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Serge ULESKI - art, essais, écriture et littérature - Page 4

  • Winterreise : le voyage musical de tous les voyages musicaux en toutes saisons


                                          

    Franz Shubert 

    Dietrich Fischer Dieskau - voix

    Alfred Brendel - piano

    Janvier 1979

     

    ***

                   Une technique exceptionnelle (sans doute encore inégalée à ce jour) mise au service d'une interprétation d'une intelligence supérieure - Fischer Dieskau à la voix, Alfred Brendel - guest star -, au piano qui a délaissé un moment le répertoire de Beethoven pour partager un moment musical d'une grande intensité avec la plus grande voix de sa génération.

                   Winterreise (Voyage d'hiver) de Franz Schubert, écrit un an avant sa mort (1827), se compose de 24 lieder sur des poèmes de Wilhelm Müller ; "Le Voyage d'hiver" est l'œuvre la plus désespérée du compositeur ; très peu connu, mis à l'écart par le succès de son modèle Beethoven, Schubert vit à Vienne dans la maladie et la solitude.

    Pour prolonger, cliquez : Le voyage d'hiver

     

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  • Le cinéma du réalisateur japonais Ozu : "Cachons ce Japon qu'on ne saurait voir !"

     

    ozu cinéma japonais

                      Ah ! Le cinéma dOzu aux Japonaises et Japonais avenants, affables, courtois ! Aux foyers paisibles et harmonieux ; pas un mot plus haut que l'autre de tout ce beau monde ; douceur de vivre, sourires figés, regards compatissants et un peu niais, film après film... en 35 années de cinéma, dès les années 20 !

    Ozu serait-il le Edward Hopper du cinéma ? Un cinéma de la vacuité bouddhiste dont l'essentiel serait ailleurs ? Chez le cinéma des autres ?

                     Car enfin... des années 20 aux années 50, où est, dans l'œuvre de ce réalisateur, le Japonais qui a colonisé la Chine et la Corée ? Où est le Japonais qui torture, humilie les prisonniers britanniques (Thatcher, alors Premier ministre, refusera, sans jamais céder, de saluer l'Empereur du Japon). Où est le Japonais qui fit des femmes des pays occupés des prostituées au service de leurs troupes ? Le Japon allié d'une Allemagne nazi ? Et puis n'oublions rien : le Japon d'Hiroshima et de Nagasaki ? Et enfin : où est le Japonais contemporain dont le cinéma pornographique repose sur la maltraitance des femmes dans une représentation symptomatique de son statut dans la société japonaise ?

                    Mais alors, le cinéma d'Ozu ne serait-il qu’un grand mensonge ? Le cinéma d’un cinéaste amnésique en ce qui concerne l’Histoire et indifférent face à  la réalité des rapports sociaux au sien de la société japonaise?

    Soit dit en passant, d'aucuns ne s'y sont pas trompés car à l'extrême droite de l'échiquier politique européen, nombreux sont ceux qui  admirent la culture et la société japonaises ; société verticale  ethniquement "pure" : traditions, ordre, obéissance, discipline et soumission hiérarchique ( un pays sans grèves ni manifestations) ; et leurs aînés qui poussent encore des caddie à l'âge de 75 ans pour pouvoir boucler leur fin de mois.

                  Confronté à ce que le cinéma de Ozu nous a donné et nous donne à voir aujourd'hui encore, la question suivante s'impose (1) : si le cinéma de la même période a su mettre en lumière (des années 30 à nous jours) cet autre visage des moeurs de la société japonaise et de son organisation sociale - infériorisation de la femme, rapports sociaux régis par la contrainte et la soumission ; cruauté et sadisme -, pourquoi Ozu s'y est-il refusé obstinément, 35 années durant (notez à nouveau la période qui s'étend des années 20 aux années 50) alors que tout son cinéma n'a pas cessé de placer sa caméra et ses micros dans tous les lieux de la société japonaise de son temps : dans les foyers ( couples, enfants et jeunes adultes), dans les entreprises du tertiaire (les bureaux) et les bars et autres lieux de socialisation ?

    Et si finalement toute l'oeuvre de Ozu était une œuvre enfumoir - un vaste écran de fumée ? Ozu aurait alors filmé le Japon pour mieux nous le cacher ?

     

    ozu.JPG

     

     

     

     

     

     

     

     

    1 - A propos d'un commentaire d'un internaute suite à ma "critique" du cinéma d'Ozu - commentaire vindicatif à mon endroit -, voici ce que j'ai pu répondre : Ecrire "Le cinéma d'Ozu n'a aucun compte à rendre à personne. On aime ou on n'aime pas" est une affirmation émotionnelle aussi maladroite qu'irrecevable d'une nature asociale, anti-culturelle et anti-intellectuelle car toute l'histoire de l'Art ( qui est aussi l'histoire des oeuvres et de leurs créateurs) repose sur la confrontation et l'analyse d'œuvres qui ont, non pas des comptes à rendre, mais des devoirs au regard de l'histoire ; en effet, si ces œuvres nous questionnent, elles ont aussi l'obligation de répondre à nos interrogations avec ou sans le concours de ses créateurs parce qu'ils s'y refuseraient ou bien parce qu'ils ne seraient plus là pour nous répondre. Aussi, ma question est tout à fait légitime.

     

     

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  • Howard Zinn : une histoire populaire des Etats-Unis

     

     

                    « Qu’advient-il d’un rêve suspendu ? Se dessèche-t-il  comme un raisin au soleil ? Ou suinte-t-il comme une plaie avant de disparaître ? Est-ce qu’il pue comme la viande pourrie ? Ou se couvre-t-il d’une croûte sucrée comme un bonbon acidulé ? Il tombe peut-être comme un fardeau trop lourd. Ou bien, explose-t-il ? » - Langston Hugues

     

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    Christophe Colomb, Cortès, Pizarro, grands marins génocidaires et pilleurs…

    Les Puritains (protestant de la fin du XVIe siècle au début du XVIIe siècle) : intolérance et cruauté…

    Colonnes d’Indiens, longues trainées humaines déplacées d’Etat en Etat, toujours plus loin par centaines de milliers pour hâter leur mort – famines, épidémies -, traités bafoués, toutes les paroles aussitôt données sont reprises... le Président Jackson (1767 - 1845) grand propriétaire n'aura jamais assez de terre... 

    Plus tard, annexion du Texas, Guerre contre le Mexique de1846...

    Plus tard encore, McKinley déclare la guerre à l’Espagne : « Entre nous, j’accueillerais avec plaisir n’importe quelle guerre tant il me semble que ce pays en a besoin », écrivait Théodore Roosevelt en 1897.

     

    Après la traite et l'esclavage, Carnegie, Rockefeller, Pullman, Goldman Sachs, tous feront fortune au tournant du XXe siècle grâce au monopole, à l’intimidation de la concurrence, à des salaires les plus bas possibles et à la lutte impitoyable menée contre toute forme d’organisation des travailleurs…

    Aujourd’hui, de la Maison Blanche à la Cour suprême, du Sénat, de la Chambre des Représentants aux procureurs, juges, syndicats et conseils municipaux, il n’y a pratiquement plus de cloisons étanches entre ces lieux censés œuvrer pour l’intérêt général et le bien commun dans un esprit de justice et le monde de l’entreprise dans les filières de l’armement, de la sécurité, du renseignement et de l’agroalimentaire. Ces filières entre les mains d’intérêts économiques privés financent toutes les élections américaines, la totalité de la classe politique, du local au national, des cantons aux Etats, des Etats à la Fédération ; tous dépendent de leurs financements pour leur ré-élection, Républicains comme Démocrates.

    De ce contexte, c'est la notion même de "conflit d'intérêts" qui sombre corps et biens.

     

                    Zinn s'interroge à propos des Pères fondateurs des États-Unis (the Founding Fathers) qui ont signé la Déclaration d'indépendance ou la Constitution des États-Unis, et ceux qui ont participé à la Révolution américaine comme Patriots : " Etaient-ils des hommes justes et sages cherchant à garantir un juste équilibre ? En fait, ils se souciaient peu d’équilibre, à l’exception peut-être de celui qui permettait de laisser les choses en l’état. C'est-à-dire un équilibre entre les forces dominantes de l’époque. Ils ne souhaitaient certainement pas rééquilibrer les rapports entre maîtres et esclaves, entre possédants et démunis, entre Indiens et Blancs."

    L’historien Beard au début du XXe siècle fondera son analyse générale de la Constitution sur l’étude des situations économiques et des opinions politiques des 55 hommes qui l'ont élaborée ; quatre groupes n’étaient pas représentés au sein de la convention rédactrice : les esclaves,  les domestiques sous contrat,  les femmes et les Indiens.

    Zinn reprenant l'analyse de ce même historien  : "La condition sociale inférieure des Noirs,  l’exclusion des Indiens, la suprématie assurée des riches sur les pauvres  dans la nouvelle société américaine, tout cela existait déjà lorsque la Révolution débuta. Une fois les Anglais chassés, ils ont pu l’inscrire sur le papier, le consolider, le régulariser et même le légitimer dans la lettre même de la Constitution des Etats-Unis, élaborée lors d’une convention réunissant à Philadelphie les chefs révolutionnaires en 1787.

    L’esclavage existait dans les Etats africains, et les Européens en prirent parfois prétexte pour justifier leur propre traite des esclaves. Cependant, comme le souligne Davidson dans son ouvrage The African Slave Trade, le statut des « esclaves » en Afrique était très proche de celui des « serfs » européens. Si la condition des esclaves africains était très dure, ils conservaient néanmoins certains droits que les esclaves transportés en Amérique n’avaient plus. Ils étaient à mille lieux  du bétail humain qu’on trouvait dans les cales des bateaux de la traite et sur les plantations américaines."

     

                  C’est sous le Président Jackson (1828-1832) que se met en place le système du bipartisme américain : "Dès 1877, on pouvait voir se dessiner certaines tendances qui allaient se confirmer au cours des dernières années du siècle : les Noirs seraient contenus, les grèves chez les travailleurs blancs combattues et les élites politico-industrielles du Nord et du Sud prendraient fermement les commandes du pays pour gérer la plus importante période de développement économique de toute l’histoire de l’humanité. Tout cela se réalisa aux dépens des mains d’œuvre noire, blanche, chinoise, européenne et féminine rétribuées en fonction de la couleur, du sexe, de la nationalité et de la classe sociale. Ce brillant édifice, destiné à stabiliser l’organisation hiérarchique de l’économie du pays, institua divers niveaux d’oppression."

    Et, toujours, ce même outil pour noyer le ressentiment de classe sous un flot de slogans d’unité nationale : le patriotisme. Et comme un fait exprès, arrive alors la seconde guerre mondiale puis la victoire des "alliés" (Russie et USA).

    Et votre serviteur de rajouter ce qui suit : L'Europe est morte à Yalta  à l'heure où les USA qui n'étaient au XIXe siècle que la queue de cette Europe, en prennent la tête ; dès lors, les Etats-Unis ne cesseront plus de la contrôler puis de la diriger en sous-main avec Schuman et Monnet : plan Marshall , guerre froide, Otan et parapluie nucléaire.

    Depuis, l'Europe n'a pas cessé de mourir en tant que "projet civilisationnel" pour le plus grand bénéfice d'une puissance pour laquelle les Peuples ne forment qu'un seul et même marché : du temps de cerveau disponible à divertir, des ventres à remplir et des portefeuilles à vider.

     

                       usa,zinn,reagan,clinton,kenndy,carter,guerre,esclavage,états-unis Howard Zinn  rétablit la vérité à propos d'un Kennedy qui n’a jamais soutenu, sinon du bout des lèvres, la lutte pour les droits civiques de peur de s’aliéner le vote démocrate des Etats du Sud. Lorsque ce même Kennedy prit ses fonctions en 1961, il approuva un plan secret qui prévoyait diverses interventions militaires (voir les Pentagon Papers) au Vietnam et au Laos.

    Carter n’a jamais cessé de financer les dictatures : Salvador, Philippines… déjà sous sa présidence, avant l’arrivée de Reagan, les pauvres subissaient de plein fouet les politiques de restrictions budgétaires entre deux réductions fiscales pour les plus riches : "Comme le souligne William Greider dans son remarquable livre Who will tell the People ? The betrayal of American Democracy... à ceux qui reprochent aux républicains ce qui s’est passé et pensent que le retour des démocrates à la Maison-Blanche restaurera une imposition équitable, il faut rappeler ce fait regrettable : le tournant de la politique fiscale a eu lieu en 1978 quand les démocrates jouissaient de tous les pouvoirs, bien avant l’accession de Reagan à la présidence

    A propos de la réélection de Reagan :"Pour son second mandat, il fut ré-élu avec 59% des votes exprimés. En tenant compte des abstentions, il n’obtint que 29% des voix de l’électorat total des Etats-Unis."

    Aux élections de 1988, la victoire de Bush père avec 54% des votes exprimés ne représentait que 27% de l’électorat global.

    Zinn nous rappelle à toutes fins utiles ceci : "Sous Clinton, il existait deux sources de financement possibles pour un programme audacieux de reconstruction sociale : réduire le budget militaire et taxer les riches. Clinton n’en retiendra aucune. Le budget militaire atteignit 300 milliards de dollars. L’imposition des plus riches passa de 34 à 35%." A la fin de l’ère Clinton, l’Amérique pouvait se vanter d’avoir statistiquement la plus importante population carcérale au monde.

     

    ***

     

                    Cet ouvrage de Howard Zinn de plus de huit cents page rédigé en 1980, ré-édité et complété à plusieurs reprises depuis, se fonde sur le point de vue de ceux que l'Histoire interroge rarement, confrontant les mythes à la réalité des conditions d'existence des classes et des populations qui suèrent sang et eaux et qui habitent ce vaste pays qui n'a jamais cessé de se chercher un destin ; un empire orphelin, privé de civilisation (dans le sens de... "entente spirituelle unanime entre les hommes" - Elie Faure), aujourd'hui... gigantesque outil à la fois d'innovation et de destruction seulement capable d'exporter le chaos : chaos financier en Europe ; chaos guerrier partout ailleurs...

    Pour son seul bénéfice, gains à courte vue.

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  • Panique chez Julien Duvivier

     

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    "Panique" de Julien Duvivier

     

                  ... ou quand "l'amour c'est la beauté du monde" (1) dans toute sa laideur : trahison, meurtre, manipulation et lynchage.

                  Le corps d'une femme retrouvé étranglée dans un terrain vague ; un locataire Monsieur Hire, tellement différent qu'il en devient d'abord énigmatique, puis antipathique, bientôt franchement indésirable et maintenant coupable de meurtre ( l'Etranger de Albert Camus n'est pas loin avec ce personnage maintenant archétypal de Meursault, condamné à mort pour ne pas avoir pleuré à l'enterrement de sa mère).

    C'en est assez, c'en est de trop ! C'est la panique dans tout un quartier qui bascule alors dans une chasse à l'homme, homme- bouc-émissaire, plutôt réussie puisque l'homme, ou bien plutôt la bête est tuée.

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                  "Panique", sorti en 1946, adapté d'un roman de Georges Simenon ( une fois de plus !) d'une grande modernité dans sa réalisation et son traitement en "post-production" - notamment sur le plan sonore -, c'est aussi, et c'est surtout et encore un autre film qui permet de découvrir ou de re-découvrir le niveau d'excellence du cinéma français des années 30 et 40 ainsi que ceux qui l'ont servi : producteurs, scénaristes, dialoguistes, metteurs en scène et acteurs - ici, Michel Simon, un des plus grands... sinon, le plus grand de sa génération.

     

    1 - Chanson-titre qui ouvre et clôt le film.

     

    Pour prolonger : Cinéma, cinéma de film en film de salle en salle

     

     

     

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  • Attentat du Bataclan : des victimes et des familles portent plainte pour «non-assistance à personne à péril»

    Attentat du Bataclan : des victimes et des familles portent plainte pour «non-assistance à personne à péril»

                     Ca bouge enfin ! Les proches des victimes refusent la résignation. Ils redressent la tête. A nous de les soutenir sans hésiter à en faire une "issue politique" : la classe du même nom devra se positionner.

     

    ***

     

               Pourquoi des militaires présents près du Bataclan le soir du 13 novembre 2015 n'ont-ils pas eu le droit d'intervenir ?  

            «Deux ans et demi après les attentats, les familles de victimes ne comprennent toujours pas pourquoi on a empêché, sur ordre, huit militaires de l’opération Sentinelle présents devant le Bataclan d’intervenir. Nous voulons une réponse précise», a expliqué à l’AFP l’une des avocates, Samia Maktouf, confirmant une information du Parisien.

    Le soir du 13 novembre 2015, alors que la prise d’otages débutait au Bataclan, huit militaires du 1er régiment de chasseurs de Thierville (Meuse) s’étaient retrouvés parmi les premières forces de l’ordre sur place aux côtés de policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) du Val-de-Marne.

    Dans un rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats du Bataclan, un officier de la BAC du Val-de-Marne racontait notamment avoir demandé l’autorisation de les faire intervenir, l’un des militaires lui aurait  indiqué qu’il ne pourrait engager le feu, faute d’avoir reçu un ordre en ce sens», décrit le rapport.

    Lors des auditions, la question du non-engagement des militaires avait également été posée au gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Le Ray. «Sa réponse a été aussi froide et violente qu’inacceptable: "il est impensable de mettre des soldats en danger dans l’espoir hypothétique de sauver d’autres personnes"».

                 D’autres victimes pourraient se joindre à cette démarche «qui vise à établir clairement toutes les responsabilités et savoir précisément quelles sont les missions de Sentinelle, s’il ne s’agit pas d’intervenir lorsque des civils sont attaqués à l’arme de guerre».

     

    Pour prolonger, cliquez : Le Bataclan : les familles se mobilisent

     

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  • Affaire Bertrand Cantat : difficile de trouver qui que ce soit dont on pourra louer le comportement

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    Bertrand Cantat a-t-il encore droit à une vie publique ? Sans aucun doute mais sûrement pas comme si de rien n'était.

    Dans la vie,  pour tout le monde à de rares exceptions près, il y a un avant et un après, tôt ou tard ; ce qui n'est pas acceptable c'est qu'un Bertrand Cantat puisse penser, et les médias avec lui qui ont assuré, en sa compagnie, la promotion de son dernier album (les Inrocks), qu'en ce qui le concerne, il ne saurait y avoir un après qui fasse que plus rien ne sera comme avant.

    A propos de la mobilisation très marginale à l'agitation très bruyante contre Bertrand Cantat, rappelons que ce dernier a bel et bien été jugé  en 2004 pour le meurtre de sa maîtresse : Marie Trintignant ;  tout en bénéficiant d'une remise comme tout un chacun, il a purgé sa peine. Or, cet individu pour lequel il sera difficile d'éprouver de la sympathie (son attitude face à la contestation,  féministe notamment,  n'arrange rien ;  il semblait amusé, affichant un sourire pour le moins déplacé ; manifestement, il ne se reconnaît aucun devoir : ni retenue ni empathie), cet individu a pour métier la chanson ; aussi, rappelons cette autre évidence : personne n'est autorisé au nom de quelque principe que ce soit, de tenter de tuer socialement un individu condamné qui a purgé sa peine ; a fortiori un artiste de scène ; d'autant plus que ceux qui tentent aujourd'hui de priver Bertrand Cantat de son art et de ses moyens d'existence, n'ont aucune légitimité morale, intellectuelle et judiciaire pour le faire ; qu'ils en soient tentés est purement indéfendable et par conséquent : intolérable.

                   En revanche, au sujet de la  couverture médiatique du retour sur scène de Bertrand Cantat, on conseillera vivement aux médias de se montrer discrets.  Quant à solliciter la famille de la victime -  les Trintignant - : c'est non seulement maladroit mais indécent ; on aimerait pouvoir espérer que les parents et les proches sachent résister  à la « tentation médiatique » qui ressemble fort à un acharnement et à une incitation au lynchage de ce chanteur. 

    Buzz, buzz, buzz,buzz.... il est vrai que l'audimat (on retrouve encore BFM-TV et Elkrief à la pointe de l’exploitation éhontée de ce fait-divers) justifie toutes les bassesses et tous les opportunismes ! 

                            Décidément : dans cette "affaire Bertrand Cantat", difficile de trouver qui que ce soit dont on pourra louer le comportement.

                            Personne à sauver donc ?

     

     

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  • Netanyahu à Paris : le silence de la gauche

     

    Et nous serons quelques uns à nous indigner

     

    netanyahu à paris : le silence de la gauche ps

                             "La brute et le salaud ne sont pas l'envers de la civilisation ; ils en sont le substrat" - faut croire.

     


                                 

     

                  "Le 29 mars dernier, à la veille de la Journée de la Terre qui fera plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés en #Palestine, le Dr. Samah Jabr, psychiatre palestinienne, nous faisait l'honneur d'un entretien autour de son ouvrage " Derrière les Fronts" qui vient de paraître aux Éditions PMN. Appréhendant l'occupation israélienne sous l'angle de ses effets sur la santé mentale, elle s'emploie à y faire face avec les outils de la psychiatrie, et participe, à travers les chroniques de ce livre témoin, à donner à voir les effets psychiques d'une oppression coloniale qui a fait de l'humiliation sa base politique."

     

    ________________

     

                    Netanyahu... la caricature vivante de ce qu'est devenu Israël après un demi siècle d'une politique coloniale abjecte - occupation, vol de la terre, humiliation, assassinats, bombardement civil -, contre un Peuple palestinien interdit de Résistance et de Libération, un Peuple sans défense, poursuit ce mardi à Paris, dans l'indifférence quasi générale, son offensive pour tenter de créer un front commun contre l'Iran trois semaines après les massacres de son armée à Gaza. 

                    La gauche, celle du PS en particulier, la fausse gauche certes ! brille par son absence de réaction : une raison de plus de ne pas regretter ce parti totalement sous contrôle sioniste depuis trente ans et dont les membres influents n'ont pas cessé à mots à peine couverts de soutenir la politique depuis la fin des années 80 alors que cette gauche-là avant toujours soutenu la cause Palestinienne et son combat de libération ; reniement concomitant avec son renoncement à trouver une voie autre que libérale dans le domaine social et économique. Cherchez l'erreur !

     netanyahu à paris : le silence de la gauche ps

                        La mise au pas des forces de gauche est donc consommée ; le chantage à l'antisémitisme a payé avec l'équation suivante : condamnation de la politique d'Israël = antisionisme + antisémitisme... la boucle, la grande, bel et bien bouclée.
     
     

    netanyahu à paris : le silence de la gauche ps

     

    Un billet ici quant à cette visite et l'absence d'indignation : ICI 

     

    netanyahu à paris : le silence de la gauche ps

      "Prétendre être payé d'un service par les méchants, c'est commettre une faute car, ensuite, on ne peut plus s'échapper sans être puni de ses bons offices" Esope (VII ‑ VI siècle av. J.-C.)

     

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  • La liseuse

     

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                                                                 (Jean-Honoré Fragonard -  1770)

     

                     N'avoir pour seul avenir qu'une poignée de mots ! Ceux des auteurs qui l'accompagnent tard dans la nuit. Car, lorsque Internet ne lui offre pas ce qu'elle attend, elle lit jusqu'à l'épuisement ; la lecture devient alors le sablier qui la conduit au sommeil.

                     Si lire c'est s'oublier soi-même et le monde tel que nous le vivons pour mieux en habiter un autre - celui qui au quotidien nous demeure étranger, impénétrable ; lire c'est aussi redécouvrir qu'il encore possible de toucher du doigt une vérité sur chacun de nous ; mille témoignages d'une vie hors des livres : la vraie vie, celle qui fait du succès une montagne à la vue imprenable et de l'échec, une tombe.

    Bonne ou mauvaise, la littérature nous absout et nous réconcilie, tout comme ce silence qu'elle impose à ses lecteurs : silence avec soi-même. Elle ne va pas y chercher une guérison ; ses lectures ne résorbent aucune de ses fièvres ; elle y abandonne le plus souvent les dernières forces de la journée qui s'achève.

    Lumière et obscurité ; partir loin de soi pour mieux y revenir ; dérives infinies. Miroir de sa propre existence, seule avec le monde, ses lectures tracent les cartes de territoires innombrables qui, en ce qui la concerne, ont la fâcheuse habitude de s'ouvrir et de se refermer sur des contrées inhospitalières, aux invocations et aux suppliques sans nombre ; lectures qui la submergent, la pénètrent et l'engloutissent.

    Un bouquant d'enfer, ses lectures ! Une page d'espérance, une page de désespoir, c'est bien sa propre vie qu'elle va chercher dans une littérature de substitution jusqu'à se perdre dans le labyrinthe de l'oubli de soi en tant qu'impuissance.

    Les livres, elle les ouvre au hasard, elle les feuillette et puis soudain, elle plonge et les dévore dans une lecture obsessionnelle : une flamme qui finit toujours par la brûler cette lecture ; et dans ces moments-là, c'est l'éternité qu'elle embrasse, pour un temps non répertorié, un temps sans partage possible ; un temps pour sentir battre le monde avec sa veine gorgée de sang et des larmes qu'elle ne peut plus verser sur elle-même.

    Ce qu'on fait de mieux dans ce qu'il y a de pire ! D'un état ordinaire, on descend vers l'abîme, et là, les exemples ne manquent pas : amours aussi extravagantes qu'impossibles, inceste, tueurs en série, femmes humiliées, couples défaits, « La petite du Vel'd'hiv » ; des biographies qui mettent en scène des pères abusifs, des mères soumises, femmes afghanes ou africaines quand la lumière était encore sur elles, pour finir avec Proust qu'elle lit sans fin et sans force ; auteur vers lequel on se tourne une fois que l'on a baissé les bras et qu'on s'est juré de ne plus porter aucun livre - à bout de bras, justement ! -, en y cherchant dans cette lecture, sa propre terminaison, prisonnière d'une chambre tombeau, dernière sépulture de vie pour les convalescents et les agonisants de l'existence.

    Arrivée à saturation, c'est alors qu'elle chavire dans un sommeil de plomb, exténuée.

     

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    Extrait du titre : "La consolation" - copyright Serge ULESKI

     

    A propos du titre : cliquez La consolation

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  • Internet et dissidence : grandeur et misère - 2

                                    ....ou quand la dissidence ne cesse de manger ses enfants et les dissidents de tuer le père.

     

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                       C'est la fête à Soral (Alain de son prénom) ! Des snipers youtubers ont pris pour cible l'essayiste...

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                       Si la critique est facile et permise à tout le monde -  dans le sens de "accessible" à tous car personne ne saurait se tenir au-dessus - comme à l'abri - d'un tel exercice,  recenser puis  exposer au grand jour les contradictions d'un essayiste qu'il réponde du nom de Soral ou pas... ne délivrera jamais quiconque de l'obligation de rester au plus près de l'œuvre de celui que l'on prend pour cible et de s'y coller ;  d'autant plus que l'œuvre d'un auteur - ou sa contribution intellectuelle - ne se mesure jamais à la somme de ses contradictions qui n'est que l'écume de l'œuvre, à moins de s'adonner à une philologie de trou de serrure, un peu  comme celui qui choisit délibérément de lire une œuvre dans non pas ce qui a été publié mais de ce qui a fini dans la poubelle de l'auteur.

    A rechercher la facilité contre le travail qu'est  la lecture - rigueur et discipline - on passe à côté de l'essentiel, à savoir :  comment et pourquoi l'œuvre d'un essayiste rencontre son époque ; ce qui est manifestement le cas en ce qui concerne Alain Soral. Quant à nous dire que nombre d'auteurs sont rarement à la hauteur de ce que leur oeuvre offre comme promesse,  c'est un peu comme nous dire, une fois encore, que la vérité de l'œuvre se trouve dans la poubelle de l'auteur et dans sa chambre à coucher.


                                         

                                               Une des dernières prestations de l'essayiste à la télé

                                                                       avant son bannissement - 2003

     

     

                      Personne n'ignore, excepté les groupies, que Soral, après son bannissement des médias  - bannissement auquel il n'a jamais pu se résoudre ( comment aurait-il pu alors qu'il se savait tellement plus doué que tous ceux qui s'y vautraient semaine après semaine - et aujourd'hui, comme jamais !)  -, a sombré  dans un comportement pathologique fuit d'un souffrance psychique qu'une exposition répétée auprès des internautes a pu révéler ; trente ans plus tôt, personne n'en aurait détecter toute la pertinence faute d'en avoir été le témoin ; ce qui n'enlève rien à sa contribution : exposer au grand jour les lignes  de force qui, de la fin de la Seconde guerre mondiale à  nos jours, ont conduit notre société là où elle ne se trouve plus aujourd'hui, faute de cohésion et de réconciliation : confusion, ressentiment, culture de l'ignorance, soupçon généralisé, instrumentalisation des plus faibles, désir sécessionniste, revanche et vengeance ... face à une classe politique et médiatique, bien plutôt  une clique, totalement absente d'une prise de conscience de l 'urgence qu'il y aurait à rendre justice autant aux uns qu'aux autres, sans angélisme...

    C'est  sûr ! nombreux sont ceux qui y laisseront leur dernière illusion de pouvoir en réchapper.    

     

     

    1 - Pour Soral et d'autres (Onfray - même génération) qui s'est fait connaître dans les années 90 grâce à ses passages-télé, seule la reconnaissance des médias de masse et d'autres plus élitistes ( qui sait... France Culture ?) est susceptible de valider sa légitimité et son identité et la légitimité de cette identité (plus encore pour un autodidacte): celle d'un essayiste avec lequel il faut compter.

    Télé, radio, presse - les médias donc ! et puis aussi ses pairs... essayistes et intellectuels ; pairs terrorisés à l'idée de valider publiquement une partie de son œuvre car, comme pour Dieudonné (celui qui trouve cet humoriste drôle perd son emploi), tout intellectuel qui viendrait soutenir certaines des thèses de Soral ( celles de l'ouvrage "Comprendre l'Empire") se trouverait lui aussi ostracisé sous 48h... jusqu'à ce que Zemmour - un des meilleurs clients des médias de masse -, ne vienne piller une partie de son travail tout en se gardant bien de la lui rendre publiquement. 

    Et jamais la notoriété que lui apporte internet ne comblera ce manque et ce regret éternel vécus comme un échec ( avec Internet, le plus souvent, on ne peut que vaincre sans péril et  triompher sans gloire, sans profit donc, auprès d'obscurs anonymes) car Soral a besoin de se confronter à des "contradicteurs", non pas à sa hauteur, mais dont la notoriété renforce son exploit et son prestige lorsqu'il parvient à les remettre à la place qui est la leur dans la médiasphère du débat intellectuel : un strapontin derrière un pilier. 

    Que les youtubers concernés gardent à l'esprit cette spécificité générationnelle qui touche Alain Soral.

     

    ***

     

                   Plus largement maintenant, et pour revenir à ces youtubers ados, pré-adultes et adultes à peine confirmer (dans la tranche d'âge des 15-25 ans - 35 au grand maximum) qui n'ont de cesse de s'énerver et de s'époumoner, non sans talent, à longueur de vidéos aussi denses que tendues contre les féministes, la culture gay, les Musulmans, les Ecolos, les Réfugiés, Mélenchon, la GPA, la PMA, les femmes youtubers et les autres... jeunes diplômés de nos centres ville au look de fils et filles de bonne famille, la CGT, les activistes des minorités visibles (surtout femmes !), les banlieues infréquentables, les bobos anti-Trump, Obama, les humoristes, Nuit debout, les Zadistes.......

                     Et puis ce  "Y'en a marre des Arabes !", leitmotiv en forme de supplique reprise en cœur par ces mêmes youtubers et leurs lecteurs qui se situent, de leur propre aveu, à la droite de Marine le Pen (sans rire !) car à leurs yeux à tous  cette dernière se situe à gauche (bonjour la confusion !), cri non pas de guerre mais de collégiens - certains sur le retour, comme un renvoi de cour d'école et son préau, bien des années plus tard dans le souvenir d'humiliations sans nombre face à des  "beurs" haineux  -, qui semble bien incapable de représenter ne serait-ce qu'un début de pensée aussi sommaire et lacunaire soit-il  ; quant à évoquer l'élaboration d'un système d'analyse et de contre-analyse dans le genre : qui fait quoi, à qui, comment, où, pour(-)quoi et pour le compte de qui...

    Ne rêvons pas. 

    Et pourtant : les  effets vous éblouissent  ; alors que les causes, elles, vous  éclairent car l'émotion (affects : ressentiment, colère, haine) est bien le pire des mensonges quand il s'agit d'éclairer la vérité.   

                    "Y'en a marre des Arabes !" ..............................ce cri sans queue ni tête poussé sur YouTube recueille alors 500 000 vues. Une véritable consécration, d'autant plus que, comme chacun sait : le nombre sanctifie. Aussi, à quoi bon... (s'emmerder.....?), nous répliqueront ces mêmes youtubers. 

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    Pour prolonger, cliquez : Internet et dissidence - grandeur et misère - 1

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  • Jean-Yves le Drian, VRP de notre complex militaro-industriel

     

     

    jean yves le drian

                   ... ou quand le quai d'Orsay n'est plus qu'une agence de relation publique chargée de la promotion de nos armements : tout ce qui roule (sur chenilles), vole (1), fend les flots, arraisonne, tire, bombarde et tue.. au nom d'une indépendance nationale au service des intérêts des USA, d'Israël et de l'Arabie Saoudite - la bonne blague ! -, en violation de notre tradition humaniste et diplomatique d’indépendance et d’équilibre qui nous a longtemps permis de gagner le respect de nombre de nations (2).

    Avec Jean-Yves le Drian, VRP d'une France PQ sur laquelle tout le monde s'essuie... devinez quoi ! Mais alors, qui, demain, nous respectera ? Les salauds seuls ?

                  De petite taille, le dos voûté, un charisme à zéro décibel - pas un mot plus haut que l'autre, jamais ! -... il a servi François Hollande, aujourd'hui il sert Macron ; le système ne s'y est pas trompé : Le Drian est bien l'homme de la situation, l'homme de toutes les situations, l'homme à  servir toutes les minorités-majoritaires par-delà l'abstention et le péril soit-disant fasciste (l'élection de Macron)...

                  De les observer toutes ces "bonnes à tout faire" occupées à gérer, dans la plupart des cas, une pénurie budgétaire savamment organisée ( voyez les ministères de la santé,  de l'enseignement supérieur, de la justice, de l'armée ...), ça en vaut la peine, c'est sûr ! Car n'y lit-on pas déjà, sur leurs visages à tous, une servitude sans honneur, celle qui inévitablement finit par servir les intérêts des brutes et des plus riches ?

     

     

    1 - Pour le plus grand bonheur d'un Dassault pilleur de fonds publics  : à propos du budget défense, ce sera tout pour son entreprise et rien pour une coordination des projets au sein des industries européennes de l'armement ...

    2 - Certes, en ce qui concerne l'accord sur le Nucléaire avec l'Iran, la France respecte sa signature mais... ne nous leurrons pas ; il ne s'agit pas d'une déclaration d'indépendance en matière de politique étrangère mais bien plutôt, là encore, d'une tentative de protéger nos industries aéronautique, pétrolière et automobile : dans ces trois domaines, les besoins iraniens sont colossaux et le positionnement de la France, celui d'un leader. 

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