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Serge ULESKI - Page 3

  • « Liste Gilets Jaunes » aux Européennes : Macron et les médias en rêvaient, un groupe de Gilets Jaunes l’a fait

     

    « Liste Gilets Jaunes » aux Européennes : Macron et les médias en rêvaient, un groupe de Gilets Jaunes l’a fait  

     

                   Une liste intitulée « Ralliement d’initiative citoyenne » devrait être déposée en vue des élections. européennes du 26 mai. La tête de liste pressentie serait Ingrid Levavasseur, Gilet jaune aide-soignante qui élève seule ses deux enfants, qui avait bien failli être embauchée comme chroniqueuse chez BFM-TV voilà quelques semaines. Hayk Shahinyan, qui avait annoncé son intention de lancer une liste en décembre dernier, ne sera pas candidat mais directeur de campagne.

    Dix inscrits étant déjà présents dans la liste, 79 étant requis, il leur faut donc recruter 69 candidats supplémentaires et trouver entre 700 000 et 900 000 euros pour se qualifier.

    Où trouver une telle somme ? Certainement pas auprès des Gilets jaunes qui semblent condamner majoritairement cette initiative !

    Attendue, vivement souhaitée par tous les médias dont une partie du personnel a tout à redouter d'une crise non pas politique, mais d'une "crise de régime", médias au côté de LAREM car tous ont bien compris que cette initiative d’un groupe de GJ permettra de limiter l’impact d’un vote massif anti-Macron (1)  principalement sur le parti RN (et dans les marges, celui de Mélenchon), cette liste sera-t-elle alors discrètement financée à l’insu de ses membres par l'Elysée ? Un généreux donateur anonyme peut-être ? Ou bien, les banques partenaires de Macron ? 

    Les médias, pour sûr, vont réserver à cette liste un accueil plus que favorable. Ce sera « RIC » matin, midi et soir et le tri entre les bons et les méchants Gilets jaunes -  le bon grain de l'ivraie ; ceux qui refuseront de soutenir cette liste se verront alors qualifiés de « Gilets jaunes obtus, négatifs et extrémistes ».

    A suivre.

     

     1 - Vote tout aussi hostile sur LR car il n'est pas difficile de prévoir à propos de ce parti "croupion" qui ne peut pas se tourner vers le RN, la signature d’un accord d’union de gouvernement avec le locataire de l'Elysée en guise de « sortie de crise » d'ici 2022.


                                                 ______________

     

     « Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir !
    L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.
    Tels ils marchaient dans les avoines folles,
    Et la nuit seule entendit leurs paroles.
     »

                     Paul VERLAINE (1844-1896)

     

                    Un, voire... deux députés GJ au Parlement européen à l’issue des élections européennes…  alors que le parlement européen n’a aucun pouvoir en général et en particulier sur le pouvoir d’achat et la révision de l’architecture constitutionnelle et institutionnelle d’une démocratie non représentative d'un pays membre de l’U.E... pourquoi se présenter et être élu ? Pour quelle audience, pour quel impact, pour quel écho et pour quel résultat ?

     

    « Liste Gilets Jaunes » aux Européennes : Macron et les médias en rêvaient, un groupe de Gilets Jaunes l’a fait

    (Merci de rajouter aussi, le remboursement des titres de transport)


             C’est sûr ! pour un député européen la soupe est bonne, très bonne même ! A ce tarif-là, l'heureux élu(e), c'est tous les jours qu'il se présentera au Parlement européen, et même quand il fera « relâche » ! C'est sûr qu'à ce prix-là, ça va changer sa vie à ce député et plus encore s’il était smicard ou bénéficiaire du RSA ! Sa vie à lui, celle de sa famille et celle de son entourage à raison de près de 200 000 euros ( 4000 + 6000 + 6000 x 12) d’enveloppe budgétaire par an, soit  1 000 000 sur 5  ans !

    Finalement, c’est un peu comme gagner au loto, à ceci près que l’on vous verse votre gain sous forme de rente mensuelle.

    On imaginera alors l’ambiance lors du conseil de famille qui ne manquera pas d’être convoqué à l'annonce de la nouvelle : papa ( ou maman) élu député européen. Quelle affaire !

    Tenez : imaginons notre député style FDJ (Française des jeux) avec une épouse et deux enfants de… disons 10 et 12 ans :  Océane et Maxime.

     

        « Les enfants ! Venez les enfants ! Votre père à une bonne, une très bonne nouvelle à nous annoncer !

    • Qu’est-ce que c’est encore Maman ?
    • Votre père a été élu « député européen ».
    • Député ? Pourquoi faire ?  
    • Comment ça "pourquoi faire" ? Un peu de respect pour la fonction, Maxime s’il te plaît !
    • Mais alors, Papa, tu abandonnes les ronds-points ?
    • Pas vraiment ma fille. Je vais simplement porter la parole et les couleurs des Gilets jaunes dans un autre endroit, là où toute l’Europe va entendre parler de notre cause.
    • "Porter les couleurs" ? Mais votre couleur, c'est la couleur jaune... c’est tout.
    • C’est une façon de parler Maxime. Ne commence pas à faire le difficile !
    • Oui Maman.
    • Mais combien vous serez de gilets jaunes ?
    • Je serai sûrement seul pour commencer. Mais…
    • Seul contre tous qui n’en ont rien à battre de vos histoires ?!
    • Maxime, Océane... pensez donc que... avec l’élection de votre père au Parlement européen ( nb : délocalisé en Albanie - ndlr), notre vie va changer du tout au tout.
    • T’es sûre Maman ?
    • Oui Océane. Ton père va multiplier par 10... que dis-je... par 100 son salaire.
    • Par 100 ?! Fonce Papa ! Fonce ! Mets le turbot ! Tu devrais être déjà parti, merde alors ! 
    • Maxime !!!!».

     

     

    Cinq ans plus tard…


     « Dis Roger, les élections c'est pour quand ?

    - Dans quatre mois.

    - Et tu comptes repartir en campagne quand ? Après le jour du scrutin, une fois que les dés pipés seront jetés ?

    - Comment ça ?

    - Comment "comment ça" ? Rassure-moi vite : tu comptes bien te représenter ?

    - Ben... c'est à dire que...

    - Quoi ?
    - ……

    - Fais pas l'idiot ! Tu me fais le plaisir de rempiler ! 

    - Oui mais… le mouvement, qu’est-ce qui va dire ?

    - Le mouvement ? Pour ce qu'il en reste !

    - lls font déjà la gueule depuis 5 ans... 

    - La gueule ?

    - Oui, toi et tes dépenses somptuaires... tout le quartier…

    - Débrouille-toi ! Va alors chez LR ou RN... ou chez Mélenchon… non pas Mélenchon, c’est un looser. Démerde-toi mais représente-toi ! Tu vas pas retourner chez Castorama à 800 euros par mois à raison de 25H par semaine ! Et moi, j'ai pas envie de retourner faire des ménages. On ne crache pas dans la soupe ! Ca ne se fait pas.  Et puis, pense à nos enfants. Les études c'est pas gratuit et...Maxime passe son permis cette année ; il lui faudra un véhicule ; et tu le connais : il ne jure que par les voitures de sport... voitures très sportives... alors...  

    - N’empêche, le travail ça me manque ; les copains, tout ça... j'aimerais bien... 

    - Le travail ? Non mais… t’es sûr que ça va bien dans ta tête ? Retourner travailler ? Et puis quoi encore ! Tu te représentes ... sinon je me casse avec les enfants !

    - Chérie !

    - Y’a pas de « Chérie » qui tienne ! Je vais pas rester avec un looser ».

     

           Notre député rempilera-t-il au risque de devenir un professionnel de la politique au grand désespoir des Gilets Jaunes purs mais pas sans reproches à son endroit ? Qu’en est-il de ce RIC révocatoire qui stipule aussi le non-renouvellement des mandats des élus ? 

    Sera-t-il alors révoqué en toute légalité ? Qualifié de traître à la cause, lui feront-ils la peau, virtuellement sur les réseaux sociaux à grand renfort de montages photos amateurs mais sanguinolents avec l'aide de l'incontournable Photoshop dans une version piratée et obsolète ?

                   Dans tous les cas, on ne pourra guère reprocher à l’épouse de notre député maintenant bien embarrassé de ne pas avoir cherché à assister son conjoint dans cette nouvelle épreuve : en être ou ne pas en être... à nouveau !

     

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  • Ecouter Régis Debray... encore et toujours...

     

     

                               "Ce qui m'angoisse le plus, c'est la mort du politique" - Régis Debray

     

     

                La supériorité de Régis Debray face à n'importe quel interlocuteur est manifeste. Toujours !

                Les raisons ?

                Régis Debray est sans obsession, sans arrière-pensée, sans idéologie et sans pathologie contrairement à ceux qui pensent avec quelques unes de leurs lectures et puis aussi, et puis surtout, avec leur nombril : nombril communautaire ou de classe. Ceux-là sont condamnés à "penser à côté" du sujet qu'ils croient être capables de traiter, avant même d'avoir commencé à s'exprimer.

    Quant aux imbéciles, ces esclaves de l'actualité qui ne raisonnent jamais au-delà de l'actualité qui vient et qui n'est le plus souvent qu'un symptôme, face à eux donc, ne cessons jamais de raisonner bien avant, tout en continuant de raisonner longtemps, longtemps après afin de n'être jamais en rupture...

               En rupture de compréhension.

     

    ***

     

                L'Europe "gamberge" depuis 2500 ans. Nombreux sont ceux qui l'ont oublié.

                Gamberger ? Oui, gamberger à propos de la recherche insatiable des causes derrière les effets, et puis, les causes des causes... sans fin. Et personne ne forcera notre Europe à penser avec son nombril entre deux déjections anales d'individus qui n'ont, tout simplement, pas idée. 

     

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  • Macron à Bourg de péage : ce qu'il fallait répondre au locataire de l'Elysée

    macron dans la drôme.jpg

                        Macron face aux Français ? 

                        Mais alors, où était la France en colère dans cette assemblée ? Où étaient les questions qui fâchent vraiment... mais vraiment vraiment ?

                        Une Assemblée de "dégonflés" cette assemblée ou bien une assemblée pas si représentative du climat social et politique finalement ?

    Contrairement à ce qu'une presse en-dessous de tout prétend : Macron n'aime pas rencontrer ni parler aux gens : il aime les sermonner car il a une confiance en lui inébranlable. A l'origine de cette confiance, une pensée, une seule : "Je suis au-dessus de vous tous qui n'êtes que de pauvres hères égarés." 

     

    *** 

     

            « Justice sociale pour tous et une démocratie vraiment représentative ? Mais... les enfants*...  quand je suis arrivé c’était pas fait ; et si c’était pas fait c’est parce qu’on peut pas le faire. Alors, comment je fais moi ? »

     

                           Ce qu'il fallait répondre au locataire de l'Elysée 

     

            « Monsieur Macron, aujourd’hui on a besoin d’un de Gaulle et d’un Churchill, pas d’un Pétain défaitiste et gestionnaire de la défaite du politique depuis trente ans et plus, face à une construction européenne (Maastricht, l’Euro et le traité de Lisbonne) qui, non contente d’avoir placé tous les travailleurs européens en concurrence les uns avec les autres, a livré cette même force de travail à la concurrence internationale sur tous les Continents. Mais alors, Monsieur Macron, qu’est-ce que vous faites à l’Elysée ? D’autant plus que vous n’avez pas d’avenir politique en France et n’en souhaitez pas car votre carrière n’est pas politique mais professionnelle ; à l’Elysée, vous ne faites que conforter votre « employabilité » à l'international en étoffant votre CV ; vous savez que vous serez jugé sur vos capacités à mener à bien les réformes exigées par la Commission européenne et vos commanditaires que sont les Banques, les Compagnies d’assurances et  les milliardaires propriétaires de nos médias, à savoir  : paupérisation de l’Etat providence, réforme de la fiscalité au profit du Capital international, privatisation des retraites, réduction des libertés publiques et politiques. Finalement Monsieur Macron, vous n’êtes qu’un gestionnaire ; d’autres le diraient autrement : un larbin. Comme tous vos prédécesseurs, vous vous croyez flamme alors que vous n’êtes que la suie d’une bougie ; vous êtes ce dépôt qui reste après la combustion du courage parti en fumée car il n'y a de carrière que pour ceux qui leur disent "Oui !" à tous »

     

     

    * S'adressant à l'Assemblée, Macron utilisera bel et bien ce terme d'une condescendance sans précédent chez un locataire de l'Elysée au mépris tout aussi inédit. 

            


                                 

                                      Gilets rouges  : une certaine idée des électeurs de Macron

     

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  • Macron et ses troupes de choc... parlementaires en carton-pâte

     

                            Un rapide débriefing après 10 semaines de prestations télévisées des député(e)s LAREM, en particulier les nouveaux "élus" de 2017... à propos de mouvement Les Gilets jaunes.

       Un rapide débriefing après 10 semaines de prestations télévisées des député(e)s LAREM, en particulier les nouveaux venus... à propos de mouvement Les Gilets jaunes.

     

                  Des hommes… des gringalets spécialistes d’une rationalité idiote qui n’est que la marque de leur ignorance ; et pas n’importe laquelle d’ignorance ; celle qui a pour origine l’assurance du débutant qui a cessé d’apprendre à compter du jour où il était pourtant d’une importance vitale de connaître et de comprendre.

    Et des femmes bien évidemment ; des femmes en nombre ; des femmes d’un âge mûr en tailleur Chanel et d‘autres un peu moins mûres en blouson de cuir et col roulé ; pour toutes ces femmes, à quelques exceptions près, il semblerait que ce mandat de députée soit comme la « danseuse » que leurs souteneurs de maris leur ont offerte ; maris qui pourvoient bien au-delà de ce qu’il est requis aux besoins d’un ménage sans enfant maintenant puisqu’ils sont grands ou bien parce que leur couple a oublié d’en faire, tête en l’air, trop occupé qu’il est par ce standing qui est le sien et qu’il se doit d’entretenir et de pérenniser.

    Des femmes qui vous donnent le sentiment d’avoir fui l’ennui d’un intérieur sans joie…  des femmes désoeuvrée.

    On les écouter, à les regarder, tous autant qu’ils sont, rigides et comme absents face à leurs responsabilités, ces député(e)s aux ordres, au garde-à-vous, ont en commun une absente totale de culture historique et de sens politique : l’action et la parole qu’il faut au moment qu’il faut - roseau et chêne. Et tous prétendent ne pas en avoir besoin de ce sens politique qui n’est pas seulement de la roublardise ou de la ruse mais aussi une politesse et aussi une marque de considération, tout comme leur mentor et idole, Macron, Robin des bois des riches, enfant-roi, arrogant, orgueilleux et vaniteux.

     

                      D’une hostilité envers les Gilets Jaunes (surtout les députées femmes d'âge mûr… mais allez savoir pourquoi !) que des journalistes pourtant sans gêne et dévoyés ne peuvent se permettre ( bien qu’une grande partie d’entre eux peine à se retenir), partisans de l’ordre et de la résignation ou bien d’une patience pour attrape-nigauds (Ca coûte rien d’espérer !), mais pour les autres, toujours les autres ! cela va sans dire...

    A les entendre tous autant qu'ils sont… on jurerait vraiment que leur prospérité à tous a toujours dépendu de la pauvreté des autres : des retraités à 900 euros par mois et des salariés au SMIC horaire.

    Et bien…  savez-vous ? Il se pourrait que ce soit le cas.

     

                       Pour toutes ces raisons, et contrairement à tout ce que ce petit monde pourrait être tenté de croire, personne ne peut envier ce qu’ils sont et leur manière de vivre la vie qu’ils mènent, excepté peut-être leur tranquillité d’esprit, cette sérénité propre à ceux qui n’ont pas de soucis de fin de mois et ce tous les jours de la semaine.

     

                       Dans leur haine des Gilets Jaunes, et plus généralement de tous ceux qui refusent de se soumettre et de vivre une vie qui n'en est pas une, force est de  conclure ceci à propos des troupes du locataire de l'Elysée : tous ces député(e) sont à l’humanité ce que sont, dans la chaîne alimentaire du monde animal en général et de la savane en particulier, le lion, la hyène et le vautour tout à la fois, ou bien plutôt «en même temps» : avec eux, rien ne se perd car il ne doit rien rester ou si peu…

                      Il revient donc aux électeurs, il nous revient, de les mettre hors d'état de nuire. Et comme un fait exprès, les élections c'est aussi et surtout fait pour ça. 

                      

     

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  • Les médias face au peuple - les Gilets jaunes face aux médias

    les médias face au peuple - les gilets jaunes face aux média

     

                    En réponse à deux ou trois hôtesses et stewards des chaînes en continu d’info courant d'air,  plus connus sous le nom de "journaliste" …

     

                                   Arlette Chabot en tête pour laquelle, semble-t-il, il n’y a pas de retraite faute d’avoir cotisée à une caisse du même nom, jusqu’à douter qu’il y en ait une pour cette profession tellement ils sont nombreux à ne pas vouloir lâcher le manche et le micron  – il suffit de penser à un dénommé Elkabbach toujours en activité à l’âge de 81 ans, pour s'en convaincre...

     

                 ... des "journalistes" donc... face à un Gilet jaune qui insistait, avec ses mots à lui, sur le fait que « ce mouvement Gilets jaunes, c’est le peuple dans la rue !» ; en effet, ce Gilet jaune tenait à revendiquer son appartenance aux gens du peuple ; et ces mêmes journalistes - Chabot en tête -, de s’en offusquer dans les termes suivants : « Mais nous aussi on est le peuple ! »

     

                  Certes, il y a le Peuple… Peuple français et nation française, soit un potentiel de 67 millions d’individus (potentiel dans le sens de : qu’il soit accordé à chacun  la liberté d’accepter d’en faire partie ou pas) tout en gardant à l’esprit qu’il y a aussi « plusieurs France » car il y a aussi  «  plusieurs façons d’être français » ; on dira : plusieurs manières d’adhérer à une France en particulier plutôt qu’à une autre car il y a « plusieurs écoles françaises » : il y a la France de Jeanne d’Arc, de de Gaulle et de Bernanos ;  il y a la France de Victor Hugo, de Gambetta et de Jean Jaurès (sans oublier les intersections) ; et puis aussi : la France de la bande dessinée, de la play-station ; plus récemment, la France sioniste, bras armé du Judaïsme, la France musulmane et la France des Selfies.

    France-ci, France-ça, s’il y a plusieurs France, à l’heure du "tout marchandise", de la réification de l’être humain et des relations humaines...

     

                           … se reporter à la définition de ce concept chez K. Marx - et ayons au passage une pensée pour l’homme-code-barre, qui nous est promis bientôt, dûment estampiller : tatouage trans-humanisten s'il vous plaît !...

     

                    … il y a surtout des Français qui croulent sous le fric, d’autres qui arrivent à mettre un peu de blé de côté et d’autres encore pour lesquels les fins de mois reviennent sept jours par semaine.

    Telles sont les nouvelles catégories !

     

                            Désolé Monsieur Todd pour cette simplification pourtant pertinence puisque ce sont elles qui décident depuis trente ans, des majorités politiques, des minorités sorties des urnes et condamnées à le rester minoritaires, du taux d’abstention, des résultats des « pour ou contre Maastricht », « pour ou contre la constitution européenne » et enfin d'un «  pour ou contre l’Euro »… et autres sujets brûlants.

                   Parmi ce « Peuple-marchandise »  marqué au fer rouge aux côtés de tous les peuples de notre planète - ou presque -, parmi ce Peuple français donc , il y a ce qu’on nomme « le peuple »  - ou bien encore « les gens du peuple ».

    Bien qu’il ne soit pas toujours imposable, même si les taxes s’en chargent, la TVA en particulier, ce peuple-là c’est le peuple du travail, le peuple qui bosse vraiment et qui s'y prépare dès 5h le matin ; c'est ce peuple que l’on trouve dans les RER et dans les trains de banlieue de nos mégapoles dès 6h ; c’est le peuple qui permet au « pays France », pour  le plus grand bonheur de toutes les France, de fonctionner, tout simplement : voirie, hôpitaux, Ehpad, transports, secours, déchets à ramasser et à traiter, centrales électriques, eau potable, maintenance, manutention, bâtiment et TP été comme hiver, entretien et nettoyage, chauffeurs-livreurs, et livreurs tout court, celui qui vous sert votre café content ou pas…

     

                                                 Merci de compléter cette liste...

     

    N'ayons aucun doute à ce sujet : les médias, leur personnel  et la classe politique le re-connaissent très vite ce peuple même s'ils ne le fréquentent pas  ! Les médias l’accusent en termes à peine couverts de tous les vices et de tous les maux ; d'autres ,à la gauche de la gauche, de toutes les vertus ; les intellos et les universitaires ne parlent que de lui quand il est absent et disparaissent quand il descend dans la rue. D’où leur silence aujourd’hui à propos des Gilets jaunes alors que l’on ne peut pas faire « plus peuple » que ce mouvement.

                    Pensez donc ! Même un syndicaliste militant de la CGT fait bourgeois, très bourgeois en comparaison ; presque nanti pour un peu.

                     Et c’est bien là le problème avec ce mouvement trop, beaucoup trop, décidément trop « peuple ». A gauche, la vraie, on espérait, on attendait un « soulèvement » (à la droite de la droite aussi soit dit en passant) depuis deux ou trois ans… or, il est arrivé ; manque de bol (alimentaire aussi ?) et de pot, ce soulèvement est venu d’un peuple dont aucun parti politique ni aucun syndicat ne sont capables de se faire entendre, excepté ce parti vampire, suceur de désespérance qu’est le RN, parti gestionnaire d’une rente -  la rente « Le Pen’s family and co » (1) - , et ce dans les marges car le mouvement Gilets Jaunes c’est d’abord le peuple de l’abstention de ces 40 dernières années qui va grossissant tout comme la précarité et l’abandon qui trouvent leur résolution, leur dénouement, chez les agriculteurs par exemple,  dans le suicide par pendaison ; faut dire qu’à la campagne, on trouve toujours une grange avec une poutre au plafond et un bout de corde qui traîne ici ou là.

    Rien de surprenant à cela cette abstention massive car il n’y a pas, il n’y a jamais eu, de parti pour les retraités à 900 euros ni pour les salariés au SMIC horaire ; il n’y a pas non plus de parti pour les agriculteurs qui se suicident à raison d’un par jour ; il n’y a pas de parti pour tous ceux qui ne veulent plus vivre sans moyens dès le 10 du mois ;  tout comme il n’y a pas de parti pour ceux qui ne veulent plus d’une Assemblée nationale composée de députés godillots sous le contrôle d’un Président qui rafle la mise, et toute la mise, sur la base d’un score qui s’élève à  18% des inscrits au premier tour.

    La situation a donc le mérite d’être claire.

     

                     Mais revenons maintenant aux médias et à son petit personnel, petites mains de leurs patrons milliardaires ; les médias et puis leurs inénarrables plateaux-télé-débat en présence d’un ou d’une Gilet jaune… à cinq contre un ; Gilet jaune qui ne soupçonne même pas qu’il est, dans les faits, en garde à vue face à des flics de la pensée, des juges, des procureurs et jurés tout à la fois ( ou bien plutôt « en même temps ») nommés experts, éditorialistes ou « journalistes » car quand ce n’est pas la police qui s’en charge, c’est le personnel des médias, petites mains de l’Elysée,  qui prennent le relais, quel que soit le locataire, et par temps chaud plus particulièrement -  et faut bien reconnaître que  pour les fesses de Macron, c'est vraiment chaud ! 

                              i-media-231-medias-gilets-jaunes-ripostent.jpg

                   A propos de ce personnel des médias face à un Gilet jaune invité, sur leur visage à tous, dans leurs yeux à tous, dans leurs questions qui ne sont que des procès d’intention à peine voilés depuis le début du mouvement, on peut y lire qu’un désir, qu’un souhait, et finalement, qu’un ordre et qu’une sentence : « Quand est-ce que vous allez rentrer chez vous ? Quand est-ce que vous allez arrêter de vous plaindre ? » Et puis finalement, la boucle bouclée : « Quand est-ce que vous allez arrêter de nous faire chier chaque samedi, bande de trous du cul ! »

                  Le peuple et les médias ? Oui ! Tous ceux qui "n’en sont pas" savent qui fait partie du peuple et ce qu'est le peuple car ce peuple, il est tous ceux avec lesquels, vous les médias, hommes et femmes confondus, vous ne souhaiteriez pour rien au monde être attablés et ce sous aucun prétexte, lors de vos repas de fin de semaine, le vendredi  ou le samedi soir par exemple car, vous tous n’avez qu’un rêve, qu’une ambition : vous retrouver dans un 200m2 au centre de Paris, chez vous, confortablement attablés avec un député qui a 30 ans de carrière politique derrière lui ou elle, un chef d’entreprise high-tech, un artiste d’art contemporain escroc mais très tendance et un directeur de rédaction ou d’un service politique d’une chaîne d’info ar c'est bon pour votre avancement, même et surtout à reculons moralement (comme chacun sait, dans ces métiers-là, plus on monte plus on déchoit)... mais certainement pas attablés avec un smicard, un chômeur, un locataire d'HLM.

    Pour vous, homme de médias,  à propos de la même tablée, toujours à l'occasion de ce samedi-soir, même lieu, mêmes convives donc, on peut sans difficulté vous imaginez en compagnie d'une épouse de 20 ans votre cadette parce que  le "pouvoir" et l'argent ça sert à ça...

    Et pour vous, femme de médias, hôtesse recalée du mannequinat, journaliste en deux temps, trois mouvements et une claque au cul  - « Allez ma fille, t’en sais assez maintenant, va tapiner pour ton patron et l’Elysée ! », ce sera en compagnie d'un mari de vingt ans votre aîné parce qu’à cet âge, on est installé et qu’il ne peut rien lui arriver de fâcheux, et quand bien même il lui arriverait quelque chose, c’est tout bon pour la veuve bientôt joyeuse qui vous serez car c’est vous qui passerez chez le notaire pour ramasser et encaisser le chèque.

     

    ***

    les médias face au peuple - les gilets jaunes face aux média

                     Alors, hommes et femmes des médias, êtes-vous toujours le peuple ? Etes-vous toujours ce peuple ? Si oui, qui parviendrez-vous à convaincre ? Car, à chaque fois que vous pensez à lui, avouez donc que vous en avez des sueurs froides ! Et si d’aventure ou par malheur, vous en venez, reconnaissez sans plus tarder que vous tous préféreriez plutôt mourir que d’y retourner même sous la contrainte d'une arme pointée sur la tempe. 

    C'est dire... c'est tout dire !

     

     

    1 Parti qui néanmoins pourra nous être utile lorsqu’il sera question de provoquer une crise de régime (réforme complète de toute l’architecture institutionnelle de notre République et de cette démocratie non-représentative) et pas simplement une crise politique que l’alliance à venir « LREM – LR » croira pouvoir résoudre en un tour de main, à la grande satisfaction des satisfaits d’aujourd’hui qui souhaitent le rester demain.

     

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  • Antonio Gramsci et le sens commun

     Publié en 2016

     

     

                     La percée électorale des mouvements de gauche radicale en Grèce et en Espagne signe le retour d'un penseur majeur de la gauche italienne du début du XXe siècle, Antonio Gramsci, et de l'idée de partir de l'expérience concrète des gens pour élaborer une vision du monde à laquelle ils adhèrent.

                    Pablo Iglesias a 36 ans, figure montante de la politique espagnole, avec son parti Podemos ("Nous pouvons !", en français), il devance le parti socialiste dans les sondages. Podemos s'inscrit dans la continuation du mouvement des Indignés qui avait secoué l'Espagne voilà 3 ans.

    Parmi les militants, les sympathisants et les électeurs de Podemos, on trouve des chômeurs, des ouvriers et des étudiants. La démocratie participative est l'un des arguments forts de Podemos.
     

     


               Dans cette intervention, Iglesias parle à plusieurs reprises du sens commun, qui, dans l’œuvre d’Antonio Gramsci, relève de ce qui va de soi, de la «forme publique et manifeste» de la pensée commune d’une société donnée. Il s’agit de donner à l’expérience concrète et quotidienne des gens une explication qui lui fasse écho car "l'échec des travailleurs à faire la révolution socialiste était dû à l'emprise de la culture hégémonique bourgeoise sur l'idéologie et les organisations des travailleurs" (Gramsci)

     

                  "Ce sont toujours les petites choses de la vie qui font bouger la société dans un sens ou dans un autre. Ces petites choses de la vie, essentielles à chacun, déterminent aussi le devenir de notre société. Les connecter à une autre vision du monde est l’essentiel du travail politique, qui a tout à voir avec la question du rapport de forces."(Gramsci)

     

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  • Penser la dissidence aujourd'hui avec Bartleby de Hermann Melville

     

            La nouvelle de Herman Melville (l’auteur de Moby Dick) parue en 1853, n’en a jamais fini avec la postérité semble-t-il : année après année, elle creuse son sillon. Chouchou des philosophes, de nombreux penseurs se sont emparés du personnage de Melville et de son « I would prefer not to » qui fera le tour du Monde.

     

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             Un petit rappel des faits avant d'aller plus loin : le narrateur est un homme de loi de Wall Street qui engage dans son étude un dénommé Bartleby pour un travail de « scribe » : il recopie des textes. Au fil du temps cet employé ne parlant à personne mais travailleur et consciencieux, refuse certains travaux que lui demande son patron ; il ne les refuse pas ouvertement, il dit simplement qu'il « préférerait ne pas » les faire. Peu à peu, Bartleby cesse de travailler, mais aussi de sortir de l'étude ; il y prendra ses repas et y dormira. Finalement congédié, il refusera de quitter les lieux forçant son employeur à déménager laissant au bailleur le soin de traiter le problème « Bartleby » : il sera emprisonné et se laissera mourir d’inanition.

     

    Après le décès de Bartleby « tombé, recroquevillé par terre, face immobile devant le mur de la prison », un petit  appendice nous apprend qu’il a longtemps travaillé à la poste au service des « Lettres au rebut » - service qui gère les courriers qui ne peuvent trouver leur destinataire. Le narrateur s'intéressera à cette information pour la raison suivante : “Imaginez un homme condamné par la nature et l’infortune à une blême désespérance ; peut-on concevoir besogne mieux faite pour l’accroître que celle de manier continuellement ces lettres au rebut et de les préparer pour les flammes ?”

     

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    « Que savez-vous de votre douleur en moi ?»

     

               Si Bartleby n’est pas « L’écriture du désastre » (Blanchot), en revanche, Bartleby est bien l’histoire d’un gâchis humain, voire même... de son sacrifice. Alors que la littérature européenne du XIXè nous proposera des personnages juvéniles, fantasques, hédonistes, raisonneurs centrés sur eux-mêmes, mais finalement jouisseurs à la petite semaine, c’est bien une bombe à retardement que Melville a transmise à la postérité : celle d’un discrédit porté, un siècle avant son apogée, sur une révolution industrielle et un productivisme consumériste corrupteurs des âmes jusqu’à l’assèchement, sans oublier le saccage d’une nature bouc émissaire, et ce bien longtemps avant Hiroshima dont les applaudissements sous les hourra et autres cris de joie (parce que la bombe a bien rempli son office - exploser ! -, et la cible a été atteinte en son cœur – impact optimal)… résonnent encore dans les couloirs de toutes les chancelleries.

     

    Située au croisement conflictuel des lignes politiques et morales qui déchirent notre modernité post-moderne, Bartleby serait donc une Œuvre prophétique ?

    Premier personnage littéraire « résistant »  - nous sommes en 1850 -, avec la désobéissance de Bartleby dont la mesure est en lien direct avec ce à quoi elle s’oppose, Melville nous propose un personnage en suspens, figé et qui, manifestement, se trouve – et c’est peu de le dire -,  bien en peine de pouvoir célébrer quoi que ce soit ; un personnage dans l’incapacité de rendre le moindre hommage à cette société déjà marchande, industrielle et financière qui l’a vu naître manifestement et rétrospectivement à son corps défendant.

    Melville était-il donc lui aussi bien en peine de célébrer et de sauver quoi que ce soit de son époque ? Et aujourd'hui, plus d’un siècle et demi après, ne peut-on pas nous aussi nous poser la question : qu'est-ce qui nous reste à célébrer et à sauver ?

    La réponse ne tardera pas : sûrement pas la vie ! La fin, nous sommes ! La fin et les moyens... et rien d'autre. Plus rien devant nous, plus rien derrière. Plus rien ne nous précède. Plus rien ne nous dépasse ! Aussi, il ne nous reste plus qu'à nous consommer tous autant que nous sommes avant de nous entre -dévorer, jour après jour, anthropophages et cannibales. Et tout ça n’a plus aucune importance car quelque part au fond de nous-mêmes, nous savons tous que nous sommes tous... déjà morts. 

    Cette formule de Bartleby « I would prefer not to » serait donc la dernière parole d’un monde défunt, sa dernière volonté : ne plus rien vouloir ni défendre ni sauver ? Peut-on aller jusqu’à parler d’une formule d’extrême onction ?

    La parole Bartleby traduite en français par « je ne préférerais pas », ou « je préférerais ne pas » ou encore « j'aimerais mieux pas » (on remarquera l’usage du conditionnel) clôt tous les débats. Elle n’ouvre aucune porte, elle les ferme toutes, à la fois chez Bartleby et chez celui qui la reçoit en pleine face comme un défi, une insulte et une humiliation. Plus Bartleby en fait usage, plus insoutenable elle devient. Chaque occurrence de cette formule réduit au silence son interlocuteur, comme si elle le   vidait. Forcés au silence, de frustration en humiliation, seul l’usage de la violence à l’encontre de Bartleby délivrera et soulagera ses collègues de bureau, symboles d’une société répressive qui se sent menacée et attaquée par cette formule-refus pourtant explicitée sans haine, sans ironie ni provocation, d’une voix décidée mais douce et avec tous les égards dus à l’interlocuteur (d’où le conditionnel) ; une formule d’une radicalité d’une extrême politesse.

     

    ***

     

             Si l’on en croit la lecture d’un Deleuze pour lequel ce n’est pas Bartleby qui est malade mais la société, et au-delà, l’Occident, en conséquence, on comprend aisément que cet anti­-héros de la moitié du XIXe siècle soit aujourd’hui élevé au rang de super-héros des temps modernes, en objecteur de toutes les consciences qui ne préfère plus rien car il souhaite ne plus rien vouloir sinon se laisser mourir ; ultime conséquence de ce refus. Et Deleuze de conclure par un : « Bartleby, le nouveau Christ, notre frère à tous ! »

    Derrida voyait en Bartleby un sacrificateur… il se serait agi manifestement d’un sacrifice pour rien puisque… pensé en 1853, Bartleby, personnage et symbole tout à la fois, n’aura aucune main, aucun poids sur les événements du siècle à venir.

    Christ, sacrificateur, victime de la violence sociale… toutes ces lectures sont pourtant aux antipodes de ce que Melville nous donne à lire.

    Qu’à cela ne tienne… une fois livré aux lecteurs, le personnage échappe à son auteur, et l’interprétation d’un Deleuze prouve une fois encore qu’en littérature, le meilleur personnage qui soit est bien le lecteur car, c’est lui qui « fait » le livre. Il suffit de penser à tout ce que le lecteur-intellectuel-philosophe est capable d’investir dans sa lecture de la nouvelle de Melville.

     

    *** 

     

     

               Il semble donc que tous ont trouvé dans Bartleby  le contraire exact de ce que Melville nous donne à comprendre. Mais alors… et si le personnage de Bartleby nous renvoyait plus simplement à la schizophrénie ou aux psychotiques bien des années avant Eugen Bleuler qui fut à l'origine de ces diagnostics vers la fin du XIXe ? Chez Melville, la pétrification et l’anorexie de Bartleby ne sont pas des symboles mais des faits d’une objectivité quasi clinique. Melville mentionnera à propos de son personnage “un désordre inné et incurable”, un “mal excessif et organique”. 

    Melville souhaitait-il ôter à Bartleby, préventivement, toute dimension politique ou prophétique, toute métaphysique ? Son personnage l’aurait-t-il effrayé au point que Melville aurait alors cherché à s’en retirer sur la pointe des pieds comme pour mieux nous laisser un Bartleby simplement dérangé ? Bartleby ne serait donc qu'une mise en scène textuelle de la folie, la première depuis Sade ?

    Melville insiste : la folie de Bartleby n’est pas due qu’à la seule nature : « Imaginez un homme condamné par la nature et l’infortune à une blême désespérance ».

    Difficile d’oublier le fait que Bartleby est un contemporain de Baudelaire, et à partir de là, difficile de ne pas penser à son poème Spleen du recueil « Les fleurs du mal » daté de 1857 ; poème symptôme de la grande peste mélancolique qui en Europe fait déjà des ravages avec Baudelaire comme figure de proue : « Quand la terre est changée en un cachot humide/Où l'Espérance, comme une chauve-souris/S'en va battant les murs de son aile timide/Et se cognant la tête à des plafonds pourris...) ; on pensera aussi au tableau Le cri de Charles Munch ; et enfin, la dépression, mal du XXe siècle et très certainement des siècles suivants car nous sommes encore loin d'en avoir fini avec la déshérence et  la dépossession.

     

               Le patron de Bartleby demeure impuissant face son employé. Après s’être enfui (il fermera son étude et déménagera ses bureaux) il reviendra vers Bartleby submergé par une immense vague de pitié qui, plus tard, se changera en compassion - faiblesse de toutes les faiblesses -,  et plus tard encore, en commisération puis en naufrage fusionnel jusqu’à la communion (des saints ?).

    Dans l’esprit, difficile de nier que la nouvelle de Melville exalte entre autres vertus, la charité. Face à Bartleby, personnage comme « mort au monde » (Artaud), très vite le narrateur choisit l’anéantissement et ce nouveau commandement insufflé en lui par Bartleby : « Je ferai tout ce que vous voudrez ! » avant de confesser - Bartleby devenant alors le confesseur de son employeur -, du bout des lèvres : « Que savez-vous de votre douleur en moi ? » ; aveu d’une révélation chez le narrateur : la révélation de son propre néant.

     

                 Que le récit soit porteur d’une vérité humaine universelle, c’est certain. Métaphore poétique inédite, parabole, fable ou conte, c’est bien de la condition humaine qu’il est question : gâchis, catastrophe et sacrifice puis, une fois défait, un genou à terre, rédemption du narrateur dans l’abandon de sa volonté : le renoncement à sa propre vitalité, un quasi renoncement au monde au côté de Bartleby.

     

                A propos du personnage de Melville, on a parlé de solitude et d'incommunicabilité, d’échec de la communication entre un être et la société, de son incapacité à nouer un contact avec autrui, même futile. Comment Melville avait-il pu sentir bien avant tous les défroqués donneurs de sens et d’explications à la pelle du siècle à venir, jusqu’à nos rêves les plus intimes, de Freud aux divans des psys des télés et des radios, que sans une communication avec les autres, sans le récit de soi-même, c’est  l’effondrement ? Un Melville qui reconnaîtra en 1853 la nécessité humaine de cette communication pour conjurer le danger psychotique qui guette quiconque souhaite s’y soustraire.

    C’est l’enracinement qui permet le nomadisme : parce que l’on sait d’où l’on vient, nous sommes alors capables de nous en détacher ; dans le cas contraire, mettre la charrue avec les boeufs, c’est ouvrir la porte à tous les déséquilibres possibles jusqu’à l’anéantissement par la violence. Dans ces conditions, c’est le rapport essentiel entre le langage et le silence qui doit être inversé. Le langage est une libération, - pouvoir se raconter, communiquer -, et le silence une prison. C’est donc par la communication avec autrui, et non par le silence et l’abstention que la vie sociale, et la vie tout court, se dégèle et s’échauffe.

     

              L’amour de la vie ne devrait-il pas nous permettre de nous réconcilier avec ses inconséquences, ses imperfections, voire ses horreurs ? « I would prefer not to », cette formule en forme de procès fait au monde, n’est-elle pas une tentative de fuite hors de l’existence ? Une fascination nostalgique, un “sentiment océanique” porteur de l’idée d’un grand tout universel, ou plus modestement, une mare amniotique pour s'y baigner, embryon jamais venu au monde, fœtus du refus (océan/néant) qu’une mère aura retenu - elle n'a jamais accouché, elle l’a gardé pour elle seule et pour lui seul -, refusant de le jeter en pâture à l’horreur de notre monde dans toute son horreur... monde que l'on ne peut décidément pas refuser d'habiter, volontairement ou bien, comme contraint par un envoutement aujourd'hui encore mystérieux  qu'au prix d'un énorme préjudice à soi-même.

    Poussée jusqu’à son ultime conséquence, Bartleby en aura fait l’amère expérience ; une expérience amère et fatale.   

          

                                                                                       ***

      

                  Où sont aujourd’hui les Bartleby ? Tous ceux qui s'abstiennent comme d'autres se retiennent entre deux «  je préférerais plutôt pas » - véritable sésame de tous les objecteurs de conscience politique, morale et éthique, face à ceux qui toujours tranchent et se jettent à l'eau, et quand ils se noient, ce n'est jamais seuls ; ils prennent toujours soin d'emporter les autres avec eux...

    Il faut avoir lu la nouvelle de Melville et vu Bartleby tel que Maurice Ronet (1) l’a vécu, lui qui savait tout, et plus que quiconque, de la douleur des autres en lui parce qu’elle était aussi la sienne, pour réaliser à quel point ce refus du monde était bien plus grand que le personnage de Melville, bien plus grand que tout ; il y a avait dans son refus tous les refus passés et à venir, grands et petits, anonymes, ignorés de tous, renoncements qui sauvent et protègent... mais fallait-il pour autant porter ce renoncement jusqu’à l’ultime refus et souhaiter mettre un terme à l’aventure humaine ? 

    Certes ! On survit à tout, c’est vrai. Et c’est la raison pour laquelle tout peut arriver. Et c‘est aussi la raison qui fait que finalement... tout arrive. On décide de survivre à l’horreur et à la douleur. C’est notre capacité d’endurance qui rend possible toutes les horreurs. Notre obstination à vouloir vivre coûte que coûte, notre résistance font que l’horreur sera toujours sûre. Si seulement nous étions tous incapables de survivre à cette horreur ! Si seulement nous n'avions pas la folie de lui tenir tête, notre espèce, pour ne pas disparaître, ferait tout pour l’éviter, car la prochaine horreur signerait la fin de l'espèce humaine.

    Bartleby avait-il compris qu'aussi longtemps que nous survivrons à cette horreur, jamais nous n’y mettrons fin ? 

    Cachez toutes ces horreurs que je ne saurais voir ! Bartleby qui n’appartient plus à son créateur Melville depuis longtemps déjà, maintenant autonome, ce Bartleby-là a sans doute refusé d’être un tartuffe de l'horreur et de son indignation car, qu'on le veuille ou non, survivre à cette horreur, c’est accepter qu’elle nous frappe à nouveau, sans discernement comme un aveugle frappe le sol avec sa canne pour ne pas trébucher sur un obstacle ; obstacle qui lui serait fatal. Pour un peu, et à son sujet, on en viendrait à penser qu'il cherche à retrouver quelque chose qu'il aurait perdu car, quel boucan cette canne qui frappe le bitume ! Un vrai boucan d’enfer, cette canne qui cherche à retrouver quelque chose mais... devant elle ! Oui ! Devant elle ! Toujours ! Un quelque chose comme perdu... pour demain.

     

    ***

     

                   Eugène de Rastignac, Frédéric Moreau, Julien Sorel, Antoine Roquetin, aucun personnage de la littérature française n'est à la hauteur d'un Bartleby, notre contemporain avec près de 200 ans d'avance. On doit donc à la littérature de langue anglaise un personnage sculpté dans le marbre et taillé à la mesure de deux siècles déjà écoulés et de ceux qui sont encore à venir.

     

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     Bartleby réalisé en 1976 par Maurice Ronet, avec Maxence Mailfort (Bartleby), Michael Lonsdale ; film aujourd’hui oublié, salué en son temps et à sa sortie comme un chef d’œuvre. Un Maurice Ronet anti-Delon par excellence – culture, intelligence et sensibilité – que ce même Delon "tuera" à deux reprises dans les films suivants : Plein soleil et La piscine ; l’industrie du cinéma préférant la plastique d’un Alain Delon, une beauté opaque et aveugle, sans hauteur ni profondeur, sans perspective, une beauté cul-de-sac comme la bêtise qui n’ouvre aucune voie et ne fait résonner aucun appel, contre la beauté blessée d'un Maurice Ronet qui a tenu, souvenons-nous, le rôle d’Alain dans l’adaptation de Louis Malle "Le feu follet" de Pierre Drieu la Rochelle ;  un Alain pendant moderne de Bartleby ?

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  • A propos des médias autour du mouvement Les Gilets Jaunes....

      

                  Jamais les propriétaires des médias n'ont traité avec un tel mépris le métier de journaliste ! Ce qu'on ne pourra pas leur enlever, néanmoins, c'est ce flair certain dans leur recrutement d'hommes et des femmes  disposés à mener à bien ce travail de sape, et ce faisant, discréditer définitivement les chaînes et les radio d'info, en continue en particulier : des gourdes,  des valets, des nigauds, des cloches, des stewards et des hôtesses de l'information, à grand renfort d'éditorialistes militants.

    Et même si une hirondelle, voire deux, ne fait (ou ne font) pas le printemps, surtout en hiver... force est de constater en toute impartialité ceci : après plus de huit semaines de couverture médiatique du mouvement des Gilets Jaunes, parmi des dizaines de gourdes, de nigauds, des éditorialistes militants maastrichiens et mondialistes et autres experts, le plus souvent de leurs propres opinions... 

    Deux figures, et seulement deux, ont su sortir du lot quotidien des analyses et des commentaires autour du mouvement des Gilets Jaunes qui, pour faire court, n"expriment qu'un seul souhait à peine dissimulé : "Quand vont-ils donc enfin se décider à rentrer chez eux tous ces gilets jaunes ! Ca va bien comme ça ?!!!"

     

    médias et gilets jaunesmédias et gilets jaunes

     

                    Ils se nomment Charlotte d'Ornellas et Arnaud Benedetti.

    Qu'ils en soient remerciés même si, en tant que journaliste pour l'une et universitaire pour l'autre, ils n'ont fait que leur travail ; un travail nuancé, éclairant, sensible, informé et avisé, sans parti-pris affiché. 

     

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  • Grand débat national... de diversion : Macron refile la patate chaude Gilets Jaunes aux 36 000 maires de nos communes

     

                 ... Plus libre sera la parole, plus grande sera la frustration si cette parole reste sans conséquence et sans effet...

     

                        les maires à l'élysée grand débat national

                           Dindes, dindons et marrons de la farce "Grand débat national de diversion" ?

     

           ... mais pas fous tous ces maires dont une partie s’est déjà exprimée ! A leurs yeux, il serait, ou bien plutôt… il est surtout question de diversion : l’Elysée cherche un second souffle et à gagner du temps ; il joue la montre, l’épuisement et la confusion ainsi que la désintégration du mouvement les Gilets Jaunes dans un grand tout appelé "Grand débat national" de diversion (GDND) afin de le noyer ou de l’asphyxier, lui et la crise sociale majeure auquel l’Elysée est confronté ; il est aussi question d’ôter de la bouche de ce mouvement le monopole de la parole contestataire, tout en se donnant une bonne conscience : « Vous voyez ! Nous n’évitons pas le débat ! Nous vous donnons la parole tout en la consignant dans des cahiers de doléances ».

    Et c’est alors que l’Elysée n’aura qu’un souci : marginaliser les Gilets Jaunes (GJ) qu’il ne se privera pas de qualifier de mouvement obtus et autiste au terme d’une consultation qui sera suivie d’aucune décision quant au pouvoir d’achat des « petits salariés et retraités » ; une consultation d’un nouveau type : tout en ombres chinoises.

    Garants de la bonne réception des revendications de leurs administrés, de leur compilation et de leur synthèse auprès de l’Etat et de la « représentation » nationale, quand tout ce « cirque consultatoire » s’avérera n’être qu’une mascarade à grands coups de « Soyez raisonnables ! Rome ne s’est pas fait en un jour ! », à qui tous ceux qui auront participé à ce « Grand débat national" de diversion  demanderont-ils des comptes, localement, là, tout près, chez eux, au coin de la rue juste après le 2è rond-point, à gauche ? Aux maires de leur commune, bien évidemment ! Et en ces termes : « Qu’avez-vous fait des cahiers de doléances qui nous avons remplis ? Les avez-vous remis à qui de droit ? Escrocs ! Vous nous avez laissé(s) tomber ! ».

    Les Gilets jaunes et la dynamique qu’ils ont su admirablement mettre en marche, quant à eux, ne seront pas  les derniers à demander des comptes  : « Des mois de lutte, de matraquage, de gazage, de tirs de flash-balls, de bavures sans nombre, de tabassage… et puis ça ? Tout ça pour ça ? »

    Patatra ! Les maires n’auront alors plus que l’embarras de la situation et aucun des mérites de cette consultation qui n’est qu’une pièce de théâtre qui n’aura engagé, tout comme les promesses, que ceux qui auront eu la sottise d’y assister tout en payant de leur personne.

    Ou bien alors : très mal conseillé, l’Elysée compterait-t-il sur les GJ et tous ceux qui auront « donné de l’écriture » tout en donnant de la voix, pour faire preuve de la même résignation que J.L Borloo, l’avocat d’affaire de Tapie - ils ont fait fortune ensemble -, et accessoirement ancien maire de Valenciennes, à propos de son « Rapport sur les quartiers prioritaires » qui a fini à la corbeille ? C’est oublier ceci : Borloo, lui, n’en attendait pas plus. Sans doute a-t-il choisi cette mission, au terme d’une longue convalescence, pour y réaliser un dernier tour de piste médiatique - sorte de baroud d’honneur -, avant de se retirer définitivement de la vie politique…

    Pour les Gilets Jaunes… en revanche, l’enjeu est à la fois social et moral ; aussi, gare à la colère ! Une colère décuplée !

     

             Pourrissement et épuisement, dilution des responsabilités… pris à la gorge, sans pouvoir de décision et sans solutions, l’idée de ce GDND consiste très certainement à mouiller tout le monde en les invitant à prendre un bain tous ensemble : administrés, électeurs, maires, députés, sénateurs…. communes, villes, départements, régions car enfin, ce GDND n’est-il pas qu’un instrument parmi d’autres dans l’arsenal stratégique du clan Macron destiné à la gestion sécuritaire et diffamatoire insultes après insultes, amalgames après amalgames, à défaut d’une gestion politique, de la plus grande crise sociale depuis le « Mai 68 ouvriers »? La personnalité de cet enfant-roi, arrogant, capricieux, orgueilleux ne saurait ne pas être prise en compte car, si l’Agenda économique et budgétaire de l’Elysée appartient à ceux qui sont allés chercher Macron pour lui proposer d’être candidat tout en réunissant toutes les conditions pour qu’il soit élu, il y a aussi du Macron dans le déploiement et la gestion de cet agenda : sa personnalité qui s’est manifestement construite autour d’un orgueil démesuré et d’une vanité qui n’a aucune prise sur le réel : la sur-estimation de soi en politique et par voie de conséquence, la sous-estimation de l’adversaire est fatal à celui qui s’y vautre au-delà de la raison qui cesse alors de raisonner.

    Car enfin, qui est ce Macron qui n’a pas d’avenir politique en France, qui n’en veut pas, n’en cherche pas non plus ? Un avenir dans le sens d’une carrière à la Mitterrand ou à la Chirac… 

    Peu d’observateurs ont voulu comprendre ou faire comprendre, sans doute pour ne pas désespérer l’électorat des couches moyennes qui y croit encore (entre 60 et 40%), que Macron n’a eu qu’un seul souci depuis son entrée dans la haute fonction publique : entretenir son attractivité, son « employabilité », - et les règles d’or qui détiennent toutes les clés de la réussite - à un niveau international. Aussi, aujourd’hui, est-il urgent de comprendre qu’avec cette crise sociale majeure, Macron joue non pas son avenir politique dont il n’a que faire, ici, en France, mais bien plutôt… son avenir professionnel ; un avenir qu’il veut haut-perché, à la plus haute branche de cet arbre qu’est l’oligarchie mondiale et plus précisément l’hyper-classe qui fait et défait les carrières. Si Macron échoue à son poste - poste tremplin destiné à lui permettre de rebondir plus haut, encore plus haut, toujours plus haut -, s’il échoue à remplir l’agenda qui lui a été assigné par ses sponsors-commanditaires  et mentors, c’est toutes ses perspectives de carrière à l’international qui s’effondrent et l’assurance à 43 ans de finir dans un placard, à l’ombre, oublié de tous car il se sera avéré incapable de satisfaire les appétits de l’U.E (à ne pas confondre avec l’Europe ; car l’Europe c’est de la civilisation ; l’U.E c’est du business) et de son projet qui n'est que le relais d’un mondialisme qui a pour cible prioritaire cette zone où les salaires sont les plus élevés et la protection sociale aussi : l’Europe, dans leur ligne de mire à tous depuis 30 ans.

    Le placard donc, assurément ! si le locataire de l’Elysée échoue à faire que les pauvres soient plus nombreux et plus pauvres encore et les riches toujours plus riches tout en livrant des millions de salariés à une concurrence intra-européenne effrénée, sans oublier la remise en cause de la liberté d’expression et de la liberté de l’information avec la main d’une oligarchie vorace sur 90% des médias de masse.

    Tout juste larbin de 2è catégorie Macron, alors qu’il visait le poste de Larbin catégorie Premium à la tête de la Commission européenne ou bien à la direction d’une Institution financière internationale (1) ?

    Après les "médecins sans frontières" et les reporters du même nom, voici venir le président apatride Macron ! Président d'un monde qui n'est ni celui de ses électeurs, moins encore celui de ses opposants. Une première !

    En d’autres termes, pour Macron, l’Elysée n’est qu’une étape intermédiaire car « C’a de la gueule sur un CV ! » c’est sûr !

    Nombreux sont les observateurs qui prédisent que Macron tentera de mener à bien les réformes sur lesquelles il s’est engagé auprès de ceux qui gardent un œil sur lui, même si ces observateurs se gardent bien (ou ignorent) la véritable raison de cette obstination : Macron n’a pas le choix s’il doit garder son employabilité intacte.

                   Aucune base électorale, aucun encrage terrain non plus, sans doute est-ce la raison pour laquelle Macron n’est porteur d’aucun souci de la France, de son peuple, de son histoire, de sa culture, de sa réputation, de sa langue parlée par tous les esprits les plus brillants de par le monde, sa valeur symbolique et son rayonnement ; pour preuve de cette absence de souci et de considération pour un  destin français ainsi que ces gigantesques lapsus révélateurs que sont les critiques du locataire de l'Elysée à propos du « caractère français » lors de ses déplacements à l’étranger ; critiques qu’aucun Président avant lui n’avait formulées car Macron n’a rien à attendre, sur le moyen et long termes, d’une France bien en peine de lui offrir les opportunités nécessaires à son ambition ; la France, c’est trop petit, bien trop petit pour lui ; alors, pourquoi se gêner !

    Alors oui vraiment ! seul le regard de l’oligarchie mondial sur sa personne importe puisque seul ce regard-là le préoccupe car sans le soutien de l’hyper-classe et des acteurs au sein de l’hyper-structure mondiale, il n'aura pas de carrière internationale ; il le sait. D’où le fait qu’il n’ait aucun sens politique (il ne prend pas de gants !) d'autant plus qu' il pense ne pas en avoir besoin,  lorsqu'il s'agit de son mandat de président.

                     Pour toutes ces raisons, on peut affirmer que la venue de Macron à l’Elysée est une faute grave commise par ceux qui l’ont favorisée avant de la rendre inéluctable une fois le second tour de l’élection présidentielle neutralisé en provoquant un duel avec MLP ; n’oublions jamais que Macron a été avec un score de 18% des inscrits au premier tour : pas d'adhésion. 

    Si Macron a été légalement élu, que l’on rappelle toutefois qu’il n’a aucune légitimité politique et morale ; de plus, sa personnalité défiante, orgueilleuse, sa vanité, tout confirme cette absence de légitimité. « Il ne coche aucune case » dirait un professionnel de l’évaluation de candidatures même s’il semble encore n’avoir aucun doute quant à sa capacité à complaire à ceux qui l’accompagneront dans son ascension professionnelle.

    Et c’est alors que le principe de Peter pointe le bout de son nez : « Dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s'élever à son niveau d'incompétence ».

    Plus dure sera la chute car… insoupçonnée parce qu'impensable cette incompétence par le locataire de l’Elysée, cet individu-grenouille qui a cru se faire aussi gros, plus gros encore, que le bœuf !

    Décidément, La Fontaine aura toujours raison.

     

              Pour revenir à cette faute qu’est l’arrivée de Macron à l’Elysée, un Macron qui incarne un UMPS plébiscité par les médias et un centrisme politique irresponsable, ventre mou de l’engagement et ignorance de ce qu’est la politique et le corps électoral, dans une mauvaise interprétation de l’abstention et du désenchantement - une fausse bonne idée tel un enfer pavé de bonnes intention car le soi-disant réalisme-centriste en politique est un oxymore -, cette faute, c’est bel et bien l’aboutissement de 30 années et plus d’absence d’alternative politique réelle, verrouillée par une construction européenne soutenue par tous les médias et 80% de la classe politique ; une construction qui est une véritable camisole destinée à forcer des réformes et à livrer en pâture les peuples à une guerre de tous contre tous ; une construction qui étrangle et étouffe toutes les marges de manœuvre : d’où la fin du débat politique au profit de l’anathème et du bannissement de tous les opposants : en effet, pas de carrière politique ni médiatique et autres pour tous ceux qui s’opposent à ce projet européen.

             Une chose, une dernière : plus personne ne peut nier que le « Système » est maintenant dans une impasse ; l'UMPS est dos au mur puisqu’il est impensable que Macron soit ré-élu en 2022 ; de plus, il n’existe aucune garantie qu’il aille jusqu’au terme de son mandat.

    grand débat (ou diversion) national:  macron refile la "patate c

            Impasse donc, épuisement, crise sociale doublée d'une crise de la démocratie non-représentative, une seule issue se dessine : une crise de régime qui, seule, permettra de « renverser la table » : en finir avec une démocratie dont la raison d’être est l’exclusion politique et sociale du plus grand nombre car ceci est maintenant admis :  à propos de tout ce qui se dit, se pense et de tout ce qui est pensé et souhaité dans la société l'Assemblée nationale ne représente au mieux que 25% du corps électoral et dans un même pourcentage, les médias ; rien de surprenant à cela en ce qui concerne ces médias puisque leurs clients à tous, c'est la classe politique.

    Oui ! Une crise de régime qui, d’une pierre deux coups, mettra également fin au projet de l’U.E tout en facilitant une refonte complète de nos institutions, des médias et du droit des plus puissants à les contrôler.

    Reste à espérer que les Gilets Jaunes dans leur ensemble sauront évaluer à sa juste valeur mais sans complaisance ni relâchement la nécessité et l'exigence suivantes : que les Gilets jaunes n’oublient surtout pas leur colère à la prochaine élection européenne et à toutes les élections qui vont se succéder : que ceux qui n'ont jamais voté, votent ! Que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes car, pour affaiblir d’avantage l’Elysée, il faut impérativement rejeter à la marge LREM ainsi que « Les Républicains », parti qui n’a pas cessé de poignarder dans le dos le mouvement depuis huit semaines.

    En revanche, il faudra impérativement éviter le piège suivant : une liste « Gilets jaunes » ; liste qui ne fera que diviser les forces capables de provoquer cette crise de régime. Notons que cette liste Gilets Jaunes est vivement souhaitée par les troupes de Macron ainsi que par tous les médias qui ont bien compris le danger d’un vote massif en faveur du RN, des Insoumis, de l'EELV, de l'UPR et du PS (s'il en reste quelque chose) ; à leurs yeux à tous, cette liste permettra de limiter l’impact désastreux du vote-sanction attendu sur les partis LREM et LR tout en réduisant le poids des votes Insoumis et RN. 

             Précisons ceci au passage : vous l'avez compris, tous les partis sont permis (comme tous les coups) car qui veut les fins veut les moyens ! 

             Avec l’occupation de la « rue », ce vote-sanction d’une ampleur inédite, demeure la seule arme à notre disposition.

     

    1 - Tony Blair conseille les sociétés JP Morgan et Zurich Financial. Il pourrait également devenir conseiller haut de gamme chez LVMH32 où il interviendrait 3 à 4 fois par an. Bernard Arnault serait un de ses amis33.

     

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  • Gilets Jaunes, médias, classe politique et syndicats

     

     

     

                             « La branche a cru dompter ses feuilles… mais elle en portera le deuil » - Jean-Michel Caradec Mai 68

     

                                          Vous avez dit « Gilets jaunes » ?

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

     

                         Des médias « ... censés représenter un 4è pouvoir qui ont fusionné avec les 3 premiers - exécutif, législatif et judicaire» !

     

                                 

     

                     Difficile de ne pas déplorer à quel point le métier de journaliste s’est effondré sous le poids d’une caste qui n’est que la représentation de la défense de ses intérêts sur leur propre lieu de travail devant un micro et des caméras ; et tous se lèvent le matin avec une seule idée en tête : fustiger la moindre velléité de remise en cause des privilèges des classes supérieures car les privilèges de cette classe sont les leurs ; aussi, quiconque menace cette classe, menace le personnel médiatique : Elkrief sur BFM-TV demeure l’archétype du journaliste menaçant, le mépris chevillé au corps envers tous ceux qui refusent de se soumettre : grévistes, syndicalistes, activistes. C’est la raison pour laquelle tous sont bien plus à l’aise face à MLP dont l’électorat, par leur vote, neutralise toute possibilité d’alternative politique réelle depuis 30 ans.

    Ce qui a changé au fil des ans c’est qu’on ne peut plus ignorer, pour l’avoir enfin compris, ce qui suit :  tout ce personnel médiatique (au côté du personnel politique, unique client de ces médias avec les annonceurs publicitaires - notez qu’ils se nourrissent l’un l’autre) ne veut pas savoir, ne veut plus savoir et ne doit pas savoir ce qui est vécu par ceux qui vivent mal ;  d’une octogénaire telle que Michèle Cotta présente sur les plateaux de télé aujourd’hui encore (1), à Arlette Chabot sexagénaire (virée de la direction de l'information de France Télévisions mais toujours présente car ces gens-là ne renoncent jamais !) puis la quadragénaire Sonia Mabrouk au ton inquisitorial et relâché, « une maladroite » aux dents aussi longues que son désir de faire carrière mais sans en avoir la manière : ne jamais oublier que l’arrivisme demande des qualités et un savoir-faire - pensez ne serait-ce qu’à un Julien Sorel ou à un Eugène de Rastignac.

    Au côté de ces hyper-cadres et cadres de l’information de classe, gourdes et valets (de Pujadas à un Jean-Michel Aphatie) confortablement installés dans des studios radio et télé hyper protégés, ce sont leurs petites mains, prolétaires-journalistes payés un jour sur deux, qui, sans état d’âme, sont envoyés au casse-pipe, à savoir : sur le terrain, là où une colère va croissante devant une organisation de la représentation du réel qui n’est, au mieux, qu’un mensonge par omission ; au pire, de la propagande de classe.

    Pourquoi cette colère dans les sondages et de la rue à l’égard des médias ? Certainement parce que tous ne supportent plus de les entendre affirmer, matin, midi et soir, qu’il n'y a pas d'alternative et qu'il leur faut s’accoutumer à vivre avec des élites qui sont de véritables traîtres de la cause des Peuples, sous le prétexte suivant : si c'était différent, ce serait pire encore.

    De la colère donc ; colère et exaspération face à des Médias sans courage mais prompts aux anathèmes et qui se refusent à « pénétrer le réel » dans toute sa complexité. En effet, ils n’ont qu’une seule mission : lui "casser la gueule !" à ce réel afin qu’il se taise, alors que cette colère devrait  intéresser tout journaliste digne de ce nom car elle touche à l’actualité sociale, morale et politique de notre société ; actualité que l’on retrouve le soir des élections - abstention massive et vote FN -, à l’heure où un Macron fait « propre sur lui » et par ricochet, fait « France propre sur elle » dans ce miroir aux alouettes que les médias nous tendent chaque jour aux côtés d’une classe politique aux ordres d’un projet européen qui n’est que l’instrument d’un mondialisme fossoyeur de notre contrat social. Cette colère est pourtant essentielle à qui souhaite comprendre les ravages de trente ans de cynisme politique et médiatique et de lâcheté morale.

    La démission face au réel de tous ces médias leur permettra-elle de sauver leurs places et leurs têtes ? Rien n’est moins sûr car médias et classe politique sont inextricablement soudés : la chute du journalisme et la chute de la volonté politique sont concomitantes ; l’une entraîne l’autre et vice versa.

    Après le pourrissement, la putréfaction, de complaisance en relâchement, force est de constater une fois de plus que jamais ces médias ne seront à la hauteur de ce qu’ils croient défendre, alors que seule la recherche de la vérité importe. D'ailleurs, ne devrait-on pas finalement vivre que pour ça : la vérité de soi, et la vérité en soi, surtout lorsqu’elle n’est pas bonne à dire car elle fragilise le pouvoir des dominants ?

     

                     

                         Fabrice Epelboin est un spécialiste des réseaux sociaux et contributeur régulier à Reflets.info : journal d'investigation en ligne et d'information‑hacking

     

                    Menacés par Internet et les milliers d’internautes créateurs de contenu dédié à la contre-information, les médias ne baissent jamais les bras ; ils ne s’en laissent pas compter ; pyromanes, ils savent allumer des contre-feux comme la dénonciation des fakenews qui sont à ces médias ce que l'hôpital est à la charité car le mensonge par omission qui caractérise une grande partie de l'information ( le refus de la recherche des causes, le refus de nommer les hommes et les femmes derrière ces causes) n’est-ce pas déjà en soi de la fakenews ?

    Propagande pour propagande… quittes à devoir accepter que 80% des Français s'informent principalement auprès des médias dominants, médias de masse (télé, radio, journaux, hebdos),  dans ce contexte, rappelons en passant qu’il est important que tous puissent avoir accès à toutes les propagandes : de RT France (télé russe francophone) à BFM-TV en passant par  Radio et France télévision tout en gardant à l’esprit qu’à la question  "qui fait quoi,  à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui ?"… seuls Internet et les sites dits de ré-information et de contre-information semblent à même d’y répondre avec une franchise et une expertise précieuses ; pour cette raison, ils représentent une richesse décidément inestimable.

    Après la « fakenews », autre arme à la disposition des médias pour contrer Internet : la théorie de "la théorie du complot" ou comment discréditer un adversaire en l'accusant de « complotisme » sans toutefois être capable de répondre à la question suivante :  où finit la ré-information et l’investigation, où commence le complotisme conspirationniste ?

    Ne nous y trompons pas : ce sont précisément ceux que cette ré-information-contre-information met en danger, à savoir les médias dominants soutenus par la classe politique et les grandes entreprises, qui, arbitrairement, en décident.  En cela, le "conspirationniste" est la mauvaise conscience de tous ceux qui ont choisi un jour de placer leur avenir professionnel et leur confort personnel au-dessus de la vérité au profit de la falsification des faits.

    On cache sa honte comme on peut : en procès d'intention récurrents et lâches. Quant à la dénonciation du populisme… même à sciences-Po, on sait que ce vocable n'a qu'une fonction : discréditer auprès d'un électorat bien ordonné un adversaire politique ; pour cette raison, « le populiste » c'est l'autre, toujours ! Sa dénonciation n'explique rien mais révèle tout : un parti pris de classe, tendance « bourgeois des centres-villes, pétés de tunes et morts de trouille » : classe politique, universitaires et journalistes-chroniqueurs.

    Mais alors, que tous se rassurent car, personne n'a besoin de la lanterne des partis dits "populistes" ou des « complotistes » pour éclairer avec justesse la qualité de sa vie, sa dégradation et pour désigner les responsables, ni pour comprendre que l’ennemi des classes populaires n’est pas le Musulman qu’on leur jette en pâture sans sourciller, comme un os à ronger… mais bien plutôt cette bourgeoisie des centres-villes et les rentiers du foncier et de la finance qui regardent travailler les autres.

    Ca aussi, les Gilets Jaunes l’ont bien compris.

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

                   Pour se racheter, quand la critique les menace d’un peu trop près, pour se donner bonne conscience, il est vrai que la spécialité des médias d'Etat ou privés, France Culture en tête, c'est la célébration des vaincus de l’histoire mais... longtemps après leur défaite et leur décès : Proudhon, Marx, Rosa Luxembourg, Guy Debord… une fois qu’ils ne représentent plus aucun danger pour l’ordre économique : l’économie, le nerf de la guerre de classes.

    Aussi, ce n'est sûrement pas la carte de la France qui s'obscurcit avec ce mouvement des Gilets Jaunes.... ce sont bien plutôt des médias ventriloques de gouvernements qui n'en finissent pas de nous dire qu'il n'y a pas d'alternative ; des médias , notons-le, qui ont adulé un Barack Obama qui flattait leur conscience de Blancs alors que c’est Bernie Sanders qui viendra nous révéler à quel point ces médias se sont moqués comme de l’an 40 du bilan économique et social d’Obama qui, à l’extérieur, il faut le rappeler, affichera le tableau de chasse suivant : la destruction de la Libye ainsi que de la Syrie.

    En définitive, il se pourrait bien que les Gilets Jaunes aient pris conscience de ceci : après la caste politique, cette caste médiatique dont les patrons sont milliardaires, une caste passée au crible depuis 20 ans - le profil de ses membres, leurs agissements, le décryptage de leur manière de traiter l’info (voir les travaux d’Acrimed et de Pierre Carles) - n’a pas cessé d’être un danger pour la démocratie ; un danger croissant.

    Aussi, il est temps que les " journalistes de la désinformation par omission et du mensonge éhonté", assument leurs responsabilités.

    Après tout, qui a dit qu'un bon journaliste est un journaliste au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre média, indépendant de surcroît et dans la mesure du possible !

     

                          Vous avez dit « Gilets jaunes » ?

     

                     

     

    Comme un fait exprès, dès la première semaine de mobilisation, les médias n’ont pas hésité à se faire l’écho d’« un mensonge d’Etat » car les raisons de la sur-taxation des carburants est à trouver non pas auprès des différents rapports du GIEC mais bien plutôt auprès de Bercy : fange arrogante, autoritaire et anti-démocratique au service d’un fascisme monétariste ; véritable Etat dans l’Etat ce Bercy sur lequel un ministre des finances n’a pas plus de poids qu’un balayeur ! Un Bercy entièrement dédié au respect des directives et des traités signés par des chefs de gouvernement et des chefs d’Etat jean-foutre à la grande satisfaction d’une Commission qui n’en finit pas de travailler à la destruction de l’Europe en s’attaquant à son modèle social, et par voie de conséquence, à sa civilisation.

    Que l’on ne se fasse aucune illusion : il semblerait que la prétendue  « conversion écologique » soit d’une part le cache-sexe d’un racket organisé des foyers français les plus modestes pour commencer et d’autre part, que celle-ci… tout comme la liquidation de notre industrie dans les années 80, se fasse sur le dos des classes populaires et des petites classes moyennes, une nouvelle fois, sacrifiées pour le bien-être à venir des chérubins de l’hyper-classe et des classes supérieures de nos centres-villes.

    Là encore, les médias et la presse confirmeront leur incapacité à faire ce pour quoi les contribuables français subventionnent à hauteur de plusieurs millions d'euros par an des titres au bord de la faillite intellectuelle et financière.

    Non rentable, il est vrai que l’utilité de cette presse est ailleurs : dans l’exercice de moyens de pression sur les concurrents économiques car sa capacité de nuisance envers ceux qui seraient tentés de remettre en cause les intérêts des entreprises de ses actionnaires est infinie ; financement des campagnes électorales, bourrage de crâne et soutien inconditionnel au candidat qui s'engage alors à se faire le gardien des intérêts des entreprises du CAC 40 et bien au-delà, : ceux d'une l'oligarchie mondialisée.

    Aucune diversité des points de vue ; tous appartiennent à la même classe ; tous habitent les mêmes quartiers et dépensent leur argent dans les mêmes lieux,  et tous sont dans des logiques identiques de carrière… là encore, force est de constater que la seule et vraie menace contre la démocratie ce sont ces médias dont les propriétaires n'ont aucun intérêt à une information honnête susceptible de faire de leurs audiences des citoyens avisés, informés et critiques, car tous savent qu'il n'a pas de carrière médiatique, politique, artiste, universitaire et économique dignes de ce nom, pour tous ceux qui partageraient cette aversion pour un mondialisme sans honneur et sans justice. La classe politique n’ignore pas non plus ce risque qui est une véritable menace portée sur eux tous.

    Pour preuve… lorsque le Premier ministre a exposé devant les parlementaires son "plan de sortie de crise Gilets jaunes », notons qu'aucun des intervenants ne mentionnera le lien entre "trois semaines d'obstination de Macron : « On ne change pas de cap !" et un Bercy placé sous l'oeil scrutateur de la Commission européenne... elle-même sous le contrôle des marchés financiers et des acteurs d'un mondialisme sans honneur ni justice qui n'a qu'un but : la baisse des salaires, la paupérisation des services publics et de la protection sociale... (chômage, maladie et retraite) avec l'Europe comme coeur de cible bien évidemment puisque c'est le lieu dans lequel toutes ces protections sont les plus élevées.

    Quant au Parlement de Strasbourg  à l'absentéisme sans égal : on y compte plus de lobbyistes que de députés même lorsque l'hémicycle est au complet.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    CRS face aux Gilets jaunes : des pauvres contre des pauvres !

     

     

                     Il est bon de garder à l'esprit que la liberté d'expression, la liberté de rassemblement protègent ceux qui en ont besoin bien qu'ils ne soient pas si nombreux finalement ; d’où la faiblesse avec laquelle ces libertés sont défendues d’autant plus que les politiques n’oublient jamais de mettre à l’honneur la police et la gendarmerie alors que tous les gouvernements les méprisent : les militaires montés sur Paris dans le cadre de la lutte contre le terrorisme seront logés dans des locaux insalubres (couchage indigne, pas de douche), et dans les commissariats ce sont des rats et des cafards qui prospèrent ; là, l’hypocrisie est à son comble ; elle dit tout de la scélératesse de ceux qui font face aux Gilets Jaunes.

    L’hypocrisie et le mépris, encore le mépris ! Et pas un mot des médias à ce sujet.

    Il est surprenant qu’il n’y ait pas eu de défections du côté de ces forces de l’ordre ; et de la justice pareillement méprisée par les gouvernements !

    Devoir de réserve oblige ?

    Des CRS, des gendarmes blessés ? Certes ! Mais... de mentionner dans le détail les centaines de blessés Gilets jaunes (grenades GLI – F4 à l’usage contesté et balles en caoutchouc),  ceux qui ont perdu une main, un oeil.... et d'autres… souffrant de séquelles à vie, les médias s’en sont bien gardés.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    Macron, quant à lui, est soupçonné d’avoir cherché le chaos et d'avoir joué la montre dans sa gestion de la contestation, tout en s’assurant que les médias se fassent les relais des dégradations commises ; c’est la raison pour laquelle il choisira, dès son retour d’Argentine, d’aller le matin même, avec les médias « vers la casse et la souillure » dans un seul but : rallier à lui des classes moyennes indignées et effrayées, classes sans lesquelles il ne peut espérer  « avoir le dessus » sur les foyers qui n’ont de cesse de « boire la tasse » sur-représentés et sur-mobilisés chez les Gilets Jaunes ; classe sacrifiée sur l’autel non pas d’une transition écologique fantomatique mais bien plutôt sur les exigences monétaristes des marchés financiers :  ces fossoyeurs de la souveraineté des Etats et des Peuples.

    Cris d’orfraie et posture, la Marianne énuclée de l’Arc de triomphe fera un temps la Une ; un Arc de Triomphe symbole de la République ? Voyons ça de plus près : 1806 construction - 1836 finition ; de Napoléon 1er Empereur à Louis Philippe roi de France issu de la Restauration – volet 2 après Charles X.

    Mais alors, où est alors la République dans ce monument ?

    Tombe du soldat inconnu souillée ? Là encore, où était la République dans cette boucherie des classes populaires de 14-18 ?  

    La Marianne énuclée de l’Arc de triomphe dans la défaite de la macronie, n’est-elle pas finalement le vrai visage de notre République, gueule cassée, borgne, énuclée de ses classes populaires et du souci d’une justice sociale qu’il nous faut toujours et encore déplorer ?

    Casse des vitrines, mobilier urbain, manque à gagner des commerçants…  rappelons que la démocratie, ce n’est pas gratuit : c'est payant. Ca coûte ! Reste alors pour tout un chacun de trouver un pays dans lequel, même au nom de démocratie, il est interdit d'interférer avec la bonne marche des affaires !

     

     

                  Avec un ministre de l’intérieur cynique et manipulateur - de la graine de politicien c’est sûr ! petite main servile de toutes les figures de proue  des grandes erreurs tragiques de l'histoire (les historiens oublient souvent l’entourage de ces figures) -, l'obsession des Etats c'est de faire contre mauvaise fortune un bon usage opportuniste des circonstances auxquelles ils sont confrontés car cette colère du peuple, l’Etat et les médias l’entretiennent - il vous la garde au chaud pour ainsi dire ! - tout au long de l’année dans l’espoir que vous la lui rendiez bientôt au centuple lorsque vous lui remettrez les « pleins pouvoirs » au cri de « Protégez-nous ! » ; une injonction crédule et suicidaire car, l’Etat ne protège que l’Etat. Et l’Etat sort toujours plus fort d'une tentative de remise en cause, et le Peuple plus faible et plus dépendant encore.

    Toute l’année durant, les médias – leurs éditorialistes en particulier - moquent les demandes d’augmentation de salaire, se félicitent des cadeaux fiscaux des plus riches au nom de la sacro-sainte « compétitivité de nos entreprises » dans lesquelles ces chroniqueurs et autres experts ne mettent jamais les pieds ; aujourd'hui, ils reçoivent les Gilets jaunes et feignent de comprendre leur situation. Mais alors, tous ces Gilets jaunes présents dans les médias réalisent-ils qu’ils sont « en garde à vue » ? Car enfin, questions après questions, tous ces médias n’attendent-ils pas qu’ils dérapent ou bien qu’ils cèdent à leur insu, et qu’ils finissent par adhérer à cette logique médiatique et gouvernementale d’une résignation qui n’ose pas dire son nom ou du moins, d’une sorte de fléchissement de leur volonté ?

    La Fontaine n'a jamais eu autant raison :" Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute".

    France Info, BFM-TV, LCI et Cnews qui a sans doute pris la mesure de l’événement en choisissant des commentateurs de football (Pascal Praud entre autres, animateur de propos de café du commerce) pour accueillir les Gilets Jaunes et leur parole, certes pour l’heure les médias flattent le mouvement et pour certains d’entre eux, manifestement pas mécontents d’être face aux caméras, leur ego. Demain viendra la saturation ; et si les résultats ne sont pas au rendez-vous, le sentiment d’être face à une coquille vide ; vide de sens, vide d'efficacité, vide de perspectives et vide d’espoir. C'est alors que la diabolisation, le rejet, le mépris seront de mise à nouveau (chassez le naturel il revient au galop !) car, les yeux rivés sur les sondages quant à leur popularité à tous, déjà à l'affût, bientôt la machine étatique et médiatique se mettra en marche ; un seul objectif discréditer ces hommes et ces femmes : atteinte à la sécurité de l'Etat, poujadisme, populisme, racisme, antisémitisme, fascisme et nazisme, la boucle bouclée … ils seront alors responsables de tous les maux ;  entre autres : des milliards de manque à gagner pour notre économie alors que le seul responsable se trouve à l'Elysée ; l'Elysée et sa catastrophique gestion de la crise depuis 4 semaines. 

    En plein marasme, France Culture apeurée (décidément, on ne peut pas cacher longtemps d’où l’on vient !) pose la question suivante, sans doute dans le but de se rassurer : qu’est-ce qui fonde un refus inconditionnel de la violence ? interroge cette radio à propos de ceux qui, dans leur combat, auraient banni le recours à la violence pour obtenir gain de cause.

    Si on écarte un temps les esprits prompts à la soumission (celui des brebis de l'existence face aux loups), on s'empressera de répondre que ce refus inconditionnel du recours à la violence sur les personnes et sur les biens trouve son fondement auprès d'une classe qui n'a pas besoin d'y recourir (ou qui n'en a plus besoin) excepté dans le cadre et sous le masque de la gestion économique, politique et sociale de leur propre pays ou d'un projet tel que l'U.E : cadeaux fiscaux aux plus aisés, baisses des salaires et des retraites, paupérisation de l'Etat providence, attaque des services publics.... en particulier : l'hôpital et la Sécurité sociale ; violence sourde, intime, extrême dans les faits, dans ses applications, dans son vécu.

    De plus, ignorer que TOUT est violence... c’est ignorer l’Histoire ; certes, la violence des dominants n'est jamais analysée ni commentée par ceux qui les servent (le personnel médiatique, la bourgeoisie et ses universitaires – sociologues principalement)  qui sont aussi les seuls autorisés à prendre la parole dans les médias et à traiter ce sujet ( médias que possèdent les dominants, leurs patrons et clients à tous) ; personnel médiatique payé pour ne commenter que la violence des dominés ; violence dont les médias se repaissent : un vrai régal toutes ces images ! Une opportunité de plus à saisir par ceux dont le travail consiste à discréditer, ridiculiser, fanatiser tous ceux qui refusent de « crever » en silence, humiliés et déshumanisés (alcool, dépérissement physique, suicide) ; victimes collatérales expiatoires… par milliers, par millions… minuscules, anonymes, excepté pour leur famille.

    Il est temps que France Culture cesse de tenter de se hisser plus haut que son véritable souci pour les classes populaires ; il suffit de se reporter au programme « les Matins de France Culture » animé par un Guillaume Erner pour se convaincre de la superficialité de ce souci. Aussi, on conseillera à cette radio de se contenter de diffuser les archives de nos derniers grands esprits (des années 30 aux années 70) avant l’effondrement : le journalisme politique c'est un vrai métier ; or, ce métier n’est pas celui de cette radio.

     

                                   Vous avez dit Gilets Jaunes ?

     

    Les Gilets jaunes, cette alliance inédite du prolétariat, des classes populaires, des retraités, des chômeurs, des classes moyennes et de la petite bourgeoisie (commerçants et artisans) représente un véritable danger pour le Système (2).

    Les causes de cette alliance inespérée sont bien évidemment le déclassement et le tassement qui s’en est suivi des classes moyennes dont les revenus rejoignent à quelques centaines d’euros près, ceux des classes populaires.

     

    gilets jaunes face aux médias et à la classe politique

    Macron et la Macronie, cette bulle politique aurait-elle alors explosé en vol ? Certes, Macron est tout nu ; finies les gamineries jupitériennes de ce Président enfant roi, défiant, arrogant et orgueilleux, qui s’est brûlé les ailes tout seul ; il est tombé du haut de son propre poids : poids plume ; de dédale en dédale, Icare n’est pas près de sortir de son labyrinthe !

    Car c’est toute la com de Macron qui s’effondre et toute la classe politique et médiatique qui n’a pas fini de payer cette « com » dont ils se sont fait les relais, cirque ridicule à leur échelle à tous, mise en scène insultante de bêtise et d’indignité à l’échelle des foyers qui peuvent tout juste nourrir leurs enfants dans l’humiliation d’une mère et d’un père qui ne peuvent répondre à leurs besoins ; ce qui en dit long sur ceux qui entourent et conseillent Macron.

    On évoque à propos des troupes de Macron élues à l’Assemblée, la société civile ? Mais quelle société civile ? La médiocrité et l’inexpérience de ces troupes permet surtout d’imposer le silence et la mise au pas d’hommes et de femmes sans culture politique, sans recul historique, sans caractère, sans volonté. Pour cette raison, est-il présomptueux de prédire que tous ces élus de la dernière heure, dont c’est le premier mandat, ne peuvent plus espérer faire carrière tout comme leur leader et gourou ? Ce qui n’est certainement pas une mauvaise nouvelle en soi. Il leur faudra, comme nous tous, aller bosser ! 

    Trop pressé de répondre aux desiderata de ceux qui l’ont accompagné jusqu’à la porte de l’Elysée, sans doute Macron a-t-il pensé que les classes populaires françaises étaient suffisamment désillusionnées, comme brisées, à genoux - on pensera aux Grecs, aux Portugais ou aux Espagnols (des « peuples paillasson » sur lesquels l’oligarchie mondiale s’essuie les pieds à loisir ?) -,  pour se laisser dévaster et mourir en silence.

                   Lourde responsabilité que celle des médias ; leurs têtes d’affiche ont soutenu la candidature de Macron dans lequel très vite, tous se sont reconnus car, pour les plus jeunes d’entre eux, Macron c’est eux par procuration ; rêves de grandeur et ambitions illimitées (présenter le JT de 20H ?) ; quant aux installés quinquas et sexagénaires : « Lui, Macron, saura enfumer les électeurs et protéger nos intérêts ! » ; lourde responsabilité aussi de ceux qui ont fait de cet enfant pourri-gâté, le pire des hommes à la tête d’un Etat dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, un candidat à la présidence mettant tout en oeuvre pour qu’il soit assuré d’être élu. Ces médias et ces hommes-là issus de la banque, de l'assurance, accessoirement de la politique, magnats des médias et autres millionnaires, ont mis la France en danger pour le seul bénéfice de leurs intérêts : BNP, AXA, Jacques Attali (entremetteur professionnel à la tête d'une agence de cover-girls et de cover-boys de la politique qui ont pour clients l'Hyperclasse), Michel Collomb, Pierre Bergé, Niel et Pigasse, Patrick Drahi (via BFM-TV) … liste "complète" ICI (quotidien régional Sud-Ouest).

    Macron maintenant en difficulté ? Evidemment, rien n’est jamais perdu pour ces mécènes de la politique ; soyons assurés qu’en 2022, de leur chapeau sortira un « non présidentiable » ( attention ! il se pourrait bien que MLP ne puisse plus service de repoussoir) seul opposant au candidat sortant « du système » ( Macron ou un autre si ce dernier n’est plus jugé capable de porter les réformes qu’ils exigent - tout comme pour Hollande ; et ça, ils le sauront très vite...), alors que seule une crise pourrait faire que tout l’édifice érigé voilà 30 ans et plus (depuis la défaite de la gauche en 1983) s’effondre même s’il est pour l’heure impossible de penser à un candidat, un parti, un mouvement... capable d’être à la hauteur de cet enjeu-là ; celui d’une crise aux conséquences irréversibles.

    Quant au Premier ministre, pour le remplacer, on évoque François Bayrou… homme sans qualité qui attend, tapi dans l'ombre, qu'un plus mauvais que lui échoue car Bayrou semble avoir compris que l'on trouve toujours plus médiocre, plus soumis (Bayrou, fils de métayer, est obsédé par le remboursement de la dette) que soi ! C'est sûr ! Macron n'est rien, juste un agent de l'oligarchie mondiale ; Bayrou se propose sans doute d'être un peu moins que rien.

    Aujourd’hui, finalement, être candidat à une élection n'est-ce pas déjà, et surtout, avoir démissionné en trahissant :  refus de tenir tête à ce projet mondialiste sans honneur ni justice qui fracasse les pactes sociaux et les cultures ? Aussi, il faudra sans doute que les Gilets jaunes se débrouillent seuls, ne comptant que sur eux pour inventer des formes alternatives d'organisation de nos existences car la macro-politique est morte et bien morte ; des taux d'abstention record à toutes les élections ne sont pas près de fléchir ; la rupture, le retrait sont consommés.

    Nous y reviendrons plus tard.

     

                     La peur  des éditorialistes, des chroniqueurs et autres intervenants des médias, de Natacha Polony (3) à Philippe Bilger (rebelle sans cause), à propos de ce mouvement - où va-t-il ce mouvement, où s’arrêtera-t-il ?- cette peur-là n’est pas nouvelle ; cette peur est vieille de mille ans ; c’est la peur de la Bourgeoisie ( en tant que catégorie et classe politiques et économiques) quand en bas ça bouge ; il ne s’agit pas d’une peur qui serait le fruit d’une analyse des événements et de leurs acteurs - une analyse distanciée, lucide, objective, informée et avisée -, mais d’une peur propre à ceux qui voient leur confort moral (« Je suis un type bien finalement ! » - jusqu’au jour où il leur faut demander et soutenir que l’on tire sur la foule) et leur confort matériel (« Ce mouvement, qu’est-ce que ça va me coûter, qu’est-ce qu’ils vont me prendre, qu’est-ce que je vais perdre ? ») menacés ; car tout au fond de lui,  le Bourgeois (ou le social-traître quand il est question d’un individu issu des classes populaires maintenant sorti du rang) sait qu’il est un salaud ; c’est la raison pour laquelle il choisit la violence verbale (voyez les prestations des Goupil et des Cohn-Bendit face aux Gilets jaunes  ! Et dire qu’ils ont fait Mai 68 ! Tous ont pris 40 kilos depuis : régime foie gras, caviar, meilleurs crus du bordelais et de la Bourgogne oblige !) ou bien la violence des armes et des véhicules blindés dès qu’il se sait contesté jusqu’à la remise en cause de son statut et de ses privilèges.

    Quant aux syndicats…

    Abandonnés par ces syndicats du public et du privé lâches et veules, à la tête desquels la bourgeoisie, des carriéristes, des planqués ( Comment échapper au travail !), des mous du genou ont su se positionner au fil des ans, de compromis en compromis avec les organisations patronales… on se souviendra longtemps que les syndicats-bastille-république auront refusé de prendre le « train Gilets jaunes » en marche pour la simple raison qu'ils ne souhaitent pas monter dans un train dont ils ne contrôlent ni la vitesse ni la destination, sans oublier le fait qu'ils ne décideront pas non plus du moment où il faudra descendre en marche ou à l'arrêt.

    Ah ! le contrôle, toujours le contrôle !

    Voyez ! Le peuple est dans la rue, les syndicats n'ont qu'un message : " Cachez ce peuple que l'on ne saurait voir sans trembler ! Aussi, qu'il rentre chez eux !" En religion, nous savions tous que c'est le Christ que l’on crucifierait une seconde fois si d'aventure il devait nous rendre visite ; en politique, c'est le petit peuple que l'on abandonne à son désespoir avant sans doute d'ordonner qu'on fasse donner la troupe et tirer au canon : les Guizot et les Thiers sont de retour.

    Obsolètes, caducs, ces syndicats sont eux aussi certainement en sursis. Force est de constater que, là encore, il faudra inventer un autre mode représentation, de résistance et d’établissement d’un rapport de force qui permette d'obtenir des résultats.

    Après les médias et la classe politique, il semblerait que ceux qui souhaitent sortir de la misère, de la pauvreté et de la précarité n’aient plus besoin d’eux non plus.  

     

                 Il faut bien reconnaître que… rusés, les médias ont très tôt exercé un « chantage à la récupération politique » contre les partis et les syndicats tentés de commenter ou de reprendre à leur compte les revendications des Gilets jaunes ; des députés ont été aussi visés par ce chantage ; ils mettront plus de deux semaines à passer outre car enfin, comment un élu local, élu d’une circonscription, pouvait-il rester indifférent ?

    C’était bien essayé de la part des médias qui sont aujourd’hui capables d’entraver en toute impunité le processus démocratique par le contrôle des élus et des corps intermédiaires face à un mouvement hors norme, et ce aux fins de l’isoler car, une règle une seule prévaut : ces mouvements ne doivent en aucun cas bénéficier d’un soutien institutionnel.

    Les médias seront donc parvenus à faire en sorte qu’un intérêt timide, qu’un soutien très confidentiel viennent encourager, voire soutenir, à mi-mot et à mi-voix, les actions et les revendications de Gilets jaunes autonomes et déterminés.

     

     

                   Depuis 20 ans « Le Système » avec la complicité encore une fois des médias et de la classe politique, a cru pouvoir miser sur des élections d’élus élus par défaut ; du député au Président ; dans ce contexte, on ne rappellera jamais assez combien Macron a été mal élu, ce qui n’empêche pas le mépris durant la gestion de la crise des Gilets Jaunes ;  un mépris consubstantiel à l’exercice du « pouvoir » car si tous ne peuvent pas ne pas être vus lorsqu’ils l’exercent, en revanche il est de la plus haute importance qu’aucun d’entre eux, dans la mesure du possible, ne soit le témoin des conséquences de son action au jour le jour. Dans le cas contraire, l’exercice du « pouvoir » deviendrait l’apanage de sociopathes et de pervers narcissiques seuls : des individus étanches ; aucune morale ne les atteindra, aucun regret, aucun remords.

    Pour preuve de ce mépris récurrent : la juxtaposition "menace de fin du monde" et "soucis de fin de mois"  de Macron n’aura qu'un but : écraser des soucis pécuniaires auxquels on ne peut plus apporter de réponse sous le poids d'un fléau mondial, car, en politique, plus on est impuissant, plus le mépris est un recours car ce sont bien des fantômes qui nous font face, des fantômes que ce soit à l’Elysée, à Matignon ou bien encore, à l’Assemblée nationale, tous partis confondus ; des fantômes, trou noir de la politique.

    C’est maintenant entendu : Macron c’est l’homme de Bercy ; un Bercy sous l’œil scrutateur de la Commission européenne (la super-structure)…  une commission sous  contrôle des Marchés financiers (l’hyper-structure)… instruments qui met en concurrence l’ouvrier de Clermont-Ferrand avec l’ouvrier roumain ; ce dernier avec celui de Shanghai.

    Nul doute : c’est bien l’hyper-structure mondialiste qui porte la responsabilité de la bascule de nombre de pays européens en faveur de régimes autoritaires même s’il est difficile de s’en désoler car, c’est bien des hommes de poigne qui seuls peuvent contrer une logique monétariste de type fascisant d’autant plus que ne sont pas l’intelligence, la responsabilité ni la clairvoyance qui guident l’hyper-classe mais une idéologie qui ne connait et ne reconnait que la compétitivité et la rentabilité : optimisation de la ressource humaine, sueur, sang et eau !

                  L’Elysée, Matignon, l’Assemblée Nationale, le Sénat, tous ces lieux de « non pouvoir » ! Bercy, la Commission, les Marchés financiers, c’est Macron qui disparaît minuscule, écrasé puis enseveli. Alors, vous pensez bien : un chef d’Etat pourquoi faire et pour faire quoi ?

    Comme un fait exprès, Macron ne l’est pas « chef d'Etat » et ne le sera jamais d’autant plus qu’il n’est pas nécessaire qu’il le soit ni attendu par ceux qui l’ont désigné même s’il aurait été bien plus approprié de le nommer à la tête d’un paradis fiscal (île de Malte ou de Jersey) là où il aurait fait sans doute des merveilles.

    Les Gilets jaunes eux sont à leur place ; ils persistent et semblent s’installer dans un rapport et une épreuve de force sur la longue durée.

     

                               Vous avez dit Gilets Jaunes ?

                               Médias dominants, classe politique, syndicats… jamais ils ne changeront, rien ni personne !

    Quelle que soit l’issue de ce soulèvement, rappelons que tous peuvent être fiers de leur action, fiers d'eux-mêmes car nous sommes fiers d'eux démesurément ! Qu'ils sachent aussi qu'on les aime et qu’on aime cette France abstentionniste qui est descendue dans la rue ; cette France qui a compris qu’elle n’avait plus rien à attendre des médias, de la classe politique et des syndicats en ce qui concerne ses luttes pour une vie décente car tout ce beau petit monde ne rechignerait pas à les laisser mourir ou bien plutôt, crever, à petit feu, en silence et dans l’indifférence la plus absolue ( comme pour ces agriculteurs, faillite après faillite, suicide après suicide), assurés que les naufragés du continent africain seront à terme appelés alors à occuper leurs emplois mais à 60% du SMIC pour un plein temps, cela va sans dire ! Car, dans le cas contraire, à quoi bon !     

    Les Gilets Jaunes ont créé un précédent : ils ont révélé au grand jour, prouvé au plus grand nombre, qu’il n’était plus nécessaire d’attendre quoi que ce soit de tous ces acteurs alliés et complices : alliés dans l’intérêt ; complice dans le crime pour non-assistance à foyers en danger

                 Aussi...

                 Président, gouvernements, députés, sénateurs, conseillers municipaux, départementaux, régionaux, maires, syndicats, médias dominants... tous devront s’organiser sans eux et à chaque fois que la colère sera nécessaire, et aussi longtemps que la tentation de « les tirer comme des lapins » ne sera pas une option :

     

              « Elections ? Vous avez dit élections ? Mais alors, qu’ils s’élisent tous entre eux ; qu’ils se démerdent ! Que la politique devienne le rendez-vous des partouzards ! Les élus ? Les membres d’un club échangiste pour une vaste orgie incestueuse ! Nous, les classes populaires, nous leur ferons les poches à la sortie des bordels et autres lupanars ! » aurait pu entonner ce petit peuple que Coluche n’aurait certainement pas désavoué.

     

     

    1 - Michèle Cotta, un demi-siècle au service des politiques, principalement de la fausse-gauche. Mais alors, comme elle les a aimés tous ces Mitterrand, ces Jospin, ces Chirac... fascinée qu'elle était et demeure ! Comme elle les a tous accompagnés, un genou à terre, puis deux, à hauteur de braguette… aujourd’hui encore présente sur les plateaux télés, occupée à trouver des excuses au jeune Macron : abjecte destinée que la sienne.

     

    2 - D’aucuns s’aventurent à conjecturer : « Heureusement qu'ils sont majoritairement blancs et catholiques de culture tous ces gilets jaunes ! Arabes et/ou Musulmans, les médias n’auraient sans doute pas hésité à évoquer un « Daech dans les rues de Paris ! Aux armes citoyens ! » ; et c’est alors que des voix se seraient élevées pour qu’on « les tire comme des lapins »... notamment du côté du magazine Causeur et de sa bande, E. Lévy en tête, sans oublier Zemmour, Finkielkraut, BHL, Goldnadel et consorts.

    Quant au FN…

     

    3 – Une Natacha Polony qui semble découvrir le monde chaque matin à son réveil  alors que ce qu’elle croit être « ses analyses » sont présentes sur Internet depuis 10 ans ; sans doute a-t-elle un public qui ne rechigne pas à être informé des années après tout le monde.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Onfray à propos des Gilets jaunes

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