper les Gilets Jaunes ?

    Car enfin...

    Jamais ce syndicaliste à la tête d'un syndicat privé d'adhérent ne condamne les violences policières  ou bien, pour mieux s'empresser de les excuser !

    Jamais non plus, ce syndicaliste-policier sympa ne mentionne les 400 ouvertures d'enquêtes de l' IGPN restées sans suite car à ce jour, aucune sanction n'a été prise contre quelque policier que ce soit !

     

                          


     

                 Certes, Alexandre Langlois prend soin de préciser qu'il soutien une police  dédiée à la défense de la veuve et de l'orphelin. Il ne manque pas de fustiger l'Etat Macron. Mais alors, sans doute ignore-t-il l'histoire de sa police, de cette police, de "notre" police, et particulièrement son casier historico-judicaire : la répression sanglante des grèves ouvrières du 19è et du début du 20è siècle, celle des insurrections de 1848 et de la Commune de Paris de 1871; de la période de l'Occupation à la torture en Algérie, sans oublier les morts au Métro Charonne et les massacres du 17 octobre 1962... ici en France...

                  Méprisé par ses collègues qui eux assument aujourd'hui leur métier qui consiste aussi et surtout, après avoir servi la veuve et l'orphelin, à participer au racket des automobilistes, aux contrôles incessants de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Arabe, un Musulman, un Africain, et au tabassage de centaines de Gilets jaunes sans protection, hommes ou femmes confondus, dans une impunité totale...

                          Alexandre Langlois, tout policier qu'il n'est pas et n'a sans doute jamais été, ignore finalement - et les médias avec lui -, qu'il n'y a jamais eu, qu'il n'y aura jamais de police a priori républicaine ; il n'y a que des Etats, des gouvernements et une chaîne de commandement en ce qui concerne le maintien de l'ordre... républicains ou non.

     

                    Le vrai métier d'un policier, c'est d'obéir. Et l'on peut dire que tous s'en donnent à coeur joie depuis des mois face au mouvement des Gilets jaunes même si l'on peut douter que la chaîne de commandement  mentionnée plus haut leur ait donné explicitement l'ordre de tabasser à 6 contre une, après l'avoir tirée par les cheveux à l'écart et à l'abri des regards indiscrets, une femme qui hurle au supplice (ICI).

    Néanmoins, nous ne sommes pas dupes : c'est bel et bien un service d'ordre sur un "mode terreur" qui a été mis délibérément en place par l'équipe de Macron dès les premières semaines du mouvement ; terreur d'une efficacité redoutable puisqu'une grande partie des manifestants présents là partir du 17 novembre et les semaines suivantes, traumatisés par la brutalité de la répression - les retraites en particuliers - ont depuis, désertés les rues. 

    Précisons que tous les syndicats de policiers et leurs membres se sont ralliés à ce choix d'un service d'ordre sur le "mode de la terreur" sans broncher et avec zèle. Des centaines de vidéos sont là pour en témoigner. 

    Là encore, notre policier modèle s'est bien gardé d'en faire état.

     

                    Esprit confus, force est de constater qu'Alexandre Langlois s'est trompé d'emploi stable : il n'a rien à faire dans la police .... à moins qu'il nourrisse en secret le projet de nous vendre l'idée que toutes nos conquêtes sociales nous les devons à cette police et à leur défense incessante de la veuve et de l'orphelin, ... à cette police protectrice des plus faibles : " Mais oui ! mais c'est bien sûr ! les CP, c'est la police ! La Sécurité sociale, c'est la police ! La liberté d'expression, c'est la police !".

                   Salaires indignes, des milliers d'heures supplémentaires impayées, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois par un Président Karcher plébiscité par des policiers crédules, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection...

    C'est tellement évident : n'attendez jamais le respect de vos droits et de votre intégrité physique d'une police capable d'accepter des années durant de telles conditions de travail ; pour ne rien dire de l'échec aussi calamiteux que scandaleux de leurs syndicats que tous soutiennent bec et ongles.

    Comme un fait exprès, de l'aveu d'un certain nombre de policiers, une grande partie des ordres reçus était illégale. 

    Aussi, rien de surprenant que l'Etat soit dans l'obligation de couvrir 99% de leurs bavures à tous ( une réflexion à ce sujet ICI), ne serait-ce que pour leur faire oublier le mépris avec lequel cet Etat, leur employeur, les considère car enfin, lorsque le faible (le policier) est sans courage face au fort (l'Etat) qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui ( un gilet jaune).

    Quant à notre policier modèle, Alexandre Langlois, si la veuve et l'orphelin l'intéressent tant, et pas simplement la sécurité de l'emploi - la motivation première inavouée et inavouable de toute candidature dans ce corps de métier  pas très regardant sur le niveau d'instruction des candidats - , on pourra sans difficulté lui indiquer la voie à suivre ; celle qu'ont emprunté de tout temps, ceux à qui on doit nos protections sociales et démocratiques.

                  Et devinez quoi ! Aucun d 'entre eux n'était membre de notre police tellement républicaine et droit-de-l'hommiste... et tout et tout et tout !

     

     

     

    * billet de blog censuré par Sud Radio au cours de l'émission "Jeudi Chouard: L'heure des citoyens constituants #7" qui recevait Alexandre Langlois. 

     

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  • Les annonces de Macron ou l'injonction à la résignation et à la mort pour les classes populaires frappées par la pauvreté

    gustave doré les annonces de macron la pauvreté bafouée

    (Gargantua - illustration de Gustave Doré)

     

     

     

    Ce qu'il faut retenir des annonces d'Emmanuel Macron :

     
     
    - Rien pour le salarié à plein temps, quand il a la chance d'un contrat à plein temps, à 1150 euros par mois dont le frigo est vide (ce salarié ne paie pas d'impôt sur le revenu - aussi toute réforme fiscale n'aura aucun effet) : seul un découvert bancaire permet de le remplir en partie…
     
    - Rien pour le retraité qui, dès le 15 du mois, doit partager la nourriture de son chien ou de son chat ( l'indexation des petites retraites à partir d’ une inflation à 1.5%, c'est entre 10 et 15 euros par mois de revenus supplémentaires).
     
                    Quant aux mesures de recouvrement des pensions alimentaires, c'est vraiment méconnaître le comment et le pourquoi d'une femme qui élève seule un ou deux enfants dans la pauvreté quand on sait que la plupart des conjoints sont insolvables ou bien introuvables... pour ne rien dire des cas où aucune demande n’a été déposée par la mère.
     
                     Rien pour et contre la lutte contre la pauvreté donc, rien pour près de 15 voire 20 millions de nos compatriotes.
     
                     Une information qui ne trompe personne : le MEDEF est satisfait des mesures annoncées ; il s’est senti soulagé : plus de peur que de mal.
     
     
                     Faut dire que Macron, ses troupes,  et le "système" connaissent le taux d’abstention chez les classes populaires ; et cette abstention massive, eux tous la plébiscite ! 
     
    Les pauvres cessaient alors de voter ? Le rêve pour tout ce beau petit monde !
     
    Jugez plutôt : MLP au second tour, une abstention de 35%... et voilà Macron (ou tout autre locataire de l'Elysée) ré-élu en 2022 avec 18% des inscrits au premier tour comme en 2017 ! Soit un vote en faveur de ce locataire qui se situe entre 35 et 40% des inscrits : ce que l‘on peut appeler "l'électorat garant du système" composé d’une majorité des classes moyennes et de la totalité des classes supérieures ; classes qui ont fait sécession face à la pauvreté de millions de nos compatriotes :
     
                         " Comment ça ? Des retraités indigents qui ne servent à rien ! Un salariat sans instruction employé dans des métiers destinés à terme aux excédents humains du continent africain ! Que tous se taisent donc !"
     
    Toute une population au rebut alors (1) ?
     
     

                                           
     
           
                    Aussi, que ceux qui vivent dans la pauvreté, les Gilets Jaunes et ceux qui les soutiennent, sachent que l'on partage déjà leur déception, et encore et toujours, et plus que jamais leur colère aussi dans leur refus d'accepter de sombrer socialement et de disparaître physiquement en silence, dans l’indifférence ou bien l’ignorance car ce qu’on ne voit pas n’existe pas.
     
     
     
     
    1A ce sujet .... une réflexion vous est proposée ICI 
     

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  • Après les médias, les partis de gouvernement, la police, voici le temps de la sécession des classes moyennes contre les Gilets Jaunes

     

     

    rosa luxembourg, gilets jaunes

     

    Rosa Luxembourg : " Mon oeuvre est dans la rue et dans les luttes"

     

     

                        « La Révolte des élites et la trahison de la démocratie » est un ouvrage du sociologue Christopher Lasch, publié en 1995 qui pose l'hypothèse que ce qui menace désormais la vie démocratique, c’est la coupure de plus en plus prononcée entre le peuple et les «élites» ; une coupure économique, matérielle, éducative (d’aucuns s’aventurent à mentionner une coupure intellectuelle ; cela reste à voir étant donné l’effondrement du niveau de réflexion des dits intellectuels médiatisés en particulier et de l’université française en générale) ; avec pour conséquence un repli des privilégiés sur eux-mêmes.

    Elites par-ci, élites par-là… encore faut-il définir ce qu’on entend par « élite » en 2019 car cette sécession est loin de ne concerner que les 1% les plus « on ne sait trop quoi » : les plus riches ? Les plus éduqués ? Les « plus, plus, plus ? »

    Un fait est certain : il ne saurait être question d’élites morales et intellectuelles ; une classe qui serait donc la moins cynique et la plus futée. Dans les faits, il s’agit d’une élite essentiellement économique, non entrepreneuriale pour autant car pas assez de talent pour ça ni de courage ! mais élite économique tout de même ; une élite qui, pour sûr,  n’a aucun problème de début et de fin de mois : meilleurs salaires et conditions de travail ainsi que de carrières ; propriétaires de leur logement situés dans les régions à fort potentielle, dans les meilleures villes et dans les meilleurs quartiers ; la classe « Maastricht » et « Constitution européenne - traité de Lisbonne » - et « Euro » si l’on veut bien se donner la peine de dire les choses. Chez tout ce beau petit monde, tellement propre sur lui, on trouvera des taux de participation aux élections de l’ordre de 90% : pas bêtes ils sont ! Car « Le Grand soir » pour tous ces gens c’est maintenant, et tous les jours de la semaine ; et pas dans dix mille ans dans la perspective d'un RIC révocatoire, par exemple.

    Notons au passage que cette crainte ou bien plutôt, cette peur qui la leur, cette peur est vieille de mille ans ; c’est la peur de la bourgeoisie,  petite ou grande, quand, en bas, ça bouge ; une peur propre à ceux qui voient leur confort moral et leur confort matériel menacés ; car tout au fond de lui, le Bourgeois sait qu’il est un salaud ; il sollicitera la violence des armes et des véhicules blindés si son statut et ses privilèges sont contestés.

                    Sécession des classes supérieures voilà trente ans ; sécession des médias à la même période, avec, en particulier, aujourd'hui, leur absence délibérée d’honnêteté face au mouvement Gilets Jaunes ; sécession d’une grande partie de la classe politique (du PS aux LR) : tous contre les classes populaires ! Sécession de la police dans son hyper-violence qui nous a permis de rafraîchir notre mémoire historique (répression dans le sang des soulèvements ouvriers ; occupation allemande et guerre d'Algérie) : en effet,  il n'y a pas de police républicaine ; il n'y a qu'un Etat républicain ou non, et par voie de conséquence : une chaîne de commandement et des ordres républicains ou bien anti-républicains.

                    Ne nous y trompons pas  ; cette tentative de description de ceux qui ont fait « sécession » ne devrait certainement pas concerner que les classes supérieures et l’hyperclasse (loin s’en faut !)  mais aussi et bien plutôt, une partie des classes moyennes « tout court » et la quasi-totalité des classes moyennes supérieures, y compris les retraités aux revenus confortables sans être pour autant très aisés ; en termes électoraux, on peut alors sans difficulté estimer cette sécession non plus des élites seules mais des classes et catégories nommées précédemment, électorat du Système, entre 30 et 35% ( avec MLP au second tour et un taux d'abstention élevé, cet électorat est assuré d'avoir "le candidat dont ils ont besoin" à chaque élection) ; comprenez bien : jamais cet électorat ne prendra le moindre risque avec une réforme de nos institutions, la monnaie Euro et notre assujettissement à une U.E sous domination allemande ; une U.E relais d’un mondialisme sans honneur ni justice.

    Vous pourrez mentionner la misère, la pauvreté, l’injustice des conditions d’existence de millions de nos compatriotes, notre démocratie croupion qui ne satisfait que ceux qui n’en ont pas besoin car tout leur va bien finalement : tous n’en démordront pas car c’est à volonté et en coeur qu’ils vous rétorqueront : « Si c’était différent, ce serait pire encore pour eux tous ! »

    Il n’est que de se rappeler la première qui fut aussi la dernière manifestation des « Foulards Rouges » en opposition aux Gilets Jaunes ; leurs témoignages à tous ne manquent pas de nous faire comprendre que cette France des classes moyennes retraitées ou actives, n'a manifestement qu'un seul besoin : un besoin d'ordre, toujours plus d'ordre et de silence de la part de ceux qui refusent de se taire plus longtemps, une fois la honte vaincue, à propos de leurs difficultés quotidiennes ; une France sécessionniste face à tous ceux qui ont besoin de tout ; leurs témoignages à tous ces hommes et ces femmes sans problèmes de milieu ni de fin de mois, ne représentent-ils pas ce que l'on pourrait appeler "le fond du panier d'une conscience sociale et politique" d'une France profondément anti-sociale, à la limite de la "socio-pathie", dans leur absence, tout aussi irréductible, de compassion pour la colère de ceux qui refusent de survivre avec des revenus humiliants ? 

    Et tous se refusent à entendre parler de la pauvreté de leurs concitoyens ; tous se refusent à envisager qu’ils puissent se donner les moyens d’obtenir « justice ».

    L’acteur François Berléand, du cinéma et d’un théâtre pourtant subventionnés, les incarnera tous à merveille : « Depuis le début, ils nous font chier ces Gilets Jaunes ! ».

    A les entendre… on jurerait vraiment que leur prospérité à tous a toujours dépendu de la pauvreté des autres : des retraités à 900 euros par mois et des salariés au SMIC horaire.

    Et bien…  savez-vous ? Il se pourrait que ce soit le cas.

    Et si comparaison n’est pas raison, toute abjection gardée dans sa proportion, à propos de l’ultra-violence policière et de ses victimes,  de l’indifférence qui l'a comme "couverte" et "absoute", on pensera au Chili, au régime Pinochet et à la répression criminelle contre l’électorat de son président Allende après son exécution, avec le soutien des classes moyennes et de la bourgeoisie chiliennes…

    A les écouter, à les regarder, tout comme leur mentor et idole Macron - Robin des bois des riches, enfant-roi, arrogant, orgueilleux et vaniteux - d’une hostilité envers les Gilets Jaunes que même des journalistes pourtant sans gêne et dévoyés ne peuvent se permettre ( bien qu’une grande partie d’entre eux peine à se retenir), force est d'observer que tout ce petit monde est à l’humanité ce que sont, dans la chaîne alimentaire du monde animal en général et de la savane en particulier, le lion, la hyène et le vautour tout à la fois, ou bien plutôt « en même temps » : avec eux, rien ne se perd car il ne doit rien rester ou si peu…

    Mais alors, comment en sont-ils arrivés là eux tous qui refuseront de mettre la main à la poche pour que des retraités sans le sou et leur animal de compagnie cessent de partager  la même nourriture dès le 15 du moins ? 

    De ces classes qui ont fait sécession face à la pauvreté de millions de leurs compatriotes (des retraités indigents qui ne servent à rien ? Un salariat sans instruction employé dans des métiers destinés à terme aux excédents humains d'Afrique ? Toute une population destinée au rebut ? ), on n'oubliera pas d'inclure leur "incarnation politique" : ces gringalets primo-élus de LREM (on pourra aussi se reporter à "l'étude comportementale" de ces derniers : ICI), hommes et femmes en nombre, spécialistes d’une rationalité idiote qui n’est que la marque de leur ignorance ; et pas n’importe laquelle d’ignorance ; celle qui a pour origine l’assurance du débutant qui a cessé d’apprendre à compter du jour où il était pourtant d’une importance vitale de connaître et de comprendre.

     

    ***

     

                                 

     

                    Rappelons-le : la grande richesse de ce mouvement des Gilets jaunes né hors des usines, ces funambules de la subversion, c’est son caractère épiphanique : la révélation au grand jour du fait que l'organisation de notre société repose sur un seul et unique mensonge, «  le Grand mensonge » : la soi-disant recherche de la concorde et de la justice des conditions d'existence pour tous comme ultime projet commun au sein de l’espace France et de l’U.E ; projet qui se serait voulu d'essence humaniste qui plus est. Et ce mensonge est arrivé en fin de vie.

                       Aussi, quel que soit le destin de ce mouvement in-colonisable, mouvement Gilets Jaunes, ce Peuple du travail sans lequel la France ne pourrait tout simplement pas fonctionner, faut-il le rappeler, peuple longtemps invisible qui aura vaincu la peur - peur du mépris et du ridicule, peur des coups, peur de ne recueillir le soutien que d’une infime minorité de nos compatriotes -, qu’il soit dit ici avec la plus grande solennité que tous demeurent aujourd’hui les seuls que l’on puisse accueillir à notre table sans état d’âme, sans doute aucun quant à leur respectabilité, leur légitimité et leur autorité…

    Car cette France n'aura jamais besoin du déclassement et de la paupérisation de son voisin pour continuer de prospérer ou de se maintenir à flot ou bien encore, pour ne pas déchoir ; une France pour laquelle la vitrine fracassée d'une boutique des Champs Elysée ou celle d'une banque, ne décidera jamais du chemin que prendra son bulletin de vote ni son opinion en réponse à un sondage… 

                  Alors, oui ! Cette France-là, cette grande aspiration à une communauté humaine, à sa communion, est bien la seule France fréquentable aujourd’hui ; et pour longtemps !

     

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    A propos des Gilets Jaunes, merci de vous reporter à Jacques RancièreICI  ; à Raphaël Challier  LA ; à l'Assemblée des assemblées des Gilets Jaunes LA encore.

     

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  • Une courte réflexion à propos du couple Etat-Police-Armée dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes

     Billet publié en janvier 2019

     

    police l'état et macron

     

                    Il n'y a pas a priori de police républicaine ; il n'y a que des gouvernements républicains et une chaîne de commandement du même nom ; et de là, par voie de conséquence, des ordres et des agissements républicains ou non.

      

                    L'option sécuritaire (dans un "mode terreur" censé dissuader les Gilets Jaunes de revenir la semaine suivante), choisi depuis trois mois par le locataire de l'Elysée et ceux qui l'entourent et le conseillent, à défaut d'une option de résolution de la crise par l'action politique, semble destinée autant à flatter qu'à rassurer les classes supérieures actives et retraitées qui composent sa base électorale ; car la peur de cette couche de la société n’est pas nouvelle ; cette peur est vieille de mille ans ; c’est la peur de la Bourgeoisie ( en tant que catégorie et classe politiques et économiques) quand "en bas" ça bouge et que ça n'en finit pas de bouger ; il s’agit d’une peur propre à ceux qui voient leur confort moral (« Je suis quelqu'un de bien finalement ! ») et leur confort matériel et physique (« Ce mouvement, qu’est-ce que ça va me coûter, qu’est-ce qu’ils vont me prendre, qu’est-ce que je vais y perdre ? ») menacés ; car tout au fond de lui, le Bourgeois (petit ou grand) dont le statut repose sur la spoliation du plus grand nombre, sait qu'il est un salaud et qu'il se comportera comme tel le moment  venu : il suffit de se reporter aux propos tenus par Luc Ferry qui recommande que la police "tire dans le tas".

    Bombe lacrymogène, matraque, flashballs, grenades de désencerclement, canon à eau, Pasolini aurait écrit à propos de la relation manifestants/forces de l'ordre : "Des pauvres violentent d'autres pauvres !"

    Aussi, grande est la tentation de conseiller aux membres dits "des forces de l'ordre" au service d'un ordre injuste et cynique, à ceux qui le peuvent, ceci  : "Quittez donc ce métier indigne et qui le sera davantage encore dans les années à venir car vous n'en avez pas fini de matraquer, d'éborgner du retraités à 800 euros et du salariés à 1200 euros mensuels !"

     

    ***

      

     

                                                                 

     Cliquez ICI pour visioner la vidéo

     

                       Lynchage et tabassage gratuits d'une police maintenant indigne de toute considération dans le silence assourdissant des médecins, des avocats, des juges, de la ligne des droits de l'homme, de tous les corps intermédiaires et de la classe politique et médiatique...

     

     

                     

     

                 Témoignage de la mère d’un gilet jaune, Adrien, blessé à la tête par un tir de flashball à Nantes : 5 jours en service de réanimation

      

    gilets jaunes à terre.jpg

                   La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d'une police qu'il méprise ( salaires indignes, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection etc.... ICI un billet à ce propos), est la suivante : cette complaisance à son égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne qu'il la méprise au plus haut point sans pouvoir en faire l'économie pour autant car force est de constater ceci : plus l’Etat flatte et couvre les policiers, entre deux suicides, plus l'Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant. Les victimes des bavures tout au long de l'année, aujourd'hui le passage à tabac du gilet jaune isolé, sans défense ni protection (des dizaines de vidéo sur internet en témoignent), c'est l'exutoire auquel les deux partis, le couple Etat-Police, ont recours :  l'une pour éviter de rendre des comptes à sa police ; l'autre, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représentent leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie et de leurs syndicats, dans l'exercice d'une violence dite "légale" car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui. 

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                          La condition policière avec A. Langlois du syndicat Vigi

     

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  • Dupont-Moretti, le coup de pied de l'âne à la face des Gilets Jaunes

    moretti avocat contre les gilets jaunes

                          "Si de nombreuses personnalités ont déjà apporté leur soutien aux Gilets jaunes depuis le début du mouvement, ce n'est pas le cas d'Éric Dupond-Moretti : déjà très critique dès les premières manifestations en novembre, il en a remis une couche sur le plateau des "Terriens du samedi !" animé par Thierry Ardisson. Le Point 

     

         

      

                      Pour le petite et la grande histoire, jamais l'insulte "sale juif" n'a été entendu sur les lieux qui ont vu Finkiekraut confronté à la colère d'une poignée de Gilets Jaunes. Dupont-Moretti, qui est sur le point de faire le procès des Gilets Jaunes en direct chez Ardisson  - le fort s'apprête à trucider le faible -, le regard fuyant, a très certainement éprouvé le besoin, à ce moment précis,  de cacher la faute morale qu'il s'apprête à commettre - s'en prendre à un mouvement sans défense et privé du soutien des médias - derrière une plus grande faute encore qu'aurait consisté le fait d'invectiver Finkielkraut en ces termes : "Sale juif !" 

     

     

    ***

     

     

                       Quelque part, nous tous savions que cet individu finirait par en venir là : Dupont-Moretti en avait, en a... comme "la tête" : à la fois garçon de course (larbin) et Judas  libre dans la soumission ; et puis, il dépensait depuis des années, dans les médias, vraiment trop d'énergie à nous expliquer à quel point il était un type bien pour que cela puisse correspondre à une vérité quelle qu'elle soit.

    Aussi, son jugement sur les Gilets Jaunes, c'est le coup pied de l'âne d'un avocat issu d'un milieu modeste qui croit avoir réussi ; Dupont-Moretti se pense très certainement "flamme" alors qu'il n'est que "suie" ; cette tache noire de la résignation en flagorneur des puissants qui lui assurent une pitance très très confortable au côté de la défense de quelques pauvres bougres pour la pub qu'elle vous rapporte, pour l'image et la bonne conscience qu'elle procure.

                   Soit dit en passant, faut-il aller chercher les vraies motivations de cet avocat là où personne n'aura la témérité de les y trouver ? Car, défenseur de Abdelkader Merah, à grand renfort de publicité et de reportages réalisés avec la collaboration de l'intéressé en personne et de son équipe, un Abdelkader Merah auteur en mars 2012 de l'assassinat de sept personnes - trois militaires et de quatre civils, dont trois enfants d'une école juive -; Dupont-Moretti aurait-il cherché à se faire pardonner cet engagement à caractère purement promotionnel ? 

    Ah, le buzz ! Quand ça vous tient, ça ne vous lâche pas. 

     

                   Quoi qu'il en soit, en traînant le mouvement Gilets Jaunes dans la boue de l'antisémitisme, Dupont-Moretti a oublié d'où il vient, sans doute dans l'idée de ne jamais devoir y retourner  ; et puis, il doit se sentir plus propre loin de la pauvreté qui salit socialement. Or, Dupont-Moretti se veut propre sur lui : aussi, en salissant les Gilets Jaunes, il salit les pauvres et leur milieu car c'est aux contacts des riches qu'il se nettoie et c’est auprès d’eux qu’il purge sa peine : celle d'en être issu de ce milieu Gilets Jaunes si coupable et haïssable à ses yeux.

                  Sans doute, y-a-t-il des injustices que l’on ne se pardonne pas et qu’on ne pardonne pas aux autres non plus (même et surtout quand ils en sont aussi les victimes) comme... ses propres origines, par exemple.

     

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  • Macron, décisions et mesures : en attendant Godo...

     

                        Edouard Philippe  a tiré lundi dernier le bilan du grand débat lancé face à la crise des « gilets jaunes ». Emmanuel Macron devrait ensuite annoncer des décisions concrètes d'ici la mi-avril.

     

                        ***

    les mesures prises par macron relatives des gilets jaunes

     

    L’électorat de Macron ce ne sont certainement pas les retraités à 900 euros ni les salariés au SMIC ni ceux qui souhaitent une refonte totale de notre constitution ; ce qui remettra ou remettait en cause, inévitablement, le projet de l’U.E ; d’autant plus que le taux d’abstention aux élections est très élevé (entre 60 et 80%) chez cette population ; ce qui n’arrange pas ses affaires car la classe politique est notoirement peu encline à tenir compte des besoins et des revendications de ceux qui ne votent pas ; que ce soit à un niveau local ou national.

     

    Les classes moyennes et les classes supérieurs actives ou retraitées – l’électorat de Macron, électorat de tous les candidats du Système de ces 20 dernières années - qui acquittent à la fois l’impôt sur le revenu, la taxe foncière et la taxe d’habitation dont l’annulation promise représente un formidable cadeau soit dit en passant, seront les véritables bénéficiaires des mesures qui seront prises ; ces mesures qui semblent se concentrer sur la fiscalité - sans toutefois que la TVA soit concernée - n’auront qu’un objectif : regagner la confiance de l’ électorat de Macron : soit un corps électoral qui s’élève entre 30 et 35%, MLP au second tour de toute élection présidentielle ainsi qu’un taux d’abstention de 30 à 40% garantissant au candidat sortant ou pas, candidat du Système bien évidemment, d’être élu ou ré-élu quoi qu’il arrive : Sarkozy, Hollande, Macron et ceux qui suivront.

     

    Mais alors... pourvu que cela dure pour eux tous ! Comprenez : pourvu que l’abstention persiste et que MLP, en 2022, soit bien et toujours le repoussoir qui permet au Système de perdurer et de continuer de paupériser un nombre croissant de nos compatriotes. Car, dans le cas contraire...

     

    Ne comptons pas non plus sur la fameuse indexation des retraites qui, là encore, bénéficiera surtout aux retraités les plus aisés car, pour les plus faibles d’entre eux, cette indexation n’aura que peu d’effet (9 euros par mois ?) étant donné le niveau d’inflation. Quant à la baisse des charges sur les salaires (pour les salariés)… c’est tout notre système de couverture sociale qui serait à nouveau remis en cause faute de financement adéquate.

     

    Aussi, il y a fort à parier que les foyers dont les comptes en banque sont à sec dès le 15 du mois ne seront en rien les bénéficiaires des mesures que le locataire de l’Elysée annoncera prochainement car Macron ne leur doit rien ni n’attend rien de cette catégorie de Français ; et sûrement pas sa ré-élection.

     

                  Aussi, malheur aux réfractaires et aux abstentionnistes qui ne semblent toujours pas avoir compris que la classe politique ne redoute qu'une sanction : celle des élections qui met alors un terme à leur carrière ; une carrière tellement lucrative quand on sait ce que cela demande de les en chasser et eux, d'en sortir : comme ils s'y accrochent tous ! De véritables sangsues car… « Tout sauf la condition du salariat ! »

     

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  • Etat de droit et voyoucratie : après les médias et les classes supérieures, c'est au tour de la police de faire sécession


                                                   

    gilets jaunes et violence policière

     

     

                Lynchage, tabassage gratuit, mains arrachées, visages éborgnés, mutilations, plus d'une centaine de blessés graves avec séquelles à vie... dans le silence assourdissant des médecins, des corps intermédiaires, des avocats, de la Ligue des droits de l'homme, des médias et de la classe politique, huit semaines durant...

    Avec l'échec du pourrissement, est arrivé alors le choix du recours à l'ultra-violence policière par le locataire de l'Elysée et ses hommes de main (Castaner entre autres - homme sans honneur, véritable voyou de la politique) ; ultra-violence destinée à dissuader les GJ qui, pour une grande majorité d'entre eux, n'étaient jamais sortis manifester, de "revenir" la semaine suivante une fois terrorisés ( traumatisme physique et psychique) ; car c'est bel et bien un service d'ordre sur le mode de la terreur qui sévit depuis la mi-décembre. 

    Les femmes gilets jaunes et les retraités se sont alors retirés des manifestations du Samedi sur Paris de peur d'être les victimes indiscriminées de blessures et de mutilations irréversibles.  Premier succès stratégique de cette hyper-violence.

     

     ***

     

                  La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d'une police qu'il méprise (salaires indignes, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection etc.... ICI un billet à ce propos), est la suivante : cette complaisance à son égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne enfin qu'il la méprise au plus au point, sans toutefois pouvoir en faire l'économie car force est de constater ceci : plus l’Etat flatte et couvre les policiers, entre deux suicides, plus l'Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant.

    Les victimes des bavures tout au long de l'année, aujourd'hui le passage à tabac du gilet jaune isolé, sans défense ni protection (des milliers de vidéos et de témoignages sur internet peuvent en témoigner), c'est l'exutoire auquel les deux partis, le couple Etat-Police, ont recours :  l'une pour éviter de rendre des comptes à sa police ; l'autre, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représentent leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie et de syndicats indigents, dans l'exercice d'une violence dite "légale" car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui. 

                    En dehors de cette complicité dans un maintien de l'ordre à la limite du droit, voire dans sa violation pure et simple, reste à comprendre la raison pour laquelle cette police qui n'est plus la nôtre,  utilise cette souplesse avec le droit qui leur est accordée implicitement, avec autant de zèle, un tel engouement et sans se faire prier. Il est temps de se poser la question du recrutement : quelles sont les personnalités et les pathologies qui se cachent derrière un désir affiché de rejoindre la police dite nationale ? Quels sont les filtres, les garde-fous qui permettent de détecter des personnalités instables, sournoises, perverses et sadiques ou bien, soumises à toute autorité d'où qu'elle vienne ? Quel est le niveau de complaisance de l'Etat à ce sujet ?

    L'Etat aurait-il précisément besoin de ces pathologies pour, en cas de crise, obtenir de ses forces de l'ordre une adhésion totale dépourvue de la moindre conscience critique (1) ? 

    Les preuves de cette interrogation plus que légitime sont à chercher aussi dans le "casier historico-judiciaire" et le parcours d'une police au républicanisme  très friable, à la tentation de l'arbitraire et de l'abus de pouvoir récurrente ; et pire encore :  dans la répression sanglante des grèves ouvrières du 19è siècle, des insurrections de 1848  et de la Commune de Paris de 1871 à la période de l'Occupation, de la torture en Algérie au Métro Charonne et aux massacres du 17 octobre 1962... 

                   ... comme autant d'actes, de délits et de crimes de générations de policiers qui se suivent et n'ont de cesse de se ressembler, mimes et ventriloques ;  un corps de métier étranger, semble-t-il,  à toute perfectibilité autre que dans la répression, et plus particulièrement dans le sens où Jean-Jacques Rousseau l'entendait :  tout ce qui distingue moralement l'homme de l'animal au cours de la longue histoire de son développement. 

     

     

    1 - A ce sujet, on pourra se reporter à l'Expérience de Milgram — Wikipédia  et la vidéo I... comme Icare & l'expérience de MILGRAM - FOVEA #2

     

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    Pour prolonger, cliquez : Gilets Jaunes - le dossier

     

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