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Serge ULESKI - art, essais, écriture et littérature - Page 4

  • Tout est grâce ! Tout ! Absolument tout !

     

    La-Nuit-du-chasseur1.jpg

     

    "Leaning, leaning,

    Safe and secure from all alarms.

    Leaning, leaning,

    On your everlasting arms."

     

     

    _____________________

     

     

               Un niveau plus haut, c'est sa masse qui palpite encore. Un étage plus bas, c'est sa vie qui s'apprête à passer la main.

    Son corps nu a longtemps pleuré ses vêtements déchirés que sa main ne pouvait plus saisir ; et ses yeux... ô mon Dieu, ses yeux ! Ils ont tout vu, ses yeux !

    Je l'ai suivie jusqu'à la porte de son immeuble. Avant qu'elle ne se referme, je me suis glissé à l'intérieur et sans bruit, j'ai monté l'escalier derrière elle. Un moment, une idée m'est venue : "Il faut que je lui parle. Il faut que je la rassure. Sinon, je n'ai aucune chance. Elle ne me laissera jamais entrer !"

    En un rien de temps, elle a oublié sa pudeur et elle a hurlé. Ses cris ? Inouïs, ses cris qui ont bien failli me prosterner. Mes oreilles, je les ai couvertes pour ne pas sombrer dans l'épouvante ; d'un geste, je les ai vite ramenés à la raison et je les ai pris sur moi tous ses hurlements, avant de les étouffer et de les noyer bien profond ; et puis, ma détermination a fait le reste.

    Je l'ai forcée et remuée dans les profondeurs les plus noires. Le chaos a surgi. Je me suis saoulé à son contact avant de me frayer, ivre, un chemin. Son corps était mince mais vigoureux. Sa chair a appelé mes dents. Ses bras ont testé mes muscles ; et ses cheveux, mes mains ; puis son regard s'est résigné.

     

                 Heurt et déchirement. Ses bras, ses jambes se comptent par dizaines. Jamais ils ne se rendent à l'évidence ! Tout armés qu'ils sont de mille tentatives de coups de pieds, genoux, coudes et poings, jamais ils ne se reposent ! C'est un rideau de fer qu'il faudrait, une armure pour neutraliser tous ses membres avant de la paralyser, corsetée d'acier, enfin tendue vers moi de tout son poids, prête à succomber une fois, dix fois, mille fois jusqu'à ne plus souhaiter qu'un dernier événement : que je mette fin à son cauchemar.

    Je l'ai aidée du mieux que je pouvais à s'arracher à ce nouvel abîme. Et pour adoucir son sort et étouffer à jamais en elle tout espoir, quelques gestes ont suffi. Couché entre ses jambes, gorgé de lumière, je me suis vu un moment comme... auréolé ; j'étais une légende vivante sous l'éclair de mon assaut, ma bouche vorace et fiévreuse collée sur ses lèvres de proie facile, à l'abri de son front brutal et fier comme une vie qui refuse de déposer les armes devant la mort qui tape du pied toute son impatience : "Alors ! Est-ce que ça vient ? Est-ce que ça va venir ? Est-ce que ça va venir et finir ? Nom de Dieu !"

     

    ***

     

            Nul doute ! Ce soir, la chose s'est faite : barbare. Le nœud s'est défait et la vie est partie. On s'est rencontrés vifs et guerriers, combatifs jusqu'à la dernière goutte de notre volonté commune et partagée ; et puis, après un temps, c'est elle qui a sombré.

    A cette heure, c'est la lune qui veille sur elle tendrement, enfin silencieuse, choyée, entourée d'une belle absence éternelle de vie. Du moins, je l'espère car, j'ai fait de sa douleur un hymne à toutes les douleurs.

    Jeune fille et femme pour rire, d'une quinzaine d'années parcourues et dépensées pour rien, où sont tes rires maintenant ? Qu'est devenue ta parole tranchante qui, à ton âge, porte la marque de toute l'ignorance du monde ? Et puis dis-moi aussi, qui es-tu, toi, pauvre corps inanimé ? Oui, qui ? Et puis... quoi ?

     

              Si elle en revient un jour, que faudra-t-il lui dire ? Mais si d'aventure, elle demande pourquoi, alors là, c'est facile : ouvrez-lui donc une fenêtre sur le  monde et la question ne se posera même plus.

     

    ___________________

     

    Photo : "La nuit du chasseur" de Charles Laughton

     

    Pièce à conviction. Extrait du carnet 6 - Serge ULESKI copyright. Tous droits réservés.

    Photo : Serge ULESKI

     

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  • Tout un monde friable

    Contrôle de routine. Un de plus, un de trop ? Après quelques examens complémentaires, le diagnostic tombe et le mot interdit est prononcé : un corps est devenu fou… fou à l’intérieur, incontrôlable ; cellules démultipliées au-delà du raisonnable ; cellules saines et puis les autres, surtout les autres !

     

     

    ***

     

     

     

    Il lui sera beaucoup pardonné à cette réalité intraitable si d’aventure il nous vient à l’esprit de lui rendre la pareille en vomissant dans le lavabo de la salle de bains ou dans les toilettes, le dernier traitement administré à la séance de ce matin, nauséeuse et épuisée, prête à tout lâcher, à tout rendre.

     

    Femmes accompagnées et soutenues. Femme seule, délaissée qu’un conjoint aura quittée sur la pointe des pieds au pire moment.

     

    Vient alors le temps des visites et des amies qu’il faut soutenir. Et là, c’est à se demander qui est le visiteur et le patient, tellement la peur de l’un se confond avec la peur de l’autre.

      

               Veillées celles qui ont survécu, et qui ont dû abandonner leur vie – celle d’avant –, et de leur intimité, la part la plus représentative à leurs yeux ; quand il ne s’agit pas d’une partie plus intime encore.

     

    Veillée jusqu’au terme de sa vie, l’amie qu’une maladie voleuse et sans gêne aura emportée. Veillée près d’un lit, à son chevet, sans jamais pouvoir imaginer un seul instant échanger son sort contre le sien.

     

    Veillée cette sœur d’arme, allongée là, épuisée, avec une poignée de mots fraternels ; ces mots qui forcent leur passage dans l’air, prononcés avec le souffle, du fond de la gorge, la poitrine lourde. On se retient pour ne rien ajouter au tragique et pour ne pas éclater en sanglots, ne pas dire qu’on est désolée et qu’elle ne méritait pas ça.

     

    Et puis l’angoisse vient éclairer le visage du visiteur. La patiente, elle, n’a déjà plus de force, le visage nu. L’épuisement a eu raison de son corps et de son esprit. Reste seulement la représentation de cet épuisement qui occupe et envahit tout. Dans ces moments là, le regard du visiteur se porte sur les murs, le lit, les draps, l’appareillage de perfusion, pensant pouvoir très certainement en réchapper. Le regard de la patiente, lui, scrute la fenêtre, dehors, là où tout était encore possible voilà quelques semaines ; et pour qu’elle puisse y voir une route, un chemin hors des ténèbres, c’est un feu de Dieu qu’il faudrait allumer à cette patiente perdue dans sa chambre – dernière retraite pour celle que la maladie a vaincue ; une ombre, son regard qui vous donne à voir toutes les années encore à venir pour elle qui ne les connaîtra pas.

     

                  Double regard, double infini dans ces deux visages dépouillés : celui de la naissance pour toutes les deux – il y a cinquante ans et plus –, et celui de la mort, pour l’une d’entre elles.

     

     

    ***

     

      

    La menace sera toujours là. Quels projet maintenant pour avancer et éloigner le souvenir de la maladie et du décès de celle qu’on aura accompagnée jusqu’à sa dernière heure ? Tabac, alcool ! Il faudrait pouvoir y renoncer. Pour la pilule, c’est déjà fait, l'âge aidant et puis, c’est trop tard : on a donné ! Trente ans de bons et loyaux services et une génération, la première, pour essuyer les plâtres.

     

    Une nouvelle hygiène de vie nous est proposée. Tout à faire ! Tout à refaire donc ! Dommage, vraiment, qu’il n’y ait pas eu autant de voix pour nous prémunir et nous guider alors qu’elles sont pléthores aujourd’hui à entretenir la peur, à la susciter, à nous la suggérer cette peur et la culpabilité avec...

               

              Comme si toutes les conditions avaient été réunies pour nous permettre d’effectuer un tel choix de vie !

     

     

     Si l’on ne remplace jamais rien, ces maladies en sont la preuve irréfutable et cruelle car, la mort n’irradie personne. Elle est une énigme pour les imbéciles seuls qui passeront le restant de leur vie à tenter de la déchiffrer car rien n’est plus réel que la mort, rien n’est plus transparent, plus limpide, plus clair que la mort. Elle rafle tout la mort et sous terre point de deuil et point de chant funèbre : l’indifférence et le silence règnent en maîtres incontestés. Elle saisit, elle se sert. Elle commande. Elle se goinfre, la mort !

     

    Gargantuesque, c’est avec les doigts qu’elle mange et qu’elle festoie et c’est avec le manche qu’elle s’essuie et c’est avec nos larmes et notre sang qu’elle se désaltère pour à nouveau, se précipiter sur les plats, hilare, outrageusement immodeste. Elle ne connaît pas la magnanimité. Elle ne connaît que son action et son résultat. Elle ne cherche pas. Elle trouve. Elle ne lutte pas, elle gagne. Face à elle, on n’a qu’un droit et qu’un devoir quand elle triomphe sans conteste : ôter son chapeau, comme au passage d’une procession et de son cercueil ; et pour celles et ceux qui n’en portent jamais : lui faire la plus belle des révérences, la plus respectueuse aussi.

     

    Rien de surprenant que tous les tyrans en usent et en abusent de cette arme qu’est la mort ; eux qui ne respectent que la force pour s’empresser d’y répondre par la force ; force d’une brutalité égale.

     

    Symétrie parfaite donc !

     

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    Extrait du titre : La consolation - copyright Serge ULESKI

     

     

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  • Emmanuel Macron : le président le plus mal élu de la 5è République

    emmanuel macron le président le plus mal élu de la 5è république, présidentielle 2017, macron président

    Vive moi !

     

    ______________

     

                    Le gouvernement a publié lundi les résultats définitifs du second tour de l'élection présidentielle. Sur 46.303.662 électeurs inscrits hors français de l'étranger, plus de 11 millions se sont abstenus portant le taux de participation à 74,56%. L'abstention pour un second tour d'une élection présidentielle s'élève donc à 25,44% et constitue un record depuis 1969.

    Concernant le résultat, Emmanuel Macron arrive en tête avec 66,10% des voix. De nombreux inscrits ont voté sans choisir l'un des deux candidats en lice, avec 3.019.735 bulletins blancs et 1.049.522 bulletins nuls.

     

    ***

     

                     Avec une abstention de 25.44% et un pourcentage de 11% de bulletins non- comptabilités (votes blancs et nuls)  c'est donc près de 37% d'inscrits qui n'ont pas souhaité se prononcer en faveur de Macron ou de Marine le Pen ; ce qui porte le pourcentage des bulletins validés en faveur du candidat élu à 41.58 % des suffrages pris en compte  - soit le calcul suivant : 66 (pourcentage des voix du candidat macron) que multiplie 63 (pourcentage des votes exprimés en faveur des deux candidats 100 - 37) dont on retranchera 1/3 des voix destinées à faire barrage au FN (soyons charitables ! D'aucuns situent pour Macron ce vote de non-adhésion à près de 2/3)...

                    Résultat du vote d'adhésion à Macron et à son programme : 28% soit 4 points de plus qu'au premier tour.

                   Avec une abstention, un vote blanc et nul qui s'élèvent à 37%, Emmanuel Macron est bien le président le plus mal élu de la 5è République. Les Législatives de juin devraient le confirmer sans l'ombre d'un doute.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Michel Onfray à propos de Macron

     

                             ainsi que  Serge ULESKI et la présidentielle de 2017

     

    Note de lecture sur le livre de campagne d'Emmanuel Macron, "Révolution".

     

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  • A voté !

    élection présidentielle 2017, a voté Macron pour faire barrage à marine le penElection confettis...

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  • Emmanuel Macron en direct sur Médiapart ce dernier vendredi de la campagne : Plenel, Bonnet et la soixantaine de journalistes groupies sombrent irrémédiablement

     

     

     
     
    Une annonce de Médiapart :
     

                                      "Vendredi, soirée spéciale avec Emmanuel Macron

     

                          Dimanche 7 mai, Emmanuel Macron sera notre invité pour une émission spéciale d’« En direct de Mediapart », vendredi 5 mai dès 19 h 30, retransmise en direct et en accès libre sur notre site, sur YouTube et Facebook. Il sera interrogé par la rédaction."
     
     
                                 
    ______________________
     
     
     

                    Après l'appel de Médiapart à voter Macron au second tour de l'élection présidentielle (ICI), Plenel persiste et signe en invitant ce candidat, et seulement ce candidat, à quelques heures de la fin de la campagne présidentielle, à répondre et à s'exprimer en direct dans son journal.

    Près de 400 commentaires d'abonnés à Médiapart s'opposent à la venue de Macron vendredi soir...

    Ci-après, le fil des commentaires - d'indignation à 80% - à la suite de l'annonce de la venue du candidat Macron : ICI

     

     

    ***

     

                 Si Plenel peut être situé à gauche sans abus de langage, avant d'en être de cette gauche, Plenel est surtout un journaliste qui n’a jamais vraiment quitté le journal dont il a été le salarié des années durant : Le Monde  ; Plenel et François Bonnet ainsi que cet autre comparse à la tête d'un site qui n'en finit pas de mourir "Arrêt sur Image"... animé par un dénommé Schneidermann, lui aussi longtemps salarié du quotidien du soir pré-cité ; une émission de télé à sa création puis une Web-TV cet "Arrêt sur Image" que le courage, la pertinence et la liberté des acteurs d'un Internet qui a sans doute sauvé en grande partie la liberté d'expression en Occident, ont fini par tuer ; or, cette incapacité à définir une ligne de conduite ferme et courageuse contre vents et marées, et la tenir d'une main sûre, c’est sans aucun doute dans la culture de ceux qui ont longtemps travaillé dans ce qu'il est convenu d'appeler à juste titre les médias dominants car force est de constater que tous sont pour la liberté d’expression mais mieux vaut penser comme eux  ; c’est quand même plus sûr.

    D’où l’ostracisme dont sont victimes les abonnés de médiapart qui ne sont pas dans la ligne éditoriale du gourou moustachu  ; l'auteur de ces lignes en sait quelque chose ; il a été un des premiers abonnés en 2008 avant de quitter ce journal dont le fonctionnement est assez proche de celui d'une secte : un chef et des groupies inconditionnels journalistes et abonnés confondus. Et gare à ceux qui ne se conforment pas : ils seront pourchassés et leurs contributions (billets de blog, commentaires) savamment ignorés dans le meilleur des cas.

                     Nul doute, entre deux dénonciations sélectives de quelques voleurs de scooters en comparaison avec les véritables malversations qui se chiffrent en milliards de l'oligarchie mondiale à la tête d'une économie d'essence esclavagiste - une économie de rapine - Médiapart à bel et bien rejoint ces médias dominants composés de médiacrates sans pitié à l'endroit de ceux qui refusent de se soumettre en acceptant le fait suivant : il n'y a plus d'alternative politique en Occident : une seule route pour une seule et unique destination sans escale, sans pause, sans retour possible est proposée à tous sans contestation possible.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI et la présidentielle de 2017

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  • Débat Emmanuel Macron/Marine le Pen : quand l'abstention s'imposait là aussi

    Sondage post-débat : "un KO" en faveur d'Emmanuel Macron

     

                      Décider de suivre le débat Macron-MLP n'était sûrement pas un choix à faire.
     
    Car, qui pouvait bien souhaiter entendre Macron avoir raison contre MLP et s'en réjouir ?
     
    Personne ; excepté ceux qui ont voté en sa faveur.
     
    Aussi, s'abstenir de se figer devant le petit écran deux heures et demie durant était d'une nécessité absolue ce soir-là.
     
    Nul doute, un débat Mélenchon-Macron aurait été bien plus stimulant ! De même un débat Macron-Fillon.
     
                      Un débat Macron-MLP n'avait donc aucun intérêt d'autant plus qu'il s'est agi d'un débat entre un candidat déjà élu et une candidate déjà perdante.
     
                      Qui plus est : que Macron puisse avoir raison contre MLP seule et MLP tort... en dit long sur la fragilité et la superficialité politique et morale du positionnement  de ces deux candidats.
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  • Quand Edwy Plenel et Médiapart appellent à voter Emmanuel Macron

     

                    On ne se refait pas, jamais ! Plenel - ce BHL de gauche -, en appelant à voter Macron, endosse une fois de plus le meilleur des rôles : le beau rôle, sa marque de fabrique et celle de son journal ; journal de groupies (journalistes et abonnés confondus) au gourou moustachu.

    Mais alors... années après années, interventions radios, télés, éditoriaux les uns après les autres... en définitive, et pour poser les bonnes questions une bonne fois... qui Plenel est-il véritablement disposé à incommoder ? Plus précisément : qu'est-ce que Plenel est capable de risquer ? Et puis aussi : qu'est-ce que Plenel est prêt à perdre ?

    La réponse, nous sommes nombreux à la connaître : rien, nada ; ou bien si peu en comparaison avec ce qu’il faudrait être disposé à abandonner aujourd’hui pour mieux gagner plus, beaucoup plus demain. Et vous savez quoi ? Gagner une confiance et une force aussi rares que nécessaires…

    Mais… on y reviendra.

     

                     En attendant, que l’on ne s’y trompe pas : la position prévisible de Plenel n’a rien d’un choix raisonné fruit d’une prise de conscience à la racine de laquelle on trouverait une capacité d’analyse bien supérieure à la moyenne. Non, dans ce choix de Plenel d’appeler à voter Macron, on retrouve le comportement typique d'une classe : celle qui se distingue toujours quand il y a péril en la demeure, par un retrait pur et simple ou bien par un pas de côté quand pointe à l’horizon le risque d’un combat pour lequel on ne se sent pas suffisamment armé mentalement faute d’une conviction ferme, une conviction encrée au plus profond de soi, après avoir pourtant tenu et longtemps, des discours sur « la réforme », voire même « la révolution à venir et tellement nécessaire ! »...

    Révolution, mon cul ! Et puis parce que.... finalement, tout ne va pas si mal que ça. Mais pour qui ? Pour Plenel ?

    Le chômage, la pauvreté croissante, le déclassement, une 5è République qui n'est à la hauteur d'aucun des enjeux démocratiques majeurs des 30 prochaines années, la lutte contre une organisation de l'Europe et du monde dans laquelle la France se fourvoie avant de se noyer...

    Ca peut encore attendre M Plenel ? Un quinquennat ? Deux peut-être ? Avec Macron et/ou le suivant ?

     

                  Plenel les mains propres, Plénel tranquille et pénard ; un Plenel adepte d’une dissidence ronronnante… un Plenel routinier, prévisible ; Plenel gère sa petite entreprise qui porte le nom de Médiapart.

    Pourquoi se priver de le rappeler : Plenel appartient à cette classe incapable de risquer son confort matériel et moins encore, son confort moral ; Plenel le "Ne comptez pas sur moi pour secouer la table !" … - alors, la renverser cette table... vous pensez bien ! - c’est cette appartenance de classe d’une classe qui fera toujours le choix de la sécurité ; comportement que l'on retrouve à toutes les périodes de l'histoire de France depuis la chute de l'ancien régime : « Sauvons les meubles ! Nos meubles ! Les vraies réformes peuvent bien attendre ! Quant à l’avènement de cette 6è République... »

    Une classe qui se croit à gauche et de gauche, une classe prompte à dénoncer le fait que "tout ne va pas si bien que ça ; bien au contraire !" quand aucun danger contre son confort matériel et moral ne pointe à l'horizon mais aussi une classe qui, tout aussi rapidement, est prête à rappeler que " finalement, tout ne va pas si mal que ça ! Et puis franchement, cela pourrait être pire, bien pire !" quand ce même danger pointe son nez : une classe sans courage donc ; qualité la moins bien partagée parmi les êtres humains, c'est vrai ; aussi, rien de surprenant à cela. Il fallait simplement le rappeler.

                 Et pourtant… le face-à-face Le Pen/Macron… c’est bel et bien une occasion unique de poser la question suivante et d’y répondre : qu’est-ce que vous avez, qu'est-ce qu'il vous reste dans le ventre ?

    Pour sûr, en appelant à voter Macron, Plenel nous remet une information qui n’est pas un scoop cependant car nous tous savons encore lire et qui plus est, nous savons aussi garder en mémoire ce qui a été écrit : Plenel n’a rien dans le ventre ; ni ventre ni tripes donc ; simplement le doux confort moral d’une moraline à toute épreuve et en toutes circonstances.

    Attitude défaitiste, symptomatique d'un manque de confiance et de courage que cet appel de Plenel comparé à un Mélenchon qui aura su tenir tête vent debout face à des médias impitoyables avec ceux qui refusent de se soumettre... et contre les dissidents... dissidents de taille !

    A ce sujet, côté rupture, côté prise de risque, indépendamment de ce que l’on peut en penser, il nous vient à l’esprit ces Britanniques qui ont voté dans une large majorité en faveur du Brexit ; car ce vote-là porte en lui la marque d’une formidable confiance en soi. Et pourtant, ici en France, à l’occasion de ce vote et de son résultat, on a pu entendre des "Pétain" prétendre faire la leçon à Churchill, puis des journalistes distribuer des mauvais points à la BBC, et enfin, des intellectuels de pacotilles - les seuls autorisés à s’exprimer dans les médias - faire la leçon à Shakespeare.

    La bonne blague ! La mauvaise blague !

    Sermonnant ses abonnés avec un billet-fleuve dont Plenel est coutumier, aujourd’hui, c’est au tour de Plenel qui s’en prend à Mélenchon (1) qui refuse d'appeler à voter Macron : et là, c’est toutes les fables de La Fontaine qui nous viennent à l’esprit : une histoire de grenouille et de bœuf en particulier.

                    Cette confiance, cette force mentale, si nécessaire aujourd’hui, à l’heure où il est encore et toujours question du sort de millions de salariés, parmi les plus fragiles d’entre eux, livrés à un ordre économique dans lequel ils ont tout à perdre, ayant déjà pas mal perdu, ce n’est certainement pas chez les Plenel du journalisme et de l’engagement politique qu’on la trouvera ; ce qui le disqualifie car aujourd’hui, seul le courage devrait avoir droit de cité ; or, cela ne demande aucun courage d’appeler à voter Macron même et surtout quand on se dit de gauche et que… ce faisant, on s’achète une bonne conscience sur le dos de tous ceux qui ne peuvent faire qu’un choix : celui de la cohérence et du respect de soi dans la dignité ; d'où leur refus de reporter leur vote du premier tour sur Macron car c'est là le seul geste de résistance qu'il leur reste dans le cadre de cette élection présidentielle.

    Oui ! Une bonne conscience que s'achètent une fois de plus Plenel et son journal avec cet appel du pied sans bourse délier, sans coup férir, puisqu'ils n'ont rien à perdre et tout à gagner : en effet, qui pourra bien un jour leur reprocher de s'être portés au secours de Macron ? Personne pour l'heure même si dans quelques années, un FN à 55%, un FN imbattable pourrait bien contraindre certains d'entre nous à  leur demander de rendre des comptes.

    Mais pour l'heure, c'est sûr, de cet appel à voter Macron (2), tout un chacun en ressortira tout auréolé du prestige d'un positionnement moral qui ne saura être pris en faute ; quant aux autres moralement laminés sous la pression d'un vote Macron qui se voudrait obligatoire, tant pis pour eux !

                    Dans le cadre de cette élection présidentielle de 2017, le courage, c’est le risque derrière lequel on trouvera une certitude chevillée au corps : la certitude d’être capable de faire face, de tenir tête et de sortir vainqueur alors qu’un score électoral vous classe parmi les perdants puisque seul le nombre sanctifie.

    Oui ! Mille fois oui ! Attitude défaitiste que cet appel de Plenel à voter Macron ; une attitude qui laisserait entendre qu'en cas de victoire du FN, la société française serait incapable de réagir, qu'elle serait vaincue. Qu’est-ce à dire ?


    Et c’est bien ce courage-là, cette confiance inébranlable qui nous manquent depuis quarante ans ; d’où le grignotage de notre héritage par les mondialistes et la réaction-FN car, soit on se bat, soit on se soumet.

                      Chez Médiapart, on retrouve le couple Bonnet-Plenel, anciens salariés du quotidien Le Monde : manque de sang-froid, une trouille de classe, une lâcheté dont il ne restera pas trois lignes dans l’Histoire de la presse… d’où la tranquillité d’esprit des deux protagonistes. Cependant, lorsque ces gens-là prendront leur retraite, n’en doutons pas un seul instant, ils auront droit aux éloges de toute la profession - de BFM-TV aux rédactions du service public en passant par Lobs et RTL ; télés, radios, presse ! Sans doute la pire des insultes ces éloges à venir car ces éloges-là seront leur dernière demeure pour une postérité d'une humiliation bien méritée : que ceux qui se ressemblent s’assemblent, même à leur corps défendant !

                    Soyons clairs : le courage, aujourd’hui, il est dans le refus de Macron - abstention ou vote blanc -, et la force de ce courage, dans la prise de risque d’une victoire FN et le sursaut gigantesque d’un pays qui, contrairement à ce qu’un Plenel semble penser, tient encore debout sur ses deux jambes.

     

    1 - Le tort de Plenel c'est de refuser de comprendre le positionnement de Mélenchon et la justesse de son refus d'appeler à voter Macron tout en précisant qu'un vote-FN n'est pas une option. Plenel s'appuie sur le "système" pour contrer une fois élu, Macron ; or, ce système a fait depuis 20 ans la preuve de son incapacité à permettre à une force politique et à une mobilisation quelles qu'elles soient, de contrer les réformes demandées par la Commission européenne au service d'une mondialisation-saccage de l'être humain, et en Europe, cause de la destruction de notre modèle social. La position de Plenel c'est un parti pris ; un parti pris de confort, un parti pris qui n'a rien à perdre... parti pris classique propre à cette classe sociale auquelle Plenel appartient en particulier et qui ne fait face à aucune menace avec en prime la satisfaction que procure une bonne conscience.

    En revanche, on se souviendra de ceci : quand son journal Médiapart a été en danger après un rappel de TVA, Plenel n'a pas hésité à remettre en cause la loi et ce fameux "système" dont il serait soi-disant possible aujourd'hui et demain sous une présidence Macron de contrer les abus et les injustices.

    La motivation réelle de Plenel : s'attribuer le beau rôle et se donner une bonne conscience puis continuer de briller : sur le dos de qui ? Mon billet ne cesse d'y répondre. C'est plus fort que lui ! Il ne peut pas s'en empêcher... en toute occasion même si dans les faits, ce positionnement médiatique de Plenel est loin d'être glorieux quand on se penche sur la réalité sociale des conditions de vie qui se cache derrière le refus d'un vote et d'une présidence Macron.

     

    2   A propos du soutien de Plenel à Macron, deux éléments de réponses peuvent être avancés :

    - Macron qualifie l'histoire coloniale française de "crime contre l'humanité" ; ce qui n'est pas fait pour déplaire à un Plenel dont le positionnement à propos du colonialisme est le suivant :" Le colonialisme est un nazisme" Plenel n'est pas à une imbécillité près, manifestement !) ; à noter aussi la place privilégiée qu'occupe chez Médiapart l'historien Benjamin Stora qui partage ce "diagnostic" de Plenel.

    - Médiapart a une dette fiscale (TVA) de plusieurs millions d'euros auprès de Bercy ; Plenel compte-t-il sur l'indulgence d'un Macron Président ?

     

     

    ***

                     Soit Vichy. Soit le Vercors, et là… il semblerait que Médiapart ait quelque réticence envers cette région montagneuse ; c’est l’âge de ses fondateurs sans doute.

     

                     Aussi...

                    Plenel et son appel à voter Macron ?

                    Qui croyait prendre est pris... en flagrant délit de démission.

                   

     
     
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    Pour  prolonger, cliquez : Médiapart, un abonné témoigne
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  • S’offrir une réalité sur mesure…

     

     

                 Un amour que l'on voit, même et surtout là où il n'est plus pour s'en être absenté. Retrouver sa trace, l'accès et puis, son cheminement, le tenir en laisse aussi, de peur qu'il ne nous échappe totalement et qu'il ne soit déjà trop tard pour le retenir et en goûter à nouveau la douce saveur puisque sans lui, plus rien n'est possible.

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    ***

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    Lille. Poste 2

    Tout se dérobe à son regard. Des villages se succèdent sans qu’il puisse identifier leurs noms. Portée sur une voie parallèle, sa vue striée le convainc de fermer les yeux ; il choisit pour quelques secondes d’épouser la condition d’un aveugle et puis, il les ouvre à nouveau et redresse la tête. Talus, champs, routes, rivières, étangs, chemins, bosquets, ponts, pylônes, clochers. Un homme marche seul sur une route. Des enfants courent sur un chemin détrempé. Engins de toutes sortes, entrepôts et enseignes gigantesques, épaves, ruines, usines désaffectées. Lieux incompréhensibles et inconcevables.

    Chaque seconde qui passe pousse des kilomètres de voie ferrée loin derrière lui et devant elle : elle qui s’éloigne sans fin. Il a suffi de quelques minutes, et la voilà déjà hors d’atteinte ! Bientôt, elle sera inaccessible et puis, intouchable pour de longues semaines. Mais il n’est pas inquiet face à cette réalité inconséquente, à peine tangible car, il n’a pas quitté cette chambre d’hôtel qui les a vus, des cendres d’une existence à genoux, renaître à la vie et se reconstituer d’une seule pièce, entier et debout, d’un seul tenant univoque et tendu. Non ! Elle ne l’a pas raccompagné à la gare. Non ! Il n’a pas pris ce train qui… dans un peu moins d’une heure trente, le ramènera à la désolation.

    Anesthésié, comme groggy par ces quelques heures passées à ses côtés, il est encore dans son odeur, avec ses gestes, dans son humeur, avec son sourire. Ce n’est pas le temps qui s’est figé mais son écoulement qui lui tient tête et c’est à rebours, à contre courant de son propre cheminement que cet écoulement parcourt une réalité qui refuse en bloc de céder sa place à l’instant présent qui a pour réalité un train qu’aucun subterfuge n’arrêtera.


    Prostré d’hébétude, il semble indifférent. Pour l’heure, la conscience de cette nouvelle séparation sommeille encore en lui. Mais bientôt viendra l’interstice puis, l’entre-temps et enfin, la césure nette et tranchée comme un couperet qui tombe, un gouffre qui s’ouvre jusqu’au vertige et rien ne viendra compenser l’épuisement inévitable de cet influx magnétique et nerveux que chacune de leur rencontre lui apporte car, une fois l’illusion d’une séparation fictive évanouie que des semaines d’éloignement porteront jusqu’à une éternité, livré à lui-même et sans recours, il ne pourra rien substituer à cette énergie insufflée l’un à l’autre. Non, rien ! Sinon, vivre dans l’attente de son renouvellement, à la prochaine prise, à la prochaine remontée en surface, à l’air libre et suffoquant.

     

    Arras. Poste 4

    Personne n’est monté. Chance inespérée ! Le compartiment restera désert. Quelle aubaine ! Le pire lui a été épargné ! Confort parfait donc ! Pas de bavardage pour bavarder et ce faisant, ne pas et ne jamais avouer qu’on n’a plus rien à dire parce que… ça va bien comme ça et qu’on n’en peut plus de ne plus pouvoir quoi que ce soit pour soi-même et pour ses proches depuis que tout nous échappe et qu’on ne décide de rien ou bien, de si peu, dans les marges, par bribes, entre deux sauts de puces effectués à reculons. Alors, disons-le : le meilleur est derrière nous, mais loin, loin... et depuis longtemps déjà !

    Rien ne pourra le perturber ; pas même le sifflement aigu et continu - perceptible par intermittence quand on s’en donne la peine ou bien, quand notre ouïe reprend ses droits sur une perception dissipée - ni l’indéfinissable ronflement de la rame qui porte à une allure imperceptible sa puissance et sa force sur des rails au parallélisme d’une rectitude studieuse et irréprochable. A son insu, le train glisse vers sa destination, sans effort, imperturbable, sûr de sa puissance et de son infaillibilité. Le temps d’un voyage, on pourra donc mesurer tout ce qui sépare cette énergie cinétique de nos vies ! Oui ! Nos vies avec ses résolutions qui ne s’affirment pas mais balbutient de nouvelles raisons de ne pas trouver une voie, un aboutissement ferme et résolu. Et que dire de nos engagements !

    Incapable pour l’heure d’envisager une autre réalité pour lui-même, d’une hallucinante solennité, la lumière artificielle et le silence de son compartiment viennent confirmer son atmosphère insolite et renforcer l’état de grâce qu’il s’est accordé. Pas de nuisances sonores non plus ! De celles que nous sert sans répit, obstiné comme une tentative désespérée d’échapper à l’angoisse, un casque porté par ceux qui n’ont plus qu’un souci en tête : fuir la conscience qu’ils pourraient avoir de leur propre inutilité et leur entourage avec eux ; entourage bien en peine de leur proposer une raison d’être, claire et indubitable.

    Un train concurrent est venu frapper la vitre, mais sans effet durable. Un rêve dont on ne sort jamais pour en avoir aussitôt sollicité un autre, ce flottement dans lequel il se complait.

    Il a ouvert les yeux puis les a refermés. Dans son entêtement, il veut tout entendre, tout préserver et surtout et pour rien au monde, ne pas en sortir car, tout est là, intact ! Il ne manque rien. Les rires, les pleurs, les gémissements, les cris ! Son petit corps ferme, étroit, le sien grand et fort et puis, le leur, enchevêtré de frénésie, ses mots bien à elle, paroles chuchotés et bouleversantes comme une confession, les regards échangés quand ils restent immobiles, tournés l’un vers l’autre sans souffle mais encore avides. Décidément non, rien ne l’éloignera. Au comble du paradoxe, celui de son absence, c’est bien elle qui se tient à ses côtés, car, dans un souci d’apaisement, il l’a gardée avec lui et en lui, légère et incommensurable de par l’admiration et l’affection qu’il lui porte.


    Projets. Rêves insensés ! Espérances folles ! Quelle évolution possible pour eux deux ? Qu’est-ce qu’il est raisonnable d’espérer ? Sous quels délais ? Rupture ! Divorce ! Et si… ils parvenaient à s’extraire de leur union respective ! Et si, une fois libres, maîtres de leur destin, ils décidaient de tenter leur chance ensemble ?

    Et si… et si… et si… Seul au monde, on peut enfin et sans difficulté s’offrir une réalité sur mesure, un subterfuge dans lequel rien ni personne ne viendra vous rappeler à un ordre univoque et indépassable mais… pour combien de temps encore ? Combien de temps ? Le plus tard  possible ?

    Tenez ! L’issue approche et avec elle… une réponse brutale.

     

    Gare du Nord

    Rien ne va plus. Retour à la désespérance qui désespère de sa propre impuissance à pouvoir en réchapper. La réalité précaire qu’il a tentée durant toute la durée du voyage de préserver, est maintenant en morceaux. Il s’était égaré car, on n’échappe pas au monde.

    Agitations sans nombre, aussi inutiles qu’étrangères ; mille effervescences qui tapent du pied toute leur inconséquence ! Mais… comment penser dans tout ce vacarme ? Où trouver le courage et puis, un réconfort dans tous ces visages tantôt fugaces, tantôt pesants et lugubres comme des visions d’un autre monde, fantômes de l’au-delà ?

    A sa descente du train, un sentiment laid et sordide l’a saisi : sa faiblesse face à l’horreur de sa condition. Un cimetière aux tombes noires, une prison dont personne n’ira visiter les détenus, son impuissance.

    Comment rentrer alors ? Et puis, rentrer pour retrouver quoi ? Et chez qui ?


    La poitrine serrée, c’est bien l’enfer qui lui fait face maintenant et aucun démenti, aucune démonstration aussi savante soit-elle ne pourra remettre en cause cette certitude. Il ne lui reste plus qu’à en supporter le dégoût car toutes les énergies s’épuisent un jour, à bout d’arguments, d’objets et de raison d’être ce qu’elles ont été. Plus de perspectives alors ! Sinon l’éternel et tragique retour d’un quotidien dépouillé, affaissé au pied d’un mur contre lequel notre colonne vertébrale s’est brisée faute de n’avoir pas su le contourner à temps car, de toutes les saisons, c’est bien l’automne qui annonce le crépuscule de toutes les unions, l’une après l’autre. Elles n’existent déjà plus. Voyez comme on les piétine allégrement, sans sourciller. Jaunies et rances, elles n’intéressent déjà plus personne, toutes ces unions.

    Comment dans ces conditions s’exorciser d’une fatalité qui n’a de destin que le refus d’y voir un acquiescement tacite et pleutre ?

    De tout temps imperturbable, cette fatalité et sûre de son Grand Oeuvre : la sape d’une institution soutenable dans la résignation… seule !


    ___________________________

     

    Extrait du titre : " Cinq ans, cinq nuits"

    A propos de l'ouvrage... cliquez Cinq ans, cinq nuits

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  • Corinne Lepage soutien de Macron : le retour à la gamelle

     

     corinne lepage soutient macron

                    Poisson pilote (sangsue ?) des vainqueurs aux élections - tout vainqueur, toute élection -,  avec cette présidentielle de 2017, c’est le retour de Corinne Lepage qui affiche un soutien sans condition à la candidature Macron (ICI).

    « Ecolo mais pas trop » et plus encore lorsqu’il est question de soutenir l'écologie politique et le parti des Verts, depuis trente ans, Corinne Lepage se veut pourtant la passionaria des causes environnementales ; faut dire que cette ancienne ministre a la réputation de ne vendre pas cher ses compétences auprès de la classe politique et une place dans un gouvernement.

    Pas claustrophobe pour un sou, Lepage dit se situer entre le centre-gauche et le centre-droit ; toujours intéressée ou plus précisément, rarement désintéressée (elle a un cabinet d’avocats spécialisé en environnement à faire tourner comme d’autres, une marmite à faire bouillir), cette dame ne cesse de se vendre et de se placer... à chaque élection ; en trente ans, elle aura été de tous les partis, de droite de préférence – UMP, UDF - avec toutes ses nuances et autres tendances ; et d’aucuns d’ajouter : «  Heureusement qu’il s’est agi de partis politiques et non de chambres à coucher… »

                     A l'origine du nouveau concept "Ecolo de droite", ministre silencieuse d’un environnement aphone sur écran noir chez Juppé et Chirac, proche de Bayrou, d’autres temps, d’autres mœurs, aujourd’hui, Corinne Lepage affiche son soutien inconditionnel à Emmanuel Macron, écolo à la mode Bercy, ministère des finances et secteur bancaire.

    Mais alors, qui se souviendra de l’emploi du vocable « environnement » dans la bouche de Macron au cours de cette campagne de 2017 ? Du charabia macronnais, qui en aura compris une préoccupation pour les enjeux environnementaux de demain ?

                               
                                      Corinne Lepage : « entre Macron et Juppé, je... par publicsenat

     

     

                  Pour toutes ces raisons qui en valent bien d’autres, au fil des ans, chaque intervention de Corinne Lepage laisse derrière elle non pas un parfum mais... comme une odeur de fruits et légumes, jour de marché, vers midi, quand des cageots remplis d’invendus gâtés par la chaleur sont abandonnés aux clochards, SDF et autres indigents, juste avant le jet d'eau et la brosse des employés municipaux.

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  • Corinne Lepage soutien de Macron : le retour à la gamelle

     

     corinne lepage soutient macron

                    Poisson pilote (sangsue ?) des vainqueurs aux élections - tout vainqueur, toute élection -,  avec cette présidentielle de 2017, c’est le retour de Corinne Lepage qui affiche un soutien sans condition à la candidature Macron (ICI).

    « Ecolo mais pas trop » et plus encore lorsqu’il est question de soutenir l'écologie politique et le parti des Verts, depuis trente ans, Corinne Lepage se veut pourtant la passionaria des causes environnementales ; faut dire que cette ancienne ministre a la réputation de ne vendre pas cher ses compétences auprès de la classe politique et une place dans un gouvernement.

    Pas claustrophobe pour un sou, Lepage dit se situer entre le centre-gauche et le centre-droit ; toujours intéressée ou plus précisément, rarement désintéressée (elle a un cabinet d’avocats spécialisé en environnement à faire tourner comme d’autres, une marmite à faire bouillir), cette dame ne cesse de se vendre et de se placer... à chaque élection ; en trente ans, elle aura été de tous les partis, de droite de préférence – UMP, UDF - avec toutes ses nuances et autres tendances ; et d’aucuns d’ajouter : «  Heureusement qu’il s’est agi de partis politiques et non de chambres à coucher… »

                     A l'origine du nouveau concept "Ecolo de droite", ministre silencieuse d’un environnement aphone sur écran noir chez Juppé et Chirac, proche de Bayrou, d’autres temps, d’autres mœurs, aujourd’hui, Corinne Lepage affiche son soutien inconditionnel à Emmanuel Macron, écolo à la mode Bercy, ministère des finances et secteur bancaire.

    Mais alors, qui se souviendra de l’emploi du vocable « environnement » dans la bouche de Macron au cours de cette campagne de 2017 ? Du charabia macronnais, qui en aura compris une préoccupation pour les enjeux environnementaux de demain ?

                               
                                      Corinne Lepage : « entre Macron et Juppé, je... par publicsenat

     

     

                  Pour toutes ces raisons qui en valent bien d’autres, au fil des ans, chaque intervention de Corinne Lepage laisse derrière elle non pas un parfum mais... comme une odeur de fruits et légumes, jour de marché, vers midi, quand des cageots remplis d’invendus gâtés par la chaleur sont abandonnés aux clochards, SDF et autres indigents, juste avant le jet d'eau et la brosse des employés municipaux.

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