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Serge ULESKI - art, essais, écriture et littérature - Page 5

  • M comme Malédiction

     

    To the memory of an angel...

     

    A la mémoire de Béatrice Athévain

     

             Et alors qu'on ne lui avait rien demandé (et ses enfants non plus - leur père s'étant fait la belle, lui qui n'avait aucun goût pour tout ce qui touchait de près ou de loin à la littérature - il ne lisait... ou plutôt, il ne regardait... que de la BD), en une quinzaine d'années, Béatrice aura tout sacrifié à l'écriture avant de tirer sa révérence.

    Son oeuvre ?

    Un ouvrage retenu par un éditeur dans les années 90 "Fragments, interstices et incises" (oui, je sais ! Le titre ne lui aura été d'aucun secours) ; éditeur qui... depuis, a mis la clé sous la porte ; et six titres restés à ce jour inédits et... introuvables - ce qui n'arrange rien.

    Existent-ils ? N'existent-ils pas ces inédits ? Ont-ils été détruits par son auteur juste avant qu'elle ne décide de... ?

    Affaire à suivre... pour peu qu'il y ait des volontaires.

     

    ***

     

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              Ce billet est aussi dédié à tous les obsessionnels compulsifs de l'écriture. 

     

     

             Ils ne se déplacent jamais sans un stylo et un carnet ; leur hantise : se trouver dans l'impossibilité de pouvoir noter une idée, une phrase, un mot ; et de ce fait : les oublier.

    Une peur panique pareille à une phobie : plutôt mourir que de courir ce risque !

     

                   Mais... comment taire cette voix qui hurle à l’intérieur, ou bien qui chuchote ? Cette voix qui ne vous lâche pas jusqu’au moment où n’y tenant plus, on sort un carnet pour noter à la hâte trois mots, dix lignes, tout en sachant que l‘on y reviendra cent fois, mille fois, et que ce n’est que le début d’un travail harassant.

    Ils ne vivent que pour elle, tous ces don Quichotte de la littérature,  y retournant sans cesse, et n’y trouvant qu’un soulagement, qu’une libération bien éphémère.

    Après toutes ces années, qui ne chercherait pas à lui échapper, même pour un temps ? Qui ne serait pas tenté d’apprendre à l’ignorer ou bien, à contrôler son débit, et même, pouvoir faire “comme si de rien n’était”, comme si cette voix n’était pas là... cette voix qui, sans relâche vous force, et vous pousse jusqu'à ce que vous lui cédiez et qu’elle s’apaise en vous en attendant la prochaine fois, la prochaine heure ?

    Tous vous le confirmeront : une malédiction cette voix pour laquelle ils ont tout sacrifié ; un supplice qui absorbe, qui recouvre tout, qui vous prend tout et qui ne vous rend rien.

    Maudits ils sont !

     

                      Mais alors... qui les délivrera de cette malédiction qu'ils portent en eux comme une brûlure ?

     

     

    ______________

     

     

    Photos : M le Maudit, film de Fritz Lang de 1931

    .

     

     

     

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  • Karim Benzema ou la dénonciation du racisme mise à la portée des opportunistes, des imbéciles et des voyous

             Billet de blog publié en 2016

     

     

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             Une affaire de "tentative d'extorsion de fonds" aux dépens de Mathieu Valbuena -basée sur l'existence présumée d'une sextape d'images d'ébats avec sa compagne - a valu à Karim Benzema une mise en examen, comme quatre autres co-accusés dont un ami d'enfance. De fait, l'attaquant vedette "n'est plus sélectionnable"en équipe de France, a prévenu la Fédération française de football, à six mois de l'Euro 2016 en France.

     

    ***

     

    5 mois plus tard...

     

                 Bien que dans l'équipe de France de Football le Maghreb et l'Afrique noire ont toujours été représentés, voire... sur-représentés, ce que des individus comme Finkielkraut et d'autres ont pu lui reprocher à l'occasion du Mondial de 1998 - "Pas assez blanche cette équipe !"...  et alors que la critique suivante : "La sur-représentation de l'Afrique en équipe de France caractérise une société seulement capable de proposer à ses minorités visibles le sport comme unique voie d'expression et d'excellence" eut été bien plus constructive...

    Karim Benzema a déclaré mercredi dernier, dans une interview à un média espagnol que s'il n'a pas été pas sélectionné dans l'équipe de France "c'est parce que Didier Deschamps a cédé à la pression d'une partie raciste de la France".

    Dont acte.

     

    ____________

     

     

                       Benzema est à l'image de ce qu'est devenu le football à un point tel qu'aucune étude au sujet de ce sport ne pourra se passer d'analyser la personnalité, le caractère et les agissements d’individus tels que ce joueur  : Benzema est un archétype ; porteur d'aucune valeur, qu'elle soit sportive ou autre, il n'a certainement pas sa place dans une équipe nationale ; et c'est une bonne chose  que Deschamps l'ait compris très tôt car enfin, le cynisme dans les affaires a ses limites. Or, dans les Coupes du monde et d'Europe il est aussi question de business.

     

                   Pour nombre d'entre nous, ça fait un bail que la conclusion suivante s'impose : il n'y a plus rien à sauver dans le sport professionnel en général et dans le football en particulier : ni les joueurs, ni les supporters, ni le ballon car, tout y est pourri dans ce sport, tout y est gâté, comme un fruit tombé de l'arbre : déchéance éthique et morale.

    Aussi, que le joueur international de nationalité française et d'origine algérienne qu'est Karim Benzema qui se dit algérien et non français, puisse penser que sa non-sélection dans l'équipe de France... "C'est du racisme !", ne nous y trompons pas : il s'agit tout simplement d'un Benzema qui n'assume rien à propos de sa mise en examen pour tentative de chantage crapuleux. Quant à y voir autre chose, en ce qui concerne la déclaration de ce joueur, comme par exemple"... une sorte de piège identitaire des racismes réciproques" (le journal Le monde), là, c'est vraiment mettre à la portée des opportunistes, des imbéciles et des voyous la dénonciation du racisme et celle de l'antisémitisme avec,, à ce sujet, le réalisateur-acteur Yvan Attal : et bonjour la confusion et la mauvaise foi alors !

    Il est vrai que sous le règne d'un argent roi, pris dans la nasse du code pénal, au fond de son entonnoir, Benzema se dé-bat (et se venge) comme il peut car comme beaucoup d'autres avant lui, Benzema a très vite appris puis compris ceci : "Je suis millionnaire ; par conséquent, tout m'est permis comme à tous les autres !"...

    Arrogance, recherche d'impunité et d'immunité... seulement, le malheur veut que Benzema n'a pas l'autorité "morale" d'un Thuram car, à la lumière de sa mise en examen pour "tentative d'extorsion de fonds", Benzema, c'est aussi et c'est surtout "The wrong guy at the wrong place at the wrong time" sur un sujet tel que le racisme que ce joueur aurait, semble-t-il, découvert la semaine dernière car durant toutes ces années, contrairement à Lilian Thuram qui a eu des choses à dire à ce propos, Benzema s'est montré plutôt laconique.

                    Qu'à cela ne tienne ! Rappelons ceci : sur un sujet comme la dénonciation du racisme, il faut vraiment être capable d'afficher une rectitude et une éthique professionnelles et relationnelles au-dessus de tout soupçon tout en sachant choisir son heure - celle d'un racisme avéré -, car, avec le racisme, avant l'heure ce n'est pas l'heure, et après, ça ne l'est déjà plus. Et c'est alors que le discrédit vient ternir cette lutte qui n'en a vraiment pas besoin.

     

     
    Thuram sur Benzema  par FranceInfo

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  • Catalogne : la construction européenne face au défi démocratique

                                La justice espagnole a lancé vendredi un mandat d'arrêt contre Carles Puigdemont, destitué par Madrid et quatre de ses "ministres", arrivés lundi à Bruxelles.  Sera-t-il extradé par la Belgique ?
     
                                               ________________
     

    Dimanche 1er octobre 2017 référendum pour l'indépendance de la catalogne, madrid, barcelone,

     
                     Des milliers de personnes se sont aussi réunies dans la capitale espagnole à la veille du référendum d'autodétermination en Catalogne demain dimanche 1er octobre 2017. Des milliers de policier sont appelés en renfort pour tenter d'empêcher le déroulement de ce référendum interdit par Madrid.
     
    Les Capitales européennes volent au secours de l'Etat espagnol.... c'est sûr :  entre faux -
    Etats (Etats eunuques) dépossédés par la Commission de Bruxelles, on se serre les coudes, manifestement.
     
    ________________
     
     

    1057531-manifestation-pour-l-independance-de-la-catalogne-a-barcelone-le-21-septembre-2017.jpg

     
                   L'Europe et la démocratie : cette Europe-là n'a de cesse de nous rappeler jusqu'où ne pas aller trop loin ; c'est-à-dire... jusqu'où faire valoir ses droits dans le cadre de constitutions nationales et européenne dites démocratiques...
     
    Contrôle de la Commission des budgets des Etats-membres ; Commission à la tête de laquelle on trouvera un ex-premier ministre luxembourgeois qui a sciemment organisé l'exonération fiscale de multinationales les plus rentables...
     
    Sanctions, menaces : répression, arrestation, emprisonnement des leaders indépendantistes catalans , des Catalans interdits de référendum...
     
    l'Europe persiste et signe donc : elle confirme toutes nos craintes car, il y a trente ans, si on se serait sans doute opposés à ce désir d'indépendance des Catalans.... au nom de la solidarité économique des régions et des Etats européens entre eux... aujourd'hui, quand on a compris qu'elle était la nature du projet européen et les intérêts que l'Europe protège avec la complicité du Parlement de Strasbourg et des exécutifs des Etats membres... on ne peut que soutenir ce désir de se libérer d'une Espagne totalement à la merci (tout comme la France...) d'une Commission européenne garante du bon déroulement d'un projet mondialiste sans justice, sans courage ni honneur ; un projet porté par des cyniques - cyniques et veules, au mépris consommé, des opportunistes aux salaires mirobolants et des lobbies de multinationales sans vergogne ; une Europe d'irresponsables incapables de voir plus loin que le plan de carrière promis à tous ceux qui servent sans état d'âme car tous ont compris que seuls ceux qui savent aujourd'hui obéir, commanderont demain.
     
    Aussi, on ne peut que soutenir ce désir d'indépendance des Catalans... désir libératoire : on ne subit plus ; on reprend les rênes de la conduite
    de son avenir.
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  • Donald Trump président : un an déjà

                   "L’une des grandes réalisations du système doctrinal a été de détourner la colère du secteur des entreprises vers le gouvernement qui met en œuvre les programmes que le secteur des entreprises conçoit, comme les ententes de protection des entreprises et des droits des investisseurs, qui sont uniformément décrites comme “Accords commerciaux” dans les médias. Avec tous ses défauts, le gouvernement est, dans une certaine mesure, sous influence et contrôle populaire, contrairement au secteur des entreprises. Il est très avantageux pour le monde des affaires d’entretenir la haine pour les bureaucrates gouvernementaux à lunettes et de chasser de l’esprit des gens l’idée subversive que le gouvernement pourrait devenir un instrument de la volonté populaire, un gouvernement par et pour le peuple."

     

                  "Trump à la Maison-Blanche" : Noam Chomsky

     

                                              __________________

     

                       Donald Trump : "Plus oecuménique que moi, tu meurs !"

     

    Donald Trump prête serment lors de son investiture vendredi 20 janvier à Washington.
                                               
             Donald Trump prête serment lors de son investiture ce vendredi 20 janvier 2017 à Washington ; unTrump qui aura gagné deux batailles : la première contre son propre parti qui n'en voulait pas ; la seconde contre  Hilary Clinton.
    Un nouveau président donc ; un président de rupture, un président qui se veut volontariste et pragmatique en opposition directe avec les huit années d'une Présidence Obama, présidence prétentieuse et guindée à la manière des nouveaux riches ( pour Obama.... sa réussite en politique), proche des Clinton finalement même s'il s'agit là, avec les Obama, d'un affairisme d'une autre nature ; une présidence de gérant de paille dont Bernie Sanders, candidat à la primaire démocrate, a su nous révéler toute la supercherie : toujours plus d'inégalités sous Obama, toujours plus de bombes et toujours plus de sourires et de sermons car plus Obama bombardait plus il souriait et plus il parlait d'autre chose.
    On compense comme on peut sans doute.
             
                                                           
                                                   ________________

     

                   Donald Trump serait anti-establishment ?

                   Mauvaise blague, mauvaise analyse : Trump, c'est les USA qui passent à autre chose.

    Pour preuve, ce qui suit : Trump ne touchera pas à Wall-street, ni à la relation avec Israël et l’Arabie Saoudite. Quant à la Russie, les USA savent que ce pays-continent n’a aucun poids économique, technologique, culturel et militaire. Ils n’ont donc plus de temps à perdre. La préoccupation des USA c’est l’Asie. Et là encore, dans ses propos, Trump est au rendez-vous contre la Chine.

     

                    De plus, gardons à l'esprit que l'électorat de Trump (électorat indirect qui nomme les "grands électeurs"  - avec  50% d'abstention soit dit en passant - qui ont la charge de désigner  alors le prochain président) ne concerne pas simplement les "petits Blancs marginalisés" ; une partie de la classe moyenne républicaine a voté Trump ; et une partie des minorités visibles aussi.

    Car Trump n'est qu'un écran de fumée oligarchique destiné à embarquer sur le bateau de l'hégémonie US sur le monde (culture, innovation technologique et armement) les laissés-pour-compte toujours plus nombreux qui menacent l'intégrité de la société américaine autour de son drapeau et de sa force de frappe et autre désir de domination sans partage ; c'est la classe ouvrière qui soutient et fait la guerre (Irak, Afghanistan..), pas la bourgeoisie et les classes qui profitent du mondialisme.

    Aussi, pas de domination US sur le monde sans le soutien des classes exploitées mais fières d'appartenir à la première puissance militaire et technologique. Or, ces classes étaient sur le point de rompre avec ce projet de domination - de s'en désolidariser - à force de ne pas en récolter une partie des fruits économiques.

     

    ***

     

                   Qu'à cela ne tienne ! Si l'on en croit tout ce que Trump a pu déclarer ces six derniers mois, avec ce nouveau président des USA fraîchement élu - mal élu qui plus est car minoritaire - tout le monde devrait pouvoir y trouver son compte : les sionistes impénitents partisans du Grand Israël (1), les anti-atlantistes, les opposants au TAFTA, les Keynésiens,  les protectionnistes, les patriotes, les fans de Poutine, les anti-impérialistes, les anti-mondialistes, les partisans de la sortie de l'U.E, les nationalistes, les suprémacistes blancs, les ruraux, les citadins, les pourfendeurs de l'OTAN, les trous du cul du Ku Klux Klan aux cagoules mal ajustées à la Tarantino...

    De la gauche à la droite, de l'extrême gauche à l'extrême droite, il y en aura donc pour tout le monde car contrairement à ce que les médias dominants ne cessent de nous asséner : plus oecuménique que Trump, tu meurs !

                  Tout ce beau petit monde pourra-t-il néanmoins s'y retrouver sans prendre le risque de s'y perdre avec ce nouveau concept qu'est Trump ? Concept attrape-tout - tout ce qui vole à sa portée -, car à trop vouloir plaire au plus grand nombre, ne risque-t-on pas de mécontenter tout le monde, chacun restant sur sa faim ?

                   Si, pour l'heure,Trump est unanimement détesté par les médias, on peut néanmoins parier que ces mêmes médias sauront très vite opérer une volte-face qui nous expliquera que Trump, finalement, n'est pas dépourvu de bon sens, et plus particulièrement une fois que ceux qui signent les chèques de cette classe médiatique sans gêne composée de chroniqueurs et d'animateurs de l'actualité - nouvelle fonction des journalistes des médias de masse -,  seront rassurés ainsi que Wall Street : gel des salaires, réductions massives des charges pour les entreprises, avec Trump, des affaires juteuses sont encore possibles et la réduction des inégalités peut bien attendre :

                  "Restez pauvres mais fiers d'être Américains car vos exploiteurs seront certifiés Yankees pure souche, les capitaux et les bénéfices aussi !"

     

               Trump c'est la continuation d'Obama par d'autres moyens, tout comme Obama aura été la continuation de Bush-fils... en particulier, dans la relation des USA avec le reste du monde.

    Trump, c'est le retour de l'unilatéralisme qui signe la fin d'un multilatéralisme qui n'est qu'une impasse  et qu'une perte de temps pour une puissance comme les USA : trop lent, trop pesant ce multilatéralisme ! Car, avec l'unilatéralisme (et une dose de bilatéralisme, les USA retrouvent leur position de force à 1 contre 1, autant dire à 1 contre personne (et pas seulement dans le domaine économique) ; plus de tergiversations alors : exception culturelle française, OGM ou pas OGM, quel droit du travail, quelles normes  sanitaires etc...

    Aussi, prêter aux USA qui ne veulent toujours pas partager le monde, des intentions isolationnistes, c'est vraiment passer à côté de l'essentiel.

    Dans ces circonstances, avec le retour de l'unilatéralisme américain, ayons une pensée pour cette Grande Bretagne sortie de l'U.E qui joue gros, très gros maintenant face aux USA. Compte-elle sur la City pour faire contre-poids lors des négociations avec Trump ?

    On le saura très vite.

     

    ***

     

                  Pour finir, précisons ceci : le Système pour tous les anti-systèmes qui ne savent pas encore qu'ils sont toujours à sa merci et à son service, ne baisse jamais les bras. Aussi, une seule solution : les lui couper. Or, Trump n'est pas un Robespierre, juste un "Pousse-toi de là que je m'y mette !" car cela fait des lustres que la classe auquelle appartient Trump, des pères fondateurs esclavagistes aux milliardaires d'aujourd'hui, finance les campagnes électorales des présidents élus.

    Il était sans doute temps pour cette classe de cesser de diriger les USA par procuration. C'est maintenant fait. C'en est donc fini des Présidents de paille comme les gérants du même nom !

     

     

    1 - Trump et les médias à propos d'Israël et le feu-vert donné à Netanyahu pour la continuation de la colonisation de Jerusalem et de la Cisjordanie par le nouveau président des USA : comment les médias vont-ils gérer l'actualité d'une parole anti-israélienne censurée depuis les années 80 et l'arrivée du PS à l'Elysée, dans le contexte d'une détestation de Trump et d'une adhésion complète aux pressions sionistes en France par ces mêmes médias ?

     

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          Pour prolonger, cliquez : Trump à la Maison blanche - bas les masques !

     

    ainsi que ... Trump et les médias : pourquoi tant de haine

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  • Bukowski, Gazzara, Ferreri and co

     

    politique,actualité,poésie,charles bukowski,marco ferreri,ben gazzara,uleski,livres,littérature

     

     

    politique,actualité,poésie,charles bukowski,marco ferreri,ben gazzara,uleski,livres,littérature

     

     

     

     

     

     

     

     

    Style is the answer to everything.
    Fresh way to approach a dull or dangerous day.
    To do a dull thing with style is preferable to doing a dangerous thing without style.
    To do a dangerous thing with style, is what I call art.
    Bullfighting can be an art.
    Boxing can be an art.
    Loving can be an art.
    Opening a can of sardines can be an art.
    Not many have style.
    Not many can keep style.
    I have seen dogs with more style than men.
    Although not many dogs have style.
    Cats have it with abundance.

    When Hemingway put his brains to the wall with a shotgun, that was style.
    For sometimes people give you style.
    Joan of Arc had style.
    John the Baptist.
    Jesus.
    Socrates.
    Caesar.
    García Lorca.
    I have met men in jail with style.
    I have met more men in jail with style than men out of jail.
    Style is a difference, a way of doing, a way of being done.
    Six herons standing quietly in a pool of water, or you, walking
    naked out of the bathroom without seeing me.

     

    ***
         

     

     

    Extrait de Tales of Ordinary Madness de Marco Ferreri d'après le roman de Charles Bukowski (1920–1994).

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    And the sun wields mercy but like a jet torch carried to high.

    And the jets whip across its sight
    and rockets leap like toads…

     

    Peace is no longer, for some reason, precious.
    Madness drifts like lily pads
    on a pond circling senselessly…

     

    The painters paint

    Dipping their reds and greens and yellows
    poets rhyme their loneliness
    musicians starve as always

    and novelists miss the mark…


    But not the pelican , the gull
    Pelicans dip and dive, rise,
    shaking shocked half-dead
    radioactive fish in their beaks…

     

    The sky breaks red and orange

    Flowers open as they always have opened

    but covered with thin dust of rocket fuel

    and mushrooms, poison mushrooms…

     

    And in a million rooms, lovers lie entwined and lost and sick as peace…
    Can’t we awaken?

    Must we forever, dear friends, die in our sleep?

     

     

    ____________________________

     

    Extrait du poème And the sun wields mercy de Charles Bukowsk

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  • Angle mort

     

                 La ballade de Matthieu... don Quichotte à ses heures

     

     

               « Votre plus grand crime, c'est d'avoir abusé des mots, de tous les mots, en les mystifiant : en d'autres termes, vous nous avez fait prendre des vessies pour des lanternes ; et là où l'on croyait pouvoir trouver la lumière, nous n'avons trouvé que l'obscurité des ténèbres. Vous nous avez parlé de droits naturels, inaliénables et sacrés. Vous nous avez dit que nous étions tous égaux en droits, alors que nous ne le sommes... qu'une fois morts et enterrés. Vous nous avez dit que nous étions tous libres mais vous vous êtes bien gardés de réunir les conditions nécessaires à la jouissance de cette liberté puisque vous nous avez concocté un monde dans lequel... sans argent, point de salut et point de liberté, si par liberté, on entend la liberté de faire des choix qui nous permettent de vivre... debout et dignes. Vous nous avez déclaré la main sur le cœur, jurant à qui voulait bien vous entendre, que nul ne doit être inquiété pour ses opinions pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public. Mais alors, dites-nous comment fait-on pour ne pas vous déranger si nos opinions ont pour objet de dénoncer votre ordre qui n'a de public que le cercle restreint d'une caste qui détient tous les monopoles : ceux du pouvoir, des médias et de l‘argent ? Est-ce là une reconnaissance du droit de prêche dans le désert ? Vous nous avez dit que nul ne peut être contraint à faire ce que la loi n'ordonne pas ; par conséquent, dites-moi pourquoi tant de gens sont contraints par une loi qui n'existe pas, de vivre comme des chiens alors que les animaux domestiques des beaux quartiers sont mieux traités ? Vous nous avez dit : "Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît" mais vous vous êtes bien gardés de préciser : sauf si vous avez des petits copains haut placés pour vous couvrir de la tête aux pieds. Vous nous avez affirmé que nous avions tous droit à un travail alors qu'il s'agissait de nous payer trois fois rien ou de nous laisser crever de froid et de faim avec pour seul secours, une couverture et une boisson chaude. Vous nous avez affirmé que nous avions tous droit à l'instruction gratuite et obligatoire alors que ce sont toujours les mêmes qui réussissent et toujours les mêmes qui échouent et qu'on oriente vers des filières sans avenir. Vous nous avez dit que toute personne est également admissible à toutes places et emplois selon leur capacité sans autre distinction que celle de leurs talents alors que vos seuls critères de recrutement sont la corruption et l'exclusion pour délit de "sale gueule" ou bien, pour n'être le fils ou la fille de personne. Vous nous avez dit que la propriété était un droit inviolable et sacré et nul ne peut en être privé mais vous avez soigneusement omis de préciser : à condition d'en avoir une... de propriété ou plus simplement, un toit au dessus sa tête et un logement qui ne soit pas un trou à rats. Vous nous avez parlé d'équité pour ne plus avoir à nous entendre parler de justice et d'égalité devant la loi et le droit. Vous nous avez parlé de démocratie alors qu'il s'agissait de voter ou de fermer sa gueule. Vous nous avez parlé de consensus pour mieux baisser les bras devant les puissants. Vous nous avez parlé d'information alors qu'il s'agissait de diversions et de manipulations. Vous nous avez dit que ce n'était pas une question de courage, alors que vous étiez des lâches. Vous nous avez dit qu'il n'y avait pas d'alternative alors que vous étiez juge et partie, ou tout bonnement incompétents. Vous nous avez demandé d'être raisonnables dans nos revendications, alors que vos avions s'envolaient les soutes pleines de billets de banque vers des paradis fiscaux qui n'ont rien d'artificiels, ceux-là ! Vous nous avez parlé de modernité et de déréglementation alors qu'il s'agissait d'instaurer la loi de la jungle. Vous nous avez parlé de contre-pouvoirs avant de verrouiller toute contestation en installant à la tête de ces contre-pouvoirs fictifs, vos laqués dévoués, en attendant la prochaine promotion qui fera d‘eux des chefs patentés. Vous nous avez fait mille promesses mais vous vous êtes bien gardés de préciser que cette déclaration universellement solennelle reste valide aussi longtemps qu'elle ne remet pas en cause votre loi d'airain qui a pour seul modèle : la connivence, la collusion, la cooptation, le trafic d'influence, la concussion, l'abus de confiance et les bombes. Car, votre monde à vous, ce n'est pas un monde... mais un haras dont vous êtes les étalons ; et vous seuls êtes autorisés à reproduire inlassablement les mêmes schémas constructeurs d'un avenir dont ce sont toujours les mêmes qui sont exclus. Vous voulez qu'on vous dise ? Eh bien, vous nous en avez trop dit. Et nous, pour votre malheur, on a tout retenu. Pour une fois, on a été studieux. Oui ! On y a cru à tous vos contes de fées. On y a cru au Père Noël. Et c'est trop tard maintenant : ce qui a été dit, brocardé, affiché sur les frontons, ne peut plus être effacé. Alors, basta ! A la trappe maudite race : celle du scandale et du déshonneur car, ce soir c'est le Grand Soir : ce soir, nous vous révélons à vous-mêmes tels que vous êtes mais... sans tambour ni trompette. Étant donné les circonstances, on a souhaité faire dans la sobriété et dans la discrétion. Et puis, c'est pas la peine de lever la tête et de scruter le plafond. Les anges sont là devant vous : c'est nous. Oui ! Nous qui avons vaincu tout le mal qui est en vous. Pour vous, ce soir, nous ressuscitons et c'est le Ciel qui vous ouvre ses portes. Vous revenez de loin ! Sans nous, c'était l'enfer qui vous attendait ; l'enfer avec son torrent de boue. Car ce soir nous sommes venus vers vous pour vous demander de mourir avec nous. C'est le seul acte et le seul geste d'amour à votre portée : mourir avec nous pour nous, tout comme nous qui allons mourir avec vous. Puissiez-vous mourir dégoûtés de vous-mêmes tout comme nous qui mourons ce soir... dégoûtés de vous. »

     

    __________________________

     

    * L'angle mort est la zone inaccessible au champ de vision sans rotation de la tête.

     

                Extrait du titre : « Des apôtres, des anges et des démons »

    Pour prolonger... cliquez Des apôtres...

     

    Sculpture de Jacques Legrand.

     

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  • Indépendance : le peuple catalan reprend son destin en main

    indépendance de la catalogne

    l'indépendance de la catalogne,carles puigdemont la catalogne sera un état indépendante

     

                      ... et cette reprise en main fait de ce peuple catalan un grand, très grand Peuple... car, c'est dans la rupture, c'est dans le courage du choix de la rupture que l'être humain retrouve sa dignité : dire "Non" aujourd'hui à tout ce qui nous est imposé, c'est dire "oui", un "Oui" massif à la vie et à la liberté.


    Que les Catalans puissent en faire le meilleur des usages

     

     

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                     L'Europe et la démocratie : cette Europe-là n'a de cesse de nous rappeler jusqu'où ne pas aller trop loin ; c'est-à-dire... jusqu'où faire valoir ses droits dans le cadre de constitutions nationales et européenne dites démocratiques...


    Contrôle de la Commission des budgets des Etats-membres ; Commission à la tête de laquelle on trouvera un ex-premier ministre luxembourgeois qui a sciemment organisé l'exonération fiscale de multinationales les plus rentables...


    Sanctions, menaces : répression, arrestation, emprisonnement des leaders indépendantistes catalans , des Catalans interdits de référendum...


    l'Europe persiste et signe donc : elle confirme toutes nos craintes car, il y a trente ans, si on se serait sans doute opposés à ce désir d'indépendance des Catalans.... au nom de la solidarité économique des régions et des Etats européens entre eux... aujourd'hui, quand on a compris qu'elle était la nature du projet européen et les intérêts que l'Europe protège avec la complicité du Parlement de Strasbourg et des exécutifs des Etats membres... on ne peut que soutenir ce désir de se libérer d'une Espagne totalement à la merci (tout comme la France...) d'une Commission européenne garante du bon déroulement d'un projet mondialiste sans justice, sans courage ni honneur ; un projet porté tantôt par des cyniques cyniques et veules, au mépris consommé, des opportunistes aux salaires mirobolants et des lobbies de multinationales sans vergogne ; une Europe d'irresponsables incapables de voir plus loin que le plan de carrière promis à tous ceux qui servent sans état d'âme car tous ont compris que seuls ceux qui savent aujourd'hui obéir, commanderont demain.

     

                  Pour toutes ces raisons, on ne peut que soutenir cet élan, ce désir d'indépendance de Catalans prisonniers d'une Espagne rongée par la corruption de ses élites politiques et économiques, une Espagne aux ordres d'une Commission dictatoriale ; désir libératoire cette mobilisation  : on ne subit plus ; on reprend les rênes de la conduite de son avenir.

    Reste à espérer que tous sont prêts au sacrifice car l’Europe de l’Allemagne, l’Europe de la Commission et l’Europe d’une France paillasson ne peuvent en aucun cas laisser une telle expérience indépendantiste réussir car cette réussite créerait un précédent qui signerait très certainement la fin d’un projet dit européen profondément anti-Européens dans les faits et dont il n’y a plus rien à sauver depuis Maastricht ; ils leur feront la guerre, pour sûr ! Guerre politique et économique.

              Le retrait de la Grande Bretagne et la "sécession" de la Catalogne affaiblissent ce projet européen  qui n'est qu'un vaste abus de pouvoir qu'il nous faut sans repos combattre.

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  • FIAC 2017 : quand l'anecdote côtoie l'insolite anecdotique

    fiac 2017

     

                            Fiac 2017 ....ou quand l'insolite anecdotique côtoie l'anecdote ! Car pour les acteurs et autres animateurs de l'art contemporain... "avant" il n'y avait rien ; "après" pas davantage ; quant au " pendant" ..... on retrouve à nouveau cet "avant "absent" et cet "après" plus que hypothétique.

    Regardez-moi... moi ! Telle est l'injonction de ce contemporain fossoyeur de l'Art moderne qui usurpe l'Art tout court. Et c'est alors que... privé d'œuvre digne de ce nom, l'artiste se place au centre de cette immense absence - immense vide - dans l'espoir de le combler ; mais plus il se montre, plus le vide crève les yeux de notre conscience. Nous finirons donc tous aveugles et sourds car l'art contemporain est une vraie machine à dé-cultiver la culture, c'est à dire l'Histoire.


                             

     

     

    Pour prolonger, cliquez : comment en finir avec l'art contemporain

     

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  • La grande gueule ouverte de l'Enfer

     

     

                  "... car, le jour où toute l’horreur de notre monde vous éclate à la gueule, loin des chiffres abscons de leurs statistiques abstraites et absurdes en valeurs absolues.... absolument merdiques... et de leurs reportages montés à la hâte et à la queue leu-leu basse et rachitique... le jour où... toute l’horreur... dans toute son horreur... de notre monde à tous, vous éclate à la gueule après vous avoir sauté à la gorge, ce jour-là... vous souhaitez mourir ! Oui Monsieur ! Vous souhaitez mourir ! Ou bien alors c’est que vous n’êtes pas humain ! Non ! Pas humain. Car je ne peux pas croire que l’on puisse être épargné par cette fatalité et cette nécessité de vouloir mourir face à l’horreur de notre monde à tous dans toute son horreur ! Non, je ne veux pas croire un seul instant que nous y passions tous et qu’ils y soient tous passés... à la trappe, dépecés, déchirés et hurlant de douleur et... que toute l’horreur de toute l’injustice de notre monde à tous, puisse sagement et éternellement glisser sur cette humanité imperturbable... glisser sur elle, cette horreur, comme l’eau quand elle rencontre et contourne un obstacle parce que rien ne l’arrête cette vague déferlante, ce déluge, ce raz-de-marée...

     

     

                     La suite : cliquez S.U- l'Enfer v blog pdf.pdf

    (Ne pas refermer le PDF après lecture : faire "page précédente")

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    Extrait du titre "Confessions d'un ventriloque"

    A propos de l'ouvrage... cliquez Confessions

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  • Danièle Darrieux - Jean Rochefort : leur dernier rôle...

    Danielle darrieux

     

                            Danielle Darrieux est décédée mardi 17 octobre 2017, à l'âge de 100 ans.

     

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                            Un jeu d'une virtuosité inégalée, un physique d'exception, (synthèse féminine d'un Jean Piat pour le physique et le jeu, et d'un Gabin pour la longévité) Danielle Darrieux était née pour jouer et pour se jouer de tous ; son regard à l’écran – regard posé sur ses partenaires - était d'une justesse d'une intelligence précieuse car rare. Il faut bien dire toutefois qu'elle aura eu la chance "d'entrer dans la carrière cinématographique" en plein âge d'or du cinéma populaire français : celui des années trente, quarante et cinquante - nos  meilleurs dialoguistes, scénaristes et réalisateurs s'y sont tous donné rendez-vous.

    Nées trente ans plus tôt, d'autres actrices auraient pu sans doute connaître la même carrière (Jeanne Moreau et Annie Girardot) mais la nouvelle vague, l'arrivée d'un Louis de Funès - personnage de cinéma cynique, espiègle, arriviste et égocentrique - et plus tard, la concurrence internationale émergente dans lesquelles le cinéma français sera englouti, n'offriront jamais plus les mêmes opportunités de rôles et de films qui font aujourd'hui partie du patrimoine mondial ; et c'est alors que la qualité et l'excellence quitteront le cinéma populaire pour se réfugier dans les salles d'art et d'essais.

                           

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    jean rochefort

                                  Le comédien, Jean Rochefort,  est mort à 87 ans dans la nuit de dimanche à lundi 9 octobre 2017.
     
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                            Un des derniers acteurs à la diction parfaite. Il est vrai qu'il fait partie d'une génération qui a pris le temps, et auquelle on a aussi permis de prendre le temps,  d'apprendre à marcher avant de vouloir courir ; pour ne rien dire de ceux qui ne pensent qu'à piquer un sprint.

     

    Il suffit de comparer la prestation de l'acteur (l'articulation de son texte, sa mise en bouche : clarté, aisance, naturel, appropriation, intériorisation, rythme et variations...) dans "Ridicule" de Patrice Leconte (succès commercial d'un film très moyen finalement) à celle de ses deux partenaires -  sa fille et son futur gendre dans le film : Godrèche et Berling -, 20 ou 30 ans de plus chez l'une comme chez l'autre n'y changeront rien. Hélas.

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Cinéma, de salle en salle...

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