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Serge ULESKI - art, essais, écriture et littérature - Page 3

  • Mélenchon et le mouvement "Les Insoumis" en question avec les "Décoloniaux" *

     

     

    les décoloniaux, la colonie paris 10e, paroles d'honneur,

    L'enregistrement intégral de la soirée ICI


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                    Quelques commentaires suite aux interventions des invités :

                   

    1  - Si les "Décoloniaux" ne veulent pas de la Nation (lieu et lien uniques pour toute souveraineté et toute démocratie) et du drapeau bleu-blanc-rouge pour tous - en référence aux meetings de Mélenchon durant la présidentielle 2017-, qu'ils ne se fassent aucune illusion : ils auront l'apartheid ; le leur d'apartheid, tel un trou que l'on creuse et dans lequel personne d'autre que celui ou celle qui tient la pelle et la pioche devra descendre et s'allonger car si on ne veut pas plus de France, si l'on ne veut pas de la France dans le débat politique et dans le contexte d'une construction européenne dominée par l'Euro - un Deutsche Mark qui n'ose pas dire son nom - et qui n'est qu'un instrument de plus au service du mondialisme (la mise en concurrence de tous contre tous), on aura inévitablement le STO allemand (le travail à l'allemande obligatoire) et la soumission à l'agenda géo-politique des USA, d'Israël et des Monarchies du Golfe.

    Ce sera donc sans nous ; et comme nous sommes massivement majoritaires...

     

    2 - Un argument avancé plusieurs reprises par le PIR (Parti des Indigènes de la République) a toute sa place dans la compréhension de ce que l'on est en droit d'espérer et d'attendre du succès de la campagne de Mélenchon sur le moyen et long termes ; argument lucide et non idéologique : l'incapacité de la Gauche d'hier (PC et PS des années 90) et celle d'aujourd'hui (Mélenchon, les Ecolos, le PC, Poutou et Hamon) a endiguer l'abstention dans les quartiers populaires - une abstention qui s'élève à des taux compris entre 35 et 70% -, cette incapacité fait rien ne sera possible car il n'y aura tout simplement pas assez d'électeurs pour cette gauche-là ; avec pour conséquence : aucun véritable rapport de force politique ne pourra être envisagé car le mouvement "Les Insoumis" ne serait alors majoritaire seulement là où plus personne ne vote ; à une échelle nationale, ce vote sera absorbé et noyé par la mobilisation à la hauteur de 75 à 80% des classes moyennes en faveur du centre-gauche et du centre droit incarnés aujourd'hui par Macron, demain par d'autres.

    Cette abstention des classes populaires ou leur soutien en faveur du FN, même si les Insoumis ont regagné un peu de terrain auprès de cet "électorat virtuel" - électorat en puissance, à condition qu'il décide de s'inscrire sur les listes et de se déplacer -, explique en partie, le virage à droite du PS au fil des ans ; un PS qui se devait d'assurer le renouvellement des mandats de près de 80 000 de ces élus. Que l'on n'oublie pas qu'un élu ne se déplace jamais sans avoir au préalable consulté les listes électorales et les résultats des derniers scrutins : qui n'est pas inscrit, qui ne vote pas n'aura droit à aucun regard ni à aucune poignée de main. D'autant plus que c'est aussi l'intérêt du "système" cette abstention des classes populaires et d'une partie des classes moyennes.

    3 - A propos des Migrants, d'aucuns peuvent se rassurer : il est dit que l'Europe aura besoin d'accueillir près de 50 millions d'entre eux dans les 20 prochaines années ; déclin démographique oblige ! L'Allemagne en priorité ; des Migrants corvéables à merci donc. Dans le contexte de l'extrême faiblesse du rapport de force en faveur du travail face au capital depuis 15 ans, cet apport de main-d'œuvre ne pourra que tirer vers le bas les normes sociales d'embauche.

    Après les robots, qui ne "vont pas au syndicat", les Migrants, conjointement et concomitamment !

                   

    4 - Quant à la Françafrique...

    Un petit rappel : pillage du Continent africain, hégémonie des multinationales françaises, assassinats de chefs d'Etat, déstabilisation des sociétés avec l'instrumentalisation du tribalisme et des tensions ethniques ; humiliation, infantilisation des Africains car,  jamais, au grand jamais, les Africains ne doivent prétendre à une quelconque autonomie de décision.

    A ce sujet, un seul constat semble réaliste : seul l'établissement d'un Etat de droit au sein de chaque nation africaine est capable de venir à bout de la Françafrique ; aussi, il revient à un électorat africain seul, un électorat citoyen car éduqué politiquement et mobilisé, d'établir un rapport de force capable de forcer les élites politiques de leur pays respectif soit à se retirer soit à mettre en œuvre un véritable Etat moderne respectueux de ses devoirs. Aucune solution ne viendra des élites africaines corrompues par des multinationales françaises corruptrices.

    5 - Les violences policières : il n'y a rien à attendre de ce face-à-face police-populations-des-quartiers-populaires. Ce face-à-face ne peut que conduire à plus de bavures, à plus de violences, à plus d'arbitraire et à plus d'homicides. Ce face-à-face n'est pas régulable ou bien administrable. Il faut donc en sortir. Or, pas de sortie possible sans deux réformes :

    - Dissolution de l'IGPN (police des polices) et confier ses missions (audits, enquêtes administratives et judiciaires) à un organisme indépendant, dissocié de la police et travaillant uniquement sous le contrôle d'un juge d'instruction.

    - Réinvestissement symbolique, matériel et humain dans les quartiers populaires : administration, institutions, formation, logement et emploi ;  plus de présence exogène, plus d'attention accordée à ceux qui souhaitent sortir de la dichotomie stérile eux/nous porteuse de ressentiment et de violence, pour mieux rétablir la confiance et l'optimisme même si "au royaume des discriminés "racisés", les professionnels de l'antiracisme fonctionnarisés sont rois."

                      Doit-on alors leur souhaiter un bon et long règne ?

     

    * A propos des "Décoloniaux" : se reporter à l'article du magazine "Jeune Afrique" ICI 

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  • Les Présidentielles 2017 au "QG Décolonial" : paroles de militants des quartiers populaires et d'invités

     

                       

                        Paroles engagées de militants chevronnés, paroles "amateur", paroles sacrées, paroles profanes, paroles d'universitaires, paroles d'autodidactes, paroles d'une parole propre, en son nom ou bien au nom de tous les autres, paroles de professionnels de la parole...

    Paroles de Français - ou de résidents - originaires d'Afrique noire et du Maghreb...

                     

     

                     Paroles stigmatisantes, paroles en forme de "procès" aussi, paroles re-fermées sur elles-mêmes, en boucle... contre un pays d'accueil, d'adoption ou de naissance... on ne manquera pas de noter à propos de cette parole, ceci : pas un mot pour la France, pas un mot en faveur de la France de la part des intervenants de ces quartiers populaires.

    Mais alors, s'agit-il de mots qui dépassent une pensée, puis une pensée qui dépasse la nature psychique et affective du lien qui relie cette pensée et ces mots à la communauté nationale en tant qu'entité une et indivisible, pareille à nulle autre (autres pays européens) de par sa langue et son histoire si tant est que ce lien existe bien, même enfoui, même inconscient, même refoulé ?

    Car enfin, comment vivre et survivre dans un environnement social raciste, racialiste et fasciste dans lequel il n'y aurait rien à sauver ? D'autant plus que la tentation de l'enfermement viendrait très vite apporter de l'eau au moulin d'une autre parole ; celle qui entretient le soupçon quant aux motivation réelles qui se cachent derrière toutes ces récriminations.

    Et puis arrive alors la question de l'obligation de résultats : est-ce que ce parti pris laisse vos adversaires, voire vos ennemis, loin derrière vous ou bien loin devant ?

     

                    Nul doute : il faudra bien y revenir à ces paroles, c'est sûr ! Y revenir et y réfléchir dans le but d'y trouver des pistes de compréhension multiples ; de les identifier, de les explorer toutes ces pistes, toutes ces voies, autant que faire se peut.

    Paroles apprises, paroles auto-réalisatrices, paroles induites, paroles vécues, paroles par procuration, paroles automatiques comme l'écriture du même nom, paroles incantatoires, paroles auto-révélatrices, paroles exorcistes... d'une grande complexité la nature et les ressorts de ces paroles qui ouvrent un nombre conséquent de portes d'accès à un vécu et à une réalité composites ; complexité labyrinthique aux oreilles de celui qui n'a jamais connu le racisme, la discrimination raciale, la "gestion" sociale et psychique d'une appartenance multiculturelle, l'enfermement rhétorique ou une hyper-sensibilité à propos de sa condition d'être au monde.

                  Car enfin : qui parle à qui ? Et puis : qui écoute qui ? Et puis aussi : d'où parle celui qui parle ? Quel vécu vraiment vécu a inspiré cette parole ? Quel réel vraiment réel ? Quelles cohérences trouver dans le vécu et la dénonciation de ce même vécu ? Quelles incohérences y déceler ? Quelles retombées à la suite de ces paroles ? Où donc et auprès de qui ? Pour quel écho ? Avec quels résultats ? 

    Paroles pour soi ? Paroles pour l'autre ? Paroles raisonnées ? Paroles irraisonnables ? Paroles qui avancent ? Paroles qui reculent ? Paroles qui rapprochent ? Paroles qui éloignent ? Paroles qui vous sauvent ? Ou bien, paroles qui vous noient ? 

    La question suivante se pose aussi :  qu'est-ce qui a formé cette parole exclusive, privée de "mais", de "aussi" et de "pas seulement" ? L'expérience seule ? Un vécu seul ? Expérience directe ou indirecte ?

    Autant de questions adressées à la fois à celui qui reçoit ces paroles - celui et celle auxquels ces paroles sont destinées - ainsi qu'à celle ou celui qui porte cette parole qui fait sans doute autant de bien qu'elle fait de mal : chez l'auditeur autant que chez la voix émettrice ?

                     Mais alors, qui nous a piégés tous autant que nous sommes ?

     

    ***

     

                    A l'écoute de toutes ces paroles, surprenant ce refus - cette incapacité sans doute aussi -, d'analyser la nature d'un vote FN ! Incapacité pour les uns, ignorance pour les autres (ignorance de la nécessité de faire cette analyse), et d'autres encore par dogmatisme idéologique (aveuglement plus ou moins "prémédité" de la part d'intervenants universitaires)... avec cette absence d'analyse et de compréhension, c'est là encore une autre-réalité sociale qui est ignorée par ceux  qui, comme un fait exprès, dénoncent à juste titre, une autre ignorance : celle d'une France de l'immigration et de la colonisation victime de discriminations et de relégation ; deux réalités donc qui s'ignorent l'une l'autre et qui servent sans l'ombre d'un doute les intérêts (principalement carriéristes faute de pouvoir prétendre au pouvoir, au vrai pouvoir !) de ceux qui occupent l'Elysée et Matignon depuis 30 ans.

    Alors que les "mais" et "aussi" et les "pas seulement" n'ont aucune place dans les interventions de ce "QG décolonial" et que les vocables "fasciste" et "raciste" dans le contexte qui est le nôtre aujourd'hui, ne peuvent en aucun tout expliquer - même une partie de ce tout -, il semble que le piège de l'association "SOS racisme" tendu par le PS - pourtant dénoncé depuis sa création par ceux qui s'expriment dans les vidéos - et qui a pour principale caractéristique "l'instrumentalisation du racisme", se soit refermé sur eux tous tel un étau : eux tous ayant intégré le procès en dé-légitimation de l'autre, de son vécu, de sa parole et de ses griefs.

    Aussi, force est de constater que la réconciliation n'est donc pas pour demain au sein des classes populaires.

                          Mais alors, comment avons-nous pu nous laisser piéger aussi facilement ?

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  • Paroles d'honneur - QG décolonial : rebonds

     

                       Après la publication du billet Les Présidentielles 2017 au "QG Décolonial" : paroles de militants des quartiers populaires sur Agoravox (ICI) un complément d’argumentation s’est très vite imposé.

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                Chez ces intervenants réunis au "QG décolonial", intervenants de tous les âges, de tous les sexes, de toutes les conditions sociales, du prof d’université au chômeur ou salarié précaire -  notons au passage le nombre très réduit de femmes voilées présentes à cette soirée, et parmi elles, leur non-intervention, et sans que cela soit remarqué et souligné - à propos de cette France dite "monstrueuse composée d’islamophobes, de racistes et de fascistes qui a placé le FN et Macron au 2è tour de la présidentielle de 2017", tout en n’épargnant pas Mélenchon non plus du soupçon d’islamophobie et de racisme…

    Les analyses qui nous sont proposées sont à ce point irrévocables, sans appel donc, qu’un tel raccourci doit inévitablement cacher un « univers émotionnel » d’une ambivalence et d’une complexité inouïes, quasi ingérable par les intéressés eux-mêmes, jeunes de préférence : d’où une simplification à outrance des raisons de leur mal-être au monde - oui, au monde ! puisqu’un retour vers une « patrie » des origines n'est pas une option et donc une solution non plus.

    Précisons au passage ceci : à propos des discours tenus par des adultes matures cette fois-ci, discours identiques dans ses conclusions à ceux des adolescents, on n'hésitera pas à faire intervenir la notion de responsabilité dans la transmission de grilles d'analyses qui condamnent l’adolescent ou le jeune adulte à une interprétation aussi désespérée que mortifère de son environnement social présent et à venir. Ces adultes, universitaires le plus souvent, auraient été bien avisés de nuancer des conclusions empreintes de déception, de dépit et de colère, tout en rappelant ceci : jeter le bébé avec l'eau du bain, c'est se condamner à ne jamais trouver de remède au mal.

                   Dans leur refus de nuancer leurs diagnostics et leurs conclusions à propos de la France, doit-on y voir un lapsus qui nous donnerait à comprendre ce qui suit : l’ambivalence chez tout citoyen français issu de la colonisation et/ou de l’immigration, indépendamment de la présence de discriminations avérées, de ses sentiments à l’égard de son pays d’adoption - pays autre que celui de ses origines, ou bien celui d'une partie d'entre elles ; pays d’accueil d'un de ses parents, sinon les deux, pays de rapatriement ou de secours tel une roue, faute de mieux et par crainte du pire…

    Citoyen français qui peut aussi avoir été lésé, sinon abandonné, par l’histoire culturelle de cette autre identité dont il lui faut assumer l’histoire - pour ne rien dire de cette appartenance culturelle et affective multiple, double, triple, voire quadruple dans le cas de figure d'un français algérien musulman chômeur (qui peut bien vouloir s’y coller à cette quadruple identité dans le contexte de la France ?) - et la difficulté de cet héritage à la racine de laquelle on trouvera un pays des origines dont les mœurs lui sont quasi étrangères ; et parfois même, pays de la honte car entaché de non-droit, corruption, injustices, massacres de masse, pauvreté et parfois misère que des médias impitoyables ne manqueront pas, sans retenue ni nuances, de relayer jour après jour ; médias qui ne s’occupent que des crimes et châtiments de l’Homme qui n’est qu’un loup pour quiconque a la faiblesse de se montrer brebis…

    Et alors que ce Français du Maghreb ou d’Afrique noire aura pour principal référant appartenant à une ethnie et une histoire ultra-majoritaire, la figure tutélaire d’un homme blanc au passé colonial couvert d’opprobre - du moins telle est le plus souvent la représentation qui lui sera faite de ce passé détestable -, mais qu’il ne peut haïr qu’au prix de ce qui pourrait bien s'avérer représenter un préjudice psycho-affectif important, tout en restant confronté, encore et toujours, à cette identité des origines

    Français à qui il peut être donné de réussir, ici, dans ce pays auquel il se trouvera bien en peine de rendre quoi que ce soit, d'autant plus que ce pays, la France, refusera très certainement ce don au prix, là encore, d'un malaise identitaire préjudiciable pour la société tout entière…

    Prenant en compte tous ces éléments et d'autres encore, qui pourra nier le fait suivant : derrière chaque adoption il y a toujours un abandon ; et rien ni personne, jamais, ne peut remplacer ce qui aurait dû être sa famille, qu’elle ait été absente ou bien, écrasée par le poids culturel d’une autre famille dite d’accueil,  et plus encore lorsque l’histoire et la culture de cette famille des origines sont jugées par une grande partie de la société infréquentables jusqu’à… l’irreprésentable (1).

                      Aussi, ne finit-on pas par mordre la main qui vous a accompagné bon an mal an quand le destin vous a refusé une autre main qui aurait dû, elle aussi, contribuer à faire de vous un adulte autonome et responsable ? Une main qui, pour votre malheur, n’aura ni su ni pu le faire…

    Reste alors ce verdict qui pourrait bien s'avérer n'être dans les faits qu'un lapsus compensatoire : « La France monstrueuse qui vote FN, Macron et Mélenchon » sans autre formalité.

     

    1 – Reconnaissons en toute bonne foi et en toute lucidité…  qu’il est très certainement plus facile de se lever le matin quand on est un Français-italien avec pour références la grandeur de Rome et la splendeur de la Renaissance, ou bien un Français-juif avec Marx, Freud et Einstein.

    Ne sommes-nous pas aussi tout ce que nos prédécesseurs et nos contemporains ont tenté d'accomplir ? Pays, Etats, régimes, nations, continents, cultures, individus, seuls ou bien en grappes indissociables, tous... n'héritons-nous pas de leurs échecs comme de leurs réussites ?

     

    ***

     

                   A contrario… suite aux réactions que ces vidéos ont suscitées… apportons les précisions suivantes :

                    - Parler négativement de multiculturalisme c’est déjà faire, et c’est encore faire, le procès de ceux qui, discriminés et relégués, souhaitent trouver des solutions pour eux-mêmes en l’absence d’un engagement ferme en leur faveur de la part de la communauté nationale : Etat, partis de gouvernement et électeurs.

    Parlons de "repli et rejet" et traitons bien plutôt la tentation isolationniste dont on pourra distinguer deux sources :

    - "Vous ne voulez pas de nous, eh bien, nous on ne veut pas de vous !" - notons qu’il a bien été question un temps de désir d’intégration - d’être acceptés et de se fondre dans la masse - de ceux qui optent en désespoir de cause, épuisés et désillusionnés, pour l’isolement et le repli qui ne peut être que communautaire puisqu’à l’origine de cette décision, on trouvera une communauté ethnique et historique facilement identifiable victime de cette discrimination, voire du racisme - c’est donc une lapalissade qui n’explique rien et ne rend compte de rien que de parler de repli communautaire.

    - "Vos valeurs occidentales, pour ne rien dire de votre hypocrisie constante à notre égard, nous n’en voulons pas. Nous ne vous demandons rien d’autant plus que nous n’avons pas choisi de naitre en Europe. Simplement : ignorez-nous... nous on s’occupe de nous" – Dans ce cas figure, on peut en déduire qu’aucun désir d’intégration ne s’est jamais manifesté ; un désir d’appartenance à la communauté nationale majoritairement européenne de culture n’est pas à l’ordre du jour. Reste à savoir si derrière ce refus catégorique, on ne trouvera pas un peu de dépit. Un refus d’origine religieuse simplifiera l’analyse ; aucun doute possible alors, il s’agit bien d’une remise en cause des valeurs de la majorité.

    Indépendamment de ces deux cas, précisons ceci : nos sociétés occidentales sont multiculturelles : Europe, Afrique Asie sont les trois continents qui les composent à la hauteur de près de 15% de leur population. Aussi, comment pourrait-il en être autrement ? Qu’on nous l’explique.

    Si on peut parler d’échec à une intégration citoyenne « pleine et entière » tout en établissant des responsabilités multifactorielles, à la fois exclusives et inclusives, responsabilités tantôt partagées, tantôt non-mutualisables, on ne peut factuellement ni moralement parler « d’échec du multiculturalisme » sans tomber dans une essentialisation d’une mauvaise foi consommée de cet échec puisque nos sociétés sont devenues depuis les années 70 des sociétés multiculturelles de fait.

                      - La « discrimination positive » est évoquée négativement ici et là ; précisons ceci à son sujet : quiconque est vraiment sérieux, vraiment soucieux de combler le retard accumulé par des populations discriminées, ne pourra pas s’y opposer d’autant plus que les bienfaits surpassent de loin les inconvénients pour les intéressés et la société dans son ensemble. Le procès fait à la "discrimination positive" cache le plus souvent une indifférence, voire une complaisance coupable, à propos du sort injuste et cruel des discriminés dans les sociétés occidentales.

     

                     - Affirmer que prendre le parti de présenter les discriminations raciales  « comme la conséquence des préjugés qui traversent la société » empêcherait toute critique sociale c’est oublier un peu vite que la dénonciation des préjugés reste une nécessité absolue car... avec le FN, la question de l’immigration post-coloniale et des Français qui en sont issus est au cœur de la rhétorique de ce parti ; il est donc bien question aussi d’une responsabilité individuelle en tant que citoyen et électeur et pas simplement de s’en prendre au "système social" lui-même ; de plus, dénoncer ces préjugés et l’indifférence à leur sujet c’est aussi et c’est encore faire de la critique sociale ; celle du pouvoir des médias dans la propagation de ces préjugés par exemple. 

    Car, avec ce souci de vouloir coller au plus près de la critique sociale, s’il doit être encore question d’un "Classes populaires (travailleurs !) unissez-vous !", il serait bon qu’on n'oublie pas le fait que le chômage touche parfois jusqu’à 30 à 50% de ces "populations".

    Aussi : "Dure, dure l’unité des luttes sur les lieux de travail auprès d’une population qui en est absente !"

     

     ***

     

                     C'est sûr : ces deux vidéos de « QG décolonial » doivent nous alerter car elles nous révèlent comment au fil des ans la fêlure s'est accentuée pour devenir une véritable rupture du lien, rupture d'appartenance, notamment chez les plus jeunes - jeunes filles en particulier - qui font usage d’une rhétorique sans nuance, d'un verdict sans appel (notez que les interventions des universitaires n’arrangeront rien !) d'une virulence qui ferme toutes les portes et qui les condamne à plus de rejet et à plus d’isolement et de discrimination.

    Certes, il s’agit là d’intervenants hyper-conscients socialement ((j’allais dire à tort... hyper-politisés) des mécanismes de l’exclusion alors même qu’il existe encore, sur un plan individuel, des possibilités de rejoindre la communauté nationale... il est vrai qu’il ne peut s’agir pour l’heure que de tenter individuellement sa chance ; aussi, à la lecture de ces vidéos, il se pourrait bien qu'il nous faille arriver au constat suivant : les sœurs refusent maintenant de s’en sortir sans les frères ; et les frères sans leurs parents ; ce qui complique singulièrement le problème.

                       Après avoir visualisé ces deux vidéos, parviendrons-nous  à déchiffrer, comprendre et accepter finalement les discours qui nous sont "jetés" à la figure avec une injustice et une violence rares ?

     

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  • Penser la diplomatie française aujourd'hui avec Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

     

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                      Homme d’Etat et diplomate français, né le 2 février 1754 à Paris, décédé à l’âge de 84 ans, Talleyrand n’avait qu’une passion, dévorante de surcroît : la politique, la diplomatie et la France ;  à ses yeux, une seule et même dévotion.

    Très tôt, il a rêvé d’un destin unique, hors du commun et d’une France exemplaire : douceur de vivre, langue d’une beauté sans rivale ; une France forte dans une Europe apaisée et moderne, capable d’affronter les grands défis des siècles à venir.

    Et pourtant… sans foyer ni toit, excepté celui d’une nourrice... nourrice négligente qui sera la cause d'une chute qui lui coûtera son pied gauche, pied-bot qui toute sa vie « le tirera vers le bas », lui qui ne rêvait pour son pays et pour lui-même que de sommet...

    A la suite de cette disgrâce, des années durant, il n’aura jamais connu la considération d’un père et l’amour d’une mère, sinon un baiser, un seul, une seule fois… le sien… un baiser qu’elle ne lui rendra jamais. Et c’est encore ce pied bot qui le poussera vers la prêtrise, chaudement recommandée par une famille qui voyait dans cette carrière imposée un moyen de tenir éloigné de la vie publique un de ses membres marqué à jamais d’une infirmité par tous haïssable qui annonçait sans doute un destin peu enviable ; pire encore : une malédiction.

    Bientôt défroqué, délaissant la soutane puis, une fois évêque, la robe pourpre, il aura dit la messe 8 fois en tout et pour tout, préférant les plaisirs de la table et de la chair, jeune de préférence ; cela flattait son orgueil. Une belle revanche aussi ! car le beau sexe le consolait de cette démarche qui était la sienne : une démarche disgracieuse, bruyante, rustique et cadencée telle une horloge de campagne.

     

               "Diable boiteux" on le nommait - certes, il n'était pas un ange ! -, on le disait de tous les râteliers et de tous les mangeoires mais jamais au détriment des intérêts de son pays, et jamais en pots de vin ni en pourboires : il aura su simplement se faire payer à son juste prix car, créditeur de toutes les cours d’Europe, lui seul était autorisé à présenter la facture.

    Riche parce qu’enrichi pour s’être constitué au fil des ans un patrimoine plus que confortable… si Talleyrand avait le sens des affaires, il avait aussi et surtout le sens de l’Etat. Il portait malheur à ceux qui le délaissaient et le déconsidéraient, à ceux qui avaient l’imprudence ou la bêtise de le négliger.  Il le savait. D’où sa patience et sa confiance inébranlable en son propre destin : son heure viendrait toujours car celle des autres passeraient inévitablement sans revenir. 

    Il ne comprenait que la nécessité : ce qui ne peut pas ne pas être et qui est déjà... avant même que le commun des mortels ne le soupçonne. Il voyait loin, et longtemps à l’avance.  Et si, de son vivant, nombreux sont ceux qui ont fini par « craché leur tête » dans le panier de la guillotine, dépités, en fin de supplice et de journée, après en avoir expédiés beaucoup d’autres avant eux, sa prévoyance, fruit de son talent et de son génie, l’aura préservé de tout : de la chute, de la relégation, de la déchéance, des châtiments les plus cruels et de cette guillotine qui n'en avait jamais assez : assez de sang, assez de têtes.

    Mille fois remercié, mille fois rappelé, il nommait, il présidait, il instituait, il destituait. Il n’avait pas d’ennemis ; du moins, il ne s’en reconnaissait aucun. Il savait faire gagner tout le monde même s’il raflait tous les premiers prix et les honneurs : il n’était pas généreux mais pragmatique et lucide.

    Rejeté, tenu pour quantité négligeable dans sa petite enfance, il n’aura qu’une seule quête : se rendre indispensable. Comme tous les hommes d'action, il ne se payait jamais de mots même s’il nous a laissé quelques maximes savoureuses de justesse et de lucidité. Il n’est jamais allé dénoncer chez les autres ses propres lacunes, défauts et vices. Responsable, il a tout assumé, et l’avenir lui aura souvent donné raison. 

    Laissant à d’autres le soin de « gérer » le peuple qui ne l’intéressait pas, il ne méprisait personne, même pas ce peuple qu’il n’aura finalement jamais croisé en plus d’un demi-siècle d'activité politique ; c’est sans doute sa jambe qui l’empêchait de se baisser :   « Un mécontent, c’est un pauvre qui réfléchit » disait-il. Au moins, lui accordait-il, à ce peuple… cette faculté.

               Que n’a-t-il pas vu que les autres n’ont jamais su voir ! Tout, le plus souvent. Il a prévu tous les orages jusqu’à leur crevaison. Et c’est parce que la pluie est contre-révolutionnaire - car tout le monde quitte alors la rue pour rentrer chez soi se mettre au sec, près d’un feu de cheminée -,  qu’il ne l'a jamais crainte, allant même jusqu’à l'appeler de ses vœux pour se montrer indispensable une fois encore.

    Il a prêté serment, juré fidélité 12 fois. Il a donné sa parole qu’il a reprise très vite, car il savait qu’il lui faudrait la redonner. Il était de toutes les cours d’Europe et de tous les pays. Il ne négligeait aucun interlocuteur. Il parlait avec tout le monde pour peu que l’intérêt de la France (et les siens) soit en jeu. Il n’était ni machiavélique ni manichéen, il avait trop de talent pour ça : il n’agissait jamais parce que… tel était son bon plaisir ! et ne cultivait pas non plus la certitude d’une vérité qui aurait eu pour ennemi le mensonge.

    Homme de pouvoir, il a su reconnaître avant tout le monde que la politique et les affaires de l’Etat ont comme couleur dominante le gris, et parfois le noir les jours de grand malheur… mais rarement l’éclat d’une lumière incandescente.

    Il savait recevoir car il n'ignorait pas à quel point « comme on nourrit les gens, on les connaît »  : il savait donc gagner la confiance de son hôte et faire en sorte qu’il dévoile ses projets entre le foie-gras et le faisan, juste avant une bombe glacée au champagne.

    Condamné dès son enfance à rester dans l’ombre, il aura tout mis en œuvre pour contredire un destin imposé en se hissant jusqu’à la pleine lumière, tout en y demeurant plus d’un demi-siècle, ne devant rien à sa famille, ni à l’Eglise ni à la Monarchie. Il n’avait qu’un allié, qu’une force : son talent et son génie auxquels il devra tout ou presque. Il appartient à ces hommes, peu nombreux, deux ou trois par siècle, qui ne doivent rien à personne, le seul de sa génération, contrairement à Bonaparte qui doit tout à la Révolution française.

    Son heure, c’était celle des temps troublés. Il a souvent décidé du cours des choses là où d’autres hésitaient, tergiversaient sans fin et sans profit pour personne : deux heures pour trouver un régime à la France lui suffisaient amplement. 

    Il aimait qu’on lui appartienne corps et âme étant lui-même capable d’un même dévouement. S’il a servi tout en se servant ; contrairement à ceux qui sont pleins d’eux-mêmes, il était plein d’une ambition qui n’a jamais nui à son pays.

    L’ennui était son pire ennemi. Que n’a-t-il pas fait pour le vaincre, toujours en mouvement, échafaudant, entremettant et prévoyant comme personne. L’avenir était son royaume, et même s’il ne s’y oubliait jamais tout à fait, il savait aussi y faire entrer ceux que les événements précipitaient dans le chaudron brûlant d’une actualité politique et diplomatique torride.

     

                 Directoire, monarchie, Empire, République, Consulat, terreur, homme de tous les régimes, résolu, il savait faire plier et se coucher ses contradicteurs ; il n’aura jamais été aussi fort que lorsque, naïfs, on pensait pouvoir disposer de lui alors que c’est lui qui disposait des autres. Il aura permis à la France de garder son rang dans la défaite et dans ses égarements, dans de beaux draps aussi... quitte à rétablir la Monarchie après avoir participé à sa culbute.

    Il n’a eu qu’un fils : Bonaparte ; et qu'un père : Napoléon 1er. Talleyrand ne lui avait-t-il pas écrit : « Loin de vous, je ne suis pas complet ». Il aura aussi été l’homme que l’Empereur aura le plus insulté : « Talleyrand, vous êtes de la merde dans un bas de soie ! » Dans ces propos-là, on reconnaît la violence proverbiale de ce Corse agité au génie capricieux et taciturne. Ce qui n'empêchait pas notre Empereur de rappeler Talleyrand à ses côtés après l'avoir maintes fois congédié.

                Prévoyant, il se sera bien gardé de voter la mort de Louis XVI. Ce qui ne l'empêchera pas, bien des années plus tard, de convaincre l’Empereur (de sa main, par courrier ! Oh ! Quelle imprudence !) d’exécuter après un enlèvement et un procès expéditif, le petit fils du grand Condé, le duc d’Enghien, fusillé dans les fossés du château de Vincennes : Bourbon, prince du sang, sang royal, ce jeune duc inoffensif avait 32 ans. Qu'à cela ne tienne : Talleyrand avait ses têtes ; faut croire que celle-là ne lui revenait pas, même exilée ; il est vrai qu’en France, les royalistes relevaient la leur, alors… bien sûr, il fallait frapper vite et fort.

    Il n’aura craint qu’un seul homme, quelques mois seulement, le temps d’organiser sa ruine : Joseph Fouché, dit Fouché de Nantes, duc d'Otrante, (dit le mitrailleur de Lyon), qui était aux basses œuvres ce que Talleyrand était aux charges les plus hautes ; un Fouché qui annonce déjà une police omnisciente au service des régimes totalitaires qui prospèreront un siècle plus tard ; un Fouché gardien d’un secret qui n’en était pas un pour lui : en effet, il y a des lettres qui, même supposées détruites, ne le sont pas pour tout le monde. Talleyrand l’avait oublié : le jeune duc d'Enghien n'était donc pas mort de la seule décision et de la seule main de l'Empereur.

                  Talleyrand haïssait la démesure, les exaltés, les enragés et les extrêmes. Ses propres excès, il les réservait à la table et aux chambres à coucher pour le temps qui lui aura été donné d’y être actif, avant de se résigner à un voyeurisme de contemplation d’une jeunesse encore accessible car attentive et sous son charme…  mais inconsommable dans son grand âge.

    Il insistait sur le fait qu’il n’avait jamais trahi personne qui ne se soit pas déjà trahi ; il n’a jamais fait partir celui qui n’était pas déjà sur le départ tout en l'ignorant, car, à la fois dedans et dehors, il avait ce privilège de voir avant tout le monde la fin, dès son début et la suite aussi ; il ne vivait pas pour ce qui était mais pour ce qui sera et devait être inexorablement : avec lui, il y avait péril en la demeure bien avant la catastrophe.

    Oublié pour un temps, un temps seulement, les mois de vaches maigres, désoeuvré, il est dit qu’il consacrait des heures au silence, à l’écoute des rires absents de son enfance, de ses jeux qui lui étaient interdits, et des quolibets à propos de sa jambe de fer. Sans doute est-ce dans ce manque-là et dans son injustice, qu’il aura puisé toute son énergie, l’accumulant, la tenant en réserve, jour après jour, pour mieux la dépenser sans compter une fois aux affaires. Même en été, il avait froid, toujours, car il y a des blessures qui ne se referment jamais et qui laissent entrer des courants d’air glacials.

    Une enfance tuée dans l’œuf d’un handicap qui ira plus tard chercher une compensation dans la fièvre d’une révolution, puis sous les ors d’un Consulat, puis d’une République, puis d’un Empire avant une Restauration quand il s'est avéré que l’avenir était au passé, comme tous ceux qui ont été privés d’enfance et de jeunesse, Talleyrand n’aura rien concédé à la vieillesse : ni son intelligence ni son énergie : octogénaire, il négociait encore avec les puissances européennes.

                 Chateaubriand, un littérateur monarchiste à l’esprit faible et à l’âme complaisante, adepte de la bien-pensance longtemps avant qu’elle n’ait tout recouvert comme aujourd’hui, n’aura vu chez Talleyrand, sans doute par paresse, par manque d’imagination et d’ambition pour lui-même et son pays, que du vice… alors qu’il était la vertu incarnée et la vraie morale : celle des forts au service du bien commun qui ont pour seuls adversaires plus forts qu’eux.

    Rompant avec l’inconstance, voire l’inconsistance, la frivolité et l’amateurisme de l’ancien Régime souvent tenté de confier les intérêts politiques et diplomatiques du Royaume à une ou deux catins et demi-mondaines entremetteuses, la Pompadour, ou bien à une ancienne prostituée, comtesse de bordel,  la du Barry ; et plus tard, Louis XVI baissant les bras devant une Marie Antoinette sans compétence pour la chose politique, comme autant de monarques pour lesquels le destin de la France se décidait dans les chambres à coucher, sur l’oreiller... Talleyrand fera de la politique et de la diplomatie un art… et le sens et le service de l’Etat, un engagement à plein temps pour des hommes d’exception.

    A sa mort, il aura fait entrer le France et l’Angleterre, ennemis de toujours, dans la paix et dans le 20e siècle avec un demi-siècle d'avance ; un premier noyau européen pour une alliance face au pire (deux guerres mondiales), rarement face au meilleur, c'est sûr ! mais... qui l'en tiendra pour autant responsable ?

                    Certes, Talleyrand qui aura été toute sa vie durant un homme de l’avenir, n’est plus aujourd’hui qu’un homme du passé. Mais ne nous y trompons pas : il est aussi l’homme de tout ce qui n’est plus et qui, pour notre malheur, aurait dû demeurer à la tête de l'Etat : intelligence, puissance et volonté au service du bien commun.

    Car enfin… qui, depuis 40 ans, qui en France et en Europe, possède ces trois attributs sans lesquels, une Nation, un continent, une civilisation ne sont plus qu’un bouchon dans l’eau emportés par un courant qui n’est pas le leur, et trop souvent, celui de leur pire ennemi ?

    Ne cherchez pas ! Vous ne trouverez personne. Ou bien plutôt si : pour toute consolation, et pour peu que cela en soit une, vous trouverez un nouvel ordre mondial sans justice au service d’une hyper-classe sans honneur.

                Que n'avons-nous pas alors perdu au change !

     

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     François Asselineau sur le glacis politique français

     

     

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  • Emmanuel Macron, dernier joker de l'U.E et d'un PS rentré à la maison : la SFIO

     

                     Tout ce qui nous a été donné de voir et d’entendre six mois durant, au cours de la campagne présidentielle du candidat Macron, par son équipe de campagne et par les médias qui l’ont soutenu, la quasi-totalité, n’aura eu qu’un seul but : nous faire oublier que le candidat Macron, maintenant élu président,  est  bel et bien le candidat  de la Commission européenne (candidat caché derrière un engagement total en faveur de l'U.E) pour donner un nom et un « visage » ainsi qu’un lieu géographique, Bruxelles, à cette Europe ; Commission, faut-il le rappeler, qui n’est qu’un instrument de la mondialisation. Néanmoins… une Commission et une U.E aux abois après la sortie de la Grande Bretagne et la montée en puissance des gouvernements ouvertement hostiles à cette construction européenne des traités de Maastricht et de Lisbonne.

    Pour cette raison, Macron est aussi la dernière carte de la Commission face à un François Hollande qui a eu trop longtemps le tort de penser qu’il pourrait se représenter en 2017 ; faut bien dire que… l’Elysée, cette cage dorée qui fait que jamais vous ne pensez devoir en sortir alors que tout le pays vous demande de la quitter au plus vite parce que… « ça va bien comme ça ! »… l’Elysée vous happe et vous emprisonne : l’Elysée n’est pas un enfer, c’est un paradis artificiel : on y est bien car on y est seul, comme à l’abri, couvé, choyé et obéi.

                     

                       Dès 2014, d’aucuns voyaient déjà Macron présidentiable car ils avaient compris que François Hollande ne pourrait très certainement pas prétendre pouvoir briguer un second mandat : comprenez : Hollande ne pourrait plus être celui qui serait capable de mener jusqu’à leur terme, les réformes - toutes les réformes - que l’Allemagne, la Commission européenne et la mondialisation exigent ; et à ce sujet, force est de constater ceci : depuis une bonne quinzaine d’années, les chefs d’Etat ont été purement et simplement expulsés du champ politique car, ce qu’il est convenu d’appeler « le système » n’a plus besoin d’eux : seuls des hommes et des femmes "mandataires liquidateurs" capables de faire passer « les réformes » qui touchent prioritairement les salariés, les chômeurs et les retraités, sont requis, à l’exception de l’Allemagne seule autorisée semble-t-il à élire à sa tête un véritable chef d’Etat dont le rôle consiste à évincer tous les autres pour le seul profit d’une Allemagne dont plus personne ne semble être capable de dénoncer l’incompétence à l’international (la crise des réfugiés) - initiative unilatérale désastreuse -, et l’égoïsme propre à un trait de caractère national dont plus personne, à de rares exceptions près - se reporter à Emmanuel Todd -, n’a le courage et la lucidité, ou plus précisément la culture historique, de rappeler les dangers passés ; un caractère qui depuis près de deux cents ans a mené le continent européen à la catastrophe.

    Car, si l’Europe ce n’est plus tout à fait la paix et si l’Allemagne ce n’est plus tout à fait la guerre - du moins une guerre ouverte et meurtrière - pour sûr, l’Allemagne c’est encore, par procuration cette fois-ci, à l’heure où tout est dé-localisable et la sous-traitance la règle, le risque par ricochet d’une Europe autoritaire, au mieux intolérante, au pire anti-humaniste : effet boomerang oblige !

                     Pour revenir à ces réformes exigées par l’Allemagne, la Commission et toutes les instances internationales, on remarquera que Jacques Chirac, à son corps défendant en fera passer quelques unes ; Sarkozy puis Hollande aussi, avec enthousiasme pour ces derniers.

    Réformes, encore et toujours ! Inutile de préciser : pour l’Allemagne et la Commission, ça n’est jamais assez. Comme un fait exprès, candidat à la réforme, candidat de la réforme, le Système se devait de miser sur Macron même si, la force de ce Système c’est d’avoir réussi à faire croire à nos intellectuels et autres universitaires que ce président fraichement élu, président-steward sous CDD, n’a pas d’idée. Si Macron n’a pas d’idée, il a en revanche un programme : « Les réformes » dont tous ses soutiens (le Medef, la classe politique - de l’aile droite d’un PS moribond aux LR -, les grandes fortunes de France et la quasi-totalité des médias par voie de conséquence) ne manquent jamais de nous rappeler la nécessité aussi urgente qu’absolue : les réformes exigées par une mondialisation ravageuse et saccageuse, en Occident prioritairement, de l’être humain à la fois dans ses droits et dans sa culture.

    Et si ça, ce n’est pas un programme, qu’est-ce qu’un programme alors ?! L’économie c’est le nerf des sociétés : production, distribution, contrôle, assujettissement et dictature de la marchandise car tout et tous sont à vendre. A ce sujet, nos intellectuels feraient bien de lire ou de relire Marx, Durkheim et d’autres encore.

    Que tous ces intellectuels soient passés à côté de Macron le réformiste roi de la réforme… est bien naturel : ces intellectuels d’Etats, universitaires, ne sont pas concernés par ces réformes du code du travail, des conditions de chômage et les possibilités de recours en cas de licenciement contestable. Quant aux retraites…

     

    ***

     

                  Le Parti socialiste est né de la SFIO, sa maison mère ; depuis les années 90, ce PS ne cessera d'y retourner ( plus particulièrement à la SFIO sous la 4è République) pour ne plus la quitter avec François Hollande ; cette SFIO qui se devait de « mourir »  à la fin des années 60, s’est comme perpétuée avec cet accouchement libellé PS en 1971. Pour cette raison, Macron, n’est pas seulement  le joker de la Commission européenne ; il est aussi le joker du PS. « La république en marche » (REM), c’est à terme, encore le PS sous un nouveau visage ; le PS de Rocard, de Hollande et de Valls ; la continuation du PS par d’autres moyens ; un PS atlantiste et pro-europe-libérale.

    Dans ce contexte, Macron arrive comme en bout de course, comme en fin de parcours, en ce qui concerne la 5è République et ses institutions ; en effet, après le départ de de Gaulle, Pompidou livrera la France à la Banque – rien de surprenant à cela : il en venait ! Giscard d’Estaing avec sa relation dite privilégiée avec Helmut Schmidt nous mènera pas à pas et par la main dans l’anti-chambre de l’Allemagne ; puis François Mitterrand nous conduira tout droit dans le lit de cette même Allemagne (traité de Maastricht) ; le temps d’un petit pas en arrière avec Chirac à qui il restait un vieux fond gaulliste, c’est au tour de Sarkozy (traité de Lisbonne) et de Hollande : non contents d'une France sous diktat allemand, tous deux jetteront la France… cette trainée maintenant confirmée, dans le lit des USA, d’Israël et des Monarchies du Golfe.

                      Le revers maintenant : au fil des décennies, la contestation ira grandissante ; elle gronde aujourd’hui comme jamais ; les élections sont imprévisibles ; le « tous pourris ! » occupe majoritairement l’espace électoral : « Sortez les sortants père et fils ainsi que ceux qui s’apprêtent à y entrer ! » aussi. Reste alors le « sociétal » et le marketing du même nom, à savoir… et pour que cela se sache : qui couchera avec qui et qui sera autorisé à le déclarer en mairie avec affichage des bans en 3D : tout ça pour ça ?! Pouf quelques milliers d'unions en 4 ans ?!

    Le « sociétal » donc… pour entretenir l’illusion d’une présidence de gauche courageuse, voire audacieuse, avec le « mariage pour tous » et son instrumentalisation ad nauseam, des mois durant - seul legs politique mitterrandien que l'instrumentalisation en général et en particulier... celle des minorités quelles qu'elles soient -, par un François Hollande démasqué, à poil, la queue à l’air et basse ; un François Hollande pris en flagrant délit d’incompétence et d’insuffisance non pas cardiaque mais étatique.

                     A la fois a-politique et post-politique (ou post-démocratique) dans l'articulation de son positionnement à travers son discours de campagne, force est de constater que seul Macron, parmi tous les candidats à la présidence, était véritablement et entièrement « système-compatible» - comprenez : aucune remise en cause de cette construction européenne mondialiste tant décriée. Même Fillon ne convenait plus : pas assez enthousiaste ! Et si avec ce candidat dit parfait certains d’entre nous ont pu se sentir insultés dans notre intelligence et notre force de caractère lorsque Macron lance à la foule - « Je vous protègerai ! Je vous aimerai !» -, la bonne nouvelle de cette élection c’est qu’il y a encore en France, une droite et une gauche ultra-majoritaires mais divisés : 27% pour la gauche (Hamon, Mélenchon, Poutou), 47% pour la droite (Fillon-le Pen-Dupont-Aignan) et 20% d’abstention, soit 93% des inscrits.

                      Macron c’est donc la dernière carte du système politique français. C’est la dernière carte de la politique d’une soumission à un ordre mondialiste sans honneur et sans pitié…  contre le retour « du politique » à savoir : désignation de l’ennemi et guerre civile larvée.

    Si les scores électoraux du FN restent le meilleur thermomètre de la désintégration de la société française, avec Macron, c'est sûr, toute la classe politique et médiatique prend un coup de vieux ; même les «pas si vieux que ça». Côté intelligence et compétence - pour ne rien dire de la maîtrise des dossiers, force de travail, capacités d’analyse et de synthèse - nombreux sont ceux dont l'autorité a brutalement déclinée. Et c’est bien là le problème de Valls entre autres prétendants à tout ce à quoi tous les autres aspirent.

    Valls, pas assez moderne ! Pas assez subtile ! Valls c'est "les gros sabots" ; Macron, les mocassins. Aussi, Valls servira mal puisqu’il n'embrouillera ni ne trompera personne ; Valls a décidément trop l’air de ce qu’il est, de ce qu’il veut pour lui-même et pour ceux dont il souhaite servir les intérêts. Valls ? Une grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf, chef d’Etat pour l’occasion.

    Aussi, rendons justice au système d’avoir compris que Macron était bien plus à même que Valls de servir et d’embrouiller ; bien plus apte à « communiquer » pour tout dire et pour faire court. Macron nous conforte donc dans notre jugement à propos de cet agité de Valls, binôme de Sarkozy ; Macron remet Valls à sa place : celle d’un député, ou bien le choix d’une commune modeste telle qu’Evry dont il fut longtemps le maire ; deux postes à sa portée ; celle de ses capacités.

     

    ***

                    Mais alors…

                    Et Macron dans tout cela ? Macron l’enfant roi ! Macron homme de 37 ans : caractère, personnalité, références culturelles et parcours professionnelle…

    Un Macron tout nu au saut du lit, un Macron sans « sa com. », ça ressemble à quoi ?

    Rappelons au passage tout de même ceci : plus on vit dans un quartier riche plus on vote Macron. C’est déjà une piste.

    Dans les faits, il est tentant de penser que Macron - très tôt pris en main et encadrer par Terra Nova et l'Institut Montaigne - deux think-tanks du centre droit -, c’est le triomphe du « Big data » (scrutation de la connerie humaine à la voyelle et à la consonne près - dixit A. Soral) dont les techniques d’analyses ont été mis à la disposition du futur locataire de l’Elysée : analyse de millions, voire de milliards, d’informations dans un seul but : n’oublier personne et parler à chacun, à la fois, "en même temps" collectivement et individuellement - ethnies, milieux socio-professionnels, les jeunes, les vieux, les moins jeunes, les villes, les campagnes, les gagnants, les perdants, les hommes, les femmes - dans un fourre-tout  et un attrape-tout qui se voudraient reconciliateurs : plus d'amour de la patrie, drapeaux bleu-blanc-rouge au vent et "en même temps" plus d’internationalisme ; plus de liberté mais plus d’interdiction de chômer au-delà de deux propositions d’emploi ; plus de concertation mais plus d'ordonnances ; plus de protection mais plus d'Europe fédérale ; plus de campagne où il ferait bon vivre mais plus de villes high-tech…

    Plus, plus, plus ! Plus de tout et de son contraire...

    On nous affirme que ceux qui n’ont besoin de rien aux côtés de ceux qui ont besoin de plus encore ainsi que ceux qui ont besoin de tout devraient s’y retrouver tous… tous dans leurs rêves à tous !

                       Jeunisme - ce culte mercantile de la jeunesse ; électorat de cadres diplômés des meilleures écoles ; retraités ; étudiants du supérieur - écoles de commerce principalement - et autres stagiaires sur-diplômés condamnés depuis 10 ans à la précarité… Macron reste le président le plus mal élu de la 5è République. En effet, on peut situer à 25% des inscrits l’adhésion que sa personnalité et son programme recueillent car Macron c’est un mixte, un candidat de synthèse ; candidat hors-sol ; candidat hybride à canaux multiples aussi... Macron, c’est tour à tour et à la fois : Tramp, Sarkozy, Hollande, Valls, Attali, Minc et Mitterrand. C’est selon ; selon la cible politique à abattre et la cible électorale à caresser dans le sens du poil et du vent.

     

    macron emmanuel présidentielle 2017

                        Acteur conscient du système, à chaque prise de parole, Macron n’a de cesse de dire à ses commanditaires : « Je sers vos intérêts ; à vous de m’offrir un destin qui défie tous les pronostics ainsi que mes propres ambitions ».

                         Grand bien lui fasse ! Même si, à force de faire le vide autour de soi - division, éclatement, dissolution - sous prétexte de rafler la mise politique, toute la mise, on finit à terme dans un désert à la fois affectif et conceptuel jusqu’à la tempête de sable et la nuit glaciale qui viendront tout recouvrir et tout balayer en l'espace d'un quinquennat, et sans doute, bien avant. D'autant plus qu'il se pourrait bien que le CV de l'intéressé ne lui soit d'aucun secours quant à une telle prise de conscience.

                        Qui alors saura alerter à temps ce président qui n'a de "nouveau" que le désir inopportun et anachronique d'un re-nouveau monarchique ?

     

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    Pour prolonger, cliquez : Présidentielle et Législatives 2017 avec Serge ULESKI

     

     
    Notons un oubli de la part de nos analystes : l’augmentation du corps électoral ; l’augmentation des inscrits. Ce qui explique l’augmentation du score de MLP en nombre de voix. Quant aux commentaires à propos de MLP et de ses chances d’être élue un jour... 
    No comment.

    La bêtise touche aussi l'intelligence, faut croire.

     

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  • A soumise, soumis et demi : Pujadas remercié, Anne-Sophie Lapix de Publicis récompensée

    pujadas ombre de l'information, journaux de 20h ombre de l'information

                                          Pujadas : une ombre dans le monde de l'information

     

                    Après 15 ans de bons et loyaux services chez France 2, 15 années à la tête d'un JT de 20H qui ne fit jamais aucune vague, un JT d'une tenue impeccable, David Pujadas, 52 ans, a été remercié aujourd'hui par Delphine Ernotte et Michel Field :"Cette décision n'est pas la mienne. Elle ne m'a pas été expliquée", a-t-il confié.

    Notons que cette éviction intervient alors qu'Emmanuel Macron vient d'être élu et que l'État est en effet l'actionnaire de France Télévisions.

    D'aucuns, ironiques et taquins, feignent de s'interroger : Pujadas était-il trop indépendant ? Trop à gauche Pujadas ? Courageux et téméraire, le 20H de Pujadas avait-il la réputation à la longue fâcheuse car dommageable, de servir la vérité, rien que la vérité, toute la vérité des faits ?
     
    Allons bon !
     

    lapix journal de 20h, jt de 20h france 2 lapix

     
                    A soumise, soumis et demi... Pujadas remercié, c'est Anne-Sophie Lapix, épouse du patron de Publicis*Arthur Sadoun, qui le remplacera, animatrice-hôtesse de  "C à vous" sur la 5, un talk-show flagorneur comme jamais à l'endroit de tous les participants (seul Nagui sur France Inter, la radio du ricanement perpétuel, peut rivaliser).
     
                  Après le steward de l'information qu'était Pujadas, voici une hôtesse d'accueil à la tête du JT de 20H car... quitte à être soumis, Pujadas aurait dû savoir que l'on trouve toujours plus soumis que soi et à des prix sans aucun doute bien inférieurs ; c'est autant d'économies réalisées. D'une pierre deux coups, avec cette nomination, France Télévisions fait une économie que l'on peut évaluer entre 20 et 30% si l'on en croit les disparités salariales entre les hommes et les femmes tout en nommant une Anne-Sophie Lapix qui, éternellement reconnaissante, saura, rendre la pareille en acquittant sa dette.
     
    Cela nous promet une belle descente aux enfers d'une information digne de ce nom : l'enfer, entre autres, du mensonge par omission et du mensonge tout court.
     
     
     
    * L'un des trois principaux groupes de communication au monde par le chiffre d'affaires, présent dans une centaine de pays sur les cinq continents et compte environ 60 000 collaborateurs.

     

     
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  • Conflit syrien : rappels des faits - conflit énergétique et politique

       

                 

     

                    Intérêt gazier, conflit gazier puis guerre civile syrienne puis conflit régional puis "mondial - Russie contre USA"...

    Quand Bachar-Al-Assad commet l'erreur de choisir l'Iran, l'Irak et la Russie pour l'acheminement du gaz du golfe Persique (gaz irano-qatari) au détriment du Qatar, de la Turquie et des USA (avec en soutien Israël et l'Europe), choix funeste... Bachar-al-Assad signe là son arrêt de mort et le début de la déstabilisation de la Syrie puis sa quasi-destruction, après l'Afghanistan, l'Irak et la Libye.

                  Piège tendu... la nature du régime syrien fera le reste : elle rangera Bachar-al-Assad dans le camp des méchants dont il n'y aurait rien à sauver : "Bachar-al-Assad ne mérite pas de vivre" - dixit Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères.

     

    conflit syrien conflit gazier conflit énergétique

     

    Pour prolonger, cliquez : Les intellectuels syriens réfugiés et le régime syrien

     

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  • Intouchables : pourquoi fallait-il un noir en face de ce blanc tétraplégique ?

     

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                       Une vraie dynamique, quelques idées de cinéma, d’aucuns parleront de « bon boulot » à propos du film « Intouchables ».

    Si les réalisateurs ont su le plus souvent éviter les pièges tendus par un scénario à haut risque - ceux, entre autres, du pathos, des larmes et des stéréotypes raciaux et de classes -, contrairement à ce qui a pu être écrit ici et là, pas de bien-pensance dans ce film pour la simple raison qu’on n’y trouvera aucune pensée, et c’est déjà ça de gagner ou de sauver s’empressera-t-on d’ajouter car, le travail passé des scénaristes-réalisateurs est là pour l’attester : si par malheur ces derniers avaient souhaité y prétendre… c’est bien avec une catastrophe qu’on aurait eu rendez-vous.

    Dans « Intouchables » sans doute pourra-t-on y voir en toute bonne foi, outre le souci de se remplir les poches, le désir sincère de raconter avec honnêteté une histoire… vraie de surcroît.

    Conte de fée sans morale donc (référence au fait qu’il n’y a pas de pensée) on pourra quand même regretter que les réalisateurs Toledano et Nakache aient pour les blacks de la banlieue (1) qu’un seul projet : qu’ils torchent, lavent et essuient le cul des blancs…

    Parce que ça, c’est quand même pas très nouveau !

    Sans oublier l’incontournable : « Touche pas à la femme blanche ! » - même sous le prétexte qu’elle puisse être lesbienne.

    Aux Etats-Unis, le film sera jugé "raciste et choquant.

     

    ***

                 Certes, pour l’adaptation au cinéma de La case de l'oncle Tom, les volontaires n’ont jamais manqué à l’appel, et Omar Sy (2) semble fin prêt pour une nouvelle adaptation du roman de l'écrivain américaine Harriet Beecher Stowe dont les premières feuilles ont été publiées en 1852…

    Mais qu’en 2011 un acteur prête son concours à un tel projet, c’est déjà en soi une belle déception car enfin… difficile de ne pas se poser la question suivante : pourquoi fallait-il un noir corvéable à merci ( un noir torche-cul)  en face de ce blanc tétraplégique et millionnaire ?

    _________________

    1 - banlieue dont on ne sait pas quoi faire et que l’on commence à peine à savoir filmer… semble-t-il !

    2 - Canal+ oblige : génération grandes gueules et petites têtes.

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  • Licra, Crif, élections législatives : Macron, Ferrand et son mouvement "En marche" déjà soumis

    macron crif licra élection législatives

     

     

    Le Parisien : ICI

     

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                          Cela fait des années que nous sommes nombreux à dénoncer les faits suivants :

    - En France, il n'y a pas de carrière politique, médiatique et artistique pour quiconque critique la politique étrangère de l'Etat d'Israël et le sort qui est fait - sort injuste et cruel - au Peuple palestinien et à leur aspiration pour la liberté et l'auto-détermination.

    - Le CRIF et la LICRA sont bel et bien des officines israéliennes. 

    - Non content d'être le candidat de la Commission européenne, du CAC40, de la Banque et des médias dominants, Macron confirme le fait qu'il est aussi le candidat de tous ceux pour lesquels, par conviction ou par opportunisme afin de pouvoir se maintenir en politique ou dans les médias, le soleil se lève et se couche avec l'Etat israélien. Aussi...

     

                          CQFD : ce retrait de deux candidats investis par le mouvement de Macron aux législatives à la demande de la LICRA et du CRIF vient à nouveau confirmer la justesse de cette dénonciation qui est la nôtre et qui n'a pas cessé d'être, à nos yeux, une exigence d'ordre moral et politique. 

     

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    Pour prolonger, cliquez : La France et le sionisme - domination et chantage

     

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  • L'entreprise, autre lieu d'enfermement

     

                       Ces dernières années, son entreprise est devenue un désert relationnel. Les amitiés sont difficiles, voire impossibles, à entretenir depuis que les carrières se déploient sur des centaines de kilomètres. Et quand ces déploiements- redéploiements se piquent d’international, c’est en milliers de kilomètres que les chances de retrouvailles devront être évaluées.

    Les incessantes nouvelles nominations pour les uns et la mise au placard pour les autres, ne font qu’aggraver cette tendance. En cas de promotion, la rupture avec les collègues qu’on a longtemps côtoyés et avec lesquels on a mille fois déjeuné, est d’usage ; inévitable et fortement encouragée, cette prise de distance pour quiconque accède à un nouveau poste. Cette cassure est la preuve que l’on a revêtu les habits de sa nouvelle fonction. Il nous faut maintenant nous appuyer sur ceux qui nous ont nommés si l’on souhaite ne jamais déchoir. C’est là une dette que l’on paie pour la promotion qui nous est accordée.

    Et si rétrogradation il y a, cet éloignement sera tout autant pratiqué par la victime vis à vis de ses anciens subordonnés car, l’embarras n’épargnera personne.

                    Depuis la mise en place des nouveaux outils de gestion prévisionnelle qui touche tout le personnel, impuissante, elle n’a pas manqué de remarquer un changement dans les rapports ; changements tantôt imperceptibles ou bien, criants, pour elle, plus que pour quiconque. Des hommes, des femmes qu’elle côtoie depuis dix ans et plus. Pour certains d’entre eux, elle a assisté à leur mariage, aux baptêmes et aux communions de leurs enfants ; elle les invitait à dîner. Elle ne les invitera plus car elle ne se sent plus autorisée à le faire. Quant à eux, ils ne se sentent plus dignes d’une telle attention ; et puis, la confiance n’est plus là depuis que le sort des uns est à tout moment capable de basculer indépendamment du sort de tous les autres.

    Il y a des regards qui ne trompent pas : méfiance, quand on les croise ces regards ou bien, malaise ; le sentiment d’être en trop, de ne plus être à sa place, d’être en sursis. Voilà un mois, une semaine, ces hommes, ces femmes étaient encore capables de lui adresser un regard franc et droit : un regard sans ombre. Aujourd’hui, dans les couloirs, elle baisse la tête pour éviter de les saluer. Quant à leur expliquer quoi que ce soit, on réalise très vite l’indigence des mots, de tous les mots. En cas de licenciement ou de rétrogradation d’un collègue, dans le meilleur des cas, cette nouvelle réalité donnera lieu à des commentaires indulgents  : « C’est pas de sa faute. Elle ne pouvait pas s’y opposer. Elle n’avait pas le choix. » Et dans le pire…

    Ce qui est insupportable est précisément ce que l’on supporte : ce que l’on nous demandera d’endurer. Et c’est alors que l’on pèse et que l’on mise de tout son désir sur la fin de la semaine ; on ne vit plus que pour l’encoche jusqu’au repos du week-end, tel un prisonnier dans l’attente d’une libération intermittente – plus souvent dedans que dehors –, et dont la voix ne sait plus comment se taire, comment crier face aux nouveaux ventriloques et leurs discours indigestes et sournois sur l’évaluation, l’ajustement et la régulation ; et leurs injonctions : se soumettre ou bien, aller voir ailleurs si ça se fait de contester le droit d’une entreprise d’optimiser ses chances de succès pour son seul profit.

     

    ***

     

                  Et si l’entreprise inquisitoriale et corruptrice de nos âmes n’épargnait aucun lieu ?

    Villes, quartiers, immeubles… d’aucuns penseront qu’elle a tout absorbé cette entreprise insinuante et puis, qu’elle décide de tout aussi. Dans ces conditions, qui s’étonnera qu’on ne veuille plus, une fois rentré chez soi, ouvrir sa porte à qui que ce soit, après une journée, une de plus, jour après jour, qui s’est écoulée dans un environnement sans honneur, sans courage et sans loyauté, terrés chez soi, refermés sur nous-mêmes, comme cette porte qu’on prendra soin de verrouiller à double tour contre toute raison, en l’absence de toute menace objective ; et les lieux les mieux protégés n’y échappent pas, faisant là preuve d’une prudence exagérée ; précautions sans objet qui ressemble fort à un interdit et qui dans la forme prendra les allures d’un avertissement formulé à l’endroit de quiconque souhaiterait à nouveau nous solliciter : « Qui que vous soyez, inutile de frapper, on ne vous répondra pas ».

    Après l’enfermement dans une logique propre au monde de l’entreprise qui vous emploie, c’est un autre enfermement qui nous est induit, et ce dernier prend racine dans notre réaction contre le premier.

    « Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ! » Telle est la seule considération qui vaille et à laquelle on se raccrochera comme le naufragé à une épave, depuis que toute sollicitation du monde extérieur est vécue comme un danger : celui d’en sortir dans le meilleur des cas, perdant et dans le pire : saccagé.

    Elle ne fera pas exception. Elle aussi a renoncé. Sa porte, elle ne l’ouvre plus. Une fois rentrée, elle n’a qu’un souhait : ne plus exister pour qui que ce soit sinon pour elle-même, comme abstraite mais, en ce qui la concerne, sans pouvoir donner à ce désir d’isolement, un sens et y trouver une direction et une voie, aussi étroite soit-elle.

                   Enfermement après enfermement, c’est donc bien tout un monde in-sortable qu'est devenu l'entreprise, cet autre lieu d'enfermement.

    _________________

     

    Extrait du titre  : "La consolation"

    A propos de l'ouvrage... cliquez La consolation

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