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Actu internationale

  • Julian Assange, ce héros des temps modernes, a été livré aux autorités britanniques

     

                      que ne l’était son prédécesseur, Rafael Correa, qui a accordé en premier lieu l’asile politique à Julian Assange.

                                                              Julian Assange en 2012

     

                     Le fondateur et dirigeant de WikiLeaks, Julian Assange de nationalité australienne, réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres depuis 2012, a finalement été livré, jeudi 11 avril, à la police britannique. Visé par une demande d’extradition des Etats-Unis, il est soupçonné d’avoir aidé Chelsea Elizabeth Manning à pirater des ordinateurs appartenant au ministère de la défense américain.

    Maintenant incarcéré dans une prison londonienne, c’est depuis cette prison que sera organisée, le 2 mai, par vidéoconférence, la première audience concernant la demande d’extradition vers les Etats-Unis.

                   Rappelons que WikiLeaks a été créé en 2006  dans le but de servir de plate-forme de publication de documents secrets ; rendue célèbre par la publication, en 2010, de milliers de documents issus de l’armée et de la diplomatie américaines, ces documents ont révélé de nombreuses informations sur la conduite de la guerre en Irak et en Afghanistan par les Etats-Unis, et plus particulière à propos des morts civils.

    Réfugié depuis 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres,  c’est la publication toute récente, sur WikiLeaks, de documents compromettants pour un proche du nouveau président équatorien Lenin Moreno plus favorable aux USA que ne l’était son prédécesseur, Rafael Correa, qui a accordé en premier lieu l’asile politique à Julian Assange, qui semble être à l'origine de la décision de livrer Julian Assange aux autorités britanniques.

     

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                      que ne l’était son prédécesseur, Rafael Correa, qui a accordé en premier lieu l’asile politique à Julian Assange.

                                   Julian Assange au moment de son arrestation

     

     

                           « Les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts, et WikiLeaks fait partie de ces médias. Les médias aident à préserver des gouvernements honnêtes. WikiLeaks a révélé des vérités solides et a sorti des affaires de corruption de la part d'entreprises.»

     

     

                   Héros des temps modernes, conspué par ceux qui n'ont jamais rien risqué leur vie durant, les adeptes et journalistes du "Rien ne vaut la peine de rien, et plus encore ce qui pourrait nuire à mon confort matériel et moral", maintenant seul au monde, Julian Assange ne pourra compter sur aucun Etat ni sur l'ONU pour le  sortir des griffes de la Grande Bretagne et des USA, et ce dans l'indifférence des Etats européens (une raison supplémentaire, soit dit en passant, d'avoir la peau de cette Europe-là ; Commission et Parlement pareillement).

    Pour cette raison, Assange demeure la figure emblématique de tous ceux qui ont tout sacrifié et le plus souvent tout perdu (carrière professionnelle, emploi et famille - 1) - lanceurs d'alerte anonymes ou bien faisant la une des médias quelques jours seulement -, au nom d'une exigence à la fois morale et citoyenne qu'est la protection de l'intérêt général contre ce qui convient d'appeler l'Etat profond.

                  Traqué des années durant, Julian Assange, lui aussi, aura tout risqué avant de tout perdre : la liberté. 

     

     

    1 - Lire l'article de RFI : "Ces lanceurs d'alertes qui ont tout perdu" -  ICI

     


                                 

     

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  • Un nouveau Karl Marx par Francis Cousin : un Karl Marx de la résignation et de la soumission en attendant le Grand soir ?


                          

     

     

                             "... temporalité fermée ; communautés primordiales ; formalisation sociale ; temps mémorial ; temps dernier..."

     

                  Francis Cousin à propos de Fidel Castro : "....... les luttes de libération nationales ne sont que le tintamarre publicitaire et marchand du spectacle aliénatoire de la marchandises de toutes les gauches et de toutes les extrême-gauches du C(k)apital et du fétichisme...

    Ca, c'est envoyé ! 

    Faut bien dire ceci : exposé après exposé, il semblerait que rien ni personne ne trouve grâce aux yeux de Francis Cousin. Avec lui, on n'a ... non pas "raison de se révolter" mais tort de se mobiliser et de dire "Non !"... toujours, en tout temps et en tout lieu.

    Mais alors : ce Francis Cousin serait-il le chantre de la résignation ?  

    Et si Cousin n'était en somme le porte-parole du renoncement sous couvert de nous livrer une analyse dite "marxiste" de toutes les luttes : libération nationale, féminisme, auto-gestion, lutte contre le racisme, lutte contre l'homophobie, grève contre la liquidation du service public... ? 

    D'où sa "récupération", avec le consentement manifeste de notre gourou marxiste,  par tous les mouvements qui, dans l'histoire, n'ont jamais soutenu l'émancipation de qui que ce soit contre quoi que ce soit ; et son rapprochement - Radio-courtoisie (1), TV Libertés...- avec les acteurs d'une idéologie xénophobe, homophobe,  anti-féministe, anti-syndicale, anti-salariés (surtout quand ils ouvrent leur gueule !), anti-grèves, anti-nuit-debout, anti-zadiste, opposé à une société solidaire... mais très compatissants à l'endroit de la police, des patrons, petits, moyens et gros. 

    Comme quoi, tout se tient.

    Marx instigateur (inspirateur) de l'extrême-droite ? Karl reviens, tes enfants sont devenus fous !

    Décidément, et contrairement à Dieu, les voies du marxisme  sont non seulement poreuses mais bel et bien pénétrables à souhait, jusqu'à la garde qui plus est, car tout le monde semble pouvoir y trouver une issue, même "réactionnaire".

    Certes, on ne choisit ni ses lecteurs ni ses recenseurs occupés à cocher des petites cases. Marx sera donc absous. 

     

                                 "... concept historico-social dans le développement des forces productives générales ; raison nationale marchande ; longue durée cosmique... "

     

                    Pour rester avec la vidéo postée -  Cuba, Castro et les révolutions de libération nationale -, une question s'impose : de qui , de quoi, pour qui finalement parle Francis Cousin  quand il parle, en particulier, de ce qu'il nomme "la non-révolution cubaine" ?

    Manifestement, Francis Cousin est content de son sort ; il n'a besoin de rien : ni d'un système de santé performant pour tous, ni d'une éducation et d'une instruction pour tous ; ni de conditions de travail acceptables, ni d'un salaire décent. Et ça tombe plutôt bien puisque.... selon Francis Cousin, rien ne sert à rien, rien ne vaut la peine de rien sinon lire, relire et lire encore Marx, de son prénom Karl, au coin du feu, pépères, car, toujours selon notre marxiste, les écrits de l'économiste-historien allemand, suffisent amplement à nourrir son homme ainsi que les femmes, les enfants et nos aînés dans les mouroirs des EHPAD ; lire, lire, lire encore et encore l'oeuvre de Marx et attendre patiemment le jour J.... le Grand Soir... appelez-le comme vous voudrez (2) ! 

    Soit dit en passant, Souvarine (Germinal - E. Zola) qui pensait qu'il n'y avait rien à sauver nulle part et chez personne, avait quand même plus de pêche... plus de... comment dire ?.............. plus de panache, de courage et d'imagination. 

    Jugez plutôt  : "Allumez le feu aux quatre coins des villes, fauchez les peuples, rasez tout, et quand il ne restera plus rien de ce monde pourri, peut-être en repoussera-t-il un meilleur. "

    Ca, c'est de la radicalité !

     

                    On l'aura compris : en dehors de Marx et d'une grille de lecture et d'analyse du même nom, point de salut donc ! Un Marx qui, soit dit en passant, n'est plus là pour se défendre, le pauvre.

    Un peu filou, Francis Cousin, tout philo-analyste qu'il est ? Un Francis Cousin fondamentaliste qui semble être à l'origine d'un nouveau concept, ou bien plutôt, d'une nouvelle catégorie : la groupie marxiste.

    S'agit-il du transfert du narcissisme de Francis Cousin sur Karl Marx,  sorte de viol post mortem d'une pensée qui n'est plus là pour se défendre non plus car Cousin aurait alors réalisé, très tôt, qu'il serait bien plus intelligent avec Marx que sans, étant lui-même incapable de développer une lecture critique de ce dernier, et ainsi, comme par ricochet, reléguant les plus talentueux, les plus courageux et les plus téméraires face à Marx et face à notre contemporanéité, au rang de penseurs-avortons : "Depuis Engels et Marx, on n'a rien pensé de nouveau. Tout ce qui s'en est suivi et tout ce qui ne cesse de suivre...  c'est de la m..... !".

    Arrogance qui ressemble fort à un constat d'impuissance : "Je ne peux rien produire de novateur face à (ou contre) Karl Marx ; et vous non plus car je vous l'interdis !" 

    Père de substitution ce Karl Marx et cette dévotion qui interdit toute critique ? Drôle de père ce Karl qui aura été incapable de nourrir sa famille et dont son compagnon Engels - un Engels fortuné, héritier d'un patriarche qui a fait fortune dans l'industrie textile -  devra assurer les besoins primaires des années durant.

    Qu'à cela ne tienne... c'est sûr, pour celui que l'on nommera désormais Francis-Karl Cousin-MarxJe est un autre ; même si notre pourfendeur de tous ceux qui décident de se bouger le cul avant l'Heure marxienne (de la planète du même nom  et dans dix mille ans !) reste oralement très présent et très actif sur Internet ; faut dire qu'il est aussi question de faire tourner son cabinet de philo-analyste ; à ce sujet, il serait intéressant de connaître ses honoraires  et le profil de sa clientèle. 

    Quant à la marchandise, cette marchandise tellement haïssable, et plus encore quand on ne manque de rien, notons au passage qu'il semblerait que cette marchandise ( marchandise dans toutes ses acceptions conceptuelles) et son spectacle, aient trouvé sa place auprès de notre phylo-analyste entouré de groupies, de dévots (de disciples et fidèles ?) incapables de lui apporter la contradiction, dans un cadre hyper-privilégié, celui de l'île d'Oléron, au sein d'une demeure spacieuse ; sans doute parce que "Francis Cousin le vaut bien !"

    Ce marxiste fondamentaliste n'a donc pas oublié d'être propriétaire ( sa petite révolution à lui, bien à lui, pour lui tout seul !) avec au coeur de cet état, la conscience de classe de l'absolue nécessité (révolutionnaire sans doute ?) de "rentrer dans son argent" : la fameuse plus-value à la revente. 

    On savait les conseillers pas payeurs pour un sou, on les savait avares ou économes ; voilà qu'on les découvre aussi et surtout "encaisseurs". Comme quoi, rien ne se perd et rien n'est jamais vraiment perdu, même pour les marxistes de droite comme de gauche. 

    Là, on est quand même plus près des protagonistes dans l'oeuvre d'un Balzac ou d'un Maupassant que dans celle de Marx. 

     

    ***

     

                    Tout compte fait et en comptant bien, il y a fort à parier que le capitalisme nous enterra tous... lui qui n'aime rien tant que les challenges : celui de l'intelligence artificielle ( IA - ici) en est un, et de taille ! Challenge qui l'occupera bien encore un ou deux millénaires ; et plus encore si on reste au coin du feu à lire, relire et lire encore Karl Marx. Aussi, grande est notre tentation de demander à Monsieur Cousin de faire preuve d'un peu de modestie... d'un peu de compassion aussi et puis surtout : d'un peu de réalisme... à savoir : qu'est-ce qu'il est encore possible d'espérer, qu'est-ce qu'il est encore possible de sauver dans l'attente de cette belle et grande union de tous les travailleurs du monde entier : travailleurs français, allemands, roumains, chinois, vietnamiens et indiens, tous unis les uns contre les autres et vice versa !  

    Francis en a rêvé... le C(k)apital l'a fait, manifestement à l'insu de sa conscience pourtant hyper-consciente jusqu'à l'aveuglement et la surdité ; et pourtant : ça tourne du feu de dieu et partout ça hurle aussi ;  ça s'appelle : le mondialisme pour les uns ; la mondialisation pour les autres.

     

     

     

     

    1 - "Radio courtoisie" : radio maurrassienne, monarchiste, pétainiste, colonialiste, xénophobo-raciste qui ne respecte que le salarié  au garde-à-vous prêt à hurler : "Vive l'armée française et ses ratonnades et le patron... patron chez lui !". Comment Francis Cousin s'est-il retrouvé chez eux tous ? Ego surdimensionné habité du désir irrépressible d'occuper tous les lieux de la parlotte ?

    Il est vrai que les acteurs et les animateurs de l'extrême droite sur Internet ont très tôt et vite accueilli Cousin... ce qui laisse aucune doute car ces gens-là ne se trompent jamais.

     

    2 -  On peut ne pas ignorer ceci  : ceux qui n’ont plus rien à défendre (ou qui n’ont jamais rien eu à défendre : un salaire, des conditions de travail, conditions de vie) ainsi que ceux qui n’ont besoin de rien, peuvent être tentés de minimiser, voire de ridiculiser toute action : grève et occupation de la rue.  Mais alors, que l’on fiche donc la paix à ceux qui souhaitent défendre ce qui leur reste à défendre contre ceux qui n’ont qu’un souhait : relativiser le bien-fondé de la moindre mobilisation, de la moindre action, jusqu’à s’en moquer. 

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  • Peuples d'entre les peuples

     

                Qui nous contera l’histoire de tous ces peuples empêchés et qui, décidément, ne parviennent pas à se faire une idée de ce que pourrait être leur avenir ?

    Au mieux maltraités, au pire massacrés, ils sont un peu comme ces enfants mis au monde et abandonnés à leur triste sort, très vite et très tôt livrés à la violence et à l'arbitraire. Même si l'exil est toujours possible, rappelons néanmoins que derrière chaque "adoption" il y a un abandon, car, on n'a qu'un pays, celui qui aurait dû être le sien, tout comme un enfant n'aura jamais qu'un père et qu'une mère, celui  et celle qui auraient dû être ses parents.

    Ils ne peuvent alors compter tous ces peuples, que sur un sursaut moral : un véritable miracle dans certain cas ! Quant à réunir les conditions propices à l’épanouissement de plus grand nombre avec le souci de l’élever à l’infinité de tous les possibles en tant qu'êtres humains debout sur leurs jambes dans toute leur plénitude, chacun selon ses ambitions, ses aspirations et ses capacités… mieux vaut ne pas y penser du tout.

     

                   Privés d’attention, plantés, là, derrière les barreaux d'une vaste prison avec en poche l'espoir illusionné d’un avenir qui semble continuellement leur faire face, mais… de dos, quand ils trouvent encore la force de se retourner, pour mieux le voir disparaître... comment ces peuples font-ils pour ne pas dépérir tellement on ne leur a jamais autorisé à espérer quoi que ce soit  pour eux-mêmes ? Car, tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise contre un mur d’indifférence ou d'une flatterie condescendante et crasse aux intérêts souvent éloignés de tout ce qui pourrait, en ce qui les concerne, ressembler à une solution, ou du moins, à un espoir de solution dans un avenir proche. 

                Mais alors, quelles fautes ont-ils bien pu commettre pour mériter un sort aussi cruel et injuste : dénuement, abandon et mépris ? 

    Chair, viande, corps sans bras, sans jambes, sans tête, par centaines de milliers, sous des tonnes de bombes, corps ouverts comme des sacs, hommes, femmes, enfants, sans âge et de tous les âges... ces peuples-là ne meurent pas : ils crèvent !

              S’il n’y a pas de peuples maudits - car enfin, qui pourrait se risquer à affirmer le contraire et à rendre un tel verdict ! -, il y a bien des peuples marqués comme on marque du bétail car ils ont tout simplement le malheur, tous ces peuples, d’être au centre d’enjeux géopolitiques et stratégiques colossaux, indépassables ; enjeux relatifs à la présence de richesses naturelles abondantes ; en premier lieu : terres arables, eau, gaz, pétrole, or et diamant ; enjeux d’exploitation, et tout aussi importants, enjeux d’acheminement aussi qui interdisent à tous ces peuples d’espérer une quelconque indépendance, voire... un semblant d’autonomie quant à leur destin collectif, tout en étant dans l’obligation de faire le deuil de l’idée d’une élite dirigeante qui aurait à cœur de leur garantir sécurité et prospérité ; élite elle-même otage d’enjeux qui interdisent, là aussi, toute considération morale : il sera alors question pour cette élite de servir, de se soumettre à la loi du plus fort, ou bien de périr car tout sera alors mis en œuvre pour remplacer cette élite rebelle : coup d’état, assassinat, soulèvement provoqué et contrôlé… campagne de diabolisation, menaces financières et économiques, famine et guerre civile sous faux drapeaux.

    Mais alors, comment ces peuples peuvent-ils espérer conjurer la malédiction de ces ressources naturelles qui les placent à l’épicentre de toutes les conflagrations à l'origine desquelles on trouvera des stratégies d'un cynisme inouïe qu'aucun cri de révolte ne pourra jamais faire reculer ?

                   Ici, en Occident, on évoque des catégories bien calibrées de nos démocraties qui nous empêcheraient de prendre du recul et de relativiser l'humiliation ou le massacre de tous ces peuples : on pensera bien évidemment au Peuple palestinien (1) et aux régions d'Afrique, du Maghreb, Moyen et Proche Orient ; relativisme qui, dans les faits, cache un « ils ne méritent pas mieux de toute façon !» d’un mépris qui renvoie  aux calendes grecques toute culture disons… humaniste qui fait pourtant de nous, et d’aucuns l’ignorent encore manifestement, des êtres humains ; un relativisme pratiqué par des acteurs souvent impliqués directement ou indirectement dans le martyr de ces peuples : soit à la hauteur d’un soutien actif et aveugle à leurs bourreaux par solidarité tribale (mentalité rupestre de Néandertal ; solidarité de boue et de fange) en ce qui concerne Israël par exemple... et ce n'est qu'un exemple,  même si... le plus criant, car on en trouvera d'autres ; et puis enfin : relativisme motivé par des intérêts de carrière politique et/ou de prospérité économique car pour ces acteurs-là : « Business is business ! » en tous lieux et circonstances.

    Faut croire alors que tous les damnés de la terre ne se ressemblent pas. Et puis, ne trouve-t-on pas toujours plus damnés que soi ? Et qui peut bien avoir envie d'être le dernier d'entre eux ?

    Et s'il ne faut jamais cracher dans la soupe,  et plus encore, s’il ne faut jamais cracher contre le vent, force est de reconnaître que ces "catégories" qui nous rendraient aveugles et imperméables à toute prise de recul propre à un relativisme dit « salutaire et sage », ont la fâcheuse habitude de porter les noms de "Raison d'Etat", "Intérêts supérieurs", "Etat profond", dans la corruption d'un véritable système de gestion économique et politique des peuples à une échelle mondiale qui n'est plus contestable ; les corrompus n’étant que des marionnettes à l’espérance de vie souvent plutôt courte entre les mains de leurs corrupteurs que l’on imaginera hilares en secret, du rire de ceux qui raflent la mise les mains dans le sang, le visage éclaboussé par quelques lambeaux de chair humaine ; quant à l’odeur, c’est grisés par les gaz de décomposition des cadavres, entre deux flammèches de feux follets, qu’ils poursuivent leurs actions et transactions dans un état second, état propre à la sidération car, là encore, on les imaginera sidérés d’une sidération de vainqueurs dont la victoire totale rencontre leurs propres attentes au-delà de toutes les espérances, la réalité dépassant toujours les prévisions d'une fiction d'outre-tombe et de tiroir-caisse :

                     Les uns : « Putain ! Qu’est-ce qu’on leur a mis ! Après ça, s'il leur reste encore l'espoir de pouvoir encore espérer quoi que ce soit pour eux-mêmes, c'est que vraiment... "

                     Et les autres, quelque part dans Manhattan, poudre blanche plein les narines : "Qu’est-ce que j’me suis mis comme blé dans les fouilles ! »

     

     

    1 - Peuple le plus proche de nous finalement de par le soutien que ses bourreaux recueillent,  ici en France, auprès des leaders des associations communautaires, dans tous les médias dominants et dans la quasi totalité de la classe politique jusqu'au sommet de l'Etat français. 

     

                                  
                                 

                                 L'eau, c'est la souffrance des femmes - Colette Magny.

     

     

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  • Quand l'U.E rejette le budget de l'Italie

     

                       budget italien refusé par la commission européenne moscovici

     

                      L'Italie saura-t-elle résister ? Tsipras fera-t-il école au sein de la coalition italienne ? Dans l'affirmative, il nous faudra en conclure que les élections qui ont menées cette coalition à la tête du gouvernement italien n' auront été qu'une nouvelle escroquerie : et c'est alors que l'on se fait élire sur un programme que l'on ne souhaite à aucun moment vraiment défendre en s'en donnant les moyens... contre la guerre financière que la Commission européenne ne manquera pas de vous déclarer.

     

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                        budget italien refusé par la commission européenne moscovici

                          Moscovici ? Vous avez dit Moscovici ?

                         Il n'y a pas de mots pour décrire cet individu et sa carrière politique.... un larbin de première classe d'une Commission à la solde d'un mondialisme dictatorial, pour le plus grand profit d'une oligarchie mondiale sans honneur et sans justice ; un Moscovici qui se croit "flamme" alors qu'il n'est que "suie".... une plaie ces individus.... un cancer... mille raisons de désespérer de la politique en général et de la construction européenne en particulier.

     

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                       La trahison de Tsipras : conséquences et perspectives

     

                       budget italien refusé par la commission européenne moscovici

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                              Coralie Delaume, auteure de "Le couple franco-allemand n'existe pas" ou quand tout ce qui devait être dit à propos de la construction européenne aura été dit ce midi-ci sur France Culture (comme quoi... il ne faut jamais désespérer des médias). 

     

                               

     

    Et pendant ce temps-là...

     

                            
                             

                       Dans son dernier livre « Les Prédateurs : des milliardaires contre les États », le journaliste d'investigation Denis Robert traque les profits de deux milliardaires discrets passés maîtres dans l’art de piller les États, dont la France : le Canadian Pierre Desmarais et le Belge Albert Frère. Ils sont notamment impliqués dans le rachat de GDF Suez, dans le scandale de la vente de Quick à caisse des dépôts et des consignations, dans le scandale UraMin, et le scandale Petrobas au Brésil.

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  • Sommet de la Francophonie 2018 : plus ça change, plus... etc... etc....

      

    Ces voix que l'on étouffe, ici, là-bas et ailleurs...

      

      

                La révolte d'un Africain, Malick Noël Seck, membre du front national de salut public, exaspéré par une francophonie qui n'est que le bras armé de la Françafrique et une élite africaine tout au service des multinationales françaises : des autoroutes là où des hôpitaux sont attendus... des poulets d'exportation qui inondent le marché local contre l'indépendance alimentaire d'un pays, d'un continent...

     

    "Osons la dignité et la liberté !" lance Malick Noël Seck

     

     

    Un chef d'Etat salarié de l'entreprise France

     


     

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    Pour prolonger, cliquez : Françafrique

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  • L’Aquarius : le furet des mers... il est passé par ici, il repassera par là...

    Soutien à l’Aquarius des milliers de manifestants en France et en Europe

                           ... ils réclament une nouvelle immatriculation pour le bateau humanitaire l'Aquarius et des mesures européennes pour venir en aide aux migrants.

     

                                                                 ***

    Qu'il soit ici  permis de dire avec le plus grand sérieux ce qui suit :

     

                      Le personnel de l'Aquarius devrait être interpellé et mis en examen pour recel et complicité dans le trafic d'être humain ; les responsables de la destruction de la Libye jugés pour crime contre l'humanité et crime de guerre, à savoir : BHL, Sarkozy, Cameron et Obama (le maître d'ouvrage) ; et les avoirs du milliardaire "disrupteur" George Soros (droits de l’homme à la sauce UBER) qui finance l'Aquarius entre autres pseudo ONG, gelés.

     

    Tenez-nous au courant  SVP !

     

    Pour prolonger : 

     


                                         

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  • Christian Harbulot sur les enjeux de l'économie immatérielle

                   La confrontation USA-Europe versus Chine est-elle inévitable ? 

    Christian Harbulot semble avoir quelques éléments de réponse à ce sujet.

    Né le  à Verdun, Harbulot - ancien militant d'extrême gauche -, est un stratégiste français directeur de l'École de guerre économique (EGE) et directeur associé du cabinet de conseil Spin Partners, spécialisé en intelligence économique et lobbying.

     

     
                               

     

     

                    "Les USA  doivent faire plier la Chine. Ils n'ont pas le choix car les USA doivent impérativement conserver le leader-ship technologique du monde immatériel. Contrairement à ce qu'il nous est donné de croire, les GAFAM sont eux aussi totalement dédiés à cette nécessité du maintien de la puissance technologique de leur pays." - dixit Christian Harbulot.

    A ce sujet, Trump, nous précise Harbulot, c'est l'Amérique qui baisse son masque mais pas sa garde : il n'est donc plus question d'un discours autour d'un impérialisme à vocation démocratique et droit-de-l'hommiste - c'est-à -dire... courir au secours de populations maltraitées -, il est maintenant ouvertement question (et il en a toujours été ainsi) de protéger et de développer l'avance technologique pour les cent prochaines années d'une puissance qui ne veut rien partager : les USA ; d'où l'argument protectionniste ; un protectionnisme d'une nature impériale qui rêve de soumettre tous les concurrents potentiels : c'est le retour au bon vieux monopole qui a fait la richesse d'une puissance telle que la Grande Bretagne deux siècles durant. 

    Trump, c'est donc la continuation ; seul le discours a changé : on ne se cache plus ; on affiche haut et on proclame fort ses intentions : une guerre économique ouverte aura bien lieu. 

    Harbulot va plus loin encore : "La France  - ses multinationales - doit  accepter cette logique de confrontation avec la Chine car la France, tout comme les USA, se doit  de développer un esprit et des stratégies de conquêtes commerciales dans le cadre d'une économie immatérielle."

    Et c'est alors que Christian Harbulot n'hésite pas à railler les dits "Souverainistes", ceux d'hier et d'aujourd'hui, à l'heure des nouvelles logiques impériales d'une nature technologique et commerciale. 

     

    ***

     

                    Que Christian Harbulot raisonne en terme de confrontation  ne surprendra personne étant donné le poste qu'il occupe au sein d'une Ecole entièrement dédiée à la guerre économique. On pouvait donc difficilement s'attendre à ce qu'il nous la joue "Peace and love"...

    Néanmoins, dans cette confrontation annoncée et désirée par notre stratégiste, est-il souhaitable que la France se trouve aux côtés des USA - et l'Europe avec elle - contre la Chine ? Pour quels profits économiques et civilisationnels ? 

     

    Harbulot devrait savoir que les USA n'ont pas besoin d'alliés mais de complices plus dépendants que jamais, soudés dans le crime seul, et auxquels ils ne distribuent que des miettes en retour de leurs bons et loyaux services. 

     

     

    Pas de puissance sans une économie performante !

                        Le renseignement, l'intelligence économique aux fins d'accroissement de puissance : le "y-a-qu'à-faut-qu'on" un peu brouillon et très sommaire (voire générique) et quelques enfoncements de portes ouvertes, de Christian Harbulot.

    Rien sur les alliances que la France devra contracter pour mener à bien ce qui n'hésite plus à dire son nom : la guerre économique ; les USA et l'Allemagne n'étant plus une option aux yeux de Harbulot. 

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    Pour prolonger, cliquez : Cercle Aristote

     

     

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  • Alternative européenne : Italie 1 - France 0 ?


     

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                 Luigi Di Maio et Matteo Salvini : la défaite de Bruxelles.

    Les chefs de file du Mouvement 5 étoiles (M5S - assimilé "gauche alternative et souverainiste") et de la Ligue ( assimilé extrême droite régionaliste) ont conclu un accord de gouvernement le 17 mai dernier.

    Le nom de Giuseppe Conte pour diriger le gouvernement a été proposé au président de la République le lundi 21 mai.

    Au programme : frein à l'immigration ; fin des restrictions budgétaires au profit d'une relance interne ; réforme fiscale ; revenu de citoyenneté mais... pas de sortie de l'Euro : "Revenir à la situation des origines dans laquelle les États européens étaient mus par une intention sincère de paix, de fraternité, de coopération et de solidarité".

    Reste à savoir si l'Italie, ses choix politiques et son nouveau gouvernement prendront très vite l'eau avant de boire la tasse, partageant ainsi le destin des Grecs et de leur  gouvernement Tsipras.

    De plus... gare au veto présidentiel et aux pressions de la Commission européenne ! Premier Ministre, ministres, le président Sergio Mattarella peut s'opposer à tout candidat que l'alliance majoritaire au parlement - 5 étoiles M5S (1) et  la Ligue -  proposerait et ainsi, voler les Italiens de leur victoire électorale ; c'est la démocratie qui s'en trouverait affaiblie ; frustration et colère, les vieux démons des années 70 (les années de plomb !) pourraient bel et bien resurgir, d'autant plus que... refus après refus, la formation d'un "gouvernement de technocrates" sans base électorale pourrait être le choix de ce président-agent de l'orthodoxie de la Commission européenne et garant de la soumission des Italiens

    à ses diktats.

     


                         

    luigi di maio et matteo salvini,la défaite de bruxelles. les chefs de file du mouvement 5 étoile

    Reste alors, la destitution : le parlement italien peut voter le départ d'un président qui refuserait de tenir compte du résultat des urnes. Quant à la Commission....

                  Qu'à cela ne tienne : l'Italie demeure dans les mois à venir le pays européen dont il faudra suite l'actualité au jour le jour : nouveau test pour ceux qui cherchent une alternative à cette Europe concentrationnaire : pas de sortie possible sinon dans la souffrance, le discrédit... - et la mort économique et financière ?

     

     

     
                                 

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     Pendant ce temps-là... ici, en France...

     

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    Aude Lancelin  reçoit Elsa FaucillonEric CoquerelGérard Filoche (2)Gaël Quirante et Alexandre Devecchio ; sujet du débat : la politique de classe du gouvernement, le rôle de la gauche et le réveil de la lutte. 

                                    Vidéo ICI

     

                       

                       Convergence des luttes et luttes des classes...

    Certes, classes il y a ! Conscience de classe, c'est moins sûr. Convergence des classes ? Pour en douter, il suffit de se reporter à l'analyse sociologique  des résultats des élections de ces vingt dernières années. 

    Les classes populaires lors des consultations électorales présentent les caractéristiques suivantes :  abstention massive (1er parti de France) ; vote FN majoritaire ; une petite minorité composée de militants  très politisés ; et puis, last but not least : une conscience identitaire purement religieuse qui exclut tout engagement politique a-religieux ou laïc.

                            

                     Convergence des luttes et luttes des classes...

     

    Les classes moyennes : stabilité (ceux dont l’avenir n’est pas menaçant à moyen terme – 10 ans ; ceux concernés par une réelle menace de déclassement-relégation; et ceux qui peuvent encore compter (ils ont les bons diplômes, une expérience, des acquis professionnels de valeur) sur quelques promesses de promotion et d’ascension sociale.

     

                         Convergence des luttes et luttes des classes... 

     

    Après l’urbanité, place à la ruralité aux classes non définies : prospérité des gros exploitants agricoles ( céréaliers) ; endettement et pauvreté des petits ; isolement des autres ; absence de culture politique ; colère non canalisable ; re-vote FN et abstention.

     

                        Convergence des luttes et luttes des classes... avez-vous dit !  

     

    On peut légitimement s'interroger à propos de ceux que Aude Ancelin a réuni autour de la table en ces termes : combien pèseront-ils aux prochaines échéances électorales : 10, 12, 15 % ?

    Il serait temps de cesser de croire qu'une hirondelle en grève annonce le printemps d'un mouvement social sans précédent car seules les urnes font tomber un gouvernement et un président...

    Dans le contexte d'une abstention record chez les classes populaires... tout ce petit monde semble avoir oublié qu’aujourd'hui le clivage n'est plus entre la droite et la gauche ; le clivage, toutes classes confondues, se situent à un niveau Européen : ceux qui souhaitent continuer avec l'Europe telle qu'elle se déploie depuis trente et les autres qui  cherchent non pas à la réformer puisqu’elle n’est pas réformable mais bien plutôt, à s’en éloigner, voire s’en séparer ; ce clivage implique, car tout est lié et indissociable, les préoccupations suivantes pour ou contre : immigration (réfugiés, les besoins en main d’œuvre, le regroupement familiale), restriction budgétaire ( appauvrissement de l’Etat providence et des services publics vitaux) et la mise en concurrence des travailleurs européens ; pour résumer : toutes les politiques qui remettent en cause de notre contrat social depuis la fin de la seconde guerre mondiale ( CNR) tout en gardant à l'esprit que  ce contrat diffère en fonction des pays : le contrat social allemand ou danois n’a rien à voir avec le contrat social français.

    Contre cette Europe de la gestion d'une pénurie organisée ( budgétaire) et structurelle (démographique), on aura identifié les courants et autres mouvements suivants  :

    • Les souverainistes (les Gaullistes.... de Dupont-Aignan à Asselineau),
    • L'extrême droite
    • Le NPA et Lutte ouvrière 
    • Les Insoumis.          

     

                 Souhaitons  bon courage non plus à  la convergence des luttes mais cette fois-ci,  à la convergence des bulletins de vote de tout ce beau monde. 

    Certes, on peut encore envisager une mobilisation qui, bien que minoritaire tout en faisant beaucoup de bruit,  serait susceptible de pouvoir compter  sur un  soutien "tacite" - du bout des lèvres - d'une partie de la classe moyenne qui, dans le meilleur des cas, devrait opter pour une attitude de "wait and see" ; attitude porteuse de toutes les ambiguïtés possibles car cette classe étant très inconstante, elle pourra à tout moment se retourner contre ceux qui auront occupé la rue et bloqué qui les transports, qui les avions, qui la poste, qui les autoroutes, les administrations... car les classes moyennes ne prendront aucun risque avec  leur argent : l'Euro. En cas de coup dur, tous iront se réfugier chez Macron ou son successeur.

                         Reste alors l’option italienne (alliance - "gauche alternative souverainiste"- extrême droite régionaliste - de tous ceux qui souhaitent débarquer la classe politique qui a soutenu le projet mondialiste de la Commission européenne sous domination allemande) d’une Italie qui n'est pas la France : Mussolini y est encore très largement respecté (3), alors qu’en France, c'est la figure de Charles de Gaulle (contre Pétain) ;  traduit en terme d'électorat, c’est donc à une véritable incompatibilité historique, politique et morale auquelle  cette fameuse  (et fumeuse ) Convergence des luttes des classes est confrontée ; incompatibilité irréconciliable : l'extrême droite face aux gaullistes-souverainistes et ces derniers face aux Insoumis et NPA.

     

                    Italie 1 – France 0… non pas face à l’Italie mais face au projet mondialiste européen. Et c’est alors que le piège se referme sur eux tous pour le plus grand profit de qui ? Devinez ! 

     

     

    1 - En plus de la critique du système politique et financier, le Mouvement 5 Étoiles défend une écologie radicale en cinq points : l’eau publique, le transport durable, le développement durable, le droit à l’accès à Internet et l’écologie. Le mouvement mise sur la démocratie participative ; en matière de relations internationales, le M5S est non-interventionnisme.

    2 -  A l'écoute de Gérard Filoche, on réalise à quel point trente ou quarante ans au PS, ne vous permettent plus de comprendre qui que ce soit, et plus encore, le corps électoral en général et le vote ou non vote des classes populaires en particulier. Il serait temps que les Filoche de l'engagement politique comprennent qu'un être humain ce n'est pas simplement qu'une feuille de paie en fin de mois. 

     

    3 - Mussolini... dans toutes les classes : de l'universitaire au pizzaïolo... Mussolini et le football, ultimes raisons pour tout italien de rester fier de l'être. "Et l'Empire romain ?" direz-vous ! Mussolini y pourvoie dans les mémoires ; quant à la Renaissance - sa peinture, son architecture, ses fresques, ses lettres, ses sculptures : un italien qui a passé sa soirée devant son téléviseur à regarder la Raï Uno aura tout oublié de la splendeur du Quattrocento au saut du lit le lendemain matin.

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  • Iran : la mise sous cloche avant l'asphyxie économique

                    

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                         Trump montre le décret signifiant la décision des Etats-Unis de quitter l'accord sur le nucléaire iranien le 8 Mai 2018 !
     
    (Le 8 mai 1945 est la date de trois événements historiques : la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie, la fin de la Seconde guerre mondiale et celle de l'Europe en tant qu'entité indépendante, maîtresse de son destin... pour le meilleur et pour le pire)
     
     
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                  Le président américain a signé un décret qui rétablit les sanctions suspendues depuis l’entrée en vigueur de l’accord sur le nucléaire conclu à Vienne en 2015.
     
                 
                 A défaut de pouvoir détruire l'Iran ( sur le modèle de ce qui a été fait en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie), les USA choisissent de mettre ce pays et sa population entre parenthèses pour le plus grand bénéfice de l'Arabie Saoudite ( en finir avec l'influence de l'Iran dans la région - marché de dizaines de milliards de dollars en armement pour les USA) et d'Israël (lobby dominant à Washington - fin du soutien au Hezbollah qui contrarie les projets expansionnistes israéliens, faute de moyens financiers ?).

    Ces sanctions économiques feront que ce pays et sa population ne pourront compter sur aucune perspective d'amélioration de leur niveau de vie ni sur un développement humain à moyen et long termes.

    Les USA miseraient-ils, et bien que ce ne soit plus une priorité, sur un soulèvement de la population iranienne contre des conditions de vie difficiles ? Alors que cette décision unilatérale des USA risque de souder tous les Iraniens contre le Grand Satan, le gouvernement iranien étant dégagé de toute responsabilité puisqu'il a accepté de montrer "patte blanche" en signant un accord sur le nucléaire en 2015 avec la Chine, la Russie, la Grande Bretagne et la France et les USA d'Obama.

    Mauvais calcul des Etats-Unis ou bien... réalisme total ? A défaut de pouvoir le détruire ou de le déstabiliser, autant faire en sorte que l'Iran se radicalise (cela sert admirablement les intérêts d'Israël) et/ou qu'il meure lentement d'asphyxie...
     
                      Stratégie "gagnant-gagnant" pour les USA et.... les Etats-Unis !!!! D'autant plus qu'en ce qui concerne l'Europe - à jamais considérée comme un concurrent économique - un concurrent de trop -  par son  allié transatlantique dont le seul souci en la matière est la concurrence chinoise  dès 20 prochaines années  -,  la reprise des sanctions contre l'Iran plonge l'Allemagne et la France dans l'incertitude : quelles représailles contre ceux qui décideraient de passer outre et de continuer à commercer avec l'Iran.... Airbus pour ne pas nommer ce fleuron européen ainsi que notre industrie automobile ? 
     
    N'oublions surtout pas, le projet irano-chinois :  L’Iran et la Route de la soie : cauchemar US (1)
     
     
     
                          Tout compte fait, et en comptant bien,  au regard des gains attendus - gains géopolitique et économique -, la tentation était trop grande, beaucoup trop grande, pour un seul homme et une seule puissance  ; impossible d'y résister. Aussi, reconnaissons à Trump sa capacité à défendre les intérêts de son pays et de ses alliés véritables : Israël et l'Arabie Saoudite. 

                         Pour sûr, l'Europe privée de leaders dignes de ce nom, des leaders capables de ne pas simplement se soucier de la bonne santé de la balance commerciale de leur pays respectif (l'Allemagne de Merkel en tête) ne bronchera pas. Une raison supplémentaire de mépriser cette Europe, sa construction et les hommes et femmes qui l'enlisent un peu plus chaque jour dans l'asservissement et la non-existence en tant qu'entité politique, culturelle et économique indépendante, visionnaire et courageuse.
     
     
     
     
    1 - "Grands projets d’infrastructures lancés en partenariat avec la Chine et la Russie : le projet de canal entre la mer Caspienne et le Golfe ou la mer d’Oman qui permettrait aux navires russes d’accéder aux « mers chaudes » ; et surtout celui dit de la « Nouvelle route de la soie » (terrestre et maritime) proposé par le président chinois Xi Jinping. L’arrivée en gare de Téhéran d’un train de marchandises parti de Chineà 10 400 km - préfigure ce que pourrait être la modernisation de la voie ferrée reliant les deux pays, via le Kazakhstan et le Turkménistan." - Gilles Munier
     
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  • Syrie : une analyse de Richard Labévière

    Syrie : une analyse de Richard Labevière,

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    R. Labévière : rédacteur en chef service étranger puis éditorialiste à RFI de 2000 à 2008, année de son licenciement. 

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