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Serge ULESKI - art, essais, écriture et littérature - Page 2

  • Lettre ouverte à Macron : Michel Onfray et l'irrespect présidentiel

    onfray lettre ouverte à macron un doigt dans le cul

     

    Cris d'orfraie, scandale... "Cachez ce doigt que je ne saurais voir !... "

    Dans sa seconde  lettre ouverte  adressée à Macron (sur le doigté et son fondement), Michel Onfray revient sur le cliché pris à Saint-Martin, où le président se tient avec deux jeunes hommes torses nus, l’un deux adressant un doigt d’honneur à l’objectif en ces termes :  "Je me permets en effet cette familiarité, mon cher Manu, car des photos t’ont récemment montré partout sur la toile aux Antilles enlaçant un beau black, bodybuildé en prison et luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu'au plus profond – si tu me permets l’expression…"

     

                                                                              _____________

     

                    A propos de cette lettre ouverte, irrespectueuse sur le fond comme sur  la forme, le travail de tout journaliste devrait consister à questionner le plus sérieusement du monde le pourquoi de la désacralisation de la fonction présidentielle alors que depuis 20 ans, le locataire de l'Elysée n'est plus qu'à la tête non pas de l'Etat mais d'un ministère de la parole, impuissant, heureux de l'être, simple figurant (aujourd'hui sous influence allemande qui plus est !) dans le cadre d'une construction européenne qui n'est que le projet d'une oligarchie mondialiste servie par des larbins carriéristes sans frontières (les membres de la Commission) qui se croient flamme alors qu'ils ne sont que suif.

    On pensera aussi à la responsabilité d'un Sarkozy, le président-voyou aux agissements, à la démarche et au langage du même nom.

     

    ***

     

                Aussi, mesdames messieurs les journalistes, c'est quand vous voulez !

    Lien permanent Catégories : Michel Onfray, Présidentielle 2017 et après 0 commentaire
  • Le scandale de l'association Zemmour-Aznavour par Atlantico.fr

    eric zemmour et charles aznavour

     

                  Contre cette association et cette promiscuité textuelle d'ordre patronymique aussi scandaleuses qu'idiotes "Aznavour-Zemmour", rappelons quelques faits : 

     

     

     - Zemmour, c'est aussi, et c'est surtout la continuation de la guerre d'Algérie par d'autres moyens.

    - La vraie patrie de Zemmour c'est Israël ; ses alliés dans les médias sont tous apparentés "sionistes nationalistes" d'extrême droite : E. Lévy, Goldnadel,  les associations CRIF et UEJF en tête ; de plus, aucun Français ne mépriserait à ce point le combat légitime des Palestiniens : aucun français ne ferait preuve d'une telle absence de compassion à leur égard comme c'est le cas avec Zemmour, alors que le Christianisme et les valeurs européennes que l'essayiste prétend défendre ont apporté au monde la compassion et le pardon dont Zemmour est bien incapable, en particulier comme en général.

    - Zemmour nous dissimule le fait qu’il a toujours fait le choix d'une alimentation cacher, que son épouse est juive et que ses enfants ont été élevés dans le Judaïsme.

                       Assimilé Zemmour ?  Manifestement, c’est dans la tête qu’il la porte sa Kippa comme d’autres leur crucifix.

    A ce sujet, ne manquons pas de faire la remarque suivante : avec le voile musulman, au moins savons-nous à qui (et éventuellement « à quoi » dans le cadre d’un voile militant) nous avons affaire.

     

                   A y regarder de près, il n'y a pas plus anti-français, plus anti-européen (de culture, et sans doute aussi de moeurs) que Zemmour qui est maghrébin (et proche du Moyen-Orient - rapport à Israël) : région intolérante qui ne connaît pas l'altérité et moins encore le pardon et la compassion ; quant au statut de la femme…

    Dans les faits, la seule et unique cause de Zemmour, ce qui le motive, le structure, c'est la haine de, et la lutte contre…  le Musulman, l'Arabe ( par extension le Palestinien) et l’Africain de France, d'Europe et de partout ailleurs qui refusent de baisser la tête, de cacher sa pratique religieuse et de se taire ;  sans oublier la détestation de la femme qui "la ramène" ; celle  qui refuse de se résigner à un statut d’infériorité endémique au foyer et en entreprise.

    Comme l’on peut voir, Zemmour n’est que  lapsus et actes-manqués  : il n’a de cesse de se dénoncer lui-même en reprochant aux populations africaines, arabes et musulmanes ce qu’il s’autorise : communautarisme et misogynie impénitentes.

    Dans le meilleur des cas Zemmour n’est qu’un tartufe de plus ("Faites ce que je dis, pas ce que je fais !") et dans le pire : un sociopathe médiatique car force est de constater que son soi-disant "amour de la France" n'est que le masque derrière lequel prospère une misogynie et un racisme profonds, incurables,  irrémédiablement liés à ses origines et à son histoire familiale.

                       On remarquera aussi ceci à son sujet : jamais Zemmour ne traite le véritable péril français ; ce mondialisme sans justice ni honneur, une construction européenne destructive des identités nationales et une oligarchie financière qui a élu domicile à Wallstreet et à la City. Car enfin, il est bon de rappeler qu’à aucun moment les Musulmans ne sont responsables du déclin de la France, de sa réputation effroyable à l'international (une France caniche des Allemands, des USA, d'Israël et de l'Arabie Saoudite) ni du recul de nos acquis sociaux et de l'augmentation de la pauvreté ici et en Europe.

     

                                                                   ***

                     On censure la vérité, jamais le mensonge !

    Or, si Eric Zemmour peut tenir des propos racistes et misogynes en toute impunité depuis des années, c'est parce qu'il ment sur ce qu'il est, à propos de qui il est ainsi que sur la vraie nature de nos problèmes. En cela, Zemmour est un véritable écran de fumée médiatique.

    Et s'il peut arriver que Zemmour ait raison, ce sera là où n’importe qui aura le dessus avec une facilité confondante, à savoir : la dénonciation des manigances et autres instrumentalisations du PS de ces trente dernières années ( avec la complicité de  ses Présidents successifs tels que Mitterrand)  et contre un Eric Naulleau intellectuellement indigent.

     

    Il faut bien dire que... à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. 

     

    1 - Les années passent ; force est de constater ce qui suit : en France, on peut tout se permettre contre les Africains, les Arabes et les Musulmans - les insulter des années durant chez Ruquier, par exemple - à une condition, une seule : être juif ou proche des individus suivants : Finkielkraut, E. Lévy, Zemmour, Goldanel, Val, Valls,- et s'interdire toute critique de l'Etat d'Israël dans un soutien inconditionnel au CRIF et à l'UEJF - deux officines israéliennes.

    Eric Zemmour depuis 15 ans en est la preuve irréfutable.

    ____________

     

    Pour prolonger, cliquez : Zemmour and co

     

    Lien permanent Catégories : Israël en France : E. Lévy, BHL, val, valls, Zemmo 0 commentaire
  • Gabriel et la littérature pornographique

     

                     Gabriel qui n'en était pas à sa première découverte, finit par découvrir, sur le tard et longtemps après tout le monde, que le cul mène le monde à la baguette, les consommateurs à la ruine et les producteurs déjà pleins aux as, à la cotation en bourse entre deux trafics et une légion d'honneur pour service rendu au PIB d'une nation maintenant reconnaissante... libre et asservie, les fesses à l'air.

    De plus, le marché du cul, des cons et des pauvres bougres qui le soutiennent et l’engraissent comme on gave des oies déjà bien prospères, est un marché immense, pensait à juste titre Gabriel : pour une mise en érection au départ modeste, sans parler d'un taux de pénétration record avec ou sans vaseline, on peut attendre un retour sur investissement frisant les... les... mais... le chiffre est trop important, je me perds dans les zéros…

    Nul doute, Gabriel aurait pu amasser une montagne d’argent bien plus élevée que les monts Vénus et Ventoux réunis car, la mondialisation aidant tous ceux qui ont besoin d’être aidés, ce marché de dupes ne peut que croître et croître... et croître encore comme une bulle de savon en bandes dessinées organisées autour d’un jeu burlesque de farces et attrapes à mourir de rire si tant est que l’on puisse se permettre de mourir d’un tel rire sans perdre ses nerfs et sans endommager irrémédiablement les grandes artères coronairement bouchées de notre planète.

    .

    Son modèle - parce qu’il en faut toujours un -, son modèle... du... et... dans le genre précédemment cité, celui de la pornographie, son maître à tout faire, à tout rompre, à tout foutre, à tout bien peser et à penser... en un mot : le Maître de Gabriel ! eh bien, ce maître portait le nom de Zola, de son prénom : "Émile je t’enfile !" (blague que Gabriel affectionnait plus particulièrement, aussi je ne peux pas ne pas la partager avec vous).

    Oui ! Emile Zola ! Le pornographe de la classe ouvrière exploitée...

    Zut ! Un pléonasme !

    Je recommence : Zola, le pornographe ouvriérisant de la classe ouvrière bafouée et humiliée...

    Encore un pléonasme... Non, deux !

    Je reprends : Zola... l’ouvriériste du XIè siècle... de la condition ouvrière du XVIIè siècle... exploitée par une classe supérieurement obscène et pornographe mais... dirigeante... du XXIè siècle (c’est pas parfait mais c’est mieux).

     

    ***

     

     

                   Gabriel prit sa plume et un livre vit le jour : "Baise-moi ! Baise-moi ! Baise-moi vite !" Trois fois "Baise-moi ! " juste pour être sûr et puis, l’emphase n’était pas la dernière qualité littéraire de Gabriel ; son livre en avait bien d’autres.

    Gabriel prit soin d’utiliser tous les ingrédients nécessaires à la rédaction et à la fabrication d’un ouvrage pornographique. On y trouvait dans son livre : du sexe et de l’audace, en veux-tu ? Eh bien, en voilà !

    Des scènes folles... mais folles ! mettaient en scène des hommes et des femmes criblés de sexes parce que... fous de sexe... mais fous, comme il n’est plus permis aujourd’hui de l’être et même et surtout, lorsque l’on souhaite quitter très jeune et très tôt ses semblables tout aussi jeunes ou beaucoup moins jeunes, dans la précipitation d’un diagnostic qui ne vous laisse rien espérer de bon, sinon la quasi-certitude qu’il n’y a plus d’espoir.

    Du sexe, encore du sexe, du bon, du meilleur, dans ce récit qui ne semblait n’avoir qu’un seul but, qu’une seule vocation, louables au demeurant : recueillir tous les sexes de la planète jusqu’à ne plus savoir où, comment, à qui les redistribuer et à quel sexe se vouer, et puis, qui prendre pour sexe comme on prend une trajectoire et sa tangente pour cible.

    Le livre de Gabriel ? Un océan de sexes !

    Imaginez un instant tous ces sexes éperdus dans une quête pour le moins sexuelle, égarés dans un univers où seul le sexe contrôle et dirige les forces sexuellement transmissibles de cet univers obsédé par le sexe. Un univers tout feu tout sexe. Unique cet univers ! Du sexe à en perdre son sexe et plus particulièrement, au cours d’une scène d’ablation à caractère fortement sexuel qui a soulevé, dans les milieux littéraires, l‘indignation quasi générale.

    Du sexe, encore du sexe à en perdre la raison ; raison qui vous permet d’ordinaire d’identifier le sexe auquel vous appartenez et le sexe qui... vous… appartient. Mais, encore faut-il être capable de le retrouver ce sexe négligemment perdu parmi tous ces sexes ivres de sexe comme un chien court en rond après sa queue jusqu'à l'épuisement.

    Mais... comment peut-on décemment réunir au sein d’un même ouvrage autant de sexes ? Mais où diable Gabriel est-il allé chercher tous ces sexes ?

     

    ***

     

                     Les éditeurs jugèrent le titre "Baise-moi ! Baise-moi ! Baise-moi vite !" maladroit et d'une provocation attentatoire à tout ce qui ne saurait l’être et ce, sous aucun prétexte. Quant au livre, tout le monde d’un commun accord et dans une belle unanimité s’accordait et... d’une seule voix, pour penser qu’il était mauvais mais... vraiment mauvais.

    Étrange ce verdict tout de même ! Trop de sexe dans le livre de Gabriel ? Trop de sexe tuerait donc le sexe ? Les sexologues ont sans aucun doute une opinion sur cette question épineuse et éminemment sexuelle !

    Mais alors, que manquait-il à l'ouvrage de Gabriel ?

    A n’en point douter, il manquait un Je ne sais quoi de Dieu sait quoi dont on n’identifiera jamais le manque ni sa nature car personne n’a souhaité faire des recherches approfondies à ce sujet. Et pourtant ! Un critique averti aurait pu constater - si ce critique s’était penché sur l’ouvrage de Gabriel -, qu’il n’y avait dans l'ouvrage de Gabriel ni homme ni femme, ni début ni fin mais un seul et unique sexe, avant, pendant et après, longtemps après, une fois le sexe... pardon ! Une fois le livre refermé.

    Choqués et dégoûtés, les éditeurs ont poliment prié Gabriel de les oublier. Mais la rage au ventre, Gabriel s’est obstiné. Même au prix de l'échec car, Gabriel n’a pas voulu en démordre. Les éditeurs se sont franchement fâchés et plus particulièrement "Les Éditions de la Main Libre" dirigées par des féministes pourtant modérées, très propres sur elles, bon chic bon genre et responsables devant l’histoire féministe de tout ce dont il est important d’être responsable face à l’histoire qui ne vous permet plus de dormir debout... même mal accompagnée.

    Mais alors... sexiste l’ouvrage de Gabriel ? Difficile de se prononcer mais... sexuel, très certainement, le livre de Gabriel !

    .

    Gabriel connaissait mal le fonctionnement du milieu de l’édition ; les us et coutumes et les "Je te cite, tu me cites, on se cite" exécutés dans la connivence. Un monde où chacun est l’employeur et le serviteur de l’autre. Un clan qui fonctionne dans la complicité de quelques courtisans qui écrasent tout sur leur passage. Un vrai rouleau compresseur, ce clan ! Et puis, il manquait à Gabriel un micro. Il n’était pas une sommité médiatique. Un parfait inconnu dans le milieu de l’édition, Gabriel ! Pas de recrutement par cooptation car, c’est la position qu’on occupe dans ce milieu qui permet d’imposer sa camelote et celle de ses copains. Cette position déterminera aussi vos chances d’invitation car on parlera de vous si vous n’oubliez pas de parler de ceux qui parleront de vous.

    Le système étant verrouillé, personne ne célébrerait l‘oeuvre de Gabriel. Son ouvrage ne bénéficierait pas d’un conditionnement médiatique propice à tous les succès. Pas d’entourloupe pour provoquer un flot de critiques élogieuses et révérencieuses. Pas d’article complaisant et intéressé. D’ailleurs, comment Gabriel aurait-il pu renvoyer l’ascenseur puisqu’il ne disposait d’aucune courroie de transmission pour le faire ? Gabriel n’avait personne à flatter, à servir, à complimenter et personne non plus pour chanter les louanges d’un nouvel auteur dans l‘impossibilité de chanter les louanges de ceux qui auraient chanté les siennes. L’œuvre de Gabriel agoniserait donc dans l’indifférence et des médias et des lecteurs potentiels.

    Le livre de Gabriel ? Un non-événement.

    Gabriel pensait sincèrement que la réussite était à portée de la main et qu’il suffisait de se baisser pour rafler la mise comme tant d'autres ont su le faire, souvent... médiocres, sinon pires encore... ou bien, tout juste dans la moyenne.

    Alors, pourquoi pas lui ?

    .

    "Pardon ! Vous dites ? Pourquoi pas Gabriel ? Mais... attendez ! Pourquoi lui ? Personne ne l'avait invité à notre banquet. Personne ! Et sûrement pas nous. Alors, de quoi s'est-il mêlé ? Je vais vous le dire : votre Gabriel s'est mêlé de ce qui... à aucun moment, ne le concernait, à savoir : de notre réussite et de celle de ceux qu'on a fait et qu'on fera réussir demain, selon notre bon vouloir."

     

    ***

     

                       Vraiment ! Il y a une erreur à ne jamais commettre : c'est de penser que l'on est bon sous prétexte que l'on se sait bien meilleur que ceux qui réussissent. Car, pour certains d'entre eux, ce qu'il leur faut être, ce n'est pas... bons, mais... très, très, très, très, très, très..............

    Pouf ! Dans une autre vie, alors ? Parce que là, ils n'auront jamais le temps !

     

    _____________________

     

    Extrait du titre "Des apôtres, des anges et des démons"

     

    Pour prolonger : cliquez "Des apôtres, des anges et des démons"

     

     

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  • Quand l'Etat de droit s'arrête à l'humoriste-activiste Dieudonné

     


                           



    Nous sommes le 3 octobre 2018 au soir, à Châtillon, en toute illégalité, l'humoriste-activiste sera interdit de spectacle dans sa propre salle dont il est le locataire depuis son expulsion de Paris... 
    Le lieu a été mis sous scellés par décision du maire et des policiers interdisent l'accès au public venu assister au spectacle de Dieudonné. 

    "The show must go on !" Dieudonné pour lequel l'impossible n'existe pas... jouera son spectacle à la belle étoile, debout face à un public qui a trouvé refuge sur le trottoir face au théâtre aux portes closes ; les forces de l'ordre se positionneront alors entre les spectateurs et l'artiste : une première, sans aucun doute !

    Rappelons ceci : personne ne cautionne cet acharnement contre Dieudonné depuis 15 ans excepté les médias et la classe politique, du maire au député en passant par les ministres ; mais alors, à quoi, à qui ces médias et ces politiques croient devoir se soumettre puisque l'électorat ne leur demande rien ? 

    La question est posée. Le rôle de tout journaliste couvrant l'actualité autour de Dieudonné serait d'être capable d'y répondre.
     

                         
     
                                                                ____________
     

     

                  Rien n’est plus politique que Dieudonné le métis qui porte en lui l’assurance du maître et la révolte de l’opprimé - un métissage qui est une force ! Tous ne s'y sont pas trompés, c'est sûr ! 

    Tout est éminemment politique sur le phénomène Dieudonné. Et c’est là que toutes les forces coalisées se rejoignent et œuvrent et tirent dans le même sens, tous tenus d’obtempérer - Dieudonné ne s'exprimera pas, il ne doit pas être entendu ! - jusqu'au ridicule et la honte, l'épuisement pour d'autres.

    Un Dieudonné Spartacus du rire, là où l'humoriste, ainsi nommé, cesse d'être un esclave et ce faisant, libère tous les autres humoristes de la malédiction d'un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour voie de conséquence, un humour affligeant comme tout ce qui rabaisse l'homme à ce qu'il croit savoir de lui-même, qui n'est le plus souvent que ce qu'on a daigné lui enseigner ou bien ce qu'on a souhaité lui faire espérer de lui-même et des autres.

     

    Quà cela ne tienne : Dieudonné demeure le plus grand satiriste-activiste français depuis DADA, les Surréalistes, Alphonse Allais, Jarry... et plus tôt, bien plus tôt : Molière.

     

    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné, le phénomène 

    Lien permanent Catégories : Dieudonné : le phénomène 0 commentaire
  • L’Aquarius : le furet des mers... il est passé par ici, il repassera par là...

    Soutien à l’Aquarius des milliers de manifestants en France et en Europe

                           ... ils réclament une nouvelle immatriculation pour le bateau humanitaire l'Aquarius et des mesures européennes pour venir en aide aux migrants.

     

                                                                 ***

    Qu'il soit ici  permis de dire avec le plus grand sérieux ce qui suit :

     

                      Le personnel de l'Aquarius devrait être interpellé et mis en examen pour recel et complicité dans le trafic d'être humain ; les responsables de la destruction de la Libye jugés pour crime contre l'humanité et crime de guerre, à savoir : BHL, Sarkozy, Cameron et Obama (le maître d'ouvrage) ; et les avoirs du milliardaire "disrupteur" George Soros (droits de l’homme à la sauce UBER) qui finance l'Aquarius entre autres pseudo ONG, gelés.

     

    Tenez-nous au courant  SVP !

     

    Pour prolonger : 

     


                                         

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  • L'Art africain : plus d'un siècle de redécouverte...

     

     

              Qui dressera le chapiteau d’un monde qui nous abritera tous ?

     

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                   Et si l’art africain était là aujourd’hui pour nous consoler de l’art contemporain fossoyeur de l’art moderne tout au long du 20e siècle ?

    Pour s'en convaincre il suffit d'évoquer l'art brut (une bonne partie de la production), le pop art, l’art conceptuel et autres complaisances dans lesquels on trouvera le refus de l'effort et d'un travail dispensés pour une finalité bouleversante et incontestable dans sa maîtrise et son inspiration, témoin indiscutable d‘années de recherche et d’apprentissage solitaires et têtus... ainsi que le rejet de l'abnégation et du sacrifice avec ses conséquences matérielles et sociales car l’art ne nourrit toujours pas son homme !

    Aujourd’hui, cet art africain, tel qu'il nous a été révélé à partir des années 20, semble représenter un véritable refuge pour tous les déçus de l’art contemporain.

     

    ***

     

                     Si Gobineau au 19e siècle attribue la paternité de l’Art à l’Afrique, et plus encore à l'heure où l'origine africaine de l'homme moderne est maintenant scientifiquement établie… l'Art africain n'est-il pas une redécouverte de nous-mêmes ?

                    Mais alors, que pense cet art ? Et qui le pense ? Que regardent-ils tous ces visages sculptés dans le bois ? Ces bustes ? Ces masques, que cachent-ils ? Quel regard adresse-t-il et à qui ? Et puis enfin : qui es-tu toi qui les as sculptés ? Quel est ton nom ? Ton visage ? Quelle a été ton existence ?

                     Comment se faire une idée au plus près de leur intimité de toutes ces figures ? Une origine géographique déterminée, la désignation d’une ethnie en particulier, d’un roi, d’un royaume, suffisent-elles à nous apporter une compréhension de ce qui nous est donné à regarder cause d’un attachement qui se voudrait confraternel et quasi-universel ?

     

                  Les surréalistes ne s'y sont pas trompés ; ils furent très tôt les meilleurs clients des marchands d'art africain ( Charles Ratton entre autres marchands) car, bien que l’art africain ait laissé en particulier André Breton indifférent, ce dernier a su toutefois résumer tout l’intérêt du mouvement surréaliste pour cet art : «... ces objets-dieux dont nous jalousons très particulièrement le pouvoir évocateur que nous tenons pour dépositaires, en art, de la grâce même que nous voudrions reconquérir. »

    Pour ce groupe, l’art africain c’est déjà la surprise et l’émotion, le choc esthétique et la rupture qui font cruellement défaut à l’art contemporain aujourd’hui : 

                "Les peintres et les sculpteurs aussi voyaient dans cet art africain la confirmation de leurs théories cubistes, engagés qu’ils étaient dans des expérimentations révolutionnaires. Les artistes de l’avant-garde sont néanmoins loin d’être les premiers à estimer l’esthétique des objets rapportés des colonies. Avant eux, ethnologues et amateurs ont contribué à faire évoluer les mentalités et à sortir de l’approche racialiste et hiérarchisée du 19è siècle."

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                  Discipline ethnologique, musées ethnographiques, face publique d’une politique nationale impérialiste… c’est la colonisation qui aura donc révélé au monde l’art nègre avant de l’assassiner.

    Déjà en 1937, Charles Ratton un des plus grands experts et marchands d’art africain et océanien des années 30 écrivait : « La sculpture nègre est morte maintenant, avec les dieux. C’est pour les touristes que sous peu d’années s’exécuteront les tam-tams et les danses. »

    De cet art africain, Jean Rouch ressuscitera quand même quelques uns des dieux qui veillent encore sur le fleuve le Niger et ses pêcheurs et leurs familles.

    Il est vrai que dans les années 30,  les cultures dont sculptures et masques sont originaires étaient à l’agonie ou mortes. Resnais et Marker dans «  Les statues meurent aussi » dresseront une anthologie de ces œuvres tout en condamnant le sort des populations en Afrique-occidentale française.

    Ratton, Rouch, Marker... une autre figure a occupé une place importante dans la révélation de cet Art : Madeleine Rousseau de l’association APAM (musée et culture pour tous !) née du Front populaire en 1936 et rédactrice en chef de la revue Musée Vivant débute sa collection des arts africains et océaniens à la fin des années 30. Elle inscrira le monde noir au tableau de l’association.

                       

                   Rois et royaume de Danhomè, divinités guerrières, Bénin, Nigéria, République démocratique du Congo, Cameroun… cuivre, bronze, ivoire, bois, feuilles d’argent, perles et cauris, raphia…

                  "L’art africain, très en vogue à New-York dès 1917, joua un rôle important de promotion d’une fierté identitaire afro-américaine. Certains membres du mouvement culturel noir américain devinrent eux-mêmes actifs sur ce marché de l’art."

    Fétiches, objets magiques, totems, poteaux, masques, sculpteurs inégalés sur bois et sur ivoire, dès les années 30, et des années durant, la demande en biens culturels africains qualifiés de « objets sauvages » (la sauvagerie, une vertu infiniment désirable chez les surréalistes, signe d’un sous-développement chez d’autres) dans les annonces publicitaires des marchants, sera nettement supérieure à l’offre.

    D’où le pillage d’une grande partie du continent par des prédateurs sans considérations éthiques. L’interdiction de l’exportation illicite des biens culturels africains sera rendue effective par l’UNESCO en 1972 seulement ; et les principaux pays importateurs – la France en particulier -, ne ratifieront que dans les années 90 cette convention à l’exception des USA.

     

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                   Culture et histoire – mystères de l’art africain -, contre perfection formelle ? Ethnographie ou bien, histoire de l’art  et des beaux-arts qui plus est ? Connaître et comprendre ou bien, plus simplement, ne considérer qu’une seule dimension esthétique ?

    Alioune Diop fondateur de la revenue « Présence africaine » écrit en 1951 à propos de l’acquisition de cet art africain par des collectionneurs, marchands et experts : « Ces œuvres ne vous sont pas destinées. La subjectivité du Noir anime leur présence d’une valeur qui découle de son génie, de son histoire, de son isolement. Le public d’Europe leur confère une autre signification assez théorique et liée à ses propres besoins spéculatifs et idéologiques ».

    Confronté à des commentaires à propos de l’art africain tels que «  cette imagination échevelée, satanique, cruelle, animale (sic !) faite d’exaltation, de fièvre de délire religieux et de sensualité hyperbolique » Diop souligne l’ignorance du public et souvent aussi, des collectionneurs et marchands, des structures sociales et des croyances religieuses qui leur donnaient fonctions et sens à cet art :

                      "Très tôt, une double identité est projetée sur les œuvres africaines : provocatrices de modernité, elles sont aussi simultanément perçues comme des antiquités ; voie d’évolution et non de régression pour les artistes et galeristes (Brummer, de Zayas dans les années 30), ces œuvres continueront néanmoins de subir les préjugés liés à l’Afrique et aux Africains.

    Des visiteurs et des visiteuses pouvaient s’offusquer à propos de statuettes jugées obscènes (sexes en érection, poses jugées indécentes), elles étaient très vite retirées des expositions.

    Aussi, nombreux sont les marchands et les collectionneurs à manipuler, couper, retirer des éléments des sculptures pour les rendre conformes à l’esthétique et aux critères du goût occidental : plus de barbe de raphia, plus de pagnes, plus de camisoles, d’ombrelles ou de gris-gris. Les éléments de l’art africain sont alors rendus propres et brillants comme des meubles...

    Car l’attrait pour la nouveauté des formes pouvait être combiné à l’attrait pour un certain mystère. Si le regardeur occidental n’en saisissait pas le sens originel, il pouvait néanmoins y projeter l’image d’une Afrique fantasmée, d’un monde inconnu, souvent ingénu, accès possible à une simplicité et une naïveté perdues que les premiers collectionneurs pensaient percevoir dans ces objets. Les œuvres africaines devenaient les réceptacles d’une large part « de subjectivité, d’emphase mal interprétée et de spéculations romantiques. Cette forme d’appréciation se situait entre la condescendance et la nostalgie d’un passé plus proche de la nature. Ces deux sentiments – mélange de certitude d’une supériorité morale et de paternalisme pour le premier, et association du mode de vie des peuples non occidentaux avant l’enfance de l’humanité pour le second -, puisent leur source dans l’idéologie impérialiste, dont l’intérêt était bien entendu de mettre en avant et d’exacerber les différences et la dichotomie entre le sauvage et le civilisé."

     ______________

     

    Tous les écrits en italiques se rapportent à l'ouvrage édité à l'occasion de l'exposition "Charles Ratton - l'invention des arts primitifs" du quai Branly en 2003. L'ouvrage est disponible à la librairie : "Mona lisait" rue du fbg saint Antoine - Paris

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  • La dernière vague

     

    "Alors !? On est de sortie à c’que j’vois !
    - ................

    - Mais… qu’est-ce que vous faites là sur la plage par un temps pareil, assis au bord de l’eau, un jour de Noël en plus ?

    - J’attends la dernière vague.

    - La dernière... quoi ?
    - La dernière vague, la toute dernière vague, la der des ders, celle qui immobilisera cette masse d’eau pour toujours et qui fera de cette mer... un lac.

    - Un lac ?

    - Oui, un lac. J’ai bon espoir. Je sais qu’elle viendra et je ne veux pas rater ça. Je veux être le premier à la voir, mourir, là, devant moi, sur le sable, là, tout au bord, à mes pieds, cette dernière vague.

    - C’est pas pour dire mais... ça risque d’être long. Vous pensez, la dernière vague ! Et puis, il n’est pas sûr qu’elle existe, cette dernière vague. Et c’est pas sûr non plus qu’elle vienne mourir là sur le sable, cette toute dernière vague.

    - Je ne suis pas dupe. Je sais ! Derrière, ça pousse ! Et ça va bon train aussi ! Derrière, il y a des milliers et des millions de vagues qui attendent leur tour et qui poussent ; il faudrait pouvoir intervenir très loin, en amont, loin derrière, pour identifier non pas la dernière mais la première vague, la toute première vague, et la neutraliser pour que ce mouvement cesse enfin.

    - Si j’étais vous, je ne compterais pas trop dessus, même un jour de Noël.


    - Elle viendra. Je vous le dis. Il faudra bien que ce mouvement cesse un jour. C’est pas Dieu possible ! Vous avez vu toutes ces vagues, là au bord ! Car... c’est tout au bord qu’il faut regarder. Là, à nos pieds. C’est là qu’il faut les observer car c’est là que la dernière vague viendra mourir. C’est là qu’elle viendra s’échouer.

    - S’échouer ? Dites, une vague, c’est pas une baleine !

    - Je vous dis qu’elle viendra cette dernière vague s’échouer... là ! Oui ! Là, à mes pieds. Tout a une fin. Tous les mouvements, quels qu’ils soient, cessent un jour leur mouvement. Regardez, les pendules, par exemple ! Il n‘y a pas de raison qu‘il en soit autrement avec les vagues. Je vous dis qu’une vague peut s’échouer tout comme une baleine ou une pendule. Alors, elle s’échouera, cette vague et en s’échouant, cette vague sera la dernière vague et... cette toute dernière vague fera de cette mer un lac.

    - Bien ! Bien ! Mais pourquoi est-ce si important pour vous ?

    - S’il existe une chance sur un milliard pour que je sois le témoin d’un tel évènement, eh bien, je veux être là le jour où ça arrivera. Voilà tout."

    ___________________

     

    Extrait du titre : "Confessions d'un ventriloque" - chapitre 4

     

    A propos de l'ouvrage : cliquez Confessions

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  • France 2 : les petits meurtres d'Agatha Christie....

    les petites meurtres d'agatha christie,

     

                           Un trio d'une qualité rare, sinon unique ; écriture, dialogues, mise en scène, direction des acteurs, costume, décor ... tout est là : intelligence et talent ; il ne manque rien : rythme ( grâce à un montage serré) et écriture qu'un Billy Wilder n'aurait pas reniés, assurément !

    Un travail impeccable donc, courageux car risqué : loufoquerie sur fond dramatique déployée au premier degré sans cabotinage indulgent ; un premier degré qui sonne juste. Pari gagné !

    D'un parti pris d'une modernité décapante, on en oublie Agatha Christie ! et c'est très bien comme ça.

    La télé - le service public qui plus est -, n'a pas été capable de présenter un tel travail d'orfèvre depuis des lustres ! Dernière prouesse : la série PJ, voilà 15 ans, dans laquelle on pouvait trouver la même application, la même exigence autour d'un casting d'une justesse ... miraculeuse ? 

                   Mais alors, doit-on dès maintenant penser au deuil qu'il nous faudra porter lorsque France 2 décidera de mettre fin à ce casting ?

     

                                                                     ***

                  Vite ! sans attendre : que cette série soit primée comme elle le mérite car il est de la plus haute importance que l'excellence soit récompensée. 

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  • Premier... il sera le dernier : Charles Aznavour

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                    Dès les années 50, et plus tard, à sa maturité, ainsi qu'au plus fort de son influence et de sa domination dans les années 70 et 80, Charles Aznavour aura été le chroniqueur des chambres à coucher, là où les couples se font et se défont : drame de la vie conjugale... union, désunion, trahison et ruine. Faut dire que cet artiste n'a jamais su se résoudre à "quitter la table" même et surtout "lorsque l'amour est desservi..."      

    Authentique artiste populaire, aujourd'hui universel, faisant l'unanimité, ce petit homme (par la taille) a tout osé. Fils d'immigrés arméniens, de lui, il a tout inventé, tout créé... de lui et de son Art (1).

    Auteur-compositeur-interprète d'une comédie humaine qui n'en a jamais fini avec l'enfer et le paradis, la chute et l'ascension, il aura hissé le music-hall jusqu'au sommet ; même si l'émotion, et parfois la rage des sentiments, se sont peu à peu étiolées au fil des ans et de sa carrière internationale (2).

     

                                         "La foi... avoir la foi... ce métier c'est comme une religion"

     

                    Alors jeune adulte au physique ingrat et au timbre de voix impossible - voix qui refusera longtemps de se laisser dompter -, attendant son heure avec patience et travail car la nature n'en fait qu'à sa tête, le petit Aznavourian, sur les planches dès l'âge de 9 ans, mettra près de 40 ans à devenir le grand Aznavour, une fois proche de la cinquantaine,  prêt, fin prêt, au diapason d'une présence et physique et vocale maintenant irrésistible : enfin !        

    Dans une carrière menée tambour battant, en expert, jusqu’à ameuter le monde entier (dès les années 50, Aznavour travaillait déjà à la traduction en langue étrangères de ses chansons), les textes du maître couvriront tous les âges de la vie et tous les personnages : la femme, la mère, l’épouse, le mari, l’amant, le père de famille… ils évoqueront toutes les conditions, riches et pauvres, les minorités (Les immigrés), la condition homosexuelle des années 70 (Comme ils disent), les affres du Rideau de fer (Camarade), le compagnonnage fraternel (Au nom de la jeunesse – Nos vertes années) bucolique et juvénile.

    D'où l'universalité de la thématique, de toutes les thématiques aznavouriennes porteuses d'un potentiel de carrière sans frontières. 

     

                       "Ma vie c'est mon métier ; si je ne travaille pas je ne vis pas. Je suis plus ambitieux que... âpre au gain."

     

                 Artiste composite, artiste de la synthèse, sans aucun doute la marque des plus grands, Aznavour combinera un Jacques Brel à fleur de peau avec son cœur à vif (Je bois), l’esprit caustique d’un Brassens avec l’appui de l’auteur Bernard Dimey, la fantaisie poétique d’un Trenet, la figure malingre d'une Edith Piaf que la vie a ravagée et qui lutte encore debout faisant face… et puis le cabaret, temple des premières années d’un Léo Ferré, avec l’intérêt qu’il portera aux poètes de la bohême, la vraie, celle de la faim : André Salmon entre autres… auquel il offrira une de ses plus belles mélodies.

    Car, force est de constater qu'il y a plusieurs Aznavour : de "Napoli chante" - rengaine populaire -, à "Le chemin de l'éternité", "Comme ils disent", "Les enfants de la guerre" et beaucoup d'autres. 

    Du swing des années 40 aux musiques jazzées des années 50, au twist des Yéyés, puis, après mai 68, le col roulé du chanteur à texte, avant d’embrasser les années 70, années glamour - paillettes, coupe et tissu Ted Lapidus aux motifs extravagants, aux couleurs impossibles d’une élégance pourtant inégalée -, en traversant toutes ces époques, toutes ces modes sous la contrainte et le danger d’une relégation et d’un oubli toujours possibles, d'une ambition colossale qui ne connaîtra jamais de repos faute d'assouvissement - plus, toujours plus de succès, de notoriété, de célébrité sur tous les continents -, Aznavour n’a jamais lâché la nécessité d’une qualité irréprochable, textes et mélodies, travaillant avec les meilleurs arrangeurs de son époque (Paul Mauriat, Raymond Lefèvre, Christian Gaubert, Del Newman, Kenny Clayton, Marvin Hamlisch) au côté de son beau-frère compositeur hyper- doué, Georges Garvarentz. Et si les modes, d'importation principalement anglo-saxonnes, ont pu un temps menacer son Art, il les aura toutes domestiquées et dominées avant de les laisser loin derrière lui car "le style Aznavour", indémodable,  c’est un cocktail savamment dosé :

     

    - Un visage sans frontières, aux mille kilomètres parcourus et dont l'histoire semble bien plus grande encore que les yeux qu'il abrite et ce regard inquiet, agité, comme aux abois...

    - Un corps chétif qui menace toujours de basculer, oscillant, jamais vraiment stable : c'est ce corps-là qui porte la voix...

    - Une voix, un souffle et un phrasé hors norme... une technique vocale plus proche d'une tradition propre à la musique classique (lied et opéra) que de la chanson dite de variété...

    - Une gestuelle qui trahit une tension, un désir et une impatience : être entendu et convaincre...

    - Un texte impudique qui ne renonce jamais à dire dans le fond comme dans la forme, ce qui est le plus souvent tu ; texte ciselé pour servir un thème récurrent, véritable marque de fabrique de l’artiste : la déception amoureuse et l’usure des sentiments...

    - Une structure mélodique à la fois savante (classique) et populaire (traditionnelle), métissée à grand renfort d'appoggiatura, de turns, de mordants et autres ornements musicaux que l'on peut aisément retrouver dans tous les chants traditionnels, toutes civilisations confondues, de l'Irlande à l'Asie, en passant par le Maghreb, le Proche et Moyen-orient...

    - Une structure harmonique et une orchestration, ou bien plutôt une couleur harmonique et instrumentale, d’une efficacité redoutable entièrement dévouée au texte...

     

                  ............Corps, voix, gestes, texte et musique comme autant de personnages d’un théâtre de l’intime, mêlant sublime et catharsis, Aznavour est à la chanson ce que le théâtre est à l'expérience humaine : notre expérience à tous car, personne n'échappe à Aznavour. Et l'on y revient toujours à la première alerte amoureuse comme un amant sur les lieux de sa dernière conquête ou défaite, c'est selon. Et l'artiste le sait avant même que son public n'en fasse l'expérience jubilatoire ou bien amère.

     

                           "Dites-moi que je suis mauvais que je sois meilleur encore !"

     

                  Il convient d'insister sur le point suivant : ce qui fait "Aznavour, l'artiste et le chanteur", c’est aussi et c'est surtout le destin qui fut le sien ; car, Aznavour ce n’est pas que de la chanson ! Au sommet un demi-siècle durant, au sujet de cet artiste, on peut être tenté d'évoquer un concept, nietzschéen de surcroît, que l'on pourrait expliciter comme suit : « Deviens qui tu es... quels que soient les handicaps qui sont les tiens ! » pour une réussite hors-norme d'une dimension planétaire, respecté et parfois même adulé par les plus grands de la scène artistique mondiale ( de Dylan à Kravitz), toutes écoles et tous styles confondus - il suffit de se reporter à la liste des artistes qui ont chanté ses chansons, et ce dans toutes les langues (3).
     
     
                     "J'ai réussi là où c'était le plus difficile ; aussi, je suis content de moi. J'espère qu'un jour je serai fier de moi."
     
     
    Si les femmes ont porté cet être fluet, fragile, toujours malheureux en amour, les hommes n'étaient pas en reste ; et si la réussite exceptionnelle d'Aznavour qui a défié tous les pronostics et tous les verdicts, suscite autant  de respect chez les uns et de fascination chez les autres indépendamment de son répertoire "proprement chanté" c'est aussi pour la raison suivante : cette réussite est en secret le fruit de la somme de tous les échecs, de toutes les déceptions et de tous les regrets de chacun d'entre son public (artistes chanteurs y compris), considéré individuellement et collectivement donc car... "Who dares wins !" Contrairement à ceux qui ont hésité puis renoncé, Aznavour a tout osé et tout gagné... ou presque, destin accompli, et ce sans que personne n'y ait perdu quoi que ce soit ; d'où le caractère consolateur ( galvanisant et émulateur pour tant d'autres) de cette réussite pour tout un chacun dans l'intimité de son histoire ; ce que tous n'ont pas pu ou su réussir, Charles Aznavour l'a accompli.
     
    Pour cette raison, ce qui fait qu’Aznavour ne laisse personne indifférent, c’est son parcours et cette réussite maintenant mythique dans le cadre d'un destin individuel, tout en gardant à l'esprit un déterminisme social difficilement contournable : d’où il vient , d’où il est parti - avec quels atouts, ou bien plutôt .... avec quels boulets aux pieds -, et sa destination : là où il est arrivé ; réussite hors-norme qu'il convient de rappeler, réussite au bout de 20 ans de travail acharné alors que d’autres étaient prêts dès leurs premières prestations, dès leur plus jeune âge... dans les années 60 en particulier où le culte de la jeunesse destiné à servir les intérêts d'une société consumériste du "tout marchand", triomphera sans conteste.

    La marque d'une confiance en soi inébranlable sans l'ombre d'un doute, cette patience, cet acharnement : là encore, une confiance hors-norme. D'autres, exaltés et naïfs, affirmeront : "C'était écrit ! Aznavour ne pouvait que triompher !", oublieux du fait suivant :  si la réussite est réservée à quelques uns, gardons à l'esprit que l'échec est à la portée de tous, même de ceux qui ont réussi.  

     
    C’est bien là ce sur quoi il est important de mettre l’accent : sur le fait que... né Shahnourh Varinag Aznavourian, à l'artiste, 40 années seront nécessaires pour porter le nom « Charles Aznavour » et régner en maître sur la scène francophone et sur toutes les scènes du monde entier ; d'où l'importance de sa contribution qui ne pouvait, dans ces conditions, n'être qu'exceptionnelle... fatalement : en effet, Aznavour a hissé le music-hall et son public jusqu'au sommet ; le music-hall tel que des salles comme Bobino, l’Alhambra ou l’Olympia l’ont un temps porté et permis tout le potentiel de développement de son expression. 
     
     
                                               
     
     
                 "Je suis étranger de souche ; ma langue c'est le français ; mon pays c'est ma langue ; voilà pourquoi j'ai choisi la France"
     

                      Une présence scénique d'une intensité tout intérieure jusqu'au trop-plein dont il faut se libérer, les textes des chansons de cet artiste n’auront rien à envier à quiconque (excepté à Léo Ferré et à Claude Nougaro... tout en gardant à l’esprit que Ferré demeure le seul véritable poète - poète de plein droit -, de la chanson d'expression française).

    Beaucoup moins cabotin finalement qu'il ne l'a chanté dans un répertoire de près de 1400 chansons aux textes dépourvus d'amertume et d'aigreur..., lucide, Aznavour savait reconnaître ceci : "Je ne suis pas un poète... disons que les textes de mes chansons ont parfois des tournures poétiques") ; et déplorer cela : qu'en France, et contrairement à un Brassens et à un Charles Trenet, l'on n'ait vu en lui qu'un artiste de variété, même si ... le plus grand d'entre eux ; en effet, toutes les académies ignoreront (d'autres préféreront le verbe "snober") la qualité de son écriture et son apport.

    Eternel challenger pour lequel il n'y a pas de réussite dans la durée sans la pratique d'une ascèse quotidienne, sans relâche, pourtant favori et sans rival - toujours plus de travail, toujours plus d'entêtement ! -, lutteur acharné, compétiteur-né, sacrifiant tout à son métier (sa famille a-t-elle pu s'en plaindre ?), plus d'un demi-siècle durant, sûr de son talent et de la nécessité de son succès... tel un impératif catégorique, nul autre que cet artiste ne se sera autant construit sur l'échec et sur ce succès qui tardera à venir après 27 ans passés sur les planches - depuis l'enfance -, sur des critiques assassines qui le forceront à se hisser jusqu'au sommet de son Art - car il n'y a pas d'art mineur mais seulement des artistes mineurs -, jusqu'à produire les meilleurs textes, les meilleures mélodies et les meilleurs arrangements. 

                    Stratège et tacticien hors pair, esprit de conquête jamais rassasié - toujours plus de public, toujours plus de pays, toujours plus d'influence et de domination -, premier dans une carrière internationale de plus de 60 ans, celui qui « voulait chanter jusqu’à cent ans »  aura accompagné jusqu'à leur dernière demeure plus de deux générations de chanteurs : de Piaf à Bécaud en passant par Yves Montand, Claude François et Michel Delpech, Brel et Brassens, et plus récemment Johnny Halliday ; à l'international : Franck Sinatra et Sammy Davis, jr. D'une longévité hors du commun - à l'âge de 92 ans, Charles Aznavour se produit encore sur toutes les scènes des Capitales du monde entier -, TIME Magazine et la chaîne CNN l'ont récemment élu "Artiste du siècle" devant Elvis et Bob Dylan.

                  Toujours sur son 31, si Aznavour est le plus grand hommage qu'un artiste de music-hall puisse rendre à son public, il est aussi et surtout, sans l'ombre d'un doute... le dernier tragédien de la scène artistique populaire mondiale.

     

     
                                 

                               ("Le chemin de l'éternité" -  1955 - version 1972 - texte prémonitoire ? )

     
                                        

     

    1 - Néanmoins, Aznavour reconnaît la filiation artistique suivante : Maurice Chevalier pour la carrière internationale, Charles Trenet pour les textes et Piaf pour la dramaturgie scénique.

     

    2 - Sa carrière anglo-saxonne n'a rien arrangé : elle aura fait de lui un show-man, et pire encore... un crooner ; comme quoi, la chanson française n'a rien à gagner au contact de la langue anglaise !

     

    3 - "Aznavour ça fonctionne" dans toutes les langues ou presque... dans toutes les traductions quand elles sont bonnes... ce qui n'est pas toujours le cas, en anglais notamment même s'il faut reconnaître que, paradoxalement, certaines traductions (anglaises... !!!) viennent enrichir la version française et non l'appauvrir.  

     

                                       ____________________________

     

     

    Aznavour à travers le monde

     

    Une version de "Comme ils disent" par le transformer Lola Lasagne

     

     
                     

     

    Roy Clark dans une interprétation de la version anglaise de "Hier encore".  

     

     

     

    Ray Charles... La Mamma

     

     

     

    Nina Simone : "Tomorrow Is My Turn" sur la mélodie de "L'amour c'est comme un Jour"

     
    Bob Dylan dans la version anglaise (The times we've known) de "Les bons moments"

     

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  • Charles de Gaulle : amnésie et complaisance

                       La Cinquième République a 60 ans : osons un regard en biais sur son premier, seul et dernier chef d'Etat : Charles de Gaulle, selon le principe qui veut que rien n'éclaire autant la vérité que le dévoilement du mensonge même et surtout par omission.

    de gaulle,algérie,mai 68

                      De Gaulle par-ci, de Gaulle par-là... à l'heure où les souverainetés nationales sont malmenées par une construction européenne tentaculaire, profondément autoritaire et méprisante, ci-après, quelques rappels de faits historiques indissociables d'un personnage que d'aucuns voudraient univoque et qui, semble-t-il, force l'admiration avec une complaisance surprenante et parfois même, un enthousiasme déplacée ; enthousiasme symptomatique d'une mémoire défaillante ou bien, sélective à dessein ?

     

     

    ***

     

    Le 9 septembre 1944, un gouvernement d'unanimité nationale est constitué sous la présidence de Gaulle jusqu’en janvier 1946.

     

    1945 - Massacres de Sétif, Guelma et Kherrata : répressions sanglantes d'émeutes nationalistes dans le département de Constantine, en Algérie française.

    8 mai 1945 : fin des hostilités et la victoire des Alliés, un défilé est organisé. Les partis nationalistes algériens, profitant de l'audience particulière donnée à cette journée, décident par des manifestations d'abord pacifiques de rappeler leurs revendications patriotiques. Un policier tire sur un jeune Algérien tenant un drapeau de l'Algérie et le tue, ce qui déclenche des émeutes entre Algériens et Européens, avant que l'armée n'intervienne.

    Il y aura parmi les Européens plus d'une centaine de morts et autant de blessés.

    Après l’intervention de l’armée, en représailles, le nombre des victimes autochtones (algériennes), est difficile à établir aujourd’hui encore ; les autorités françaises de l'époque fixèrent le nombre de tués à 1 165 ; pour les historiens, le nombre varie de 8 000 à 15 000 victimes.

     

    ***

     

    Le 29 mai 1958, René Coty fait appel à Charles de Gaulle qui deviendra ainsi le premier Président de la Vè République.

     

    Guerre d'Algérie : dès 1959, de Gaulle en revient à une solution classique de répression militaire ; jusqu'à l'hiver 1961/62, il choisira de poursuivre la guerre, au prix d'un accroissement de l'usage de la torture. Jusqu'à la fin de 1961, la lutte contre le FLN est menée avec autant de vigueur, et même davantage, qu'auparavant : selon Constantin Melnik, conseiller spécial de Michel Debré chargé de coordonner les services secrets, il y eut environ 500 assassinats politiques entre 1958 et 1961.

     

    Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1961 à Paris, au lendemain de l'assassinat de policiers par des militants du FLN, une manifestation, interdite par les autorités françaises, fut organisée : les manifestants algériens protestaient contre le couvre-feu imposé en métropole aux ressortissants d'Afrique du Nord. Cette manifestation fut férocement réprimée. Selon l'historien Alain-Gérard Slama, le chiffre total est de l'ordre d'une centaine de victimes. Le préfet de police Maurice Papon couvrira ses policiers et le gouvernement l'ensemble de ses fonctionnaires.

    Quelques mois plus tard, le 8 février 1962, toujours à Paris, lors d'une manifestation interdite, huit manifestants « français » contre la guerre d’Algérie sont tués par les forces de police au métro Charonne et un autre mourra à l'hôpital ; on retrouvera le même duo : de Gaulle et le préfet de police Maurice Papon.

     

     

    ***

     

     

    26 mai 1967 : grève et massacre en Guadeloupe : des ouvriers du bâtiment réclament 2% d’augmentation et la parité en matière de droits sociaux.

    Alors que des négociations sont en cours, des CRS prennent position. Très vite, la tension monte. Les CRS lancent des grenades lacrymogènes pour disperser la foule et chargent à coup de matraques, à coups de crosses... et à coups de pieds. Le massacre qui s’ensuit fera 87 victimes civils guadeloupéennes (Papon auait-il été muté aux Antilles ?!) tués par des gendarmes et parachutistes français.

     

                   Décidément...

                   A la lumière des tous ces faits tragiques, force est de constater que… tout comme Racine et Shakespeare - mais sans le génie de ces derniers... de GAULLE TUE BEAUCOUP !

     

    ***

     

                    En Mai 68, au cours de la plus grande grève dans l'histoire du mouvement ouvrier français, on retiendra que l'on ne doit l'absence de bain de sang qu'à un Préfet de Police nommé Maurice Grimaud qui a succédé à Maurice Papon et à un Georges Pompidou, (sans oublier, côté étudiants, le fait que les parents des fils et filles de Mai étaient gaullistes), alors que le Général de Gaulle avait clairement fait savoir (on ne se refait pas, manifestement !) que la police ne devait pas hésiter à tirer sur les manifestants-grévistes pour rétablir l’ordre (se reporter aux mémoires du préfet Grimaud : En mai, fais ce qu'il te plaît).

    Avec ces derniers événements…

    Entre panique, incompétence et ignorance de cette France avec laquelle il n’hésitait pourtant pas à rebattre les oreilles du monde entier, ironie de l'Histoire,  et même si comparaison n'est pas raison, on ne pourra s'empêcher de penser au Pétain des années 40. En effet, de Gaulle a près de 80 ans au moment des événements de Mai : en juin, un vote de soutien tout relatif, lié au désir de l'électorat de retrouver un Etat fort, le maintiendra dans ses fonctions avant une démission précipitée dix mois plus tard ; démission sans gloire, dans une indifférence quasi ... générale ; de Gaulle n'étant déjà plus une solution d'avenir pour la société française.

     

     

    _____________

     

     

                     Haut en couleurs (celles de notre drapeau avec le rouge comme couleur dominante… celle du sang ?!) ce personnage « culte » semble forcer autant l'amnésie que l’admiration ou le dédain chez ses détracteurs ; ceux d'une gauche modérée ou à l'extrême d'une droite qui aujourd’hui encore n’est pas loin de lui reprocher de ne pas avoir tué assez.

    Aussi...

    Il serait temps que l'Histoire reconnaisse les milliers de cadavres qui jonchent le parcours de cet homme équivoque à l’autoritarisme finalement bien moins éclairé qu’il n’y paraît. Et si au royaume des imbéciles et des aveugles, les borgnes et les admirateurs sont rois, nul ne saurait nous empêcher de renvoyer dos à dos les uns et les autres pour mieux nous empresser d’emprunter d’un pas léger et confiant le chemin qui mène à un belvédère à la vue imprenable : celle des faits.

    Et pour peu qu’un kiosque à musique, non loin, nous propose une nouvelle interprétation d’un Chant des partisans qui, nul doute, au sortir de la Deuxième guerre mondiale, méritait une autre postérité et d’autres hommes avec lesquels partager cet héritage ( ces mêmes hommes qui refuseront aux peuples indochinois et algérien ce pour quoi ils s'étaient tous mobilisés contre l'ennemi nazi envahisseur)… on pourra, une fois encore, constater à quel point les héros d’hier voyagent mal dans le temps lorsqu’ils s’obstinent à vouloir encore, et contre toute raison, influencer son cours.

     

     

    PS - Dans ce billet, j’ai souhaité en priorité évoquer des événements à caractère politique : contestations, revendications, exercice d'une liberté de parole et d'action ; événements qui seuls permettent d’évaluer le "niveau" de liberté toléré par un régime ; en l’occurrence celui d’un de Gaulle.

    Au sujet de Mai 68, si ses fils et filles avaient été algériens, africains ou antillais, et si le passé nous est d’un enseignement quelconque, on doit malheureusement pouvoir légitimement penser que Pompidou aurait un peu moins insisté auprès de Gaulle pour qu’il n’y ait aucun bain de sang. Et si, sur un plan politique, de Gaulle a su se rendre indispensable tant en France qu'à l'étranger, et si ce Général a aimé la France, Pinochet a très certainement lui aussi aimé le Chili, et Staline l’URSS ; et tous deux ont su se rendre tout aussi indispensables.

    Quant à la politique de non-alignement vis à vis des Etats-Unis, celle-ci n’était pas plus louable et courageuse que celle d’un Tito vis à vis de l’URSS.

    Encore une fois, on doit pouvoir questionner ce personnage équivoque à l’autoritarisme finalement bien moins éclairé qu’il n’y paraît. En d’autres termes, plutôt euphémistiques, il faut bien reconnaître que de Gaulle, qui était un militaire et qui l'est resté, a eu beaucoup de mal avec la liberté en général (surtout quand il s'est agi de celle des autres) - la liberté d'expression en particulier -, la démocratie et la justice sociale : sous son régime, pas de redistribution des fruits d'une croissance pourtant record ; pour s'en convaincre, il suffit de se pencher sur la condition ouvrière avant Grenelle : salaires, droits des travailleurs et syndicaux. Et s’il lui est arrivé d’avoir une très haute idée de la France - une France sans Peuple ? -, c’était très certainement parce qu’il avait une très, très haute idée de lui-même et de la classe dont il était issu : une classe née pour guider, diriger...

    Devinez qui ou quoi ?!

    Des oies, ou bien plutôt... pour rendre à de Gaulle les propos qui lui appartiennent : des veaux.

     

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