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Médiapart

  • Médiapart a dix ans : un ex-abonné de la première heure témoigne

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                                Votre serviteur... abonné de 2008 à 2013 avant d'être interdit de publication dans la partie "Club" et interdit de commentaires dans la partie "Journal"... d'où ma décision de résilier mon abonnement. 

     

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            S’il faut bien reconnaître que l’information se porte mieux avec Médiapart que sans Médiapart – l’information et le métier de journaliste -, et si Médiapart comble un déficit de plus en plus croissant quant aux réponses à apporter à la question suivante : « qui fait quoi, à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui » on aurait néanmoins tort de penser que Médiapart joue un rôle important d’un point de vue à la fois qualitatif et quantitatif dans la réduction de ce déficit… 

    Affaire Bettancourt, Cahuzac et Sarkozy…

    Le MEDEF, L'Elysée, Matignon, l'Assemblée nationale, le Sénat, le Conseiller constitutionnel, le CSA, les Médias dominants, la Commission européenne, Wallstreet, la City, l’Otan, Israël et ses officines françaises - Crif, Licra, UEJF -, Davos, Arabie Saoudite, Bush-Abama-Trump… et tous les acteurs de la domination ainsi que les donneurs-d’ordres et autres larbins d’une mondialisation sans honneur ni justice… même pas peur ! !!!

     

           Avec Médiapart, après dix ans d’existence, force est de constater que l’on reste un peu sur notre faim quant au traitement de la question précédemment explicitée : le qui, le où, le comment et le pour-quoi. 

    Dans les faits, on ne peut que faire le constat suivant : seul Internet, en dehors de tout encadrement institutionnel et commercial (Médiapart est un média « partout chez lui » avec un très fort souci de rentabilité) permet de combler la quasi totalité de la part d’ombre qui recouvre les tenants et les aboutissants d’une réalité de plus en plus opaque puisque de plus en plus illégale et immorale, voire… a-morale.

    Médiapart demeure un média mainstream sans aucun doute ; ses fondateurs et une grande partie de ses journalistes ont pour CV la fréquentation d’une presse institutionnelle où l’on apprend à sélectionner soigneusement les sujets qui feront l’objet d’une investigation à la fois honnête et courageuse ; en d’autres termes, on y apprend aussi, et très vite, jusqu’où ne pas aller trop loin ; l’auto-censure qui veille – sorte de sur-moi inversé -, y pourvoie amplement. 

    Ce qui n’arrange rien c’est le fait qu’une grande partie des abonnés de Médiapart sont des lecteurs et anciens lecteurs de Libé, le Monde et le Figaro. Leur moyenne d’âge est élevée : plus de 55 ans ; des abonnés qui ont encore la fâcheuse habitude de penser que l’information est mieux servie par des journalistes détenteurs d’une carte de presse (dure dure la révolution au service d’une information citoyenne qui remettrait en cause ceci : qui est autorisé à « proposer » de l’information et qui a l’autorité pour le faire !) alors que la fréquentation d’internet et des acteurs dits de la contre-information et de la ré-information nous prouvent chaque jour le contraire.

    Si Internet est capable du pire, et nombreux sont ceux qui ne souhaitent voir que le pire car tous se sentent à la fois exposés et en danger face à la liberté d'expression - les tartuffes ont de plus en plus de mal à trouver un coin où se cacher -, aucun média (télés, radios, presse papier et en ligne) n’arrive à la cheville du meilleur d’internet.

            Quelques faits maintenant ; des faits révélateurs d'un souci d'éviter l'isolement tout en souhaitant ménager des abonnés soucieux du qu'en-dira-t-on : un temps en rupture avec Charlie-hebdo, Médiapart n’aura de cesse néanmoins de chercher à se rabibocher avec ce journal ; un Charlie-Hebdo que Plenel qualifie de journal indépendant oeuvrant tout comme lui, à faire jaillir la vérité des faits vrais et avérés tels : la vérité d’un Arabe-Musulman dont il n’y a rien à sauver déclinée en première page semaine après semaine peut-être ?

    Après dix ans d’activité, Médiapart mettra un point d'honneur à conseiller à ses abonnés de voter Macron au second tour de la Présidentielle de 2017 contre le péril « fasciste » que représenterait MLP et le risque d’un électorat votant majoritairement pour ce péril alors que tous savent que cette candidate n’avait aucune chance. N’empêche, Médiapart contribuera à faire élire un Macron avec l’illusion d’un score artificiellement haut ; en vérité le plus mal élu des présidents de la 5è République. Ce jour-là Médiapart a contribué à soutenir un mensonge tout en nous signifiant qu’il validait cette dictature et cette escroquerie démocratiques ( le soi-disant péril FN et son instrumentalisation pour toute la classe politico-médiatique) qui veut que plus aucune alternative n’est envisageable puisque MLP ( et dans les années à venir, ceux qui auront repris le flambeau FN) ne peut pas être une option pour un pays comme la France qui n’est ni l’Albanie, la Roumanie ou la Hongrie.

    Chassez le naturel, c’est Edwy Plenel, ex-dirigeant du quotidien le Monde, qui revient au galop. 

     

           Difficile néanmoins de prendre Edwy Plenel en faute ou bien de lui apporter la contradiction pour la bonne raison qu’il a choisi très tôt, d’endosser le beau rôle (défense de la veuve et de l’orphelin informationnels ) ; d’autant plus que les investigations de sa rédaction ont la fâcheuse habitude d’exposer des hommes et non des systèmes ; ce qui permet à cette rédaction de continuer son petit bonhomme de chemin dans l’indifférence générale des puissants et des rouages de la domination.

    Il est vrai qu’au royaume des aveugles les borgnes sont rois ; Plenel, sans difficulté, trône d'autant mieux et d'autant plus haut que l'environnement médiatique, organes et acteurs de l’information de masse, est d’une médiocrité sans précédent.

    Inutiles de préciser que les têtes de turcs de Médiapart sont Poutine, Erdogan et Trump ; ceux de tous les autres... partout ailleurs.

    Plenel, sur le service public, sur les chaînes privées, est partout chez lui, ce qui confirme ce que l’on pouvait craindre : Plenel et son journal ne dérangent personne, et l'on peut affirmer le plus sérieusement du monde que c'est là une faute impardonnable, un constat d’échec aussi ; échec cuisant de ce pure-player sur-évalué d'où aucune individualité n'a émergé, aucune écriture, aucune  voix... excepté celle du chef Plenel ; il est vrai que le ver était dans le fruit car, en choisissant de faire l'unanimité ( à quelques exceptions près, très marginales au demeurant), Plenel niait volontairement  ce qui suit : rien d'important, jamais, ne peut être accompli sans sacrifice ; or, Plenel n'aura rien sacrifié. Et comme un fait exprès, à  aucun moment il ne cherchera la rupture, alors que, là encore, sans cette rupture, rien de durable, d'une dimension quasi historique, ne peut être envisagé.

    C'est sûr :  ça rapporte plus que cela ne coûte d'être Edwy Plenel à la tête de médiapart ; et c'est en cela qu'il rejoint les nombreux tartuffes d'un engagement sans risque et sans gêne aucune. 

            Certes, Médiapart a eu l’avantage d’être en mesure de lancer son projet d’une presse en ligne payante dès 2008, raflant ainsi tous les mécontents d’une presse déjà bien discrédité (Le Monde, Libé et le Nouvelobs principalement). Aujourd’hui, il ne lui reste plus qu’à continuer de siphonner les lecteurs des titres pré-cités.  

    « Le MédiaTV » lancé très récemment et qui plafonne à 12 000 abonnés, le comprendra très vite : le marché de la dissidence et de la contre-information est un marché à la fois exigent, déterminé et déjà bien rodé qui ne doit rien à Médiapart et qui ne devra rien à "Le média TV" non plus ; un marché non pas passif (donnez-nous de l’information !) mais très actifs, chaque acteur étant à la fois auteur et lecteur, émetteur et récepteur, sans rapport hiérarchique car seul la pertinence de ce qui est communiquée importe… mais c’est un marché pas toujours solvable, qui connaît donc bien l’environnement internet de cette remise en cause d’une information du mensonge par omission, et ce depuis 12 ans ; composées d’esthètes, de passionnés, d’universitaires et autres hauts fonctionnaires en rupture de ban ou plus simplement à la retraite, de scientifiques indépendants, de chercheurs, d’érudits généreux dans le partage de leur connaissance, la réinformation et la contre-information ... c'est gratuit ! 

    Quant à draguer le marché de Médiapart, cela demande un sens du commerce développé tout en sachant que cette clientèle capricieuse, versatile, à l’esprit changeant qui compose les abonnés de ce journal, est capable d’une volte-face déconcertante si acculée, une fois incapable de gérer ses propres contradictions et autres insuffisances. Il faut savoir la caresser dans le sens du poil cette clientèle d’abonnés ! Ce que fait très bien Médiapart ; il faut aussi, sans attendre, savoir prendre la décision d’ écarter les troublions ; cette mauvaise conscience d’une classe moyenne qui se dit et se croit à gauche et de gauche qui s’est embourgeoisée au-delà de toute rédemption possible. Seule condition du succès commercial de Médiapart, le choix de cette cible, son « traitement » et de son « exploitation » le plus souvent émotionnelle : « abonnés et journalistes groupies » ; « directeur de la publication-gourou ».

     

            Tout bien considéré, Médiapart n’a rien laissé, sinon des miettes, à ceux qui souhaiteraient le concurrencer ou bien cheminer à ses côtés : possessif et jaloux ( « C’est mon marché, c’est mon lectorat ! N’y touchez pas, sinon gare !) Plenel n’aime pas qu’on le colle de trop près , lui, ses journalistes et ses abonnés. 

    Certes médiapart a créé un nombre conséquent d’emplois. Tant mieux pour la baisse du chômage !Pour le reste… la petite entreprise de Plenel continuera sans doute de prospérer et de nourrir son ou sa journaliste... mais l’histoire de Médiapart restera surtout l’histoire de la réussite d’un projet commercial plus que celle d’un projet véritablement journalistique et citoyen aux ramifications politiques décisives pour l’avenir de la démocratie et de la liberté d’information et d’expression. 

            Après dix ans, on peut déjà écrire, sans risquer de se tromper, qu’il n’y aura pas « un avant et un après Médiapart. »

     

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    Pour prolonger, cliquez : La réalité de Médiapart en 11 leçons

     

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  • Quand Edwy Plenel et Médiapart appellent à voter Emmanuel Macron

     

                    On ne se refait pas, jamais ! Plenel - ce BHL de gauche -, en appelant à voter Macron, endosse une fois de plus le meilleur des rôles : le beau rôle, sa marque de fabrique et celle de son journal ; journal de groupies (journalistes et abonnés confondus) au gourou moustachu.

    Mais alors... années après années, interventions radios, télés, éditoriaux les uns après les autres... en définitive, et pour poser les bonnes questions une bonne fois... qui Plenel est-il véritablement disposé à incommoder ? Plus précisément : qu'est-ce que Plenel est capable de risquer ? Et puis aussi : qu'est-ce que Plenel est prêt à perdre ?

    La réponse, nous sommes nombreux à la connaître : rien, nada ; ou bien si peu en comparaison avec ce qu’il faudrait être disposé à abandonner aujourd’hui pour mieux gagner plus, beaucoup plus demain. Et vous savez quoi ? Gagner une confiance et une force aussi rares que nécessaires…

    Mais… on y reviendra.

     

                     En attendant, que l’on ne s’y trompe pas : la position prévisible de Plenel n’a rien d’un choix raisonné fruit d’une prise de conscience à la racine de laquelle on trouverait une capacité d’analyse bien supérieure à la moyenne. Non, dans ce choix de Plenel d’appeler à voter Macron, on retrouve le comportement typique d'une classe : celle qui se distingue toujours quand il y a péril en la demeure, par un retrait pur et simple ou bien par un pas de côté quand pointe à l’horizon le risque d’un combat pour lequel on ne se sent pas suffisamment armé mentalement faute d’une conviction ferme, une conviction encrée au plus profond de soi, après avoir pourtant tenu et longtemps, des discours sur « la réforme », voire même « la révolution à venir et tellement nécessaire ! »...

    Révolution, mon cul ! Et puis parce que.... finalement, tout ne va pas si mal que ça. Mais pour qui ? Pour Plenel ?

    Le chômage, la pauvreté croissante, le déclassement, une 5è République qui n'est à la hauteur d'aucun des enjeux démocratiques majeurs des 30 prochaines années, la lutte contre une organisation de l'Europe et du monde dans laquelle la France se fourvoie avant de se noyer...

    Ca peut encore attendre M Plenel ? Un quinquennat ? Deux peut-être ? Avec Macron et/ou le suivant ?

     

                  Plenel les mains propres, Plénel tranquille et pénard ; un Plenel adepte d’une dissidence ronronnante… un Plenel routinier, prévisible ; Plenel gère sa petite entreprise qui porte le nom de Médiapart.

    Pourquoi se priver de le rappeler : Plenel appartient à cette classe incapable de risquer son confort matériel et moins encore, son confort moral ; Plenel le "Ne comptez pas sur moi pour secouer la table !" … - alors, la renverser cette table... vous pensez bien ! - c’est cette appartenance de classe d’une classe qui fera toujours le choix de la sécurité ; comportement que l'on retrouve à toutes les périodes de l'histoire de France depuis la chute de l'ancien régime : « Sauvons les meubles ! Nos meubles ! Les vraies réformes peuvent bien attendre ! Quant à l’avènement de cette 6è République... »

    Une classe qui se croit à gauche et de gauche, une classe prompte à dénoncer le fait que "tout ne va pas si bien que ça ; bien au contraire !" quand aucun danger contre son confort matériel et moral ne pointe à l'horizon mais aussi une classe qui, tout aussi rapidement, est prête à rappeler que " finalement, tout ne va pas si mal que ça ! Et puis franchement, cela pourrait être pire, bien pire !" quand ce même danger pointe son nez : une classe sans courage donc ; qualité la moins bien partagée parmi les êtres humains, c'est vrai ; aussi, rien de surprenant à cela. Il fallait simplement le rappeler.

                 Et pourtant… le face-à-face Le Pen/Macron… c’est bel et bien une occasion unique de poser la question suivante et d’y répondre : qu’est-ce que vous avez, qu'est-ce qu'il vous reste dans le ventre ?

    Pour sûr, en appelant à voter Macron, Plenel nous remet une information qui n’est pas un scoop cependant car nous tous savons encore lire et qui plus est, nous savons aussi garder en mémoire ce qui a été écrit : Plenel n’a rien dans le ventre ; ni ventre ni tripes donc ; simplement le doux confort moral d’une moraline à toute épreuve et en toutes circonstances.

    Attitude défaitiste, symptomatique d'un manque de confiance et de courage que cet appel de Plenel comparé à un Mélenchon qui aura su tenir tête vent debout face à des médias impitoyables avec ceux qui refusent de se soumettre... et contre les dissidents... dissidents de taille !

    A ce sujet, côté rupture, côté prise de risque, indépendamment de ce que l’on peut en penser, il nous vient à l’esprit ces Britanniques qui ont voté dans une large majorité en faveur du Brexit ; car ce vote-là porte en lui la marque d’une formidable confiance en soi. Et pourtant, ici en France, à l’occasion de ce vote et de son résultat, on a pu entendre des "Pétain" prétendre faire la leçon à Churchill, puis des journalistes distribuer des mauvais points à la BBC, et enfin, des intellectuels de pacotilles - les seuls autorisés à s’exprimer dans les médias - faire la leçon à Shakespeare.

    La bonne blague ! La mauvaise blague !

    Sermonnant ses abonnés avec un billet-fleuve dont Plenel est coutumier, aujourd’hui, c’est au tour de Plenel qui s’en prend à Mélenchon (1) qui refuse d'appeler à voter Macron : et là, c’est toutes les fables de La Fontaine qui nous viennent à l’esprit : une histoire de grenouille et de bœuf en particulier.

                    Cette confiance, cette force mentale, si nécessaire aujourd’hui, à l’heure où il est encore et toujours question du sort de millions de salariés, parmi les plus fragiles d’entre eux, livrés à un ordre économique dans lequel ils ont tout à perdre, ayant déjà pas mal perdu, ce n’est certainement pas chez les Plenel du journalisme et de l’engagement politique qu’on la trouvera ; ce qui le disqualifie car aujourd’hui, seul le courage devrait avoir droit de cité ; or, cela ne demande aucun courage d’appeler à voter Macron même et surtout quand on se dit de gauche et que… ce faisant, on s’achète une bonne conscience sur le dos de tous ceux qui ne peuvent faire qu’un choix : celui de la cohérence et du respect de soi dans la dignité ; d'où leur refus de reporter leur vote du premier tour sur Macron car c'est là le seul geste de résistance qu'il leur reste dans le cadre de cette élection présidentielle.

    Oui ! Une bonne conscience que s'achètent une fois de plus Plenel et son journal avec cet appel du pied sans bourse délier, sans coup férir, puisqu'ils n'ont rien à perdre et tout à gagner : en effet, qui pourra bien un jour leur reprocher de s'être portés au secours de Macron ? Personne pour l'heure même si dans quelques années, un FN à 55%, un FN imbattable pourrait bien contraindre certains d'entre nous à  leur demander de rendre des comptes.

    Mais pour l'heure, c'est sûr, de cet appel à voter Macron (2), tout un chacun en ressortira tout auréolé du prestige d'un positionnement moral qui ne saura être pris en faute ; quant aux autres moralement laminés sous la pression d'un vote Macron qui se voudrait obligatoire, tant pis pour eux !

                    Dans le cadre de cette élection présidentielle de 2017, le courage, c’est le risque derrière lequel on trouvera une certitude chevillée au corps : la certitude d’être capable de faire face, de tenir tête et de sortir vainqueur alors qu’un score électoral vous classe parmi les perdants puisque seul le nombre sanctifie.

    Oui ! Mille fois oui ! Attitude défaitiste que cet appel de Plenel à voter Macron ; une attitude qui laisserait entendre qu'en cas de victoire du FN, la société française serait incapable de réagir, qu'elle serait vaincue. Qu’est-ce à dire ?


    Et c’est bien ce courage-là, cette confiance inébranlable qui nous manquent depuis quarante ans ; d’où le grignotage de notre héritage par les mondialistes et la réaction-FN car, soit on se bat, soit on se soumet.

                      Chez Médiapart, on retrouve le couple Bonnet-Plenel, anciens salariés du quotidien Le Monde : manque de sang-froid, une trouille de classe, une lâcheté dont il ne restera pas trois lignes dans l’Histoire de la presse… d’où la tranquillité d’esprit des deux protagonistes. Cependant, lorsque ces gens-là prendront leur retraite, n’en doutons pas un seul instant, ils auront droit aux éloges de toute la profession - de BFM-TV aux rédactions du service public en passant par Lobs et RTL ; télés, radios, presse ! Sans doute la pire des insultes ces éloges à venir car ces éloges-là seront leur dernière demeure pour une postérité d'une humiliation bien méritée : que ceux qui se ressemblent s’assemblent, même à leur corps défendant !

                    Soyons clairs : le courage, aujourd’hui, il est dans le refus de Macron - abstention ou vote blanc -, et la force de ce courage, dans la prise de risque d’une victoire FN et le sursaut gigantesque d’un pays qui, contrairement à ce qu’un Plenel semble penser, tient encore debout sur ses deux jambes.

     

    1 - Le tort de Plenel c'est de refuser de comprendre le positionnement de Mélenchon et la justesse de son refus d'appeler à voter Macron tout en précisant qu'un vote-FN n'est pas une option. Plenel s'appuie sur le "système" pour contrer une fois élu, Macron ; or, ce système a fait depuis 20 ans la preuve de son incapacité à permettre à une force politique et à une mobilisation quelles qu'elles soient, de contrer les réformes demandées par la Commission européenne au service d'une mondialisation-saccage de l'être humain, et en Europe, cause de la destruction de notre modèle social. La position de Plenel c'est un parti pris ; un parti pris de confort, un parti pris qui n'a rien à perdre... parti pris classique propre à cette classe sociale auquelle Plenel appartient en particulier et qui ne fait face à aucune menace avec en prime la satisfaction que procure une bonne conscience.

    En revanche, on se souviendra de ceci : quand son journal Médiapart a été en danger après un rappel de TVA, Plenel n'a pas hésité à remettre en cause la loi et ce fameux "système" dont il serait soi-disant possible aujourd'hui et demain sous une présidence Macron de contrer les abus et les injustices.

    La motivation réelle de Plenel : s'attribuer le beau rôle et se donner une bonne conscience puis continuer de briller : sur le dos de qui ? Mon billet ne cesse d'y répondre. C'est plus fort que lui ! Il ne peut pas s'en empêcher... en toute occasion même si dans les faits, ce positionnement médiatique de Plenel est loin d'être glorieux quand on se penche sur la réalité sociale des conditions de vie qui se cache derrière le refus d'un vote et d'une présidence Macron.

     

    2   A propos du soutien de Plenel à Macron, deux éléments de réponses peuvent être avancés :

    - Macron qualifie l'histoire coloniale française de "crime contre l'humanité" ; ce qui n'est pas fait pour déplaire à un Plenel dont le positionnement à propos du colonialisme est le suivant :" Le colonialisme est un nazisme" Plenel n'est pas à une imbécillité près, manifestement !) ; à noter aussi la place privilégiée qu'occupe chez Médiapart l'historien Benjamin Stora qui partage ce "diagnostic" de Plenel.

    - Médiapart a une dette fiscale (TVA) de plusieurs millions d'euros auprès de Bercy ; Plenel compte-t-il sur l'indulgence d'un Macron Président ?

     

     

    ***

                     Soit Vichy. Soit le Vercors, et là… il semblerait que Médiapart ait quelque réticence envers cette région montagneuse ; c’est l’âge de ses fondateurs sans doute.

     

                     Aussi...

                    Plenel et son appel à voter Macron ?

                    Qui croyait prendre est pris... en flagrant délit de démission.

                   

     
     
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  • Médiapart face à ses abonnés, ex-abonnés et autres commentateurs

                 

                                     Mediapart face à quelques abonnés, ex-abonnés et autres commentateurs  en février 2017 

     

                Une mise au point : si la censure dans le club de médiapart est très peu exercée, en revanche, hypocrite - et c'est là une des "qualités" de la direction de médiapart, la duplicité et le mensonge par omission - Christian Bonnet omettra de mentionner (et les invités aussi sans doute intimidés) la désindexation de Google de tous les billets de blogs qui dérangent la ligne éditoriale du journal ; ce qui est jugé indésirable ne doit pas sortir de Médiapart car aucune libre parole ne doit effrayer des abonnés potentiels et faire courir le risque d'un désabonnement incontrôlable. Faut dire que Médiapart a la réputation de ne prendre aucun risque avec le désabonnement et ses chances de conquête de nouveaux abonnés.

    Censure  sournoise !

    Durs durs l'apprentissage et la pratique de la liberté d'expression ! Même chez Médiapart.

    Et si Médiapart maintient la possibilité de déposer des commentaires (modéré à postériori) sur ses articles, contrairement à d'autres publications en ligne qui les ont supprimés, c'est tout simplement pour éviter un désabonnement massif de ceux qui en seraient privés : près de 10% des abonnés soit 10 000 à 9euros par mois, soit la somme de 90 000 x 12 = 918 000 euros par exercice.  

         

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    Médiapart  un abonné témoigne

     

      ... abonné de la première heure : 2008 ; contraint au silence en juin 2013

     

    Billet publié en 2013 sur Médiapart sous le titre "Médiapart à 5 ans", deux mois avant l'éviction de votre serviteur.

     

    ***

     

                 Hormis le fait de nous dévoiler de temps à autre les noms de ceux qui ont piqué dans la caisse et de ceux qui ont frauduleusement mis un peu de blé de côté ou qui en ont distribué tout aussi illégalement, après cinq ans d’abonnement, force est de constater qu’il ne se passe pas grand-chose sur Médiapart :

    Rien sur la géo-politique.

    Rien sur le « Printemps arabe » et la superficialité des dites « révolutions »… excepté un soutien béat qui n’explique et n’entrevoit rien.

    Rien sur "Le pouvoir" et "Les Pouvoirs" et leurs nouvelles structures et centres de décision : qui décident quoi, qui dirigent qui ? - profils, antécédents, formation...

    Aucune mise en perspective régionale sur la Syrie ou sur tout autre conflit (1)...

    On savait que l’analyse de l’actualité internationale est le talon d’Achille du journalisme français mais tout de même !

    Refus du débat contradictoire ou plus simplement... pluraliste...

    Dans les faits, Médiapart semble n’avoir qu’un intérêt, louable au demeurant : les frasques de la caste politique, médiatique et affairiste ; et un engagement : contribuer à la moralisation (?) de la vie politique et économique.

    Rien moins !

    Mais rien de plus manifestement.

     

               Là encore, c’est imparable, sur Médiapart comme ailleurs : plus le maître des lieux aboie au nom des grands principes, plus le maître se dit déterminé face à ce qu’il considère être une exigence, plus il aboie fort donc, et  plus dans les faits, il recule. Et d’ailleurs, n’ayez aucune illusion : s’il aboie aussi fort c’est aussi et surtout parce qu'il sait qu'il est sur le point de battre en retraite sur nombre de sujets pourtant d’une importance pourtant capitale : est-ce le prix à payer en contrepartie d’une affaire Bettencourt ici, d’une affaire Cahuzac là, en attendant la prochaine ?

    Aussi, la preuve semble établie : l'anti-sarkozysme ne vous aide pas à penser grand-chose d'autre que l'anti-sarkozysme, en boucle, matin, midi et soir jusqu'à finalement ne plus oser penser rien du tout.


                 
    Certes, « Le droit de savoir » de Médiapart n’implique pas le droit de TOUT savoir sur TOUT. Quant au terme malheureux de  "moralisation"... parlons plutôt d’éthique tout en gardant à l'esprit qu'une campagne en faveur d’un assainissement de la vie politique  - qui fait de la politique, pour qui et à quelle fin ? - qui ne tienne aucunement compte de  cette nouvelle donne qu'est la Mondialisation, se résume dans le meilleur des cas, à une posture, et dans le pire... à une sorte d'imposture malencontreuse un peu dans le genre de celui qui regarde le doigt qui lui montre la lune.

    Des miettes d’investigation donc, et Médipart semble s'en contenter car cela suffit à son bonheur et à celui de ses abonnés qui croient vraiment que quelque chose d'important est arrivé avec la démission et les aveux de Cahuzac.

    La financiarisation de la politique est inséparable de la financiarisation de l'économie et la libération des capitaux qui ne souffrent à l'heure de l'informatique ni frontière ni délai. Et jamais une presse d’investigation, minoritaire de surcroît, n'y suffira.  Seul un mouvement populaire - on pourra parler aussi d’engouement -, soutenu si possible par quelques médias... seuls une dynamique et un engagement capables d’établir un rapport de force qui permette une réelle pénétration d'investigation jusqu’à forcer un Etat (et non un gouvernement) à se doter des moyens nécessaires à la poursuite impitoyable des outils, des acteurs et des filières de la corruption, feront que l’on pourra alors véritablement envisager des résultats probants même localement car si la corruption est mondiale, ses bénéficiaires sont aussi locaux et facilement identifiables pour peu qu’on y mettre des moyens tout en gardant à l'esprit qu'un pays de l'importance de la France déterminé à lutter contre la corruption  - ce qui implique une remise en cause de la mondialisation et de la CE -, courra inévitablement le risque de se voir ostracisé tant sur un plan économique que diplomatique : c'est donc un vrai projet politique de société que cette lutte.

     

              Du côté du Club de Médiapart...  - sorte de forum des abonnés en accès libre,  tout un chacun pouvant donc s’y rendre -, on retrouve la même politique : on privilégie les abonnés les "moins-pensant" qui se contentent le plus souvent de valider, tels des ventriloques, les articles qui sont mis en ligne. Peu nombreux mais récurrents, ils sont une quinzaine. Adeptes d'une bien-pensance qui s'ignore, petite meute de groupies proche de la rédaction, très solidaires, ils n’hésitent pas à trainer dans la boue les abonnés dissidents ou dissonants ; et quand ce sont des salariés de la rédaction qui se joignent à eux, la suppression des commentaires est monnaie courante ainsi que les insultes.

    Le Club de Médiapart  reste néanmoins, et c'est sans doute là son intérêt majeur, un laboratoire fascinant côté soumission et flagornerie  - tout l'abaissement dont un être humain est capable -, d’une petite classe moyenne née au début des années 50, largement majoritaire sur Médiapart - adulte en Mai 68 donc ! -, aujourd’hui totalement dépassée et larguée qui s’accroche mordicus à des schémas qui ne concernent déjà plus, depuis 20 ans maintenant, une réalité d’une complexité inédite derrière laquelle se cachent un ordre et une logique d’une perversité sans précédent (2).

     

                A sa création, il est vrai que Médiapart a su réunir des compétences de journalisme d'investigation, les hommes et le temps qui permettent un travail de longue haleine jusqu'à forcer la justice à y mettre son nez… même si cette dernière n’en a finalement aucune envie : pour un juge, il n’y a que des coups à prendre et aucune perspective d’avancement dans la perspective d'incessants retours de flammes et de bâtons à chaque changement de majorité.

    Quelques compétences en économie avec Laurent Mauduit même si ce dernier consacre le plus clair de son temps à critiquer les économistes et leurs soutiens médiatiques - à juste titre ! -, sans toutefois proposer de nouvelles orientations...

    Pour le reste, pas grand-chose ou si peu.

    Après réflexion, et le plus sérieusement du monde, il semble que Médiapart souffre d'une absence de culture politique de la part de ses fondateurs et de son équipe. Certes, Plenel est un ancien trotskiste... mais... une fois que l'on a grandi, une fois adulte, une fois que l'on est sorti de ce qui n'aura été finalement qu'un endoctrinement parmi beaucoup d'autres, endoctrinement qui aura fait de vous un être borné entre l'âge de 17 et 25 ans....que vous reste-t-il ? Quelle culture pour démêler toutes les stratégies de domination et de diversion ?

    Il n'y a finalement qu'une culture politique : celle acquise au contact de l'Histoire ; ce qui a été et qui continue d'être car, comme avec le mensonge, on n'en a jamais fini avec l'Histoire, et toutes les histoires...

    Sans doute dans le souci d'échapper à une mise en accusation redoutable, quasi mortelle professionnellement, commercialement et socialement... une fois discrédité - à savoir : accusation de conspirationnisme contre tous ceux qui auraient la malveillance de voir un tout petit peu plus loin que le bout de leur nez et leur fiche de paie -, Médiapart donne l’impression d’une rédaction pétrifiée, d'une rédaction qui redoute le faux pas, celui que des médias sous influence appuyés par une caste politique et économique et quelques leaders communautaires et d'opinions ne lui pardonneront pas.


    Et pourtant... souvenez-vous : il y a 40 ans, les "conspirationnistes" d'aujourd'hui portaient tout simplement le nom de "journaliste d'investigation".

    Mais alors... comment en 20 ans est-on passé d'un journalisme spécialisé et d'investigation (les spécialistes du Moyen-Orient, de la Russie... etc.) à la parole d'experts à la solde (conseillers) de grandes entreprises et des chancelleries, jusqu’à l’arrivée d’Internet qui permet aujourd’hui une prise en charge alternative de cette information qui n’est plus ; prise en charge qualifiée encore une fois de parano-conspirationniste par des partis intéressés et des journalistes (pour ce qu'il en reste !) aujourd’hui aux ordres de rédactions terrorisées : chantages professionnel et financier.

    Sur l’actualité internationale… même RFI fait cent fois mieux ! Médiapart se réfugie le plus souvent dans l’émotion ou le soutien digne d'activistes mais loin de toute idée de journalisme : images de désolation, sang et haine... parce que… jamais personne ne vous les reprochera et puis, avec ces images-là, on ne risque pas de se tromper : elles n’expliquent rien du passé et rien de l’avenir. Quant aux véritables enjeux….

    Sur la politique intérieure ou européenne aucune couverture de ceux qui pensent autrement, plus loin… ailleurs…

    Alors fatalement on finit par tendre un micro à Bayrou.

    Dure dure la dissidence !

     

                  Si des considérations mercantiles dictent souvent les choix éditoriaux de Médiapart (dans la partie Club aussi, et surtout ! Là où tout peut arriver, et là où un contrôle draconien doit être exercé) en revanche, on notera l'absence d'idéologie et de parti-pris… dans un  monde pourtant hautement idéologisé... d’où les limites de son journalisme d’investigation qui a pour moteur la « moralisation » de la vie politique et économique hexagonale, et seulement hexagonale - à chaque jour suffit sa peine sans doute ! Démarche qui court le risque de se terminer, inévitablement, et à la longue, faute de perspectives, de hauteur et de largeur de vue et de profondeur de champ, en moraline à bon compte qui n’explique et n’entrevoit rien du monde de demain, telle un ultime point aveugle.

    Médiapart a fait à peine la moitié du chemin qui aurait dû être le sien : celui d'une presse alternative d'information. Médiapart ne s'y est jamais mis tout simplement parce que ses fondateurs n'en ont pas la culture ; quoi qu'ils puissent penser et dire, on ne sort pas indemnes d'une vie consacré à un journalisme de grands-médias même au journal Le Monde que personne ne lisait déjà plus, du moins ceux qui, plus tard, seront appelés à s'intéresser vivement à une information autre, voire… tout autre.

    Il est vrai qu'Internet a tout remis en cause même s'il a permis la création de "Médiapart" puisqu'avec Internet on peut lancer un journal avec une mise de fonds minimale, en condamnant à terme la fausse dissidence payante (genre... "Arrêt sur Images") à l'heure où la vraie dissidence est gratuite partout ailleurs... une dissidence conduite par des experts et des universitaires en rupture de ban, des documentaristes auto-produits, des acteurs  issus de la société civile, des artistes, des  intellectuels bannis des médias de masse.......

    Dure dure la concurrence !

     

                   Médiapart n'a pas joué la carte de la rupture avec tous les anciens modèles du journalisme. Etant donné l'âge de ses fondateurs, Médiapart ressemble plus à un projet de fin de carrière qu'à une vraie dynamique avec un futur assuré parce que... en avance sur son temps. Et c'est sans doute trop tard aujourd'hui. En dehors de Plenel qui porte Médiapart à bout de bras, de sa rédaction, aucune individualité n'a émergé en 5 ans.

    A l’heure où Médiapart s'affiche comme "journal indépendant", on sera vraiment tentés d’espérer en un journalisme qui, à partir d’une actualité donnée, un fait de société, une préoccupation d’ordre politique ou économique, une question qui toucherait à l’éthique, se proposera de nous présenter toutes les analyses disponibles émanant d'acteurs avisés et informés, y  compris celle du journal en question pour peu que sa rédaction l'ait jugé approprié.

    Pour le dire autrement… on appellera de nos vœux une presse qui nous présentera tout ce qui se pense sur un sujet en particulier et pas simplement ce que la rédaction du journal souhaite donner à penser à ses lecteurs.

    Car à bien y réfléchir, les journaux indépendants financièrement (après tout, le groupe médias Lagardère est lui aussi financièrement indépendant !), sont libres de tout sauf de l’opinion de ceux qui les dirigent, lesquels sont à l’origine de tous les choix éditoriaux qui sont faits. Or, des choix éditoriaux n’ont jamais fait avancer l’information quelle qu’elle soit sur quelque sujet que ce soit car, si un journal peut être libre, il ne l’est sûrement pas de sa propre propagande – choix par avance biaisé donc parce qu’en faveur d'une information aux couleurs du drapeau de la rédaction du journal.

    L’avenir n’est pas à « une information libre » qui n’est qu’un slogan (3)… non, l’avenir est bien à toute l’information disponible sur un sujet donné ; une information qui, à un instant T, reprendrait toutes les analyses produites. Et cet avenir-là, qu’on le veuille ou non, souhaitable ou pas, c'est Internet et son temps réel qui l’a déjà sculptée et rendue quasiment inévitable.

     

                 L'audience d'Internet en tant qu'outil de diffusion d'une contre-information opposée aux médias dominants, d'après les recoupements qui ont pu être faits... c'est un "marché " d'un million de francophones, et seulement un million. Ce qui sous-entend que tous les autres lecteurs, auditeurs et téléspectateurs sont bon an mal an plutôt satisfaits. Et ce n'est pas une surprise car sur ces médias majoritaires on retrouve un peu près les mêmes attentes et donc les mêmes réticences et aversions quant à l'exposition d'un point de vue dissident ou dissonant. Et si les auditeurs ou les téléspectateurs n'attendent pas particulièrement de tous ces médias une autre approche, un autre contenu... c'est sans doute aussi  parce qu'au fond, ils pensent que l'information c'est le métier des journalistes et pas le leur ; ce qui explique l'absence de mobilisation critique ; et là, on retrouve les documentaires d'une Caroline Fourest : une documentariste pour une audience somnolente.

    Aurait-on alors les médias que l'on mérite ou bien, des médias que notre niveau de conscience et de disponiblité vigilantes peut encore se permettre tout en sachant qu'en face de nous, rien ne nous sera épargné ni accordé tellement le mépris et les intérêts de classe dictent nombre de comportements ?

    Médiapart n’échappe pas à la règle : on rencontre le même refus d'un regard et d'une mobilisation critiques de la part de ses abonnés ; ceux qui s'y risquent s'attirent très vite les foudres d'un lectorat totalement inféodé à la rédaction de Médiapart car il semblerait que... très vite, tout abonné qui pense avoir trouvé son journal fasse rapidement le choix de se réfugier dans une acceptation quasi totale de ce qui lui est à la fois donné à lire et de ce qui ne lui est jamais donné à découvrir et à comprendre, sans doute dans le souci d'une tranquillité d'esprit et d'un meilleur confort mental car, il est vrai que rien n'est plus anxiogène que la dissidence quand on n'y est pas préparé soit en tant qu'acteur ou soit en tant que témoin-lecteur-téléspectateur (4).

                  La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 44e rang de la liberté d'informer. Finira-t-on alors derrière la Chine ?

    Sans doute Médiapart contribue-t-il à faire en sorte que jamais cela n'arrive ! Et si on peut être idéaliste ou utopiste avec soi-même, quand il s'agit des autres, mieux vaut leur accorder le bénéfice du doute et se dire qu'ils font ce qu'ils peuvent avec ce qu'il leur est donné de craindre et d'espérer en toute lucidité à la fois professionnelle et commerciale ; et même s'il est difficile de nier le fait que Médiapart défend une certaine idée du journalisme, Médiapart reste très en deçà de tout ce qu'on pouvait légitimement attendre d'un média dit indépendant même si en restant abonné, on peut encore défendre un principe : celui d'une presse qui n'aurait de service à rendre à personne.

              La contre-information intéresse peu de gens. On peut le déplorer pour une seule raison : moins ils sont nombreux à souhaiter défendre cette contre-information plus la liberté d'informer et de penser est en danger.

    A ce sujet, Internet est plutôt un miroir aux alouettes : déformant la réalité, comme une loupe ou un verre grossissant, il laisse penser qu'il existe dans le domaine de la contre-information une communauté importante... alors qu'il n'en est rien.

    Certes, les journalistes des grands médias sont discrédités (toutes les études le montrent), n'empêche... tout comme cette classe politique impuissante et sans pouvoir, sinon dans les marges... marges très étroites, les élections mobilisent quand même une majorité du corps électoral, et les médias dominants - surtout radios et télés -, une audience de loin majoritaire qui s'évalue entre 15 et 20 millions en cumul.

    Le constat suivant s'impose, un rien terrifié : sans l'arrivée d'Internet (5), il n'y aurait aujourd'hui plus aucun moyen de diffusion d'une liberté de penser qui ne doive rien à des médias sous influence qui, pour leur déshonneur, ont réduit cette liberté à une peau de chagrin mortifère.

    Car Internet, aujourd'hui, c'est bien toute la mémoire du monde ! Et moins on oublie, plus on se souvient... et plus on se souvient, plus difficile est le mensonge.

     

    ___________________

     

    1 - Qu'il soit ici permis de préciser ce qui suit : on peut intégrer les événements de Syrie dans un contexte historique et géographique bien plus large que les frontières de ce pays - de la chute du mur de Berlin à la Somalie, des événements du 11 Septembre à l'Afghanistan puis l'Irak jusqu'aux derniers soulèvements de l'Egype, de la Tunisie et la Libye et la menace qui pèse sur l'Iran -,  impliquant le Qatar, l'Arabie Saoudite, les USA, Israël et la Russie sans pour autant porter atteinte à la légitimité (et la nécessité ?) de cette révolte syrienne qui n'est pas encore une Révolution... puisque c'est bien ce que craint Médiapart qui a la faiblesse de penser qu'il n' y a que des coups à prendre et des abonnés à perdre en adoptant une telle approche analytique d'investigation qui est pourtant, à l'en croire, sa vocation première.

    Et plus encore quand on sait qu'en dernier ressort, tout comme pour l'Egypte et la Tunisie... ce n'est pas le Peuple syrien qui décidera de la suite des événements : démocratie, dictature militaire, dictature religieuse ou bien chaos ?

    Se refuser à toute mise en perspective globale, c'est prendre le risque de déconsidérer la profession de journaliste à propos de laquelle la rumeur va bon train : "Qu'est-ce qu'il y a de plus bête qu'un journaliste ? Un autre journaliste, grand-reporter de préférence !"

    Voir à ce sujet… http://litteratureetecriture.20minutes-blogs.fr/archive/2012/10/27/quand-mediapart-baisse-son-froc.html

     

    2 -  Autre témoignage des déçus du "participatif" à la sauce Médiapart ICI

     

    3 - Questionnez un journaliste, une rédaction : tous vous diront qu'ils sont libres. En revanche, demandez-leur s'ils ont fait le tour de tout ce que se pensait et de tout ce qui était pensé sur un sujet donné... là, vous pourrez sans difficulté les prendre en faute.

     

    4 - C'est fou la rapidité avec laquelle des lecteurs et autres auditeurs renoncent à chercher à savoir ce qu'ils ignorent sous prétexte qu'ils croient que leur journal ou leur radio leur dit tout !

     
    5
    -  Mais alors, est-ce à dire qu'il y aurait un ange qui veille sur nous ? Car si Internet permet encore la liberté d'expression, Internet, c'est aussi la balle qu'un système soi-disant verrouillé à double tour, est encore capable de se tirer dans le pied, et ce pour notre plus grand bonheur.


    Décidément, personne n'aura ce qu'il veut ! Ni eux qui ne veulent rien pour nous, ni nous qui voulons tout face à ce rien qui nous est proposé et promis.

     

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  • Deux ou trois choses que je sais à propos de la blogosphère : ici et ailleurs…

     

            Dans la série : Les gens sont tolérants dans l’ensemble mais vaut mieux penser comme eux ! C'est quand même plus sûr !

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             "Chacun tourne en réalités autant qu'il peut, ses propres songes : l'homme est de glace aux vérités ; il est de feu pour les mensonges " - Jean de la Fontaine : le Statuaire et la Statue de Jupiter. 

     

    *** 

                Ils ne ratent jamais une occasion de se plaindre et d'appeler à la censure. Leur préoccupation favorite :  la dénonciation de l’antisémitisme, même et surtout fantomatique,  un acharnement contre tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Arabe ou à un Musulman (français ou non ), et contre  ceux qui se refusent à une diabolisation scélérate et criminelle de l'Islam.

     

    Cette dénonciation qui a le plus souvent pour but de calomnier un adversaire idéologique (les anti-sionistes ou plus simplement ceux qui s'opposent à la présence de cette idéologie mortifère dans tous les lieux de la représentation nationale française  et dans les médias), pour ne rien dire des cas de névrose obsessionnelle et de paranoïa aiguë, même et surtout lorsque le discernement fait cruellement défaut ; cette dénonciation, ils ne sont certes pas les seuls à la mener comme on conduit une chasse à l'homme car, il est vrai que les petits Serge Klarsfeld en herbe sont légion sur la toile ; chasseurs d'antisémites pourtant maintes fois recalés à l’examen de l’obtention d’un permis : en effet, ils ne feraient pas la différence entre un faisant et une chèvre tout occupés qu’ils sont à faire feu coûte que coûte ; sans oublier leur inaptitude aux maniements des armes : plus ils sont persuadés d’identifier une cible, plus ils sont sur le point de se tirer une balle dans le pied.

       

    Rendez-vous sur leur blog à tous - blogs sans visage, sans nom digne de ce nom et sans culture ! Leurs tags les plus populaires sont les suivants : Arabes, Musulmans, Islam, Islamistes, antisémistisme…

    Un anti-sémitisme qui n’est, dans les faits, qu’un anti-sionisme exacerbé, sera l’objet de toute leur attention  ; un anti-sionisme diabolisé par le cynisme de ceux qui, en secret, rêvent de faire de l’anti-sionisme un délit ; ceux-là mêmes qui n’ont qu’un souci : défendre mordicus la politique d’un Etat qui n'a, aujourd'hui, plus rien à envier à l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid ; plus qu'un Etat,  une alliance qui nous salit un peu plus chaque jour... Israël ; un Etat pourtant étranger à la France et à l’Europe par ses moeurs politiques, et notamment, dans l’utilisation de sa force armée : à  ce sujet, on se doit de rappeler la politique de cet Etat à l’égard du Peuple palestinien : assassinats, meurtres, bombardements civils, colonisation, occupation, humiliation ; faisant peser sur quiconque tente de s’opposer à cette politique, une menace de mort certaine. 

    Et quand on sait que l’antisionisme n’est, le plus souvent, que la manifestation d’une désapprobation de la politique de cet Etat et non, la contestation de son droit à l’existence, la lutte contre l’anti-sémitisme (tout comme la lutte contre le racisme) ne peut être qu'un point de départ et certainement pas une fin en soi. Dans le cas contraire, ce sera un échec. Et si l’anti-sémitisme ne peut être qu’un point de départ, ce point de départ ne peut avoir qu’un seul point d’arrivée, ici en France, pour peu que l’on se reconnaisse une obligation de résultats et pas simplement une obligation de mise en accusation : le rapprochement des communautés autant que l’on puisse géographiquement, ethniquement et socialement les définir et la dissolution de toutes les officines israéliennes qui, sous couvert d'associations et de conseils dits "représentatifs", influencent notre classe politique et nos médias déjà sous la dépendance du monde des affaires.

      

                Rappelons à toutes fins utiles ce qui suit : banaliser l’antisémitisme c'est discréditer la lutte contre l'antisémitisme ; discréditer cette lutte c'est commettre une erreur irréparable et une faute impardonnable. Aussi, nous devons tous veiller à ce que l’accusation d’antisémitisme (et de racisme) ne devienne,  pareilles aux incantations patriotiques et nationalistes, le refuge des imbéciles, des crapules et des salauds.

      

    ***  

     

      

                Qu’il soit ici permis d’affirmer que tous ces blogueurs et blogueuses, petits soldats d’une cause aujourd'hui sans honneur et sans gloire... le sionisme, et ce depuis 1967, ne sont finalement qu’un gigantesque lapsus ; celui d'une identité juive qui les étouffe chaque jour davantage ; et quand on sait que cette appartenance n’est le fait que du hasard, celui de la naissance, cela en dit long sur leur capacité à tous à pouvoir choisir pour eux-mêmes qui ils souhaitent être en dehors de ce que le sort a pu décider pour eux.   

    On les imaginera sans peine derrière leurs écrans d’ordinateurs, éructant, gémissant, rageant ; faut dire qu’ils n’ont rien choisi ; ils ne font que subir cette appartenance qui les ronge, et qui, finalement, les noie un peu plus chaque jour. D’où, très certainement, cette obsession avec tout ce qui de près ou de loin touche à la question et à l’identité juives - tout ce qui leur a été imposé -, pour ne rien dire de leur obsession de l’antisémitisme comme s’ils n’avaient qu’un souhait : qu’on les haïsse mais… jamais assez !  

    Véritables trahisons républicaines que cette exacerbation identitaire et ce besoin d'appartenance qui mène à l'aveuglement et à l'indifférence face à la souffrance de l'autre (1); exacerbation qui exonère un être humain de faire ses propres choix ; et c'est alors que toute leur vie à tous, leur est servie sur un plateau... plateau religieux ou communautaire ; aveuglement sur lequel pourtant, il est bon de le rappeler, ont reposé et reposent encore aujourd'hui, tous les régimes totalitaires, pour ne rien dire de ce désir de combler ce vide ontologique et existentiel qui les taraude tous, jour après jour ! Car, sans remède ils sont ! face à cette appartenance dévorante du même avec le même et cette dévotion incestueuse et cannibale !

    Pas moyen de s’oublier quelques heures par jour ! Pas moyen de se ficher la paix ! On ne fait l'expérience que de ce besoin d'appartenance : soi-même matin, midi et soir, pour seule réalité, pour seul horizon, et encore et toujours soi-même, juif et seul ! 

    Pris au piège d’une névrose aussi maladive qu’obscène dans laquelle ils s’enlisent un peu plus chaque jour… ils rapetissent, leur vue baisse et pour finir, la saturation, le trop-plein, l'indigestion viennent les submerger avant de les engloutir ; et tout à fait vidés maintenant, et vides comme une coquille vide, c'est alors qu'un sentiment d'impuissance s'installe, et puis la rage aussi face à cette impuissance haïssable car, quand on a tout perdu, ou bien, quand on n’a rien acquis pour soi-même toute sa vie durant, notre origine, seule identité alors disponible n’est-elle pas tout ce qui nous reste... contre toutes les autres identités... et plus encore lorsqu’elles sont tout autres, et par conséquent, porteuses de tous les dangers ; celui-ci en particulier : qu'ils en viennent tous à réaliser, la mort dans l’âme, qu'ils ne sont rien, ou bien si peu, en comparaison ? 

               Face à ce désastre humain, et avant de les abandonner tous autant qu'ils sont à leur triste sort, on ne saurait que trop leur signifier ce qui suit : souffrez que l’on puisse encore célébrer le flair, le talent, l’intelligence (et parfois même... le génie) et le courage d’un Dieudonné, d’un Alain Soral, d'un Gilad Atzmon, d'un Jean Bricmont, d'un Etienne Chouard, d'un Asselineau et de tant d’autres, garants d’une liberté d’expression qui maintient en vie la démocratie envers et contre tout... et en premier lieu, contre une sclérose à la fois humaniste et intellectuelle ! Et que tous cessent de se vautrer dans une appartenance ethnique qui signe la mort de la culture ; car la culture c'est l'autre... toujours ! et plus encore lorsqu'il est tout autre. 

     

               

    1 - Le communautarisme, c'est le niveau zéro de la pensée ; à quelques exceptions près, exceptions qui confirment la règle donc, parmi les penseurs les plus talentueux, tous ceux qui s'y sont baignés s'y sont intellectuellement et moralement noyés. Alors, on peut facilement imaginer ce qu'il en est du quidam internaute qui s'y vautre : parlez-lui de culture (parlez-lui de l'autre), il sortira très vite son révolver : insultes, procès d'intention, chantage.


                         

                                                L'hystérie des procès de l'antisémitisme

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    Pour prolonger, cliquez : Qui fait vivre la liberté d'expression... pour en avoir besoin ?

     

     

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  • Faits et documents : Edwy Plenel à poil et à vapeur !

     

     

                  A l’heure où Edwy Plenel et Médiapart partent en croisade contre Réconciliation nationale le nouveau parti d'Alain Soral et de Dieudonné, rejoignant ainsi tous les médias dominants, contre l’avis de près de la moitié des abonnés de ce journal ; abonnés qui préfèrent sans doute comprendre plutôt que de juger et qui refusent un lynchage qui sera, de toute évidence, contre-productif… tout comme l’acharnement contre Sarkozy qui conduira à sa victoire en 2007… ou bien Karl Zéro contre Le Pen qui mènera ce dernier au deuxième tour de la Présidentielle de 2002...

    Et si l’ouvrage de Pierre Péan et Philippe Cohen, La Face cachée du Monde avait déjà pas mal déblayé le terrain...

    Faits et Documents, d’Emmanuel Ratier, nous propose ICI un résumé de la « personnalité Plenel » à travers le parcours d’une carrière déjà bien remplie de trotskiste, de journaliste et de patron de presse.

     

                     Mais alors, pourquoi Médiapart choisit de se ranger sans nuance ni ménagement aux côtés des médias dominants – atlantistes, pro-israéliens, islamophobes et mondialistes -, contre Dieudonné et Soral et d’autres : Asselineau, Farida Belghoul, Etienne Chouard, Pierre Carles, Michel Collon, Sapir ; et tant d'autres encore, tous appartenant à la "dissidence"…

    La réponse au pourquoi de ce ralliement de Plenel, on la trouvera chez Plenel, le trotskyste, le journaliste et le patron de presse : dans sa carrière, dans son carnet d’adresses et chez ses proches.

    De plus, si le rince-doigts ne fait pas les mains propres, chirurgie esthétique ou pas, on ne se refait pas, jamais !

     

               ***

     

    Place aux faits et documents donc...

     

                Même en laissant de côté tous les contacts noués au cours des premières années de son engagement trotskyste, force est de reconnaître que le carnet d’adresses de Plenel est impressionnant : BHL, Fabius, Sarkozy, Minc, François Hollande, Jean-Marie Colombani, Alain Bauer, Pierre Joxe, associations communautaires juives, Cohn-Bendit, Dominique de Ville pin, des syndicalistes policiers, Ségolène Royal, d’innombrables patrons-flics (respectivement et successivement... RG, DST, DGSE, DCRI) et Franc-maçonnerie.

     

    La cohérence de ce carnet d'adresses ? Celle d’une carrière déjà bien mouvementée.

     

                   Au cours de ce résumé, la revue "Faits et documents"  qui se base uniquement sur… des faits et des documents, justement !… nous livre les informations suivantes :

     

                    « « « « « …………. devenu le jeune protégé d’Alain Krivine et Daniel Bensaïd, « son mentor » Plenel grimpe rapidement les échelons de l’organisation trotskiste.

    En 1975, Edwy Plenel fait la connaissance d’une jeune cadre de la Ligue, Nicole Lapierre, « un véritable coach qui l’aidera bientôt à gravir une à une toutes les marches du podium » (La Face cachée du Monde).

    Nicole Lapierre se raconte ainsi : « J’ai été Nicole Lipszejn jusqu’à douze ou treize ans, dans une famille de la bourgeoisie juive, aisée, plutôt assimilée, où l’on ne se disait pas juif mais israélite ».

    Chercheuse, elle a pour centre d’intérêts : « la mémoire de la Shoah » et des études yiddish.


                    ... chaud devant ! - ndlr.

     

    Nicolas Domenach, qui passa les vacances de l’été 1980 avec les Plenel, a raconté l’influence de Nicole Lapierre sur son compagnon : « On avait un fonctionnement en miroir. Moi j’étais avec Michèle Fitoussi, lui avec Nicole Lapierre, deux goys avec des femmes juives d’expérience. On portait la Shoah sur notre dos. Il disait qu’il était juif par sa femme. Il était fasciné par ses récits sur sa famille juive polonaise. Et elle le maternait tout en lui permettant […] de mûrir enfin. » (La Face cachée du Monde).

     

    Daniel Bensaïd de la LCR, lui, fera le constat suivant : « J’ai vraiment sous-estimé à quel point l’engagement d’Edwy Plenel se situait en dehors des références du monde ouvrier. » (La Face cachée du Monde)

     

               Le 1er mai, 1980, Edwy Plenel entre au journal Le Monde. En septembre 1982, il est affecté au service des informations générales, plus spécialement chargé des affaires de police et des services secrets.

    Jean-Paul Cruse, ex-délégué CGT de Libération, dressera un portrait au vitriol de Plenel dans L’Idiot International (25 septembre 1991) : « Fossoyeur du métier de journaliste […] qui a corrompu, dans l’esprit du pouvoir éclairé, le concept même d’une investigation indépendante, en produisant régulièrement dans les colonnes de ce qui fut autrefois un journal, les confidences choisies du ministre de la police. »

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    La troïka Minc-Plenel-Colombani

     

     

                En 1994, le quotidien du soir vit un bouleversement interne : Alain Minc préside le conseil de surveillance ; Jean-Marie Colombani est élu directeur de la publication du journal. Juste après l’élection de Colombani, qu’il a largement aidé, favorisé et soutenu, Edwy Plenel devient rédacteur en chef du Monde (mars 1994), puis directeur adjoint de la direction (octobre 1994) avant d'accéder au grade suprême : directeur de la rédaction, le 1er février 1996

    Plenel y fera entrer toutes les chapelles de l’extrême gauche…

     

            … du moins… ce qu’il en reste par ceux qui ne s’en réclament plus que du bout des lèvres, le plus grand nombre d’entre eux ayant fini « journalistes-animateurs de télé » ou « passeurs de plats » de et pour leurs petits copains – ndlr

     

    Marianne (10 février 2003) écrira : « Pour avoir droit aux colonnes du Monde, quand on publie un livre politique, il est une recette infaillible : avoir été, être ou aspirer à devenir trotskiste. »

     

                A l’automne 2002, un bruit court dans Paris : Pierre Péan et Philippe Cohen (également passé par la LCR et Le Monde) sont sur le point de sortir un brûlot La Face cachée du Monde qui met gravement en cause le « quotidien de référence » et la troïka Minc-Plenel-Colombani.

    Sophie Coignard dans Vendetta française se rappelle : « Dans le clan dominant, les trois premiers rôles sont tenus par Alain Minc, Jean-Marie Colombani et Edwy Plenel. Un trio qui sait se faire respecter et n’aime pas la critique […] Dès qu’ils apprennent l’existence de ce projet, les membres du trio prennent peur. Comment discréditer Péan ? Réponse : il a écrit un livre sur Bethléem, il a des sympathies pro-palestiniennes, donc il est antisémite.»

    Marc Tessier, alors président de France Télévisions, donne des consignes pour empêcher Péan et Cohen d’êtres reçus par les chaînes publiques (Stratégie, 21 février 2003) et France 2 organise, le 6 mars 2003, un numéro spécial de Campus, où Edwy Plenel, Jean-Marie Colombani et Alain Minc font blocs : « Alain Minc est devenu un ami, et je suis fier d’être son ami », explique alors Plenel.

                 Véritable best-seller, plus de 200 000 exemplaires seront vendus. Dans l’enquête, très documentée, Edwy Plenel  y est mis en cause pour ses méthodes :

     «  Cet homme sème l’inquiétude et la peur. S’il déteste quelqu’un, l’existence de la personne qu’il a prise pour cible risque fort de devenir un enfer. Plenel n’hésite pas à humilier publiquement, à monter des coups dans le dos de ses ennemis qu’il peut même, le cas échéant, agresser ouvertement […] c’est sa conception du journalisme, entre justice procédurale et tribunal populaire, entre filature policière et dénonciation publique, que Plenel, une fois parvenu à la tête de la rédaction du Monde, a imposé... Il y a au Monde, toutes les caractéristiques de fonctionnement d’une institution totalitaire. » - La Face cachée du Monde.

    Un protocole d’accord sera signé en juin 2004 dans le cadre d’une médiation judiciaire : Fayard renonce à toute nouvelle édition et publication de l’enquête, et Le Monde renonce aux actions pour diffamation

     

                 Edwy Plenel entame alors sa traversée du désert. En octobre 2006, par décret du président de la République, ce non-diplômé est nommé professeur associé à l’université de Montpellier. La nomination s’est faite par l’entremise de Dominique de Villepin.

     

               Cette nomination prête à sourire quand on pense à la récente campagne menée par Laurent Mauduit et Médiapart à propos des faux diplômes du patron du PS Jean-Christophe Cambadélis - ndlr

     

    En 2007,  Plenel servira de plume à la candidate socialiste Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle.

     

                   Le 16 mars 2008, Edwy Plenel lance Mediapart avec trois anciens – très très anciens, rassurez-vous ! – ndlr -, militants d’extrême gauche du Monde : Laurent Mauduit, François Bonnet et Gérard Desportes.

    Dans la composition de ceux qui mettront la main à la poche, on retrouvera le même pot pourri d'un carnet d’adresses bien rempli : de la gauche, de la droite, de la politique, des affaires… » » » » » » »

      

                 Maintenant à la tête de son propre journal, le fondateur de Mediapart dont le succès 6 ans après son lancement est total si l'on raisonne en nombre d'abonnés (100 000), n’aime pas plus la concurrence pour autant ; bien au contraire : on dit qu'il se montre intraitable avec les journalistes qui sortent de vrais scandales politico-financiers ; Denis Robert en a fait les frais à propos de l’affaire Clearstream, cinq ans avant que la justice ne lui donne finalement raison.

    Il est vrai que Clearstream, c’est quand même autre chose que  l’affaire Cahuzac : le voleur de scooter !

    Edwy Plenel décrit le travail de Denis Robert en ces termes : « Cette enquête Canada Dry, qui avait l’allure d’une investigation mais en aucun cas sa consistance, appliquait à la finance mondiale une variante des théories du complot ».

    Faut dire que son ami Dominique de Villepin était impliqué ; la cour d'appel de Paris confirmera néanmoins la relaxe de l'ancien premier ministre qui était poursuivi pour "complicité de dénonciation calomnieuse".

    Fidèle en amitié, Plenel !

    Ca peut être une qualité. En toutes circonstances ? Faut voir.

    Comme quoi...  Plenel sait lui aussi protéger ses "amis de trente ans" ; Dominique  de Villepin étant un exemple parmi d'autres car, dans les faits, il n'y a pas plus de « journalisme indépendant »... que de « journalisme de connivence » ou « sous influence » : il n'y a qu'un "journalisme d'affinités" et un "journalisme d'antagonismes".

    En ce qui concerne Médiapart : acharnement contre Sarkozy  - acharnement qui n'explique rien et ne nous aide pas à penser quoi que ce soit -, et complaisance à l'égard de Dominique de Villepin.

     

     

    ***

     

                   Forts de ses 100 000 abonnés, Aujourd'hui Edwy Plenel coule des jours paisibles sur l'ïle de Médiapart, paradis journalistique  - si toutefois il en est un plus paradisiaque encore !

    Grand bien lui fasse.

     

                 La carrière d'Edwy Plenel nous révèle un homme sans enjeux qui ne s'est jamais remis en cause, qui n'a jamais rien posé sur la table, et sûrement pas son existence et moins encore un quelconque confort matériel et moral.

    Plastronnant sans danger et sans risque, pompeux, tel "un BHL"... mais de gauche celui-là  - on peut au moins reconnaître ça à Plenel ! -,  pour toutes ces raisons, "le beau et bon rôle" lui convient admirablement à présent, et il ne s'en prive pas, toujours à courir les agences de casting...

     

                Et c'est alors que l'on se souviendra de la phrase de Nietzsche à propos des gens de bien... bien sous tous rapports.

     

              

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    Pour prolonger, cliquez : Médiapart : témoignage d'un abonné

     

     

     

     

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  • Serge ULESKI et Médiapart : la vérité, toute la vérité , rien que la vérité

     

     

                   

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                   Il serait bon que la vérité soit une bonne fois pour toute établie à propos d'un sujet qui semble pré-occuper quelques internautes ici et là : mon départ de Médiapart en tant qu'abonné-blogueur en 2013 après 5 ans d'abonnement.

    Que l'on sache que je n'ai jamais été " viré" de Médiapart mais bien plutôt "interdit de participation" au Club des abonnés et aux commentaires ; pour cette raison, c'est moi, et moi seul, qui ai résilié mon abonnement.  Ce qui implique que je peux à tout moment, si je le souhaite, me réabonner et participer à nouveau car, chez Médiapart, comme partout ailleurs, les facultés olfactives du "service abonnement" se limitent le plus souvent à la solvabilité du dit "abonné" ; solvabilité à vue de nez puisque... comme chacun sait, un abonné n'a pas d'odeur.

                 Je précise au passage ceci : j'ai été interdit de participation pour avoir à plusieurs reprises critiqué avec véhémence l'incompétence de la rédaction eu égard à l'actualité internationale : Europe, Russie, Moyen-Orient et USA.

                 Alors oui, j’ai regretté l’absence de journalistes compétents sur Médiapart pour traiter la question des institutions européennes et de la géopolitique au Moyen-Orient !

    De plus, j'ai aussi critiqué une gestion du Club (la partie réservée aux blogs des abonnés, dont la lecture est en accès libre ) arbitraire ; une mauvaise gestion due à une absence totale de culture d'un Internet participatif. Rien de surprenant à cela : à la création de Médiapart, la rédaction était composée de journalistes issus de la presse papier (Libé, le Monde) ; ce qui n'était pas fait pour nous rassurer non plus, soit dit en passant. Le ver était-il donc dans le fruit dès le lancement de ce pure-playeur ?

    Autre précision : je n'ai jamais été censuré sur Médiapart : tous mes billets sur Soral, Dieudonné et d'autres ( Faurisson) n'ont fait l'objet d'aucune interdiction. Aujourd'hui encore ils peuvent être lus dans le Club de Médiapart, sans restriction aucune puisque ce Club est en accès libre : c'est ICI.

    Une précision tout de même : si la censure est rare sur Médiapart, en revanche, la dés-indexation des contenus qui vont à l'encontre des opinions du grand timonier moustachu gourou - Edwy Plenel, pour ne pas le nommer -,  est monnaie courante : ce qui est le cas en ce qui concerne les contributions de votre serviteur. 

                  Si je me suis refusé jusqu'à présent à me ré-abonner, c'est pour la raison suivante : Internet et les sites de ré-information pourvoient amplement à mes besoins ; quant à ma participation au Club des abonnés... comme la direction de ce journal n'offre de visibilité qu'aux billets de blogs qui se font l'écho de la ligne éditoriale de l'équipe Plenel, là encore, je n'y vois donc aucun intérêt.

                 

    Pour prolonger, cliquez : Mediapart en 11 leçons...

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  • Mediapart et le déférencement sur Google des contributions de ses abonnés

     

                    Là encore, c’est imparable : plus le maître des lieux aboie au nom des grands principes, plus le maître se dit déterminé face à ce qu’il considère être une exigence, plus il aboie fort donc, et plus dans les faits, il recule. Et d’ailleurs, n’ayez aucune illusion : s’il aboie aussi fort c’est aussi et surtout parce qu'il sait qu'il est sur le point de battre en retraite.

     

    | Par utopart

     

    Une affaire fait grand bruit (sur médiapart, parmi les abonnés - ndlr), à raison me semble-t-il.

    Certains abonnés qui tiennent à voir leurs blog et billets être accessibles de l'extérieur de Médiapart par moteurs de recherche ou réseaux sociaux interposés ont vu ces derniers jours cette possibilité, qui leur était accordée depuis le premier jour de leur abonnement, être supprimée, la recherche sur leur pseudo chez Google par exemple, ne donnant aucun résultat en relation avec Médiapart, le site ayant choisi de les "déréférencer" ce qui les rend invisibles et rend inaccessibles tous les billets qu'ils publient sur leur blog.

    Outre le fait que la rédaction a dans un premier temps prétexté des problèmes techniques, elle n'a pas eu une attitude très glorieuse.

    Sous les questions pressantes des abonnés concernés et d'autres qui cherchent à comprendre, Géraldine Delacroix a fini par avouer:

    ***

     

                 Acculé par ses abonnés, Médiapart vient enfin de reconnaître par la voix d'une dénommée Géraldine Delacroix ( un mi-temps salariée de Médiapart, en charge du Club des abonnés) que ce journal a pris la décision de déréférencer tous les contenus - billets de blogs et commentaires - qui appartiennent à ce qu'on pourrait appeler "la mouvance dissidente", tout en maintenant sournoisement ces mêmes contributions sur son site, dans la partie CLUB tel un recours à une censure tout aussi sournoise. La raison de ce déréférencement est la suivante : ces blogs et ces contributions ne respecteraient pas la charte de Médiapart.

     

    Or, quand on sait avec quelle facilité Médiapart a toujours su censurer les billets de blogs qui ne lui convenaient pas - jusqu'à la résiliation des abonnements -, on ne peut, encore une fois, que déplorer la tartufferie de la politique éditoriale de ce journal (se reporter à La Fontaine et à Molière à ce sujet), car dans les faits, un seul constat s'impose : tout doit être sacrifié, et en particulier et surtout la liberté d'expression, sur l'hôtel de la conquête de nouveaux abonnés.

     

    Surtout, pas de vagues !  

     

     

              Aussi, force est de conclure ce que l'on soupçonnait déjà depuis quelque temps : Médiapart n'est plus aujourd'hui qu'un site de commerçants âpres au gain.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Médiapart a cinq ans : un abonné témoigne

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  • Serge ULESKI interdit de publication sur Médiapart

     

                Sans notification ni explication... sachez que je ne peux plus publier ni commenter sur le site de Médiapart depuis vendredi 14 juin 2013 à 17h alors que mon abonnement, dûment acquitté, court jusqu'en Septembre 2013.

    C'est dans l'ordre des choses sans doute... 

    Après ce bâillonnement précédé d'un lynchage en bonne et due forme de près de 352 commentaires sur le billet d'un abonné qui me prend pour cible (c'est ICI), Médiapart est enfin à sa place, là où l'on lynche, censure, bannit et finalement... on exclut.

    A propos de ce lynchage par billets et commentaires interposés, j'ai pu leur répondre à tous ceci : 

                   "Je suis ici sur Médiapart et ailleurs, celui qui ouvre la plus grande des fenêtres et la plus grande des portes à des points de vue et à des intervenants dont vous n'auriez sans doute jamais entendu parler si je ne vous les avais pas présentés, et ce dans tous les domaines : cinéma, peinture, littérature, politique, société, musique....

    Les narcisses sont ceux qui se sont donnés rendez-vous ici sur ce billet sans consistance qui me prend pour cible ; tous tentent d'exister un peu, puis renoncent après un tour de piste, réalisant sous doute, très vite, que pour retenir l'attention des lecteurs, il faut de la poigne intellectuelle, de la fermeté d'âme et du métier aussi... il faut avoir répété longtemps, longtemps ; l'intelligence c'est aussi et surtout un sport : discipline, rigueur et sacrifice. C'est aussi une quête que seuls les hommes honnêtes et indépendants, des hommes capables de penser contre eux-mêmes et en dehors d'eux-mêmes peuvent se permettre de mener.

    Les autres doivent se contenter de n'être que ce qu’ils sont qui n'est que la somme de tout ce qu'ils n'ont jamais choisi d'être, se contentant le plus souvent d'une naissance dont la genèse et l'effort ne leur appartiennent même pas... aussi, ethnies, classes, nationalités... tous subissent et c'est la haine que vous leur inspirerez si jamais vous n'en êtes pas... avec eux soumis à vous-même, esclave d'une identité qui éclaire un manque de volonté et de courage... de tout temps."

     

                    Encore une fois, Internet le confirme chaque jour :  c'est pas demain la veille que notre monde cessera de nous ressembler... nous en général... et de leur ressembler, eux en particulier... car... plus ils sont le monde tel qu'il est, plus ils donnent de la voix, et jamais ils ne sont les victimes d’aucune censure tellement ils sont, encore une fois, le monde tel qu’il est ; et leur anonymat à tous (utilsation d'un pseudo) n'aura rien changé ; il ne leur aura rien apporté, ni courage, ni tolérance, ni intelligence ; bien au contraire : lâcheté, indigence morale et intellectuelle, flagornerie et insultes triomphent ici comme partout ailleurs. 

    Il est vrai que le mal a besoin de la nuit et le bien de la lumière du jour car le bien a besoin de se faire re-connaître - dans le cas contraire, à quoi bon ! -, tandis que le mal... lui, préfère frapper en toute impunité. D'où l'utilisation par tous de pseudos.

                 Suite à cette décision de m'interdire de publication, reste à espérer qu'à l'avenir  les dirigeants de Médiapart cesseront de "péter" plus haut que leur éthique, que leur morale...  et la vérité au sujet de l'engagement de ce journal  s'en portera alors beaucoup mieux.

    Quant à ceux qui seraient tentés de penser ceci : "ULESKI l'a bien cherché après tout !"...

    Qu'ils sachent que dans toute l'histoire des auteurs censurés, tous ont dû affronter des censeurs qui pensaient tous avoir de bonnes raisons de les bâillonner.

     

           J'en profite pour saluer les quelques abonnés qui m'ont toujours ouvertement soutenus.

     

               Pour prolonger.... voici quelques liens  : comment fonctionnent Médiapart vis à vis de ses abonnés (journalistes inclus), ainsi que les abonnés proches de la rédaction vis à vis des autres abonnés beaucoup moins proches : 

     

    - Médiapart a cinq ans, un abonné témoigne 

    - Faut-il sauver l'abonné soldat groupie de Médiapart ? 

    - Deux ou trois choses que je sais de nous sur Médiapart - 

    - Deux ou trois choses que je sais de nous sur Médiapart - 1

    - Billets de blog ignorés par le Club - demande de création d'une Edition 

    - Pot d'accueil avec discrimination à l'entrée - Bienvenue chez Médiapart

     

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  • Donati, Médiapart, la Syrie et nous

     

                A propos de la Syrie.... Médiapart nous aura vraiment tout fait !

    Voilà qu'une salariée de Médiapart, membre de la rédaction, Caroline Donati pour ne pas la nommer, nous propose, après nombre d'articles tout aussi indigents sur la Syrie, un entretien avec un ancien ambassadeur d’Israël à Washington : c'est ICI

    Or, cet entretien n'est ni plus ni moins qu'un "Bonjour M'sieur l'ambassadeur ! Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?"

    Même le" Jerusalem Post" n'aurait pas fait pire. Et Haaretz aurait fait mieux, beaucoup mieux : nul doute, ce journal aurait saisi cette opportunité pour tenter quelques questions à la fois judicieuses et dérangeantes quant à l'avenir de cette région et la politique qui y est menée par l'axe accidentalo-israélo-sunnite (USA, Turquie, Israël, Qatar et Arabie Saoudite).

    Car enfin...

    - Qui peut bien souhaiter une Syrie démocratique, forte, libre et indépendante (mais musulmane quand même !) dans cette région ?

                        Personne excepté le Peuple syrien pour peu qu'il existe et qu'il en soit capable.

     

    - La Syrie d'Assad dérangeait quels intérêts ?

                       USA, Israël et les monarchies sunnites alliées des USA...

     

    - Une Syrie détruite et à genoux rend service à qui ?

                        Aux mêmes.

                 En effet, on ne négocie pas avec un pays qui n'existe plus, ou bien un pays plongé dans le chaos, sans représentants dignes de ce nom.

    Alors, le plateau du Golan.... château d'eau de la région (1)... c'est dans la poche de qui ?

    Devinez !

     

    ***

               Avec Donati, ce n'est donc plus du journalisme à neuf euros par mois qui nous est proposé, mais moins, beaucoup moins encore : avec Donati, c'est le journaliste qui paie pour être lu.

    Aussi, merci à Médiapart de nous rembourser notre abonnement si vous souhaitez qu'on lise les articles de Donati parce que là... franchement...

     

     

     

    ___________________

     

    1 - Ce n'est qu'une piste parmi d'autres... une Syrie dans le chaos rendra bon nombre de services à cette région. La Syrie tout comme l'Irak, la Libye, l'Afghanistan ( et d'autres encore... demain l'Iran ?) ne servent plus à rien si ces pays ne servent pas les intérêts de la coalition occidentalo-israélo-sunnite ; d'où le fait que l'Irak soit encore et toujours dans le chaos car seul importe que le pétrole coule à flot et qu'il soit acheminé en toute sécurité ; le pays en tant que tel n'a plus aucune espèce d'importance ; on le retire de la scène mondiale et du théâtre d'opérations stratégiques qui ne le concerne plus, une fois qu'il a joué et rempli le rôle qu'on lui avait assigné ; rôle qui a cessé d'être nécessaire aujourd'hui.

                               

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Démontage Syrien avec Clap 36

     

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  • Médiapart a 5 ans : questionnaire et réponses...

     

     

                  Pour fêter cet anniversaire, Mediapart a remis un questionnaire aux abonnés de la première heure... 

     

                  Voici quelques réponses. 

                                                             _________________

     

     

    Si vous étiez un autre abonné  et une autre abonnée ?

     

    jpylg2.jpgJean_Paul_Yves_le_Goff

     

    J’aime son entêtement et son acharnement : rien ne le détournera de son « Histoire du Christianisme ». Je crois que l’on construit sa vie et qu’on la change, en travaillant chaque jour à son destin. Malheur à celui qui n’est destiné  - ou qui ne s’est destiné -, à rien ! Et je crois que sur Médiapart, ils sont un sacré paquet ; on les reconnaîtra au conformisme de ce qu’ils croient être leur « dissidence ».

    JPYLG a encore beaucoup de travail à accomplir s'il veut se faire détester de ceux dont il est important de se faire haïr. Le Christianisme n'y suffira pas. Pour le moment, on rangera JPYLG dans la case des "rabat-joie"... ce qui peut le rendre sympathique à la longue.

    Aussi, qu’il fasse attention !

    J'aurais aimé un JPYLG plus incisif, en contact avec le réel et son actualité, ici sur Médiapart et ailleurs. Avec une prise de risque de chaque instant. Il n'y a que dans cette prise de risque que l'on y trouve son compte face à ce que JPYLG appelle les esprits formatés et que je nommerais : les esprits formatés "bienpensance"...  les esprits les plus conformistes et les plus bornés qui soient.

     JPYLG aura été le premier à identifier tous ces esprits finalement craintifs ; la peur de l'isolement et de la stigmatisation. Alors que cet isolement tout relatif et cette stigmatisation contreproductive doivent être accueillis comme une bénédiction car ils apportent avec eux, à leur insu...  respect et notoriété.

     

     

    Le journal de Personne... une telle énergie, une telle détermination... Chez elle, qui est belle, tout est talent et intelligence !

     

    Si vous étiez un article ?

     

    Tous mes billets. Et c’est fait.

     

    Si vous étiez un billet ? 

     

    Le Serpent de Lucas Martin. Billet dans lequel l'auteur de ce billet se réjouit de la disparition d'un Stéphane Hessel antisémite chez lequel il n'y aurait rien à sauver.

    C'est une bonne chose que l'auteur de ce "Serpent" n'ait pas été censuré...

    Médiapart semble enfin comprendre ce qu'est la liberté d'expression contrairement à ses abonnés et une partie du personnel de la rédaction qui n'ont toujours pas compris ce à quoi on s'engage quand on prétend défendre cette liberté :  laisser dire et écrire ce qu'on n’aurait jamais souhaité écrire ou lire - même dans ses pires cauchemars...

    Et puis, le "coming out" de cet auteur spécialiste des ophidiens vaut bien le silence assourdissant autour du décès de Chavez de ceux qui, abonnés et salariés de Médiapart confondus, n'ont habituellement pas assez de mots pour déplorer tout ce qui mérite de l'être...

    C'est sûr, leur silence à tous n'a pas cessé depuis une semaine... de nous hurler : "Chavez est mort, bon débarras !"

     

    Si vous étiez un troll ?

     

    N’importe quel abonné de Médiapart pour peu que je décide de le considérer comme tel.

    Le troll, c’est l’autre… toujours !

     

    Si vous étiez un commentaire ?

     

    Mon (mes) propre commentaire… celui-ci en particulier…

    « Penser demande un vrai effort car, penser va à l'encontre de notre nature. Penser c'est pénible, épuisant. C'est une violence faite à soi-même et aux autres. On évite, on résiste autant qu'on peut, des quatre fers, tellement ça ne nous ressemble pas, et c'est sans doute la raison pour laquelle, penser c'est penser à rebrousse poil, toujours ! Et personne ne vous remerciera pour l'avoir fait car alors, vous serez leur mauvaise conscience à tous car penser c'est penser contre tous ceux qui ont renoncé à cet effort à leur insu, contre tous ceux qui ont jeté l'éponge...et ça en fait du monde ! Un sacré paquet : tous ceux qui pensent avoir de bonnes raisons d’ignorer qu’ils ont renoncé à penser ! »

     

    Si vous vouliez faire un reportage, où iriez-vous ?

    Chez Médiapart incognito pour voir comment l’info ne se fait pas au moment où les consignes sont données - comité de rédaction : ça doit être un grand moment côté journal et côté CLUB. J'en connais qui ne doivent pas dormir la nuit.

     

    Si vous vouliez réaliser une interview, qui iriez-vous rencontrer ?

    Tous ceux que j’ai voulu rencontrer je les ai rencontrés… ou bien ils sont morts et suis arrivé trop tard.

    Aujourd’hui tout  le monde avance masqué : trop de risques, trop d'enjeux aussi bien du côté de celui qui pose les questions et que du côté de celui qui est censé y répondre avec franchise. Une interview de qui que ce soit sur quoi que ce soit n’a plus aucune espèce d’intérêt. On le découvre tous les jours sur Médiapart qui ne fait plus que du publi-reportage (on interviewe les copains ou bien ceux qu'on ne peut pas ne pas interviewer tout simplement parce que tout le monde les interviewe - les auteurs de livres notamment !) et ailleurs (j'en connais même sur le web qui ont leur carte de journaliste et qui ont arrêté les interviews pour cette raison).

    Plus personne ne sait poser des questions.... et pour cause... des questions auxquelles plus personne ne souhaiterait répondre.

    Les autres, ceux qui sont sans masque… n’ont pas besoin d’être interviewés… depuis Internet… ils prennent en charge leur propre communication.

     

    Si vous changiez quelque chose à Mediapart ? 

    Tout.

    Selon le principe suivant : un journal au service de toutes les intelligences non pas un journal au service d’un journalisme d’opinion… mais bien plutôt un outil de diffusion qui, à partir d’une actualité donnée, un fait de société, une préoccupation d’ordre politique ou économique, une question qui toucherait à l’éthique, se proposerait alors de nous présenter toutes les analyses disponibles émanant d'acteurs avisés et informés, y  compris celle du journal en question pour peu que sa rédaction l'ait jugé approprié.

    Pour le dire autrement… il serait question d’une presse qui nous présentera tout ce qui se pense sur un sujet en particulier et pas simplement ce que la rédaction du journal souhaite donner à penser à ses lecteurs.

    Car à bien y réfléchir, les journaux d’opinions, indépendants financièrement ou pas, sont libres de tout sauf de l’opinion de ceux qui les dirigent, lesquels sont à l’origine de tous les choix éditoriaux qui sont faits. Or, des choix éditoriaux n’ont jamais fait avancer l’information quelle qu’elle soit sur quelque sujet que ce soit car, si un journal d’opinion peut être libre, il ne l’est sûrement pas de sa propre propagande – choix par avance biaisé donc parce qu’en faveur d'une information aux couleurs du drapeau de la rédaction du journal.

    L’avenir n’est pas à « une information libre » qui n’est qu’un slogan et moins que ça encore si elle est « d’opinion » (1)… non, l’avenir est bien à toute l’information disponible sur un sujet donné ; une information qui, à un instant T,  reprendrait toutes les analyses produites. Et cet avenir-là, qu’on le veuille ou non, souhaitable ou pas, c'est Internet et son temps réel qui l’a déjà sculptée et rendue quasiment inévitable.

    Car... tout compte fait, et en comptant bien, il vaut mieux penser aussi avec l’intelligence des autres qu’avec la sienne seule car le plus souvent, c’est notre intelligence qui nous empêche de penser... si par penser, on entend se méfier comme de la peste de ce qu’on pense... qui va rarement plus loin que ce que l'on est, ce qui fait, au total, pas grand monde, reconnaissons-le ! 

    Mais alors… que vive non pas une information libre mais une information qui rassemble, fédère, réunit autour d’elle toutes les intelligences au service d’un même élan : donner à la représentation du réel toute sa place !

     

    ***

     

                Médiapart a fait à peine la moitié du chemin qui aurait dû être le sien en terme de journalisme : la contre-information ou l'information dissidente (appelez-la comme vous voulez !).... Médiapart ne s'y est jamais mis tout simplement parce que ses fondateurs n'en ont pas la culture ; quoi qu'ils puissent penser et dire, on ne sort pas indemnes d'une vie consacré à un journalisme de grands-médias même au journal Le Monde que personne ne lisait déjà plus, du moins ceux qui, plus tard, auraient pu être intéressés par une autre information.

    Internet a tout remis en cause. Même s'il a permis "Médiapart" : mise de fonds minimale. La fausse dissidence payante (Arrêt sur Images) est condamnée à l'heure où la vraie dissidence est gratuite partout ailleurs... une dissidence conduite par des experts dans leur domaine, des universitaires en rupture de ban, des documentaristes auto-produits, des acteurs  issus de la société civile en contact avec le réel, des artistes, nouveaux intellectuels bannis des médias de masse...

    Dure dure la concurrence !

    En dehors de Plenel qui porte Médiapart à bout de bras, aucune individualité n'a émergé de Médiapart en 5  ans. Sur la toile, on ne parle pas de Médiapart.

    Reste comme axe de développement : prendre des abonnés au Monde et au Nouvelobs et à Libé. Mais là, c'est à un tout autre journal auquel il faudra penser (mais on y vient... lentement mais sûrement !) avec un contenu multiplié par dix ; "journalisme" à une tout autre échelle.

     

               Pour prolonger cliquez :  http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/080313/pour-un-journal-au-service-de-toutes-les-intelligences

     

    Mediapart, un réseau ?

     

    Non. Mais un très bon référencement sur Google, Club inclus. Ce qui arrange mes affaires et ma visibilité sur le Net.

     

    Vos habitudes sur Mediapart ?

     

    Seul ce qui est visible peut être lu. Je ne peux  donc lire que ce qui m’est donné à voir. Mais si le plus important est ailleurs.  J’ai pu mille fois m’en rendre compte, ailleurs dans le Club, caché, invisible et souvent… plein de talent ou d’expertise.

    D’où l’idée d’une Edition qui aurait pour sujet : Billets de blog ignorés par la Une du Club de Médiapart... création d'une Edition pour tous... Edition qui m’est refusée car Médiapart sait que l’important n’est pas ce qui nous est donné à lire mais ce qui nous est caché du Club

    Cela dit…pour moi Médiapart est un passage parmi d’autres…  avec Nouvelobs, RFI atelier des médias, Agoravox,  Egalité et Réconciliation et des dizaines d’autres webzines…

                                                 

    ____________________

     

             Un hommage au CLUB (Forum en accès libre de Médiapart) pour ses 5 ans

     

     

                           

    Michel Chion - Sanctus

    Lien permanent Catégories : Médiapart, Medias, désinformation et ré-information 0 commentaire
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