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Medias, désinformation et ré-information

  • Au bas mot... Obama

         

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                  44e président des États-Unis, élu pour un premier mandat le 4 novembre 2008 puis réélu, pour un second, le 6 novembre 2012, la présidence de Barack Hussein Obama touche à sa fin, et force est de constater que l'on ne compte plus les éloges à son endroit ; une présidence décontractée est évoquée, un président-animateur et orateur sans rival aussi ; une animateur des intérêts de son pays comme d'autres... des ventes de la firme qui les emploie, et bon baratineur ce président ? Tous se gardent bien de le préciser.

    Qu'à cela ne tienne ! d'autres plus lucides ou simplement, libres et courageux, n'hésitent pas à résumer la présidence Obama comme suit : Obama, c'est la continuation de la politique de Bush-fils par d'autres moyens, à savoir les mêmes : bombes et re-bombes !

    Bush fils détruira l'Irak. Obama qui ne voulait sans doute pas être en reste, réservera le même sort à la Syrie et à la Libye car, en ce qui concerne ce pays, si les balles et les bombes étaient françaises et britanniques, on sait que le renseignement aérien et terrestre était américain ; politique étrangère qui, de Bush à Obama, laissera des millions d'Arabes - musulmans pratiquants ou non -, sans secours, sans protection, sans frontières, sans Etat, sans droits, sans armée, sans police (en dehors des sociétés privées américaines de mise à disposition de mercenaires sans foi ni loi) et sans recours ; des millions d'êtres humains à la merci de prédateurs sortis d’on ne sait de quel chapeau ; groupes « jihadistes » qui ne cessent de croître comme des champignons après la pluie depuis l'arrivée d'Obama  :  Al-Qaïda, Al-Nosra, Aqmi, Boko Haram, l’Etat islamique... et d'autres encore.

    Toujours à propos du bilan de la présidence Obama, et dans la foulée, évoquons brièvement le fait que jamais la cause palestinienne n'a été autant bafouée car jamais Israël et les Monarchies du Golfe, deux alliés incontournables des USA,  n'ont autant dominé au détriment de la liberté et de la justice des Peuples de cette région.

    En ce qui concerne l'Europe, là encore, jamais l'étau américain  (avec l'allemagne en soutien) et son rouleau compresseur ne se sont autant opposés à une construction européenne un tant soit peu indépendante sur un plan économique et politique, jusqu'à créer sans hésiter ni sourciller, les conditions d'un conflit ouvert entre l'Europe et la Russie de Poutine.

    Et puis enfin, à l'intérieur des frontières des USA, jamais, sous Obama, il n'a été aussi périlleux d'être pauvres et noirs aux Etats-Unis ainsi qu'ouvriers payés à quelques Dollards de l'heure ; la candidature éphémère de Bernie Sanders et les événements dramatiques de "maintien de l'ordre" de la société américaine auront  au moins permis de le rappeler au monde entier. Autant pour ceux qui, en 2008, ont salué la victoire de ce Président noir, comme un miracle - miracle poétique ; deux auteurs auront mérité la palme d'or et de la bêtise et de l'ignorance à ce sujet : Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau ; deux auteurs antillais, qui plus est.

    Quand on vous dit que la littérature contemporaine est incapable de penser le monde !

    Et puis, allez donc chercher et trouver ne serait-ce qu'une seule excuse à ces deux acolytes car ces derniers auraient dû se souvenir que l'on ne juge pas un homme sur la couleur de sa peau.

     

                    Cerise sur le gâteau indigeste d'une présidence d'un égoïsme sans précédent - "Tout pour ma gueule ! Ma gueule à moi d'Américain affairiste et dominateur !' -, car jamais les USA ne nous ont autant donné à comprendre qu'ils ne partageront le monde avec personne, la présidence Obama, présidence tout en ombre chinoise, accouchera de crises financières sans égard pour notre économie, ici, en Europe.

    Qui aime bien, châtie bien sans doute !

     

     

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                  Pour faire court, on dira qu'Obama, ce Président bavard monté en chaire et qui n'a jamais vraiment quitté l'estrade de son église -  l’Église unie du Christ, une branche progressiste de l’Église protestante réformée -, n'aura donc pas cessé, huit années durant, de rembourser l'argent collecté en 2008 lors de sa campagne ;  une collecte record nous avait-on précisé.

                   Une chose, une dernière.... oh ! trois fois rien : de leur côté, jamais les médias dominants français, publics comme privés n'ont autant fait l'éloge d'une présidence américaine, celle d'Obama ; une présidence en trompe l'oeil... pour des aveugles en particulier.

    Et puis, finalement, n'est-ce pas, quelque part, ce nouvel ordre mondial (USA, Otan, Israël, les Monarchies du Golfe et les banques) né d'un mondialisme pour multinationales seules qui paient leurs salaires à tous ?

    C'est à croire... tellement l'engouement des médias pour cet ordre est manifeste, eux tous serviles, flagorneurs impénitents aux ordres du Grand mensonge par omission.

                  Qu'est-ce à dire alors ?

                  Il sera dit que ces médias viennent, une fois de plus,  confirmer ce divorce tant décrié avec le réel ; notre réel, et celui des Peuples, au quotidien, car jamais la vérité n'aura été autant méprisée par ceux qui sont pourtant censés la protéger ; la vérité des faits et leur chronologie.

    Aussi, pour cette raison, on ne méprisera sans doute jamais assez tout le personnel de ces médias, et un métier en particulier (pour ce qu'il en reste !) : celui de journaliste.

     

     

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                               Au bas mot... Obama...

                               Ou l'excellence d'une candidature et d'une campagne sans programme

     

                                 Billet de blog publié au lendemain de l'élection d'Obama à la présidence des USA : en 2008 donc.

     

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                  Suite à la victoire de Barack Obama, et face à tous les changements attendus (ou mal-entendus ?), à quand... l'énumération de tout ce qui... dans la société américaine et dans la politique étrangère des Etats-Unis ne changera pas sous la présidence Obama ?                 

                  Voici quelques pistes...


                  L’Irak, l’Afghanistan, la pauvreté et les inégalités dans la société américaine, Israël-Palestine et la politique du "as little as possible", la crise financière en attendant une crise économique, la peine de mort, In God we trust, la rivalité idéologique et économique Europe-Etats-Unis, la gestion de la relation avec une Chine devenue "Hyper-puissance financière et économique", l'Otan et la Russie...

                 (N'hésitez pas à contribuer à cette énumération ! Pour cela, utilisez la fonction "commentaires" !)

     

                  Et dans cette attente... qu'il soit permis de dire, ici, que Barack Obama, avant d’occuper la Maison Blanche en janvier, pourra longuement remercier les politiques de ces trente dernières années, de Reagan à Bush, en passant par le couple affairiste des Clinton car, si ces politiques n’avaient pas finalement condamné des pans entiers de la société américaine blanche à partager le sort de la grande majorité des noirs dans les domaines de la santé, de l’éducation, du logement et des salaires, jamais Obama n’aurait été élu...

    La crise financière étant le dernier clou dans le cercueil des Républicains, de la présidence en lambeaux de Bush, les Américains n’ont rien trouvé à sauver ; et les élites économiques et financières dangereusement discréditées, elles, ne se sont pas gênées pour financer la campagne d’Obama au-delà de ses espérances car... elles ont très vite compris que Barack Obama, l'homme sans passé, l'homme neuf, était seul capable de les sauver eux tous avant le retour de...  "business as usual !"

    Au crédit d'Obama, toutefois : l'excellence de sa candidature ; une candidature sans programme, certes ! mais néanmoins parfaite* ; dans le cas contraire, crise ou pas, les Américains n’auraient vu en Obama qu’un noir de plus (et de trop), avant de s'empresser de lui opposer une fin de non recevoir ; et son propre parti n'aurait pas été le dernier à le faire.

     

    Et puis très lisse et très policée la candidature d'Obama sortie tout droit d'un casting pour une pub de la Silicon Valley : Microsoft, par exemple ; world company, world people, world President pour un monde... "world", cette candidature ?

                                    

    ***

     

               Nul doute, Obama aura bénéficié de circonstances exceptionnelles ; les Clintons le savaient : il suffisait de se baisser pour ramasser la victoire - eux qui n’étaient pas disposés à laisser le premier noir venu de nulle part la leur rafler.

              Aussi, ne nous réjouissons pas trop vite : noir ou pas, avec Obama, la question raciale demeurera encore et pour longtemps, au coeur de la société américaine, indissociable de son fonctionnement, les appartenances ethniques étant un critère absolu de détermination et ce, bien avant celles de la classe sociale ou du parti politique auxquels on peut appartenir.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Obama : 26 bombes sur 7 pays en 8 années de présidence

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  • Acrimed : un peu mais pas trop !

                                                                 

     

                     Du grain à moudre sur France Culture qui tente de rebondir à propos du baromètre annuel 2016 de LA CROIX sur la relation des Français et des médias : plus de deux sondés sur trois considèrent que les journalistes ne résistent pas aux pressions des partis politiques et du pouvoir.

     
    Sera présent ce soir-là : Henri Maler d'Acrimed.
     
     
    ***
     
                        Si on peut se féliciter de la présence sur les ondes de Radio France de Henri Maler, fondateur d'Acrimed l'observatoire des médias, en revanche on sera déçu par sa prestation car il semblerait que la critique des médias par Acrimed place le journalisme et le journaliste (ou les journalistes) au cœur de cette critique ; or, placer le journaliste au centre de toutes les attentions dans le domaine de la critique de médias et de l’information c’est un peu comme "lâcher la proie pour l’ombre".
     
    Selon les analyses d’Acrimed, les journalistes seraient mal formés faisant ainsi retomber la responsabilité d’une information médiocre sur les écoles de journalisme : ces écoles formeraient donc mal nos journalistes presse, radios et télés ; par conséquent, il suffirait de « réformer » l’enseignement dans les écoles de journalisme pour régler le problème au sein d’une profession en berne.
     
    Or, faire reposer la responsabilité de l’état de délabrement de cette profession sur ces écoles c’est là encore lâcher la proie pour l’ombre car c’est ignorer, ou bien oublier un peu vite ou feindre d'oublier ceci : qui signent les chèques des salaires de tous ces journalistes à la fin de chaque mois ? « Qui » dans le sens de : « quelle est la véritable motivation » de tous ces employeurs propriétaires de titres pour lesquels tous ces journalistes-employés travaillent ? En effet, qui sont ces investisseurs, à perte qui plus est puisqu’aucun titre n’étant économiquement ou financièrement rentable en tant que « centre de profits »  - les véritables bénéfices  ou retombées d’un investissement dans les médias sont ailleurs ! -, tous survivent grâce à des centaines de millions d’euros de subventions d’Etat, argent des contribuables, de Marianne au Figaro en passant pour l’Humanité, qui sont-ils donc ?
     
    Si Acrimed déplore le niveau abyssal de l’information et nous tous avec eux, doit-on alors supposer que les propriétaires des médias de masse sont tout aussi ulcérés par la médiocrité du travail fourni par leurs employés supposément « journalistes » qu’ils recrutent et dont ils acquittent pourtant les salaires chaque mois et que tous, préfèreraient pouvoir, par conséquent, recruter de bien meilleurs éléments, mieux formés et plus avisés ? En d’autres termes, tous ces propriétaires de médias souhaiteraient pouvoir embaucher de véritables journalistes car la motivation première de ces propriétaires serait de faire de nous tous des citoyens informés, avisés et par conséquent, des citoyens capables de discernement et de jugement, comme par exemple : soupçonner le fait que les propriétaires de tous ces titres - entre autres Vincent Bolloré, Lagardère, Dassault, Rothschild, Crédit Mutuel, Crédit Agricole, Pinault, Arnault, Bouygues -  pourraient bien s’avérer être des crapules ?
     
    Bien évidemment il n’en est rien ; si les banques, les multinationales investissent dans des médias que les lecteurs seuls sont bien incapables de rentabiliser, c'est aussi et surtout pour la raison suivante : ces organes de presse sont de formidables moyens de propagande et de pression - chantage et intimidation - contre tous ceux - citoyens et Etats -, qui seraient à un niveau ou à un autre susceptibles de remettre en cause les intérêts économiques, financiers et politiques de leurs propriétaires respectifs.
     
                  Aujourd’hui, c’est bien une situation paradoxale qui s’offre à nous : ce sont ceux qui ne payent pas les salaires de tous ces journalistes - hormis sur le service public que le contribuable finance mais en partie seulement puisque la publicité pourvoie largement au financement des médias d’Etat - dont on peut déplorer à juste titre le manque de pertinence, qui s'en plaignent - Acrimed en l’occurrence -, alors que leurs employeurs qui passent à la caisse tous les mois n’en pipent pas mot.
     
    Dans les faits, on peut dire que si les écoles de journalisme ne préparent pas leurs élèves au métier de « journaliste » digne de ce nom, en revanche, on ne peut guère leur reprocher de ne pas préparer ces mêmes élèves à travailler dans la presse, la radio et la télé car c’est bel et bien de leur employabilité qu’ils s’occupent, et en particulier de ce qu’attendent tous ces employeurs potentiels de tous ces jeunes fraîchement diplômés !                  
     
                  Depuis l’arrivée d’Internet et des nombreux acteurs de la ré-information, force est de reconnaître que la critique des médias de masse, médias dominants, est un exercice vain puisque plus personne n’a besoin de subir ces médias et les multiples biais idéologiques de leurs propriétaires. Seul importe aujourd’hui d’être capable de contrer ces médias et le grand mensonge par omission de ces derniers ; il faut être une force de proposition dans le cadre d’une ré-information susceptible de toucher un vaste public et non se complaire dans une analyse et une critique des contenus des médias qui n'intéresse et ne convainc que les déjà-convaincus qui ont franchi le point de non-retour depuis longtemps déjà ; les téléspectateurs des journaux de 20H et d'autres inepties journalistiques  - « Envoyé spécial » - ne lisent pas Acrimed.
     
    Et puis, n’y-a-t-il pas pour tout le monde 24H dans une journée ? Pour les lecteurs et non-lecteurs d’Acrimed ! Aussi, le temps passé à lire les analyses de ce collectif aussi pertinentes soient-elles, n'est-ce pas autant de temps en moins passé à lire et à travailler sur la contre-information ? Travail d’une priorité absolue ; il n’y a sans doute pas d’autre aujourd’hui.              
     
    On pourra toutefois saluer ce diagnostic d’Acrimed à propos de France culture que peu ose et pourtant si juste même si on reste là encore dans le domaine de la critique des médias et non de la ré-information. N’empêche, critiquer c’est peut-être aussi, après tout, ré-informer :              
      
                 "France Culture devrait être en principe la station de radio tout indiquée pour aborder sérieusement la question des formes et des motifs des visions « conspirationnistes ». Mais, depuis quelques années, France Culture n’est plus tout à fait France Culture : les polémiques en dessous de la ceinture qui se présentent comme des débats cultivés tendent à s’y multiplier, les émissions sérieuses masquant des émissions qui le sont beaucoup moins."               
     
     
                     Qu'à cela ne tienne : conseillons au plus vite aux membres d’Acrimed qui se sont suffisamment « shootés » aux médias spécialisés dans le mensonge par omission, de rejoindre les acteurs du web dans le domaine de la contre-information ou ré-information gardant à l'esprit ceci : à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire car c’est bien dans le travail de contre-information et de ré-information que l’on court tous les dangers et non dans la critique des médias dominants. Aussi, il serait temps que la rédaction d’Acrimed se décide enfin à courir ce danger-là. 
     
     
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  • Le grand mensonge de François Hollande chef de guerre

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                    Le président français, en visite-éclair lundi dernier à Bagdad


                  «Agir contre le terrorisme, c'est prévenir des actes terroristes sur notre sol», a déclaré le président, lors d'une allocution à Bagdad devant des militaires français.

    Une telle affirmation force le questionnement suivant : a-t-on affaire à un parfait imbécile ou bien à un "générateur aléatoire" d'une langue de bois aussi cynique qu'irresponsable ?

    Nombreux sont ceux qui s'empresseront d'ajouter : "La réponse à cette question importe peu puisque l'on sera prochainement débarrassé de ce mal-président bouffi d'incompétence !"

    Faut dire que François Hollande personnalise à la perfection la faillite intellectuelle du parti qu'il a longtemps dirigé : le PS et ses hommes de mains que nous avons vu se répandre en bêtises les unes toujours plus crasses que les précédentes depuis 1983.

    Avec Hollande la coupe est d'autant plus pleine que les cerveaux sont maintenant vides.

                   La Présidentielle de 2017 et les Législatives devraient sanctionner avec la plus grande fermeté et détermination cette débâcle à la fois intellectuelle et morale. C'est à espérer.

    En attendant.....

                          
                          Dominique de Villepin :  six minutes d'intelligence à propos de l'engagement militaire occidental au Moyen-Orient... par ULESKI

     

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    France culture et l'Islam : le terrorisme en face

                             

               

     

                      A noter la prestation de François Burgat (politologue, directeur de recherches au CNRS (Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman / IREMAM – Aix en Provence) qui remet à l'endroit l'esprit à l'envers d'un Gilles Kepel pour lequel "islamisme" rime avec "opportunisme" (de carrière médiatique et d'édition) sous l'arbitrage pour une fois circonspect d'un Finkielkraut.

                                Pour en savoir plus : c'est ICI

     

                  Burgat traite et interroge les causes. Kepel le nez dans les sourates du Coran gère sa petite carrière que l'on sait déjà éphémère dans les médias. Faut dire à la décharge de Kepel ceci : il n'y a pas de carrière universitaire, politique et médiatique pour quiconque aujourd'hui interroge les causes.

    Or Kepel aime les grosses cylindrées allemande et américaines, la bonne chère et compte bien sans aucun doute se retirer dans dix ans, au soleil, les pieds en éventail quelque part dans le Sud.

    l'Islamisme fait recette ; on peut bâtir une carrière sur ce vocable qui n'explique rien. Kepel dont personne n'avait entendu parler voilà cinq ans le sait mieux que quiconque.

    En revanche, faire le procès de ceux qui ont délibérément réuni les conditions nécessaires à l'émergence de cet "islamisme" ne rapporte que des ennuis : insultes, procès en islamo-gauchisme, censure, vexation professionnelle et une retraite sous un tout autre climat que celui de Kepel cela va sans dire mais tellement mieux en le disant.

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    Pour prolonger, cliquez : Attentats - pour(-)quoi je meurs ?


     

     

     

     

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  • Brice Couturier, l’homme qui ne s’est jamais pardonné d’avoir un jour milité à gauche

     

     

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                  Producteur, Brice Couturier a eu pour mission, des années durant sur France culture, de nous vendre le modèle allemand, celui de Schröder, une consoeur germanique à ses côtés avec l'émission hebdomadaire consacrée à l'Europe : « Cause Commune » en 2002.

    Alors américanophile, atlantiste, néo-libéral, néo-conservateur, européiste convaincu et béat, va-t-en-guerre (excusez tous ces pléonasmes !)... et pour finir, guantanamophile à son heure et à l’heure où ce camp d’internement sans foi ni loi battait son plein, déjà nous étions nombreux en 2002 à penser ceci : "Brice Couturier file un mauvais coton ! Il en fait trop ! Beaucoup trop ! Mais alors, quel péché capital, quel crime chercherait-il donc à expier ? "

    D’autres, en revanche... qu'il file la laine qu’il faut : une laine tondue sur le dos de tous les damnés de la terre.

                 Si on ne compte plus ceux qui ont commencé à l’extrême gauche (Couturier a appartenu au mouvement maoïste) et qui ont fini  « à droite toute ! » (activistes, syndicalistes, sociologues, historiens, journalistes, essayistes, directeurs de publication - voyez le patron de l’info de France Télévisions, Michel Field !)…. Couturier n’échappe pas à la règle, celle qui veut qu’il n’y a pas plus pressé de plaire et de complaire qu’un converti-repenti ; aussi, pour cette raison, vous ne trouverez pas plus à droite qu’un ancien gauchiste quand il décide de s’y rendre tout y demeurant… à droite, les pieds en éventail, confortable et sûr de lui ; ou bien plutôt : sûr de ce qu’il faut penser et défendre quand on veut faire son trou la quarantaine passée.  

               Le zèle, l’enthousiasme avec lesquels Couturier défend le mondialisme et la doxa libérale, cache sans aucun doute le fait qu’il ne se soit jamais pardonné d’avoir milité à l’extrême gauche ; aussi, il semble que ce chroniqueur n’ait plus qu’un seul souci : se le faire payer à lui-même  et puis aux autres par la même occasion, cet engagement de jeunesse qu’il renie allègrement depuis 15 ans en adoptant la posture caricaturale de l’homme de droite (du PS aux Républicains en passant par le centre avec la figure d’un Bayrou fils de métayer adepte d’un « qui paie ses dettes s’enrichit »…) un peu comme ces Atlantistes européens plus américanophiles que les Américains eux-mêmes. Idem en ce qui concerne « le modèle allemand ».

     

                 Quiconque est de bonne foi ne saurait néanmoins reprocher à ce « Brice de Nice » de faire l’âne comme tant d’autres soucieux de garder leur emploi et de prospérer dans la carrière : politique, journalisme et divertissement. N’ayez aucun doute : Brice Couturier est ce qu’il dit qui est ce qu’il croit ; Brice Couturier est un homme de religion car, homme-béquille, Brice Couturier aime qu’on pense à sa place : en effet, Couturier n'aurait jamais eu les capacités requises pour "penser le mondialisme", ni "la doxa libérale". N'empêche : vous pouvez parier qu’il se croit anticonformiste ; et en moins de mots qu’il faut pour le dire : un homme libre, libre et rebelle, un vrai !

    Brice Couturier est à la fois le monde tel qu'il est, tel qu'il sera et tel qu’il doit être quand on se moque de savoir s’il est bon qu’il soit ce qu’il est et quand on manque cruellement d’ambition pour le genre humain ou que l'on a la lâcheté de croire que si le monde était différent, eh bien… il serait pire encore.

    Dépourvu d’esprit critique, alors qu’il devrait savoir qu’il faut se méfier comme de la peste de ce que l’on pense (sa jeunesse de gauchiste ne lui aurait donc servi ni de leçon ni de guide ?), Couturier n’oublie jamais de penser tout ce que pensent tous ceux qui pensent comme lui, même si dans les faits, Couturier ne pense pas : il se conforme. Une seule mission : défendre mordicus tout ce que pensent tous ceux qui ne sont pas de gauche.

    Consultez donc son CV ! Ironie suprême : vous ne pourrez pas ne pas remarquer que ce journaliste n'a vécu qu'aux crochets d'une presse et d'organismes subventionnés par l'Etat.

    Aussi, chronique après chronique, semaine après semaine, la coupe pleine, sur France culture, sans doute son ultime employeur (finalement, un peu comme pour les flics, les patrons des médias, ceux qui signent les chèques, n’ont à la longue aucun respect pour les balances et les indics ; ils finissent toujours pas les mépriser même s’ils savent s’en servir  – voyez les ennuis d’Elkabbach avec Europe 1), chroniqueur... aux frais des contribuables providentiels que nous sommes et de l’Etat providence que ce chroniqueur pourfend du matin au soir ! - que ce soit notre argent à nous travailleurs qui sert à payer le salaire de ce repenti sans talent ni charisme, terne et pleutre, on en viendrait bien pour un peu, et sans que l'on ait à nous forcer la main ni à nous tordre le bras, à suggérer que des individus comme Couturier soient mis dans l’obligation d’opter pour un statut de travailleur indépendant, auto-entrepreneur de surcroît, à la sauce Uber, payé à la tâche, 20 Euros la chronique, à charge pour lui de trouver un organisme de « sécurité sociale » et une mutuelle dignes de ce nom sur le marché privé de la santé.

    Un conseil Brice : ne tombe jamais malade !

    Là encore, sans doute Brice Couturier ne s'est-il jamais remis de devoir se résoudre à occuper un emploi subventionné faute de talent et d'esprit d'entreprise...  lui qui aujourd'hui n'a pas assez de mots pour célébrer l'initiative privée et la concurrence...

    Compensation ! Quand on vous dit que tout n'est que compensation finalement !

                  Ubérisation de l’économie et de la société dans son ensemble qui touche les savoirs et les métiers et dont Couturier chante encore les louanges alors que la messe est dite car il faut le savoir : Couturier a pris le train néolibéral en retard (à la fin des années 90) ; et devinez quoi : il semblerait que ce train soit arrivé à destination, les voyageurs déçus, maintenant impatients de descendre pour s’empresser d’emprunter une autre destination, et seul Brice Couturier l’ignore encore ; ce qui, dans un avenir proche, nous promet de franches rigolades à l’idée d’assister au naufrage d’un Couturier bientôt roi au royaume des aveugles.

    A trop vouloir bien faire, on fait mal. Inutile de préciser que celui qui ne fait rien ignore là encore cette règle. C’est le lot du repenti-cafteur : se croire en avance alors que plus il raisonne, ou croit le faire, plus il accumule du retard, perché au dernière étage d’une tour d’ivoire sans fenêtre ni porte de sortie.

    A chacun sa prison.

                 

                 La voix neutre, fluette, le ton badin, comme s’il parcourait pour la millième fois son catéchisme, récitant de la doxa libérale, plus que jamais aujourd'hui encore pro-allemand, pro-américain, sioniste-netanyahou-iste, atlantiste, pro-commission européenne (il ne s’est pas encore positionné clairement pour ou contre Donald Trump ; sans doute attend-il de connaître la position de la gauche, des fois que...), le tout agrémenté d’une bonne dose d’islamophobie pour ne pas être en reste avec tous les autres, Couturier a donc la panoplie complète, non pas celle d’un Zorro ni d'un Robin des bois, tous deux défenseurs de la veuve et de l’orphelin, mais bien plutôt le costume de celui qui pourfend tout ce qui ressemble de près ou de loin à un être humain dans le besoin – réfugiés, chômeurs, minorités discriminées, les Grecs, Nuit debout, les infirmières en grève, la CGT...

    C'est sûr ! Papa et maman Couturier peuvent donc être fiers de leur fils ! Faut dire aussi qu’ils l’ont bien gâté à Noël et à tous les Noëls avec cette panoplie de cow-boy pourfendeur et exterminateur en patalon court mimant d'une jambe après l'autre, dans le jardin de la demeure parentale, jusqu'au cheval et son galop.

    Ah ! L'enfance quand ça vous tient !

    En effet, Couturier n’a pas de mots assez durs envers ceux qui cultivent sans faille un engagement pour la justice et l’égalité. Taylor-made, Couturier fait sienne toute pensée qui se propose – pour faire court -, de taper sur les faibles qui ne méritent rien sinon leur sort et de libérer les riches d’une dette morale quelle qu’elle soit envers qui que ce soit ; en cela, il est dans le cadre de sa défense de la doxa libérale ce que Zemmour est à l’invective raciste… même si sa cible n’est pas l’Afrique noire et le Maghreb (bien qu'il pourrait adopter sans difficulté « les Africains ne sont pas entrés dans l’Historie » d’un Sarkozy et/ou « Le bilan de l’épisode colonial français est globalement positif » des Républicains) mais bien plutôt tous ceux qui résistent et se battent ; tous ceux qui refusent de se soumettre : syndicalistes, activistes politiques, lanceurs d’alertes...

               Force est maintenant de constater que la leçon de tous les Brice Couturier de la terre est la suivante : si vous qui êtes de gauche rencontrez un gauchiste de moins de trente ans, vous pourrez sans hésitation le considérer déjà comme un ennemi politique, car c’est bel et bien un homme de droite qui vous fait face, une fois la cinquantaine passée ; un homme de droite de la pire espèce ; de l’espèce de ceux qui, un temps à gauche, ne se pardonnent rien et par voie de conséquence, n’accordent rien aux autres tout occupés à rembourser la dette qu'ils croient avoir contractée (quelques lingots d'utopie acquis à crédit dans leur jeunesse) telle une faute expiable dans la servitude seule, alors qu’ils ne font que se dépouiller moralement et intellectuellement au profit d’une "bêtise" dont ils sortiront laminés, déjà condamnés aux oubliettes et aux poubelles d’une parole chroniqueuse que le premier venu - successeur pressé de marquer son territoire -, aura chassé en moins de temps qu’il faut pour poser ses fesses devant le micro d’une radio.

                    Autre leçon que "le cas" Brice Couturier nous enseigne : de toutes les soumissions, la pire c'est bien celle qui a pour origines la culpabilité et le repentir d'une bourgeoisie, petite bourgeoisie, toute petite bourgeoisie qui cultive avec la Grande du même nom, une haine farouche contre le partage et la justice sociale ; car tous savent que la prospérité des uns repose sur la spoliation de tous les autres.

                  Les places sont chères ; premier arrivé premier servi... assis.

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    Pour prolonger, cliquez : les inénarrables de l'information sur France CULTURE

     

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  • Annie Lacroix Riz sur l'Histoire et les historiens sous influences

                    

                 Sans illusions sur sa discipline ( "... l'histoire et son enseignement ne changeront pas le monde") Annie Lacroix Riz revient sur ce qu'elle appelle "l'histoire et les historiens sous influence" ainsi que sur "le verrouillage  complet des sciences sociales" - Vidéo à 1h20

     

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                  Si la spécialité des historiens c'est l'histoire des vainqueurs telle que ces derniers souhaitent qu'elle nous soit comptée, car force est de constater que peu d'historiens prennent le risque d'oeuvrer pour l'histoire des vaincus sous peine d'être bannis des médias et de toute possibilité de carrière universitaire ou autre, doit-on en déduire qu'il n’y a pas plus lâche, plus partial qu'un historien qui souhaite faire carrière en tant qu'expert du mensonge par omission ?

                 Car enfin, la Vérité ne  se situerait-t-elle pas entre les mensonges des uns et ceux des autres, vainqueurs et vaincus confondus ?

                 Historienne proche du parti communiste, normalienne, bannie des médias (presse, radios et télés) - une de plus ! - Annie Lacroix Riz revient sur les affres du métier d'historien à l'heure où le refus de la soumission et du mensonge par omission se paie cash : pas de carrière universitaire, pas de prestige, pas d'accès aux médias institutionnels.
     
                 Et si l'on peut estimer que tous les historiens ont leurs "biais", ceux de notre historienne l'excluent alors que de ceux de ses confrères leur ouvrent toutes les portes médiatiques et universitaires.
     
    Nul doute, cette exclusion qui est celle de Annie Lacroix Riz est riche en enseignements tout autant que l'inclusion-incorporation de tous les autres.
     

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    Pour prolonger, cliquez : "Léon Blum, mythe et réalité" par Annie Lacroix Riz

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  • Manuel Valls : los craignos et les fables de la Fontaine*

     Publié en 2012

     

     

                  Il y a des hommes en comparaison desquels on peut nourrir de hautes pensées sur soi-même jusqu'à parfois atteindre des sommets  - (inspiré par Hobbes)

     

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    Manuel Valls et la motoculture de plaisance*

     

                   Enfant d'immigrés espagnol et italien, naturalisé français dans les années 80, fraichement nommé Premier ministre, Valls de ses deux prénoms Manuel y Carlos, semble n'avoir qu'une préoccupation : couper l'herbe sous le pied du FN et de l'aile droite de l'UMP chaque fois qu'il est question d'un délinquant, d'un étranger, d'un Rom, d'un Tzigane ou d'un "Sans-papier".

    Roi de la tondeuse à gazon, on le dit "Sarkozyste de gauche" - autant dire... homme de droite ; et ceux qui ont foulé du pied sa propriété privée sont unanimes : son gazon est impeccable, pas une herbe plus haute que l'autre, un peu comme sa coupe de cheveux de bon élève d'une classe de CM2 que sa Maman ne manquera de féliciter à la prochaine remise des prix. Cela ne surprendra personne puisque le loisir de prédilection de Valls sont le jardinage et la motoculture de plaisance ; il est un des meilleurs clients des marques John Deere et Husqvarna.

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                 Atlantiste comme il n'est plus permis de l'être aujourd'hui (USA, Israël, Arabie Saoudite... même combat !), sans vision, sans projet autre qu'une ambition personnelle aussi démesurée que risible - la Présidence de la République -, une ambition sans originalité puisqu'elle est partagée par tout le personnel politique, les yeux rivés sur les sondages de popularité, Valls, - et il le sait -, est, à droite, le plus populaire des membre du PS, un peu comme son mentor DSK à propos duquel il a longtemps déploré, sur les plateaux de télé et aux micros des radios, et ce jusqu’aux larmes, la persévérance (qualifiée par Valls de "acharnement judiciaire") d'une justice qui n'a pourtant eu qu'un seul souci : tenter comme un fait exprès de rendre justice aux victimes de ce même DSK.

    Est-ce à dire que DSK ne s’intéressait pas seulement qu’aux femmes, les hommes jeunes et novices du PS pouvant de temps à autre être aussi l'objet de toute son attention - les jours de vaches maigres peut-être ?

    Là, seuls les Renseignements Généraux (ou leurs successeurs de la DCRI) sauront, en particulier, nous renseigner. C'est sûr !

    En attendant... faisons une pause musicale :

     

           
    ***
     

                    La rumeur va bon train : le cul assis dans son fauteuil de Matignon, ce Premier ministre déborde déjà dans son uniforme ; il est dit que Manuel Valls se voit en homme providentieldernier recours, dans trois ans, une fois Hollande au fond du trou. Mais alors... qu'il soit permis de dire ceci : après Sarkozy et Hollande, si par malheur Valls devait un jour se présenter à la présidence de la République, on n'aura qu’un souci et qu'une exigence : tout mettre en oeuvre pour qu'il ne soit jamais élu, et ce sous aucun prétexte et à n'importe quel prix ! Car la France ne sera pas un camp de colonies de vacances encadré par un animateur de centre aéré acariâtre ! Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf  et qui s'avèrera n'être qu’un moustique au service d’un nouvel ordre mondial qui n’a besoin pour tout Premier ministre ou chef d'Etat... que d’auxiliaires (larbins ?) sans courage et sans honneur, interchangeables à souhait.
     
             Dans la popularité de Valls auprès de l'électorat de droite... on pourra y trouver une raison supplémentaire de désespérer d'un Parti avec lequel tout homme de gauche qui se respecte aura la plus grande difficulté de se réconcilier ; un parti qui, avant même de formuler la moindre promesse, a déjà commencé de renier ses engagements, trahissant plus vite que son ombre. De là à penser que sa seule raison d'être, son seul talent, sa vraie vocation est la trahison...

    Car, et pour revenir à Valls, si là d’où l’on vient ne saurait en aucun cas empêcher quiconque d’aller voir ailleurs et de s’y installer, en revanche, il n’est sûrement pas nécessaire, une fois arrivé à destination, de servir plus de plats qu’il ne vous en a été commandé aux fins de se protéger du danger et de conjurer la peur d’un éventuel retour à la case départ exigé par une classe qui n’aura pas oublié que l'Espagne n'est pas la France et qu'Evry dans laquelle - souvenez-vous ! -,  Valls aurait ouvertement aimé qu'il y ait plus de blancs, ne sera jamais ni Neuilly ni Paris. 

    Et d’aucuns s’empresseront d’ajouter : combien de temps encore, les rescapés d’un déterminisme social le plus souvent impitoyable devront-ils donner des gages de bonne conduite et de fermeté d’âme (cachez donc toute cette compassion insupportable !) à ceux auxquels ils pensent devoir leur repêchage social, oublieux qu’ils sont de leurs droits et de leurs mérites, avant de se précipiter dans le camp des puissants, à droite de l’échiquier politique, comme pour mieux se persuader de la supériorité de la raison du plus fort (tripes sensibles mais coeur de pierre) sur les affects qui minent les plus faibles, pressés de se ranger du côté de ceux qui, bon an mal an et pour faire court, n'ont qu'une seule politique : contrôler, asservir et cogner sur tous ceux qui de près ou de loin contrecarrent leur stratégie.

                   Mais... ne prête-t-on pas qu’aux riches, puissants et forts, une attention à la hauteur de ses propres ambitions sociale et politique ?

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    * Billet publié en septembre 2012. Ré-actualisé depuis la nomination de Valls à Matignon.

     

    Pour prolonger... cliquez : Porter la crise au coeur du PS

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  • Grève à I-télé : obéir, oui ! Recevoir des ordres, non !

     

                   La grève à iTélé qui s'achève aura été la plus longue de l'histoire de la télé depuis 1968.

    Les journalistes de la chaîne d'information en continu réclamaient, devinez quoi ?

     

                       Des garanties sur leur indépendance ;  notamment une charte éthique. 
     
     
                Non ! On ne ricane pas !
     
     
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                       Les médias de masse : trou noir de l'information dans lequel la vérité des faits est absorbée, comme aspirée ; cette vérité ne pourra alors plus s'échapper. Aussi, si vous voulez connaître la vérité sur quoi que ce soit, enquêtez donc auprès des journalistes !
     

     

                    Rebaptisée CNews sous la direction de Canal+, à propos de cette grève, il semblerait que son principal actionnaire Vincent Bolloré ait tout simplement oublié ceci : si les journalistes des médias de masse - médias dominants qui se font la courte échelle à longueur de journée -, aiment et savent obéir  - sans exception car tous savent qu'il n'y a pas de carrière pour quiconque souhaite se soustraire à cette obligation -, en revanche,  ces mêmes journalistes ne supportent pas qu'on leur donne des ordres car, leur donner des ordres, c'est méconnaître ce penchant atavique, quasi inné maintenant dans la profession, en faveur d'un conformisme déshonorant.
     

    Nul doute, cette grève c'est le sursaut bien ou mal placé d'un orgueil propre à celles et ceux qui rechignent à se coucher lorsque la matelas manque de moelleux et la chambre de confort.

     

                  En ce qui concerne iTélé en particulier, cela n'aura échappé à personne : en quoi la rédaction de cette chaîne "d'info" en continu a-t-elle fait avancer la liberté d'informer et le courage dans cette profession en berne ? Quelles affaires, quelle vérité cachée, quel fait tronqué ont été révélés ?

     

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                                  Quelle personnalité pour mener un tel combat ?

     

                          Mais alors, nous tous qui sommes d'indécrottables amoureux de la vérité des faits dans toute leur vérité, aussi complexe soit-elle, aurions-nous raté quelque chose ?  

     

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  • Ceux par qui le scandale d'attentats sanglants est arrivé

     

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     Attentats parisiens : plus de cent vingt morts, des dizaines de blessés

     

               Les USA et Israël seront les deux premiers Etats à se manifester à l'annonce des attentats parisiens.

                  Au moins savent-ils ce que notre politique internationale leur doit à tous deux.

     

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                               Dix années d'allégeance à une politique moyen-orientale dont il n'y avait déjà plus rien à sauver depuis 20 ans ; politique scélérate qui a fait la preuve de son échec.
                          Compromissions honteuses et mercantiles pour quelques rafales et frégates vendus à l'Arabie Saoudite, au Qatar et à l'Egypte...

                          Une soumission totale aux USA et à une politique de destruction de l'Afghanistan, destruction de l'Irak qui a donné naissance à Daech, destruction de la Libye qui a vu Boko Haram s'implanter au Mali, destruction de la Syrie, déstabilisation de l'Ukraine...
     

                          Dix années de soumission à l'Otan dans la conduite d'une politique étrangère totalement soumise à l'axe américano-israélo-saoudien responsable de près de trois millions de morts musulmans...

                               Dix années d'une politique menée en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force ; une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre face à des pays et des cultures hégémoniques à la soif excessive de domination...

                          Dix années d'un ralliement au plus criminel...

                          Dix années passées à envoyer tous les mauvais signaux possibles à une région du monde que l'on a volontairement plongée dans le chaos...

     

                           Et ce sont des millions de nos concitoyens qui se trouvent aujourd'hui livrés à une mort révoltante au nom d'une realpolitik abjecte et lâche et qui en rien ne nous ressemble... nous et notre pays : la France !

     

                                                                     ***

     
    de Villepin à propos de l'Etat islamique

     

                       Ces nouvelles tueries provoqueront-elles le réveil d'une prise de conscience des causes qui nous y ont menés et par voie de conséquence, à une prise de conscience politique ? 

    Face aux victimes qu'aucun discours ni deuil national ne pourront racheter sans montrer du doigt l'Elysée et l'Otan, sur quel recours les familles endeuillées peuvent-elles bien compter ? Pourront-elles porter plainte toutes ces familles ? Contre qui ? Contre l'Etat français ? Auprès de quelle juridiction ? Le TPI ? Quels chefs d'inculpation pourront-elles faire valoir ? Mise en danger de la vie d'autrui ? Non assistance à personne en danger ?

                     Bientôt viendra l'heure de demander des comptes à un Etat français sans boussole et sans direction, sinon une seule : celle que des puissances étrangères voudront bien lui indiquer tout en continuant de la compromettre avec des logiques de chaos et de mort au nom d’intérêts aussi clairs chez nous qu'inavouables chez eux !

                    Alors non ! Nous n'accepterons pas de mourir ni pour l'Otan, ni pour les USA ni pour Israël ni pour une oligarchie mondialiste sans foi ni loi aux entreprises criminelles !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Quand Valls nous demande de nous habituer à la menace terroriste

     

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  • Attentats parisiens : « Pourquoi je meurs ? »

                      Billet de blog rédigé en novembre 2015

     

     

     

                   "La réponse aux assassins doit être plus de fraternité, plus de démocratie, plus d'amour mais pas moins de débat."

         Jean-Luc Mélenchon, dimanche 15 novembre 2015 au sortir de l'Elysée.

      

     

     

                    Toutes ces voix brisées, sanglots dans la voix, tous ces visages, jeunes le plus souvent, les yeux rougis d’avoir trop pleuré... tous ces témoignages (1) diffusés tout au long de la soirée de Vendredi 13 novembre 2015, semblent ne poser qu’une question : « Pourquoi je meurs ? » car, tous sont morts ce soir-là, autant ceux qui n’en sont pas revenus que ceux qui en ont « réchappé » car on ne réchappe de rien, du moins jamais vraiment, quand il s’est trouvé qu’ils étaient trop nombreux autour de vous à ne pas avoir eu cette ultime chance.

     

                   Difficile néanmoins d’accepter qu’aucune réponse ne soit apportée à cette question lancinante « Pour(-)quoi je meurs ? ». Question qui n’est pas près de cesser de hanter tous ceux qu’elle a déjà commencé de vampiriser.

    Et c’est alors que l’on prend son courage à deux mains pour tenter d’expliquer deux ou trois choses :

                   Pourquoi je meurs ? demandez-vous...  eh bien, permettez-moi de vous dire que le jour où vous vous déciderez à ne plus accepter de vivre dans l’ignorance, alors, ce jour-là, vous aurez non seulement la réponse à votre question mais... d'une pierre deux coups, à votre douleur et à votre peur, vous substituerez une colère bienfaitrice car salvatrice. Mais attention ! Pas n’importe quelle colère ! Pas la colère dont l’Etat fait des choux gras ; la colère dont l’Etat se nourrit jusqu’à en devenir obèse, car cette colère-là renforce son pouvoir ; alors non ! pas cette colère, cette fameuse colère, celle qui nous est le plus souvent donnée à voir et entendre les jours des grandes catastrophes, la colère de l’ignorance bien évidemment ! Celle qui prend les effets pour les causes et ce faisant, se trompe de cible.

    Et pour ce qui est des tueries de ce vendredi 13 censé être la « Journée de la gentillesse » - eh oui ! le plus sérieusement du monde ! -, il est bien évidemment question de cette colère qui oubliera dans les jours à venir, soyons-en certains, de se tourner vers le palais de l’Elysée, l’hôtel Matignon et les façades du ministère des affaires étrangères, quai d’Orsay, ainsi que vers les ambassades des Etats-Unis et d’Israël ; deux Etats qui ont pris le contrôle de notre politique étrangère avec nos "dirigeants" - Hollande, Valls et Fabius - qui vouent "un amour éternel" à ces deux Etats (2) qui représentent un véritable danger pour la paix dans le monde depuis une bonne vingtaine d'années.

     

                   « Vous ne vous occupez pas de politique, monsieur ; je vous plains, car un jour la politique s'occupera de vous. »

                   Royer-Collard (à Sainte Beuve)

     

                   Alors oui ! Il est bel et bien question de substituer à cette colère de l'ignorance entretenue par l'Etat et ses relais médiatiques, la colère de ceux qui savent ! Aussi, travaillons tous ensemble à faire en sorte que ce soit la colère de ceux qui n’ont plus peur car, demain, ils sauront pour(-)quoi ils sont en danger de mort… que ce soit cette colère-là qui triomphe car, à l'avenir, seule cette colère nous protégera : elle fera en sorte que les événements de ce 13 novembre 2015 aient une probabilité de récurrence bien plus faible, voire nulle, car nous tous alors, exigerons de l'Etat qu'il cesse de nous mettre en danger pour son seul profit dans la gestion de carrières politiques mirobolantes auprès d'une oligarchie mondiale sans foi ni loi.

    Car enfin… doit-on une fois encore rappeler ceci ?

    La seule colère que l’Etat accepte, c’est la colère de l'ignorance qui le rend plus fort et fait de vous un être plus dépendant encore ; un citoyen désarmé réclamant à cor et à cri "protection et considération" sans soupçonner toutefois qu'il ne saurait en être question étant donné les choix qui sont faits par cet Etat qui a failli. De cette colère-là, l’Etat s’en repaît ; rien de surprenant à cela, puisque c’est ce même Etat qui en est à l’origine ; cette colère-là, l’Etat et ses relais médiatiques ont tout mis en œuvre pour qu’elle soit votre seul recours les jours de catastrophes, les jours où dans votre chair, vous êtes atteint… dans votre chair et dans votre psychisme ; et tous les psys de la terre n’y changeront rien ; et toutes les cellules de soutien psycho-machin, cellules post-traumatiques non plus !

    Cette colère, colère de l’ignorance qui se trompera fatalement d’objet, l’Etat (et les médias) l’entretient - il vous la garde au chaud pour ainsi dire ! - tout au long de l’année en vous gardant dans l’ignorance car il sait  que cette colère quasi « stratégique », vous la lui rendrez au centuple lorsque vous lui remettrez les « pleins pouvoirs » au cri de « Protégez-nous ! » ; une injonction crédule et suicidaire car, l’Etat ne protège que l’Etat. De plus, jamais un acte terroriste n’a mis en danger l’Etat ; l’Etat sort toujours plus fort d’une campagne d’attentats, et les victimes et leur famille plus faibles et plus dépendants encore.

     


                     Valls jure de "détruire" Daech ; un Valls grenouille de la politique qui n'a de cesse de chercher à se faire aussi grosse que le boeuf.

     

                    Aussi, attendons-nous dans les mois à venir à un Etat-providence croupion, Etat certes fauché mais anticipons dès maintenant un Etat mastodonte dans ses fonctions régaliennes - surveiller et punir -, tout en gardant à l'esprit qu'il n'est pas sûr, mais pas sûr du tout, que cette surveillance et ce goût pour le châtiment nous mettent à l'abri du pire.

     

    ***

     

                 Nous avons incriminé l'Etat, reste alors ses relais ; le premier de ses relais : les médias et le mensonge par omission.

                 Face à ces témoignages qui nous sont proposés depuis deux jours comme autant d’aveux d’ignorance, il nous faudra encore une fois mettre en cause tous ces journalistes payés pour ne jamais expliquer pour(-)quoi 129 personnes sont mortes et 300 sont blessées ; bilan encore provisoire. Des petites mains du journaliste à 1800 euros par mois, costume bon marché, micro d’une main, parapluie de l’autre, les jours de pluie, des journaux de 20H, pour mieux nous expliquer qu’ils ne savent rien - car ce qu’ils savent, ils font bien de le garder pour eux s’ils souhaitent garder ce qui n'est plus qu'un « job » -, aux journalistes-vedettes et stars à raison de dizaines de milliers d’euros par mois… tous contribuent, jour après jour, à entretenir cette colère à venir, cette colère de l’ignorance qui protègera l’Etat et ses politiques de toute remise en cause les jours de grandes catastrophes : jours de colère justement ! Ce qui nous promet dans les années à venir des milliers de vies détruites, sidérées qui ne trouveront aucune raison de recommencer à espérer car leur colère à tous, celle entretenue par l’Etat et les médias, ne les sauvera pas.

     

     

     

     

    1 - A propos de tous ces micros-trottoirs, ceux du lendemain Samedi 14 novembre en particulier, déjà plus sereins, on notera le fait que les interviewés semblent avoir un mal fou à parler de ce qu'ils ressentent et de ce qu'ils croient avoir compris avec leurs propres mots  ; en effet, on ne peut pas ne pas remarquer l'usage d'expressions et de formules toutes faites venues tout droit des journalistes des médias dominants ainsi que de la classe politique : "Avec ces attentats, Daech tente de provoquer une guerre civile en France" ; ou bien encore : "C'est à notre mode de vie, à notre civilisation auxquels Daech s'attaque !" etc...

    A ce sujet, notons que, comme un fait exprès, dans les médias et dans la classe politique, seuls ceux qui valident la politique de l'Etat PS souscrivent à cette interprétation des attentats.

    Alors que l'on pourrait tout aussi bien dire que les attentats de Daech n'ont qu'un but : faire plier l'Etat PS à propos de sa politique étrangère : que l'Etat PS  renonce à s'aligner sur l'Otan et les USA (Arabie Saoudite et Israël accessoirement)  ; en effet, cela n'aura échappé à personne le fait que jamais l'Etat français n'a été aussi proche de l'Otan, des USA, d'Israël et de l'Arabie Saoudite, cette alliée de revers contre l'Irak, l'Iran et la Syrie.

     

    2 - Car enfin, depuis quand est-ce dans l'intérêt de la France de jouer Israël contre les Palestiniens, l'Ukraine contre la Russie, les USA contre Poutine, l'Arabie Saoudite contre l'Iran, Boko Haram contre Khadafi, Daech né de la destruction de l'Irak, financé par l'Arabie Saoudite contre Bachar al-Assad...

    Il y a bien quelque chose de  pourri au royaume de la diplomatie française ! Nul doute !

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    Pour prolonger, cliquez : Ceux par qui le scandale d'attentats meurtriers est arrivé

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  • Attentats, Paris 13 novembre 2015 : revue de presse pour rappel

     

                      Billet de blog rédigé en novembre 2015, quelques jours après le 13 novembre

     

     

                      Après Hollande, Valls, Fabius (et Sarkozy) auxquels nous devons 15 années d'une diplomatie en rupture avec notre tradition d'équilibre et d'indépendance - rupture qui explique aussi cette fracture dans la société française car enfin, de qui sommes-nous devenus les esclaves ? -, d'autres voix de la domination et de ses portes-flingues se sont fait très vite entendre sur Internet ; voix de la domination impériale de l’Otan, des USA et de ses acolytes et autres complices : Europe, Israël, Arabie Saoudite…

    Voix d’une bêtise crasse, voix d'un cynisme inqualifiable... voix de ceux qui n'ont plus peur de rien car ces attentats de vendredi soir apportent de l'eau fétide à leur petite machinerie, à ses rouages et à sa production le plus souvent pestilentielle :

     

    Elisabeth LévyElisabeth Lévy fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur, cette petite musique israélienne et islamophobe de France, Elisabeth Lévy titre "Djihadistes contre Homo festivus" ICI

    Le point de vue  d'Elisabeth qui a toujours autant de mal à « penser » c'est-à-dire à se méfier comme de la peste de ce qu’elle pense, le voici : « Daech veut nous exterminer car en France, on aime bien s’amuser et eux pas».

    Ca, c’est ce qu'on appelle de l’analyse...  géo-politique qui plus est !

     

    Toujours sur Causeur, c'est àLuc Rosenzweig Luc Rosenzweig, un des contributeurs majeurs de ce webzine, que la patronne confiera le soin de se vautrer dans la fange, communautariste de surcroît - Israël, Tsahal, ses troupes et ses colons. En effet, Rosenzweig, sans honte, titre : « Pour vaincre le terrorisme, apprenons d’Israël » ICI

    Rosenzwieg, si vous avez bien saisi son conseil, propose donc une ratonnade de Palestiniens à la sauce française : les Musulmans français qui ne marcheraient pas droit.

    Abjection et bêtise incommensurables dont il est coutumier, il est vrai, ce titre de Rosenzweig explique bien des choses et des situations  ; non content d'importer la question du maintien de l'ordre colonial israélien en Palestine au pire moment qui soit, ce billet d'humeur explique aussi des choix politiques criminels tout en nous incitant à élever notre niveau d'alerte générale car nous sommes tous, sans l'ombre d'un doute, en danger de mort avec des individus de cette espèce, ici, chez nous.

     

    "La règle du jeu" maintenant.

    Revue incontournable pour quiconque souhaite prendre des nouvelles de la tartufferie ambiante à la cour de BHL puisqu'il en est le fondateur, cette revue de "philosophie, littérature, politique et Art" qui est aussi la voix d’Israël en France (une de plus !), nous offre un point de vue digne du café du commerce juste avant la fermeture de l’établissement à une heure tardive donc : c’est dire !

    L'incitation à la haine sera placée au coeur du dispositif avec un BHL qui fait dire à propos des attentats de vendredi dernier, par David-HazizaDavid Isaac Haziza (?) ce que sa duplicité légendaire lui interdit d'expliciter : « Il y a un temps pour tout sous le soleil. Il y a un temps pour aimer, certes, mais il y a aussi un temps pour haïr. En vérité, on eût même dû haïr plus tôt !"

     

    Le Huffington Post, un pur player dit "d'information" dirigé par Anne Sinclair fera appel à la plume d'un Jacques Tarnero "essayiste", toujours à propos des auteurs des attentats et de la tentative de se risquer à quelques introspections salutaires fruit d'une pensée réflexive tout aussi salvatrice.

    Ce webzine tout acquis à la cause atlantiste et sioniste s'en prendra ouvertement aux anti-islamophobes et aux partisans du « Pas d’amalgame » lesquels seraient responsables des attentats en France.

    Quant à l’Islam, il serait la cause première du malheur des Arabes, ici et là-bas : « Le malheur arabe, le malheur palestinien, le malheur des jeunes-des-banlieues c'est l'Islam la cause de ce malheur ainsi que ce qui est arrivé à cette culture née dans l'islam ou née dans l'héritage arabe pour toujours aller chercher ailleurs qu'en elle même la source du désastre actuel."

    Qui a détruit le Moyen-Orient et une partie de l’Afrique sub-saharienne ? Les Arabes ? L'Islam ? Qui fait des affaires avec l’Arabie Saoudite ?

     

    Afficher l'image d'origineCaroline Fourest qui souhaitait très certainement ne pas être en reste, une Caroline Fourest - faut-il le rappeler ? -, qui voyage dans les bagages d'un BHL qui la porte à bout de bras depuis quelques années maintenant, ce matin sur France Culture, Fourest récitera son catéchisme : « Il y aura toujours des gens pour trouver des excuses aux assassins »

    N'en doutez pas un seul instant : c’est sa manière à elle de clore tout débat et de disqualifier tous ceux qui seraient tentés de remettre en cause la politique pro-américaine et pro-israélienne de la France qui nous mène à la guerre tout en provoquant la mort de centaines de civils  : le Moyen-Orient quoi !

                   Mais quand on vous dit que tous ces gens-là ne rêvent que de ça ! Tous les parfums d’Arabie ! Spectacle de « danse orientale » pour Caroline entre deux explosions et quelques corps déchiquetés !

     

    Ce matin aussi, sur France Inter, lundi 16 novembre, heures tapantes , c’est Résultat de recherche d'images pour "Malek Boutih l’invité"Malek Boutih l’invité : ICI . Député PS, Malek Boutih se rangera sans l'ombre d'une hésitation au côté de Manuel Valls ; il en profitera  - car pourquoi faire les choses à moitié ! -, pour franchir le Rubicon allègrement. Imaginez-vous ça : 80% de ses interventions sur l'antenne conviendront à toute la droite, du FN aux centristes : « Il faut en finir avec la sociologie, la pleurniche et les soi-disant causes sociales qui seraient responsables de la radicalisation de Français musulmans !»

    Enorme !

    Comme quoi... des attentats, une centaine de morts, et tout le monde rentre se mettre au vert au côté d'une droite expéditive ; c'est l'Assemblée nationale issue du Front populaire qui vote les pleins pouvoirs à qui on sait. Heureusement pour Boutih que la "fausse gauche" est à l'Elysée et à Matignon ! Il peut encore faire illusion même s'il s'agit bel et bien d'un ralliement aux idées de droite : l'affirmation de l'absence de déterminisme social dans le destin individuel de chaque être humain.

    Des dizaines de millions de salariés qui sont passés par la case chômage et la case SDF en trente ans - divorces, suicides, maladies, pauvreté ; des inégalités qui ont explosées, des millions d'individus qui n'ont connu et qui ne connaissent qu'un parcours de discriminations et de vexations sans nombre, un mondialisme rapace et vorace qui veut la peau de notre système social européen - véritable civilisation en soi -, et qui n'a qu'un modèle à proposer : travailler plus, gagner moins, baisser la tête et consommer - mal-bouffe et abrutissement !

    Tout ça n'a bien évidemment aucun impact...

                     Les dirigeants successifs du PS ont mis 20 ans à accepter que Boutih soit député ; il a longtemps galéré après son départ de SOS racisme, chez Skyrock notamment, chez les 10-15ans… alors, vous pensez bien : Boutih sait ce qu’il doit au PS et au système ; manifestement, les mots ne lui manquent pas quand il s'agit de renvoyer l'ascenseur. C’est sûr, l’ingratitude n’est pas de mise chez Boutih !

    Frantz Fanon, un des penseurs de la colonisation et de la décolonisation avait un nom pour ces gens-là, les repêchés du système qui n’en croient pas leur chance tout en sachant qu'on ne leur en donnera pas une seconde.

     

                   On achèvera ce tour d'horizon du côté de la bêtise, du cynisme et de l'opportunisme avec le commentaire d'un internaute... un internaute lambda, internaute sans visage comme tout internaute lambda dépourvu de courage mais qui se respecte. Jugez plutôt :

                   "Epiloguer sur les horribles événements d'hier soir ne sert pas à grand chose. aujourd'hui, c'est l'action de la police et de l'armée qui nous sauvera, non le baratin. La France vaincra !"

                 Et notre réponse, elle, à défaut de vaincre l'incommensurable connerie de ce commentaire car, il y a des cas irréversibles, et celui-là en est un... notre réponse donc ne tardera pas à lui parvenir :

                                      "Pauvre de toi, va !"

     

     

    ***

     

                      Après les voix du chaos programmé et de la domination,  les voix de la reddition aussi… accordons un peu d'espace aux voix de la sagesse :

     

                   Pour Alain ChouetAlain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité à la DGSE, la « guerre de civilisation » et celle contre le « terrorisme » brandies par le gouvernement comme par l’opposition de droite constituent une imposture qui en masque une autre, celle de l’alliance militaire entre les pays occidentaux et les parrains financiers du djihad :

    Arabie Saoudite et Qatar.

     

                  A l’annonce des attentats  Au lendemain des attentats de Paris, Michel Onfray réclame une politique française moins islamophobe.Michel Onfray fut le premier à twitter : « Droite et gauche qui ont internationalement semé la guerre contre l'islam politique récoltent nationalement la guerre de l'islam politique. » 

     

     

                  Michel Colon d'Investig-Action, que l'on ne présente plus, s’exprime, de sa Belgique natale, sur les attentats Paris avec calme et lucidité.

     

     

            Clôturons cette courte revue de presse avec      CaptureJean-Luc Mélenchon qui aura tout saisi des véritables enjeux pour la France et l'Europe, ce dimanche 15 novembre 2015 au sortir de l'Elysée : "La réponse aux assassins doit être plus de fraternité, plus de démocratie, plus d'amour mais pas moins de débat."

     

                          Débattons alors ! Et ne laissons personne nous l'interdire !

     

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