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  • Macron : deux ans déjà !

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    Photo FRANCOIS GUILLOT / AFP

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                      Aujourd'hui Notre-Dame en feu en pleine semaine sainte, après l'Arc de triomphe et Marianne, peut-on alors, doit-on évoquer une "malédiction Macron", ce mal-président, si mal élu, le président de trop d'une 5è République aussi discréditée qu’épuisée, dont il ne sortira plus rien de bon ?...

     

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                      Nombreux sont ceux qui ne manqueront pas de s’interroger d'autant plus que l'Histoire qui n’aime pas qu’on lui force la main, qu’on lui torde le bras, qu'on la méprise et qu'on la moque, ne manque jamais de se venger. En effet, la France, de par son rang, son rayonnement et son petit-peuple dont la classe politique et les médias ont cru pouvoir faire l'économie des années durant, méritait sans aucun doute, d'emprunter une autre voie sous la conduite d'un leader à sa hauteur.

     

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    Une septuagénaire Gilet Jaune à terre : Geneviève Legay


     

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  • Antisémitisme ou quand Narcisse rencontre Sisyphe...

     

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                  Alain Finkielkraut, producteur et prédicateur sur France culture, a dernièrement convoqué dans son émission Réplique, Delphine Horvilleur - femme rabbin porte-parole d’une France kippa -  et un Danny Trom chercheur associé au Centre d'études juives, pour évoquer la question brûlante de l’antisémitisme qui jamais ne refroidit, formant ainsi un trio consensuel dans le cadre d’un entre-soi douillet. Un débat de plus ; après des centaines d’autres ; stérilité assurée ! Pour sûr : aucune progéniture ne naîtra de cette énième convocation à trois, même à deux « tout contre une » bien au chaud. Comme quoi, le nombre ne fait rien à l’affaire car l’important n’est-il pas de viser juste (1)?  

    Depuis trente ans, à intervalles réguliers, la France prend rendez-vous avec de "Grandes messes contre l'antisémitisme" ; et d’aucuns rajouteront « pour longtemps encore ! », sans doute selon le principe superbement ignoré que les causes provoquant les mêmes effets, ce n’est pas l’histoire qui se répète mais plus simplement des imbéciles qui se complaisent dans l’erreur en toute impunité pour eux contrairement à toutes ces victimes, qui sont aussi les leurs, que l'on peut aisément qualifiées de "collatérales" - qui ne sont pas sans rappeler certains sacrifices antiques - selon le principe suivant : on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.

                  Mais alors ? Antisémitisme par-ci, antisémitisme par-là… si tout est antisémite, puisque l’antisémitisme est partout, où finit l’antisémitisme et où commence la libre critique des leaders d’opinion d’une communauté constituée, qui se reconnaît comme telle, dans sa nécessité d’afficher une identité distincte, comme toute communauté digne de ce nom, auprès, à côté, hors de la communauté dite nationale (c’est selon les profils) qui, elle, ne reconnaît, rappelons-le, aucune distinction entre ses enfants même si… en théorie seulement puisqu’il en va tout autrement dans les faits : ces faits se nomment «  discriminations » et « traitements vexatoires » en raison d’une appartenance ethnique et religieuse : africaine, musulmane et maghrébine principalement.

    On notera au passage l’inversion des termes dans la question (où finit l’antisémitisme et où commence la libre critique) posée au sujet de la fin et du commencement. Perversité du sujet traité oblige !

     

    ***

                  Comment identifier l’antisémitisme ? Comment l’aborder quand on souhaite le dénoncer ? Comment l’expliquer aussi ? Et puis enfin, la question la plus importante : qui est le mieux à même de traiter sérieusement ce sujet ? 

    La victime ? Comme si, en justice, on faisait appel à l’agressé pour éclairer les faits, les motivations et comprendre, expliquer et sanctionner l’agresseur, renvoyant ainsi la police et la justice à leurs chères études, succinctes pour les uns (les flics) et un peu plus étendues pour les autres (les juges).

    Le problème n’est-il pas aussi et d’abord le suivant : le fait que ce sont les associations et les leaders médiatiques juifs qui se sont emparés de la question de l’antisémitisme ; associations et leaders qui, le plus souvent, ne jouissent d’aucune autorité morale ni intellectuelle hors de leur communauté ; et c’est bien là, et surtout là, que le bât blesse. Aussi, ne serait-il pas temps pour eux tous de passer la main étant donné les résultats obtenus ? Et quand on connaît en particulier les capacités d’un Finkielkraut ou d’un BHL de se saisir en toute lucidité, honnêteté et efficacité, en toute autorité, de cette question ou de bien d'autres encore…  cela n’est pas fait pour rassurer quiconque quant à nos capacités à comprendre et à raisonner intelligemment  à propos de l’antisémitisme, nous tous collectivement – du moins, pour ceux que cette question intéresse.

                    A propos de la détestation des Juifs, ou bien de la détestation d’une grande partie des leaders d’opinion juifs présents dans les médias ou bien encore, de la détestation d’Israël et de ses représentants ici en France, et puis enfin, de la détestation des leaders du racisme anti-arabe et anti-musulman, à savoir :  BHL, Zemmour, E. Lévy, Finkielkraut, Goldnadel, Pierre-André Taguieff...

    Force est de constater que toutes ces variantes dans la détestation tantôt globale, tantôt sélective, sont regroupées sous le terme « antisémitisme », et ce pour les besoins de la cause anti-anti-sémite ; cause qui ne coûte rien à personne mais qui peut rapporter gros manifestement ; dans le cas contraire, Juifs et surtout, les non juifs, ne seraient pas aussi nombreux à s’en faire l’écho. En comparaison, la cause anti-raciste et anti-islamophobe qui elle, réunit deux tondus et trois pelés, semble nous apporter la preuve qu’il n’y a rien à gagner et tout à perdre à défendre « la veuve voilée et l’orphelin délinquant et islamique » tel qu’ils nous sont représentés unanimement par tous les médias de masse depuis que Charlie Hebdo  s’est tout autorisé à leur sujet, servant ainsi d’étalon raciste en or à tous les racistes prudents mais déterminés à le demeurer.

    Aussi, ce conseil qui peut être le nôtre – « passer la main » -, se révèle d’une urgence absolue car un fait est avéré d’une portée maintenant historique : la communauté juive dans son ensemble fait preuve d’un talent exceptionnel lorsqu’il s’agit d’attirer à elle le malheur, le tout sans l’ombre d’un questionnement à ce sujet : « Pourquoi nous aussi et nous en particulier ?».

    Doit-on en conclure pour autant que cette communauté serait certainement élue... mais pour le malheur seul ?

                    Personne n'y échappe, personne n'y a échappé à cette absence de questionnement ; pas même George Steiner - un des derniers grands Juifs d’Europe sur un plan moral et intellectuel -, qui n’aura pas la lucidité de la nécessité de ce questionnement, avant l’effondrement intellectuel et moral qui touchera toute l’intelligentsia européenne, la communauté juive en particulier et ses têtes pensantes qui ne pensent plus rien de sérieux ni d’important depuis des lustres ; du moins en France (2).

    Aux Etats-Unis alors ? Si l’on en croit la politique étrangère américaine de ces trente dernières années, et l'influence sioniste majeure sur cette politique, on peut sincèrement en douter.

    Cette absence de questionnement (à l’exception de Karl Marx et de Bernard Lazare, tous les deux juifs - 3), le refus inconscient ou délibéré de sa nécessité, expliqueraient-ils la raison pour laquelle, au tournant du 19è siècle, des membres de la communauté juive se sont appropriés - sans en avoir été pour autant à l’origine, contrairement à ce qui nous est donné de croire -, la psychanalyse ? Cette interrogation sans fin de l’âme ; un peu comme si un patient livré à lui-même n’avait pour seul médecin qu’une ambulance condamnée ad vitam aeternam à ne jamais trouver un hôpital ( les marchands de carburant pourront s’en féliciter) ; de même, pour un paralytique… à ne pouvoir compter que sur son seul fauteuil d’hémiplégique pour prendre de la hauteur et, pourquoi pas, s’envoler (autant pour les marchands de matériel médical) ; et enfin, un nageur sur le point de se noyer… livré à l’immensité de l’océan pour en réchapper.

    Absence de questionnement... sans doute est-ce la raison pour laquelle toute critique d’un Juif qui, soit en dit en passant n’a pas choisi de l’être, qui aurait pour sujet non pas le fait qu’il le soit, mais bien plutôt sa personne – personnalité et agissements -, est assimilée à de l’antisémitisme car il semblerait que les leaders juifs ( leaders médiatiques - à ne pas confondre avec ce qu’on appelle « les Juifs du quotidien » qui peuvent être, qui sont ou ont été, nos voisins, nos collègues de travail et/ou nos partenaires au foot, à la pétanque et au pastis - 4) aient souhaité et soient parvenus à se soustraire, ou bien à s’élever au-dessus de la raison critique, à la fois de l’intérieur comme de l’extérieur, et plus encore depuis que la critique du judaïsme - une religion de plus sans doute ni moins ni plus respectable que toutes les autres - est assimilée à de l’antisémitisme (on pourra se reporter aux propos tenus par cette femme rabbin chez Finkielkraut - Delphine Horvilleur, une idiote de plus ! - très douée quand il s’agit de se tirer une balle dans le pied) ainsi que la critique du sionisme ; un sionisme bras armé du Judaïsme quand il est question de manipuler cette religion auprès de ses fervents pratiquants pour mieux mépriser, dominer, voler, assassiner un peuple sans défense : les Palestiniens, Torah d’une main, flingue de l’autre.

    Même les élites de la communauté musulmane de France font mieux que cette femme rabbin dans leur acceptation qu’aucune religion, qu’aucune communauté ne peut s’élever au-dessus de la raison critique. C’est vous dire.

                   Avant d'entrer dans le vif de notre sujet, reste à rappeler que tous nos auteurs, de Voltaire à Bernanos en passant par Alain le philosophe, soit près de trois siècles durant, tous ont d’une manière ou d’une autre adressé de vives critiques à l’endroit des Juifs car force est de constater que très rares sont ceux qui se sont abstenus comme Michel Onfray, le Klarsfeld de la littérature, reconverti en chasseur d’auteurs, d’intellectuels "antisémites" ou plus simplement, enclins à formuler des commentaires peu flatteurs sur cette communauté, n’a de cesse de nous le rappeler, laissant par-là entendre, à son insu, comme par ricochet - à la fois lapsus et acte manqué fâcheux ? -, à travers cette chasse que l’on peut être un type bien tout en étant antisémite : piège redoutable ; une vraie gageure cette quête d’Onfray car, pour sûr, ce constat de respectabilité-antisémite risque fort d’en encourager plus d’un : « Soyez antisémites si vous voulez une prospérité bienveillante à votre égard car loin de l’antisémitisme, point de salut littéraire posthume ! »

    Certes ! L’épisode de la Seconde guerre mondiale concernant cette communauté en particulier, interdit à un auteur, à une tête pensante, aujourd’hui, de formuler quelques critiques, quelques réserves que ce soit, à ce qui, de près ou de loin, peut être assimilé à une réalité juive ; seuls quelques blogueurs, comme votre serviteur, qui ne sont candidats à rien - intouchables qu'ils sont car ils ne doivent rien à personne, excepté à ceux qui les accompagnent, les soutiennent et les chérissent  jour après jour -, des hommes et des femmes libres comme l’air… peuvent en toute sérénité s’y atteler. 

                    Antisémitisme par-ci, antisémitisme par-là, qui, alors, peut bien être autorisé à dénoncer l'antisémitisme ? Avec qui peut-on et doit-on débattre à son sujet ? 

    Grande est la tentation de répondre : il appartient aux non-Juifs de débattre publiquement de l'antisémitisme... en priorité avec les antisémites avérés comme tels ou bien soupçonnaient d'en être.

     

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    ***

     

                    Mais… trêve de commentaires et d’avant-propos questionneurs, raisonneurs au-delà de toute nécessité raisonnable ! Et posons maintenant la question suivante : un certain nombre de Juifs, les plus influents, n’auraient-ils pas la fâcheuse habitude de se trouver là où il ne faut pas – et parfois aussi : au moment où il ne le faudrait pas non plus -, du moins quand on veut jouir d’une sympathie quasi unanime et d’un a priori aussi flatteur que favorable auprès du plus grand nombre ?

    Car à y regarder de près, de très près…

     

    Prenez la Banque et Wall-Street : qui donc peut bien avoir une opinion favorable sur les banquiers, son banquier en particulier, et puis la Banque en général ! Son fonctionnement étant résolument l’ennemi juré du bien commun et plus encore depuis que la finance a tout emporté prenant ainsi le contrôle de toute l’économie mondiale, des conditions de vie et de mort de 7 milliards d’êtres humains…

     

                       Là où il ne faut pas être, et tout ce qu’il ne faut pas faire !

     

    Les médias : présente en grand nombre dans ces médias alors que la communauté juive de France ne représente que 1% de la population française - médias dont le taux de confiance plafonne à 25% depuis trente ans -, comme un fait exprès, jamais la défiante, voire la haine, envers leur personnel dit "journalistes", juifs ou pas, ne s’est aussi bien portée...

    En politique, lorsqu’il est question de briguer la fonction suprême et d’être couronné de succès, voilà qu’un président nommé Sarkozy qui sera le principal responsable de la déconsidération irréversible de la fonction présidentielle, s’autorisera tout ce qu’il aurait dû s’interdire : en effet, jamais un Président n’aura autant usé de cette fonction qui ne lui appartient pourtant pas, pour mieux en abuser, et ce pour des raisons extra-politiques le plus souvent (contrairement à un Mitterrand, grand prédateur politique occupé seulement par sa longévité).

     

                         Là où il ne faut pas être, et tout ce qu’il ne faut pas faire !

     

    Tenez encore : quand il s’agit de s’organiser, comme toute communauté de cœur et d’esprit sera toujours tentée de le faire...

    Patatras ! C’est un formidable lobby qui se met alors en place, chargé de châtier sans pitié quiconque adresse publiquement des reproches et des critiques à un Etat étranger, Israël, tout en dénonçant la complaisance scandaleuse de l’Europe à son sujet ainsi que le soutien inconditionnel  des médias, des politiques et des milieux artistiques pour cet Etat.  Le châtiment sera sans appel : mort professionnelle et sociale ; Dieudonné sera la première victime, la plus emblématique car la plus talentueuse et la plus populaire, en 2003, sur France 3 , avant beaucoup d’autres, par centaines, dans les médias, la presse, le cinéma, en politique aussi (dans tous ces milieux, le ménage a été fait puisque l’on n’entend plus aucune voix dissonante à ce sujet)… qui se verront écartés sans bruit.

    Le CRIF qui n’est dans les faits qu’une office israélienne chargée de protéger l’image d’Israël et l’UEJF syndicat d’étudiants chargé de former de bons petits soldats sionistes en rappelant aux Français juifs de ne pas oublier, surtout pas, qu’ils sont juifs avant d’être français, et parce que juifs, qu’ils se doivent de soutenir inconditionnellement un Etat hors-la-loi dont il n’y a sans doute plus rien à sauver moralement et politiquement depuis 1967 ;  en particulier, sa politique coloniale criminelle d’un autre temps !…

    Ces deux officines avec la complicité d’un personnel médiatique et politique terrorisé à l’idée de s’y opposer, peuvent être tenu responsables de l’importation d’un maccarthysme à la française, plus d’un demi-siècle après : fini la traque des communistes ! Bonjour la traque de tous ceux qui ne supportent plus toutes ces officines qui, irréversiblement aux yeux de la communauté internationale, ternissent l’image de la France, République des droits de l’homme, République des Lumières,  ; une France que plus personne ne respect pour ne plus être digne de respect, ici et  à l’étranger.  

    On n'oubliera pas la LICRA  - ligue contre le racisme et l’antisémitisme -, dont le bureau exécutif n’est composé d’aucun Arabe, ni Musulman, ni Africain, ni Maghrébin ; là encore, cherchez l’erreur.

     

                             Là où il ne faut pas être, et tout ce qu’il ne faut pas faire !

     

    Et puis aussi, plus prosaïquement, les professions libérales ; on pensera aux dentistes et aux médecins. Non mais c’est vrai ! Ne souriez pas ! Car, qui peut bien souhaiter avoir besoin d’un dentiste ? Qui se réjouira à l’idée de devoir en consulter un ? Personne.

    Les médecins ? Eh oui ! Leur autorité et la confiance dont ils peuvent jouir sont au plus bas ; tous accusés d’être les relais d’une industrie pharmaceutique empoisonneuse ; indisponibles quand on a besoin d’eux ; responsables des déserts médicaux car tous sont en quête d’une clientèle friquée dans les villes, les départements et les régions les plus prospères…

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                   Lot consolateur, comme quoi tout n’est pas perdu : seule la chansonnette semble réconcilier tout le monde avec Jean-Jacques Goldman élu année après année, la personnalité préférée des Français : rien de surprenant à cela ; il ne fait pas de bruit, excepté quand il chante (du moins quand il croit chanter) ; il semble aussi qu’il n’ait pas besoin de nous faire savoir à tout bout de champ qu’il est ou serait juif (quant à l’être, c’est à lui d’en décider et à personne d’autre) ; pas un mot, du moins en public, sur Israël et son attachement éventuel ; pas de procès en antisémitisme contre un tel ou une telle ; un homme discret et raisonnable, pas intello pour un sou - comme quoi ! 

    On mentionnera aussi la Grande Zoa qu’est l'attachante et talentueuse artiste de scène Régine.

    La chansonnette et le music-hall parviendront-t-ils à conjurer le pire ? A condition qu'un dénommé Enrico Macias fasse « profil bas » ? La chansonnette et le music-hall seraient donc capables de panser nos plaies, toutes les plaies : celle de l’antisémitisme ?

    Allez savoir !

    Hors la chansonnette, n’oublions surtout pas Rony Brauman auquel le CRIF a souvent reproché de n’être pas assez « juif »  - et oui ! sans blague -, qui semble être le seul capable de formuler une critique de la non-raison juive de ces trente dernières années.  Pour sa peine, il sera exilé dans le nord de l’Angleterre, à Manchester plus précisément, sans doute pour lui apprendre à voir si cela se fait que d’être honnête et courageux.

     

                            Là où il ne faut pas être, et tout ce qu’il ne faut pas faire !

     

                  Comme on vient de le voir, du côté des « récriminations », tout le monde pourra sans difficulté s'y livrer sans vergogne : les partisans des droits de l’homme (contre Israël et la politique criminelle des USA piloté par la bande à Bush junior – tous proches d’Israël), nos Français musulmans  et nos Français arabes (solidarité religieuse et ethnique à propos de la dévastation du Moyen-Orient et la destruction de la Libye, de la Syrie et de l'Irak aux millions de morts et de déplacés pour le grand bénéfice d'Israël et de l'Arabie Saoudite), les associations anti-racistes ( contre la "bande à Causeur"), les associations de défense de la liberté d’expression (contre le chantage à l’antisémitisme du CRIF, de l’UEJF and Co), les Altermondialistes (le système bancaire et Wall-Street qui peuvent être responsables de crises financières dévastatrices : la dernière en 2008), les Souverainistes (la mondialisation et l’immigration massive en Europe encouragées par les réseaux Soros - tiens, on a bien failli l’oublier celui-là ! -, et ses ONG), les commissaires d'expositions face au CRIF qui s'oppose à tout soutien en faveur de la cause palestienne... et combien d'autres encore ?

    Des millions en cumul...

                      Après ça… allez-vous étonner ! Même si… banquiers, journalistes, chef d'Etat, lobbyistes grassement rémunérés, dentistes, médecins… qui peut bien avoir envie de lâcher tout ça pour un poste de bénévole au Resto du cœur, au Secours populaire, au Secours catholique et chez ATD quart monde ? Personne, juif ou pas, bien évidemment.

     

                    Que doit-on, que peut-on rajouter ?

     

                    Le statut de victime n'ouvre pas que des droits ; bien au contraire, il oblige cette victime qui n'a alors qu'un devoir : se montrer exemplaire moralement tout en se gardant bien de ne jamais passer du côté des salauds et de leur bourreau. Or, rarement dans l'histoire, les leaders d'une communauté que le malheur a frappée ne se sont montrés à ce point en-dessous de tout lorsqu'il s'est agi de reconnaître la nécessité de cette exigence. 

     

                    Qu'à cela ne tienne : souhaitons-leur à tous « Bon courage ! »… eux tous à tourner en rond dans leur bocal communautaro-historico-religieux, tels des poissons rouges. Les psychanalystes et leurs affaires très lucratives, net d’impôts, n’ont pas de souci à se faire ! Car enfin, la psychanalyse ne serait-elle destinée en priorité à ceux qui cherchent des réponses à de vraies questions mais dont la motivation première est de noyer « le poisson » ou bien plutôt le « poison » d’une solidarité communautaire indéfectible ("Pas de défection… sinon gare à l’excommunication et à l’exil !"), là où se nichent les victimes expiatoires (celles de Toulouse et d'ailleurs) d’une déraison qui ne connaît aucun repos, même aux portes des horreurs du siècle dernier.       

                  Mais alors, qui nous parlera de ce "lien du sang" totalitaire et sacrificiel ?

     

                         

     

     

    1 - Profanation des cimentières : sujet d'actualité au moment où ce billet est rédigé...

    Un peu comme pour le terrorisme (se reporter aux propos d'un certain Manuel Valls à ce sujet) faudra-t-il aussi nous y habituer ? Les médias en font un tel pataquès que beaucoup vont être tentés par ce désir irrépressible d’une transgression optimale : fascination pour tout ce qui touche à la mort ? D’autant plus que la recherche d’une publicité massive motive ceux qui agissent… et si l’on ne compte plus les cimetières chrétiens profanés chaque année, les cimetières juifs sont bien plus bruyants, voire assourdissants  ! Alors, forcément…

    Et si l’on en parlait un peu moins ?

     

    2 -  Il semblerait que leur soutien à Israël les ait tous comme "vidés", asphyxiés, asséchés intellectuellement ; et pire encore : moralement aussi.  Mais alors : Israël rendrait-il bête ? Seul George Steiner semble avoir été épargné ; disons qu'il a su ne pas se laisser dévorer par cet impératif communautaire et géopolitique d'une légitimité douteuse, très douteuse d'autant plus que c'est toute notre culture humaniste européenne qui, dans cette soumission honteuse, est remise en question. 

     

     

    3 - Karl Marx et son « Sur la question juive » de 1844, ainsi que Bernard Lazare et son « Antisémitisme : son histoire et ses causes - 1894 ; ce qui confirme qu’une hirondelle de la raison critique, voire deux, ne fait décidément pas le printemps.

     

    4 - Distinction capitale ; d’autant plus qu’il semblerait que les leaders juifs d'opinion, principalement médiatiques de nos jours, soient les pires ennemis des « Juifs du quotidien », et ce depuis des lustres. L'histoire devrait très certainement le confirmer pour peu que l'on cherche et que l'on se décide à trouver. A vos archives donc !

    Oui ! Les leaders juifs d'opinion à défaut d'élites, car les élites ne peuvent être que morales et intellectuelles !

    Pour prolonger, cliquez : "La lettre au père" de Franz Kafka : la menace de l'ennemi intérieur 

    _____________

     

    Photos : oeuvres  de René Magritte (1 et 3) et  le Titien (2). 

     

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  • On nous doit l'immortalité

     

    "Ne cherchez pas ! Ne cherchez plus ! Ils ont décidé pour vous ; décidé de votre espace le plus intime : votre espace intérieur. Et pour ne pas être en reste, ils se sont aussi occupés de votre environnement. En bousculant l'un, ils ont bouleversé l'autre. En ce qui vous concerne, c'est le divorce de la conscience. Le divorce entre ce qu'aurait dû être votre existence véritable et la connaissance que vous en avez aujourd'hui. Vous êtes ébranlé. Vous êtes sens dessus dessous : la stabilité n'est plus, l'évidence s'est retirée et l'unité avec elle, pour laisser la place à un questionnement sans fin sur hier, aujourd'hui et demain.


    - Laissez-moi ! Je suis fatigué.


    - Vous ne pouvez plus rien saisir. Vous ne pouvez plus déterminer la situation dans laquelle vous vous trouvez. Vous avez été happé dans le tourbillon irrésistible d'une organisation de l'existence qui vous a échappé. Dans cette organisation, l'action précède le savoir. Et maintenant que vous savez, eh bien, c'est trop tard. Mais vous avez servi et c'est là tout ce qui importe. Aujourd'hui, les réalités de cette organisation vous sont étrangères. Elles ne semblent plus vous concerner. N'ayez aucun regret : ces réalités ne vous ont jamais concerné en tant qu'individu. Quant aux situations qui y sont rattachées, c'est involontairement que vous les avez vécues et c'est inconsciemment que vous vous y êtes conformé et aujourd'hui, c'est sans vous que ce mécanisme poursuit son oeuvre. Vous n'avez eu conscience de rien. Aucune volonté de votre part dans cette adhésion. La clarté du savoir ne s'est pas offerte à votre entendement. Et même... si votre conscience a dû opérer sur elle-même et des années durant, des changements, aujourd'hui, force est de constater que vous êtes en panne et d'adaptation et d'imagination. D'où ce sentiment d'incompréhension qui vous écrase.

     

    - Je ne vous ai rien demandé. Je ne vous ai pas appelé.


    - Vous avez vécu indifférent, interchangeable et sans histoire. En vous, plus rien d'authentique ne subsiste. C'est le choc en retour. Vous n'appartenez plus à rien, à aucun peuple, à aucune époque et à vous-même, pas davantage. Vous n'êtes plus englobé. Vous êtes sans lieu et sans montre. Ni le temps ni l'espace ne vous sont d'un secours quelconque. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, pas moyen de mettre un visage et un nom sur un coupable puisque plus rien n'est identifiable. Pas de remède donc ! Vous n'êtes plus qu'un océan de symptômes. En deux mots, je dirais que vous êtes en train de faire l'expérience de votre propre néant.

    - Mais comment une telle chose est-elle possible ? Mille fois, j'y ai pensé mais à chaque fois, c'était comme si...


    - C'est dans l'ordre des choses : plus on y pense et moins on trouve un sens, une direction, un but, une raison d'y être et d'en être pour continuer d'en faire partie car, vous n'avez appartenu et vous n'appartenez plus à rien. Et plus vous y penserez et plus ces sentiments d'abandon et d'impuissance se feront plus pressants encore car la rationalité qui vous entoure n'a rien d'humaine. Elle ne sert pas un destin individuel, le vôtre ou bien, celui de votre voisin. Finalement, vous êtes un peu comme l'homme devant l'ordinateur et cet ordinateur ne soupçonne même pas votre existence en tant qu'être humain. De vous, il ne reçoit et ne perçoit que des pulsions électriques, des clics, des « Enter », des « Escape »... C’est tout.


    - Pourtant, j'ai eu une vie bien remplie.


    - Je n'en doute pas un seul instant. Mais vous n'aviez aucun devenir propre et aujourd'hui, vous n'avez plus de fonction. Vous êtes comme décomposé, démembré. En pièces détachées vous êtes ! Tout à fait désincarné maintenant. Car, ce qui fait sens, c'est la fonction que vous êtes censé remplir. Vous n'avez pas à faire sens en dehors de cette fonction. Pourquoi faire ? Pour ne rien remplir du tout, ni fonction ni les poches de qui que ce soit ? Inacceptable ! Pire encore : incohérent ! Incohérent et inutile et donc, à bannir au plus vite ! Les risques de contagion étant ce qu'ils sont, c’est à dire, haïssables, ça pourrait donner des idées aux autres. Vous comprenez ?


    - Je ne suis pas le seul dans ce cas !


    - La terre est accessible à tous. C'est vrai. Vous disposez d'une mobilité plus grande que jamais et pourtant, vous n'osez plus sortir de chez-vous parce que l'espace est entièrement occupé. Saturé, cet espace. Tout est à la fois unifié et désuni. Inadapté à votre temps, dans une constellation d'images invraisemblables et incohérentes, vous cherchez cette unité mais sa validité et sa pertinence vous échappent chaque jour, un peu plus. La désintégration vous menace. Comprenez bien une chose : vous êtes fini et le monde lui, est infini. Votre salut passait par la stabilité. On vous a servi le mouvement perpétuel. La réalité d'aujourd'hui est déjà dépassée par une autre réalité : celle de demain et... dès demain matin ! La rapidité de ce mouvement vous a fait perdre la tête. Etourdi, vous êtes ! Une vraie girouette ! Vous avez tourné sur le tour du potier jusqu'à vous détacher de votre axe vital, vous avez tournoyé un temps, comme ivre, et puis, une fois dans les décors, vous vous êtes rompu. Désaxé vous êtes ! Et la machinerie universelle ne prendra pas le temps de reconstituer pièce par pièce ce que vous n'auriez jamais dû cesser d'être quand on sait qu'il n'était pas question pour elle que vous le soyez.


    - Dernièrement, je pensais à des nouvelles conditions d'existence. Des nouvelles conditions qui me permettraient de me débarrasser de cette impuissance et de cette incompréhension qui me...


    - Impossible Monsieur ! Les conditions de cette organisation ont les propriétés du fer, du béton sans oublier tous les nouveaux matériaux qu'elle développe au jour le jour : les propriétés du béton sans le béton et les propriétés du fer sans le fer et bientôt, les propriétés de l’Homme sans l’homme. L'étape que vous franchissez aujourd'hui est aussi importante que le premier pas qui a mené l'homme sur la lune.


    - Et l'élément nouveau ? Oui ! L'élément nouveau ! Celui qui viendra tout remettre en cause.


    - A votre avis, de quoi parle-t-on depuis une heure ? Mais... de cet élément nouveau, précisément ! Quant à la remise en cause, je viens de vous l'expliquer : cette remise en cause a lieu tous les jours. D'ailleurs, nous ne vivons que de ça : de la remise en cause de tout contre tous et de ce qui est et de ce qui a été. Il n'y a qu'une manière d'être à la hauteur de cet élément nouveau qu'à défaut d'appeler de mes vœux, je nommerais Exigence Nouvelle : c'est de s'y soumettre et d'accepter de vivre sans réponse, sans but, loin de tous les miroirs pour ne pas crever la honte au ventre, révolté, misérable, atterré de non-sens et aveuglé par un constat d'échec total. Regardez autour de vous. Examinez votre chambre ; la chambre de ce mouroir qui a pour nom : maison d'accueil, de retraite et de fin de vie. En quoi ce lieu vous ressemble ? Ce lieu n'a de lieu que le travail de ceux qui l'administrent jusqu'à l'épuisement de leurs occupants. De votre passé et dans cette chambre, je vous défie d'y trouver un témoignage, une voix, un objet, un sourire et de cette fenêtre, une vue imprenable et familière ! Vous voyez ! La boucle est bouclée. De vous, de votre passé, de votre histoire, plus aucune trace physique, plus aucun témoignage.


    - Dans ces conditions, comment trouver la force de mourir ? Oui. Dites-moi : où trouver la force de mourir après une telle vie ?


    - Vous n'avez pas le choix.

    - Aujourd'hui, tout m'est étranger ! Etranger à tout ce que j'attendais, à tout ce qu'on était en droit d'espérer, nous tous. Oui ! Etrangères nos vies ! Etrangers nos rapports ; rapports faux, rapports contraints, rapports dictés par la peur, par toutes les peurs : la peur de l'humiliation, la peur de l'exclusion, la peur de l'échec. Ou bien alors, l'appât du gain pour une hypothétique place au soleil dans l‘espoir d‘y trouver un peu de sécurité, entre somnifères et anti-dépresseurs. Alors, comment accepter de mourir ?


    - Ne vous obstinez pas ! Cédez !


    - De nos forces, qu'en avons-nous fait ? Quel projet avons-nous servi ? Qu'avons-nous construit ? Comment et où trouver la moindre légitimité dans tout ce qu'on abandonne, dans tout ce qu'on laisse derrière nous ? Comment accepter de mourir face un tel bilan ?


    - On vous y aidera. N'ayez crainte.


    - Quand je pense à cette promesse...


    - Quelle promesse ?


    - Celle que notre organisation de l'existence portait en elle. Et cette promesse devait faire que tu aurais un sens, nous tous ouverts à l'infinité de tous les possibles. On pouvait tout accomplir. Et je n'ai même pas pu réaliser ou pu approcher cette promesse. Quant à la saisir... qui peut se vanter de l'avoir fait ?


    - Cédez ! Cédez ! Que diable ! Cédez ! Mais... quand allez-vous enfin céder ? Et puis, rompez ! Rompez cet entêtement ! Cédez et rompez !

    - Rien n’a été accompli. Tout reste à faire. Tout en sachant que ce qui sera fait sera défait avant même que nous ayons eu le temps d'en jouir, ou bien, de nous en approprier le sens et la valeur ; l'inestimable valeur.


    - Plaignez-vous ! Vous avez servi, c'est déjà pas si mal. Allez ! Cédez comme vous avez vécu.


    - Combien sommes-nous à pouvoir nous vanter d’avoir accompli quoi que ce soit pour nous-mêmes, pour les autres et pour ceux qui nous succèderont ? Qu'est-ce qui nous reste à célébrer ?


    - Cédez en cédant sans soupçonner que vous cédiez quand inconscient, vous vous êtes laissé conduire pas à pas, année après année, jusque dans cette chambre.


    - Derrière moi, je ne laisse aucun sourire radieux, aucun regard franc, un regard qui viendrait de loin, un regard profond, enraciné, un regard familier. Non ! Je ne laisse rien. Pas même un foyer dans lequel nos vies se seraient déployées, génération après génération, avec force, courage, respect, responsabilité. Regardez ! Je ne laisse aucune trace.


    - Ca tombe plutôt bien, voyez-vous ! car… aujourd'hui, chaque génération ne doit en aucun cas pouvoir trouver et suivre une trace : la trace d'une vie antérieure. La trace d'une vie avant la sienne... car, toute possibilité de retour sur une expérience qui aurait appartenu au passé doit être exclue. Vivre, c'est ne plus laisser de traces. Alors... ne vous obstinez pas !


    - Plus rien ne nous dépasse. La fin, nous sommes et les moyens. Rien d'autre.

    - Cédez !

    - Comment accepter de mourir après une telle révélation ? Comment mourir en paix avec soi-même et le monde ? Comment accepter de mourir après une telle déception, un tel accablement ?

    - Laissez-vous faire !

    - On nous doit l‘immortalité !

    - Comment ça ?

    - Jamais plus nous n'accepterons de mourir après un tel mensonge dans lequel nous nous sommes tous laissé conduire tel un troupeau de mouton bêlant. On nous doit l'immortalité, je vous dis !

    - Ne dites pas de bêtises, voulez-vous !

    - Nous exigeons l'immortalité ! Après un tel constat, on n'acceptera pas de céder notre place. On ne partira pas. On occupera les lieux ! Et faudra qu'on s'occupe de nous parce que... on s'accrochera jusqu'au bout. D'ailleurs, il n'y aura ni bout ni fin ! L'immortalité, je vous dis ! Sinon, ce sera la guerre ! Oui, la guerre ! Des massacres sans nombre par milliers, par millions ! Car, après un tel gâchis, jamais plus nous n’accepterons de mourir car nous n’accepterons jamais d’avoir vécu comme nous avons vécu."

     

    Copyright © Serge ULESKI

     

    Extrait du titre "Confessions d'un ventriloque" - ouvrage disponible ICI

     

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  • L’immense défaite morale du régime de Macron *

     

     

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                   Si les violences  des black-blocs sont âprement dénoncées, c’est au prix du silence dont les abus de pouvoir et les violences de la police de Castaner demeurent couverts ; dénonciation qui se garde bien de faire la distinction entre le policier sur lequel un pavé est lancé et des gilets jaunes, femmes et hommes, tabassés à 6 contre 1, par centaines depuis le 17 novembre, pour ne rien dire de ceux qui ont perdu qui un œil, qui une main, et tous les autres, victimes de blessures aux séquelles à vie… dans la juste représentation des cellules des milliers de gardes à vue préventives d’une complaisante inouïe et dont des procureurs sans honneur se font les complices - gardes à vue destinées à empêcher des manifestants de rejoindre leurs cortèges -, des maltraitances, des privations des droits sans nombre - refus d’appeler un avocat, confiscation et destruction des portables -, des centaines d’ordres illégaux de l’aveu même de quelques policiers, trop rares au demeurant, face au silence de leurs syndicats à ce sujet, et enfin... aux martyrs de ce mouvement, primo-manifestants retraités et jeunes adultes tout juste sortis de l’adolescences, traumatisés dès les tout premiers jours.

                    Qu’en pensez-vous, ô familles de tous ces héros involontaires ?

     

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                   Ne perdons pas de temps ici à démontrer toutes les manœuvres d’une communication élyséenne en soutien à la place Beauvau et au ministre de l’intérieur, fidèle d’entre les fidèles du locataire de l'Elysée, nommé Castaner, un bluffeur qui n’a manifestement pas oublié ses années de joueur de poker sur la place marseillaise, attablé avec des truands ; ni à demander à son premier ministre, comment, à son gré, le régime d’une 5è République à bout de souffle, à court d’arguments – d’où sa violence -,  peut encore se maintenir sans une répression qui n’a rien à envier au régime de Vichy dans sa nature et la personnalité des hommes et des femmes qui l'ont servi hier  :  opportunisme de la pire espèce ; médiocrité morale et intellectuelle ; répression qui se déploie à grand renfort de mercenaires, de voyous du maintien de l’ordre, de miliciens aux comportements crapuleux et sadiques… tout un dispositif répressif dont l’âme boueuse cache difficilement un parti pris assumé pour un maintien de l’ordre sur le mode de la  terreur dans une défaite morale accomplie que "le régime de Macron" devra boire jusqu'à la lie.

    Entre deux tirs de flash-ball et deux lancés de grenades dites de désencerclement, ne les entendez-vous donc pas tousse réjouir en ces termes : « Ces chiens et ces chiennes ne sont pas près de revenir nous emmerder samedi prochain ! »

     

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                          (Didier Lallement, préfet de police de Paris depuis mars 2019)

     

                     Si la mansuétude est possible à l'endroit d'un Président populaire et respecté, en revanche, dans le contexte d’une Présidence qui ne recueille au mieux qu’un petit tiers de soutien, face à une contestation qui ne faiblit pas, sur quoi cette présidence pourrait-elle bien s’appuyer si ce n’est sur l’intimidation, la peur, et finalement, la terreur. Certes, ce même président, ses ministres, ses députés et des médias tout acquis à sa cause, auront beau jeu de rétorquer : « Macron n’a-t-il pas été démocratiquement élu ? N’avez-vous donc pas reconnu votre défaite à tous (la majorité !) ? »

    Elu démocratiquement ? Sans doute. Mais tellement mal élu… car ce président est bel et bien condamné à occuper l’Elysée avec son score du premier tour : 18% des inscrits. N’en déplaise à tous les chroniqueurs des médias dominants.

     

    ***

     

                    Qu'à cela ne tienne !

                    Tournons-nous maintenant vers demain car il est déjà grand temps.

                    De quelle indulgence devrons-nous faire preuve pour tous les coupables, pour toutes ces petites mains de la répression et tous les donneurs d’ordres ? Quel procès, quelle sentence - Elysée, Matignon, députés LREM, police, Médias… - quand tous auront été précipités du pinacle ? Ou bien alors, fatigués, nous laisserons-nous glisser, volontiers, aux solutions de facilité : le pardon, l’oubli ? Ce serait pour eux tous, à n’en point douter, la meilleure garantie de pouvoir se retourner. Ne les entendons-nous pas déjà nous murmurer : « Ne savez-vous pas que nous sommes tous réconciliés ? »

    Cette inclinaison au pardon sera-t-elle l’expression d’une âme charitable car un fait est certain : pour s’indigner et punir, encore faut-il se souvenir et croire sans vergogne excessive ni fanatisme, à tous nos aïeux de 1793, de 1848, de 1871, de 1936 et de 1968 côté ouvriers.

    Que l’on ne s’y trompe pas : si l’on peut légitimement craindre que les conséquences de cette répression qui nous confirme une fois de plus qu’il n’y  pas a priori de police républicaine ni de médias honnêtes ni de ministres  ni de députés responsables et indépendants moralement de toute fidélité dégradante mais seulement des hommes soucieux de la justice et du droit, et d’autres, de la déontologie et de l'honneur d’une profession, ou bien l’absence de ces hommes-là, et si l’on doit fortement douter que de « ces mois de matraque » (avant des années de plomb encore à venir ?) et de privation des droits les plus élémentaires de la personne, ces mêmes conséquences ne soient nulle part explicitement tirées...  

    De cette crise sociale qui a pour origine non pas une crise du dialogue tant évoquée par les cancres d’une sociologie de piliers des cantines et des plateaux télévisés (car enfin, dans le cadre d’un « il n’y a pas d’alternative »  qui est celui de ces trente dernières années, quel dialogue est-il possible et à propos de quoi ?) mais bien plutôt d’une crise de la non-représentation de nos institutions, véritable crise de régime… on peut aussi être assurés qu’il y a encore une poignée d’hommes assez intelligents pour savoir, dès maintenant, la défaite assurée pour tous ceux qui auront trempés dans cette farce macabre que sont la candidature et l’élection d’un Macron qui n’avait pour lui que l’effet de surprise et une jeunesse aussi trompeuse que pompeuse sous l’ombre d’une pyramide en verre.

    Si pour d’aucuns la vieillesse est un naufrage, il semblerait que la jeunesse soit devenue non seulement un naufrage mais une noyade et un enterrement. Aussi, empressons-nous de souhaiter à ce mal-président de belles obsèques politiques dans l’intimité de sa pseudo-famille électorale qui n’était qu’une bulle spéculative idiote même si, on n’en point douter, une belle carrière professionnelle à l’international attend notre candidat à l’échec cuisant et déshonorant : servir, encore et toujours servir, larbin né !

    Car, force est de constater, que tout ce beau monde à la vue courte et basse, respire la défaite malgré quelques succès que leur complexe de supériorité est incapable de juger aussi éphémères que cosmétiques : un Edouard Philippe au regard de chien battu, ses ministres, un Castaner protégé, au regard vide, à la voix sans coffre, au ton sournois, des députés LREM sans conscience ; et Macron, l’homme qui se suffit à lui-même et qui n’attend rien de personne, ni de sa fonction ni de cette grande nation qu’est la France ; un homme qui n’a besoin de rien sinon de lui-même, encore et toujours.

    Une gageure sans précédent pour un Président de la République ; en cela, une erreur gigantesque.

     

                     Limiter les dégâts et la casse sera sans doute la seule ambition de ceux qui comptent bien, en coulisse, succéder aux responsables de ce désastre ; épargner les uns, ménager les autres - police, médias, ministres, députés - demandera de rendre acceptable a posteriori une présidence qui aura pourtant fait appel aux mêmes ressorts que ceux du régime de Vichy - mensonges (fake-news), intimidation, médias de propagande, barbouzes en tous genres, culpabilisation et diabolisation des réfractaires, violences et terreur -, contre l’avis de tous ceux qui souhaiteront très tôt se joindre à la demande massive qui ne manquera pas de se faire entendre, d'une enquête au sujet de la gestion de la crise sociale - gestion dans son ensemble - qui aura percuté de plein fouet et qui divisera pour longtemps notre pays.

    Certes, une présidence, un gouvernement et un groupe de députés vindicatifs et en dessous de tout, repoussent toute sympathie ; en revanche, un régime dit bénin dans ses excès, ne constituerait-il pas pour la paix sociale un intermédiaire rêvé ? Une paie toute de mollesse, sans vainqueurs ni vaincus ; une paix blanche ; celle que les troupes de Macron appelleront très prochainement de leurs vœux et celle dont Macron espère lui-même être le greffier.

    Précisons ceci : vis-à -vis de ce programme de réconciliation, la seule position honorable est la suivante : « Capitulation sans condition pour tous les protagonistes liés à l'Etat, à Matignon et à l'Elysée ».

                      A l’idée de la fausse paix intérieure, une seule mise en accusation : Macron, Castaner, une garde des Sceaux qu'il n'est même pas nécessaire de nommer, les médias et les  principaux acteurs de la chaîne de commandement des forces de l’ordre. Quant aux députés LREM, les élections, toutes les élections à venir, se chargeront de leur infliger la plus grande des sanctions : sanctions qui ruinent tout espoir de faire carrière en politique.

    Le jugement des responsables de ce régime de terreur qui bafoue le droit, tous les droits, ne répond pas seulement à un profond et légitime besoin de la conscience populaire, celle des Gilets Jaunes en priorité qui auront payé le plus lourd tribut - Gilets Jaunes qui ne sont pas aussi minoritaires que les médias le laissent entendre - car  la résistance dans laquelle les Gilets Jaunes ont très tôt communié, a attisé chez nous tous un esprit de solidarité, un esprit d’amour sans doute aussi ; à ne pas confondre avec de la faiblesse.

    Non, cette exigence, on la doit aussi aux familles meurtries, celles des lycéens, celles des hommes et des femmes, tous livrés à une violence qu’aucun préfet n’aura condamnée ; en particulier, tous ces tirs sur des visages pris pour cibles et le tabassage de femmes et d'hommes jetés à terre, un gilet jaune pour seule protection.

    Ce jugement sera le seul moyen de venger notre honneur, celui de nos compatriotes et celui de notre République que des voyous ont pris en otage. Avec mesure et équité, ces jugements devront tomber ; et ils tomberont. Ces jugements nous laveront de la tentation de l’oubli et du pardon, de la tentation d’une complaisance envers des manquements d’une gravité sans précédent depuis les années 60, perpétrés par des misérables qui ont osé présenter devant les plus faibles de nos compatriotes, les plus précaires, les plus exposés à des politiques injustes et cruelles, l’image d’une présidence, d'un gouvernement et d'une "République dite en marche", agenouillés devant une exigence de paix sociale basée sur le recours à la terreur.

     

    ***

     

    l'étrange défaite de macron,castaner,lallement préfet de paris

     

                    Au mois de mai... nous ne sommes aujourd’hui qu’au début du printemps. La vraie saison, celle qui demandera que les comptes soient rendus à la Nation, viendra demain ; et ce sera celle des jugements aussi justes que sévères.  

     

     ________________

     

    l'étrange défaite de macron,castaner,lallement préfet de parisTitre et billet largement inspirés par l’ouvrage de Marc Bloch : « l’Etrange défaite » écrit en 1940, qui, elle, n'était pas souhaitable en tant que défaire face au régime Nazi, contrairement à celle de Macron face à la morale ; on pourra aussi se reporter au texte suivant : « La vraie saison des juges » - "Les cahiers politiques", novembre 1943.

    Un Marc Bloch historien, fondateur avec Lucien Febvre de l’Ecole des Annales ; après avoir été torturé par la Gestapo, il sera condamné à mort et fusillé le 16 juin 1944, pour faits de résistance.

     

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  • Les figures médiatiques de la haine contre les Gilets Jaunes

     

                       Notre civilisation produit en quantité toujours plus grande deux types de personnes : le gangster et l'éditorialiste. Le gangster liquide jour après jour notre contrat social issu de la seconde guerre mondiale ; l'éditorialiste en rédige la justification. Chacun est nécessaire à l'autre même s'ils évitent de se rencontrer (du moins... en public) ; séparation des pouvoirs oblige ; et liberté de la presse et des affaires aussi !

     

    ***

     

                      La grande richesse de ce mouvement des Gilets jaunes, son apport inespéré, c’est son caractère épiphanique : la révélation de ce qui est, de ce que  les élus (si mal élus !) de toutes les pseudo-majorités minoritaires qui se sont succédé depuis trente ainsi que le personnel des médias de masse  avec leurs experts et autres éditorialistes sont devenus ; révélation de leurs motivations réelles et de leur niveau d'engagement à tous, pour quel profit et pour qui ; révélation du vrai visage de notre République : cette gueule cassée, borgne, énuclée de ses classes populaires et du souci d'une justice sociale pour tous ; révélations qui nous apportent  la confirmation, au-delà de toute erreur possible,  de ce que nous sommes nombreux à soupçonner depuis des années : l'organisation de notre société repose sur un seul et unique mensonge : la soi-disant recherche de la concorde et de la justice des conditions d'existence comme ultime projet commun... projet d'essence humaniste qui plus est.

    Et ce mensonge est arrivé en fin de vie. La catastrophe est maintenant proche puisque tous n'ont qu'un message à nous adresser : si c'était différent, ce serait pire encore. Toutes les paroles du côté des médias et de la classe politique cachent un seul souci  : défendre bec et ongle une rente de situation pour les uns, des salaires extravagants pour les autres (ceux des animateurs-journalistes, experts de tout poil, éditorialistes) et des ambitions de carrières qui se voudraient ascensionnelles, façon exponentielle.   

    Procès d'intention, mauvaise foi, indigence intellectuelle... même Rolant Cayrol (âgé de près de 80 ans) pourtant si brillant sur le service public, voilà quelques années, maintenant sur BFM-TV, a fini par sombrer.

    C'est vous dire !

     

                     Il faut bien reconnaître ceci à propos des médias : plus leurs clients sont mécontents (taux de confiance dans les médias entre 20 et 30% depuis plusieurs décennies) plus les patrons milliardaires de ces médias sont satisfaits et leurs "journalistes-animateurs" rémunérés.  

    Un vrai tour de force et de passe-passe !

     

    _____________

     

     

                        Quelques figures de proue de cette haine contre les Gilets jaunes

     

    Olivier Duhamel (le frère de l'autre)  arc-bouté contre le RIC comme s'il s'agissait de sa propre vie (ou niveau de vie ? ) ! Ce "on ne sait trop qui et quoi" situé un temps à gauche (!!), avoue à qui veut l'entendre, qu'il se méfie du peuple comme de la peste... brune ou pas ;  peuple qui n'est à ses yeux de bourgeois de centre-ville, qu'une plèbe inconséquente, irresponsable, incompétente, et par conséquent haïssable, qui a trouvé à s'incarner dans les Gilets Jaunes. 

    BHL et Cohn-Bendit s'adonnent depuis des semaines, et très tôt dans le mouvement, à un mépris irréversible dans le cadre d'un procès d'intention en antisémitisme et en homophobie à l'endroit des Gilets jaunes ...

    Faut dire qu'en France, il semblerait que ce soit bien plus grave de participer au mouvement Gilets Jaunes que de se vanter de s'être fait "tripoter" par des enfants de 3 et 4 ans - dixit Cohn-Bendit chez Bernard Pivot, Apostrophes 1982.

    Yves Calvi, un dénommé J.C Dassier, Pascal Praud...

    Christophe Barbier directeur du Point... hebdo sur-subventionné par les contribuables...

    Guillaume Durant : diffamatoire, cet individu n'hésitera pas à assimiler scandaleusement, en toute impunité, le mouvement Gilets jaunes aux Brigades rouges italiennes (extrême gauche), des années 70, dites "Années de plomb", ignorant du fait que le plomb ne venait pas de cette gauche extrême tant décriée mais bien plutôt de ce qu'on appelle "l'Etat profond" italien qui, avec l'aide de la CIA, s'opposait au projet du leader Aldo Moro du parti de la Démocratie chrétienne, d'une alliance de gouvernement avec le Parti communiste. 

    Personne sur le plateau ne relèvera l'amalgame scandaleux de ce personnage au QI de mollusque qu'est G. Durand, ce "Yves Mourousi" des années 2000, clown et bouffon qui a eu, un jour, le malheur de se prendre au sérieux.

    Maurice Szafran de la "bande à BHL", éditorialiste du magazine économique Challenge, groupe de presse Perdriel qui a soutenu le candidat Macron  ; un Szafran hystérique contre le mouvement, leurs mobilisations hebdomadaires, leurs revendications, en particulier à propos de la dénonciation d'une démocratie non-représentative.

     

                     Les figures médiatiques de la haine contre les Gilets jaunes Les figures médiatiques de la haine contre les Gilets jaunes

     

     

     

     

     

     

               Jannick Alimi du quotidien Le Parisien ; quotidien des comptoirs de nos brasseries que se partagent des salariés lève-tôt, devant un café... juste avant de se rendre sur le lieu de leur travail ;  à ce sujet, on peut affirmer que ce quotidien a laissé tomber toute une classe de salariés parmi les plus courageux et les plus besogneux... en la personne de cette Alimi qui ne sourit jamais, vêtue de noir, aussi sinistre dehors que dedans ;  depuis 12 semaines, elle ne trouvera aucune qualité au mouvement Gilets Jaunes et peinera à cacher une haine totale à leur endroit... une véritable pathologie... 

     

                                                   François Patriat...  sénateur LAREM... pour lequel un papatriat.jpgrti politique doit fonctionner comme une secte : des disciples et un gourou : Emmanuel Macron en l'occurrence. Caricature du sénateur ou du député godillot, abnégationniste,  jamais un homme ne se sera autant abaissé à soutenir et à soulever un président  comme on soulève un trophée avant de le brandir à la face du monde. En politique, Patriat incarne à merveille les petites mains de toutes les grandes erreurs dramatiques et historiques, de leurs chefs. En cela, Patriat, c'est l'incarnation de la perfectibilité de l'être humain dans la servitude et dans l'abjection.

    Sans des hommes comme Patriat, ce sont tous les espoirs qui auraient été permis en politique. 

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    Dominique Jamet : vice-président de "Debout la France", sollicité par  LCI pour commenter chaque samedi les rassemblements du mouvement Gilets Jaunes ; alors que ces Gilets jaunes de la manifestation de Paris rendaient un hommage à leurs blessés de ces 12 semaines, Jamet aura "la géniale" idée ce samedi 3 février, de laisser entendre que les Gilets Jaunes ne seraient peut-être pas mécontents si l'on devait compter parmi eux non pas des blessés mais des morts, et ce dans l'espoir de recouvrer une popularité qui s'est un peu étiolée au fil des semaines.

    Personne, présent sur le plateau de LCI, ne s'en offusquera vraiment, excepté une journaliste de Paris Match.

    Qu'il soit permis de rappeler ceci : dans les années 90, Dominique Jamet était capable d'analyses plutôt pertinentes  à propos de notre soi-disant "démocratie représentative" et de notre liberté d'expression ; est-ce à dire que la France d'aujourd'hui serait plus démocratique et la liberté d'expression plus étendue ? Non. Mille fois non ! C'est seulement que... la vieillesse est un naufrage, un noyade puis un enterrement. Aussi, empressons-nous de souhaiter de belles, de très belles obsèques à Monsieur Jamet.

    Last, but not least : l'incontournable de la haine...  

    elkrief haine des gilets jaunes...

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  • Privés de serrure, de porte, de murs, de toit, ils n'avaient pour seule demeure… qu'une clé.

                       Deux étages que l'on monte à pied dans la précipitation, une porte que l'on ouvre et que l'on s'empresse de refermer, et c'est le monde dans son entier qui meurt sur le seuil comme une nécessité absolue, une rage de vaincre et d’abandonner ce monde à sa belle mort ; et sans regrets.

    Une petite chambre sans confort les accueille. Ils n'en espéraient pas plus. C'est leur cinquième rencontre. Ils ne sont pas vus depuis quatre semaines. Jouir de l'instant : tel est l'objet de leurs retrouvailles ; un instant suspendu entre ce qu'ils ont quitté et ce qu'ils devront retrouver dans quelques heures.

    Plantés au milieu de la chambre, ils se regardent un long moment, immobiles et muets, un peu essoufflés. Ils se sourient. Lui a pensé : « Ce qui importe c'est que mon premier geste soit le bon. Le premier geste ! Tout est dans ce premier geste. »

    Elle ferme les yeux un instant puis les ouvre. Elle lève la tête ; son visage à lui affiche un air grave, celui d'une émotion contenue, fruit d'une concentration qui n'a qu'un seul souhait : savourer son émoi à elle. Il caresse ses cheveux, cherche ses lèvres, les trouve, les effleure puis les embrasse tendrement pour, quelques instants plus tard, dévorer sa bouche, sa langue, son visage... tout ce qui se trouve à sa portée, s'y donnant tout entier comme si le temps lui manquait.

    Défaillance sublime ! Une fois de plus, le charme de son amant se change en désir ; le désir en frénésie et la frénésie en une fièvre incontrôlable.

    Une énigme déconcertante, cette réaction immédiate au toucher ! Une connaissance frissonnée par tous les pores de sa peau, chair et sang, cette prise de conscience inédite car, rien dans son quotidien ne pouvait se rapprocher de cette félicité irréfléchie qui n'a plus rien à attendre du passé, sans appréhension face à l'avenir... puisque tournée vers un devenir éternellement présent au jour le jour et à chaque heure !

    Leurs mains se joignent, démentes puis s'élèvent comme pour prendre leur envol. C'est l'adieu aux armes ; le triomphe inespéré et impudique d'une espérance folle enfin comblée. D'une main légère, il relève lentement sa jupe sans cesser de l'embrasser pour prévenir et taire toute objection. Son autre main se perd là où ses doigts rencontrent immanquablement un terreau humide. Patiemment, il extirpe d'elle sa nudité. Elle ferme les yeux.

    Chacun de ses gestes contribue à son glissement aveugle vers une extase lente dans la soumission, l'acquiescement tacite, un flot de volupté miraculeux en cadeau d'où aucune gêne, aucun remords ne sortiront.

    Fasciné, comme... hypnotisé, il la regarde avec une extrême attention. Il contemple un court instant son corps porteur d'une énergie folle et qui laisse présager des excès sans nombre et inédits ; un corps mince mais plein car, rien ne manque. Tout est là ! Oui ! Là ! Bien là ! Tout est là, lourd et céleste... tout à la fois.

    Debout, lui faisant face, les yeux baissés dans la mémoire des timidités de l'adolescence, mise à nu plus nue que la nudité nue, sans plus de mystère, la poitrine dressée avec au centre d'une gravité solennelle et précieuse, une toison clairsemée, elle cherche une dernière fois son regard dans l'espoir d'y trouver l'assurance d'une acceptation totale avant de refermer les yeux.

    Il s'agenouille lentement et coule inexorablement à ses pieds comme une fontaine. Il descend à sa source, assoiffé. Il y descend tandis que ses deux mains glissent sur son dos, puis ses reins, pour finir leur parcours sur ses hanches d'une finesse de peau surprenante. Il embrasse longuement son ventre rond avant d'entrouvrir ses cuisses d'un geste précis et doux mais rapide. Il lève une de ses jambes pour la faire reposer sur son épaule et sans mot dire, son visage disparaît.

    Vorace, il est allé chercher ce qu'il était assuré de trouver : la lumière ! Sa lumière à elle ; et un chant aussi : un long cantique.

     

                                                   ***

     

                    Frisson prémonitoire. C'est la rupture avec tout ce qu'elle aurait pu imaginer. Sûr de lui, de sa maîtrise émerge un sang-froid qui ignore tout de l'équivoque pour mieux privilégier l'audace jusqu'à ce qu'elle en perde tous ses moyens car, des doigts humectés l'ont contournée et cherchent, déterminés, là... où son imagination n'aurait jamais pu la conduire, une issue extravagante, une ligne qui la sépare en deux, une voie d'éblouissement entre deux obscurités.

    Comme tombe un couperet mais sans verser de sang, dans sa tête, un dérangement sans précédent est venu tout bouleverser : les idées, les préjugés, les croyances, les lieux, les itinéraires. Elle n'a plus d'assise. Un déluge d'émotions la paralyse. Un éclat effarant, son visage congestionné sous l'activité innommable de ses doigts. Ses genoux se mettent à trembler. Dans ses veines, une panique se déverse. En bas, son ventre bout. Ses mains à elle saisissent son visage, ses cheveux, pour y chercher un appui précaire.

    Le sol lui manque. Elle a pensé à la chute comme pour mieux la précipiter. Elle va rompre. Elle le prévoit et le redoute. Elle va céder et elle le sait. Elle va céder comme une attache, un nœud à bout de résistance car, son centre à elle qui jusqu'à présent la maintenait debout et forte, son centre a perdu ce qu'il ne faut jamais perdre en de pareilles circonstances, à savoir : son équilibre vital.


    Perdue d'angoisse, coulée comme dans de la chaux, elle s'effrite, elle s'émiette, elle se consume, elle se désintègre et elle s'évapore. Pour un peu, elle en viendrait à penser qu'elle n'existe plus que pour lui seul. Encore un instant et tout en elle chavirera dans le consentement.

    Ses jambes fléchissent. Flageolante, sa petite masse s'apprête à vaciller, faute de pouvoir trouver un appui ferme. Anticipant l'inévitable, il fait basculer son corps mince et le renverse sur le lit.

    Malade, il n'a plus qu'une seule conscience : celle de son désir tendu et dressé comme un impératif. Plus qu'une seule réalité : l'ambition impérieuse et démesurée d'une fièvre brûlante. Plus qu'une seule préoccupation : son apaisement.

    Sans attendre, ses doigts ouvrent en deux l'abîme d'une ligne tirée sur une peau ferme et tendre pour reprendre, déterminés, leur chahut innommable. C'est au tour de sa langue. Une langue surhumaine, puis à nouveau ses doigts puis sa langue et encore ses doigts qui redoublent d'audace.

    Couchée sur le ventre, ce qu'elle s'apprête à vivre lui a ôté toute faculté d'action et de réflexion. Incapable de faire le moindre geste et de prononcer un mot, elle accepte tout, enfermée dans l'instant : celui de la conduite de son amant et d'une appréhension jusque là, inconnue.

    Voilà qu'elle s'entrouvre et dans un instant, elle s'ouvrira à la plénitude de son désir. La tête renversée, les flancs à découvert, son écorce se fend. Il touche au but et elle, y aboutit déliquescente. Elle fond. Elle n'en finit pas de fondre. Elle se dilate et se liquéfie sous l'action extravagante de ses doigts qui ne veulent pas renoncer. Elle s'entrouvre, tout illuminée, et à la pointe, à la cime, c'est l'enivrement ; au pied et sur le tronc, ça palpite; plus bas encore, c'est la peur et au centre, dans son plein milieu à elle, c'est l'abandon et le desserrement.

    Ô ! Admirable sillon creusé pour lui ! Admirable et inespéré ce tracé sans lacets pour s'égarer et qui le conduira sans détour vers une ouverture sans précédent, une échappée vierge, entrée et sortie tout à la fois, et dans laquelle il achèvera de transpirer toute sa fièvre.

    Une folie, sa fièvre ! Une folie, cette marée destinée au déferlement de son délire ! Instinct de vie qui disloque les volontés les plus déterminées et les plus morbides, cette charge, cette folie des sens ! Car, elle s'entrouvre et c'est l'émotion qui l'étouffe. Trop pour un seul homme ! Beaucoup trop. Il aurait fallu être à plusieurs pour partager cette déflagration inédite et rendre possible sa gestion, trouver un second souffle car, qu'est-ce que la jouissance comparée à la pénétration torrentielle d'un sens inné pour l'extase, sinon un voluptueux déchirement qui n'en finit pas de fendre, dans son accomplissement, la carapace d’interdits inconscients, fruits d'une retenue qui ignore tout maintenant de sa propre inhibition.

    Abolition de toutes les limites et de tous les interdits. Maître mot que cette transgression qui vous laisse non pas orphelin mais pantois face à cette démesure et cette frénésie qui nous élève, nous grandit, divinisés que nous sommes. Mais... une divination séculière alors ! Une divination humaine qui ne transcende rien mais qui nous cloue dans ce monde de chair et de sang.

    Immanence parfaite donc ! De quoi rassurer les mystiques les plus exigeants avant de les désarçonner, en les ramenant vers nous et avec nous ; seule condition qui puisse nous les rendre enfin fréquentables car, de ce monde, on ne se retranche plus. Non ! On l'habite la joie collée au visage ; une joie qui déploie son rayonnement par ricochet et qui engendre dans sa démultiplication, l'hilarité générale des êtres qui se reconnaissent enfin pour ce qu'ils sont… qui est ce qu'ils n'auraient jamais dû cesser d'être.

    Il ne s'agit pas d'un paradis perdu puis retrouvé... mais d'un constat qui ne souffrira aucune contestation : notre vie est bien ici et pas ailleurs !

    Alors... non ! Elle ne sera plus jamais superficielle. Jamais plus ! Désormais, elle sera... avisée et profonde, immensément profonde car, une fois l'extase des possibilités infinies consommée, mille désordres éperdus hanteront longtemps, longtemps encore, sa mémoire en bataille, chahutée par un tohu-bohu de voix, de cris et de rires venus du fond des âges.

     

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  • Jean de La Fontaine ou le clair-obscur de la raison politique et humaniste dans la fable

     

     

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    Le chat, la belette et le petit lapin*


    Jean de la Fontaine
    (-- Livre septième – Fable XV 
    "Le chat, la belette et le petit lapin" a pour source une fable de Pilpay - Brahmane hindou (3es. ?) « D’un chat et d’une perdrix » tirée du livre des Lumières (1).
     
     
    ***



    Du palais d'un jeune Lapin
    Dame Belette un beau matin
    S'empara ; c'est une rusée.
    Le Maître étant absent, ce lui fut chose aisée.
    Elle porta chez lui ses pénates un jour
    Qu'il était allé faire à l'Aurore sa cour,
    Parmi le thym et la rosée.


    Après qu'il eut brouté, trotté, fait tous ses tours,
    Janot Lapin retourne aux souterrains séjours.
    La Belette avait mis le nez à la fenêtre.
    O Dieux hospitaliers, que vois-je ici paraître ?
    Dit l'animal chassé du paternel logis :
    O là, Madame la Belette,
    Que l'on déloge sans trompette,
    Ou je vais avertir tous les rats du pays.


    La Dame au nez pointu répondit que la terre
    Etait au premier occupant.
    C'était un beau sujet de guerre
    Qu'un logis où lui-même il n'entrait qu'en rampant.


    Et quand ce serait un Royaume
    Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi
    En a pour toujours fait l'octroi
    A Jean fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume,
    Plutôt qu'à Paul, plutôt qu'à moi.


    Jean Lapin allégua la coutume et l'usage.
    Ce sont, dit-il, leurs lois qui m'ont de ce logis
    Rendu maître et seigneur, et qui de père en fils,
    L'ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis.
    Le premier occupant est-ce une loi plus sage ?
    - Or bien sans crier davantage,
    Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.
    C'était un chat vivant comme un dévot ermite,
    Un chat faisant la chattemite,
    Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
    Arbitre expert sur tous les cas.


    Jean Lapin pour juge l'agrée.
    Les voilà tous deux arrivés
    Devant sa majesté fourrée.
    Grippeminaud leur dit : Mes enfants, approchez,
    Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause.
    L'un et l'autre approcha ne craignant nulle chose.
    Aussitôt qu'à portée il vit les contestants,
    Grippeminaud le bon apôtre
    Jetant des deux côtés la griffe en même temps,
    Mit les plaideurs d'accord en croquant l'un et l'autre.
    Ceci ressemble fort aux débats qu'ont parfois
    Les petits souverains se rapportant aux Rois.

     

     

     * La Fontaine aurait-il été proudhonien avant l'heure :"La propriété, c'est le vol" ? Ou bien encore, La Fontaine aurait-il été un apologiste de la rapine, à la fois révolutionnaire et gangster pour finalement botter en touche : ni la rapine ni le droit qui aurait pour fondement l'usage et la coutume, loin de la justice, mais bien plutôt...  la soumission à l'arbitrage du plus fort ? Ou alors, la dénonciation de cet arbitrage et du risque encouru par tous ceux qui seraient tenter d'y recourir ?

     

    _____________________

     

     

                      " Loin de ces rapports de force très crus entre maître et esclave qui faisaient, selon la légende, de chaque intervention d'Esope, une stratégie d'esquive et de survie face à la violence du monde... d'un redoutable potentiel critique, si La Fontaine adopte au seuil du premier recueil de ses fables la posture humble de simple "traducteur" d'Esope, il ne manque pas, dans sa préface, de faire état des libertés qu'il s'est données vis à vis de ses modèles.

    Si l'on en croit toute une tradition critique, La Fontaine aurait donc réalisé ce petit miracle : en devenant en quelque manière "notre Homère", il aurait pour longtemps "reterritorialisé" le genre le plus nomade, exportable, atopique qui soit : la fable. Mais cet encrage profond dans une situation précise (la France du règne personnel de Louis XIV), n'est en rien un enfermement : ces fables (apologues), en s'enracinant plus fortement que leurs devanciers (1) dans un terreau socio-politique spécifique, n'en auront acquis que plus de "pouvoir" encore ultérieurement.

    Qui ne pourrait témoigner de l'aptitude sans précédent des Fables de La Fontaine à s'émanciper de leur contexte immédiat, à éclairer d'autres types d'actualité, à venir hanter d'autres états de l'imaginaire collectif et de la langue ?

    (...) C'est que la fable selon La Fontaine, cet objet ténu, d'apparence aussi humble que celle du roseau, a résisté là où bien des chênes d'allure plus impérieuse ont basculé dans le néant de l'oubli. Cette souplesse extrême, elle le doit d'abord, à sa puissance intégrative sans égale : du premier recueil (1668) au second (1678-79), on assiste à une prodigieuse extension du domaine de la fable et les commentateurs ont souvent comparé, à juste titre, l'apologue lafontainien à un "creuset" où tant de traditions viennent se mélanger, et où les éléments d'autres genres -épopée, poésie lyrique, tragédie, contes et nouvelles, comédie surtout... - se fondent en d'improbables métissages, sans que pour autant ces rencontres surprenantes de tonalités, de registres et de styles virent immanquablement au burlesque, école de liberté elle aussi présente dans les Fables, mais le plus souvent étrangère au "tempérament" recherché par La Fontaine.

    Par la grâce de cette souplesse savante et rusée, la fable pourra plier à tous les vents que feront souffler sur elle les vicissitudes de l'histoire. Or, cette souplesse ne tient pas seulement à cette aptitude exceptionnelle à parasiter les autres genres et à les faire communiquer par des voies imprévues, elle doit beaucoup également à la mise en échec de toute parole excessivement dogmatique. Dans le grand voyage des Fables, les dogmatismes locaux semblent systématiquement voués au ridicule et au malheur. Par ailleurs, une expérience de plus de trois siècles a amplement démontré que les interprétations univoques de telle ou telle fable n'ont pas résisté bien longtemps. C'est que, semblable en cela à l'essai montaignien, la fable ainsi conçue se prête mieux sans doute que tout autre genre, à une pensée de la situation, de l'occasion, de la contingence. Elle se dérobe à toute signification allégorique définitive et stricte ; et la recherche des influences et des sources qui l'irriguent, si elle peut fasciner en soulignant la virtuosité des transpositions, ne restreint généralement  en rien la gamme des interprétations possibles - bien au contraire."

                                                          Jean-Charles Darmon - 2002

     

     

     

    1 –  d'autres sources encore à propos de l'oeuvre de l'auteur : Esope, Phèdre, Epicure, Horace, Erasme…

     

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  • Le Rap au secours de la langue française

     

    Quartet sans tête ?

     

                 Delerm, Biolay, Katerine, Bénabar... ou quand la chanson française prise en otage par des recalés de la rime et de la mélodie sombre, langue et musique dans une mélasse aussi indigeste qu’indigente… corps et biens...

    Naufrage à la racine de laquelle on trouvera des pousseurs de chansonnette qui ont, semble-t-il, la faiblesse de penser que c’est la rime qui fait la poésie,  deux accords de guitare (ou de piano) pour faire une chanson, et un vocabulaire du niveau du Brevet des collèges… en guise de texte...

    Texte et musique de pré-pubères qui n’auraient jamais dû quitter les chambres à coucher avec leurs posters qui les ont vus naître.

                 Sans vouloir écraser ces faiseurs sous un mastodonte tel que Ferré ou sous les auteurs et les compositeurs de Piaf, Damia et Fréhel, et plus près de nous, des artistes tels que Lavilliers (années 70 et 80), Souchon, Jonasz…

    Longtemps on pourra s’interroger sur le comment et le pourquoi d’une telle rupture de transmission d’héritage, son origine et ses causes.

    Michel Fugain en 2008 - à propos de la chanson française 

     ________________________

     

    Et c’est alors que…

    Après une traversée mouvementée de l’Atlantique… le Rap français voit le jour.


     (Extrait de l'album " Reel " de Kery James)

     

    Le Rap ! Bitume et béton en miroir d’une France de toutes les discriminations et de toutes les souffrances d'une naissance... pour rien ou pour si peu...

    Oui ! Le Rap ! Un Rap boomerang... vitrine des ghettos d’un environnement urbanisé mais... ras la gueule

    Le Rap ! Qu'il soit underground ou commercial… avec sa dénonciation stéréotypée et automatique de la police et du racisme dans le contexte de "quartiers déshérités"… dénonciation sans laquelle un rappeur n'est pas un rappeur...                                                                       

    Le Rap ! diffamatoire et boycotté… mais salle comble avec... ce que d’aucuns se plaisent à qualifier… "sa gestuelle de primates et facéties de clowns… ", les bras ballants, inutiles, privés de musique …

    Le Rap dit authentique... celui de "la condition noire", véritable blues-urbain - béton et taudis -,... après celui des champs de coton...

    Le Rap bling-bling... même décadent dans sa version gangsta rap pour lequel la réussite porte les noms de : voitures, bijoux et putes de luxe ! Et la  transgression : racket, trafic, agression, viol et meurtre !

    Le Rap-game patronné par Skyrock et les Inrocks...

    Le Rap, cette vérité d'une réalité en pleine face... 

             Et même si la musique n’en sera pas plus avancée pour autant…

    Le Rap avec ou sans un Joey Starr à la production inaudible,  et un Akhenaton vieillissant en éducateur de centre aéré...

    Le Rap et La Rumeur pour nous rappeler au bon souvenir... et nous cracher au visage le Vel d'Iv, Charonne, la guerre d'Algérie, les noyés de la Seine, les pendus de la forêt de Fontainebleau, Sétif et Guelma…

    Le Rap de ceux qui pouvaient aussi avoir toutes les raisons au monde de détester notre langue, et qui, contre toute attente, la sauveront du naufrage d’une production musicale aux protagonistes sans histoire… week-end et vacances à Deauville, les planches, le sable avec pour seule ligne d'horizon... leur nombril.

               Alors oui !  Le Rap... cette grande gifle des années 90 !


    Kery James et feat béné :"L'impasse"  
     
     

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  • Alexandre Langlois, du syndicat de police VIGI : le policier qu'il vous faut !

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                  Et accessoirement, le gendre idéal aussi !

     

    Chouchou des médias favorables aux Gilets jaunes (saluons ces médias trop rares !), comment ce syndicaliste d'un syndicat VIGI ultra-minoritaire qui compte 4 encartés et qui recueille 3 votes aux élections professionnelles ( le 4è vote aura été oublié par l'encarté, tête en l'air qu'il est !)... comment donc a-t-il pu à ce point duper les Gilets Jaunes ?

    Car enfin...

    Jamais ce syndicaliste à la tête d'un syndicat privé d'adhérent ne condamne les violences policières  ou bien, pour mieux s'empresser de les excuser !

    Jamais non plus, ce syndicaliste-policier sympa ne mentionne les 400 ouvertures d'enquêtes de l' IGPN restées sans suite car à ce jour, aucune sanction n'a été prise contre quelque policier que ce soit !

     

                          


     

                 Certes, Alexandre Langlois prend soin de préciser qu'il soutien une police  dédiée à la défense de la veuve et de l'orphelin. Il ne manque pas de fustiger l'Etat Macron. Mais alors, sans doute ignore-t-il l'histoire de sa police, de cette police, de "notre" police, et particulièrement son casier historico-judicaire : la répression sanglante des grèves ouvrières du 19è et du début du 20è siècle, celle des insurrections de 1848 et de la Commune de Paris de 1871; de la période de l'Occupation à la torture en Algérie, sans oublier les morts au Métro Charonne et les massacres du 17 octobre 1962... ici en France...

                  Méprisé par ses collègues qui eux assument aujourd'hui leur métier qui consiste aussi et surtout, après avoir servi la veuve et l'orphelin, à participer au racket des automobilistes, aux contrôles incessants de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Arabe, un Musulman, un Africain, et au tabassage de centaines de Gilets jaunes sans protection, hommes ou femmes confondus, dans une impunité totale...

                          Alexandre Langlois, tout policier qu'il n'est pas et n'a sans doute jamais été, ignore finalement - et les médias avec lui -, qu'il n'y a jamais eu, qu'il n'y aura jamais de police a priori républicaine ; il n'y a que des Etats, des gouvernements et une chaîne de commandement en ce qui concerne le maintien de l'ordre... républicains ou non.

     

                    Le vrai métier d'un policier, c'est d'obéir. Et l'on peut dire que tous s'en donnent à coeur joie depuis des mois face au mouvement des Gilets jaunes même si l'on peut douter que la chaîne de commandement  mentionnée plus haut leur ait donné explicitement l'ordre de tabasser à 6 contre une, après l'avoir tirée par les cheveux à l'écart et à l'abri des regards indiscrets, une femme qui hurle au supplice (ICI).

    Néanmoins, nous ne sommes pas dupes : c'est bel et bien un service d'ordre sur un "mode terreur" qui a été mis délibérément en place par l'équipe de Macron dès les premières semaines du mouvement ; terreur d'une efficacité redoutable puisqu'une grande partie des manifestants présents là partir du 17 novembre et les semaines suivantes, traumatisés par la brutalité de la répression - les retraites en particuliers - ont depuis, désertés les rues. 

    Précisons que tous les syndicats de policiers et leurs membres se sont ralliés à ce choix d'un service d'ordre sur le "mode de la terreur" sans broncher et avec zèle. Des centaines de vidéos sont là pour en témoigner. 

    Là encore, notre policier modèle s'est bien gardé d'en faire état.

     

                    Esprit confus, force est de constater qu'Alexandre Langlois s'est trompé d'emploi stable : il n'a rien à faire dans la police .... à moins qu'il nourrisse en secret le projet de nous vendre l'idée que toutes nos conquêtes sociales nous les devons à cette police et à leur défense incessante de la veuve et de l'orphelin, ... à cette police protectrice des plus faibles : " Mais oui ! mais c'est bien sûr ! les CP, c'est la police ! La Sécurité sociale, c'est la police ! La liberté d'expression, c'est la police !".

                   Salaires indignes, des milliers d'heures supplémentaires impayées, commissariats infestés de rats et de punaises, suppression de milliers d'emplois par un Président Karcher plébiscité par des policiers crédules, des véhicules vétustes, des policiers dans l'obligation de financer leur matériel et leurs vêtements de protection...

    C'est tellement évident : n'attendez jamais le respect de vos droits et de votre intégrité physique d'une police capable d'accepter des années durant de telles conditions de travail ; pour ne rien dire de l'échec aussi calamiteux que scandaleux de leurs syndicats que tous soutiennent bec et ongles.

    Comme un fait exprès, de l'aveu d'un certain nombre de policiers, une grande partie des ordres reçus était illégale. 

    Aussi, rien de surprenant que l'Etat soit dans l'obligation de couvrir 99% de leurs bavures à tous ( une réflexion à ce sujet ICI), ne serait-ce que pour leur faire oublier le mépris avec lequel cet Etat, leur employeur, les considère car enfin, lorsque le faible (le policier) est sans courage face au fort (l'Etat) qui l'humilie, c'est alors qu'il prend pour cible un plus faible que lui ( un gilet jaune).

    Quant à notre policier modèle, Alexandre Langlois, si la veuve et l'orphelin l'intéressent tant, et pas simplement la sécurité de l'emploi - la motivation première inavouée et inavouable de toute candidature dans ce corps de métier  pas très regardant sur le niveau d'instruction des candidats - , on pourra sans difficulté lui indiquer la voie à suivre ; celle qu'ont emprunté de tout temps, ceux à qui on doit nos protections sociales et démocratiques.

                  Et devinez quoi ! Aucun d 'entre eux n'était membre de notre police tellement républicaine et droit-de-l'hommiste... et tout et tout et tout !

     

     

     

    * billet de blog censuré par Sud Radio au cours de l'émission "Jeudi Chouard: L'heure des citoyens constituants #7" qui recevait Alexandre Langlois. 

     

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  • L’immense défaite morale du régime de Macron *

     

     

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                   Si les violences  des black-blocs sont âprement dénoncées, c’est au prix du silence dont les abus de pouvoir et les violences de la police de Castaner demeurent couverts ; dénonciation qui se garde bien de faire la distinction entre le policier sur lequel un pavé est lancé et des gilets jaunes, femmes ou hommes, tabassés à 6 contre 1, par centaines depuis le 17 novembre, pour ne rien dire ceux qui ont perdu qui un œil, qui une main, et tous les autres, victimes de blessures aux séquelles à vie… dans la juste représentation des cellules des milliers de gardes à vue préventives d’une complaisante inouïe et dont des procureurs sans honneur se font les complices - gardes à vue destinées à empêcher des manifestants de rejoindre leurs cortèges -, des maltraitances et des privations des droits sans nombre - refus d’appeler un avocat, confiscation et destruction des portables -, des centaines d’ordres illégaux de l’aveu même de quelques policiers, trop rares comparés au silence de leurs syndicats à ce sujet, aux martyrs de ce mouvement, primo-manifestants retraités et jeunes adultes tout juste sortis de l’adolescences, traumatisés dès les tout premiers jours.

                    Qu’en pensez-vous, ô familles de tous ces héros involontaires ?

     

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                   Ne perdons pas de temps ici à démontrer toutes les manœuvres d’une communication élyséenne en soutien à la place Beauvau et au ministre de l’intérieur, fidèle d’entre les fidèles du locataire de l'Elysée, nommé Castaner, un bluffeur qui n’a manifestement pas oublié ses années de joueur de poker sur la place marseillaise, attablé avec des truands ; ni non plus à demander à son premier ministre, comment, à son gré, le régime d’une 5è République à bout de souffle, à court d’arguments – d’où sa violence -,  peut encore se maintenir sans une répression qui n’a rien à envier au régime de Vichy dans sa nature et la personnalité des hommes et des femmes qui l'ont servi hier  - opportunisme de la pire espèce ; médiocrité morale et intellectuelle ; répression qui se déploie à grand renfort de mercenaires, de voyous du maintien de l’ordre, de miliciens aux comportements crapuleux et sadiques… tout un dispositif répressif dont l’âme boueuse cache difficilement un parti pris assumé pour un maintien de l’ordre sur le mode de la  terreur dans une défaite morale accomplie que "le régime de Macron" devra boire jusqu'à la lie.

    Ne les entendez-vous donc pas tous, entre deux tirs de flash-ball et deux lancés de grenades dites de désencerclement, se réjouir en ces termes : « Ces chiens et ces chiennes ne sont pas près de revenir nous emmerder samedi prochain ! »

     

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                          (Didier Lallement, préfet de police de Paris depuis mars 2019)

     

                     Si la mansuétude est facile à un Président populaire et respecté, en revanche, dans le contexte d’une Présidence qui ne recueille au mieux qu’un petit tiers de soutien, face à une contestation qui ne faiblit pas, sur quoi cette présidence pourrait-elle bien s’appuyer si ce n’est sur l’intimidation, la peur et finalement, la terreur. Certes, ce même président, ses ministres, ses députés et des médias tout acquis à sa cause, auront beau jeu de rétorquer : « Macron n’a-t-il pas été démocratiquement élu ? N’avez-vous donc pas reconnu votre défaite à tous (la majorité !) ? »

    Elu démocratiquement ? Sans doute. Mais tellement mal élu… car ce président est bel et bien condamné à occuper l’Elysée avec son score du premier tour : 18% des inscrits. N’en déplaise à tous les chroniqueurs des médias dominants.

     

    ***

     

                    Qu'à cela ne tienne !

                    Tournons-nous maintenant vers demain car il est déjà grand temps.

                    De quelle indulgence devrons-nous faire preuve pour tous les coupables, pour toutes ces petites mains de la répression et tous les donneurs d’ordres ? Quel procès, quelle sentence - Elysée, Matignon, députés LREM, police, Médias… - quand tous auront été précipités du pinacle ? Ou bien alors, fatigués, nous laisserons-nous glisser, volontiers, aux solutions de facilité : le pardon, l’oubli ? Ce serait pour eux tous, à n’en point douter, la meilleure garantie de pouvoir se retourner. Ne les entendons-nous pas déjà nous murmurer : « Ne savez-vous pas que nous sommes tous réconciliés ? »

    Cette inclinaison au pardon sera-t-elle l’expression d’une âme charitable car un fait est certain : pour s’indigner et punir, encore faut-il croire sans vergogne excessive ni fanatisme, à tous nos aïeux de 1793, de 1848, de 1871, de 1936 et de 1968 côté ouvriers.

    Que l’on ne s’y trompe pas : si l’on peut légitimement craindre que les conséquences de cette répression qui nous confirme une fois de plus qu’il n’y  pas a priori de police républicaine ni de médias honnêtes ni de ministres  ni de députés responsables et indépendants moralement de toute fidélité dégradante mais seulement des hommes soucieux de la justice et du droit, et d’autres… de la déontologie d’une profession, ou bien l’absence de ces hommes-là,  et si l’on doit fortement douter que de « ces mois de matraque » (avant des années de plomb encore à venir ?) et de privation des droits les plus élémentaires de la personne, ces mêmes conséquences ne soient nulle part explicitement tirées...  

    De cette crise sociale qui a pour origine non pas une crise du dialogue tant évoquée par les cancres d’une sociologie de piliers des cantines et des plateaux télévisés (car enfin, dans le cadre d’un « il n’y a pas d’alternative »  qui est celui de ces trente dernières années, quel dialogue est-il possible et à propos de quoi ?) mais bien plutôt d’une crise de la non-représentation de nos institutions, véritable crise de régime… on peut aussi être assurés qu’il y a encore une poignée d’hommes assez intelligents pour savoir, dès maintenant, la défaite assurée pour tous ceux qui auront trempés dans cette farce macabre que sont la candidature et l’élection d’un Macron qui n’avait pour lui que l’effet de surprise et une jeunesse aussi trompeuse que pompeuse sous l’ombre d’une pyramide en verre.

    Si pour d’aucuns la vieillesse est un naufrage, il semblerait que la jeunesse soit devenue non seulement un naufrage mais une noyade et un enterrement. Aussi, empressons-nous de souhaiter à ce mal-président de belles obsèques politiques dans l’intimité de sa pseudo-famille électorale qui n’était qu’une bulle spéculative idiote même si, on n’en point douter, une belle carrière professionnelle à l’international attend notre candidat à l’échec cuisant et déshonorant : servir, encore et toujours servir, larbin né !

    Car, force est de constater, que tout ce beau monde à la vue courte et basse, respire la défaite malgré quelques succès que leur complexe de supériorité est incapable de juger aussi éphémères que cosmétiques : un Edouard Philippe au regard de chien battu, ses ministres, un Castaner protégé, au regard vide, à la voix sans coffre au ton sournois, des députés LREM sans conscience ; et Macron, l’homme qui se suffit à lui-même et qui n’attend rien de personne, ni de sa fonction ni de cette grande nation qu’est la France ; un homme qui n’a besoin de rien sinon de lui-même, encore et toujours.

    Une gageure sans précédent pour un Président de la République ; en cela, une erreur gigantesque.

     

                     Limiter les dégâts et la casse sera sans doute la seule ambition de ceux qui comptent bien, en coulisse, succéder aux responsables de ce désastre ; épargner les uns, ménager les autres - police, médias, ministres, députés - demandera de rendre acceptable a posteriori une présidence qui aura pourtant fait appel aux mêmes ressorts que ceux du régime de Vichy, - mensonges (fake-news, intimidation, médias de propagande, barbouzes en tous genres, culpabilisation et diabolisation des réfractaires, violences et terreur -, contre l’avis de tous ceux qui souhaiteront très tôt se joindre à la demande massive qui ne manquera pas de se faire entendre, d'une enquête au sujet de la gestion de la crise sociale - gestion dans son ensemble - qui aura percuté de plein fouet et qui divisera pour longtemps notre pays.

    Certes, une présidence, un gouvernement et un groupe de députés vindicatifs et en dessous de tout, repoussent toute sympathie ; en revanche, un régime dit bénin dans ses excès, ne constituerait-il pas pour la paix sociale un intermédiaire rêvé ? Une paie toute de mollesse, sans vainqueurs ni vaincus ; une paix blanche ; celle que les troupes de Macron appelleront très prochainement de leurs vœux et celle dont Macron espère lui-même être le greffier.

    Précisons ceci : vis-à -vis de ce programme de réconciliation, la seule position honorable est la suivante : « Capitulation sans condition ».

                      A l’idée de la fausse paix intérieure, une seule mise en accusation : Macron, Castaner, une garde des Sceaux qu'il n'est même pas nécessaire de nommer, les médias et les  principaux acteurs de la chaîne de commandement des forces de l’ordre. Quant aux députés LREM, les élections, toutes les élections à venir, se chargeront de leur infliger la plus grande des sanctions : sanctions qui ruinent tout espoir de faire carrière en politique.

    Le jugement des responsables de ce régime de terreur qui bafoue le droit, tous les droits, ne répond pas seulement à un profond et légitime besoin de la conscience populaire, celle des Gilets Jaunes en priorité qui auront payé le plus lourd tribut ; Gilets Jaunes qui ne sont pas aussi minoritaires que les médias le laissent entendre : la résistance dans laquelle les Gilets Jaunes ont très tôt communié, a attisé chez nous tous un esprit de solidarité, un esprit d’amour sans doute aussi ; à ne pas confondre avec de la faiblesse.

    Non, cette exigence, on la doit aussi aux familles meurtries, celles des lycéens, celles des hommes et des femmes, tous livrés à une violence qu’aucun préfet n’aura condamnée ; en particulier, tous ces tirs sur des visages pris pour cibles et le tabassage de femmes et d'hommes jetés à terre, un gilet jaune pour seule protection.

    Ce jugement sera le seul moyen de venger notre honneur, celui de nos compatriotes et celui de notre République que des voyous ont pris en otage. Avec mesure et équité, ces jugements devront tomber ; et ils tomberont. Ces jugements nous laveront de la tentation de l’oubli et du pardon, de la tentation d’une complaisance envers des manquements d’une gravité sans précédent depuis les années 60, perpétrés par des misérables qui ont osé présenter devant les plus faibles de nos compatriotes, les plus précaires, les plus exposés à des politiques injustes et cruelles, l’image d’une présidence, d'un gouvernement et d'une "République dite en marche", agenouillés devant une exigence de sécurité instrumentalisée basée sur le recours à la terreur.

     

    ***

     

    l'étrange défaite de macron,castaner,lallement préfet de paris

                    Au mois de mai... nous ne sommes aujourd’hui qu’au début du printemps. La vraie saison, celle qui demandera que les comptes soient rendus à la Nation, viendra demain ; et ce sera celle des jugements aussi justes que sévères.  

     

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    l'étrange défaite de macron,castaner,lallement préfet de paris

     

     

     

    * Titre et billet largement inspirés par l’ouvrage de Marc Bloch : « l’Etrange défaite » écrit en 1940, qui, elle, n'était pas souhaitable  - face au régime Nazi contrairement à celle de Macron face à la morale - ainsi que  « La vraie saison des juges » : "Les cahiers politiques", novembre 1943 ; un Marc Bloch historien, fondateur avec Lucien Febvre de l’Ecole des Annales ; après avoir été torturé par la Gestapo, il sera condamné à mort et fusillé le 16 juin 1944, pour faits de résistance

     

     

                         Pour prolonger, cliquez : Gilets Jaunes - le dossier

    Lien permanent Catégories : La revue de presse de l'actualité par Serge ULESKI 0 commentaire
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