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Lanceurs d'alterte : les wikileaks

  • Penser la contre-information aujourd'hui avec Wikileaks

     

                 

                      Qui fait quoi, à qui, où, comment, pour-quoi et pour le compte de qui !

     

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    Billet de blog publié en 2013

     


    Discours de Julian Assange, fondateur de Wikileaks  le 20 décembre 2012 : Julian Assange porte-parole et rédacteur en chef de Wikileaks - « Apprenez ! Défiez ! Agissez maintenant ! » -, réfugié depuis juin 2012 à l'Ambassade d'Equateur à Londres.  

     

              « Les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts, et WikiLeaks fait partie de ces médias.» - Julian Assange

     

    La chasse est ouverte.  La guerre contre Wikileaks est engagée. Aujourd’hui, Julian Paul Assange tente d'échapper à son extradition vers la Suède qui le réclame dans une affaire de viol et d'agression sexuelle présumés. L'Australien de 41 ans affirme qu'il risque à terme d'être extradé vers les Etats-Unis, furieux de la publication par WikiLeaks de documents.

     

                « Dans une décision-clé concernant les documents du Pentagone, la Cour suprême américaine a déclaré que “seule une presse libre et sans restriction peut efficacement révéler ce que cache un gouvernement”. Aussi, la tempête qui entoure WikiLeaks aujourd'hui renforce le besoin de défendre le droit de tous les médias de révéler la vérité. » - Julian Assange

      

    Qu’il soit ici permis de rappeler ce qui suit : sans briser le off, sans les fuites, sans « indicateurs », sans le vol, sans le recel, sans la dénonciation de clause de confidentialité ou du devoir d’une quelconque réserve, sans la rupture de la loi du silence, sans "traitres "... PAS D'INFORMATION !
    Ou bien alors : quelle information ?! Celle qu'on aura bien voulu nous concéder au journal de 20H ?

     

             La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 44e rang de la liberté d'informer.

     

    Quant à ceux qui tentent d’amalgamer le souci de transparence et de vérité - souci propre au régime démocratique : droit à une information indépendante et honnête pour le plus grand nombre - avec le fascisme, le nazisme et le stalinisme (1), on leur rappellera que ces régimes n’ont jamais cultivé cette transparence mais bien plutôt la propagande, la falsification, le mensonge, l’intimidation, l’assassinat et le meurtre de masse. 

                                                        

    ***



               Qui peut nier le fait que Wikileaks fait vivre la démocratie bien plus sûrement que ceux qui comptent dans les mois et les années à venir, s’acharner à détruire cette agence ? Est-il nécessaire de préciser le fait qu'ici en France, ce sont bien l'identité et l'idéologie mêmes des détracteurs de Wikileaks (la droite autoritaire, le PS quand il est au pouvoir et toute la classe médiatique - journalistes et éditorialistes) qui, aujourd'hui, doivent nous inciter à soutenir cette agence d'information !



    Aussi... Il semble bien que l'heure soit venue pour chacun de choisir son camp.

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    1 - Il suffit de se reporter à la revue de BHL, la règle du jeu, qui a publié un article d’une imbécilité sans nom, et qui a pour titre : "La transparence est toujours fasciste".

     

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  • Julian Assange, ce héros des temps modernes, a été livré aux autorités britanniques

    julian assange,ce héros des temps modernes,a été livré aux autorités britanniques

                      que ne l’était son prédécesseur, Rafael Correa, qui a accordé en premier lieu l’asile politique à Julian Assange.

                                                              Julian Assange en 2012

     

                     Le fondateur et dirigeant de WikiLeaks, Julian Assange de nationalité australienne, réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres depuis 2012, a finalement été livré, jeudi 11 avril, à la police britannique. Visé par une demande d’extradition des Etats-Unis, il est soupçonné d’avoir aidé Chelsea Elizabeth Manning à pirater des ordinateurs appartenant au ministère de la défense américain.

    Maintenant incarcéré dans une prison londonienne, c’est depuis cette prison que sera organisée, le 2 mai, par vidéoconférence, la première audience concernant la demande d’extradition vers les Etats-Unis.

                   Rappelons que WikiLeaks a été créé en 2006  dans le but de servir de plate-forme de publication de documents secrets ; rendue célèbre par la publication, en 2010, de milliers de documents issus de l’armée et de la diplomatie américaines, ces documents ont révélé de nombreuses informations sur la conduite de la guerre en Irak et en Afghanistan par les Etats-Unis, et plus particulière à propos des morts civils.

    Réfugié depuis 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres,  c’est la publication toute récente, sur WikiLeaks, de documents compromettants pour un proche du nouveau président équatorien Lenin Moreno plus favorable aux USA que ne l’était son prédécesseur, Rafael Correa, qui a accordé en premier lieu l’asile politique à Julian Assange, qui semble être à l'origine de la décision de livrer Julian Assange aux autorités britanniques.

     

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                      que ne l’était son prédécesseur, Rafael Correa, qui a accordé en premier lieu l’asile politique à Julian Assange.

                                   Julian Assange au moment de son arrestation

     

     

                           « Les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts, et WikiLeaks fait partie de ces médias. Les médias aident à préserver des gouvernements honnêtes. WikiLeaks a révélé des vérités solides et a sorti des affaires de corruption de la part d'entreprises.»

     

     

                   Héros des temps modernes, conspué par ceux qui n'ont jamais rien risqué leur vie durant, les adeptes et journalistes du "Rien ne vaut la peine de rien, et plus encore ce qui pourrait nuire à mon confort matériel et moral", maintenant seul au monde, Julian Assange ne pourra compter sur aucun Etat ni sur l'ONU pour le  sortir des griffes de la Grande Bretagne et des USA, et ce dans l'indifférence des Etats européens (une raison supplémentaire, soit dit en passant, d'avoir la peau de cette Europe-là ; Commission et Parlement pareillement).

    Pour cette raison, Assange demeure la figure emblématique de tous ceux qui ont tout sacrifié et le plus souvent tout perdu (carrière professionnelle, emploi et famille - 1) - lanceurs d'alerte anonymes ou bien faisant la une des médias quelques jours seulement -, au nom d'une exigence à la fois morale et citoyenne qu'est la protection de l'intérêt général contre ce qui convient d'appeler l'Etat profond.

                  Traqué des années durant, Julian Assange, lui aussi, aura tout risqué avant de tout perdre : la liberté. 

     

     

    1 - Lire l'article de RFI : "Ces lanceurs d'alertes qui ont tout perdu" -  ICI

     


                                 

     

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  • Penser le monde aujourd'hui avec Peter Dale Scott et l'Etat profond

     

                    Parapolitique, gouvernements de l'ombre... s'il n’y a de science  que du caché…  (Gaston Bachelard), de même n'y a--t-il de politique que du dissimulé.

    Docteur en sciences politiques et ancien diplomate canadien, Peter Dale SCOTT est  l'auteur de nombreux ouvrages qui analysent la politique étrangère américaine, les narcotrafics et les opérations secrètes. Ces recherches et écrits mettent en lumière le concept de ce qu'il définit comme le « supramonde » ou l’État profond dissimulé au sein de l'État Public.

    Porte-parole du mouvement anti-guerre contre le conflit US au Vietnam, et plus récemment contre les guerres en Irak et en Afghanistan, il cofonda le programme d'études « Paix et Conflit » de la prestigieuse Université de Berkeley, où il enseigna la littérature anglaise durant près de 30 ans.

    Il est à la parapolitique des Etats ce que Noam Chomsky est à l'analyse des médias.

     

     

     

                   Interview de Peter Dale Scott à propos de son ouvrage La Route vers le Nouveau Désordre Mondial

     

                  "Cet ouvrage est une étude ambitieuse, qui décrit avec précision la façon dont, depuis les années 1960, les choix en matière de politique étrangère états-unienne ont conduit à la mise en œuvre d’activités criminelles, et à leur dissimulation, tantôt partielle parfois totale.

    Dans ses précédents essais, Peter Dale SCOTT a témoigné de l’implication de la CIA dans de graves exactions dont différents coups d’État, ou dans la mise en place d’une véritable géopolitique de la drogue et des guerres qu’elle permet de financer. Il sonde ici la manière dont les décisions, irrationnelles (voire paranoïaques) et à courte vue, prises par les Présidents américains depuis Nixon ont contribué à engendrer une plus grande insécurité mondiale, notamment en renforçant les réseaux terroristes responsables des attentats de 2001.

    L’auteur montre comment l’expansion de l’Empire américain depuis la seconde guerre mondiale a conduit à ce processus de décisions iniques et dangereuses dans le plus grand des secrets, souvent à l’insu des responsables démocratiquement élus.

    À partir d’exemples précis, (la « Surprise » et la « Contre-surprise » d’octobre, l’Irangate, la guerre froide en Afghanistan, la géopolitique du pétrole et de l’accès à l’Énergie, …) il illustre comment ces décisions « para-politiques » furent l’apanage de petites factions très influentes au sein d’un « supramonde » qui agit sur l’État public à travers des institutions secrètes (comme la CIA), au détriment de l’État démocratique et de la société civile. L’analyse de l’implémentation de ces programmes établit que les principaux services de renseignement des États-Unis ont collaboré pendant longtemps avec des groupes terroristes, qu’ils ont à la fois aidé à créer et soutenus, dont la fameuse organisation « nébuleuse » al-Qaïda. Dans un autre registre, parallèle et tout aussi fascinant, Peter Dale SCOTT explique clairement le danger que fait peser sur la démocratie l’instauration, sous l’administration Reagan, du programme ultra-secret de « continuité du gouvernement », qui existe toujours…

    D’aucuns crieront sans doute à la « théorie du complot », mais la qualité de l’argumentation, étayée par une documentation encyclopédique fait de ce travail une magistrale et passionnante leçon d’histoire contemporaine, qui nous plonge dans les méandres des rivalités de ceux qui détiennent le vrai pouvoir, pour comprendre le monde tel qu’il est, et non tel qu’il paraît être."


    Traduit de l'anglais par Maxime CHAIX et Anthony SPAGGIARI

     

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                   « l’État profond » est un pouvoir qui ne provient pas de la Constitution, mais de sources extérieures et supérieures à celle-ci, et qui est plus puissant que l’État public. Il s’agit d’un système informel et complexe. l’État profond c’est le fil rouge qui se déploie sur les trois dernières décennies et qui explique comment nous avons connu la dérégulation, la financiarisation de l’économie, la faillite de Wall Street, l’érosion des libertés civiles et la guerre sans fin.  « L’état profond » est un niveau de gouvernement ou de super contrôle difficilement perceptible qui se maintient quel que soit le résultat des élections et qui est susceptible de contrecarrer les mouvements sociaux ou les changements radicaux.»

     

                  "Dites-moi de qui et de quoi il ne faut surtout pas parler et je vous dirai qui vous emploie et qui il faut craindre"

             On ne manquera pas de noter que tous les acteurs de la dénonciation de la désinformation, des opérations clandestines ou sous " faux drapeau" et autres violations de l'Etat de droit et des constitutions des Etats, indisposent au plus au point toujours les mêmes ;  les corporations, individus ou groupes d'individus et d'intérêts suivants :

                 - Les journalistes des médias dominants et leurs rédacteurs en chef ; en effet, ils ne peuvent pas se permettre de telles investigations menant à de telles conclusions sans mettre en danger leur carrière professionnelle puisque cela n'aura échappé à personne : leurs employeurs-propriétaires (banque, armement et industrie du luxe) sont le plus souvent à la fois concernés et impliqués dans les agissements mis en cause, directement ou bien indirectement, ou bien à travers leurs clients - les marchés qui sont les leurs  : les gouvernements, les multinationales et l'oligarchie milliardaire.

    Ces médias ont alors recours à la calomnie : l'accusation de "complotiste paranoïaque" sera la plus courante ; elle est destinée à disqualifier tous ceux qui souhaitent nous alerter à propos des agissements de la face cachée des Etats.

                - Les alliés sous-traitants des Etats incriminés car, rares sont les Etats directement mis en cause qui se chargent ouvertement de contrer leurs accusateurs ; à titre d'exemple : c'est la France sous un gouvernement UMP ou PS et des lobbys communautaires qui prendront  ouvertement en charge cette contre-attaque  (souvenons-nous des discours de Sarkozy, et plus récemment, de Valls, de la LICRA ou du CRIF) à l'endroit de tous ceux qui remettent en cause la politique des USA, de l'Otan et d'Israël.

                        Et par extension...

                - Les universitaires et autres employés ade l'Etat.

                - Ceux qui souffrent de ce qu'il est convenu d'appeler "le syndrome du larbin" : faibles au quotidien, formant le groupae le plus nombreux des quidams sans conscience politique ou citoyenne, impuissants, ils ne respectent que la force qui viendra  pourtant demain les anéantir après avoir fait d'eux, jour après jour, des esclaves consentants ; et nul ne sait vraiment au prix de quelles humiliations s'est forgé en eux cet état d'esprit qui toujours nie la réalité des rapports de force, et leur statut de dominés... heureux de l'être, faute de courage.

               - La bourgeoisie des centres villes : pro-mondialisation, pétée de tunes, seuls le déni de la réalité et la réfutation de faits incontestables peuvent les sauver d'une culpabilité inexpiable car ils sont bien les derniers à ignorer que leur confort matériel repose à la fois sur la désinformation et la tyrannie du profit et de l'exploitation ; mode d'organisation de l'existence à l'origine duquel on trouvera les Etats les plus puissants militairement,  économiquement et culturellement : les USA en tête.

                            Et enfin...

     

              - Ceux qui n'ont que pour seule identité que leur appartenance communautaire ou nationale, adeptes de l'expression : "My country, my community... right or wrong !" Très influents, ils pratiquent un chauvinisme et/ou une solidarité communautaire à toute épreuve, même et surtout à l'épreuve de la vérité des faits ; chauvinisme et solidarité proches du niveau zéro de la pensée ; attitude redoutable sans laquelle aucun système corrompu ne peut survivre ; d'où la responsabilité majeure de tous ces individus dans l'asservissement de notre monde à la raison du plus fort porteur de tous les vices : voracité, avarice et domination.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Entretien avec Maxime Chaix, traducteur de Peter Dale Scott

     

     

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  • De l'affaire Weinstein, Polanski, puis Balance-ton-porc... à la défense du harcèlement dit "opportun"

     

                  Polanski, Weinstein (1) et tant d’autres... industrie cinématographique, intimidation, harcèlement, chantage, viols... après MeToo et de longs mois de révélation dans la pression internationale, arrive en France  #balancetonporc, des dizaines de milliers de témoignages  à propos d' agressions sexuelles (1 femme sur 2 selon les dernières études) - transports, rue, entreprises - émanant de femmes anonymes,  femmes du quotidien.

    Mais la riposte ne se fera pas trop attendre : pour contrer ce ras de marée décidément embarrassant, un procès d'intention en délation sous la forme d'une tribune, procès d'intention destiné sans doute à tarir le flot des témoignages et à discréditer la parole de toutes ces femmes anxieuses de pouvoir dénoncer une domination masculine contre laquelle elles semblent impuissantes ... voit alors le jour.

    En effet, le mardi 9 janvier, le journal Le Monde publie  "Nous défendons une liberté d'importuner indispensable à la liberté sexuelle" signé par une centaine de femmes  parmi lesquelles Catherine Deneuve, Brigitte Lahaie, Élisabeth Levy, Catherine Millet, Sophie Menton - dans l'ordre : actrices, journaliste et chef d'entreprise.

    Les signataires de cette tribune s'inquiètent de la "libération de la parole" qui a suivi l'affaire Weinstein.  L'inquiétude de ces femmes concerne "l'indispensable liberté d'offenser" et "d'importuner" que tous ces témoignages semblent vouloir remettre en cause. Elles évoquent un puritanisme rampant, une haine des hommes, une indisposition au sexe ;  tares  que toute femme libérée  se doit de fustiger sans retenue.

    A propos des signataires de cette tribune, on ne peut que difficilement éviter de remarquer ce qui suit : Catherine Millet du magazine Artpress (la passionaria de l’art contemporain – art qui a perdu sa majuscule) , E. Lévy du magazine Causeur proche de l’extrême droite sioniste, islamophobe et anti-réfugiés, Brigitte Lahaie (actrice porno des années 70 et 80), Catherine Deneuve (actrice tout court), Sophie Menton (chef d’entreprise) : toutes ces femmes font et ont fait carrière dans des secteurs sous domination masculine écrasante -il est vrai que l’on ne mord pas la main qui vous a nourri et qui vous nourrit aujourd’hui encore : art contemporain ( pensez un instant aux mécènes) , Médias (pensez aux magnats de la presse) , cinéma X et cinéma grand public ( producteurs, réalisateurs, diffuseurs et agents masculins) et enfin :  l'entreprise avec l'écrasante présence des hommes à la tête des multinationales du CAC40 ainsi qu’au MEDEF.

    Vraiment, il ne manquait plus qu'une femme politique parmi les signataires.

    Même les hommes n'auraient pas osé publier un tel manifeste ! Après le procès en débilité faite aux blondes, procès conduit par des femmes auprès desquelles les hommes ont sous-traité leur mépris avec un succès inattendu – mépris qui ne pouvait plus être explicité publiquement, même pour rire -, ce sont ces mêmes femmes qui reprennent l'argument éculé des hommes à l'endroit de celles qui refusent leurs avances : coincées (puritanisme), mal-baisées, haine des hommes, et autre procès en frigidité.
     

                  Ci-dessous, un florilège des déclarations des signataires qui ont accompagné la médiatisation de cette tribune : 
     

    "On peut jouir lors d'un viol", affirme Brigitte Lahaie en plein débat sur les violences sexuelles sur BFM-TV en compagnie de l’inénarrable Ruth Krief.

    Si la bêtise, le manque de jugement et de discernement, l'absence de retenue et de décence sont sans vergogne opposés à toute démarche éprise de justice et d'humanité dans des médias esclaves de l'audimat au nom d'une soi-disant nécessité à débattre de tout avec tout le monde, c'est avec l'horreur de notre monde dans toute son horreur que l'on nous demandera de dialoguer ; nul doute, nombreux sont ceux qui finiront laminés face à cette horreur : les propos de Lahaie, une des signataires de la tribune anti-« balance-ton-porc », dans le contexte de cette actualité en particulier, c'est aussi toute l'horreur du monde dans toute son horreur.

    Catherine Millet reine du sado-masochisme déclarait il n’y a pas si longtemps encore : «  Je regrette beaucoup de ne pas avoir été violée parce que je pourrais témoigner que du viol on s'en sort !»

     

    Sophie de Menthon à propos du danger d'un "puritanisme rampant " : "Si mon mari ne m'avait pas harcelée, peut être que je ne l'aurais pas épousé."

    Sans doute cette chef d'entreprise voulait dire : "Si mon mari n'avait pas cherché à me séduire...."

    Pauvre langue française ! Pauvre Madame Menthon.
     

    La présence de Catherine Deneuve  dans cette tribune laisserait  manifestement entendre qu'elle n'a jamais eu d'ennuis en 50 ans de carrière ; un vrai tour de force ! Même si cela n'étonnera personne... car c'est sûr, pour une femme, les ennuis commencent seulement quand elle dit "non".... et des problèmes de conscience dans le cadre d'une estime de soi quelque peu malmenée quand elle a dit "oui" dans la honte et la soumission. Manifestement, Deneuve n'est pas concernée par ces deux cas de figure. Mais alors, qu'est-ce à dire ?

    Parce qu'au cours de sa longue carrière cinématographique Deneuve a tenu le bras à des hommes qui n'étaient, il faut le dire, pas trop bêtes sans pour autant être des génies, sans doute a-t-elle fini par penser, qu'elle aussi avait très une tête pas trop mal faite - discernement, analyse et synthèse - et pourquoi pas : une tête bien pleine aussi.

    Cela posé, on peut s’interroger à propos de ceci : combien de fois a-t-on trouvé cette actrice aux côtés des femmes ? En revanche, on l'a souvent trouvée auprès des hommes de sa profession, très proche, toujours : réalisateurs et acteurs.

                  Last but not least…. E. Lévy qui assume, persiste et signe. A elle seule, cette journaliste qui ne s'entoure que rarement de femmes, symbolise ce que tous les hommes savent (votre serviteur y compris) : il n'y a pas mieux qu'une femme pour cracher au visage d'une autre femme surtout bafouée et humiliée ;  tous les hommes le savent. On appelle ça : « rivalité féminine » ; bel euphémisme. Parmi les hommes, d'aucuns cyniques et salauds en profitent, d'autres ne peuvent que s'en désoler.
     

                     Même Macron n'a pas souhaité être en reste ; il a tenu à se faire entendre  dans un "oui mais" et un "en même temps" caractéristiques d'un perpétuel candidat à sa propre ré-élection qui ratisse large, très large. Au cours de son intervention télévisée,  l’ utilisation par Macron du terme "délation" là où il est question de dénoncer des comportements inacceptables, nous en dit long sur les réelles motivations de ce président ; culpabilisation et intimidation sournoises qui ont pour cibles celles qui s'évertueraient à ne pas se taire, sans doute Macron a-t-il eu une pensée, à toutes fins utiles et préventives, pour les moeurs de cette caste qui lui a permis d'être candidat puis élu. Le harcèlement, l’agression sexuelle sont toujours du côté du pouvoir, avec ou sans majuscule, puisque l’impunité commande, le plus souvent, les comportements en ce qui concerne ces délits.
     

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    weinstein,polanski,balance-ton-porc


     

                  A la lumière des récits qui sont rendus public par toutes ces femmes harcelées, en particulier dans le milieu des médias et de la politique, on découvre sans surprise, là encore, ceci : celles qui ont dit manifestement "oui" et qui ont ainsi échappé aux affres du harcèlement , sont celles qui, après avoir été sans aucun doute récompensées, n'ont pas eu assez de mots culpabilisants pour décourager leurs congénères qui s'évertuent à dire "non" et à rendre public des comportements du sexe opposé inacceptables ; en effet, les dernières révélations de toutes ces femmes qui s'étaient confiées ont révélé ceci : ces femmes n'ont pu que déplorer le fait que leurs congénères, occupant le plus souvent des postes à responsabilité, les encourageaient à se taire ; et quand on sait que... plus il y aura de femmes ambitieuses et carriéristes, plus le harcèlement sera un recours pour ceux qui souhaitent profiter de leur position pour obtenir des faveurs d'ordre sexuel... celles qui disent « non » ont donc du souci à se faire car elles ne pourront manifestement pas compter sur la solidarité de celles qui ont dit "oui".

     

                   Selon que vous serez connu et admiré ou anonyme et détestable etc... etc... etc..

    N'empêche... une seule conclusion s’impose : ne pas céder, ne pas se laisser intimider, continuer de dénoncer sans relâche des agissements inacceptables et des silences complices puis forcer une prise de conscience exigente et déterminée. 

     

     

     

    1  - Weinstein : ça sert aussi à ça la notoriété, la célébrité, l'argent et le pouvoir : acteurs, artistes, chanteurs, animateurs de télé, producteurs, élus politiques... se servir, s'en mettre plein la braguette : Strauss-Kahn en était l'archétype.

    Comme ils n’en ont jamais assez, incapables de se contenter de celles qui disent « oui », il leur faut aussi celles qui disent « non ! » et qui s’obstinent car tous ...se paient sur « la bête » et en particulier pour ce qui est de l'industrie cinématographique : sur l’actrice prête à tout pour tourner dans le film qui lancera sa carrière ; pour cette raison, toutes sont vulnérables et les hommes le savent. Mais qu’elles comprennent ceci : à chaque fois qu'une d'entre elles cède, elle prépare toutes les autres à subir le même sort. Car enfin : "Qui sont-elles toutes les autres pour dire "non ?" s'interroge alors le harceleur.
     

        - Polanski (et Woody Allen !) bénéficiera d'une complaisance inouïe ici en France de la part des hommes comme des femmes alors que les témoignages pour viols se succédaient. Rares sont ceux qui auront trouvé le courage de condamner ses mœurs. Aucune actrice française ne s'y est collée.

    Dans la vie, et pour tout le monde, il y a un avant et un après, tôt ou tard ; ce qui n'est pas acceptable c'est qu'un Polanski  puisse penser, et les médias avec lui, qu'en ce qui le concerne, il ne saurait y avoir un après qui fasse que plus rien ne sera comme avant. Il est vrai qu'un  pervers sexuel et violeur multirécidiviste d’adolescentes et de femmes très jeunes oeuvrant dans l'industrie du cinéma c'est quand même plus classe ?, plus glamour ?, plus digne ? qu'un pervers à l'existence aussi précaire que sordide oeuvrant dans des parkings souterrains de nos centres-villes et de nos banlieues.

    Témoignage après témoignage, il semblerait bien que l’on s'oriente définitivement vers cette évidence : il est manifestement question d'un pervers sexuel et violeur d’adolescentes et de femmes très jeunes multi-récidiviste.

    Tous les films de Polanski, les meilleurs de ses films, ne parlent que de ça : trouble de la personnalité, maladie mentale, ligne rouge franchie sous l’emprise de pulsions irrépressibles ; pensez à Chinatown et la confession du personnage joué par « John Huston » qui, soit dit en passant, vole la vedette à tous les acteurs masculins de la distribution. Confession comme suit : « Peu d’hommes savent qu’au cours d’une vie, dans certaines circonstances, n’importe qui peut commettre le pire » - référence à l’inceste et au viol en ce qui concerne Chinatown. Voyez "Le locataire", "Répulsion", "Tess" (encore le viol), la Jeune Fille et la Mort - confession du violeur : « J’ai aimé le faire avec ces femmes terrorisées »......

    Comme quoi, quand on ne veut pas voir... ni établir un lien entre l'œuvre et le comportement tel qu'il nous est révélé, de l'artiste....  

     

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  • Penser le monde aujourd'hui avec Marie Monique Robin

     

                    Qui fait quoi, à qui, où, comment, pour-quoi et pour le compte de qui ...

     

                         __________________

     

     

    muriel robin monsanto

                   Marie-Monique Robin est une journaliste d'investigation, réalisatrice documentariste et écrivain. Elle a reçu le prix Albert-Londres en 1995. Elle a également reçu le prix norvégien Rachel Carson en 2009, puis la légion d'honneur par décret présidentiel du 1e janvier 2013.
     
     
    Ce petit bout de femme né de parents agriculteurs croule sous les honneurs, comme si le "système" cherchait à tempérer ses ardeurs... mais rien ni fait. Elle persiste et signe, documentaire après documentaire - une trentaine : le trafic d'organes, le para-normal et la science, les escadrons de la mort au Chili et en Argentine, la firme Monsanto leader mondial des OGM, la torture aux USA dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, l'Industrie agroalimentaire - poison et alimentation...
     
     
    Infatigable, elle apporte à la compréhension de notre monde contemporain une contribution inestimable : qui pense ce monde à coups de milliards face à d'autres milliards, ceux d'êtres humains à la merci ?
     

    Le monde selon Monsanto


     

     

                 Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l'une des entreprises les plus controversées de l'histoire industrielle avec la production de PCB (pyralène), d'herbicides dévastateurs (comme l'agent orange pendant la guerre du Viêt-nam) ou de l'hormone de croissance bovine (interdite en Europe).

    Quels sont les objectifs de cette entreprise qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s'intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d'organisation humanitaire ?

    Les moissons du futur

     

               Après "Le Monde selon Monsanto" et "Notre poison quotidien", Marie-Monique Robin enquête sur les méthodes de l'agroécologie dans différents points du globe.

    Comment nourrir les 9 milliards d'habitants annoncés en 2050 ?

    Président de l'Association nationale de l'industrie agro-alimentaire, Jean-René Buisson y affirmait qu'aucune alternative aux pesticides n'était possible et qu'une agriculture bio entraînerait une baisse de la production de 40 % pour une hausse des prix de 50 %. Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation des Nations unies, Olivier de Schutter, lui, prétend exactement le contraire. Qui croire ?
     
    Enquêtant aux quatre coins du globe, la journaliste a rencontré des paysans qui ont renoncé à ces insecticides et pesticides dont les coûts indirects colossaux — pollution, énergie et santé publique — ne sont jamais pris en compte.
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  • Julian Assange, le Nelson Mandela de la lutte contre "l'état profond"


                     

     

                       Dans cette intervention du haut du balcon de l'ambassade de l'Equateur, Assange dénonce une Union européenne qui ne respecte aucun droit en matière d'extradition puisqu'elle est toute disposée à extrader des individus sans qu'aucun dossier, solide de surcroît, n'ait été constitué ; extradition sur simple demande d'un état membre ou d'une puissance alliée telle que les USA. Un système cadenassé en toute illégalité au regard du droit international.

                     Cinq années cloîtré à l'ambassade de l'Equateur à Londres, privé de sa famille, aujourd'hui encore sous la menace d'une extradition vers les USA pour "espionnage" s'il s'aventure à quitter son refuge... - la Grande Bretagne ne pouvant rien refuser à son g...rand allié manifestement -, et même si la Suède a décidé d'abandonner toute poursuite à son égard, telle est la vie de Julian Assange de nationalité australienne, fondateur, rédacteur en chef et porte-parole de wikileaks... dont le projet a pour réflexion ce qui suit :

    Julian Assange, le Nelson Mandela de la lutte contre ce qu'il est convenu d'appeler "l'Etat profond" qui bafoue l'intérêt général, la vie privée et les droits individuels en cultivant le secret - intrusion et désinformation - constate fait le constat suivant : "Il existe une asymétrie d'information entre les pouvoirs publics et les citoyens. Cela signifie que les États sont, d’une part, en mesure de contrôler une grande partie des communications de leurs citoyens, et qu’ils tentent, d’autre part, de garder secrets de larges pans de l'information.

    Les innovations techniques proposées par Internet offrent désormais la possibilité d'inverser l'asymétrie observée. Le premier de ces axes vise à protéger les informations à caractère personnel des citoyens. Le second axe vise, lui, à organiser la publication-divulgation systématique des connaissances dont disposent les pouvoirs publics, et de parvenir ainsi à une minimisation de la fonction étatique conçue en tant qu’autorité."

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  • Luxleaks : Jean-Claude Juncker en toute impunité

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                   Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne et ancien Premier ministre du Grand Duché du Luxembourg encouragera les pratiques d’évasions fiscales mises en place au Luxembourg au profit de 340 multinationales dont Amazon et Google.

             

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                    S'est ouvert voilà deux semaines le procès du lanceur d’alerte Antoine Deltour qui révéla les « arrangements fiscaux » des gouvernements luxembourgeois successifs - le dernier en date, celui de Jean-Claude Juncker -, pris avec des multinationales. Deltour est accusé d’avoir volé des centaines d’accords fiscaux secrets, la veille de sa démission du cabinet d'audit et de conseil PricewaterhouseCoopers (PWC) en octobre 2010, avant de les transmettre à un journaliste de « Cash Investigation » (France 2), Edouard Perrin qui en fera des choux gras dans deux reportages en 2012 et 2013.

    A ses côtés, un autre employé de PwC, Raphaël Halet, qui a agi séparément de M. Deltour, est également accusé de « vol » et de « violation du secret professionnel » et risque, comme lui, dix ans de prison.

    Notons le fait que le cabinet PWC est partie civile au procès et unique plaignant ; pas une des multinationales logées au Grand-Duché (Arcelor, Amazon…) visées médiatiquement par France 2, n’a jugé utile de porter plainte.

    Il est vrai que l'on ne porte pas plainte contre la vérité.

     

                     A l'heure de ce procès, Juncker sera-t-il inquiété comme par ricochet ?... Effet boomerang oblige !

    Rien n'est moins sûr ! D'autant plus que son rôle dans l'organisation des évasions fiscales de plusieurs centaines de multinationales qui trouvèrent et trouvent encore "refuge" au Luxembourg, était archi-connu au moment de son élection par les chefs d'Etat européen et les eurodéputés à la tête de la Commission européenne en juillet 2014.

     

     

     

    Vidéo de Juillet 2014 au moment de la révélation des faits et de la nomination de Juncker à la tête de la Commission européenne.

     

     

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  • Un entretien de Julian Assange au Spiegel...

     

     

    https://allainjules.files.wordpress.com/2015/07/julian_assange1.jpg?w=594

                    Wikileaks est de retour publiant des documents prouvant  la surveillance US du gouvernement français, des câbles diplomatiques saoudiennes et affichant la preuve de la surveillance massive du gouvernement allemand par les services secrets américains. 

     

     

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    SPIEGEL: Quelles sont les raisons de ce retour ?

     

    Assange: WikiLeaks publie beaucoup de matériel au cours des derniers mois. Nous n'avons jamais cessé de publier, mais parfois, il a été question de pièces qui ne concernait pas l'Occident et les médias occidentaux - des documents sur la Syrie, par exemple. Mais vous devez prendre en compte qu'il y a  conflit avec le gouvernement des États-Unis, qui a commencé pour de bon en 2010 après le commencement de la publication d' une série de documents américains classés.

     

    SPIEGEL: Qu'est-ce que cela signifie pour vous et pour WikiLeaks ?

     

    Assange: Le résultat a été une série d'affaires juridiques, les blocus, les attaques de relations publiques et ainsi de suite. Avec le blocus bancaire, WikiLeaks a été coupé de plus de 90 pour cent de ses finances. Le blocus est arrivé d'une manière totalement extrajudiciaire. Nous avons pris des mesures juridiques contre le blocus et nous avons été victorieux dans les tribunaux, afin que les gens puissent nous envoyer des dons à nouveau.

     

    SPIEGEL : Quelles difficultés avez-vous dû surmonter ?

     

    Assange : Il y avait eu des attaques sur notre infrastructure technique. Et notre personnel a dû accepter une réduction de salaire de 40 pour cent, mais nous avons été en mesure de nous en sortir ensemble sans avoir à se séparer de qui que ce soit, ce dont  je suis assez fier. Nous sommes devenus un peu comme Cuba, en travaillant sur des façons de contourner ce blocus. Divers groupes comme la Fondation Wau Holland Allemagne ont recueilli des dons pour nous pendant le blocus. Ils nous ont permis de payer pour de nouvelles infrastructures, ce qui était nécessaire. J'ai publié des pièces datant de presque 20 ans sur la surveillance de la NSA, dont je connaissais la surveillance de masse NSA et le GCHQ. Nous avions besoin d'un système de protection nouvelle génération afin de protéger nos sources.

     

    SPIEGEL: Et est-il en place maintenant ?

     

    Assange: Oui, il y a quelques mois, nous avons lancé un système d'acquisition de nouvelle génération et également intégré nos publications. Nous croulons sous l'information maintenant. Economiquement, le défi pour WikiLeaks est de savoir si nous pouvons intensifier nos revenus en proportion de la quantité de matériels que nous avons à traiter.

     

    SPIEGEL: Il y a neuf ans, lorsque WikiLeaks a été fondé, on pouvait lire sur son site Internet: « L'objectif est la justice. La méthode est la transparence». Ceci est la vieille idée des Lumières né au 18ème siècle. Mais si vous regardez les régimes politiques brutaux et grandes entreprises impitoyables, ne sont ce pas un  slogan trop idéaliste ? La transparence, c'est suffisant ?

     

    Assange: Pour être honnête, je n'aime pas le mot de  transparence; le verre est transparent. Je préfère celui d'éducation ou de compréhension, qui sont plus humains.

     

    SPIEGEL: Le travail de WikiLeaks semble avoir changé. Au début, il a publié des documents secrets. Plus récemment, vous avez également fourni le contexte des documents.

     

    Assange: Nous avons toujours fait cela. J'ai écrit des milliers de pages d'analyse personnellement. WikiLeaks est une bibliothèque géante de documents parmi les plus persécutées du monde. Nous donnons asile à ces documents, les analysons, les promouvons et nous en obtenons de plus en plus. WikiLeaks a plus de 10 millions de documents et analyses connexes maintenant.

     

    SPIEGEL: l'usage de votre bibliothèque est elle toujours interdite techniquement pour le personnel du gouvernement américain et de l'armée américaine ?

     

    Assange: WikiLeaks est encore un objet tabou pour certaines parties du gouvernement. Les pare-feu ont été mis en place. Chaque employé du gouvernement fédéral et de chaque entrepreneur a reçu un e-mail indiquant que s'ils lisent quelque chose de WikiLeaks, y compris par le site du New York Times, on leur supprime alors leur ordinateur immédiatement et un auto-rapport est établi. Ils n'ont plus qu'à avouer. Voilà une nouvelle hystérie McCarthyste.

     

    SPIEGEL: Savez-vous quelque chose de vos lecteurs ?

     

    Assange: Pas beaucoup, nous ne les espionnons pas. Mais ce que nous savons c'est que la plupart de nos lecteurs viennent de l'Inde, suivie de près par les États-Unis. Nous avons aussi un certain nombre de lecteurs qui font des recherches sur des personnes. Par exemple quand la sœur se marie et que quelqu'un veut en savoir plus sur le marié. Ou quelqu'un est en train de négocier un accord d'entreprise et veut savoir quelque chose au sujet de son partenaire potentiel ou un bureaucrate.

     

    La suite ICI

     

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  • Des nouvelles d’Edward Snowden

     

    Première intervention publique en France

     

    Amnesty internationale reçoit Edward Snowden

     

     

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    Des milliards de données confidentielles ; des portables qui peuvent être activés à distance pour une écoute illégale…

    Snowden employé par un sous-traitant de la NSA, agence de renseignement qui compte 60 000 employés, a révélé la collecte de données de millions d’Américains (75% de la population), avec la complicité de Google, Apple, Yahoo, Microsoft…et la complaisance de la presse américaine : Washington Post et New York Times, en autres titres.

    Aujourd'hui… rien n’a changé : « Tout collecter ! » – communications électroniques (téléphones, internet, mail et autres tweets), les stocker et les analyser le moment venu… supprimer toute vie privée à l’ère numérique… ne plus préserver la moindre parcelle d’intimité…demeure la finalité de toutes les activités de la NSA sous mandat des gouvernements américains successifs. Un marché de 70 milliards de dollars… externalisé en grande partie. Des milliers de programmes de surveillance qui visent des dizaines de pays ; cibles d’une surveillance systématique de l’Iran à la France, du Brésil à la Russie. 20 trillions d’échanges collectés pour plus de pouvoir : pouvoir politique et économique sans partage à une échelle tant locale que mondiale.

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Snowden, nulle part où se cacher

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  • Edward Snowden : nulle part où se cacher

     

     

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                         Avocat constitutionnel et journaliste-investigateur (Guardian,New York Times, Los Angeles Times), le témoignage que Glenn Greenwald a recueilli d'Edward Snowden a déclenché un séisme diplomatique mondial.

    Car c’est à lui qu’Edward Snowden a remis en 2013 des documents secrets attestant de la surveillance mondiale de l'agence de renseignement américaine (NSA).

    Toutes les étapes de l’affaire Snowden  - ou bien plutôt de l’affaire « NSA » - et son implication sont racontées dans Nulle part où se cacher aux éditions JC Lattès.

    On notera en passant, ici en France, le fait suivant : ceux qui se sont élevés contre la revendication pour plus de transparence dans les affaires de l'Etat en relation avec la classe politico-économico-médiatique, jusqu'à qualifier cette revendication d'essence fasciste (se reporter aux déclarations de BHL, Finkielkraut, Yann Moix et Elisabeth Levy  ICI) -  resteront étrangement muets face aux révélations d'Edward Snowden.

    Rien de surprenant à cela, ces derniers soutiennent ce qu'on appelle l'Empire qui est aussi et surtout une entreprise techno-totalitaire : les USA et Israël en tête ; l'Europe en soutien, dont la France.

     
                  Manifestement, ce qui est mauvais pour les uns, mauvais et franchement fasciste, est bon pour les autres : une dérive totalitaire pour notre bien à tous. On retrouve là un "deux poids-deux mesures" trop familier et propre à ceux qui se rangeront toujours du côté de la domination, même à titre de supplétifs, de larbins et autres loufiats.

    Dont acte.

     

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                 Des milliards de données confidentielles ;  des portables qui peuvent être activés à distance pour une écoute illégale…

    Snowden employé par un sous-traitant de la NSA, agence de renseignement qui compte 60 000 employés, mettra des années à se décider à révéler la collecte de données de millions d’Américains (75% de la population), avec la complicité de Google, Apple, Yahoo, Microsoft…et la complaisance de la presse américaine : Washington Post et New York Times, en autres titres.

    Car, de George Bush à Obama… rien n’a changé : « Tout collecter ! » – communications électroniques (téléphones, internet, mail et autres tweets), les stocker et les analyser le moment venu… supprimer toute vie privée à l’ère numérique…  ne plus préserver  la moindre parcelle d’intimité…demeure la finalité de toutes les activités de la NSA sous mandat des gouvernements américains successifs.

    Un marché de 70 milliards de dollars… externalisé en grande partie. Des milliers de programmes de surveillance qui visent des dizaines de pays ; cibles d’une surveillance systématique de l’Iran à la France, du Brésil à la Russie. 20 trillions d’échanges collectés pour plus de pouvoir : pouvoirs politique, diplomatique et économique à une échelle locale et mondiale, et sans partage.

     

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    Si vous révélez un secret, on vous détruira

     

     

              Héros mondial de la désobéissance civile, lanceur d’alertes, Edward Snowden est sans doute aujourd’hui un des personnages les plus importants, avec Julian Assange de Wikileaks, de ces 60 dernières années après Charles de Gaulle et Mikhaïl Gorbatchev.

           Néanmoins, la moitié du public américain voit en lui un héros, l’autre moitié un traitre.

    Refugié en Russie, après le refus de l'Union européenne de l'accueillir, quel avenir pour Edward Snowden ?

    o-BRADLEY-MANNING-TRIAL-facebook.jpgPartagera-t-il le sort d’un autre héros : Bradley Manning, condamnée le 21 août 2013 à trente-cinq ans de prison ?

     

    Terreur, intimidation, dissuasion : le prix à payer doit être le plus élevé possible… pour les journalistes, pour les salariés, pour la société civile.

     

     

     

     

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     Pour prolonger, cliquez : Dérive techno-totalitaire

     

     

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