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  • Tout est grâce ! Tout ! Absolument tout !

     

    La-Nuit-du-chasseur1.jpg

     

    "Leaning, leaning,

    Safe and secure from all alarms.

    Leaning, leaning,

    On your everlasting arms."

     

     

    _____________________

     

     

               Un niveau plus haut, c'est sa masse qui palpite encore. Un étage plus bas, c'est sa vie qui s'apprête à passer la main.

    Son corps nu a longtemps pleuré ses vêtements déchirés que sa main ne pouvait plus saisir ; et ses yeux... ô mon Dieu, ses yeux ! Ils ont tout vu, ses yeux !

    Je l'ai suivie jusqu'à la porte de son immeuble. Avant qu'elle ne se referme, je me suis glissé à l'intérieur et sans bruit, j'ai monté l'escalier derrière elle. Un moment, une idée m'est venue : "Il faut que je lui parle. Il faut que je la rassure. Sinon, je n'ai aucune chance. Elle ne me laissera jamais entrer !"

    En un rien de temps, elle a oublié sa pudeur et elle a hurlé. Ses cris ? Inouïs, ses cris qui ont bien failli me prosterner. Mes oreilles, je les ai couvertes pour ne pas sombrer dans l'épouvante ; d'un geste, je les ai vite ramenés à la raison et je les ai pris sur moi tous ses hurlements, avant de les étouffer et de les noyer bien profond ; et puis, ma détermination a fait le reste.

    Je l'ai forcée et remuée dans les profondeurs les plus noires. Le chaos a surgi. Je me suis saoulé à son contact avant de me frayer, ivre, un chemin. Son corps était mince mais vigoureux. Sa chair a appelé mes dents. Ses bras ont testé mes muscles ; et ses cheveux, mes mains ; puis son regard s'est résigné.

     

                 Heurt et déchirement. Ses bras, ses jambes se comptent par dizaines. Jamais ils ne se rendent à l'évidence ! Tout armés qu'ils sont de mille tentatives de coups de pieds, genoux, coudes et poings, jamais ils ne se reposent ! C'est un rideau de fer qu'il faudrait, une armure pour neutraliser tous ses membres avant de la paralyser, corsetée d'acier, enfin tendue vers moi de tout son poids, prête à succomber une fois, dix fois, mille fois jusqu'à ne plus souhaiter qu'un dernier événement : que je mette fin à son cauchemar.

    Je l'ai aidée du mieux que je pouvais à s'arracher à ce nouvel abîme. Et pour adoucir son sort et étouffer à jamais en elle tout espoir, quelques gestes ont suffi. Couché entre ses jambes, gorgé de lumière, je me suis vu un moment comme... auréolé ; j'étais une légende vivante sous l'éclair de mon assaut, ma bouche vorace et fiévreuse collée sur ses lèvres de proie facile, à l'abri de son front brutal et fier comme une vie qui refuse de déposer les armes devant la mort qui tape du pied toute son impatience : "Alors ! Est-ce que ça vient ? Est-ce que ça va venir ? Est-ce que ça va venir et finir ? Nom de Dieu !"

     

    ***

     

            Nul doute ! Ce soir, la chose s'est faite : barbare. Le nœud s'est défait et la vie est partie. On s'est rencontrés vifs et guerriers, combatifs jusqu'à la dernière goutte de notre volonté commune et partagée ; et puis, après un temps, c'est elle qui a sombré.

    A cette heure, c'est la lune qui veille sur elle tendrement, enfin silencieuse, choyée, entourée d'une belle absence éternelle de vie. Du moins, je l'espère car, j'ai fait de sa douleur un hymne à toutes les douleurs.

    Jeune fille et femme pour rire, d'une quinzaine d'années parcourues et dépensées pour rien, où sont tes rires maintenant ? Qu'est devenue ta parole tranchante qui, à ton âge, porte la marque de toute l'ignorance du monde ? Et puis dis-moi aussi, qui es-tu, toi, pauvre corps inanimé ? Oui, qui ? Et puis... quoi ?

     

              Si elle en revient un jour, que faudra-t-il lui dire ? Mais si d'aventure, elle demande pourquoi, alors là, c'est facile : ouvrez-lui donc une fenêtre sur le  monde et la question ne se posera même plus.

     

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    Photo : "La nuit du chasseur" de Charles Laughton

     

    Pièce à conviction. Extrait du carnet 6 - Serge ULESKI copyright. Tous droits réservés.

     

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  • Dans les cendres fumantes, chercher l’or et l’argent

     

    gaza 2008

    Gaza 2008

     

    ***

     

                 « C’est autour de l’argent que se fait tout ce bruit ; c’est l’argent qui fatigue les échos du forum, qui met les fils aux prises avec leurs pères, qui prépare des poisons, qui confie le glaive aux sicaires aussi bien qu’aux légions. Oui, l’argent est  partout souillé de sang humain ; pour l’argent, maris et femmes troublent par leurs querelles le silence des nuits ; la foule se presse devant le tribunal des juges ; enfin… si les rois massacrent et pillent, s’ils renversent des cités, oeuvre des siècles, c’est pour aller, dans leurs cendres fumantes, chercher l’or et l’argent.

    Et si vous daignez abaisser la vue sur ces coffres-forts cachés dans les plus obscurs recoins, vous direz : « Voilà donc la cause de ces cris de fureur, de ces yeux sortant de leurs orbites ; c’est pour cela que hurle la chicane dans nos palais de justice, et que des juges, évoqués de si loin, s’en viennent décider, entre deux plaideurs, de quel côté la loi favorise le plus la cupidité. » Je parle de coffres-forts ! Et pour une poignée de menu cuivre, pour un denier que détourne un esclave, ce vieillard, qui va mourir sans héritiers entre dans des convulsions de rage. Et pour la plus modique fraction d’intérêt, cet usurier infirme, qui, les pieds et les mains rongés de goutte, n’est pas en état de comparaître, crie incessamment et par ses mandataires poursuit, au fort de ses accès, le recouvrement de quelques sous.

    Quand vous m’étaleriez toute cette masse de métaux qu’on ne cesse d’arracher du sein de la terre ; quand vous mettriez au jour tout ce qu’enfouit de trésors cette avarice qui rend à la terre ce qu’elle lui a si mal à propos ravi, je n’estime pas tout cet amas digne de faire sourciller le sage. Combien il se doit rire de ce qui nous arrache tant de larmes ! » – extrait du titre « L’art d’apaiser la colère » de Sénèque.

                  … et combien il se doit pleurer de ce qui nous indiffère au plus haut point : comment cet argent est amassé et sur le dos de qui.

     

    _________________

    Photo : Gaza 2008 (REUTERS/Jerry Lampen).

     

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  • Malheur à tous ceux qui n’ont jamais connu l’amour dans une union pérenne !


    cimetière de chaville

     

                 Vraiment touchant ce couple ( et combien d'autres ?) ! Jean Le Flohic né en 1906 décédé en 1986 et son épouse, Marie-Delphine, née en 1907, qui le suivra un an plus tard, tous deux encore et toujours unis dans la vie comme dans la mort !

                  Faut-il s’en réjouir néanmoins ?

    Années 1900... génération de femmes dites « soumises et effacées"... comme congédiées...

    Marie-Delphine aurait-t-elle vécue dans l’ombre de son conjoint ?

    Elle se serait alors, en toute logique, éteinte avec lui comme si, en partant, son époux avait emporté une grande partie de son souffle de vie à elle ?

                 Combien d'interrogations encore !

     Nul doute : le tort d’une certaine modernité c’est bien d’avoir jeté le discrédit sur une telle union… c'est d’en avoir fait le procès au nom de la lutte contre la servitude d’une condition féminine haïssable.

                 N'empêche : malheur à tous ceux qui n’ont jamais connu l’amour dans une union pérenne !

     

                                                                  ***

                 Qu'à cela ne tienne...

    Comme je passais devant toutes ces tombes, m'y attardant parfois - visages, noms et prénoms, dates de naissance - allée après allée, c’est alors que j’ai commencé à verser des larmes sur ceux que je n’avais pas encore perdus mais dont je me voyais déjà devoir honorer et entretenir le souvenir, contraint, impuissant, penché sur leurs tombes, moi désarmé... ... et puis finalement bien présomptueux car, rien n’indique que je ne les précéderai pas dans ce lieu...

    Eh oui ! En effet ! Mais que voulez-vous : on ne se contient jamais assez ! Faut que ça déborde, toujours !

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  • Invalides, le 14 mai 2019 : Président de trop, discours de trop… se taira-t-il enfin ?

     

    macron cérémonie hommage invalides le 14 mai  2019

    hommage pierrepont.jpg

     

     

                    Il est vraiment regrettable que les locataires de l’Elysée dits « Président de la République » qui se sont succédé, qui se succèdent, Macron en tête, et se succéderont, aient pu penser, hier, aujourd’hui comme demain, qu’ils sont autorisés à commenter avec force discours, le sacrifice de deux militaires de l’armée française dans le cadre d’une opération qui a pour objectif la libération d’otages avec une prise de risque optimale,  celle de la mort.

    D’autant plus regrettable, que depuis de nombreuses décennies, on cherchera en vain un locataire de l’Elysée capable d’un tel engagement, même à moindre frais, beaucoup moins encore, envers ses compatriotes ; ambition politique - inénarrable représentation d’un show-médiatique de faux-semblants, ceux de l’impuissance et de l’absence et de courage et de convictions -, oblige !  

    Cette proximité entre un locataire de l’Elysée (dit « président de notre République) qui ne sait pas se taire et les cercueils de ces corps maintenant sans vie, acteurs d’un sacrifice sans porte-voix, nocturne et silencieux, loin des regards et du spectacle de la guerre, a quelque chose d’indécent, de laid, d’insultant et de sale ; pour un peu, un véritable outrage, comme une injure au courage… à son évidence, à son authenticité… sans gain ni arrière-pensée carriériste aucune.

    Car enfin, pour la liberté et la justice de qui ce locataire de l’Elysée ( et ses prédécesseurs.. à l’exception d’un Charles de Gaulle qui n’a jamais fui le combat des armes ni le risque politique susceptible de mettre fin à son engagement) serait-il prêt à sacrifier quoi que ce soit ?  

                    Drapeaux en bernes, portraits de nos deux soldats membres d’une armée dédiée (quoi que l’on puisse dire) in fine à la protection des intérêts des multinationales françaises en Afrique et ailleurs, Macron tout comme ses prédécesseurs, n’a pas perdu de temps : oiseau de proie déjà juché sur son perchoir, sans doute dans l’espoir d’arracher (de la leur voler) un peu de la superbe de ces deux hommes qui n’ont rien à envier à qui que ce soit, côté courage et compétence,  Macron se sert au passage.

    S’essuyer les pieds quand la boue sous les souliers pèse, tel un boulet, son poids de servitude, de renoncements et de turpitudes de toutes sortes sur le dos des Peuples,  il faut voir et entendre comment tous s’y précipitent, s’y frottent, s’y collent - s’y vautrent, dans ces hommages, ces commémorations du sacrifice des autres, toujours les autres !… sans doute dans l’espoir d’en sortir un peu moins sales.

    De là à penser que ces deux militaires laveraient plus propre et plus blanc quiconque se penche sur leurs cercueils…

                   Tantôt  cynique, tantôt franchement incompétent, trop souvent sans courage ni honneur dans une dégénérescence boueuse de l’esprit propre à ceux qui ne craignent rien ni personne, chiures et urine de la politique à propos de laquelle on ne cesse de déplorer que le fait que l’on ne puisse plus l’écrire sans hésitation en lettres capitales, et dont les promesses de la majorité de ses membres n’engageant que ceux qui ont la naïveté d’y croire alors que celle du soldat, une seule d’entre elles, n’est pas négociable puisqu’elle l’engage totalement au péril de sa vie et au désespoir de sa famille lorsque la mort vient le frapper dans le cadre de cette promesse d’engagement total…

    Pour sûr, la présence et les discours de tout un personnel égout de la politique couvrent d’opprobre depuis de nombreuses années toute cérémonie qui se rapporte à une action individuelle ou collective à caractère exemplaire car sacrificielle. Aussi, nous tous serions bien avisés de détourner et le regard et l’ouïe, à regret néanmoins, quand le moment viendra, car ces hommes morts pour éviter que la grande faucheuse notoirement insatiable ne frappe la vie des autres,  méritent que seuls soient autorisés à prendre la parole leurs frères d’armes ( rien à voir avec des généraux absents, déjà à la retraite le jour de leur nomination) ainsi que leurs proches.

     

    macron cérémonie hommage le 14 mai 2019 invalides

                         Président de trop, discours de trop… se taira-t-il enfin ?  

     

                   Mais alors… que tous ces Tartufes de l’engagement, adeptes indécrottables, dans leur action, de la fausse-couche et de l’avortement politiques, quand il ne s’agit pas d’infanticide, que tous se retirent et laissent le brave, hardi et fier, franc comme l’or qui, chauffé à blanc, viendrait irriguer les sillons d’une probité à toute épreuve, se recueillir auprès des corps de ces deux soldats dont on se gardera bien de s’approprier le sacrifice car il est le leur seul ; et que la présence du locataire de l’Elysée, si elle doit s’imposer, soit celle du silence, de l’immobilité, d’un regard baissé, intimidée par la bravoure qui gît là tout près, dont il se sait, dont on le sait, dépourvu comme tous ces prédécesseurs et successeurs car demain n’est plus un autre jour ; non ! assurément non ! Demain c’est encore hier et aujourd’hui qui ne cessent de s'étendre et dont les affres n’en finissent pas de salir et de miner les âmes les plus droites et les plus téméraires.

                  Oui ! Qu'il se taise donc ce président de l'infortune, ce gringalet sans passé, entièrement dédié à sa propre perpétuation, aujourd'hui ici, demain ailleurs, sans y être vraiment, jamais.  

     

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  • Crise de la transmission et deuil de l'oubli

     

                       Ce que vous n'avez pas connu ne peut en aucun cas vous manquer !

                      En sommes-nous si sûrs aujourd'hui ?

     

     

    Léo Ferré. Paul Verlaine. Colloque sentimental

     

    Allain Leprest - Sur les pointes

     


     

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                 Léo ferré, Allain Leprest, François Béranger, Colette Magny, Jean Vasca...

    Qui les protègera de l'oubli, de cette perte de mémoire, de cette amnésie savamment organisée et entretenue par des marchands de succédanés et une économie de l'ersatz qui a tout emporté sur son passage ?

     

                 Au sujet de cet oubli, le véritable deuil, finalement, n’a pas pour objet la perte - à l'heure du numérique, plus rien ne se perd, et pour peu qu’il s’agisse d’une œuvre, celle-ci est indestructible : désormais, ce qui a été le sera à jamais !

    Non ! Aujourd'hui, le deuil a bien plutôt pour objet l’absence de transmission et l’ignorance certaine de ceux à qui aucune chance ne sera donnée de découvrir et de connaître tout ce dont il nous a été donné d'être les témoins...

    Car si Internet c'est toute la mémoire du monde, avec le concours de millions d'acteurs du web déterminés à transmettre le passé, même récent, encore faut-il soupçonner l'existence de tout ce qu'une génération a pu faire advenir intellectuellement et artistiquement.

     

                  Le deuil, c’est donc le deuil de la non-transmission avec lequel il nous faut vivre ; le deuil de notre incapacité à pouvoir transmettre et « raconter l’autre » qui n’est plus ; le raconter auprès d’un public absent, indisponible ; des millions d'êtres humains privés de leurs capacités à faire un pas en arrière car, aujourd’hui,  il n’est donné à personne de se retourner : "Pas le temps ! Et puis j'étais pas né !"

    Et ce deuil-là est sans recours ni consolation.

     

     

    ***

     

                 Bernard Lavilliers... sans doute un des derniers auprès desquels trouver encore un peu de réconfort.

     

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  • L’essayiste Alain Soral condamné à un an de prison ferme le 15 février : le parquet de Paris a décidé de ne pas exécuter le mandat d’arrêt

     

     

    L’essayiste polémiste Alain Soral a été condamné à un an de prison ferme

                     L’essayiste polémiste Alain Soral a été condamné, lundi 15 avril, pour négationnisme, à un an de prison ferme assorti d’un mandat d’arrêt. L’essayiste qui risquait la détention avait fait appel. Finalement, le parquet de Paris a décidé de ne pas exécuter le mandat d'arrêt.

    Son avocat, Damien Viguier, a été condamné à 5 000 euros d’amende pour complicité.

                     En novembre 2017, Alain Soral a publié sur son site (Egalité et Réconciliation) les conclusions de son avocat, Damien Viguier, dans une affaire, qui évoquaient notamment une chaussure et une perruque représentées sur le dessin condamné  «Chutzpah Hebdo » : "La coupe des cheveux se pratique dans tous les lieux de concentration et s’explique par l’hygiène  ;  les savons faits à partir de graisse humaine par les nazis ou les abat-jour en peau humaine ne sont que propagande de guerre."

                     La Licra et l’Union des étudiants juifs de France (deux des principales officines israélienne avec le CRIF) avaient signalé ces propos au parquet.

     

     

    ***

     

                      Procès après procès, condamnation après condamnation, banni des médias, difficile néanmoins de se passer du courage, de l'intelligence et du talent d'Alain Soral ! Il est celui qui, aujourd'hui en France, avec l’aide de Rousseau, de Marx, de György Lukács, de Lucien Golmann, de Philippe Muray, de Michel Glouscard et de Jean-Claude Michéa , développe les analyses les plus courageuses, les plus pertinentes et les plus talentueuses sur la société française (d’aucuns écriront : "... sur ce qui est arrivé à la France...") de la fin de la Seconde guerre mondiale à nos jours ; et ce dans de nombreux domaines : l'économie, la politique, le social et le culturel.

    En cela, il demeure indispensable et quasiment irremplaçable ; Internet aussi.

     

                    A propos de la persécution dont Alain Soral fait l'objet ( avec Dieudonné)  depuis une bonne quinzaines d'années - ses "poursuivants" principaux car récurrents, se nomment le CRIF,  l'UEJF et la LICRA -, nombreux sont ceux qui ne sont pas dupes. Aussi, disons les choses : le seul reproche qui est fait à cet essayiste qui ne s'en laisse pas compter, bien que l'on puisse reconnaître de sa part quelques maladresses dans la manière d'aborder certaines périodes de notre histoire de France, ce que les "officines israéliennes" pré-citées ne pardonnent pas à  Alain Soral, c'est son soutien à la cause palestinienne, sa critique du Judaïsme et de son bras armé qu'est le sionisme, ainsi que le fait suivant : l'essayiste a toujours refusé de placer au centre de ses analyses et de ses récriminations, l'Arabe en général et le Musulman en particulier, contrairement à Zemmour, Charlie Hebdo, Finkielkraut et tant d'autres (voir le magazine Causeur à ce sujet), tous adeptes des thèses racistes et complotistes, notamment à propos de la théorie du "Grand remplacement" développée par Renaud Camus -, qui jouissent d’une impunité quasi-totale lorsqu'il est question de réserver à la communauté musulmane, communauté sans moyen, sans accès aux médias et de tout temps méprisée et discriminée, un sort injuste et cruel : celui du bouc-émissaire haïssable. 

    Refus qui est tout à l'honneur de cet essayiste pugnace, autodidacte dont le travail et la pertinence de ses analyses ont bel et bien rencontré son époque.

                  Quant à l'antisémitisme de l'essayiste, si l'on devait juger la qualité de ses analyses à l'aune de cet antisémitisme, doit-on alors disqualifier, interdire la vente, la lecture et brûler tous les ouvrages de nos auteurs français, des Lumières à nos jours, de Voltaire à Bernanos ( soit... du 18è siècle à la fin des années 1930), qui ont tous tenu des propos que l'on pourrait sans difficulté qualifier d'antisémites (1)?

    Faut-il aussi rajouter à cette liste, Schopenhauer et plus encore, Heidegger qui a formé tous nos philosophes des années 30  à nos jours, carte du parti nazi en poche et puis le protestantisme luthérien ?

    Doit-on ne pas lire Céline ? Ne pas écouter Wagner ? Deux personnalités au rayonnement mondial, figures incontournables de l'histoire de la littérature et de la musique ? 

                      Bien évidemment non car un seul critère doit guider nos choix  : la pertinence, la cohérence de toute manifestation d'intelligence, de courage et de talent d'où qu'elle vienne car l'homme n'est rien, l'oeuvre est tout quand elle ne peut pas ne pas avoir été et qu'elle demeure, qu'elle persiste, et qu'elle persévère, irréductible. 

     

     

    1 - Se reporter à Michel Onfray, qui s'improvise depuis quelques années "chasseurs d'auteurs français antisémites" ; sorte de Serge Klarsfeld littéraire ; cet Onfray qui semble alors s'évertuer à nous rappeler ou bien à nous faire savoir, d'une manière subliminale, sans doute aussi à son insu (ou pas ?), que...  finalement, l'on peut être un homme brillant et décent tout en étant antisémite : le dernier en date, le philosophe Alain. 

    Comme quoi...

    Partir à la chasse, c’est une chose ; se tromper de gibier, c’en est une autre ; mais ne pas tenir compte des dates d’ouverture et de fermeture… c’est vraiment jouer avec le feu de la poudre de ses cartouches et de celles du garde-champêtre ; et le bâton pour se faire battre. 

     

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  • Destinée collective... avec ou sans nous

             

                    Nous venons au monde sans missions, sans projets, sans agenda, sans responsabilités et sans obligations. Très vite, les circonstances de notre naissance, notre volonté, notre talent et plus tard, ceux que l’on rencontrera, viendront contredire ou bien confirmer cet état de fait même si... une fois adulte, on pourra toujours regretter d'être livré en pâture au monde. Regret aussi irraisonnable qu’inopérant. Mais notre imagination y pourvoira, elle qui saura nous faire croire qu’il aurait pu en être autrement, alors qu’il n’y a pas d’autrement ; il n’y a que des contingences et un héritage : les effets de toutes les causes qui nous ont précédés et qui, en aucun cas, n’auraient dû nous concerner.

     

                   Fatalité hideuse, de tout temps ! Fatalité que d’aucuns s’évertueront à dénoncer sans relâche mais sans jamais parvenir à la vaincre ; et la soumission involontaire à cette loi d’airain doit bien avoir quelques avantages quand on sait à quel point notre monde a de bonnes raisons d’être ce qu’il est, comme nous tous ; monde qui ne s’est jamais embarrassé d’inconvénients qui n’aient pas quelques avantages juteux, ou plus simplement, des avantages capables d’assurer les moyens de sa survie et de son développement.

     

    *** 

     

                  Ceux qui nous ont précédés et ceux qui nous succèderont, ne se sont inquiétés et ne s’inquiéteront que d’une chose : de la disparition de ce qui leur est familier ; ce familier qui se change très vite en une valeur intemporelle et universelle qui a pour corollaire : un jugement sûr quant à sa propre inquiétude telle une lanterne suspendue au-dessus du monde et qui se balance ; sa lumière va et vient, balaie, têtue, la surface de la terre à la recherche de tout ce que nous avons perdu, éclairant tantôt ce qui est, tantôt ce qui n’est plus car...

     

                 A vouloir jeter l’eau du bain avec les nénuphars qui y coulaient des jours paisibles à sa surface, et dont les feuilles accueillantes, larges et généreuses ont longtemps permis à bon nombre d’entre nous de faire une halte pour reprendre notre souffle, on finit à la longue par faire de l’instabilité foncière de notre univers, un prétexte au chaos qui n’accouchera de rien d’autre, sinon… de son propre chaos originel, mais… faut-il le préciser : sans nous.

     

             Oui ! Nous qui cherchions une nouvelle voie, acharnés à effacer la trace de nos pas, comme un fait exprès, sans doute pour ne plus jamais y revenir, tellement la douleur d’une appartenance à une catégorie sociale stigmatisée, à une origine ethnique décriée, et le souvenir des barbaries de l’Histoire inspirent, aujourd’hui encore, aux uns, honte et colère, et aux autres, une peur panique.

     

             C’est incontestable : on vit toujours mieux là où on vivait bien et plus encore quand une fois ailleurs, on vit mal. La nostalgie n’épargnera donc personne aussi longtemps que le monde saura se mouvoir dans les eaux tumultueuses de son dernier bain de jouvence coulé par une main serviable et anonyme qui porte pourtant le nom de « Destinée collective » : destinée qui ne connaîtra pas de repos.

     

    ***

             S’il n’y a qu’un amour dans une vie, il n’y a qu’une loi, la même pour tous ; libre à chacun de l’enfreindre pour adresser un pied de nez à ceux qui s’en sont écartés comme pour mieux nous demander de la respecter ; et cette loi est la suivante : comment comprendre à temps ce que personne aujourd’hui ne nous enseignera, sinon en l’apprenant à nos dépens comme une punition sans cause ?

             Et là, tout le monde en conviendra : plus nous sommes nombreux à subir cette loi, plus serein sera le sommeil de ceux qui ont pu ou su en réchapper, l’ignorance du plus grand nombre facilitant toujours la tâche d’une sélection d’une clairvoyance intraitable et impénitente.

     

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    .

    Extrait du titre  : "La consolation"  - copyright Serge ULESKI

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  • Le cas Elisabeth Lévy

    le cas elisabeth lévy  

     

                     Au fil des ans, E Lévy, marchande de 4-saisons reconvertie dans ce qu'elle croit être le journalisme - un journalisme de 4-sous - à la tête d’un magazine plus connu sous le nom de « La bande à Causeur », au fil des ans donc, chaque intervention de cette femme laisse derrière elle non pas un parfum... mais comme une odeur de fruits et légumes, jour de marché, vers midi, quand des cageots remplis d’invendus gâtés par la chaleur, sont abandonnés aux clochards, SDF et autres indigents, juste avant le jet d'eau et la brosse des employés municipaux...

    Car E Lévy et son magazine Causeur, article après article, ce n'est rien d'autre que le coup de pied que l'on donne, comme ça, en passant, pour le plaisir d'être le dernier à frapper ce corps inerte qui gît à terre après avoir été copieusement tabassé, pour mieux, une fois l’outrage accompli, s'empresser de déguerpir au premier son retentissant du gyrophare d'une ambulance ou d'une voiture de police.

                          Disons les choses : E. Lévy, tout comme son homonyme masculin, c'est une coquille vide, intellectuellement parlant. Son discours digne des propos du café du commerce après un dixième pastis ( elle est née à Marseille), peut, sans difficulté, se résumer comme suit : "Chassons tous ces Musulmans qui veulent l'extinction de tous les Européens de souche ainsi que les islamo-gauchistes qui les soutiennent !" (elle a une aversion plus que prononcée pour les Arabes, les Musulmans et les Africains) ; discours cher aux complotistes de la théorie du Grand Remplacement que l'on peut expliciter ainsi : "Un grand danger nous menace ; les Musulmans avec leurs nombreuses progénitures complotent de nous chasser et de prendre notre place partout sur le continent Européen".

     
    Et puis aussi, concomitamment et par voie de conséquence, une autre partie de son discours s'articule autour d'un retentissant "Israël vaincra !" En effet, E. Lévy et sa "bande à Causeur" sont très proches de cet Etat étranger, Etat d'apartheid et voyou, soit dit en passant, puisqu'il ne respecte ni ne se soumet à aucune loi internationale.
     
                   Une véritable gageure, toutefois, cette aversion à l'endroit des Français et des étrangers du Maghreb et d'Afrique noire qui ressemble fort à une véritable haine de soi puisque E. Lévy est maghrébine par ses parents qui sont originaires d'Afrique du nord (l'Algérie d'aujourd'hui). Ce qui ne l'empêche pas de se croire autorisée à distribuer des bons et des mauvais points de "francité" aux uns et aux autres.
     
     

                       Comme quoi... "Qui peut le plus peut le moins".

     

                       Certes. Toutefois, il serait peut-être temps que cette figure médiatique anti-humaniste, anti-féministe, anti-gauchiste, anti-écologiste, pasionaria obsessionnelle islamophobe et négrophobe, pense un jour au deuxième terme de cette maxime.

     

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  • Jean Eustache : saint et martyr

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    "La Maman et la putain" - 1973

     

                     Une longue prière émouvante... sans fin ou quand "la nausée est un malaise noble."

     

                   "Tu as recommencé à vivre sans que l’angoisse t’étreigne. Tu crois que tu te relèves, alors que tu t’accoutumes lentement à la médiocrité. Après les crises, il faut tout oublier, tout effacer."

     

     

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    Auteur à trois voix ; celui d'un choeur qui nous laisse... sans voix.

    Veronika, Alexandre et Marie

    Jean-Pierre Léaud, Françoise Lebrun et Bernadette Lafont

     

     

     

                  "... J’allai voir Jean Eustache qui habitait chez sa grand-mère. Quand je le rencontrai, il me fit l’effet d’être très timide et très vrai (...) avec ses longs cheveux raides tombant sur ses épaules et ses fines lunettes à monture dorée, l’air ailleurs.  (...) Jean Eustache était un grand solitaire dont le malheur fut de n’avoir pas su s’accommoder du crétinisme ambiant de son époque (critiques, producteurs, etc.) : Samuel Brussell, éditeur et écrivain.

     

     

     

    Jean Eustache, né à Pessac en 1938, se suicidera à Paris en 1981.

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  • 8 mai 45 face au 22 juin 40: la victoire sur une étrange défaite

     

                    8 mai 1945 : date de la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie et de la fin de la Seconde guerre mondiale.

                     Mille façons sans doute de considérer cette fameuse date du 8 mai 1945. En voici une :

                   "Fin de la défaite française ; victoire des alliés ; de l'URSS en particulier - et loin devant"

     

    *** 

     

                   A guerre-éclair défaite-éclair... le 8 mai 45 pour mieux faire oublier le 22 juin 40, date de l'armistice signé entre Pétain et le 3è Reich allemand ?

                   A propos de cette défaite de la France, un historien résistant a eu son mot à dire, Marc Bloch : 

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    "Jusqu’au bout, notre guerre aura été une guerre de vieilles gens ou de forts en thèmes, engoncés dans les erreurs d’une histoire comprise à rebours ; une guerre toute pénétrée par l’odeur de moisi qu’exhalent l’Ecole, le bureau d’état-major en temps de paix ou la caserne. Le monde appartient à ceux qui aiment le neuf. C’est pourquoi, l’ayant rencontré (la guerre éclaire menée par Hitler : chars légers très mobiles et aviation pour des bombardements arme psychologique de terreur sur les soldats, les populations civiles et leur moral à tous) devant lui, ce neuf, incapable d’y parer, notre commandement n’a pas seulement subi la défaite ; il l’a acceptée… alors qu’il n’y a pas pire catastrophe que de se laisser vaincre par une nation de proie.

    Tout pouvait bien là-bas périr dans l’incendie, pourvu que fût conservé loin des braises, de quoi l’éteindre.

    Historien, je sais mieux que quiconque les difficultés d’une analyse qui, pour ne pas demeurer trop imparfaite , devrait remonter  jusqu’aux ramifications causales les plus lointaines , les plus complexes et, dans l’état actuel des sciences humaines, les plus cachées...

    Ils disaient que le capitalisme français était dur à ses serviteurs et ils n’avaient, certes, pas tort. Mais ils oubliaient que la victoire des régimes totalitaires ne pouvait manquer d’aboutir à l’asservissement presque total de nos ouvriers. Ne percevaient-ils pas autour d’eux, tout prêts à s’en saisir et presque à la souhaiter, les futurs profiteurs de notre défaite ? Ils enseignaient non sans raison que la guerre accumule les ravages inutiles. Mais ils omettaient de distinguer entre la guerre qu’on décide volontairement de faire et celle qui vous est imposée, entre le meurtre et la légitime défense." - Marc Bloch 1940

     

        
                             

     

                    Annie Lacroix-Riz, historienne, aura elle aussi son mot à dire à propos de cette défaite ; notre historienne ira jusqu'à soutenir que la défaite française fut un choix mûri de longue date - au début des années trente -  par la bourgeoisie d'affaires, l'industrie et les banques.

     

     

     

    * L'armistice du 22 juin 1940 est une convention signée en forêt de Compiègne entre le représentant du Troisième Reich allemand et celui du gouvernement français de Philippe Pétain afin de mettre fin aux hostilités ouvertes par la déclaration de guerre de la France envers l'Allemagne le 3 septembre 1939.

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