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Serge ULESKI - art, essais, écriture et littérature - Page 5

  • La France insoumise fait son entrée au Parlement : quelle mobilisation dans la durée ?

     

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                       De gauche, on aimerait pouvoir se féliciter du score de France Insoumise (FI)... mais, comment donc avec 57% d'abstention au second tour de cette élection législative, et des partis qui font leur entrée à l'Assemblée en s'étant "nourri" sur le dos d'autres partis en fin de vie ou profondément divisés ( PS - LR) !

    Car, ni le FN, ni Macron, ni France Insoumise n'ont fait venir de nouveaux électeurs dans les bureaux de vote ; bien au contraire, les élections présidentielle et législative en ont perdus comme jamais auparavant ; de plus, que l'on ne se fasse aucune illusion : l'indifférence en politique, l'indifférence du corps électoral et le refus de choisir (abstention, vote nul ou blanc) favorisent toujours des politiques socialement régressives et liberticides. La guerre déclarée aux salariés protégés, aux fonctionnaires ainsi qu'aux libertés publiques sans doute aussi, pourrait bien être menée sans conteste par le camp Macron ; n'en déplaise à ses troupes : un Mélenchon s'égosillant et vociférant à l'Assemblée nationale n'y changera rien.

    Et puis encore ceci : cette entrée de FI à l'Assemblée, quel souffle, quel relais trouvera-t-elle sur le terrain, cinq années durant ? Leur mandat de député à tous tuera-t-il la mobilisation de leurs militants maintenant livrés à eux-mêmes ?

    Aujourd'hui, le terrain (réseaux sociaux et bitume) est tout ; l'Assemblée, plus grand-chose puisque 75% des lois votées par les parlements nationaux ont pour inspiration et origine les directives de la Commission européenne ; une Commission entièrement dédiée à une Europe-instrument d'un mondialisme sans justice ni honneur.

                      17 députés font donc leur entrée. Grand bien leur fasse quand on sait que... de la politique, contrairement au salariat, on en ressort rarement plus pauvre qu'en y entrant ; et pour un grand nombre d'entre eux, il s'agira d'une véritable "promotion sociale"... de l'ascenseur du même nom (1). Néanmoins, un argument a toute sa place dans la compréhension de ce que l'on est en droit d'espérer et d'attendre du succès de la campagne de Mélenchon sur le moyen et long termes : l'incapacité de la Gauche d'hier (PC et PS des années 90) et celle d'aujourd'hui (Mélenchon, les Ecolos, le PC, Poutou et Hamon) a endiguer l'abstention dans les quartiers populaires - une abstention qui s'élève à des taux compris entre 35 et 70% ; cette incapacité aura pour conséquence ce qui suit : aucun véritable rapport de force politique ne pourra être envisagé.


    Cette abstention des classes populaires ou leur soutien en faveur du FN, même si les Insoumis ont regagné un peu de terrain auprès de cet "électorat aujourd'hui quasi virtuel" - électorat en puissance, à condition qu'il décide de s'inscrire sur les listes et de se déplacer -, explique en partie, le virage à droite du PS au fil des ans ; un PS qui se devait d'assurer le renouvellement des mandats de près de 80 000 de ces élus. Que l'on n'oublie pas qu'un élu ne se déplace jamais sans avoir au préalable consulté les listes électorales et les résultats des derniers scrutins : qui n'est pas inscrit, qui ne vote pas n'aura droit à aucun regard ni à aucune poignée de main. D'autant plus que c'est aussi l'intérêt du "système" cette abstention des classes populaires et d'une partie des classes moyennes.

                    Alors, ce succès de plus en plus relatif de France Insoumise parviendra-t-il a re-mobiliser une classe populaire absente, désengagée... comme étrangère à son propre sort, résignée pour le pire, jouant son destin à la roulette russe d'une abstention qui est un mauvais pari sur l'avenir d'autant plus qu'aucune mobilisation massive ne semble surgir à l'horizon ?

    La réponse à cette question est entre les mains d’un avenir bien plus proche qu’il n’y paraît.

     

     

    1 - Toutefois, on leur conseillera amicalement d'en profiter pour, sans tarder, commencer à mettre du blé de côté durant les cinq prochaines années de leur mandat, au cas où...

     

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  • S'il existe un pays : Bruno Doucey

     

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    Serge ULESKI à propos de l'ouvrage : "S'il existe un pays"

     

                       Avec le poète Bruno Doucey, la vie est là et la neige qui n’est d’aucun pays et qui n’appartient à personne  sillonne, rigole, dévale collines, bois et fossés.

    Hanneton bourlingueur dans l’herbe haute des poètes… là où la branche se courbe pour aimer, et sous la paupière du silence, là où le crépuscule est pareil à une passe inquiète qui entre sans alphabet connu dans la tanière du sommeil, un attrape-rêves parcourt les chemins arborés de l’enfance, et face au taureau de la mélancolie qui ne craint pas de mourir à l’aube car toutes les portes lui sont grandes ouvertes… un soleil brûlant entonne une petite fugue iranienne, figure de jaspe au schisme de la vie au moment où le crépuscule ouvre les naseaux de la nuit.

                  Dans l'attente paisible d'un hamac d’où l’on observe le repli des années et du souvenir de l’être aimé, jadis, à son insu vraisemblablement, en secret donc…  loin de l’amour que l’on fait sans amour... se souviendront-ils tous seulement du mascaret de l’enfance avec sa houppelande de granit chevillée au corps ? Et savent-ils que la pierre, elle aussi, meurt de ne pas être aimée ?

                Maison et rive de l’enfance, robinsonnades et mémoires en étranges bordées, royaume ouvert sur un livre de sable… décidément non ! Nous ne venons pas au monde mais sommes tous, bien plutôt, jetés sans retenue ni considération sur le parvis de tout le malheur dont il est porteur, à la lueur d’une bougie d’un Blaise Cendrars et de son royaume nègre,  galets aux couleurs chaudes de l’été, visages de soie dans les draps de la vallée et des volcans d’une île tout intérieure, là où des grands arbres chagrin peinent à faire taire l’obscure terreur de leurs racines, une terreur indicible…

    Et c’est tout un monde qui alors vacille.

                    Si la poésie se marche autant qu’elle s’écrit, Léros et Caprera, après Salonique et Kalo Horio, villages de Crète, îles grecques où séjournent des ombres paisibles et chauffées à blanc qui offrent à l’avenir sa moisson de lumière juste avant qu’Haïti ne soit éventrée, terre ouverte, entrailles béantes dans le fracas des cisailles d’acier voraces, jamais rassasiées…  reste alors à rêver un rêve fou : des séismes de tendresse et d'amour.

    Et s’il existe un pays, l’Espagne rouge-sang y figure en bonne place, et ses poètes martyrs aussi, sous le feuillage des cordes de guitare, des sarabandes des gitans et du chant de la pampa, de la Sierra Nevada, Grenade plongée dans une nuit de silence de mort près d’une fontaine de larmes : celles des suppliciés qui n’ont pas pu se taire.

     

                 Epilogue…

                La maison jadis posée sur la douceur de vivre est maintenant en flammes, et c’est Cocteau, Seghers, Lorca et Machado – exhumation oblige ! -, qui emportent  avec Bruno Doucey, le feu et sauvent la poésie… cette terre mille fois trahie,  là où l’asphalte a tué le sentier et son eau vive.

     

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    220px-Bruno_Doucey_(Sète_2012).jpgPoète, éditeur de poètes ainsi se définit Bruno Doucet.

    Pour prolonger, cliquez www.editions-brunodoucey.com

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  • Brexit, a success story...

     

                      

     

             ... quand les classes populaires retrouvent le chemin des urnes et que la Commission et le Parlement européen tremblent.

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                           (Le mensonge et le déni : les deux maîtres mots de la construction européenne selon Nigel Farage)

     

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  • Présidentielle et Législatives 2017 : abstention, vote nul et vote blanc record !

     

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                               Taux d'abstention aux Législatives

     

     

                      Finalement, la candidature Macron, dans une union de la droite du PS, des centristes et du centre-droit, ça n'aura servi qu'à ça : à démobiliser, à démoraliser les électeurs ; avec cette candidature, il ne s'est pas simplement agi de "virer une grande partie des sortants PS et LR" mais aussi, la moitié des 47 millions d'électeurs inscrits car, ne nous y trompons pas : ceux qui ont pensé "Macron-Président" n'avaient pour cible pas plus la gauche que la droite mais bien plutôt une alternative d'une gauche et d'une droite qui ont en commun une analyse très critique d'une construction européenne qui, dans les faits, n'est que l'instrument d'un mondialisme ravageur sans honneur ni justice.
     

    législatives 2017 participation

    Législatives 2017 - 1er tour

     
                    Déjà, à la présidentielle avec une abstention et un vote blanc et nul de près de 37%, le score de Macron vainqueur s'élevait à 35% des inscrits dans le meilleur des cas et 28% dans le pire si l'on retranche ne serait-ce qu'1/3 des voix qui, au second tour, avait pour seule motivation de mettre hors d'état de nuire Marine le Pen ; soit un score quatre points supérieur au premier tour, et seulement quatre.
     
    Et parce que les faits sont têtus, on retrouvera ce pourcentage ultra-minoritaire aux Législatives avec un score au premier tour du parti du président (LREM) de 28% avec 52% d'abstention, soit un parti vainqueur avec moins de 14% des inscrits.
     
     
     
                                             
     
                     Côté renouveau, renouveau des élus... une étude montre que les ouvriers et employés sont représentés à la hauteur de 0.7% chez les futurs députés de la majorité présidentielle. Certes, l'âge moyen des élus est de 10 ans inférieur à la précédente assemblée ; mais qu'il soit ici permis de rappeler ceci : notre génération, quand elle avait entre 25 et 35 ans, forgeait un tout autre rêve et avait d'autres ambitions que de casser du salarié, du fonctionnaire, du syndicaliste, de servir la soupe à une économie allemande aux salaires obscènes et à une Europe  d'une oligarchie vorace sans visage, sans oublier une politique étrangère de poisson-pilote des USA, d'Israël et des Monarchies du Golfe... et pour ne rien dire d'un projet de loi qui, subrepticement, en douce, s'apprête à nous livrer à l'arbitraire d'un Etat policier car le terrorisme a bon dos quand on sait que jamais le terrorisme n'a mis en danger un Etat quel qu'il soit, excepté de pauvres bougres, au mauvais endroit, au mauvais moment : nous tous ! qui sommes morts des centaines de fois déjà.
     
    Et le fait que l'on soit passé au même endroit une heure plus tôt ou plus tard, ne change rien.
     
     
                   Sans doute Macron, candidat-président-ersatz, est-il le vainqueur de l'Elysée le plus instrumentalisé de la 5è République ; certes, c'est avec son consentement. Vous pensez bien : l'Elysée comme récompense, même en CDD ! Qui résisterait ? Car le Macronisme n'est sûrement pas un concept - n'insultons pas la philosophie - ni un projet incarné ; Macron, du bas de son inexpérience et du haut de sa soif de représentation et de reconnaissance, c'est un instrument... un instrument au service de toutes ces réformes attendues par l'Allemagne, la Commission européenne et un mondialisme impatient de faire entrer dans le rang un des derniers pays européens récalcitrants.
     
    Oui, un instrument et un moyen Macron !
     
    Mais alors, que Macron puisse penser qu'il s'appartient nous apporte la preuve d'une absence totale de culture politique et historique - contemporaine aussi - chez ce candidat vainqueur et de sa garde rapprochée car, un véritable chef d'Etat, français qui plus est, c'est bien la dernière chose dont l'Europe, les Banques, le mondialisme et l'oligarchie ont besoin ; de plus, Merkel veille, possessive, âpre au pouvoir comme d'autres au gain car il n'y a qu'un trou dans la roulette européenne, et elle le sait mieux que quiconque.
     
     
    ***
     
     
                      Abstention, vote blanc et nul record ! Expulsion du corps électoral des électeurs par millions...
     
     
                      Médias, classe politique, monde des affaires... il faut bien dire que cela fait des années que tous ces gens ne supportent plus l'électeur-moyen, smicard et précaire ni le salarié protégé déterminé à le rester ; électeur imprévisible, taciturne, indifférent, tantôt sur-investi ; ces gens, force est de constater qu'ils ne supportent plus que ceux qui déjeunent dans les mêmes restaurants qu'eux, habitent dans les mêmes quartiers et dans les mêmes immeubles et s'habillent chez les mêmes tailleurs.
     
    Une preuve ?
     
    Au soir du premier tour des Législatives, sur France 2, les hôtesses, les stewards et autres animateurs de l'actualité politique, appelés "journalistes", affichaient, une demi-heure avant l'annonce des résultats officiels, un sourire de vainqueurs :
     
                     "A quoi vous servez maintenant, vous LR, alors que nombre d'entre vous avaient rallié le parti République en marche ?"
     
                     C'est Léa Salamé arrogante et triomphante qui interpelle Valérie Pécresse. Car, déjà, tous en sont à reprocher aux partis vaincus de vouloir continuer d'exister face à un Macron chef de bande en col blanc...
     
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    Pour prolonger, cliquez :  Macron, le dernier joker
     
     
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  • L'imbécile au travail

     

                  Observer un imbécile travailler, cadre de surcroît, l'observer ordonner, organiser, commander, peut vous occuper toute une journée, voire une semaine car, côtoyer l’imbécillité au travail, c'est un spectacle d'un intérêt supérieur, bien supérieur à tous les autres.

    Jadis cantonné à un rôle subalterne, sans danger pour autrui, l'imbécile des temps modernes se voit aujourd'hui doté de pouvoirs et de responsabilités qui font de lui l'agent redoutable d'une stratégie perverse. Et malheur à qui travaillera sous sa responsabilité !

    Si pour d'aucuns, leur manière d'être ce qu'ils sont peut quelquefois les sauver du naufrage d'un jugement sans appel, en revanche, de cet imbécile-là, rien à sauver car, rien ne le sauvera.

    "Qui suis-je ? Que fais-je ?" et puis aussi et surtout : "Qui sont les autres ?" sont des questions hors de portée pour cet imbécile qui ne dispose d'aucun outil pour se les poser. Quant à y répondre...

    L'introspection lui est interdite. Evoluant à la surface des choses, des êtres et de lui-même quand il s'agit de comprendre son environnement qui n'est pas simplement le sien mais celui de ses subordonnés, il n'explore rien de ce qui fait de lui ce qu'il est, et des autres... pas davantage

    Coriace mais sans courage, l'imbécile au travail battra toujours en retraite dès les premières alertes et il sera sans pitié à l'encontre de ses subordonnés qui l'auront exposé à des risques que lui-même n'aurait jamais envisagé courir.

                  L'imbécile au travail ne choisit pas : il subit et fait subir ; du pain bénit pour ses supérieurs. Les entreprises qui nomment de tels individus à des postes d'encadrement nous informent plus que tout sur l'idée qu'elles se font du travail qui doit être accompli et des hommes qu'elles recrutent.

    Dépourvu de jugement, aveuglé par sa tâche, son poste, son rang, sa fonction, son statut, il ne veut rien savoir. Il n'a qu'un souci : occuper la place et la garder. Les traits figés, le corps raide, statue sur son socle, il n’en descendra pas. Sûr de lui face à ses subordonnés, humble en compagnie de ses supérieurs, l'imbécile au travail acceptera tout de celui qui l’a nommé. Ses supérieurs ont toujours raison. Aucune vérité qui ne vienne pas d'en haut est bonne à prendre et de lui, il n'en sortira aucune. Quant à lui susurrer à l'oreille une idée ou deux, en collègue attaché à le sortir du cul de sac dans lequel son action le mènera inévitablement un jour, inutile de l'envisager : son regard dubitatif, marque d'une impuissance immense, viendra nous signifier que c’est sans espoir et qu'il nous a fait perdre notre temps car, l'imbécile au travail maintient hors d'atteinte toute réalité qui ne soit pas la sienne à des fins de se protéger d'une confrontation possible entre lui et le monde. Son incompétence n'est pas simplement due à un manque de qualification ou d'expérience ; son incompétence, c'est son imbécillité même, insoupçonnable en lui et aucune formation, remise à niveau, plan d'amélioration et d'accompagnement - si tant est qu'il vienne à l'idée de quiconque de les lui proposer - ne le sauveront. Où qu'il soit, quoi qu'il fasse, il demeurera un imbécile : cadre imbécile, père imbécile, mari imbécile, amant imbécile, fils imbécile, partenaire imbécile au squash entre midi et deux.

    Cette imbécillité a pour racine la certitude d'être au-dessus de toute autre compétence : celle de ses collègues - cadres tout comme lui - et de ses subordonnés ; certitude obstinée, démentie au quotidien, à chaque heure mais... néanmoins beaucoup plus gratifiante que l'aveu d'une incompétence crasse car, cette certitude cache très certainement l'angoisse inconsciente de ne pas être à la hauteur, et une culpabilité propre à l'usurpateur confronté à l'absence de toute légitimité dans l'exercice de son autorité.

                   Si d'aucuns peuvent comprendre ce qui a motivé sa nomination, nul ne sait d'où il vient cet imbécile au travail, cet éternel Don Quichotte de l'intelligence humaine ; nul ne connaît son histoire, le comment, le pourquoi d'une telle amputation de sa conscience - conscience propre aux êtres humains : la conscience de n'être que la partie d'un tout et sans elle, de n'être rien.

    Inutile de le questionner. Il a tout oublié. Grand bien lui fasse ! Car... qui peut bien être assez cruel pour souhaiter le réveiller, et ce faisant, l'exposer à toute l'horreur de sa condition face à un monde à l'écart duquel il se sera si longtemps tenu, tout en y agissant, en aveugle privé de canne blanche pour le guider et éviter qu'il ne trébuche sur le premier obstacle qui se dresse devant lui.

     

                  Lorsque celui qui l'a nommé aura besoin de couper quelques têtes ou de déplacer quelques pions, se sentant lui-même en danger, dans un jeu pervers qui n'amusera personne d'autre que lui qui aura failli un moment ne plus pouvoir s'en amuser, redevable de tout, l’imbécile au travail repartira comme il est venu, loin des honneurs et de la reconnaissance de ses subordonnés pour le travail accompli. Et c'est sans broncher qu’il expiera en acceptant de se sacrifier.

    Son expiation, vécue comme une nécessité qui ferait loi, c'est la dette que l'imbécile au travail n'a de cesse de rembourser, selon l'adage : "Qui paie ses dettes nourrit en secret l'espoir d'être autorisé à en contracter d'autres, dans un avenir proche, très très proche si possible et puis.... ailleurs, de préférence !" Car, l’imbécile au travail ne supporte pas les temps morts de l'oisiveté, mère de tous les vices, la réflexion et l’introspection porteuses de tous les dangers d'une révélation d'une réalité terrifiante : celle du caractère circonstanciel de son utilité et de sa nécessité au travail ; sans oublier ce sentiment évanescent, lancinant en lui : le sentiment de ne rien devoir à lui-même mais de devoir tout... à celui qui l’a nommé.

     

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    Extrait du titre : "La consolation" - copyright Serge ULESKI

     

     

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  • Travail et entreprise : neuf études

     

     

    neuf études sur le travail et l'entreprise, serge uleski, littérature

                      Si vous interrogez les travailleurs sociaux, les syndicalistes et les patrons, ils vous diront tous que le travail est essentiel à l'équilibre individuel, car le travail permet d'envisager une autre réalité que soi-même.

                  Car, travailler c'est sortir  prendre l'air, c'est faire un tour, et ce faisant, c'est rencontrer l'autre : son patron dans les couloirs, ou bien les collègues à la machine à café pendant les pauses si généreusement accordées par la direction des ressources humaines.

                  Et si d'aventure vous en doutez, votre entourage professionnel n'hésitera pas à vous rappeler qu'il existe bien une autre réalité que soi-même, un autre vécu, tout un monde de contraintes salutaires qui vous laisseront espérer des jours meilleurs, bien meilleurs même !    

     

                                     Cliquez Travail et entreprise - 9 études.pdf

     

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    Inculture(s) 9 - Le Management - Une conférence... par non-merci

     

    Exploiter mieux pour gagner plus...

    Une autre histoire du management

       Conférence gesticulée par Annaïg MESNIL

    et Alexia MORVAN de la Scop Le Pavé

     

    Conférence gesticulée - version intégrale ICI

     

     

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  • La littérature française d'aujourd'hui et d'hier : ersatz et puis... extraits

     


    Michel Houellebecq : le Goncourt inopérant

     

    Interview Maurice G. Dantec décédé le 25 juin 2016, à propos de son ouvrage :

    "Les Résidents"

     

     

              Deux figures emblématiques ou bien, symptomatiques ou bien encore : problématiques ?

    Avec 2 pour tension... il semblerait que les anti-dépresseurs (et autres cachetons) aient remplacé l'absinthe ou plus simplement le bon vieil alcool : vins et spiritueux, pastis et pistaches, joie de vivre et d'exister... debout, érectile et ferme.

             Certes, à chaque jour suffit sa peine ! N'empêche, on finira quand même par regretter Malraux, surtout dans ses vieux et tout derniers jours.

     

     

     

              Hommage d'André Malraux à Jean Moulin au Panthéon :

    "Entre ici Jean Moulin avec ton terrible cortège"

     

     

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  • Ces hommes qui jamais ne démissionnent...

    Billet rédigé en juillet 2016 

     

     

     

                             Toulouse, Paris, Bruxelles, Nice, Munich, Saint-Etienne-du-Rouvray ...

                          Attentats et terrorisme... il paraît que nos "démocraties" sont mal préparées pour lutter contre ces fléaux à en croire nos experts, universitaires et autres chercheurs même si nos démocraties sont manifestement superbement douées pour plonger dans le chaos des régions entières du globe ( de l'Afghanistan à la Libye), livrant ainsi des millions d'êtres humains, privés de la protection d'un Etat qu'ils avaient mais qu'ils n'ont plus, à la merci de forces d'une violence inouïe ; mais ça.... tous se gardent bien d'en faire l'analyse, dérangeante au possible car, adieu alors les invitations dans les médias et les subventions d'Etat destinées à des programmes de recherches conduits par ce qu'il faut bien appeler des tartuffes et des escrocs ! Programmes censés être libres de toute influence et de tout parti pris de classe, loin des intérêts financiers et carriéristes qui pourraient concerner les bénéficiaires de ces subventions publiques.

     

                   Aussi, inutile de se voiler la face plus longtemps : si la France est une cible prioritaire de l'Etat Islamique, dans un premier temps, c'est que la France est un pays qui compte encore, et dans un deuxième temps : la politique qui est la nôtre dans une région qui s'étend de la Libye à l'Irak, cette politique-là ne nous ressemble pas ; et ils le savent... comme nous tous ici même s'ils sont nombreux à se taire (pensons au silence assourdissant de Dominique de Villepin) alors qu'ils devraient dénoncer d'une voix de stentor un engagement sans honneur car sans courage ni justice ; un engagement d'un cynisme ravageur, aux côtés des USA et de son bras armé qu'est l'Otan.

     

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              Si tous savent qu’il n’y a pas de carrière politique pour tous ceux qui souhaitent re-prendre l’argent et le pouvoir là où ils se trouvent, pareillement, tous savent qu’il n’y a pas d’avenir politique pour quiconque souhaite s’opposer à un projet mondialiste (1) qui repose sur le vol, le pillage des ressources, la corruption, le chantage, l’assassinat et la destruction des Etats à grand renfort de sanctions économiques et de bombardements massifs contre des populations civiles... Etats qui s'opposent à ce projet d'essence mafieuse et criminelle.

            Pour cette raison, la pire des choses qui puisse arriver aux Peuples européens c’est bien que celle ou celui qui souhaite faire carrière soit élu.

     

     

    1 - Projet porté principalement par les USA, Israël et les Monarchies de Golfe ; chacun selon ses intérêts et ses ambitions.

     

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                  Ils ont réussi. Ils sont parvenus à leurs fins : nous faire descendre dans le trou : leur trou ! Celui qu'ils nous destinaient de longue date ; un trou profond, une fosse commune à partir de laquelle il nous faudra tous lever la tête lorsqu'ils daigneront s'adresser à nous sur un ton condescendant ; eux qui trônent déjà là-haut, tout là-haut, et nous tous en bas, piégés, bien piégés et sans recours. Ils ne nous autoriseront qu'une chose : déposer des fleurs et allumer des bougies sur nos propres tombes ou celles de nos voisins : c'est du pareil au même puisqu'on devra tous être prêts à partager leur sort à tout moment. 

                     Alors, disons-le : salauds de politiciens !

     

                  Une seule consolation néanmoins : personne ne trouvera de rimes à ces événements abjectes ; personne ne les fera rimer ; personne n'en fera un poème  et les "poètes à la manque" du business-show (monde dans lequel il ne saurait y avoir de show s'il n'y a pas de business à faire) en seront pour leurs droits d'auteur et leur notoriété toujours en souffrance, insatiable.

     

     

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                  Regain de tensions dans le monde, les dépenses militaires augmentent partout, surtout au Moyen-Orient et en Asie. C’est dans ces deux régions que se trouvent les plus gros clients de la France - Arabie Saoudite, Inde, Emirats arabes unis - et les acquéreurs du Rafale.

     

     

     

    "Priez Dieu que tous vous* veuille absoudre !"

     François Villon - "La ballade des pendus" - 15è siècle

     

     

     

    * "nous" dans le poème original

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  • Audrey Pulvar ou "le syndrome des rescapés et autres re-pêchés sociaux" issus des minorités visibles et invisibles

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                       Eternelle "candidate à tout" - à toute heure du jour et de la nuit, ici et là et partout ailleurs - dans le cadre de ce qu'elle croit être "sa carrière professionnelle" dans les médias et la promesse d'une place au soleil, employée par CNews... un média sans moyen et sans compétence (média de seconde zone, et c'est heureux quand on sait à quoi et à qui sont destinés ces moyens et ces compétences...), Pulvar connaît les règles du jeu, à savoir : il n'y a pas d'avenir médiatique lucratif pour quiconque aurait la sagesse, le courage ou la "folie" de soutenir - par exemple... et ce n'est qu'un exemple -, un collectif tel que MWASI (entre autres mouvements réfractaires et sans concession) et la tenue par ce collectif du festival Nyansapo (1) réservé aux femmes... exclusivement, de couleurs plus particulièrement ; d'où la prise de position de Pulvar contre ce festival - allant jusqu'à dénoncer un racisme anti-blanc -, alors que personne ne lui avait rien demandé.
     
    C'est "le syndrome des rescapés et autre re-pêchés issus des minorités noires et maghrébines" : chez eux, la nécessité absolue de la négation de leur propre identité à la fois historique et culturelle et ce afin de prétendre à une vie sociale et professionnelle qui n'aura alors rien à envier matériellement ni au sort injuste et cruel des minorités discriminées ni à la classe supérieure de la caste politico-médiatique : ils auront droit de vivre dans les mêmes quartiers que cette dernière, de porter les mêmes vêtements tout en étant autorisés à s'asseoir à la même table lors des dîners en ville.
     
     
    A ce sujet, on pourra se reporter à l'intervention de Sonia Mabrouk, autre animatrice de l'actualité, journaliste-hôtesse d'accueil chez LCP : Sonia Mabrouk s'adresse à Marwan Muhammad du CCIF en ces termes : "Nous ne sommes pas des victimes! Ma réussite, la réussite de tous les autres Français de confession musulmane vous le prouve tous les jours et dans tous les milieux."  
     
    Tout comme Mabrouk, au moins Pulvar sait-elle - et c'est déjà la moitié du chemin de parcouru quand on veut "réussir" - qui il faut craindre et à qui il faut plaire, en l'occurrence, et pour le sujet qui nous occupe : la lutte contre le racisme en général et le racisme anti-noir en particulier : plaire à tous ceux qui, rentiers fonctionnarisés, sont à l'anti-racisme ce que le CAC40 est à la justice sociale, le fastfood à la gastronomie et la prison à la réinsertion : nommément la LICRA et SOS racisme.
     

    Du 28 au 30 juillet 2017, le collectif Mwasi organise et accueille la première édition du Festival NYANSAPO, festival afroféministe militant à l’échelle européenne.

     
                        Même Anne Hidalgo, ne s'y est pas trompée ; la maire de Paris, autre candidate à tout, n'a pas manqué de faire entendre son opposition à la tenue du festival Nyansapo.
     
               C'est vous dire.. c'est tout dire.
     
     
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                       Audrey Pulvar et la confusion des genres : journaliste pin-up Pulvar ?  Pin-up journaliste ? A vendre Audrey Pulvar sur le marché des femmes journalistes très féminines... à défaut d'être très féministes ?

     
     
    1  - "Ce festival a pour vocation d’être accueilli chaque année par un collectif afroféministe différent à travers l’Europe. Nous voulons construire des stratégies et des solidarités durables, et pour cela il est important de se rencontrer, pour partager, échanger, faire avancer nos combats. Pour cette première édition nous avons choisi de mettre l’accent sur l’organisation de nos résistances en tant que mouvements afroféministes. Nous honorons à travers le nom de ce festival la sagesse de nos communautés. NYANSAPO, est un adinkra (symboles visuels, créés par les Ashanti du Ghana et les Gyaman de la Côte d’Ivoire) qui signifie noeud de la sagesse, ingénuité, intelligence. La capacité de choisir le meilleur moyen pour atteindre son but, utiliser la connaissance et l’expérience à des fins pratiques.
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  • Frédéric Taddéï annonce qu'il quitte France-télévisions alors qu'il n'en faisait déjà plus partie...plus vraiment... à son insu manifestement

     

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                  Taddéï a mis des années à réaliser que c'était fini. De son côté, France-Télévisions a lentement organisé sa sortie. Shooté aux médias - télés et radios" -, Taddéï aura néanmoins tout accepté pour continuer de "faire" de la télévision. Aujourd'hui c'est lui qui prend la décision de partir.
     
    Déprogrammation- reprogrammation de ses émissions, amputation de son temps d'antenne, doit-on dire que France-Télévisions a eu Taddéï à l'usure ? En attendant , reconnaissons que France-Télévisions a manœuvré d'une main ferme, sûre et déterminée au fil des ans.
     
                  Qu'à cela ne tienne : que Taddéï sache qu'il est le bienvenu sur Internet ! Qu'il ait donc le courage de rejoindre les acteurs de la ré-information et de la contre-information ! Il n'aura alors pas été qu'un journaliste de plus ; un journaliste pour rien ou pour si peu ; journaliste en vain.
     

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    Mis au pas, Taddéï rentre dans le rang

    Billet de blog publié en 2012

     

    Si Frédéric Taddéi qui anime l'émission Ce soir ou jamais sur France 3 ne reçoit plus depuis longtemps ceux que plus personne ne reçoit, de même Taddéi continue-t-il de recevoir tous ceux que tout le monde reçoit, et en premier lieu... BHL ; c'était le mardi 29 mai sur France 3 et une petite semaine plus tard, sur France culture le dimanche 9 juin, à l'occasion de la sortie de ce qui est censé être un "livre" et ce qui  se voudrait un "documentaire", le tout ayant pour sujet, non pas ce que de mauvaises langues nommeront Bernard Henri Lévy lui-même, mais un pays... la Libye... du moins ce qu'il en reste.

    Ni intello chez les intellos, ni philosophe chez les philosophes, ni reconnu journaliste chez les journalistes ni auteur chez les auteurs, mais bien plutôt mercenaire-tribun de sa propre cause, en digne représentant selon les dires de l'intéressé "de la tribu d'Israël", en 2010, BHL s'en était pris à Taddéi dans son bloc-notes hebdomadaire du Point ; un Taddéi, coupable selon lui d’avoir invité à plusieurs reprises Dieudonné.

    Dans son droit de réponse, toujours en 2010, Taddeï expliquera : "... si j'ai reçu plusieurs fois Dieudonné, c'est pour montrer qu'il n'existe pas de lobby interdisant à celui-ci l'accès aux grands médias."

    Mais alors, qu'en est-il aujourd'hui ?

    Taddéi était le dernier à tenir la dragée haute à des individus tels que BHL, véritables épurateurs médiatiques et pourfendeurs impitoyables de toute pensée alternative d’où qu’elle vienne ; il ne l'aura pas tenue longtemps ! A la rentrée de 2011, son émission fut bel et bien amputée, en partie reconvertie dans le cinéma, même si, sans doute à titre de consolation, France Culture lui ouvrit ses micros : Tête à tête, le dimanche soir à 18h. Audience estimée : 5 auditeurs dont deux mal-entendants.

    Avec un Taddéi parti se coucher, et pour longtemps, avec cette mise en sommeil, un peu à l'image des téléspectateurs somnolents face au petit écran, les jours de semaine, après une journée épuisante (travail, transport, enfants, ménage... la vie, la vraie quoi !)... un Taddéi rentré dans le rang, en rangs d'oignons... interviews après interviews d'un BHL qui est partout chez lui (et chez Taddéi plus qu'ailleurs, faut croire !), c'est  le dernier projecteur qui s'éteint et le rideau qui tombe définitivement sur la scène de médias, télés et radios privées comme publiques, dont il est vraiment inutile d'attendre la poursuite d'un engagement, même timoré, en faveur de  la défense de la liberté d'expression et de ceux qui en font un usage aussi étendue qu'extensif.

                Reste alors Internet : notre bien commun... commun à tous, plus précieux que jamais ! Et même si là aussi, la censure menace, nous ne devons pas cesser de nous organiser et de nous soutenir mutuellement :  il en va de la vie de notre démocratie et de la défaite de tous ceux qui souhaitent faire crever cette démocratie, subrepticement, jour après jour, un homme... une voix après l'autre.

     

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