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Serge ULESKI - art, essais, écriture et littérature - Page 2

  • De la liberté de penser – liberté d’expression et droit à l'opinion

     

     

    de la liberté de penser – liberté d’expression et de diffusion …

                  Si la liberté d’expression est si mal défendue c’est que nous sommes très peu nombreux à en avoir besoin puisque la vaste majorité des individus a tendance à penser comme il leur est demandé de le faire.

    Faut bien dire que penser demande un vrai effort ; penser va à l'encontre de l’homme dit « moderne » depuis que  les médias s’en chargent à toutes les heures du jour et de la nuit.   Penser est devenu pénible, épuisant. On évite, on résiste autant qu'on peut, on freine des quatre fers, tellement ça ne nous ressemble pas ou plus ;  et c'est sans doute la raison pour laquelle, penser c'est penser à rebrousse-poil, toujours ! Et personne ne vous remerciera pour l'avoir fait car alors, vous serez leur mauvaise conscience à tous puisque penser c'est penser contre tous ceux qui ont jeté l’éponge et qui ont renoncé à cet effort, le plus souvent à leur insu ; et ça en fait du monde : tous ceux qui pensent avoir de bonnes raisons d’ignorer qu’ils ont renoncé à penser.

    On pourra le regretter puisque ceux qui font un usage étendu de cette « liberté d’expression » sont les derniers à pouvoir la défendre faute de moyens et de réseaux d’influence ; en effet, ceux qui ont les moyens de la censure sont sans commune mesure bien plus à même d’obtenir gain de cause, et ce en toute impunité et confidentialité, alors que la liberté d’expression devrait protéger ceux qui en ont le plus besoin ; précisément ceux qui dérangent, choquent et scandalisent.

    A noter aussi le fait suivant : rares sont les intervenants et les militants qui sévissent sur Internet qui ont compris combien la diversité des points de vue permet seule de prendre conscience de la complexité des enjeux et de la nécessité de l’expression de cette complexité qui a pour corollaire : la protection et la diffusion des opinions les plus téméraires, les plus polémistes. Vraiment : de prendre connaissance de tout ce qui se pense, de tout ce qui est pensé est aujourd’hui une exigence absolue (1).

                    Rappelons-le une nouvelle fois :  la liberté d’expression ainsi que la diffusion de cette expression sont souvent remises en cause car  très peu de nos concitoyens y ont recours, soit par crainte (la liberté est anxiogène) soit par ignorance : «Comment ça ? Tout ce qui nous est donné à comprendre n’est pas tout ce qu’il faut savoir ? » ; peu nombreux la défendent puisqu’il n’est pas donné au premier venu de déranger, de choquer et de scandaliser ; sans oublier ceux qui ne se risquent que trop rarement à dire la vérité alors que sans liberté d’expression (liberté dans le sens « être à l’abri de toute sanction ») , aucune vérité ne peut être énoncée. C’est le règne du mensonge par omission et du mensonge tout court qui sévit alors. D’autant plus que liberté d'expression, la liberté d'information... c'est ici et maintenant dans une démocratie qui fonctionne et sûrement pas dix ans après les faits car, à enquêter sans péril, sans coup férir, on informe sans gloire.

                Si les marges d’exercice de cette liberté varient en fonction des supports de diffusion -  pratiquement en extinction dans la presse, (une presse pourtant déficitaire car sans lecteurs), la radio et la télévision de masse, médias privés comme publics, la parole autorisée étant hyper-consensuelle et tous les salariés en accord avec cette parole - c’est d’ailleurs le premier critère de leur recrutement et de l’avancement de leur carrière cette adhésion !) ; parole en conformité avec ce que leurs propriétaires ou gestionnaires souhaitent voir, entendre et lire…

    L’arrivée d’Internet nous a permis de réaliser que le talent, le courage et cette soif toujours inextinguible de savoir et de compréhension ont le vide en horreur ; c’est Internet qui comblera ce vide abyssal.  Paradoxalement, ce sont  les GAVAM (prioritairement sur Facebook et Youtube) qui le permettront (2).

                  Autre nuance, autre réserve : il est vrai que cette liberté varie en fonction de l’audience des supports concernés, et plus encore, en fonction de l’audience, de la réputation et de la notoriété de cette parole : une parole à forte audience sera beaucoup plus surveillée ; une parole à l’audience quasi confidentielle ( de quelques centaines de vues et entendues) jouira d’une plus grande liberté.

    Il faudra aussi tenir compte des sujets traités par cette parole qui réclame la protection de la loi ; si un sujet a pour acteurs des gens puissants et influents… il y a fort à parier que l’exercice de cette liberté fera l’objet d’une restriction plus forte, jusqu’à la répression. En revanche : contre des minorités discriminées et méprisées, ce sera : impunité totale… voire même des encouragements – (3).

     

    ***

     

                   Liberté, liberté, liberté… qu’est-ce que la liberté d’expression ?

    Depuis la nuit des temps, la liberté d'expression des uns a toujours trouvé asile chez la dictature des autres (4). Car la vraie question est la suivante : qui dénonce qui, quoi et où. Pour cette raison, telle dictature n'est pas plus ni moins une dictature que  telle démocratie : tout dépend de ce qu'on y dénonce dans chacun des deux systèmes de gouvernement. Quant aux sanctions contre ceux qui se risqueraient à faire un usage étendu du droit à l'expression d'une opinion, depuis trente ans, les dites démocraties n’ont vraiment rien à envier à tous les régimes autoritaires de par le monde, ni cette Europe au service d'une mondialisation sans honneur et sans courage en faveur d'une politique étrangère abjecte.

    Mais alors, qu'est-ce donc que la liberté d'expression ? 

    La liberté d’expression c’est un droit accordé à chacun d'entre nous par tous les autres qui ont alors pour préoccupation qu’un tel ou une telle puisse en faire un usage dont personne ne pourra restreindre la portée, excepté la loi pour peu que celle-ci consacre ce droit à une expression polémiste et parfois blessante mais toujours subversive.

    Pour cette raison, la défense de la liberté d’expression est un vrai engagement et un vrai sacrifice car défendre la liberté d’expression c’est fatalement accepter que puisse être vu, lu et entendu tout ce qu’on n’aurait jamais souhaité voir, entendre et lire.

    Il n'y a pas de liberté, il n'y a que des preuves de tolérance ; la liberté de parole de l'un est la garantie de la liberté de parole de tous. Et si chacun a la mauvaise habitude de déplorer la censure dont il est la victime sans se soucier de la censure de leurs congénères (ennemis idéologiques ?)... alors que comme on vient de le voir,  toutes les têtes bien faites savent que la liberté des uns est une garantie de la liberté de tous les autres et vice versa… c’est que cette notion de tolérance et « sacrifice » est absente chez ceux qui n’ont qu’un regret face à la censure : leur incapacité à pouvoir l’exercer sur ceux dont ils ne partagent pas les opinions.

                  Qu'il soit permis de rappeler que la société, ce n'est pas simplement l'économie et la répartition de richesses. Ce qui fait société relève aussi de notre capacité à tous de dire et d'entendre la vérité.

    Nul doute... le véritable enjeu aujourd’hui, c’est la défense de la liberté d’expression et le soutien qu'il faut apporter à tous ceux qui font vivre cette liberté en lui assignant chaque jour de nouveaux défis, en repoussant toujours plus loin ses limites jusqu'au trouble, jusqu'au malaise, pour mieux ouvrir en deux, tel un éclair le ciel d'une pensée qui ne s'autorise plus rien, terrée et morte de trouille (5).

    Aussi, le constat suivant s'impose : en l'absence d'Internet, force est de constater qu'il n'y aurait aujourd'hui plus aucun moyen de diffusion d'une liberté de penser qui ne doive rien à des médias sous influence et qui, pour leur déshonneur, ont réduit cette liberté à une peau de chagrin.

    Mais alors, est-ce à dire qu'il y aurait un ange-gardien de la liberté qui veille sur nous ? Car, s'il n'y a pas de liberté d'expression sans liberté de diffusion et de publication (là encore : merci au Net !), Internet c'est aussi la balle qu'un système verrouillé à double tour est encore capable de se tirer dans le pied, et ce à notre grande satisfaction.

     

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    Décidément, personne n'aura ce qu'il veut ! Ni eux qui ne veulent rien pour nous, ni nous qui voulons tout face à ce rien qui nous est proposé, car Internet, aujourd'hui, c'est bien toute la mémoire du  monde ! Et moins on oublie, plus on se souvient... et plus on se souvient, plus difficile est le mensonge.

     

     

    1 - Penser c’est s’affranchir ;  c’est servir un intérêt supérieur : celui de la justice. Penser, c’est penser fatalement... juste... parce que... altruiste. Penser, c’est entrer en dissidence et en résistance contre soi-même et contre tous les autres. Aussi... tout compte fait, et en comptant bien, il vaut mieux penser aussi avec l’intelligence des autres qu’avec la sienne seule car le plus souvent, c’est notre intelligence qui nous empêche de penser... si par penser, on entend se méfier comme de la peste de ce qu’on pense... qui va rarement plus loin que ce que l'on est, ce qui fait, au total, pas grand monde, reconnaissons-le !

    Et puis aussi : dites-moi ce que vous allez vous autoriser à penser et je vous dirai si votre pensée est un raisonnement ou une simple opinion, une opinion fatalement intéressée, fatalement partisane et donc, un avis de plus parmi des milliers d’autres.

     

    2 - Quoique l’on puisse dire : sur Youtube, Soral cotoie Valls , Faurisson Klarsfeld, Zemmour les Insoumis, Picasso  les fumistes de l’art contemporain, Friedman et Marx… Claude François et Pierre Boulez ; Dieudonné et Gad Elmaleh… etc…

     

    3 - Avec Charlie Hebdo et la complicité des médias, de Marianne au Figaro, où finit la liberté d'expression, où commence le harcèlement et le lynchage monomaniaque d’une communauté et d’une religion ? Toutes les Unes de Charlie Hebdo de ces dernières années qui prennent pour cibles les Musulmans et les Arabes, si elles devaient être transposées auprès de la communauté juive, homosexuelle ou les femmes, n'auraient pas tenues plus d'une après-midi : toutes auraient été condamnées pour antisémitisme, homophobie et incitation à la haine.

     

    4 - Aujourd'hui, un Français aura bien plus de liberté à s'exprimer... disons... en Corée du Nord sur des sujets sur lesquels plus rien ne peut être dit dans son propre pays ; pareillement en ce qui concerne un Coréen, mais en France cette fois-ci, à propos de ce qu'il peut être amené à dénoncer au sujet du régime nord-coréen.

     

    5 - Ci-après, deux exercices de liberté d'expression sur deux sujets d'actualité hyper-consensuels (car hyper-sensibles)...  et plus encore lorsqu'il est question d'y proposer un autre regard, une autre opinion :  Claude LanzmannSimone Veil 

     

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    Pour prolonger, cliquez : Liberté, liberté chérie

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  • Le Tour de France et son petit peuple

     

                    Exutoire sans foi ni loi, opium d'un public abstentionniste, mentalement désoeuvré, le plus souvent sans conscience politique et sociale, année après année, force est de constater qu'il n'y a plus rien à sauver dans le football - ni les joueurs, ni les supporters, ni l'arbitre - même pas le ballon ! et ce depuis des lustres d'autant plus que personne ne sort grandi d'un match de football, excepté le pire : racisme, insultes, beuverie, casse, triche et disgrâce...

                   Un seul antidote à cette calamité : le tour de France et son petit peuple enjoué, paisible et fraternel, toutes nationalités confondues.

     

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                  Ouvert à cent quatre-vingts pays répartis sur deux continents, avec en prime, un ou deux Australiens venus tenter leur chance...

    Né du sol, de la terre et de l’histoire d’un pays, la France... le Tour c’est une boucle, la Grande Boucle qui ne finit jamais là où elle a commencé : mer, montagne, plaine, vallées, cols, montées, descentes... des Pyrénéens aux Alpes, de Lille à Montpellier.

    En grappe indissociable, ou bien solitaire après une échappée, loin d’un peloton décidément trop attentiste, les petites jambes, comme ailleurs les petites mains, celles d'une ruche travailleuse aux couleurs des maillots des sponsors - et pas toujours pour un salaire en or -, veillent au grain, protègent et couvent leurs leaders pour lesquels tous pédalent. Et cinq heures de selle plus tard, les jambes aussi lourdes qu’une responsabilité quand elle est collective, le visage tuméfié, écarlate, c’est le témoignage d’un Tour de France véritable tour de force qui nous est rapporté là, dans des interviews données à bout de souffle, grimaces et douleurs, car le Tour n’épargne personne, même les plus talentueux.

     

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                 Entre deux crises et scandales autour du dopage, le Tour demeure infatigable ; depuis sa première épreuve en 1903, ce sont 2000 étapes et prologues qui ont été courus, 350 000 km, soit approximativement la distance terre-lune.

    Le Tour c’est aussi le carnaval avec sa Caravane aux milles gadgets et autres produits dérivés de sponsors qui n'oublient jamais le prix de l'investissement consenti ; une caravane privée de chameaux et de dromadaires avec pour seul désert le sable d’un bord de mer, le long d’un littoral hilare à cor et à cri, dans le bruit et la fureur de vivre le passage toujours trop court (et trop rapide en plaine) de 180 cyclistes casqués, 180 "forçats de la route" partis à l’assaut du granite, du marbre, du goudron, sous la pluie, le soleil, le vent.

    Une seconde d’inattention, une mauvaise trajectoire, et c’est la chute !

    Coppi, Bobet, Anquetil, Eddy Merckx, Poulidor, Indurain... pédalez, pédalez, il en restera toujours quelque chose !

    Trois semaines plus tard : les Champs Elysées et une légende.

     

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                 Parole donnée, contrat qu'il faudra respecter à la lettre pendant trois semaines pour quelques euros en fin de parcours pour le plus grand nombre, le Tour c'est aussi  un engagement qui ne souffrira aucune volte-face, aucun dédit : solidarité et esprit d'équipe devront tout emporter et tout remporter car le cyclisme est bien le sport le plus collectif parmi les sports individuels : seul, rien n'est possible.

                Bien que mondial, avec le Tour, le local reprend tous ses droits : du continent au village, du champion australien à l’enfant du pays, de la région, du département, du canton, de la ville d'un des coureurs que le Tour traversera au pas de charge et de course… mieux encore… une étape peut-être !

    Fabrique médiatique par excellence - 200 journalistes, hélicoptères, motos et caméras, retransmis dans plus de 180 pays (la communauté onusienne)…

    Le Tour de France c’est 100 millions d’Euros de chiffre d’affaires, une centaine de télévisions, quatre mille hommes et femmes travaillant d'arrache-pied pendant trois semaines. Commercial - mais pas plus que les autres épreuves sportives -, on oublie trop souvent que cette entreprise privée qu'est le Tour est sans doute la plus nationale qui soit. Troisième manifestation sportive la plus regardée au monde, c'est dans les années 60 que la Télévision viendra prêter main forte au Tour pour une mise en image de tout un territoire et de tout un public alors encore invisible : tables, chaises, tentes, camping-car, sous un parasol ou sous un parapluie, c’est tout un Peuple que la Télévision nous proposera comme spectacle ; celui d'un enthousiasme frénétique. 

                  Mythologie romantique, Albert Londres, Henri Decoin, Antoine Blondin et d'autres encore, célèbreront le lyrisme de cette frénésie.

    Paysages à vous couper le souffle, territoires oubliés, perdus puis retrouvés, de découverte en découverte, le Tour est sans aucun doute la meilleure des vitrines et la plus exhaustive brochure touristique jamais conçue ! Et si sept à quinze millions mobilisés autour de cet événement ne font pas une nation, pour un peu, on en viendrait presque à penser que c'est tout un Peuple qui s’est réuni là, toutes nationalités confondues, au bord des routes ou devant son écran de télévision ; tout un Peuple aux côtés d’un Tour de France réconciliateur et consolateur.


    Courir aux côtés des cyclistes, faire un bout de route avec eux, les encourager, hurler qu’ils ne doivent pas relâcher leur effort ; effort quasi sur-humain, le partager, le célébrer... témoigner, avoir été là, tout près, le jour de la victoire du grand champion... irremplaçables ils sont tous ! Car... qui peut nier le fait que sans eux, sans ce petit Peuple du Tour de France, le Tour ne serait plus vraiment Le Tour…

    Personne !

     

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                 Pacifique cet adulte qui court et hurle un « Allez ! Allez ! » altruiste et compassionnel aux côtés d’un cycliste qui rêve d’une victoire et sans doute aussi de repos ! Rien de surprenant à cela : a-t-on déjà vu des armées battre le fer, vaincre, envahir, occuper et dominer des populations entières à bicyclette ?

    Là où le football casse, insulte et agresse, le vélo - et sa plus grande fête et son plus grand hommage qu’est le Tour de France -, adoucit les mœurs et les tempéraments, et place un large sourire sur le visage d’un public qui nous réconcilie avec tous les publics et tous les enthousiasmes et tous les sports ; sourire et joie pour une célébration du courage, de l'effort et de l'intelligence tactique.

     

                Pour cette raison, aucune autre manifestation sportive de masse ne peut rivaliser avec le Tour de France.

     

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  • Claude Lanzmann, pour le meilleur et pour le pire

                    

                 antisémitisme,palestine,shoah,lanzmann,israël,politique,livresClaude Lanzmann, décédé aujourd'hui 5 juillet 2018, aura été confronté à trois peuples martyrs.

    - Le Peuple juif dont il fait partie, le Peuple polonais et le Peuple palestinien. Or, de ces trois peuples martyrs, Claude Lanzmann n'en aura reconnu qu'un seul : son peuple ! Les Polonais et les Palestiniens n'étant à ses yeux que les bourreaux du peuple juif.

    Là tout est dit ou presque ; et le mal est fait.

    A l'écoute de Lanzmann, l'être humain n'en sort pas plus humain, ni plus juste et l'avenir certainement pas plus serein ; aucun profit pour la défense d'un humanisme universaliste sans distinction ; pour s'en convaincre, il suffit de se reporter aux agissements des uns et des autres autour du chantage et de l'instrumentalisation de l'antisémitisme pour mieux tenter de dissimuler le caractère indéfendable d'un soutien à un régime étranger dont il n'y a plus rien à sauver et ainsi "criminaliser" sur un plan moral toute contestation à son propos.

    Force est de conclure que Lanzmann n'était concerné que par Lanzmann et sa "tribu". Précisément tout ce qu'il ne fallait pas faire car, alors, l'oeuvre de Lanzmann n'aura été d'aucune utilité ; en effet, elle n'aura pas permis de réconcilier toutes les mémoires ; celles de toutes les catastrophes humaines proches et éloignées.

                  

                     A ceux qui s'opposeront à ce billet - nul doute, ils seront nombreux ! - on pourra leur préciser ceci : « Rassurez-vous ! Vous venez simplement de découvrir l’exercice que l’on peut faire de la liberté d'expression, à savoir : tout ce que vous n'auriez jamais pu souhaiter entendre et lire. » Manifestement vous n'en avez pas besoin de cette liberté puisque vous semblez penser ce que tout le monde pense sur un sujet quel qu'il soit ; en revanche : moi si, j'en ai besoin ; et je ne suis certainement pas le seul ! Aussi, n'en dégoûtez pas les autres.

     
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    Billet de blog rédigé en 2014 : 

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                  Pas facile de se libérer pour re-voir Shoah de Claude Lanzmann. Je profite des vacances pour visualiser ce documentaire d’une durée de neuf heures trente qu'on ne présente plus et que je n'ai pas revu dans son intégralité depuis 15 ans.

    Je m’installe : la projection devra commencer à 9h le matin car je sais - pauses incluses -, que j’y passerai la journée.

     

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                 Contrairement à ce qu'écrivait Simone de Beauvoir lors de la sortie de Shoah en 1985, (« Pour la première fois, nous vivons l’affreuse expérience dans notre tête, notre cœur, notre chair, et cette expérience devient la nôtre» - sans doute a-t-elle livré à la postérité ce commentaire à titre de prestation compensatoire : pour avoir été une planquée à Radio-Vichy, pendant l‘occupation. Allez savoir !) l'expérience de ce documentaire ne sera jamais vraiment la nôtre car, la chair indemne, on ne peut que demeurer spectateur.

    Shoah, une commande de l'Etat israélien à Lanzmann,  nous montre des rescapés, des témoins, quelques bourreaux, et avec minutie : transport des déportés, convois, trains, camions, voies ferrées, routes, camps, topographie des lieux, organisation, identification, écoutes des victimes, visages, voix…

    Si ce documentaire est un outil qui nous permet de comprendre comment la déportation d'un grand nombre de Juifs a été perpétré, à défaut d’un "comment cela a-t-il été possible et pourquoi ?" - les réponses à ces questions, c'est chez Arendt et Primo Lévi qu'on ira les chercher -, au fur et à mesure de son déroulement, là, sous mes yeux, un autre malaise me saisit : le réalisateur semble profiter de l’opportunité d'un documentaire pour tenter subrepticement de faire le procès de tout un peuple (1): le peuple polonais (celui du Nazisme n’étant pas nécessaire puisque Nuremberg s’en est déjà chargé).

    Absence de compassion et de solidarité, voire même… réjouissance à l‘idée de voir les Juifs de Pologne disparaître corps et biens ; au fil des minutes et des heures, ce documentaire semble s’orienter vers une tentative de mise en accusation du peuple polonais dans son ensemble : peuple pourtant occupé, vaincu et martyr, tout à la fois.

    En effet, difficile de trouver, dans ce documentaire, un Polonais qui ne soit pas antisémite.

    Plus souvent interpellés et gardés à distance de la caméra et du micro de Lanzmann que réellement interviewés, tout en cherchant à créer un climat propice à toutes les confessions de la part de Polonais très très moyens et vivant en milieu rural, Lanzmann n'a qu’un souci, à la motivation sournoise, subtilement mâtinée de mépris, plus proche du règlement de comptes que de la recherche d‘une quelconque vérité concernant la nature humaine : confier à ces quelques Polonais triés sur le volet, le soin de débiter des préjugés anti-sémites bien établis et ronflants, un rien pantouflards, insistant sans relâche, les relançant, s’acharnant lorsqu‘il n‘obtient pas d‘eux ce qu‘il croit devoir attendre et surtout, entendre...

                   (Pour la traduction de ces séquences, j'ai fait appel à un ami polonais ; en effet, je ne souhaitais pas me contenter de la traduction qui nous est proposée)

    Certes, on m’objectera - ou bien alors on ne m’objectera rien, ce qui est tout à fait possible : Shoah n’est ni un travail de journaliste, ni un travail d’historien, ni d'intellectuel, ni…

    Soit !

     

    1 - Article sur la relation entre Lanzmann et un résistant polonais, Jan Karski qui collabora au documentaire Shoah à propos duquel il déclara en1986 : « Shoah, est une vision biaisée de l'Holocauste ; Lanzmann a fait en sorte que l’on ne puisse jamais voir un Polonais qui ne soit pas antisémite ».

     

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                Quelques années plus tard, avec "Tsahal", documentaire imbécile à la gloire de l‘armée du même nom (quand on sait que c'est l'occupation et la colonisation par l’armée de Tsahal de la Cisjordanie qui condamne le peuple israélien depuis 67 à ne jamais connaître la sécurité ni la paix), notre documentariste consacrera cinq heures à cette armée israélienne - armée culte à défaut de documentaire culte.

    On aura même droit à pas mal d'âneries, du style : "Notre armée est pure (...), elle ne tue pas d’enfants. Nous avons une conscience et des valeurs et, à cause de notre morale, il y a peu de victimes [palestiniennes]"…

    Non contradictoire, véritable outrage à la vérité factuelle, le plus souvent, ce film de propagande est d’un ennui ferme pour quiconque sait voir un tout petit peu plus loin que le bout de son nez… comme - mais ce n’est qu’un exemple -, être capable d'établir des relations de causalités tout en cessant de prendre les effets pour les causes ; et puis aussi, faire preuve de clairvoyance en étant à même, un tant soit peu, de les prévoir… toutes ces causes aux effets dévastateurs - et dans ce domaine, les précédents ne manquent pas : il suffit de se pencher sur l’histoire coloniale européen.

    Intellectuellement faible mais... documentariste habile et déterminé, avec Lanzmann, une vision manichéenne du monde semble dominer, doublée d‘une vision à la fois presbyte et myope.

    Aveugle Lanzmann ?

    Directeur de la revue Les Temps Modernes qui prend aujourd’hui comme un sacré coup de vieux (ou d'ancien), l’engagement anti-colonialiste de Lanzmann (il fera partie des signataires du Manifeste des 121, qui dénonce la répression en Algérie de 1957), et la fréquentation de Sartre et de Simone de Beauvoir ne lui auront donc été d’aucune utilité et d'aucun secours… ou bien alors, cette dernière fréquentation serait-elle responsable de la cécité dont souffrirait Lanzmann ? Et c'est bien possible, après tout : relents de manichéisme stalinien dans la pensée de tout ce beau petit monde ?!

     

    ***

     

            Pourquoi hésiter à le dire ?! N'est pas Hannah Arendt qui veut ! Je pense à son étude sur le totalitarisme et l’aptitude de certains régimes à détruire la volonté des individus, ainsi qu'à son étude sur le mal, ou plutôt, son étude sur les ressorts du mal et de sa banalité dont aucun peuple, aucune culture et aucun Etat ne peut prétendre être à l‘abri, sûr de son bon droit...

    En effet ! Les cours d’assises et les cours internationales regorgent d’individus qui avaient tous de "bonnes raisons" de penser et d'agir comme ils l'ont fait.

    Et là encore : n’est pas Primo Lévi qui veut ! Son ouvrage "Si c'est un homme" explique, à la manière d'un sociologue, la déshumanisation, l’absence de solidarité et de compassion dans les camps, les stratégies et les tactiques machiavéliques - seules conditions pour assurer sa survie -, la culpabilité des survivants…

    Nul doute à ce sujet ! Avec ces auteurs, c’est une nouvelle compréhension de cette nature humaine labyrinthique (et toujours innovante !) qu‘est la nôtre, qui nous est proposée : nature en trompe l'oeil, dissimulatrice, accapareuse et rétentrice, cruelle au besoin et toujours prompte à l’oubli.

     

    ***

     

              Lanzmann aura été confronté à trois peuples martyrs. Les voici dans l'ordre chronologique (liste non exhaustive, bien évidemment et puis… vous pensez bien !)

    - Le Peuple juif auquel il appartient.

    - La Pologne - cette Palestine européenne ! -, et les Polonais (2) : rappelons que résidait en Pologne la plus importante communauté juive d’Europe ; il aura donc bien fallu que la Pologne les ait accueillis à un moment ou à un autre tous ces juifs (au 15è siècle, ce fut fait), et que d'autres pays d‘Europe ne se soient pas trop pressés d‘en faire autant - quand ils ne les auraient pas tout simplement priés d’aller voir ailleurs si cela se faisait que d’être juif ; sans oublier les nombreux enfants des familles menacées d'extermination qui auront été confiés à des familles polonaises catholiques ; lesquelles se seront acquittées de leur responsabilité avec honneur.

    Et pour finir…

    - Le Peuple palestinien, un Peuple humilié, sans considération et sans droit qui perd toutes ses batailles  mais qui reste en vie et qui dure et ne cesse de durer, vaincu par un Etat colonisateur sans scrupules qu‘est Israël ; et l‘engagement si peu légitime et honorable  mais compréhensible de Lanzmann au côté de la politique de cet Etat.

                Or, de ces trois peuples martyrs, Claude Lanzmann n'en aura reconnu qu'un seul : son peuple ! Les Polonais et les Palestiniens n'étant à ses yeux que les bourreaux du peuple juif.

    Arroseur arrosé, l’accusation portée contre les peuples polonais et palestinien pouvant lui être très facilement retournée, la Shoah aura fait de Claude Lanzmann un tartuffe de l’élévation de la conscience humaine, lui-même s’étant trouvé tout juste dans la moyenne (sinon, en dessous) quand il s‘est agi d’être capable de faire preuve de compassion, de solidarité et de compréhension envers les peuples polonais et palestinien.

    Si l’expérience d’un Primo Lévi et de quelques autres aura permis à ces auteurs de se hisser jusqu'à l'Universel, éclairant telle un phare notre conscience, réveillant telle une semonce cette même conscience propre aux humains - ce dont l’Humanité a tellement besoin ; elle qui ne cesse d’osciller entre sainteté et démons pour finalement trouver un équilibre dans un entre-deux toujours précaire, en revanche, Lanzmann n'aura pas échappé à cette règle, décidément récurrente, qui fait de l'être humain un être à la compassion intermittente et sélective...

    Car, confrontés au travail de ce documentariste, ce dont il nous est demandé d’être les témoins c'est de la chape de plomb d’une conscience humaine universaliste absente et du triomphe de l'égoïsme et d'une haine à peine contenue, dans une vision communautariste à la raison débilitante...

    Contre le poids plume d'une humanité capable de réconciliation et d’accalmie dans une élévation qui laisse loin derrière elle une bêtise revancharde, fruit d'un ressentiment stérile, castrateur de toute pensée et de son développement, la privant de maturation et de justesse.

                 Souvent présenté en France comme un intellectuel jouissant d'une autorité qui se voudrait morale, comment ne pas voir en Claude Lanzmann un documentariste partial, vindicatif, manichéen et partisan du plus petit commun dénominateur qui soit : celui de "La communauté" (3) comme seul espace digne de considération : unique espace d'épanouissement, de développement - et de jouissance, au sens lacanien.

     

    2 - Se reporter à l'ouvrage de l'historien Timothy Snyder :  Terres de sang ainsi qu'aux événements de l'Insurrection de Varsovie et au film "Kanal"de Wajda en 1957 : des Polonais de tous âges entassés dans des caves brûlés vifs au lance-flammes ou bien gazés dans les égouts de Varsovie.

    3 - A ce sujet, difficile de ne pas penser aux alliances consanguines ; et dans le cas qui nous occupe, on parlera d’endogamie avec pour conséquences, des risques accrus de dégénérescence… intellectuelle : augmentation des risques d’infertilité et de cécité pouvant conduire une communauté au déclin (le XXIè siècle sera-t-il le siècle de ce déclin ?) ; on aura à l'esprit des domaines d’exceptions tels que les sciences, la philosophie, les arts..., domaines réservés le plus souvent à des individus intellectuellement et culturellement assimilés (Le génie d'Einstein est inconcevable sans le travail scientifique de ses prédécesseurs, non juifs, et l'assimilation de leurs contributions par ce même Einstein) ; tout en gardant à l'esprit que le risque de dégénérescence est plus grand encore après  le génocide des nazis et la création de l’état d’Israël qui ont eu pour effet d’augmenter le niveau de conscience d’être juif au présent.

     

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    antisémitisme,palestine,shoah,lanzmann,israël,politique,livresAu sujet de la relation Lanzmann - Simone de Beauvoir...

    Tragique ironie !

    L’acharnement aveugle d’un Lanzmann dont la démarche - comme nous avons pu le voir -, semble le plus souvent plus proche du règlement de comptes que de la recherche d‘une quelconque vérité concernant la nature humaine, cacherait-il une culpabilité inconsciente eu égard à son attachement à une Simone de Beauvoir (sans oublier Sartre) qui, pendant l’Occupation, et alors qu'elle est employée à Radio Vichy, incarnera à la perfection cette classe privilégiée et éduquée restée supérieurement indifférente aux lois anti-juives et à une rafle du Vel d’Hiv qui enverra à la déportation et à la mort : 13 152 juifs ?

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  • L'Afrique en question avec Stephen Smith, le repenti

     

     


                               

     

                 Afrique et sous-développement - Afrique et la question démographique - Afrique et boat-people - Afrique et invasion - Afrique et la fin de l'Europe... "La ruée vers l'Europe" - une recension de Michel Drac.

                                                                   ____________

     

                Le comment, le pourquoi... savoir qui est responsable : la surpopulation qui mine le développement ou bien l'absence de développement qui est responsable de la surpopulation. Plus on éduque , plus grande est la sécurité matérielle, plus on divertit moins on procrée. 

    Sinon...

    Qui peut bien avoir un intérêt particulier à ce que l'Afrique se développe  - une Afrique autonome et compétitive ? Qui a un intérêt particulier à ce que l'Afrique se rapproche de l'Europe dans son mode d'organisation de la production et de l'existence  ? Vincent Bolloré et nos multinationales ? Gardant à l'esprit le  pillage de l'Afrique, de ses matières premières dont les pays producteurs sont les derniers à pouvoir contrôler les prix, comme un fait exprès...

    Les statistiques, les chiffres ont la prétention de tout expliquer même s'ils ne prouvent rien (un peu comme la psychanalyse) ; les chiffres, sans même avoir à questionner leur origine,  sont trompeurs ; plus ils ont la prétention de nous révéler le réel moins ils l'exposent ; illusion d'optique à la fois intellectuelle, économique, culturelle et sociologique  ; certes, ces stats peuvent mettre à jour bien des phénomènes, des situations, mais en aucun cas, ils ne prouvent quoi que ce soit (1).

    Stephen Smith, l'auteur de l'ouvrage, responsable du "service Afrique" du quotidien Libération à la fin des années 80, était alors à l'origine d'articles plutôt compassionnels vis à vis de ce Continent, et de son sort - à la lecture de ses articles, les lecteurs n'étaient pas dupes des raisons qui faisaient de l'Afrique un continent sous-développé. A cette époque, ces raisons,  Smith savait où les trouver : chez les multinationales des anciens colonisateurs. 

    A la fin des années 90, un virage s'est opéré - pas simplement chez des journalistes tel que Stephen Smith (en ce qui  le concerne, cette volte face marquait-elle une lassitude face aux problèmes endémiques de ce Continent (2) ? Ou bien par opportunisme - projet de carrière universitaire aux USA ?)-, dans les médias, dans la recherche universitaire et chez les politiques, un peu comme cette gauche qui est passée au centre droit, voire carrément à droite, car tout est lié finalement ; années qui ont vu se propager des analyses du type : "Si l'Afrique est sous-développée, l'Ouest n'y est pour rien, ni nos multinationales mais bien plutôt ce continent gangrené par la corruption" jusqu'à Sarkozy et son "l'Afrique qui n'est pas rentrée dans l'Histoire" ; et plus récemment Macron avec son "Cessez de faire des enfants si vous voulez sortir du sous-développement !"... sans oublier "des élites africaines incompétentes et corrompues" tout en prenant soin de faire oublier que ces élites étaient entretenues, choyées ou bien écartées, voire éliminées, par les pays du Nord ; ceux-là mêmes qui n'avaient pas de mots assez durs contre les Africains  dans leur ensemble :  et comme de juste, on a pu aisément faire le constat suivant :  quiconque tente de contrarier les intérêts économiques et financiers des anciens pays colonisateurs verra son action échouée (coup d'état militaire) et son espérance de vie abrégée (Sankara : assassinat). 

    Par voie de conséquence, Stephen Smith est devenu depuis 20 ans le porte-voix des Finkielkraut, des Renaud Camus, des Zemmour, chantres du grand remplacement et de tous ceux qui se refusent obstinément à reconnaître que l'Occident est le principal responsable du sous-développement de l'Afrique depuis la fin de la soi-disant décolonisation. 

    Si en Russie, l'Aristocratie a payé très cher son refus d'éduquer le peuple russe - cela lui coûtera sa survie et une Révolution ; les pays développés, leaders économiques et militaires, paieront très cher leur refus, depuis les années 30, de permettre un développement parallèle Afrique-Europe avec un réel souci de justice dans une relation gagnant-gagnant. 

    Rien de surprenant ce refus puisque c’est notre prospérité qui était en jeu. 

     

                  Quant au point de vue de Drac que mon billet n'a pas l'intention d'aborder - le sujet de mon billet ce sont les analyses à propos de l’Afrique -... 

    Flottilles sur l’océan... qui décide et qui doit décider de qui va mourir, et qui va vivre... cette question et cette décision (réflexion venue tout droit du café du commerce) ne sont déjà plus envisageables. Ne pas avoir compris ça, dénote une méconnaissance du point de non retour moral que nous avons atteint ici en Occident ; car la morale c’est plus fort que tout quand les médias s'en mêlent, et plus encore, quand le cynisme et les coups tordus se portent d’autant plus à merveille que ces mêmes médias ne sont pas là pour en parler.

     

     1 - D'autant plus que ... toutes les prévisions démographiques de ces cent dernières années se sont avérées erronées (ICI). Quant aux conséquences qui ont pu en être tirées... toutes ont bien évidemment subies le même sort. Rien de surprenant à cela puisque c'est la politique et les politiques d'ordres économique, sociale et environnementale qui sont mises en oeuvre qui écrivent l'Histoire ; et pas simplement les occupants des chambres à coucher. 

     

    2 - A la longue, les perdants, toujours perdants finissent toujours par lasser nombre de leurs partisans ; la compassion n'est pas éternelle ; c'est aussi une énergie ; elle s'épuise à la longue. Autre considération : à ne "s'occuper" que des perdants ne finit-on pas perdant soi-même ? Arrive alors la prise de conscience suivante : il faut commencer à penser à soi ; et c'est alors que l'on change de cap pour rejoindre le camps des "gagnants" seuls capables de vous garantir un avenir : prospérité matérielle et considération. 


                                       

     

    •  "Comme beaucoup de jeunes français, Antoine a voulu aider l'Afrique pour améliorer le sort de ces millions de gens qui vivent dans la pauvreté... Mais une fois sur place, des doutes surgissent : si la main qui donne reste au dessus de celle qui reçoit, l'aide semble maintenir insidieusement une forme de domination occidentale qui perdure depuis l'époque coloniale. Après tout, la main qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit !"

     

    Pour prolonger, cliquezhttp://litteratureetecriture.20minutes-blogs.fr/archive/2016/06/21/a-propos-de-l-afrique-et-du-pillage-de-ses-richesses-929797.html

    http://litteratureetecriture.20minutes-blogs.fr/archive/2017/12/01/voyage-de-noce-de-macron-sur-le-continent-noir-ou-le-silence-940132.html

    http://litteratureetecriture.20minutes-blogs.fr/archive/2013/12/30/penser-le-monde-aujourd-hui-avec-l-afrique-et-les-ong-888992.html

     

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  • Enfin la fin de l'Union Européenne programmée grâce à Coralie Delaume et David Cayla !


                                                         

               Une excellente recension de "La fin de l'union européenne" par Michel Drac ( les auteurs de l'ouvrage y sont très certainement pour quelque chose).

    Un ouvrage qui réjouira plus d'un euro-sceptique tout en alertant les inconditionnels de l'U.E pour lesquels aucun salut n'est à attendre de la réforme de cette Union. Quant à envisager sa fin jusqu'à la souhaiter... vous pensez bien !

     

    la fin de l'union européenne michel drac serge uleski

    La fin de cette U.E se décline comme suit : 4 crises majeures et fatales :

    - Crise économique et financière avec l'Euro

    - Crise identitaire et migratoire : doublement de la population dans les 30 prochaines années -  explosion de l’UE entre les pays disposés à prendre en charge une partie de cette migration ; les autres opposés et intransigeants. 

    - Crise euro-atlantique : Otan, europe et USA  - contradictions et opposition d'intérêts géopolitiques. 

    - Crise de l’oubli : vieillissement de la population ; absence de transmission de l'héritage issu de la construction européenne des années 50 à nos jours auprès des nouvelles générations ; nouveaux migrants extra-européens sans repère historique et culturel quant à cette construction. Et par voie de conséquence : négation de la spécificité de la culture européenne, son histoire et sa population.

     

                  Enfin la fin de l'Union Européenne programmée grâce à Coralie Delaume et David Cayla ? Sans doute mais... il faudra patienter encore un peu car, si les bonnes choses ont une fin, elles savent aussi se faire attendre.

     

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    Pour prolonger, cliquez  : Que faire de l'U.E ?l'union européenne à la poubelle serge uleski

     

     

     

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  • Le mouvement Vegan face à la FNSEA ou comment tuer tout débat autour de "la souffrance dans le cadre d'une production animale industrielle"

            

                       "Peut-on vraiment produire de la viande sans faire souffrir des bêtes ou faut-il amorcer un changement radical de société ?

    Jamais la question animale n’a été aussi présente dans la société. Les vidéos-chocs de l’association L214 dénonçant la maltraitance dans des abattoirs ont entraîné un vaste débat sur les traitements que nous réservons aux animaux et ont questionné notre consommation de viande. Depuis, pas une semaine ne passe sans que des essais soient publiés ou des initiatives organisées pour promouvoir le véganisme et esquisser les traits d’un monde qui bannirait toute exploitation animale." -  Le Monde

     

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                   Le sabotage du débat autour de la souffrance des animaux produits dans un cadre industriel ne peut qu'avoir lieu lorsque l'on oppose à la FNSEA le mouvement Vegan qui demande que l'on cesse l'exploitation animale à des fins alimentaires et que l'on mette un terme au "spécisme", à savoir :  plus de cloison étanche entre les humains et les animaux -  même considération, droits identiques : point de vue anti-spéciste) ; une FNSEA-force de frappe politique des partis de droite depuis les années 60, responsable de la désertification des campagnes, de la perte d'emplois par millions ( en cumul) dans l'agriculture et l'élevage ainsi que de la pollution de tout ce qui vit : terre, air et eau ; car,  le point du vue Vegan - mettre un terme à l'exploitation animale à des fins alimentaires (production industrielle et élevage confondus) - correspond à une revendication partagée par une infime partie des consommateurs ( notez que  le végétarisme concerne à peine 1% de la population) alors que la préoccupation suivante recueille près de 75% des suffrages parmi les consommateurs de viande : quel habitat pour l'animal destiné à la consommation, quelle nourriture, quel transport et quelles conditions de mort ?
     
                 N'offrir au public pour seul débat qu'un face à face FNSEA/Vegan c'est bel et bien chercher à faire en sorte que seul ce syndicat garde la main sur ce débat et la maîtrise du calendrier quant aux réformes à mettre en place, puisque très vite, les positions "jusqu'auboutiste" des Vegans, les disqualifient (1) ; en effet, ce mouvement ne rencontrera le soutien d'aucun consommateur et par conséquent, aucun rapport de force ne pourra être établie ; ce même consommateur choisissant alors la neutralité, voire le retrait : ni la position de la FNSEA ni celle des Vegans.
     
                 Aussi, l'intérêt de  tous serait de remettre ce débat et de confier l'établissement d'un réel rapport de force face à la filière agro-alimentaire (du producteur au transformateur, du local au national, de l'exportateur à l'importateur) entre les mains non pas du mouvement Vegan mais bien plutôt entre les mains d'associations soucieuses du bien -être des animaux destinés à la consommation composées de consommateurs de viande ; une force qui se compte alors en millions ; tout en gardant à l'esprit qu'il ne peut y avoir d'amélioration des conditions de vie et de mort pour ces animaux-là  sans une réduction significative de notre consommation carnée.
     
     
     
     
     
    1 - L’association L214 dénonçant la maltraitance dans des abattoirs fait un travail utile avec la diffusion de vidéos-choc ; L214 c'est une chose..   l'idéologie Vegan une autre.... or, cette idéologie n'aura jamais raison contre la FNSEA qui est loin d'être composée d'imbéciles ; ce syndicat doit faire face à une critique acerbe depuis trente ans ; il est très rodé. Il a eu raison de la confédération paysanne et de José Bové dont on entend plus parler.
     
     
     

     

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  • Casey : un rap France-Antilles au féminin-masculin

     

     

    Imaginaire colonial décomplexé qui délie les langues

     

     

               Sachez-le : Casey s'accorde au féminin

                Midinette Casey ? Entretien dans "Studio M" sur France Ô 

     

              "La crise de l'industrie du disque et du rap ? Ceux qui aiment ce qu'ils font n'ont aucun souci à se faire ; il y aura toujours un bout de trottoir pour eux "

     

                  Vaudou et exorcisme : " La nature a fauté, s'est plantée en beauté ; toi ton identité c'est d'être la créature ratée."

     

                       

    Autobiographie : une et multiple...

     

     Casey en entretien sur Radio Campus Grenoble

     

     

                                    Pour prolonger... cliquez Rap et rappeurs

     

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  • Simone Veil au Panthéon : ça y est, c'est fait !

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                        "Aux Grands hommes (et femmes) la patrie reconnaissante"

     

                  Cérémonie de l'entrée de Simone Veil au Panthéon : 1er juillet 2018. 

     

     

                            A ceux qui s'opposeront à ce billet - nul doute, ils seront nombreux ! - on pourra leur préciser ceci : « Rassurez-vous ! Vous venez simplement de découvrir l’exercice que l’on peut faire de la liberté d'expression, à savoir : tout ce que vous n'auriez jamais pu souhaiter entendre et lire. » Manifestement vous n'en avez pas besoin de cette liberté puisque vous semblez penser ce que tout le monde pense sur un sujet quel qu'il soit ; en revanche : moi si, j'en ai besoin ; et je ne suis certainement pas le seul ! Aussi, n'en dégoûtez pas les autres.

     

                                                                       ***

     

                 Après  l'Académie française qui a fait de Simone Veil une académicienne sans œuvre (un nouveau concept ?), et aujourd'hui le Panthéon, s’il est tentant de croire que ceux qui se rangent derrière la décision d'une "Simone Veil au panthéon" le font par conviction, on pourra tout aussi bien penser que d’autres acquiescent avec zèle sans doute parce qu’ils n’imaginent pas qu’ils puissent s’y opposer ouvertement ou plus simplement poser la question du pour(-)quoi ; et d’autres encore qui doivent très certainement soutenir cette décision, conscients du fait que personne, jamais, ne leur reprochera de l'avoir fait, ni demain ni dans dix mille ans. Et par les temps qui courent, c’est sacrément utile d’être irréprochable sur certains sujets en particulier.

    Face à cette unanimité multifactorielle, unanimité tous azimuts, qu’il soit permis à d'autres de douter du bien-fondé de cette décision : "Simone Veil au Panthéon" (1).

     

     

                   Pour toutes ces raisons, passons en revue les faits qui nous sont rappelés – faits qui justifieraient l'inhumation de Madame Veil au Panthéon :

     

    La loi sur l’avortement même notre ministre de la santé et le gouvernement auquel elle appartenait, ont soigneusement oublié, tête en l’air qu’ils sont, de mettre l’argent sur la table afin que les hôpitaux puissent répondre à la demande.

    Et que l’on ne nous raconte donc pas d’histoire : si contestation il y a eue à propos de cette loi… ce sursaut anti-avortement n’avait rien de comparable aux millions de contestataires qui ont occupé les rues contre « Le mariage pour tous ». 

    Les Européistes, eux, nous rappellent qu’elle a été une grande, une très grande européenne. Il s'agit sans doute de sa contribution au rapprochement franco-allemand dans les années 70. Merci pour l'Euromark alors ! Même si dans les faits, tous ont contribué à livrer la France à l'Allemagne (à ne pas confondre avec  de Gaulle qui a œuvré à la réconciliation) de Giscard à Mitterrand, avec toutes les conséquences que l'on sait.

    Ironie de l'histoire : avec Simone Veil, c’est donc la victime qui consacre et sacre son bourreau. Il est vrai qu’il y a tellement de façons de gagner une guerre ! La perdre en est une.

    Alors bien sûr, il y a eu Auschwitz : là, on se rapproche à grands pas de la menace d'un chantage redoutable : chantage à l'antisémitisme et... et... chantage au négationnisme.

    Mais, rassurez-nous vite alors ! A Auschwitz, Madame Simone Veil y est allée contrainte et forcée ? C’est bien ça ? A aucun moment il n’a été question pour elle d’y aller… disons par solidarité envers ceux qui ne pouvaient pas ne pas y aller… ou bien encore, parce que cela lui aurait échappé qu’il aurait été encore possible pour elle et d'autres, de se soustraire à l’injonction : « Auschwitz et la mort ! »

    Et pour finir, et sans honte, tellement l'impunité leur est garantie à tous, les partisans du Panthéon pour Simone Veil nous demandent de ne pas oublier le fait que cette dernière a été toute sa vie durant une grande israélienne.

    Disons les choses : ce soutien Israël ne mérite rien, d’autant plus qu’il ne s’est jamais accompagné d’un mot, d’un seul, en faveur d’un peuple spolié, humilié, volé, martyrisé, maintenant vaincu, à genoux, silencieux et abandonné de tous qui répond du nom de Peuple palestinien.

    Reste alors, "le fait du Prince" ; un Prince président enclin à penser par opportunisme politique qu’il aurait tout à gagner en autorisant un tel ou une telle à franchir le seuil de cette église maintenant républicaine et laïque : « Aux hommes et femmes d’influence le Président et ses chances de ré-élection reconnaissants ».

     A chacun de se faire une idée. 

     

    1 - "Simone Veil au Panthéon ?" après Voltaire, Rousseau, Jaurès, Marie Curie, Zola, Hugo, Jean Moulin ! Faits d’armes, de science, de philosophie, de littérature, de politique et autres exploits… mais alors quid de Simone Veil ? Même si l'on doit en toute objectivité faire le constat suivant : depuis la fin de la seconde guerre mondiale, où trouver des candidats à une inhumation au Panthéon ? Dure dure la réponse ! "Simone Veil au Panthéon ?" A l'avenir, il faudra donc s'attendre à d'autres complaisance et "excentricités" de ce genre faute de candidats susceptibles de se hisser à la hauteur de la liste présentée au début de cette note. Quelques suggestions néanmoins pour ne pas désespérer : Charles de Gaulle, Picasso, Aimé Césaire, Pierre Boulez ; et puis aussi plus loin dans le passé : Simone Weil (la philosophe militante décédée en 1943) et Charles-Maurice de Talleyrand (diplomate décédé en 1838). Là, on reprend de la hauteur sans l'ombre d'un doute.

     

    ***

     

    simone veil au panthéon cérémonie

    Simone Veil au Panthéon : étaient présents ce jour là...

     

     

                     Et voilà que c'est Simone Veil - femme de droite, bien à droite, femme de toutes les droites pourvu qu'elles soient à droite, de Giscard à Sarkozy - qui lave maintenant plus blanc les consciences des uns et des autres.... tous occupés à se refaire une virginité, à s'y frotter, à tenter d’arracher un peu de sa superbe à une femme qui n’est plus là pour s'en défendre (même si elle était plutôt silencieuse à partir des années 80, quasi absente - somnolente au dîner du CRIF pendant que nos Présidents se faisaient - et se font encore sermonner -, mais active après de  "La manif pour tous !") s'y vautrant enfin, à l'occasion de la cérémonie de son entrée au panthéon, et d'autres encore qui font parler des morts dont ils salissent la mémoire au quotidien par leurs parti-pris sans honneur ni justice : chantage ici, bombardements ailleurs.

                  Et c’est alors que l’on se souviendra des absents à cette cérémonie, pour ne pas les oublier de sitôt, tous ces absents qui, politiques et show-biz, auront eu la folie ou l’impardonnable arrogance de rester chez eux : nul doute, ces derniers auront  besoin d’un très très bon alibi.

    Est-ce la raison pour laquelle Mélenchon, l'homme de toutes les obligations, a souhaité honorer l'action d'une femme de droite à la carrière politique très elliptique et atone, à propos de laquelle on peut être tentés de penser ceci  : "Avec Simone Veil, c'est le dernier qui parle qui a raison - pourvu qu'il soit de droite, bien évidemment.

    Mais... allez savoir ce que l'on sait déjà et que Mélenchon se gardera bien de nous révéler. 

     

    Pour prolonger, cliquez : Qui nous vendra l'idée de Simone Veil au Panthéon ?

     

     

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  • Igmar Bergman : une intelligence supérieure au service du 7è art

    le cinéma d'igmar bergman

               La honte (1968) : bientôt l’orage, le tonnerre et la foudre déchireront le ciel en deux ; et au même moment, un aigle suspendra son vol  comme on retient son souffle, avant le septième sceau et l‘apocalypse qu’une peste endémique annonce sans détour.

     

    ***

     

                  Indépendamment de son oeuvre cinématographique et de ses mises en scène de théâtre, difficile de ne pas prendre en compte le fait suivant : Ingmar Bergman ( 1918 -2007) réalisateur de cinéma de nationalité suédoise, est, sans aucun doute, un des hommes les plus intelligents de la seconde moitié du 20è siècle ; intelligence, entre autres, dans sa compréhension de la psychologie humaine et son psychisme ; relation entre les hommes et les femmes en particulier (1).

    Cette intelligence mérite d'être saluée car, comme chacun sait, l'intelligence des réalisateurs de cinéma est à trouver, le plus souvent, chez les auteurs dont ils adaptent les oeuvres ( à noter que 80% de la production cinématographique a pour origine une oeuvre dite littéraire - d'une qualité qui peut varier).

    Autre trait précieux car rare à propos de ce créateur prolifique : privés d'images, on reconnaît un film de Bergman à sa signature sonore : la langue suédoise et la voix de ses acteurs.

     

     

    1 - A noter au passage que les enfants sont "physiquement absents" du cinéma de Bergman ; ni champ ni hors-champ même s'il peut être fait mention de leur existence, notamment lorsque c'est un couple que Bergman met en scène comme c'est souvent le cas.  

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  • Italie : une situation équivoque

     

     

                     L'administration Trump et l'argent des banques US soutiendraient la coalition italienne : gauche alternative et droite identitaire. Intérêt pour les USA : la division puis la fin de l'UE et du leadership allemand.

     

                                                                                            ***

     

    Que penser alors de cette option italienne : alliance de tous ceux qui souhaitent débarquer la classe politique qui a soutenu le projet mondialiste de la Commission européenne sous domination allemande.

    Option politique d’une Italie qui n'est pas la France : Mussolini y est encore très largement respecté, alors qu’ici, c'est la figure de Charles de Gaulle (contre Pétain) ;  traduit en terme électoral, c’est donc à une véritable incompatibilité historique, politique et morale auquelle  toute possibilité d'une alternative à Macron et à ceux qui lui succèderont se trouve confrontée :  : une droite identitaire alliée aux Insoumis de Mélenchon.

    Et c’est alors que le piège se referme sur eux tous pour le plus grand profit de qui ? Devinez ! 

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