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  • L'Histoire, cette continuation de la guerre par d'autres moyens

     

                   Doit-on, peut-on rappeler que l’histoire c’est la guerre ?  Oui ? Non ?

                  C'est sûr ! L'histoire c'est certainement autre chose qu’une émission quotidienne de 30 minutes avec Jean Lebrun sur France Inter ou J.M Jeanneney sur France Culture le samedi matin ou bien encore E. Laurentin à ce même micro, chaque jour,  du lundi au vendredi, qu'il pleuve ou qu'il vente.

     

                   Alors oui ! L’histoire c’est la guerre ! 

                   Si la spécialité des historiens c'est l'histoire des vainqueurs telle que ces derniers souhaitent qu'elle nous soit comptée, car force est de constater que peu d'historiens prennent le risque d'oeuvrer pour l'histoire des vaincus sous peine d'être bannis des médias et de toute possibilité de carrière universitaire ou autre, doit-on en déduire qu'il n’y a pas plus lâche, plus partial qu'un historien qui souhaite faire carrière en tant qu'expert du mensonge par omission ?

    Car enfin, la Vérité de l'histoire, la vérité d'une histoire... ne se situerait-t-elle pas entre les mensonges par omission des uns et ceux des autres, vainqueurs et vaincus confondus ?

     

    ***

     

                   L’histoire et les historiens sous influence… 

                   Si tous les historiens ont leurs "biais"  - biais idéologique, carriériste ou de classe -, il semblerait qu’une lecture de l’histoire ouvre les portes médiatiques et universitaires, et qu’une autre les ferme toutes.

    Nul doute, cette exclusion pour les uns, cette consécration pour les autres, sont riches en enseignements.

    Il est vrai que les faits ne sont pas les mêmes pour tout le monde. De là à penser que les faits ne sont rien et que seules importent leur interprétation...

    Regardez :

    • Hiroshima
    • La France, Pétain et la collaboration
    • La guerre d'Algérie
    • URSS
    • Charles de Gaulle
    • De Bonaparte à Napoléon Empereur
    • Robespierre
    • Le PCF
    • L’Ancien régime
    • La révolution française
    • Le Communisme

                   Si l’histoire c’est la guerre, c’est que les historiens font la guerre à l’histoire et n’hésite pas à se faire la guerre entre eux. Dans certains cercles, on affirme même qu’il n’y a pas plus belliqueux qu’un historien, pas plus tête en l’air aussi ; c’est selon… et pas seulement leur humeur ; loin s’en faut ! Car d’aucuns ont souvent la fâcheuse habitude de négliger certaines archives.

    Jugez plutôt :

    « Comment ça ? Elle était là cette archive ?  Vous êtes sûr ?

    • Ah oui ! Elle n’a jamais bougé. Je la connais bien en plus.
    • Bon ben… elle a dû m’échapper. J’ai sans doute été dérangé.
    • Cette archive change tout.
    • « Change tout » quoi ?
    • Ben tout.
    • Oui mais bon… moi, j’en reste là ! Si vous voulez jouer les "redresseurs d'archives", c'est votre problème. Et puis, ça va bien comme ça vos histoires d’archives qui auraient été là, puis plus, et à nouveau là !... »

    Qu'est-ce que je vous disais !

                   D’autres encore se gardent bien de les consulter toutes ces archives.

                  Mais alors, spécialistes du mensonge par omission tous ces historiens ?

     

                  A propos de la Seconde guerre mondiale, un événement sera interdit « d’histoire », expulsé, exfiltré dans l'urgence, dans un mouvement de panique, puisque nul historien ne sera autorisé à le revisiter, à le réviser, à le ré-interpréter cet événement : il s'agit de la déportation et à la tentative d’extermination des Juifs.

    C’est la loi Gayssot (Gayssot-Fabius) qui se chargera de faire respecter cette congélation de l’histoire.

     

    ***

     

                Historiens du consensus, médiatiques et carriéristes ou sans courage, historiens suivistes, historiens militants, historiens de la falsification délibérée des faits, historiens des archives, historiens rapporteurs de rumeurs et de ragots...

    Guerre idéologique, guerre de classes, guerre à la vérité, guerre au mensonge... 

    Voyez :

    François Furet : le grand guerrier de l’anticommuniste ; un repenti du PCF...

    Jacques Blainville : et son histoire de France  honteusement écarté parce qu’il était un grand guerrier de l’Ancien régime...

    Jules Michelet : un guerrier romantique de la littérature historique au service d’une histoire fantasmagorique qui confondra la vérité avec le style d’un auteur qui se paie de mots...

    Robert Paxon : historien de la Seconde guerre mondiale en guerre contre une France forte et indépendante, phare du monde, pour le plus grand bénéfice des USA et sa conquête culturelle et marchande de l’Europe...

    Annie Lacroix-Riz, historienne marxiste-léniniste, avocate de l'URSS et de Staline au bilan globalement positif.


              Ces historiens, à un degré ou à un autre, auraient-ils les attributs des diseurs de bonne aventure… au passé ?

    ___________

     

     Pour prolonger, cliquez : Annie Lacroix-Riz sur Blum

     

                    Annie Lacroix-Riz sur « les historiens sous influence » ICI.

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  • Graffitis "anonymes" et non datés : Barlinek - Pologne

                     graffitis serge uleski barlinek pologne anonyme              

                         Oeuvre "anonyme" non datée, malheureusement éphémère car le site qui l'a vue naître  (une scierie désaffectée depuis une vingtaine d'année)  sera détruit très prochainement. 

                        Notez que "Kocham cie" signifie "Je t'aime" en polonais.

    graffitis serge uleski, barlinek pologne, graffitis anonymes

                             Scierie désaffectée depuis une vingtaine d'année (c'est l'étage supérieur à la toiture détruite qui est représenté ici) ; bâtiment aujourd'hui livré à la forêt qui enserre le lac de Barlinek.

                             Cette friche sera détruite très prochainement. Une partie de ses murs (au RDC) abritent de très belles compositions de graffitis.

    graffitis serge uleski, barlinek pologne, graffitis anonymes

     

    graffitis serge uleski,barlinek pologne,graffitis anonymes

     

                 Un miracle le fait qu'il ait pu être donné à un visiteur fortuit de "sauver" photographiquement ces oeuvres ?

    graffitis serge uleski, barlinek pologne, graffitis anonymes

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                  Qu'il me soit permis de me déclarer "légataire universel" de la représentation et de lla conservation photographique (juin 2019) de ces graffitis sortis à la fois de l'oubli et de la menace d'une disparition définitive. 

     

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  • Igmar Bergman : une intelligence supérieure au service du 7è art

    le cinéma d'igmar bergman

               La honte (1968) : bientôt l’orage, le tonnerre et la foudre déchireront le ciel en deux ; et au même moment, un aigle suspendra son vol  comme on retient son souffle, avant le septième sceau et l‘apocalypse qu’une peste endémique annonce sans détour.

     

    ***

     

                  Indépendamment de son oeuvre cinématographique et de ses mises en scène de théâtre, difficile de ne pas prendre en compte le fait suivant : Ingmar Bergman ( 1918 -2007) réalisateur de cinéma de nationalité suédoise, est, sans aucun doute, un des hommes les plus intelligents de la seconde moitié du 20è siècle ; intelligence, entre autres, dans sa compréhension de la psychologie humaine et son psychisme ; relation entre les hommes et les femmes en particulier (1).

    Cette intelligence mérite d'être saluée car, comme chacun sait, l'intelligence des réalisateurs de cinéma est à trouver, le plus souvent, chez les auteurs dont ils adaptent les oeuvres ( à noter que 80% de la production cinématographique a pour origine une oeuvre dite littéraire - d'une qualité qui peut varier).

    Autre trait précieux car rare à propos de ce créateur prolifique : privés d'images, on reconnaît un film de Bergman à sa signature sonore : la langue suédoise et la voix de ses acteurs.

     

     

    1 - A noter au passage que les enfants sont "physiquement absents" du cinéma de Bergman ; ni champ ni hors-champ même s'il peut être fait mention de leur existence, notamment lorsque c'est un couple que Bergman met en scène comme c'est souvent le cas.  

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  • Penser la contre-information aujourd'hui avec Wikileaks

     

                 

                      Qui fait quoi, à qui, où, comment, pour-quoi et pour le compte de qui !

     

    __________________

     

     

    Billet de blog publié en 2013

     


    Discours de Julian Assange, fondateur de Wikileaks  le 20 décembre 2012 : Julian Assange porte-parole et rédacteur en chef de Wikileaks - « Apprenez ! Défiez ! Agissez maintenant ! » -, réfugié depuis juin 2012 à l'Ambassade d'Equateur à Londres.  

     

              « Les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts, et WikiLeaks fait partie de ces médias.» - Julian Assange

     

    La chasse est ouverte.  La guerre contre Wikileaks est engagée. Aujourd’hui, Julian Paul Assange tente d'échapper à son extradition vers la Suède qui le réclame dans une affaire de viol et d'agression sexuelle présumés. L'Australien de 41 ans affirme qu'il risque à terme d'être extradé vers les Etats-Unis, furieux de la publication par WikiLeaks de documents.

     

                « Dans une décision-clé concernant les documents du Pentagone, la Cour suprême américaine a déclaré que “seule une presse libre et sans restriction peut efficacement révéler ce que cache un gouvernement”. Aussi, la tempête qui entoure WikiLeaks aujourd'hui renforce le besoin de défendre le droit de tous les médias de révéler la vérité. » - Julian Assange

      

    Qu’il soit ici permis de rappeler ce qui suit : sans briser le off, sans les fuites, sans « indicateurs », sans le vol, sans le recel, sans la dénonciation de clause de confidentialité ou du devoir d’une quelconque réserve, sans la rupture de la loi du silence, sans "traitres "... PAS D'INFORMATION !
    Ou bien alors : quelle information ?! Celle qu'on aura bien voulu nous concéder au journal de 20H ?

     

             La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 44e rang de la liberté d'informer.

     

    Quant à ceux qui tentent d’amalgamer le souci de transparence et de vérité - souci propre au régime démocratique : droit à une information indépendante et honnête pour le plus grand nombre - avec le fascisme, le nazisme et le stalinisme (1), on leur rappellera que ces régimes n’ont jamais cultivé cette transparence mais bien plutôt la propagande, la falsification, le mensonge, l’intimidation, l’assassinat et le meurtre de masse. 

                                                        

    ***



               Qui peut nier le fait que Wikileaks fait vivre la démocratie bien plus sûrement que ceux qui comptent dans les mois et les années à venir, s’acharner à détruire cette agence ? Est-il nécessaire de préciser le fait qu'ici en France, ce sont bien l'identité et l'idéologie mêmes des détracteurs de Wikileaks (la droite autoritaire, le PS quand il est au pouvoir et toute la classe médiatique - journalistes et éditorialistes) qui, aujourd'hui, doivent nous inciter à soutenir cette agence d'information !



    Aussi... Il semble bien que l'heure soit venue pour chacun de choisir son camp.

    ______________________

     

     

     

    1 - Il suffit de se reporter à la revue de BHL, la règle du jeu, qui a publié un article d’une imbécilité sans nom, et qui a pour titre : "La transparence est toujours fasciste".

     

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  • D-Day 6 juin 1944 : 20 000 morts civils en Normandie

    d day juin 44 bombardements le havre, caen, rouen, saint lô

                

      

                   

     

       

                    

      

                 

                  A compter du 6 juin 1944, on dénombrera plus de 20 000 morts civils (1) en trois mois suite aux bombardements alliés de juin à août 1944 (des bombes de 500 à 2 000 kg dès le mois d'avril) sur le Calvados et une partie de la Manche (la ville de Saint-Lô - photo ci-dessus ; Caen et Rouen : photos ci-dessous - on pensera aussi au Havre).

    d day juin 44 bombardements le havre, caen, rouen, saint lô

     

    d day juin 44 bombardements le havre, caen, rouen, saint lô

     

                   La Seconde guerre mondiale (60 millions de morts, en grande majorité, civils : 45 millions) inaugurera les bombardements massifs prenant pour cibles les populations des villes, avec pour objectifs : terroriser les populations, briser leur moral et tout esprit de résistance, déstabiliser les gouvernements.

    Du côté des bombes allemandes : bombardements les plus meurtriers : Coventry - opération dite "La sonate Au clair de lune" - de Beethoven ; Londres ; Sheffield) ; les bombardements alliés maintenant : les premiers, britanniques, dès 1943 - ville de Nantes... son centre... 1500 morts ; jusqu'en septembre 44 : centre ville du Havre - plus de 2000 morts ;  Dresde, Hiroshima et Nagasaki.

    Arme de destruction physique et morale massive que l'on retrouvera, entre autres, dans le traitement américain de "la question Vietnamienne" - une tentative, une de plus, de rayer de la surface de la terre, un pays, un peuple, une culture et une résistance farouche d'une volonté invincible : Vietnam, Cambodge, Timor Oriental, Irak...

                      Si l'on mentionne l'exode des populations civiles du Nord de la France fuyant les troupes allemandes en mai-juin 40, on oublie trop souvent le second exode (1) des populations normandes fuyant cette fois-ci, les bombardements alliés. 

     

     

    1 -Etude de l'Université de Caen pour la haute et basse Normandie - Mémorial des victimes civiles : http://www.unicaen.fr/mrsh/crhq/1944/Basse-Normandie.php

    2 - Archives INA : https://www.ina.fr/…/norm…/archives/2014/05/24/29941022.html

     

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  • D Day : la grande gueule ouverte de l'enfer des bombardements civils

     

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    "... taisez-vous ! Et laissez-moi parler encore et encore ! Vous entendez ? Vous entendez ? Les cloches ! Oui les cloches, vous les entendez ?
    - Les cloches ? Non... je...
    - Les cloches !
    - Quelles cloches ?
    - Ô cloche teintée d’oubli ! Le feu en la demeure, et l’eau qui ne peut plus rien pour personne. Vite ! Les premiers partis seront les derniers épargnés par une liquidation totale, limpide et glacée… Mais quel tohu-bohu ! Quel tintamarre toutes ces cloches ! Vous les entendez ?

    - Non, vraiment. J'ai beau tendre l'oreille, je...

    - C’est peut-être une sirène qui sonne l’alarme. Ah ! Maudite sirène ! Et puis... vous les entendez ? Les cris ! Vous les entendez ? Les derniers cris du sang qui coule à flot ! Vous les entendez ? Mais dites-moi, où vont-ils tous ? Dites-moi ! Où vont-ils... tous... quand ils nous quittent, éventrés, quand ils partent mutilés, tordus, égorgés, entr’ouverts, hurlant et vomissant leurs dernières douleurs, brasiers de plaintes en cendres, à jamais éteints, poussières d’enfants, de femmes et d'hommes sans âge, balayées d’un revers de main et de bombes ? Dites-moi ! Mais où vont-ils tous quand ils nous quittent, défigurés d’effroi, avec leur douleur encore hurlante pour unique baluchon. Mais où vont-ils tous ces corps calcinés ?! Où donc ? Dites-moi ? Ou bien, alors... leurs cris, leur mort, leur départ à tous résonnent comme le tonnerre ! Tous ces corps sont balayés mais... oui, c'est ça ! Ils nous reviennent aussi, tous ces morts... ils nous reviennent en tonnerre d’un tonnerre du diable ! Écoutez ! L’orage qui gronde, ce sont eux ! Oui ! Ce sont eux ! On ne sait pas où ils vont tous ces corps... mais ils nous reviennent ! Pour sûr ! Le tonnerre ! Ce sont eux qui reviennent ! Vite, tous à l’abri !... Ca y est ! Il pleut du sang ! Oui, du sang ! Mais... dites... dites-moi ! Mais où s’en vont-ils tous ces corps mutilés, calcinés ? Où vont-ils tous ? Où vont-ils... tous... quand ils nous quittent hurlant et vomissant... tordus, entr’ouverts… Dites-moi ! Dites ! Tous ces corps mutilés qui se succèdent dans la mort... tous ces corps éventrés comme des sacs... tous ces corps ! Ah ! Mon Dieu ! Tous ces corps me révulsent. Tous ces corps me dégoûtent et les victimes aussi. Oui ! Les victimes me dégoûtent. J’étouffe ! Un feu ronge et brûle mes poumons et mes entrailles...

    - Monsieur ?

    - Laissez-moi ! C’est maintenant la dernière ligne droite. J’ouvre en grand les écoutilles... et après moi... le déluge des corps qui descendent la rivière par milliers en cohorte silencieuse et maléfique dans le cauchemar et la terreur muette et sidérée de ceux qui, sous peu, suivront le mouvement, emportés par le courant glacial de cette hécatombe plongée dans l’horreur...

    - Monsieur ?

    - Et j'emporte avec moi la grande gueule ouverte de l'Enfer.»

     

     

    Extrait du titre "Confessions d'un ventriloque" - copyright Serge ULESKI


    Tableau : "Le cri" de Edvard Munch.

     

                       Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI en littérature

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  • Gilbert Bécaud : le bain de minuit

     

     


     

                   Où vont-ils tous quand ils nous quittent après nous avoir donné tout ce qu'ils ne pouvaient pas ne pas nous donner car pour eux, c'est de leur propre existence, de leur propre vie et survie, dont il était question et dont il a toujours été question ? Nous qui avons eu la folie ou bien la bêtise de penser  que nous pouvions faire sans eux...

                   Si nous ne savons pas et ne saurons sans doute jamais où ils sont allés, une chose est certaine : ils sont reviennent ; oui, ils nous reviennent tous ! Et c'est alors que l'on prend conscience de tout ce que l'on a bien failli oublier d'eux...

    Irréfutables ils sont quand ils s'avèrent rétrospectivement irremplaçables !

     

    Pour prolonger, cliquez : Crise de la transmission
                                                     

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  • Bukowski, Gazzara, Ferreri and co

     

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    Style is the answer to everything.
    Fresh way to approach a dull or dangerous day.
    To do a dull thing with style is preferable to doing a dangerous thing without style.
    To do a dangerous thing with style, is what I call art.
    Bullfighting can be an art.
    Boxing can be an art.
    Loving can be an art.
    Opening a can of sardines can be an art.
    Not many have style.
    Not many can keep style.
    I have seen dogs with more style than men.
    Although not many dogs have style.
    Cats have it with abundance.

    When Hemingway put his brains to the wall with a shotgun, that was style.
    For sometimes people give you style.
    Joan of Arc had style.
    John the Baptist.
    Jesus.
    Socrates.
    Caesar.
    García Lorca.
    I have met men in jail with style.
    I have met more men in jail with style than men out of jail.
    Style is a difference, a way of doing, a way of being done.
    Six herons standing quietly in a pool of water, or you, walking
    naked out of the bathroom without seeing me.

     

    ***
         

     

     

    Extrait de Tales of Ordinary Madness de Marco Ferreri d'après le roman de Charles Bukowski (1920–1994).

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    And the sun wields mercy but like a jet torch carried to high.

    And the jets whip across its sight
    and rockets leap like toads…

     

    Peace is no longer, for some reason, precious
    Madness drifts like lily pads
    on a pond circling senselessly…

     

    The painters paint

    Dipping their reds and greens and yellows
    poets rhyme their loneliness
    musicians starve as always

    and novelists miss the mark…


    But not the pelican , the gull
    Pelicans dip and dive, rise
    shaking shocked half-dead
    radioactive fish in their beaks…

     

    The sky breaks red and orange

    Flowers open as they always have opened

    but covered with thin dust of rocket fuel

    and mushrooms, poison mushrooms…

     

    And in a million rooms, lovers lie entwined and lost and sick as peace…
    Can’t we awaken?

    Must we forever, dear friends, die in our sleep?

     

     

    ____________________________

     

    Extrait du poème And the sun wields mercy de Charles Bukowski

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  • Julian Assange, ce héros des temps modernes, a été livré aux autorités britanniques

    julian assange,ce héros des temps modernes,a été livré aux autorités britanniques

                      que ne l’était son prédécesseur, Rafael Correa, qui a accordé en premier lieu l’asile politique à Julian Assange.

                                                              Julian Assange en 2012

     

                     Le fondateur et dirigeant de WikiLeaks, Julian Assange de nationalité australienne, réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres depuis 2012, a finalement été livré, jeudi 11 avril, à la police britannique. Visé par une demande d’extradition des Etats-Unis, il est soupçonné d’avoir aidé Chelsea Elizabeth Manning à pirater des ordinateurs appartenant au ministère de la défense américain.

    Maintenant incarcéré dans une prison londonienne, c’est depuis cette prison que sera organisée, le 2 mai, par vidéoconférence, la première audience concernant la demande d’extradition vers les Etats-Unis.

                   Rappelons que WikiLeaks a été créé en 2006  dans le but de servir de plate-forme de publication de documents secrets ; rendue célèbre par la publication, en 2010, de milliers de documents issus de l’armée et de la diplomatie américaines, ces documents ont révélé de nombreuses informations sur la conduite de la guerre en Irak et en Afghanistan par les Etats-Unis, et plus particulière à propos des morts civils.

    Réfugié depuis 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres,  c’est la publication toute récente, sur WikiLeaks, de documents compromettants pour un proche du nouveau président équatorien Lenin Moreno plus favorable aux USA que ne l’était son prédécesseur, Rafael Correa, qui a accordé en premier lieu l’asile politique à Julian Assange, qui semble être à l'origine de la décision de livrer Julian Assange aux autorités britanniques.

     

    ***

     

                      que ne l’était son prédécesseur, Rafael Correa, qui a accordé en premier lieu l’asile politique à Julian Assange.

                                   Julian Assange au moment de son arrestation

     

     

                           « Les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts, et WikiLeaks fait partie de ces médias. Les médias aident à préserver des gouvernements honnêtes. WikiLeaks a révélé des vérités solides et a sorti des affaires de corruption de la part d'entreprises.»

     

     

                   Héros des temps modernes, conspué par ceux qui n'ont jamais rien risqué leur vie durant, les adeptes et journalistes du "Rien ne vaut la peine de rien, et plus encore ce qui pourrait nuire à mon confort matériel et moral", maintenant seul au monde, Julian Assange ne pourra compter sur aucun Etat ni sur l'ONU pour le  sortir des griffes de la Grande Bretagne et des USA, et ce dans l'indifférence des Etats européens (une raison supplémentaire, soit dit en passant, d'avoir la peau de cette Europe-là ; Commission et Parlement pareillement).

    Pour cette raison, Assange demeure la figure emblématique de tous ceux qui ont tout sacrifié et le plus souvent tout perdu (carrière professionnelle, emploi et famille - 1) - lanceurs d'alerte anonymes ou bien faisant la une des médias quelques jours seulement -, au nom d'une exigence à la fois morale et citoyenne qu'est la protection de l'intérêt général contre ce qui convient d'appeler l'Etat profond.

                  Traqué des années durant, Julian Assange, lui aussi, aura tout risqué avant de tout perdre : la liberté. 

     

     

    1 - Lire l'article de RFI : "Ces lanceurs d'alertes qui ont tout perdu" -  ICI

     


                                 

     

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  • Comme l'absence est lente !

     

     

               Comme l'absence est lente. Elle s'écoule sans fin. Un fleuve à l'eau verdâtre et croupie, mauvaise à boire : un vrai poison, cette absence !

     

     

    ***

     

               Elle n'a pas oublié l'état de rêve dans lequel elle baignait, intimidée par ce malaise délicieux, à lui tout entière dans le tremblement indéfinissable de l'embarras de leur première rencontre. Elle n'a pas cherché à contenir ce désir affolé, cette flamme fébrile et claire surgie d'une braise brûlante de découverte, volutes de l'enchantement et de l'émoi. Elle n'a pas refusé cet instant suspendu, cette convulsion qui l'a cueillie au passage, un après-midi.


    Comme elle s'y est engouffrée avant de s'y enfermer, absorbée, avec une hâte juvénile et déterminée, dans ce désir effréné que tous deux assouvissaient dans la solitude !


    Le temps d'une vision crue et brutale qu'aucune retenue ne peut voiler, elle le voit tel quel... ce corps d'une clarté sans ombre. Et quelle nudité ! Une révélation, cette nudité qui prenait racine dans un sursaut d'étonnement tendre et joyeux ! Un enchantement, ce désir qui faisait que le corps de son amant, grand et robuste se détendait et qu'il devenait enfin possible de l'approcher, de l'apprivoiser, de le découvrir de fond en comble et de s'en troubler. Ce corps était capable de faire taire tous les scandales d'une bienséance supposée bafouée et jugée comme telle par ceux qui n'ont pour seule connaissance de leur propre corps et accessoirement de celui de leur partenaire, que la somme de leur incapacité à pouvoir l'appréhender, faute d'imagination et d'application.

    Le temps d'une buée fiévreuse dont elle a longtemps pleuré la privation, voilà que l'image réfléchie à l'infini de son immense et beau secret s'imprime et achève de la dissoudre. Aucun effort. Dans un long soupir, profond et lourd, elle ferme les yeux. Une envie sauvage arrache ce qui lui reste de raison. Tout se met en place au premier désir, à la première volonté : son regard à lui, son sourire, sa voix comme un espoir qui déroule le tapis rouge de son enchantement, sûr de lui, virtuose dans ses caresses et puis, la lumière et la pénombre une fois les rideaux tirés, elle, blottie sans pudeur, réfugiée contre lui, acceptée sans condition ou bien à la seule condition qu'il le soit aussi.

    Une main la guide sur le chemin à parcourir. Ses doigts à fleur de peau affinent le relief et les contours et assurent une cadence, un rythme soutenu vers une ascension certaine et puis, une autre main pour ne pas être en reste avec tout ce qui porte à rêver, tout ce qui ouvre, tout ce qui entre et se referme dans la confusion d'un monde reconstitué dans l'urgence ; membres ivres de consentement qui ne desserreront pas leur étau avant la combustion du désir qui emportera et aura raison de tout, une perle de sueur sur le front venue témoigner de l'effort consenti et de la chaleur ainsi provoquée comme une dernière preuve d'existence dont personne ne pourra souiller la raison d'être.


    Car elle s'enfonce maintenant dans ce qui lui reste d'intact et de vivant : cette partie d'elle-même inviolable, inatteignable, à l'abri de toutes les violences, de toutes les humiliations, de toutes les déceptions quand de la solitude étouffante on souhaite sortir à tout prix pour s'empresser de retrouver les mille et une caresses qui l'ont tant de fois menée là où pour rien au monde elle aurait souhaité céder sa place et à la sienne, ne pas l'y trouver pour l'avoir tant désiré comme on convoite le bien d'autrui, sans scrupules, jusqu'à tout immoler, avant de rejoindre une jouissance éprouvée et indéfinissable, étroitement mêlée à l'angoisse de ne plus pouvoir en renouveler l'expérience...

     

    ***

     

              Dieu ! Pourquoi cet étonnement soudain, ce retour haïssable vers tout ce qui nous blesse et nous rabaisse ? Mais... où était-elle partie ? D'où revient-elle ? Que lui est-il arrivé ?

    Rien. Presque rien. Quand on a pleuré une privation cruelle et douce et assouvi un désir qui n'aura sans doute rien résolu mais qui lui aura permis un court instant de ne pas désespérer de tout et d'elle-même, eh bien, dans ces moments-là, on sèche ses larmes avec la paume de ses mains, on sourit presque, car on se sent plus léger et la peine est moins étouffante, une fois la douleur atténuée.

     


    _______________________________

     

    Extrait du titre : " Cinq ans, cinq nuits"

     

               A propos de l'ouvrage... cliquez Cinq ans, cinq nuits

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