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Serge ULESKI - art, essais, écriture et littérature - Page 2

  • L'imbécile au travail

     

                  Observer un imbécile travailler, cadre de surcroît, l'observer ordonner, organiser, commander, peut vous occuper toute une journée, voire une semaine car, côtoyer l’imbécillité au travail, c'est un spectacle d'un intérêt supérieur, bien supérieur à tous les autres.

    Jadis cantonné à un rôle subalterne, sans danger pour autrui, l'imbécile des temps modernes se voit aujourd'hui doté de pouvoirs et de responsabilités qui font de lui l'agent redoutable d'une stratégie perverse. Et malheur à qui travaillera sous sa responsabilité !

    Si pour d'aucuns, leur manière d'être ce qu'ils sont peut quelquefois les sauver du naufrage d'un jugement sans appel, en revanche, de cet imbécile-là, rien à sauver car, rien ne le sauvera.

    "Qui suis-je ? Que fais-je ?" et puis aussi et surtout : "Qui sont les autres ?" sont des questions hors de portée pour cet imbécile qui ne dispose d'aucun outil pour se les poser. Quant à y répondre...

    L'introspection lui est interdite. Evoluant à la surface des choses, des êtres et de lui-même quand il s'agit de comprendre son environnement qui n'est pas simplement le sien mais celui de ses subordonnés, il n'explore rien de ce qui fait de lui ce qu'il est, et des autres... pas davantage

    Coriace mais sans courage, l'imbécile au travail battra toujours en retraite dès les premières alertes et il sera sans pitié à l'encontre de ses subordonnés qui l'auront exposé à des risques que lui-même n'aurait jamais envisagé courir.

                  L'imbécile au travail ne choisit pas : il subit et fait subir ; du pain bénit pour ses supérieurs. Les entreprises qui nomment de tels individus à des postes d'encadrement nous informent plus que tout sur l'idée qu'elles se font du travail qui doit être accompli et des hommes qu'elles recrutent.

    Dépourvu de jugement, aveuglé par sa tâche, son poste, son rang, sa fonction, son statut, il ne veut rien savoir. Il n'a qu'un souci : occuper la place et la garder. Les traits figés, le corps raide, statue sur son socle, il n’en descendra pas. Sûr de lui face à ses subordonnés, humble en compagnie de ses supérieurs, l'imbécile au travail acceptera tout de celui qui l’a nommé. Ses supérieurs ont toujours raison. Aucune vérité qui ne vienne pas d'en haut est bonne à prendre et de lui, il n'en sortira aucune. Quant à lui susurrer à l'oreille une idée ou deux, en collègue attaché à le sortir du cul de sac dans lequel son action le mènera inévitablement un jour, inutile de l'envisager : son regard dubitatif, marque d'une impuissance immense, viendra nous signifier que c’est sans espoir et qu'il nous a fait perdre notre temps car, l'imbécile au travail maintient hors d'atteinte toute réalité qui ne soit pas la sienne à des fins de se protéger d'une confrontation possible entre lui et le monde. Son incompétence n'est pas simplement due à un manque de qualification ou d'expérience ; son incompétence, c'est son imbécillité même, insoupçonnable en lui et aucune formation, remise à niveau, plan d'amélioration et d'accompagnement - si tant est qu'il vienne à l'idée de quiconque de les lui proposer - ne le sauveront. Où qu'il soit, quoi qu'il fasse, il demeurera un imbécile : cadre imbécile, père imbécile, mari imbécile, amant imbécile, fils imbécile, partenaire imbécile au squash entre midi et deux.

    Cette imbécillité a pour racine la certitude d'être au-dessus de toute autre compétence : celle de ses collègues - cadres tout comme lui - et de ses subordonnés ; certitude obstinée, démentie au quotidien, à chaque heure mais... néanmoins beaucoup plus gratifiante que l'aveu d'une incompétence crasse car, cette certitude cache très certainement l'angoisse inconsciente de ne pas être à la hauteur, et une culpabilité propre à l'usurpateur confronté à l'absence de toute légitimité dans l'exercice de son autorité.

                   Si d'aucuns peuvent comprendre ce qui a motivé sa nomination, nul ne sait d'où il vient cet imbécile au travail, cet éternel Don Quichotte de l'intelligence humaine ; nul ne connaît son histoire, le comment, le pourquoi d'une telle amputation de sa conscience - conscience propre aux êtres humains : la conscience de n'être que la partie d'un tout et sans elle, de n'être rien.

    Inutile de le questionner. Il a tout oublié. Grand bien lui fasse ! Car... qui peut bien être assez cruel pour souhaiter le réveiller, et ce faisant, l'exposer à toute l'horreur de sa condition face à un monde à l'écart duquel il se sera si longtemps tenu, tout en y agissant, en aveugle privé de canne blanche pour le guider et éviter qu'il ne trébuche sur le premier obstacle qui se dresse devant lui.

     

                  Lorsque celui qui l'a nommé aura besoin de couper quelques têtes ou de déplacer quelques pions, se sentant lui-même en danger, dans un jeu pervers qui n'amusera personne d'autre que lui qui aura failli un moment ne plus pouvoir s'en amuser, redevable de tout, l’imbécile au travail repartira comme il est venu, loin des honneurs et de la reconnaissance de ses subordonnés pour le travail accompli. Et c'est sans broncher qu’il expiera en acceptant de se sacrifier.

    Son expiation, vécue comme une nécessité qui ferait loi, c'est la dette que l'imbécile au travail n'a de cesse de rembourser, selon l'adage : "Qui paie ses dettes nourrit en secret l'espoir d'être autorisé à en contracter d'autres, dans un avenir proche, très très proche si possible et puis.... ailleurs, de préférence !" Car, l’imbécile au travail ne supporte pas les temps morts de l'oisiveté, mère de tous les vices, la réflexion et l’introspection porteuses de tous les dangers d'une révélation d'une réalité terrifiante : celle du caractère circonstanciel de son utilité et de sa nécessité au travail ; sans oublier ce sentiment évanescent, lancinant en lui : le sentiment de ne rien devoir à lui-même mais de devoir tout... à celui qui l’a nommé.

     

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    Extrait du titre : "La consolation" - copyright Serge ULESKI

     

     

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  • Travail et entreprise : neuf études

     

     

    neuf études sur le travail et l'entreprise, serge uleski, littérature

                      Si vous interrogez les travailleurs sociaux, les syndicalistes et les patrons, ils vous diront tous que le travail est essentiel à l'équilibre individuel, car le travail permet d'envisager une autre réalité que soi-même.

                  Car, travailler c'est sortir  prendre l'air, c'est faire un tour, et ce faisant, c'est rencontrer l'autre : son patron dans les couloirs, ou bien les collègues à la machine à café pendant les pauses si généreusement accordées par la direction des ressources humaines.

                  Et si d'aventure vous en doutez, votre entourage professionnel n'hésitera pas à vous rappeler qu'il existe bien une autre réalité que soi-même, un autre vécu, tout un monde de contraintes salutaires qui vous laisseront espérer des jours meilleurs, bien meilleurs même !    

     

                                     Cliquez Travail et entreprise - 9 études.pdf

     

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    Inculture(s) 9 - Le Management - Une conférence... par non-merci

     

    Exploiter mieux pour gagner plus...

    Une autre histoire du management

       Conférence gesticulée par Annaïg MESNIL

    et Alexia MORVAN de la Scop Le Pavé

     

    Conférence gesticulée - version intégrale ICI

     

     

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  • La littérature française d'aujourd'hui et d'hier : ersatz et puis... extraits

     


    Michel Houellebecq : le Goncourt inopérant

     

    Interview Maurice G. Dantec décédé le 25 juin 2016, à propos de son ouvrage :

    "Les Résidents"

     

     

              Deux figures emblématiques ou bien, symptomatiques ou bien encore : problématiques ?

    Avec 2 pour tension... il semblerait que les anti-dépresseurs (et autres cachetons) aient remplacé l'absinthe ou plus simplement le bon vieil alcool : vins et spiritueux, pastis et pistaches, joie de vivre et d'exister... debout, érectile et ferme.

             Certes, à chaque jour suffit sa peine ! N'empêche, on finira quand même par regretter Malraux, surtout dans ses vieux et tout derniers jours.

     

     

     

              Hommage d'André Malraux à Jean Moulin au Panthéon :

    "Entre ici Jean Moulin avec ton terrible cortège"

     

     

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  • Ces hommes qui jamais ne démissionnent...

    Billet rédigé en juillet 2016 

     

     

     

                             Toulouse, Paris, Bruxelles, Nice, Munich, Saint-Etienne-du-Rouvray ...

                          Attentats et terrorisme... il paraît que nos "démocraties" sont mal préparées pour lutter contre ces fléaux à en croire nos experts, universitaires et autres chercheurs même si nos démocraties sont manifestement superbement douées pour plonger dans le chaos des régions entières du globe ( de l'Afghanistan à la Libye), livrant ainsi des millions d'êtres humains, privés de la protection d'un Etat qu'ils avaient mais qu'ils n'ont plus, à la merci de forces d'une violence inouïe ; mais ça.... tous se gardent bien d'en faire l'analyse, dérangeante au possible car, adieu alors les invitations dans les médias et les subventions d'Etat destinées à des programmes de recherches conduits par ce qu'il faut bien appeler des tartuffes et des escrocs ! Programmes censés être libres de toute influence et de tout parti pris de classe, loin des intérêts financiers et carriéristes qui pourraient concerner les bénéficiaires de ces subventions publiques.

     

                   Aussi, inutile de se voiler la face plus longtemps : si la France est une cible prioritaire de l'Etat Islamique, dans un premier temps, c'est que la France est un pays qui compte encore, et dans un deuxième temps : la politique qui est la nôtre dans une région qui s'étend de la Libye à l'Irak, cette politique-là ne nous ressemble pas ; et ils le savent... comme nous tous ici même s'ils sont nombreux à se taire (pensons au silence assourdissant de Dominique de Villepin) alors qu'ils devraient dénoncer d'une voix de stentor un engagement sans honneur car sans courage ni justice ; un engagement d'un cynisme ravageur, aux côtés des USA et de son bras armé qu'est l'Otan.

     

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              Si tous savent qu’il n’y a pas de carrière politique pour tous ceux qui souhaitent re-prendre l’argent et le pouvoir là où ils se trouvent, pareillement, tous savent qu’il n’y a pas d’avenir politique pour quiconque souhaite s’opposer à un projet mondialiste (1) qui repose sur le vol, le pillage des ressources, la corruption, le chantage, l’assassinat et la destruction des Etats à grand renfort de sanctions économiques et de bombardements massifs contre des populations civiles... Etats qui s'opposent à ce projet d'essence mafieuse et criminelle.

            Pour cette raison, la pire des choses qui puisse arriver aux Peuples européens c’est bien que celle ou celui qui souhaite faire carrière soit élu.

     

     

    1 - Projet porté principalement par les USA, Israël et les Monarchies de Golfe ; chacun selon ses intérêts et ses ambitions.

     

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                  Ils ont réussi. Ils sont parvenus à leurs fins : nous faire descendre dans le trou : leur trou ! Celui qu'ils nous destinaient de longue date ; un trou profond, une fosse commune à partir de laquelle il nous faudra tous lever la tête lorsqu'ils daigneront s'adresser à nous sur un ton condescendant ; eux qui trônent déjà là-haut, tout là-haut, et nous tous en bas, piégés, bien piégés et sans recours. Ils ne nous autoriseront qu'une chose : déposer des fleurs et allumer des bougies sur nos propres tombes ou celles de nos voisins : c'est du pareil au même puisqu'on devra tous être prêts à partager leur sort à tout moment. 

                     Alors, disons-le : salauds de politiciens !

     

                  Une seule consolation néanmoins : personne ne trouvera de rimes à ces événements abjectes ; personne ne les fera rimer ; personne n'en fera un poème  et les "poètes à la manque" du business-show (monde dans lequel il ne saurait y avoir de show s'il n'y a pas de business à faire) en seront pour leurs droits d'auteur et leur notoriété toujours en souffrance, insatiable.

     

     

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                  Regain de tensions dans le monde, les dépenses militaires augmentent partout, surtout au Moyen-Orient et en Asie. C’est dans ces deux régions que se trouvent les plus gros clients de la France - Arabie Saoudite, Inde, Emirats arabes unis - et les acquéreurs du Rafale.

     

     

     

    "Priez Dieu que tous vous* veuille absoudre !"

     François Villon - "La ballade des pendus" - 15è siècle

     

     

     

    * "nous" dans le poème original

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    Pour prolonger, cliquez  : Nice, Vidéo, Police et Ministère de l'Intérieur

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  • Audrey Pulvar ou "le syndrome des rescapés et autres re-pêchés sociaux" issus des minorités visibles et invisibles

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                       Eternelle "candidate à tout" - à toute heure du jour et de la nuit, ici et là et partout ailleurs - dans le cadre de ce qu'elle croit être "sa carrière professionnelle" dans les médias et la promesse d'une place au soleil, employée par CNews... un média sans moyen et sans compétence (média de seconde zone, et c'est heureux quand on sait à quoi et à qui sont destinés ces moyens et ces compétences...), Pulvar connaît les règles du jeu, à savoir : il n'y a pas d'avenir médiatique lucratif pour quiconque aurait la sagesse, le courage ou la "folie" de soutenir - par exemple... et ce n'est qu'un exemple -, un collectif tel que MWASI (entre autres mouvements réfractaires et sans concession) et la tenue par ce collectif du festival Nyansapo (1) réservé aux femmes... exclusivement, de couleurs plus particulièrement ; d'où la prise de position de Pulvar contre ce festival - allant jusqu'à dénoncer un racisme anti-blanc -, alors que personne ne lui avait rien demandé.
     
    C'est "le syndrome des rescapés et autre re-pêchés issus des minorités noires et maghrébines" : chez eux, la nécessité absolue de la négation de leur propre identité à la fois historique et culturelle et ce afin de prétendre à une vie sociale et professionnelle qui n'aura alors rien à envier matériellement ni au sort injuste et cruel des minorités discriminées ni à la classe supérieure de la caste politico-médiatique : ils auront droit de vivre dans les mêmes quartiers que cette dernière, de porter les mêmes vêtements tout en étant autorisés à s'asseoir à la même table lors des dîners en ville.
     
     
    A ce sujet, on pourra se reporter à l'intervention de Sonia Mabrouk, autre animatrice de l'actualité, journaliste-hôtesse d'accueil chez LCP : Sonia Mabrouk s'adresse à Marwan Muhammad du CCIF en ces termes : "Nous ne sommes pas des victimes! Ma réussite, la réussite de tous les autres Français de confession musulmane vous le prouve tous les jours et dans tous les milieux."  
     
    Tout comme Mabrouk, au moins Pulvar sait-elle - et c'est déjà la moitié du chemin de parcouru quand on veut "réussir" - qui il faut craindre et à qui il faut plaire, en l'occurrence, et pour le sujet qui nous occupe : la lutte contre le racisme en général et le racisme anti-noir en particulier : plaire à tous ceux qui, rentiers fonctionnarisés, sont à l'anti-racisme ce que le CAC40 est à la justice sociale, le fastfood à la gastronomie et la prison à la réinsertion : nommément la LICRA et SOS racisme.
     

    Du 28 au 30 juillet 2017, le collectif Mwasi organise et accueille la première édition du Festival NYANSAPO, festival afroféministe militant à l’échelle européenne.

     
                        Même Anne Hidalgo, ne s'y est pas trompée ; la maire de Paris, autre candidate à tout, n'a pas manqué de faire entendre son opposition à la tenue du festival Nyansapo.
     
               C'est vous dire.. c'est tout dire.
     
     
     afroféminisme, nyansapo festival,
     

                       Audrey Pulvar et la confusion des genres : journaliste pin-up Pulvar ?  Pin-up journaliste ? A vendre Audrey Pulvar sur le marché des femmes journalistes très féminines... à défaut d'être très féministes ?

     
     
    1  - "Ce festival a pour vocation d’être accueilli chaque année par un collectif afroféministe différent à travers l’Europe. Nous voulons construire des stratégies et des solidarités durables, et pour cela il est important de se rencontrer, pour partager, échanger, faire avancer nos combats. Pour cette première édition nous avons choisi de mettre l’accent sur l’organisation de nos résistances en tant que mouvements afroféministes. Nous honorons à travers le nom de ce festival la sagesse de nos communautés. NYANSAPO, est un adinkra (symboles visuels, créés par les Ashanti du Ghana et les Gyaman de la Côte d’Ivoire) qui signifie noeud de la sagesse, ingénuité, intelligence. La capacité de choisir le meilleur moyen pour atteindre son but, utiliser la connaissance et l’expérience à des fins pratiques.
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  • Frédéric Taddéï annonce qu'il quitte France-télévisions alors qu'il n'en faisait déjà plus partie...plus vraiment... à son insu manifestement

     

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                  Taddéï a mis des années à réaliser que c'était fini. De son côté, France-Télévisions a lentement organisé sa sortie. Shooté aux médias - télés et radios" -, Taddéï aura néanmoins tout accepté pour continuer de "faire" de la télévision. Aujourd'hui c'est lui qui prend la décision de partir.
     
    Déprogrammation- reprogrammation de ses émissions, amputation de son temps d'antenne, doit-on dire que France-Télévisions a eu Taddéï à l'usure ? En attendant , reconnaissons que France-Télévisions a manœuvré d'une main ferme, sûre et déterminée au fil des ans.
     
                  Qu'à cela ne tienne : que Taddéï sache qu'il est le bienvenu sur Internet ! Qu'il ait donc le courage de rejoindre les acteurs de la ré-information et de la contre-information ! Il n'aura alors pas été qu'un journaliste de plus ; un journaliste pour rien ou pour si peu ; journaliste en vain.
     

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    Mis au pas, Taddéï rentre dans le rang

    Billet de blog publié en 2012

     

    Si Frédéric Taddéi qui anime l'émission Ce soir ou jamais sur France 3 ne reçoit plus depuis longtemps ceux que plus personne ne reçoit, de même Taddéi continue-t-il de recevoir tous ceux que tout le monde reçoit, et en premier lieu... BHL ; c'était le mardi 29 mai sur France 3 et une petite semaine plus tard, sur France culture le dimanche 9 juin, à l'occasion de la sortie de ce qui est censé être un "livre" et ce qui  se voudrait un "documentaire", le tout ayant pour sujet, non pas ce que de mauvaises langues nommeront Bernard Henri Lévy lui-même, mais un pays... la Libye... du moins ce qu'il en reste.

    Ni intello chez les intellos, ni philosophe chez les philosophes, ni reconnu journaliste chez les journalistes ni auteur chez les auteurs, mais bien plutôt mercenaire-tribun de sa propre cause, en digne représentant selon les dires de l'intéressé "de la tribu d'Israël", en 2010, BHL s'en était pris à Taddéi dans son bloc-notes hebdomadaire du Point ; un Taddéi, coupable selon lui d’avoir invité à plusieurs reprises Dieudonné.

    Dans son droit de réponse, toujours en 2010, Taddeï expliquera : "... si j'ai reçu plusieurs fois Dieudonné, c'est pour montrer qu'il n'existe pas de lobby interdisant à celui-ci l'accès aux grands médias."

    Mais alors, qu'en est-il aujourd'hui ?

    Taddéi était le dernier à tenir la dragée haute à des individus tels que BHL, véritables épurateurs médiatiques et pourfendeurs impitoyables de toute pensée alternative d’où qu’elle vienne ; il ne l'aura pas tenue longtemps ! A la rentrée de 2011, son émission fut bel et bien amputée, en partie reconvertie dans le cinéma, même si, sans doute à titre de consolation, France Culture lui ouvrit ses micros : Tête à tête, le dimanche soir à 18h. Audience estimée : 5 auditeurs dont deux mal-entendants.

    Avec un Taddéi parti se coucher, et pour longtemps, avec cette mise en sommeil, un peu à l'image des téléspectateurs somnolents face au petit écran, les jours de semaine, après une journée épuisante (travail, transport, enfants, ménage... la vie, la vraie quoi !)... un Taddéi rentré dans le rang, en rangs d'oignons... interviews après interviews d'un BHL qui est partout chez lui (et chez Taddéi plus qu'ailleurs, faut croire !), c'est  le dernier projecteur qui s'éteint et le rideau qui tombe définitivement sur la scène de médias, télés et radios privées comme publiques, dont il est vraiment inutile d'attendre la poursuite d'un engagement, même timoré, en faveur de  la défense de la liberté d'expression et de ceux qui en font un usage aussi étendue qu'extensif.

                Reste alors Internet : notre bien commun... commun à tous, plus précieux que jamais ! Et même si là aussi, la censure menace, nous ne devons pas cesser de nous organiser et de nous soutenir mutuellement :  il en va de la vie de notre démocratie et de la défaite de tous ceux qui souhaitent faire crever cette démocratie, subrepticement, jour après jour, un homme... une voix après l'autre.

     

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  • Crise de la transmission et deuil de l'oubli - 3

     

     

                   Ce que vous n'avez pas connu ne peut en aucun cas vous manquer !

           En sommes-nous si sûrs aujourd'hui ?

     

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    Le dernier des hommes de Friedrich Wilhelm Murnau - 1924

    ou l'homme au rebut.

     

     

                            Ordet (La Parole), de Carl Dreyer - 1955 ; d'après la pièce de théâtre du Danois Kaj Munk

                     Comment embrasser la totalité de l'univers, alors que le matérialisme et le scepticisme n'en voient qu'une partie dont ils ont la folie de croire qu'elle est le tout ?

     

     

    Le sacrifice d'Andrei Tarkovski - 1986

    Comment combler l'absence d'un espace réservé à la vie spirituelle ? Et la menace que cette absence fait peser sur chacun d'entre nous.

     

    ***

     

                Le dernier des hommes, Ordet, Le sacrifice... Murnau, Dreyer, Tarkovski... et d'autres...

    Qui les protègera de l'oubli, de cette perte de mémoire, de cette amnésie savamment organisée et entretenue par des marchands de succédanés et une économie de l'ersatz qui a tout emporté sur son passage ?

    Au sujet de cet oubli, le véritable deuil, finalement, n’a pas pour objet la perte - à l'heure du numérique, plus rien ne se perd, et pour peu qu’il s’agisse d’une œuvre, celle-ci est indestructible : désormais, ce qui a été le sera à jamais !

    Non ! Aujourd'hui, le deuil a bien plutôt pour objet l’absence de transmission et l’ignorance certaine de ceux à qui aucune chance ne sera donnée de découvrir et de connaître tout ce dont il nous a été donné d'être les témoins...

    Car si Internet c'est toute la mémoire du monde, avec le concours de millions d'acteurs du web déterminés à transmettre le passé, même récent, encore faut-il soupçonner l'existence de tout ce qu'une génération a pu faire advenir intellectuellement et artistiquement.

     

                  Le deuil, c’est donc le deuil de la non-transmission avec lequel il nous faut vivre ; le deuil de notre incapacité à pouvoir transmettre et « raconter l’autre » qui n’est plus ; le raconter auprès d’un public absent, indisponible ; des millions d'êtres humains privés de leurs capacités à faire un pas en arrière car, aujourd’hui,  il n’est donné à personne de se retourner : "Pas le temps ! Et puis j'étais pas né !"

    Et ce deuil-là est sans recours ni consolation.

     

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  • Etats généraux de la presse : un lecteur prend la parole

     

               Entre deux rots, le coude bien haut...

     

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                "Mesdames, Messieurs les journalistes : informer, c’est résister et préparer la riposte ! Informer, c’est faire la guerre à tous ceux qui paieraient cher pour ne plus vous voir faire votre travail !

    Si, comme c’est le cas, l’info en continu est au journalisme ce que le spot publicitaire est au Septième Art, et la restauration rapide à notre belle et grande tradition culinaire : qu’est-ce qu’une information pour cette information événementielle ? Une part d’audience et une part de marché, et rien d’autre. Le fait divers est au journalisme ce que le bal musette est à la musique : si on ne danse pas, on ne s’amuse pas !

    Tout est fait pour divertir et faire diversion. On relativise, on décontextualise, on obscurcit pour empêcher toute analyse courageuse. Et lorsqu’ils s’aventurent à vouloir nous expliquer quoi que ce soit, c’est pour mieux brouiller toutes les pistes et nous amener à penser que l’on n’y peut rien.

    Seule une information mise en perspective renforce un regard critique. Ne cherchez donc pas l’émotion car l’émotion est le pire des mensonges quand il s’agit d’éclairer la vérité. Cherchez une prise de conscience, lucide et déterminée. Votre métier ne consiste pas accompagner les événements pour mieux les tenir en laisse et faire en sorte qu’ils n’échappent pas à la censure mais... à les prévoir et à les dénoncer, tous ces événements et apporter la contradiction à tous ceux qui... une nouvelle fois, paieraient très cher pour que tous ces événements demeurent inaccessibles car... incompris.

    Une information digne de ce nom ne se consomme pas, elle se déguste comme on déguste un vin, un grand millésime, un grand cru, grand et rare. Un journaliste n'a pas à rassurer, à inquiéter, à fabriquer du réel qui n‘a de réel que le somme de toutes leurs manipulations face auxquelles, noyés dans des “pourquoi” et des “comment” restés sans réponses, on s’interdit toute question pour ne plus attendre de réponse.

    Posez-vous toutes les questions et tentez d’y répondre avec audace et honnêteté. N’hésitez pas à froisser toutes les susceptibilités et à gêner tous les intérêts ! L’information qui sortira de votre rédaction par la grande porte et la tête haute révélera au monde le réel tel qu’il est. 

    Votre information réveillera les consciences endormies ; et si vos lecteurs en perdent le sommeil : eh bien, tant mieux ! Votre information aura pour vocation première et dernière de mettre en lumière l’arnaque incommensurable qui se cache derrière tous ceux qui ont la prétention de faire de nous des êtres soi-disant libres et responsables, alors qu'il est surtout question de faire en sorte que nous soyons dépassés par une réalité volontairement incompréhensible. Votre information ne soumettra personne. Vous ne nous adressez pas à des consommateurs mais à des êtres doués de raison. Vous n'êtes pas là pour asservir, ni pour servir qui que ce soit et vous servir au passage.

    Votre information ne sera pas un événement, un spectacle, une vitrine, un tremplin, mais une libération. Pas de mise en scène donc ! Car l’information événementielle est au journalisme ce que la messe est aux enterrements : elle n’explique rien cette messe et cherche à faire de nous des êtres résignés... face à l’inéluctable. Si les voies de Dieu sont impénétrables, sachez que les voies de leur information verrouillée longtemps à l’avance le sont tout autant.

    Vous l’aurez maintenant compris : votre information doit combattre sans relâche un système barbare, hautement civilisé et sophistiqué qui cherche inlassablement à pénétrer le mental de pauvres bougres qui mourront, si rien n’est fait, sidérés. Votre information fera crever tous ces tartuffes et tous ces petits Machiavel en herbe !

    Mesdames, Messieurs les journalistes ! Faites la guerre à l’information désincarnée et faites la crever une bonne fois pour toutes les fois où cette information a tenté de nous prendre, nous, lecteurs, encore et toujours pour des demeurés..."

     

                  Oups ! Il s'est effondré ! Aidez-le à se relever. Il n'y arrivera pas tout seul.

     

     
     
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  • Julian Assange, le Nelson Mandela de la lutte contre "l'état profond"


                     

     

                       Dans cette intervention du haut du balcon de l'ambassade de l'Equateur, Assange dénonce une Union européenne qui ne respecte aucun droit en matière d'extradition puisqu'elle est toute disposée à extrader des individus sans qu'aucun dossier, solide de surcroît, n'ait été constitué ; extradition sur simple demande d'un état membre ou d'une puissance alliée telle que les USA. Un système cadenassé en toute illégalité au regard du droit international.

                     Cinq années cloîtré à l'ambassade de l'Equateur à Londres, privé de sa famille, aujourd'hui encore sous la menace d'une extradition vers les USA pour "espionnage" s'il s'aventure à quitter son refuge... - la Grande Bretagne ne pouvant rien refuser à son g...rand allié manifestement -, et même si la Suède a décidé d'abandonner toute poursuite à son égard, telle est la vie de Julian Assange de nationalité australienne, fondateur, rédacteur en chef et porte-parole de wikileaks... dont le projet a pour réflexion ce qui suit :

    Julian Assange, le Nelson Mandela de la lutte contre ce qu'il est convenu d'appeler "l'Etat profond" qui bafoue l'intérêt général, la vie privée et les droits individuels en cultivant le secret - intrusion et désinformation - constate fait le constat suivant : "Il existe une asymétrie d'information entre les pouvoirs publics et les citoyens. Cela signifie que les États sont, d’une part, en mesure de contrôler une grande partie des communications de leurs citoyens, et qu’ils tentent, d’autre part, de garder secrets de larges pans de l'information.

    Les innovations techniques proposées par Internet offrent désormais la possibilité d'inverser l'asymétrie observée. Le premier de ces axes vise à protéger les informations à caractère personnel des citoyens. Le second axe vise, lui, à organiser la publication-divulgation systématique des connaissances dont disposent les pouvoirs publics, et de parvenir ainsi à une minimisation de la fonction étatique conçue en tant qu’autorité."

    _________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Wikileaks et lanceurs d'alerte

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  • A quand une cour pénale internationale destinée à juger les pompiers pyromanes ?

     

                  Salman Abedi, âgé de 22 ans, est le kamikaze de Manchester au bilan provisoire de 22 morts et 59 blessés. Né en Grande Bretagne, ses parents sont libyens. Avant de décider d'en finir avec nous (du moins l'a-t-il cru car manifestement on n'en a jamais fini avec ce "nous", increvables que nous sommes !), il était allé passer quelques jours en Libye, son autre patrie, sinon la seule. Au cours de son séjour, il y a un fait qu'il n'a pas pu ne pas remarquer car il s'agit d'un fait aussi indéniable qu'irréfutable : il n'y a plus de Libye.

    Détruite sa Libye ! La sienne et celle de sa famille !

    La Libye ? Finito ! Et pour longtemps.

     

                  Mais alors...

                  L'acte dévastateur de ce jeune homme, est-ce la réponse du berger à la bergère dans un hurlement retentissant ? Est-ce sa manière à lui, la seule à sa portée, si l'on tient compte des moyens modestes dont il dispose (il n'a pas d'avion, pas de drone, pas de satellite, pas de missiles de moyenne et longue portées) de nous "faire payer" la dévastation de son pays ?

    Oui ? Non ?

    Allez savoir ce que peu d'entre nous souhaitent comprendre !

     

     Capture 1.JPG

                                                             

                    Une autre chose... oh, trois fois rien, un détail : dommage vraiment qu'il n'y ait pas de cour pénale internationale pour juger et condamner les incendiaires mais seulement ceux qui souhaitent punir les pyromanes !

     Capture 2.JPG

                     Et si les Européens restent somme toute sereins malgré les morts, les cadavres, les chairs déchiquetées et les traumatismes à vie, est-ce parce que quelque part au fond d’eux, tout au fond, tous soupçonnent l'origine du mal ? 

    Reste à s'interroger à propos de ceci : ce « quelque part au fond d’eux » sortira-t-il un jour dans la pleine lumière d’une prise de conscience indéniable, que rien ne viendra intimider, et qui exigera, sans trembler, que les responsables de politiques criminelles qui détruisent des pays entiers et laissent des millions d’êtres humains sans Etat et sans protection, rendent des comptes ? Oui ? Non ? Quand donc ?

     

                   En attendant cette prise de conscience qui nécessitera un courage énorme car tous les médias, toute la classe politique et tous les acteurs économiques s'y opposeront, c’est une douce résignation qui s’est installée partout… de Paris à Manchester en passant par Bruxelles et Berlin...

    Ceci explique sans doute cela.

    Aussi... à vos larmes, briquets et bougies ! C'est sûr : les télés seront au rendez-vous, plein cadre ad nauseam !

     

    ______________

     

    Pour prolonger, cliquez : Attentats : pour(-)quoi je meurs ?

     
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