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Lanceurs d'alterte : les wikileaks

  • Julian Assange, le Nelson Mandela de la lutte contre "l'état profond"


                     

     

                       Dans cette intervention du haut du balcon de l'ambassade de l'Equateur, Assange dénonce une Union européenne qui ne respecte aucun droit en matière d'extradition puisqu'elle est toute disposée à extrader des individus sans qu'aucun dossier, solide de surcroît, n'ait été constitué ; extradition sur simple demande d'un état membre ou d'une puissance alliée telle que les USA. Un système cadenassé en toute illégalité au regard du droit international.

                     Cinq années cloîtré à l'ambassade de l'Equateur à Londres, privé de sa famille, aujourd'hui encore sous la menace d'une extradition vers les USA pour "espionnage" s'il s'aventure à quitter son refuge... - la Grande Bretagne ne pouvant rien refuser à son g...rand allié manifestement -, et même si la Suède a décidé d'abandonner toute poursuite à son égard, telle est la vie de Julian Assange de nationalité australienne, fondateur, rédacteur en chef et porte-parole de wikileaks... dont le projet a pour réflexion ce qui suit :

    Julian Assange, le Nelson Mandela de la lutte contre ce qu'il est convenu d'appeler "l'Etat profond" qui bafoue l'intérêt général, la vie privée et les droits individuels en cultivant le secret - intrusion et désinformation - constate fait le constat suivant : "Il existe une asymétrie d'information entre les pouvoirs publics et les citoyens. Cela signifie que les États sont, d’une part, en mesure de contrôler une grande partie des communications de leurs citoyens, et qu’ils tentent, d’autre part, de garder secrets de larges pans de l'information.

    Les innovations techniques proposées par Internet offrent désormais la possibilité d'inverser l'asymétrie observée. Le premier de ces axes vise à protéger les informations à caractère personnel des citoyens. Le second axe vise, lui, à organiser la publication-divulgation systématique des connaissances dont disposent les pouvoirs publics, et de parvenir ainsi à une minimisation de la fonction étatique conçue en tant qu’autorité."

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    Pour prolonger, cliquez : Wikileaks et lanceurs d'alerte

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  • Luxleaks : Jean-Claude Juncker en toute impunité

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                   Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne et ancien Premier ministre du Grand Duché du Luxembourg encouragera les pratiques d’évasions fiscales mises en place au Luxembourg au profit de 340 multinationales dont Amazon et Google.

             

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                    S'est ouvert voilà deux semaines le procès du lanceur d’alerte Antoine Deltour qui révéla les « arrangements fiscaux » des gouvernements luxembourgeois successifs - le dernier en date, celui de Jean-Claude Juncker -, pris avec des multinationales. Deltour est accusé d’avoir volé des centaines d’accords fiscaux secrets, la veille de sa démission du cabinet d'audit et de conseil PricewaterhouseCoopers (PWC) en octobre 2010, avant de les transmettre à un journaliste de « Cash Investigation » (France 2), Edouard Perrin qui en fera des choux gras dans deux reportages en 2012 et 2013.

    A ses côtés, un autre employé de PwC, Raphaël Halet, qui a agi séparément de M. Deltour, est également accusé de « vol » et de « violation du secret professionnel » et risque, comme lui, dix ans de prison.

    Notons le fait que le cabinet PWC est partie civile au procès et unique plaignant ; pas une des multinationales logées au Grand-Duché (Arcelor, Amazon…) visées médiatiquement par France 2, n’a jugé utile de porter plainte.

    Il est vrai que l'on ne porte pas plainte contre la vérité.

     

                     A l'heure de ce procès, Juncker sera-t-il inquiété comme par ricochet ?... Effet boomerang oblige !

    Rien n'est moins sûr ! D'autant plus que son rôle dans l'organisation des évasions fiscales de plusieurs centaines de multinationales qui trouvèrent et trouvent encore "refuge" au Luxembourg, était archi-connu au moment de son élection par les chefs d'Etat européen et les eurodéputés à la tête de la Commission européenne en juillet 2014.

     

     

     

    Vidéo de Juillet 2014 au moment de la révélation des faits et de la nomination de Juncker à la tête de la Commission européenne.

     

     

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  • Un entretien de Julian Assange au Spiegel...

     

     

    https://allainjules.files.wordpress.com/2015/07/julian_assange1.jpg?w=594

                    Wikileaks est de retour publiant des documents prouvant  la surveillance US du gouvernement français, des câbles diplomatiques saoudiennes et affichant la preuve de la surveillance massive du gouvernement allemand par les services secrets américains. 

     

     

    ***

     

    SPIEGEL: Quelles sont les raisons de ce retour ?

     

    Assange: WikiLeaks publie beaucoup de matériel au cours des derniers mois. Nous n'avons jamais cessé de publier, mais parfois, il a été question de pièces qui ne concernait pas l'Occident et les médias occidentaux - des documents sur la Syrie, par exemple. Mais vous devez prendre en compte qu'il y a  conflit avec le gouvernement des États-Unis, qui a commencé pour de bon en 2010 après le commencement de la publication d' une série de documents américains classés.

     

    SPIEGEL: Qu'est-ce que cela signifie pour vous et pour WikiLeaks ?

     

    Assange: Le résultat a été une série d'affaires juridiques, les blocus, les attaques de relations publiques et ainsi de suite. Avec le blocus bancaire, WikiLeaks a été coupé de plus de 90 pour cent de ses finances. Le blocus est arrivé d'une manière totalement extrajudiciaire. Nous avons pris des mesures juridiques contre le blocus et nous avons été victorieux dans les tribunaux, afin que les gens puissent nous envoyer des dons à nouveau.

     

    SPIEGEL : Quelles difficultés avez-vous dû surmonter ?

     

    Assange : Il y avait eu des attaques sur notre infrastructure technique. Et notre personnel a dû accepter une réduction de salaire de 40 pour cent, mais nous avons été en mesure de nous en sortir ensemble sans avoir à se séparer de qui que ce soit, ce dont  je suis assez fier. Nous sommes devenus un peu comme Cuba, en travaillant sur des façons de contourner ce blocus. Divers groupes comme la Fondation Wau Holland Allemagne ont recueilli des dons pour nous pendant le blocus. Ils nous ont permis de payer pour de nouvelles infrastructures, ce qui était nécessaire. J'ai publié des pièces datant de presque 20 ans sur la surveillance de la NSA, dont je connaissais la surveillance de masse NSA et le GCHQ. Nous avions besoin d'un système de protection nouvelle génération afin de protéger nos sources.

     

    SPIEGEL: Et est-il en place maintenant ?

     

    Assange: Oui, il y a quelques mois, nous avons lancé un système d'acquisition de nouvelle génération et également intégré nos publications. Nous croulons sous l'information maintenant. Economiquement, le défi pour WikiLeaks est de savoir si nous pouvons intensifier nos revenus en proportion de la quantité de matériels que nous avons à traiter.

     

    SPIEGEL: Il y a neuf ans, lorsque WikiLeaks a été fondé, on pouvait lire sur son site Internet: « L'objectif est la justice. La méthode est la transparence». Ceci est la vieille idée des Lumières né au 18ème siècle. Mais si vous regardez les régimes politiques brutaux et grandes entreprises impitoyables, ne sont ce pas un  slogan trop idéaliste ? La transparence, c'est suffisant ?

     

    Assange: Pour être honnête, je n'aime pas le mot de  transparence; le verre est transparent. Je préfère celui d'éducation ou de compréhension, qui sont plus humains.

     

    SPIEGEL: Le travail de WikiLeaks semble avoir changé. Au début, il a publié des documents secrets. Plus récemment, vous avez également fourni le contexte des documents.

     

    Assange: Nous avons toujours fait cela. J'ai écrit des milliers de pages d'analyse personnellement. WikiLeaks est une bibliothèque géante de documents parmi les plus persécutées du monde. Nous donnons asile à ces documents, les analysons, les promouvons et nous en obtenons de plus en plus. WikiLeaks a plus de 10 millions de documents et analyses connexes maintenant.

     

    SPIEGEL: l'usage de votre bibliothèque est elle toujours interdite techniquement pour le personnel du gouvernement américain et de l'armée américaine ?

     

    Assange: WikiLeaks est encore un objet tabou pour certaines parties du gouvernement. Les pare-feu ont été mis en place. Chaque employé du gouvernement fédéral et de chaque entrepreneur a reçu un e-mail indiquant que s'ils lisent quelque chose de WikiLeaks, y compris par le site du New York Times, on leur supprime alors leur ordinateur immédiatement et un auto-rapport est établi. Ils n'ont plus qu'à avouer. Voilà une nouvelle hystérie McCarthyste.

     

    SPIEGEL: Savez-vous quelque chose de vos lecteurs ?

     

    Assange: Pas beaucoup, nous ne les espionnons pas. Mais ce que nous savons c'est que la plupart de nos lecteurs viennent de l'Inde, suivie de près par les États-Unis. Nous avons aussi un certain nombre de lecteurs qui font des recherches sur des personnes. Par exemple quand la sœur se marie et que quelqu'un veut en savoir plus sur le marié. Ou quelqu'un est en train de négocier un accord d'entreprise et veut savoir quelque chose au sujet de son partenaire potentiel ou un bureaucrate.

     

    La suite ICI

     

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    Pour prolonger, cliquez : Des nouvelles de Edward Snowden

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  • Des nouvelles d’Edward Snowden

     

    Première intervention publique en France

     

    Amnesty internationale reçoit Edward Snowden

     

     

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    Des milliards de données confidentielles ; des portables qui peuvent être activés à distance pour une écoute illégale…

    Snowden employé par un sous-traitant de la NSA, agence de renseignement qui compte 60 000 employés, a révélé la collecte de données de millions d’Américains (75% de la population), avec la complicité de Google, Apple, Yahoo, Microsoft…et la complaisance de la presse américaine : Washington Post et New York Times, en autres titres.

    Aujourd'hui… rien n’a changé : « Tout collecter ! » – communications électroniques (téléphones, internet, mail et autres tweets), les stocker et les analyser le moment venu… supprimer toute vie privée à l’ère numérique… ne plus préserver la moindre parcelle d’intimité…demeure la finalité de toutes les activités de la NSA sous mandat des gouvernements américains successifs. Un marché de 70 milliards de dollars… externalisé en grande partie. Des milliers de programmes de surveillance qui visent des dizaines de pays ; cibles d’une surveillance systématique de l’Iran à la France, du Brésil à la Russie. 20 trillions d’échanges collectés pour plus de pouvoir : pouvoir politique et économique sans partage à une échelle tant locale que mondiale.

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Snowden, nulle part où se cacher

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  • Edward Snowden : nulle part où se cacher

     

     

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                         Avocat constitutionnel et journaliste-investigateur (Guardian,New York Times, Los Angeles Times), le témoignage que Glenn Greenwald a recueilli d'Edward Snowden a déclenché un séisme diplomatique mondial.

    Car c’est à lui qu’Edward Snowden a remis en 2013 des documents secrets attestant de la surveillance mondiale de l'agence de renseignement américaine (NSA).

    Toutes les étapes de l’affaire Snowden  - ou bien plutôt de l’affaire « NSA » - et son implication sont racontées dans Nulle part où se cacher aux éditions JC Lattès.

    On notera en passant, ici en France, le fait suivant : ceux qui se sont élevés contre la revendication pour plus de transparence dans les affaires de l'Etat en relation avec la classe politico-économico-médiatique, jusqu'à qualifier cette revendication d'essence fasciste (se reporter aux déclarations de BHL, Finkielkraut, Yann Moix et Elisabeth Levy  ICI) -  resteront étrangement muets face aux révélations d'Edward Snowden.

    Rien de surprenant à cela, ces derniers soutiennent ce qu'on appelle l'Empire qui est aussi et surtout une entreprise techno-totalitaire : les USA et Israël en tête ; l'Europe en soutien, dont la France.

     
                  Manifestement, ce qui est mauvais pour les uns, mauvais et franchement fasciste, est bon pour les autres : une dérive totalitaire pour notre bien à tous. On retrouve là un "deux poids-deux mesures" trop familier et propre à ceux qui se rangeront toujours du côté de la domination, même à titre de supplétifs, de larbins et autres loufiats.

    Dont acte.

     

    ***

     

                 Des milliards de données confidentielles ;  des portables qui peuvent être activés à distance pour une écoute illégale…

    Snowden employé par un sous-traitant de la NSA, agence de renseignement qui compte 60 000 employés, mettra des années à se décider à révéler la collecte de données de millions d’Américains (75% de la population), avec la complicité de Google, Apple, Yahoo, Microsoft…et la complaisance de la presse américaine : Washington Post et New York Times, en autres titres.

    Car, de George Bush à Obama… rien n’a changé : « Tout collecter ! » – communications électroniques (téléphones, internet, mail et autres tweets), les stocker et les analyser le moment venu… supprimer toute vie privée à l’ère numérique…  ne plus préserver  la moindre parcelle d’intimité…demeure la finalité de toutes les activités de la NSA sous mandat des gouvernements américains successifs.

    Un marché de 70 milliards de dollars… externalisé en grande partie. Des milliers de programmes de surveillance qui visent des dizaines de pays ; cibles d’une surveillance systématique de l’Iran à la France, du Brésil à la Russie. 20 trillions d’échanges collectés pour plus de pouvoir : pouvoirs politique, diplomatique et économique à une échelle locale et mondiale, et sans partage.

     

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    Si vous révélez un secret, on vous détruira

     

     

              Héros mondial de la désobéissance civile, lanceur d’alertes, Edward Snowden est sans doute aujourd’hui un des personnages les plus importants, avec Julian Assange de Wikileaks, de ces 60 dernières années après Charles de Gaulle et Mikhaïl Gorbatchev.

           Néanmoins, la moitié du public américain voit en lui un héros, l’autre moitié un traitre.

    Refugié en Russie, après le refus de l'Union européenne de l'accueillir, quel avenir pour Edward Snowden ?

    o-BRADLEY-MANNING-TRIAL-facebook.jpgPartagera-t-il le sort d’un autre héros : Bradley Manning, condamnée le 21 août 2013 à trente-cinq ans de prison ?

     

    Terreur, intimidation, dissuasion : le prix à payer doit être le plus élevé possible… pour les journalistes, pour les salariés, pour la société civile.

     

     

     

     

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     Pour prolonger, cliquez : Dérive techno-totalitaire

     

     

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  • Programme Prism à la française

     

     

                  Le président la République a promulgué la loi de programmation militaire (avec quelle précipitation !).

    L'adoption de son article 20 et l'absence de saisine du Conseil constitutionnel manifestent une profonde crise d'un pouvoir politique n'hésitant plus à porter massivement atteinte aux droits fondamentaux. La Quadrature du Net remercie tous ceux qui ont participé à la lutte contre ces dispositions et appelle à poursuivre le combat contre la surveillance des contenus et communications sur Internet par tous les moyens : législatifs, judiciaires, technologiques et de choix d'usage.

     

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               Tribune de Philippe Aigrain et Jérémie Zimmermann, cofondateurs de La Quadrature du Net, publiée dans l'édition du Monde datée du mercredi 18 décembre 2013.

     

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                                     Nos libertés fondamentales sont en danger

     

     

              Le très contesté article 20 de la loi de programmation militaire porte sur l'accès aux « informations ou documents traités ou conservés par » les réseaux des hébergeurs ou services de communications électroniques, « y compris les données techniques relatives à l'identification des numéros d'abonnement ou de connexion à des services de communications électroniques ». Il précise que ces informations et documents « peuvent être recueillis sur sollicitation du réseau et transmis en temps réel par les opérateurs ». Le débat autour de cet article continue de plus belle dans l'espoir de le voir aboutir à une saisine du Conseil constitutionnel par des parlementaires.

    Certains prétendent clore ce débat en affirmant que l'article ne ferait qu'un habillage cosmétique de dispositions existantes pour en assurer la lisibilité ou même serait plus protecteur des libertés. Selon eux, l'opposition n'est due qu'à une désinformation issue de l'Association des services Internet communautaires, dont certains membres sont de grands collecteurs et exploiteurs de données personnelles.

    Nous constatons l'inaction du gouvernement pour protéger ses propres citoyens d'atteintes sévères à leurs droits fondamentaux par la surveillance. Loin d'accorder l'asile à Edward Snowden, il s'est transformé un temps en auxiliaire de police à la demande des Etats-Unis lors de l'interdiction de survol du territoire de l'avion du président bolivien. Depuis, la France a consenti au Conseil européen à reporter à 2015 l'adoption du nouveau règlement européen sur la protection des données.

    A-t-on suspendu l'accord sur la sphère de sécurité (Safe Harbor Agreement), qui permet le transfert des données personnelles aux Etats-Unis, comme les Etats membres en ont le droit face à une violation aussi patente ? Et enfin, voilà qu'on adopte un texte qui ouvre la porte aux mêmes abus que le FISA Amendement Act de 2008 , base légale invoquée par la NSA pour justifier le programme Prism.

    L'article 20 marque une dérive vers un système dans lequel les informations issues des communications de chacun pourront être capturées sur simple décision administrative, sans mandat judiciaire ni contrôle effectif et décisionnel de la part d'un juge ou d'autres autorités indépendantes. En assemblant les dispositions de la loi de 1991 et celles de la loi antiterroriste de 2006, loi d'exception provisoire rendue maintenant pérenne, en y ajoutant la « sollicitation du réseau et transmission en temps réel », en y incluant de nouvelles formes de données de géolocalisation, on change l'étendue possible de la surveillance.

    Les garanties invoquées comme sécurisantes sont d'une insigne faiblesse. Elles sont bien inférieures à celles qui existaient pour les citoyens américains dans le FISA Amendement Act qui, pourtant, n'ont pas empêché d'immenses abus à leur égard. Enfin, l'un des membres de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité, autorité administrative chargée d'une tâche relevant du pouvoir exécutif, a joué un rôle-clé dans l'adoption de l'article 13 comme président de la commission des lois à l'Assemblée nationale, rapporteur pour avis, et propagandiste de ce texte qui étend les pouvoirs de la CNCIS et son domaine d'activité. Qu'en penser au regard de la séparation des pouvoirs ?

    Il fut un temps où nous considérions que les services chargés de la sécurité y travaillaient honnêtement, quitte à ce que des autorités abusent parfois de leurs moyens pour des motifs politiques ou pour couvrir quelque affaire louche. Cette confiance relative est rompue par l'ouverture à un régime de surveillance généralisée. Le Conseil constitutionnel censurera, espérons-le, cette atteinte aux droits fondamentaux. L'invocation sécuritaire, ici aussi vague qu'extensible, ne doit pas empêcher de penser ni de défendre les libertés.

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    Pour prolonger,  cliquez : Evgeny Morozov: « Internet est soumis à la loi du marché »

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  • NSA et le programme Prism ou la dérive techno-totalitaire....

     

                    ... à l’heure où tous les médias dominants feignent de l’avoir ignoré alors que sur Internet cette dérive technologique d’une nature totalitaire est dénoncée sans relâche depuis 10 ans par des internautes qualifiés par ces mêmes médias de "paranoïaques" et de "complotistes"...

     

                  En effet, les informations transmises par Edward Snowden étaient déjà officiellement bien connues ; Edward Snowden n'a donc fait qu' apporter une preuve supplémentaire...

     

    Et si lorsque le sage montre la lune le sot regarde le doigt, quand il n’est plus possible de cacher ce qu’on a toujours su, tartuffes des libertés fondamentales que sont les médias dominants - journalistes, directeurs de publication, éditorialistes... véritables professionnels du mensonge par omission ainsi qu'indécrottables auxiliaires au service de ce qu’on nomme l’Empire : système de domination militaire et économique américano-israélo-sunnite -, sans oublier la classe politique, c'est alors que tout ce beau monde donne de la voix, tous en cœur, d’une seule et même voix, unanimité qui, pourtant, cache mal un « Rassurez-vous bonnes gens ! Si vous n’avez rien à cacher, vous n’avez alors rien à craindre ! » Ces mêmes tartuffes se gardant bien de nous communiquer le contenu de leurs derniers mails et de leurs dernières conversations téléphoniques, sans oublier le montant de leurs salaires, leurs relevés bancaires et les vidéos de leur chambre à coucher.

     

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                      Nos ordinateurs sont-ils encore sous notre contrôle ? Ne sont-ils pas aujourd'hui comme verrouillés de l'intérieur, outils liberticides aux fonctions anti-sociales ?

     

     

    Avec thinkerview et La quadrature du net

     

               Mais alors, à l'avenir, quels choix technologiques devront-nous faire, nous les usagers ? 

     

     


    Snowden : "Même si vous ne faites rien de mal... par lemondefr

     

     

                   Edward Snowden, un employé de 29 ans d'un sous-traitant américain de la défense, est la source qui a révélé au "Guardian" des informations confidentielles sur les programmes de surveillance des communications menés par les Etats-Unis.

    Dans une interview vidéo accordée au quotidien britannique, Snowden explique le fonctionnement du système de surveillance ainsi que les raisons qui l'ont poussé à le rendre public.

          

                   Les lanceurs d'alertes (whistleblowers) ont du souci à se faire... personne ne les protègera. Le courage de ces héros sera-t-il néanmoins contagieux ?

     

    C'est à espérer.

     

     

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  • Edward Snowden demande l'asile à l'Equateur

     

    Véritable héros...

     

            Que tous les asiles lui soient accordés !

     

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                 Edward Snowden, un employé de 29 ans d'un sous-traitant américain de la défense, est la source qui a révélé au "Guardian" des informations confidentielles sur les programmes de surveillance des communications menés par les Etats-Unis.

    Paix et liberté aux hommes de courage !

     


    Snowden : "Même si vous ne faites rien de mal... par lemondefr

     


                 Dans une interview vidéo accordée au quotidien britannique, Snowden explique le fonctionnement du système de surveillance ainsi que les raisons qui l'ont poussé à le rendre public. 

     

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    Pour prolonger : cliquez Derive techno-totalitaire

     

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  • Penser la contre-information aujourd'hui avec Wikileaks

     

                 

                      Qui fait quoi, à qui, où, comment, pour-quoi et pour le compte de qui !

     

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    Discours de Julian Assange, fondateur de Wikileaks

     


     

    Le 20 décembre 2012 : Julian Assange porte-parole et rédacteur en chef de Wikileaks - « Apprenez ! Défiez ! Agissez maintenant ! » -, réfugié depuis juin 2012 à l'Ambassade d'Equateur à Londres.  

     

              « Les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts, et WikiLeaks fait partie de ces médias.» - Julian Assange

     

    La chasse est ouverte.  La guerre contre Wikileaks est engagée. Aujourd’hui, Julian Paul Assange tente d'échapper à son extradition vers la Suède qui le réclame dans une affaire de viol et d'agression sexuelle présumés. L'Australien de 41 ans affirme qu'il risque à terme d'être extradé vers les Etats-Unis, furieux de la publication par WikiLeaks de documents.

     

                « Dans une décision-clé concernant les documents du Pentagone, la Cour suprême américaine a déclaré que “seule une presse libre et sans restriction peut efficacement révéler ce que cache un gouvernement”. Aussi, la tempête qui entoure WikiLeaks aujourd'hui renforce le besoin de défendre le droit de tous les médias de révéler la vérité. » - Julian Assange

      

    Qu’il soit ici permis de rappeler ce qui suit : sans briser le off, sans les fuites, sans « indicateurs », sans le vol, sans le recel, sans la dénonciation de clause de confidentialité ou du devoir d’une quelconque réserve, sans la rupture de la loi du silence, sans "traitres "... PAS D'INFORMATION !
    Ou bien alors : quelle information ?! Celle qu'on aura bien voulu nous concéder au journal de 20H ?

     

             La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 44e rang de la liberté d'informer.

     

    Quant à ceux qui tentent d’amalgamer le souci de transparence et de vérité - souci propre au régime démocratique : droit à une information indépendante et honnête pour le plus grand nombre - avec le fascisme, le nazisme et le stalinisme (1), on leur rappellera que ces régimes n’ont jamais cultivé cette transparence mais bien plutôt la propagande, la falsification, le mensonge, l’intimidation, l’assassinat et le meurtre de masse. 

                                                        

    ***



               Qui peut nier le fait que Wikileaks fait vivre la démocratie bien plus sûrement que ceux qui comptent dans les mois et les années à venir, s’acharner à détruire cette agence ? Est-il nécessaire de préciser le fait qu'ici en France, ce sont bien l'identité et l'idéologie mêmes des détracteurs de Wikileaks (la droite autoritaire, le PS quand il est au pouvoir et toute la classe médiatique - journalistes et éditorialistes) qui, aujourd'hui, doivent nous inciter à soutenir cette agence d'information !



    Aussi... Il semble bien que l'heure soit venue pour chacun de choisir son camp.

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    1 - Il suffit de se reporter à la revue de BHL, la règle du jeu, qui a publié un article d’une imbécilité sans nom, et qui a pour titre : "La transparence est toujours fasciste".

     

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  • Wikileaks : quand l'heure est venue de choisir son camp

     

    Assange-903.jpg

     

                 « Les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts, et WikiLeaks fait partie de ces médias. Les médias aident à préserver des gouvernements honnêtes. WikiLeaks a révélé des vérités solides à propos des guerres d'Irak et d'Afghanistan, et a sorti des affaires de corruption (1) de la part d'entreprises.»

     

                      (Julian Paul Assange, porte-parole et rédacteur en chef de WikiLeaks)

     

     

                La chasse est ouverte. La guerre contre Wikileaks est engagée. Un certain nombre d'actions » pourraient être menées. Victime de nombreuses attaques informatiques, sous la pression des autorités de plusieurs pays.

    Wikileaks est décrété « menace pour l’armée » par le pentagone...

    La France par l’intermédiaire d’Eric Besson, nain politique et ministériel, propose de mettre un terme à l’hébergement sur le territoire français du site Wikileaks ; une France qui est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 44e rang de la liberté d'informer…

                Jusqu'où la classe médiatique et la classe politique dans son ensemble entendent-elles laisser filer cette liberté ?

     

     

    1 - Sans doute… Internet vers lequel, secteurs public et privé confondus, des fonctionnaires, employés et cadres pourront en toute sécurité se tourner, tel un refuge, aura-t-il davantage chaque jour pour vocation de recueillir les dénonciations d'agissements illégaux : conditions de travail dégradantes, manœuvres frauduleuses et/ou mafieuses ; comportements qui ne peuvent que se multiplier dans les années à venir si l’on tient compte de la domination de l’économie à la fois licite et illicite et de la finance opaque, et de leur infiltration des milieux politique et médiatique.

     

    ***

     

     

                « Dans une décision-clé concernant les documents du Pentagone, la Cour suprême américaine a déclaré que “seule une presse libre et sans restriction peut efficacement révéler ce que cache un gouvernement”. Aussi, la tempête qui entoure WikiLeaks aujourd'hui renforce le besoin de défendre le droit de tous les médias de révéler la vérité. »

     

                       (Julian Paul Assange, porte-parole et rédacteur en chef de WikiLeaks)

     

               Certes, WikiLeaks n'est pas à l'abri de critiques, pas plus que n'importe quel autre média : absence de traitement de l’information que cette agence recueille telle une coquille qui ne demande qu’à être remplie ; à charge pour des médias en partie déjà discrédités - médias appartenant au Système -,  souvent tentés par la connivence, l’auto-censure et la complaisance, d’effectuer sur cette information un travail dit "journalistique" : Libération, Le Monde, Der Spiegel, The Guardian et The New York Times... entre autres partenaires de Wikileaks.

    Mais qu’il soit ici permis de rappeler ce qui suit : sans briser le off, sans les fuites, sans « indicateurs », sans le vol, sans le recel, sans la dénonciation de clause de confidentialité ou du devoir d’une quelconque réserve, sans la rupture de la loi du silence, sans « traitres "...

    PAS D'INFORMATION ! Ou bien alors : quelle information ?! Celle qu'on aura bien voulu nous concéder au journal de 20H ?!

    Quant à ceux qui tentent d’amalgamer le souci de transparence et de vérité - souci propre au régime démocratique : droit à une information indépendante et honnête pour le plus grand nombre - avec le fascisme et les régimes nazi, stalinien et maoïste (2), on leur rappellera que ces régimes n’ont jamais cultivé cette transparence mais bien plutôt la propagande, la falsification, le mensonge, l’intimidation, l’assassinat et le meurtre de masse.

     

               En revanche, si on oublie un moment les amalgames malhonnêtes ou plus simplement des rapprochements qui ne sont que le fruit d’une ignorance crasse, un parallèle peut être fait : le parallèle entre certaines des révélations de Wikileaks et les « Pentagon papers », diffusés à l'époque de la guerre du Vietnam, et qui ont joué un rôle important dans l'évolution de l'opinion publique américaine contre cette guerre aussi cruelle que stupide.

     

     

    2 - Il suffit de se reporter à la revue La règle du jeu qui publie un article d’une imbécilité sans nom, et qui a pour titre : "La transparence est toujours fasciste".

     

     

    ***


             Qui peut nier le fait que Wikileaks fait vivre la démocratie bien plus sûrement que ceux qui comptent dans les mois et les années à venir, s’acharner à détruire cette agence ?

    Et même si de nombreuses défections sont déjà attendues à Gauche (et plus particulièrement au Parti Socialiste qui n'a de cesse depuis trente ans de cultiver non pas le courage mais... la dérobade et les compromis proches du déshonneur politique et moral)...

    Est-il nécessaire de préciser le fait que ce sont bien l'identité et l'idéologie mêmes des détracteurs de Wikileaks (la droite autoritaire et toute la classe médiatique) qui, aujourd'hui, doivent nous inciter à soutenir cette agence d'information.


                     Aussi... il semble bien que l'heure soit venue pour chacun de choisir son camp.

     

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