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Serge ULESKI - art, essais, écriture et littérature - Page 3

  • Angle mort

     

                 La ballade de Matthieu... don Quichotte à ses heures

     

     

               « Votre plus grand crime, c'est d'avoir abusé des mots, de tous les mots, en les mystifiant : en d'autres termes, vous nous avez fait prendre des vessies pour des lanternes ; et là où l'on croyait pouvoir trouver la lumière, nous n'avons trouvé que l'obscurité des ténèbres. Vous nous avez parlé de droits naturels, inaliénables et sacrés. Vous nous avez dit que nous étions tous égaux en droits, alors que nous ne le sommes... qu'une fois morts et enterrés. Vous nous avez dit que nous étions tous libres mais vous vous êtes bien gardés de réunir les conditions nécessaires à la jouissance de cette liberté puisque vous nous avez concocté un monde dans lequel... sans argent, point de salut et point de liberté, si par liberté, on entend la liberté de faire des choix qui nous permettent de vivre... debout et dignes. Vous nous avez déclaré la main sur le cœur, jurant à qui voulait bien vous entendre, que nul ne doit être inquiété pour ses opinions pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public. Mais alors, dites-nous comment fait-on pour ne pas vous déranger si nos opinions ont pour objet de dénoncer votre ordre qui n'a de public que le cercle restreint d'une caste qui détient tous les monopoles : ceux du pouvoir, des médias et de l‘argent ? Est-ce là une reconnaissance du droit de prêche dans le désert ? Vous nous avez dit que nul ne peut être contraint à faire ce que la loi n'ordonne pas ; par conséquent, dites-moi pourquoi tant de gens sont contraints par une loi qui n'existe pas, de vivre comme des chiens alors que les animaux domestiques des beaux quartiers sont mieux traités ? Vous nous avez dit : "Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît" mais vous vous êtes bien gardés de préciser : sauf si vous avez des petits copains haut placés pour vous couvrir de la tête aux pieds. Vous nous avez affirmé que nous avions tous droit à un travail alors qu'il s'agissait de nous payer trois fois rien ou de nous laisser crever de froid et de faim avec pour seul secours, une couverture et une boisson chaude. Vous nous avez affirmé que nous avions tous droit à l'instruction gratuite et obligatoire alors que ce sont toujours les mêmes qui réussissent et toujours les mêmes qui échouent et qu'on oriente vers des filières sans avenir. Vous nous avez dit que toute personne est également admissible à toutes places et emplois selon leur capacité sans autre distinction que celle de leurs talents alors que vos seuls critères de recrutement sont la corruption et l'exclusion pour délit de "sale gueule" ou bien, pour n'être le fils ou la fille de personne. Vous nous avez dit que la propriété était un droit inviolable et sacré et nul ne peut en être privé mais vous avez soigneusement omis de préciser : à condition d'en avoir une... de propriété ou plus simplement, un toit au dessus sa tête et un logement qui ne soit pas un trou à rats. Vous nous avez parlé d'équité pour ne plus avoir à nous entendre parler de justice et d'égalité devant la loi et le droit. Vous nous avez parlé de démocratie alors qu'il s'agissait de voter ou de fermer sa gueule. Vous nous avez parlé de consensus pour mieux baisser les bras devant les puissants. Vous nous avez parlé d'information alors qu'il s'agissait de diversions et de manipulations. Vous nous avez dit que ce n'était pas une question de courage, alors que vous étiez des lâches. Vous nous avez dit qu'il n'y avait pas d'alternative alors que vous étiez juge et partie, ou tout bonnement incompétents. Vous nous avez demandé d'être raisonnables dans nos revendications, alors que vos avions s'envolaient les soutes pleines de billets de banque vers des paradis fiscaux qui n'ont rien d'artificiels, ceux-là ! Vous nous avez parlé de modernité et de déréglementation alors qu'il s'agissait d'instaurer la loi de la jungle. Vous nous avez parlé de contre-pouvoirs avant de verrouiller toute contestation en installant à la tête de ces contre-pouvoirs fictifs, vos laqués dévoués, en attendant la prochaine promotion qui fera d‘eux des chefs patentés. Vous nous avez fait mille promesses mais vous vous êtes bien gardés de préciser que cette déclaration universellement solennelle reste valide aussi longtemps qu'elle ne remet pas en cause votre loi d'airain qui a pour seul modèle : la connivence, la collusion, la cooptation, le trafic d'influence, la concussion, l'abus de confiance et les bombes. Car, votre monde à vous, ce n'est pas un monde... mais un haras dont vous êtes les étalons ; et vous seuls êtes autorisés à reproduire inlassablement les mêmes schémas constructeurs d'un avenir dont ce sont toujours les mêmes qui sont exclus. Vous voulez qu'on vous dise ? Eh bien, vous nous en avez trop dit. Et nous, pour votre malheur, on a tout retenu. Pour une fois, on a été studieux. Oui ! On y a cru à tous vos contes de fées. On y a cru au Père Noël. Et c'est trop tard maintenant : ce qui a été dit, brocardé, affiché sur les frontons, ne peut plus être effacé. Alors, basta ! A la trappe maudite race : celle du scandale et du déshonneur car, ce soir c'est le Grand Soir : ce soir, nous vous révélons à vous-mêmes tels que vous êtes mais... sans tambour ni trompette. Étant donné les circonstances, on a souhaité faire dans la sobriété et dans la discrétion. Et puis, c'est pas la peine de lever la tête et de scruter le plafond. Les anges sont là devant vous : c'est nous. Oui ! Nous qui avons vaincu tout le mal qui est en vous. Pour vous, ce soir, nous ressuscitons et c'est le Ciel qui vous ouvre ses portes. Vous revenez de loin ! Sans nous, c'était l'enfer qui vous attendait ; l'enfer avec son torrent de boue. Car ce soir nous sommes venus vers vous pour vous demander de mourir avec nous. C'est le seul acte et le seul geste d'amour à votre portée : mourir avec nous pour nous, tout comme nous qui allons mourir avec vous. Puissiez-vous mourir dégoûtés de vous-mêmes tout comme nous qui mourons ce soir... dégoûtés de vous. »

     

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    * L'angle mort est la zone inaccessible au champ de vision sans rotation de la tête.

     

                Extrait du titre : « Des apôtres, des anges et des démons »

    Pour prolonger... cliquez Des apôtres...

     

    Sculpture de Jacques Legrand.

     

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  • Indépendance : le peuple catalan reprend son destin en main

    indépendance de la catalogne

    l'indépendance de la catalogne,carles puigdemont la catalogne sera un état indépendante

     

                      ... et cette reprise en main fait de ce peuple catalan un grand, très grand Peuple... car, c'est dans la rupture, c'est dans le courage du choix de la rupture que l'être humain retrouve sa dignité : dire "Non" aujourd'hui à tout ce qui nous est imposé, c'est dire "oui", un "Oui" massif à la vie et à la liberté.


    Que les Catalans puissent en faire le meilleur des usages

     

     

                                                                       _________________

     

                     L'Europe et la démocratie : cette Europe-là n'a de cesse de nous rappeler jusqu'où ne pas aller trop loin ; c'est-à-dire... jusqu'où faire valoir ses droits dans le cadre de constitutions nationales et européenne dites démocratiques...


    Contrôle de la Commission des budgets des Etats-membres ; Commission à la tête de laquelle on trouvera un ex-premier ministre luxembourgeois qui a sciemment organisé l'exonération fiscale de multinationales les plus rentables...


    Sanctions, menaces : répression, arrestation, emprisonnement des leaders indépendantistes catalans , des Catalans interdits de référendum...


    l'Europe persiste et signe donc : elle confirme toutes nos craintes car, il y a trente ans, si on se serait sans doute opposés à ce désir d'indépendance des Catalans.... au nom de la solidarité économique des régions et des Etats européens entre eux... aujourd'hui, quand on a compris qu'elle était la nature du projet européen et les intérêts que l'Europe protège avec la complicité du Parlement de Strasbourg et des exécutifs des Etats membres... on ne peut que soutenir ce désir de se libérer d'une Espagne totalement à la merci (tout comme la France...) d'une Commission européenne garante du bon déroulement d'un projet mondialiste sans justice, sans courage ni honneur ; un projet porté tantôt par des cyniques cyniques et veules, au mépris consommé, des opportunistes aux salaires mirobolants et des lobbies de multinationales sans vergogne ; une Europe d'irresponsables incapables de voir plus loin que le plan de carrière promis à tous ceux qui servent sans état d'âme car tous ont compris que seuls ceux qui savent aujourd'hui obéir, commanderont demain.

     

                  Pour toutes ces raisons, on ne peut que soutenir cet élan, ce désir d'indépendance de Catalans prisonniers d'une Espagne rongée par la corruption de ses élites politiques et économiques, une Espagne aux ordres d'une Commission dictatoriale ; désir libératoire cette mobilisation  : on ne subit plus ; on reprend les rênes de la conduite de son avenir.

    Reste à espérer que tous sont prêts au sacrifice car l’Europe de l’Allemagne, l’Europe de la Commission et l’Europe d’une France paillasson ne peuvent en aucun cas laisser une telle expérience indépendantiste réussir car cette réussite créerait un précédent qui signerait très certainement la fin d’un projet dit européen profondément anti-Européens dans les faits et dont il n’y a plus rien à sauver depuis Maastricht ; ils leur feront la guerre, pour sûr ! Guerre politique et économique.

              Le retrait de la Grande Bretagne et la "sécession" de la Catalogne affaiblissent ce projet européen  qui n'est qu'un vaste abus de pouvoir qu'il nous faut sans repos combattre.

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  • FIAC 2017 : quand l'anecdote côtoie l'insolite anecdotique

    fiac 2017

     

                            Fiac 2017 ....ou quand l'insolite anecdotique côtoie l'anecdote ! Car pour les acteurs et autres animateurs de l'art contemporain... "avant" il n'y avait rien ; "après" pas davantage ; quant au " pendant" ..... on retrouve à nouveau cet "avant "absent" et cet "après" plus que hypothétique.

    Regardez-moi... moi ! Telle est l'injonction de ce contemporain fossoyeur de l'Art moderne qui usurpe l'Art tout court. Et c'est alors que... privé d'œuvre digne de ce nom, l'artiste se place au centre de cette immense absence - immense vide - dans l'espoir de le combler ; mais plus il se montre, plus le vide crève les yeux de notre conscience. Nous finirons donc tous aveugles et sourds car l'art contemporain est une vraie machine à dé-cultiver la culture, c'est à dire l'Histoire.


                             

     

     

    Pour prolonger, cliquez : comment en finir avec l'art contemporain

     

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  • La grande gueule ouverte de l'Enfer

     

     

                  "... car, le jour où toute l’horreur de notre monde vous éclate à la gueule, loin des chiffres abscons de leurs statistiques abstraites et absurdes en valeurs absolues.... absolument merdiques... et de leurs reportages montés à la hâte et à la queue leu-leu basse et rachitique... le jour où... toute l’horreur... dans toute son horreur... de notre monde à tous, vous éclate à la gueule après vous avoir sauté à la gorge, ce jour-là... vous souhaitez mourir ! Oui Monsieur ! Vous souhaitez mourir ! Ou bien alors c’est que vous n’êtes pas humain ! Non ! Pas humain. Car je ne peux pas croire que l’on puisse être épargné par cette fatalité et cette nécessité de vouloir mourir face à l’horreur de notre monde à tous dans toute son horreur ! Non, je ne veux pas croire un seul instant que nous y passions tous et qu’ils y soient tous passés... à la trappe, dépecés, déchirés et hurlant de douleur et... que toute l’horreur de toute l’injustice de notre monde à tous, puisse sagement et éternellement glisser sur cette humanité imperturbable... glisser sur elle, cette horreur, comme l’eau quand elle rencontre et contourne un obstacle parce que rien ne l’arrête cette vague déferlante, ce déluge, ce raz-de-marée...

     

     

                     La suite : cliquez S.U- l'Enfer v blog pdf.pdf

    (Ne pas refermer le PDF après lecture : faire "page précédente")

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    Extrait du titre "Confessions d'un ventriloque"

    A propos de l'ouvrage... cliquez Confessions

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  • Danièle Darrieux - Jean Rochefort : leur dernier rôle...

    Danielle darrieux

     

                            Danielle Darrieux est décédée mardi 17 octobre 2017, à l'âge de 100 ans.

     

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                            Un jeu d'une virtuosité inégalée, un physique d'exception, (synthèse féminine d'un Jean Piat pour le physique et le jeu, et d'un Gabin pour la longévité) Danielle Darrieux était née pour jouer et pour se jouer de tous ; son regard à l’écran – regard posé sur ses partenaires - était d'une justesse d'une intelligence précieuse car rare. Il faut bien dire toutefois qu'elle aura eu la chance "d'entrer dans la carrière cinématographique" en plein âge d'or du cinéma populaire français : celui des années trente, quarante et cinquante - nos  meilleurs dialoguistes, scénaristes et réalisateurs s'y sont tous donné rendez-vous.

    Nées trente ans plus tôt, d'autres actrices auraient pu sans doute connaître la même carrière (Jeanne Moreau et Annie Girardot) mais la nouvelle vague, l'arrivée d'un Louis de Funès - personnage de cinéma cynique, espiègle, arriviste et égocentrique - et plus tard, la concurrence internationale émergente dans lesquelles le cinéma français sera englouti, n'offriront jamais plus les mêmes opportunités de rôles et de films qui font aujourd'hui partie du patrimoine mondial ; et c'est alors que la qualité et l'excellence quitteront le cinéma populaire pour se réfugier dans les salles d'art et d'essais.

                           

     ___________________

     

    jean rochefort

                                  Le comédien, Jean Rochefort,  est mort à 87 ans dans la nuit de dimanche à lundi 9 octobre 2017.
     
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                            Un des derniers acteurs à la diction parfaite. Il est vrai qu'il fait partie d'une génération qui a pris le temps, et auquelle on a aussi permis de prendre le temps,  d'apprendre à marcher avant de vouloir courir ; pour ne rien dire de ceux qui ne pensent qu'à piquer un sprint.

     

    Il suffit de comparer la prestation de l'acteur (l'articulation de son texte, sa mise en bouche : clarté, aisance, naturel, appropriation, intériorisation, rythme et variations...) dans "Ridicule" de Patrice Leconte (succès commercial d'un film très moyen finalement) à celle de ses deux partenaires -  sa fille et son futur gendre dans le film : Godrèche et Berling -, 20 ou 30 ans de plus chez l'une comme chez l'autre n'y changeront rien. Hélas.

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Cinéma, de salle en salle...

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  • Là où il y a de la gêne, pas d’information !

    Billet de blog publié en mai 2016

     

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                   Qui nous parlera de cette génération de femmes-journalistes-politiques pour lesquelles… le lit et l’oreiller auront été le nouvel horizon indépassable d’un métier porteur d’un concept novateur : la journaliste-fonceuse et racoleuse impénitente, en jupe courte et bas résille…

    Avec pour conséquence depuis quarante ans, le fait que l’on ne compte plus les hommes politiques qui ont (et ont eu) pour maîtresse(s) des journalistes ainsi capables d'une complaisance indécente (autre conséquence) à l'égard de l'objet même de leur étude et de leur vigilance, à savoir… la classe politique - combien de biographies politiques écrites en collaboration très étroite avec les intéressés ?

    Et ce... bien que les femmes chefs de file de cette génération se soient bien gardées de préciser à leurs nouvelles recrues, qu’une fois la quarantaine passée - stress, pression, planning et horaires infernaux… les femmes journalistes vieillissant plus vite que les autres (le corps se rebelle parfois bien avant les consciences) -, les journaux qui les emploient auront tôt fait de leur proposer comme dernier horizon, après une carrière courte mais mouvementée : le service « société et faits-divers » de leur rédaction.

    En effet... les plus mignonnes et les plus sexy au service (de la) politique ! Les autres…

     

                   Aussi, faut-il vraiment s’étonner que toute une génération d’hommes politiques se soit crue autorisée à se servir au passage, les pères transmettant ce droit à leurs fils… même si aujourd’hui, il semblerait que les filles et femmes journalistes aient commencé de se rebeller contre leurs mères (maquerelles ?) ; elles n’accepteraient plus aussi facilement que leur métier ait pour principal lieu d’exercice : les chambres d’hôtel (luxueuses ou pas).

    Qui s’en plaindra ?

    politique,actualité,justice,journalistes,médias,journauxSûrement pas celles qui, la mort dans l’âme, ont dû se plier à cet impératif catégorique aussi complaisant que détestable, imposé le plus souvent par des femmes à d’autres femmes ; sans oublier celles qui, menacées d’être jetées en pâture, ont quitté le métier de journaliste avant même que son étreinte-étau ne les emporte dans sa tanière de fauve jamais rassasié, pour mieux les broyer avant de les dépecer à l’abri des regards indiscrets mais… pas de la rumeur, ni des promotions scandaleuses parce que... injustifiées (ne reposant ni sur le talent ni sur le travail fourni) ou bien, des reconversions juteuses, loin de toute éthique ; et parfois même, d’unions aux conflits d’intérêts tout aussi évidents mais réfutés bec et ongles par les intéressés - faut croire que la déontologie a ceci en commun avec la morale : elle ne s’applique qu’aux autres.

    Quant aux femmes journalistes qui, au fil de l’actualité de l’affaire DSK et de ses débats sans nombre, s’étonnent encore des révélations de harcèlement, de droit de cuissage et autres abus d’autorité dans leur profession et chez le politique : au mieux, a-t-on affaire à des femmes très chanceuses… jusqu’à l’amnésie, au pire… à des femmes complices et bourreaux de leurs congénères : « Comment ça, non ?! Pourtant, je connais nombre de vos consœurs qui disent toujours oui ! Parfois… avant même qu’on ait eu le temps de leur proposer quoi que ce soit !» - s'étonne alors le harceleur.

     

    ***

     

                   Assurément, l’affaire DSK d'hier, celles de Baupin et de Sapin d'aujourd'hui, auront ouvert une porte jusqu’à présent verrouillée à double-tour : la condition des femmes dans le journalisme et la politique ; condition qui en rejoint bien d’autres dans d’autres métiers – et pas des moindres (architecture, santé, culture...)

    Mais alors… que toutes témoignent !

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  • Emmanuel Todd face au camelot de l'Europe : Dany le daltonien

               Sur le service public, « L'Emission politique » de la rentrée : France 2 avec Léa Salamé  hôtesse d'accueil. Etaient présents sur le plateau face et contre Emmanuel Todd venu présenter ou tenter de présenter,  son dernier ouvrage "Où en sommes-nous - une esquisse de l'histoire humaine" les suivants :

    Frédéric Mitterrand neveu du président du même nom : un temps producteur-animateur de télé, ministre de la culture sous Sarkozy, auteur...  il s'est longtemps vanté de "se faire bouffer le cul" par des petits garçons thaïlandais contre monnaie sonnante et trébuchante dans son ouvrage autobiographique  "Mauvaise vie". Si après la publication de cet ouvrage France Inter se fera un plaisir de l'accueillir sur son antenne, l'auteur la mettra en veilleuse tout en assumant néanmoins son passé, son présent - et son avenir aussi ? - en ses termes  :"La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner."

    No comment.

    Si... un : on fait ses saloperies loin de chez soi d'autant plus qu'il faut croire qu'il n'y a pas de tribunaux en Thaïlande.

     

    Etait aussi présent ce soir-là sur France 2, Daniel Cohn-Bendit, le camelot de l'Europe qu'on surnommera aujourd'hui non pas "Dany le rouge" mais bien plutôt "Dany le daltonien" ; éternel redoublant de première année de FAC depuis quarante ans et plus, occupé principalement à queuter les nouvelles arrivantes, étudiantes toutes pimpantes, novices et autres ingénues de l'écologie et du baratin politique... lui aussi, à une époque, s'est vanté, sans gêne : son vice, son truc, comment dire... sa lubie à lui...consistait à inviter des petites filles de 6  ans à le déshabiller, et d'en éprouver un plaisir indéfinissable ; sa confession sans vergogne chez Pivot, aujourd'hui encore, on laisse plus d'un et plus d'une sur le cul ; rien de surprenant à cela, puisqu'il en était question.
     
    Frédéric Mitterrand et Cohn-Bendit donc, tous deux unis pour défendre la construction européenne de ces trente dernières années face à Emmanuel Todd... tout se tient ; nul doute ; une Europe dégueulasse a pour porte-parole deux individus au même attribut.

    Après ce duo sans gêne ni honte : Léa Salamé, une gourde hôtesse d'accueil qui confond show-business et le journalisme ; la Anne Sinclair des années 2000, passeuse de plats, avenante et carriériste pour le temps qu'il lui sera donné d'intéresser encore un ou deux producteurs, les années passant réduisant ses capacités à continuer de plaire ; une Salamé larbin-esclave de l'audimat comme tant d'autres car,  à la première manifestation d'une baisse de l'audience, c'est la porte ; tet ous le savent ; d'où leur propension à redoubler d'efforts jusqu'à l'excès parfois et souvent, pour attirer le chaland et le garder à l'antenne : politique, show-business, journalisme et People... arrive alors la question fatidique adressée à un ex-premier ministre : "Est-ce que sucer c'est tromper ?".

     

                    Pour soutenir le trio Salamé, Cohn-Bendit, Frédéric Mitterrand, la clique du service politique de France Télévisions a été mobilisée, assise sur des tabourets de bar, attendant son heure, tous ligués contre Todd car ces trois-là (ils étaient trois - autre trio !), piliers des médias, savent qu'il n'y a pas d'avenir professionnel pour quiconque remet en cause la construction européenne ; trio en service commandé, toujours ! Spécialiste des procès d'intention à l'endroit de tous ceux qui seraient tentés de contester la doxa non pas tant européenne que mondialiste ; condition pour continuer de toucher leur chèque en fin de mois ; notre chèque à nous contribuables.

    Et puis parce que le show-business n'est jamais vraiment bien loin, et qu'il a toujours raison et qu'en France tout se termine en chanson, d'aucuns iront jusqu'à regretter l'absence d'un Florent Pagny et de ses idées sur la fiscalité portugaise, et les joies de la libre circulation des hommes et des capitaux dans cette Europe tellement enviable et serviable.

                 Que Cohn-Bendit, le camelot de la construction européenne qui a fini chez Macron, puisse encore chercher à contredire Emmanuel Todd en dit long sur l'irresponsabilité et la complaisance inouïes - un sentiment d'impunité d'une rare inconscience - de cet individu quand on connaît son bilan politique et social face à tout un électorat de millions de gogos, élection après élection, année après année. 

    Mais que cet individu soit à ce point sur la défensive face à Todd, explique l'insécurité dans laquelle ce désoeuvré "accro-aux-médias" irrémissible se trouve car, on a beau faire des pieds et des mains, hausser la voix... rien n'y fait : même avec le soutien de toute la classe politique de gouvernement et des médias franco-allemands, difficile de cacher que l'on est maintenant tout nu, sans argument, sans projet, sans capacité d'analyse critique aucune : vide et vidée comme une coquille vide.

     

                 Finalement, parce que... pourquoi faire les choses à moitié... - à grotesque, grotesque et demi ! - il ne manquait plus comme invité qu'un Jacques Delors ( l'escroc honnête d'une Europe de l'abondance  et de la fraternité !) et l'actuel président de la Commission, L.C. Juncker (l'homme qui a organisé l'exonération fiscale d'une centaine de multinationales sur sa terre natale, le Luxembourg - autre image d'une Europe solidaire sans doute ?),  pour, à leur tour, tenir tête à Emmanuel Todd ; un Emmanuel Todd qui n'a qu'un seul défaut : être tombé amoureux de son reflet dans les médias jusqu'au cabotinage parfois.

    C'est sûr : les médias c'est plus fort que tout, plus fort que toi Emmanuel.

                 Mais alors, rendons à Todd un service : accueillons-le sur Internet ; il fera un tabac  ! Très vite il remplira tous les Zéniths de France. Et que Todd sache qu'il y a une vie publique hors du service public et des chaînes privées, avec une bien meilleure qualité d'écoute car difficile d'ignorer le fait suivant : le public de la télé n'en est pas un, du moins pas vraiment, puisque la Télé n'est-elle pas  ce qui se regarde quand on fait le choix de ne rien faire ?

    Tous, nous connaissons la réponse à la question suivante : "Qu'est-ce t'as fait hier soir ? - Rien. J'ai regardé la télé." 

     

    Allez... rideau.

     

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  • Penser l'éducation aujourd'hui avec la SCOP "Le Pavé"

     

     

     

    Le mensonge de l'ascension sociale

    30% d'ouvriers en france : 1% à l'université.

    L'école et la démocratisation des savoirs ou la démocratisation des élites ?

    Condorcet contre Lepeletier de Saint-Fargeau

    Mais alors... fallait-il empêcher les riches d'apprendre plus vite que les pauvres ?

     

    Une histoire de l'Education.

     

     

               Conférence gesticulée : un témoignage de  Franck Lepage*,  fondateurde la SCOP Le pavé,  coopérative d'éducation populaire (c'est ICI).

     

     

     

    SCOP Le Pavé - organisme de formation agréé ( oui, oui, sans rire !)

     

    INSTRUIRE POUR REVOLTER

     

     

                  "... parce qu’il nous semble essentiel et urgent de réhabiliter l’éducation populaire, à la fois comme enjeu d’éducation politique et de transformation sociale, et comme méthode d’intervention...

    ... parce qu’il y a un déficit de transmission et d’éducation... partons de témoignages, réapprenons à écouter les cultures politiques des uns et des autres, prenons conscience de l’urgence de réponses collectives...

    Parce qu’il faut du temps pour établir la confiance, s’entendre sur les mots, analyser les pratiques, repérer les contradictions, construire du sens...

    Parce que nous voulons que les « agents » (re)deviennent des « acteurs » qui ont tous une histoire qui a produit leurs représentations, qui a façonné leurs valeurs, nous proposons un travail sur les « histoires de vie », comme éléments d’éclairage des pratiques et des postures professionnelles.

    Partageons et colportons ce que chacun sait des manières de résister à la domination capitaliste en créant une encyclopédie populaire sous la forme de conférences gesticulées,  une encyclopédie critique de notre société : le site de l’Université gesticulante ici. et ici aussi les conferenciersgesticulants.com. "

                          

     

              La Culture en france  de Christiane Faure au PS-Jack Lang en passant par Malraux

     

     Une autre histoire de la culture, celle d'une "Education Populaire dont ils n'ont pas voulue !"    

     

    ***

     

    Le site de la SCOP Le Pavé : http://www.scoplepave.org/

     

    * Franck LEPAGE

    • Chargé de la culture à la fédération française des MJC
    • Chargé de recherche à l’institut National de la Jeunesse et de l’Education populaire, chargé de l’offre publique de réflexion sur l’éducation populaire auprès de la ministre de la jeunesse et des sports. (Documentation française)
    • Rédacteur du livre noir de l’animation socioculturelle. Collectif CGT USPAOC. Publication L’Harmattan
    • Expert Jeunesse auprès de l’Organisation Internationale de la Francophonie.
    • Auteur d’un ouvrage sur les politiques jeunesses dans cinq pays émergents de l’Europe centrale et orientale (Publication OIF) et d’une étude sur l’évaluation des programmes jeunesse de l’OIF en lien avec les Objectifs du millénaire pour le développement (ONU)
    • Franck Lepage a quitté la SCOP Le Pavé en Avril 2012 pour se consacrer entièrement à l’accompagnement des conférences gesticulées. Son travail reste en lien avec le Pavé et le réseau des quatre coopératives d’éducation populaire : "la grenaille".

     

    __________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Franck Lepage : les conférences

     

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  •   Edouard Philippe dans la continuité de la lutte contre ce que d’aucuns se risquent à nommer : antisémitisme

    Edouard Philippe dans la continuité de la lutte contre l’antisémitisme

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                  Le premier ministre, Edouard Philippe, et le grand rabbin de France, Haïm Korsia, à la synagogue Buffault, à Paris, le 2 octobre 2017.

     

     

                      Commentaire entendu en fin d'après-midi  à la brasserie "Au café du commerce" :

                 "Des mesures pour lutter contre l'antisémitisme ? Ah, enfin ! Il était temps, grand temps ! Parce que...  jusqu'à présent faut bien dire que rien n'avait été fait et seuls les Musulmans bénéficiaient de toute l'attention des pouvoirs publics ; bien-être, réputation, place dans la société... les médias notamment ;  pensez seulement au magnat de la presse qu'est Marmoud Drahi ; voyez Karim Zemmour, un des éditorialistes les plus écoutés dans les médias - télé, radio, presse ;  Mohamed Finkielkraut  sur France Culture et partout ailleurs  ; vraiment  ! L'islamophobie et le racisme anti-arabe n'ont qu'à bien se tenir ! Pour s'en convaincre  il suffit de se reporter à la couverture médiatique et aux commentaires on ne peut plus respectueux à leur égard plus particulièrement dans Charlo-Momo-hebdo. Ecoutez, avant l'intervention de notre Premier ministre, c'est simple : en France, si t'étais pas musulman, t'étais rien... et rien à attendre de qui et de quoi que ce soit."

                      

                     

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                     On ne le rappellera jamais assez : il est bien plus efficace de créer un environnement où le meilleur peut advenir que de donner des leçons, et d’exiger qu’on ne les oublie surtout pas.

     

                                                                                ***    

     

                  Si condamner les émeutiers avec des "C'est pas bien de brûler des voitures" n'a jamais dissuadé qui que ce soit de les brûler...   Si sermonner les gens avec des "C'est pas bien d'être raciste" n'a jamais empêché qui que ce soit de le rester (ou bien de le devenir)… pareillement, vilipender tout un chacun à coups de « C’est abjecte d’être anti-sémite ! » n’empêchera personne de s’y complaire !  Et plus encore lorsque cette dénonciation de l’antisémitisme a pour but de discréditer et de vouer à une mort sociale, un adversaire idéologique ; ou bien lorsque le discernement fait cruellement défaut ; sans oublier les cas de névrose obsessionnelle et de paranoïa aiguë ; et cet autre cas de figure (en voie de développement exponentiel dans les années à venir) : l’anti-sémitisme qui n’est qu’un anti-sionisme exacerbé parce que… criminalisé par le cynisme de ceux qui, en secret,  rêvent de faire de l’anti-sionisme un délit ; ceux-là mêmes qui n’ont qu’un souci : défendre mordicus un Etat pourtant étranger à la France et à l’Europe par ses mœurs politiques ; et notamment, l’utilisation de sa force armée ; et à ce propos, on se doit de rappeler cette politique à l’égard du Peuple palestinien : assassinats, meurtres, bombardements civils, colonisation, occupation, humiliation ; faisant peser sur quiconque tente de s’y opposer, une menace de mort certaine.

    Car, si tout est dans l'exécution, quand on ne peut plus agir, même symboliquement, pour rétablir un équilibre, redonner à la raison toute sa place, tout en tenant éloignée une émotion aveugle ou bien empreinte de cynisme, ainsi que les règlements de comptes et les calculs bassement politiques, et que l'on est tout nus (la mise au pas de nos Français juifs par le CRIF qui en a fait des « Israéliens » et ce faisant, les a tous mis en danger de mort étant donné la politique détestable d’Israël) vers qui et vers quoi peut-on alors se tourner ?

     

                                                             ***    

     

                   La lutte contre l’anti-sémitisme (tout comme la lutte contre le racisme) ne peut être qu'un point de départ et certainement pas une fin en soi. Dans le cas contraire, ce sera un échec. Et d'ailleurs : c'est un échec !   Et si l’anti-sémitisme ne peut être qu’un point de départ, ce point de départ ne peut avoir qu’un seul point d’arrivée (pour peu que l’on se reconnaisse une obligation de résultats et pas simplement une obligation de mise en accusation) : le rapprochement des communautés autant que l’on puisse géographiquement, ethniquement  et socialement les définir ;  la fin de l'interférence du CRIF sur notre politique culturelle et notre diplomatie ainsi que le libre exercice de soutien à la cause palestinienne de tous les Français, et en particulier de ceux issus de la culture arabo-musulmane sans oublier nos Juifs de France, nos Juifs français et Français juifs dont un nombre croissant ne supporte plus que l'on exige d'eux un soutien indéfectible à une puissance étrangère, jusqu'à souhaiter faire d'eux des Israéliens de France :  Israël, dont il n'y a plus rien à sauver depuis 1967.

    Sur tous ces sujets, on ne doit pas céder ; on ne doit rien laisser passer. Jamais ! Il y va de notre unité nationale et de notre honneur.

    , n, p, on ne dpt rien laisser passer.sssssss.. sans oublier les Juifs de France dont un nombre croissant ne supporte plus que l'on exige d'eux un soutien indéfectible à une puissance étrangère, jusqu'à souhaiter faire d'eux des Israéliens, les mettant ainsi en danger de mort étant donné la politique détestable dont il n'y a plus rien à sauver depuis 1967 d'Israëla

    Certes, les chantres de la lutte contre l’anti-sémitisme ont pour eux deux atouts qui les dispensent de descendre de leur piédestal : le droit (l’antisémitisme n’est pas une opinion mais un délit – à juste titre) et l’Histoire – et c’est long l’Histoire et c’est cruelle et injuste l’Histoire !

    Piédestal plus que confortable, voire même... enviable par d'autres communautés à l'histoire tout aussi traumatique (la communauté noire et la traite ?!), mais d'un confort qui ne sert guère les intérêts de la communauté française dans son ensemble. Car, continuer de faire de l’antisémitisme une fin en soi, demandera de plus en plus d’énergie. Or, rien n’est plus précieux et rien n’est plus rare que l’énergie ! Et cette énergie dépensée dans un combat tous azimuts contre le vrai et le faux anti-sémitisme minera de l’intérieur les forces intellectuelles de la communauté juive de France…

    Et le travail de sape a déjà commencé dans une communauté qui semble en proie à un déclin intellectuel et moral irréversible, à l’image de notre  société dans son ensemble : société sans projet, alors que… pour se développer, l’excellence - le talent, le génie -, a besoin d’une civilisation porteuse d’un projet et d’une "métaphysique"… 

    Pour s’en convaincre, il suffit simplement de comparer l’apport de la génération née après la guerre :  Enrico Matthias (Patrick Bruel pour assurer la relève), Eric Zemmour, Bernard-Henri Lévy et Elisabeth du même nom, Alain Finkielkraut, Guy Bedos… et d’autres encore.   

    Pensez  maintenant à Spinoza, Marx, Freud, Chagall, Mahler, Schoenberg, Einstein, Kafka, Proust, Arendt, Levinas, Primo Lévi, Derrida, Imre Kertész...        

     

                   Avec l’image d'une société sans projet, c’est bien tout un pays et tout un continent qui n’ont rien prévu. Or… si l’oisiveté est la mère des vices, l’ennui n’a rien à lui envier ; et l’existence, elle, a le vide en horreur , jusqu'au vertige…   Et c’est alors qu’arrive un questionnement redoutable (et vertigineux) : « Qui suis-je sinon ce que je ne puis être qu’avec seulement ceux qui me ressemblent – et seulement ceux-là -, contre tous ceux qui ne sont ni moi ni nous. »                                 

     

                 

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  • I love America

       Billet de blog publié en décembre 2012 - réactualisé le 2.10.2017

     

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           Tuerie dans une école aux USA : l'Amérique en état de choc

     

            Après Denver - 12 morts lors d'une avant-première de «Batman» -, il y a quelques mois seulement, une effroyable a eu lieu vendredi matin à nouveau dans l'école élémentaire Sandy Hook à Newtown, dans le Connecticut (nord-est des Etats-Unis). Selon des témoignages de parents et du personnel de l'école, une centaine de coups de feu ont été tirés.


           Le bilan établi par la police est de 27 victimes, dont 20 enfants. Parmi les sept adultes tués, figure le tireur, retrouvé sur les lieux.
    L'auteur de ce massacre, identifié comme Adam Lanza, 20 ans, aurait également tué sa mère, qui était enseignante dans l'école, selon la presse américaine.

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              La détermination que met ce pays à tuer ainsi que le talent qu'il déploie quand il s'agit d'enterrer ses morts (N'en doutez pas un seul instant ! Très prochainement nous serons tous les témoins d'une cérémonie diffusée en direct dans le monde entier, Trump au premier rang) sont très certainement sans équivalent partout ailleurs en Occident* ; et cette spécificité américaine révèle soit une grande perversité, soit une grande naïveté, comme un aveuglement obscène quant à la chaîne causale de tous ces faits-divers de la démesure...

               Car, pour ne pas être en reste, c'est toute la société qui réclame à cor(ps) et à cri qui... sa guerre d'Irak, qui sa guerre d'Afghanistan qui... sa guerre d'Iran comme hier sa guerre du Vietnam...

     

              C'est au choix ! Faites votre choix !

     

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              La puissance de feu de chaque Américain est vraiment impressionnante, sans aucun doute à l'image de la puissance de frappe de leur beau et grand pays : les Etats-Unis.

               Et si aux USA,  les fusillades d'enfants étaient le pendant et le miroir d'une passion dévorante des Américains pour la peine de mort (1) ? Peine de mort et fusillade... seuls châtiments à la disposition des humiliés pour une revanche sans merci d'une société du même nom (2)?

    Une société qui ne sait pas pardonner, qui refuse d’offrir une seconde chance à ses membres, - d'où la condamnation à mort ou à perpétuité de centaines de mineurs -, est condamnée à reproduire inlassablement, châtiment après châtiment, cruauté après cruauté, indifférence après indifférence, erreur judicaire après erreur judiciaire, un niveau de violence sociale et culturelle toujours plus préoccupant, toujours plus arbitraire, toujours plus anxiogène, toujours plus élevé, à la fois ricochet et boomerang.

    Un système hyper-compétitif (surenchère dans le meurtre aussi : toujours plus de morts qu'à l'occasion de la dernière fusillade) qui fait l’impasse sur les valeurs de pardon, de miséricorde, passant à la trappe toute notion de perfectibilité de l’être humain, sa rédemption, ses capacités d’amendement…

    Car si le temps c’est de l’argent - et la vie est courte ! -, ne négligeons pas le fait suivant : tout comme la vue du sang, l’humiliation en appelle d’autres et hurle toujours plus fort ; perversité d’un système qui s’auto-dévore et tranche dans le vif de vies en sursis, des vies hébétées face à un tel acharnement car enfin, quel est l’espoir des humiliés résignés sinon d’être les témoins d’une plus grande humiliation pour les autres, sans oublier les cas où ils se verront offert la possibilité de décider du jour, de l’heure et de sa durée - peine de mort ou fusillade en serie -, les Etats américains et leurs élus concédant à leur population-électeurs ce désir de revanche par procuration (à ne pas confondre avec la vengeance !), coupables et innocents expiatoires, les uns après les autres, et ce au détriment d’un projet de société qui placerait la justice sociale et la fraternité au cœur de ses préoccupations.

    Pour la société américaine, il est vrai qu’il s’agirait là d’un travail de titan.

     

     

    1 - Les Etats-Unis sont le seul pays en Occident à maintenir la peine de mort, et ce... dès l'âge de 16 ans, parfois dès 13 ans dans certains Etats ; et ce maintien qui doit nous interroger, sans haine mais avec lucidité, c'est déjà une spécificité en soi ; d'aucuns parleront d'anomalie. Essayons de la comprendre et de l'expliquer.

    2 - 11 650 morts par armes à feu aux Etats-Unis en 2017. Cible privilégiée de toutes ces tueries... le milieu scolaire qui est le lieu d'humiliation par excellence, le premier, avant celui de l'entreprise.

     

                 Pour prolonger cliquez De la spécificité de la peine de mort aux Etats-Unis

     

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