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Israël : judaïsme, sionisme et colonisation

  • Roger Garaudy : réhabilitation et justice

     

     

                 « Toujours à contre-nuit, comme un pont de lumière entre l’Europe et l’Orient»

     

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                   Né le 17 juillet 1913 à Marseille, résistant, communiste, enseignant, député, sénateur, écrivain et philosophe, humanisme et marxisme, Bernanos de gauche, membre du parti communiste dès 1933, arrêté en 1940 sous le régime de Vichy, déporté en Algérie... après la libération Roger Garaudy entre au comité central du PCF.

    Très tôt, Roger Garaudy ouvrira un dialogue avec l’autre versant de la réflexion révolutionnaire dans l’ouvrage « L'église, le communisme et les Chrétiens » car pour Roger Garaudy, révolution et transcendance sont indissociables.

    En bon communiste discipliné et aveugle, il sera sans pitié pour Victor Kravtchenko (l'auteur de Chose Freedom, un livre dénonçant le système soviétique, publié à New York en 1946) même si, tel un effet boomerang, bien des années plus tard, à propos d'un de ses ouvrages, il lui faudra, lui aussi, faire face à une vendetta qui n’aura rien à envier à celle que Kravtchenko en 1947devra affronter au moment de son procès en diffamation contre l’accusation d’agent américain lancée par le PCF ; un Kravtchenko seul et abandonné par toute la classe intellectuelle dite de gauche, dite progressiste.

    L'invasion de la Tchécoslovaquie par l’URSS lui inspirera deux ouvrages : "Pour un modèle français du socialisme" et le questionnement suivant : "Peut-on être communisme".

    Au cours des années soixante il s’orientera vers une approche « auto-gestionnaire », voire « libertaire » de l’organisation de l’existence ; il penchera pour l’émancipation de la classe ouvrière des appareils des partis politiques et des syndicats : PCF – CGT en tête.

    En 1970 il est exclu du PCF. Il se tourne alors vers la religion : le Christianisme de son enfance avant de se convertir à l'Islam en 1982 après avoir vu dans le Coran la continuité du message de Christ : Jésus et les Evangiles. Il viendra à l’Islam « l’Evangile d’une main et le Capital de l’autre » précisera-t-il.            

     

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                (Partout les mêmes images : Gaza, Syrie, Irak, Yémen, Libye, Afghanistan - partout les USA, Israël, l'Arabie Saoudite, le Qatar, les djihadistes coalisés et une Europe supplétive : France et Grande Bretagne en tête)

     

                  Tous les titres des ouvrages de Roger Garaudy (plus de 60) témoignent d’un esprit d’une clairvoyance rare :

    - Les Fossoyeurs – Un nouvel appel aux vivants

    - Avons-nous besoin de Dieu ?

    - Vers une guerre de religion ? Débat du siècle

    - L'Islam et l'intégrisme

    - Les États-Unis avant-garde de la décadence,

    - Le Procès de la liberté

    - Le XXIe siècle – Suicide planétaire ou résurrection

    - Le Terrorisme occidental

     

                       Dans les années 90, il fut un des premiers à dénoncer un nouvel ordre mondial qui n’est que la continuité de l’ancien désordre colonial.

    L'ouvrage "Les mythes fondateurs de la politique israélienne" publié en 1995 fera de lui la victime d’un long acharnement qui n’aura rien à envier aux procès staliniens des années 30 et 40… jusqu’à sa « chute » et son bannissement professionnel et médiatique.

    L’ouvrage en question se compose de trois chapitres principaux : « Les mythes théologiques », « les mythes du XXe siècle » et « l'utilisation politique du mythe ».

                      Roger Garaudy explique le pourquoi de cet ouvrage :

     
    " ... les intégrismes, générateurs de violences et de guerres, sont une maladie mortelle de notre temps. Ce livre fait partie d'une trilogie que j'ai consacrée à les combattre : Grandeur et décadence de l'Islam , dans lequel je dénonce l'épicentre de l'intégrisme musulman : l'Arabie Saoudite. Deux ouvrages consacrés à l'intégrisme catholique romain qui, tout en prétendant "défendre la vie", disserte sur l'embryon, mais se tait lorsque 13 millions et demi d'enfants meurent chaque année de malnutrition et de faim. Ces ouvrages s’intitulent : Avons-nous besoin de Dieu ? et Vers une guerre de religion ? 

    Le troisième volet du triptyque, Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, dénonce l'hérésie du sionisme politique qui consiste à substituer au Dieu d'Israël l'Etat d'Israël, porte-avions nucléaire et insubmersible des Etats-Unis qui entendent s'approprier les pétroles du Moyen-Orient.

    Une politique aussi inavouable en son fond exige le camouflage que mon livre a pour objet de dévoiler. D'abord, une prétendue justification "théologique" des agressions par une lecture intégriste des textes révélés, transformant le mythe en histoire : la terre conquise devenant "terre promise". Il en est de même pour l'Exode, cet éternel symbole de la libération des peuples contre l'oppression et la tyrannie, invoqué aussi bien par le Coran (XLIV, 31-32) que par les actuels "Théologiens de la libération".

    Et puis une mythologie plus moderne : celle de l'Etat d'Israël qui serait "la réponse de Dieu à l'Holocauste", comme si Israël était le seul refuge des victimes de la barbarie de Hitler, alors qu'Itzhak Shamir lui-même écrit: "Contrairement à l'opinion commune, la plupart des immigrants israéliens n'étaient pas les survivants de l'Holocauste, mais des Juifs de pays arabes, indigènes à la région."

     

                      Si à aucun moment Roger Garaudy ne niera le génocide juif, Roger Garaudy n'aura eu qu'un seul tort : dénoncer l'exploitation de ce génocide à des fins de domination et de spoliation ; ce qu'on nommera plus tard... la shoah-business, sujet de controverse lancé par le politologue et historien américain Norman G. Finkelstein dans un livre publié en 2000, sous le titre : L’Industrie de l’Holocauste : réflexions sur l’exploitation de la souffrance des Juifs.

     

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    (Se soumettre ou périr)

     

                       Agrégé de philosophie à 23 ans, d’une intelligence foudroyante d’une limpidité redoutable (pensée limpide dans la noirceur du siècle), suite à la publication de cet ouvrage sur l’Etat d’Israël et sa condamnation par les tribunaux à la demande des associations juives, le bannissement de Roger Garaudy de la vie intellectuelle française, peine de mort civile, annoncera la fin des débats politiques, intellectuels et spirituels en France au profit d’un « il n’y a pas d’alternative » dévastateur, qui scellera une défaite sans précédent de la pensée, comme autant de réactions en chaîne d’une décadence intellectuelle et d’une rupture de la transmission d'une tradition philosophique humaniste ; décadence qui propulsera au devant de la scène, après une chute vertigineuse de tous les niveaux de la réflexion intellectuelle et historique, un contingent arrogant, bruyant, d’une intolérance inouïe - obscurantisme, terreur et mensonges : trou noir cauchemardesque de la pensée -, relayé par des médias aux ordres qui, d'une pierre deux coups, enterreront sans sourciller, six pieds sous terre, leur métier de journaliste : Bernard-Henri Lévy, Bernard Tapie, Jack Lang, Bernard Kouchner, Alain Finkielkraut, Eric Zemmour, La Licra, le CRIF, Nicolas Sarkozy, Carla Bruni, Manuel Valls, François Hollande…

     

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    (Autre confirmation de la fin de tous les débats - Gaza 2008)

     

                 Infortuné, Roger Garaudy décédera le 13 juin 2012 dans le silence assourdissant d'une caste médiatique et intellectuelle terrifiée à l'idée de lui rendre justice : en effet, le premier qui s'y risquerait... sauterait.

    Qu'à cela ne tienne : Roger Garaudy aura été sans aucun doute un homme du futur… «… l'homme qui a brisé les frontières idéologiques artificielles du XX° siècle » : religion et marxisme. 

     

                        Mais alors, qui donc aujourd’hui osera témoigner en sa faveur sans craindre la relégation ?

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  • Hillary Clinton : toujours plus de chaos à venir !

     

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                    Un Donald Trump outrancier offert à la communauté internationale, sorte d'écran de fumée pour occuper les médias et nous faire oublier l'héritière de la principale puissance responsable de l'insécurité et du chaos dans le monde depuis 20 ans...

    Guerre sécuritaire chez les Républicains, guerre humanitaire aux millions de morts chez les Démocrates, Donald Trump,  Hillary Clinton... les USA ne veulent pas partager le monde ; toute relation gagnant-gagnant leur est étrangère car tous doivent se soumettre ou périr... c'est la politique de domination par le chantage au chaos menée par Washington depuis 20 ans. Et c'est la journaliste et écrivain américaine Diana Johnstone qui nous le rappelle.

     

     

              À l’occasion de la sortie de son livre "Hillary Clinton : La Reine du chaos", Diana Johnstone souhaite mettre l'Europe devant ses responsabilités car sans son soutien et sans sa soumission aux diktats étasuniens, cette politique du pire qui est celle des USA n'aurait jamais pu voir le jour ni se maintenir à un tel niveau de destruction ; une politique qui ne connaît plus aucune retenue depuis la chute du mur de Berlin et la désintégration de l'URSS.

    Rappelons que sans le soutien de Tony Blair, et alors que la France de Chirac et de Villepin s'y était opposée, jamais les USA n'aurait détruit l'Irak en 2003.

     

             Diana Johnstone place la France au centre de la responsabilité européenne car cette Américaine n'attend plus rien de son pays ; à ses yeux, aucun changement de politique internationale ne viendra de Washington et certainement pas avec Hillary Clinton à la Maison Blanche.

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                 Diana Johnstone sera-t-elle entendue ? On peut en douter. L'Europe est gouvernée par des hommes et des femmes formés aux USA ; quant à ceux qui ont séché les cours, on ne pourra que déplorer le fait qu'ils n'ont ni le caractère ni la lucidité ni le courage propres à une lecture panoramique du monde qui balaie de son intelligence préventive tous les horizons dans la nécessité de prévenir les tensions et de préserver les équilibres qui seuls garantissent un monde sécurisé et apaisé dans la pluralité des cultures et des sociétés.

     

     

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  • Shimon Peres décédé à l'âge de 93 ans

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               Piètre politicien, incapable de gagner une élection pour le parti travailliste israélien à une époque où ce parti avait encore quelque chose à dire sur la politique coloniale d'Israël - cet Etat sans scrupules face aux faibles -, Shimon Peres aura été celui qui a enterré la résistance palestinienne pour le plus grand profit et bonheur des colons israéliens et le plus grand malheur des Palestiniens, ce petit peuple aujourd’hui vaincu ; en effet, depuis les Accords d’Oslo (1993) dont Peres est à l’origine, le nombre de colons en Cisjordanie a été multiplié par dix - 50 000 en 1987 ; 440 000 en 2003 -, et le nombre de morts palestiniens aussi durant la même période.

     

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                  Décès de Peres à l’âge de 93 ans...

    C’est sûr, les meilleurs partent très tôt, toujours trop tôt ! On ne le rappellera jamais assez tout en le déplorant.

    Les autres, salauds et imbéciles confondus, n’en finissent pas de vivre… centenaires ou presque, et quand ils se couchent, d’autres se lèvent dans la même foulée…

    Une calamité, une vraie malédiction sur notre humanité cette longévité obscène.

     

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  • Rudy Reichstadt, acteur du complot de la dénonciation calomnieuse de complotiste...

             

                 ... dénonciation aux fins de discréditer un adversaire idéologique et politique (1) , en particulier tous ceux qui auraient le tort d'être très critiques à l'endroit du " mondialisme", de la Commission européenne, de l'Otan, des USA, d'Israël ainsi que de la relation privilégiée qu'entretiennent l'Europe en générale et la France en particulier, avec les Monarchies du Golfe.

     

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    conspiracy watch, Rudy Reichstadt,

                  

                   Fondateur et animateur du site "Conspiracy Watch" depuis 2007, - Observatoire auto-proclamé des théories du complot -, sans doute désoeuvré, Rudy Reichstadt a trouvé à s'occuper avec la traque des acteurs de ce qu'il est convenu d'appeler "la contre-information", principalement sur internet, puisque ce travail salutaire est bien évidemment impossible dans les médias de masse qui ne sont plus capables que d'une information qui ne cesse de mentir par omission et sur commande selon les souhaits de leurs employeurs et propriétaires.

    Aujourd'hui considéré comme une officine israélo-atlantiste et mondialiste, véritable organe de désinformation et de propagande, obsessionnels, Conspiracy Watch et Rudy Reichstadt, chouchou des médias dominants, de France Culture à BFM-TV,  n’ont de cesse de traquer les adversaires politiques d'un système qui n'accepte plus aucune contestation et autres remises en cause.

    Considéré comme peu sérieux, de parti pris, bâclant ses dossiers, Reichstadt l'agité, Reichstardt l'énergumène est, cela va sans dire, proche des néo-conservateurs américains ; c'est aussi un fervent défenseur d’Israël, un proche de BHL et de Caroline Fourest (pourquoi faire les choses qu'à moitié !) et un disciple d'un autre agité plus agité encore : Pierre-André Taguieff, la boucle bouclée... tous acteurs majeurs du complot de la dénonciation calomnieuse de complotiste.

                   Ni journaliste, ni intellectuel, ni auteur, pas artiste pour un sou, Tom Pouce de l’investigation, nul doute que Reichstardt aurait fait un excellent faux-témoin doublé d'un commissaire politique sans merci aux procès de Moscou, aux USA à l'époque du Maccarthysme, et pour ne pas être en reste, sous Mao du temps de la dite Révolution culturelle.

     

                        "La critique du conspirationnisme est un sport de combat" déclare Reichstadt péremptoire.

    "S’attaquer aux théories du complot, c’est s’exposer à toutes sortes d’intimidations." Et là, on peine à retenir un rire tonitruant. En effet, personne n'a jamais ruiné sa carrière, perdu son emploi ou bien mis en danger son intégrité physique pour avoir défendu le Mondialisme, l'Otan, Israël et les Monarchies du Golfe,  un monde cadenassé pour le pire par une véritable mafia sans foi ni loi responsable depuis 25 ans de la destruction  de toute une région, de la Libye à l'Afghanistan avec pour conséquences des millions de morts... non pas européens, américains ou israéliens mais bien plutôt : arabes et musulmans.

    Quand on vous dit qu'il n'y a pas de coïncidences !

     

                    Or, toujours dans le cadre de son sport favori, la chasse aux sorcières, la toute dernière cible de Reichstardt se nomme Olivier Berruyer (2) brillant analyste de l'actualité économique et financière en lien direct avec l'actualité géo-politique mondiale. Berruyer est aussi le fondateur et animateur du site Les crises.fr, un des leaders de la contre-information sur Internet.

                  Olivier Berruyer se défend admirablement contre cette nouvelle attaque de Reichstadt (ICI) ; attaque d'une lâcheté et d'un parti pris sans honneur proche des méthodes de l’extrême droite des années trente et sous l’Occupation ainsi que du parti communiste français, de triste mémoire, dans sa persécution des dissidents et autres pourfendeurs de l’URSS de Staline. D’où ce billet de blog, pour dénoncer une nouvelle atteinte à la liberté d’expression dont Conspiracy Watch est sur le point de devenir un instrument de choix au service de tout ce que la sphère politico-médiatique occidentale compte de plus brutal, de plus intolérant, de plus abjecte, de plus obscène et de plus cruel.

     

     

    1 - A ce sujet, on peut se reporter au billet de blog " Contre la répression du complotisme, la critique réaliste des élites" sur Médiapart

     

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  • La France à l'heure d'Israël ?

                

                       Billet de blog rédigé en Janvier 2015

     

     

                   Ils ont réussi ! Ils sont parvenus à leurs fins : nous faire descendre dans le trou, leur trou ! celui qu'ils nous destinaient de longue date ; un trou profond, une fosse commune à partir de laquelle il nous faudra tous lever la tête lorsqu'ils daigneront s'adresser à nous, sur un ton condescendant ; eux qui trônent déjà, là-haut, tout là-haut, et nous tous en bas, piégés, bien piégés et sans recours. Ils ne nous autoriseront qu'une chose : déposer des fleurs et allumer des bougies sur nos propres tombes ou celles de nos voisins : du pareil au même puisqu'on devra tous être disposés à partager leur sort à tout moment !

                   Alors, disons-le : salauds de politiciens !

     

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    Réglez vos montres !

     

     Tous aux abris !

     

                    C'est en 2015 -  "La France est en guerre" martèle Manuel Valls.

     

    Quelques années plus tôt

     

                            C'était en 2013 - Se reporter à la fable de la Fontaine :  Le loup et la cigogne


                         "Prétendre être payé d'un service par les méchants, c'est commettre une faute car, ensuite, on ne peut plus s'échapper sans être puni de ses bons offices" - Esope (VII ‑ VI siècle av. J.-C.)

     

     

                      Rony Brauman critiquant l'attitude de François Hollande lors de son dernier voyage en Israël.

     

                      On notera au passage le fait que les Juifs français critiques de la politique d'Israël et d'un rapprochement diplomatique avec cet Etat en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force - une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre -, ne sont jamais invités dans les médias. Seul Rony Brauman passe encore la porte, bien timidement quand même ! Une porte fermée à tous les autres.

     

                           En 2015

     

                     L'homme du pire, toujours là dans les pires moments, en campagne électorale et en recrutement à Paris au cours d'une semaine de tueries  :"Juifs de France, votre foyer c'est Israël, on vous attend !"ou quand les chacals de la politique se penchent sur le cadavre de la France pour voir s'il bouge encore.

    Au sujet de la venue de cet individu dimanche dernier à Paris et de sa participation à la marche en hommage aux victimes des tueries de Paris et de Vincennes, il est bon de savoir ceci : "la présence de Netanyahu, comme celle du président palestinien Mahmoud Abbas à Paris le dimanche 11 janvier 2015, n’était apparemment pas souhaitée. François Hollande voulait éviter que le conflit israélo-palestinien ne vienne brouiller le message d’unité de la manifestation. Lorsque Netanyahu a vu que deux de ses ministres venaient à Paris, il a décidé d’y aller aussi. Avigor Lieberman et Naftali Bennet sont en effet deux de ses adversaires aux prochaines législatives qui ont lieu dans deux mois en Israël" - Haaretz

     

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                  Dans un contexte sioniste et islamophobe  (cocktail explosif), entretenu de longue date par tous les médias...

                 Trois jours après des attentats qui ont fait 17 morts (dont quatre français de confession juive aujourd'hui inhumés en Israël), le gouvernement Valls annonce l'affectation de dix mille militaires pour protéger les lieux "sensibles" Un dispositif inédit, soit "le même nombre que ceux qui sont mobilisés sur les opérations extérieures", ou bien encore 10% des effectifs de l'armée de terre. Ces militaires viennent s'ajouter aux 4 700 policiers et gendarmes déjà mobilisés.

                   Qu'est-ce à dire ?

                   Ceux qui depuis des années oeuvrent pour un rapprochement entre la France et Israël au service d'un monde unipolaire et  guerrier seraient-ils parvenus à leur fin ?

    La France aurait-elle épousé le modèle de la société israélienne ? Une société bunker, soudée autour de la mort, du sang, des larmes, de l'humiliation, du vol et des représailles ; une société au talent incomparable quand il s'agit d'enterrer ses morts ?

    Violence sociale, intimidation, sommation, une société sur le qui-vie ; une politique étrangère qui s'articule autour de l'entretien d'un état de guerre permanent, dedans, dehors... guerre larvée, hurlée ; et puis la mort, encore la mort ! et puis enfin, dans une vision paranoïaque, accusatoire et non contradictoire de la société, de la Nation et du monde...  ne jamais interroger les causes ?

    Libre à chacun de juger.

     

     

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                    Omniprésents dans les médias dominants, voici Elisabeth Lévy et Alain Finkielkraut dans toutes leurs oeuvres et dans un enfermement-aveuglement ethno-politique, le sionisme, qui vous fait perdre une qualité irremplaçable : la capacité de penser contre soi-même, sa classe, son ethnie, sa  caste ; le premier devoir de tout intellectuel.

    De ces deux comparses... jamais un tel discours, un tel point de vue n'a été aussi éloigné de ce qu'est la France historiquement et de ce qu'est la civilisation européenne : cette soif de connaître et de comprendre ; cet appétit d'ogre pour l'étude des causes.

    Finkielkraut mettra en accusation ce qu'il appelle "le parti de l'Autre" contre le parti du même avec le même ; faut dire que. face à un miroir, Finkielkraut ne tolère qu'une image, qu'un reflet : sa propre image et son propre reflet car aux yeux de ces deux énergumènes, l'Autre est ingérable, inassimilable, incontrôlable, imprévisible ;  comprenez  : incapable de se rallier à une cause... cause unique, indivisible... leur propre cause à tous les deux... cause d'une nature ethno-politique.

     

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                  Tous ceux qui, en 2009, se sont élevés contre  "la liste antisioniste et anti-communautariste" conduite par Dieudonné aux élections européennes de 2009, et qui n'était pas qu'un sketch de plus de l'humoriste -  liste destinée à dénoncer l'emprise à venir d'une idéologie ethno-politique liberticide d'une intolérance sans précédent dans l'histoire contemporaine de la France ; idéologie responsable du bannissement des médias de l'humoriste en 2003  -, devront aujourd'hui reconnaître la justesse de cette prémonition ; quand à nous, on saluera à nouveau, ici, le plus clairvoyant - et pour cette raison, le plus persécuté -, des humoristes satiriques de la scène artistique francophone : Dieudonné.

     

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  • Elie Wiesel : le soupçon

                

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                    D'origine roumaine, rescapé du génocide juif, Grand-croix de la Légion d'honneur et commandeur de l'ordre de l'Empire britannique, médaille d'or du Congrès américain, docteur honoris causa par plus de cent universités prestigieuses, prix Nobel de la paix en 1986, auteur de La Nuit, ouvrage considéré comme "un canon de la littérature issue de la Shoah" (Annette Wieviorka) Elie Wiesel est décédé le 2 juillet 2016 à l'âge de 87 ans.

     

                   Or, Elie Wiesel dont on a pu dire de lui qu’il était « la conscience du monde » est loin de faire l'unanimité ; le personnage fait polémique…

    Jugez plutôt :

                   Le politologue et historien américain Norman G. Finkelstein, fils de déportés, dénoncera très tôt dans un ouvrage maintenant célèbre, ce que d'aucuns ont appelé d'une formule moins élégante et moins euphémistique : la « shoah business ».

    En effet, dans son ouvrage L'Industrie de l'Holocauste, Norman G. Finkelstein reprochera à Elie Wiesel fervent défenseur de la politique d’Israël et des colons de Cisjordanie, prix Nobel pour la paix pour avoir sans doute soutenu en 2003 la guerre contre l’Irak (ou bien plutôt « la ratonnade irakienne »), l’exploitation géopolitique et financière ainsi que l’instrumentalisation de l'Holocauste nazi, dans le but de défendre la politique israélienne d’occupation de la Cisjordanie et de son annexion.

                    Isaac Asimov d'origine juive, considéré comme l’un des plus grands auteurs de science-fiction et qui ne souhaitait manifestement pas être en reste du vivant de Wiesel, n'hésitera pas à adresser à ce dernier les reproches suivants : « C’était en mai 1977. Ce jour-là, Wiesel m’a agacé en prétendant qu’on ne pouvait pas faire confiance aux savants, aux techniciens, parce qu’ils avaient contribué à rendre possible l’Holocauste. Incapable de me contenir plus longtemps, je suis intervenu : Monsieur Wiesel, vous faites erreur ; ce n’est pas parce qu’un groupe humain a subi d’atroces persécutions qu’il est par essence bon et innocent

                  L'attaque la plus féroce viendra du documentariste Claude Lanzmann le 3 juillet 2016, dans le 6/9 de France Inter ; le réalisateur du documentaire « Shoah » qui n'est certes pas ce qu’on peut appeler un parangon de tolérance et de bonne foi - Lanzmann a la fâcheuse habitude d’occuper son temps à régler des comptes avec tous ceux qui peuvent le contester -, égo contre égo, égratignera sans vergogne le mythe Elie Wiesel.

     

     

                      Lanzmann poursuivra son intervention sur l'antenne de France Inter en révélant l'accueil négatif qu'il aurait reçu de Wiesel qui se considérait comme le gardien du martyre juif de la Seconde guerre mondiale, à l'annonce du tournage de son documentaire "Shoah", une commande de l'Etat israélien : «  L'idée que je réalise Shoah le rendait fou. Je crois que l'explication est simple. La Shoah était, pensait-il, son domaine à lui et moi, je n'étais pas survivant d'un camp  

    Claude Lanzmann clôturera son intervention en citant le prix Nobel de littérature et ancien déporté, Imre Kertész, aujourd'hui décédé, un homme du silence, de la discrétion et du recueillement littéraire, en contradiction avec nombre des protagonistes de la starification d'une Shoah élevée au rang de religion…

    Lanzmann se fera le porte-voix de cet auteur dans sa mise en doute de la véracité même du témoignage de Wiesel à propos d'Auschwitz dans son ouvrage “Être sans destin”: "Elie Wiesel a passé à Auschwitz en tout et pour tout trois ou quatre nuits et jours, le reste du temps il était à Buchenwald. Il n’était pas à Auschwitz.»

    C'est ce qu'on appelle mettre les deux pieds dans le plat..........................................

    Rideau.

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                     Concert d'hommages intarissables à l'annonce du décès d'Elie Wiesel, couvert d'honneurs... si les temps qui nous sont donnés de vivre peuvent nous être d'un quelconque enseignement, tout cela ressemble fort à un écran géant d'une fumée dense qui se voudrait, tel un brouillard d'une épaisseur peu commune, intimidante et dissuasive quant à toute tentative de cerner la vérité d'un homme et la vérité sur un homme.

    Aussi, à la lumière de toutes ces controverses, et pour revenir à « Elie Wiesel la conscience du monde », devons-nous en conclure qu’il s’agirait d’une conscience intellectuellement faible, moralement versatile, qui plus est, une conscience marchande, idéologiquement orientée et peu scrupuleuse avec les faits historiques, ceux qui nous sont propres en particulier, et par ricochet, les faits bien réels ceux-là dont on usurperait et la paternité et la sanctification ?

    La question est ouverte ; elle n’est sans doute pas près d’être refermée car plus gros est le mensonge plus la vérité chavire, prend l'eau et sombre... jusqu'à toucher le fond, abyssale : vase et obscurité.

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    Pour prolonger... deux nécrologies critiques : 

     

    - http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/face-a-elie-wiesel-claude-lanzmann-182590

    - https://www.egaliteetreconciliation.fr/Les-fabuleuses-aventures-d-Elie-Wiesel-40246.html  

     

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  • L'antisémitisme : un concept mis à la portée de l'acteur-réalisateur Yvan Attal avec son dernier film "Ils sont partout !"

     



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                    Avec « Ils sont partout », sorti le 1 juin de cette année 2016, l’acteur-réalisateur de cinéma Yvan Attal se propose de dénoncer les "clichés" censés être antisémites. Son synopsis est le suivant : "Yvan se sent persécuté par un antisémitisme grandissant et il a l’habitude de s’entendre dire qu’il exagère, qu’il est paranoïaque. L'est-il vraiment ? Ne l'est-il pas ? Il décide de consulter un spy" (1)...

                     A la lecture de ce film à sketchs, après avoir entendu son réalisateur chez Ruquier (ONPC), comment ne pas se consoler en pensant que la seule justification pour un acteur-réalisateur comme Yvan Attal de s’attaquer à un sujet tel que l’antisémitisme, c’est le fait qu’il est juif ! Ce qui, soit dit en passant, ne fait pas de lui un intellectuel, ni un philosophe ni un scientifique ni un artiste...

    Mais... au fait, cliché antisémite l'idée que tous les Juifs seraient brillants ? Oui ? Non ?

                     La réponse est dans ce film sans auteur, sans écriture digne de ce nom (alors que dans ce type de projet... tout est dans l'écriture et la mise en scène) comme la preuve dans le pudding mais c’est contraints et forcés qu’on le mange, et sans l’ombre d’une evidence.

     

     

                    A propos de l’antisémitisme tel qu’il peut nous être aujourd’hui conté par les médias et les leaders de la communauté concernée par ce délit... antisémitisme qui est un sujet non pas brûlant mais d’une complexité riche en enseignements de toutes sortes et qui permet de comprendre en grande partie - mais en partie néanmoins -, pourquoi et comment la société française en est arrivée là où elle n’est plus… capable, en l’occurrence, de se retrouver un tant soit peu solidaire, compassionnelle et patiente, toutes confessions, toutes classes et tous territoires confondus… si j’étais juif, ce que je ne suis pas, « Ils sont partout ! » n’est certainement pas le film que je ferais aujourd’hui. Aussi, n’étant pas juif, je continue à penser que ce n’est pas le film qu’il faut faire à propos de ce que l’on appelle à tort ou à raison : l’antisémitisme.

    Nu doute : Rony Brauman, un des seuls (bonjour les dégâts !) Juifs « médiatiques » français (avec peut-être aussi, à une certaine époque, un autre Juif nommé Edgar Morin) à la hauteur du sujet qu’un Yvan Attal s’est cru capable de traiter, aurait été de bon conseil quant au film qu’il aurait fallu tourner ! On aurait même pu compter sur lui pour recommander aux uns et autres de s’assurer qu’ils ont les fesses propres avant de prétendre s’occuper de celles des autres ! Pour sûr !

    Surprenant donc, vraiment, qu'Attal ait eu autant de mal à financer son film comme il a pu dans un premier temps l’affirmer avant de se rétracter (un an sur l’écriture ; un an sur le financement puis… moteur ! Délai tout à fait respectable que d’aucuns peuvent lui envier !) quand on sait que ce film est précisément le film qu’il ne fallait pas faire ! Ce qui explique que ce film qui n’était pas à faire, a pu qu’être favorablement accueilli chez ceux qui financent le cinéma en France, ou plus modestement… chez ceux qui rendent possible la réalisation de projets dits « cinématographiques » (production et distribution)… dans le cadre de notre belle exception culturelle que le monde entier nous envie ; du moins ceux qui n’ont pas renoncé à lutter contre le rouleau compresseur des productions américaines, soit… deux pays dans le monde : la France et la Corée du Sud ; pays à quota.

    Cherchez l’erreur !

     

                    Film, il ne devait pas y avoir ! Film il y eut ! Une chose en passant mérite tout de même d'être précisée : penser que tous les juifs ont de l’argent… ce n’est pas de l’antisémitisme, c’est un préjugé ethnique. Attali qui n’est certes pas un philosophe mais un intellectuel  - quand même ! -, a eu des choses à dire à ce sujet dans l’ouvrage « Les Juifs, le monde et l’argent ».

    Aussi, si l’on peut rendre un service au réalisateur de "Ils sont partout !", c’est bien de lui expliquer ceci : penser que tous les juifs ont de l’argent parce que "tous les Juifs sont des voleurs" et en tant que tels, penser que pour s’en protéger, "toute société bien organisée se doit d’exclure ce groupe ethnique de toute participation" n’est ni un cliché ni un préjugé antisémite : c’est de l’antisémitisme.

    Car, il n’y a pas plus de clichés anti-sémites que de clichés racistes ; il n’y a que de l’antisémitisme et que du racisme ou bien il n'y en a pas ; quant aux préjugés, cette tentation est sans aucun doute l’occupation la mieux partagée dans le monde par les 7 milliards d’individus que nous sommes : tout le monde en conviendra.

    Il est vrai que depuis l'instrumentalisation à outrance des minorités (politiques, sexuelles, ethniques et autres)  l'antisémitisme, c'est un peu "le concept" dans son acception générale, mis à la portée de tout un chacun, acteurs-réalisateurs inclus.

                   Un préjugé est une idée préconçue, une fiction à partir de laquelle on tente de décrire une réalité fortement connotée par un vécu individuel difficilement "universalisable" et que des faits décidément têtues viennent contredire : on lui tord le bras à cette réalité ! parfois jusqu'au "viol" lorsqu'il s'agit d'un préjugé tenace.

    En revanche, un cliché se rapporte non pas à une fiction mais à une réalité qui vaut pour tous ceux que ce cliché désigne et qui n'admet donc aucune exception ni nuance : du moins, tel est le but recherché.

    Le cliché c'est une photo grand format ; le préjugé, un mirage, un peu comme... lâcher la proie pour l'ombre.

    A ce sujet, la question est maintenant la suivante : Attal sait-il ce qu'implique son usage du vocable "cliché" en lieu et place de "préjugé" ? Est-ce une méconnaissance de la langue française qui est en cause ou bien, un lapsus révélateur doublé d'une prophétie auto-révélatrice ?

     

                    Merah, Coulibaly, Fofana et son gang - assassinats politiques d’un côté (« tout Juif de France, d’une fidélité indéfectible pour Israël,  est déjà un colon israélien en puissance et donc complice de la politique de cet Etat »), crime crapuleux de l’autre, sur fond de préjugés ethniques (« les Juifs ont de  l’argent et sont solidaires ») -, le CRIF sait mieux que quiconque sa responsabilité écrasante dans la captation, la prise d'otage, de toute une communauté au service d’un projet politique a-moral dans ses excès et dans son déploiement, pour une mobilisation en faveur d’un Etat étranger qui n’a rien à offrir à la communauté internationale et dont le régime colonial est unanimement condamné : Israël.

     

                   Aussi, à la suite du film « Ils sont partout » et des propos tenus par son réalisateur… trois points doivent être rappelés :

    1 - Jamais on ne cessera de soutenir Dieudonné - ce gladiateur du rire -, contre tous ceux qui, à la suite d’un sketch chez Fogiel en 2003, se sont chargés de bannir l’artiste des médias et des salles de spectacles pour les uns, et pour les autres, pleutres, de briller par leur absence lorsqu’il s’est agi de soutenir ce même artiste victime d'une vendetta sans précédent contre un artiste-humoriste-activiste en France.

    2 - Jamais on ne cessera de dénoncer ici en France, l’équation malfaisante "antisioniste=antisémite" qui n’a qu’un but : discréditer et censurer toute critique envers un allié qui nous est imposé et dont il n’y a rien à sauver depuis 1967 ; pratique détestable qui rappelle un maccarthysme anti-humaniste et anti-intellectuel de sombre mémoire, avec Eric Zemmour, Bernard-Henri Lévy et Alain Finkielkraut en chefs de file : le premier prenant en charge le racisme anti-arabe et anti-musulman ; le second, la condamnation de la critique d'Israël et de la soumission de la politique étrangère de la France à ce même Etat, et le troisième derrière le masque patriotique d'un Charles Péguy pour ne pas avoir à afficher Maurras et Barrès : les charges des deux précédents... estimant sans doute avoir les épaules assez larges.

    D’où la nécessité d’une campagne telle que BDS ("Boycott Désinvestissement Sanctions" lancé avec la société civile palestinienne en 2005, suite à des dizaines d’années de lutte contre Israël et sa politique d’apartheid).

                    Et puis enfin…

     

    3 - Jamais on ne cessera de dénoncer la prise en otage de la France – information, création artistique et politique étrangère – de trois officines israéliennes : CRIF, LICRA et UEJF !

     

                    Rappelons avec la plus grande fermeté que ces trois points ne sont pas négociables.

     

                    Même si Yvan Attal pourra toujours prétendre être à même de s’occuper de la question de l’antisémitisme et de l’antisionisme avec le talent et les capacités qui sont les siennes - capacités intellectuelles, historiques, culturelles, économiques et géo-politiques - en tant qu’acteur-réalisateur d’un cinéma qui ne casse pas trois pattes à un canard qui n’en a que deux, soit dit en passant, palmées de surcroît… dans ce film-symptôme, force est de constater qu'il est bel et bien question d’une obsession et d'une seule : non pas une obsession avec l’anti-sémitisme et les antisémites car cette obsession-là est un effet et non une cause, mais bien plutôt une obsession avec sa propre identité juive qui a pour conséquence inacceptable ceci : critiquer un Laurent Fabius ou un Moscovici (souvenez-vous d'un Mélenchon accusé d'antisémitisme ), c'est aujourd'hui s'attaquer non pas à un ex-ministre des affaires étrangères ou à un commissaire européen, mais c'est prendre à partie deux Juifs ; jusqu’à questionner la légitimité d’une critique contre un Sarkozy sous prétexte de ne pas encourager l’antisémitisme : oui, ils ont osé ! C'était sous la présidence de ce dernier ; l’inénarrable Bernard-Henri Lévy avec sa revue « La règle du jeu » s’est fait fort de nous le rappeler au cours d’un colloque : ICI.

    Mais alors... qui avait besoin de faire savoir que Fabius, Moscovici et Sarkozy (entre autres) étaient juifs ? Précisément ceux qui allaient nous interdire de les remettre en cause dans leurs fonctions respectives et successives, à savoir : tous ceux qui, bon an mal an et comme un fait exprès, valident le mondialisme économique - cette guerre contre le monde du travail, contre les Nations et les peuples -, et l'hégémonie des Etats-Unis qui ne connaît aucun partage car tous doivent se soumettre ou périr sous les bombes et les sanctions économiques qui affament les Peuples.

                     Oui ! C’est bien cette obsession-là qui mérite un film ainsi que la prise en otage scandaleuse des Juifs de France par des individus issus de cette communauté qui n’ont aucune considération pour leur sécurité à tous : Israël oblige !

    Et cette pathologie-là (obsession) et ce scandale-là (la prise d'otage de citoyens juifs - et français jusqu'à preuve du contraire !), mérite plus qu’une séance de psy de la part d'un réalisateur soucieux d’adresser la question de l’antisémitisme avec sérieux, compétence et efficacité même si... quiconque s’y risquerait constaterait très vite ceci le plus souvent : il en va de l’antisémitisme comme de ceux qui, pour se débarrasser de leur chien, disent qu’il a la rage.

    Aussi, qu’il soit ici permis de rappeler que nous ne serons les chiens de personne ! Et c’est bien dans ce refus que nous retrouverons notre honneur et notre dignité car seuls ceux qui se tiennent debout restent éveillés et vigilants.

                       La dénonciation d’un antisémitisme chausse-trappe, un antisémitisme instrumentalisé sur lequel les protagonistes de cette dénonciation s’essuient allègrement les pieds avant d’entrer sur les plateaux de télévision, un antisémitisme qui n’a d’antisémite que le nom et qui n’est dans le pire des cas qu’un ramassis de clichés et de préjugés ethniques tenaces, dénonciation qui, comme le nationalisme dans sa version patriotique, s’avère n’être que le refuge de la canaille ou la preuve flagrante d’une incapacité au discernement, il serait mal avisé de laisser le travail de cette dénonciation-là entre les mains, au mieux, d’une incompétence courue d’avance (comme dans le cas d’Attal) - la tradition qui veut que l’on confie l’eunuque au sérail selon le principe qu’au royaume des aveugles les borgnes sont rois, n’y changera rien - et au pire… entre les mains de prévaricateurs pourris-gâtés, jouissant d’une complaisance sans précédent de la part des médias et de la classe politique, du PS au FN, et pour lesquels tout est permis puisque la fin justifie tous les moyens.

                    Aussi, n'hésitons pas à adresser à tous ces oiseaux de malheur une fin de non recevoir.

     

     

    1 - A la lecture du synopsis on ne peut guère s'empêcher de considérer ce film comme le pendant d'un autre long métrage daté de 2014 : celui de l'humoriste-activiste Dieudonné nommé " l'Antisémite". Dans ce film, il est aussi question d'un psy et de son patient antisémite venu soigner son antisémitisme auprès d'un psy juif.

     

     

     

    Sous la pluie, gardons le sourire, cette joie de vivre debout contre ceux qui rêvent de nous voir nous coucher face à l'adversité !

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                      Une critique du film est disponible ICI et LA

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Deux ou trois choses que je sais...

     

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  • "Encarté" d'Achraf Ben Brahim

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              Intrigué par l’actualité politique, l’auteur, âgé de 21 ans, a milité durant une année dans dix partis politiques ; pas un de plus, pas un de moins.

    Son récit commence en 2012.

    Issu d’un milieu social et d’un département - la Seine saint Denis -, qui ne se préoccupe pas de politique - taux d’abstention record, clientélisme électoral, chômage, faits divers largement exposés par des médias qui se fichent bien de ternir l'image de ce département... en l’espace d’un mois, Achraf Ben Brahim sera adhérent des partis politiques suivants : PS, UMP, FN, Modem, EELV, Debout la République, Front de gauche – PC et Parti de gauche -, NPA et Lutte ouvrière.

    C’est un nouveau monde qu’il découvrira au cours de cette immersion ; un monde occupé par ceux qui aspirent à s’y faire un nom et une situation ; un monde en décalage qui n’a que faire de l’autre monde, le nôtre ; un monde qui changera profondément la vision de l’auteur à propos de l’action militante.

                Le FN sera sa première aventure ; un FN qui compte parmi ses rangs un conseiller régional qui est l’un des plus importants grossistes en viande halal du Nord-Pas-de-Calais.

    Belle entrée en matière côté contradiction, double-langage et « comment se payer la tête des électeurs ! »

    Achraf Ben Brahim comprendra très vite que le débat n’a pas sa place au FN. Pas de primaire, pas de courant, pas de motion : le bureau politique est tout car il décide de tout. Localement, une poignée d’oligarques loin de sa base sur un plan sociologique, se partage les mandats et les indemnités : « Le FN n'a rien à envier à qui que ce soit quand il s’agit de téter les mamelles nourricières de la République » ; et si le FN n’est pas un parti raciste la question est : pourquoi le racisme finit-il toujours pour s’y exprimer ? interrogera si justement l’auteur qui en profitera pour nous confirmer le biais pro-israélien du FN. Au moins, ce parti sait-il qui il faut craindre par-dessus tout ici en France : le parti sioniste qui ne connaît pas de frontières ni de parti pour être à l’aise dans tous. Et puis, les adeptes racistes de l’exclusion et de la ségrégation se reconnaissent au premier coup d’œil : en effet, il y a des programmes qui ne trompent personne, et en premier, ceux qui les partagent.

               Aucune révélation fracassante dans cet ouvrage ; rien que l’on ne sache déjà même si, à sa grande surprise, l’auteur réalisera très vite au cours de ses pérégrinations que les Français se moquent bien de ses origines de jeune arabe de banlieue ; leur seul souci, c’est de garder ou de trouver un emploi et chez les commerçants et artisans : d'éviter la faillite.

    Néanmoins, ce parcours de l'auteur Achraf Ben Brahim retiendra toute notre attention, de parti en parti, de réunion d’arrondissement en conférence, d’une distribution de tract au stand en carton-pâte posé sur un trottoir de Paris, en plein hiver, tenu par des militants du «parti » Solidarité&Progrès de Jacques Cheminade. Arrive alors une question redoutable adressée aux passants toute l'après-midi durant : « Que pensez-vous du Glass-Steagall Act. »

    Et là, l'auteur jeune militant se dit : « Trop, c’est trop !»

     

              Militants LO, NPA, FN, PS, ex-UMP... ils sont jeunes et engagés. La plupart sont exploités à des fins totalement futiles. Ils ne luttent en rien contre le système, n’influent en rien sur la finance, sur l’économie, sur la politique. Pour certains d’entre eux, leurs actions sont isolées et sans efficacité ; sur les réseaux sociaux, ils ne sont vus que par une poignée, souvent par leur propre troupe, et leurs réunions sont vides : LO, le songe communiste,  NPA et le Modem.

    D’aucuns sont dans l’admiration d’un leader ; d’autres dans la fascination ; nombreux sont ceux qui s’accrochent car tous espèrent car un bon nombre n’oublie surtout pas, à terme, de lorgner sur le calice, le Graal, la coupe des délices : un mandat de député, de sénateur, de maire… pourquoi pas, ministre car… ministre un jour, ministre toujours !

    Certains d'entre eux iront-ils jusqu'à voler la clé du tabernacle, en forcer la serrure ? Très certainement.

               L’expérience de l’auteur auprès des ex-UMP ou du PS a montré si besoin était, que ces partis ne représentent que les ambitions de carrière de ceux qui y font leur trou. Ballotté entre condescendance et mépris, l'auteur n'y trouvera jamais sa place. Faut dire que, dans les partis dits "de gouvernement", les fauteuils sont chers, très chers. Un communautarisme « social » y règne en maître ; l’origine ethnique, sociale ; quant aux diplômes : seules les « grandes écoles » ont droit de cité.

    Lutte ouvrière et NPA sont présents chez les étudiants, université de Nanterre principalement, dans quelques usines et administrations ; l’implication de ses militants impressionnera l’auteur ; disponibilité de chaque instant, militantisme hyperactif, mobilisation à toute épreuve. Les résultats ? Inversement proportionnels à leur engagement bien évidemment ! puisque aucun rapport de force digne de ce nom ne peut être établi.

    Le Modem est qualifié de « mouvement fantôme » ; de plus, il a la fâcheuse habitude de prendre des décisions avant de demander l'avis de ses quelques militants ; un Modem dont le patron Bayrou a fini « chasseur de poste et de mandat » auprès de Hollande en 2012 puis auprès de l’ex-UMP à la mairie de Pau qu’il remporta, se faisant à nouveau solliciteur et courtisan, cette fois-ci, auprès de Manuel Valls.

    L'infiltration de l'auteur auprès de la gauche parisienne comprenant le PS, EELV et le Front de gauche aura été responsable de sa désillusion la plus cruelle :

    EELV est finalement un parti opportuniste. Les militants du PS sont des masochistes patentés ; dans les sections de ce parti, la Novlangue est la langue la plus couramment parlée ; en effet, plus le PS est à droite plus il se dit à gauche ; les militants ne pipent pas mot ; une mort idéologique préside les débats.

    Quant au PC, toujours à courir derrière le PS pour survivre ! Le Parti de gauche, en deux ans, a perdu la quasi-totalité de ses militants et de ses électeurs. Mélenchon n'est plus qu'un tribun de réseaux sociaux et des médias... médias trop heureux de donner la parole à un "animateur politique" garant de la pluralité des débats face au FN dont ces mêmes médias ne savent plus comment ne pas nous le vendre car si les leaders de ce parti sont de "trop bons clients médiatiques", le CSA veille.

              Aux deux partis de gouvernement puis à ceux qui peuvent raisonnablement espérer une place en tant que force d'appoint (EELV, les Radicaux...), leur seul atout, leur carte maîtresse, c’est le désintérêt croissant pour la politique et l’abstention qui de 20% (taux quasi-incompressible et gérable dans le cadre d’une "démocratie" représentative) est passée à 30, puis à 50, voire plus dans certains scrutins : un score compris entre 15 et 35% des suffrages exprimés, soit 7 à 18% des inscrits, soit encore 6 à 15% d’une population en âge de voter, suffit à occuper un poste rémunéré par la République : conseiller général, conseiller municipal, maire, député, sénateur, président de région, de département, ministre, secrétaire d’état…

    Des maires sont donc élus ou ré-élus avec des scores dérisoires. Tous, du PC aux Républicains en passant par le parti de gauche, se partagent les postes en constituant des listes d’union parfois aussi inédites que surprenantes ; l’important étant de survivre coûte que coûte : tout sauf la relégation dans le salariat et l’entreprise, privée de surcroît ! Surtout pour les plus exposés d’entre eux ; ceux qui sont pauvrement diplômés ou qui ne possèdent pas un carnet d’adresses  bien rempli.

                Suite à cette expérience d’une année, arrive bientôt un premier constat de l'auteur : « La manière dont les partis sont gérés annonce la manière dont leurs dirigeants exerceront leur fonction une fois élus." Puis, très vite une conclusion à la fois surprenante et contradictoire : « Politisez-vous ! »

    Soit. C’est entendu. Mais… à quelle fin ? D’autant plus que l’auteur, quelques pages plus loin, nous confie ceci :

                « Au terme de cette année 2013-2014 pendant laquelle j’ai renoncé à tout pour mener à bien ce projet, je ne sais même pas quelle définition donner à ce mot qui reste désespérément vide de sens : la politique (…) Mais surtout, je m’en veux d’avoir ouvert les yeux sur une réalité contre laquelle je ne peux strictement rien faire car, de cette expérience militante, il n’y a qu’une chose que je regrette : celle d’avoir pris conscience de la société dans laquelle je vis (…) De mes illusions sur la sincérité, sur l’intégrité, sur l’espoir de vivre dans une France meilleure, il ne reste finalement plus grand-chose. »

             Certes, à trop voir, on s’éblouit. Aveugle on devient ? Nuit noire, point mort à partir duquel le désespoir prend le dessus ? Arrive alors un radicalisme que rien ne viendra tempérer puisque aucune parole ne fait autorité car, sur quoi repose l'autorité si ce n'est sur la confiance et la compétence ?

     

    _________________

     

              Brigades rouges, Action directe, bande à Baader, les années 70…

    A l’heure où des lanceurs d’alerte sont assignés à résidence, cloîtrés, sacrifiés, sans droit ni perspective d’avenir...

    A l’heure des débats théoriques sur les nouvelles formes de lutte et de résistance (refus et action), le plus souvent sans issus et dont le prix à payer pour un engagement aux résultats incertains en dissuadera plus d’un… 

    A l’heure où d’autres acteurs de gauche caressent le doux rêve d’une reconquête d’une opinion qui aujourd'hui plébiscite la déchéance de la nationalité, un Etat policier, une armée interventionniste à des milliers de kilomètres de chez nous...

    A l'heure où des programmes de télévision débilitants et un journal de 20H ne désemplissent pas...

    Et puis enfin : à l'heure où un François Hollande recueille plus de 50% de taux de satisfaction après avoir été au fond du trou trois années durant même si, pour en sortir, il semblerait que la politique étrangère de la France ait dû en faire descendre une bonne centaine dans ce même trou, en 45 minutes, à Paris, 130 précisément... tirés comme des lapins ou des pigeons, comme au ball-trap...

    L'islamisme de ceux qui n'ont jamais lu le Coran ni ne parlent l'Arabe et qui ont découvert, voilà six mois, qu'ils avaient une religion, serait-il le nouveau gauchisme des enfants perdus d’une République mondialisée à caractère fasciste ?

    Un seul mot d'ordre pour cette République : que ceux qui ne veulent pas se soumettre à une idéologie de l'asservissement et de l'abrutissement dans sa remise en cause des acquis tant sociaux que démocratiques, aillent se faire foutre ! Et morts aux vaincus ! Une République au service d'un projet qui a placé la dictature de la marchandise, corps et biens pour une optimisation de la ressource humaine sans précédent, au centre de ce qui devra être défendu mordicus même et surtout au prix de projets liberticides et criminels…

    Ce nouveau gauchisme qui répond aussi en partie aux slogans de mai 68, plus tard... slogans altermondialistes, précédemment... pensée situationniste - " A bas la production !"... "Ne nous laissons pas bouffer par les politicards et leur démagogie boueuse !"... "On ne tombe pas amoureux d'un taux de croissance !"... "Je ne suis pas une marchandise !" -, ce nouveau gauchisme-là qui ne fait qu'accompagner le long de deux routes parallèles les derniers sursauts d'un monde de l’après-guerre aujourd'hui "congédié" et dans lequel subsistait encore un peu de tolérance pour la faiblesse humaine, pour ses erreurs quant à l’exactitude de ses calculs chiffrés, et qui cultivait un attentisme salutaire face aux innovations technologiques dans le contexte de l'avènement d'une nouvelle ère numérique qui prend pour cible tout ce qui vit, marche, pense et crève, dans les discriminations, la paupérisation matériel et culturel et le rejet de millions de "sous-citoyens"...

    Sans compréhension ni soutien, seule face à l'extinction d'une "gauche prolétarienne" et en l'absence des groupes armés anarcho-communiste des années de plomb, cette déshérence identitaire et sociale dite "islamiste" annonce-t-elle un extrémisme de desperados aux cibles in-discriminées car ces derniers n'auront lu ni Marx ni Althusser ni Castoriadis ni Gorz ?

              Attendons de voir. L'important n'étant pas de savoir mais de comprendre pour mieux prévoir.

     

    ***

     

     

             Martine Aubry, maire PS de Lille, annulera en mars 2012 la réservation d’une salle pour un débat autour de l'identité musulmane, les révolutions arabes, les émeutes de 2005... confirmant une fois de plus qu'il n'y a plus rien à sauver chez le PS que ce soit à un niveau municipal ou étatique.

             Les organisateurs, le public et les invités se replieront alors vers un autre lieu.

     
    PS
     
    A propos des deux intervenants "vedette" de cette rencontre...
     
    Certes, Ramadan est un islamologue mais c'est aussi un « curé » : plus il y a de monde dans les mosquées, mieux il se porte. Mais il y a des « curés » intelligents et capables d’analyses éclairées. Reste à savoir quel est le prix de la montre qu’il porte à son poignet ; sans cette information-là, je doute que l’on puisse savoir qui il est véritablement. Tout en gardant à l’esprit ceci : quiconque ne renonce pas à l’argent est appelé tôt ou tard à « trahir ».
     
    La question est : Ramadan a-t-il renoncé à l'argent ?

    Marc-Edouard Nabe : sa haine de « l’Occident » influence ses analyses. Cette haine de l'Occident, ou bien plus simplement, sa haine du système français de promotion médiatique, a pour origine le fait suivant : en tant qu’auteur, il a été très tôt rejeté par le système, d’où son échec « littéraire » sur un plan commercial. Cela dit, que Nabe se rassure ; son oeuvre ne cessera jamais d’être re-visitée, sortant de l’oubli, y retournant, chacun allant y chercher une lecture « plurielle » et la promesse d’une transgression qui seule nous rapproche de la vérité.

    Ce qui limite les analyses de Nabe dans le domaine de la politique, voire de la géopolitique, c’est son refus d’un monde qui serait « pensé » par des stratèges qui sont aussi des tacticiens redoutables dans le contexte d’enjeux économiques (énergétiques) colossaux - ceux que Nabe nomme "les complotistes" (en cela, il rejoint ses pires ennemis : les médias sous influence sioniste qui sont responsables de son bannissement médiatique) ; les origines de ce refus, vous les trouverez ici :

    Nabe s’est mal remis de l’échec de sa tentative en 2001 de rallier à lui tous ceux qui, en France, s’étaient réjouis des événements du 11 Septembre - il souhaitait cibler en priorité… les Français de culture arabo-musulmane -, avec la publication de l’ouvrage « Une lueur d’espoir » – comprenez : espoir pour les Nations arabes suite à ces événements, qui fait l’éloge de Ben Laden, ange exterminateur et vengeur d’une Amérique dont il n’y a plus rien à sauver.   
     
    Nabe commettra une erreur : il refusera de questionner la version des événements de ce mois de Septembre 2001. Comment le pouvait-il quand on connaît ses motivations réelles ? A ses yeux, ces événements devaient être l’œuvre de Ben-Laden seul. Or, les « Arabes et Musulmans de France » ont voulu le beurre et l’argent du beurre : un « Ben Laden tout puissant » et la dénonciation des opérations sous fausses bannières ou faux drapeaux, de l’Etat profond (CIA et NSA).
     
    Thierry Meyssan, lui, l’a fait : il parlera d’imposture à propos de la version US des événements du 11 Septembre et c’est lui qui « raflera la mise » avec Soral et Dieudonné.
     
    N'empêche que...
     
    Les analyses de Nabe qui semblent dépourvues de considérations "géo-stratégiques" sont plutôt d'ordres psychologique et sociologique ; un complément indispensable à toute analyse purement politique et géo-stratégique. Rajoutez un peu d'Histoire, et vous avez tous les ingrédients pour une recette savoureuse, une compréhension à propos de qui fait quoi, à qui, comment, où, pour(-)quoi, et pour le compte de qui.
     
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  • "Le fils de Saul" : le retour du cinéma "expérimental" dans le palmarès du festival de Cannes en 2015

     

                       Le meilleur du cinéma est un rapport de force tantôt entre un réalisateur et ses producteurs, et tantôt entre ce même réalisateur et ceux qui fréquentent des salles de moins en moins obscures ; un rapport de force entre ce que ces derniers attendent, tout en sachant qu'ils ne sont aucunement en droit de l'attendre, et le réalisateur qui n'est pas un distributeur de friandises mais bien plutôt, un distributeur de coups de pied au cul et à la face.

                     "Alors, casse-toi spectateur ! Y a rien à voir !"

     

                     Pour sûr ! Le spectateur est l'ennemi mortel du cinéma.

     

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    “Le Fils de Saul”, de László Nemes, vient de recevoir le Grand prix de ce 68e Festival de Cannes

     

                  "Le Fils de Saul”, de László Nemes, réalisateur hongrois francophone, que je viens de découvrir cette semaine, soit un an après tout le monde, est ce long métrage qui a reçu le Grand prix du 68e Festival de Cannes en 2015.

    Ce film signe le retour du cinéma "expérimental" ou tout du moins, un cinéma qui se pose encore des questions de cinéma et cherche des solutions, dans le palmarès de Cannes après de longues années d'absence (1) ; le dernier film expérimental sélectionné fut Elephant de Gus Van Sant en 2003 ; là encore, bien des années après une longue absence de ce même cinéma expérimental ; Elephant recevra la Palme d'or ainsi que le Prix de la mise en scène.

     

                   Le sujet de "Le Fils de Saul", je vous le donne en mille ! Après "La liste de Schindler" (rien à voir avec les ascenseurs du même nom) de Spielberg en 1993 - film vulgaire d'une grossièreté qui s'ignore... parce que démonstratif et complaisant -, et "Le pianiste"  de Polanski - leçon de solfège de la part de néo-nazis hollywoodiens -, et tant d'autres, à raison d'un ou deux par an - films kleenex superfétatoires sans intérêt cinématographique, le plus souvent couronnés d'un échec commercial retentissant parce que... arrive un moment où "Bon, ça va bien comme ça aussi !"...

    "Le Fils de Saul", film d'abord flou puis franchement opaque dans le style "Cachez ces horreurs que je ne saurais voir même si je peux encore les entendre !" re-déroule lui aussi la même pelote de laine ; plus qu'un fil cette pelote : un vrai filon ! Faut croire.

                  Sincèrement, il est vraiment dommage que le retour du cinéma dit d'auteur dans la sélection officielle se fasse sur un sujet aussi éculé (voire... discrédité) jusqu'à la saturation et l'épuisement ; et quand on sait quel projet l'instrumentalisation de cet épisode dramatique de la seconde guerre mondiale a bien pu servir, ici en France et partout ailleurs, depuis des décennies... on pourra déplorer que ce cinéma n'ait pas trouvé d'autres réalités contemporaines à déchiffrer car enfin... le prix décerné au film de László Nemes, après tant d'autres à Cannes et ailleurs, et indépendamment des intentions du réalisateur, n'est-ce pas la récompense que l'on remet au petit soldat d'une cause brandie au-dessus de nos têtes, semaine après semaine, telle une épée de Damoclès, par des salauds voraces et sans scrupules, ici et puis... là-bas, là où vous savez ! Eux tous constituant une véritable insulte à toutes les mémoires ?

    Assurément.

                  Aussi, gardons-nous bien de fréquenter leurs cercles et leurs lieux de pèlerinages et autres sanctuaires commémoratifs de recueillements obligatoires à grand renfort de couverture médiatique au nom d'une mémoire portée et entretenue le plus souvent par des individus qui sont autant d'atteintes à la justice et à la dignité humaines que le mensonge l'est à la vérité !

    Et puis, que les vivants foutent donc la paix aux morts ! Et plus encore lorsque leur appropriation, qui n'est dans les faits qu'une expropriation, ne sert qu'une exploitation éhontée sans précédent dans l'Histoire ; car, là seul réside bien le caractère exceptionnel de cette tragédie née d'une Seconde guerre mondiale aux 60 millions de morts :  son appropriation-expropriation-exploitation sans vergogne.

     

    ***

     

                   Si d'aucuns sortent leurs révolvers quand on leur parle de culture, d'autres, dès qu'ils entendent parler "justice contre le mépris, les discriminations et l'occupation à des fins d'expansion colonialiste" sortent l'artillerie lourde des crimes nazis dans l'espoir de faire taire ces voix de la révolte.

                   Mais alors, où est le rapport, on se le demande encore.

                       Faut dire que... la morale, quand elle est acculée, finit toujours par recourir au crime.

     

    1 - Absence et baisse de niveau dramatique avec des films récompensés en 2014 et 2015 tels que Carol, The lobster, Foxcatcher, Maps of the star...

                                                          __________________

     

                                                   Sinon... à propos du film... et sur le fond :

     

                     Qu’est-ce qu’un être humain ?

    C'est un être capable de se rendre complice et coupable des pires crimes pour rester en vie ne serait-ce qu’une heure de plus, et alors qu'il se sait condamné à mort (voir à ce propos les Sonderkommando), tout en continuant de prier un dieu introuvable car, la religion (avec le foot !), cette sangsue putassière, ne renonce pas facilement non plus.

     

                     Tel est donc le film que le réalisateur de  "Le Fils de Saul”aurait dû tourner alors que ce dernier choisira un autre film : nous montrer 1H47 durant, combien c'est éprouvant de faire partie d'un Sonderkommando.

    Faut dire que László Nemes est un cinéaste qui ne sait pas ce qu'il dit car "Le fils de Saul" force la conclusion suivante : décidément, il n'y a rien à sauver chez cet être dit "humain" - victimes d'aujourd'hui, bourreaux de demain... et vice-versa ! Et puis, faut dire que c'est tellement plus "acceptable et supportable" quand ce sont les autres qui passent à la trappe ! -, d'une lâcheté et d'une bêtise incommensurables. Certes, ce n'est pas là le propos du réalisateur qui semble chercher à provoquer auprès du public un élan à la fois admiratif et compassionnel à l'endroit du personnage de Saul. N'empêche !

    A ce réalisateur, on concèdera ceci : ce dernier n'aurait jamais obtenu de financement si tel avait été son projet (pour rappel : ces êtres humains qui se rendent rendre complices et coupables des pires crimes pour rester en vie !). Mais alors, ne vaut-il pas mieux être le non-cinéaste de films qui auraient dû être tournés plutôt que le cinéaste de films qui ne sont pas à faire et pour lesquels on obtient souvent un financement ?

                     Peu importe dirons-nous ! Que ce jeune cinéaste soit comme tant d'autres avant lui et d'autres après lui, le cinéaste de films qui ne sont pas à faire puisque telle semble être sa destiné... la sienne et celle de nombreux de ses confrères et consoeurs !

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    Pour prolonger, cliquez : Claude Lanzmann pour le meilleur et pour le pire

     

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  • Des nouvelles de l'occupation coloniale israélienne des territoires palestiniens

    palestine, israël, occupation coloniale israélienne de la palestine,Israël détourne 78 % de l’aide humanitaire destinée au Palestiniens,Shir Hever, un économiste israélien qui a passé des années à assembler les pièces du puzzle économique de l’occupation, vient de publier un rapport

     

                     Shir Hever, un économiste israélien qui a passé des années à assembler les pièces du puzzle économique de l’occupation, vient de publier un rapport plutôt choquant à lire.

    Selon ce rapport, Israël détourne 78 % de l’aide humanitaire destinée au Palestiniens

     

    par

     

                    Les diplomates peuvent avoir une réputation de faux-fuyant, d’obscurantisme voire d’hypocrisie, mais peu d’entre eux se sont retrouvés comparés à un tueur en série, surtout un tueur qui dévore la chair humaine.

    Cet honneur est revenu à Lars Faaborg-Andersen, l’ambassadeur de l’Union européenne en Israël, la semaine dernière, lorsque des colons juifs ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux lui donnant le rôle de Hannibal Lecter, le terrifiant personnage du film « Le Silence des Agneaux ». Une image du diplomate danois portant le masque de prisonnier de Lecter était censée suggérer que l’Europe elle aussi doit être muselée.

    Les griefs des colons visent l’aide allouée par l’Europe, qui a fourni un refuge provisoire à des familles de Bédouins après que l’armée israélienne eut démoli leurs maisons dans les territoires occupés près de Jérusalem. Le logement d’urgence les a aidés a demeurer sur les terres convoitées par Israël et ses colons.

    Les autorités européennes, outrées par la comparaison avec Lecter, ont rappelé à Tel Aviv que s’il daignait respecter le droit international, Israël aurait assumé ses responsabilités pour assister ces familles.

    Si l’Europe pourrait se voir comme faisant partie de l’Occident des Lumières, se servant de l’aide pour défendre les droits des Palestiniens, en fait la réalité est moins encourageante.

     

                       La suite ICI

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