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Serge ULESKI - Page 3

  • Mylène Vignon : une garance pour le violoncelle

     

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    Vers l'Or 

     

     

     

     

     

    Mettre dans la lumière

     

    Une belle inconnue

     

    Encensée

     

    Dans la diversité

     

    Ecrire une sonate

     

    Sur un texte improvisé

     

    Esquisser une valse

     

    Slamer

     

    Dans la galaxie

     

    Au-delà des clivages

     

    Quelle est ta règle d'Or ?

     

    Toi

     

    Vous

     

    Réunis

     

     

                 "J’ai écrit ces lignes sous forme de poèmes, pour exprimer les couleurs de mes émotions face aux œuvres contemplées, avant analyses. Car nos émotions correspondent aux couleurs : vert de rage, rose de confusion, rouge de honte, idées noires, blanc de douleur, rire jaune, bleu à l'âme, bleu comme une orange..." - Mylène Vignon.

     

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                 Vers Orion et la Fille à l’arrosoir, cafetière d’amour, café des fous...

    Objectif : nostalgie et nuit avec Anaïs, ange et femme plume.

    Sous  la neige et la vie d’un bleu d’une beauté en toute saison pareille à la Tour Eiffel, et sur les toits aussi, le sculpteur de verre a la sensualité d’une sphère

    Tandis que la Sirène blessée, questionne de son violoncelle le blanc d’une trace qui conduit à la mer.

    Le bonheur, poète de la nuit, la rivière et  l'Homme Personne à l'Origine du monde, rap et écriture de l'enfance, cette inconnue du métro Henri IV et des ruches de Manhattan

    Librairie d’Or, atelier en fête de Saint-Germain-des-Près consacrent alors un nouveau mariage : Jazz et souvenir... celui d’Elena.

                      Alors oui ! Rose la vie de Mylène Vignon, une garance pour le violoncelle et les enfants du paradis, là où Prévert et Eluard se regardent et attendent.

     

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    mylène vignon,garance,prévert,éluard,poésie,recueil,les étidions unicité,littérature,édition,livres,lectureMylène Vignon est journaliste, commissaire d’événements culturels, expert en art contemporain, rédactrice en chef à Saisons de Culture, présentatrice et co-productrice de Secrets d’Ateliers à BDM TV.

    Lien permanent Catégories : AA - Serge ULESKI, littérature et essais, Art et culture 0 commentaire
  • Jarnac, cinq minutes d'arrêt !

     

     

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                         Avec ce face-à-face Macron-MLP aux dernières Elections européennes - face-à-face que LREM ne manquera pas d'exploiter jusqu'à en abuser pour les 3 années à venir -, le locataire actuel de l'Elysée est assuré de remporter la prochaine élection présidentielle car, tout comme ses prédécesseurs, ce dernier est assuré d'un duel qu'il ne peut pas ne pas gagner.

                         A ce sujet, on ne cessera jamais d'aller cracher sur la tombe d'un François Mitterrand, ce fantôme qui ne cesse de hanter toutes les Elections présidentielles de ces 20 dernières années, fantôme et vampire...

    Un Mitterrand qui a offert une tribune à un parti, le FN, aujourd'hui RN, tout en réunissant toutes les conditions sociales et culturelles à son développement, tuant ainsi l'élection présidentielle ; son 2è tour en particulier.

    Et c'est là son seul legs.

     

    Mais... qu'à cela ne tienne. Un train nous attend.

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                Paris, gare Montparnasse : nous sommes jeudi, il est 7h. Départ TGV en direction d’Angoulême avant un changement et un TER vétuste et bruyant. Et puis... quatre heures plus tard...

     

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    Bienvenue à Jarnac ! 

    Ville d'origine contrôlée, côtés Cognac et Pineau, 5000 âmes à peine, et une Histoire comme toutes les autres communes de la région, et de beaucoup d'autres régions encore, de la pré-histoire à aujourd'hui.

    Un petit couac néanmoins : Jarnac rime avec arnaque ; quant à la truffe des Charentes… la truffe...

    Des truffes ?..................

     

    ***

     

     

                    Laissant la gare derrière moi, j'ai remonté à pied l'avenue Carnot par un temps froid et humide, puis tout droit après le pont de la Charente, fleuve calme et docile qui prend sa source là où on lui dit et, comme tout bon fleuve qui se respecte, termine sa course dans la mer : l’Atlantique pour ne pas la nommer. 

    J'ai réservé une chambre à l’hôtel Ligaro ; un hôtel situé dans une vieille maison charentaise à deux pas de la mairie. Je suis descendu seul, aussi je ne me refuse rien : pension complète à 300 euros-jour ; les repas seront servis au Restaurant du château, non loin de là, à 200m.

    Un détail néanmoins. Oh ! Trois fois rien ! De ce côté-ci de la ville, à mon arrivée, les rues étaient désertes : pas une âme qui vive.

    Avant d’aller là où je comptais me rendre comme tant d’autres avant moi, et comme tant d'autres après moi, plus nombreux encore, j’avais prévu un petit détour par le quai de l’Orangerie, au numéro 10 plus précisément. Un musée consacré à qui vous savez faisant face à la Charente m’y attendait. En revanche, personne n’était là pour m’accueillir à l'entrée et tout semblait abandonné : porte éventrée, volets fermés, pas d’électricité, pas de lumière mais une odeur. Oui ! Une odeur...

     

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    A peine entré, j'en suis très vite ressorti intrigué et déçu.

     

                D’un pas décidé, j’ai emprunté la rue du Chail, avant de me retrouver face à la maison natale de celui que l’on ne peut plus nommer sans éprouver une colère à peine maîtrisable, pour ne rien dire de la rage qui peut nous emporter tous autant que nous sommes, et ce à tout moment. Levant la tête, je me suis rendu compte que le toit de la maison avait été soufflé, les volets arrachés, les vitres brisées... et cette odeur, la même odeur, une odeur… mais comment dire ?

    Inquiet maintenant, faisant demi-tour avant d'emprunter la 2e rue à droite en direction du cimetière des Grands-Maisons situé dans le quartier du même nom, là où se trouve la sépulture de celui qui s’est fait un jour élire Président de la République française, c'était en Mai 1981, qu’elle n’a pas été ma surprise : une longue file d’attente obstruait les trottoirs et la rue qui mène au cimetière, ainsi que son entrée.

    Des centaines ils étaient ! Sortant de ma poche une fausse carte de presse, accompagné de la gardienne des lieux, j’ai pu me frayer un passage jusqu’à la sépulture tant convoitée ; et toujours cette odeur, la même, maintenant insupportable. Et devinez quoi ?

     

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    Dans un défilé ininterrompu, jeunes, vieux, hommes, femmes, blancs, noirs, bruns, jaunes (rouges et verts !), chacun y allait de son crachat ! Oui ! Au passage, devant l’entrée du caveau, tous crachaient d’un crachat épais et lourd, du fond de la gorge, bien profond, après un raclement rhino-pharyngé de tous les diables. Et tous attendaient leur tour dans le froid et l'humidité, patiemment, anonymes, silencieux, mais déterminés.

    Des milliers de crachats depuis le début de la matinée m’a fait remarquer la gardienne ! « Sans doute, des millions de crachats en cumul depuis son décès », ai-je ajouté. Coloré, aqueux, gluant et muqueux, nez, gorge… tous mettaient un point d’honneur à le faire descendre ce crachat comme pour mieux le faire remonter . Poumons, bronches, de leurs crachats à tous, translucides ou opaques, seuls importaient le poids, la cible, la puissance d’expulsion et la force de projection : « Le glaire… contre le glaive de la finance, du profit sans retenue et de l’humiliation » m’a susurré à l’oreille un homme bien mis qui attendait calmement son tour.

    La gardienne du cimetière censée pourtant surveiller les lieux et veiller au respect du règlement me l'a confirmé : les crachats n'ont jamais cessé, et ce dès les premiers jours ; les médias en ont parlé un moment, puis plus rien afin d'éviter une trop grande publicité, sur instruction de l'Etat et d'un commun accord et puis... connivence oblige ! La SNCF, elle, a refusé de fournir les trains supplémentaires qui étaient demandés (une fois n'est pas coutume ! En 40, la SNCF se faisait moins prier !) ; la police quant à elle, a très vite renoncé à intervenir.

    C’est donc dans l’indifférence la plus totale que des centaines de milliers, d’hommes et de femmes - voire des millions -, faisaient ce voyage à Jarnac depuis des années ; voyage en train, en voiture, en autocar, à pied, en auto-stop, à moto, à vélo, à dos d'âne et charrette à bras ! Ils venaient de toute la France, seuls ou accompagnés, en famille parfois... le dimanche ; d'autres d'Afrique noire, d'autres encore, du Maghreb, et tous sans exception y crachaient tout leur saoul avant de quitter le cimetière et la commune discrètement sans demander leur reste car, si tous avaient soutenu l’entartage des années 80 et 90 destiné aux facétieux et aux tartufes de la conscience humaine, tous étaient maintenant partisans d'une approche plus radicale.

     

                  « Un crachat sur la tombe de celui qui a démissionné devant les puissances de l’argent et de la guerre, et ce faisant… a abandonné l’idée que l’on se faisait de la Gauche ? » me suis-je aventuré à suggérer à l’un d’entre eux…

    D'un simple regard, un jeune homme acquiesça.

     

                   « Cent crachats sur 60 ans d'une vie politique au cours de laquelle on s'épuisera à chercher ne serait-ce qu'un seul acte courageux ? »

    Et puis encore...

                     "Mille crachats sur la sépulture de celui  qui a fait d’une gauche dite de gouvernement  un beau tas de lâchetés munichoises ? Vraiment, on ne peut pas cacher d'où l'on vient : après la Francisque !...» 

                      "... et mille autres crachats pour avoir instrumentalisé un parti, le FN, aujourd'hui RN, mettant ainsi fin à tout espoir d'alternative politique digne de ce nom ?" ai-je surenchéri…

     

    On me fit "Oui" de la tête ; une jeune femme, jeune et bien mise ; très femme au demeurant.

     

                     « Des millions de crachats pour nous avoir tous livrés en pâture, traité après traité, à une Europe et à une Allemagne qui n'ont jamais fait qu'un seul choix depuis Maastricht : celui d'un moins-disant social, culturel, intellectuel et moral ? »

    Pareillement, cette suggestion recueillit la même approbation mais d’un vieillard cette fois-ci ; un vieillard encore vigoureux de cœur et d’esprit.

     

                 Pour mon information, dans un souci d’exhaustivité qui l’honore, la gardienne a tenu à mentionner la présence d’un crachat dit « rectal » : assurément, la nuit, on fait le mur ; et au petit matin, on trouve les lieux souillés ; l'urine aussi semble y avoir trouvé toute sa place auprès de ce caveau. Inutile de préciser que la coupe était vraiment pleine pour cette gardienne de cimetière reconvertie malgré elle en Madame-pipi. « Ce n'est plus une sépulture mais une porcherie ! Et quelle porcherie ! Même les chiens viennent y faire leurs besoins ! Y'en a trop ! Ca va trop vite aussi ! Aussitôt nettoyé, aussitôt souillé ! Ils sont trop nombreux ! Et ça n'en finit pas ! Et cette odeur ! Ah ! Cette odeur, mon Dieu ! »

    Urine, excréments…cette odeur qui n'avait pas cessé de m'indisposer tout en me guidant, m'ouvrant pour ainsi dire la voie, c'était bien évidemment l'odeur du fumier ; ce qui explique un centre ville désert : les habitants de Jarnac se terrent chez yeux tout en se bouchant le nez depuis des mois sans doute.

    On ne le dira jamais assez : si d'aucuns meurent d'une mort qui les illuminent (Jeanne d'Arc, Hugo, Jaurès, Jean Moulin...), d'autres crèvent d'une mort qui n’a rien à envier à celle des rats quand ils descendent le fil de l'eau, le ventre à l'air, accompagnés d'une nuage de mouches et d’une odeur qui ne trompe maintenant plus personne. Terrassés d’effroi, un seul recours alors pour les croyants : se signer au plus vite. Pour les autres...

     

    *** 

     

                  En quittant les lieux, sur le chemin du retour, crachant tout du long (ne voulant pas être en reste, et puis... juste pour être sûr !), comme je rentrais à l'hôtel, une certitude est venue et ne m’a plus quitté : après Saint-Jacques-de-Compostelle, Lourdes - d'autres mentionneront la Mecque -, ce sont bien avec le pèlerinage de Jarnac ainsi qu'avec tous ces crachats-là qu’il faudra désormais compter ! Oui ! Chers frères et chères soeurs ! Notre salut à tous viendra de lui, et de lui seul ! De ce crachat car c’est toute notre dignité d'hommes et de femmes que l’on retrouvera alors à Jarnac, pour y être allés, et plus important encore, pour y avoir craché tout notre mépris et notre colère, et puis aussi... la gorge en feu, la gorge desséchée, pour en être revenus assoiffés de justice, le coude bien haut ! 

               Alors oui, Jarnac ! Cinq minutes d'arrêt.

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                     S'occuper de la matinée qui se lève, chaque matin, ou bien, rêver de changer le monde ?

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  • Elections européennes: quand l'UPR fort de son score de 1.17% hurle "Victoire !"

     

     

    upr élections européennes 1.17%

                                           Sur le site de l'UPR le soir des résultats 

     

                  Comment  hurler victoire dans la défaite, voire la déconfiture... pour ne désespérer les adhérents, militants et autres sympathisants de cette Union Populaire Républicaine.

     

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                   Bien que nous soyons nombreux à souhaiter la chute de l'U.E pour mieux retrouver notre Europe à tous, ses peuples, ses nations, sa civilisation, ses cultures, son contrat social, en France plus particulièrement, celui du CNR....

    Et alors que l'UPR, cette Union de conférencier, Union qui n'a aucun sens politique, est la seule à proposer une sortie sans condition de l'U.E et de l'Euro-deutschmark, force est de constater pour mieux le déplorer que le staff de ce parti, François Asselineau en tête, ne semble toujours pas comprendre qu’en politique, il ne faut jamais dire ce que l'on compte mettre en oeuvre une fois élus ; en politique, on ne fait pas campagne sur ce que l’on cache et qui doit être caché, jamais ! Car, l'art de la politique, c'est aussi et surtout l'art de taire ce qu'on "mijote". 

    D'autant plus que c’est bien ce à quoi il nous est donné d'assister depuis le quinquennat de Jacques Chirac : souvenons-nous de sa campagne sur " la fracture sociale" pour mieux, une fois élu, ignorer totalement cette fracture ;  car, tous comptent bien revenir, peu ou prou, sur  leurs engagements de campagne mais tous se gardent bien évidemment de nous le faire savoir.

    Qui a dit : "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient ?"

    L' efficacité de ce principe de base n'est plus à prouver (1). 

    En politique, en revanche, on se doit de faire campagne sur ce qui vous permet d'être élu ou, le cas échéant... sur un programme qui vous permet de réaliser un score honorable qui ne démobilise pas vos troupes ni ne vous mette financièrement en danger comme pourrait le faire un score qui n'ouvrirait pas droit au remboursement des frais de campagne.

     

                   Avec une abstention chronique chez les classes populaires qui s'élève entre 40 et 70% (selon les scrutins)... seules les classes moyennes et les classes supérieures font quasiment le plein des voix à chaque scrutin ; aussi,  le "marché" de la politique, c'est bien chez ces classes-là qu'il se trouve car ce sont elles qui font et défont les majorités et les carrières.

    Or, proposer de quitter l’Euro et l’U.E à ces classes moyennes et supérieures qui ont encore quelque chose à perdre et à préserver... c’est un peu comme si vous leur demandiez à tous de jouer au casino leur avenir et celui de leurs enfants par la même occasion.

    C'est bien ce que MLP a fini par comprendre ; et c'est la raison pour laquelle le RN a renoncé à faire campagne sur un retrait de l'U.E même si cet engagement  n'avait rien de contraignant ; il s'est agi d'un engagement purement démagogique car le RN ne peut pas raisonnablement espérer occuper un jour l'Elysée ; et quand bien même, ce parti et son personnel n'ont pas "la carrure" pour négocier une sortie qui signifierait la fin de l'U.E.

    Quant aux classes populaires qui n’ont plus grand-chose à perdre ( salariés au SMIC horaire, artisans et commerçants sous statut auto-entrepreneurs, chômeurs, retraités pauvres, locataires du RSA) , pour ces dernières, François Asselineau demeure un « candidat technique, trop technique » ; et la technique en politique, ça vaut pas tripette en terme de résultats. 

                       Doit-on pour autant  prendre la peine d'écrire que François Asselineau ne sait pas se vendre auprès de ceux qui n'ont rien à perdre - les classes populaires ? Que son discours est seul compréhensible (techniquement parlant) qu'auprès des classes moyennes  - dans la tranche plutôt supérieure - et au-dessus, avec comme résultat : niet, niet et niet à la sortie de l'U.E ? Assurément !

                      C’est donc là le drame de l'UPR, qui ferait bien, même si c’est trop tard puisqu'elle a dévoilé son jeu, tout son jeu et qu'elle n'en a pas d'autre, de changer de conseiller en communication car, là encore, force est de constater que son discours autour de son programme a la fâcheuse habitude de s'adresser à ceux qui ne prendront jamais le risque d'une sortie de l'U.E et qui, par voie de conséquence, ne voteront jamais en faveur de l'UPR... à moins d'une crise majeure dont l'U.E n'aurait pas su nous protéger ; une crise qui toucherait de plein fouet les classes moyennes qui se verraient alors menacées d’un déclassement sans précédent.

                      L'UPR, cette Union populaire républicaine qui peine à trouver preneurs, est sans doute la seule union politique qui fait non pas campagne mais  bien plutôt... contre-campagne à chaque élection ; en effet, son programme et son discours la condamnent à ne jamais rencontrer l'assentiment ni le soutien de son électorat-cible ;  un électorat pour lequel l'UPR représente un véritable repoussoir, une prise de risque dissuasive.

                     Aussi, indépendamment du fait qu’en politique il ne faut jamais dire ce que l'on compte mettre en oeuvre une fois élus, il est bon de rappeler que toutes les élections passées ont confirmé le fait qu'il n'y a décidément pas de carrière politique, médiatique ou autres, pour ceux qui menacent l'U.E et sa monnaie. 

                     Et c'est bien cette réalité-là qu'il faut apprendre à contourner ; ce qui implique le fait d'être à terme capable de provoquer la chute de l'U.E sans pour autant ameuter sa cible électorale à chaque scrutin ; une fois élu, une fois dans la place, on doit, en revanche, oeuvrer à réunir, exigences après exigences, toutes les conditions qui ne peuvent que remettre irrémédiablement en cause la survie de cette U.E (2) car, pour précipiter la chute de cette U.E, c'est à propos de sa survie qu'il faut négocier jusqu'à provoquer sa mort une fois vidée de son objet, de sa raison d'être au monde - un monde au service d'une guerre de tous contre tous -, une fois saignée à blanc techniquement, idéologiquement et moralement.

                    Tous les espoirs sont donc permis puisque la France est  bien la nation européenne, sans doute la seule pour l'heure, capable d'un tel rapport de force. Reste à trouver les stratèges et les tacticiens capables d'investir la place suite à une victoire électorale pour s'empresser de mener à bien ce projet tout en étant disposés à oeuvrer, forts de leur engagement, pour la liberté et la justice des conditions d'existence de chacun d'entre nous sur le Continent européen, notre patrie, notre seule patrie car nous n'en aurons jamais d'autre, sinon... apatrides, humiliés et vaincus.

     

     

    1 - Rien de "véreux" en cela. Seul ce qui est véreux et qui est caché, l’est ; et ce n’est pas parce que ça l’est le plus souvent que le fait de cacher ce qu’on « mijote » serait moralement indéfendable, malhonnête ou véreux. Tout dépend de qui vous voulez vous cacher  ( et quoi)... cacher ce que vous mijotez : de vos électeurs ou d'un système bien plus puissant que tout s’il est attaqué frontalement.

    Rappelons quelques fondamentaux. La politique, c’est la guerre. L’ennemi  n’est pas la gauche pour la droite et la droite pour la gauche, ni le candidat d’en face ou d’à côté... l’ennemi c’est vous, c’est moi, c’est nous tous qui votons ( c’est pour cette raison que le système chérie ceux qui s’abstiennent ; ceux qui se retirent du champ de bataille) ; l’ennemi c’est l’électeur avec son bulletin de vote dans la main.  Pour tout candidat l'électeur est l'ennemi car c'est le danger. Or, puisque la politique, c’est la guerre, il ne viendrait à l’idée d’aucun candidat de nous dévoiler son plan de bataille pour nous battre, nous forcer à nous rendre ou bien encore, nous forcer à déserter le champ de bataille, à savoir : neutraliser notre esprit critique, nous déconsidérer, nous flatter... sur tel ou tel front avec telle ou telle arme ; c’est la raison pour laquelle, tous cherchent et réussissent à tromper l'électorat... parce que tout candidat est en guerre contre un électorat de 47 millions d’ennemis potentiels, tous susceptibles de ruiner ses chances de carrière.

    Or, il se trouve que depuis 1983, il n’y a pas de carrière politique pour quiconque ferait campagne  contre l’U.E et sa monnaie porteuses d’un projet qui ne propose certainement pas moins de précarité, moins de pauvreté, plus de liberté et de démocratie, un système de santé et d’éducation performant pour tous... etc...

    Aussi, force est de mentir pour gagner.

    La « méthode Macron » qui consiste à insulter les électeurs réfractaires des classes populaires, à les déconsidérer, à les humilier, n’a qu’un but : les dégoûter de la politique et des urnes ou bien les envoyer chez RN : "Tais-toi, reste chez toi ou va donc voter RN ! ". Macron sait que l’ennemi c’est cet électeur et pas le RN qui est son allié objectif ; un RN qui n’a qu’un souci : sa santé financière et donc, sa performance électorale garante de cette santé. Le RN n’a pas vocation à occuper les lieux fantomatiques du non-pouvoir. Ca aussi, Macron le sait. 

     

    2 - Comme par exemple, lancer, contre toute attente  - car on n'y trouvera aucune mention dans le programme qui a raflé la majorité des voix -, un référendum "Pour ou contre la sortie de l'U.E" avec, en appui, une campagne référendaire très courte et biaisée en faveur de la "sortie". L'abstention s'évanouirait alors ; les classes populaires et les petites classes moyennes (ultra-majoritaires) viendraient ainsi balayer un électorat composé des classes moyennes supérieures et des classes supérieures tout court, de tous les âges, garant de la pérennité du système depuis 40 ans.

    Dans mon commentaire, je ne m’adresse pas seulement à l’UPR qui est un parti tout nu, à poil, un parti qui n'a rien caché et qui ne cache rien et pour lequel aucune volte-face n'est donc possible : il a tout dit, tout, tout de suite. Il n’a pas d’alliés, n’en cherche pas, n’en veut pas. Comment alors voir, entrevoir quoi que ce soit en ce qui le concerne ! Si tous peuvent survivre et « se survivre » à 1.07 parce qu’ils en ont la volonté, ils n’ont sans doute rien à redouter sinon qu’eux-mêmes.

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    Pour prolonger, cliquez : Les conférences de François Asselineau

     

     

     

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  • Andy Vérol : littérature et mise en scène

             

    Les écrits d'une (grande) petite frappe de la littérature 

     

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               " Vérol, c'est moi, mais c'est aussi un concept, un personnage, un vecteur, une ligne et de la création littéraire, artistique et parfois politique..."

     

    Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter !

     

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             Ignoré des plus petits (les "déjà has been" de l'édition et des médias - et qui ne le soupçonnent pas encore), adulé par les plus grands du Net (dont votre serviteur), une fois, dix fois, vingt fois viré d'Internet - comptes bloqués, sites et blogs fermés par les flics de la blogosphère (faut dire qu'il lui arrive aussi d'être son pire ennemi)...

    Aussi loin que je me souvienne, Andy Vérol a toujours été là, présent sur la toile, dès le début, infatigable, fou furieux, diffamant, éructant, d'une invention folle, d'une énergie inépuisable ! Tendu, toujours sur la brèche, j'ai souvent craint le pire pour lui... craint de ne plus pouvoir le lire le jour d'après...

    "Petite frappe de la littérature" (c'est de lui)... à l'origine d'un collectif nommé HIRSUTE  - Plateforme pseudo-collective pour petits bourgeois et inflexibles tocards -, Andy Vérol, artiste et oeuvre d'Art tout à la fois, est né avec le Net, se nourrissant du Net et le Net de lui... car seul Internet qu'il a longtemps fait tourner en bourrique, a pu faciliter l'émergence d'un tel artiste de la mise en scène de l'écriture : il a été un des premiers.

             Capable de tout, n'ayez aucun doute à son sujet : Métal lourd, Techno-trash jusque dans l'écriture, Andy Vérol est bel et bien un auteur, un vrai ! Et vous verrez : il finira poète car aujourd'hui, il n'y a que la poésie qui soit capable de trouer le cul de la langue française.


             Aussi...

             Salut à toi l'Artiste !
     

                                                          ***

     

                                     Andy Vérol dans toutes ses oeuvres !

     

    Le coccyx pété du baiseur repu

     

    En éjaculant, j’eus l’image sublime d’une montagne blanchie par un nuage de cendres. Jouir me donnait soif, une soif cérébrale pure, comme si mes synapses jouasses avaient besoin d’être lubrifiées à l’huile de coude, un vrombissement taré d... ans les canaux cérébraux, tiens, viens, je le vomissais ce vieux truc. A genoux sur le tapis bleu, j’avais la lumière verdâtre de l’écran qui m’enveloppait. Tiens, viens. En me relevant, mes jambes-coton trimbalèrent ma carcasse soulagée dans la cuisine, in le frigo, les doigts dans un bocal de compote, la bouche tartinée de beurre et de mousse bièreuse, et la langue tachée de piments incendiaires. Tricot de mains mélangées dans le coccyx pété du baiseur repu. Je sifflai une boutanche de vinasse, un Nuit Saint-Georges abandonné entre les produits de nettoyage sous l’évier. Ma viande revivait, je me sentais de nouveau invincible, de nouveau excité. Quelques coups de tête dans le vide réajustèrent mes cervicales, un morceau de cake chocolaté acheva de tuer mon appétit. J’étais prêt pour la suite…

     

              Extrait de "Poétique de l'assassin", second volet de ma trilogie en cours d'écriture. (1ère partie, "Seconde Chance", nouvelle à paraître d'ici début 2013)

     

    "Poétique de l'assassin", 2ème partie de la trilogie "Avant Extinction

     

    Miel mou, je me trahissais dans le sommeil. Tiens, viens. J’avais, pour la première fois de ma vie, un espace à moi où personne ne pouvait interférer et mettre en danger ma quiétude, ma solitude, mes instants intimes. Les brouhahas incessants des fous dehors étaient stoppés par les murs protecteurs. En regardant la chambre, son confort, son éclairage aux spots tamisés, je fus transporté dans leurs vies. L’un à côté de l’autre, ils ne se parlaient pas. Lui pétait bruyamment, elle lui disait qu’il n’était qu’un porc. Elle tentait d’avancer dans son Marc Levi, du bon, de la brute de littérature qu’elle avançait page par page, soir après soir. Elle s’endormait généralement après dix minutes de lecture. Lui avait cette pile de journaux près du lit : L’Equipe et le journal Aujourd’hui pour l’essentiel, qu’il feuilletait sans fin, se replongeant dans les matchs glorieux de la Ligue 1. Pour ça, il méritait que je descende à la cave et que je lui enquille deux trois coups de pelle dans la gueule. Mais je m’endormis, happé par le coton qui remplace les muscles quand l’esprit se meurt. On a souvent une image préconçue de types comme moi. A force de séries policières à la télé, et même si l’on est ouvert d’esprit, quelques traces de clichés s’accrochent tout de même à l’âme. Y compris pour moi. Mais là, moi, j’étais celui-là qui avait attaché Monsieur un niveau en dessous, dans une pièce encombrée de vieilleries poussiéreuses. Mon rêve récurrent, ça n’était pas ce truc obsessionnel malsain.

     

    Je me suis "diarrhée" la cervelle dans les réseaux sociaux

    Il y avait un dernier oiseau qui quitta les lieux, une volière déchiquetée par des vents violents… Comme une ville et ses vieux… Je reviens lentement à Liam… Le rouquin, son passé. « T’as voulu jouer, tu t’es fait embarquer ».

    Nous attrapions des cancers avec l’amiante, le tabac, l’essence… Nous ne parlions plus que de ça… Ou les enfants violés/tués, ou les accidents de bagnoles, ou les cancers, ou les dégâts liés à l’environnement, ou les cancers, ou les avions écrasés, ou les séismes... « Qu’ils l’ont dit dans la Bible HEIN ? »… « Regarder la télé, c’est comme ce touriste débile qui regarde la mer se retirer, puis qui la voit débouler à la vitesse d’une Formule 1, vingt-cinq mètres d’altitude au-dessus de son niveau initial… Et qui reste là, figé d’admiration, comme pris d’un orgasme à la vue de sa propre mort ». Nous mourrions tous les jours de quelque chose dans les écrans… On crevait, je croupissais loin de l’Usine, préférant une vie terne et déprimante avec espérance de vie rallongée à une chute courte et trépidante… Cette maison n’existe plus, son duvet non plus. Tes ombres posées dans les plâtras, la ferraille, les lambeaux d’escaliers au carrelage explosé… Cette maison n’est plus, n’est plus qu’une série de photos, de déchets, de souvenirs… des milliers de textos strangulés dans les tuyaux virtuels. « J’ai eu des fuites de cerveaux durant des années. Je me suis diarrhée la cervelle dans les réseaux sociaux, j’ai baisé virtuel, j’ai regardé les photos, les films, les mots des autres… J’étais tellement con qu’il suffisait que je mette la couv’ d’un livre sur la toile, avec un commentaire de dindon, pour passer pour une chose cultivée ». Qui parle ? Je mélange, je m’arrange pour remettre le récit à l’endroit. J’ai envie d’une bolée de sky, une écuelle de poppers, une flasque de shoot…

    Avant le petit matin, il fallut m’assurer de la disparition du corps. En ai-je déjà parlé ? Dehors les détritus, les montagnes de merdes venues d’Europe continuaient à arriver, flot imperturbable, inexorable zone d’évacuation… Astérion était le rectum de l’Europe, la bonne vieille, le bateau coulé par ses propres impérialismes. Je me grattai partout. Une éruption de psoriasis tringlait régulièrement mon torse, mes cuisses, mes fesses, et surtout ma nuque et mon cou. Expectoration des angoisses par les pores du derme.

    Extrait de « Mon Usine, la suite… ». Roman en cours d’écriture.

      
    Son site Andy Vérol 
     de l'auteur  : Le sacerdoce d'ANDY VEROL
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  • Elections européennes : Macron ré-élu en 2022

    élections européennes - les résultats : Macron ré-élu en 2022

                    Bien que la participation soit en hausse d'un peu plus de 7 points comparée à 2014, dans ces résultats, on peine à voir ce que l'on pourrait appeler "l'effet Gilets jaunes" ? Où donc s'est-il manifesté ?  Le RN fait un score identique à 2014 ; les Ecolos continuent à siphonner ce qui reste du PS, Macron maintient son score du premier tour à l'élection présidentielle grâce à une désertion massive du camp LR en sa faveur.  Dans tout l'ouest parisien, le score de Macron s'élève entre 38 et 48% des suffrages. 

    Il serait donc là, l'effet Gilets Jaunes ? 

    La question demeure.

     

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                    C’est une erreur de penser que le monde d'aujourd’hui est là pour toujours. Sans doute que dans 20 ans rira-t-on à gorge déployée de cette U.E et de ses prétentions prédatrices sur les Nations européennes.

     

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                  Nombreux sont ceux qui attendaient une défaite franche et incontestable du camp Macron avec cette élection européenne. Or, cette défaite n'est pas venue. Ce plébiscite anti-Macron qu'aurait dû être cette élection a bel et bien avorté.

     

    Résultat de recherche d'images pour "macron vainqueur"

    Pire encore...

    Avec ce face-à-face Macron-Lepen - face-à-face que LREM ne manquera pas d'exploiter jusqu'à en abuser pour les 3 années à venir -, le candidat de l'Oligarchie, de la Haute fonction publique - Bercy en particulier - et des médias est assuré de remporter la prochaine élection présidentielle... certes, avec une abstention sans doute à la hausse au 2è tour en 2022... en comparaison avec 2017 ! Mais n'empêche, Macron (ou un autre si le "système" estime que Macron n'est plus présidentiable d'ici là) est assuré d'un duel qu'il ne peut pas ne pas gagner.

    A ce sujet, on ne cessera jamais d'aller cracher sur la tombe d'un François Mitterrand qui a verrouillé  à double tour la 5è république et tout espoir d'alternative politique digne de ce nom - son seul et unique legs -, en offrant une tribune au FN, aujourd'hui RN, tout en réunissant toutes les conditions sociales et culturelles à son développement, dans le but de neutraliser tout adversaire, hier de droite, aujourd'hui de gauche.

    Qu'à cela ne tienne !

    Election après élection, force est de continuer d'affaiblir Macron aux fins de le délégitimer, lui et son mouvement et faire en sorte de rendre "une copie électorale" qui soit ingérable par le système ; seule condition pour une crise de régime majeure qui provoquera inévitablement une refonte totale de notre constitution et de nos institutions avant... la chute de l'U.E et le retour à notre Europe à tous : celle des peuples, des nations, de son histoire, de sa civilisation, de sa culture - ses cultures ! - dans toute sa diversité. 

                      Aussi, l'abstention n'est pas de mise ; demain plus qu'hier. Et nous devrons prendre nos responsabilités car, une abstention à une élection quelle qu'elle soit qui se situe entre 20 et 25% est sans doute inévitable ; en revanche, une abstention à 50% et plus... telle que ce scrutin-ci nous le laisse une nouvelle fois entrevoir pour demain, est inacceptable ! 

                               ... c'est lâche et immature : c'est tout simplement irresponsable. D'autant plus qu'il ne s'agit pas de n'importe quelle abstention ; il s'agit bien de l'abstention massive d'une classe, la seule capable de créer par son vote, une crise de régime : la classe populaire ou bien plutôt... les classes populaires : artisans, commerçants, auto-entrepreneurs, salariés au SMIC horaire et retraités dans la pauvreté. 

     

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                       ll est clair, néanmoins, que les urnes seules ne viendront pas à bout  de l'U.E et de ce poison qu'est le néo-libéralisme ; il faudra continuer d'occuper et les urnes et la rue, et les ronds-points et les réseaux sociaux dans notre dénonciation sans relâche d'un projet scélérat : déclassement pour tous, pauvreté pour une partie croissante d'entre nous.

    Les classes moyennes ont bien tort de penser qu'elles doivent assurer par leurs votes la survie d'un système pourtant à bout de souffle dans le seul but d'éviter une crise de régime car, la prochaine crise financière à venir risque bien de nous mettre tous d'accord sur une chose : le mondialisme, c'est la guerre contre la prospérité et la sécurité ! 

                     Car, seul ce qui est proche vous protège et vous sauve. 

     

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    P. S :  en ce qui concerne ces députés européens écolos, français en particulier, qui pensent être arrivés alors qu'ils ne sont même pas encore partis, députés gringalets sans métier (et sans doute sans diplômes dignes de ce nom) qui n’ont jamais travaillé… c’est sûr, nous tous nous les voyons bien sauver la planète, les deux fesses posées sur leur siège de député européen, occuper à croiser le fer avec le mondialisme, la Banque, Wall-street, les multinationales de l’armement et de l’agro-alimentaire !

    Que les choses soient claires :

    Jamais nous n’avons prétendu qu’il était préférable de travailler chez Bricomarché à 800 euros par mois que d'être député européen !

    Jamais nous avons dit que la soupe du parlement de Strasbourg, en milliers d’euros mensuels, n’était pas bonne et que celle des restos du coeur est bien meilleure !

    Tout ce que nous affirmons, parce que c’est un fait, c’est que tous ces députés écolos n’ont aucun pouvoir ; tout comme leurs collègues tout aussi gastronomes et gourmets qu’eux !

     

    Pour prolonger, cliquez : En finir avec les appels à l'abstention

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  • George Orwell : Keep the aspidistra flying

    keep the aspidistra flying george orwell  serge uleski



     

     

     

     

    « L’aspidistra est une « plante verte » robuste, très répandue au sein de la classe moyenne britannique, particulièrement durant l’ère victorienne parce qu’elle pouvait tolérer le manque de lumière et la pauvre qualité de l’air intérieur. Dans le titre original en anglais (Keep the Aspidistra Flying), Orwell utilise l’aspidistra, symbole de l’esprit étroit de la société, en conjonction avec la locution “to keep the flag / colours flying” (“lever haut son drapeau”). Le titre peut ainsi être interprété comme une exhortation sarcastique dans le sens “Et vive la classe moyenne !” (d’où le titre en français). » -  Les archives de la douleur (Source : Wikipédia en langue anglaise)

            

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                 Gordon Comstock, instruit et lettré, est un poète dont les projets littéraires n’avancent qu’à reculons : plus notre poète écrit, plus il biffe, plus il jette.

    La poésie est ce à quoi Gordon Comstock avait déjà commencé de gâcher sa vie à l’âge de trente ans ; très tôt, il n’aura qu’un seul ennemi : l’argent ainsi que la conscience que l’on perd sa vie à la gagner car, lucide, Gordon avait réalisé que tout est argent.

    Même si "Pas d’argent pas de considération", pour autant, cela n'empêchera pas Gordon Comstock de poursuivre sa guerre : éviter l’argent à tout prix et le confort de vie qu’il procure :

                          « Déclarer la guerre à l’argent ; le rejeter puis sombrer… ou bien plutôt : couler. De plus en plus bas, dans un monde souterrain qu’il ne pouvait encore que vaguement imaginer. »

    Et puis aussi : « « Le salaire de Gordon fut augmenté de dix shillings par semaine. C’est alors que Gordon prit peur. L’argent était  en train de l’avoir. Il était en train de glisser de plus en plus bas dans la porcherie de l’argent. »

    Ni une ni deux, Gordon quittera sans état d’âme un « bon emploi » ; un emploi convenablement rémunéré : « C’avait été le seul acte significatif de sa vie que d’avoir quitté cet emploi. C’était sa religion, pour ainsi dire, de rester en dehors  de ce sale monde de l’argent. Pourtant à cet instant, il n’arrivait pas à se rappeler, même vaguement, pour quels motifs il avait quitté cet emploi. »

                    "Perdre sa vie à la gagner" ? Comment un fait exprès, Gordon prendra délibérément le risque de perdre la sienne à ne pas la gagner : « Sous terre, sous terre ! Toujours plus bas dans le doux sein protecteur de la terre, où il n’y a pas d’emplois à obtenir, à perdre, pas de parents ou d’amis pour vous harceler,  pas d’espoir, pas de peur, d’ambition, d’honneur, de devoir. C’était là qu’il souhaitait être. »

                    Vent debout contre l'argent, contre le fait de devoir en gagner pour trouver sa place dans la société, avec "Keep the aspidistra flying", George Orwell nous livre en 1934 un personnage équivoque car Gordon Comstock demeurera incapable d’assumer les conséquences de ses choix de non-vie, de non-carrière puisqu’il n’aura de cesse de dénoncer les affres de la pauvreté. Sans argent, sans ami, à l'exception de Ravelston, un riche socialiste à la tête d’une revue de poésie Antichrist, pour rien au monde Gordon Comstock acceptera que quiconque lui paie un repas ou bien qu’on lui prête de l’argent qu’il ne pourra pas rembourser.

                    Anesthésié émotionnellement, Keep the aspidistra flying, met en scène un personnage « piqué des vers » à trente ans : « Gordon avait lâché et renoncé aux « bons » emplois pour toujours. Il ne voulait pas revenir là-dessus. Mais à quoi bon prétendre que parce qu’il se l’était imposée à lui-même, sa pauvreté, il avait échappé aux maux qu’elle traîne à sa suite. C’est à l’esprit et à l’âme  même que le manque d’argent porte atteinte. La torpeur mentale, la crasse spirituelle… »

    Même si «  …  cependant, au plus profond et au plus secret de lui-même, Gordon s’affectait de ne pas pouvoir s’affecter. Libéré de la conscience  harcelante d’être un raté ; libre de se laisser couler, selon son expression, de plus en plus bas,  dans des mondes calmes où n’existent  ni argent, ni effort, ni obligation morale. »  

     

                  C'est une femme, Rosemary Waterlow - la trentaine elle aussi et sans le sou, tout comme Gordon -, proche de lui mais de loin, par intermittence et par courrier, bien qu’habitant dans la même mégapole londonienne, qui sauvera notre poète d’un naufrage irrémissible : celui de la pauvreté puis de la misère.

    Il résistera longtemps avant de céder, se jugeant indigne d'être aimé parce que... sans le sou et sans situation : "Tu dis que tu m'aimes mais je n'y crois pas. Dans cette société-là, personne ne peut aimer quelqu'un qui n'a pas d'argent !"

                  Avec "Keep the aspidistra flying", tout est bien qui finit bien donc… puisque Gordon renoncera au renoncement, il mariera Rosemary qui porte son enfant et prendra un « bon emploi », celui qu’il occupait avant de tout quitter : "Il fit un retour sur ces abominables deux dernières années. Il s'était révolté contre l'argent et cela lui a apporté  non seulement la misère mais aussi un effroyable néant, le sentiment  inéluctable de l'inutilité. Adjurer l'argent, c'est adjurer la vie."

                  Et l'auteur de faire le commentaire suivant à propos de son personnage : "Il avait trente ans et les cheveux grisonnants et pourtant , il avait la bizarre impression qu'il commençait  seulement à être adulte (en renonçant au renoncement - NDLR)."

    Son "oeuvre" au rebut - poésie et littérature -, "oeuvre" morte passée dans l'oubli, Gordon Comstock maintenant bien vivant, dans une volte-face imprévisible et héroïque... - le croirez-vous -, Gordon mettra un point d’honneur à faire l’acquisition d’un aspidistra destiné à trôner sur le rebord de la fenêtre de son nouveau logement - celui de son couple - pour qu'il soit vu de tous.

     

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                   Nous sommes en 1936 lorsque l’ouvrage écrit entre 1934 et 1935 est publié…

    Inspiré par les années de « vache enragée» de l’auteur, qui, à cette époque, vivait dans la précarité avec pour seul domicile les pensions des quartiers les plus déshérités de Londres (tout comme son personnage Gordon Comstock, Orwell sera un temps employé à mi-temps dans une librairie miteuse de livres d’occasion - 1934) et les asiles de nuit destinés aux sans-abris…

    Quand « Keep the aspidistra flying » est publié, Orwell a l’âge de son personnage : la trentaine. Il n’a pas encore écrit « Homage to Catalonia » - 1938  - ni « Animal farm » -1945 - ni « 1984» en 1949 (1). En revanche, l’ouvrage Down and Out in London and Paris, récit parisien d'une mise en abîme de l'auteur, était disponible depuis 1933 ; c'est à cette occasion que Orwell fera l’expérience de la pauvreté aux côtés des sans-abris de Paris (2).

     

                      Dans Keep the aspidistra flying, Orwell a la dent dure ; mordant, caustique, méprisant, sans concession, grande est la tentation de se dire : « Mais quelle mouche l’a donc piqué ! » (3) ; l'auteur et le personnage de Gordon, confondus, seront sans nuance ; c'est au procès de toute la société auquel les lecteurs assistent. Personne ne trouvera grâce aux yeux d'Orwell qui peine à faire taire sa voix chez Gordon Comstock, sans aucun doute son alter-ego.

    En guerre contre la bêtise et la médiocrité d’une société qui s’annonce déjà moralement à genoux devant la publicité et la marchandise (même si les besoins primaires des classes populaires des années 30, à Londres comme en Europe, sont loin d’être satisfaits) Cyril Connolly, critique au Daily Telegraph, au moment de la sortir du roman, écrira : «Livre sauvage et amer, les vérités que l’auteur propose sont tellement déplaisantes qu’on finit par craindre leur mention ».

    Faut bien dire que…. déjà en 1935, Orwell n’ignore rien de « …. la froideur, l’anonymie de ces sept millions  de londoniens glissant esquivant le contact, n’ayant guère conscience de l’existence les uns des autres comme des poissons dans un aquarium. Les rues fourmillaient de jolies filles, froides. C’était étrange comme il y en avait beaucoup qui semblaient être seules. »

    Et puis aussi, cette réflexion de l’auteur à propos de son personnage : «Gordon songea au métro le matin ; les hordes noires d’employés de bureau s’engouffrant sous terre comme des fourmis  dans un trou ; la peur d’être saqué comme un ver dans le cœur. Mieux vaut le loup solitaire que le chien servile ». 

    On pensera bien évidemment à la fable Le loup et le chien de La Fontaine :

    « Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
    - Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
    De ce que vous voyez est peut-être la cause.
    - Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
    Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
    - Il importe si bien, que de tous vos repas
    Je ne veux en aucune sorte,
    Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
    Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor. »

     

    Animal farm (1945 - fable animalière par excellence) aurait-il été influencé par l'oeuvre de notre fabuliste national ?    

            

                      L’argent est au centre du roman ; pas une seule page qui ne mentionne « shilling » ou « pence », le manque d’argent et cette plante verte, l’aspidistra, qui trône, pathétique, sur les rebords des fenêtres des pavillons de banlieue de la petite classe moyenne d'avant la Seconde guerre mondiale.

    Keep the aspidistra flying  est aussi une étude de la pauvreté… solitude, misère sexuelle ; même si, en ce qui concerne Gordon Comstock, cette pauvreté est consentie ; comme expliqué précédemment,  Gordon refusera de se donner les moyens de gagner convenablement sa vie ; il s’agit donc là d’une pauvreté d’une nature particulière : une pauvreté  recherchée, entretenue, chérie et choyée même si l’on peut questionner un instant les réelles motivations qui se cachent derrière ce vœu :  manque de courage et d’ambition, lâcheté existentielle ?

    A aucun moment Orwell ne laissera entendre que ce questionnement puisse être le sien en ce qui concerne son personnage.  Et c'est peut-être là la faiblesse de l'oeuvre dans la construction de son personnage, son élaboration, son développement jusqu'au dénouement. 

     

    ***

     

                  Down and out in Paris, Keep the aspidistra flying, Homage to Catalonia (trois oeuvres publiées entre 1934 et 1938)… précarité, débine, la rue, le danger de la guerre civile, les armes, la mort...

    Né le 25 juin 1903 à Motihari (Inde), un père fonctionnaire de l'administration des Indes, une tante installée en Birmanie, issue d'une famme qui a fait fortune dans le commerce des  bois précieux, lui-même représentant des forces de l'ordre colonial dans ce même pays (de 1922 à 1927), éduqué à Eton – une école privée -, d’une santé pourtant très fragile (Orwell décédera en 1950 à l’âge de 47 ans de la tuberculose - maladie des indigents), avec cette attraction de l'auteur pour la précarité, voire la pauvreté, dans le contexte de l'ouvrage Keep the aspidistra flying,  puis cette prise de risque maximale avec la guerre civile espagnole, Orwell a-t-il était tenté dans un premier temps par la non-existence, par le refus de «faire quelque chose de sa vie », et dans un second temps, par le désir de mettre cette vie en danger, avant un dernier engagement, littéraire celui-là, qui nous vaudra la publication de Animal farm et de 1984 ?

    Une culpabilité de classe (la prospérité de la famille de l'auteur est étroitement liée à l'impérialisme britannique avec cette tante vivant à Birmanie issue d'une famille qui a fait fortune dans le commerce du bois), le passé colonial de ses ascendants donc, ont-ils été à l’origine de son engagement contre l'impérialisme en faveur de la défense des plus faibles, d'une grande constance et d'une infaillible rigueur ?

    Ecoutons la voix d'Orwell dans "Le quai de Wigan" écrit en 1937 que Bernard Crick cite abondamment dans sa biographie de l'auteur : "Je me sentais coupable par le poids d'une gigantesque faute que je devais expier. Ce à quoi je voulais échapper, ce n'était pas seulement  à l'impérialisme (colonialiste, celui de l'Empire britannique - ndlr) mais à toute forme de domination  de l'homme par l'homme.  Je voulais alors  effectuer une véritable plongée au sein des opprimés. A ce moment-là, l'échec seul me paraissait vertueux. Toute idée  de réussir à gagner quelques centaines de livres par an, me semblait spirituellement hideuse, me semblait participer de la violence oppressive générale."

     

                     Keep the aspidistra flying aura pour conclusion plus qu'une confession, une véritable affirmation : "Notre civilisation  est fondée sur la cupidité et sur la peur. Ces gens avec leur mobilier, leur aspidistra, vivaient d'après le code de l'argent, bien sûr, et pourtant ils trouvaient moyen de maintenir en eux de la bienséance. Ils demeuraient des gens comme il faut, battant pavillon aspidistral. Ils faisaient des enfants. Ils étaient vivants."

     

                   Cette conclusion qui annonce Animal farm et 1984 - en d'autres termes... le refus de porter un jugement  sur l'humanité avec la prétention de faire son "bonheur" malgré elle, comme à son insu, même et surtout dans le sang et les larmes  -  est autant celle de George Orwell que celle de son personnage : Gordon Comstock, sauvé des eaux d'une obstination qui se paie le plus souvent au prix fort et sans rémission.

    Certes ! N'est pas Bartleby qui veut ! Ce personnage créé par Herman Melville en 1853 qui nous rappelle que l'on ne peut refuser d'habiter le monde volontairement ou bien comme contraint par un envoûtement aujourd'hui encore mystérieux, qu'au prix d'un énorme préjudice à soi-même.

     

     

    1 - Si le roman à thèse « 1984 » a été amplement assimilé - Novlangue et Big Brother -, on oublie  que ce roman est aussi l’exposition d’une autre thèse : l’amour, le véritable amour, est impossible sous un régime totalitaire car, tôt ou tard, il faudra trahir l’autre, mentir à son sujet aussi,  pour éviter la prison, la torture et la mort.

    Avec Keep the aspidistra flying, Orwell présente cette thèse 15 ans plus, mais dans un tout autre contexte : celui de la pauvreté. 

     

    2 - En cela, son engagement rejoint celui de Simone Weil, la philosophe, décédée, elle aussi, de la tuberculose en 1943 à Londres.

     

    3 - Bien des années plus tard, embarrassé, Orwell portera un jugement sévère sur Keep the aspidistra flying, en particulier au sujet des passages en forme de réquisitoire anti-social, misanthrope en général, misogyne en particulier : on pensera à ses propos à l'emporte-pièce sur les femmes et l'argent ainsi qu'à l'emploi récurrent du mot "pédé".

    Ton que l'on ne retrouvera pas dans ses écrits des années 40.

    Au sujet de l'écriture d'Orwell, on pourra se reporter à la thèse de doctorat de Bernard GENSANE : ICI

    Dans cet ouvrage d'Orwell (voir aussi "Coming up for air") dont la plume acerbe saura cibler plus tard, à partir de la fin des années 30, ses attaques - plume avertie quant à la pré-éminence de la lutte des classes -, sans remettre en cause le genre humain dans sa totalité, on pourra se demander si l'auteur n’a pas craint, très tôt, de « rater sa vie »... d’être condamné à une existence terne, privée de moyens, dans le choix d'une vie dédiée à l'action et à l’écriture, terrorisé par le spectre de la pauvreté et de l'échec ? A-t-il cherché à conjurer le pire en écrivant ce brûlot anti-social ? A-t-il mis sa santé ( à Paris avec les sans-abris) et sa vie en danger (dans la guerre d'Espagne) comme pour mieux en réchapper, un peu à l'image du personnage de Gordon Comstock qui choisira délibérément le déclassement et la pauvreté ?

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    Pour prolonger, cliquez : Penser la dissidence aujourd'hui avec Bartleby

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  • Dieudonné, qu'il pleuve ou qu'il vente

     

                         

     

                       Ce que l'on pourra difficilement leur pardonner à tous (associations communautaires juives - CRIF et UEJF en tête -, médias, élus locaux - maires des communes -, tribunaux) c'est d'avoir contraint le plus grand humoriste de la scène francophone à exercer son art dans des champs de betterave , parfois sous la pluie, qu'il vente, qu'il neige...

    dieudonné interdit de spectacle,dieudonné le crif uejf

                          Décor minimaliste pour Dieudonné dans la campagne nivernaise ; succès maximal de son public © Photo Jean-Christophe Henriet

     

                    De ce Molière des temps modernes, ce Voltaire pourtant bien plus respectable que le millionnaire du 18è siècle du même nom dont la fortune a pour origine la spéculation et le commerce triangulaire (la Traite)...


                                 

     

                       ... difficile d'oublier Dieudonné chez Fogiel en 2008 et ce sketch qui mettait en scène un colon religieux israélien ; ce sketch a eu l'imprudence de dénoncer une frange extrémiste du judaïsme (après le Christianisme et l’Islam que Dieudonné avait moqués dans deux spectacles précédents) encouragée et soutenue par l’Etat israélien à des fins d’expansion territoriale via la colonisation des territoires palestiniens ; une politique du fait accompli qui se veut irréversible.

    Jamais Dieudonné ne s'en excusera.

    En 48H, toutes les portes se fermèrent  - télés, radios, presse, salles de spectacle -, à la demande du CRIF - une des nombreuses officines israéliennes sur notre sol - et ce dans l'indifférence générale.

    Jamais Dieudonné ne cédera.

    D'où l'immense respect (et fidélité) que son talent et son courage suscitent chez nombre d'entre nous depuis plus de 20 ans.

     

                                                                     ***

     

                     "Le rire reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre notre impuissance face à la tyrannie du réel car, avec l’humour, et le rire qui l’accompagne, on reprend la main et le pouvoir." - Serge ULESKI à propos du "rire" :  ICI

     

                  Dieudonné, un humoriste avec de la suite dans les idées ?           

                 C'est sûr ! Rien n’est plus politique que Dieudonné le métis qui porte en lui l’assurance du maître et la révolte de l’opprimé - un métissage qui est une force ! Dieudonné, son public, ses détracteurs et tout ce qu’un gouvernement est capable de mettre en oeuvre pour tenter de le faire taire hurlent à la politique. Même le silence de ceux qui ne pipent mot, terrés et terrorisés à l'idée de rendre justice à son immense talent, hurle politique, hurle à la politique.

    Tout est éminemment politique sur le phénomène Dieudonné. Et c’est là que toutes les forces coalisées se rejoignent et œuvrent et tirent dans le même sens, tous tenus d’obtempérer - Dieudonné ne s'exprimera pas, il ne doit pas être entendu ! - jusqu'au ridicule et la honte, l'épuisement pour d'autres.

    Un Dieudonné Spartacus du rire, là où l'humoriste, ainsi nommé, cesse d'être un esclave et ce faisant, libère tous les autres humoristes de la malédiction d'un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour voie de conséquence, un humour affligeant comme tout ce qui rabaisse l'homme à ce qu'il croit savoir de lui-même, qui n'est le plus souvent que ce qu'on a daigné lui enseigner ou bien ce qu'on a souhaité lui faire espérer de lui-même et des autres.

                   Dieudonné demeure le plus grand satiriste-activiste français depuis DADA, les surréalistes, Alphonse Allais, Jarry... et plus tôt, bien plus tôt encore : Molière.

     

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    Pour prolonger, cliquez  : DIeudonné, une résistance inespérée

                                                        

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  • Plaidoyer pour la fin l'U.E et le retour de notre Europe à tous

     

     pour en finir avec l'U.E, élections européennes 2020         

                   10 raisons d’en finir avec l’U.E , son Conseil, sa Commission et son Parlement : 

     

     - Pour avoir élu Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission ; un Juncker qui a sciemment organisé, alors qu’il était Premier ministre du Luxembourg, l'impunité fiscale de multinationales qui croulent sous les bénéfices (Luxembourg Leaks)...

    - Pour avoir refusé l'asile politique aux lanceurs d’alerte que sont Julian Assange, Edward Snowden, Chelsea Manning…

    - Pour avoir abandonné des années durant la Grèce et l'Italie face à la venue des dizaines de milliers de migrants sur leurs rivages…

     - Pour voir été incapable d'empêcher l'engagement d'un Etat membre, la Grande Bretagne sous Tony Blair, dans la seconde guerre d'Irak et celle de la France dans la destruction de la Libye... 

    - Pour avoir organiser sciemment la guerre économique intra-européenne et la mise en concurrences de tous les travailleurs de l’Union : salariés, artisans, patrons de PME…

    - Pour avoir été incapable d'entretenir avec la Russie des relations apaisées pour mieux choisir de soutenir une politique de la tension permanente orchestrée par l’Otan… et ce faisant, nous avoir laissés seuls face à l’Allemagne et son poids économique écrasant, privés d’alliés, comme dans les années 30 avec les conséquences que l’on sait…

    - Pour avoir passé outre le « NON » français et hollandais au référendum de 2005 qui avait pour objet le projet de traité constitutionnel européen…

    - Pour avoir imposé une monnaie, l’Euro, qui n’est qu’un nouveau Deutsche Mark qui consacre l'hégémonie de l’économie allemande aux détriments de ses « partenaires » commerciaux…

    - Pour avoir menacé les pays dont les résultats électoraux et les politiques s’y rapportant, ne lui convenaient pas, à grand renfort de chantage aux sanctions financières...  

    - Pour avoir été incapable d'imposer à un pays voyou, Israël, des sanctions économiques contre sa politique coloniale en Palestine ; un Etat qui, en Europe et en France en particulier, par le biais d'officines telles que le CRIF et l'UEJF, n'a de cesse d'instrumentaliser l'antisémitisme aux fins de bâillonner tous ceux qui refusent de se soumettre.

     

                       Notez qu'en 30 ans, sur ces dix points, jamais le Parlement européen n'a pu, n'a su, n'a voulu s'opposer à toutes ces politiques.

                       Pour toutes ces raisons, il faut mettre fin à cette Union Européenne qui n’est qu’une vieille baudruche dictatoriale issue de la guerre froide.

     

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                      Attaquée de toutes parts depuis trente ans, notre Europe - celle des Nations, des Peuples... histoire et civilisation ; une Europe qui nous souhaitons de coopération, de complémentarité, de solidarité et de protection mutuelle, dédiée au bien commun - est en danger de mise à mort par une U.E et une monnaie Euro - relais d'un mondialisme sans honneur ni justice - totalement dédiées à une guerre économique qui a pour seul objectif la baisse des salaires et des droits, la paupérisation des Etats et des services publics avec pour conséquences : une augmentation de la pauvreté sans précédent depuis la fin de la Seconde guerre mondiale et une abstention massive des classes populaires à toutes les élections.

    Car il n'y a pas, il n’y aura jamais de majorité pour une Europe-alternative à une mondialisation des cartels, de la pègre et de la terreur et du chantage au chaos militaire. Il n'y en a jamais eu. Il n'y en aura jamais et moins encore avec 28 pays membres..

                  Mettre fin à l'U.E ... un seul pays y suffira car une nation de l’importance de la France peut facilement déjouer toutes les stratégies et remettre tous les compteurs de l’histoire de l’Europe à zéro et sur une nouvelle ligne de départ.

     

                  Aussi, le 26 Mai, pas d'abstention ! Votez pour la fin de l'U.E !

     

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  • Elections européennes… cessons tous les appels à l'abstention !

     

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                     Quand les abstentionnistes de ces 30 dernières années reprendront le chemin des urnes, ce sont toutes les institutions qui trembleront ! 
     
     
    ***
     

                    Ce qui importe c’est de tout mettre en oeuvre afin que la "liste Macron" n’arrive pas en tête ou bien, qu’elle obtienne un score aussi bas que possible.

    Que le Système ne puisse plus compter sur l’abstention pour se succéder à lui-même (ou bien plutôt : "se survivre" à lui même car déjà bien affaibli) est tout aussi important, car la grande peur du Système, c’est que les classes populaires reprennent le chemin des urnes et cessent de s’abstenir massivement ; or, cela fait des années que ces classes donnent le sentiment qu’ils n’en ont rien à faire des élections, des élus, de la politique et de la vie qui leur est faite : d’où l’indifférence et le mépris des politiques.
     
                    L’enjeu n’est pas " combien d’élus et pour qui" ; il est question de continuer d’affaiblir la légitimité de ceux qui forment les gouvernements.
     
     
                   Toute campagne en faveur de l’abstention plombe les classes populaires et les plus démunis. Ces campagnes sont donc contre-productives ; moralement, elles sont dégueulasses car elles sont le plus souvent menées par des "leaders d’opinion" qui n’ont matériellement besoin de rien ; des leaders membres des classes supérieures (dont, par exemple, un Juan Branco très populaire chez les Gilets Jaunes qui n'a de cesse d'appeler à l'abstention dans la perspective d'une révolution qu'il croit imminente - 1: C'te bonne blague !).
     
    Gardons à l’esprit que le vote — la fin de l’abstention massive, le retour vers les urnes — , n’est plus une fin en soi mais une arme ; sans doute la dernière avec la rue sur laquelle il ne faudra pas compter, hélas : la violence de la répression dissuade les rassemblements de masse . En revanche, le vote tactique anti-système est sans douleur.
     
    Les Insoumis, RN, UPR, Dupont-Aignan, Philippot, les Ecolos (même rigolos), le PC (pour ma part, j'exclus le PS et LR - 2 )... cette offre devrait permettre à bon nombre d'entre nous de pouvoir voter sans avoir à traîner les pieds.
     
                  Rappelons deux choses :
     
                  - La démobilisation dans les urnes est tout aussi préjudiciable aux classes les plus démunies que l'absence de mobilisation lors des manifestations.
     
                 - C'est de l'intérieur et à l'intérieur que les Systèmes sont les plus vulnérables ; Système qui repose sur l'élection. D'où notre souci à l'occasion des Européennes...
     
                          ... et de toutes les élections qui s'en suivront, bien évidemment.
     
     
    ***
     
     
                  Tout sauf Macron !
     
                   Provoquer à terme une crise non pas politique mais une crise de régime - crise politique + crise de légitimité + crise constitutionnelle -, est une nécessité absolue ; crise à portée de main si tout le monde s'y met.
     
    Scrutin après scrutin... local, régional, national et européen, il faut "rendre une copie électorale" que le système sera incapable de gérer ; outre le fait d’affaiblir Macron et de le neutraliser à terme, seule une crise de régime provoquera la révolution constitutionnelle attendue ; et cette crise passe aussi et surtout par les urnes !
     
     
     
     
     
    1 - Un Juan Branco faux rebelle à 20 ans ;  authentique collabo à 50 ? Sur le modèle  - modèle du genre - d'un Cohn-Bendit et de tant d'autres ? Les risques sont grands.
     
     
    2 - Je rappelle le sens de mon billet : il n’est pas question simplement de sortir les « sortant » mais de faire en sorte qu’il n’y ait plus "d’entrant" ; de là, une crise de régime ; quant à ceux qui envisagent déjà une alliance et une coalition gouvernementales LAREM et LR - la plus probable à terme - pour contourner cette crise de régime, ils se verront contestés par la rue. 

    Raison pour laquelle, le parti LR doit être exclu de cette liste : ce parti ne pouvant pas se tourner vers RN, il n’a qu’un destin : servir de force d’appoint à LAREM. 

    Quant au PS : il ne mérite plus rien sinon une mort politique définitive. 

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    Pour prolonger, cliquez : Gilets Jaunes - le dossier
     
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  • S'il existe un pays : Bruno Doucey

     

                      

     

     

     

     

     

     

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    Serge ULESKI à propos du recueil : "S'il existe un pays"

     

                       Avec le poète Bruno Doucey, la vie est là et la neige qui n’est d’aucun pays et qui n’appartient à personne  sillonne, rigole, dévale collines, bois et fossés.

    Hanneton bourlingueur dans l’herbe haute des poètes… là où la branche se courbe pour aimer, et sous la paupière du silence, là où le crépuscule est pareil à une passe inquiète qui entre sans alphabet connu dans la tanière du sommeil, un attrape-rêves parcourt les chemins arborés de l’enfance, et face au taureau de la mélancolie qui ne craint pas de mourir à l’aube car toutes les portes lui sont grandes ouvertes… un soleil brûlant entonne une petite fugue iranienne, figure de jaspe au schisme de la vie au moment où le crépuscule ouvre les naseaux de la nuit.

                  Dans l'attente paisible d'un hamac d’où l’on observe le repli des années et du souvenir de l’être aimé, jadis, à son insu vraisemblablement, en secret donc…  loin de l’amour que l’on fait sans amour... se souviendront-ils tous seulement du mascaret de l’enfance avec sa houppelande de granit chevillée au corps ? Et savent-ils que la pierre, elle aussi, meurt de ne pas être aimée ?

                Maison et rive de l’enfance, robinsonnades et mémoires en étranges bordées, royaume ouvert sur un livre de sable… décidément non ! Nous ne venons pas au monde mais sommes tous, bien plutôt, jetés sans retenue ni considération sur le parvis de tout le malheur dont il est porteur, à la lueur d’une bougie d’un Blaise Cendrars et de son royaume nègre,  galets aux couleurs chaudes de l’été, visages de soie dans les draps de la vallée et des volcans d’une île tout intérieure, là où des grands arbres chagrin peinent à faire taire l’obscure terreur de leurs racines, une terreur indicible…

    Et c’est tout un monde qui alors vacille.

                    Si la poésie se marche autant qu’elle s’écrit, Léros et Caprera, après Salonique et Kalo Horio, villages de Crète, îles grecques où séjournent des ombres paisibles et chauffées à blanc qui offrent à l’avenir sa moisson de lumière juste avant qu’Haïti ne soit éventrée, terre ouverte, entrailles béantes dans le fracas des cisailles d’acier voraces, jamais rassasiées…  reste alors à rêver un rêve fou : des séismes de tendresse et d'amour.

    Et s’il existe un pays, l’Espagne rouge-sang y figure en bonne place, et ses poètes martyrs aussi, sous le feuillage des cordes de guitare, des sarabandes des gitans et du chant de la pampa, de la Sierra Nevada, Grenade plongée dans une nuit de silence de mort près d’une fontaine de larmes : celles des suppliciés qui n’ont pas pu se taire.

     

                 Epilogue…

                La maison jadis posée sur la douceur de vivre est maintenant en flammes, et c’est Cocteau, Seghers, Lorca et Machado – exhumation oblige ! -, qui emportent  avec Bruno Doucey, le feu et sauvent la poésie… cette terre mille fois trahie,  là où l’asphalte a tué le sentier et son eau vive.

     

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    bruno doucey,poésie,poètes,édition,littérature,serge uleskiPoète, éditeur de poètes ainsi se définit Bruno Doucet.

    Pour prolonger, cliquez www.editions-brunodoucey.com

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