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Histoire et révisionnisme

  • D-Day 6 juin 1944 : 20 000 morts civils en Normandie

    d day juin 44 bombardements le havre, caen, rouen, saint lô

                

      

                   

     

       

                    

      

                 

                  A compter du 6 juin 1944, on dénombrera plus de 20 000 morts civils (1) en trois mois suite aux bombardements alliés de juin à août 1944 (des bombes de 500 à 2 000 kg dès le mois d'avril) sur le Calvados et une partie de la Manche (la ville de Saint-Lô - photo ci-dessus ; Caen et Rouen : photos ci-dessous - on pensera aussi au Havre).

    d day juin 44 bombardements le havre, caen, rouen, saint lô

     

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                   La Seconde guerre mondiale (60 millions de morts, en grande majorité, civils : 45 millions) inaugurera les bombardements massifs prenant pour cibles les populations des villes, avec pour objectifs : terroriser les populations, briser leur moral et tout esprit de résistance, déstabiliser les gouvernements.

    Du côté des bombes allemandes : bombardements les plus meurtriers : Coventry - opération dite "La sonate Au clair de lune" - de Beethoven ; Londres ; Sheffield) ; les bombardements alliés maintenant : les premiers, britanniques, dès 1943 - ville de Nantes... son centre... 1500 morts ; jusqu'en septembre 44 : centre ville du Havre - plus de 2000 morts ;  Dresde, Hiroshima et Nagasaki.

    Arme de destruction physique et morale massive que l'on retrouvera, entre autres, dans le traitement américain de "la question Vietnamienne" - une tentative, une de plus, de rayer de la surface de la terre, un pays, un peuple, une culture et une résistance farouche d'une volonté invincible : Vietnam, Cambodge, Timor Oriental, Irak...

                      Si l'on mentionne l'exode des populations civiles du Nord de la France fuyant les troupes allemandes en mai-juin 40, on oublie trop souvent le second exode (1) des populations normandes fuyant cette fois-ci, les bombardements alliés. 

     

     

    1 -Etude de l'Université de Caen pour la haute et basse Normandie - Mémorial des victimes civiles : http://www.unicaen.fr/mrsh/crhq/1944/Basse-Normandie.php

    2 - Archives INA : https://www.ina.fr/…/norm…/archives/2014/05/24/29941022.html

     

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  • 8 mai 45 face au 22 juin 40: la victoire sur une étrange défaite

     

                    8 mai 1945 : date de la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie et de la fin de la Seconde guerre mondiale.

                     Mille façons sans doute de considérer cette fameuse date du 8 mai 1945. En voici une :

                   "Fin de la défaite française ; victoire des alliés ; de l'URSS en particulier - et loin devant"

     

    *** 

     

                   A guerre-éclair défaite-éclair... le 8 mai 45 pour mieux faire oublier le 22 juin 40, date de l'armistice signé entre Pétain et le 3è Reich allemand ?

                   A propos de cette défaite de la France, un historien résistant a eu son mot à dire, Marc Bloch : 

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    "Jusqu’au bout, notre guerre aura été une guerre de vieilles gens ou de forts en thèmes, engoncés dans les erreurs d’une histoire comprise à rebours ; une guerre toute pénétrée par l’odeur de moisi qu’exhalent l’Ecole, le bureau d’état-major en temps de paix ou la caserne. Le monde appartient à ceux qui aiment le neuf. C’est pourquoi, l’ayant rencontré (la guerre éclaire menée par Hitler : chars légers très mobiles et aviation pour des bombardements arme psychologique de terreur sur les soldats, les populations civiles et leur moral à tous) devant lui, ce neuf, incapable d’y parer, notre commandement n’a pas seulement subi la défaite ; il l’a acceptée… alors qu’il n’y a pas pire catastrophe que de se laisser vaincre par une nation de proie.

    Tout pouvait bien là-bas périr dans l’incendie, pourvu que fût conservé loin des braises, de quoi l’éteindre.

    Historien, je sais mieux que quiconque les difficultés d’une analyse qui, pour ne pas demeurer trop imparfaite , devrait remonter  jusqu’aux ramifications causales les plus lointaines , les plus complexes et, dans l’état actuel des sciences humaines, les plus cachées...

    Ils disaient que le capitalisme français était dur à ses serviteurs et ils n’avaient, certes, pas tort. Mais ils oubliaient que la victoire des régimes totalitaires ne pouvait manquer d’aboutir à l’asservissement presque total de nos ouvriers. Ne percevaient-ils pas autour d’eux, tout prêts à s’en saisir et presque à la souhaiter, les futurs profiteurs de notre défaite ? Ils enseignaient non sans raison que la guerre accumule les ravages inutiles. Mais ils omettaient de distinguer entre la guerre qu’on décide volontairement de faire et celle qui vous est imposée, entre le meurtre et la légitime défense." - Marc Bloch 1940

     

        
                             

     

                    Annie Lacroix-Riz, historienne, aura elle aussi son mot à dire à propos de cette défaite ; notre historienne ira jusqu'à soutenir que la défaite française fut un choix mûri de longue date - au début des années trente -  par la bourgeoisie d'affaires, l'industrie et les banques.

     

     

     

    * L'armistice du 22 juin 1940 est une convention signée en forêt de Compiègne entre le représentant du Troisième Reich allemand et celui du gouvernement français de Philippe Pétain afin de mettre fin aux hostilités ouvertes par la déclaration de guerre de la France envers l'Allemagne le 3 septembre 1939.

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  • Marxistes, Léninistes, Communistes, l'URSS et les historiens

                 

                  Pourquoi  finalement ont-ils tous besoin de "vivre dans le crime"  - ce crime qui les habite et les habille tous ! - en couvrant ceux des uns contre et avec ceux de tous les autres même et surtout des décennies après leur accomplissement ?

     

               marxistes,léninistes,communistes,urss et historiens

                             ***

     

                C'est l'historienne marxiste-léniniste Annie Lacroix-Riz qui, à la lecture de ses nombreuses conférences diffusées sur internet, a réveillé chez quelques uns d'entre nous l'interrogation suivante ; interrogation qui a pourtant longtemps semblé sans objet depuis disons les années 70 (pour les plus tardifs d'entre nous), à savoir : quel bilan et quels enseignements doit-on tirer de l'expérience soviétique ? Bien qu'il nous ait toujours paru surprenant que les partis dits "communistes" d'Europe de l'Ouest, français en particulier, se soient si longtemps cru dans l'obligation de soutenir cette URSS alors que son fiasco ne faisait déjà plus débat depuis des lustres : fiasco  économique, fiasco politique (crimes de masse, assassinats politiques sans nombre), fiasco culturel et artistique (musiciens, écrivains, peintres, cinéastes, danseurs condamnés à l'exil, à l'assignation à résidence, à l'internement  psychiatrique, au Goulag... c'est au choix !), et puis, fatalement... fiasco humain encadré par une police politique infâme qui n'offrira à des populations écrasées, Russes ou non, une seule et unique échappatoire : le refuge dans un alcoolisme endémique.

    Car, si les Chinois avaient le petit livre Rouge pour apprendre à penser, les populations de l'URSS avait la vodka pour ne plus penser du tout. 

                     Vraiment surprenant de la part d' Annie Lacroix-riz, grande pourfendeuse de ses confrères historiens pleutres et carriéristes, indécrottables adeptes des falsifications de l'histoire et du mensonge par omission, une Annie Lacroix-riz pourtant intraitable à juste titre, avec une classe politique européenne de tout temps aux ordres de la Banque et des Multinationales... surprenant donc qu'elle n'ait pas su à son tour faire preuve de la même exigence à la fois professionnelle et morale à l'endroit de cette grande catastrophe humaine qu'a été l'expérience soviétique (1).

                   Vraiment curieux cette fidélité envers cette expérience de la part d'individus pourtant éduqués ( majoritairement universitaires), avisés et informés ! D'autant plus qu' il s'est agi d'un régime que l'on peut sans difficulté associer à cette autre catégorie politique qu'est le fascisme ;  plus près donc du fascisme que de toute idée de  communisme quelle qu'elle soit... cette URSS !

    Jugez donc : culte de la personnalité (en la personne de Staline), culte du parti, culte de l'armée, et de la défense de la patrie, Etat paranoïaque ("complotiste" on dirait aujourd'hui) ; Etat qui aura érigé la délation, celle de son prochain souvent voisin - délation sous la forme de dénonciations calomnieuses - en vertu cardinale de toute société bien organisée. 

    Tel était fasciste (de gauche) celle ou celui qui se croyait communiste ? 

                    Mais alors, cela ferait donc chic de soutenir contre vents et marées et contre tous, que l'expérience soviétique a été globalement positive ?

    Pauvre Marx... on lui aura vraiment tout fait (2) !

     

                    Inutiles de s'inquiéter néanmoins. Soyons bien tranquilles car trois faits peuvent nous conforter ; trois faits qui rendent  futile  tout débat autour du bilan de l'expérience soviétique ainsi que toute tentative de le ranimer  ; tentative que l'on jugera ubuesque, voire excentrique, mâtinée d'un snobisme un rien transgressif cultivé par des dandy de la politique et de l'histoire.

    Aussi, continuons de dormir sur nos deux oreilles car enfin... 

    - de l'avis de tous les marxistes qui ont lu et compris Marx, en particulier dans son association avec Engels - son mécène (avec l'argent du père de ce dernier) -,  et le Manifeste communiste de 1848, l'URSS n'avait, n'a jamais et n'aura jamais quoi que ce soit à voir avec le Communisme... 

    - aucun des peuples qui a vécu sous la botte de l'URSS, celle de Staline en particulier, ne regrette la chute de cette (vieille garce que l'on disait increvable) d'URSS...

    - seuls celles et ceux qui n'ont jamais vécu sous cette botte ont soutenu ce régime,  confortablement installés à l'Ouest... un peu comme si "l'URSS, c'est pour les autres, toujours !"

              Cela étant établi, personne ne contestera le fait suivant :  l'URSS a représenté, c'est sûr, pour quiconque avait la faiblesse de se penser "communiste" et l'URSS avec lui,  une véritable opportunité, une sorte de coin de paradis, car pour ce qui s'est très vite avéré être une nomenklatura encartée dans un régime d'une nature oligarchique, pour tous ces "princes rouges" d'un capitalisme d'Etat, c'était...  datcha au bord de la mer Noire, grosse berline, grosse et puissance et caviar de Bakou dans l'assiette !

               Une nouvelle fois, la question se pose : pourquoi cette fidélité à ce fiasco et cette escroquerie criminelle ? Pourquoi  finalement ont-ils tous besoin de "vivre dans le crime" en couvrant ceux des uns contre ceux de tous les autres ? 

    Tant d'années après la fin du cauchemar, là, nous sommes encore dans l'obligation de nous interroger et forcés aussi, faute d'alternative, d'appeler à la rescousse la psychologie, voire la psychanalyse ;  et puis aussi, pour les cas les plus ardus : la psychiatrie. 

     

                    Décidément, cette fidélité quasi religieuse  - la religion soviétique qui avait pour centre officiel l'URSS comme le Christianisme le Vatican -,  d'une classe bourgeoise athée en manque de Dieu ou d'un petit père des peuples (contraints - la servitude ou la mort), aujourd'hui encore en la personne de Madame Annie Lacroix-Riz, cette complaisance inouïe envers la corruption généralisée du régime, gangrène de l'âme et de l'esprit civique, ses manquements, ses violences et ses crimes de masse, n'a définitivement rien à partager avec une quelconque fidélité à cet idéal Communisme, ce désir d'une grande fraternité soucieuse du bien commun dans la plénitude de tout notre potentiel en tant qu'être humain. 

     

     

    PS : Ce qui devrait retenir particulièrement notre attention c’est ce besoin de « vivre dans le crime » (Traite négrière, colonialisme, Hitler, Hiroshima, Staline, Mao, les crimes des USA durant la Guerre froide et après, le sionisme) d'un certain nombre d'intellectuels car refuser de le reconnaître pour ce qu’il est - un crime -, c’est le cautionner ; le cautionner c’est vivre dans le crime... c’est en reconnaître l’absolue nécessité : il faut soumettre, voler et tuer le plus souvent et le plus possible ! certes, par procuration quand il s’agit d’événements passés mais n’empêche...

     
    Ce qui peut en surprendre plus d'un à propos de l'historienne Lacroix-Riz, c’est qu’en définitive, elle ne dénonce pas les crimes parce que le crime est condamnable en soi mais bien parce qu’il s’agit des crimes de ses ennemis politiques ; et c’est alors qu’on réalise qu’elle aussi a manifestement besoin de vivre dans le crime en couvrant ceux de « son camp » qu’elle dit être celui du Communisme alors que... comme expliqué, la reconnaissance de la catastrophe humaine qu’à été l’URSS ne remet absolument pas en cause l’idéal communiste.
     
    Mais alors, la question suivante s'impose : combien peut-il y avoir de lecture du "Manifeste communiste de Marx et d’Engels de 1848" ? Mille ? Autant de lectures qu’il y aurait de partisans de la négation des crimes politiques de massent ( qui cachent des crimes aux motivations le plus souvent économiques à l'Ouest - ou chez les pays dits du Nord), et pire encore, de leur justification ?
     
    D’autant plus que l’idéal communiste, ce n’est pas qu'un parti, pauvre parti, ce n'est pas un label, ce n’est pas non plus du marketing... l'idéal Communisme, sa nécessité, c’est une chronologie, tout un déroulé historique d’événements et de penseurs qui nous y mènent ; ce sont des textes fondateurs, des faits...
     
    Quel lien alors avec l’URSS et sa catastrophe humaine longtemps défendue bec et ongles, aujourd'hui encore, par ceux qui se disent communistes ?
     
     

     

     

    1 - Au sujet de la complaisance dont fait preuve Lacroix-Riz à propos de l’URSS merci de vous reporter aux vidéos suivantes :

    https://www.youtube.com/watch?v=wlPNOq5gkp4 : dans les 15 dernières minutes au moment où son audience tente de s’interposer.... on réalise alors que Lacroix-Riz est incapable de la moindre analyse ou commentaire critique vis à vis du PCF et de l’URSS... 

    https://www.youtube.com/watch?v=eBAx91qMQzQ : comment Annie Lacroix-Riz et son entourage noient le poisson (ou le poison) - la catastrophe humaine qu'a été l'URSS - dans la dénonciation d’un anti-communisme primaire. Diversion scélérate... avec l'appui d'un ouvrage "le livre noir de l'anti-communisme" censé répondre à cet autre ouvrage dévastateur paru chez Laffond en 2000 : "Le livre noir du communisme". 

     

     

    - Au sujet des marxistes qui  fricotent avec une droite pétainiste, maurrassienne et mussolinienne  (si, si ! ça existe !), on pourra se reporter au philo-analyste Francis Cousin : ICI

                   

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  • Charles de Gaulle : amnésie et complaisance

                       La Cinquième République a 60 ans et plus : osons un regard en biais sur son premier, seul et dernier chef d'Etat : Charles de Gaulle, selon le principe qui veut que rien n'éclaire autant la vérité que le dévoilement du mensonge même et surtout par omission.

    de gaulle,algérie,mai 68

                      De Gaulle par-ci, de Gaulle par-là... à l'heure où les souverainetés nationales sont malmenées par une construction européenne tentaculaire, profondément autoritaire et méprisante, ci-après, quelques rappels de faits historiques indissociables d'un personnage que d'aucuns voudraient univoque et qui, semble-t-il, force l'admiration avec une complaisance surprenante et parfois même, un enthousiasme déplacée ; enthousiasme symptomatique d'une mémoire défaillante ou bien, sélective à dessein ?

     

     

    ***

     

    Le 9 septembre 1944, un gouvernement d'unanimité nationale est constitué sous la présidence de Gaulle jusqu’en janvier 1946.

     

    1945 - Massacres de Sétif, Guelma et Kherrata : répressions sanglantes d'émeutes nationalistes dans le département de Constantine, en Algérie française.

    8 mai 1945 : fin des hostilités et la victoire des Alliés, un défilé est organisé. Les partis nationalistes algériens, profitant de l'audience particulière donnée à cette journée, décident par des manifestations d'abord pacifiques de rappeler leurs revendications patriotiques. Un policier tire sur un jeune Algérien tenant un drapeau de l'Algérie et le tue, ce qui déclenche des émeutes entre Algériens et Européens, avant que l'armée n'intervienne.

    Il y aura parmi les Européens plus d'une centaine de morts et autant de blessés.

    Après l’intervention de l’armée, en représailles, le nombre des victimes autochtones (algériennes), est difficile à établir aujourd’hui encore ; les autorités françaises de l'époque fixèrent le nombre de tués à 1 165 ; pour les historiens, le nombre varie de 8 000 à 15 000 victimes.

     

    ***

     

    Le 29 mai 1958, René Coty fait appel à Charles de Gaulle qui deviendra ainsi le premier Président de la Vè République.

     

    Guerre d'Algérie : dès 1959, de Gaulle en revient à une solution classique de répression militaire ; jusqu'à l'hiver 1961/62, il choisira de poursuivre la guerre, au prix d'un accroissement de l'usage de la torture. Jusqu'à la fin de 1961, la lutte contre le FLN est menée avec autant de vigueur, et même davantage, qu'auparavant : selon Constantin Melnik, conseiller spécial de Michel Debré chargé de coordonner les services secrets, il y eut environ 500 assassinats politiques entre 1958 et 1961.

     

    Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1961 à Paris, au lendemain de l'assassinat de policiers par des militants du FLN, une manifestation, interdite par les autorités françaises, fut organisée : les manifestants algériens protestaient contre le couvre-feu imposé en métropole aux ressortissants d'Afrique du Nord. Cette manifestation fut férocement réprimée. Selon l'historien Alain-Gérard Slama, le chiffre total est de l'ordre d'une centaine de victimes. Le préfet de police Maurice Papon couvrira ses policiers et le gouvernement l'ensemble de ses fonctionnaires.

    Quelques mois plus tard, le 8 février 1962, toujours à Paris, lors d'une manifestation interdite, huit manifestants « français » contre la guerre d’Algérie sont tués par les forces de police au métro Charonne et un autre mourra à l'hôpital ; on retrouvera le même duo : de Gaulle et le préfet de police Maurice Papon.

     

     

    ***

     

     

    26 mai 1967 : grève et massacre en Guadeloupe : des ouvriers du bâtiment réclament 2% d’augmentation et la parité en matière de droits sociaux.

    Alors que des négociations sont en cours, des CRS prennent position. Très vite, la tension monte. Les CRS lancent des grenades lacrymogènes pour disperser la foule et chargent à coup de matraques, à coups de crosses... et à coups de pieds. Le massacre qui s’ensuit fera 87 victimes civils guadeloupéennes (Papon auait-il été muté aux Antilles ?!) tués par des gendarmes et parachutistes français.

     

                   Décidément...

                   A la lumière des tous ces faits tragiques, force est de constater que… tout comme Racine et Shakespeare - mais sans le génie de ces derniers... de GAULLE TUE BEAUCOUP !

     

    ***

     

                    En Mai 68, au cours de la plus grande grève dans l'histoire du mouvement ouvrier français, on retiendra que l'on ne doit l'absence de bain de sang qu'à un Préfet de Police nommé Maurice Grimaud qui a succédé à Maurice Papon et à un Georges Pompidou, (sans oublier, côté étudiants, le fait que les parents des fils et filles de Mai étaient gaullistes), alors que le Général de Gaulle avait clairement fait savoir (on ne se refait pas, manifestement !) que la police ne devait pas hésiter à tirer sur les manifestants-grévistes pour rétablir l’ordre (se reporter aux mémoires du préfet Grimaud : En mai, fais ce qu'il te plaît).

    Avec ces derniers événements…

    Entre panique, incompétence et ignorance de cette France avec laquelle il n’hésitait pourtant pas à rebattre les oreilles du monde entier, ironie de l'Histoire,  et même si comparaison n'est pas raison, on ne pourra s'empêcher de penser au Pétain des années 40. En effet, de Gaulle a près de 80 ans au moment des événements de Mai : en juin, un vote de soutien tout relatif, lié au désir de l'électorat de retrouver un Etat fort, le maintiendra dans ses fonctions avant une démission précipitée dix mois plus tard ; démission sans gloire, dans une indifférence quasi ... générale ; de Gaulle n'étant déjà plus une solution d'avenir pour la société française.

     

     

    _____________

     

     

                     Haut en couleurs (celles de notre drapeau avec le rouge comme couleur dominante… celle du sang ?!) ce personnage « culte » semble forcer autant l'amnésie que l’admiration ou le dédain chez ses détracteurs ; ceux d'une gauche modérée ou à l'extrême d'une droite qui aujourd’hui encore n’est pas loin de lui reprocher de ne pas avoir tué assez.

    Aussi...

    Il serait temps que l'Histoire reconnaisse les milliers de cadavres qui jonchent le parcours de cet homme équivoque à l’autoritarisme finalement bien moins éclairé qu’il n’y paraît. Et si au royaume des imbéciles et des aveugles, les borgnes et les admirateurs sont rois, nul ne saurait nous empêcher de renvoyer dos à dos les uns et les autres pour mieux nous empresser d’emprunter d’un pas léger et confiant le chemin qui mène à un belvédère à la vue imprenable : celle des faits.

    Et pour peu qu’un kiosque à musique, non loin, nous propose une nouvelle interprétation d’un Chant des partisans qui, nul doute, au sortir de la Deuxième guerre mondiale, méritait une autre postérité et d’autres hommes avec lesquels partager cet héritage ( ces mêmes hommes qui refuseront aux peuples indochinois et algérien ce pour quoi ils s'étaient tous mobilisés contre l'ennemi nazi envahisseur)… on pourra, une fois encore, constater à quel point les héros d’hier voyagent mal dans le temps lorsqu’ils s’obstinent à vouloir encore, et contre toute raison, influencer son cours.

     

     

    PS - Dans ce billet, j’ai souhaité en priorité évoquer des événements à caractère politique : contestations, revendications, exercice d'une liberté de parole et d'action ; événements qui seuls permettent d’évaluer le "niveau" de liberté toléré par un régime ; en l’occurrence celui d’un de Gaulle.

    Au sujet de Mai 68, si ses fils et filles avaient été algériens, africains ou antillais, et si le passé nous est d’un enseignement quelconque, on doit malheureusement pouvoir légitimement penser que Pompidou aurait un peu moins insisté auprès de Gaulle pour qu’il n’y ait aucun bain de sang. Et si, sur un plan politique, de Gaulle a su se rendre indispensable tant en France qu'à l'étranger, et si ce Général a aimé la France, Pinochet a très certainement lui aussi aimé le Chili, et Staline l’URSS ; et tous deux ont su se rendre tout aussi indispensables.

    Quant à la politique de non-alignement vis à vis des Etats-Unis, celle-ci n’était pas plus louable et courageuse que celle d’un Tito vis à vis de l’URSS.

    Encore une fois, on doit pouvoir questionner ce personnage équivoque à l’autoritarisme finalement bien moins éclairé qu’il n’y paraît. En d’autres termes, plutôt euphémistiques, il faut bien reconnaître que de Gaulle, qui était un militaire et qui l'est resté, a eu beaucoup de mal avec la liberté en général (surtout quand il s'est agi de celle des autres) - la liberté d'expression en particulier -, la démocratie et la justice sociale : sous son régime, pas de redistribution des fruits d'une croissance pourtant record ; pour s'en convaincre, il suffit de se pencher sur la condition ouvrière avant Grenelle : salaires, droits des travailleurs et syndicaux. Et s’il lui est arrivé d’avoir une très haute idée de la France - une France sans Peuple ? -, c’était très certainement parce qu’il avait une très, très haute idée de lui-même et de la classe dont il était issu : une classe née pour guider, diriger...

    Devinez qui ou quoi ?!

    Des oies, ou bien plutôt... pour rendre à de Gaulle les propos qui lui appartiennent : des veaux.

     

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  • Léon Blum : autopsie par l'historienne Annie Lacroix-Riz

     

                    Historienne banni des médias dominants ( elle aussi !) de France Culture à France Inter, et de la production de documentaires historiques, Annie Lacroix-Riz ne reconnaît qu'une histoire : la grande Histoire, celle que nous comptent les archives.

    Vent debout contre les historiens du "consensus", mou qui plus est, des historiens comme en panne, Annie Lacroix-Riz s'est spécialisée dans la période qui s'étend de 1870 à  la fin des années 40. Période tabou. Période où tout est tabou. 

    Dans cette vidéo qui suit, notre historienne  - tendance "médecin légiste" -, choisit de se pencher sur le cadavre de Léon Blum, tout en prenant soin de dénoncer ceux qui n'ont pas cessé depuis trente ans de nous vendre un Blum-de-gauche qui, dans les faits... car les faits sont têtus, n'a jamais existé ou bien si peu, dans les marges, en fin de soirée peut-être ou bien après un repas bien arrosé, ou bien encore : pendant son sommeil. Un Léon Blum-France culture ; une radio publique qui ne raconte le plus souvent que des cracks quand il s'agit de l'Histoire. 

    Léon Blum se serait donc rêvé "de gauche" et "à gauche" et tous les gens de droite avec lui ? Mais alors, fallait-il être sacrément de droite pour penser que Blum était de gauche ?

    Oui et non. Il suffisait simplement d'être un bourgeois de centre-ville des beaux quartiers, universitaires ou non, historiens ou non, qui vote PS depuis les années 70. 

     

                    A propos des documentaires et des ouvrages de ces trente dernières années qui ont pour sujet la personne de Léon Blum - sa vie, son oeuvre -, dithyrambes, hagiographies en-veux-tu-en-voilà ! Annie Lacroix-Riz ne manquera pas de citer des noms ; elle mentionnera Serge Berstein Pierre Birnbaum, Ilan Greilsammer, biographes attitrés de Blum, figures emblématiques d'auteurs communautarisés et communautaires qui sont à l'Histoire ce qu'est la voyance à la science, l'art contemporain à l'Art tout court et McDonald's à la tradition culinaire de dizaines de pays de notre belle planète. Car, à propos de Léon Blum, tous, ouvrage après ouvrage, nous proposeront "un produit" sur-fait, voire carrément fantaisiste, une sorte de fable... sans toutefois la pertinence ni le talent de notre Jean de la Fontaine national. Et c'est regrettable car cette pertinence et ce talent auraient pu les sauver à nos yeux.

    Mais qu'à cela ne tienne... passons maintenant aux faits. 

                      

    ***

     

    Léon_Blum_1937.jpg

     

     

     

     

    Né le 9 avril 1872 à Paris, Léon Blum entre en politique à la fin du 19è siècle.

    Issu de la grande bourgeoisie parisienne, coopté et soutenu durant toute sa carrière par la Synarchie ( les fameuses "50 Familles" - et non pas 200 :  les grandes banques et les syndicats patronaux -  Les Houillères et le Comité des Forges : Schneider, de Wendel, la banque Worms -  qui décident du sort économique et politique de la France - tout comme aujourd'hui  car jamais le politique n'a dicté quoi que ce soit à l'économie et à la finance), anti-communiste forcené, figure de la social-démocratie et de la SFIO (le PS aujourd'hui... et pour ce qu'il en reste) Blum décédera le 30 mars 1950 à Jouy-en-Josas ( 78 - les Yvelines).

    Avocat d'affaires, en contact permanent avec le Grand Capital, entre les 2 guerres, il participera  à de nombreux gouvernement briseurs de grèves et répressifs à l'endroit de la classe ouvrière.

     

                               

     

                      « L’entrée des socialistes dans un gouvernement bourgeois n’est donc pas, comme on le croit, une conquête partielle de l’État bourgeois par les socialistes, mais une conquête partielle du parti socialiste par l’État bourgeois » - dixit la grande Rosa Luxembourg ignorée des historiens médiatiques. 

     

                     Situé à la droite non pas du Père mais d'une SFIO centriste, et bien qu'il n'ait jamais côtoyé la classe ouvrière, Blum a 66 ans lorsqu'il occupe le siège de Président du conseil en 1936 dans le premier gouvernement du Front Populaire.

    A ce poste durant un an et quelques mois, il n'aura qu'une préoccupation : combattre les Communistes et la CGT. 

    Pour cette raison, le Front populaire et son succès, bien que de courte durée, ne devra rien à ce président du Conseil mais tout à la mobilisation des salariés.

    Notons au passage que son Gouvernement qui n'aura pas le courage de braver la droite en refusant de se porter au secours des Républicains espagnols menacés par le coup d'état du général Franco. Et c'est Daladier, l'homme des accords de Munich, ministre du gouvernement Blum qui lui succédera ; un blum qui se dira soulagé après la signature des dits accords.

     

    léon blum autopsie d'un conte et d'une légende

     

                      Quant à l'héritage de Blum... Annie Lacroix-Riz nous rappelle que ce dernier fera deux émules : François Mitterrand et François Hollande qui ne s'y sont pas trompés ; ils ont retenu la leçon, toutes les leçons, une en particulier :  parler à gauche, vivez, agissez et faites commerce à droite.

    Tout est dit, la boucle bouclée. 

     

                       Une question demeure néanmoins : comment cet homme frileux, a-t-il pu passer pour une des figures majeures de la gauche française, notre gauche ?

    Dans son intervention radiophonique, Annie Lacroix-Riz nous apporte des éléments de réponse d'une pertinence difficilement contestable. 

     

     

    1 - Proche du parti communiste au temps de l'URSS, aujourd'hui du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), restant lucides, on peut légitimement soupçonner notre historienne  affranchie d'être susceptible de faire preuve de complaisance à l'endroit de l'URSS ; aussi, on se gardera bien de commander à Annie Lacroix-Riz une biographie de... disons Staline, de peur de devoir lui reprocher ce qu'elle dénonce chez ses confrères historiens mais néanmoins collègues : le mensonge par omission ;  et plus particulièrement à ce qui pourrait la concerner, un militantisme déplacé étant donné le sujet : une URSS de l'échec économique et humaniste ;  crimes de masse ; des millions de  Russes qui se réfugient dans l'alcoolisme ; tous tenus en laisse par une police politique infâme.  

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    Pour prolonger, cliquez : Les conférences d'Annie Lacroix-Riz

     

     

     

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  • Revel, Aron and co

     


                         Ils font partie de ces intellectuels (1) qui ont passé leur vie à regarder les Peuples monter dans les trains de l'Histoire, debout sur le quai, un rien suffisant, le commentaire méprisant - "Ne vous inquiétez pas, ça leur passera !" -, incapables de proposer une réelle analyse critique des systèmes qui ont poussé toutes ces populations à prendre tous ces trains sur tous les continents depuis la révolution russe de 1917 (et la Révolution française !) jusqu'à la chute du mur, une fois l'URSS vaincue (et tant mieux ! Car cette vieille garce puait la mort).

                      Nombreux sont ceux qui ont fait leur beurre sur le dos de la guerre froide : feu follet hypnotique, tel un leurre, qui a longtemps paralysé et gelé la pensée de nombreux intellectuels.

     
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                   Jean-François Revel n'étant pas le premier ni le dernier avec Raymond Aron en chefs de file et patriarches - secondés plus tard par les sbires de la Fondation Saint-Simon -, pour affirmer, qu'après la chute du système soviétique,  l'Histoire enfin arrivée à bon port, il n'y aurait plus lieu de s'inquiéter, et que tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes, incapables tous ces intellectuels de penser l'après guerre froide et le nouvel enfer qui nous attend d'ici 2050 : un marché triomphant qui aura tout emporté - états, démocratie, nations, peuples, liberté, indépendance.

    Tous ces penseurs (3) ont donc visé à côté et leurs analyses nous laissent aujourd'hui sans armes ; tout en sachant que s'ils étaient encore dans les parages, nul doute qu'ils feraient leur beurre sur le dos de la menace islamiste et le péril jaune : "La Chine ? Vous n'y pensez pas, malheureux ! Cet Etat voyou, capitaliste sans retenue ; et pollueur avec ça !"

    Aussi...

    Face à ces intellectuels porteurs d'une seule promesse, nous faire tous mourir idiots et vaincus, pourquoi devrait-on enlever notre chapeau au passage de leurs cercueils qu'accompagne un nuage de mouches à m.... ?

    Car...

    Le vrai danger est là, et bien là : dans la libéralisation des marchés financiers, l'hyper-mobilité des capitaux et la désintégration des processus de production ; des milliards d'êtres humains livrés à la logique d'une économique mondiale sans morale et sans esprit autre que mercantile ; individus qui, à terme, n'habiteront plus aucun monde.

    Confrontées à cette nouvelle donne, les sciences politiques ne nous sont d'aucune utilité. Il faut revenir à la philosophie qui seule est capable de poser les bonnes questions ; à la philosophie donc et aux Grecs : l'Homme étant la seule mesure de toute chose.

    Ensuite, seulement, serrons-nous assurés de pouvoir tirer les bonnes alarmes comme on tire les bonnes cartes.

     

     

    1 - Revel et Aron ont  été médiatiquement très présents dans les années 60 et 70 pour nous parler, entre autres, des chars russes qui défileraient sur les Champs Elysées si par malheur, la gauche était élue, et aujourd'hui, force est de constater qu'il ne nous a rien donné ni laissé à penser.

    2 - Des aroniens utopistes ?! Les sartriens ont dû hurler de rire ! Faut croire que l'utopie, tout comme la politique, a horreur du vide : en l'occurrence, celui laissé par le miroir aux alouettes qu'a été le communisme d'URSS et d'ailleurs.

     3 - Rien de surprenant que tous ces intellectuels ne nous aient rien légué : trop occupés par le présent, tous ces penseurs circonstanciels de la guerre froide ont fini, inévitablement, par ne penser qu'au passé ; l'avenir et ses bouleversements passant à la trappe. D'où le vide qui les entoure aujourd'hui.

     

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  • Qui a peur de Robert Faurisson ?


                          Décès de Robert Faurisson le 22 octobre 2018 à l'âge de 89 ans. Pour les uns "révisionniste", pour les autres "négationniste", il avait placé l'étude des événements de la Seconde guerre mondiale au centre de son existence.

     

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                  Billet publié en Septembre 2014

     

                 “ Ce qu’il faut sauvegarder avant tout, ce qui est le bien inestimable conquis par l’homme à travers tous les préjugés, toutes les souffrances et tous les combats, c’est cette idée qu’il n’y a pas de vérité sacrée, c’est-à-dire interdite à la pleine investigation de l’homme ; c’est cette idée que ce qu’il y a de plus grand dans le monde, c’est la liberté souveraine de l’esprit; c’est cette idée qu’aucune puissance ou intérieure ou extérieure, aucun pouvoir et aucun dogme ne doit limiter le perpétuel effort et la perpétuelle recherche de la raison humaine ; Cette idée que l’humanité dans l’univers est une grande commission d’enquête dont aucune intervention gouvernementale, aucune intrigue céleste ou terrestre ne doit jamais restreindre ou fausser les opérations ; cette idée que toute vérité qui ne vient pas de nous est un mensonge ; que jusque dans les adhésions que nous donnons, notre sens critique doit toujours rester en éveil et qu’une révolte secrète doit se mêler à toutes nos affirmations et à toutes nos pensées ; que si l’idée même de Dieu prenait une forme palpable, si Dieu lui-même se dressait, visible, sur les multitudes, le premier devoir de l’homme serait de refuser l’obéissance et de le traiter comme l’égal avec qui l’on discute, mais non comme le maître que l’on subit. ” - Jean Jaurès

     

    ***

     

                  Faut-il craindre Robert Faurisson, le grand méchant loup d'une discipline qui a pour nom : H(h)istoire... avec ou sans majuscule ? Une discipline malmenée par les historiens eux-mêmes car tous savent que l'Histoire, c'est la guerre ! Mensonges contre vérités ; vérités contre mensonges... sans oublier le fait suivant : il n'y a pas plus tête en l'air qu'un historien ; et d'autres encore, experts du mensonge par omission.

    Ce qui nous amène à penser que, décidément, nous avons besoin de tous les historiens pour que les mensonges des uns (mensonge par omission le plus souvent) soient dénoncés par tous les autres et vice versa.

                 A nouveau la question se pose : faut-il craindre Robert Faurisson comme on peut craindre son ombre ou un fantôme ? Car, force est de rappeler ici que  jamais Faurisson ne nous privera de notre liberté d'expression ! Jamais Faurisson ne nous fera la guerre sous une tonne de bombes ! Jamais Faurisson ne nous reprendra ce qu'on avait arraché à une organisation de l'existence qui n'avait qu'un seul mot d'ordre : malheur aux faibles et aux vaincus !

    En revanche, ceux qui ont bâillonné Faurisson sont bien ceux qui depuis... n'ont pas cessé de réduire à néant toutes nos tentatives d'exposer au grand jour et au plus grand nombre l'arnaque incommensurable d'un nouvel ordre mondial en tous points semblables à tout ce qu'on avait longtemps redouté pour nous-mêmes et nos enfants, à savoir : une caste politico-médiatique sans honneur.


                           
                                 

     

    Interview de l'été 2014

     

    ***

     

             Il faudra bien un jour que l’on nous « raconte » Robert Faurisson. Mais... que l’on ne s’y trompe pas : raconter Robert Faurisson ce n’est pas nous parler de Faurisson mais de tous ceux qui ont fait de sa vie un chemin de croix et un enfer : prévaricateurs communautaires et associatifs, avocats, plaignants, parties civiles, juges, procureurs, patrons de presse, classe politique…  et puis, ceux qui l’ont laissé pour mort, un jour, dans un jardin public alors qu’il y promenait son chien ; c’était en novembre 1989 ; il avait près de 70 ans.

              Dates, noms, faits et gestes, ce qui aura été dit et écrit par les uns et par les autres… quand le jour viendra de nous conter Faurisson, c’est de l’histoire qu’il faudra faire, encore et toujours l’histoire... toute l'histoire.

    Mais… qui s’en chargera ? Ou bien plutôt, qui osera s’en charger ? Car, on ne peut guère ne pas pressentir ce qui suit : il y a de fortes chances que personne n’en sorte… comment dire… grandi de et dans cette histoire.

               A suivre donc…

     


                           

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    Pour prolonger, cliquez : Robert Faurisson : la parole interdite

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  • Le bureau des Légendes (LBDL) ou quand la DGSE fait son cinéma

     

                           le bureau des légendes (lbdl) ou quand la dgse fait son cinéma

                 « Le bureau des Légendes » (LBDL) qui attaque sa 4è saison (1) est une série télévisée française créée en 2015  par Eric Rochant - réalisateur un temps remarqué pour son premier long métrage «Un monde sans pitié » à la fin des années 80  (mais ça c’était avant, bien avant car depuis,… rien de notable sinon une fascination à peine cachée pour les services secrets israéliens).

    Bien que cette série soit téléchargeable gratuitement et sans difficulté sur Internet, c’est Canal qui a l'exclusivité de sa diffusion.

    Voici son pitch : « Au sein de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), un département appelé le Bureau des légendes (BDL) forme et dirige à distance les « clandestins », les agents les plus importants des services du renseignement extérieur français. En immersion dans des pays étrangers, ils ont pour mission de repérer les personnes susceptibles d'être recrutées comme sources de renseignements. Opérant dans l'ombre, « sous légende », c'est-à-dire sous une identité fabriquée de toutes pièces, ils vivent de longues années dans une dissimulation permanente.

    Guillaume Debailly revient d'une mission clandestine de six années en Syrie, mais contrairement aux règles de sécurité, il ne semble pas avoir abandonné sa légende et l'identité sous laquelle il vivait à Damas. » - dixit Wikipedia

     

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                    Mais alors… qu’est-ce que c’est que cette série ? Que peut-on écrire à propos de cet objet si facile à identifier et à cerner ?

    Malhonnête sur le fond, bien que la forme soit crédible, LBDL serait une série « commandée et financée » par la DGSE et le ministère des armées pour susciter des vocations, qu’elle ne s’y prendrait pas autrement ! En effet, Rochant et son équipe de scénaristes ne reculent devant rien pour nous expliquer à quel point nous tous devons notre sécurité (DGSE- DCRI entre deux attentats bien sentis quand même et quelques otages exécutés !), à cette DGSE car LBDL est bien un véritable hymne à la gloire des services secrets de notre belle France, à son personnel, à leurs sacrifices et leur engagement sans faille.

    Aux scénaristes de cette série, et même s’il est trop tard, on leur conseillera vivement d’aller se ressourcer auprès d’un Kubrick ou d’un Coppola ; deux réalisateurs qui ont toujours su que le patriotisme politique d’Etat est le refuge des crapules, et plus encore, lorsque ce patriotisme vit et prospère sur le dos de la justice et du droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes.

    Grand Jeu pour petits joueurs, islamisme en veux-tu-en-voilà, djihadisme aussi... série écran de fumée, pour cette raison, on n'ose  imaginer le profil des auteurs-écrivaillons-démagogues derrière cette série qui n’explique rien des enjeux géopolitiques de ces 20 dernières années, à avoir : qui fait quoi, à qui, où, comment, pourquoi et pour le compte de qui.

    Au service d’un Etat pompier-pyromane directement responsable, ou bien en tant que sous-traitant, ou bien encore complice, notamment de la destruction du Moyen-Orient, la DGSE depuis les années 50 a bien dû violer, n’en doutons pas un seul instant,  toutes les lois internationales, toutes les règles les plus élémentaires de la démocratie ainsi que toutes les Constitutions… (comme... respecter le résultat des élections dans un pays tiers, africain en particulier) au nom de l'intérêt supérieur des véritables "patrons" de notre classe politique : les multinationales ; sans oublier le  nettoyage et autres camouflages tout terrain des turpitudes de cette même classe : financement des campagnes électorales de l'étranger (les pays clients de nos multinationales) et atteintes criminelles aux bonnes mœurs - pédophilie ! - car, comme chacun sait,  avec les gosses du Maghreb ou de l’Afrique sub-saharienne, ça ne compte pas !

                    Dans LBDL, chaque action de la DGSE est contrebalancée par un acte commis par « le camp d’en face » jugé très certainement plus répréhensible encore aux yeux d'un téléspectateur moyen, très moyen, un quidam adepte des séries à rallonge. Chaque acte trouve, côté DGSE, sa justification dans l’argument du moindre mal ou encore « d’un mal pour un bien ». Rien de nouveau sous le soleil puisque c'est là, depuis toujours, le procédé utilisé par tous les grands criminels acculés car démasqués (dans la vraie vie : souvenons-nous des pétainistes collabos, des arguments d’un Papon préfet  ou d’un général Aussaresses combattant de la guerre d’Algérie… et d’autres encore), et c’est aussi dans toute fiction, un procédé perfide qui permet de s’acheter une bonne conscience et de l’afficher auprès d’un public constitué de pauvres bougres qui n’ont pas idée : une audience francophone abrutie -  tranche des 30-40 ans - , par dix années de propagande anti-arabe et anti-musulman, face à une autre propagande pro-israélienne et américaine celle-là, dans la grande tradition de ce que les médias de masse nous servent à longueur de journée.

    Une DGSE monotâche que celle de Rochant et de Canal+  : l’Arabe et le Musulman ; cibles plus prometteuses, c’est sûr, du point de vue de l’audience, l’islamophobie et le racisme ne s’étant jamais aussi bien portés ;  en revanche, Rochant évite soigneusement les sujets qui fâchent : les agissements de la DGSE sur le Continent africain dont le sol regorge de richesses, dans le cadre de la gestion de ce qu’on appelle la Françafrique, chasse gardée de nos multinationales, qui se résume à ceci : infantilisation de toute une région, corruption, déstabilisation, coups d’Etat sous faux drapeaux, assassinats…

    Rappelons une nouvelle fois que nous ne sommes pas dupes : le bashing musulman et arabe est certes plus porteur surtout auprès des abonnés de Canal+ ;  clientèle des films de Clint Eastwood qui n’a pas hésité à  plébisciter son  American sniper  pour imbéciles patentés.

    Une DGSE dont les cibles sont identiques à celles des USA, d’Israël (3) et en partie, celles de l’Arabie Saoudite ; comme quoi, le Quai d’Orsay de ces 20 derniers années a trouvé avec cette série un soutien non négligeable, depuis que notre politique étrangère ne recueille l'assentiment et le respect que des salauds, des voyous et autres crapules des pays susnommés.

                   L'Iran (pays à détruire… d’une manière ou d’une autre s’il refuse de se soumettre au modèle suivant  «  sexe, drogue et rock’n’roll »), la Syrie, le Sahel, l’Etat islamique, Daesh, les Salafistes, la Libye, l'Irak...  tous sont là : il ne manque personne ! Il est vrai que… sans ces ennemis mortels,  le monde serait tellement plus sûr - paix sur terre aux hommes de bonne volonté ! Américaine cette volonté sans aucun doute après la destruction par ses soins des pays pré-cités avec pour conséquences : des morts par millions - arabes et musulmans : cherchez l'erreur et la coïncidence ! - et des sans-patrie jetés sur les routes du Moyen-Orient. 

    De cette production anti-arabe et anti-musulmane (et anti-Poutine par la même occasion car... pourquoi faire les choses à moitié - 2) dont Gilles Kepel semble être le conseiller (il sera fait mention d'un ouvrage de cet auteur auto-proclamé "spécialiste du djihadisme" pour lequel "islamisme" rime avec " opportunités d'édition et carrière médiatique), dans le contexte de la France de ces dix dernières années, on peut dire qu’elle est la continuation par d'autres moyens de "Charly Hebdo à la sauce Philippe Val" ! Pas étonnant donc que cette série fasse l'unanimité ; c’est ce que nous servent les médias toute la journée depuis deux décennies.

                  Côté trahison, car dans le "renseignement" c'est inévitable, les scénaristes n’ont accouché que de deux cas de figures, français qui plus est : deux agents-doubles DGSE-CIA :  un homme et une femme (trahison en faveur des Américains bien sûr car enfin, quel Américain de la CIA viendrait proposer en toute honnêteté ses services à la DGSE ? C'te bonne blague !). Vous parlez d’une trahison ! C’est un peu comme aller dépenser son argent chez Auchan-hypermarché alors que l’on ne fréquentait jusqu'à présent que le Casino-market de son quartier : c’est la même politique à une échelle plus dévastatrice encore : plus de produits référencés, certes ! mais plus de morts ; et cela reste la même junkfood.

     

                  Dans "Le bureau des légendes", on ne pourra pas ne pas noter, comme un fait exprès, que tous les méchants sont arabes et musulmans surtout lorsqu’ils souhaitent défendre leur religion, l’intégrité territoriale de leur pays, ses intérêts et ses richesses car Rochant s'attache aux effets mais jamais aux causes, bien évidemment ! Puisque c'est là que les ennuis commencent lorsqu'on tente de dénoncer des faits et d'établir des responsabilités... jusqu'à nommer les protagonistes ; rien à sauver donc chez ces Arabes et Musulmans excepté lorsqu’ils travaillent pour l’Occident : comprenez : lorsqu’ils choisissent de trahir. A ce sujet, on peut se demander quels peuvent bien être la motivation et l'intérêt d’un français de Seine saint-Denis d'origine algérienne, d’espionner son pays d’origine pour le seul profit de l’Occident et de la France en particulier ?

    Mystère !

    Car, LBDL, cette petite sœur de Homeland - série US remake d'une série israélienne (« Vous avez aimé Homeland, hymne à la gloire de la CIA, vous adorerez LBDL ! ») - pourrait tout aussi bien être, lui-aussi, une adaptation d’une série israélienne qui aurait pour titre « Flinguez-moi tous ces Iraniens, tous ces Arabes et tous ces Musulmans qui ne veulent pas qu’on leur vole leur pétrole, leur terre et qu’on détruise leurs pays !… »

     

                  Quant aux acteurs qui sévissent dans cette série... acteurs  sortis tout droit d’un lavage de cerveau dans un centre de formation de la DGSE…  face à ce qui  nous est donné à voir et à entendre, force est de conclure ceci : tous avaient des loyers, un prêt immobilier, des impôts en retard à solder ! Trouvons-leur au moins cette excuse !

    Comme quoi les acteurs de cette série confirment ce qu’on soupçonnait à propos de cette profession : tous sont prêts à "tourner" n'importe quoi pourvu que la paie soit bonne et que leur engagement leur permette de remplir leur quota d'heures pour assurer leurs droits à l'assurance chômage, entre deux engagements.

    Prenons le cas de Jean-Pierre Darroussin (acteur de seconde zone et de second choix ! Toujours là pour passer le balai et la serpillière en chantonnant  " Un air de famille" ?) bien qu'il soit sans doute le meilleur acteur - ou bien le pire alors ! - de cette gabegie ; un Darroussin choyé car la production lui a collé une épouse qui pourrait être sa fille, voire sa petite fille (on espère qu'il en a un peu profité entre deux prises, parce que... sinon, à quoi bon ?) : "Buvons au démantèlement de l'arsenal nucléaire de l'Iran" s’exclamera Darroussin, une coupe de champagne à la main. Alors que…. Syrie, Libye, Irak... privé de « la bombe », l'Iran a définitivement du souci à se faire...

    Mais alors : petit acteur au service de grandes causes ce Darroussin ?

    Soyons pusillanime à son sujet car, de sa bouche,  tout nous est dévoilé à propos de cette équipe de scénaristes placée sous la responsabilité d'un réalisateur et d'un producteur. 

    Quant à cet autre acteur, Mathieu Kassovitz... alias Paul Lefèvre ( héros en saison 1 – petit « traître » chiasseux en saison 2), on peut affirmer sans risquer de se tromper qu'il est bel et  bien rentré dans le rang ; après quelques années de diète cinématographique, il a manifestement compris la leçon depuis ses interventions très médiatisées à propos de ses doutes quant à la véracité de la version US des événements du 11 Septembre 2001. 

     

                     Série typique d'un abonné à Canal+ (porno, foot et le « tout venant » cinématographique français, 80% de films américains tout aussi médiocres et quelques films d’auteurs étrangers doublés car le sous-titrage, c’est fatiguant pour l’abonné Canal !), le succès de cette série ne surprendra personne puisqu’il témoigne du niveau d’ignorance auquel l’immense majorité des clients des chaînes privées et publiques est parvenue ; désinformée, dépolitisée, dé-conscientisée ; people-isée comme jamais, cette population incarne toutes les raisons au monde de désespérer de l’avènement d’une quelconque prise de conscience à la fois humaniste et politique - géo-politique, devrions-nous dire ! - qui verrait les responsables des actions  de l’Otan sous commandement américain des 20 dernières années traînés devant une cour pénale internationale pour crimes de guerre, voire… crimes contre l’humanité.

    Pour être allé sur la Page Facebook de la série pour y lire les commentaires déposés, tout le confirme : il  s'agit bien d'une série pour une audience qui n'a aucune culture politique, historique et aucune idée des enjeux géostratégiques, principalement énergétiques et religieux, liés à la continuation de la domination des USA au mépris de la moindre lueur d’espoir de construire un monde plus juste et plus sûr, un monde où le partage des responsabilités n’est pas considéré comme une faiblesse et une perte de puissance.

    Succès donc pour cette série ! Télérama est fan bien sûr : un Télérama de tout temps lâche face à la dictature du politiquement correct, snob et méprisant face aux faibles...

    Et plus surprenant cette fois-ci : Le Monde diplomatique, lui aussi contaminé ; il a finalement baissé les bras. Qui l’eût cru ? Comme quoi, tout arrive à qui sait attendre car tous y viendront : les uns par intérêt, les autres par bêtise ; Le monde diplomatique qui n’est plus lu par la gauche, la vraie, a maintenant pour abonnés les lecteurs du Figaro et de Marianne. Sans doute ce mensuel n’oublie-t-il pas non plus les subventions qu’il reçoit de l’Etat, c'est-à-dire nous, les contribuables !

     

                Et puis enfin : cette série peut s’apprécier à l’aune de deux ou trois critères ; ou pour le dire autrement : « Dites-moi qui vous êtes et je vous dirai quelle idée vous vous faites de cette série». Quel est votre niveau de conscience ? Etes-vous informé, beaucoup, un peu ou pas du tout ? Etes-vous capable d’établir un lien de cause à effet ? Avez-vous une bonne mémoire ?

    Selon les réponses, pour un Américain, un sioniste, un Juif, un Israélien et/ou un imbécile, c’est à l’ombre de la bannière étoilée ou du drapeau israélien planté au beau milieu de son salon, qu’il regardera, exalté "Le bureau des Légendes" aux cris de « Israël vaincra ! » et  « God bless America ! ».

    En revanche, un Musulman, un Arabe, un téléspectateur affectivement et culturellement proche d'une région qui s’étend disons de la Libye à l’Afghanistan… prendra très vite la décision de balancer son téléviseur par la fenêtre du salon aux cris vengeurs de : « Allez donc tous vous faire foutre ! » avant de lancer à la cantonade : « Allahou akbar ! »

    Et les autres, ni Arabe, ni Juif, ni Musulman, ni Américain, ni rien, c’est-à-dire tout, entre deux éclats de rire et une grimace, n'hésiteront pas à adresser un doigt d’honneur à tous ceux qui auront trempé dans le bain de bêtise, d'ignorance et de mauvaise foi de cette série.

     

                      Et c'est alors qu'une vérité s'impose à nous tous ; la suivante : si l'on peut toujours trouver plus traître que soi, on peut aussi offrir en pâture télévisuelle, tel un leurre (le personnage de Paul Lefebvre par exemple), beaucoup moins traître que tous les traîtres réunis : en l'occurrence ceux de la DGSE et du quai d'Orsay de ces vingt dernières années ; une DGSE instrument d'une politique étrangère de la France que l'on doit pouvoir qualifier de trahison .... trahison de notre tradition diplomatique d'équilibre et d'indépendance ( tradition gaullienne, de l'appel du 18 juin jusqu'à la sortie de l'Otan ?) qui reconnaît la nécessité de "partager la responsabilité" de la conduite des affaires du monde, notre monde à tous, avec toutes les puissances susceptibles d'assumer cette responsabilité. Et cette trahison n'aura rien de légendaire quand le moment sera venu de se pencher sur l'histoire de la diplomatie française à partir des années quatre-vingts.

    A ce sujet, cette série aurait pu se fixer comme objectif (comme mission !) la dénonciation de cette trahison sans équivoque : celles de nos élites toujours tentées depuis les années 30, et pas seulement, de vendre notre pays au plus offrant : carrière, argent, prestige ; sans oublier leur haine des classes populaires. Des élites jamais en panne de serviteurs-larbins qui ont l'immense orgueil ou la bêtise de se croire flamme alors qu'ils ne sont que suie : la couleur même de leur résignation et de leur soumission ; noire cette suie que laissent derrière eux des dégâts sans nombre ... comme  la crucifixion de notre fierté et de notre indépendance nationales.  

    Et c'est dans cette dénonciation que "Le bureau des légendes" aurait pu trouver son utilité, tout en sauvant son honneur.

    Dans ce manque de connaissance historique, d'ambition et de courage, on y trouvera une raison de plus de qualifier cette série d'attrape-nigauds ; quant à l'équipe de scénaristes... cette dernière aurait été bien avisée de garder à l'esprit la recommandation suivante - anglaise de surcroît : don't bite off more than you can chew (Ne jamais mordre plus qu'on ne peut pas avaler).

     

     

    1 - L'auteur a visualisé les saisons 1 et 2

    2Poutine n'a eu qu'un seul tort : c'est d'avoir refusé qu'on lui vole son gaz et son pétrole ; refusé de mettre sa main d'oeuvre à 150 euros mensuel, à la disposition des clients de l'oligarchie mondiale ; quant à laisser son territoire se faire dépecer et son influence dans le monde s’étioler pour le seul bénéfice des USA, de l'Arabie Saoudite et d'Israël, là encore, il a tenu bon : niet ! niet ! niet !

    3 - Israël dont il n'est fait aucune mention dans les deux premières saisons, alors que toutes les actions ont lieu dans son potager qu'est cette région du Moyen-Orient ; et là, on peut être tentés d'en conclure que Rochant et les producteurs de la série, dans une sorte d'esprit oecuménique à caractère confessionnel n'a pas souhaité se priver  de quelle qu'audience que ce soit car... il les leur faut tous ! La rentabilité de cette opération l'exige. 

    4 - Abonné-membre de ce qu’il est maintenant convenu d'appeler « la confrérie des nouveaux ploucs » ; rien de commun, soit dit en passant, avec les anciens ploucs rétrospectivement respectables et plutôt sympathiques, que les Deschiens ont réhabilités.

      

      

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  • "Le Capital ": les Libéraux se rebiffent et répondent à Thomas Piketty


                               
                               

     

                   "Le Capital" best seller mondial de Thomas Piketti vendu à plus d'un million d'exemplaires, publié en 2013 aux éditions du Seuil, étudie la dynamique de la répartition des revenus et des patrimoines dans les pays développés depuis le XVIIIᵉ siècle. 


                               

     

                                          La réponse des Libéraux à l'ouvrage de Thomas Piketti : critique reposant principalement sur la contestation des chiffres  et du modèle théorique du travail présenté par l'auteur.

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  • Roger Garaudy et son « Appel aux vivants » : un refus marxiste de l’homme non transcendantal

     

                    Né le 17 juillet 1913 à Marseille, décédé en 2012, résistant, communiste, enseignant, député, sénateur, écrivain et philosophe, humanisme et marxisme, membre du parti communiste dès 1933... après la Libération, Roger Garaudy entre au comité central du PCF :

                 « Chacun porte en lui une part de son ennemi, et il est impossible  de mener jusqu’au bout et victorieusement la lutte de libération sans se libérer d’une partie de soi-même »

    En 1970 il est exclu du PCF. Il se tourne alors vers la religion : le Christianisme avant de se convertir à l'Islam en 1982. Il viendra à l’Islam « l’Evangile d’une main et le Capital de l’autre » précisera-t-il :      

                 « J’ai connu l’apparente plénitude du dogmatisme, le doute, puis la traversée du désert. Je ne serais pas ce que je suis si je n’avais pas été ce que je fus ; je n’aurais jamais su ce qu’est la foi qui n’est pas le contraire de la raison ; la foi c’est le moment  critique de la raison. »

    Un de nos plus brillants intellectuels,  bannis dès les années 90 de tous les cercles qu’ils soient universitaires ou médiatiques, une des premières victimes d’un nouveau maccarthysme - celui qui touche à la question israélienne, la création de cet état, sa politique raciste et colonialiste, ses relais et ses officines ici en France -, son ouvrage publié en 1995 qui a pour titre "Les mythes fondateurs de la politique israélienne" : (vidéo-conférence ICI) - à ce jour sans doute l'étude la plus poussée sur les tenants et aboutissants de la création de l'Etat d'Israël et le dessous des cartes de la politique de cet Etat colonial et raciste -  fera de Roger Garaudy la victime d’un long acharnement jusqu’à sa « chute » et son bannissement professionnel, universitaire et médiatique. 

    Il décédera dans l'indifférence quasi générale. 

     

    ***

    appels aux vivants roger garaudy

     

     

    Marxisme et foi chrétienne - « les temps sont venus où  catholique n’est pas synonyme de romain, et où le socialisme ne se réduit pas au marxisme-léninisme -, dialogue des civilisations, avec l’ouvrage « Appels aux vivants » écrit en 1979, Roger Garaudy nous invite à renouer avec des cultures non-occidentales pour la création d’un avenir à visage humain car à ses yeux «l’autre homme c’est ce qui me manque pour être pleinement humain ».

    A partir des années 70, Roger Garaudy, chez les marxistes, incarnera le refus de l’homme non transcendantal.

                  Toute institution doit être confrontée à ses fins. De la technocratie (le comment sans le pourquoi) au prophétisme ( projet et fins), Garaudy dénoncera un rationalisme dogmatique infirme et nous proposera de ne plus procéder de cause en cause mais de projet en projet, non de « comment » en « comment » mais de « pourquoi » en « pourquoi » car l’auteur n’a de cesse de poser la question suivante : la science et la technique peuvent-elles nous faire sortir de l’impasse en nous proposant des fins ?

    Le concept, la logique et la loi sont les trois piliers du « positivisme » et du « scientisme » occidental. Pour une telle pensée, l’avenir ne peut être que le prolongement du passé et du présent d’Auguste Comte à Durkheim, de Pavlov à Jacques Monot, de Hegel à Staline…

    « Scientisme, raison réduite à n’être qu’instrumentale »… l'auteur fait le constat suivant : ce que nous appelons « la science » ( science occidentale)  est dépourvue  de la réflexion sur les fins. De cette séparation est né ce « rationalisme infirme », fondement de l’abêtissement scientiste et technocratique, qui, faute de reconnaître une conception globale de l’homme et de ses fins, est devenue à elle-même sa propre fin.

    Garaudy nous rappelle que… « même l’Eglise a cherché ses preuves dans l’arsenal de ce rationalisme qui est le père du théisme et de l’athéisme ; un Dieu roi tout -puissant, un législateur moral ou un concept. Une démarche qui se pose  toujours la question du « comment » et jamais celle du « pourquoi » ; toujours la question des moyens et jamais celle des fins ; démarche qui ne peut qu’aboutir à un système autoritaire et conservateur au service des puissants : domination, despotisme et fermeture.

                  «La véritable démocratie  ne peut se définir que d’une manière organique, comme le fuit de la longue germination  de l’histoire  spécifique d’un peuple et d’une culture »

                  Aux yeux de Garaudy, l’histoire scientifique est l’histoire de l’homme aliéné :  «  les sciences humaines nous apprennent beaucoup de choses sur l’homme aliéné sauf ce qu’est l’homme lorsqu’il ne l’est pas » ; sans omettre de préciser ceci :  « ni la foi ni le marxisme ne sont des idéologies. La foi n’est pas une conception du monde mais une manière d’agir dans le monde. Le marxisme n’est pas une conception du monde mais une méthodologie de l’initiative historique car l’avenir n’est pas ce qui va arriver mais ce que l’on fera advenir. »

                   Marxisme et foi religieuse, dialogue des civilisations, c'est entendu : page après page, Roger Garaudy parcourt l’Egypte, l’Afrique… mère de l’humanité, la Perse avec Zarathoustra, ce prophète révolutionnaire, puis l’Inde -hindouisme et bouddhisme… pensée et sagesse privées d’égo, Zen, Taoisme et les 3 monothéismes opposant, entre autres, le christianisme (l’amour du Christ) à la chrétienté (pouvoir et oppression).

    L’auteur dessine alors un nouveau projet de société ; une nouvelle croissance - une croissance qui ne serait plus d’une nature entropique (épuisement des ressources et des êtres humains) ; une croissance qui ne serait plus une excroissance, cancer de toute l’humanité du Nord au Sud -, et lance un appel à s’opposer à une croissance qui a pour nom de guerre « progrès »  pour le plus grand profit  d’un projet basé sur le dialogue des civilisations : sagesse et prophétisme car…

                              « ... la culture n’est pas un musée des arts mais bien plutôt l’ensemble des réponses d’une communauté humaine aux questions qui sont posées par la nature, les autres hommes et lui-même. »

    De là, la recherche d’un socialisme (de Marx) pas seulement d’essence occidentale mais multi-civilisationnelle ; un socialisme fondé sur l’homme, la nature et Dieu : chinois, hindou, africain, islamique (Garaudy fournit une très bonne analyse de la révolution iranienne), latino-américain… car l’Etat-nation est une catégorie historique du capitalisme libéral nous précise l’auteur : « Dans le reste du monde, le nationalisme et l’idée même de nation est un produit d’exportation européen au même titre que la conception capitaliste de la propriété et du marché. »

    Comme un fait exprès, le capitalisme des empires industrielles des multinationales au moment de la rédaction de l’ouvrage (1979), avait déjà, en grande partie, rayé de la carte les Etats-nations.

     

                  Levain ou bien opium, les religions ? Néanmoins Roger Garaudy dans son refus de l'homme non transcendantal, se trompera lourdement en affirmant en toute naïveté : « Loin de conduire au fatalisme l’acte de s’en rendre à Dieu est la forme la plus haute de la liberté, car il délivre l’homme de son intérêt égoïste et de ses ambitions bornées. Il exige des hommes que ni la concurrence, ni le profit, ni aucun des objectifs de la croissance aveugle ne le détournent de se souvenir de sa source première et de sa fin dernière. »

    Les républiques islamiques et le Sionisme (bras armé du Judaïsme) de ces 50 dernières années prouvent qu’aucune religion n’est capable d’intégrer l’autre quand il est tout autre ; l’une ne peut que le brimer « l’énergie et l’acte créateurs de la liberté », l’autre le spolier dans le meilleur des cas ; dans le pire, l’une le priver de tout droit à l’existence, l’autre en faire un sous-homme même si l’on doit pouvoir  valider le constat suivant : un socialisme sans transcendance est voué à l’échec car il est historiquement faux qu’il existe un lien constant et organique entre matérialisme, scientisme et révolution.

    Et à ce sujet, l’auteur nous rappelle à toutes fins utiles ceci ignoré par tous : « Le point de départ de l’idée révolutionnaire en Europe est l’ouvrage théologique d’un moine du XIIè siècle, Joachim de Flore… ». D’autres ecclésiastiques suivront : Jan Hus, Thomas Münzer, Thomas Campenalla, Thomas More…

                   .... avant de conclure :  «  Ce qui est en cause c’est le pourrissement, en sa source même, du pouvoir de chaque homme de s’exprimer, de communiquer, de décider, en face de tous les conditionnements qui nous sont imposés par des groupes de pression privés qui le dominent, et la possibilité de libérer en l’homme ce qu’il a de spécifiquement  humain : l’autodétermination  de ses fins et l’autogestion de ses moyens. »

     

    Pour prolonger, cliquez : Garaudy, réhabilitation et justice

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