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Israël : judaïsme, sionisme et colonisation

  • Quand la justesse de la nécessité d'un humanisme anti-sioniste n'est pas négociable

     

    macron et le crif criminalisation de l'anti sionisme

                A l'heure où il est question de criminaliser l'anti-sionisme...

                          ... à savoir : la condamnation de la politique d'Israël hors de ses frontières de 1967 et les sanctions prises, ici en France, envers ceux qui souhaitent dénoncer publiquement cet Etat : pas de carrière professionnelle ni politique ni médiatique ni artistique pour ces derniers...

    qu'il soit permis de rappeler ceci : l’antisionisme, c’est le problème des sionistes.

     

                En revanche, la tentative de condamnation de l’antisionisme au nom de l'antisémitisme c'est notre problème à tous car il est là question d'un mépris inacceptable pour le droit, la justice, la vérité et la morale quand on sait que l'antisionisme a pour fondement la condamnation de la politique cruelle, injuste et criminelle d'un Etat étranger hors-la-loi - Etat qui fait preuve d'un cynisme d'une nature profondément anti-humaniste rarement égalée depuis ces 60 dernières années si l'on prend l'Europe comme référence - à l'endroit d'un peuple sans défense - le peuple palestinien - et du soutien quasi unanime ( même si le plus souvent contraint) de la sphère politico-médiatico-économico-artistique française à ce sujet.

     

    macron crif criminalisation de l'anti sionisme

     

                     Aussi, la nécessité d'un humanisme anti-sioniste n'est pas négociable.

     

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    merah et les rg dcri le point enquête

     

    Pour rappel : Mohammed Merah né à Toulouse, décédé dans la même ville, a perpétré les tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban.

     

                       La DCRI est chargée de l'enquête sur les meurtres commis par le djihadiste. Alors qu'elle est elle-même mise en cause car Merah travaillait pour les RG.

    L'article du Point  ICI

     

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  • Il était une fois un lundi 19 février 2019 place de la République...

     

                 Il n' y a pas plus - dans le sens "davantage" - d'antisémitisme qu'il n'y a de racisme, de haine de classe, de haine du club de foot adverse ( des centaines d'agressions tous les week-end, de haine des médias envers tous ceux qui refusent de se contenter de ce qu'on veut bien leur donner, haine de la classe politique pour ceux qui mettent en danger leurs plans de carrières, haine du monde des affaires pour les salariés qui n'acceptent pas les salaires obscènes qui leur sont versés... dans un contexte général de corruption (la France classée au 9è rang mondial) et d'une démocratie soi-disant représentative, une démocratie croupion (27è rang mondial)... 

    La haine est partout dans un monde dominé par un manque de solidarité et de compassion toujours plus patent que des politiques criantes d’injustices viennent sans cesse renforcer.

    La haine, encore et toujours la haine dans un monde qui n'a qu'un message à faire entendre : "Mort aux plus faibles et aux vaincus qui n'ont que ce qu'ils méritent !"

    Certes, certaines haines sont plus instrumentalisées que d'autres car plus propices à une instrumentalisation politiquement très rentable...

    N'empêche...

     

                 "Médias, classe politique et économique, show-business" maintenant indissociables, ainsi que les associations communautaires et religieuses… ce lundi 19 février 2019 à 19h, à une ou deux exceptions près, ce sont tous les organisateurs, maîtres d'oeuvre, de cette haine qui se sont réunis Place de la République ;  tous occupés à allumer les mèches de toutes les haines.

    Un monde décidément infréquentable ! Car, si l'émotion est le pire des mensonges quand il s'agit d'éclairer la vérité... on aura noté que toutes les Institutions étaient présentes ce soir-là, place de la République : de l’Assemblée nationale au Conseil d’Etat (en passant par Matignon, l'Elysée, le Sénat, le Conseil constitutionnel…). Or, nous sommes aussi et surtout en pleine crise institutionnelle en ricochet d'une crise majeure de type constitutionnelle avec pour conséquence une ultime remise en cause de tous ceux qui occupent ces lieux ; tous sans exception n’ont plus aucune légitimité ni autorité. Aussi, on peut déjà prédire que demain sera comme hier...

                   Mais l'important n'était-il pas de participer, d'y être vus sur cette place ce soir-là .... un 19 février 2019 ?

     

    place de la république le 19 février 2019, rassemblement contre l'anti-sémitisme

                            Place de la République pendant la canicule de 2013 - parents et enfants viennent y chercher un peu de fraîcheur

                                                  

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  • Antisémitisme et bouc-émissaire politique : l'arme fatale de tous les Présidents en difficulté, de Mitterrand à Macron

       

    antisémitisme mitterrand

     

                    Il n' y a pas plussss - dans le sens de "davantage" - d'antisémitisme qu'il n'y a de racisme, de haine de classe, haine du club de foot adverse, haine des médias, haine de la classe politique, haine du monde des affaires qui, eux tous, nous le rendent bien. 

    La haine est partout dans un monde dominé par un manque de solidarité et de compassion toujours plus patent ; un monde qui n'a qu'un message à faire entendre : "Mort aux plus faibles et aux vaincus qui n'ont que ce qu'ils méritent !"

    Certes, certaines haines sont plus instrumentalisées que d'autres car plus propices à une instrumentalisation politiquement très rentable...

    N'empêche...

     

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    castaner instrumentalisation de l'antisémitisme auprès des gilets jaunes

                         L'instrumentalisation de l'anti-sémitisme par l'Elysée a commencé ; ou bien plutôt "a re-commencé" devrait-on écrire car c'est un fait maintenant avéré : lorsque le locataire de l'Elysée est en difficulté, l’ennemi politique du moment devient alors le bouc-émissaire d'un procès en anti-sémitisme destiné bien évidemment à le discréditer moralement à défaut de pouvoir le faire politiquement.

     

    Frédéric Potier, délégué inter-ministériel, est chargé d'orchestrer cette instrumentalisation  ; le bouc-émissaire de cette campagne a pour nom devinez qui, devinez quoi !? Les Gilets Jaunes, bien évidemment !

     

    gilets jaunes et antisémitisme

     

    Le porte-parole de l’UEJF ( syndicat d'étudiants juifs, une officine israélienne chargée de rappeler aux Français juifs qu'ils sont d'abord juifs avant d'être français, et en tant que Juifs, ils doivent un soutien indéfectible à Israël, un pays étranger hors-la-loi  - faut-il le rappeler !) est venue prêter main forte à la campagne calomnieuse de l'Elysée dès le premier jour.

    Delphine Horvilleur, femme rabbin du Mouvement juif libéral de France, emboîte le pas : chez elle, l'amalgame "Gilets jaunes = antisémitisme"  sera sans réserve...

    Pierre-François Veil, fils de Simone Veil, s’inquiète d’une potentielle montée en puissance des actes antisémites avec les manifestations Gilets Jaunes (???)...

    De même, Emmanuelle Wargon du ministère de l'écologie qui sait au mot près ce qu'on attend d'elle, lie les violences dans les manifestations du Samedi avec les actes antisémites...

    Cette série d'interventions culminera avec un "auteur" de la communauté juive - auteur sans oeuvre digne de ce nom - , Marc Weitzmann, qui a manifestement vu dans cette campagne calomnieuse contre les Gilets Jaunes, l'opportunité de nous rappeler que lui aussi avait des choses à dire. En effet, cet "écrivain" n'hésitera pas à affirmer que la critique de "la banque" et des banquiers mène inévitablement à l'antisémitisme, ayant lui aussi fait sien, après l'avoir intériorisé, le préjugé ou stéréotype suivant : banquier = Juif.

    Faut bien dire que chez certains la bêtise n'a pas de limites et l'art de se tirer une balle dans le pied non plus. Et puis... " les imbéciles ça ose tout ; c'est même à ça qu'on les reconnaît." 

    Mais alors... pourra-t-on encore continuer de dire que le banquier est l'ennemi du bien-commun et qu'il nous doit tout et que l'on ne lui doit rien ? D'autant plus que c'est avec notre argent qu'il nous vole et qu'il prospère !

    Inutile de préciser que l'on ne manquera pas de se passer de l'autorisation de cet individu décidément bien mal inspiré : qu'il soit rappelé ici avec la plus grande fermeté que le banquier est sans l'ombre d'un doute, l'ennemi juré et mortel du bien-commun (1).

     

                     "Gilets jaunes et antisémitisme"... on peut parier sans difficulté que Castaner, homme sans scrupules et sans honneur, occupera le rang de chef de file de cette campagne abjecte d'autant plus qu'après l’échec de l’instrumentalisation de la violence par son exposition médiatique ad nauseam car le soutien de l'opinion public reste aujourd'hui encore très élevé en faveur des Gilets Jaunes, force est de constater qu'il s’agit maintenant, et à nouveau, pour l'Elysée, de plonger la France dans la boue de l’anti-sémitisme et d'y engloutir le mouvement Gilets Jaunes.

                    Aussi, les Gilets jaunes feraient bien de réagir dès maintenant en sollicitant les tribunaux à propos de ce qui s’avère être une "dénonciation calomnieuse" d’une nature diffamatoire plus qu'avérée.

     

    1 A propos de l'incident " Finkielkraut-Gilets Jaunes" du samedi 16 février 2019 : Pure provocation de la part d'un homme qui a épuisé depuis longtemps son crédit anti-raciste, anti-négrophobe, anti-islamophobe et droit-de-l'hommiste. Le scandale et le malheur c'est que ce sont les GJ qui sortiront perdants de cet incident car les médias en feront des choux gras. Finkielkraut a volontairement cherché à discréditer ce mouvement en allant à sa rencontre pour y récolter insultes et peut-être aussi, une baffe ou deux avec caméras et micros au bon endroit et au bon moment. Opération scélérate. Il n'y a définitivement plus rien à sauver chez cet individu sournois, chez ce Zemmour de l'Académie  Française ! 

                         

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                            La vérité sur les événements du 9 février dernier près des grilles  de l'Assemblée

     

    Pour prolonger, cliquez : Gilets Jaunes - le dossier

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  • L'Union des patrons juifs de France mobilisée contre la liberté d'informer sur la politique coloniale d'Israël

     

    L'Union des patrons et des professionnels juifs de France mobilisée contre la liberté d'informer sur la politique coloniale d'Israël

                      Claude Barouch, président de l'UPJF à la tête d'un  micro-rassemblement sur le parvis de France Télévision, contre le reportage de la journaliste Elise Lucet "Gaza, une jeunesse estropiée" qui sera diffusé le jeudi 11 octobre.

                                "Il ne faut plus rien laisser passer" proclame le président de l'UPJF telle une menace, après le CRIF et l'UEJF et leurs soutiens dans les médias : BHL, Moix, Zemmour, Goldnadel, E. Lévy, Berkoff, Angot, Valls, Val, Finkielkraut, Fourest... entre autres ; comprenez : "Il ne faut plus rien laisser sortir du traitement colonial - et de ses horreurs -, des populations palestiniennes de Gaza et de Cisjordanie par Israël."

     

                               C'est un véritable plaidoyer contre la liberté d'informer que Claude Barouch adresse aux médias avec, en sous-texte, une  menace  directe sur la carrière de tous ceux qui seraient tentés de faire leur métier en tant que journaliste, mais pas seulement : épée de Damoclès au-dessus de la tête de tous ceux qui n'acceptent pas ou plus cette véritable armée de réserve de soutien à Israël, soutien total et inconditionnel, majoritairement située à l'extrême droite (en tête de liste les suprémacistes blancs que sont Zemmour, E. Lévy, Finkielkraut, Goldnadel), au service d’une idéologie  irréductiblement racialiste  (tous militent pour une société composée exclusivement d’une population de souche européenne) et sioniste (tous aspirent à une société à l'israélienne : colonialisme et apartheid) ; une idéologie d'essence anti-humaniste et amorale qui occupe tous les lieux de pouvoir : pouvoirs médiatique, politique et économique. 

                               Aussi, nous aussi, ne laissons rien passer à propos des agissements de ces hommes et de ces femmes contre la liberté et la dignité des métiers de l'information.

     

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  • Iran : la mise sous cloche avant l'asphyxie économique

                    

                   media

     
     
                         Trump montre le décret signifiant la décision des Etats-Unis de quitter l'accord sur le nucléaire iranien le 8 Mai 2018 !
     
    (Le 8 mai 1945 est la date de trois événements historiques : la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie, la fin de la Seconde guerre mondiale et celle de l'Europe en tant qu'entité indépendante, maîtresse de son destin... pour le meilleur et pour le pire)
     
     
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                  Le président américain a signé un décret qui rétablit les sanctions suspendues depuis l’entrée en vigueur de l’accord sur le nucléaire conclu à Vienne en 2015.
     
                 
                 A défaut de pouvoir détruire l'Iran ( sur le modèle de ce qui a été fait en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie), les USA choisissent de mettre ce pays et sa population entre parenthèses pour le plus grand bénéfice de l'Arabie Saoudite ( en finir avec l'influence de l'Iran dans la région - marché de dizaines de milliards de dollars en armement pour les USA) et d'Israël (lobby dominant à Washington - fin du soutien au Hezbollah qui contrarie les projets expansionnistes israéliens, faute de moyens financiers ?).

    Ces sanctions économiques feront que ce pays et sa population ne pourront compter sur aucune perspective d'amélioration de leur niveau de vie ni sur un développement humain à moyen et long termes.

    Les USA miseraient-ils, et bien que ce ne soit plus une priorité, sur un soulèvement de la population iranienne contre des conditions de vie difficiles ? Alors que cette décision unilatérale des USA risque de souder tous les Iraniens contre le Grand Satan, le gouvernement iranien étant dégagé de toute responsabilité puisqu'il a accepté de montrer "patte blanche" en signant un accord sur le nucléaire en 2015 avec la Chine, la Russie, la Grande Bretagne et la France et les USA d'Obama.

    Mauvais calcul des Etats-Unis ou bien... réalisme total ? A défaut de pouvoir le détruire ou de le déstabiliser, autant faire en sorte que l'Iran se radicalise (cela sert admirablement les intérêts d'Israël) et/ou qu'il meure lentement d'asphyxie...
     
                      Stratégie "gagnant-gagnant" pour les USA et.... les Etats-Unis !!!! D'autant plus qu'en ce qui concerne l'Europe - à jamais considérée comme un concurrent économique - un concurrent de trop -  par son  allié transatlantique dont le seul souci en la matière est la concurrence chinoise  dès 20 prochaines années  -,  la reprise des sanctions contre l'Iran plonge l'Allemagne et la France dans l'incertitude : quelles représailles contre ceux qui décideraient de passer outre et de continuer à commercer avec l'Iran.... Airbus pour ne pas nommer ce fleuron européen ainsi que notre industrie automobile ? 
     
    N'oublions surtout pas, le projet irano-chinois :  L’Iran et la Route de la soie : cauchemar US (1)
     
     
     
                          Tout compte fait, et en comptant bien,  au regard des gains attendus - gains géopolitique et économique -, la tentation était trop grande, beaucoup trop grande, pour un seul homme et une seule puissance  ; impossible d'y résister. Aussi, reconnaissons à Trump sa capacité à défendre les intérêts de son pays et de ses alliés véritables : Israël et l'Arabie Saoudite. 

                         Pour sûr, l'Europe privée de leaders dignes de ce nom, des leaders capables de ne pas simplement se soucier de la bonne santé de la balance commerciale de leur pays respectif (l'Allemagne de Merkel en tête) ne bronchera pas. Une raison supplémentaire de mépriser cette Europe, sa construction et les hommes et femmes qui l'enlisent un peu plus chaque jour dans l'asservissement et la non-existence en tant qu'entité politique, culturelle et économique indépendante, visionnaire et courageuse.
     
     
     
     
    1 - "Grands projets d’infrastructures lancés en partenariat avec la Chine et la Russie : le projet de canal entre la mer Caspienne et le Golfe ou la mer d’Oman qui permettrait aux navires russes d’accéder aux « mers chaudes » ; et surtout celui dit de la « Nouvelle route de la soie » (terrestre et maritime) proposé par le président chinois Xi Jinping. L’arrivée en gare de Téhéran d’un train de marchandises parti de Chineà 10 400 km - préfigure ce que pourrait être la modernisation de la voie ferrée reliant les deux pays, via le Kazakhstan et le Turkménistan." - Gilles Munier
     
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  • Roger Garaudy et son « Appel aux vivants » : un refus marxiste de l’homme non transcendantal

     

                    Né le 17 juillet 1913 à Marseille, décédé en 2012, résistant, communiste, enseignant, député, sénateur, écrivain et philosophe, humanisme et marxisme, membre du parti communiste dès 1933... après la Libération, Roger Garaudy entre au comité central du PCF :

                 « Chacun porte en lui une part de son ennemi, et il est impossible  de mener jusqu’au bout et victorieusement la lutte de libération sans se libérer d’une partie de soi-même »

    En 1970 il est exclu du PCF. Il se tourne alors vers la religion : le Christianisme avant de se convertir à l'Islam en 1982. Il viendra à l’Islam « l’Evangile d’une main et le Capital de l’autre » précisera-t-il :      

                 « J’ai connu l’apparente plénitude du dogmatisme, le doute, puis la traversée du désert. Je ne serais pas ce que je suis si je n’avais pas été ce que je fus ; je n’aurais jamais su ce qu’est la foi qui n’est pas le contraire de la raison ; la foi c’est le moment  critique de la raison. »

    Un de nos plus brillants intellectuels,  bannis dès les années 90 de tous les cercles qu’ils soient universitaires ou médiatiques, une des premières victimes d’un nouveau maccarthysme - celui qui touche à la question israélienne, la création de cet état, sa politique raciste et colonialiste, ses relais et ses officines ici en France -, son ouvrage publié en 1995 qui a pour titre "Les mythes fondateurs de la politique israélienne" : (vidéo-conférence ICI) - à ce jour sans doute l'étude la plus poussée sur les tenants et aboutissants de la création de l'Etat d'Israël et le dessous des cartes de la politique de cet Etat colonial et raciste -  fera de Roger Garaudy la victime d’un long acharnement jusqu’à sa « chute » et son bannissement professionnel, universitaire et médiatique. 

    Il décédera dans l'indifférence quasi générale. 

     

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    appels aux vivants roger garaudy

     

     

    Marxisme et foi chrétienne - « les temps sont venus où  catholique n’est pas synonyme de romain, et où le socialisme ne se réduit pas au marxisme-léninisme -, dialogue des civilisations, avec l’ouvrage « Appels aux vivants » écrit en 1979, Roger Garaudy nous invite à renouer avec des cultures non-occidentales pour la création d’un avenir à visage humain car à ses yeux «l’autre homme c’est ce qui me manque pour être pleinement humain ».

    A partir des années 70, Roger Garaudy, chez les marxistes, incarnera le refus de l’homme non transcendantal.

                  Toute institution doit être confrontée à ses fins. De la technocratie (le comment sans le pourquoi) au prophétisme ( projet et fins), Garaudy dénoncera un rationalisme dogmatique infirme et nous proposera de ne plus procéder de cause en cause mais de projet en projet, non de « comment » en « comment » mais de « pourquoi » en « pourquoi » car l’auteur n’a de cesse de poser la question suivante : la science et la technique peuvent-elles nous faire sortir de l’impasse en nous proposant des fins ?

    Le concept, la logique et la loi sont les trois piliers du « positivisme » et du « scientisme » occidental. Pour une telle pensée, l’avenir ne peut être que le prolongement du passé et du présent d’Auguste Comte à Durkheim, de Pavlov à Jacques Monot, de Hegel à Staline…

    « Scientisme, raison réduite à n’être qu’instrumentale »… l'auteur fait le constat suivant : ce que nous appelons « la science » ( science occidentale)  est dépourvue  de la réflexion sur les fins. De cette séparation est né ce « rationalisme infirme », fondement de l’abêtissement scientiste et technocratique, qui, faute de reconnaître une conception globale de l’homme et de ses fins, est devenue à elle-même sa propre fin.

    Garaudy nous rappelle que… « même l’Eglise a cherché ses preuves dans l’arsenal de ce rationalisme qui est le père du théisme et de l’athéisme ; un Dieu roi tout -puissant, un législateur moral ou un concept. Une démarche qui se pose  toujours la question du « comment » et jamais celle du « pourquoi » ; toujours la question des moyens et jamais celle des fins ; démarche qui ne peut qu’aboutir à un système autoritaire et conservateur au service des puissants : domination, despotisme et fermeture.

                  «La véritable démocratie  ne peut se définir que d’une manière organique, comme le fuit de la longue germination  de l’histoire  spécifique d’un peuple et d’une culture »

                  Aux yeux de Garaudy, l’histoire scientifique est l’histoire de l’homme aliéné :  «  les sciences humaines nous apprennent beaucoup de choses sur l’homme aliéné sauf ce qu’est l’homme lorsqu’il ne l’est pas » ; sans omettre de préciser ceci :  « ni la foi ni le marxisme ne sont des idéologies. La foi n’est pas une conception du monde mais une manière d’agir dans le monde. Le marxisme n’est pas une conception du monde mais une méthodologie de l’initiative historique car l’avenir n’est pas ce qui va arriver mais ce que l’on fera advenir. »

                   Marxisme et foi religieuse, dialogue des civilisations, c'est entendu : page après page, Roger Garaudy parcourt l’Egypte, l’Afrique… mère de l’humanité, la Perse avec Zarathoustra, ce prophète révolutionnaire, puis l’Inde -hindouisme et bouddhisme… pensée et sagesse privées d’égo, Zen, Taoisme et les 3 monothéismes opposant, entre autres, le christianisme (l’amour du Christ) à la chrétienté (pouvoir et oppression).

    L’auteur dessine alors un nouveau projet de société ; une nouvelle croissance - une croissance qui ne serait plus d’une nature entropique (épuisement des ressources et des êtres humains) ; une croissance qui ne serait plus une excroissance, cancer de toute l’humanité du Nord au Sud -, et lance un appel à s’opposer à une croissance qui a pour nom de guerre « progrès »  pour le plus grand profit  d’un projet basé sur le dialogue des civilisations : sagesse et prophétisme car…

                              « ... la culture n’est pas un musée des arts mais bien plutôt l’ensemble des réponses d’une communauté humaine aux questions qui sont posées par la nature, les autres hommes et lui-même. »

    De là, la recherche d’un socialisme (de Marx) pas seulement d’essence occidentale mais multi-civilisationnelle ; un socialisme fondé sur l’homme, la nature et Dieu : chinois, hindou, africain, islamique (Garaudy fournit une très bonne analyse de la révolution iranienne), latino-américain… car l’Etat-nation est une catégorie historique du capitalisme libéral nous précise l’auteur : « Dans le reste du monde, le nationalisme et l’idée même de nation est un produit d’exportation européen au même titre que la conception capitaliste de la propriété et du marché. »

    Comme un fait exprès, le capitalisme des empires industrielles des multinationales au moment de la rédaction de l’ouvrage (1979), avait déjà, en grande partie, rayé de la carte les Etats-nations.

     

                  Levain ou bien opium, les religions ? Néanmoins Roger Garaudy dans son refus de l'homme non transcendantal, se trompera lourdement en affirmant en toute naïveté : « Loin de conduire au fatalisme l’acte de s’en rendre à Dieu est la forme la plus haute de la liberté, car il délivre l’homme de son intérêt égoïste et de ses ambitions bornées. Il exige des hommes que ni la concurrence, ni le profit, ni aucun des objectifs de la croissance aveugle ne le détournent de se souvenir de sa source première et de sa fin dernière. »

    Les républiques islamiques et le Sionisme (bras armé du Judaïsme) de ces 50 dernières années prouvent qu’aucune religion n’est capable d’intégrer l’autre quand il est tout autre ; l’une ne peut que le brimer « l’énergie et l’acte créateurs de la liberté », l’autre le spolier dans le meilleur des cas ; dans le pire, l’une le priver de tout droit à l’existence, l’autre en faire un sous-homme même si l’on doit pouvoir  valider le constat suivant : un socialisme sans transcendance est voué à l’échec car il est historiquement faux qu’il existe un lien constant et organique entre matérialisme, scientisme et révolution.

    Et à ce sujet, l’auteur nous rappelle à toutes fins utiles ceci ignoré par tous : « Le point de départ de l’idée révolutionnaire en Europe est l’ouvrage théologique d’un moine du XIIè siècle, Joachim de Flore… ». D’autres ecclésiastiques suivront : Jan Hus, Thomas Münzer, Thomas Campenalla, Thomas More…

                   .... avant de conclure :  «  Ce qui est en cause c’est le pourrissement, en sa source même, du pouvoir de chaque homme de s’exprimer, de communiquer, de décider, en face de tous les conditionnements qui nous sont imposés par des groupes de pression privés qui le dominent, et la possibilité de libérer en l’homme ce qu’il a de spécifiquement  humain : l’autodétermination  de ses fins et l’autogestion de ses moyens. »

     

    Pour prolonger, cliquez : Garaudy, réhabilitation et justice

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  • Qui sauvera Elisabeth Lévy et le magazine Causeur ?

    causeur weinstein et élisabeth lévy, l'amour après weinstein 

                           Tenter de faire le buzz encore et encore pour vendre du papier ! Tenter d'exister aussi !

    Cette une de Causeur avec l'association "amour-weinstein" c'est, non pas une gifle, mais un véritable coup de poing porté au visage de toutes les victimes de ce violeur multirécidiviste qui répond du nom de "weinstein" ainsi qu'à l'institution judiciaire. 

    Il est vrai qu'il n'y a pas mieux qu'une femme pour cracher au visage d'une autre femme ; tous les hommes le savent. E. Lévy porte haut, très haut le flambeau de cette absence de solidarité !  Cela fait des mois que la rédaction de Causeur ne digère pas que "son weinstein" (?!) ait pu être inquiété ; idem avec DSK  en son temps, et Polanski plus récemment.

    Apologie des violeurs quand ces derniers font partie de la famille ? Jusqu'où peut aller la solidarité communautaire ?
    Rappelons que cette solidarité-là est purement dégueulasse ; elle est à gerber. On le savait. Causeur ne cesse de le confirmer.

                          Ceux qui ont aussi suivi "l'affaire weinstein" sur Causeur.fr, ont pu être amenés à penser qu'il y aurait chez E. Levy comme le regret de ne pas avoir été une femme harcelée, ou pire encore. Dans tous les cas, il y a chez cette femme comme une inclinaison malsaine (morbide ?) dans sa défense quasi systématique de l'homme au masculin contre... entre autres, les féministes, même si Causeur condamne le voile musulman ; mais là, c’est pour la bonne cause : la haine de l’Arabe, du Musulman et fatalement, de ces mêmes "Français-palestiniens par solidarité" - 
    E. Lévy est pourtant d'origine algérienne : cherchez l'erreur !

    Décidément, on lit dans Causeur comme dans un livre ouvert ; le livre qui nous conterait l’histoire d’une déchéance morale au détriment d’un humanisme dont la communauté auquelle E. Lévy appartient ( ou croit appartenir) a pourtant pu au cours de l’histoire déplorer trop souvent la tragique absence.

                       Certes, Dieu qui voit et sait tout, n’a sauvé et ne sauvera personne. Et pour cause...

     

                      Avec ce parti pris récurrent mois après mois, avec ce soutien subliminal aux violeurs - pas un mot pour leurs victimes, jamais ! -, au nom d’une solidarité communautaire abjecte évoquée plus haut, chez E. Lévy, s’agirait-il aussi d’une sorte de compassion de la non-victime pour celui dont elle regrette qu'il n'ait pas été son bourreau ? Une sorte de "syndrome de Stockholm" d'un nouveau genre, plus tordu et plus pathétique encore ? Le regret de n'avoir pas été en situation de vivre ce syndrome ?  

    Année après année, le "cas E. Lévy" s'aggrave. Assurément. 


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    Pour prolonger, cliquez : La veulerie analytique chez Causeur

     

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  • 1942-2018 : de la rafle du Vél d’Hiv à la "Grande marche pour le retour " des Palestiniens.

     

                  Rafle du Vél d’Hiv : entre les  et  plus de 13 000 Juifs (majoritairement étrangers), dont près d'un tiers étaient des enfants, ont été arrêtées pour être déportés : moins d'une centaine reviendront.

     

    1942-2014 : de la rafle du Vél d’Hiv à l’opération « Bordure protectrice » contre Gaza

                        Rafle du Vél d'Hiv - Palestine... c’est bien de la même indifférence qu’il est question vis-à-vis du sort injuste et cruel fait aux Palestiniens

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                       Pour sûr, à la hauteur de son martyre, un Peuple l’aura été ! Le Peuple Palestinien, alors que son calvaire perdure sans espoir d’en connaître un jour la fin sinon dans la résignation mais au prix de son humanité car en face, l’intention est bien d’en faire un Peuple d’esclaves à défaut de pouvoir le faire disparaître.

    Quant au martyre juif... ses porte-parole auto-proclamés ici en France, ont conduit une génération de Français issus de cette communauté à la déshumanisation tranquille et sereine de plusieurs millions d'êtres humains qui n'ont qu'un droit et qu'un devoir : aller voir ailleurs si ça se fait d'être palestiniens en Palestine : occupation, vol de la terre, humiliation, exploitation d'une main oeuvre corvéable à merci, bombardements civils et assassinats (sans oublier le sort qui est réservé ici, en France, à ceux qui souhaitent mettre en face de leurs responsabilités morale et historique les " leaders d'opinion juifs" omniprésents dans les médias en pure perte pour notre humanité ); or, il se pourrait bien que cette génération soit en passe d’occuper la dernière des places sur un plan éthique, humain et moral ; une génération libre jusqu’à l’impunité, libre mais sans excuse car...

    Elle savait tout cette génération ! Elle avait entre 20 et 35 ans et elle savait tout et elle a tout accepté jurqu'à tout désirer, le mors aux dents, sans grimace, sans regrets et sans remords... imperturbable.

                       Que ceux qui s’interrogent encore à propos de l’indifférence qui a accompagné cette rafle du Vél d'Hiv, ne cherchent plus de réponses car c’est bien de la même indifférence qu’il est question vis-à-vis du sort injuste et cruel fait aux Palestiniens, à cette nuance près néanmoins : le sort des palestinien est une cause entendue mondialement depuis 50 ans ; la rafle de juillet 42 n’a offert qu’une dizaine de minutes à tout un chacun pour prendre une décision : s’y opposer, secourir ou bien regarder ailleurs.

                        La morale est ironique, autant que l’histoire et son balancier ; et la vérité de soi et sur soi, est toujours aussi cruelle qu’insupportable et pourtant, elle est le plus souvent, la même pour tout le monde ; c'est sans doute la raison pour laquelle "Dieu" n'a sauvé, ne sauve et ne sauvera personne. Et pour cause !

     

     
     1 - A propos de "La grande marche", cliquez ICI
     
    2 - A propos de la "rafle du Vél d'Hiv, cliquez
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  • Claude Lanzmann, pour le meilleur et pour le pire

                    

                 antisémitisme,palestine,shoah,lanzmann,israël,politique,livresClaude Lanzmann, décédé aujourd'hui 5 juillet 2018, aura été confronté à trois peuples martyrs.

    - Le Peuple juif dont il fait partie, le Peuple polonais et le Peuple palestinien. Or, de ces trois peuples martyrs, Claude Lanzmann n'en aura reconnu qu'un seul : son peuple ! Les Polonais et les Palestiniens n'étant à ses yeux que les bourreaux du peuple juif.

    Là tout est dit ou presque ; et le mal est fait.

    A l'écoute de Lanzmann, l'être humain n'en sort pas plus humain, ni plus juste et l'avenir certainement pas plus serein ; aucun profit pour la défense d'un humanisme universaliste sans distinction ; pour s'en convaincre, il suffit de se reporter aux agissements des uns et des autres autour du chantage et de l'instrumentalisation de l'antisémitisme pour mieux tenter de dissimuler le caractère indéfendable d'un soutien à un régime étranger dont il n'y a plus rien à sauver et ainsi "criminaliser" sur un plan moral toute contestation à son propos.

    Force est de conclure que Lanzmann n'était concerné que par Lanzmann et sa "tribu". Précisément tout ce qu'il ne fallait pas faire car, alors, l'oeuvre de Lanzmann n'aura été d'aucune utilité ; en effet, elle n'aura pas permis de réconcilier toutes les mémoires ; celles de toutes les catastrophes humaines proches et éloignées.

                  

                     A ceux qui s'opposeront à ce billet - nul doute, ils seront nombreux ! - on pourra leur préciser ceci : « Rassurez-vous ! Vous venez simplement de découvrir l’exercice que l’on peut faire de la liberté d'expression, à savoir : tout ce que vous n'auriez jamais pu souhaiter entendre et lire. » Manifestement vous n'en avez pas besoin de cette liberté puisque vous semblez penser ce que tout le monde pense sur un sujet quel qu'il soit ; en revanche : moi si, j'en ai besoin ; et je ne suis certainement pas le seul ! Aussi, n'en dégoûtez pas les autres.

     
    __________________
     
     
    Billet de blog rédigé en 2014 : 

    ob_53fe04_1985-aff-shoah.jpg

     

                  Pas facile de se libérer pour re-voir Shoah de Claude Lanzmann. Je profite des vacances pour visualiser ce documentaire d’une durée de neuf heures trente qu'on ne présente plus et que je n'ai pas revu dans son intégralité depuis 15 ans.

    Je m’installe : la projection devra commencer à 9h le matin car je sais - pauses incluses -, que j’y passerai la journée.

     

    ***

     

                 Contrairement à ce qu'écrivait Simone de Beauvoir lors de la sortie de Shoah en 1985, (« Pour la première fois, nous vivons l’affreuse expérience dans notre tête, notre cœur, notre chair, et cette expérience devient la nôtre» - sans doute a-t-elle livré à la postérité ce commentaire à titre de prestation compensatoire : pour avoir été une planquée à Radio-Vichy, pendant l‘occupation. Allez savoir !) l'expérience de ce documentaire ne sera jamais vraiment la nôtre car, la chair indemne, on ne peut que demeurer spectateur.

    Shoah, une commande de l'Etat israélien à Lanzmann,  nous montre des rescapés, des témoins, quelques bourreaux, et avec minutie : transport des déportés, convois, trains, camions, voies ferrées, routes, camps, topographie des lieux, organisation, identification, écoutes des victimes, visages, voix…

    Si ce documentaire est un outil qui nous permet de comprendre comment la déportation d'un grand nombre de Juifs a été perpétré, à défaut d’un "comment cela a-t-il été possible et pourquoi ?" - les réponses à ces questions, c'est chez Arendt et Primo Lévi qu'on ira les chercher -, au fur et à mesure de son déroulement, là, sous mes yeux, un autre malaise me saisit : le réalisateur semble profiter de l’opportunité d'un documentaire pour tenter subrepticement de faire le procès de tout un peuple (1): le peuple polonais (celui du Nazisme n’étant pas nécessaire puisque Nuremberg s’en est déjà chargé).

    Absence de compassion et de solidarité, voire même… réjouissance à l‘idée de voir les Juifs de Pologne disparaître corps et biens ; au fil des minutes et des heures, ce documentaire semble s’orienter vers une tentative de mise en accusation du peuple polonais dans son ensemble : peuple pourtant occupé, vaincu et martyr, tout à la fois.

    En effet, difficile de trouver, dans ce documentaire, un Polonais qui ne soit pas antisémite.

    Plus souvent interpellés et gardés à distance de la caméra et du micro de Lanzmann que réellement interviewés, tout en cherchant à créer un climat propice à toutes les confessions de la part de Polonais très très moyens et vivant en milieu rural, Lanzmann n'a qu’un souci, à la motivation sournoise, subtilement mâtinée de mépris, plus proche du règlement de comptes que de la recherche d‘une quelconque vérité concernant la nature humaine : confier à ces quelques Polonais triés sur le volet, le soin de débiter des préjugés anti-sémites bien établis et ronflants, un rien pantouflards, insistant sans relâche, les relançant, s’acharnant lorsqu‘il n‘obtient pas d‘eux ce qu‘il croit devoir attendre et surtout, entendre...

                   (Pour la traduction de ces séquences, j'ai fait appel à un ami polonais ; en effet, je ne souhaitais pas me contenter de la traduction qui nous est proposée)

    Certes, on m’objectera - ou bien alors on ne m’objectera rien, ce qui est tout à fait possible : Shoah n’est ni un travail de journaliste, ni un travail d’historien, ni d'intellectuel, ni…

    Soit !

     

    1 - Article sur la relation entre Lanzmann et un résistant polonais, Jan Karski qui collabora au documentaire Shoah à propos duquel il déclara en1986 : « Shoah, est une vision biaisée de l'Holocauste ; Lanzmann a fait en sorte que l’on ne puisse jamais voir un Polonais qui ne soit pas antisémite ».

     

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                Quelques années plus tard, avec "Tsahal", documentaire imbécile à la gloire de l‘armée du même nom (quand on sait que c'est l'occupation et la colonisation par l’armée de Tsahal de la Cisjordanie qui condamne le peuple israélien depuis 67 à ne jamais connaître la sécurité ni la paix), notre documentariste consacrera cinq heures à cette armée israélienne - armée culte à défaut de documentaire culte.

    On aura même droit à pas mal d'âneries, du style : "Notre armée est pure (...), elle ne tue pas d’enfants. Nous avons une conscience et des valeurs et, à cause de notre morale, il y a peu de victimes [palestiniennes]"…

    Non contradictoire, véritable outrage à la vérité factuelle, le plus souvent, ce film de propagande est d’un ennui ferme pour quiconque sait voir un tout petit peu plus loin que le bout de son nez… comme - mais ce n’est qu’un exemple -, être capable d'établir des relations de causalités tout en cessant de prendre les effets pour les causes ; et puis aussi, faire preuve de clairvoyance en étant à même, un tant soit peu, de les prévoir… toutes ces causes aux effets dévastateurs - et dans ce domaine, les précédents ne manquent pas : il suffit de se pencher sur l’histoire coloniale européen.

    Intellectuellement faible mais... documentariste habile et déterminé, avec Lanzmann, une vision manichéenne du monde semble dominer, doublée d‘une vision à la fois presbyte et myope.

    Aveugle Lanzmann ?

    Directeur de la revue Les Temps Modernes qui prend aujourd’hui comme un sacré coup de vieux (ou d'ancien), l’engagement anti-colonialiste de Lanzmann (il fera partie des signataires du Manifeste des 121, qui dénonce la répression en Algérie de 1957), et la fréquentation de Sartre et de Simone de Beauvoir ne lui auront donc été d’aucune utilité et d'aucun secours… ou bien alors, cette dernière fréquentation serait-elle responsable de la cécité dont souffrirait Lanzmann ? Et c'est bien possible, après tout : relents de manichéisme stalinien dans la pensée de tout ce beau petit monde ?!

     

    ***

     

            Pourquoi hésiter à le dire ?! N'est pas Hannah Arendt qui veut ! Je pense à son étude sur le totalitarisme et l’aptitude de certains régimes à détruire la volonté des individus, ainsi qu'à son étude sur le mal, ou plutôt, son étude sur les ressorts du mal et de sa banalité dont aucun peuple, aucune culture et aucun Etat ne peut prétendre être à l‘abri, sûr de son bon droit...

    En effet ! Les cours d’assises et les cours internationales regorgent d’individus qui avaient tous de "bonnes raisons" de penser et d'agir comme ils l'ont fait.

    Et là encore : n’est pas Primo Lévi qui veut ! Son ouvrage "Si c'est un homme" explique, à la manière d'un sociologue, la déshumanisation, l’absence de solidarité et de compassion dans les camps, les stratégies et les tactiques machiavéliques - seules conditions pour assurer sa survie -, la culpabilité des survivants…

    Nul doute à ce sujet ! Avec ces auteurs, c’est une nouvelle compréhension de cette nature humaine labyrinthique (et toujours innovante !) qu‘est la nôtre, qui nous est proposée : nature en trompe l'oeil, dissimulatrice, accapareuse et rétentrice, cruelle au besoin et toujours prompte à l’oubli.

     

    ***

     

              Lanzmann aura été confronté à trois peuples martyrs. Les voici dans l'ordre chronologique (liste non exhaustive, bien évidemment et puis… vous pensez bien !)

    - Le Peuple juif auquel il appartient.

    - La Pologne - cette Palestine européenne ! -, et les Polonais (2) : rappelons que résidait en Pologne la plus importante communauté juive d’Europe ; il aura donc bien fallu que la Pologne les ait accueillis à un moment ou à un autre tous ces juifs (au 15è siècle, ce fut fait), et que d'autres pays d‘Europe ne se soient pas trop pressés d‘en faire autant - quand ils ne les auraient pas tout simplement priés d’aller voir ailleurs si cela se faisait que d’être juif ; sans oublier les nombreux enfants des familles menacées d'extermination qui auront été confiés à des familles polonaises catholiques ; lesquelles se seront acquittées de leur responsabilité avec honneur.

    Et pour finir…

    - Le Peuple palestinien, un Peuple humilié, sans considération et sans droit qui perd toutes ses batailles  mais qui reste en vie et qui dure et ne cesse de durer, vaincu par un Etat colonisateur sans scrupules qu‘est Israël ; et l‘engagement si peu légitime et honorable  mais compréhensible de Lanzmann au côté de la politique de cet Etat.

                Or, de ces trois peuples martyrs, Claude Lanzmann n'en aura reconnu qu'un seul : son peuple ! Les Polonais et les Palestiniens n'étant à ses yeux que les bourreaux du peuple juif.

    Arroseur arrosé, l’accusation portée contre les peuples polonais et palestinien pouvant lui être très facilement retournée, la Shoah aura fait de Claude Lanzmann un tartuffe de l’élévation de la conscience humaine, lui-même s’étant trouvé tout juste dans la moyenne (sinon, en dessous) quand il s‘est agi d’être capable de faire preuve de compassion, de solidarité et de compréhension envers les peuples polonais et palestinien.

    Si l’expérience d’un Primo Lévi et de quelques autres aura permis à ces auteurs de se hisser jusqu'à l'Universel, éclairant telle un phare notre conscience, réveillant telle une semonce cette même conscience propre aux humains - ce dont l’Humanité a tellement besoin ; elle qui ne cesse d’osciller entre sainteté et démons pour finalement trouver un équilibre dans un entre-deux toujours précaire, en revanche, Lanzmann n'aura pas échappé à cette règle, décidément récurrente, qui fait de l'être humain un être à la compassion intermittente et sélective...

    Car, confrontés au travail de ce documentariste, ce dont il nous est demandé d’être les témoins c'est de la chape de plomb d’une conscience humaine universaliste absente et du triomphe de l'égoïsme et d'une haine à peine contenue, dans une vision communautariste à la raison débilitante...

    Contre le poids plume d'une humanité capable de réconciliation et d’accalmie dans une élévation qui laisse loin derrière elle une bêtise revancharde, fruit d'un ressentiment stérile, castrateur de toute pensée et de son développement, la privant de maturation et de justesse.

                 Souvent présenté en France comme un intellectuel jouissant d'une autorité qui se voudrait morale, comment ne pas voir en Claude Lanzmann un documentariste partial, vindicatif, manichéen et partisan du plus petit commun dénominateur qui soit : celui de "La communauté" (3) comme seul espace digne de considération : unique espace d'épanouissement, de développement - et de jouissance, au sens lacanien.

     

    2 - Se reporter à l'ouvrage de l'historien Timothy Snyder :  Terres de sang ainsi qu'aux événements de l'Insurrection de Varsovie et au film "Kanal"de Wajda en 1957 : des Polonais de tous âges entassés dans des caves brûlés vifs au lance-flammes ou bien gazés dans les égouts de Varsovie.

    3 - A ce sujet, difficile de ne pas penser aux alliances consanguines ; et dans le cas qui nous occupe, on parlera d’endogamie avec pour conséquences, des risques accrus de dégénérescence… intellectuelle : augmentation des risques d’infertilité et de cécité pouvant conduire une communauté au déclin (le XXIè siècle sera-t-il le siècle de ce déclin ?) ; on aura à l'esprit des domaines d’exceptions tels que les sciences, la philosophie, les arts..., domaines réservés le plus souvent à des individus intellectuellement et culturellement assimilés (Le génie d'Einstein est inconcevable sans le travail scientifique de ses prédécesseurs, non juifs, et l'assimilation de leurs contributions par ce même Einstein) ; tout en gardant à l'esprit que le risque de dégénérescence est plus grand encore après  le génocide des nazis et la création de l’état d’Israël qui ont eu pour effet d’augmenter le niveau de conscience d’être juif au présent.

     

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                                  Rony Brauman : Arendt, Eichmann et Lanzmann

     

    antisémitisme,palestine,shoah,lanzmann,israël,politique,livresAu sujet de la relation Lanzmann - Simone de Beauvoir...

    Tragique ironie !

    L’acharnement aveugle d’un Lanzmann dont la démarche - comme nous avons pu le voir -, semble le plus souvent plus proche du règlement de comptes que de la recherche d‘une quelconque vérité concernant la nature humaine, cacherait-il une culpabilité inconsciente eu égard à son attachement à une Simone de Beauvoir (sans oublier Sartre) qui, pendant l’Occupation, et alors qu'elle est employée à Radio Vichy, incarnera à la perfection cette classe privilégiée et éduquée restée supérieurement indifférente aux lois anti-juives et à une rafle du Vel d’Hiv qui enverra à la déportation et à la mort : 13 152 juifs ?

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     Pour prolonger, cliquez : Sionisme, Judaïsme et colonisation

     

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  • Netanyahu à Paris : le silence de la gauche

     

    Et nous serons quelques uns à nous indigner

     

    netanyahu à paris : le silence de la gauche ps

                             "La brute et le salaud ne sont pas l'envers de la civilisation ; ils en sont le substrat" - faut croire.

     


                                 

     

                  "Le 29 mars dernier, à la veille de la Journée de la Terre qui fera plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés en #Palestine, le Dr. Samah Jabr, psychiatre palestinienne, nous faisait l'honneur d'un entretien autour de son ouvrage " Derrière les Fronts" qui vient de paraître aux Éditions PMN. Appréhendant l'occupation israélienne sous l'angle de ses effets sur la santé mentale, elle s'emploie à y faire face avec les outils de la psychiatrie, et participe, à travers les chroniques de ce livre témoin, à donner à voir les effets psychiques d'une oppression coloniale qui a fait de l'humiliation sa base politique."

     

    ________________

     

                    Netanyahu... la caricature vivante de ce qu'est devenu Israël après un demi siècle d'une politique coloniale abjecte - occupation, vol de la terre, humiliation, assassinats, bombardement civil -, contre un Peuple palestinien interdit de Résistance et de Libération, un Peuple sans défense, poursuit ce mardi à Paris, dans l'indifférence quasi générale, son offensive pour tenter de créer un front commun contre l'Iran trois semaines après les massacres de son armée à Gaza. 

                    La gauche, celle du PS en particulier, la fausse gauche certes ! brille par son absence de réaction : une raison de plus de ne pas regretter ce parti totalement sous contrôle sioniste depuis trente ans et dont les membres influents n'ont pas cessé à mots à peine couverts de soutenir la politique depuis la fin des années 80 alors que cette gauche-là avant toujours soutenu la cause Palestinienne et son combat de libération ; reniement concomitant avec son renoncement à trouver une voie autre que libérale dans le domaine social et économique. Cherchez l'erreur !

     netanyahu à paris : le silence de la gauche ps

                        La mise au pas des forces de gauche est donc consommée ; le chantage à l'antisémitisme a payé avec l'équation suivante : condamnation de la politique d'Israël = antisionisme + antisémitisme... la boucle, la grande, bel et bien bouclée.
     
     

    netanyahu à paris : le silence de la gauche ps

     

    Un billet ici quant à cette visite et l'absence d'indignation : ICI 

     

    netanyahu à paris : le silence de la gauche ps

      "Prétendre être payé d'un service par les méchants, c'est commettre une faute car, ensuite, on ne peut plus s'échapper sans être puni de ses bons offices" Esope (VII ‑ VI siècle av. J.-C.)

     

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