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Israël : judaïsme, sionisme et colonisation

  • Il y a 30 ans, mourait Pierre Desproges

    desproges pierre

                          "Depuis la disparition du comique Pierre Desproges, son œuvre est convoquée dans le sempiternel débat consistant à savoir si l’on peut rire de tout... "

    Telle est, selon Télérama, la question que soulève le fait de célébrer Pierre Desproges ou plus simplement, le fait d'évoquer son travail d'humoriste. 

    Une fois de plus, il semblerait que Télérama botte en touche ; Télérama se trompe aussi de question car la seule qui vaille  n'est pas "si l'on peut rire de tout", mais bien plutôt :  pourquoi ne peut-on plus rire de tout  ? 

     

    _____________

     

                        

                       Il n'y a que Télérama pour célébrer aujourd'hui "Desproges" qui n'intéresse plus personne ; et pour cause : " Pierre Desproges, petit français blanc sans histoire, au métier et à la vie faciles et à l'humour daté  politiquement : un coup sur l’extrême droite et ses électeurs ( la classe ouvrière), et un coup sur la fausse gauche (celle du caviar) pour ne pas faire de jaloux, et puis les Juifs, histoire de s'encanailler et de se faire quelques frayeurs, et nous avec lui.

                       Les puissants, eux, en revanche, même pas peur !...............

     

                       Ce qui manquait à Desproges, c'est le courage. Or, sans courage ni sacrifice (carrière, argent, reconnaissance médiatique) rien d'important ne peut être accompli. Coluche dans sa dernière période sera plus près du courage et de la prise de risque ; Dieudonné sautera à pieds joints dedans : courage immense et prise de risque total.

    Force est de constater que la grande partie des humoristes s'attaquent aux "effets" (Desproges en était : FN, le Pen, racisme, antisémitisme, et une bonne dose de provocation et de transgression sans suite ni conséquence - aujourd'hui, c'est  Gaspart Proust qui a repris le flambeau de cette transgression gratuite car non subversive),  conscient du fait suivant : c'est quand on s'attaque aux causes que les ennuis commencent. Or, les humoristes et les ennuis ne font pas bon ménage !

    Retour donc à la case départ : celle du courage ou bien plutôt son absence.

     

                    Reconnaissons toutefois ceci à propos de l’actualité de l’humour de Pierre Desproges (on pourra aussi mentionner Coluche) :  son humour d’alors peut servir de base au traitement de cette question du « pourquoi ne peut-on plus rire de tout aujourd’hui » ?

     

                                                                                 ***

     

                      En ce qui concerne les blagues de Desproges sur les Juifs et les événements de la Seconde guerre mondiale, si celles-ci sont impensables aujourd'hui c'est sans doute pour la raison suivante : les critiques croissantes contre l'Etat d'Israël et sa politique coloniale de conquêtes des territoires palestiniens, mondialement condamnée, a forcé, ici en France,  le CRIF a déplacer le débat relatif à cette condamnation, vers la dénonciation d'un antisémitisme censé verrouiller toute parole critique relative à Israël et par extension,  tous commentaires ou analyses critiques qui visent les élites médiatiques (à défaut d'élites intellectuelles et morales) de cette communauté sur-représentée dans les médias.

    Depuis les années 80, on pourra sans difficulté noter ceci  : plus la condamnation de cet "Etat voyou" qu'est Israël se fait entendre, plus les procès et tentatives de procès en antisémitisme prospèrent ; et c'est alors que  tout ce qui concerne de près ou de loin les "Juifs" ( que le sujet soit ou pas leur allégeance indéfectible à la politique coloniale d'Israël), tout ce qui prendrait pour cible un individu qui s'avèrera être juif ( on le fera très vite savoir) devient antisémite car la "question sioniste" est devenue une question antisémite... décrétée comme telle par ceux qui sont chargés de l'évincer.

                   Intimidation, menaces, violence… un seul objectif : imposer un mur de  silence sur tous les abus de pouvoir d'essence sioniste ainsi que sur ses victimes (2).  

     

     

    1 - officine israélienne qui couvre politiquement un spectre qui va de la droite à l'extrême droite dans un contexte français ; dans un contexte israélien :  nationalisme religieux et politique (expansion territoriale  - Torah d'une main, un révolver dans l'autre - et chantage à l'antisémitisme à l'endroit de la communauté internationale) d'essence "fasciste", viscéralement  anti-humaniste, qui ne reconnaît de droit et de légitimité qu'aux Juifs (le Peuple palestinien, ça n'existe pas !) : la mère, le sang, la Torah, Dieu... leader suprême et la puissance des armes pour contraindre et dominer : pas de compassion, aucun sens de la justice et aucun respect pour le droit.

     

    2 - Dieudonné à partir de 2003 ; Pascal Boniface aujourd'hui  - plus d'info ICI

     

    Pour prolonger, cliquez : Coluche, Desproges et Dieudonné

     

               

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  • Claude Lanzmann, pour le meilleur et pour le pire

                    

                 antisémitisme,palestine,shoah,lanzmann,israël,politique,livresClaude Lanzmann, décédé aujourd'hui 5 juillet 2018, aura été confronté à trois peuples martyrs.

    - Le Peuple juif dont il fait partie, le Peuple polonais et le Peuple palestinien. Or, de ces trois peuples martyrs, Claude Lanzmann n'en aura reconnu qu'un seul : son peuple ! Les Polonais et les Palestiniens n'étant à ses yeux que les bourreaux du peuple juif.

    Là tout est dit ou presque ; et le mal est fait.

    A l'écoute de Lanzmann, l'être humain n'en sort pas plus humain, ni plus juste et l'avenir certainement pas plus serein ; aucun profit pour la défense d'un humanisme universaliste sans distinction ; pour s'en convaincre, il suffit de se reporter aux agissements des uns et des autres autour du chantage et de l'instrumentalisation de l'antisémitisme pour mieux tenter de dissimuler le caractère indéfendable d'un soutien à un régime étranger dont il n'y a plus rien à sauver et ainsi "criminaliser" sur un plan moral toute contestation à son propos.

    Force est de conclure que Lanzmann n'était concerné que par Lanzmann et sa "tribu". Précisément tout ce qu'il ne fallait pas faire car, alors, l'oeuvre de Lanzmann n'aura été d'aucune utilité ; en effet, elle n'aura pas permis de réconcilier toutes les mémoires ; celles de toutes les catastrophes humaines proches et éloignées.

                  

                     A ceux qui s'opposeront à ce billet - nul doute, ils seront nombreux ! - on pourra leur préciser ceci : « Rassurez-vous ! Vous venez simplement de découvrir l’exercice que l’on peut faire de la liberté d'expression, à savoir : tout ce que vous n'auriez jamais pu souhaiter entendre et lire. » Manifestement vous n'en avez pas besoin de cette liberté puisque vous semblez penser ce que tout le monde pense sur un sujet quel qu'il soit ; en revanche : moi si, j'en ai besoin ; et je ne suis certainement pas le seul ! Aussi, n'en dégoûtez pas les autres.

     
    __________________
     
     
    Billet de blog rédigé en 2014 : 

    ob_53fe04_1985-aff-shoah.jpg

     

                  Pas facile de se libérer pour re-voir Shoah de Claude Lanzmann. Je profite des vacances pour visualiser ce documentaire d’une durée de neuf heures trente qu'on ne présente plus et que je n'ai pas revu dans son intégralité depuis 15 ans.

    Je m’installe : la projection devra commencer à 9h le matin car je sais - pauses incluses -, que j’y passerai la journée.

     

    ***

     

                 Contrairement à ce qu'écrivait Simone de Beauvoir lors de la sortie de Shoah en 1985, (« Pour la première fois, nous vivons l’affreuse expérience dans notre tête, notre cœur, notre chair, et cette expérience devient la nôtre» - sans doute a-t-elle livré à la postérité ce commentaire à titre de prestation compensatoire : pour avoir été une planquée à Radio-Vichy, pendant l‘occupation. Allez savoir !) l'expérience de ce documentaire ne sera jamais vraiment la nôtre car, la chair indemne, on ne peut que demeurer spectateur.

    Shoah, une commande de l'Etat israélien à Lanzmann,  nous montre des rescapés, des témoins, quelques bourreaux, et avec minutie : transport des déportés, convois, trains, camions, voies ferrées, routes, camps, topographie des lieux, organisation, identification, écoutes des victimes, visages, voix…

    Si ce documentaire est un outil qui nous permet de comprendre comment la déportation d'un grand nombre de Juifs a été perpétré, à défaut d’un "comment cela a-t-il été possible et pourquoi ?" - les réponses à ces questions, c'est chez Arendt et Primo Lévi qu'on ira les chercher -, au fur et à mesure de son déroulement, là, sous mes yeux, un autre malaise me saisit : le réalisateur semble profiter de l’opportunité d'un documentaire pour tenter subrepticement de faire le procès de tout un peuple (1): le peuple polonais (celui du Nazisme n’étant pas nécessaire puisque Nuremberg s’en est déjà chargé).

    Absence de compassion et de solidarité, voire même… réjouissance à l‘idée de voir les Juifs de Pologne disparaître corps et biens ; au fil des minutes et des heures, ce documentaire semble s’orienter vers une tentative de mise en accusation du peuple polonais dans son ensemble : peuple pourtant occupé, vaincu et martyr, tout à la fois.

    En effet, difficile de trouver, dans ce documentaire, un Polonais qui ne soit pas antisémite.

    Plus souvent interpellés et gardés à distance de la caméra et du micro de Lanzmann que réellement interviewés, tout en cherchant à créer un climat propice à toutes les confessions de la part de Polonais très très moyens et vivant en milieu rural, Lanzmann n'a qu’un souci, à la motivation sournoise, subtilement mâtinée de mépris, plus proche du règlement de comptes que de la recherche d‘une quelconque vérité concernant la nature humaine : confier à ces quelques Polonais triés sur le volet, le soin de débiter des préjugés anti-sémites bien établis et ronflants, un rien pantouflards, insistant sans relâche, les relançant, s’acharnant lorsqu‘il n‘obtient pas d‘eux ce qu‘il croit devoir attendre et surtout, entendre...

                   (Pour la traduction de ces séquences, j'ai fait appel à un ami polonais ; en effet, je ne souhaitais pas me contenter de la traduction qui nous est proposée)

    Certes, on m’objectera - ou bien alors on ne m’objectera rien, ce qui est tout à fait possible : Shoah n’est ni un travail de journaliste, ni un travail d’historien, ni d'intellectuel, ni…

    Soit !

     

    1 - Article sur la relation entre Lanzmann et un résistant polonais, Jan Karski qui collabora au documentaire Shoah à propos duquel il déclara en1986 : « Shoah, est une vision biaisée de l'Holocauste ; Lanzmann a fait en sorte que l’on ne puisse jamais voir un Polonais qui ne soit pas antisémite ».

     

    ________________

     

     

                Quelques années plus tard, avec "Tsahal", documentaire imbécile à la gloire de l‘armée du même nom (quand on sait que c'est l'occupation et la colonisation par l’armée de Tsahal de la Cisjordanie qui condamne le peuple israélien depuis 67 à ne jamais connaître la sécurité ni la paix), notre documentariste consacrera cinq heures à cette armée israélienne - armée culte à défaut de documentaire culte.

    On aura même droit à pas mal d'âneries, du style : "Notre armée est pure (...), elle ne tue pas d’enfants. Nous avons une conscience et des valeurs et, à cause de notre morale, il y a peu de victimes [palestiniennes]"…

    Non contradictoire, véritable outrage à la vérité factuelle, le plus souvent, ce film de propagande est d’un ennui ferme pour quiconque sait voir un tout petit peu plus loin que le bout de son nez… comme - mais ce n’est qu’un exemple -, être capable d'établir des relations de causalités tout en cessant de prendre les effets pour les causes ; et puis aussi, faire preuve de clairvoyance en étant à même, un tant soit peu, de les prévoir… toutes ces causes aux effets dévastateurs - et dans ce domaine, les précédents ne manquent pas : il suffit de se pencher sur l’histoire coloniale européen.

    Intellectuellement faible mais... documentariste habile et déterminé, avec Lanzmann, une vision manichéenne du monde semble dominer, doublée d‘une vision à la fois presbyte et myope.

    Aveugle Lanzmann ?

    Directeur de la revue Les Temps Modernes qui prend aujourd’hui comme un sacré coup de vieux (ou d'ancien), l’engagement anti-colonialiste de Lanzmann (il fera partie des signataires du Manifeste des 121, qui dénonce la répression en Algérie de 1957), et la fréquentation de Sartre et de Simone de Beauvoir ne lui auront donc été d’aucune utilité et d'aucun secours… ou bien alors, cette dernière fréquentation serait-elle responsable de la cécité dont souffrirait Lanzmann ? Et c'est bien possible, après tout : relents de manichéisme stalinien dans la pensée de tout ce beau petit monde ?!

     

    ***

     

            Pourquoi hésiter à le dire ?! N'est pas Hannah Arendt qui veut ! Je pense à son étude sur le totalitarisme et l’aptitude de certains régimes à détruire la volonté des individus, ainsi qu'à son étude sur le mal, ou plutôt, son étude sur les ressorts du mal et de sa banalité dont aucun peuple, aucune culture et aucun Etat ne peut prétendre être à l‘abri, sûr de son bon droit...

    En effet ! Les cours d’assises et les cours internationales regorgent d’individus qui avaient tous de "bonnes raisons" de penser et d'agir comme ils l'ont fait.

    Et là encore : n’est pas Primo Lévi qui veut ! Son ouvrage "Si c'est un homme" explique, à la manière d'un sociologue, la déshumanisation, l’absence de solidarité et de compassion dans les camps, les stratégies et les tactiques machiavéliques - seules conditions pour assurer sa survie -, la culpabilité des survivants…

    Nul doute à ce sujet ! Avec ces auteurs, c’est une nouvelle compréhension de cette nature humaine labyrinthique (et toujours innovante !) qu‘est la nôtre, qui nous est proposée : nature en trompe l'oeil, dissimulatrice, accapareuse et rétentrice, cruelle au besoin et toujours prompte à l’oubli.

     

    ***

     

              Lanzmann aura été confronté à trois peuples martyrs. Les voici dans l'ordre chronologique (liste non exhaustive, bien évidemment et puis… vous pensez bien !)

    - Le Peuple juif auquel il appartient.

    - La Pologne - cette Palestine européenne ! -, et les Polonais (2) : rappelons que résidait en Pologne la plus importante communauté juive d’Europe ; il aura donc bien fallu que la Pologne les ait accueillis à un moment ou à un autre tous ces juifs (au 15è siècle, ce fut fait), et que d'autres pays d‘Europe ne se soient pas trop pressés d‘en faire autant - quand ils ne les auraient pas tout simplement priés d’aller voir ailleurs si cela se faisait que d’être juif ; sans oublier les nombreux enfants des familles menacées d'extermination qui auront été confiés à des familles polonaises catholiques ; lesquelles se seront acquittées de leur responsabilité avec honneur.

    Et pour finir…

    - Le Peuple palestinien, un Peuple humilié, sans considération et sans droit qui perd toutes ses batailles  mais qui reste en vie et qui dure et ne cesse de durer, vaincu par un Etat colonisateur sans scrupules qu‘est Israël ; et l‘engagement si peu légitime et honorable  mais compréhensible de Lanzmann au côté de la politique de cet Etat.

                Or, de ces trois peuples martyrs, Claude Lanzmann n'en aura reconnu qu'un seul : son peuple ! Les Polonais et les Palestiniens n'étant à ses yeux que les bourreaux du peuple juif.

    Arroseur arrosé, l’accusation portée contre les peuples polonais et palestinien pouvant lui être très facilement retournée, la Shoah aura fait de Claude Lanzmann un tartuffe de l’élévation de la conscience humaine, lui-même s’étant trouvé tout juste dans la moyenne (sinon, en dessous) quand il s‘est agi d’être capable de faire preuve de compassion, de solidarité et de compréhension envers les peuples polonais et palestinien.

    Si l’expérience d’un Primo Lévi et de quelques autres aura permis à ces auteurs de se hisser jusqu'à l'Universel, éclairant telle un phare notre conscience, réveillant telle une semonce cette même conscience propre aux humains - ce dont l’Humanité a tellement besoin ; elle qui ne cesse d’osciller entre sainteté et démons pour finalement trouver un équilibre dans un entre-deux toujours précaire, en revanche, Lanzmann n'aura pas échappé à cette règle, décidément récurrente, qui fait de l'être humain un être à la compassion intermittente et sélective...

    Car, confrontés au travail de ce documentariste, ce dont il nous est demandé d’être les témoins c'est de la chape de plomb d’une conscience humaine universaliste absente et du triomphe de l'égoïsme et d'une haine à peine contenue, dans une vision communautariste à la raison débilitante...

    Contre le poids plume d'une humanité capable de réconciliation et d’accalmie dans une élévation qui laisse loin derrière elle une bêtise revancharde, fruit d'un ressentiment stérile, castrateur de toute pensée et de son développement, la privant de maturation et de justesse.

                 Souvent présenté en France comme un intellectuel jouissant d'une autorité qui se voudrait morale, comment ne pas voir en Claude Lanzmann un documentariste partial, vindicatif, manichéen et partisan du plus petit commun dénominateur qui soit : celui de "La communauté" (3) comme seul espace digne de considération : unique espace d'épanouissement, de développement - et de jouissance, au sens lacanien.

     

    2 - Se reporter à l'ouvrage de l'historien Timothy Snyder :  Terres de sang ainsi qu'aux événements de l'Insurrection de Varsovie et au film "Kanal"de Wajda en 1957 : des Polonais de tous âges entassés dans des caves brûlés vifs au lance-flammes ou bien gazés dans les égouts de Varsovie.

    3 - A ce sujet, difficile de ne pas penser aux alliances consanguines ; et dans le cas qui nous occupe, on parlera d’endogamie avec pour conséquences, des risques accrus de dégénérescence… intellectuelle : augmentation des risques d’infertilité et de cécité pouvant conduire une communauté au déclin (le XXIè siècle sera-t-il le siècle de ce déclin ?) ; on aura à l'esprit des domaines d’exceptions tels que les sciences, la philosophie, les arts..., domaines réservés le plus souvent à des individus intellectuellement et culturellement assimilés (Le génie d'Einstein est inconcevable sans le travail scientifique de ses prédécesseurs, non juifs, et l'assimilation de leurs contributions par ce même Einstein) ; tout en gardant à l'esprit que le risque de dégénérescence est plus grand encore après  le génocide des nazis et la création de l’état d’Israël qui ont eu pour effet d’augmenter le niveau de conscience d’être juif au présent.

     

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    antisémitisme,palestine,shoah,lanzmann,israël,politique,livresAu sujet de la relation Lanzmann - Simone de Beauvoir...

    Tragique ironie !

    L’acharnement aveugle d’un Lanzmann dont la démarche - comme nous avons pu le voir -, semble le plus souvent plus proche du règlement de comptes que de la recherche d‘une quelconque vérité concernant la nature humaine, cacherait-il une culpabilité inconsciente eu égard à son attachement à une Simone de Beauvoir (sans oublier Sartre) qui, pendant l’Occupation, et alors qu'elle est employée à Radio Vichy, incarnera à la perfection cette classe privilégiée et éduquée restée supérieurement indifférente aux lois anti-juives et à une rafle du Vel d’Hiv qui enverra à la déportation et à la mort : 13 152 juifs ?

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     Pour prolonger, cliquez : Sionisme, Judaïsme et colonisation

     

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  • Simone Veil au Panthéon : ça y est, c'est fait !

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                        "Aux Grands hommes (et femmes) la patrie reconnaissante"

     

                  Cérémonie de l'entrée de Simone Veil au Panthéon : 1er juillet 2018. 

     

     

                            A ceux qui s'opposeront à ce billet - nul doute, ils seront nombreux ! - on pourra leur préciser ceci : « Rassurez-vous ! Vous venez simplement de découvrir l’exercice que l’on peut faire de la liberté d'expression, à savoir : tout ce que vous n'auriez jamais pu souhaiter entendre et lire. » Manifestement vous n'en avez pas besoin de cette liberté puisque vous semblez penser ce que tout le monde pense sur un sujet quel qu'il soit ; en revanche : moi si, j'en ai besoin ; et je ne suis certainement pas le seul ! Aussi, n'en dégoûtez pas les autres.

     

                                                                       ***

     

                 Après  l'Académie française qui a fait de Simone Veil une académicienne sans œuvre (un nouveau concept ?), et aujourd'hui le Panthéon, s’il est tentant de croire que ceux qui se rangent derrière la décision d'une "Simone Veil au panthéon" le font par conviction, on pourra tout aussi bien penser que d’autres acquiescent avec zèle sans doute parce qu’ils n’imaginent pas qu’ils puissent s’y opposer ouvertement ou plus simplement poser la question du pour(-)quoi ; et d’autres encore qui doivent très certainement soutenir cette décision, conscients du fait que personne, jamais, ne leur reprochera de l'avoir fait, ni demain ni dans dix mille ans. Et par les temps qui courent, c’est sacrément utile d’être irréprochable sur certains sujets en particulier.

    Face à cette unanimité multifactorielle, unanimité tous azimuts, qu’il soit permis à d'autres de douter du bien-fondé de cette décision : "Simone Veil au Panthéon" (1).

     

     

                   Pour toutes ces raisons, passons en revue les faits qui nous sont rappelés – faits qui justifieraient l'inhumation de Madame Veil au Panthéon :

     

    La loi sur l’avortement même notre ministre de la santé et le gouvernement auquel elle appartenait, ont soigneusement oublié, tête en l’air qu’ils sont, de mettre l’argent sur la table afin que les hôpitaux puissent répondre à la demande.

    Et que l’on ne nous raconte donc pas d’histoire : si contestation il y a eue à propos de cette loi… ce sursaut anti-avortement n’avait rien de comparable aux millions de contestataires qui ont occupé les rues contre « Le mariage pour tous ». 

    Les Européistes, eux, nous rappellent qu’elle a été une grande, une très grande européenne. Il s'agit sans doute de sa contribution au rapprochement franco-allemand dans les années 70. Merci pour l'Euromark alors ! Même si dans les faits, tous ont contribué à livrer la France à l'Allemagne (à ne pas confondre avec  de Gaulle qui a œuvré à la réconciliation) de Giscard à Mitterrand, avec toutes les conséquences que l'on sait.

    Ironie de l'histoire : avec Simone Veil, c’est donc la victime qui consacre et sacre son bourreau. Il est vrai qu’il y a tellement de façons de gagner une guerre ! La perdre en est une.

    Alors bien sûr, il y a eu Auschwitz : là, on se rapproche à grands pas de la menace d'un chantage redoutable : chantage à l'antisémitisme et... et... chantage au négationnisme.

    Mais, rassurez-nous vite alors ! A Auschwitz, Madame Simone Veil y est allée contrainte et forcée ? C’est bien ça ? A aucun moment il n’a été question pour elle d’y aller… disons par solidarité envers ceux qui ne pouvaient pas ne pas y aller… ou bien encore, parce que cela lui aurait échappé qu’il aurait été encore possible pour elle et d'autres, de se soustraire à l’injonction : « Auschwitz et la mort ! »

    Et pour finir, et sans honte, tellement l'impunité leur est garantie à tous, les partisans du Panthéon pour Simone Veil nous demandent de ne pas oublier le fait que cette dernière a été toute sa vie durant une grande israélienne.

    Disons les choses : ce soutien Israël ne mérite rien, d’autant plus qu’il ne s’est jamais accompagné d’un mot, d’un seul, en faveur d’un peuple spolié, humilié, volé, martyrisé, maintenant vaincu, à genoux, silencieux et abandonné de tous qui répond du nom de Peuple palestinien.

    Reste alors, "le fait du Prince" ; un Prince président enclin à penser par opportunisme politique qu’il aurait tout à gagner en autorisant un tel ou une telle à franchir le seuil de cette église maintenant républicaine et laïque : « Aux hommes et femmes d’influence le Président et ses chances de ré-élection reconnaissants ».

     A chacun de se faire une idée. 

     

    1 - "Simone Veil au Panthéon ?" après Voltaire, Rousseau, Jaurès, Marie Curie, Zola, Hugo, Jean Moulin ! Faits d’armes, de science, de philosophie, de littérature, de politique et autres exploits… mais alors quid de Simone Veil ? Même si l'on doit en toute objectivité faire le constat suivant : depuis la fin de la seconde guerre mondiale, où trouver des candidats à une inhumation au Panthéon ? Dure dure la réponse ! "Simone Veil au Panthéon ?" A l'avenir, il faudra donc s'attendre à d'autres complaisance et "excentricités" de ce genre faute de candidats susceptibles de se hisser à la hauteur de la liste présentée au début de cette note. Quelques suggestions néanmoins pour ne pas désespérer : Charles de Gaulle, Picasso, Aimé Césaire, Pierre Boulez ; et puis aussi plus loin dans le passé : Simone Weil (la philosophe militante décédée en 1943) et Charles-Maurice de Talleyrand (diplomate décédé en 1838). Là, on reprend de la hauteur sans l'ombre d'un doute.

     

    ***

     

    simone veil au panthéon cérémonie

    Simone Veil au Panthéon : étaient présents ce jour là...

     

     

                     Et voilà que c'est Simone Veil - femme de droite, bien à droite, femme de toutes les droites pourvu qu'elles soient à droite, de Giscard à Sarkozy - qui lave maintenant plus blanc les consciences des uns et des autres.... tous occupés à se refaire une virginité, à s'y frotter, à tenter d’arracher un peu de sa superbe à une femme qui n’est plus là pour s'en défendre (même si elle était plutôt silencieuse à partir des années 80, quasi absente - somnolente au dîner du CRIF pendant que nos Présidents se faisaient - et se font encore sermonner -, mais active après de  "La manif pour tous !") s'y vautrant enfin, à l'occasion de la cérémonie de son entrée au panthéon, et d'autres encore qui font parler des morts dont ils salissent la mémoire au quotidien par leurs parti-pris sans honneur ni justice : chantage ici, bombardements ailleurs.

                  Et c’est alors que l’on se souviendra des absents à cette cérémonie, pour ne pas les oublier de sitôt, tous ces absents qui, politiques et show-biz, auront eu la folie ou l’impardonnable arrogance de rester chez eux : nul doute, ces derniers auront  besoin d’un très très bon alibi.

    Est-ce la raison pour laquelle Mélenchon, l'homme de toutes les obligations, a souhaité honorer l'action d'une femme de droite à la carrière politique très elliptique et atone, à propos de laquelle on peut être tentés de penser ceci  : "Avec Simone Veil, c'est le dernier qui parle qui a raison - pourvu qu'il soit de droite, bien évidemment.

    Mais... allez savoir ce que l'on sait déjà et que Mélenchon se gardera bien de nous révéler. 

     

    Pour prolonger, cliquez : Qui nous vendra l'idée de Simone Veil au Panthéon ?

     

     

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  • Slate.fr : un journalisme de Tartufe

    erdogan la turquie les musulmans français slare.fr

                Le sujet de cet article de Slate.fr n'est pas Erdogan, tout le monde l'aura compris, et en particulier, les lecteurs de bonne foi et vigilants qui savent décrypter un article de presse, qui plus est...  issu de la rédaction de Slate.fr .

    Cet article c'est bien évidemment la continuation par d'autres moyens - sans doute pour ne pas être en reste -, de la campagne de dénigrement systématique à l'endroit des Musulmans français au côté des Unes insultantes de Charlie Hebdeo semaine après semaine et de tous ceux qui s'en donnent à coeur joie depuis des années quand il s'agit de stigmatiser toute une communauté.

    En effet, force est de constater que... tout ce que la rédaction de Slate souhaite faire passer comme "message" à ses lecteurs - plus groupies que lecteurs soit dit en passant (se reporter aux commentaires sur Facebook) c'est bel et bien celui-ci : "Regardez ces Musulmans français qui préfèrent la Turquie d'Erdogan à la France qui a tant fait pour eux tous !".  Car, plus faux-cul que Slate.fr (webzine atlantiste, mondialiste et très proche d'Israël - cherchez l'erreur dans cette coincidence pour peu qu'il y en ait une.... et ça, c'est pas sûr du tout !)... vous ne trouverez pas !

    Mais... qu'à cela ne tienne ! Jouons le jeu des questions et des réponses.

     

    ***

    "Pourquoi Erdogan séduit tant de jeunes musulmans franco-maghrébins ? "

     

                  Pourquoi, demandez-vous ? Tout simplement pour retrouver un peu de fierté, de considération (la Turquie musulmane est un pays qui compte sur la scène internationale) et  reprendre un peu de "pouvoir"... avec Erdogan à la tête de la Turqui, même si la seule question qui vaille devrait être  : pourquoi nos Musulmans français en sont "réduits" à regarder du côté de la Turquie pour retrouver un peu de dignité ?

    Question qui en appelle une série d'autres : de quoi un Musulman français peut-il bien être fier en ce qui concerne ce qui aurait dû être son pays, la France ? De la destruction de la Libye, de la Syrie, de l'Irak et de l'Afghanistan ? Des Unes de Charlie Hebdo semaine après semaine ? Des sorties médiatiques d'un Zemmour et d'un Finkielkraut ? Et de la lâcheté incommensurable de l'Europe vis à vis d'Israël et de sa politique envers leurs "frères palestiniens" ? Pour ne rien dire, car beaucoup a déjà été dit, du passé colonial de la France, de l'Europe et l'humiliation de l'Afrique et du Maghreb ?

    Et comme un malheur n'arrive jamais seul : des années durant, depuis leur plus jeune âge... les cas psychiatriques d'une délinquance multirécidiviste, une délinquance de délinquants sans solution pour eux-mêmes et nous pour eux, ont trouvé une résolution et une sortie définitive, hors du monde qui plus est : l'Islam.

    Sales temps pour cette religion !

                  Mais alors, que Slate.fr assume ses partis-pris ; que ce webzine nous dise qu'il n'en a rien à battre du ressenti des Franco-musulmans ; mais surtout, que Slate.fr ne vienne pas nous faire croire qu'il n'y comprend rien  à ce "désamour" d'une partie des Français Musulmans pour la France ou plus simplement des Français issus de la culture arabo-musulmane.

     

     

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  • Netanyahu à Paris : le silence de la gauche

     

    Et nous serons quelques uns à nous indigner

     

    netanyahu à paris : le silence de la gauche ps

                             "La brute et le salaud ne sont pas l'envers de la civilisation ; ils en sont le substrat" - faut croire.

     


                                 

     

                  "Le 29 mars dernier, à la veille de la Journée de la Terre qui fera plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés en #Palestine, le Dr. Samah Jabr, psychiatre palestinienne, nous faisait l'honneur d'un entretien autour de son ouvrage " Derrière les Fronts" qui vient de paraître aux Éditions PMN. Appréhendant l'occupation israélienne sous l'angle de ses effets sur la santé mentale, elle s'emploie à y faire face avec les outils de la psychiatrie, et participe, à travers les chroniques de ce livre témoin, à donner à voir les effets psychiques d'une oppression coloniale qui a fait de l'humiliation sa base politique."

     

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                    Netanyahu... la caricature vivante de ce qu'est devenu Israël après un demi siècle d'une politique coloniale abjecte - occupation, vol de la terre, humiliation, assassinats, bombardement civil -, contre un Peuple palestinien interdit de Résistance et de Libération, un Peuple sans défense, poursuit ce mardi à Paris, dans l'indifférence quasi générale, son offensive pour tenter de créer un front commun contre l'Iran trois semaines après les massacres de son armée à Gaza. 

                    La gauche, celle du PS en particulier, la fausse gauche certes ! brille par son absence de réaction : une raison de plus de ne pas regretter ce parti totalement sous contrôle sioniste depuis trente ans et dont les membres influents n'ont pas cessé à mots à peine couverts de soutenir la politique depuis la fin des années 80 alors que cette gauche-là avant toujours soutenu la cause Palestinienne et son combat de libération ; reniement concomitant avec son renoncement à trouver une voie autre que libérale dans le domaine social et économique. Cherchez l'erreur !

     netanyahu à paris : le silence de la gauche ps

                        La mise au pas des forces de gauche est donc consommée ; le chantage à l'antisémitisme a payé avec l'équation suivante : condamnation de la politique d'Israël = antisionisme + antisémitisme... la boucle, la grande, bel et bien bouclée.
     
     

    netanyahu à paris : le silence de la gauche ps

     

    Un billet ici quant à cette visite et l'absence d'indignation : ICI 

     

    netanyahu à paris : le silence de la gauche ps

      "Prétendre être payé d'un service par les méchants, c'est commettre une faute car, ensuite, on ne peut plus s'échapper sans être puni de ses bons offices" Esope (VII ‑ VI siècle av. J.-C.)

     

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  • Alain Soral condamné à des peines de prison avec sursis

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                     L’essayiste avait diffusé en 2017 sur son site Egalité et Réconciliation, deux dessins jugés antisémites. Il a été condamné à deux peines de quatre mois avec sursis et 5 000 euros d’amende.

     

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                Si on doit continuer de dénoncer l'influence sur la politique et les médias aussi néfaste que condamnable de l'idéologie sioniste au service d'un pays, Israël, dont il n'y a plus rien à sauver depuis 1967, ainsi que le chantage à l'antisémitisme et son instrumentalisation (1) auprès de ceux qui refusent de se taire à propos de cette influence - sans oublier,  de cette idéologie, son racisme anti-Arabe et Musulman (Zemmour, Finkielkraut, E Levy, Fourest, Taguieff, Goldnadel avec la complicité ou la complaisance des médias...) qui jouit d'une impunité totale - ......... 

    lI faut néanmoins que tous apprennent à le faire sans risquer une condamnation par une justice terrorisée à l'idée de relaxer l'un d'entre eux car, nul besoin, vraiment ! d'être antisémite pour dénoncer et condamner ceux qui ont importé ici, sur notre sol, cette idéologie profondément anti-humaniste, porteuse, par essence, d'injustices et d'inégalités inqualifiables, de tensions, de discordes et de guerres sans fin. 

               D'autant plus que...

               Qu'on le veuille ou non, condamnation après condamnation, difficile de se passer de l'intelligence d'Alain Soral ; il est depuis quinze ans celui qui, aujourd'hui en France, développe le plus souvent, les analyses les plus courageuses, les plus pertinentes et les plus talentueuses sur la société française (d’aucuns écriront : "... sur ce qui est arrivé à la France...") de la fin de la Seconde guerre mondiale à nos jours ; et ce dans de nombreux domaines : l' économie, la politique, le social et le culturel. 

    Finalement, Soral n'a qu'un seul tort,  c'est de ne pas "s'en prendre" aux Musulmans car force est de constater ceci : toutes les Unes de Charlie Hebdo de ces dernières années qui prennent pour cibles les Musulmans et les Arabes, si elles devaient être transposées auprès de la communauté juive, homosexuelle ou les femmes, toutes auraient été condamnées pour antisémitisme, homophobie et incitation à la haine.

    Minute, journal d'extrême droite dans les années 70, n'aurait pas fait pire.

    Mais alors : avec Charlie Hebdo et la complicité des médias, où finit la liberté d'expression, où commence le harcèlement et le lynchage monomaniaque : l'Arabe derrière le Musulman ? A chacun de s'interroger.

    C’est Philippe Val, un temps leur patron à tous chez Charlie, qui a conduit le virage idéologique de cet hebdo ;  virage qui rapprochera l'hebdomadaire d'une idéologie mondialiste, atlantiste, sioniste et islamophobe : un cocktail meurtrier.



                     Après Soral..... 

                     Dieudonné, un autre client récurrent, un bon client, des tribunaux pour le CRIF, l'UEJF et la LICRA. 

    Dieudonné, son public, ses détracteurs et tout ce qu’un gouvernement est capable de mettre en oeuvre pour tenter de le faire taire hurlent à la politique. Même le silence de ceux qui ne pipent mot, terrés et terrorisés à l'idée de rendre justice à son immense talent, hurle politique, hurle à la politique.

    Un Dieudonné Spartacus du rire, là où l'humoriste, ainsi nommé, cesse d'être un esclave et ce faisant, libère tous les autres humoristes de la malédiction d'un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour voie de conséquence, un humour affligeant comme tout ce qui rabaisse l'homme à ce qu'il croit savoir de lui-même, qui n'est le plus souvent que ce qu'on a daigné lui enseigner ou bien ce qu'on a souhaité lui faire espérer de lui-même et des autres.

    Persécuté, maintes fois condamné, Dieudonné demeure le plus grand satiriste-activiste français depuis DADA, les surréalistes, Alphonse Allais, Jarry... et plus tôt, bien plus tôt : Molière. 

     

     

    1 - Il n'y a plus d'hommes ni de femmes ni de Français ni de Françaises qui tiennent mais que des Juifs quand ils sont juifs. Aussi, si vous voulez, insulter ou frapper un salaud, pour vous en défendre, une fois excédé, assurez-vous surtout qu'il n'est  pas juif. 

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  • "Le fils de Saul" : le retour du cinéma "expérimental" dans le palmarès du festival de Cannes en 2015

     

                       Le meilleur du cinéma est un rapport de force tantôt entre un réalisateur et ses producteurs, et tantôt entre ce même réalisateur et ceux qui fréquentent des salles de moins en moins obscures ; un rapport de force entre ce que ces derniers attendent, tout en sachant qu'ils ne sont aucunement en droit de l'attendre, et le réalisateur qui n'est pas un distributeur de friandises mais bien plutôt, un distributeur de coups de pied au cul et à la face.

                     "Alors, casse-toi spectateur ! Y a rien à voir !"

     

                     Pour sûr ! Le spectateur est l'ennemi mortel du cinéma.

     

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                  "Le Fils de Saul”, de László Nemes, réalisateur hongrois francophone, que je viens de découvrir cette semaine, soit un an après tout le monde, est ce long métrage qui a reçu le Grand prix du 68e Festival de Cannes en 2015.

    Ce film signe le retour du cinéma "expérimental" ou tout du moins, un cinéma qui se pose encore des questions de cinéma et cherche des solutions, dans le palmarès de Cannes après de longues années d'absence (1) ; le dernier film expérimental sélectionné fut Elephant de Gus Van Sant en 2003 ; là encore, bien des années après une longue absence de ce même cinéma expérimental ; Elephant recevra la Palme d'or ainsi que le Prix de la mise en scène.

     

                   Le sujet de "Le Fils de Saul", je vous le donne en mille ! Après "La liste de Schindler" (rien à voir avec les ascenseurs du même nom) de Spielberg en 1993 - film vulgaire d'une grossièreté qui s'ignore... parce que démonstratif et complaisant -, et "Le pianiste"  de Polanski - leçon de solfège de la part de néo-nazis hollywoodiens -, et tant d'autres, à raison d'un ou deux par an - films kleenex superfétatoires sans intérêt cinématographique, le plus souvent couronnés d'un échec commercial retentissant parce que... arrive un moment où "Bon, ça va bien comme ça aussi !"...

    "Le Fils de Saul", film d'abord flou puis franchement opaque dans le style "Cachez ces horreurs que je ne saurais voir même si je peux encore vous les entendre !" re-déroule lui aussi la même pelote de laine ; plus qu'un fil cette pelote : un vrai filon ! Faut croire.

    Le film et son sujet donc : "Octobre 1944, Auschwitz-Birkenau. Saul Ausländer est membre du Sonderkommando, ce groupe de prisonniers juifs isolé du reste du camp et forcé d'assister les nazis dans leur plan d'extermination..."

     

                  Sincèrement, il est vraiment dommage que le retour du cinéma dit " d'auteur " dans la sélection officielle se fasse sur un sujet aussi éculé (voire... discrédité - l'industrie de l'holocauste) jusqu'à la saturation et l'épuisement ; et quand on sait quel projet l'instrumentalisation de cet épisode dramatique de la seconde guerre mondiale a bien pu servir (Israël et la colonisation des terres palestinienne), et ici en France et partout ailleurs - chantage à l'antisémitisme), depuis des décennies... on pourra déplorer que ce cinéma n'ait pas trouvé d'autres réalités contemporaines à déchiffrer car enfin... le prix décerné au film de László Nemes, après tant d'autres à Cannes et ailleurs, et indépendamment des intentions du réalisateur, n'est-ce pas la récompense que l'on remet au petit soldat d'une cause brandie au-dessus de nos têtes, semaine après semaine, telle une épée de Damoclès, par des salauds voraces et sans scrupules, ici et puis... là-bas, là où vous savez ! Eux tous constituant une véritable insulte à toutes les mémoires ?

    Assurément.

                  Aussi, gardons-nous bien de fréquenter leurs cercles (CRIF) et leurs lieux de pèlerinages ( Auschwitz) et autres sanctuaires commémoratifs de recueillements obligatoires à grand renfort de couverture médiatique au nom d'une mémoire portée et entretenue le plus souvent par des individus qui sont autant d'atteintes à la justice et à la dignité humaines que le mensonge l'est à la vérité !

    Et puis, que les vivants foutent donc la paix aux morts ! Et plus encore lorsque leur appropriation, qui n'est dans les faits qu'une expropriation, ne sert qu'une exploitation éhontée sans précédent dans l'Histoire ; car, là seul réside bien le caractère exceptionnel de cette tragédie née d'une Seconde guerre mondiale aux 60 millions de morts :  son appropriation-expropriation-exploitation sans vergogne.

     

    ***

     

                   Si d'aucuns sortent leurs révolvers quand on leur parle de culture, d'autres, dès qu'ils entendent parler "justice contre le mépris, les discriminations et l'occupation à des fins d'expansion colonialiste - la Palestine" sortent l'artillerie lourde des crimes nazis dans l'espoir de faire taire ces voix de la révolte.

                   Mais alors, où est le rapport, on se le demande encore.

                       Faut dire que... la morale, quand elle est acculée, finit toujours par recourir au crime.

     

    1 - Absence et baisse de niveau dramatique avec des films récompensés en 2014 et 2015 tels que Carol, The lobster, Foxcatcher, Maps of the star...

                                                          __________________

     

                                                   Sinon... à propos du film... et sur le fond :

     

                     Qu’est-ce qu’un être humain ?

    C'est un être capable de se rendre complice et coupable des pires crimes pour rester en vie ne serait-ce qu’une heure de plus, et alors qu'il se sait condamné à mort (voir à ce propos les Sonderkommando), tout en continuant de prier un dieu introuvable car, la religion (avec le foot !), cette sangsue putassière, ne renonce pas facilement non plus.

     

                     Tel est donc le film que le réalisateur de  "Le Fils de Saul”aurait dû tourner alors que ce dernier choisira un autre film : nous montrer 1H47 durant, combien c'est éprouvant de faire partie d'un Sonderkommando.

    Faut dire que László Nemes est un cinéaste qui ne sait pas ce qu'il dit car "Le fils de Saul" force la conclusion suivante : décidément, il n'y a rien à sauver chez cet être dit "humain" - victimes d'aujourd'hui, bourreaux de demain... et vice-versa ! Et puis, faut dire que c'est tellement plus "acceptable et supportable" quand ce sont les autres qui passent à la trappe ! -, d'une lâcheté et d'une bêtise incommensurables. Certes, ce n'est pas là le propos du réalisateur qui semble chercher à provoquer auprès du public un élan à la fois admiratif et compassionnel à l'endroit du personnage de Saul. N'empêche !

    A ce réalisateur, on concèdera ceci : ce dernier n'aurait jamais obtenu de financement si tel avait été son projet (pour rappel : ces êtres humains qui se rendent rendre complices et coupables des pires crimes pour rester en vie !). Mais alors, ne vaut-il pas mieux être le non-cinéaste de films qui auraient dû être tournés plutôt que le cinéaste de films qui ne sont pas à faire et pour lesquels on obtient souvent un financement ?

                     Peu importe dirons-nous ! Que ce jeune cinéaste soit comme tant d'autres avant lui et d'autres après lui, le cinéaste de films qui ne sont pas à faire puisque telle semble être sa destiné... la sienne et celle de nombreux de ses confrères et consoeurs !

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    Pour prolonger, cliquez : Claude Lanzmann pour le meilleur et pour le pire

     

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  • Iran : la mise sous cloche

                    

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                         Trump montre le décret signifiant la décision des Etats-Unis de quitter l'accord sur le nucléaire iranien le 8 Mai 2018 !
     
    (Le 8 mai 1945 est la date de trois événements historiques : la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie, la fin de la Seconde guerre mondiale et celle de l'Europe en tant qu'entité indépendante, maîtresse de son destin... pour le meilleur et pour le pire)
     
     
    ____________
     
     
                  Le président américain a signé un décret qui rétablit les sanctions suspendues depuis l’entrée en vigueur de l’accord sur le nucléaire conclu à Vienne en 2015.
     
                 
                 A défaut de pouvoir détruire l'Iran ( sur le modèle de ce qui a été fait en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie), les USA choisissent de mettre ce pays et sa population entre parenthèses pour le plus grand bénéfice de l'Arabie Saoudite ( en finir avec l'influence de l'Iran dans la région - marché de dizaines de milliards de dollars en armement pour les USA) et d'Israël (lobby dominant à Washington - fin du soutien au Hezbollah qui contrarie les projets expansionnistes israéliens, faute de moyens financiers ?).

    Ces sanctions économiques feront que ce pays et sa population ne pourront compter sur aucune perspective d'amélioration de leur niveau de vie ni sur un développement humain à moyen et long termes.

    Les USA miseraient-ils, et bien que ce ne soit plus une priorité, sur un soulèvement de la population iranienne contre des conditions de vie difficiles ? Alors que cette décision unilatérale des USA risque de souder tous les Iraniens contre le Grand Satan, le gouvernement iranien étant dégagé de toute responsabilité puisqu'il a accepté de montrer "patte blanche" en signant un accord sur le nucléaire en 2015 avec la Chine, la Russie, la Grande Bretagne et la France et les USA d'Obama.

    Mauvais calcul des Etats-Unis ou bien... réalisme total ? A défaut de pouvoir le détruire ou de le déstabiliser, autant faire en sorte que l'Iran se radicalise (cela sert admirablement les intérêts d'Israël) et/ou qu'il meure lentement d'asphyxie...
     
                      Stratégie "gagnant-gagnant" pour les USA et.... les Etats-Unis !!!! D'autant plus qu'en ce qui concerne l'Europe - à jamais considérée comme un concurrent économique - un concurrent de trop -  par son  allié transatlantique dont le seul souci en la matière est la concurrence chinoise  dès 20 prochaines années  -,  la reprise des sanctions contre l'Iran plonge l'Allemagne et la France dans l'incertitude : quelles représailles contre ceux qui décideraient de passer outre et de continuer à commercer avec l'Iran.... Airbus pour ne pas nommer ce fleuron européen ainsi que notre industrie automobile ? 
     
    N'oublions surtout pas, le projet irano-chinois :  L’Iran et la Route de la soie : cauchemar US (1)
     
     
     
                          Tout compte fait, et en comptant bien,  au regard des gains attendus - gains géopolitique et économique -, la tentation était trop grande, beaucoup trop grande, pour un seul homme et une seule puissance  ; impossible d'y résister. Aussi, reconnaissons à Trump sa capacité à défendre les intérêts de son pays et de ses alliés véritables : Israël et l'Arabie Saoudite. 

                         Pour sûr, l'Europe privée de leaders dignes de ce nom, des leaders capables de ne pas simplement se soucier de la bonne santé de la balance commerciale de leur pays respectif (l'Allemagne de Merkel en tête) ne bronchera pas. Une raison supplémentaire de mépriser cette Europe, sa construction et les hommes et femmes qui l'enlisent un peu plus chaque jour dans l'asservissement et la non-existence en tant qu'entité politique, culturelle et économique indépendante, visionnaire et courageuse.
     
     
     
     
    1 - "Grands projets d’infrastructures lancés en partenariat avec la Chine et la Russie : le projet de canal entre la mer Caspienne et le Golfe ou la mer d’Oman qui permettrait aux navires russes d’accéder aux « mers chaudes » ; et surtout celui dit de la « Nouvelle route de la soie » (terrestre et maritime) proposé par le président chinois Xi Jinping. L’arrivée en gare de Téhéran d’un train de marchandises parti de Chineà 10 400 km - préfigure ce que pourrait être la modernisation de la voie ferrée reliant les deux pays, via le Kazakhstan et le Turkménistan." - Gilles Munier
     
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  • Rapport Borloo sur les banlieues : pour Alain Finkielkraut, un investissement sur l’anéantissement de notre civilisation

     

     

     

                  

                                             Finkielkraut à propos du "Plan banlieues" de Jean-Louis Borloo à 16:52

     

                    Et Finkielkraut de moquer Jean-Louis Borloo dans cette vidéo ..... lorsque ce dernier affirme à propos de son rapport sur les banlieues, ce qui s'avère être pourtant une évidence : " Ces jeunes des quartiers populaires relégués, c'est notre avenir, c'est la France demain !" - jeunes d'origine arabo-musulmane et sub-saharienne, cela va sans dire.

    Finkielkraut après Zemmour et quelques autres, qui a "carte blanche" quand il s'agit de vider son sac en public, semaine après semaine, jouissant d'une impunité à toute épreuve - impunité qui est en soi une véritable déclaration de haine -....

    Finkielkraut donc de sur-enchérir (vidéo à 19:30) : " Dans cent ans, les historiens pourront nous expliquer comment notre civilisation a investi des milliards dans son propre anéantissement !"

    Même Zemmour n'aurait pas osé.

                   Manifestement, Finkielkraut ne s'entend plus parler et son entourage avec lui car, ne nous trompons pas, ce ne sont pas les mots qui ont dépassé sa pensée, mais bien plutôt sa pensée qui ne s'autorise plus aucune retenue ; absence de retenue qui rend illusoire tout espoir de remédier à la difficulté de la mise en oeuvre d'un "vivre ensemble" même a minima.

    Et si la bêtise, le manque de jugement et de discernement, l'absence de retenue et de décence sont sans vergogne opposés à toute démarche éprise de justice et d'humanité au nom d'une soi-disant nécessité à débattre, c'est bien avec l'horreur de notre monde dans toute son horreur que l'on nous demandera de dialoguer ; nul doute, nombreux sont ceux qui sortiront laminés face à cette horreur : les propos de Finkielkraut, dans le contexte de notre actualité en particulier, c'est aussi toute l'horreur du monde dans toute son horreur.

    Dont acte.

                      Membre de l'Académie française, producteur à France Culture Finkielkraut ! Mais alors, que ces deux "institutions" ne se fassent aucune illusion : c'est bel et bien un salaud qu'ils ont accueilli dans leur rang.

    Une seule conclusion s'impose maintenant à propos de cet individu : flirtant avec un racisme éhonté, heureusement pour nous tous et en particulier, pour la lutte contre l'antisémitisme, que Finkielkraut est juif, dans le cas contraire, il n'est pas difficile de conjecturer de quelle infamie supplémentaire il se couvrirait.

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  • Pascal Boniface agressé et insulté à son arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv

     

                     Si dans les années 70, la parole était plus difficile à faire entendre, en revanche, la parole était plus authentique car il n'y avait pas autant de choses à ne pas dire"- Serge ULESKI

     
                           
                                      

                             Pascal Boniface, directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), a été agressé à son arrivée en Israël à l'aéroport de Tel-Aviv. Alors qu’il était invité pour une conférence par le Consul général de France à Jérusalem, il a été victime d’insultes et de crachats dans l'indifférence générale.

    Le Consul général de France à Jérusalem, Pierre Cochard, a décidé de réagir de manière diplomatique et a dénoncé cette agression.

     

     

    ___________

     

     

                  Pascal Boniface insulté et bousculé à l'aéroport de Tel-Aviv,dans l'indifférence générale ! Décidément, il y a bien quelque chose de pourri sous le ciel israélien et plus grand-chose à sauver non plus.

                 Ici en France, pas un commentaire, aucune prise de parole individuelle, pas un mot pour dénoncer cette agression délibérée : seul un compte-rendu dans le pure style d'une dépêche de l'AFP  est privilégié : ni dénonciation, ni solidarité, ni compassion.

    Là, force est de constater qu'il ne s'agit plus simplement d'un "deux-poids-deux-mensures" d'un cynisme consommé mais bien plutôt d'un désir punitif qui a pour arme "le silence" ; un silence qui en dit long : "Boniface ne méritait pas mieux !" Voilà ce qui nous est hurlé ! Punition que l'on réserve à tous ceux qui disent la vérité à propos de ce qu'il nous faut bien nous résoudre à appeler "Israël en France" - sionisme et chantage à l'antisémitisme -, de Dieudonné en 2003 (ceux qui ont cru pouvoir en réchapper en restant indifférent au sort de cet humoriste dans les mois qui ont suivi son sketch sur France 3, en seront pour leurs frais !), à Pascal Boniface en 2018, sans oublier ces milliers d'anonymes dont les carrières ont été brisées : universitaires, hommes et femmes politiques, journalistes et artistes. La France n'a plus rien à envier au maccarthysme des années 50 (aux USA) : après la chasse aux communistes, la chasse à tous ceux qui refusent de se taire à propos de cet "Israël en France" et de ses officines (CRIF, UEJF) est ouverte.

                Tous les amoureux de la liberté d'opinion doivent se faire entendre sans hésiter et sans tarder.

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