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Serge ULESKI - Page 2

  • Sonate d'automne en hiver

                            

     

               Car le ver était dans le fruit, le venin dans la veine et le poison dans le sang...

     

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    Introduction et exposition

     

                   Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, et plus particulièrement depuis le début des années 70, les Etats et leurs dirigeants dits modernes sont placés dans un système sans responsabilités. Dans ce système, la Banque - entre autres agents -, peut agir sur le monde sans avoir à penser aux conséquences, encouragée par le fait que personne ne lui demandera des comptes ; et la débâcle financière du mois d’octobre 2008 ne fait que confirmer ce phénomène propre à l'ère moderne ; débâcle qui, pour sûr, plongera des millions d'individus dans la précarité, le chômage et la pauvreté.

    Qu'à cela ne tienne : aucune responsabilité ne sera établie et aucune culpabilité non plus
    Un pas de plus vers un "Ni responsable ni coupable" généralisé, cette impunité qui, nul doute, en affligera plus d’un, et qui n'est que la suite toute logique d'un "responsable mais non coupable" déjà trop familier à nos oreilles depuis une bonne vingtaine d‘années.

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    Développement

     

    Les mots se sont tus mais les bombes sont tombées ce matin.

    Le facteur est donc bien passé : pas de courrier mais des bombes ; des bombes jusqu'à ne plus savoir où donner de la tête, quand il nous en reste encore une... de tête pour chercher un abri, et des jambes pour courir se mettre au vert, en attendant des jours plus sereins.

    Les bombes ! Enfin les bombes ! Place au spectacle ! Spectacle hallucinant ! Pour un peu, on en viendrait presque à regretter que personne n’ait pensé à les faire tomber plus tôt, toutes ces bombes. Vraiment : quel manque de jugeote et d’à-propos !

    Pensez donc ! Toutes ces bombes, c’est pas rien ! Et puis, c'est quelque chose ! C’est un monde, tout un monde, cette technologie de pointe et de haut vol ! Pensez à tous ces fragments de vie maintenant... sans vie ; corps fragmentés de mort qui ne demandaient que ça : qu’on s’occupe d’eux et qu’on les bichonne.

    Désormais, on ne se contentera plus des faits divers : il nous faudra des bombes... et ce sera parti ! Plus rien ni personne ne pourra les arrêter toutes ces bombes quand elles tomberont.

    A compter d’aujourd’hui, une journée sans bombes sera une journée pour rien, une journée gâchée, une journée perdue pour tout le monde.

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    Récapitulation et conclusion

     

    "Ecoutez-moi Monsieur !

    - Mais... je vous écoute ! Je fais que ça !

    - Aujourd'hui, il n’est plus question de rentabilité... car le besoin légitime d’un retour sur investissement finit là où commence la recherche effrénée du profit maximal ; et cette recherche-là, c’est la recherche du seuil de rupture des modes de production et de fonctionnement musculaires et psychiques de l’espèce humaine salariée. Le fameux point-mort, c’est bien ça ! Et seuls les donneurs d'ordres sont aux commandes : plus intolérants, plus misanthropes qu‘eux, vous ne trouverez pas. Monsieur, saviez-vous que le commerce, c'est la haine ?

    - Non Monsieur mais... maintenant que vous m'en parlez, je vous crois.

    - On fait des affaires le couteau entre les dents car, le moteur de cette production-là, c’est bien le meurtre. Ils sont prêts à tout pour survivre, bien que ce système les condamne tous à se sacrifier quand le moment sera venu pour eux de se retirer parce qu'un plus performant qu'eux les aura balayés. Leurs successeurs pourront toujours se réjouir, et ceux à qui ils distribuent des miettes, avec eux, insoucieux qu'ils sont, les pauvres bougres, du sort qui les attend. Bientôt, il n'aura plus de nom ce système. On ne sait déjà plus comment le nommer. Il n'a déjà plus de visage ! Lorsque le sacrifice de tous contre tous sera partagé par tous, en kamikazes d'une défaite universelle, ce système sera sans morale et sans honneur, car sous le couvert de l'anonymat, tout lui sera permis : absolument tout ! Nul doute à son sujet : le moteur de ce système, c'est bien le meurtre ; le meurtre du meurtrier et de ses victimes et puis encore... le meurtre de ce même assassin qui se donne la mort en tuant. Alors, aujourd'hui, qu'est-ce qui nous reste à célébrer ? Je vous le demande ! Sûrement pas la vie ! La fin, nous sommes ! La fin et les moyens... et rien d'autre. Plus rien devant nous, plus rien derrière. Plus rien ne nous précède. Plus rien ne nous dépasse ! Aussi, il ne nous reste plus qu'à nous consommer avant de nous dévorer, jour après jour, anthropophages et cannibales de nous-mêmes car, quelque part au fond de nous-mêmes, nous savons tous que nous sommes tous... déjà morts."

     

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    Extrait du titre : "Confessions d'un ventriloque" - chapitre 4 -copyright Serge ULESKI

     

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  • Emma Bovary ou l’impossibilité du deuil de la transcendance

     

                  Dieu n’est pas simplement mort ; non, il s’est aussi retiré en nous laissant derrière lui l’ennui mortel, le spleen baudelairien. Arrivent alors la grande dépression et une exaltation qui ne charrie ni de déplace rien d’autre que du vent : on se croit arrivé alors que l’on n’est même pas encore parti ; on n’a pas bougé d’un pouce ; c’est l’illusion du mouvement, de l’action, un surplace vertigineux : on finit par trébucher avant de sombrer sans rémission.

                  Comment identifier en nous cet infini qui, chez certains êtres, hurle à la vie, à l’action et parfois même, à la mort ?

    La faculté de l’être humain de se croire autre qu’il n’est... est sans limite. Fiction, réalité… mais alors, qu’est-il raisonnable d’espérer pour soi et que peut-on attendre des autres ? Si c'est dans l’échec qu’on apprend, il n’est pas sûr du tout qu’Emma Bovary ait appris quoi que ce soit. A-t-elle seulement eu le temps ?

    Madame Bovary fut la première aux yeux du monde. Des millions d’autres -  par centaines - partageront le même sort : tête creuse, privée de concepts pour penser l'ennui, ce vide, ce manque indéfinissable, son malaise, sa maladie et son remède, Emma Bovary c'est aussi l’insaisissable désir de plénitude dans un monde de canailles : et jamais ce monde n’a été aussi actuel !

                Charles Baudelaire, misogyne et finalement conservateur, un Baudelaire libéral dans les mœurs (pour son bon plaisir en particulier avec les femmes des bordels de son siècle) mais traditionnel dans son attachement à un ordre social dans lequel d’aucuns sont nés pour commander, d’autres pour obéir, tout en haïssant la bourgeoisie issue de la Révolution française et de la révolution industrielle…

    Ce Baudelaire-là admirait Emma Bovary, âme ombragée mais impulsive, passionnée, déraisonnée ; il l’opposait aux femmes intellectuelles qu’il détestait. Il voyait en Emma l’animal : pas de cerveau mais des pulsions, de l’instinct propre aux femmes qui, soit dit en passant, se font souvent « balader » par les hommes et leur baratin ; à ce sujet, il est vraiment surprenant que Flaubert n’ait pas été accusé de misogynie. Sans doute est-ce parce qu’Emma est indéfendable ; comprenez : personne ne peut vouloir lui ressembler car un tel désir signifierait un aveu d’impuissance et de sottise. Personne n’aura ce courage donc.

    Mais alors, cette maladie de l’ennui qui s’étendra sur toute la société ne pouvait donc être incarnée que par une femme ? Un « Monsieur Bovary » est-il concevable et pas seulement littérairement ? L’homme au masculin, cet agité du bocal et de l’action qui a le sens des affaires, le goût des sciences et qui ne peut s’empêcher de nourrir l’histoire de l’Art, cet homme-là aurait-il pu sombrer dans une mélancolie aussi médiocre que trompeuse ?

     

                    Si Madame Bovary est un archétype, en revanche, Bartleby de Melville qui voit le jour trois ans avant Emma, est bien un personnage au sens le plus plein du terme : un individu unique doté d’une conscience hors du commun. Bartleby n’est pas simplement l’anti-Bovary - lucidité et intelligence -, il est la conscience qui manquait à Emma car Bartleby avait compris que tout ce qui nous serait proposé de vivre ainsi que les conditions à réunir pour le vivre, serait frappé d’immoralité telle une faillite sans précédent qui nous condamnerait à l’anéantissement : nous tous vivants mais morts.

    Car, Madame Bovary incarne très tôt toutes les « Bovary » à naître, à vivre et à mourir. En revanche Bartleby se compte sur les doigts d’une seule main. Sans doute n'y a-t-il qu’un Bartleby par génération. Et encore ! Rien n’est moins sûr.

    Bartleby est un personnage souverain, un génie de la conscience, qui plus est ; Emma est esclave ; dépourvue de talent, le génie du bovarysme est à chercher chez son créateur-auteur, Flaubert, qui n’était pas, contrairement à ce qu’il a pu affirmer, Emma Bovary, même s’il semble avoir couru de près, de très près, ce risque ; celui d’un bovarysme dévastateur ; y aurait-il succombé qu’il n’aurait jamais pu alors écrire ce roman-là et tous les autres.

    Si Bartleby est plus grand, bien plus grand que son auteur-créateur, Madame Bovary est très en dessous de Flaubert. Sans doute l'auteur a-t-il créé ce personnage comme pour conjurer le mauvais sort ; « Emma Bovary » tel un roman anti-dote du bovarisme, un peu comme un vaccin qui inocule le virus pour mieux le combattre ?

    Assurément.

     

                 Les grands malheurs, ceux qui s’étendent à toute la société, commencent toujours par les petits ; malheur unique car personnel, et pourtant déjà universel dans son caractère exemplaire. Il est vrai que l'ennui et le vide qui l'accompagne qui est aussi un produit du système social et politique, cet ennui-là frappe en priorité les êtres qui n’ont pas su se trouver à s’occuper ; il faut alors que l’Etat les divertisse : patriotisme, « Enrichissez-vous bonnes gens ! », la guerre, la haine, le bouc-émissaire, l’envie qu’il ne faut pas confondre avec le désir ; le désir c’est devenir qui on est ; la convoitise, c’est convoiter l’autre. Nuance importante.

    Bien avant les Rolling-Stones qui ont poussé le grand cri de l’insatisfaction sans toutefois nous l’expliquer, René Descartes, dans une de ses méditations, avait des choses profondes à dire à ce sujet.

    Insatisfaction permanente, mélancolie médiocre accoucheuses de rien - ce rien bien moins que rien aujourd’hui excepté pour des psys aux élans médiatico-mystico-pantoufle qui se font grassement rémunérer -, difficile d’être lucide quand on est incapable d’une telle exigence ; la tromperie du bovarysme touche autant soi que les autres car dans le « bovarysme » tout est erreur de discernement et de jugement. Emma l’apprendra à ses dépens.

     

                   

                           Madame Bovary de Claude Chabrol - 1991 : l'agonie.

                      Agonie cruelle et interminable d'Emma Bovary : Prémonitoire, est-ce là tout notre siècle malade que vomit Emma ?

     

    ***

     

                      Il n’a pas de vie banale ni de destin obscur qui mériteraient que l’on se méprise avant de se méprendre ; il n’y a que la beauté d’une existence conforme à sa propre existence dans un environnement tout aussi en accord ; une existence vraie dans un environnement qui ne ment pas car la vérité, le vrai, c’est la définition même du beau : une belle existence est une existence vraie loin de toute considération quant à la réussite sociale et matérielle.

                     L’idéal amer a eu raison d’Emma qui a voulu vivre alors qu’elle aurait dû se contenter de rêver : la littérature - le roman en particulier - soutenue par un lectorat majoritairement féminin, c’est fait pour ça après tout ! Et pas seulement les romans de gare.


    Artistes peintres, auteurs, musiciens… pour ceux-là, c’est l’Oeuvre qui les sauve. Sans talent, sans don, Madame Bovary était donc condamnée très tôt. Artiste, elle aurait survécu à son malheur. Sans œuvre, elle se condamnait à une fin tragique, le suicide, pour ne pas avoir à affronter la honte d’un fourvoiement pathétique et ses conséquences : les assumer aurait été au-dessus de ses forces ; la honte d’une trahison imbécile aussi (avoir trompé son mari et son monde pour en arriver là !), trahison stérile, en pure perte, sans profit ; trahison idiote qui ne vous laisse rien, démunie ; la nature de cette trahison-là  y est pour beaucoup dans la décision d'Emma Bovary d'en finir avec sa vie, sa maigre vie. N’en doutons pas un seul instant : il y a des chutes peu glorieuses qui frôlent le pathétique ou bien pire encore : l’indifférence. Des chutes pour rien. Encore le rien ! On n’a alors qu’un souhait, qu’un désir, un seul impératif : s’effacer, disparaître et si possible dans une souffrance spectaculaire comme pour en mettre plein la vue une dernière fois à un entourage que l'on sait déjà perdu et bientôt hostile : un plus grand mal comme moindre mal, le sien propre avec l'espoir d'y faire naître un peu de mansuétude ?

    Après tout, on ne fait pas de procès à un mourant.

     

                      Jamais le réalisme en littérature aura autant servi la fiction d’une représentation de soi ; plus Emma s’égare, plus le monde réel s’impose à elle et au lecteur ainsi qu’à l’auteur. A quel moment nous est-il donné de plaindre Emma Bovary ? A quel moment décide-t-on de céder à la compassion, d’accepter de faire un bout de chemin avec elle dans sa déchéance ? Difficile d’identifier ce moment. Et puis, le lecteur se décidera-t-il à céder à cet élan compassionnel ? Emma Bovary manque décidément de qualités humaines. Et ça n'aide pas. L’auteur alors ? Rien ne l’indique. Flaubert clôt son roman, tire le rideau, boucle ses valises sans état d’âme même s'il n'épargne personne ; sur Emma Bovary et la société qui l'entoure, il nous propose le regard clinique de l’ethnologue doublé d’un sociologue. Il n'y aura personne à sauver même pas Charles Bovary, l'époux, le double d'Emma, son alter-égo dans la sottise. Et ça, c'est déjà un parti pris, voire... une déclaration de guerre au genre humain.

    Flaubert misogyne et misanthrope ? Il récidivera à deux reprises avec "Bouvard et Pécuchet" et "L'éducation sentimentale".

     

                    Mais au fait, qui sommes-nous ? Qui est Madame Bovary ?

                    Fatiguée, usée par une grande énergie illusionniste d’un matérialisme responsable d’un bon nombre de déséquilibres (psychologiques et autres), d'un "romantisme à la manque", Madame Bovary n’aura convaincu hélas personne. Dans cet ouvrage, le siècle de Flaubert ne saura pas y lire un avertissement ; le personnage était encore trop vert sans doute ; il manquait de maturité ; à moins que ce ne soit ses lecteurs.

     

     

    ***

     

    bovary.jpg

                     Cent cinquante ans ont passé.

                     Trop-plein, harcèlement consumériste, autoritarisme des modes, saturation, impasse écologique et ontologique, l’illusion lève le voile, le miroir cesse de mentir, la grande dépression touche à sa fin. Emma Bovary sort de son cauchemar ; elle a retrouvé les premiers étonnements de l’enfance : c’est la re-découverte des saisons qui se succèdent et c’est aussi la plénitude du fait d’être au monde, tout simplement ; c’est la belle simplicité du beau et du simple conformes à leur objet qui nous rappelle que la feuille n’est pas la branche ; la branche le tronc. La force n’est pas tout ; le frémissement du plus faible a autant d’importance que l’immobilité mastodonte du roc. Et puis, qu’on n'oublie pas que l’arbre ne pourrit pas toujours par ses racines.

                    Née en 1856, déjà à l'agonie dès les premiers jours de sa naissance, Emma Bovary qui, pour son malheur, ne connaissait pas les bienfaits de la contemplation heureuse car prudente, meurt épuisée après un siècle et demi de souffrances bien inutiles. C’était couru d’avance : s’ouvrir à l’infinité des possibles quand on peut tout juste mettre un pied devant l’autre… quelle idée folle !

    Malheur métaphysique d’une modernité qui ne s'est jamais démentie, il semblerait que ce malheur ait aujourd’hui atteint enfin son épuisement. Le mal est bel et bien identifié ; la guérison peut donc commencer. Et puis...

     

                      

     

                   Que celui ou celle qui n'y a jamais cru un jour, même une heure, lui jette la première pierre.

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    Pour prolonger, cliquezPenser le 21e siècle avec Emma Bovary

     

     

     

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  • Semprun sans nous


    Un entretien avec Jorge Semprun par Mediapart

     

                        Semprun écrivain et scénariste qui nous a quittés en 2011 (un Semprun que l'on avait, quant à nous, déjà oublié depuis longtemps), souhaitait que les générations nées après 45 s'approprient les camps, la déportation, l'horreur du nazisme, le mensonge du Stalinisme...

    On lui répondra : "Pour ça, il y a Arendt... et c'était dans les années 50 et 60".

    Et puis ceci aussi : "Mais... qui, en revanche, nous aidera à penser le nouvel enfer qui nous attend d'ici 2050 ; un marché mondialisé triomphant qui aura tout emporté : Etats, démocratie, nations, peuples, liberté, indépendance."

    Car le vrai danger c'est bien la libéralisation des marchés financiers, l'hyper-mobilité des capitaux et la désintégration des processus de production ; des milliards d'êtres humains livrés à la logique d'un monde économique, un monde sans morale et sans esprit autre que mercantile et qui, à terme, n'habiteront plus aucun monde.

    Et ce totalitarisme-là, sous notre nez, dans notre vie, chaque jour, sur tous les continents, Semprun et les autres semblent totalement l'ignorer sous prétexte que cette menace n'a pas encore creusé au grand jour ses fausses communes, bâti ses camps... comme si seules l'architecture et la technique déterminaient la présence ou l'absence d'une pensée, d'une organisation de l'existence totalitairement arbitraire, liberticide et criminelle...

    Qu'ils aillent donc faire un tour dans nos banlieues, nos écoles, dans nos hôpitaux psychiatriques, dans les tribunaux, les prisons, les entreprises...

    Qu'ils recueillent donc les paroles des médecins du travail, des juges de la mafia économique et financière, des bénévoles d'associations luttant contre la pauvreté et l'exclusion...

    Qu'ils questionnent donc les artistes, les auteurs et les activistes censurés, muselés, interdits de production et de distribution, médias aux portes fermés...

    Confronté à cette nouvelle donne (qui trouve et prend racines à la fin des années 70, quand même !), Semprun est en panne ; et toute sa génération, avec lui, à l'exception de quelques uns...

    Aussi…

    Rien d’étonnant que seuls ceux qui n'ont de cesse de discourir sans fin autour du fascisme, du nazisme et du stalinisme soient ceux qui ne tarissent pas d'éloges à l'endroit de Semprun.

    Et si ceux qui ignorent l’Histoire sont condamnés à la revivre – même si cette dernière a bien plus d’un tour dans son sac -, de même sommes-nous autorisés à affirmer que ceux qui ne réfléchissent qu’au passé courent le risque de passer à côté du présent ; présent qui pourtant porte en germe le futur ; notre futur à tous : ses catastrophes et ses démons.

    Et aujourd’hui bien plus qu'hier, depuis que les Maîtres du monde ont la prétention de nous concocter un monde qui, chaque jour, avance et invente, comme il va, de nouvelles raisons d’espérer, ou bien d’autres raisons de s’inquiéter ; un monde tel une horloge que l’on remonte à chaque minute et à chaque heure et sans laquelle, aucune heure, ni bonne ni mauvaise, n’est envisageable - ou bien la même heure pour tous ; et là, gare aux retardataires ! ; un monde donc… au passé dépassé par des événements toujours imprévisibles ; passé stérile et caduc, assurément.

    On n’a jamais autant trucidé d’êtres humains depuis que l’Histoire occupe les salles de conférences, les amphis, les bibliothèques, les médias et nos consciences maintenant saturées d’un passé qui a pour seul enseignement : son propre passé, laissant le présent et l’avenir sur le bas-côté.

    Là encore, rien d’étonnant à cela : les entreprises de destruction massive ne se décident pas en Sorbonne ni à la Mutualité.

    Sans oublier le fait que les protagonistes concernés par ces récits d’une Histoire qui n’a rendez-vous qu’avec sa propre histoire sont tous nés dans les années 20 et 30 ; et ce n’est certainement pas leur faire injure que d’en déduire qu’il se pourrait bien qu’ils aient eu tous, et très tôt, leur avenir derrière eux. Ceci expliquant sans doute cela.

    Et quand d’aventure, ces mêmes hommes daignent se pencher sur nous, pauvres contemporains sans passé utile et sans avenir probant, c’est pour mieux affirmer, tel Semprun, et à titre d’exemple, que la classe ouvrière a bel et bien disparu... et que la Marxisme, la lutte des classes... tout ça

    Quel aveu pour cet homme de gauche !

    C'est dire ! C'est... tout dire ! (Semprun s'était très certainement alors rapproché du PS ; meilleure façon de ne plus rien penser sur rien. La contagion... la contagion...)

     

    ***

    .La postérité ?

    A la vue de Semprun, on peut craindre et d’autres souhaiter qu'elle détourne son visage pour mieux s'empresser de regarder ailleurs, plus loin aussi, et plus haut... finalement.

    Qui la blâmera ?!

    Car, il est grand temps de préférer le devin-prophète à l'historien-littérateur ; une lecture du présent dans lequel on pourra y lire tous les dangers de l'avenir aux commentateurs-témoins-ressasseur d'un passé miroir de sa propre image, impasse et cul-de-sac, tout à la fois.

     

     

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  • Une certaine idée des Foulards rouges et d'une partie de l'électorat du locataire de l'Elysée

     

                   

                Les Foulards rouges, cette France qui n'a qu'un seul besoin :  un besoin  d'ordre, toujours plus d'ordre et puis aussi, un besoin de silence de la part de ceux qui refusent de se taire  à propos de leurs difficultés quotidiennes  ; une France qui n'a besoin de rien d'autre.

              Ils étaient 10 000 à défiler dans les rues de Paris selon la préfecture de police (autant dire 5000)... et c'est une bonne nouvelle car cette mobilisation plus que modeste confirme le fait que personne ne descendra dans la rue pour ce locataire de l'Elysée élu par défaut tout comme tous ses prédécesseurs depuis le "quinquennat Chirac". 

    ***

     


                                   

     

                 

                   Ventriloques des chaînes d'information en continue, les propos confusionnistes des Foulards rouges  (vidéo à 16:30) recueillis par Vincent Lapierre, prouvent sans l'ombre d'un doute que ces médias ont bien travaillé depuis 12 semaines : les Gilets jaunes ne seraient donc que violence ; une violence qui met en danger les Institutions de la République. 

    C'te bonne blague !

     

                Âges, tenues vestimentaires, le profil de ceux qui se sont mobilisés ce dimanche 27 janvier 2019 suscitent quelques réflexions : couvrant tout le spectre de l'ancienne droite ( de l'ex-RPR à l'ex-FN), sous le prétexte de vouloir condamner les violences qui accompagnent les rassemblements Gilets jaunes, ces hommes et ces femmes ne sont-ils pas ce que l'on pourrait appeler "le fond du panier d'une conscience sociale et politique" d'une France profondément anti-sociale, à la limite de la "socio-pathie", dans leur absence, tout aussi irréductible, de compassion pour la colère de ceux qui refusent de survivre avec des revenus humiliants ? 

    Sorte de "France Thénardier" dans leurs moralité et mentalité, France  qui se serait invitée chez les classes moyennes supérieures après s'en être donnée les moyens, composée ou non d'héritiers, une France d'exécutants qui a manifestement su tirer, en silence, en catimini, au fil des ans, les marrons du feu, l'ironie n'est-elle pas que cette France est finalement tout aussi invisible que celle des Gilets Jaunes même si on soupçonnait son existence car la littérature anti-bourgeoise (on pensera à Léo Bloy - "Exégèse des lieux communs" et" La femme pauvre") n'a pas cessé de nous la décrire pour mieux la conspuer et n'y trouver rien à sauver, à juste titre ?

    Car enfin, chez ces Foulards rouges, sur leurs visages, dans leurs propos... on ne peut pas ne pas être frappés par le fait qu'on cherchera en vain la trace d'une intelligence capable de désintéressement et d'un quelconque talent contrairement aux Gilets jaunes ; en effet, élever une famille avec 1200 Euros, cela demande de la  débrouillardise qui elle-même exige du talent, de l'intelligence et une volonté de fer. 

    Néanmoins on préférera la vérité brute, sans fard, de ces Foulards rouges au mensonge de ceux qui n'ont pas assez de mots pour exprimer leur compréhension envers cette colère qui est la leur, dans l'attente de pouvoir leur taper sur les doigts à tous (le personnel des médias avec eux) à la première vitrine fracassée d'une boutique des Champs Elysées car...  "Dites ! Il y a des limites tout de même !"

                 Alors oui ! la recherche de la vérité quelle qu'elle soit, sera toujours plus souhaitable que le mensonge d'une tartuferie vraiment désespérante. 

     

    _______________

     

                 A propos de Vincent Lapierre et de sa technique ou absence de technique en tant que reporter...

    Il semblerait qu'il n'ait toujours pas compris à quel point c'est important de préparer un reportage, dans ses fins et ses moyens :  avec ce reportage, qu'est-ce que je cherche à révéler ? Qu'est-ce que je dois obtenir de mes interviewés ? Quelles questions poser ?... 

    Et plus particulièrement face aux Foulards rouges ; une population sans visage ni visibilité. 

    Poser les bonnes questions et attendre patiemment les réponses : Lapierre ne connaît pas "l'écoute active" ni la "reformulation", la "découverte" non plus... découverte succincte qui permet de "créer le lien" ; il est vrai que... pour y parvenir, il ne faut en aucun cas être "dans le jugement".  Or, Lapierre commet cette erreur fatale ; erreur coutumière chez lui.

    D'autant plus qu'en ce qui concerne les Foulards rouges, il est important de leur permettre à tous d'expliciter jusqu'où ce qu'ils croient être "un raisonnement avisé, informé, objectif ou honnête), est susceptible de les emmener et nous tous avec eux. Souhaitent-ils y aller ? Ont-ils réfléchi aux conséquences ? les assumeront-ils ? Comment ?

    Haine du pauvre qui refuse sa condition ? Haine de tous ceux qui usent de leur droit de manifester ? Méconnaissance de ce qu'est une République ? De ce qu'est une véritable démocratie ? Liberté d'expression... quel usage, dans quel cadre ?  De ce monopole de la violence qui est le sien, quel usage l'Etat doit-il en faire ? Et jusqu'où ?... 


    Même si l'on peut en  partie déjà soupçonner les réponses qui seront apportées à toutes ces interrogations, l'important, ce n'est pas ce qui est pensé mais pourquoi "ça l'est pensé" et plus important encore : est-ce que ce qui est pensé l'est vraiment ou bien s'agit-il d'une simple opinion dépourvue de raisonnement ? Explicitant à haute voix ses opinions, maintenant audibles par tous, l'interlocuteur en viendra-t-il alors à réaliser qu'il n'a, dans les faits, même pas encore commencé de penser ? Car derrière une opinion, l'on peut très bien ne rien trouver, et certainement pas "le début d'un raisonnement qui maîtrise son sujet".  

    Faire accoucher un esprit, c'est lui permettre de se re-trouver face à lui-même dans la pleine exposition de ses contradictions, de ses affects, de ses insuffisances... disons.... intellectuelles ; face à ses blessures aussi, celles de l'existence : haine de soi, haine de l'autre, haine du "social", haine de l'humanité en tant que communauté. 

    N'oublions jamais que les opinions, quelles qu'elles soient, ne sont jamais portées par des individus tout à fait respectables ou tout à fait indignes car les êtres humains ne sont jamais aussi mauvais ou louables que ce que l'on serait tentés de penser à leur sujet - à quelques exceptions près ; celles d'individus qui seraient alors entièrement "tout bon" ou "tout mauvais."

    C'est la typologie d'une population en particulier, aujourd'hui retraités ou encore en activité... sans soucis matériels, incapable d'empathie envers ceux dont ils ne partagent pas le sort injuste, qu'il nous faut cerner même et surtout si par leurs opinions, cette population se situe à des années lumières des nôtres.

           

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    Pour prolonger cliquez  : Gilets jaunes - le dossier

                  

     

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  • François de Closets alias inspecteur Javert ou le syndrome d'une soumission aveugle

     

    françois de closets

     

                    « François de Closets est issu d'une dynastie d’ingénieurs qui a fait fortune dans la vie coloniale aux Indes. Fils d’un artiste-peintre dont le métier de professeur d'anglais ne permet pas de subvenir à sa famille de huit enfants, il a pour mère Antoinette, femme sévère issue de la bourgeoisie catholique, qui lui apprend la frugalité3. » dixit Wikipédia

     

    ***

     

                     Il est partout de Closets, BFM-TV, C-News, Europe 1… à toutes les heures du jour et de la nuit…et jamais aussi présent depuis le mouvement Gilets Jaunes.

    Aujourd’hui comme hier... de toutes les télés, comme de tous les journaux, âgé de 86 ans… homme diurne et nocturne… monomaniaque, sa réputation et sa renommée se sont forgées depuis les années 70 sur le leitmotiv suivant : « L’état dépense trop et taxe trop ! »

    Graphomaniaque à la hauteur de dizaines d’ouvrages, tous ses écrits auront pour sujet le gaspillage de l’Etat, voire son incompétence ; un Etat dont il n’y aurait rien à sauver excepté,  bien évidemment car on ne se refait pas, en ce qui concerne ses fonctions régaliennes réduites, il est vrai, à sa plus simple expression mais avec un maximum d’efficacité : police, justice, prison : pour de Closets, le gnouf étant l’alpha et l’oméga d’un Etat sûr de lui, bien ordonné, droit dans ses bottes, à droite toute !

                   Pauvrement diplômé (un peu de droit ici et là), n’empêche..... de Closets se pique d’économie, de politique, de finance depuis des décennies; il est intarissable sur l’Etat, ses tares et ses vices  ; cet Etat sur lequel il aura pourtant vécu, grassement rémunéré 50 années durant par les contribuables…

    Jugez plutôt :

    AFP en 1961, TF1 des années 70, Antenne 2 puis France 2 ;  il présidera la commission Efficacité de l'État dans le cadre du Commissariat général au Plan  ; et enfin la chaîne parlementaire LCP car de Closets est insatiable lorsqu'il s'agit de pomper les deniers de cet Etat qui pourtant dépense et prélève trop, beaucoup trop. De là à penser que ce « journaliste vilipendaire et jaculatoire » jusque tard dans la soirée (quelle santé !) était Gilet Jaune avant l’heure, et ce à son insu…

    Ne rêvons pas : ses prestations télévisuelles de ces deux derniers mois ne laissent aucun doute. Jugez donc : « Gilets jaunes retraités, salariés et chômeurs, apprenez à vivre avec ce que vous avez et cessez de vous plaindre ! »

    Quand un Gilet jaune proposera que l'on taxe les GAFAM, de Closets interviendra en ces termes : "Vous pouvez toujours espérer, vous pouvez toujours attendre : c'est impossible. Ils sont trop puissants".  

    Circulez ! Y'a rien à voir !

     

                    Bernanos, Céline, Victor Hugo  et d’autres encore, sans oublier les fables de la Fontaine (Closets est un très bon client pour ce fabuliste), ont écrit de nombreuses pages sur ce type de personnage car enfin, de Closets face à la crise sociale et le mouvement Gilets jaunes -  retraités, artisans, salariés, chômeurs, commerçants qui ne veulent plus se contenter de survivre avec des revenus indignes -, n'aurait-il pas revêtu  les habits de l’Inspecteur Javert (V.Hugo : les Misérables) face à tous les Jean Valjean de la contestation sociale ?

     

     

    ***

     

                    Si de Closets fait partie de ces gens qu'il vaut mieux rencontrer à jeun, dernièrement sur C-News, à propos de la hausse annoncée des produits alimentaires dans le contexte d'une crise sociale aiguë, auprès d'une interlocutrice membre de LFI qui s'en désolait, la réplique de de Closets résumera sans doute toute son existence : « Comment ça ? Vous ne voulez donc pas que les agriculteurs et  les producteurs reçoivent une juste rémunération de leur  travail ?»

    Vous savez quoi ? ! A propos des groupes Casino et Auchan - enseignes aux salariés payés au SMIC horaire - fort de plus de 90 milliards d’euros de CA à eux deux, et qui ne connaissent pas la crise (taux de croissance entre 4 et 9%), eh bien, à aucun moment de Closets a-t-il été capable d'envisager que ces mastodontes de l’alimentaire puissent être contraints de réduire leur marge et que l’Etat les taxe à la hauteur de leur bénéfice !  

    Non, de Closets n’y a pas pensé. En revanche, il s’est félicité que ce soient les consommateurs qui paient l’addition.

     

                     Et c’est alors qu'un syndrome pourtant très courant mais volontairement ignoré, syndrome de toutes les hontes qu'un entourage préférera ne pas relever par charité et à propos duquel ce même entourage refusera de poser un diagnostic sans appel, éclata au grand jour bien que de nuit (en effet, il était dans les 23h30), et dans toute sa laideur et dans toute son abjection... 

     

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  • Maximisation du retour sur investissement du capital humain

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           L’aigle a déployé ses ailes.

    Alors que les salariés ne connaissent de l’entreprise que le poste qu’ils occupent, l’aigle, lui, survole toutes les pistes de son territoire et explore toutes les voies qui mènent à eux. Le survol de cet aigle c’est celui du maître des lieux qui fait sa tournée comme un propriétaire fait le tour de ses terres, serrant des mains, opinant du bonnet ici et là. Jamais il ne se pose. Toujours en mouvement à l’écoute des rumeurs, à la recherche du moindre malaise et des conflits larvés.

    Quand on surprend son vol, les rares fois où l’on pense à lever la tête, il annonce une nouvelle distribution des cartes qui célébrera bientôt l’apothéose de la vie accoucheuse de stratégies aussi surprenantes qu’inattendues, en un tour de main, jusqu’à rendre méconnaissables et les lieux et le travail qui y est effectué.

    Son survol peut être celui d’un prédateur cherchant sa nouvelle proie l’appétit au ventre, affamé : les rêveurs, les tire au flanc, les faux culs, les fumistes, ceux qui ne doivent rien à eux-mêmes et tout à ceux qui les ont nommés.

    Pour tous ceux-là, ce sera grandeur et décadence ou bien, grandeur et déchéance. C’est selon et… c’est du pareil au même.

    Autre objet de son attention : le peuple silencieux. Toujours en retard sur la vie de leur travail, ces travailleurs candides, puisqu’ils n’en contrôlent ni les bouleversements ni les adaptations. Un jour, on leur signifiera leur congé définitif et en attendant, on se contentera de les conduire inévitablement et à leur insu, à leur perte et ce, bien avant que l’heure de la retraite ne sonne. Sur eux, la pression s’est accrue : horaires chaotiques, contraintes de résultats, menaces de licenciement. Outils de discipline au travail par excellence cette pression ! On leur parlera de flexibilité, d’autonomie et de polyvalence - comprenez : isolement et solitude - sans oublier de mentionner des changements permanents qui nécessiteront de nouveaux comportements.

    Cet aigle, c’est aussi un sourcier céleste fouillant du regard, scrutant, maladif, le sol, le sous-sol et ses plus petits interstices, en annonciateur de déluges qui viendront balayer tous les pauvres bougres en deçà de leurs attentes et au-delà de leurs craintes ; et les autres aussi : ceux qui se croyaient à l’abri.

    Nouvelles exigences des temps modernes : le retour à l’instabilité généralisée et permanente du monde. Il est tous les glissements de terrain purificateurs cet aigle blutoir qui tamise cette poudre farineuse que sont ses effectifs.

    Meurtre productif, il appelle cette instabilité ! Si vous l’interrogez dans l’intimité de sa retraite, c’est à voix basse qu’il vous fera cette confession, le regard inquiet de peur qu’on ne l’entende alors qu’il ne souhaite être entendu de personne.

    Il poursuit partout et sans relâche la liquidation de l’ancien monde, celui d’hier matin et prépare déjà celle de demain. Cet ancien monde, c’est le monde tel qu’il ne lui convient pas mais qui pourrait tout aussi bien lui convenir si d’aventure ce monde devait servir ses intérêts.

    Le territoire de cet aigle a pour le nom : DRH ! Et son occupation : gestion des ressources humaines, ou GRH.

     
     
                  Construction, mise en oeuvre, évaluation, ajustements à effectuer, régulation des outils de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, sans oublier leurs référentiels.


    Stratégie d’organisation, renouvellement des règles ! Accroissement de la concurrence ! Fusions, restructurations et transformations. Et puis aussi, l’entreprise et son environnement : quelles relations nouer pour quelle valeur ajoutée ?

    Et pour finir, quand tout leur a réussi : maximisation de la profitabilité de l’entreprise.

    Seul a voix au chapitre, ce qui peut être mesuré. Une science cette discipline qui ne peut se permettre le moindre chahut. Un puzzle, cette gestion des ressources humaines. Un travail de titan cette optimisation et cette mise en correspondance : chaînages, maillage, enjeux stratégiques et organisationnels.


    Finie l’opposition salariés/patrons ! Il n’y a plus que l’entreprise. Et gare à ceux qui s’en détournent tout en y demeurant !

    Dans l’entreprise, plus de conflits dits collectifs. Il n’y a plus que l’individu et si conflit il y a, il ne peut s’agir que d’un individu seul face à sa hiérarchie. Un champ de force univoque, ce monde de l’entreprise au sein d’une communication et d’une interrogation permanente des bonnes ou mauvaises volontés des acteurs en présence, depuis que la portée de l’exemple s’accroît et ce, dans toutes les directions : une note, un avertissement, un blâme, un licenciement pour l’exemple. Et puis, celle ou celui que l’on montrera en exemple.

    Pensez donc ! Voici un niveau de réussite digne des plus belles performances sportives là où des collègues besogneux ont tout juste été capables d’accomplir leur objectif.

    L’émulation vaut autant pour la chute que l’ascension. Et tout le monde y trouve du grain à moudre, du souci à se faire et d’aucuns leur compte de rêves de promotion. Oui ! Tout le monde y trouve matière à réflexion dans cet accroissement de la valeur exemplaire de l’exemple à suivre, à méditer du fond de son isolement ; valeur érigée en totem ; et d’aucuns ajouteront, sans scrupules et sans tabous quand cette valeur revêt les apparences d’une épée de Damoclès qui tranchera les têtes.

    Mieux vaut être du côté de celui qui tranchera celle des autres, d’un mouvement vif et parfait dans son exécution aveugle.

     

    ***

     

                   Si pour commander il faut avoir su longtemps obéir, on ne pourra s’empêcher de noter que l’on dirige la tête baissée. Toujours ! On dirige en regardant vers le bas... ses subordonnés. Dans cette configuration verticale, c’est tête baissée que les dirigeants s’adonnent à leur sport favori : diriger tous ceux qui ont besoin de l'être, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne... à commander.

    Édifice à la triste figure, cette chaîne de commandement, cette pyramide dont les étages… piquent du nez !

    Et ceux d’en bas, où regardent-t-ils ?

    Ceux d'en bas regardent leurs mains et leurs pieds - cadence oblige ! Et puis, prudence ! Gare aux accidents ! - ou bien, ils regardent droit devant eux, leur écran d’ordinateur, seul point de regard pour fuir tous les regards car il y a des jours où ils ne souhaitent croiser le regard  de personne.

    Une prison en liberté cette solitude au poste comme la chèvre à son piquet de peur qu’elle ne s’égare ou bien, qu’elle ne s’enlise dans ses déplacements ou tout simplement dans l’exécution de sa tâche.

    Stress et souffrance seront tus et cachés, l'angoisse tassée au ventre ; et les cernes infinis de la fatigue et de la peur qui plissent la moindre pensée jusqu’à la rendre lâche et veule aussi, incapables de rompre l’étau de l’assujettissement à cette roue géante qui distribue au passage blâmes et encouragements dans le but de maintenir sur le qui-vive et le quant-à-soi un être qui n’a plus qu’une vie : la sienne de vie qui se languit de ne jamais pouvoir en réaliser une autre dans une alternative d’une simplicité redoutable : soumission ou relégation. Et c’est alors que les chemins de la mémoire se rétrécissent jusqu’au méconnaissable, sans plus d’imagination. En effet, on aura tout oublié, pour ne rien regretter de ce qui devait faire de nous des êtres de croissance.

    Aussi, qui aujourd’hui peut se permettre de regarder vers le haut, à ciel ouvert, là où nul n’aura besoin de craindre le regard de quiconque, sinon... celui des nuages et la nuit, celui des étoiles bienveillantes ?

     

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    Copyright Serge ULESKI.

     

    Extrait du titre  : "La consolation"

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  • Hyper-violence policière : un service d'ordre sur le mode de la terreur

    castener et les violences policières

     

                      Lynchage, tabassage gratuit, autant d'actes infâmes commis par une police maintenant indigne de toute considération dans le silence assourdissant des médecins, des corps intermédiaires, des avocats, de la ligne des droits de l'homme, de la classe politique...

    Mains arrachées (5), visages éborgnés (14), mutilations, les blessés s'élèvent à près de 2000 dont plus d'une centaine de blessés graves avec séquelles à vie. Les médias mettront 8 semaines à en parler sans doute parce que leurs propres journalistes seront plus tard eux aussi la cible des forces de l'ordre : plus de 25 blessés chez ces journalistes. 

     

     

                    Avec l'échec du pourrissement, est arrivé alors le choix du recours à l'ultra-violence policière par le locataire de l'Elysée et ses hommes de main (Castaner entre autres - homme sans honneur, véritable voyou de la politique) ; une ultra-violence destinée à dissuader les GJ qui, pour une grande majorité d'entre eux, n'étaient jamais sortis manifester, de "revenir" la semaine suivante une fois terrorisés ( traumatisme physique et psychique) ; car c'est bel et bien un service d'ordre sur le mode de la terreur qui sévit depuis la mi-décembre. 

    Les femmes gilets jaunes se sont retirées des manifestations du Samedi sur Paris de peur d'être les victimes indiscriminées de blessures et de mutilations irréversibles.  Premier succès stratégique de cette hyper-violence.

     

     
                             

                                        Compte Twitter de David Dufresne journaliste "qui fait en partie le job" - un des derniers de sa profession.

     

                        David Dufresne, journaliste indépendant, a l'immense mérite de tenir, depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes, le compte de chaque personne blessée par les forces de l'ordre.

    Reste à expliquer pourquoi l'Elysée a mis en place ce que l'on peut qualifier de "service d'ordre de la terreur" ainsi que la nature de cette terreur ainsi que les raisons derrière la décision d'y avoir recours car il est aujourd'hui nécessaire d'être capable d'expliciter ceci : "les Gilets jaunes" ne doivent en aucun cas faire "école" ; ils ne doivent pas non plus obtenir gain de cause en ce qui concerne le volet "pouvoir d'achat" de leurs revendications, à savoir : la fin des retraites à 900 euros et des salaires à 1150 euros pour un temps plein.

    Le RIC oui... mais après mille ans de négociation ! La fin de la pauvreté, non ! Mille fois non ! Et ce dès maintenant !

    Car après les Bonnets rouges et les zadistes de notre Dame des Landes qui ont obtenus gain de cause  - rappelons-le -, le mouvement Gilets jaunes (le mouvement de trop pour le Système ?), son mode de fonctionnement, son caractère imprévisible, la nature composite de ceux qui s'y retrouvent (retraités, salariés, artisans, commerçants, agriculteurs et chômeurs, tous pauvres, soit entre 10 et 15 millions de personnes), cette France de l'abstention pour une grande partie, sa détermination, son utilisation des réseaux sociaux, a fait , sans doute à son insu, que l'on devra parler maintenant d'un "avant et d'un après Gilets jaunes" en ce qui concerne tous les modes de contestation à venir.

    D'autant plus que... force est de reconnaître que ce sont le militantisme et le syndicalisme qui ont pris un sacré "coup de vieux" avec le surgissement de ce mouvement ; d'où leur quasi absence ou du moins, leur mobilisation laborieuse auprès des Gilets Jaunes, soit par leur présente à leur côté, soit par leurs déclarations de soutien : il faudra attendre près de 6 semaines. 

    Avec cette répression d'une violence sans précédent, n'est-ce pas l'Elysée qui plébiscite aussi le retour d'un syndicalisme qui sait se contenter de manifester en ordre (d'aucuns diront "... en rang d'oignons") de République à Bastille dans le cadre de revendications de bouts de chandelle ( dites raisonnable et réalistes), ce qui a toujours eu les faveurs des gouvernements qui se sont succédé depuis les années 80 ? 

                       Autre nécessité : se décider à exposer les enjeux véritables derrière cette tentative "de faire un exemple" avec le mouvement Gilets Jaunes car comprendre ces enjeux c'est inévitablement questionner la personnalité de Macron, son agenda économique et social et son ambition sur les vingt prochaines années ainsi que la nature du système que ce dernier sera appelé à continuer de servir à l'international cette fois-ci, une fois son travail de destruction de notre modèle social achevé car avec les Gilets jaunes, Macron joue là son avenir non pas politique mais professionnel : s'il recule face à la contestation (sur le volet "pouvoir d'achat" principalement et sur le retour de l'ISF d'un enjeu plus symbolique), c'en est fini de son avenir, tout enfant roi, pourri, gâté, orgueilleux et vaniteux qu'il est...

                                    ... un locataire de l'Elysée qui "ne coche aucune case" si l'on en croit tous les sondages de ces 2 derniers mois.

    Nul doute : cette violence d'une nature terroriste qui se veut dissuasive "à tout jamais" est à rapprocher du projet mondialiste qui guide la construction européenne depuis Maastricht, l'Euro et le traité de Lisbonne ; projet d'une violence sociale digne du 19è siècle, à savoir : la mise en concurrence de tous les salariés européens entre eux, puis de tous ces salariés avec le reste du monde. Un seul objectif ici, chez nous, en Europe : la baisse des salaires, la paupérisation de l'Etat régalien et de l'Etat providence et la fin d'une liberté d'expression  et d'information avec la mainmise des médias de masse par des milliardaires qui ont un intérêt direct à ce que ce projet mondialiste triomphe sans conteste.  Oui ! L'Europe est le coeur de cible de ce projet  ; rien de surprenant à cela puisque c'est en Europe que les protections et les droits sont les plus développés. 

    Or, en faveur ce projet, on trouvera qu'une minorité d'Européens ; en effet, ce projet ne recueille l'adhésion d'aucune majorité et ce depuis trente ans ;  tous le savent : les Etats, les gouvernements, les partis politiques et la Commission, ce gendarme en chef, cette superstructure au service de l'hyper-structure mondialiste ; cette Commission dictatoriale le sait mieux que quiconque ; elle connaît son image désastreuse au côté d'un Parlement européen composé principalement de figurants qui ont trouvé là le moyen de se rémunérer en tant qu'élus de leur parti respectif, en attendant que leurs ambitions purement nationales à tous, soient exaucées, en particulier chez les petits partis ; pour la France : RN, Ecolos, LFI et UPR qui ne bénéficient pas d'un soutien financier à la hauteur de leurs ambitions. 

    Un projet qui ne saurait souffrir aucune remise en cause, même indirecte telle que les revendications des Gilets Jaunes qui représentent une véritable menace sur une Europe ploutocratique (le RIC) et sur les politiques de paupérisation des Etats  (hausses des salaires les plus faibles et retour aux investissements dans les services publics).

     

                   Terreur dans la gestion de la contestation, terreur sur les salariés, terreur d'un projet contre-nature car amoral et anti-humaniste.... tout se tient : ce siècle qui est le nôtre qui est déjà celui de la terreur avec le terrorisme internationale, terrorisme dit islamiste qui cache des manipulations et des instrumentalisations sans nombre et qui n'est qu'un des volets de cette terreur qui nous est promise à tous, ce siècle sera bien celui de toutes les terreurs ; siècle conduit par des hommes et des femmes au-dessus de tout soupçon, propres sur eux, le temps d'une campagne électorale seulement - suivez notre regard ! -, filles et fils de bonnes familles, dignes salauds d'une incarnation du mal d'une banalité et d'une irresponsabilité d'un cynisme diabolique. 

                   Mais alors, nous sera-t-il seulement donné de les juger tous un jour dans le cadre d'un tribunal non pas des vainqueurs mais bien plutôt d'un tribunal des victimes d'un mondialisme criminel ?

    Rien n'est moins sûr, hélas !

     

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                          La condition policière avec A. Langlois du syndicat Vigi

     

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Une courte réflexion sur la relation Etat et Police 

                               ainsi que Gilets jaunes - le dossier

                               

     

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  • Destinée collective... avec ou sans nous

             

                    Nous venons au monde sans missions, sans projets, sans agenda, sans responsabilités et sans obligations. Très vite, les circonstances de notre naissance, notre volonté, notre talent et plus tard, ceux que l’on rencontrera, viendront contredire ou bien confirmer cet état de fait même si... une fois adulte, on pourra toujours regretter d'être livré en pâture au monde. Regret aussi irraisonnable qu’inopérant. Mais notre imagination y pourvoira, elle qui saura nous faire croire qu’il aurait pu en être autrement, alors qu’il n’y a pas d’autrement ; il n’y a que des contingences et un héritage : les effets de toutes les causes qui nous ont précédés et qui, en aucun cas, n’auraient dû nous concerner.

     

                   Fatalité hideuse, de tout temps ! Fatalité que d’aucuns s’évertueront à dénoncer sans relâche mais sans jamais parvenir à la vaincre ; et la soumission involontaire à cette loi d’airain doit bien avoir quelques avantages quand on sait à quel point notre monde a de bonnes raisons d’être ce qu’il est, comme nous tous ; monde qui ne s’est jamais embarrassé d’inconvénients qui n’aient pas quelques avantages juteux, ou plus simplement, des avantages capables d’assurer les moyens de sa survie et de son développement.

     

     

    ***

     

     

                  Ceux qui nous ont précédés et ceux qui nous succèderont, ne se sont inquiétés et ne s’inquiéteront que d’une chose : de la disparition de ce qui leur est familier ; ce familier qui se change très vite en une valeur intemporelle et universelle qui a pour corollaire : un jugement sûr quant à sa propre inquiétude telle une lanterne suspendue au-dessus du monde et qui se balance ; sa lumière va et vient, balaie, têtue, la surface de la terre à la recherche de tout ce que nous avons perdu, éclairant tantôt ce qui est, tantôt ce qui n’est plus car...

     

                 A vouloir jeter l’eau du bain avec les nénuphars qui y coulaient des jours paisibles à sa surface, et dont les feuilles accueillantes, larges et généreuses ont longtemps permis à bon nombre d’entre nous de faire une halte pour reprendre notre souffle, on finit à la longue par faire de l’instabilité foncière de notre univers, un prétexte au chaos qui n’accouchera de rien d’autre, sinon… de son propre chaos originel, mais… faut-il le préciser : sans nous.

     

     

             Oui ! Nous qui cherchions une nouvelle voie, acharnés à effacer la trace de nos pas, comme un fait exprès, sans doute pour ne plus jamais y revenir, tellement la douleur d’une appartenance à une catégorie sociale stigmatisée, à une origine ethnique décriée, et le souvenir des barbaries de l’Histoire inspirent, aujourd’hui encore, aux uns, honte et colère, et aux autres, une peur panique.

     

     

             C’est incontestable : on vit toujours mieux là où on vivait bien et plus encore quand une fois ailleurs, on vit mal. La nostalgie n’épargnera donc personne aussi longtemps que le monde saura se mouvoir dans les eaux tumultueuses de son dernier bain de jouvence coulé par une main serviable et anonyme qui porte pourtant le nom de « Destinée collective » : destinée qui ne connaîtra pas de repos.

     

     

     

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             S’il n’y a qu’un amour dans une vie, il n’y a qu’une loi, la même pour tous ; libre à chacun de l’enfreindre pour adresser un pied de nez à ceux qui s’en sont écartés comme pour mieux nous demander de la respecter ; et cette loi est la suivante : comment comprendre à temps ce que personne aujourd’hui ne nous enseignera, sinon en l’apprenant à nos dépens comme une punition sans cause ?

             Et là, tout le monde en conviendra : plus nous sommes nombreux à subir cette loi, plus serein sera le sommeil de ceux qui ont pu ou su en réchapper, l’ignorance du plus grand nombre facilitant toujours la tâche d’une sélection d’une clairvoyance intraitable et impénitente.

     

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    Extrait du titre  : "La consolation"  - copyright Serge ULESKI

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  • Michel Legrand s'est tu mais pas son génie mélodique

    Michel Legrand s'est tu mais pas son génie mélodique

     

                     Saluons le génie de Michel Legrand dans sa maîtrise de l'association mélodie, voix et texte ; en particulier le "chanté-parlé" (1) des "Parapluies de Cherbourg" (1964) de Jacques Demi d'une audace sans précédent, Jacques Demi et Michel Legrand prenant alors tous les risques ; risques  financier et artistique que peu de réalisateurs et de producteurs ont osés avant et après eux. Sans Michel Legrand, l'oeuvre géniale de Jacques Demi n'aurait pas été ce qu'elle est aujourd'hui face à la postérité (2).

                    

     

     

    1 - Legrand et Demi connaissaient-ils "Le Sprechgesang" ?

    "....Un style de récitation à mi-chemin entre la déclamation parlée et le chant, inventé par Engelbert Humperdinck mais surtout connu pour avoir été utilisé pleinement par Schönberg dans le Pierrot lunaire (1912) qui reste considéré comme la première œuvre "100% sprechgesang".  - Wikipédia

     

    2 -  Précisons tout de même, qu'en tant qu'orchestrateur, Michel Legrand n'avait pas la maîtrise de ceux qui ont orchestré les mélodies des compositeurs des comédies musicales "Un Américain à Paris", "Bang wagon" et "Chantons sous la pluie" en autres ; orchestrateurs aux noms méconnus injustement car ce sont eux qui ont porté les mélodies de ces comédies musicales à un niveau d'excellence inégalé.

     

     

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  • Etienne Chouard en direct sur BFM-TV... une première !

     

    Etienne Chouard en direct sur BFM-TV... une première !

     

                Etienne Chouard, diabolisé par les médias de masse et la classe politique, star d'internet depuis 12 ans, considéré comme étant à l'origine de la relance de l'idée du Référendum d'Initiative Citoyenne (RIC), Etienne Chouard en direct sur BFM-TV... dialoguant avec un ministre de Macron... une première !

    Mais alors....

    Chouard par-ci, Chouard par-là (un débat avec Raphaël Enthoven, un historien des idées qui a eu son heure de gloire sur France Culture), le Système n'essaierait-il pas de noyer les revendications des Gilets jaunes à propos du pouvoir d'achat dans un débat stérile à propos d'un RIC révocatoire totalement irréaliste autant dans son contenu que dans son application ; vous pensez : droit de veto sur toute l'activité du parlement, révocation des députés !...

    Car le vrai danger pour ce Système, n'est-ce pas plutôt le retraité qui ne veut plus vivre avec 900 euros par mois et le salarié à 1150 euros pour un temps plein et qui semblent déterminés à se donner les moyens d'obtenir gain de cause ? Assurément oui ! D'autant plus que le locataire de l'Elysée semble vouloir éluder ce volet "pouvoir d'achat" en mettant en avant des questions institutionnelles aux répercussions constitutionnelles très complexes comme en d'autre temps, le PS abandonnant les classes populaires au profit d'un "sociétal" destiné à cacher son retrait des questions économiques et sociales. 

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