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Actu internationale

  • Dans les cendres fumantes, chercher l’or et l’argent

     

    gaza 2008

    Gaza 2008

     

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                 « C’est autour de l’argent que se fait tout ce bruit ; c’est l’argent qui fatigue les échos du forum, qui met les fils aux prises avec leurs pères, qui prépare des poisons, qui confie le glaive aux sicaires aussi bien qu’aux légions. Oui, l’argent est  partout souillé de sang humain ; pour l’argent, maris et femmes troublent par leurs querelles le silence des nuits ; la foule se presse devant le tribunal des juges ; enfin… si les rois massacrent et pillent, s’ils renversent des cités, oeuvre des siècles, c’est pour aller, dans leurs cendres fumantes, chercher l’or et l’argent.

    Et si vous daignez abaisser la vue sur ces coffres-forts cachés dans les plus obscurs recoins, vous direz : « Voilà donc la cause de ces cris de fureur, de ces yeux sortant de leurs orbites ; c’est pour cela que hurle la chicane dans nos palais de justice, et que des juges, évoqués de si loin, s’en viennent décider, entre deux plaideurs, de quel côté la loi favorise le plus la cupidité. » Je parle de coffres-forts ! Et pour une poignée de menu cuivre, pour un denier que détourne un esclave, ce vieillard, qui va mourir sans héritiers entre dans des convulsions de rage. Et pour la plus modique fraction d’intérêt, cet usurier infirme, qui, les pieds et les mains rongés de goutte, n’est pas en état de comparaître, crie incessamment et par ses mandataires poursuit, au fort de ses accès, le recouvrement de quelques sous.

    Quand vous m’étaleriez toute cette masse de métaux qu’on ne cesse d’arracher du sein de la terre ; quand vous mettriez au jour tout ce qu’enfouit de trésors cette avarice qui rend à la terre ce qu’elle lui a si mal à propos ravi, je n’estime pas tout cet amas digne de faire sourciller le sage. Combien il se doit rire de ce qui nous arrache tant de larmes ! » – extrait du titre « L’art d’apaiser la colère » de Sénèque.

                  … et combien il se doit pleurer de ce qui nous indiffère au plus haut point : comment cet argent est amassé et sur le dos de qui.

     

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    Photo : Gaza 2008 (REUTERS/Jerry Lampen).

     

    Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI en littérature

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  • Peuples d'entre les peuples

     

                Qui nous contera l’histoire de tous ces peuples empêchés et qui, décidément, ne parviennent pas à se faire une idée de ce que pourrait être leur avenir ?

    Au mieux maltraités, au pire massacrés, ils sont un peu comme ces enfants mis au monde et abandonnés à leur triste sort, très vite et très tôt livrés à la violence et à l'arbitraire. Même si l'exil est toujours possible, rappelons néanmoins que derrière chaque "adoption" il y a un abandon, car, on n'a qu'un pays, celui qui aurait dû être le sien, tout comme un enfant n'aura jamais qu'un père et qu'une mère, celui  et celle qui auraient dû être ses parents.

    Ils ne peuvent alors compter tous ces peuples, que sur un sursaut moral : un véritable miracle dans certain cas ! Quant à réunir les conditions propices à l’épanouissement de plus grand nombre avec le souci de l’élever à l’infinité de tous les possibles en tant qu'êtres humains debout sur leurs jambes dans toute leur plénitude, chacun selon ses ambitions, ses aspirations et ses capacités… mieux vaut ne pas y penser du tout.

     

                   Privés d’attention, plantés, là, derrière les barreaux d'une vaste prison avec en poche l'espoir illusionné d’un avenir qui semble continuellement leur faire face, mais… de dos, quand ils trouvent encore la force de se retourner, pour mieux le voir disparaître... comment ces peuples font-ils pour ne pas dépérir tellement on ne leur a jamais autorisé à espérer quoi que ce soit  pour eux-mêmes ? Car, tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise contre un mur d’indifférence ou d'une flatterie condescendante et crasse aux intérêts souvent éloignés de tout ce qui pourrait, en ce qui les concerne, ressembler à une solution, ou du moins, à un espoir de solution dans un avenir proche. 

                Mais alors, quelles fautes ont-ils bien pu commettre pour mériter un sort aussi cruel et injuste : dénuement, abandon et mépris ? 

    Chair, viande, corps sans bras, sans jambes, sans tête, par centaines de milliers, sous des tonnes de bombes, corps ouverts comme des sacs, hommes, femmes, enfants, sans âge et de tous les âges... ces peuples-là ne meurent pas : ils crèvent !

              S’il n’y a pas de peuples maudits - car enfin, qui pourrait se risquer à affirmer le contraire et à rendre un tel verdict ! -, il y a bien des peuples marqués comme on marque du bétail car ils ont tout simplement le malheur, tous ces peuples, d’être au centre d’enjeux géopolitiques et stratégiques colossaux, indépassables ; enjeux relatifs à la présence de richesses naturelles abondantes ; en premier lieu : terres arables, eau, gaz, pétrole, or et diamant ; enjeux d’exploitation, et tout aussi importants, enjeux d’acheminement aussi qui interdisent à tous ces peuples d’espérer une quelconque indépendance, voire... un semblant d’autonomie quant à leur destin collectif, tout en étant dans l’obligation de faire le deuil de l’idée d’une élite dirigeante qui aurait à cœur de leur garantir sécurité et prospérité ; élite elle-même otage d’enjeux qui interdisent, là aussi, toute considération morale : il sera alors question pour cette élite de servir, de se soumettre à la loi du plus fort, ou bien de périr car tout sera alors mis en œuvre pour remplacer cette élite rebelle : coup d’état, assassinat, soulèvement provoqué et contrôlé… campagne de diabolisation, menaces financières et économiques, famine et guerre civile sous faux drapeaux.

    Mais alors, comment ces peuples peuvent-ils espérer conjurer la malédiction de ces ressources naturelles qui les placent à l’épicentre de toutes les conflagrations à l'origine desquelles on trouvera des stratégies d'un cynisme inouïe qu'aucun cri de révolte ne pourra jamais faire reculer ?

                   Ici, en Occident, on évoque des catégories bien calibrées de nos démocraties qui nous empêcheraient de prendre du recul et de relativiser l'humiliation ou le massacre de tous ces peuples : on pensera bien évidemment au Peuple palestinien (1) et aux régions d'Afrique, du Maghreb, Moyen et Proche Orient ; relativisme qui, dans les faits, cache un « ils ne méritent pas mieux de toute façon !» d’un mépris qui renvoie  aux calendes grecques toute culture disons… humaniste qui fait pourtant de nous, et d’aucuns l’ignorent encore manifestement, des êtres humains ; un relativisme pratiqué par des acteurs souvent impliqués directement ou indirectement dans le martyr de ces peuples : soit à la hauteur d’un soutien actif et aveugle à leurs bourreaux par solidarité tribale (mentalité rupestre de Néandertal ; solidarité de boue et de fange) en ce qui concerne Israël par exemple... et ce n'est qu'un exemple,  même si... le plus criant, car on en trouvera d'autres ; et puis enfin : relativisme motivé par des intérêts de carrière politique et/ou de prospérité économique car pour ces acteurs-là : « Business is business ! » en tous lieux et circonstances.

    Faut croire alors que tous les damnés de la terre ne se ressemblent pas. Et puis, ne trouve-t-on pas toujours plus damnés que soi ? Et qui peut bien avoir envie d'être le dernier d'entre eux ?

    Et s'il ne faut jamais cracher dans la soupe,  et plus encore, s’il ne faut jamais cracher contre le vent, force est de reconnaître que ces "catégories" qui nous rendraient aveugles et imperméables à toute prise de recul propre à un relativisme dit « salutaire et sage », ont la fâcheuse habitude de porter les noms de "Raison d'Etat", "Intérêts supérieurs", "Etat profond", dans la corruption d'un véritable système de gestion économique et politique des peuples à une échelle mondiale qui n'est plus contestable ; les corrompus n’étant que des marionnettes à l’espérance de vie souvent plutôt courte entre les mains de leurs corrupteurs que l’on imaginera hilares en secret, du rire de ceux qui raflent la mise les mains dans le sang, le visage éclaboussé par quelques lambeaux de chair humaine ; quant à l’odeur, c’est grisés par les gaz de décomposition des cadavres, entre deux flammèches de feux follets, qu’ils poursuivent leurs actions et transactions dans un état second, état propre à la sidération car, là encore, on les imaginera sidérés d’une sidération de vainqueurs dont la victoire totale rencontre leurs propres attentes au-delà de toutes les espérances, la réalité dépassant toujours les prévisions d'une fiction d'outre-tombe et de tiroir-caisse :

                     Les uns : « Putain ! Qu’est-ce qu’on leur a mis ! Après ça, s'il leur reste encore l'espoir de pouvoir encore espérer quoi que ce soit pour eux-mêmes, c'est que vraiment... "

                     Et les autres, quelque part dans Manhattan, poudre blanche plein les narines : "Qu’est-ce que j’me suis mis comme blé dans les fouilles ! »

     

     

    1 - Peuple le plus proche de nous finalement de par le soutien que ses bourreaux recueillent,  ici en France, auprès des leaders des associations communautaires, dans tous les médias dominants et dans la quasi totalité de la classe politique jusqu'au sommet de l'Etat français. 

     

                                  

                                            L'eau, c'est la souffrance des femmes - Colette Magny.

     

     

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  • 1942-2018 : de la rafle du Vél d’Hiv à la "Grande marche pour le retour " des Palestiniens.

     

                  Rafle du Vél d’Hiv : entre les  et  plus de 13 000 Juifs (majoritairement étrangers), dont près d'un tiers étaient des enfants, ont été arrêtées pour être déportés : moins d'une centaine reviendront.

     

    1942-2014 : de la rafle du Vél d’Hiv à l’opération « Bordure protectrice » contre Gaza

                        Rafle du Vél d'Hiv - Palestine... c’est bien de la même indifférence qu’il est question vis-à-vis du sort injuste et cruel fait aux Palestiniens

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                       Pour sûr, à la hauteur de son martyre, un Peuple l’aura été ! Le Peuple Palestinien, alors que son calvaire perdure sans espoir d’en connaître un jour la fin sinon dans la résignation mais au prix de son humanité car en face, l’intention est bien d’en faire un Peuple d’esclaves à défaut de pouvoir le faire disparaître.

    Quant au martyre juif... ses porte-parole auto-proclamés ici en France, ont conduit une génération de Français issus de cette communauté à la déshumanisation tranquille et sereine de plusieurs millions d'êtres humains qui n'ont qu'un droit et qu'un devoir : aller voir ailleurs si ça se fait d'être palestiniens en Palestine : occupation, vol de la terre, humiliation, exploitation d'une main oeuvre corvéable à merci, bombardements civils et assassinats (sans oublier le sort qui est réservé ici, en France, à ceux qui souhaitent mettre en face de leurs responsabilités morale et historique les " leaders d'opinion juifs" omniprésents dans les médias en pure perte pour notre humanité ); or, il se pourrait bien que cette génération soit en passe d’occuper la dernière des places sur un plan éthique, humain et moral ; une génération libre jusqu’à l’impunité, libre mais sans excuse car...

    Elle savait tout cette génération ! Elle avait entre 20 et 35 ans et elle savait tout et elle a tout accepté jurqu'à tout désirer, le mors aux dents, sans grimace, sans regrets et sans remords... imperturbable.

                       Que ceux qui s’interrogent encore à propos de l’indifférence qui a accompagné cette rafle du Vél d'Hiv, ne cherchent plus de réponses car c’est bien de la même indifférence qu’il est question vis-à-vis du sort injuste et cruel fait aux Palestiniens, à cette nuance près néanmoins : le sort des palestinien est une cause entendue mondialement depuis 50 ans ; la rafle de juillet 42 n’a offert qu’une dizaine de minutes à tout un chacun pour prendre une décision : s’y opposer, secourir ou bien regarder ailleurs.

                        La morale est ironique, autant que l’histoire et son balancier ; et la vérité de soi et sur soi, est toujours aussi cruelle qu’insupportable et pourtant, elle est le plus souvent, la même pour tout le monde ; c'est sans doute la raison pour laquelle "Dieu" n'a sauvé, ne sauve et ne sauvera personne. Et pour cause !

     

     
     1 - A propos de "La grande marche", cliquez ICI
     
    2 - A propos de la "rafle du Vél d'Hiv, cliquez
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  • La France championne du monde: les Zemmour, Finkielkraut et consorts n'ont qu'à bien se tenir !

    la france championne du monde: les zemmour,finkielkraut et consorts n'ont qu'à bien se tenir

    Une France du métissage, une France de la diversité des origines... réunit par un même destin

     Les Zemmour, Finkielkraut et consorts  - Val et Valls en autres - n'ont qu'à bien se tenir !

     

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                        Alain Finkielkraut, académicien, s'exprime à propos du "Rapport Borloo pour les banlieues" présenté il y a quelques semaines seulement : " Dans cent ans, les historiens pourront nous expliquer comment notre civilisation a investi des milliards dans son propre anéantissement !" - vidéo ICI

                        Manifestement, Finkielkraut ne s'entend plus parler car, ne nous trompons pas, ce ne sont pas les mots qui ont dépassé sa pensée, mais bien plutôt sa pensée qui ne s'autorise plus aucune retenue ; absence de retenue qui rend illusoire tout espoir de remédier à la difficulté de la mise en oeuvre d'un "vivre ensemble" même a minima.

                         

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  • l'Equipe de France de Football championne du monde

     

     

    Zlatko Dalic, le sélectionneur de la Croatie, la france championne du monde

     Respect et admiration Monsieur Dalic : si près du but.

     

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                     L'équipe de France de football championne du monde !

    Nul doute que cette finale de 2018 sera étudiée de près, de très près par toutes les équipes européennes en vue de la prochaine coupe d'Europe. Imaginez-vous ça : les Croates ont su neutraliser le "collectif français" 60 minutes durant avec pour conséquence une équipe de France fébrile, figée, glacée, incapable de maîtriser le match (1). Une équipe tétanisée par l'enjeu ? 

    Comment Deschamps a-t-il pu passer à côté de la probabilité de ce risque ?

    Néanmoins, la France a rejoint les deux grandes nations européennes de football que sont l'Italie et l'Allemagne : en effet, dominée en finale d'une coupe du monde, elle rafle la mise : hier soir, la France aura été l'Allemagne et la Croatie la France. La génération de Platini comprendra.

                  Quant à s'approprier la victoire de ce groupe dirigé par Deschamps et qui, sur l'ensemble de son parcours, mérite de soulever le trophée tant convoité... c'est autre chose. Certes, on peut être heureux pour eux tous !

     

     

    1 - Une analyse du jeu de l'équipe de France ICI

     

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    Pour prolonger, cliquez : Coupe du monde de football 2018 

     

     

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  • Le Tour de France et son petit peuple

     

                    Exutoire sans foi ni loi, opium d'un public abstentionniste, mentalement désoeuvré, le plus souvent sans conscience politique et sociale, année après année, force est de constater qu'il n'y a plus rien à sauver dans le football - ni les joueurs, ni les supporters, ni l'arbitre - même pas le ballon ! et ce depuis des lustres d'autant plus que personne ne sort grandi d'un match de football, excepté le pire : racisme, insultes, beuverie, casse, triche et disgrâce...

                   Un seul antidote à cette calamité : le tour de France et son petit peuple enjoué, paisible et fraternel, toutes nationalités confondues.

     

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                  Ouvert à cent quatre-vingts pays répartis sur deux continents, avec en prime, un ou deux Australiens venus tenter leur chance...

    Né du sol, de la terre et de l’histoire d’un pays, la France... le Tour c’est une boucle, la Grande Boucle qui ne finit jamais là où elle a commencé : mer, montagne, plaine, vallées, cols, montées, descentes... des Pyrénéens aux Alpes, de Lille à Montpellier.

    En grappe indissociable, ou bien solitaire après une échappée, loin d’un peloton décidément trop attentiste, les petites jambes, comme ailleurs les petites mains, celles d'une ruche travailleuse aux couleurs des maillots des sponsors - et pas toujours pour un salaire en or -, veillent au grain, protègent et couvent leurs leaders pour lesquels tous pédalent. Et cinq heures de selle plus tard, les jambes aussi lourdes qu’une responsabilité quand elle est collective, le visage tuméfié, écarlate, c’est le témoignage d’un Tour de France véritable tour de force qui nous est rapporté là, dans des interviews données à bout de souffle, grimaces et douleurs, car le Tour n’épargne personne, même les plus talentueux.

     

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                 Entre deux crises et scandales autour du dopage, le Tour demeure infatigable ; depuis sa première épreuve en 1903, ce sont 2000 étapes et prologues qui ont été courus, 350 000 km, soit approximativement la distance terre-lune.

    Le Tour c’est aussi le carnaval avec sa Caravane aux milles gadgets et autres produits dérivés de sponsors qui n'oublient jamais le prix de l'investissement consenti ; une caravane privée de chameaux et de dromadaires avec pour seul désert le sable d’un bord de mer, le long d’un littoral hilare à cor et à cri, dans le bruit et la fureur de vivre le passage toujours trop court (et trop rapide en plaine) de 180 cyclistes casqués, 180 "forçats de la route" partis à l’assaut du granite, du marbre, du goudron, sous la pluie, le soleil, le vent.

    Une seconde d’inattention, une mauvaise trajectoire, et c’est la chute !

    Coppi, Bobet, Anquetil, Eddy Merckx, Poulidor, Indurain... pédalez, pédalez, il en restera toujours quelque chose !

    Trois semaines plus tard : les Champs Elysées et une légende.

     

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                 Parole donnée, contrat qu'il faudra respecter à la lettre pendant trois semaines pour quelques euros en fin de parcours pour le plus grand nombre, le Tour c'est aussi  un engagement qui ne souffrira aucune volte-face, aucun dédit : solidarité et esprit d'équipe devront tout emporter et tout remporter car le cyclisme est bien le sport le plus collectif parmi les sports individuels : seul, rien n'est possible.

                Bien que mondial, avec le Tour, le local reprend tous ses droits : du continent au village, du champion australien à l’enfant du pays, de la région, du département, du canton, de la ville d'un des coureurs que le Tour traversera au pas de charge et de course… mieux encore… une étape peut-être !

    Fabrique médiatique par excellence - 200 journalistes, hélicoptères, motos et caméras, retransmis dans plus de 180 pays (la communauté onusienne)…

    Le Tour de France c’est 100 millions d’Euros de chiffre d’affaires, une centaine de télévisions, quatre mille hommes et femmes travaillant d'arrache-pied pendant trois semaines. Commercial - mais pas plus que les autres épreuves sportives -, on oublie trop souvent que cette entreprise privée qu'est le Tour est sans doute la plus nationale qui soit. Troisième manifestation sportive la plus regardée au monde, c'est dans les années 60 que la Télévision viendra prêter main forte au Tour pour une mise en image de tout un territoire et de tout un public alors encore invisible : tables, chaises, tentes, camping-car, sous un parasol ou sous un parapluie, c’est tout un Peuple que la Télévision nous proposera comme spectacle ; celui d'un enthousiasme frénétique. 

                  Mythologie romantique, Albert Londres, Henri Decoin, Antoine Blondin et d'autres encore, célèbreront le lyrisme de cette frénésie.

    Paysages à vous couper le souffle, territoires oubliés, perdus puis retrouvés, de découverte en découverte, le Tour est sans aucun doute la meilleure des vitrines et la plus exhaustive brochure touristique jamais conçue ! Et si sept à quinze millions mobilisés autour de cet événement ne font pas une nation, pour un peu, on en viendrait presque à penser que c'est tout un Peuple qui s’est réuni là, toutes nationalités confondues, au bord des routes ou devant son écran de télévision ; tout un Peuple aux côtés d’un Tour de France réconciliateur et consolateur.


    Courir aux côtés des cyclistes, faire un bout de route avec eux, les encourager, hurler qu’ils ne doivent pas relâcher leur effort ; effort quasi sur-humain, le partager, le célébrer... témoigner, avoir été là, tout près, le jour de la victoire du grand champion... irremplaçables ils sont tous ! Car... qui peut nier le fait que sans eux, sans ce petit Peuple du Tour de France, le Tour ne serait plus vraiment Le Tour…

    Personne !

     

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                 Pacifique cet adulte qui court et hurle un « Allez ! Allez ! » altruiste et compassionnel aux côtés d’un cycliste qui rêve d’une victoire et sans doute aussi de repos ! Rien de surprenant à cela : a-t-on déjà vu des armées battre le fer, vaincre, envahir, occuper et dominer des populations entières à bicyclette ?

    Là où le football casse, insulte et agresse, le vélo - et sa plus grande fête et son plus grand hommage qu’est le Tour de France -, adoucit les mœurs et les tempéraments, et place un large sourire sur le visage d’un public qui nous réconcilie avec tous les publics et tous les enthousiasmes et tous les sports ; sourire et joie pour une célébration du courage, de l'effort et de l'intelligence tactique.

     

                Pour cette raison, aucune autre manifestation sportive de masse ne peut rivaliser avec le Tour de France.

     

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  • L'Afrique en question avec Stephen Smith, le repenti

     

     


                               

     

                 Afrique et sous-développement - Afrique et la question démographique - Afrique et boat-people - Afrique et invasion - Afrique et la fin de l'Europe... "La ruée vers l'Europe" - une recension de Michel Drac.

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                Le comment, le pourquoi... savoir qui est responsable : la surpopulation qui mine le développement ou bien l'absence de développement qui est responsable de la surpopulation. Plus on éduque , plus grande est la sécurité matérielle, plus on divertit moins on procrée. 

    Sinon...

    Qui peut bien avoir un intérêt particulier à ce que l'Afrique se développe  - une Afrique autonome et compétitive ? Qui a un intérêt particulier à ce que l'Afrique se rapproche de l'Europe dans son mode d'organisation de la production et de l'existence  ? Vincent Bolloré et nos multinationales ? Gardant à l'esprit le  pillage de l'Afrique, de ses matières premières dont les pays producteurs sont les derniers à pouvoir contrôler les prix, comme un fait exprès...

    Les statistiques, les chiffres ont la prétention de tout expliquer même s'ils ne prouvent rien (un peu comme la psychanalyse) ; les chiffres, sans même avoir à questionner leur origine,  sont trompeurs ; plus ils ont la prétention de nous révéler le réel moins ils l'exposent ; illusion d'optique à la fois intellectuelle, économique, culturelle et sociologique  ; certes, ces stats peuvent mettre à jour bien des phénomènes, des situations, mais en aucun cas, ils ne prouvent quoi que ce soit (1).

    Stephen Smith, l'auteur de l'ouvrage, responsable du "service Afrique" du quotidien Libération à la fin des années 80, était alors à l'origine d'articles plutôt compassionnels vis à vis de ce Continent, et de son sort - à la lecture de ses articles, les lecteurs n'étaient pas dupes des raisons qui faisaient de l'Afrique un continent sous-développé. A cette époque, ces raisons,  Smith savait où les trouver : chez les multinationales des anciens colonisateurs. 

    A la fin des années 90, un virage s'est opéré - pas simplement chez des journalistes tel que Stephen Smith (en ce qui  le concerne, cette volte face marquait-elle une lassitude face aux problèmes endémiques de ce Continent (2) ? Ou bien par opportunisme - projet de carrière universitaire aux USA ?)-, dans les médias, dans la recherche universitaire et chez les politiques, un peu comme cette gauche qui est passée au centre droit, voire carrément à droite, car tout est lié finalement ; années qui ont vu se propager des analyses du type : "Si l'Afrique est sous-développée, l'Ouest n'y est pour rien, ni nos multinationales mais bien plutôt ce continent gangrené par la corruption" jusqu'à Sarkozy et son "l'Afrique qui n'est pas rentrée dans l'Histoire" ; et plus récemment Macron avec son "Cessez de faire des enfants si vous voulez sortir du sous-développement !"... sans oublier "des élites africaines incompétentes et corrompues" tout en prenant soin de faire oublier que ces élites étaient entretenues, choyées ou bien écartées, voire éliminées, par les pays du Nord ; ceux-là mêmes qui n'avaient pas de mots assez durs contre les Africains  dans leur ensemble :  et comme de juste, on a pu aisément faire le constat suivant :  quiconque tente de contrarier les intérêts économiques et financiers des anciens pays colonisateurs verra son action échouée (coup d'état militaire) et son espérance de vie abrégée (Sankara : assassinat). 

    Par voie de conséquence, Stephen Smith est devenu depuis 20 ans le porte-voix des Finkielkraut, des Renaud Camus, des Zemmour, chantres du grand remplacement et de tous ceux qui se refusent obstinément à reconnaître que l'Occident est le principal responsable du sous-développement de l'Afrique depuis la fin de la soi-disant décolonisation. 

    Si en Russie, l'Aristocratie a payé très cher son refus d'éduquer le peuple russe - cela lui coûtera sa survie et une Révolution ; les pays développés, leaders économiques et militaires, paieront très cher leur refus, depuis les années 30, de permettre un développement parallèle Afrique-Europe avec un réel souci de justice dans une relation gagnant-gagnant. 

    Rien de surprenant ce refus puisque c’est notre prospérité qui était en jeu. 

     

                  Quant au point de vue de Drac que mon billet n'a pas l'intention d'aborder - le sujet de mon billet ce sont les analyses à propos de l’Afrique -... 

    Flottilles sur l’océan... qui décide et qui doit décider de qui va mourir, et qui va vivre... cette question et cette décision (réflexion venue tout droit du café du commerce) ne sont déjà plus envisageables. Ne pas avoir compris ça, dénote une méconnaissance du point de non retour moral que nous avons atteint ici en Occident ; car la morale c’est plus fort que tout quand les médias s'en mêlent, et plus encore, quand le cynisme et les coups tordus se portent d’autant plus à merveille que ces mêmes médias ne sont pas là pour en parler.

     

     1 - D'autant plus que ... toutes les prévisions démographiques de ces cent dernières années se sont avérées erronées (ICI). Quant aux conséquences qui ont pu en être tirées... toutes ont bien évidemment subies le même sort. Rien de surprenant à cela puisque c'est la politique et les politiques d'ordres économique, sociale et environnementale qui sont mises en oeuvre qui écrivent l'Histoire ; et pas simplement les occupants des chambres à coucher. 

     

    2 - A la longue, les perdants, toujours perdants finissent toujours par lasser nombre de leurs partisans ; la compassion n'est pas éternelle ; c'est aussi une énergie ; elle s'épuise à la longue. Autre considération : à ne "s'occuper" que des perdants ne finit-on pas perdant soi-même ? Arrive alors la prise de conscience suivante : il faut commencer à penser à soi ; et c'est alors que l'on change de cap pour rejoindre le camps des "gagnants" seuls capables de vous garantir un avenir : prospérité matérielle et considération. 


                                       

     

    •  "Comme beaucoup de jeunes français, Antoine a voulu aider l'Afrique pour améliorer le sort de ces millions de gens qui vivent dans la pauvreté... Mais une fois sur place, des doutes surgissent : si la main qui donne reste au dessus de celle qui reçoit, l'aide semble maintenir insidieusement une forme de domination occidentale qui perdure depuis l'époque coloniale. Après tout, la main qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit !"

     

    Pour prolonger, cliquezhttp://litteratureetecriture.20minutes-blogs.fr/archive/2016/06/21/a-propos-de-l-afrique-et-du-pillage-de-ses-richesses-929797.html

    http://litteratureetecriture.20minutes-blogs.fr/archive/2017/12/01/voyage-de-noce-de-macron-sur-le-continent-noir-ou-le-silence-940132.html

    http://litteratureetecriture.20minutes-blogs.fr/archive/2013/12/30/penser-le-monde-aujourd-hui-avec-l-afrique-et-les-ong-888992.html

     

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  • Enfin la fin de l'Union Européenne programmée grâce à Coralie Delaume et David Cayla !


                                                         

               Une excellente recension de "La fin de l'union européenne" par Michel Drac ( les auteurs de l'ouvrage y sont très certainement pour quelque chose).

    Un ouvrage qui réjouira plus d'un euro-sceptique tout en alertant les inconditionnels de l'U.E pour lesquels aucun salut n'est à attendre de la réforme de cette Union. Quant à envisager sa fin jusqu'à la souhaiter... vous pensez bien !

     

    la fin de l'union européenne michel drac serge uleski

    La fin de cette U.E se décline comme suit : 4 crises majeures et fatales :

    - Crise économique et financière avec l'Euro

    - Crise identitaire et migratoire : doublement de la population dans les 30 prochaines années -  explosion de l’UE entre les pays disposés à prendre en charge une partie de cette migration ; les autres opposés et intransigeants. 

    - Crise euro-atlantique : Otan, europe et USA  - contradictions et opposition d'intérêts géopolitiques. 

    - Crise de l’oubli : vieillissement de la population ; absence de transmission de l'héritage issu de la construction européenne des années 50 à nos jours auprès des nouvelles générations ; nouveaux migrants extra-européens sans repère historique et culturel quant à cette construction. Et par voie de conséquence : négation de la spécificité de la culture européenne, son histoire et sa population.

     

                  Enfin la fin de l'Union Européenne programmée grâce à Coralie Delaume et David Cayla ? Sans doute mais... il faudra patienter encore un peu car, si les bonnes choses ont une fin, elles savent aussi se faire attendre.

     

    __________________

    Pour prolonger, cliquez  : Que faire de l'U.E ?l'union européenne à la poubelle serge uleski

     

     

     

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  • Alternative européenne : Italie 1 - France 0 ?


     

    luigi-di-maio-et-matteo-salvini-se-sont-entendus-sur-la-formation-du-prochain-gouvernement.jpg

                 Luigi Di Maio et Matteo Salvini : la défaite de Bruxelles.

    Les chefs de file du Mouvement 5 étoiles (M5S - assimilé "gauche alternative et souverainiste") et de la Ligue ( assimilé extrême droite régionaliste) ont conclu un accord de gouvernement le 17 mai dernier.

    Le nom de Giuseppe Conte pour diriger le gouvernement a été proposé au président de la République le lundi 21 mai.

    Au programme : frein à l'immigration ; fin des restrictions budgétaires au profit d'une relance interne ; réforme fiscale ; revenu de citoyenneté mais... pas de sortie de l'Euro : "Revenir à la situation des origines dans laquelle les États européens étaient mus par une intention sincère de paix, de fraternité, de coopération et de solidarité".

    Reste à savoir si l'Italie, ses choix politiques et son nouveau gouvernement prendront très vite l'eau avant de boire la tasse, partageant ainsi le destin des Grecs et de leur  gouvernement Tsipras.

    De plus... gare au veto présidentiel et aux pressions de la Commission européenne ! Premier Ministre, ministres, le président Sergio Mattarella peut s'opposer à tout candidat que l'alliance majoritaire au parlement - 5 étoiles M5S (1) et  la Ligue -  proposerait et ainsi, voler les Italiens de leur victoire électorale ; c'est la démocratie qui s'en trouverait affaiblie ; frustration et colère, les vieux démons des années 70 (les années de plomb !) pourraient bel et bien resurgir, d'autant plus que... refus après refus, la formation d'un "gouvernement de technocrates" sans base électorale pourrait être le choix de ce président-agent de l'orthodoxie de la Commission européenne et garant de la soumission des Italiens

    à ses diktats.

     


                         

    luigi di maio et matteo salvini,la défaite de bruxelles. les chefs de file du mouvement 5 étoile

    Reste alors, la destitution : le parlement italien peut voter le départ d'un président qui refuserait de tenir compte du résultat des urnes. Quant à la Commission....

                  Qu'à cela ne tienne : l'Italie demeure dans les mois à venir le pays européen dont il faudra suite l'actualité au jour le jour : nouveau test pour ceux qui cherchent une alternative à cette Europe concentrationnaire : pas de sortie possible sinon dans la souffrance, le discrédit... - et la mort économique et financière ?

     

                                                                          _________________

     

     Pendant ce temps-là... ici, en France...

     

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    Aude Lancelin  reçoit Elsa FaucillonEric CoquerelGérard Filoche (2)Gaël Quirante et Alexandre Devecchio ; sujet du débat : la politique de classe du gouvernement, le rôle de la gauche et le réveil de la lutte. 

                                    Vidéo ICI

     

                       

                       Convergence des luttes et luttes des classes...

    Certes, classes il y a ! Conscience de classe, c'est moins sûr. Convergence des classes ? Pour en douter, il suffit de se reporter à l'analyse sociologique  des résultats des élections de ces vingt dernières années. 

    Les classes populaires lors des consultations électorales présentent les caractéristiques suivantes :  abstention massive (1er parti de France) ; vote FN majoritaire ; une petite minorité composée de militants  très politisés ; et puis, last but not least : une conscience identitaire purement religieuse qui exclut tout engagement politique a-religieux ou laïc.

                            

                     Convergence des luttes et luttes des classes...

     

    Les classes moyennes : stabilité (ceux dont l’avenir n’est pas menaçant à moyen terme – 10 ans ; ceux concernés par une réelle menace de déclassement-relégation; et ceux qui peuvent encore compter (ils ont les bons diplômes, une expérience, des acquis professionnels de valeur) sur quelques promesses de promotion et d’ascension sociale.

     

                         Convergence des luttes et luttes des classes... 

     

    Après l’urbanité, place à la ruralité aux classes non définies : prospérité des gros exploitants agricoles ( céréaliers) ; endettement et pauvreté des petits ; isolement des autres ; absence de culture politique ; colère non canalisable ; re-vote FN et abstention.

     

                        Convergence des luttes et luttes des classes... avez-vous dit !  

     

    On peut légitimement s'interroger à propos de ceux que Aude Ancelin a réuni autour de la table en ces termes : combien pèseront-ils aux prochaines échéances électorales : 10, 12, 15 % ?

    Il serait temps de cesser de croire qu'une hirondelle en grève annonce le printemps d'un mouvement social sans précédent car seules les urnes font tomber un gouvernement et un président...

    Dans le contexte d'une abstention record chez les classes populaires... tout ce petit monde semble avoir oublié qu’aujourd'hui le clivage n'est plus entre la droite et la gauche ; le clivage, toutes classes confondues, se situent à un niveau Européen : ceux qui souhaitent continuer avec l'Europe telle qu'elle se déploie depuis trente et les autres qui  cherchent non pas à la réformer puisqu’elle n’est pas réformable mais bien plutôt, à s’en éloigner, voire s’en séparer ; ce clivage implique, car tout est lié et indissociable, les préoccupations suivantes pour ou contre : immigration (réfugiés, les besoins en main d’œuvre, le regroupement familiale), restriction budgétaire ( appauvrissement de l’Etat providence et des services publics vitaux) et la mise en concurrence des travailleurs européens ; pour résumer : toutes les politiques qui remettent en cause de notre contrat social depuis la fin de la seconde guerre mondiale ( CNR) tout en gardant à l'esprit que  ce contrat diffère en fonction des pays : le contrat social allemand ou danois n’a rien à voir avec le contrat social français.

    Contre cette Europe de la gestion d'une pénurie organisée ( budgétaire) et structurelle (démographique), on aura identifié les courants et autres mouvements suivants  :

    • Les souverainistes (les Gaullistes.... de Dupont-Aignan à Asselineau),
    • L'extrême droite
    • Le NPA et Lutte ouvrière 
    • Les Insoumis.          

     

                 Souhaitons  bon courage non plus à  la convergence des luttes mais cette fois-ci,  à la convergence des bulletins de vote de tout ce beau monde. 

    Certes, on peut encore envisager une mobilisation qui, bien que minoritaire tout en faisant beaucoup de bruit,  serait susceptible de pouvoir compter  sur un  soutien "tacite" - du bout des lèvres - d'une partie de la classe moyenne qui, dans le meilleur des cas, devrait opter pour une attitude de "wait and see" ; attitude porteuse de toutes les ambiguïtés possibles car cette classe étant très inconstante, elle pourra à tout moment se retourner contre ceux qui auront occupé la rue et bloqué qui les transports, qui les avions, qui la poste, qui les autoroutes, les administrations... car les classes moyennes ne prendront aucun risque avec  leur argent : l'Euro. En cas de coup dur, tous iront se réfugier chez Macron ou son successeur.

                         Reste alors l’option italienne (alliance - "gauche alternative souverainiste"- extrême droite régionaliste - de tous ceux qui souhaitent débarquer la classe politique qui a soutenu le projet mondialiste de la Commission européenne sous domination allemande) d’une Italie qui n'est pas la France : Mussolini y est encore très largement respecté (3), alors qu’en France, c'est la figure de Charles de Gaulle (contre Pétain) ;  traduit en terme d'électorat, c’est donc à une véritable incompatibilité historique, politique et morale auquelle  cette fameuse  (et fumeuse ) Convergence des luttes des classes est confrontée ; incompatibilité irréconciliable : l'extrême droite face aux gaullistes-souverainistes et ces derniers face aux Insoumis et NPA.

     

                    Italie 1 – France 0… non pas face à l’Italie mais face au projet mondialiste européen. Et c’est alors que le piège se referme sur eux tous pour le plus grand profit de qui ? Devinez ! 

     

     

    1 - En plus de la critique du système politique et financier, le Mouvement 5 Étoiles défend une écologie radicale en cinq points : l’eau publique, le transport durable, le développement durable, le droit à l’accès à Internet et l’écologie. Le mouvement mise sur la démocratie participative ; en matière de relations internationales, le M5S est non-interventionnisme.

    2 -  A l'écoute de Gérard Filoche, on réalise à quel point trente ou quarante ans au PS, ne vous permettent plus de comprendre qui que ce soit, et plus encore, le corps électoral en général et le vote ou non vote des classes populaires en particulier. Il serait temps que les Filoche de l'engagement politique comprennent qu'un être humain ce n'est pas simplement qu'une feuille de paie en fin de mois. 

     

    3 - Mussolini... dans toutes les classes : de l'universitaire au pizzaïolo... Mussolini et le football, ultimes raisons pour tout italien de rester fier de l'être. "Et l'Empire romain ?" direz-vous ! Mussolini y pourvoie dans les mémoires ; quant à la Renaissance - sa peinture, son architecture, ses fresques, ses lettres, ses sculptures : un italien qui a passé sa soirée devant son téléviseur à regarder la Raï Uno aura tout oublié de la splendeur du Quattrocento au saut du lit le lendemain matin.

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  • Un nouveau Karl Marx par Francis Cousin : un Karl Marx de la résignation et de la soumission


                          

     

     

                             "... temporalité fermée ; communautés primordiales ; formalisation sociale ; temps mémorial ; temps dernier..."

     

                  Francis Cousin à propos de Fidel Castro : "....... les luttes de libération nationales ne sont que le tintamarre publicitaire et marchand du spectacle aliénatoire de la marchandises de toutes les gauches et de toutes les extrême-gauches du C(k)apital et du fétichisme...

    Ca, c'est envoyé ! 

    Faut bien dire ceci : exposé après exposé, il semblerait que rien ni personne ne trouve grâce aux yeux de Francis Cousin. Avec lui, on n'a ... non pas "raison de se révolter" mais tort de se mobiliser et de dire "Non !"... toujours, en tout temps et en tout lieu.

    Mais alors : ce Francis Cousin, tout philo-analyste qu'il est,  serait-il le chantre de la résignation ? 

    Et si Cousin était aussi le porte-parole du renoncement sous couvert de nous livrer une analyse dite "marxiste" de toutes les luttes ? 

    D'où sa "récupération", avec le consentement manifeste de notre gourou marxiste,  par tous les mouvements qui, dans l'histoire, n'ont jamais soutenu l'émancipation de qui que ce soit contre quoi que ce soit ; et son rapprochement - Radio-courtoisie (1), TV Libertés...- avec les acteurs d'une idéologie xénophobe, homophobe,  anti-féministe, anti-syndicale, anti-salariés (surtout quand ils ouvrent leur gueule !), anti-grèves, anti-nuit-debout, anti-zadiste... mais très compatissants à l'endroit de la police, des patrons, petits, moyens et gros. 

    Comme quoi, tout se tient.

    Marx instigateur (inspirateur) de l'extrême-droite ? - " Karl reviens, tes enfants sont devenus fous !"

    Décidément, et contrairement à Dieu, les voies du marxisme  sont non seulement poreuses mais bel et bien pénétrables à souhait, jusqu'à la garde qui plus est, car tout le monde semble pouvoir y trouver une issue aussi "réactionnaire" soit-elle.

    Certes, on ne choisit ni ses lecteurs ni ses recenseurs occupés à cocher des petites cases. Marx sera donc absous. 

     

                                 "... concept historico-social dans le développement des forces productives générales ; raison nationale marchande ; longue durée cosmique... "

     

                    Pour rester avec la vidéo postée -  Cuba, Castro et les révolutions de libération nationale -, une question s'impose : de qui , de quoi, pour qui parle Francis Cousin finalement quand il parle (un peu comme cette autre question : pour qui roule un tel ou une telle), et en particulier, de ce qu'il nommera "la non-révolution cubaine" ?

    Manifestement, Francis Cousin est content de son sort ; il n'a besoin de rien : ni d'un système de santé performant pour tous, ni d'une éducation et d'une instruction pour tous tout aussi performantes ; ni de conditions de travail acceptables, ni d'un salaire décent. Et ça tombe plutôt bien puisque.... selon Francis Cousin, rien ne sert à rien, rien ne vaut la peine de rien sinon...lire, relire et lire encore Marx, de son prénom Karl, au coin du feu, pépères, car, toujours selon notre marxiste, l'économie, la sociologie, la philosophie nourrissent son homme et les femmes et les enfants et nos ainés dans les mouroirs des EHPAD ; lire, lire, lire et attendre donc,  le jour J.... le Grand Soir, le moment Historique... le.... appelez-le comme vous voudrez ! 

    Soit dit en passant, Souvarine (Germinal - E. Zola) qui pensait qu'il n'y avait rien à sauver nulle part et chez personne, avait quand même plus de pêche... plus de... comment dire ?.............. plus d'imagination, c'est ça ! Jugez plutôt  : "Allumez le feu aux quatre coins des villes, fauchez les peuples, rasez tout, et quand il ne restera plus rien de ce monde pourri, peut-être en repoussera-t-il un meilleur. "

    Ca, c'est de la radicalité !

     

                    On l'aura compris : en dehors de Marx et d'une grille de lecture et d'analyse du même nom, point de salut donc ! Un Marx qui, soit dit en passant, n'est plus là pour se défendre le pauvre.

    Un peu filou, notre philo-analyste ? Ou bien, transfert du narcissisme de Francis Cousin sur Marx qui, n'est plus là pour s'en défendre non plus ?

    C'est sûr, pour Francis Cousin aussi,  Je est un autre : il s'appelle Karl Marx ; même si notre pourfendeur de tous ceux qui décident de se bouger le cul avant l'Heure marxienne (de la planète du même nom  et dans dix mille ans !), car avec  Francis Cousin, avant l'heure c'est jamais l'heure et après non plus, reste oralement très présent, très actif.

    Aussi, pour toutes ces raisons, grande est notre tentation de demander à Monsieur Cousin de faire preuve d'un peu de modestie... d'un peu de compassion aussi et puis surtout : d'un peu de réalisme... à savoir : qu'est-ce qu'il est encore possible d'espérer, qu'est-ce qu'il est encore possible de sauver dans l'attente de cette belle et grande union de tous les travailleurs du monde entier : travailleurs français, allemands, roumains, chinois, vietnamiens et indiens tous unis les uns contre les autres et vice versa !

    Francis en a rêvé... le C(k)apital l'a fait, manifestement à l'insu de sa conscience pourtant hyper-consciente jusqu'à l'aveuglement et la surdité ; et pourtant : ça tourne du feu de dieu et partout ça hurle aussi ;  ça s'appelle : "le mondialisme".

     

     

    1 - "Radio courtoisie" : radio maurrassienne, monarchiste, pétainiste, colonialiste, xénophobo-raciste qui ne respecte que le salarié  au garde-à-vous prêt à hurler : "Vive l'armée française et ses ratonnades et le patron... patron chez lui !". Comment Francis Cousin s'est-il retrouvé chez eux tous ? Ego surdimensionné habité du désir irrépressible d'occuper tous les lieux de la parlotte ?

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    Pour prolonger, cliquez : Karl Marx, hier, aujourd'hui et demain

     

     

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