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Medias, désinformation et ré-information

  • Gérard Miller à la direction de « Le Média » : déception et soupçon....

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                     Ce billet pour communiquer un grand étonnement :  voilà que "Le Média", web-TV qui se veut participative, lancée en octobre 2017 par des proches de Mélenchon et du mouvement « Les Insoumis », à l'occasion de son premier "direct" un mois après son lancement, pour faire le « point d'étape », décide d'afficher Gérard Miller en maître de cérémonie.

    Grande est notre surprise donc. Or, la question suivante s’impose sans délai : d'où vient ce Gérard Miller resté pourtant très discret durant la première phase de lancement de « Le Média » ? Et puis aussi : Comment s'est-il fait connaître auprès du grand public ces 20 dernières années ? Et la réponse ne tardera pas à venir : Miller vient de la télé ; il a fait partie de "la bande à Ruquier" - composée de Claude Sarraute, Christine Bravo, Isabelle Mergault, Philippe Geluck, Pierre Bénichou, Isabelle Alonso et Isabelle Motrot - que des révolutionnaires sur TF 1, France 2, France Inter et Europe 1 ! - dans les années 90 et 2000, au sein d'une équipe "showbizz", adepte d'un "politiquement correct" lâche et veule, à l’humour infantile et sans danger pour personne, entre gourdes et trouducs.

    Plus tard, on le trouvera chez Drucker puis sur RTL.

    Miller a donc eu, ces dernières années, la fâcheuse habitude de se trouver partout là où il ne faut pas.

                    Oui, Miller vient donc tout droit de chez Ruquier ! Un Ruquier qui s’est avéré être au fil des ans et sur toutes les chaînes de radios et télés, ce grand benêt des médias de masse qui pratique un humour fatigué et lourd comme une souche.

                    Depuis, et récemment, pour en revenir à l’actualité de 2016 par exemple, personne n’a vu Miller place de la République auprès des "Nuit debout" ! Personne ne l’a trouvé auprès de Mélenchon en 2017 ni chez le NPA non plus ! Dans les faits, Miller est resté absent de la dernière campagne présidentielle.

    Aussi, avec la venue de cet histrion de télé, on peut légitimement flairer le danger suivant : la récupération et le détournement ; un peu comme dans les années 80 avec la "Marche pour l'égalité" conduite majoritairement par des Français issus de l'immigration et de notre histoire coloniale ; mouvement qui finira sous la bannière "SOS racisme" une fois tous les acteurs de cette marche évincés ; un « SOS » piloté par un Julien Dray et d'autres, tous membres du PS. Chacun sait ce qu'il en est advenu de l'égalité.

     

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                       Certes, sous la tutelle de Miller, on se rendra compte très vite comment l'équipe de 'Le Média" est capable de dialoguer avec tous ceux qui n'ont pas attendu la création de ce nouveau média, à savoir : tous les acteurs de la ré-information et de la contre-information qui sont présents sur Internet depuis dix ans  car aucun d’entre eux n’a attendu pour s'organiser et donner de la voix ; et parfois, à des centaines de milliers d’exemplaires ; de plus, une grande partie de ces activistes du Net sont issus, là encore, des quartiers populaires et de l’immigration post-coloniale ; d'où notre méfiance extrême, voire notre déception dans le souvenir ce qu’il est advenu de « La marche pour l’égalité ».  Décidément, on ne peut s’empêcher de penser  qu' avec la création de ce nouveau média, il s'agissait aussi et sûrement de proposer des têtes nouvelles. N’est-ce pas ? Alors que… force est de constater ceci : Miller, ça fait vraiment "réchauffé" ; de plus, si l'histoire nous est d'un enseignement quelconque, sa présence pourrait fort bien ressembler à une tentative de contrôle et d’encadrement d’un danger que le « système » a très vite identifié : que la gauche, la vraie, choisisse la rupture définitive avec tous les médias dominants et une classe politique sans vision, sinon une seule : la carrière et la défense des intérêts de ceux qui sont susceptibles de l'y faire entrer et prospérer.

    Que les acteurs de ce nouveau média aient dû accepter la présence de Miller à sa tête semble indiquer que rien ne peut se faire sans lui. Et ça, c’est encore une mauvaise nouvelle car, pour toutes les raisons déjà explicitées, nous sommes nombreux à penser qu’il est préférable de pouvoir se passer d'un Gérard Miller. En revanche, un Frédéric Lordon aurait été un vrai bonus : son parcours, son intégrité, ses capacités d'analyse du réel.... tout le prédestine  à jouer un rôle majeur dans un web-média novateur, dissident et radical... dans le sens de... une rigueur à toute épreuve face à la vérité, face à toutes les vérités.
     

     

                   Disons les choses : ce qui est en cause chez Miller c'est son parcours à la fois opportuniste d'un point de vue pécunier, egocentrique qui s'accompagne d' un besoin manifeste de reconnaissance auprès du plus grand nombre ; décidément, aucune des qualités requises aujourd'hui pour conduire un projet tel que "Le Média" qui se veut participatif et  qui demande un collectif tournant, toujours changeant, mobile... interchangeable.

    Aussi, la question à nouveau question : comment Miller s'est-il imposé ? A coups de milliers d'euros ?

    Toutes les conditions sont réunis pour une déception à venir chez des milliers de "socio"... ainsi nommés.
     

    Miller, c'est le soupçon d'un retour au PS des années 80 et 90 - le PS de la grande instrumentalisation pour le pire de toutes les luttes ; Miller c’est le PS qui n’est pas mort ; Miller c’est le PS qui bouge encore ; Miller c’est le nouveau visage d’un PS qui passe à autre chose pour mieux s’en revenir là où il est le plus à l’aise : dans la trahison. Et que Miller soit d’extrême gauche n’est pas fait pour nous rassurer puisque tous les trotskistes ont fini soit au PS, soit dans les médias - animateur, pseudo-journaliste, directeur de l’information - ou bien Commissaire européen.

    En ce qui concerne Miller, la télé, la radio, l'animation… il a donné. Son parcourt se poursuit donc comme celui de tant d’autres avant lui depuis trente ans. Miller ne fera pas exception. D'où notre extrême réserve face à « Le Média ».

     
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  • Mourir pour Charlie Hebdo

     

                     Le 5 Janvier 2016, un hommage a été rendu aux victimes de la rédaction de Charlie Hebdo ; victimes de ce qui peut être considéré comme un assassinat politique. Une plaque commémorative a ainsi été inaugurée à Paris sur les lieux de l'attentat.

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    Billet de blog publié en Janvier 2016

     

     

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                    Philippe Val, patron de Charlie Hebdo avant sa nomination à France Inter sous Sarkozy en 2009.

     

     

    Attentat dans les locaux du journal Charlie Hebdo

     

    Wolinski et Cabu, deux membres historiques de ce journal sont décédés.

     

                  Longtemps on pourra se demander ce que ces deux caricaturistes, figures majeures de la presse satirique, faisaient encore à Charlie Hebdo qui, depuis dix ans, a fait de l'insulte, de l'humiliation de l'Islam et de son prophète à coups de pleines pages plus dégradantes les unes que les autres, son fonds de commerce au nom d'une liberté d'expression sans but ni raison, sans queue ni tête, une liberté à fonds perdus qui n’explique rien et n’entrevoie rien ; une liberté sans conscience ni intelligence : pas d’analyse ni de mise en perspective ; une liberté d’enfants terribles qui, tragiquement, ont oublié les enjeux politiques et géo-stratégiques derrière l'instrumentalisation d'un Islamisme aveugle et cruel, à l’heure de la volte face diplomatique de la France menée par le trio Hollande-Valls-Fabius en violation de notre tradition ; une France qui se tient désormais aux côtés de l’Empire (Atlantisme, sionisme et monarchies pétrolières) sans nuances et sans complexe.

    Aussi, on peut être légitimement autorisés à se demander ce qui faisait courir Charlie Hebdo : la liberté d’expression ?

     

              Tous ceux qui pensent pouvoir tenir le monde en respect un crayon à la main à coups de caricatures souvent talentueuses devront au plus vite réaliser que le refus de prendre en compte le monde qui est le nôtre aujourd’hui, dans toute sa complexité et plus important encore, dans toute sa perversité, ce refus-là devra manifestement se payer très cher au moment où « l’humanité est sur le point de connaître en quelques décennies, le plus important changement global de toute son histoire, le choix de la stratégie du chaos étant ouvertement assumé par les puissances de l’argent. »

    Cette politique du chaos ciblera une terre en particulier, celle de l'Islam : Moyen-Orient, Proche-Orient et une partie du grand Maghreb.

    Il semblerait que Wolinski et Cabu, septuagénaires, aient décroché de cette réalité-là depuis une bonne vingtaine d’années et qu’ils en aient payé le prix le plus élevé : la mort. Philippe Val, un temps leur patron, qui a conduit le virage idéologique de Charlie Hebdo avant d'être nommé à la tête de France Inter en 2009 sous la présidence de Sarkozy (1) - virage qui rapprochera l'hebdomadaire d'une idéologie mondialiste, atlantiste et sioniste -, portera une lourde responsabilité dans l'acharnement vécu comme anti-musulman d'une rédaction contre une religion en particulier.

    Le dessinateur Siné, licencié par Val, aura été le premier à vivre avec violence cette volte-face éditoriale qui ne pouvait que conduire l'hebdomadaire et ses salariés droit dans le mur. 

     

                 Mais alors, fallait-il, et faut-il mourir pour Charlie Hebdo ?

    Bêtes et méchants - tels  ils se revendiquaient -, il semblerait que Wolinski et Cabu aient fini par trouver plus méchants qu'eux, et sans doute aussi, plus bêtes. Et la question suivante s'impose : pourquoi ces deux-là sont-ils restés si longtemps, non pas "méchants" mais "bêtes" ?

    Intégrisme religieux contre intégrisme anti-religieux (2), la liberté de représenter le prophète de la deuxième religion de France, Mahomet nu couché sur le ventre les fesses à l’air, tout en accompagnant cette représentation du commentaire  suivant : « Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ? »… fallait-il mourir pour cette liberté-là ?

    Il est vraiment temps que l’on nous remémore dans quelles circonstances le combat pour la liberté d’expression a gagné ses titres et ses lettres de noblesse qui sont les siens aujourd’hui.

     

               Rappelons que la critique de la religion, le Catholicisme en particulier, ici en France, a toujours reposé sur la dénonciation d’une chape de plomb sur les consciences et la lutte contre une organisation de l’existence liberticide et intransigeante, parfois cruelle, tentaculaire, de l’Ancien régime à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, et bien après encore… jusque dans le dernier village français, jusqu’à la dernière chasuble et soutane et le dernier viol d’une conscience qui aspire à une liberté seule capable de hisser l’être humain au sommet de tous les possibles.

    Tout au long de cette lutte, les représailles de l'institution religieuse n'épargneront personne.

    La critique du sionisme, bras armé du Judaïsme, trouve elle sa justification dans le fait que cette idéologie a pris en otage les Juifs de France (3), les médias et occupe tous les lieux de pouvoir et de la représentation politique jusqu’au plus haut niveau de l’Etat français ; cette critique sans complaisance, critique jusqu’à la dernière kippa, trouve sa légitimité dans la lutte contre une idéologie qui divise notre pays, ternit son image sur la scène mondiale et paralyse son pouvoir d’initiative au service de l’instauration d’un autre rapport au monde entre les Etats, les Continents, les Nations, les Cultures et les Civilisations.

    Là encore, dans cette lutte contre cette idéologie d'une intolérance inouïe - soumettez-vous ou disparaissez ! -, les représailles n'épargnent personne. Dieudonné, entre autres, en paiera le prix fort : le bannissement ; car c'est en 2003 qu'un pays s'est laissé dicter que la liberté d'expression s'arrêtait à Dieudonné. Depuis, l'étau ne s'est pas desserré.

     

                 En revanche, s’en prendre à l’Islam, semaine après semaine, une religion, la religion la plus pauvre de France, une religion sans pouvoir, sans moyens, sans représentation autre que dégradante à dessein - notez que les plus lettrés, articulés et avisés de cette communauté sont le plus souvent ignorés ou exclus par les médias dominants -, dont les fidèles ont pour lieux de prière des locaux sordides et dont une grande partie partage une condition sociale déterminée par l’occupation d’emplois ingrats et pénibles… tout ça avait-il vraiment quelque chose d’héroïque ?

    Quant aux groupes qui, de par le monde, commettent des actes inqualifiables au nom d’une certaine conception de l’Islam, s’en repaître à longueur de colonnes, des mois durant, et là encore, sans travail d’information digne de ce nom, - qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Qui les finance ? Quels intérêts servent-ils ? -, relevait d’une conception quelque peu immature et irresponsable de ce que sont la presse, l’information, le lecteur et ce à quoi Charlie Hebdo pouvait bien penser contribuer : à une meilleure compréhension de tous les mécanismes de désinformation et de manipulation destinés à nous renvoyer l’image d’un monde décidément illisible et ainsi nous inciter à nous en désengager ?

    De ça, on peut en douter.

     

    ***

     

               "Ne vous arrêtez jamais à la mort car elle n'éclaire à la fois rien et tout !"

     

                Cet attentat très ciblé - véritable assassinat politique - arrive au pire moment pour la communauté musulmane prise en tenaille, d'aucuns diront "pris en otage", entre les livres de Zemmour et de Houellebecq, les interventions d'un Finkielkraut ou d'une Elisabeth Lévy,  et des médias impliqués dans une course à l’audience qui les condamne inévitablement à commettre les pires outrages contre l’intelligence et la justice dans la stigmatisation d'une communauté et d'une géographie (les quartiers, les banlieues...) qui n’avaient vraiment pas besoin d’une telle attention.

     

                De plus, avec un Président au fond du trou, un Crif toujours sur le pied de guerre, une presse subventionnée courageuse mais pas téméraire, souvent de parti pris, et des médias de masse qui feront, nul doute, entre deux pauses publicitaires, des choux gras de cette tragédie… le moment est vraiment venu de se taire et de les observer tous autant qu’ils sont : ils nous en apprendront tellement sur eux-mêmes et sur le monde qu’ils nous préparent pour demain. Il sera toujours temps alors de revenir et d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

    On pense déjà au pire.

     

     

                Charlie Hebdo par Denis Robert

     

     

    1 - Qui, dans les années 70 et 80 aurait pu prédire que le rédacteur en chef de Charlie Hebdo serait nommé par la droite, et qui plus est, par un Sarkozy... à la direction de France Inter ? Avec Val, Charlie Hebdo a tranquillement descendu la même pente que le PS. Profits records... distribution de dividendes de plusieurs centaines de milliers d'Euros pour Val et Cabu, les deux principaux actionnaires.

     

    2 - On peut douter qu’il y ait jamais eu ce qu’on peut appeler « une pensée » chez un Wolinski ou chez un Cabu ; moins encore chez un Choron professeur auto-proclamé...

    Et l'on se souviendra que cette "petite bande de joyeux lurons" avait quand même beaucoup de mal avec ceux qui ne pensaient pas comme eux. On les disait plutôt sectaires... pour ne rien dire de leur caricature récurrente du Français moyen - et toute la classe ouvrière avec lui -, systématiquement assimilé à un beauf raciste, alcoolique, et antisémite, accompagnée d'une représentation le plus souvent machiste et dégradante des femmes.

     

    3 - Le questionnement à propos du danger que représente l'élite juive sioniste pour le Juif du quotidien (en France ou en Israël) n'est pas nouveau. Le dernier questionnement concerne le génocide nazi. Une étude qui répond au titre de "Quels juifs furent exterminés ?" est disponible ICI ; une étude qui interroge l'histoire du génocide des Juifs à travers le prisme de "la lutte des classes" au sein de cette communauté : à partir de 1933, qui a décidé, au sein de la communauté juive, de "qui pourra quitter l'Europe - pour la Grande Bretagne, la Palestine ou les USA -, et qui ne le pourra pas" ; "Qui vivra et qui mourra".

     

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  • Quand Charlie Hebdo persiste et signe : c'était en 2016

     

     Billet publié en Janvier 2016

     

     

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                                       Dessin de Riss, salarié de Charlie Hebdo, qui essentialise l'Arabe et/ou le Musulman, voué dès sa naissance au viol et au meurtre.

                      Le journal d'extrême droite "Minute", en particulier celui des années 70, n'aurait pas fait pire.

    Il y a bien quelque chose de pourri chez Charlie.

     

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    Riss ou le courage des lâches

     

                    A propos de Aylan, âgé de 5 ans, cet enfant de réfugiés syriens rejeté par la mer, échoué sur une plage de Bodrum, en Turquie, le 2 septembre 2015, après un naufrage et une noyade, Charlie Hebdo, ce nid de vipères islamophobes irresponsables et racistes, en a remis une couche suite aux agressions sexuelles "en bande organisée" à Cologne le soir du Nouvel an ; agressions attribuées à des migrants et des réfugiés accueillis récemment par l'Allemagne.

     

                   Aussi, qu'il soit permis de rappeler ceci à propos du dessin de Riss :

     

                  Jamais Charlie Hebdo ne se serait permis un tel propos, si cet enfant de 5 ans n'avait pas été arabe et musulman car, à ce sujet, tout est permis : dénigrements, instrumentalisation, diffamation, insultes et mépris.

                     D'où la nécessité de dénoncer sans relâche une complaisance inouïe à l'endroit de cet hebdo.

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    Riss ou la bêtise dans le mépris

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  • Bataclan : 2 ans déjà - pour quoi je meurs ?

                      Billet de blog rédigé en novembre 2015

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                         Attentats Paris, Barcelone, Londres, Bruxelles :

                                         « Pour quoi je meurs ? »

     

                   "La réponse aux assassins doit être plus de fraternité, plus de démocratie, plus d'amour mais pas moins de débat."

         Jean-Luc Mélenchon, dimanche 15 novembre 2015 au sortir de l'Elysée.

      

     

                    Toutes ces voix brisées, sanglots dans la voix, tous ces visages, jeunes le plus souvent, les yeux rougis d’avoir trop pleuré... tous ces témoignages (1) diffusés tout au long de la soirée de Vendredi 13 novembre 2015, semblent ne poser qu’une question : « Pourquoi je meurs ? » car, tous sont morts ce soir-là, autant ceux qui n’en sont pas revenus que ceux qui en ont « réchappé » car on ne réchappe de rien, du moins jamais vraiment, quand il s’est trouvé qu’ils étaient trop nombreux autour de vous à ne pas avoir eu cette ultime chance.

     

                   Difficile néanmoins d’accepter qu’aucune réponse ne soit apportée à cette question lancinante « Pour(-)quoi je meurs ? ». Question qui n’est pas près de cesser de hanter tous ceux qu’elle a déjà commencé de vampiriser.

    Et c’est alors que l’on prend son courage à deux mains pour tenter d’expliquer deux ou trois choses :

                   Pourquoi je meurs ? demandez-vous...  eh bien, permettez-moi de vous dire que le jour où vous vous déciderez à ne plus accepter de vivre dans l’ignorance, alors, ce jour-là, vous aurez non seulement la réponse à votre question mais... d'une pierre deux coups, à votre douleur et à votre peur, vous substituerez une colère bienfaitrice car salvatrice. Mais attention ! Pas n’importe quelle colère ! Pas la colère dont l’Etat fait des choux gras ; la colère dont l’Etat se nourrit jusqu’à en devenir obèse, car cette colère-là renforce son pouvoir ; alors non ! pas cette colère, cette fameuse colère, celle qui nous est le plus souvent donnée à voir et entendre les jours des grandes catastrophes, la colère de l’ignorance bien évidemment ! Celle qui prend les effets pour les causes et ce faisant, se trompe de cible.

    Et pour ce qui est des tueries de ce vendredi 13 censé être la « Journée de la gentillesse » - eh oui ! le plus sérieusement du monde ! -, il est bien évidemment question de cette colère qui oubliera dans les jours à venir, soyons-en certains, de se tourner vers le palais de l’Elysée, l’hôtel Matignon et les façades du ministère des affaires étrangères, quai d’Orsay, ainsi que vers les ambassades des Etats-Unis et d’Israël ; deux Etats qui ont pris le contrôle de notre politique étrangère avec nos "dirigeants" - Hollande, Valls et Fabius - qui vouent "un amour éternel" à ces deux Etats (2) qui représentent un véritable danger pour la paix dans le monde depuis une bonne vingtaine d'années.

     

                   « Vous ne vous occupez pas de politique, monsieur ; je vous plains, car un jour la politique s'occupera de vous. »

                   Royer-Collard (à Sainte Beuve)

     

                   Alors oui ! Il est bel et bien question de substituer à cette colère de l'ignorance entretenue par l'Etat et ses relais médiatiques, la colère de ceux qui savent ! Aussi, travaillons tous ensemble à faire en sorte que ce soit la colère de ceux qui n’ont plus peur car, demain, ils sauront pour(-)quoi ils sont en danger de mort… que ce soit cette colère-là qui triomphe car, à l'avenir, seule cette colère nous protégera : elle fera en sorte que les événements de ce 13 novembre 2015 aient une probabilité de récurrence bien plus faible, voire nulle, car nous tous alors, exigerons de l'Etat qu'il cesse de nous mettre en danger pour son seul profit dans la gestion de carrières politiques mirobolantes auprès d'une oligarchie mondiale sans foi ni loi.

    Car enfin… doit-on une fois encore rappeler ceci ?

    La seule colère que l’Etat accepte, c’est la colère de l'ignorance qui le rend plus fort et fait de vous un être plus dépendant encore ; un citoyen désarmé réclamant à cor et à cri "protection et considération" sans soupçonner toutefois qu'il ne saurait en être question étant donné les choix qui sont faits par cet Etat qui a failli. De cette colère-là, l’Etat s’en repaît ; rien de surprenant à cela, puisque c’est ce même Etat qui en est à l’origine ; cette colère-là, l’Etat et ses relais médiatiques ont tout mis en œuvre pour qu’elle soit votre seul recours les jours de catastrophes, les jours où dans votre chair, vous êtes atteint… dans votre chair et dans votre psychisme ; et tous les psys de la terre n’y changeront rien ; et toutes les cellules de soutien psycho-machin, cellules post-traumatiques non plus !

    Cette colère, colère de l’ignorance qui se trompera fatalement d’objet, l’Etat (et les médias) l’entretient - il vous la garde au chaud pour ainsi dire ! - tout au long de l’année en vous gardant dans l’ignorance car il sait  que cette colère quasi « stratégique », vous la lui rendrez au centuple lorsque vous lui remettrez les « pleins pouvoirs » au cri de « Protégez-nous ! » ; une injonction crédule et suicidaire car, l’Etat ne protège que l’Etat. De plus, jamais un acte terroriste n’a mis en danger l’Etat ; l’Etat sort toujours plus fort d’une campagne d’attentats, et les victimes et leur famille plus faibles et plus dépendants encore.

     


                     Valls jure de "détruire" Daech ; un Valls grenouille de la politique qui n'a de cesse de chercher à se faire aussi grosse que le boeuf.

     

                    Aussi, attendons-nous dans les mois à venir à un Etat-providence croupion, Etat certes fauché mais anticipons dès maintenant un Etat mastodonte dans ses fonctions régaliennes - surveiller et punir -, tout en gardant à l'esprit qu'il n'est pas sûr, mais pas sûr du tout, que cette surveillance et ce goût pour le châtiment nous mettent à l'abri du pire.

     

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                 Nous avons incriminé l'Etat, reste alors ses relais ; le premier de ses relais : les médias et le mensonge par omission.

                 Face à ces témoignages qui nous sont proposés depuis deux jours comme autant d’aveux d’ignorance, il nous faudra encore une fois mettre en cause tous ces journalistes payés pour ne jamais expliquer pour(-)quoi 129 personnes sont mortes et 300 sont blessées ; bilan encore provisoire. Des petites mains du journaliste à 1800 euros par mois, costume bon marché, micro d’une main, parapluie de l’autre, les jours de pluie, des journaux de 20H, pour mieux nous expliquer qu’ils ne savent rien - car ce qu’ils savent, ils font bien de le garder pour eux s’ils souhaitent garder ce qui n'est plus qu'un « job » -, aux journalistes-vedettes et stars à raison de dizaines de milliers d’euros par mois… tous contribuent, jour après jour, à entretenir cette colère à venir, cette colère de l’ignorance qui protègera l’Etat et ses politiques de toute remise en cause les jours de grandes catastrophes : jours de colère justement ! Ce qui nous promet dans les années à venir des milliers de vies détruites, sidérées qui ne trouveront aucune raison de recommencer à espérer car leur colère à tous, celle entretenue par l’Etat et les médias, ne les sauvera pas.

     

     

     

     

    1 - A propos de tous ces micros-trottoirs, ceux du lendemain Samedi 14 novembre en particulier, déjà plus sereins, on notera le fait que les interviewés semblent avoir un mal fou à parler de ce qu'ils ressentent et de ce qu'ils croient avoir compris avec leurs propres mots  ; en effet, on ne peut pas ne pas remarquer l'usage d'expressions et de formules toutes faites venues tout droit des journalistes des médias dominants ainsi que de la classe politique : "Avec ces attentats, Daech tente de provoquer une guerre civile en France" ; ou bien encore : "C'est à notre mode de vie, à notre civilisation auxquels Daech s'attaque !" etc...

    A ce sujet, notons que, comme un fait exprès, dans les médias et dans la classe politique, seuls ceux qui valident la politique de l'Etat PS souscrivent à cette interprétation des attentats.

    Alors que l'on pourrait tout aussi bien dire que les attentats de Daech n'ont qu'un but : faire plier l'Etat PS à propos de sa politique étrangère : que l'Etat PS  renonce à s'aligner sur l'Otan et les USA (Arabie Saoudite et Israël accessoirement)  ; en effet, cela n'aura échappé à personne le fait que jamais l'Etat français n'a été aussi proche de l'Otan, des USA, d'Israël et de l'Arabie Saoudite, cette alliée de revers contre l'Irak, l'Iran et la Syrie.

     

    2 - Car enfin, depuis quand est-ce dans l'intérêt de la France de jouer Israël contre les Palestiniens, l'Ukraine contre la Russie, les USA contre Poutine, l'Arabie Saoudite contre l'Iran, Boko Haram contre Khadafi, Daech né de la destruction de l'Irak, financé par l'Arabie Saoudite contre Bachar al-Assad...

    Il y a bien quelque chose de  pourri au royaume de la diplomatie française ! Nul doute !

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    Pour prolonger, cliquez : Ceux par qui le scandale d'attentats meurtriers est arrivé

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  • Cérémonies du 11 novembre, avez-vous dit ?

    Première publication en novembre 2014

     

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                Doit-on rappeler que l’armistice signé le 11novembre1918 à 11h11marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale qui a fait plus de 18 millions de morts (1,7 million pour la France) dont la moitié de civils ainsi que 21 millions d'invalides (4,2 millions pour la France) et de mutilés toutes nationalités confondues ?

                 Même date mais autre année : faut-il aussi rappeler que le 11 novembre 1920, une tombe du Soldat inconnu sera installée sous l'arc de Triomphe de la place de l'Étoile à Paris, et en 1923, une flamme éternelle ?

    Il s'agit d'un soldat non identifié (reconnu français), censé représenter tous les soldats tués au cours de cette guerre. 

    Précision importante : la tombe est faite en granite de Vire, commune du Calvados (14),  là où l’on produit la célèbre andouille.

     

    ***

     

               Première Guerre mondiale...

               Huit millions et demi de Français seront appelés ; un sur cinq y laissera sa vie, sa pauvre et maigre vie, à raison de 900 par jour, et autant de mutilés - un bras, une jambe, des yeux, la vue… -, en Flandres, en Artois, dans la Somme, en Île-de-France, au Chemin des Dames, en Champagne, à Verdun et en Lorraine

    Tenez ! 27000 morts en une seule journée le 22 août 1914 «à coups de crosse, à coups de poignards, à coups de bombes et de mitraille». 

    Pour une guerre joyeuse dans ses premières semaines… on peut dire qu’en 4 ans, le spectacle tournera au cauchemar puis à la tragédie car cette boucherie et ce scandale qu’est cette guerre dont on cherche encore aujourd’hui la grandeur, feront des Français un indécrottable Peuple pacifiste au cri de « plus jamais ça ! » et des Allemands humiliés par un traité de Versailles piloté par un Clemenceau intraitable et imprévoyant, d’impatients revanchards trépignant jusqu’à l’arrivée du Guide suprême  - le Führer -, pour porter cette rage-là, cette fureur justement ! à son paroxysme à la hauteur de 60 millions de morts, dont 40 millions de civils.

             Tiens, au fait ! 18 millions de morts pour la première, 60 pour la seconde… combien pour la prochaine ?

     

               Jean Renoir dans « La grande illusion » nous "vendra" un conflit de 14-18 mené dans un esprit chevaleresque et aristocratique, alors qu’il s’est le plus souvent agi de bouchers gantés, le petit doigt sur la couture du pantalon civil et militaire, impeccables certes !  Habiles dans le maniement de leur lorgnon, c’est vrai ! mais bouchers quand même ! Et leurs épouses, marraines de guerre, n’y changeront rien ; colis sous le bras, chacune viendra ajouter une touche obscène à ce sacrifice sans scrupule et sans objet qu’est cette première guerre mondiale.

    S’il faut parfois savoir se taire avant de parler, décidément, il y a des réalisateurs qui feraient bien de retenir un « Moteur ! » avant de donner le signal de faire tourner la caméra d'un projet cinématographique qui soumettra à notre perspicacité des questions qui n’en sont pas et des réponses… pas davantage. En effet, les de Boëldieu et les von Rauffenstein, héros d’un film fâcheux d'un fils dont le père était quand même mieux inspiré, pinceau d’une main, palette de l’autre, n’étaient au mieux qu’une exception qui confirme la règle, au pire une fiction d’une naïveté insultante pour les millions de pauvres bougres qui y laissèrent leur vie. Car, dans les faits, les Rauffenstein et les de Boëldieu de ces années-là avaient la rancune sournoise ; n'en doutons pas un seul instant, ils étaient bien trop contents de précipiter sous la mitraille des gueux souvent grévistes et revêches, sans doute pour leur apprendre à obéir une fois pour toutes les fois, la dernière, où ils auront été tentés de n’en faire qu’à leur tête d’ouvriers et d’artisans décidément indomptables.

    Quelques jours avant sa mort et le début d'un grand chambardement, Jaurès ne s'est-il pas adressé à eux en ces termes :

                  « Quoi qu’il en soit, citoyens, et je dis ces choses avec une sorte de désespoir, il n’y a plus, au moment où nous sommes menacés de meurtre et, de sauvagerie, qu’une chance pour le maintien de la paix et le salut de la civilisation, c’est que le prolétariat rassemble toutes ses forces qui comptent un grand nombre de frères, Français, Anglais, Allemands, Italiens, Russes et que nous demandions à ces milliers d’hommes de s’unir pour que le battement unanime de leurs cœurs écarte l’horrible cauchemar ». Discours de jean Jaurès – le dernier -, contre la menace de la guerre totale cinq jours avant son assassinat - prononcé à Lyon-Vaise le 25 Juillet 1914.

     

              Mille assauts mortels pour rien, pour une médaille, l’avancement d’un officier, et à l’arrière, une société civile qui demande de l’action, du sang et des obus, de la chair qui virevolte. Des millions d’êtres humains dont on a disposé sans retenue, sans compter, en toute impunité ; du « prolétaire », de la « populace » que l’on prenait soin de soûler avant la charge hors des tranchées  - de la vinasse d’êtres humain -,  sans jamais devoir rendre des comptes sur la mort d’un seul d’entre eux.

    En revanche, gare à ceux qui refusaient d’y aller…  de monter à l’ennemi, de jaillir hors du parapet pour s’en prendre une, une première pour quelques uns, mais surtout : une dernière pour un grand nombre d’entre eux !

    Le « on » de «dont on a disposé sans retenue », c'est celui d'une Révolution industrielle qui accouchera d’une bourgeoisie marchande et affairiste qui a fait fortune à la tête des mouroirs industriels du XIX siècle et dont le porte-monnaie débordait de la sueur, du sang et des larmes des personnages des romans de Dickens, de Hugo, de Zola et bien plus tard d’Orwell.

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    Que tous retrouvent leur visage !

     

     

                  " Le ravin et les talus qui s’étendent sur plusieurs kilomètres ne sont plus qu’une vaste nécropole. Partout, des cadavres momifiés, squelettiques, réduits à l’état de petits tas mêlés de boue rougeâtre... parfois un pied ou bien un morceau d’étoffe émergent çà et là et indiquent un cadavre. Il y en a des quantités formidables... On voit une face à la Ramsès qui émerge d’un sac haché, recroquevillé dessous, des tibias, des fémurs, des os des mains ou des pieds serrés comme des osselets... Ce ne sont plus des cadavres mais des amas d’ordures desséchés... affreusement mutilés, la figure gonflée, noire comme une tête de nègre, la chair tuméfiée pleine d’insectes et de vers ramassés en tas..." - Henri Barbusse, le 15 octobre 1915.

     

               Oui ! Derrière le bleuet de la couleur de l’uniforme que portaient les nouveaux appelés – d’un bleu horizon -. se cachait la fleur de Lys et les bilans des entreprises esclavagistes et prospères du Comité des forges  (aujourd’hui Medef) sur le dos d'une condition ouvrière dont les accès de révolte et de colère étaient régulièrement réprimés dans le sang du sabre, de la baïonnette et de la mitraille.

    Alors, vraiment ! Octobre 1917 en mémoire, il est regrettable que cette guerre n’ait pas mené, ici en France, à une seconde Révolution française avec force guillotine et autres pelotons d’exécution ! Regrettable encore que toutes ces gueules cassées, reflet que leur tendait le miroir d’un mental traumatique, n’aient pas pu casser la gueule à d’autres visages, rasés de près ceux-là, intacts, le nez fier et arrogant, sûr de son droit, la mâchoire puissante, prête à broyer d’un coup d’un seul n’importe quelle insoumission comme on casse du prolo emmerdeur et syndiqué à la CGT qui avait alors tout juste 20 ans.

     

     

                Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée l’orage" (Jean Jaurès)

     

                Certes, pendant et après cette guerre menée aux frais des travailleurs de tous les pays, la chirurgie en général et la chirurgie faciale en particulier auront fait un grand bon en avant,  même si en 1870, et bien avant encore, avec l’Empereur  - ce Corse qui ne tenait pas en place -, porteur de guerres incessantes, cette chirurgie-là avait déjà été abondamment sollicitée !

    Notons au passage que toutes ces guerres dévastatrices du XIXe siècle trouveront leur apogée dans la première guerre mondiale, la dernière boucherie militaire qui mettra à contribution le soldat et son barda de plusieurs kilos en attendant  les grandes boucheries des bombardements massifs de civils de la seconde guerre mondiale - 75000 morts en quelques secondes à Hiroshima et à Nagasaki ! Sans doute le plus grand crime raciste de l’histoire soit dit en passant -, et des guerres suivantes : Indochine, Algérie, Vietnam, Cambodge, Timor Oriental, Bangladesh, Irak, Gaza …  

     

    ***

                           


                                                         La marseillaise - Léo Ferré

     

     

                Cérémonies du 11 novembre, avez-vous dit ?

                 Président de la République (passé et présent), Président du Sénat, Président de l’assemblée nationale, Premier ministre, un gouvernement au complet, le maire de Paris, des képis en veux-tu en voilà, des poitrines bardées de médailles - espérons qu’elles n’auront pas été volées sur la vie de pauvres bougres qui auront eu tout juste le temps de voir, le temps d'une image-éclair, et pour la dernière fois, le visage d’un être aimé -, il ne manquait personne à l'arc de Triomphe, excepté le MEDEF, porte parole du CAC 40.

                Tous réunis donc... portrait d'hommes et de femmes qui ne feraient pas le poids, même tous ensemble, devant n’importe quel conseil d’administration d’une de nos trans-nationales ! Alors sous la mitraille, vous pensez bien ! 

    Quant à contrevenir aux ordres que leur sont donnés…

    Seules les familles endeuillées des soldats récemment tombés au champ du déshonneur de la Françafrique et quelques médaillés octogénaires forceront le respect ; on aurait aimé les serrer dans nos bras… pour sûr, ils méritaient le déplacement, à défaut… un regard par la fenêtre ouverte du petit écran. Car la guerre de 14-18 dans le bruit et la fureur de l’acier et des agonisants qui hurlent, ce sont des luttes économiques qui opposent les grandes puissances du moment : Allemagne, France, Angleterre ; expansion impérialiste, conquête coloniale, conquête des marchés, les Balkans, le Moyen Orient et les premières gouttes de pétrole…

    Fiez-vous à l’odeur du sang si vous voulez trouver de l’or ! C’est imparable !

     

                   Ernst Hasse, président de la Ligue pangermaniste en 1905 : "L’égoisme sain de la race nous commande de planter nos poteaux frontières dans le territoire étranger, comme nous l’avons fait à Metz, plutôt... Ces terres coloniales de l’avenir se composent ... des vastes territoires occupés par les Polonais, les Tchèques, les Magyars, les Slovaques, les Slovènes, les Ladins, les Rhétiens, les Wallons, les Lituaniens, les Estoniens et les Finlandais. Tant que les territoires de ces petits peuples, mal faits pour créer des Etats nationaux, n’auront pas été répartis entre les grands Etats de l’Europe centrale, l’Europe ne pourra jamais avoir, n’aura jamais la paix. Cette répartition coûtera naturellement de dures guerres" (1).

     

               Et devenez quoi ! Dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, à l’heure de toutes les destructions de ces vingt dernières années au Moyen-Orient et en Afrique-noire avec pour seule motivation le contrôle des ressources énergétiques car, qui contrôle ces ressources contrôle le développement des concurrents et leur place dans le concert des Nations ainsi que leur influence, la France y jouant un rôle de supplétif avec la destruction de la Libye qui aura pour conséquence la déstabilisation du Mali et une autre intervention française qui n’a pas, il est vrai, que des inconvénients non plus - elle met l'aviation française à une heure de toutes les capitales de l’Afrique francophone subsaharienne -,

    Pas étonnant donc que notre classe, ou caste, politique et médiatique soit si à l’aise avec toutes ces commémorations et qu’elle se fasse l’écho de ce sacrifice-là, celui de 14-18, avec autant de pompe en porte-parole d’une parole de l’arrière, celle des planqués et des larbins consciencieux contre la promesse de carrières mirobolantes ; et même s’ils ne tirent plus les ficelles, n’empêche que leur assurance vie à tous est tout aussi à l’épreuve des balles que celle de leurs prédécesseurs ! Bien à l’abri qu’ils sont de cette autre guerre mondiale qu’est le mondialisme et dans laquelle les injonctions « Engagez-vous ! » et « Mobilisation générale !» ont été remplacées par « Soumettez-vous ! » ; comprenez : accepter de renoncer à vos droits, à vos salaires, à l’espoir d’une démocratie toujours en mouvement et florissante sous la protection d’un Etat-arbitre prévoyant et innovant.

               A la Marseillaise et à cet élan patriotique d’un 11 novembre 2014, à ce centenaire de la boucherie, à cette marseillaise-là, refuge en dernier ressort des crapules d’un patriotisme dont seuls les sans-grade paient chèrement le prix, on opposera le chant des partisans et un maquis : celui de la dissidence car, face au mondialisme, à cette classe politique-là et à cette caste médiatique jean-foutre d’une complaisance inouïe face à ses devoirs, qu’il soit permis ici d’affirmer en toute lucidité, que nous… héros du quotidien, sommes tous, à terme, des poilus en sursis aux gueules cassées.

     

     

     

    1 - Cela ne nous rappelle donc rien ? L’expansionnisme de l’Empire : cette alliance USA- Europe-Israël-Qatar-Arabie-saoudite

    Hasse (phonétiquement « trou du cul » en anglais) sera le défenseur d'un nationalisme völkisch, consistant notamment dans l'acquisition et le développement d'un Empire colonial allemand, dans l'expansion territoriale de la puissance allemande en Europe, et dans l'accroissement de sa puissance navale et militaire.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Les-enfants-humiliés-de-Georges-Bernanos

    ainsi que Verdun, le centenaire

     

     

     

                 "Les croix de bois"film réalisé par Raymond Bernard (réalisateur "Les Misérables" avec Harry Baur 1934) , sorti en 1932, adapté du roman Les Croix de bois de Roland Dorgelès.

     

     

     

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  • 14-18 : du chemin des Dames à Verdun

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                               Première grande boucherie du 20ème siècle après celle des guerres napoléoniennes du 19e.

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               Première Guerre mondiale...

               Huit millions et demi de Français seront appelés ; un sur cinq y laissera sa vie, sa pauvre et maigre vie, à raison de 900 par jour, et autant de mutilés - un bras, une jambe, des yeux, la vue… -, en Flandres, en Artois, dans la Somme, en Île-de-France, au Chemin des Dames, en Champagne, à Verdun et en Lorraine

    Tenez ! 27000 morts en une seule journée le 22 août 1914 «à coups de crosse, à coups de poignards, à coups de bombes et de mitraille». 

    Pour une guerre joyeuse dans ses premières semaines… on peut dire qu’en 4 ans, le spectacle tournera au cauchemar puis à la tragédie car cette boucherie et ce scandale qu’est cette guerre dont on cherche encore aujourd’hui la grandeur, feront des Français un indécrottable Peuple pacifiste au cri de « plus jamais ça ! » et des Allemands humiliés par un traité de Versailles et un Clemenceau intraitables et imprévoyants, d’impatients revanchards trépignant jusqu’à l’arrivée du Guide suprême  - le Führer -, pour porter cette rage-là, cette fureur justement ! à son paroxysme à la hauteur de 60 millions de morts, dont 40 millions de civils.

                 Tiens, au fait ! 18 millions de morts pour la première, 60 pour la seconde… combien pour la prochaine ?

     

               Jean Renoir dans « La grande illusion » nous présentera un conflit mené dans un esprit chevaleresque et aristocratique, alors qu’il s’est le plus souvent agi de bouchers gantés, le petit doigt sur la couture du pantalon civil et militaire, impeccables certes !  Habiles dans le maniement de leur lorgnon, c’est vrai ! mais bouchers quand même ! Et leurs épouses, marraines de guerre, n’y changeront rien ; chacun de leurs colis viendra ajouter une touche obscène à ce sacrifice sans scrupule et sans objet qu’est cette première guerre mondiale.

    S’il faut parfois savoir se taire avant de parler, décidément, il y a des réalisateurs qui feraient bien de retenir un « Moteur ! » avant de donner le signal de faire tourner la caméra d'un projet cinématographique qui soumettra à notre perspicacité des questions qui n’en sont pas et des réponses… pas davantage. En effet, les de Boëldieu et les von Rauffenstein, héros d’un film fâcheux d'un fils dont le père était quand même mieux inspiré, pinceau d’une main, palette de l’autre, n’étaient au mieux qu’une exception qui confirme la règle, au pire une fiction d’une naïveté insultante pour les millions de pauvres bougres qui y laissèrent leur vie. Dans les faits, les Rauffenstein et de Boëldieu de ces années-là avaient la rancune sournoise ; n'en doutons pas un seul instant, ils étaient bien trop contents de précipiter sous la mitraille des gueux souvent grévistes et revêches, sans doute pour leur apprendre à obéir une fois pour toutes les fois, la dernière, où ils auront été tentés de n’en faire qu’à leur tête d’ouvriers et d’artisans décidément indomptables.

    Quelques jours avant sa mort et le début d'un grand chambardement, Jaurès ne s'est-il pas adressé à eux en ces termes :

                  « Quoi qu’il en soit, citoyens, et je dis ces choses avec une sorte de désespoir, il n’y a plus, au moment où nous sommes menacés de meurtre et, de sauvagerie, qu’une chance pour le maintien de la paix et le salut de la civilisation, c’est que le prolétariat rassemble toutes ses forces qui comptent un grand nombre de frères, Français, Anglais, Allemands, Italiens, Russes et que nous demandions à ces milliers d’hommes de s’unir pour que le battement unanime de leurs cœurs écarte l’horrible cauchemar ». Discours de jean Jaurès – le dernier -, contre la menace de la guerre totale cinq jours avant son assassinat - prononcé à Lyon-Vaise le 25 Juillet 1914.

     

                      Mille assauts mortels pour rien, pour une médaille, l’avancement d’un officier, et à l’arrière, une société civile qui demande de l’action, du sang et des obus, de la chair qui virevolte. Des millions d’êtres humains dont on a disposé sans retenue, sans compter, en toute impunité ; du « prolétaire », de la « populace » que l’on prenait soin de soûler avant la charge hors des tranchées  - de la vinasse d’êtres humain -,  sans jamais devoir rendre des comptes sur la mort d’un seul d’entre eux.

    En revanche, gare à ceux qui refusaient d’y aller…  de monter à l’ennemi, de jaillir hors du parapet pour s’en prendre une, une première pour quelques uns, mais surtout : une dernière pour un grand nombre d’entre eux !

    Le « on » de «dont on a disposé sans retenue », ce sont les castes nobles, castes féodales et bourgeoises,  Ancien Régime  - faut croire  que la Révolution française n’avait pas pu finir son travail -,  et Révolution industrielle qui accouchera d’une bourgeoisie marchande et affairiste qui a fait fortune à la tête des mouroirs industriels du XIX siècle ; des noms à rallonge donc, des noms à particule, et puis, les autres… privés d’ancêtres illustres mais dont le porte-monnaie débordait de la sueur, du sang et des larmes des personnages des romans de Dickens, de Hugo, de Zola et bien plus tard d’Orwell.

    actualité,société,14-18,grande guerre,guerre de 14,clémenceau,armistice 11 novembre 1918,soldat inconnu,les bleuets,les poilus,fuhrer,jean renoir,la grande illusion,première guerre mondiale,jean jaurès,henri barbusse,octobre 1917,gueules cassées,cgt

     

    Que tous retrouvent leur visage !

     

     

                  " Le ravin et les talus qui s’étendent sur plusieurs kilomètres ne sont plus qu’une vaste nécropole. Partout, des cadavres momifiés, squelettiques, réduits à l’état de petits tas mêlés de boue rougeâtre... parfois un pied ou bien un morceau d’étoffe émergent çà et là et indiquent un cadavre. Il y en a des quantités formidables... On voit une face à la Ramsès qui émerge d’un sac haché, recroquevillé dessous, des tibias, des fémurs, des os des mains ou des pieds serrés comme des osselets... Ce ne sont plus des cadavres mais des amas d’ordures desséchés... affreusement mutilés, la figure gonflée, noire comme une tête de nègre, la chair tuméfiée pleine d’insectes et de vers ramassés en tas..." - Henri Barbusse, le 15 octobre 1915.

               Oui ! Derrière le bleuet de la couleur de l’uniforme que portaient les nouveaux appelés – d’un bleu horizon -. se cachait la fleur de Lys et les bilans des entreprises esclavagistes et prospères du Comité des forges  (aujourd’hui Medef) sur le dos d'une condition ouvrière dont les accès de révolte et de colère étaient régulièrement réprimés dans le sang du sabre, de la baïonnette et de la mitraille. Eh oui ! Déjà !

    Alors, vraiment ! Octobre 1917 en mémoire, il est regrettable que cette guerre n’ait pas mené, ici en France, à une seconde Révolution française avec force guillotine et autres pelotons d’exécution ! Regrettable encore que toutes ces gueules cassées, reflet que leur tendait le miroir d’un mental traumatique, n’aient pas pu casser la gueule à d’autres visages, rasés de près ceux-là, intacts, le nez fier et arrogant, sûr de son droit, la mâchoire puissante, prête à broyer d’un coup d’un seul n’importe quelle insoumission comme on casse du prolo emmerdeur et syndiqué à la CGT qui avait alors tout juste 20 ans.

     

    guerre-14.jpg

                Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée l’orage" (Jean Jaurès)

     

                Certes, pendant et après cette guerre menée aux frais des travailleurs de tous les pays, la chirurgie en général et la chirurgie faciale en particulier, auront fait un grand bon en avant,  même si en 1870, et bien avant encore, avec l’Empereur  - ce Corse qui ne tenait pas en place -, porteur de guerres incessantes, cette chirurgie-là avait déjà été abondamment sollicitée !

    Notons au passage que toutes ces guerres dévastatrices trouveront leur apogée dans la première guerre mondiale, la dernière boucherie militaire qui mettra à contribution le soldat et son barda de plusieurs kilos en attendant  les grandes boucheries des bombardements massifs de civils de la seconde guerre mondiale - 75000 morts en quelques secondes à Hiroshima et à Nagasaki, le plus grand crime raciste de l’histoire -, et des guerres suivantes : Indochine, Algérie, Vietnam, Cambodge, Timor Oriental, Bangladesh, Irak, Gaza …  

     

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                 Centenaire de la bataille de Verdun...

    Un Président, une Chancelière, des képis en veux-tu en voilà, des poitrines bardées de médailles - espérons qu’elles n’auront pas été volées sur la vie de pauvres bougres qui auront eu tout juste le temps de voir, le temps d'une image- éclair, et pour la dernière fois, le visage d’un être aimé -, il ne manquait plus que le Medef, porte parole du CAC 40.

                Tous réunis donc... soit dit en passant... belle brochette qui ne ferait pas le poids, même tous ensemble, devant n’importe quel conseil d’administration d’une de nos trans-nationales ! Alors sous la mitraille, vous pensez bien ! Quant à contrevenir aux ordres que leur auraient été donnés…

    Seules les familles endeuillées des soldats récemment tombés au champ du déshonneur de la Françafrique et quelques médaillés octogénaires forceront le respect ; on aurait aimé les serrer dans nos bras… pour sûr, ils méritaient le déplacement, à défaut… un regard par la fenêtre ouverte du petit écran.

    Car la guerre de 14-18 dans le bruit et la fureur de l’acier et des agonisants qui hurlent, ce sont des luttes économiques qui opposent les grandes puissances du moment : Allemagne, France, Angleterre ; expansion impérialiste, conquête coloniale, conquête des marchés, les Balkans, le Moyen Orient et les premières gouttes de pétrole…

    Fiez-vous à l’odeur du sang si vous voulez trouver de l’or ! C’est imparable !

     

                   Ernst Hasse, président de la Ligue pangermaniste en 1905 : "L’égoisme sain de la race nous commande de planter nos poteaux frontières dans le territoire étranger, comme nous l’avons fait à Metz, plutôt... Ces terres coloniales de l’avenir se composent ... des vastes territoires occupés par les Polonais, les Tchèques, les Magyars, les Slovaques, les Slovènes, les Ladins, les Rhétiens, les Wallons, les Lituaniens, les Estoniens et les Finlandais. Tant que les territoires de ces petits peuples, mal faits pour créer des Etats nationaux, n’auront pas été répartis entre les grands Etats de l’Europe centrale, l’Europe ne pourra jamais avoir, n’aura jamais la paix. Cette répartition coûtera naturellement de dures guerres" (1).

     

               Et devenez quoi ! Dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, à l’heure de toutes les destructions de ces vingt dernières années au Moyen-Orient et en Afrique-noire avec pour seule motivation le contrôle des ressources énergétiques car, qui contrôle ces ressources contrôle le développement des concurrents et leur place dans le concert des Nations ainsi que leur influence, la France y jouant un rôle de supplétif avec la destruction de la Libye qui aura pour conséquence la déstabilisation du Mali et une autre intervention française qui n’a pas, il est vrai, que des inconvénients non plus - elle met l'aviation française à une heure de toutes les capitales de l’Afrique francophone subsaharienne -,

    Pas étonnant donc que notre classe, ou caste, politique et médiatique soit si à l’aise avec toutes ces commémorations et qu’elle se fasse l’écho de ce sacrifice-là, celui de 14-18, avec autant de pompe en porte-parole d’une parole de l’arrière, celle des planqués et des larbins consciencieux contre la promesse de carrières mirobolantes ; et même s’ils ne tirent plus les ficelles, n’empêche que leur assurance vie à tous est tout aussi à l’épreuve des balles que celle de leurs prédécesseurs ! Bien à l’abri qu’ils sont de cette autre guerre mondiale qu’est le mondialisme et dans laquelle les injonctions « Engagez-vous ! » et « Mobilisation générale !» ont été remplacées par « Soumettez-vous ! » ; comprenez : accepter de renoncer à vos droits, à vos salaires, à l’espoir d’une démocratie toujours en mouvement et florissante et à la protection d’un Etat-arbitre prévoyant et innovant.

               A ce centenaire de la boucherie de Verdun, à cette marseillaise-là, refuge en dernier ressort des crapules d’un patriotisme dont seuls les sans-grade paient chèrement le prix, on opposera le Chant des partisans et un maquis : celui de la dissidence car, face au mondialisme, à cette classe politique-là et à cette caste médiatique jean-foutre d’une complaisance inouïe face à ses devoirs, qu’il soit permis ici d’affirmer en toute lucidité, que nous… héros du quotidien, sommes tous, à terme, des poilus en sursis aux gueules cassées.

     

     

    1 - Cela ne nous rappelle donc pas l’expansionnisme de l’Empire étasunien ?

    Hasse (phonétiquement « trou du cul » en anglais) sera le défenseur d'un nationalisme völkisch, consistant notamment dans l'acquisition et le développement d'un Empire colonial allemand, dans l'expansion territoriale de la puissance allemande en Europe, et dans l'accroissement de sa puissance navale et militaire.

     

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  • Karim Benzema ou la dénonciation du racisme mise à la portée des opportunistes, des imbéciles et des voyous

             Billet de blog publié en 2016

     

     

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             Une affaire de "tentative d'extorsion de fonds" aux dépens de Mathieu Valbuena -basée sur l'existence présumée d'une sextape d'images d'ébats avec sa compagne - a valu à Karim Benzema une mise en examen, comme quatre autres co-accusés dont un ami d'enfance. De fait, l'attaquant vedette "n'est plus sélectionnable"en équipe de France, a prévenu la Fédération française de football, à six mois de l'Euro 2016 en France.

     

    ***

     

    5 mois plus tard...

     

                 Bien que dans l'équipe de France de Football le Maghreb et l'Afrique noire ont toujours été représentés, voire... sur-représentés, ce que des individus comme Finkielkraut et d'autres ont pu lui reprocher à l'occasion du Mondial de 1998 - "Pas assez blanche cette équipe !"...  et alors que la critique suivante : "La sur-représentation de l'Afrique en équipe de France caractérise une société seulement capable de proposer à ses minorités visibles le sport comme unique voie d'expression et d'excellence" eut été bien plus constructive...

    Karim Benzema a déclaré mercredi dernier, dans une interview à un média espagnol que s'il n'a pas été pas sélectionné dans l'équipe de France "c'est parce que Didier Deschamps a cédé à la pression d'une partie raciste de la France".

    Dont acte.

     

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                       Benzema est à l'image de ce qu'est devenu le football à un point tel qu'aucune étude au sujet de ce sport ne pourra se passer d'analyser la personnalité, le caractère et les agissements d’individus tels que ce joueur  : Benzema est un archétype ; porteur d'aucune valeur, qu'elle soit sportive ou autre, il n'a certainement pas sa place dans une équipe nationale ; et c'est une bonne chose  que Deschamps l'ait compris très tôt car enfin, le cynisme dans les affaires a ses limites. Or, dans les Coupes du monde et d'Europe il est aussi question de business.

     

                   Pour nombre d'entre nous, ça fait un bail que la conclusion suivante s'impose : il n'y a plus rien à sauver dans le sport professionnel en général et dans le football en particulier : ni les joueurs, ni les supporters, ni le ballon car, tout y est pourri dans ce sport, tout y est gâté, comme un fruit tombé de l'arbre : déchéance éthique et morale.

    Aussi, que le joueur international de nationalité française et d'origine algérienne qu'est Karim Benzema qui se dit algérien et non français, puisse penser que sa non-sélection dans l'équipe de France... "C'est du racisme !", ne nous y trompons pas : il s'agit tout simplement d'un Benzema qui n'assume rien à propos de sa mise en examen pour tentative de chantage crapuleux. Quant à y voir autre chose, en ce qui concerne la déclaration de ce joueur, comme par exemple"... une sorte de piège identitaire des racismes réciproques" (le journal Le monde), là, c'est vraiment mettre à la portée des opportunistes, des imbéciles et des voyous la dénonciation du racisme et celle de l'antisémitisme avec,, à ce sujet, le réalisateur-acteur Yvan Attal : et bonjour la confusion et la mauvaise foi alors !

    Il est vrai que sous le règne d'un argent roi, pris dans la nasse du code pénal, au fond de son entonnoir, Benzema se dé-bat (et se venge) comme il peut car comme beaucoup d'autres avant lui, Benzema a très vite appris puis compris ceci : "Je suis millionnaire ; par conséquent, tout m'est permis comme à tous les autres !"...

    Arrogance, recherche d'impunité et d'immunité... seulement, le malheur veut que Benzema n'a pas l'autorité "morale" d'un Thuram car, à la lumière de sa mise en examen pour "tentative d'extorsion de fonds", Benzema, c'est aussi et c'est surtout "The wrong guy at the wrong place at the wrong time" sur un sujet tel que le racisme que ce joueur aurait, semble-t-il, découvert la semaine dernière car durant toutes ces années, contrairement à Lilian Thuram qui a eu des choses à dire à ce propos, Benzema s'est montré plutôt laconique.

                    Qu'à cela ne tienne ! Rappelons ceci : sur un sujet comme la dénonciation du racisme, il faut vraiment être capable d'afficher une rectitude et une éthique professionnelles et relationnelles au-dessus de tout soupçon tout en sachant choisir son heure - celle d'un racisme avéré -, car, avec le racisme, avant l'heure ce n'est pas l'heure, et après, ça ne l'est déjà plus. Et c'est alors que le discrédit vient ternir cette lutte qui n'en a vraiment pas besoin.

     

     
    Thuram sur Benzema  par FranceInfo

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  • Là où il y a de la gêne, pas d’information !

    Billet de blog publié en mai 2016

     

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                   Qui nous parlera de cette génération de femmes-journalistes-politiques pour lesquelles… le lit et l’oreiller auront été le nouvel horizon indépassable d’un métier porteur d’un concept novateur : la journaliste-fonceuse et racoleuse impénitente, en jupe courte et bas résille…

    Avec pour conséquence depuis quarante ans, le fait que l’on ne compte plus les hommes politiques qui ont (et ont eu) pour maîtresse(s) des journalistes ainsi capables d'une complaisance indécente (autre conséquence) à l'égard de l'objet même de leur étude et de leur vigilance, à savoir… la classe politique - combien de biographies politiques écrites en collaboration très étroite avec les intéressés ?

    Et ce... bien que les femmes chefs de file de cette génération se soient bien gardées de préciser à leurs nouvelles recrues, qu’une fois la quarantaine passée - stress, pression, planning et horaires infernaux… les femmes journalistes vieillissant plus vite que les autres (le corps se rebelle parfois bien avant les consciences) -, les journaux qui les emploient auront tôt fait de leur proposer comme dernier horizon, après une carrière courte mais mouvementée : le service « société et faits-divers » de leur rédaction.

    En effet... les plus mignonnes et les plus sexy au service (de la) politique ! Les autres…

     

                   Aussi, faut-il vraiment s’étonner que toute une génération d’hommes politiques se soit crue autorisée à se servir au passage, les pères transmettant ce droit à leurs fils… même si aujourd’hui, il semblerait que les filles et femmes journalistes aient commencé de se rebeller contre leurs mères (maquerelles ?) ; elles n’accepteraient plus aussi facilement que leur métier ait pour principal lieu d’exercice : les chambres d’hôtel (luxueuses ou pas).

    Qui s’en plaindra ?

    politique,actualité,justice,journalistes,médias,journauxSûrement pas celles qui, la mort dans l’âme, ont dû se plier à cet impératif catégorique aussi complaisant que détestable, imposé le plus souvent par des femmes à d’autres femmes ; sans oublier celles qui, menacées d’être jetées en pâture, ont quitté le métier de journaliste avant même que son étreinte-étau ne les emporte dans sa tanière de fauve jamais rassasié, pour mieux les broyer avant de les dépecer à l’abri des regards indiscrets mais… pas de la rumeur, ni des promotions scandaleuses parce que... injustifiées (ne reposant ni sur le talent ni sur le travail fourni) ou bien, des reconversions juteuses, loin de toute éthique ; et parfois même, d’unions aux conflits d’intérêts tout aussi évidents mais réfutés bec et ongles par les intéressés - faut croire que la déontologie a ceci en commun avec la morale : elle ne s’applique qu’aux autres.

    Quant aux femmes journalistes qui, au fil de l’actualité de l’affaire DSK et de ses débats sans nombre, s’étonnent encore des révélations de harcèlement, de droit de cuissage et autres abus d’autorité dans leur profession et chez le politique : au mieux, a-t-on affaire à des femmes très chanceuses… jusqu’à l’amnésie, au pire… à des femmes complices et bourreaux de leurs congénères : « Comment ça, non ?! Pourtant, je connais nombre de vos consœurs qui disent toujours oui ! Parfois… avant même qu’on ait eu le temps de leur proposer quoi que ce soit !» - s'étonne alors le harceleur.

     

    ***

     

                   Assurément, l’affaire DSK d'hier, celles de Baupin et de Sapin d'aujourd'hui, auront ouvert une porte jusqu’à présent verrouillée à double-tour : la condition des femmes dans le journalisme et la politique ; condition qui en rejoint bien d’autres dans d’autres métiers – et pas des moindres (architecture, santé, culture...)

    Mais alors… que toutes témoignent !

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  • Emmanuel Todd face au camelot de l'Europe : Dany le daltonien

               Sur le service public, « L'Emission politique » de la rentrée : France 2 avec Léa Salamé  hôtesse d'accueil. Etaient présents sur le plateau face et contre Emmanuel Todd venu présenter ou tenter de présenter,  son dernier ouvrage "Où en sommes-nous - une esquisse de l'histoire humaine" les suivants :

    Frédéric Mitterrand neveu du président du même nom : un temps producteur-animateur de télé, ministre de la culture sous Sarkozy, auteur...  il s'est longtemps vanté de "se faire bouffer le cul" par des petits garçons thaïlandais contre monnaie sonnante et trébuchante dans son ouvrage autobiographique  "Mauvaise vie". Si après la publication de cet ouvrage France Inter se fera un plaisir de l'accueillir sur son antenne, l'auteur la mettra en veilleuse tout en assumant néanmoins son passé, son présent - et son avenir aussi ? - en ses termes  :"La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner."

    No comment.

    Si... un : on fait ses saloperies loin de chez soi d'autant plus qu'il faut croire qu'il n'y a pas de tribunaux en Thaïlande.

     

    Etait aussi présent ce soir-là sur France 2, Daniel Cohn-Bendit, le camelot de l'Europe qu'on surnommera aujourd'hui non pas "Dany le rouge" mais bien plutôt "Dany le daltonien" ; éternel redoublant de première année de FAC depuis quarante ans et plus, occupé principalement à queuter les nouvelles arrivantes, étudiantes toutes pimpantes, novices et autres ingénues de l'écologie et du baratin politique... lui aussi, à une époque, s'est vanté, sans gêne : son vice, son truc, comment dire... sa lubie à lui...consistait à inviter des petites filles de 6  ans à le déshabiller, et d'en éprouver un plaisir indéfinissable ; sa confession sans vergogne chez Pivot, aujourd'hui encore, on laisse plus d'un et plus d'une sur le cul ; rien de surprenant à cela, puisqu'il en était question.
     
    Frédéric Mitterrand et Cohn-Bendit donc, tous deux unis pour défendre la construction européenne de ces trente dernières années face à Emmanuel Todd... tout se tient ; nul doute ; une Europe dégueulasse a pour porte-parole deux individus au même attribut.

    Après ce duo sans gêne ni honte : Léa Salamé, une gourde hôtesse d'accueil qui confond show-business et le journalisme ; la Anne Sinclair des années 2000, passeuse de plats, avenante et carriériste pour le temps qu'il lui sera donné d'intéresser encore un ou deux producteurs, les années passant réduisant ses capacités à continuer de plaire ; une Salamé larbin-esclave de l'audimat comme tant d'autres car,  à la première manifestation d'une baisse de l'audience, c'est la porte ; tet ous le savent ; d'où leur propension à redoubler d'efforts jusqu'à l'excès parfois et souvent, pour attirer le chaland et le garder à l'antenne : politique, show-business, journalisme et People... arrive alors la question fatidique adressée à un ex-premier ministre : "Est-ce que sucer c'est tromper ?".

     

                    Pour soutenir le trio Salamé, Cohn-Bendit, Frédéric Mitterrand, la clique du service politique de France Télévisions a été mobilisée, assise sur des tabourets de bar, attendant son heure, tous ligués contre Todd car ces trois-là (ils étaient trois - autre trio !), piliers des médias, savent qu'il n'y a pas d'avenir professionnel pour quiconque remet en cause la construction européenne ; trio en service commandé, toujours ! Spécialiste des procès d'intention à l'endroit de tous ceux qui seraient tentés de contester la doxa non pas tant européenne que mondialiste ; condition pour continuer de toucher leur chèque en fin de mois ; notre chèque à nous contribuables.

    Et puis parce que le show-business n'est jamais vraiment bien loin, et qu'il a toujours raison et qu'en France tout se termine en chanson, d'aucuns iront jusqu'à regretter l'absence d'un Florent Pagny et de ses idées sur la fiscalité portugaise, et les joies de la libre circulation des hommes et des capitaux dans cette Europe tellement enviable et serviable.

                 Que Cohn-Bendit, le camelot de la construction européenne qui a fini chez Macron, puisse encore chercher à contredire Emmanuel Todd en dit long sur l'irresponsabilité et la complaisance inouïes - un sentiment d'impunité d'une rare inconscience - de cet individu quand on connaît son bilan politique et social face à tout un électorat de millions de gogos, élection après élection, année après année. 

    Mais que cet individu soit à ce point sur la défensive face à Todd, explique l'insécurité dans laquelle ce désoeuvré "accro-aux-médias" irrémissible se trouve car, on a beau faire des pieds et des mains, hausser la voix... rien n'y fait : même avec le soutien de toute la classe politique de gouvernement et des médias franco-allemands, difficile de cacher que l'on est maintenant tout nu, sans argument, sans projet, sans capacité d'analyse critique aucune : vide et vidée comme une coquille vide.

     

                 Finalement, parce que... pourquoi faire les choses à moitié... - à grotesque, grotesque et demi ! - il ne manquait plus comme invité qu'un Jacques Delors ( l'escroc honnête d'une Europe de l'abondance  et de la fraternité !) et l'actuel président de la Commission, L.C. Juncker (l'homme qui a organisé l'exonération fiscale d'une centaine de multinationales sur sa terre natale, le Luxembourg - autre image d'une Europe solidaire sans doute ?),  pour, à leur tour, tenir tête à Emmanuel Todd ; un Emmanuel Todd qui n'a qu'un seul défaut : être tombé amoureux de son reflet dans les médias jusqu'au cabotinage parfois.

    C'est sûr : les médias c'est plus fort que tout, plus fort que toi Emmanuel.

                 Mais alors, rendons à Todd un service : accueillons-le sur Internet ; il fera un tabac  ! Très vite il remplira tous les Zéniths de France. Et que Todd sache qu'il y a une vie publique hors du service public et des chaînes privées, avec une bien meilleure qualité d'écoute car difficile d'ignorer le fait suivant : le public de la télé n'en est pas un, du moins pas vraiment, puisque la Télé n'est-elle pas  ce qui se regarde quand on fait le choix de ne rien faire ?

    Tous, nous connaissons la réponse à la question suivante : "Qu'est-ce t'as fait hier soir ? - Rien. J'ai regardé la télé." 

     

    Allez... rideau.

     

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  • Penser l'éducation aujourd'hui avec la SCOP "Le Pavé"

     

     

     

    Le mensonge de l'ascension sociale

    30% d'ouvriers en france : 1% à l'université.

    L'école et la démocratisation des savoirs ou la démocratisation des élites ?

    Condorcet contre Lepeletier de Saint-Fargeau

    Mais alors... fallait-il empêcher les riches d'apprendre plus vite que les pauvres ?

     

    Une histoire de l'Education.

     

     

               Conférence gesticulée : un témoignage de  Franck Lepage*,  fondateurde la SCOP Le pavé,  coopérative d'éducation populaire (c'est ICI).

     

     

     

    SCOP Le Pavé - organisme de formation agréé ( oui, oui, sans rire !)

     

    INSTRUIRE POUR REVOLTER

     

     

                  "... parce qu’il nous semble essentiel et urgent de réhabiliter l’éducation populaire, à la fois comme enjeu d’éducation politique et de transformation sociale, et comme méthode d’intervention...

    ... parce qu’il y a un déficit de transmission et d’éducation... partons de témoignages, réapprenons à écouter les cultures politiques des uns et des autres, prenons conscience de l’urgence de réponses collectives...

    Parce qu’il faut du temps pour établir la confiance, s’entendre sur les mots, analyser les pratiques, repérer les contradictions, construire du sens...

    Parce que nous voulons que les « agents » (re)deviennent des « acteurs » qui ont tous une histoire qui a produit leurs représentations, qui a façonné leurs valeurs, nous proposons un travail sur les « histoires de vie », comme éléments d’éclairage des pratiques et des postures professionnelles.

    Partageons et colportons ce que chacun sait des manières de résister à la domination capitaliste en créant une encyclopédie populaire sous la forme de conférences gesticulées,  une encyclopédie critique de notre société : le site de l’Université gesticulante ici. et ici aussi les conferenciersgesticulants.com. "

                          

     

              La Culture en france  de Christiane Faure au PS-Jack Lang en passant par Malraux

     

     Une autre histoire de la culture, celle d'une "Education Populaire dont ils n'ont pas voulue !"    

     

    ***

     

    Le site de la SCOP Le Pavé : http://www.scoplepave.org/

     

    * Franck LEPAGE

    • Chargé de la culture à la fédération française des MJC
    • Chargé de recherche à l’institut National de la Jeunesse et de l’Education populaire, chargé de l’offre publique de réflexion sur l’éducation populaire auprès de la ministre de la jeunesse et des sports. (Documentation française)
    • Rédacteur du livre noir de l’animation socioculturelle. Collectif CGT USPAOC. Publication L’Harmattan
    • Expert Jeunesse auprès de l’Organisation Internationale de la Francophonie.
    • Auteur d’un ouvrage sur les politiques jeunesses dans cinq pays émergents de l’Europe centrale et orientale (Publication OIF) et d’une étude sur l’évaluation des programmes jeunesse de l’OIF en lien avec les Objectifs du millénaire pour le développement (ONU)
    • Franck Lepage a quitté la SCOP Le Pavé en Avril 2012 pour se consacrer entièrement à l’accompagnement des conférences gesticulées. Son travail reste en lien avec le Pavé et le réseau des quatre coopératives d’éducation populaire : "la grenaille".

     

    __________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Franck Lepage : les conférences

     

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