Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par litterature"WebAnalytics"

Avertir le modérateur

Serge ULESKI, politique, art, littérature, ré-information, dissidence - Page 5

  • Emmanuel Macron : marketing, management et benchmarking

    emmanuel-macron-lors-de-l-annonce-de-sa-candidature-a-la-presidentielle-le-16-novembre-2016-a-bobigny-3_5745191.jpg

     

    Une France libérée avec Emmanuel Macron...

    Comprenez :

    Une France  libérée du code du travail et des syndicats

    Une France libérée du droit contre la force

     

    ***

     

    "Emmanuel Macron, tel César dans sa start-up"

    Fabien Escalona : vidéo à 1:01:45

     

               Présidentielle 2017 : Macron Super-candidat pour un Super-Medef ! Un candidat sans attache électorale ni mandat, candidat hors-sol comme les élevages et les cultures du même nom, candidat d'un François Hollande vengeur car humilié par Manuel Valls et le PS, Macron fait campagne, oligarchie-mondiale compatible - bien plus que Fillon -, en chouchou des médias dont les propriétaires ne peuvent que souhaiter la victoire.

     

                La candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017, libéral-libertaire, est manifestement destinée à gérer les risques d'un second tour dont MLP aurait pu sortir vainqueur face à Valls (l'effet Trump) ; Macron a donc pour vocation de tuer le PS et de mettre hors jeu le parti LR.

    Lien permanent Catégories : Election présidentielle 2017 0 commentaire
  • François Bayrou : opportunisme et renoncement - Matignon pour tout lot de consolation ?

     François Bayrou et Emmanuel Macron lors de leur rencontre le 23 février 2017.

     

                  Privé de parti, privé de militants, privé de moyens financiers et sans doute aussi des 500 parrainages nécessaires pour concourir à l'Election présidentielle, François Bayrou renonce à briguer l'Élysée et propose une alliance à un Emmanuel Macron qui stagne dans les sondages ; un Macron trop heureux de relancer sa campagne.

            

                   Mais au fait... qui est François Bayrou ?

    _______________

     

     

    Billet rédigé en 2011

     

                                   Bayrou et les esclaves de la dette

     

                 Bayrou n'a de cesse de se vanter d'être le seul candidat qui ose aborder sans complexe, sans peur ni reproche, la question de la dette dite souveraine ; et alors que des Etats du même nom ne se comptent plus que sur les doigts d'une seule main... le plus souvent introuvable, ce même Bayrou et ses partisans manchots avec lesquels ils partagent peu ou prou les mêmes origines sociales et la même profession de foi religieuse (même credo, même combat - on y reviendra) n'ont que ce mot à la bouche : la dette, encore la dette, et toujours la dette comme un bégaiement chronique : détail biographique d' importance, à partir de l'âge de six ans, Bayrou en a longtemps souffert.

    La dette donc, seule ligne d'horizon, horizon indépassable (c'est pas la peine d'aller voir derrière ni au-delà !), point aveugle et angle de mort… la dette, au coucher, au réveil, avant,  pendant... et longtemps après… la dette, encore la dette, toujours la dette, et bien évidemment et surtout... son paiement, son remboursement selon l’adage couillon (dommage ! il faudrait pouvoir le dire avec l’accent du sud-ouest !) pour couillons impénitents  : qui paie ses dettes s’enrichit…

    Alors qu’il s’agit en l’occurrence de n’enrichir qu’une seule source : des créanciers… banquiers de leur état.

     

     

                  (candeur et servitude - sueur, larmes, remboursement et rédemption)

     

                 Il est vrai que cette obsession de la dette a un avantage : elle permet de faire l'économie d'un programme quel qu'il soit puisque... si la priorité, c'est la dette, son paiement, son remboursement, rien ne sert alors de partir dieu sait où et de tirer des plans sur  quelque comète que ce soit, puisque l’important, c’est de savoir rembourser à temps.

    S’il fut une époque où certaines promesses de candidats excédaient si prodigieusement la fortune du pays que tout ce qu’ils promettaient se transformait en dette (à ce sujet, merci de vous reporter à « Timon d’Athènes » de William Shakespeare), chez Bayrou et ses scribes, tête baissée, un genou à terre, l'autre sur le prie-dieu d'une culpabilité induite par une religion sournoise et rusée, vous ne trouverez qu’une promesse, vous n'entendrez qu’un refrain ou bien plutôt qu’un psaume… cantique des cantiques et antienne tout à la fois : « Braves gens et chers paroissiens, il faut coûte que coûte rembourser la dette ! » ; slogan et priorité qui excluent toute perspective à moyen et long termes, si ce n’est encore et toujours : rembourser la dette !

    Vous aurez remarqué qu’avec Bayrou et sa petite cour, fidèle et aux ordres – pour le temps qu’il leur sera donné d’obéir… d’autres en sont revenus très vite -, dans leurs prêches, jamais il n’est question de remettre en cause les taux d’intérêt de cette dette ! Dans leurs sermons, jamais il n’est question d'interroger l'origine de cette dette ! Dans leurs homélies, jamais il n’est question de nous préciser quel argent n’aurait jamais dû être dépensé, pour qui, pour où, dans qui, dans quoi et pourquoi ! Et enfin, dans leurs avertissements (menaces ?) sur un ton prophétique, jamais il n’est question de mentionner les économies qui devront être faites, les ministères concernés ou plus prosaïquement : quels sont les pauvres bougres qui feront les frais des prochaines coupes budgétaires.

    Avec Bayrou et ses acolytes, c’est… jamais, jamais, jamais et jamais !

    En revanche, avec la dette, Bayrou et ces mêmes énergumènes, c’est… toujours, toujours, toujours et toujours !

    De là à croire que cet argent sortait des caisses du Vatican et qu'ils n'ont qu'un souhait... qu'il y retourne...

    Aussi, revenons encore une fois à Shakespeare, histoire de nous remonter le moral (opus déjà cité) : "Rembourser ? Vous avez dit rembourser ? Pourquoi serais-je l’esclave de ce que vous appelez - mes dettes ?"

     

    ***

      

    Si on oublie un moment un parti pris d'obédience catholique et une culpabilité consubstantielle, même innocent (surtout innocent ! d'aucuns rajouteront) -, fils d'agriculteur béarnais dur à la tâche, un temps dans l'obligation de combiner les études et le travail à la ferme de ses parents, au sujet de Bayrou, difficile de ne pas penser à ce qui suit : si là d’où l’on vient ne saurait en aucun cas empêcher quiconque d’aller voir ailleurs et de s’y installer, en revanche, il n’est sûrement pas nécessaire, une fois arrivé à destination, de courber l’échine aux fins de conjurer le danger d’un éventuel retour à la case départ, défait et humilié, sans doute pour la seconde fois, par une classe qui ne vous fera jamais oublier que Bordères et Pau ne seront jamais Neuilly ni Paris… 

    Car... rien n’enhardit le parvenu, le rescapé, ou l'échappé-belle, le front encore couvert de sueur, comme la soumission aux diktats des puissants ! Et d’aucuns s’empresseront d’ajouter : combien de temps encore, les rescapés d’un déterminisme social le plus souvent impitoyable (Souvenons-nous de Bérégovoy et de son CAP de mécanique-auto faisant la première de couverture de Time magazine avoir de recevoir un satisfecit du Wall Street journal pour son action en tant que premier ministre), devront-ils donner des gages de bonne conduite et de fermeté d’âme à ceux auxquels ils pensent devoir leur repêchage social, oublieux qu’ils sont de leurs droits et de leurs mérites ? 

    Si les anciennes victimes font d’excellents bourreaux, de même, les anciens fauchés, un peu moins fauchés maintenant - pour ne rien dire de ceux qui le sont restés -, semblent faire d’excellents garçons de course, d'excellents recouvreurs et porte-parole de créanciers à bout de patience et d’agences de notation en mal de mauvaises notes à distribuer aux cancres que nous sommes tous...

    Et la vidéo qui suit pourrait bien être une tentative d’explication, du moins… une piste de réflexion non négligeable quant au pourquoi de ce qu'il faut bien appeler... la tentation de la soumission.

    Aussi, à bon entendeur… passons au syndrome du larbin, celui de Stockholm (empathie avec celui qui vous plume) n'y suffisant plus manifestement.

     

    _______________

     

    Pour prolonger, cliquez : François Bayrou, le monsieur-tout-le-monde en politique

     

                           
    Le syndrome du larbin par ULESKI

    Lien permanent Catégories : Election présidentielle 2017, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Dis Cesaria, qui étais-tu quand tu n'étais pas encore Evora ?

     

                      Une voix formée dans les vapeurs d'alcool et la fumée des bars du Cap-Vert- volutes d'une célébrité à venir aussi improbable que méritée -, face à des clients, autochtones et touristes, pas toujours prévenants et attentifs... 

    Une voix au caractère forgé dans la poussière de Mindelo, sa ville natale... poussière levée par des pieds nus sous la menace d'un estomac dans les talons : celui d'une famille de quatre enfants à nourrir...

                       Regard doux mais sans illusions, dure à la tâche, pour Cesaria Evora le succès, même tardif, c'était... "... quand on n'a plus à s'inquiéter de savoir comment on va faire manger toute la famille".

    Et c'est ce même succès qui lui fera quitter son île, et non la pauvreté, contrairement à tant de ses compatriotes...

     

     

     

                       Elle a chanté Saudade d'Armando Zeferino Soares, enfin reconnu comme le véritable et unique auteur-compositeur de la chanson, après un long périple judiciaire, bien des années après sa création dans les années 50…

     

                      Saudade, qui est plus qu’une chanson, est l’expression d’un désir intense pour ce qui a été perdu - un pays, l'être aimé -, tout en gardant espoir, et puis sans doute aussi... l’expression de quelque brûlure de l'âme.

     

                       Epuisée (d'aucuns préféreront un "... pressée comme un citron par des tour-managers jamais rassasiés), Cesaria Evora avait demandé à pouvoir se reposer : elle a été exaucée il y a quelques jours ; en revanche, on sera en droit d'espérer que sa voix ne connaisse, elle, aucun repos.

                       Mais... dis-nous Cesaria : qui as-tu été et comment as-tu vécu (vaincu ?) durant toutes ces années, et alors que tu n'étais pas encore Evora ?  

                           

     

                                                     Saudade d'Armando Zeferino Soares 

     

     .

                  Pour prolonger... cliquez Cesaria Evora - site officiel

                           

    Lien permanent Catégories : Art et culture 0 commentaire
  • Election présidentielle 2017 : le spectre d'un François Mitterrand vampire

     

    le spectre de mitterrand, élection présidentielle 2017

     

                   Avec un FN aujourd'hui donné en tête au premier tour, et par voie de conséquence... présent demain au second tour de l'élection présidentielle 2017, et ce pour la seconde fois… c'est bel et bien une élection à un seul tour qui se dessine.

                  Toute la classe politique en avait rêvé de cette élection présidentielle à un tour, Mitterrand l’a fait !

                   Merci à ce François Mitterrand tout occupé à boire le sang de notre vie démocratique jusqu'à son assèchement ! Merci à François Mitterrand-vampire pour ce rapt, pour cette captation d'un processus démocratique propre à une 5è République maintenant moribonde ; un Mitterrand qui n'aura pas d'autre souci que d'aider le Front National de Jean-Marie le Pen à mettre un pied à l’étrier médiatique avec pour conséquence : un FN passant de 2% à 26% en 30 ans ; un succès politique qui ne s'est pas démenti. S'ensuivra alors  l’instrumentalisation éhontée par un homme et  par un parti (le PS) de ce Front National  avec pour seul objectif : diviser la droite et assurer la ré-élection d'un président qui aura placé, très tôt, dès les années 30, sa carrière politique seule - longévité et ascension - au centre de son existence.

    Il est vrai que l'on ne peut cacher très longtemps d'où l'on vient.

     

                   Car force est de constater ceci : dorénavant, sera Président celle ou celui, qui, dès le premier tour, occupera la deuxième ou la première place derrière ou devant le candidat FN : hier, le Pen père, aujourd'hui sa fille, demain sa petite-fille car tout se passe en famille comme pour Fillon.

    23% des voix suffiront pour rafler la mise : l’Elysée, cinq années durant, 10 peut-être... tout en continuant non pas à donner mais bien plutôt à obéir aux ordres... tout en affichant des allures de patron, fanfaronnant du haut du perron... pour n'avoir finalement, privé de courage, le plus souvent qu'un seul talent : celui des manigances politiciennes destinées à se maintenir cinq années de plus !

     

                  Et c'est alors que le voyage à Jarnac prend aujourd'hui encore tout son sens : aller cracher sur la tombe d'un président ruminant des années durant sa victoire ; un président auto-centré qui n'avait finalement, et malgré ses digressions littéraires à caractère rural - étable et bouse de vache -, aucune idée de la France et de son peuple : et aucune ambition pour eux deux non plus.

     

    Pour prolonger, cliquez : Jarnac, 5 minutes d'arrêt

     

     

    Lien permanent Catégories : Election présidentielle 2017 0 commentaire
  • François Fillon : le danger d'une menace

    arton6891.jpg

     

                    Soupçon d’emplois fictifs, de recel de détournement d’argent public… ouverture d’une information puis d’une instruction, menace d’une mise en examen…

    Le candidat à la présidentielle de 2017 François Fillon s'accroche car il sait les humeurs changeantes, les opinions instables ; il sait qu'un événement peut en cacher et en chasser un autre, très vite, et que le corps électoral - cette fille facile qui se laissera toujours faire pourvu qu'on sache lui parler -, a plus ou moins intégré le fait que les motivations de la classe politique sont aussi d'ordre vénal…

    Aussi... si ce candidat-là en réchappe, si Fillon passe à et au travers d'une procédure judiciaire toujours en suspens… s’il se maintient et s’il est élu, non seulement il sera le président le plus mal élu de la 5è République (et le plus insulté certainement aussi... loin devant Sarkozy et Hollande)... mais plus important encore, et c’est là que réside le danger : gonflé à bloc, se pensant invincible, ce président sera intraitable ; triomphant, rien n’arrêtera ce rescapé, ce miraculé que personne n'attendait à l'occasion des primaires et que tout le monde disait condamné après les révélations du Canard enchaîné.

     

    sans-titre.pngModèle du candidat Fillon : Margaret Thatcher, ce premier ministre britannique des années 80, impitoyable avec des mineurs en lutte pour la sauvegarde de leur emploi et le chômage assuré pour toute une région et toute une génération ; "Dame de fer" tout aussi inflexible avec un gréviste de la faim, membre de l'Irish Republican Army (IRA) qui en mourra.

     

     

     

     

     

    40a03a16e61e8f2f0d5ed537db1e01ddc9897196_field_mise_en_avant_principale.jpg

    En cas de contestation et de conflit, 200 000 personnes dans la rue arrêteront-ils ces gens-là : François Fillon et consorts ? Rien n'est moins sûr.

     

                   Candidat de classe, candidat d'une classe, revancharde qui plus est - la bourgeoisie des centres de nos villes moyennes de province méprisée par cette autre bourgeoisie... mais de Paris celle-là, qui couvre une grande partie du spectre politique du PS aux LR -, il y a fort à craindre que ce Fillon, candidat anachronique (relatif à son modèle thatchérien), porte en lui et avec lui un risque et une menace que la France n’a certainement pas les moyens de s’offrir : une crise sociale tous azimuts sans précédent sur fond de « guerre civile » dans le contexte d'une société pas simplement éclatée mais bel et bien éventrée. 

     

    ***

     

                  Arrivé très largement en tête au second tour des primaires de la droite dans le cadre de l'élection présidentielle de 2017, grisé par ce succès, on soupçonnera Fillon d'avoir eu la naïveté ou bien la folie de croire qu'il lui sera possible de se faire élire par et de gouverner avec cette France marginale - et cette France seule -, qui l'a massivement plébiscité.

    Depuis, Fillon n'a pas cessé de payer le prix de cette erreur de jugement.

     

    ______________

     

    Pour prolonger, cliquez : François Fillon - circulez y'a rien à voir

     

     

     

                    

     

                         Une analyse de Fillon face à Macron  : Fillon n'est pas oligarchie-mondiale-compatible. En revanche, aucun doute à propos de Macron : il est bel et bien l'homme de l'oligarchie mondiale.

     

    Lien permanent Catégories : Election présidentielle 2017, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Michel Onfray encore et encore car la bêtise insiste toujours

     

     

                          

     

                          Un pape noir ainsi qu'un prêtre noir dans un village français, c’est de la décadence Monsieur Onfray ? - Vidéo à la 14.40
     
     
     
    ***
     
     
                         "Je me suis pensé mort alors que je suis encore vivant et j'ai pleuré, pleuré, pleuré longtemps et d'autres avec moi aussi. C'était fort, c'était beau, c'était bon, c'était grand."
     
     
                        Accro aux médias, Onfray est de retour avec un ouvrage : "Décadence".
     
    Plus les années passent, plus le constat suivant s'impose au sujet de ce graphomaniaque ( production de deux à trois livres par an) : Onfray aujourd'hui, c'est... sans nul doute, la continuation de Zemmour par d’autres moyens ; comprenez : un discours plus conceptuel, plus proche de l'histoire des idées mais un discours pseudo-savant et sournois ; d'aucuns diront : un discours de faux-cul par manque de courage et de légitimité populaire, contrairement à Zemmour qui n'a pas besoin de prendre des gants avec quelque communauté que ce soit ; un Onfray qui n’assume rien car, bien qu'il s'en cache, son jugement est évidemment moral et idéologique. En filigrane, la grande peur du grand remplacement : l’Islam. 
     
    Les médias de masse étant sa seule famille (relativement jeune encore, Onfray est veuf, sans enfant et vit en province), pour continuer d'exister médiatiquement, Onfray choisit de rejoindre la bêtise ambiante ( participant à des émissions du même genre) et la scélératesse d'un système de pensée de l'abaissement dans les bas fonds de l'épuisement de l'humain et de la liquidation de l'intelligence.
     
    Son ouvrage "Décadence" finira droit chez Finkielkraut dans "Répliques" sur France Culture. Et il le sait.
     
                        Alors vraiment ... tout ça pour ça ? Plus de 80 livres pour en arriver là ?
     
     
     
                         Exonérer le Bouddhisme et le Judaïsme... plus important encore, tirer à boulets rouges sur l’Islam et le Christianisme - deux conditions à remplir pour recueillir l'assentiment des producteurs de télé et de radio -... au moins Onfray sait-il ce qu’il faut et qui il faut craindre : sûrement pas les imams ni les curés.
     
    Et Yann Moix de boire du petit lait chez Ruquier (la gourde de service !)  à l'écoute d'Onfray ; Yann Moix, cet orléanais, pas Jeanne d'Arc ni Robin des bois pour un sou - et pourtant, elles sont belles les forêts de la Sologne - , monté à Paris pour y faire fortune auprès de Bernard-Henri Lévy maintenant qu'il est dans ses petits papiers.
     
     
    ***
     
    Qu'à cela ne tienne ! 
     
                         "Le Christianisme, dites-vous Monsieur Onfray ?
     
                          Et bien... sachez qu'il me suffit d’écouter une cantate de Bach, de me rendre à Chartres, de feuilleter un ouvrage de peinture qui s’étend du VIe siècle au 16è siècle (plus près de nous : Salvador Dali) et de lire un ouvrage de Bernanos pour m’en faire une idée ; une belle et grande idée."
     
     
                    On ne manquera pas de noter ceci à propos de l'intervention de Michel Onfray que des médias complaisants nomment philosophe - intervention bavarde mais creuse comme à l'accoutumée : de peur de passer pour un passéiste et un réac, Onfray fait semblant d’accueillir favorablement ce qu’il appelle "le déclin et la décadence de l’Occident"...
     
    Faut bien dire que les imbéciles insistent toujours ; de plus, chaque matin à leur réveil, ils n'ont qu'un désir : se tirer une balle dans le pied. 
     
              Avec Onfray, la haine de soi n'est jamais très loin, l'ingratitude sous la forme d'un crachat dans la soupe non plus et la bêtise tout autant.

     _____________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Quand Michel Onfray rentre à la maison

     

     

    Lien permanent Catégories : Littérature et essais ad hominem 0 commentaire
  • Privés de serrure, de porte, de murs, de toit, ils n'avaient pour seule demeure… qu'une clé.

                       Deux étages que l'on monte à pied dans la précipitation, une porte que l'on ouvre et que l'on s'empresse de refermer, et c'est le monde dans son entier qui meurt sur le seuil comme une nécessité absolue, une rage de vaincre et d’abandonner ce monde à sa belle mort ; et sans regrets.

    Une petite chambre sans confort les accueille. Ils n'en espéraient pas plus. C'est leur cinquième rencontre. Ils ne sont pas vus depuis quatre semaines. Jouir de l'instant : tel est l'objet de leurs retrouvailles ; un instant suspendu entre ce qu'ils ont quitté et ce qu'ils devront retrouver dans quelques heures.

    Plantés au milieu de la chambre, ils se regardent un long moment, immobiles et muets, un peu essoufflés. Ils se sourient. Lui a pensé : « Ce qui importe c'est que mon premier geste soit le bon. Le premier geste ! Tout est dans ce premier geste. »

    Elle ferme les yeux un instant puis les ouvre. Elle lève la tête ; son visage à lui affiche un air grave, celui d'une émotion contenue, fruit d'une concentration qui n'a qu'un seul souhait : savourer son émoi à elle. Il caresse ses cheveux, cherche ses lèvres, les trouve, les effleure puis les embrasse tendrement pour, quelques instants plus tard, dévorer sa bouche, sa langue, son visage... tout ce qui se trouve à sa portée, s'y donnant tout entier comme si le temps lui manquait.

    Défaillance sublime ! Une fois de plus, le charme de son amant se change en désir ; le désir en frénésie et la frénésie en une fièvre incontrôlable.

    Une énigme déconcertante, cette réaction immédiate au toucher ! Une connaissance frissonnée par tous les pores de sa peau, chair et sang, cette prise de conscience inédite car, rien dans son quotidien ne pouvait se rapprocher de cette félicité irréfléchie qui n'a plus rien à attendre du passé, sans appréhension face à l'avenir... puisque tournée vers un devenir éternellement présent au jour le jour et à chaque heure !

    Leurs mains se joignent, démentes puis s'élèvent comme pour prendre leur envol. C'est l'adieu aux armes ; le triomphe inespéré et impudique d'une espérance folle enfin comblée. D'une main légère, il relève lentement sa jupe sans cesser de l'embrasser pour prévenir et taire toute objection. Son autre main se perd là où ses doigts rencontrent immanquablement un terreau humide. Patiemment, il extirpe d'elle sa nudité. Elle ferme les yeux.

    Chacun de ses gestes contribue à son glissement aveugle vers une extase lente dans la soumission, l'acquiescement tacite, un flot de volupté miraculeux en cadeau d'où aucune gêne, aucun remords ne sortiront.

    Fasciné, comme... hypnotisé, il la regarde avec une extrême attention. Il contemple un court instant son corps porteur d'une énergie folle et qui laisse présager des excès sans nombre et inédits ; un corps mince mais plein car, rien ne manque. Tout est là ! Oui ! Là ! Bien là ! Tout est là, lourd et céleste... tout à la fois.

    Debout, lui faisant face, les yeux baissés dans la mémoire des timidités de l'adolescence, mise à nu plus nue que la nudité nue, sans plus de mystère, la poitrine dressée avec au centre d'une gravité solennelle et précieuse, une toison clairsemée, elle cherche une dernière fois son regard dans l'espoir d'y trouver l'assurance d'une acceptation totale avant de refermer les yeux.

    Il s'agenouille lentement et coule inexorablement à ses pieds comme une fontaine. Il descend à sa source, assoiffé. Il y descend tandis que ses deux mains glissent sur son dos, puis ses reins, pour finir leur parcours sur ses hanches d'une finesse de peau surprenante. Il embrasse longuement son ventre rond avant d'entrouvrir ses cuisses d'un geste précis et doux mais rapide. Il lève une de ses jambes pour la faire reposer sur son épaule et sans mot dire, son visage disparaît.

    Vorace, il est allé chercher ce qu'il était assuré de trouver : la lumière ! Sa lumière à elle ; et un chant aussi : un long cantique.

     

                                                   ***

     

                    Frisson prémonitoire. C'est la rupture avec tout ce qu'elle aurait pu imaginer. Sûr de lui, de sa maîtrise émerge un sang-froid qui ignore tout de l'équivoque pour mieux privilégier l'audace jusqu'à ce qu'elle en perde tous ses moyens car, des doigts humectés l'ont contournée et cherchent, déterminés, là... où son imagination n'aurait jamais pu la conduire, une issue extravagante, une ligne qui la sépare en deux, une voie d'éblouissement entre deux obscurités.

    Comme tombe un couperet mais sans verser de sang, dans sa tête, un dérangement sans précédent est venu tout bouleverser : les idées, les préjugés, les croyances, les lieux, les itinéraires. Elle n'a plus d'assise. Un déluge d'émotions la paralyse. Un éclat effarant, son visage congestionné sous l'activité innommable de ses doigts. Ses genoux se mettent à trembler. Dans ses veines, une panique se déverse. En bas, son ventre bout. Ses mains à elle saisissent son visage, ses cheveux, pour y chercher un appui précaire.

    Le sol lui manque. Elle a pensé à la chute comme pour mieux la précipiter. Elle va rompre. Elle le prévoit et le redoute. Elle va céder et elle le sait. Elle va céder comme une attache, un nœud à bout de résistance car, son centre à elle qui jusqu'à présent la maintenait debout et forte, son centre a perdu ce qu'il ne faut jamais perdre en de pareilles circonstances, à savoir : son équilibre vital.


    Perdue d'angoisse, coulée comme dans de la chaux, elle s'effrite, elle s'émiette, elle se consume, elle se désintègre et elle s'évapore. Pour un peu, elle en viendrait à penser qu'elle n'existe plus que pour lui seul. Encore un instant et tout en elle chavirera dans le consentement.

    Ses jambes fléchissent. Flageolante, sa petite masse s'apprête à vaciller, faute de pouvoir trouver un appui ferme. Anticipant l'inévitable, il fait basculer son corps mince et le renverse sur le lit.

    Malade, il n'a plus qu'une seule conscience : celle de son désir tendu et dressé comme un impératif. Plus qu'une seule réalité : l'ambition impérieuse et démesurée d'une fièvre brûlante. Plus qu'une seule préoccupation : son apaisement.

    Sans attendre, ses doigts ouvrent en deux l'abîme d'une ligne tirée sur une peau ferme et tendre pour reprendre, déterminés, leur chahut innommable. C'est au tour de sa langue. Une langue surhumaine, puis à nouveau ses doigts puis sa langue et encore ses doigts qui redoublent d'audace.

    Couchée sur le ventre, ce qu'elle s'apprête à vivre lui a ôté toute faculté d'action et de réflexion. Incapable de faire le moindre geste et de prononcer un mot, elle accepte tout, enfermée dans l'instant : celui de la conduite de son amant et d'une appréhension jusque là, inconnue.

    Voilà qu'elle s'entrouvre et dans un instant, elle s'ouvrira à la plénitude de son désir. La tête renversée, les flancs à découvert, son écorce se fend. Il touche au but et elle, y aboutit déliquescente. Elle fond. Elle n'en finit pas de fondre. Elle se dilate et se liquéfie sous l'action extravagante de ses doigts qui ne veulent pas renoncer. Elle s'entrouvre, tout illuminée, et à la pointe, à la cime, c'est l'enivrement ; au pied et sur le tronc, ça palpite; plus bas encore, c'est la peur et au centre, dans son plein milieu à elle, c'est l'abandon et le desserrement.

    Ô ! Admirable sillon creusé pour lui ! Admirable et inespéré ce tracé sans lacets pour s'égarer et qui le conduira sans détour vers une ouverture sans précédent, une échappée vierge, entrée et sortie tout à la fois, et dans laquelle il achèvera de transpirer toute sa fièvre.

    Une folie, sa fièvre ! Une folie, cette marée destinée au déferlement de son délire ! Instinct de vie qui disloque les volontés les plus déterminées et les plus morbides, cette charge, cette folie des sens ! Car, elle s'entrouvre et c'est l'émotion qui l'étouffe. Trop pour un seul homme ! Beaucoup trop. Il aurait fallu être à plusieurs pour partager cette déflagration inédite et rendre possible sa gestion, trouver un second souffle car, qu'est-ce que la jouissance comparée à la pénétration torrentielle d'un sens inné pour l'extase, sinon un voluptueux déchirement qui n'en finit pas de fendre, dans son accomplissement, la carapace d’interdits inconscients, fruits d'une retenue qui ignore tout maintenant de sa propre inhibition.

    Abolition de toutes les limites et de tous les interdits. Maître mot que cette transgression qui vous laisse non pas orphelin mais pantois face à cette démesure et cette frénésie qui nous élève, nous grandit, divinisés que nous sommes. Mais... une divination séculière alors ! Une divination humaine qui ne transcende rien mais qui nous cloue dans ce monde de chair et de sang.

    Immanence parfaite donc ! De quoi rassurer les mystiques les plus exigeants avant de les désarçonner, en les ramenant vers nous et avec nous ; seule condition qui puisse nous les rendre enfin fréquentables car, de ce monde, on ne se retranche plus. Non ! On l'habite la joie collée au visage ; une joie qui déploie son rayonnement par ricochet et qui engendre dans sa démultiplication, l'hilarité générale des êtres qui se reconnaissent enfin pour ce qu'ils sont… qui est ce qu'ils n'auraient jamais dû cesser d'être.

    Il ne s'agit pas d'un paradis perdu puis retrouvé... mais d'un constat qui ne souffrira aucune contestation : notre vie est bien ici et pas ailleurs !

    Alors... non ! Elle ne sera plus jamais superficielle. Jamais plus ! Désormais, elle sera... avisée et profonde, immensément profonde car, une fois l'extase des possibilités infinies consommée, mille désordres éperdus hanteront longtemps, longtemps encore, sa mémoire en bataille, chahutée par un tohu-bohu de voix, de cris et de rires venus du fond des âges.

     

              Extrait proposé : Cliquez cinq ans cinq nuits extrait blog.pdf

    (après lecture, ne pas fermer le PDF : faire "page précédente")

     

     

    ciinq ans cinq nuits amazon,serge uleski amazon,littérature serge uleski amazon,littérature en ligne

    Version audio



     

    CliquezEntretien avec l'auteur

     


    L'ouvrage est disponible ICI

     

    Lien permanent Catégories : A découvrir : Serge ULESKI, ouvrages et entretiens, Littérature et essais ad hominem 0 commentaire
  • La liseuse

     

     

                     N'avoir pour seul avenir qu'une poignée de mots ! Ceux des auteurs qui l'accompagnent tard dans la nuit. Car, lorsque Internet ne lui offre pas ce qu'elle attend, elle lit jusqu'à l'épuisement ; la lecture devient alors le sablier qui la conduit au sommeil.

                     Si lire c'est s'oublier soi-même et le monde tel que nous le vivons pour mieux en habiter un autre - celui qui au quotidien nous demeure étranger, impénétrable ; lire c'est aussi redécouvrir qu'il encore possible de toucher du doigt une vérité sur chacun de nous ; mille témoignages d'une vie hors des livres : la vraie vie, celle qui fait du succès une montagne à la vue imprenable et de l'échec, une tombe.

    Bonne ou mauvaise, la littérature nous absout et nous réconcilie, tout comme ce silence qu'elle impose à ses lecteurs : silence avec soi-même. Elle ne va pas y chercher une guérison ; ses lectures ne résorbent aucune de ses fièvres ; elle y abandonne le plus souvent les dernières forces de la journée qui s'achève.

    Lumière et obscurité ; partir loin de soi pour mieux y revenir ; dérives infinies. Miroir de sa propre existence, seule avec le monde, ses lectures tracent les cartes de territoires innombrables qui, en ce qui la concerne, ont la fâcheuse habitude de s'ouvrir et de se refermer sur des contrées inhospitalières, aux invocations et aux suppliques sans nombre ; lectures qui la submergent, la pénètrent et l'engloutissent.

    Un bouquant d'enfer, ses lectures ! Une page d'espérance, une page de désespoir, c'est bien sa propre vie qu'elle va chercher dans une littérature de substitution jusqu'à se perdre dans le labyrinthe de l'oubli de soi en tant qu'impuissance.

    Les livres, elle les ouvre au hasard, elle les feuillette et puis soudain, elle plonge et les dévore dans une lecture obsessionnelle : une flamme qui finit toujours par la brûler cette lecture ; et dans ces moments-là, c'est l'éternité qu'elle embrasse, pour un temps non répertorié, un temps sans partage possible ; un temps pour sentir battre le monde avec sa veine gorgée de sang et des larmes qu'elle ne peut plus verser sur elle-même.

    Ce qu'on fait de mieux dans ce qu'il y a de pire ! D'un état ordinaire, on descend vers l'abîme, et là, les exemples ne manquent pas : amours aussi extravagantes qu'impossibles, inceste, tueurs en série, femmes humiliées, couples défaits, « La petite du Vel'd'hiv » ; des biographies qui mettent en scène des pères abusifs, des mères soumises, femmes afghanes ou africaines quand la lumière était encore sur elles, pour finir avec Proust qu'elle lit sans fin et sans force ; auteur vers lequel on se tourne une fois que l'on a baissé les bras et qu'on s'est juré de ne plus porter aucun livre - à bout de bras, justement ! -, en y cherchant dans cette lecture, sa propre terminaison, prisonnière d'une chambre tombeau, dernière sépulture de vie pour les convalescents et les agonisants de l'existence.

    Arrivée à saturation, c'est alors qu'elle chavire dans un sommeil de plomb, exténuée.

     

    ______________________

     

    Extrait du titre : "La consolation" - copyright Serge ULESKI

     

    A propos du titre : cliquez La consolation

    Lien permanent Catégories : Littérature et essais ad hominem 0 commentaire
  • Les médias face à Donald Trump : pourquoi tant de haine ?

     

     

     

    trump, serge uleski, président des usa donald trump, trump la haine des médias

     

                     Jamais contents ces médias ! Contre un Donald Trump démocratiquement élu, dans tous les médias de masse, c’est une parfaite unanimité haineuse qui sévit ; aucune exception ; aucune nuance ; à leurs yeux, tout chez Trump est condamnable.

     

                   Mais alors, d’où vient cette haine unanime ?

    Et bien, Trump ne flatte la bonne conscience d’aucun de ces acteurs médiatiques : commentateurs, chroniqueurs, animateurs et animatrices de l’information (on évitera à dessein le terme de « journaliste » puisque… comme chacun a pu le remarquer : il n’y a pratiquement plus de journalistes dans les médias).

    Tandis que... Obama, Bush junior…

    Tenez : jamais les guerres de Bush junior et les sanctions économiques aux millions de morts direct et indirects (jusqu’à aujourd’hui) n’ont soulevé dans ces mêmes médias la moindre réprobation. Si l’on nous tient informés jour après jour - quasiment heure par heure -, depuis 4 ans, sur le nombre de victimes des bombardements syriens  - plus tard… ceux des Russes -, sur Alep et ailleurs (1), en revanche, ces médias mettront plusieurs années à se décider à dévoiler le bilan en vies humaines des guerres de Bush junior (2).

    Il est vrai que ces guerres prenaient pour cibles des Arabes et/ou des Musulmans. De plus, ces guerres de Bush menées au nom de la démocratie et soutenues sans réserves par les médias, avaient l’avantage d’offrir à un racisme toujours latent un camouflage tout terrain : le racisme anti-arabe maintenant centenaire et la haine du Musulman… plus récente, dans des médias très majoritairement proches des intérêts atlantistes, israéliens ainsi que ceux des monarchies du Golfe ( business oblige !) comme c’est pas permis même dans le cadre d’un humanisme a minima au ras des pâquerettes.

    Aussi, que l’on ne se voile pas la face : l’alibi démocratique de ceux qui ont pensé les guerres conduites par Bush junior cachait aussi et surtout une ratonade en bonne et due forme. Motus et bouche cousue dans les médias : ce racisme inexprimable trouvait là un débouché inespéré.

     

                  Plus tard, un président noir nommé Obama, occupa la Maison blanche.

                 Un président noir ? Pour sûr, voilà qui allait flatter les bonnes consciences de ces mêmes médias financés et dirigés par des Blancs.

    Ah ! Cette satanée culpabilité raciale ! Avec Obama, tous ces animateurs pouvaient faire peau neuve : s’acheter une nouvelle conduite, une bonne conduite ainsi qu’une bonne conscience à moindre frais ; une conscience de première classe après les ratonades et la boucherie de Bush junior. D’où leur soutien inconditionnel à Obama huit années durant.

    C’est Bernie Sanders qui viendra néanmoins nous révéler à quel point ces médias se sont moqués comme de l’an 40 du bilan économique et social d’Obama qui, à l’extérieur, il faut le rappeler, affichera le tableau de chasse suivant : destruction de la Lybie ainsi que de la Syrie avec les  conséquences que l'on sait : des réfugiés par milliers jetés à la mer par dizaines de milliers ; des millions de déplacés et un terrorisme islamiste florissant.

    C’est un Noir qui conduisait ces guerres. Aussi, « politiquement correct » oblige : ces guerres ne peuvent être que justes et nécessaires d’autant plus que, là encore, elles touchent des Arabes et/ou des Musulmans !

    Quand on vous dit que plus ça change… plus…

    Dans les faits, sous Obama, il aura été toujours aussi périlleux d'être pauvres et noirs aux Etats-Unis ainsi qu'ouvriers blancs (ou pas) payés quelques dollars de l'heure ; la candidature éphémère de Bernie Sanders et les événements dramatiques de "maintien de l'ordre" de la société américaine auront au moins permis de le rappeler au monde entier.

    Autant pour ceux qui, en 2008, ont salué la victoire de ce Président noir, comme un miracle - miracle poétique.

     

               Bush junior, Obama… tous derrière, tous devant…

               Quid de Trump ?

     

               Il semblerait que Donald Trump soit leur mauvaise conscience à tous, lui et son électorat constitué en grande partie de "loosers" - ploucs et gueux au regard des médias -, qui ne se résignent pas. Or, ces médias dominants sont sans pitié avec ceux qui troublent leur fête (en particulier ici en France les grévistes CGT et les activistes) car tous ces acteurs médiatiques avaient dans l'idée de fêter Hilary Clinton. N'en doutons pas un seul instant.

    Et puis, comme cela a été dit précédemment : Trump ne flatte la bonne conscience de personne et dérange la mauvaise conscience de tous les autres. Pour commencer, il n’offre aucun débouché, aucun camouflage ni au racisme, ni à la haine envers le Musulman ; son absence de considération pour le « qu’en dira-t-on » embarrasse les médias qui n’en demandaient pas temps et qui auraient aimé, comme avec Bush junior et Obama bonimenteurs de première catégorie, qu’il leur soit donné de quoi biaiser, de quoi mentir, de quoi se réjouir sans triomphalisme excessif de la continuation par d’autres moyens des présidences meurtrières et dictatoriales de Bush et d'Obama.

    Et puis... soyons sérieux une minute : comme si le « America first ! » de Trump n’était pas partagé par tous les Présidents passés, des pères fondateurs esclavagistes à aujourd’hui !

     

                Décidément, Trump froisse la politesse des médias qui est la pire des hypocrisies (3). Mais alors, trop honnête Trump pour être poli ? C’est à voir.

    Les médias n’ignorent pas non plus que ce sont des milliardaires comme Trump qui financent les campagnes électorales de tous les candidats à la présidence des USA depuis des lustres. Trump est donc chez lui à la Maison blanche et tous ceux qui l’ont précédés aussi, en finançant les campagnes de Présidents qui n’ont pas cessé,  une fois leur élection ou ré-élection assurée, de les rembourser, affairistes, soumis, menteurs et criminels, de Bush à Obama… pour les plus récents.

                Trump leur coupe l’herbe sous le pied à tous ces médias. Il ne leur offre plus la possibilité de construire autour d’une figure écran de fumée, au sourire éclatant qui cache mal une soumission mimétique propre aux nouveaux riches qui n’en reviennent pas d’occuper la place qui est la leur (le couple Obama et sa petite famille), un conte, une fable d’inspiration faussement démocratique à la Bush junior ou bien « humaniste pour les gogos » à la Obama.

    Aussi, chez Trump tout est mis à jour, tout s'affiche devant ; rien n’est derrière. Frustrés ces médias ! Car, avec Trump, ils n’ont qu’à bien se tenir et à prendre des notes. Et Trump racontera toutes les histoires possibles ; il ne laissera aucune place à l’improvisation ; les médias s’épuiseront à le diaboliser et les lecteurs à lire ou écouter ces médias qui ne trouveront rien à sauver chez Trump jusqu’au jour où…

    Tous sauront très vite opérer une volte-face qui nous expliquera que Trump, finalement, n'est pas dépourvu de bon sens, et plus particulièrement une fois que ceux qui signent les chèques de cette classe médiatique sans-gêne, seront rassurés ainsi que Wall Street (4) : gel des salaires, réductions massives des charges pour les entreprises... avec Trump, des affaires juteuses sont encore possibles et la réduction des inégalités peut bien attendre :

                  "Restez pauvres mais fiers d'être Américains car vos exploiteurs seront certifiés Yankees pure souche, les capitaux et les bénéfices aussi !"

                   Et ça, ce n’est pas particulièrement fait pour déplaire à cette caste médiatique et leurs patrons sans conscience.

                  

     

     

    1 – On notera au passage le silence de ces médias depuis la défaite et le retrait des troupes islamistes d’occupation de cette ville… depuis que l'armée de Bachar el-Assad a repris le contrôle. Les médias craignent-ils des témoignages en liesse favorables à "Bachar el-Assad le libérateur" ?

     

    2 - Heureusement pour nous tous : l’information sur Internet ne s'est jamais aussi bien portée grâce aux sites de ré-information et de contre-information tels que Egalité et Réconciliation, Agoravox, Investig'Action, les Crises.fr etc…

     

    3- Trump et les médias à propos d'Israël : le feu-vert de Trump donné à Netanyahu pour la continuation de la colonisation de Jérusalem et de la Cisjordanie ; comment les médias vont-ils gérer l'actualité d'une parole anti-israélienne censurée depuis les années 80 à l'arrivée du PS à l'Elysée, dans le contexte d'une détestation de Trump et d'une adhésion complète aux pressions sionistes en France par ces mêmes médias ? Comment être pour et contre tout à la fois ?

     

    4 - Trump anti-establishment ? Mauvaise blague, mauvaise analyse : Trump, c'est les USA qui passent à autre chose.

    Trump ne touchera pas à Wall-street, ni à la relation avec Israël et l’Arabie Saoudite. Quant à la Russie, les USA savent que ce pays-continent n’a aucun poids économique, technologique, culturel et militaire. Ils n’ont plus de temps à perdre. La préoccupation des USA c’est l’Asie. Et là encore, dans ses propos, Trump est au rendez-vous contre la Chine.

     

     

    ______________

     

    Pour prolonger, cliquez : Donald Trump - plus œcuménique que lui tu meurs !

    Lien permanent Catégories : A l'international 0 commentaire
  • Fillon à la barre : "Circulez, y'a rien à voir !"

    fillon conférence de presse lundi 6 février 2017

                      Conférence de presse arrogante qui n'assume rien ; boniments et embrouilles ; excuses à propos d'emplois familiaux en lieu et place d'emplois fictifs délictueux ; procès d'intention à l'endroit de la presse d'investigation : Canard enchaîné et Médiapart ; remise en cause de la compétence de la justice ; chantage au chaos aux relents mégalomaniaques : "Ma candidature sinon le pire !" François Fillon tente le coup de force car Fillon a senti la victoire là, tout près, à portée de main - une victoire qui hurle, assourdissante et qui ne demande qu'à se donner sans réserve et sans état d'âme - face à une Marine le Pen qui ne peut espérer jouer qu'un rôle de sparring Partner au second tour de cette non-élection présidentielle...

    Fillon s'accroche désespérément, cherchant à gagner du temps car il sait les humeurs changeantes, les opinions instables ; il sait qu'un événement peut en cacher et en chasser un autre, très vite, et que le corps électoral a plus ou moins intégré le fait que les motivations de la classe politique sont aussi d'ordre vénal...

                    Fillon a donc reniflé cette victoire quasi acquise et puis une autre donnée aussi : parmi les 45 millions d'électeurs, du moins.... parmi ceux qui se déplacent encore et qui bravent l'abstention comme d'autres le mauvais temps, on y trouve toujours autant de pauvres bougres amnésiques, complaisants, d'une sottise d'une invention toujours renouvelée, année après année, génération après génération ; le corps électoral est une fille facile qui se laissera toujours faire pourvu qu'on sache lui parler.

                     Mais que personne ne se réjouisse ! Ce qui a été commencé là, ce lundi après-midi, avec cette conférence de presse et l'obstination arrogante d'un Fillon qui décide de se maintenir, ne se terminera pas le soir de la victoire attendue de ce même Fillon face à une Marine Le Pen dans une élection sans second tour car, si jamais aucun Président n'a été autant insulté que Sarkozy et Hollande, avec Fillon à l'Elysée, le déclin de la 5e république atteint sa pente la plus abrupte.

    Grandeur et décadence, la descente et la chute finales seront d'autant plus brutales qu'elles emporteront avec elles et la fonction présidentielle et la 5è République car il semblerait qu'il n'y ait plus à droite un seul homme pour rappeler ceci : "Mieux vaut perdre une élection que son âme" et plus encore lorsqu'il est question - après Sarkozy et Hollande -, d'une fonction - la plus haute -, maintenant menacée d'être définitivement frappée d'indignité (1) : fonction et homme.

    Les intérêts de caste, intérêts particuliers - revanche politique, carrière, bonus financier, canapé, fauteuil, strapontin, retraite dorée - car il y en aura pour tout le monde ! - l'auront donc emporté même si d'aucuns seront très certainement appelés à regretter dans les mois et les années à venir d'être restés en politique alors qu'ils avaient largement l'âge de prendre leur retraite.

     

                    Quant à Alain Juppé (ainsi que Jean-Pierre Raffarin dans une certaine mesure - 2), il portera  une lourde responsabilité dans son refus d'offrir à sa famille politique une sortie honorable. Mais... que pouvait-on bien attendre de cet homme ? Un geste, une décision qui l'engagerait historiquement ? Non, rien.

     

    françois fillon,révélations du canard enchaîné,alain juppé,élection présidentielle 2017

                          Petit premier ministre sans envergure répondant au nom de "juppette", maire d'une ville prospère sans voix et sans conséquence (une ville pour rien ?)... tout se tient décidément ; et plus eux tous se réclament de de Gaulle, de Clémenceau et d'autres encore, moins ils en ont l'empreinte de pied, l'envergure et la taille pas davantage : Liliputiens au monde de Lilliput ils sont ! Alors que la situation mondiale, la justice, la protection, la dignité des nations et des peuples exigent des géants.

     

    1 - Après les juges, les journalistes, les enseignants, la police, les médecins, la classe politique...

    2 - Comment un homme de l'intelligence de Raffarin a-t-il pu une nouvelle fois se tromper à ce point ? La première, en soutenant Sarkozy en 2012 ; la deuxième : Fillon, un candidat condamné.

     

    Lien permanent Catégories : Election présidentielle 2017, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu