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Serge ULESKI - Page 4

  • Intelligence Artificielle : notre futur à tous déjà indépassable - gare à l'obsolescence de quelques milliards d'êtres humains !


                           

     

                       Laurent Alexandre que l'on dit "The expert français" à propos de l'Intelligence Artificielle (IA) : intervention de ce dernier sous la forme d'un plaidoyer pour une IA française, puis européenne... contre le monstre chinois, aujourd'hui la bête noire de tous ceux qui sont dans l'incapacité d'envisager le monde sans l'hégémonie militaire, scientifique, économique et culturelle des USA ; dans les faits, des penseurs du futur au passé : 

     

                 " Impact de l'intelligence artificielle (IA) sur le monde professionnel, mais aussi sur notre vie toute entière fait beaucoup parler d'elle. Il y a les fantasmes, les délais, les questions parfois vertigineuses qu'elle pose à la société, aux entreprises, aux collectivités, aux décideurs politiques. Laurent Alexandre est connu pour ne pas avoir sa langue dans sa proche sur le sujet de l'IA. Au cours de cette conférence, il donnera des clés de compréhension et des pistes de réflexion afin de se mettre en ordre de bataille pour savoir comment l'accueillir, l'exploiter et la développer dans la région. Une conférence qui devrait marquer les esprits, et donner matière à réflexion aux décideurs."

     

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                     Harari, l'homme de toutes les conversations.... la nouvelle coqueluche mondiale de tous les adeptes, les dévots, les disciples de la recherche de certitudes et de gourous et autres maîtres à penser l'impensable. Il est l'auteur de "Homo Deus : une brève histoire de l'avenir" 

    Dans la perspective de milliards d'êtres humains devenus "inutiles", "obsolètes", face à l'Intelligence Artificielle, ses ravages et ses bienfaits dans les décennies à venir, à la question suivante : "Mais au fait, à quoi sert l'être humain ?", Harari sera bien en peine d'y répondre tout en étant incapable  de remettre en cause la question elle-même, sa nécessité aussi, car enfin, l'être humain a-t-il vraiment besoin de servir à qui et à quoi que ce soit ?

                    Non. Mille fois non. L'être humain n'a qu'un besoin : qu'on lui fiche la paix, à moins qu'il en décide autrement. 

     

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  • Election israélienne : Netanyahou vainqueur, la crapulerie et la voyoucratie plébiscitées

                     

     

                    "Il s'accroche, parce que s'il perd ces élections, il va en prison, il le sait"
    Dov Alfon, du journal @haaretzcom ; ancien officier des renseignements israéliens.

     

                    Combien sont-ils à se réjouir ouvertement ou bien sous cape, ici en France, de l'élection d'un menteur et d'un voleur rarement égalé même si l'on tient compte des standards du Moyen-Orient en ce qui concerne la morale, l'éthique et l'intégrité ? Des milliers nous dit-on. En premier lieu... la bande à Causeur qui boit du petit lait depuis la communication des résultats : aux anges, ils sont ! ... 


                                 Vers un 5e mandat de Benjamin Netanyahou

     

                          Shlomo Sand, historien israélien

                      Richard Abitbol, président de la Confédération des Juifs de France ; une office israélienne de plus sur notre sol, après le CRIF, l'UEJF et la LICRA.

                     Surprenant, vraiment, qu'un Français totalement dédié à la cause de l'Etat israélien à partir de la France, puisse penser avoir raison contre un Israélien d'Israël, historien de surcroît, d'autant plus que la question suivante s'impose : d'où parle Richard Abitbol quand il parle, au nom de qui et de quoi ? 

                     Sûrement pas à partir de la France ni  en son nom.

                     Autant pour cette soi-disant intégration-assimilation si chère à ceux qui n'ont de cesse de se répandre en procès d'intention - là encore... la bande à Causeur, Zemmour et Finkielkraut en tête -, contre une communauté musulmane jugée par ces derniers "inassimilable", et plus encore quand on sait qu'il ne viendrait à l'idée d'aucun Français digne de ce nom de soutenir un candidat tel que Netanyahou dont il n'y a rien à sauver ; un candidat au service d'une politique d'un cynisme sans précédent dans l'histoire récente de notre humanité ; une politique sans scrupule au service d'une idéologie, le sionisme ;  une idéologie anti-humaniste par essence ; une idéologie du "Pousse-toi de là que je m'y mettre, espèce de crevure !"

                      ... entendez : la "crevure" palestinienne et la "crevure" européenne anti-sioniste depuis 1967 auquelle nous sommes tellement fiers d'appartenir, et plus fiers encore face Netanyahou et son fan-club français de la honte. 

     

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  • Macron, décisions et mesures : en attendant Godo...

     

                        Edouard Philippe  a tiré lundi dernier le bilan du grand débat lancé face à la crise des « gilets jaunes ». Emmanuel Macron devrait ensuite annoncer des décisions concrètes d'ici la mi-avril.

     

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    les mesures prises par macron relatives des gilets jaunes

     

    L’électorat de Macron ce ne sont certainement pas les retraités à 900 euros ni les salariés au SMIC ni ceux qui souhaitent une refonte totale de notre constitution ; ce qui remettra ou remettait en cause, inévitablement, le projet de l’U.E ; d’autant plus que le taux d’abstention aux élections est très élevé (entre 60 et 80%) chez cette population ; ce qui n’arrange pas ses affaires car la classe politique est notoirement peu encline à tenir compte des besoins et des revendications de ceux qui ne votent pas ; que ce soit à un niveau local ou national.

     

    Les classes moyennes et les classes supérieurs actives ou retraitées – l’électorat de Macron, électorat de tous les candidats du Système de ces 20 dernières années - qui acquittent à la fois l’impôt sur le revenu, la taxe foncière et la taxe d’habitation dont l’annulation promise représente un formidable cadeau soit dit en passant, seront les véritables bénéficiaires des mesures qui seront prises ; ces mesures qui semblent se concentrer sur la fiscalité - sans toutefois que la TVA soit concernée - n’auront qu’un objectif : regagner la confiance de l’ électorat de Macron : soit un corps électoral qui s’élève entre 30 et 35%, MLP au second tour de toute élection présidentielle ainsi qu’un taux d’abstention de 30 à 40% garantissant au candidat sortant ou pas, candidat du Système bien évidemment, d’être élu ou ré-élu quoi qu’il arrive : Sarkozy, Hollande, Macron et ceux qui suivront.

     

    Mais alors... pourvu que cela dure pour eux tous ! Comprenez : pourvu que l’abstention persiste et que MLP, en 2022, soit bien et toujours le repoussoir qui permet au Système de perdurer et de continuer de paupériser un nombre croissant de nos compatriotes. Car, dans le cas contraire...

     

    Ne comptons pas non plus sur la fameuse indexation des retraites qui, là encore, bénéficiera surtout aux retraités les plus aisés car, pour les plus faibles d’entre eux, cette indexation n’aura que peu d’effet (9 euros par mois ?) étant donné le niveau d’inflation. Quant à la baisse des charges sur les salaires (pour les salariés)… c’est tout notre système de couverture sociale qui serait à nouveau remis en cause faute de financement adéquate.

     

    Aussi, il y a fort à parier que les foyers dont les comptes en banque sont à sec dès le 15 du mois ne seront en rien les bénéficiaires des mesures que le locataire de l’Elysée annoncera prochainement car Macron ne leur doit rien ni n’attend rien de cette catégorie de Français ; et sûrement pas sa ré-élection.

     

                  Aussi, malheur aux réfractaires et aux abstentionnistes qui ne semblent toujours pas avoir compris que la classe politique ne redoute qu'une sanction : celle des élections qui met alors un terme à leur carrière ; une carrière tellement lucrative quand on sait ce que cela demande de les en chasser et eux, d'en sortir : comme ils s'y accrochent tous ! De véritables sangsues car… « Tout sauf la condition du salariat ! »

     

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  • Etat de droit et voyoucratie : après les médias et les classes supérieures, c'est au tour de la police de faire sécession


                                                   

    gilets jaunes et violence policière

     

     

                Lynchage, tabassage gratuit, mains arrachées, visages éborgnés, mutilations, plus d'une centaine de blessés graves avec séquelles à vie... dans le silence assourdissant des médecins, des corps intermédiaires, des avocats, de la Ligue des droits de l'homme, des médias et de la classe politique, huit semaines durant...

    Avec l'échec du pourrissement, est arrivé alors le choix du recours à l'ultra-violence policière par le locataire de l'Elysée et ses hommes de main (Castaner entre autres - homme sans honneur, véritable voyou de la politique) ; ultra-violence destinée à dissuader les GJ qui, pour une grande majorité d'entre eux, n'étaient jamais sortis manifester, de "revenir" la semaine suivante une fois terrorisés ( traumatisme physique et psychique) ; car c'est bel et bien un service d'ordre sur le mode de la terreur qui sévit depuis la mi-décembre. 

    Les femmes gilets jaunes et les retraités se sont alors retirés des manifestations du Samedi sur Paris de peur d'être les victimes indiscriminées de blessures et de mutilations irréversibles.  Premier succès stratégique de cette hyper-violence.

     

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                  La raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures d'une police qu'il méprise (salaires indignes, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection etc.... ICI un billet à ce propos), est la suivante : cette complaisance à son égard permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne enfin qu'il la méprise au plus au point, sans toutefois pouvoir en faire l'économie car force est de constater ceci : plus l’Etat flatte et couvre les policiers, entre deux suicides, plus l'Etat se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maître qu’est cet Etat méprisant.

    Les victimes des bavures tout au long de l'année, aujourd'hui le passage à tabac du gilet jaune isolé, sans défense ni protection (des milliers de vidéos et de témoignages sur internet peuvent en témoigner), c'est l'exutoire auquel les deux partis, le couple Etat-Police, ont recours :  l'une pour éviter de rendre des comptes à sa police ; l'autre, pour trouver un peu de consolation face à leur humiliation que représentent leurs conditions de travail et leur rémunération, la lâcheté de leur hiérarchie et de syndicats indigents, dans l'exercice d'une violence dite "légale" car lorsque le faible est sans courage face au fort qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui. 

                    En dehors de cette complicité dans un maintien de l'ordre à la limite du droit, voire dans sa violation pure et simple, reste à comprendre la raison pour laquelle cette police qui n'est plus la nôtre,  utilise cette souplesse avec le droit qui leur est accordée implicitement, avec autant de zèle, un tel engouement et sans se faire prier. Il est temps de se poser la question du recrutement : quelles sont les personnalités et les pathologies qui se cachent derrière un désir affiché de rejoindre la police dite nationale ? Quels sont les filtres, les garde-fous qui permettent de détecter des personnalités instables, sournoises, perverses et sadiques ou bien, soumises à toute autorité d'où qu'elle vienne ? Quel est le niveau de complaisance de l'Etat à ce sujet ?

    L'Etat aurait-il précisément besoin de ces pathologies pour, en cas de crise, obtenir de ses forces de l'ordre une adhésion totale dépourvue de la moindre conscience critique (1) ? 

    Les preuves de cette interrogation plus que légitime sont à chercher aussi dans le "casier historico-judiciaire" et le parcours d'une police au républicanisme  très friable, à la tentation de l'arbitraire et de l'abus de pouvoir récurrente ; et pire encore :  dans la répression sanglante des grèves ouvrières du 19è siècle, des insurrections de 1848  et de la Commune de Paris de 1871 à la période de l'Occupation, de la torture en Algérie au Métro Charonne et aux massacres du 17 octobre 1962... 

                   ... comme autant d'actes, de délits et de crimes de générations de policiers qui se suivent et n'ont de cesse de se ressembler, mimes et ventriloques ;  un corps de métier étranger, semble-t-il,  à toute perfectibilité autre que dans la répression, et plus particulièrement dans le sens où Jean-Jacques Rousseau l'entendait :  tout ce qui distingue moralement l'homme de l'animal au cours de la longue histoire de son développement. 

     

     

    1 - A ce sujet, on pourra se reporter à l'Expérience de Milgram — Wikipédia  et la vidéo I... comme Icare & l'expérience de MILGRAM - FOVEA #2

     

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  • J'veux du soleil ! en salle le 3 avril - road movie dans la France des Gilets jaunes réalisé par Gilles Perret et François Ruffin

                  

     

                    Road movie dans la France des Gilets jaunes réalisé par Gilles Perret et François Ruffin ou quand la honte doit changer de camp !


                                 

     

                                          Le site du Film : J'veux du soleil !

     

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  • Le Rap français avec Mathias Gardet - LA CLIQUA : "Nos concurrents c'était les Américains"

     


                               

     

                                       Le rap  : quand la déception est arrivé avec l'argent 

     


                                   

                   Rocca, Kohndo et Daddy Lord C, soit la colonne vertébrale de La Cliqua... le groupe mythique du rap français parle de ses débuts.

     

     
                                               

     

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  • Un nouveau Karl Marx par Francis Cousin : un Karl Marx de la résignation et de la soumission en attendant le Grand soir ?


                          

     

     

                             "... temporalité fermée ; communautés primordiales ; formalisation sociale ; temps mémorial ; temps dernier..."

     

                  Francis Cousin à propos de Fidel Castro : "....... les luttes de libération nationales ne sont que le tintamarre publicitaire et marchand du spectacle aliénatoire de la marchandises de toutes les gauches et de toutes les extrême-gauches du C(k)apital et du fétichisme...

    Ca, c'est envoyé ! 

    Faut bien dire ceci : exposé après exposé, il semblerait que rien ni personne ne trouve grâce aux yeux de Francis Cousin. Avec lui, on n'a ... non pas "raison de se révolter" mais tort de se mobiliser et de dire "Non !"... toujours, en tout temps et en tout lieu.

    Mais alors : ce Francis Cousin serait-il le chantre de la résignation ?  

    Et si Cousin n'était en somme le porte-parole du renoncement sous couvert de nous livrer une analyse dite "marxiste" de toutes les luttes : libération nationale, féminisme, auto-gestion, lutte contre le racisme, lutte contre l'homophobie, grève contre la liquidation du service public... ? 

    D'où sa "récupération", avec le consentement manifeste de notre gourou marxiste,  par tous les mouvements qui, dans l'histoire, n'ont jamais soutenu l'émancipation de qui que ce soit contre quoi que ce soit ; et son rapprochement - Radio-courtoisie (1), TV Libertés...- avec les acteurs d'une idéologie xénophobe, homophobe,  anti-féministe, anti-syndicale, anti-salariés (surtout quand ils ouvrent leur gueule !), anti-grèves, anti-nuit-debout, anti-zadiste, opposé à une société solidaire... mais très compatissants à l'endroit de la police, des patrons, petits, moyens et gros. 

    Comme quoi, tout se tient.

    Marx instigateur (inspirateur) de l'extrême-droite ? Karl reviens, tes enfants sont devenus fous !

    Décidément, et contrairement à Dieu, les voies du marxisme  sont non seulement poreuses mais bel et bien pénétrables à souhait, jusqu'à la garde qui plus est, car tout le monde semble pouvoir y trouver une issue, même "réactionnaire".

    Certes, on ne choisit ni ses lecteurs ni ses recenseurs occupés à cocher des petites cases. Marx sera donc absous. 

     

                                 "... concept historico-social dans le développement des forces productives générales ; raison nationale marchande ; longue durée cosmique... "

     

                    Pour rester avec la vidéo postée -  Cuba, Castro et les révolutions de libération nationale -, une question s'impose : de qui , de quoi, pour qui finalement parle Francis Cousin  quand il parle, en particulier, de ce qu'il nomme "la non-révolution cubaine" ?

    Manifestement, Francis Cousin est content de son sort ; il n'a besoin de rien : ni d'un système de santé performant pour tous, ni d'une éducation et d'une instruction pour tous ; ni de conditions de travail acceptables, ni d'un salaire décent. Et ça tombe plutôt bien puisque.... selon Francis Cousin, rien ne sert à rien, rien ne vaut la peine de rien sinon lire, relire et lire encore Marx, de son prénom Karl, au coin du feu, pépères, car, toujours selon notre marxiste, les écrits de l'économiste-historien allemand, suffisent amplement à nourrir son homme ainsi que les femmes, les enfants et nos aînés dans les mouroirs des EHPAD ; lire, lire, lire encore et encore l'oeuvre de Marx et attendre patiemment le jour J.... le Grand Soir... appelez-le comme vous voudrez (2) ! 

    Soit dit en passant, Souvarine (Germinal - E. Zola) qui pensait qu'il n'y avait rien à sauver nulle part et chez personne, avait quand même plus de pêche... plus de... comment dire ?.............. plus de panache, de courage et d'imagination. 

    Jugez plutôt  : "Allumez le feu aux quatre coins des villes, fauchez les peuples, rasez tout, et quand il ne restera plus rien de ce monde pourri, peut-être en repoussera-t-il un meilleur. "

    Ca, c'est de la radicalité !

     

                    On l'aura compris : en dehors de Marx et d'une grille de lecture et d'analyse du même nom, point de salut donc ! Un Marx qui, soit dit en passant, n'est plus là pour se défendre, le pauvre.

    Un peu filou, Francis Cousin, tout philo-analyste qu'il est ? Un Francis Cousin fondamentaliste qui semble être à l'origine d'un nouveau concept, ou bien plutôt, d'une nouvelle catégorie : la groupie marxiste.

    S'agit-il du transfert du narcissisme de Francis Cousin sur Karl Marx,  sorte de viol post mortem d'une pensée qui n'est plus là pour se défendre non plus car Cousin aurait alors réalisé, très tôt, qu'il serait bien plus intelligent avec Marx que sans, étant lui-même incapable de développer une lecture critique de ce dernier, et ainsi, comme par ricochet, reléguant les plus talentueux, les plus courageux et les plus téméraires face à Marx et face à notre contemporanéité, au rang de penseurs-avortons : "Depuis Engels et Marx, on n'a rien pensé de nouveau. Tout ce qui s'en est suivi et tout ce qui ne cesse de suivre...  c'est de la m..... !".

    Arrogance qui ressemble fort à un constat d'impuissance : "Je ne peux rien produire de novateur face à (ou contre) Karl Marx ; et vous non plus car je vous l'interdis !" 

    Père de substitution ce Karl Marx et cette dévotion qui interdit toute critique ? Drôle de père ce Karl qui aura été incapable de nourrir sa famille et dont son compagnon Engels - un Engels fortuné, héritier d'un patriarche qui a fait fortune dans l'industrie textile -  devra assurer les besoins primaires des années durant.

    Qu'à cela ne tienne... c'est sûr, pour celui que l'on nommera désormais Francis-Karl Cousin-MarxJe est un autre ; même si notre pourfendeur de tous ceux qui décident de se bouger le cul avant l'Heure marxienne (de la planète du même nom  et dans dix mille ans !) reste oralement très présent et très actif sur Internet ; faut dire qu'il est aussi question de faire tourner son cabinet de philo-analyste ; à ce sujet, il serait intéressant de connaître ses honoraires  et le profil de sa clientèle. 

    Quant à la marchandise, cette marchandise tellement haïssable, et plus encore quand on ne manque de rien, notons au passage qu'il semblerait que cette marchandise ( marchandise dans toutes ses acceptions conceptuelles) et son spectacle, aient trouvé sa place auprès de notre phylo-analyste entouré de groupies, de dévots (de disciples et fidèles ?) incapables de lui apporter la contradiction, dans un cadre hyper-privilégié, celui de l'île d'Oléron, au sein d'une demeure spacieuse ; sans doute parce que "Francis Cousin le vaut bien !"

    Ce marxiste fondamentaliste n'a donc pas oublié d'être propriétaire ( sa petite révolution à lui, bien à lui, pour lui tout seul !) avec au coeur de cet état, la conscience de classe de l'absolue nécessité (révolutionnaire sans doute ?) de "rentrer dans son argent" : la fameuse plus-value à la revente. 

    On savait les conseillers pas payeurs pour un sou, on les savait avares ou économes ; voilà qu'on les découvre aussi et surtout "encaisseurs". Comme quoi, rien ne se perd et rien n'est jamais vraiment perdu, même pour les marxistes de droite comme de gauche. 

    Là, on est quand même plus près des protagonistes dans l'oeuvre d'un Balzac ou d'un Maupassant que dans celle de Marx. 

     

    ***

     

                    Tout compte fait et en comptant bien, il y a fort à parier que le capitalisme nous enterra tous... lui qui n'aime rien tant que les challenges : celui de l'intelligence artificielle ( IA - ici) en est un, et de taille ! Challenge qui l'occupera bien encore un ou deux millénaires ; et plus encore si on reste au coin du feu à lire, relire et lire encore Karl Marx. Aussi, grande est notre tentation de demander à Monsieur Cousin de faire preuve d'un peu de modestie... d'un peu de compassion aussi et puis surtout : d'un peu de réalisme... à savoir : qu'est-ce qu'il est encore possible d'espérer, qu'est-ce qu'il est encore possible de sauver dans l'attente de cette belle et grande union de tous les travailleurs du monde entier : travailleurs français, allemands, roumains, chinois, vietnamiens et indiens, tous unis les uns contre les autres et vice versa !  

    Francis en a rêvé... le C(k)apital l'a fait, manifestement à l'insu de sa conscience pourtant hyper-consciente jusqu'à l'aveuglement et la surdité ; et pourtant : ça tourne du feu de dieu et partout ça hurle aussi ;  ça s'appelle : le mondialisme pour les uns ; la mondialisation pour les autres.

     

     

     

     

    1 - "Radio courtoisie" : radio maurrassienne, monarchiste, pétainiste, colonialiste, xénophobo-raciste qui ne respecte que le salarié  au garde-à-vous prêt à hurler : "Vive l'armée française et ses ratonnades et le patron... patron chez lui !". Comment Francis Cousin s'est-il retrouvé chez eux tous ? Ego surdimensionné habité du désir irrépressible d'occuper tous les lieux de la parlotte ?

    Il est vrai que les acteurs et les animateurs de l'extrême droite sur Internet ont très tôt et vite accueilli Cousin... ce qui laisse aucune doute car ces gens-là ne se trompent jamais.

     

    2 -  On peut ne pas ignorer ceci  : ceux qui n’ont plus rien à défendre (ou qui n’ont jamais rien eu à défendre : un salaire, des conditions de travail, conditions de vie) ainsi que ceux qui n’ont besoin de rien, peuvent être tentés de minimiser, voire de ridiculiser toute action : grève et occupation de la rue.  Mais alors, que l’on fiche donc la paix à ceux qui souhaitent défendre ce qui leur reste à défendre contre ceux qui n’ont qu’un souhait : relativiser le bien-fondé de la moindre mobilisation, de la moindre action, jusqu’à s’en moquer. 

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  • Militant LCR hier, enseignant HEC aujourd'hui, Stéphane Rozès : renégat ou repenti ?

     

     stéphane rozès sur les gilets jaunes

     

                   Fils d'un directeur commercial et d'une directrice d'école, né le 22 avril 1957 à Paris, Stéphane Rozès militera à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) du milieu des années 70 au milieu des années 80, puis au Parti socialiste (1).

    Un temps patron de BVA et de la Sofres, Stéphane Rozès, omniprésent dans les médias, enseigne à HEC et Science-po tout en étant à la tête d'un cabinet privé de consultants.

                   Très courtisé par les chaînes d'info en continu, depuis quelques semaines Rozès croit manifestement parler des Gilets Jaunes quand il a prétention d' analyser les tenants et les aboutissants, le comment et le pourquoi, de ce mouvement ; il aimerait sans doute aussi que l’on croit qu’il s’en soucie.

    Dans les faits, cet homme au ton très professoral, incapable de sortir de son rôle d'enseignant, n'a qu'une seule préoccupation tout comme ses confrères des plateaux de télé : est-ce que Macron va pouvoir continuer, et le système avec lui ; ce système qui a permis à ce même Macron d'occuper l'Elysée avec 18% des inscrits au premier tour ; ce système qui a fait de Rozès, l’ancien gauchiste, le prof des riches et de leurs enfants.

    Or, pour parler des gilets jaunes et être un peu près certain de ne pas trop se tromper, encore faut-il avoir quitté l'école à 16 ans et être condamné à organiser son existence et celle de ses proches, sa famille, autour d'un budget mensuel qui s'élève entre 900 et 1200 euros ; en d'autres termes, il faut avoir besoin de tout ou bien encore : être privés de tout.

    A propos de ce commentateur qui n'a besoin de rien et qui a la naïveté ou la vanité de se dire ou de se croire professionnel, objectif et dépourvu de préjugés (de classe) dans ses analyses - c'est du moins ce qu'il prétendait récemment chez Aude Ancelin  -,  grande est la tentation de lui demander, tout comme à ceux qui n'ont rien à dire, de se taire, tout simplement, même s'il est vrai que l'on pourrait tout aussi bien conseiller vivement à cet analyste d'écouter et puis aussi, de partager un peu de la vie de ceux dont il se croit autorisé à leur expliquer qui ils sont et où ils vont.

                  Qu’il soit permis de rappeler à cet ancien gauchiste de la LCR, ceci : « Monsieur Rozès, ces Gilets Jaunes sont tout ce que vous ne serez jamais pour n'avoir jamais rien partagé avec eux : frustration, humiliation, colère et doute quant à leurs chances d'obtenir gain de cause car pour eux tous, c'est aussi et surtout une question de vie ou de mort sociale. »

                    A bon entendeur...

     

                   

                                                

    1 - Stéphane Rozès et le syndrome mai-68 : Gauchiste à 20 ans, membre du PS à trente, puis à la tête d' entreprises spécialisées dans  la manipulation de l'opinion publique (instituts de sondage), entre deux leçons dans des Ecoles de bourrage de crâne et une omniprésence dans les médias mainstream pour nous dire à demi-mot "Si c'était différent, ce serait pire encore !"... comment alors interdire à tout individu âgé de moins de 50 ans, un engagement à l'extrême gauche quand on sait ce qui reste de cet engagement une fois retombée la fièvre d'une jeunesse avide d'utopie ? 

    Parce que... bon, arrive un moment où ça va bien comme ça !

     

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  • Rencontres sur Internet : critères, pré-supposés et conditions à remplir...

     

             Les sites de rencontres sur Internet ont détrôné les petites annonces ; des millions d'internautes s’y bousculent chaque jour...

             Si choisir c'est exclure, rencontrer c'est effectuer une sélection cruelle et le plus souvent, sans état d'âme. Une nouvelle expérience porteuse de tous les dangers ces rencontres ! Expérience de soi vis à vis des autres et vice versa. Et Là, notre belle souveraineté du moi peut en prendre un sacré coup, et notre ego, hurler au supplice.

     

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              Critères, pré-supposés et conditions à remplir :

     

                Pour les hommes : être libres, nouvellement divorcés ou bien célibataires ; avoir une bonne situation ; quant au physique, les femmes leur pardonneront plus facilement les quelques imperfections dues à leur âge si ces dernières se limitent à l'embonpoint et à quelques cheveux en moins.

                Quand il s'agit d'établir une relation amoureuse sur le moyen et long termes, les femmes sans enfants à charge seront les plus chanceuses ; les autres devront redoubler d'énergie afin de relativiser les inconvénients de cette charge jusqu’à les faire disparaître comme par enchantement : charge et enfants compris.

    Pour couper court à toute demande de précisions, et pour ne plus avoir à y revenir, certaines femmes aborderont le sujet en ces termes : "Ils sont grands maintenant, ils peuvent se débrouiller, vous savez !" Comprenez : ils ont entre 15 et 17 ans et sont très certainement en pleine crise d'adolescence. Ce qui les rend sans doute débrouillards mais... invivables.

    On n’en soufflera mot.

    D'autres mentionneront une relation privilégiée : "Avec ma fille et mon fils, c'est un peu comme si j'étais leur copine". Ce qui signifie le plus souvent : j'ai renoncé à élever mes enfants maintenant qu'ils ont pris le dessus sur moi qui suis seule ; leur père étant le plus souvent indisponible ou bien encore, trop éloigné.

    Les hommes eux, ne parleront pas de leurs enfants pour n'avoir pas grand-chose à en dire, sinon qu'ils les aiment puisque c’est leur ex qui, le plus souvent, assume au quotidien la responsabilité et la charge de cet amour elliptique, discret et tout en nuances, chez ces pères absents.

     

                 Autant que faire se peut, et pour ce qu'il est possible d'en savoir tant que l'on n'a pas fait plus ample connaissance, on se rencontre dans sa classe - comprenez : dans sa tranche de salaire - ou bien, à défaut d'un même salaire, - déclassement oblige ! -, dans ce qu'on estime être ses repères et ses attributs culturels et dans la cadre d’affinités supposées identiques ou bien parallèles.

                 Ce qu'il faudra cacher pendant la période qui précède la rencontre - période dont on ne saurait faire l'économie, sinon au risque de perdre son temps -, pour les femmes : les rondeurs.

    Les hommes les plus avertis leur demanderont leur tour de taille ; au-delà de 40 : méfiance. Les femmes ne manqueront pas de mentionner une taille moindre : un 44 deviendra un 42 bien tassé.

    Après les enfants et les rondeurs, la ménopause devra elle aussi demeurer cachée ; ménopause qui porte en elle l'idée qu'au lit, une femme ménopausée est une femme sans envie, sans talent, sans enthousiasme, et par voie de conséquence, sans inspiration.

    Pour peu que la photo mise en ligne soit susceptible de la dissimuler, certains hommes devront dissimuler, dans la mesure du possible, une origine ethnique porteuse de préjugés qui les condamnent très vite à l'oubli. Ces derniers devront déployer des efforts surhumains pour rassurer et séduire. En cas d'échec, ils devront chasser là où ces stigmates identitaires n'en sont pas : chez celle ou celui qui les partage avant de les subir et d’en assumer tant bien que mal, toutes les conséquences. Entre victimes, on se sert les coudes, à n'en point douter.

     

              D'autres encore devront taire leurs appréhensions face à la performance qu’on attendra d'eux tôt ou tard ; appréhensions d’hommes et de femmes fraîchement sortis d'un divorce douloureux ; sans doute, gardent-ils en mémoire quelques vérités bien sonnées, et très certainement aussi, quelques mensonges qui leur ont été hurlés dans le fracas des comment, des pourquoi et des depuis combien de temps... qui ont mené le couple à la séparation avant un divorce traumatisant.

              Pour tous ces êtres en quête, mieux vaut ne pas parler d'un petit salaire - surtout pour les hommes -, ni du chômage ou du RSA - plus tolérés lorsque ce sont les femmes qui sont touchées. Un logement dans une ville, dans un quartier, un département qui ne jouit pas de la meilleure des réputations devra être tu.

    Car, ce qu'il faut dissimuler, les craintes qu'il faut apaiser, c'est le potentiel de dépendance et de nuisances que l’on peut représenter face à la peur de n'avoir que les inconvénients de cette nouvelle rencontre, et l'autre, que les avantages. Régression pour l'un, promotion pour l'autre : plus notre situation est précaire, plus il est important d'afficher une situation confortable, tout en sachant qu’il sera toujours temps de faire les comptes une fois qu’un lien aura été établi avec le nouveau partenaire.

               Pour toutes ces raisons, au moment de la rencontre, jamais la distinction entre le dedans et le dehors n'aura été aussi prononcée, aussi vive, aussi pertinente et aussi nécessaire pour quiconque souhaite éviter le rejet et l'échec.

     

    ***

     

               Et c'est alors qu'ils partent, hommes et femmes, l’espoir en poche, eux tous occupés à remettre cent fois l’ouvrage sur le métier : celui de leur vie et d'une existence après laquelle ils ne cessent de courir depuis qu’il leur faut en construire une autre, sous l’arc tout-puissant et tendu dans leur détermination, sans relâche, à la rencontre des meilleurs, des pires, des farfelus, des fiévreux ; les uns bardés de certitudes, les autres, incertains et fébriles.

    D'autres prennent la route sans enthousiasme, un rien blasés, la peur au ventre pour les novices, le trac - même après des mois ou des années d’expérience -, et pour certains d’entre eux, hommes et femmes confondus, habités par tous les ressentiments possibles envers le sexe opposé : ressentiments qu'ils chercheront à dissimuler autant que faire se peut.

    D'autres encore : les avisés ! Circonspects, d'une méfiance maladive, ils égrènent méthodiquement les personnalités des uns et des autres jusqu'à en oublier l'objet même de la rencontre : établir un lien, s'investir dans une nouvelle relation. Rigoureux mais... tête en l'air, ceux-là.

    Le moral en guenilles, d'aucuns s'accorderont une dernière chance ; baroud d’honneur avant de baisser définitivement le rideau, tout chargés qu'ils sont du poids des rencontres passées qui ont débouché sur des frustrations sans nombre, des déceptions cruelles, trompés, manipulés, chahutés, baladés sur des distances à vous couper le souffle, même pour les plus sportifs d’entre eux.

    Et pour finir : les impénitents.

    Infatigables, ils n'hésitent pas à plonger dans l’eau, même glacée, tête la première, en aveugle, quittes à en sortir défaits et déchirés une fois encore, une fois de plus... mais... jamais de trop, semble-t-il.

     

           

                       Extrait du titre : "La consolation" - chapitre 2 - Copyright © Serge ULESKI. Tous droits réservés.

     


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  • L'anguille... mystère, obscurité et solitude

    anguille.JPG

     

                   Etangs, mares à canard, ruisseau, estuaire...  saumâtres, douces ou salées, l'anguille est de toutes les eaux. Peu avenante avec ses yeux aveugles, peu engageante, personne ne souhaitera s'attarder sur ce poisson ; seule sa nage, une nage d'une élégance rare, sereine, sauve l'anguille de la vindicte populaire injuste et parfois superstitieuse, qui touche la plupart des espèces serpentiformes car, quoi que l'on puisse dire à son sujet, il y a définitivement quelque chose de mystérieux chez l'anguille ; quelque chose d'indéchiffrable aussi.

    D'ailleurs, le vocable "poisson" ne convient pas car il y a de l'animal chez ce poisson solitaire et hautain ; de plus, sa capacité à vivre et à survivre hors de l'eau, des jours durant, increvable, est surprenante ; et cette endurance force un questionnement admiratif.

     

    La nage de l'anguille argentée

     

                   Un instant captive, l'anguille ne se trompe jamais de direction lorsqu'elle vous échappe et qu'il est question pour elle de regagner l'eau, serpentant parmi les hautes herbes, très vite insaisissable. Elle ne se résout jamais une fois prise à l'hameçon, la gueule grande ouverte, se débattant, impuissante mais courageuse ; pour un peu on jugerait qu'on pourrait l'entendre hurler au supplice ; et pourtant, l’anguille est sans doute le plus silencieux de tous les poissons, et plus encore lorsqu'elle se déplace tout près du fond comme pour ne jamais perdre le contact avec la terre.

    Jusqu'à une profondeur qui s'évalue en milliers de brasses lorsque la mer des Sargasses l'accueille à nouveau, bien des années plus tard, dans l’océan Atlantique nord bordé par le Gulf Stream, c'est là que l'anguille se reproduit avant de mourir, devoir et destin accomplis, toujours silencieuse, à l'abri de tous les regards, car c'est là aussi qu'elle a vu le jour dans l’obscurité de profundis et des abysses – ne la nomme-t-on pas « anguille abyssale » ! -, avant de remonter nos cours d’eau douce ou saumâtre pour y vivre sa vie d'anguille adulte après un voyage de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres.

    Aujourd’hui, on parle de "mythe" à propos de ce voyage à la Jules Verne, l’anguille étant tout à fait capable, nous affirme-t-on, de frayer dans nos estuaires salés et vaseux, plus près, bien plus près donc du lieu où elle passera sa vie d’adulte.

     

                    Alors que la carpe avec ses yeux tout ronds, son regard tendre et ses lèvres charnues,  recherche  la main de l’homme qui la nourrit au pain, argentée, jaune, grise, l’anguille l’ignore superbement ; paisible, laissant à sa cousine de mer, la murène, l’agressivité propre aux prédateurs, indépendante, elle ne compte que sur elle qui ne sort de son trou que la nuit pour se nourrir avant de regagner l’obscurité... encore l’obscurité ! Faut bien dire que la lumière l'agresse et que les rayons du soleil sont une souffrance. Sans doute ne cesse-t-elle jamais de revivre sa naissance et le milieu marin qui a recueilli ses premières ondulations de civelle dans des eaux insondables.

    Alors que d'autres s'agitent, vont et viennent, montent et descendent, sautent, jaillissent, tout saumons qu'ils sont, du fond de sa cache toute la journée durant, trou vaseux et noir comme la nuit, immobile, détachée de tout, à quoi peut bien penser cette anguille à l'oisiveté aristocratique ?

    Mystère ! Encore le mystère !

     

    ***

     

                    Dégradation et fragmentation de son habitat, métaux lourds, dioxines, pesticides... bien que son espérance de vie soit évaluée à 25 ans, on dit l'anguille en voie d’extinction, menacée de toutes parts comme tant d’autres espèces.

                    La comtesse des eaux douces, saumâtres et salées, se laissera-t-elle décimer, impuissante, résignée puis définitivement vaincue ?

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