Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par litterature"WebAnalytics"

Avertir le modérateur

Politique et actualité

  • Julian Assange, ce héros des temps modernes, a été livré aux autorités britanniques

    julian assange,ce héros des temps modernes,a été livré aux autorités britanniques

                      que ne l’était son prédécesseur, Rafael Correa, qui a accordé en premier lieu l’asile politique à Julian Assange.

                                                              Julian Assange en 2012

     

                     Le fondateur et dirigeant de WikiLeaks, Julian Assange de nationalité australienne, réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres depuis 2012, a finalement été livré, jeudi 11 avril, à la police britannique. Visé par une demande d’extradition des Etats-Unis, il est soupçonné d’avoir aidé Chelsea Elizabeth Manning à pirater des ordinateurs appartenant au ministère de la défense américain.

    Maintenant incarcéré dans une prison londonienne, c’est depuis cette prison que sera organisée, le 2 mai, par vidéoconférence, la première audience concernant la demande d’extradition vers les Etats-Unis.

                   Rappelons que WikiLeaks a été créé en 2006  dans le but de servir de plate-forme de publication de documents secrets ; rendue célèbre par la publication, en 2010, de milliers de documents issus de l’armée et de la diplomatie américaines, ces documents ont révélé de nombreuses informations sur la conduite de la guerre en Irak et en Afghanistan par les Etats-Unis, et plus particulière à propos des morts civils.

    Réfugié depuis 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres,  c’est la publication toute récente, sur WikiLeaks, de documents compromettants pour un proche du nouveau président équatorien Lenin Moreno plus favorable aux USA que ne l’était son prédécesseur, Rafael Correa, qui a accordé en premier lieu l’asile politique à Julian Assange, qui semble être à l'origine de la décision de livrer Julian Assange aux autorités britanniques.

     

    ***

     

                      que ne l’était son prédécesseur, Rafael Correa, qui a accordé en premier lieu l’asile politique à Julian Assange.

                                   Julian Assange au moment de son arrestation

     

     

                           « Les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts, et WikiLeaks fait partie de ces médias. Les médias aident à préserver des gouvernements honnêtes. WikiLeaks a révélé des vérités solides et a sorti des affaires de corruption de la part d'entreprises.»

     

     

                   Héros des temps modernes, conspué par ceux qui n'ont jamais rien risqué leur vie durant, les adeptes et journalistes du "Rien ne vaut la peine de rien, et plus encore ce qui pourrait nuire à mon confort matériel et moral", maintenant seul au monde, Julian Assange ne pourra compter sur aucun Etat ni sur l'ONU pour le  sortir des griffes de la Grande Bretagne et des USA, et ce dans l'indifférence des Etats européens (une raison supplémentaire, soit dit en passant, d'avoir la peau de cette Europe-là ; Commission et Parlement pareillement).

    Pour cette raison, Assange demeure la figure emblématique de tous ceux qui ont tout sacrifié et le plus souvent tout perdu (carrière professionnelle, emploi et famille - 1) - lanceurs d'alerte anonymes ou bien faisant la une des médias quelques jours seulement -, au nom d'une exigence à la fois morale et citoyenne qu'est la protection de l'intérêt général contre ce qui convient d'appeler l'Etat profond.

                  Traqué des années durant, Julian Assange, lui aussi, aura tout risqué avant de tout perdre : la liberté. 

     

     

    1 - Lire l'article de RFI : "Ces lanceurs d'alertes qui ont tout perdu" -  ICI

     


                                 

     

    _____________

     

    Pour prolonger, cliquez : Lanceurs d'alterte - les wikileaks

    Lien permanent Catégories : Actu internationale, Lanceurs d'alterte : les wikileaks, Politique et actualité 0 commentaire
  • Jarnac, cinq minutes d'arrêt !

     

     

    actualité,politique,justice,ps,hollande,jarnac,mai 81,mitterrand,président,social,société,uleski

     

     

                         Avec ce face-à-face Macron-MLP aux dernières Elections européennes - face-à-face que LREM ne manquera pas d'exploiter jusqu'à en abuser pour les 3 années à venir -, le locataire actuel de l'Elysée est assuré de remporter la prochaine élection présidentielle car, tout comme ses prédécesseurs, ce dernier est assuré d'un duel qu'il ne peut pas ne pas gagner.

                         A ce sujet, on ne cessera jamais d'aller cracher sur la tombe d'un François Mitterrand, ce fantôme qui ne cesse de hanter toutes les Elections présidentielles de ces 20 dernières années, fantôme et vampire...

    Un Mitterrand qui a offert une tribune à un parti, le FN, aujourd'hui RN, tout en réunissant toutes les conditions sociales et culturelles à son développement, tuant ainsi l'élection présidentielle ; son 2è tour en particulier.

    Et c'est là son seul legs.

     

    Mais... qu'à cela ne tienne. Un train nous attend.

    _______________________

             

                Paris, gare Montparnasse : nous sommes jeudi, il est 7h. Départ TGV en direction d’Angoulême avant un changement et un TER vétuste et bruyant. Et puis... quatre heures plus tard...

     

    actualité,politique,justice,ps,hollande,jarnac,mai 81,mitterrand,président,social,société,uleski

     

    Bienvenue à Jarnac ! 

    Ville d'origine contrôlée, côtés Cognac et Pineau, 5000 âmes à peine, et une Histoire comme toutes les autres communes de la région, et de beaucoup d'autres régions encore, de la pré-histoire à aujourd'hui.

    Un petit couac néanmoins : Jarnac rime avec arnaque ; quant à la truffe des Charentes… la truffe...

    Des truffes ?..................

     

    ***

     

     

                    Laissant la gare derrière moi, j'ai remonté à pied l'avenue Carnot par un temps froid et humide, puis tout droit après le pont de la Charente, fleuve calme et docile qui prend sa source là où on lui dit et, comme tout bon fleuve qui se respecte, termine sa course dans la mer : l’Atlantique pour ne pas la nommer. 

    J'ai réservé une chambre à l’hôtel Ligaro ; un hôtel situé dans une vieille maison charentaise à deux pas de la mairie. Je suis descendu seul, aussi je ne me refuse rien : pension complète à 300 euros-jour ; les repas seront servis au Restaurant du château, non loin de là, à 200m.

    Un détail néanmoins. Oh ! Trois fois rien ! De ce côté-ci de la ville, à mon arrivée, les rues étaient désertes : pas une âme qui vive.

    Avant d’aller là où je comptais me rendre comme tant d’autres avant moi, et comme tant d'autres après moi, plus nombreux encore, j’avais prévu un petit détour par le quai de l’Orangerie, au numéro 10 plus précisément. Un musée consacré à qui vous savez faisant face à la Charente m’y attendait. En revanche, personne n’était là pour m’accueillir à l'entrée et tout semblait abandonné : porte éventrée, volets fermés, pas d’électricité, pas de lumière mais une odeur. Oui ! Une odeur...

     

    actualité,politique,justice,ps,hollande,jarnac,mai 81,mitterrand,président,social,société,uleski

     

    A peine entré, j'en suis très vite ressorti intrigué et déçu.

     

                D’un pas décidé, j’ai emprunté la rue du Chail, avant de me retrouver face à la maison natale de celui que l’on ne peut plus nommer sans éprouver une colère à peine maîtrisable, pour ne rien dire de la rage qui peut nous emporter tous autant que nous sommes, et ce à tout moment. Levant la tête, je me suis rendu compte que le toit de la maison avait été soufflé, les volets arrachés, les vitres brisées... et cette odeur, la même odeur, une odeur… mais comment dire ?

    Inquiet maintenant, faisant demi-tour avant d'emprunter la 2e rue à droite en direction du cimetière des Grands-Maisons situé dans le quartier du même nom, là où se trouve la sépulture de celui qui s’est fait un jour élire Président de la République française, c'était en Mai 1981, qu’elle n’a pas été ma surprise : une longue file d’attente obstruait les trottoirs et la rue qui mène au cimetière, ainsi que son entrée.

    Des centaines ils étaient ! Sortant de ma poche une fausse carte de presse, accompagné de la gardienne des lieux, j’ai pu me frayer un passage jusqu’à la sépulture tant convoitée ; et toujours cette odeur, la même, maintenant insupportable. Et devinez quoi ?

     

    actualité,politique,justice,ps,hollande,jarnac,mai 81,mitterrand,président,social,société,uleski

      

    Dans un défilé ininterrompu, jeunes, vieux, hommes, femmes, blancs, noirs, bruns, jaunes (rouges et verts !), chacun y allait de son crachat ! Oui ! Au passage, devant l’entrée du caveau, tous crachaient d’un crachat épais et lourd, du fond de la gorge, bien profond, après un raclement rhino-pharyngé de tous les diables. Et tous attendaient leur tour dans le froid et l'humidité, patiemment, anonymes, silencieux, mais déterminés.

    Des milliers de crachats depuis le début de la matinée m’a fait remarquer la gardienne ! « Sans doute, des millions de crachats en cumul depuis son décès », ai-je ajouté. Coloré, aqueux, gluant et muqueux, nez, gorge… tous mettaient un point d’honneur à le faire descendre ce crachat comme pour mieux le faire remonter . Poumons, bronches, de leurs crachats à tous, translucides ou opaques, seuls importaient le poids, la cible, la puissance d’expulsion et la force de projection : « Le glaire… contre le glaive de la finance, du profit sans retenue et de l’humiliation » m’a susurré à l’oreille un homme bien mis qui attendait calmement son tour.

    La gardienne du cimetière censée pourtant surveiller les lieux et veiller au respect du règlement me l'a confirmé : les crachats n'ont jamais cessé, et ce dès les premiers jours ; les médias en ont parlé un moment, puis plus rien afin d'éviter une trop grande publicité, sur instruction de l'Etat et d'un commun accord et puis... connivence oblige ! La SNCF, elle, a refusé de fournir les trains supplémentaires qui étaient demandés (une fois n'est pas coutume ! En 40, la SNCF se faisait moins prier !) ; la police quant à elle, a très vite renoncé à intervenir.

    C’est donc dans l’indifférence la plus totale que des centaines de milliers, d’hommes et de femmes - voire des millions -, faisaient ce voyage à Jarnac depuis des années ; voyage en train, en voiture, en autocar, à pied, en auto-stop, à moto, à vélo, à dos d'âne et charrette à bras ! Ils venaient de toute la France, seuls ou accompagnés, en famille parfois... le dimanche ; d'autres d'Afrique noire, d'autres encore, du Maghreb, et tous sans exception y crachaient tout leur saoul avant de quitter le cimetière et la commune discrètement sans demander leur reste car, si tous avaient soutenu l’entartage des années 80 et 90 destiné aux facétieux et aux tartufes de la conscience humaine, tous étaient maintenant partisans d'une approche plus radicale.

     

                  « Un crachat sur la tombe de celui qui a démissionné devant les puissances de l’argent et de la guerre, et ce faisant… a abandonné l’idée que l’on se faisait de la Gauche ? » me suis-je aventuré à suggérer à l’un d’entre eux…

    D'un simple regard, un jeune homme acquiesça.

     

                   « Cent crachats sur 60 ans d'une vie politique au cours de laquelle on s'épuisera à chercher ne serait-ce qu'un seul acte courageux ? »

    Et puis encore...

                     "Mille crachats sur la sépulture de celui  qui a fait d’une gauche dite de gouvernement  un beau tas de lâchetés munichoises ? Vraiment, on ne peut pas cacher d'où l'on vient : après la Francisque !...» 

                      "... et mille autres crachats pour avoir instrumentalisé un parti, le FN, aujourd'hui RN, mettant ainsi fin à tout espoir d'alternative politique digne de ce nom ?" ai-je surenchéri…

     

    On me fit "Oui" de la tête ; une jeune femme, jeune et bien mise ; très femme au demeurant.

     

                     « Des millions de crachats pour nous avoir tous livrés en pâture, traité après traité, à une Europe et à une Allemagne qui n'ont jamais fait qu'un seul choix depuis Maastricht : celui d'un moins-disant social, culturel, intellectuel et moral ? »

    Pareillement, cette suggestion recueillit la même approbation mais d’un vieillard cette fois-ci ; un vieillard encore vigoureux de cœur et d’esprit.

     

                 Pour mon information, dans un souci d’exhaustivité qui l’honore, la gardienne a tenu à mentionner la présence d’un crachat dit « rectal » : assurément, la nuit, on fait le mur ; et au petit matin, on trouve les lieux souillés ; l'urine aussi semble y avoir trouvé toute sa place auprès de ce caveau. Inutile de préciser que la coupe était vraiment pleine pour cette gardienne de cimetière reconvertie malgré elle en Madame-pipi. « Ce n'est plus une sépulture mais une porcherie ! Et quelle porcherie ! Même les chiens viennent y faire leurs besoins ! Y'en a trop ! Ca va trop vite aussi ! Aussitôt nettoyé, aussitôt souillé ! Ils sont trop nombreux ! Et ça n'en finit pas ! Et cette odeur ! Ah ! Cette odeur, mon Dieu ! »

    Urine, excréments…cette odeur qui n'avait pas cessé de m'indisposer tout en me guidant, m'ouvrant pour ainsi dire la voie, c'était bien évidemment l'odeur du fumier ; ce qui explique un centre ville désert : les habitants de Jarnac se terrent chez yeux tout en se bouchant le nez depuis des mois sans doute.

    On ne le dira jamais assez : si d'aucuns meurent d'une mort qui les illuminent (Jeanne d'Arc, Hugo, Jaurès, Jean Moulin...), d'autres crèvent d'une mort qui n’a rien à envier à celle des rats quand ils descendent le fil de l'eau, le ventre à l'air, accompagnés d'une nuage de mouches et d’une odeur qui ne trompe maintenant plus personne. Terrassés d’effroi, un seul recours alors pour les croyants : se signer au plus vite. Pour les autres...

     

    *** 

     

                  En quittant les lieux, sur le chemin du retour, crachant tout du long (ne voulant pas être en reste, et puis... juste pour être sûr !), comme je rentrais à l'hôtel, une certitude est venue et ne m’a plus quitté : après Saint-Jacques-de-Compostelle, Lourdes - d'autres mentionneront la Mecque -, ce sont bien avec le pèlerinage de Jarnac ainsi qu'avec tous ces crachats-là qu’il faudra désormais compter ! Oui ! Chers frères et chères soeurs ! Notre salut à tous viendra de lui, et de lui seul ! De ce crachat car c’est toute notre dignité d'hommes et de femmes que l’on retrouvera alors à Jarnac, pour y être allés, et plus important encore, pour y avoir craché tout notre mépris et notre colère, et puis aussi... la gorge en feu, la gorge desséchée, pour en être revenus assoiffés de justice, le coude bien haut ! 

               Alors oui, Jarnac ! Cinq minutes d'arrêt.

    ________________

     

     

                     S'occuper de la matinée qui se lève, chaque matin, ou bien, rêver de changer le monde ?

    Lien permanent Catégories : Politique et actualité 0 commentaire
  • Elections européennes: quand l'UPR fort de son score de 1.17% hurle "Victoire !"

     

     

    upr élections européennes 1.17%

                                           Sur le site de l'UPR le soir des résultats 

     

                  Comment  hurler victoire dans la défaite, voire la déconfiture... pour ne désespérer les adhérents, militants et autres sympathisants de cette Union Populaire Républicaine.

     

    _____________________

     


                   Bien que nous soyons nombreux à souhaiter la chute de l'U.E pour mieux retrouver notre Europe à tous, ses peuples, ses nations, sa civilisation, ses cultures, son contrat social, en France plus particulièrement, celui du CNR....

    Et alors que l'UPR, cette Union de conférencier, Union qui n'a aucun sens politique, est la seule à proposer une sortie sans condition de l'U.E et de l'Euro-deutschmark, force est de constater pour mieux le déplorer que le staff de ce parti, François Asselineau en tête, ne semble toujours pas comprendre qu’en politique, il ne faut jamais dire ce que l'on compte mettre en oeuvre une fois élus ; en politique, on ne fait pas campagne sur ce que l’on cache et qui doit être caché, jamais ! Car, l'art de la politique, c'est aussi et surtout l'art de taire ce qu'on "mijote". 

    D'autant plus que c’est bien ce à quoi il nous est donné d'assister depuis le quinquennat de Jacques Chirac : souvenons-nous de sa campagne sur " la fracture sociale" pour mieux, une fois élu, ignorer totalement cette fracture ;  car, tous comptent bien revenir, peu ou prou, sur  leurs engagements de campagne mais tous se gardent bien évidemment de nous le faire savoir.

    Qui a dit : "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient ?"

    L' efficacité de ce principe de base n'est plus à prouver (1). 

    En politique, en revanche, on se doit de faire campagne sur ce qui vous permet d'être élu ou, le cas échéant... sur un programme qui vous permet de réaliser un score honorable qui ne démobilise pas vos troupes ni ne vous mette financièrement en danger comme pourrait le faire un score qui n'ouvrirait pas droit au remboursement des frais de campagne.

     

                   Avec une abstention chronique chez les classes populaires qui s'élève entre 40 et 70% (selon les scrutins)... seules les classes moyennes et les classes supérieures font quasiment le plein des voix à chaque scrutin ; aussi,  le "marché" de la politique, c'est bien chez ces classes-là qu'il se trouve car ce sont elles qui font et défont les majorités et les carrières.

    Or, proposer de quitter l’Euro et l’U.E à ces classes moyennes et supérieures qui ont encore quelque chose à perdre et à préserver... c’est un peu comme si vous leur demandiez à tous de jouer au casino leur avenir et celui de leurs enfants par la même occasion.

    C'est bien ce que MLP a fini par comprendre ; et c'est la raison pour laquelle le RN a renoncé à faire campagne sur un retrait de l'U.E même si cet engagement  n'avait rien de contraignant ; il s'est agi d'un engagement purement démagogique car le RN ne peut pas raisonnablement espérer occuper un jour l'Elysée ; et quand bien même, ce parti et son personnel n'ont pas "la carrure" pour négocier une sortie qui signifierait la fin de l'U.E.

    Quant aux classes populaires qui n’ont plus grand-chose à perdre ( salariés au SMIC horaire, artisans et commerçants sous statut auto-entrepreneurs, chômeurs, retraités pauvres, locataires du RSA) , pour ces dernières, François Asselineau demeure un « candidat technique, trop technique » ; et la technique en politique, ça vaut pas tripette en terme de résultats. 

                       Doit-on pour autant  prendre la peine d'écrire que François Asselineau ne sait pas se vendre auprès de ceux qui n'ont rien à perdre - les classes populaires ? Que son discours est seul compréhensible (techniquement parlant) qu'auprès des classes moyennes  - dans la tranche plutôt supérieure - et au-dessus, avec comme résultat : niet, niet et niet à la sortie de l'U.E ? Assurément !

                      C’est donc là le drame de l'UPR, qui ferait bien, même si c’est trop tard puisqu'elle a dévoilé son jeu, tout son jeu et qu'elle n'en a pas d'autre, de changer de conseiller en communication car, là encore, force est de constater que son discours autour de son programme a la fâcheuse habitude de s'adresser à ceux qui ne prendront jamais le risque d'une sortie de l'U.E et qui, par voie de conséquence, ne voteront jamais en faveur de l'UPR... à moins d'une crise majeure dont l'U.E n'aurait pas su nous protéger ; une crise qui toucherait de plein fouet les classes moyennes qui se verraient alors menacées d’un déclassement sans précédent.

                      L'UPR, cette Union populaire républicaine qui peine à trouver preneurs, est sans doute la seule union politique qui fait non pas campagne mais  bien plutôt... contre-campagne à chaque élection ; en effet, son programme et son discours la condamnent à ne jamais rencontrer l'assentiment ni le soutien de son électorat-cible ;  un électorat pour lequel l'UPR représente un véritable repoussoir, une prise de risque dissuasive.

                     Aussi, indépendamment du fait qu’en politique il ne faut jamais dire ce que l'on compte mettre en oeuvre une fois élus, il est bon de rappeler que toutes les élections passées ont confirmé le fait qu'il n'y a décidément pas de carrière politique, médiatique ou autres, pour ceux qui menacent l'U.E et sa monnaie. 

                     Et c'est bien cette réalité-là qu'il faut apprendre à contourner ; ce qui implique le fait d'être à terme capable de provoquer la chute de l'U.E sans pour autant ameuter sa cible électorale à chaque scrutin ; une fois élu, une fois dans la place, on doit, en revanche, oeuvrer à réunir, exigences après exigences, toutes les conditions qui ne peuvent que remettre irrémédiablement en cause la survie de cette U.E (2) car, pour précipiter la chute de cette U.E, c'est à propos de sa survie qu'il faut négocier jusqu'à provoquer sa mort une fois vidée de son objet, de sa raison d'être au monde - un monde au service d'une guerre de tous contre tous -, une fois saignée à blanc techniquement, idéologiquement et moralement.

                    Tous les espoirs sont donc permis puisque la France est  bien la nation européenne, sans doute la seule pour l'heure, capable d'un tel rapport de force. Reste à trouver les stratèges et les tacticiens capables d'investir la place suite à une victoire électorale pour s'empresser de mener à bien ce projet tout en étant disposés à oeuvrer, forts de leur engagement, pour la liberté et la justice des conditions d'existence de chacun d'entre nous sur le Continent européen, notre patrie, notre seule patrie car nous n'en aurons jamais d'autre, sinon... apatrides, humiliés et vaincus.

     

     

    1 - Rien de "véreux" en cela. Seul ce qui est véreux et qui est caché, l’est ; et ce n’est pas parce que ça l’est le plus souvent que le fait de cacher ce qu’on « mijote » serait moralement indéfendable, malhonnête ou véreux. Tout dépend de qui vous voulez vous cacher  ( et quoi)... cacher ce que vous mijotez : de vos électeurs ou d'un système bien plus puissant que tout s’il est attaqué frontalement.

    Rappelons quelques fondamentaux. La politique, c’est la guerre. L’ennemi  n’est pas la gauche pour la droite et la droite pour la gauche, ni le candidat d’en face ou d’à côté... l’ennemi c’est vous, c’est moi, c’est nous tous qui votons ( c’est pour cette raison que le système chérie ceux qui s’abstiennent ; ceux qui se retirent du champ de bataille) ; l’ennemi c’est l’électeur avec son bulletin de vote dans la main.  Pour tout candidat l'électeur est l'ennemi car c'est le danger. Or, puisque la politique, c’est la guerre, il ne viendrait à l’idée d’aucun candidat de nous dévoiler son plan de bataille pour nous battre, nous forcer à nous rendre ou bien encore, nous forcer à déserter le champ de bataille, à savoir : neutraliser notre esprit critique, nous déconsidérer, nous flatter... sur tel ou tel front avec telle ou telle arme ; c’est la raison pour laquelle, tous cherchent et réussissent à tromper l'électorat... parce que tout candidat est en guerre contre un électorat de 47 millions d’ennemis potentiels, tous susceptibles de ruiner ses chances de carrière.

    Or, il se trouve que depuis 1983, il n’y a pas de carrière politique pour quiconque ferait campagne  contre l’U.E et sa monnaie porteuses d’un projet qui ne propose certainement pas moins de précarité, moins de pauvreté, plus de liberté et de démocratie, un système de santé et d’éducation performant pour tous... etc...

    Aussi, force est de mentir pour gagner.

    La « méthode Macron » qui consiste à insulter les électeurs réfractaires des classes populaires, à les déconsidérer, à les humilier, n’a qu’un but : les dégoûter de la politique et des urnes ou bien les envoyer chez RN : "Tais-toi, reste chez toi ou va donc voter RN ! ". Macron sait que l’ennemi c’est cet électeur et pas le RN qui est son allié objectif ; un RN qui n’a qu’un souci : sa santé financière et donc, sa performance électorale garante de cette santé. Le RN n’a pas vocation à occuper les lieux fantomatiques du non-pouvoir. Ca aussi, Macron le sait. 

     

    2 - Comme par exemple, lancer, contre toute attente  - car on n'y trouvera aucune mention dans le programme qui a raflé la majorité des voix -, un référendum "Pour ou contre la sortie de l'U.E" avec, en appui, une campagne référendaire très courte et biaisée en faveur de la "sortie". L'abstention s'évanouirait alors ; les classes populaires et les petites classes moyennes (ultra-majoritaires) viendraient ainsi balayer un électorat composé des classes moyennes supérieures et des classes supérieures tout court, de tous les âges, garant de la pérennité du système depuis 40 ans.

    Dans mon commentaire, je ne m’adresse pas seulement à l’UPR qui est un parti tout nu, à poil, un parti qui n'a rien caché et qui ne cache rien et pour lequel aucune volte-face n'est donc possible : il a tout dit, tout, tout de suite. Il n’a pas d’alliés, n’en cherche pas, n’en veut pas. Comment alors voir, entrevoir quoi que ce soit en ce qui le concerne ! Si tous peuvent survivre et « se survivre » à 1.07 parce qu’ils en ont la volonté, ils n’ont sans doute rien à redouter sinon qu’eux-mêmes.

    _____________

     

    Pour prolonger, cliquez : Les conférences de François Asselineau

     

     

     

    Lien permanent Catégories : Politique et actualité 1 commentaire
  • Elections européennes : Macron ré-élu en 2022

    élections européennes - les résultats : Macron ré-élu en 2022

                    Bien que la participation soit en hausse d'un peu plus de 7 points comparée à 2014, dans ces résultats, on peine à voir ce que l'on pourrait appeler "l'effet Gilets jaunes" ? Où donc s'est-il manifesté ?  Le RN fait un score identique à 2014 ; les Ecolos continuent à siphonner ce qui reste du PS, Macron maintient son score du premier tour à l'élection présidentielle grâce à une désertion massive du camp LR en sa faveur.  Dans tout l'ouest parisien, le score de Macron s'élève entre 38 et 48% des suffrages. 

    Il serait donc là, l'effet Gilets Jaunes ? 

    La question demeure.

     

    __________________

     

                    C’est une erreur de penser que le monde d'aujourd’hui est là pour toujours. Sans doute que dans 20 ans rira-t-on à gorge déployée de cette U.E et de ses prétentions prédatrices sur les Nations européennes.

     

    ***

                  Nombreux sont ceux qui attendaient une défaite franche et incontestable du camp Macron avec cette élection européenne. Or, cette défaite n'est pas venue. Ce plébiscite anti-Macron qu'aurait dû être cette élection a bel et bien avorté.

     

    Résultat de recherche d'images pour "macron vainqueur"

    Pire encore...

    Avec ce face-à-face Macron-Lepen - face-à-face que LREM ne manquera pas d'exploiter jusqu'à en abuser pour les 3 années à venir -, le candidat de l'Oligarchie, de la Haute fonction publique - Bercy en particulier - et des médias est assuré de remporter la prochaine élection présidentielle... certes, avec une abstention sans doute à la hausse au 2è tour en 2022... en comparaison avec 2017 ! Mais n'empêche, Macron (ou un autre si le "système" estime que Macron n'est plus présidentiable d'ici là) est assuré d'un duel qu'il ne peut pas ne pas gagner.

    A ce sujet, on ne cessera jamais d'aller cracher sur la tombe d'un François Mitterrand qui a verrouillé  à double tour la 5è république et tout espoir d'alternative politique digne de ce nom - son seul et unique legs -, en offrant une tribune au FN, aujourd'hui RN, tout en réunissant toutes les conditions sociales et culturelles à son développement, dans le but de neutraliser tout adversaire, hier de droite, aujourd'hui de gauche.

    Qu'à cela ne tienne !

    Election après élection, force est de continuer d'affaiblir Macron aux fins de le délégitimer, lui et son mouvement et faire en sorte de rendre "une copie électorale" qui soit ingérable par le système ; seule condition pour une crise de régime majeure qui provoquera inévitablement une refonte totale de notre constitution et de nos institutions avant... la chute de l'U.E et le retour à notre Europe à tous : celle des peuples, des nations, de son histoire, de sa civilisation, de sa culture - ses cultures ! - dans toute sa diversité. 

                      Aussi, l'abstention n'est pas de mise ; demain plus qu'hier. Et nous devrons prendre nos responsabilités car, une abstention à une élection quelle qu'elle soit qui se situe entre 20 et 25% est sans doute inévitable ; en revanche, une abstention à 50% et plus... telle que ce scrutin-ci nous le laisse une nouvelle fois entrevoir pour demain, est inacceptable ! 

                               ... c'est lâche et immature : c'est tout simplement irresponsable. D'autant plus qu'il ne s'agit pas de n'importe quelle abstention ; il s'agit bien de l'abstention massive d'une classe, la seule capable de créer par son vote, une crise de régime : la classe populaire ou bien plutôt... les classes populaires : artisans, commerçants, auto-entrepreneurs, salariés au SMIC horaire et retraités dans la pauvreté. 

     

    ***

     

                       ll est clair, néanmoins, que les urnes seules ne viendront pas à bout  de l'U.E et de ce poison qu'est le néo-libéralisme ; il faudra continuer d'occuper et les urnes et la rue, et les ronds-points et les réseaux sociaux dans notre dénonciation sans relâche d'un projet scélérat : déclassement pour tous, pauvreté pour une partie croissante d'entre nous.

    Les classes moyennes ont bien tort de penser qu'elles doivent assurer par leurs votes la survie d'un système pourtant à bout de souffle dans le seul but d'éviter une crise de régime car, la prochaine crise financière à venir risque bien de nous mettre tous d'accord sur une chose : le mondialisme, c'est la guerre contre la prospérité et la sécurité ! 

                     Car, seul ce qui est proche vous protège et vous sauve. 

     

    __________________

     

    P. S :  en ce qui concerne ces députés européens écolos, français en particulier, qui pensent être arrivés alors qu'ils ne sont même pas encore partis, députés gringalets sans métier (et sans doute sans diplômes dignes de ce nom) qui n’ont jamais travaillé… c’est sûr, nous tous nous les voyons bien sauver la planète, les deux fesses posées sur leur siège de député européen, occuper à croiser le fer avec le mondialisme, la Banque, Wall-street, les multinationales de l’armement et de l’agro-alimentaire !

    Que les choses soient claires :

    Jamais nous n’avons prétendu qu’il était préférable de travailler chez Bricomarché à 800 euros par mois que d'être député européen !

    Jamais nous avons dit que la soupe du parlement de Strasbourg, en milliers d’euros mensuels, n’était pas bonne et que celle des restos du coeur est bien meilleure !

    Tout ce que nous affirmons, parce que c’est un fait, c’est que tous ces députés écolos n’ont aucun pouvoir ; tout comme leurs collègues tout aussi gastronomes et gourmets qu’eux !

     

    Pour prolonger, cliquez : En finir avec les appels à l'abstention

    Lien permanent Catégories : Europe et U.E, Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité, Présidentielle 2017 et après 0 commentaire
  • Invalides, le 14 mai 2019 : Président de trop, discours de trop… se taira-t-il enfin ?

     

    macron cérémonie hommage invalides le 14 mai  2019

    hommage pierrepont.jpg

     

     

                    Il est vraiment regrettable que les locataires de l’Elysée dits « Président de la République » qui se sont succédé, qui se succèdent, Macron en tête, et se succéderont, aient pu penser, hier, aujourd’hui comme demain, qu’ils sont autorisés à commenter avec force discours, le sacrifice de deux militaires de l’armée française dans le cadre d’une opération qui a pour objectif la libération d’otages avec une prise de risque optimale,  celle de la mort.

    D’autant plus regrettable, que depuis de nombreuses décennies, on cherchera en vain un locataire de l’Elysée capable d’un tel engagement, même à moindre frais, beaucoup moins encore, envers ses compatriotes ; ambition politique - inénarrable représentation d’un show-médiatique de faux-semblants, ceux de l’impuissance et de l’absence et de courage et de convictions -, oblige !  

    Cette proximité entre un locataire de l’Elysée (dit « président de notre République) qui ne sait pas se taire et les cercueils de ces corps maintenant sans vie, acteurs d’un sacrifice sans porte-voix, nocturne et silencieux, loin des regards et du spectacle de la guerre, a quelque chose d’indécent, de laid, d’insultant et de sale ; pour un peu, un véritable outrage, comme une injure au courage… à son évidence, à son authenticité… sans gain ni arrière-pensée carriériste aucune.

    Car enfin, pour la liberté et la justice de qui ce locataire de l’Elysée ( et ses prédécesseurs.. à l’exception d’un Charles de Gaulle qui n’a jamais fui le combat des armes ni le risque politique susceptible de mettre fin à son engagement) serait-il prêt à sacrifier quoi que ce soit ?  

                    Drapeaux en bernes, portraits de nos deux soldats membres d’une armée dédiée (quoi que l’on puisse dire) in fine à la protection des intérêts des multinationales françaises en Afrique et ailleurs, Macron tout comme ses prédécesseurs, n’a pas perdu de temps : oiseau de proie déjà juché sur son perchoir, sans doute dans l’espoir d’arracher (de la leur voler) un peu de la superbe de ces deux hommes qui n’ont rien à envier à qui que ce soit, côté courage et compétence,  Macron se sert au passage.

    S’essuyer les pieds quand la boue sous les souliers pèse, tel un boulet, son poids de servitude, de renoncements et de turpitudes de toutes sortes sur le dos des Peuples,  il faut voir et entendre comment tous s’y précipitent, s’y frottent, s’y collent - s’y vautrent, dans ces hommages, ces commémorations du sacrifice des autres, toujours les autres !… sans doute dans l’espoir d’en sortir un peu moins sales.

    De là à penser que ces deux militaires laveraient plus propre et plus blanc quiconque se penche sur leurs cercueils…

                   Tantôt  cynique, tantôt franchement incompétent, trop souvent sans courage ni honneur dans une dégénérescence boueuse de l’esprit propre à ceux qui ne craignent rien ni personne, chiures et urine de la politique à propos de laquelle on ne cesse de déplorer que le fait que l’on ne puisse plus l’écrire sans hésitation en lettres capitales, et dont les promesses de la majorité de ses membres n’engageant que ceux qui ont la naïveté d’y croire alors que celle du soldat, une seule d’entre elles, n’est pas négociable puisqu’elle l’engage totalement au péril de sa vie et au désespoir de sa famille lorsque la mort vient le frapper dans le cadre de cette promesse d’engagement total…

    Pour sûr, la présence et les discours de tout un personnel égout de la politique couvrent d’opprobre depuis de nombreuses années toute cérémonie qui se rapporte à une action individuelle ou collective à caractère exemplaire car sacrificielle. Aussi, nous tous serions bien avisés de détourner et le regard et l’ouïe, à regret néanmoins, quand le moment viendra, car ces hommes morts pour éviter que la grande faucheuse notoirement insatiable ne frappe la vie des autres,  méritent que seuls soient autorisés à prendre la parole leurs frères d’armes ( rien à voir avec des généraux absents, déjà à la retraite le jour de leur nomination) ainsi que leurs proches.

     

    macron cérémonie hommage le 14 mai 2019 invalides

                         Président de trop, discours de trop… se taira-t-il enfin ?  

     

                   Mais alors… que tous ces Tartufes de l’engagement, adeptes indécrottables, dans leur action, de la fausse-couche et de l’avortement politiques, quand il ne s’agit pas d’infanticide, que tous se retirent et laissent le brave, hardi et fier, franc comme l’or qui, chauffé à blanc, viendrait irriguer les sillons d’une probité à toute épreuve, se recueillir auprès des corps de ces deux soldats dont on se gardera bien de s’approprier le sacrifice car il est le leur seul ; et que la présence du locataire de l’Elysée, si elle doit s’imposer, soit celle du silence, de l’immobilité, d’un regard baissé, intimidée par la bravoure qui gît là tout près, dont il se sait, dont on le sait, dépourvu comme tous ces prédécesseurs et successeurs car demain n’est plus un autre jour ; non ! assurément non ! Demain c’est encore hier et aujourd’hui qui ne cessent de s'étendre et dont les affres n’en finissent pas de salir et de miner les âmes les plus droites et les plus téméraires.

                  Oui ! Qu'il se taise donc ce président de l'infortune, ce gringalet sans passé, entièrement dédié à sa propre perpétuation, aujourd'hui ici, demain ailleurs, sans y être vraiment, jamais.  

     

    _______________

     

    Pour prolonger, cliquez : La malédiction Macron

     

     

    Lien permanent Catégories : Politique et actualité, Présidentielle 2017 et après 0 commentaire
  • Macron : deux ans déjà !

    macron,notre dame de paris en feu,arc de triomphe gilets jaunes

    macron,notre dame de paris en feu,arc de triomphe gilets jaunes 

    notre dame en feu la flèche a sombré

    Photo FRANCOIS GUILLOT / AFP

     macron,notre dame de paris en feu,arc de triomphe gilets jaunes

     

     

    macron malédiction, arc de triomphe gilets jaunes

     

                      Aujourd'hui Notre-Dame en feu en pleine semaine sainte, après l'Arc de triomphe et Marianne, peut-on alors, doit-on évoquer une "malédiction Macron", ce mal-président, si mal élu, le président de trop d'une 5è République aussi discréditée qu’épuisée, dont il ne sortira plus rien de bon ?...

     

    macron,notre dame de paris en feu,arc de triomphe gilets jaunes

     

    la malédiction macron, arc de triomphe

     

                      Nombreux sont ceux qui ne manqueront pas de s’interroger d'autant plus que l'Histoire qui n’aime pas qu’on lui force la main, qu’on lui torde le bras, qu'on la méprise et qu'on la moque, ne manque jamais de se venger. En effet, la France, de par son rang, son rayonnement et son petit-peuple dont la classe politique et les médias ont cru pouvoir faire l'économie des années durant, méritait sans aucun doute, d'emprunter une autre voie sous la conduite d'un leader à sa hauteur.

     

    macron,notre dame de paris en feu,arc de triomphe gilets jaunes

    macron,notre dame de paris en feu,arc de triomphe gilets jaunes

    Une septuagénaire Gilet Jaune à terre : Geneviève Legay


     

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité, Présidentielle 2017 et après 0 commentaire
  • Antisémitisme ou quand Narcisse rencontre Sisyphe...

     

    antisémitisme finkielkraut magritte narcisse

                  Alain Finkielkraut, producteur et prédicateur sur France culture, a dernièrement convoqué dans son émission Réplique, Delphine Horvilleur - femme rabbin porte-parole d’une France kippa -  et un Danny Trom chercheur associé au Centre d'études juives, pour évoquer la question brûlante de l’antisémitisme qui jamais ne refroidit, formant ainsi un trio consensuel dans le cadre d’un entre-soi douillet. Un débat de plus ; après des centaines d’autres ; stérilité assurée ! Pour sûr : aucune progéniture ne naîtra de cette énième convocation à trois, même à deux « tout contre une » bien au chaud. Comme quoi, le nombre ne fait rien à l’affaire car l’important n’est-il pas de viser juste (1)?  

    Depuis trente ans, à intervalle régulier, la France prend rendez-vous avec de "grandes messes contre l'antisémitisme" ; et d’aucuns rajouteront « pour longtemps encore ! », sans doute selon le principe superbement ignoré que les causes provoquant les mêmes effets, ce n’est pas l’histoire qui se répète mais plus simplement des imbéciles qui se complaisent dans l’erreur en toute impunité pour eux contrairement à toutes ces victimes, les leurs, que l'on peut aisément qualifiées de "collatérales" qui ne sont pas sans rappeler certains sacrifices antiques selon le principe suivant : on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.

                  Mais alors ? Antisémitisme par-ci, antisémitisme par-là… si tout est antisémite, puisque l’antisémitisme est partout, où finit l’antisémitisme et où commence la libre critique des leaders d’opinion d’une communauté constituée, qui se reconnaît comme telle, dans sa nécessité d’afficher une identité distincte, comme toute communauté digne de ce nom, auprès, à côté, hors de la communauté dite nationale (c’est selon les profils) qui, elle, ne reconnaît, rappelons-le, aucune distinction entre ses enfants même si… en théorie seulement puisqu’il en est tout autrement dans les faits : ces faits se nomment «  discriminations » et « traitements vexatoires » en raison d’une appartenance ethnique et religieuse : africaine, musulmane et maghrébine principalement.

    On notera au passage l’inversion des termes dans la question posée au sujet de la fin et du commencement.  Perversité du sujet traité oblige !

                  Comment comprendre l’antisémitisme ? Comment l’aborder quand on souhaite le dénoncer ? Comment l’expliquer aussi ? Et puis enfin, la question la plus importante : « Qui est le mieux à même de traiter sérieusement ce sujet ? »

    La victime ? Comme si, en justice, on faisait appel à l’agressé pour éclairer les faits, les motivations, comprendre, expliquer et sanctionner l’agresseur, renvoyant ainsi la police et la justice à leurs chères études, succinctes pour les uns (les flics) et un peu plus étendues pour les autres (les juges).

    Le problème n’est-il pas aussi et d’abord le suivant : le fait que ce sont les associations et les leaders médiatiques juifs qui se sont emparés de la question de l’antisémitisme ; associations et leaders qui, le plus souvent, ne jouissent d’aucune autorité morale ni intellectuelle ; et c’est bien là, et surtout là, que le bât blesse. Aussi, ne serait-il pas temps pour eux tous et toutes de passer la main étant donné les résultats obtenus ? Et quand on connaît en particulier les capacités d’un Finkielkraut ou d’un BHL de se saisir en toute lucidité, honnêteté et efficacité, en toute autorité, de cette question ou de tout autre question…  cela n’est pas fait pour rassurer quiconque quant à nos capacités à comprendre et à raisonner intelligemment  à propos de l’antisémitisme, nous tous collectivement – du moins, pour ceux que cette question intéresse.

                    La détestation des Juifs, ou bien la détestation d’une grande partie des leaders d’opinion juifs présents dans les médias ou bien encore, la détestation d’Israël et de ses représentants ici en France, et puis enfin, la détestation des leaders du racisme anti-arabe et anti-musulman - Zemmour, E. Lévy, Finkielkraut, Goldnadel, Pierre-André Taguieff et d'autres encore -, toutes ces variantes dans la détestation tantôt globale, tantôt sélective, sont alors regroupées sous le terme « antisémitisme » pour les besoins de la cause anti-anti-sémite ; cause qui ne coûte rien à personne mais qui peut rapporter gros manifestement ; dans le cas contraire, Juifs et surtout, les non juifs, ne seraient pas aussi nombreux à s’en faire l’écho. En comparaison, la cause anti-raciste et anti-islamophobe qui elle, réunit deux tondus et trois pelés, semble nous apporter la preuve qu’il n’y a rien à gagner et tout à perdre à défendre « la veuve voilée et l’orphelin délinquant et islamique » tel qu’ils nous sont représentés unanimement par tous les médias de masse depuis que Charlie Hebdo  s’est tout autorisé à leur sujet, servant ainsi d’étalon raciste en or à tous les racistes prudents mais déterminés à le demeurer.

    Aussi, ce conseil qui peut être le nôtre – « passer la main » -, se révèle d’une urgence absolue car un fait est avéré d’une portée maintenant historique : la communauté juive dans son ensemble fait preuve d’un talent exceptionnel lorsqu’il s’agit d’attirer à elle le malheur, et ce sans l’ombre d’un questionnement à ce sujet : « Pourquoi nous aussi et nous en particulier ?».

    Doit-on en conclure pour autant que cette communauté serait certainement élue... mais pour le malheur seul ?

                    Personne n'y échappe, personne n'y a échappé à cette absence de questionnement ; pas même George Steiner , un des derniers grands Juifs d’Europe sur un plan moral et intellectuel, n’aura eu la lucidité de la nécessité de ce questionnement, avant l’effondrement intellectuel et moral qui touchera toute l’intelligentsia européenne, la communauté juive en particulier et ses têtes pensantes qui ne pensent plus rien de sérieux ni d’important depuis des lustres ; du moins en France (2).

    Aux Etats-Unis alors ? Si l’on en croit la politique étrangère américaine de ces trente dernières années, on peut sincèrement en douter.

    Cette absence de questionnement (à l’exception de Karl Marx et de Bernard Lazare, tous les deux juifs - 3), le refus inconscient ou délibéré de sa nécessité, expliqueraient-ils la raison pour laquelle, au tournant du 19è siècle, des membres de la communauté juive se sont appropriés - sans en avoir été pour autant à l’origine, contrairement à ce qui nous est donné de croire -, la psychanalyse ? Cette interrogation sans fin de l’âme ; un peu comme si un patient livré à lui-même n’avait pour seul médecin qu’une ambulance condamnée ad vitam aeternam… à ne jamais trouver un hôpital ( les marchands de carburant pourront s’en féliciter) ; un paralytique… à ne pouvoir compter que sur son seul fauteuil d’hémiplégique pour prendre de la hauteur et, pourquoi pas, s’envoler (autant pour les marchands de matériel médical) ; et enfin, un nageur sur le point de se noyer… livré à l’immensité de l’océan pour en réchapper.

    Absence de questionnement... sans doute est-ce la raison pour laquelle toute critique d’un Juif qui, soit en dit en passant n’a pas choisi de l’être, qui aurait pour sujet non pas le fait qu’il le soit, mais bien plutôt sa personne – personnalité et agissements -, est assimilée à de l’antisémitisme car il semblerait que les leaders juifs ( leaders médiatiques - à ne pas confondre avec ce qu’on appelle « les Juifs du quotidien » qui peuvent être, qui sont ou ont été, nos voisins, nos collègues de travail et/ou nos partenaires au foot, à la pétanque et au pastis - 4) aient souhaité et soient parvenus à se soustraire, ou bien à s’élever au-dessus de la raison critique, à la fois de l’intérieur comme de l’extérieur, et plus encore depuis que la critique du judaïsme - une religion de plus sans doute ni moins ni plus respectable que toutes les autres - est assimilée à de l’antisémitisme (on pourra se reporter aux propos tenus par cette femme rabbin chez Finkielkraut - Delphine Horvilleur, une idiote de plus ! - très douée quand il s’agit de se tirer une balle dans le pied) ainsi que la critique du sionisme ; un sionisme bras armé du Judaïsme quand il est question de manipuler cette religion auprès de ses fervents pratiquants pour mieux mépriser, dominer, voler, assassiner un peuple sans défense : les Palestiniens, Torah d’une main, flingue de l’autre.

    Même les élites de la communauté musulmane de France font mieux que cette femme rabbin dans leur acceptation qu’aucune religion, qu’aucune communauté ne peut s’élever au-dessus de la raison critique. C’est vous dire.

                   Avant d'entrer dans le vif de notre sujet, reste à rappeler que tous nos auteurs, de Voltaire à Bernanos en passant par Alain le philosophe, soit près de trois siècles durant, tous ont d’une manière ou d’une autre adressé de vives critiques à l’endroit des Juifs car force est de constater que très rares sont ceux qui se sont abstenus comme Michel Onfray, le Klarsfeld de la littérature, reconverti en chasseur d’auteurs, d’intellectuels "antisémites" ou plus simplement, enclins à formuler des commentaires peu flatteurs sur cette communauté, n’a de cesse de nous le rappeler, laissant par-là entendre, à son insu, comme par ricochet - à la fois lapsus et acte manqué fâcheux ? -, à travers cette chasse que l’on peut être un type bien tout en étant antisémite : piège redoutable ; une vraie gageure cette quête d’Onfray car, pour sûr, ce constat de respectabilité-antisémite risque fort d’en encourager plus d’un : « Soyez antisémites si vous voulez une prospérité bienveillante à votre égard car loin de l’antisémitisme, point de salut littéraire posthume ! »

    Certes ! L’épisode de la Seconde guerre mondiale concernant cette communauté en particulier, interdit à un auteur, à une tête pensante, aujourd’hui, de formuler quelques critiques, quelques réserves que ce soit, à ce qui, de près ou de loin, peut être assimilé à une réalité juive ; seuls quelques blogueurs, comme votre serviteur, qui ne sont candidats à rien - intouchables qu'ils sont car ils ne doivent rien à personne, excepté à ceux qui les accompagnent, les soutiennent et les chérissent  jour après jour -, des hommes et des femmes libres comme l’air… peuvent en toute sérénité s’y atteler. 

                    Antisémitisme par-ci, antisémitisme par-là, qui, alors, peut bien être autorisé à dénoncer l'antisémitisme ? Avec qui peut-on et doit-on débattre à son sujet ? 

    Grande est la tentation de répondre : il appartient aux non-Juifs de débattre publiquement de l'antisémitisme... en priorité avec les antisémites avérés comme tels ou bien soupçonnaient d'en être.

     

    sisyphe, narcisse, titien, magritte, antisémitisme, finkielkraut

     

    ***

     

                    Mais… trêve de commentaires et d’avant-propos questionneurs, raisonneurs au-delà de toute nécessité raisonnable ! Et posons maintenant la question suivante : un certain nombre de Juifs, les plus influents, n’auraient-ils pas la fâcheuse habitude de se trouver là où il ne faut pas – et parfois aussi : au moment où il ne le faudrait pas non plus -, du moins quand on veut jouir d’une sympathie quasi unanime et d’un a priori aussi flatteur que favorable auprès du plus grand nombre ?

    Car à y regarder de près, de très près…

     

                                      Là où il ne faut pas être, et tout ce qu’il ne faut pas faire !

     

    Prenez la Banque et Wall-Street : personne n’aime les banquiers, son banquier en particulier, et puis la Banque en général ! Son fonctionnement étant résolument l’ennemie jurée du bien commun et plus encore depuis que la finance a tout emporté prenant ainsi le contrôle de toute l’économie mondiale, des conditions de vie et de mort de 7 milliards d’êtres humains…

    Les médias : présente en grand nombre dans ces médias alors que la communauté juive de France ne représente que 1% de la population française - médias dont le taux de confiance plafonne à 25% depuis trente ans -, comme un fait exprès, jamais la défiante, voire la haine, envers son personnel dit « journaliste », juif ou pas, ne s’est aussi bien portée...

    En politique, lorsqu’il est question de briguer la fonction suprême et d’être couronné de succès, voilà qu’un président nommé Sarkozy qui sera le principal responsable de la déconsidération irréversible de la fonction, s’autorisera tout ce qu’il aurait dû s’interdire : en effet, jamais un Président n’aura autant usé de cette fonction qui ne lui appartient pourtant pas, pour mieux en abuser, et ce pour des raisons extra-politiques le plus souvent (contrairement à un Mitterrand, grand prédateur politique occupé seulement par sa longévité).

     

                         Là où il ne faut pas être, et tout ce qu’il ne faut pas faire !

     

    Tenez encore : quand il s’agit de s’organiser, comme toute communauté de cœur et d’esprit est autorisée à le faire, patatras... c’est un formidable lobby qui se met alors en place, chargé de châtier sans pitié quiconque adresse publiquement des reproches et des critiques à un Etat étranger, Israël, tout en dénonçant la complaisance scandaleuse de l’Europe à son sujet ainsi que le soutien inconditionnel  des médias, des politiques et des milieux artistiques pour cet Etat.  Le châtiment sera sans appel : mort professionnel et social de l’intéressé ; Dieudonné sera la première victime, la plus emblématique car la plus talentueuse et la plus populaire, en 2003, sur France 3 , avant beaucoup d’autres, par centaines, dans les médias, la presse, le cinéma, en politique aussi (dans tous ces milieux, le ménage a été fait puisque l’on n’entend plus aucune voix dissonante à ce sujet)… qui se verront écartés sans bruit.

    Le CRIF  qui n’est dans les faits qu’une office israélienne chargé de protéger l’image d’Israël et l’UEJF syndicat d’étudiants chargé de former de bons petits soldats sionistes en rappelant aux Français juifs de ne pas oublier, surtout pas, qu’ils sont juifs avant d’être français, et parce que juifs, qu’ils se doivent de soutenir inconditionnellement un Etat hors-la-loi, dont il n’y a sans doute plus rien à sauver moralement et politiquement depuis 1967 ;  en particulier, sa politique coloniale criminelle d’un autre temps !…

    Ces deux officines avec la complicité d’un personnel médiatique et politique terrorisé à l’idée de s’y opposer, peuvent être tenu responsables de l’importation d’un maccarthysme à la française, plus d’un demi-siècle après : fini la traque des communistes ! Bonjour la traque de tous ceux qui ne supportent plus toutes ces officines qui, irréversiblement aux yeux de la communauté internationale, ternissent l’image de la France, République des droits de l’homme, République des Lumières,  ; une France que plus personne ne respect pour ne plus être digne de respect, ici et  à l’étranger.  

    On n'oubliera pas la LICRA  - ligue contre le racisme et l’antisémitisme -, dont le bureau exécutif n’est composé d’aucun Arabe, ni Musulman, ni Africain, ni Maghrébin ; là encore, cherchez l’erreur.

     

                             Là où il ne faut pas être, et tout ce qu’il ne faut pas faire !

     

    Et puis aussi, plus prosaïquement, les professions libérales ; on pensera aux dentistes et aux médecins. Non mais c’est vrai ! Ne souriez pas ! Car, qui peut bien souhaiter avoir besoin d’un dentiste ? Qui se réjouira à l’idée de devoir en consulter un ? Personne.

    Les médecins ? Eh oui ! Leur autorité et la confiance dont ils peuvent jouir sont au plus bas ; tous accusés d’être les relais d’une industrie pharmaceutique empoisonneuse ; indisponibles quand on a besoin d’eux ; responsables des déserts médicaux car tous sont en quête d’une clientèle friquée dans les villes, les départements et les régions les plus prospères…

    magritte antisémitisme finkielkraut narcisse

                   Lot consolateur, comme quoi tout n’est pas perdu : seule la chansonnette semble réconcilier tout le monde avec Jean-Jacques Goldman élu année après année, la personnalité préférée des Français : rien de surprenant à cela ; il ne fait pas de bruit, excepté quand il chante (du moins quand il croit chanter) ; il semble aussi qu’il n’ait pas besoin de nous faire savoir à tout bout de champ qu’il est ou serait juif (quant à l’être, c’est à lui d’en décider et à personne d’autre) ; pas un mot, du moins en public, sur Israël et son attachement éventuel ; pas de procès en antisémitisme contre un tel ou une telle ; un homme discret et raisonnable, pas intello pour un sou - comme quoi ! 

    On mentionnera aussi la Grande Zoa qu’est l'attachante et talentueuse artiste de scène Régine.

    La chansonnette et le music-hall parviendront-t-ils à conjurer le pire ? A condition qu'un dénommé Enrico Macias fasse « profil bas » ? La chansonnette et le music-hall seraient donc capables de panser nos plaies, toutes les plaies : celle de l’antisémitisme ?

    Allez savoir !

    Hors la chansonnette, n’oublions surtout pas Rony Brauman auquel le CRIF a souvent reproché de n’être pas assez « juif »  - et oui ! sans blague -, qui semble être le seul capable de formuler une critique de la non-raison juive de ces trente dernières années.  Pour sa peine, il sera exilé dans le nord de l’Angleterre, à Manchester plus précisément, sans doute pour lui apprendre à voir si cela se fait que d’être honnête et courageux.

     

                  Comme on vient de le voir, du côté des « récriminations », tout le monde pourra sans difficulté s'y livrer sans vergogne : les partisans des droits de l’homme (contre Israël et la politique criminelle des USA piloté par la bande à Bush junior – tous proches d’Israël), nos Français musulmans  et nos Français arabes (solidarité religieuse et ethnique à propos de la dévastation du Moyen-Orient et la destruction de la Libye, de la Syrie et de l'Irak aux millions de morts et de déplacés pour le grand bénéfice d'Israël et de l'Arabie Saoudite), les associations anti-racistes ( contre la "bande à Causeur"), les associations de défense de la liberté d’expression (contre le chantage à l’antisémitisme du CRIF, de l’UEJF and Co), les Altermondialistes (le système bancaire et Wall-Street qui peuvent être responsables de crises financières dévastatrices : la dernière en 2008), les Souverainistes (la mondialisation et l’immigration massive en Europe encouragées par les réseaux Soros - tiens, on a bien failli l’oublier celui-là ! -, et ses ONG)…  et combien d'autres encore ?

    Des millions en cumul...

                      Après ça… allez-vous étonner ! Même si… banquiers, journalistes, chef d'Etat, lobbyistes grassement rémunérés, dentistes, médecins… qui peut bien avoir envie de lâcher tout ça pour un poste de bénévole au Resto du cœur, au Secours populaire, au Secours catholique et chez ATD quart monde ? Personne, juif ou pas, bien évidemment.

     

                    Que doit-on, que peut-on rajouter ?

     

                    Le statut de victime n'ouvre pas que des droits ; bien au contraire, il oblige cette victime qui n'a alors qu'un devoir : se montrer exemplaire moralement tout en se gardant bien de ne jamais passer du côté des salauds et de leur bourreau. Or, rarement dans l'histoire, les leaders d'une communauté que le malheur a frappée ne se sont montrés à ce point en-dessous de tout lorsqu'il s'est agi de reconnaître la nécessité de cette exigence. 

    De là à croire que c'est là leur vocation première...

     

                    Qu'à cela ne tienne : souhaitons-leur à tous « bon courage ! »… eux tous à tourner en rond dans leur bocal communautaro-historico-religieux, tels des poissons rouges. Les psychanalystes et leurs affaires très lucratives, net d’impôts, n’ont pas de souci à se faire ! Car enfin, la psychanalyse ne serait-elle destinée en priorité à ceux qui cherchent des réponses à de vraies questions mais dont la motivation première est de noyer « le poisson » ou bien plutôt le « poison » d’une solidarité communautaire indéfectible ("Pas de défection… sinon gare à l’excommunication et à l’exil !"), là où se nichent les victimes expiatoires (celles de Toulouse et d'ailleurs) d’une déraison qui ne connaît aucun repos, même aux portes des horreurs du siècle dernier.       

                  Mais alors, qui nous parlera de ce "lien du sang" totalitaire ?

     

                         

     

     

    1 - Profanation des cimentières : sujet d'actualité au moment où ce billet est rédigé...

    Un peu comme pour le terrorisme (se reporter aux propos d'un certain Manuel Valls à ce sujet) faudra-t-il aussi nous y habituer ? Les médias en font un tel pataquès à chaque fois que beaucoup vont être tentés par ce désir irrépressible d’une transgression optimale ? Fascination pour tout ce qui touche à la mort ? D’autant plus que la recherche d’une publicité massive motive ceux qui agissent… et si l’on ne compte plus les cimetières chrétiens profanés chaque année par centaines ( certes, ils sont nettement plus nombreux et les cimetières juifs sont manifestement plus bruyants, voire assourdissants  !) Alors, forcément…

    Et si l’on en parlait un peu moins ?

     

    2 -  Il semblerait que leur soutien à Israël les ait tous comme "vidés", asphyxiés, asséchés intellectuellement ; et pire encore : moralement aussi.  Mais alors : Israël rendrait-il bête ? Seul George Steiner semble avoir été épargné ; disons qu'il a su ne pas se laisser dévorer par cet impératif communautaire et géopolitique d'une légitimité douteuse, très douteuse d'autant plus que c'est toute notre culture humaniste européenne qui, dans cette soumission honteuse, est remise en question. 

     

     

    3 - Karl Marx et son « Sur la question juive » de 1844, ainsi que Bernard Lazare et son « Antisémitisme : son histoire et ses causes - 1894 ; ce qui confirme qu’une hirondelle de la raison critique, voire deux, ne fait décidément pas le printemps.

     

    4 - Distinction capitale ; d’autant plus qu’il semblerait que les leaders juifs d'opinion, principalement médiatiques de nos jours, soient les pires ennemis des « Juifs du quotidien », et ce depuis des lustres. L'histoire devrait très certainement le confirmer pour peu que l'on cherche et que l'on se décide à trouver. A vos archives donc !

    Oui ! Les leaders juifs d'opinion à défaut d'élites, car les élites ne peuvent être quemorales et intellectuelles !

    Pour prolonger, cliquez : "La lettre au père" de Franz Kafka : la menace de l'ennemi intérieur 

    _____________

     

    Photos : oeuvres  de René Magritte (1 et 3) et  le Titien (2). 

     

    Lien permanent Catégories : Israël : judaïsme, sionisme et colonisation, Israël en France : E. Lévy, BHL, Val, Valls, Zemmo, Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
  • L’immense défaite morale du régime de Macron *

     

     

                           macron-pyramide-louvre-a9c483-0@1x.jpeg

     

                   Si les violences  des black-blocs sont âprement dénoncées, c’est au prix du silence dont les abus de pouvoir et les violences de la police de Castaner demeurent couverts ; dénonciation qui se garde bien de faire la distinction entre le policier sur lequel un pavé est lancé et des gilets jaunes, femmes ou hommes, tabassés à 6 contre 1, par centaines depuis le 17 novembre, pour ne rien dire ceux qui ont perdu qui un œil, qui une main, et tous les autres, victimes de blessures aux séquelles à vie… dans la juste représentation des cellules des milliers de gardes à vue préventives d’une complaisante inouïe et dont des procureurs sans honneur se font les complices - gardes à vue destinées à empêcher des manifestants de rejoindre leurs cortèges -, des maltraitances et des privations des droits sans nombre - refus d’appeler un avocat, confiscation et destruction des portables -, des centaines d’ordres illégaux de l’aveu même de quelques policiers, trop rares comparés au silence de leurs syndicats à ce sujet, aux martyrs de ce mouvement, primo-manifestants retraités et jeunes adultes tout juste sortis de l’adolescences, traumatisés dès les tout premiers jours.

                    Qu’en pensez-vous, ô familles de tous ces héros involontaires ?

     

    premier-ministre-Edouard-Philippe-entoure-ministre-justice-Nicole-Belloubet-ministre-linterieur-Christophe-Castaner-18-Matignon_0_728_485.jpg

     

                   Ne perdons pas de temps ici à démontrer toutes les manœuvres d’une communication élyséenne en soutien à la place Beauvau et au ministre de l’intérieur, fidèle d’entre les fidèles du locataire de l'Elysée, nommé Castaner, un bluffeur qui n’a manifestement pas oublié ses années de joueur de poker sur la place marseillaise, attablé avec des truands ; ni non plus à demander à son premier ministre, comment, à son gré, le régime d’une 5è République à bout de souffle, à court d’arguments – d’où sa violence -,  peut encore se maintenir sans une répression qui n’a rien à envier au régime de Vichy dans sa nature et la personnalité des hommes et des femmes qui l'ont servi hier  - opportunisme de la pire espèce ; médiocrité morale et intellectuelle ; répression qui se déploie à grand renfort de mercenaires, de voyous du maintien de l’ordre, de miliciens aux comportements crapuleux et sadiques… tout un dispositif répressif dont l’âme boueuse cache difficilement un parti pris assumé pour un maintien de l’ordre sur le mode de la  terreur dans une défaite morale accomplie que "le régime de Macron" devra boire jusqu'à la lie.

    Ne les entendez-vous donc pas tous, entre deux tirs de flash-ball et deux lancés de grenades dites de désencerclement, se réjouir en ces termes : « Ces chiens et ces chiennes ne sont pas près de revenir nous emmerder samedi prochain ! »

     

    l'allemant.jpg

                          (Didier Lallement, préfet de police de Paris depuis mars 2019)

     

                     Si la mansuétude est facile à un Président populaire et respecté, en revanche, dans le contexte d’une Présidence qui ne recueille au mieux qu’un petit tiers de soutien, face à une contestation qui ne faiblit pas, sur quoi cette présidence pourrait-elle bien s’appuyer si ce n’est sur l’intimidation, la peur et finalement, la terreur. Certes, ce même président, ses ministres, ses députés et des médias tout acquis à sa cause, auront beau jeu de rétorquer : « Macron n’a-t-il pas été démocratiquement élu ? N’avez-vous donc pas reconnu votre défaite à tous (la majorité !) ? »

    Elu démocratiquement ? Sans doute. Mais tellement mal élu… car ce président est bel et bien condamné à occuper l’Elysée avec son score du premier tour : 18% des inscrits. N’en déplaise à tous les chroniqueurs des médias dominants.

     

    ***

     

                    Qu'à cela ne tienne !

                    Tournons-nous maintenant vers demain car il est déjà grand temps.

                    De quelle indulgence devrons-nous faire preuve pour tous les coupables, pour toutes ces petites mains de la répression et tous les donneurs d’ordres ? Quel procès, quelle sentence - Elysée, Matignon, députés LREM, police, Médias… - quand tous auront été précipités du pinacle ? Ou bien alors, fatigués, nous laisserons-nous glisser, volontiers, aux solutions de facilité : le pardon, l’oubli ? Ce serait pour eux tous, à n’en point douter, la meilleure garantie de pouvoir se retourner. Ne les entendons-nous pas déjà nous murmurer : « Ne savez-vous pas que nous sommes tous réconciliés ? »

    Cette inclinaison au pardon sera-t-elle l’expression d’une âme charitable car un fait est certain : pour s’indigner et punir, encore faut-il croire sans vergogne excessive ni fanatisme, à tous nos aïeux de 1793, de 1848, de 1871, de 1936 et de 1968 côté ouvriers.

    Que l’on ne s’y trompe pas : si l’on peut légitimement craindre que les conséquences de cette répression qui nous confirme une fois de plus qu’il n’y  pas a priori de police républicaine ni de médias honnêtes ni de ministres  ni de députés responsables et indépendants moralement de toute fidélité dégradante mais seulement des hommes soucieux de la justice et du droit, et d’autres… de la déontologie d’une profession, ou bien l’absence de ces hommes-là,  et si l’on doit fortement douter que de « ces mois de matraque » (avant des années de plomb encore à venir ?) et de privation des droits les plus élémentaires de la personne, ces mêmes conséquences ne soient nulle part explicitement tirées...  

    De cette crise sociale qui a pour origine non pas une crise du dialogue tant évoquée par les cancres d’une sociologie de piliers des cantines et des plateaux télévisés (car enfin, dans le cadre d’un « il n’y a pas d’alternative »  qui est celui de ces trente dernières années, quel dialogue est-il possible et à propos de quoi ?) mais bien plutôt d’une crise de la non-représentation de nos institutions, véritable crise de régime… on peut aussi être assurés qu’il y a encore une poignée d’hommes assez intelligents pour savoir, dès maintenant, la défaite assurée pour tous ceux qui auront trempés dans cette farce macabre que sont la candidature et l’élection d’un Macron qui n’avait pour lui que l’effet de surprise et une jeunesse aussi trompeuse que pompeuse sous l’ombre d’une pyramide en verre.

    Si pour d’aucuns la vieillesse est un naufrage, il semblerait que la jeunesse soit devenue non seulement un naufrage mais une noyade et un enterrement. Aussi, empressons-nous de souhaiter à ce mal-président de belles obsèques politiques dans l’intimité de sa pseudo-famille électorale qui n’était qu’une bulle spéculative idiote même si, on n’en point douter, une belle carrière professionnelle à l’international attend notre candidat à l’échec cuisant et déshonorant : servir, encore et toujours servir, larbin né !

    Car, force est de constater, que tout ce beau monde à la vue courte et basse, respire la défaite malgré quelques succès que leur complexe de supériorité est incapable de juger aussi éphémères que cosmétiques : un Edouard Philippe au regard de chien battu, ses ministres, un Castaner protégé, au regard vide, à la voix sans coffre au ton sournois, des députés LREM sans conscience ; et Macron, l’homme qui se suffit à lui-même et qui n’attend rien de personne, ni de sa fonction ni de cette grande nation qu’est la France ; un homme qui n’a besoin de rien sinon de lui-même, encore et toujours.

    Une gageure sans précédent pour un Président de la République ; en cela, une erreur gigantesque.

     

                     Limiter les dégâts et la casse sera sans doute la seule ambition de ceux qui comptent bien, en coulisse, succéder aux responsables de ce désastre ; épargner les uns, ménager les autres - police, médias, ministres, députés - demandera de rendre acceptable a posteriori une présidence qui aura pourtant fait appel aux mêmes ressorts que ceux du régime de Vichy, - mensonges (fake-news, intimidation, médias de propagande, barbouzes en tous genres, culpabilisation et diabolisation des réfractaires, violences et terreur -, contre l’avis de tous ceux qui souhaiteront très tôt se joindre à la demande massive qui ne manquera pas de se faire entendre, d'une enquête au sujet de la gestion de la crise sociale - gestion dans son ensemble - qui aura percuté de plein fouet et qui divisera pour longtemps notre pays.

    Certes, une présidence, un gouvernement et un groupe de députés vindicatifs et en dessous de tout, repoussent toute sympathie ; en revanche, un régime dit bénin dans ses excès, ne constituerait-il pas pour la paix sociale un intermédiaire rêvé ? Une paie toute de mollesse, sans vainqueurs ni vaincus ; une paix blanche ; celle que les troupes de Macron appelleront très prochainement de leurs vœux et celle dont Macron espère lui-même être le greffier.

    Précisons ceci : vis-à -vis de ce programme de réconciliation, la seule position honorable est la suivante : « Capitulation sans condition ».

                      A l’idée de la fausse paix intérieure, une seule mise en accusation : Macron, Castaner, une garde des Sceaux qu'il n'est même pas nécessaire de nommer, les médias et les  principaux acteurs de la chaîne de commandement des forces de l’ordre. Quant aux députés LREM, les élections, toutes les élections à venir, se chargeront de leur infliger la plus grande des sanctions : sanctions qui ruinent tout espoir de faire carrière en politique.

    Le jugement des responsables de ce régime de terreur qui bafoue le droit, tous les droits, ne répond pas seulement à un profond et légitime besoin de la conscience populaire, celle des Gilets Jaunes en priorité qui auront payé le plus lourd tribut ; Gilets Jaunes qui ne sont pas aussi minoritaires que les médias le laissent entendre : la résistance dans laquelle les Gilets Jaunes ont très tôt communié, a attisé chez nous tous un esprit de solidarité, un esprit d’amour sans doute aussi ; à ne pas confondre avec de la faiblesse.

    Non, cette exigence, on la doit aussi aux familles meurtries, celles des lycéens, celles des hommes et des femmes, tous livrés à une violence qu’aucun préfet n’aura condamnée ; en particulier, tous ces tirs sur des visages pris pour cibles et le tabassage de femmes et d'hommes jetés à terre, un gilet jaune pour seule protection.

    Ce jugement sera le seul moyen de venger notre honneur, celui de nos compatriotes et celui de notre République que des voyous ont pris en otage. Avec mesure et équité, ces jugements devront tomber ; et ils tomberont. Ces jugements nous laveront de la tentation de l’oubli et du pardon, de la tentation d’une complaisance envers des manquements d’une gravité sans précédent depuis les années 60, perpétrés par des misérables qui ont osé présenter devant les plus faibles de nos compatriotes, les plus précaires, les plus exposés à des politiques injustes et cruelles, l’image d’une présidence, d'un gouvernement et d'une "République dite en marche", agenouillés devant une exigence de sécurité instrumentalisée basée sur le recours à la terreur.

     

    ***

     

    l'étrange défaite de macron,castaner,lallement préfet de paris

     

                    Au mois de mai... nous ne sommes aujourd’hui qu’au début du printemps. La vraie saison, celle qui demandera que les comptes soient rendus à la Nation, viendra demain ; et ce sera celle des jugements aussi justes que sévères.  

     

     ________________

     

    l'étrange défaite de macron,castaner,lallement préfet de parisTitre et billet largement inspirés par l’ouvrage de Marc Bloch : « l’Etrange défaite » écrit en 1940, qui, elle, n'était pas souhaitable  - face au régime Nazi contrairement à celle de Macron face à la morale - ainsi que  « La vraie saison des juges » : "Les cahiers politiques", novembre 1943 ; un Marc Bloch historien, fondateur avec Lucien Febvre de l’Ecole des Annales ; après avoir été torturé par la Gestapo, il sera condamné à mort et fusillé le 16 juin 1944, pour faits de résistance

     

             Pour prolonger, cliquez : Gilets Jaunes - le dossier

    Lien permanent Catégories : Gilets Jaunes, Politique et actualité, Présidentielle 2017 et après 0 commentaire
  • Charles de Gaulle : amnésie et complaisance

                       La Cinquième République a 60 ans et plus : osons un regard en biais sur son premier, seul et dernier chef d'Etat : Charles de Gaulle, selon le principe qui veut que rien n'éclaire autant la vérité que le dévoilement du mensonge même et surtout par omission.

    de gaulle,algérie,mai 68

                      De Gaulle par-ci, de Gaulle par-là... à l'heure où les souverainetés nationales sont malmenées par une construction européenne tentaculaire, profondément autoritaire et méprisante, ci-après, quelques rappels de faits historiques indissociables d'un personnage que d'aucuns voudraient univoque et qui, semble-t-il, force l'admiration avec une complaisance surprenante et parfois même, un enthousiasme déplacée ; enthousiasme symptomatique d'une mémoire défaillante ou bien, sélective à dessein ?

     

     

    ***

     

    Le 9 septembre 1944, un gouvernement d'unanimité nationale est constitué sous la présidence de Gaulle jusqu’en janvier 1946.

     

    1945 - Massacres de Sétif, Guelma et Kherrata : répressions sanglantes d'émeutes nationalistes dans le département de Constantine, en Algérie française.

    8 mai 1945 : fin des hostilités et la victoire des Alliés, un défilé est organisé. Les partis nationalistes algériens, profitant de l'audience particulière donnée à cette journée, décident par des manifestations d'abord pacifiques de rappeler leurs revendications patriotiques. Un policier tire sur un jeune Algérien tenant un drapeau de l'Algérie et le tue, ce qui déclenche des émeutes entre Algériens et Européens, avant que l'armée n'intervienne.

    Il y aura parmi les Européens plus d'une centaine de morts et autant de blessés.

    Après l’intervention de l’armée, en représailles, le nombre des victimes autochtones (algériennes), est difficile à établir aujourd’hui encore ; les autorités françaises de l'époque fixèrent le nombre de tués à 1 165 ; pour les historiens, le nombre varie de 8 000 à 15 000 victimes.

     

    ***

     

    Le 29 mai 1958, René Coty fait appel à Charles de Gaulle qui deviendra ainsi le premier Président de la Vè République.

     

    Guerre d'Algérie : dès 1959, de Gaulle en revient à une solution classique de répression militaire ; jusqu'à l'hiver 1961/62, il choisira de poursuivre la guerre, au prix d'un accroissement de l'usage de la torture. Jusqu'à la fin de 1961, la lutte contre le FLN est menée avec autant de vigueur, et même davantage, qu'auparavant : selon Constantin Melnik, conseiller spécial de Michel Debré chargé de coordonner les services secrets, il y eut environ 500 assassinats politiques entre 1958 et 1961.

     

    Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1961 à Paris, au lendemain de l'assassinat de policiers par des militants du FLN, une manifestation, interdite par les autorités françaises, fut organisée : les manifestants algériens protestaient contre le couvre-feu imposé en métropole aux ressortissants d'Afrique du Nord. Cette manifestation fut férocement réprimée. Selon l'historien Alain-Gérard Slama, le chiffre total est de l'ordre d'une centaine de victimes. Le préfet de police Maurice Papon couvrira ses policiers et le gouvernement l'ensemble de ses fonctionnaires.

    Quelques mois plus tard, le 8 février 1962, toujours à Paris, lors d'une manifestation interdite, huit manifestants « français » contre la guerre d’Algérie sont tués par les forces de police au métro Charonne et un autre mourra à l'hôpital ; on retrouvera le même duo : de Gaulle et le préfet de police Maurice Papon.

     

     

    ***

     

     

    26 mai 1967 : grève et massacre en Guadeloupe : des ouvriers du bâtiment réclament 2% d’augmentation et la parité en matière de droits sociaux.

    Alors que des négociations sont en cours, des CRS prennent position. Très vite, la tension monte. Les CRS lancent des grenades lacrymogènes pour disperser la foule et chargent à coup de matraques, à coups de crosses... et à coups de pieds. Le massacre qui s’ensuit fera 87 victimes civils guadeloupéennes (Papon auait-il été muté aux Antilles ?!) tués par des gendarmes et parachutistes français.

     

                   Décidément...

                   A la lumière des tous ces faits tragiques, force est de constater que… tout comme Racine et Shakespeare - mais sans le génie de ces derniers... de GAULLE TUE BEAUCOUP !

     

    ***

     

                    En Mai 68, au cours de la plus grande grève dans l'histoire du mouvement ouvrier français, on retiendra que l'on ne doit l'absence de bain de sang qu'à un Préfet de Police nommé Maurice Grimaud qui a succédé à Maurice Papon et à un Georges Pompidou, (sans oublier, côté étudiants, le fait que les parents des fils et filles de Mai étaient gaullistes), alors que le Général de Gaulle avait clairement fait savoir (on ne se refait pas, manifestement !) que la police ne devait pas hésiter à tirer sur les manifestants-grévistes pour rétablir l’ordre (se reporter aux mémoires du préfet Grimaud : En mai, fais ce qu'il te plaît).

    Avec ces derniers événements…

    Entre panique, incompétence et ignorance de cette France avec laquelle il n’hésitait pourtant pas à rebattre les oreilles du monde entier, ironie de l'Histoire,  et même si comparaison n'est pas raison, on ne pourra s'empêcher de penser au Pétain des années 40. En effet, de Gaulle a près de 80 ans au moment des événements de Mai : en juin, un vote de soutien tout relatif, lié au désir de l'électorat de retrouver un Etat fort, le maintiendra dans ses fonctions avant une démission précipitée dix mois plus tard ; démission sans gloire, dans une indifférence quasi ... générale ; de Gaulle n'étant déjà plus une solution d'avenir pour la société française.

     

     

    _____________

     

     

                     Haut en couleurs (celles de notre drapeau avec le rouge comme couleur dominante… celle du sang ?!) ce personnage « culte » semble forcer autant l'amnésie que l’admiration ou le dédain chez ses détracteurs ; ceux d'une gauche modérée ou à l'extrême d'une droite qui aujourd’hui encore n’est pas loin de lui reprocher de ne pas avoir tué assez.

    Aussi...

    Il serait temps que l'Histoire reconnaisse les milliers de cadavres qui jonchent le parcours de cet homme équivoque à l’autoritarisme finalement bien moins éclairé qu’il n’y paraît. Et si au royaume des imbéciles et des aveugles, les borgnes et les admirateurs sont rois, nul ne saurait nous empêcher de renvoyer dos à dos les uns et les autres pour mieux nous empresser d’emprunter d’un pas léger et confiant le chemin qui mène à un belvédère à la vue imprenable : celle des faits.

    Et pour peu qu’un kiosque à musique, non loin, nous propose une nouvelle interprétation d’un Chant des partisans qui, nul doute, au sortir de la Deuxième guerre mondiale, méritait une autre postérité et d’autres hommes avec lesquels partager cet héritage ( ces mêmes hommes qui refuseront aux peuples indochinois et algérien ce pour quoi ils s'étaient tous mobilisés contre l'ennemi nazi envahisseur)… on pourra, une fois encore, constater à quel point les héros d’hier voyagent mal dans le temps lorsqu’ils s’obstinent à vouloir encore, et contre toute raison, influencer son cours.

     

     

    PS - Dans ce billet, j’ai souhaité en priorité évoquer des événements à caractère politique : contestations, revendications, exercice d'une liberté de parole et d'action ; événements qui seuls permettent d’évaluer le "niveau" de liberté toléré par un régime ; en l’occurrence celui d’un de Gaulle.

    Au sujet de Mai 68, si ses fils et filles avaient été algériens, africains ou antillais, et si le passé nous est d’un enseignement quelconque, on doit malheureusement pouvoir légitimement penser que Pompidou aurait un peu moins insisté auprès de Gaulle pour qu’il n’y ait aucun bain de sang. Et si, sur un plan politique, de Gaulle a su se rendre indispensable tant en France qu'à l'étranger, et si ce Général a aimé la France, Pinochet a très certainement lui aussi aimé le Chili, et Staline l’URSS ; et tous deux ont su se rendre tout aussi indispensables.

    Quant à la politique de non-alignement vis à vis des Etats-Unis, celle-ci n’était pas plus louable et courageuse que celle d’un Tito vis à vis de l’URSS.

    Encore une fois, on doit pouvoir questionner ce personnage équivoque à l’autoritarisme finalement bien moins éclairé qu’il n’y paraît. En d’autres termes, plutôt euphémistiques, il faut bien reconnaître que de Gaulle, qui était un militaire et qui l'est resté, a eu beaucoup de mal avec la liberté en général (surtout quand il s'est agi de celle des autres) - la liberté d'expression en particulier -, la démocratie et la justice sociale : sous son régime, pas de redistribution des fruits d'une croissance pourtant record ; pour s'en convaincre, il suffit de se pencher sur la condition ouvrière avant Grenelle : salaires, droits des travailleurs et syndicaux. Et s’il lui est arrivé d’avoir une très haute idée de la France - une France sans Peuple ? -, c’était très certainement parce qu’il avait une très, très haute idée de lui-même et de la classe dont il était issu : une classe née pour guider, diriger...

    Devinez qui ou quoi ?!

    Des oies, ou bien plutôt... pour rendre à de Gaulle les propos qui lui appartiennent : des veaux.

     

    Lien permanent Catégories : Histoire et révisionnisme, Politique et actualité 0 commentaire
  • Police et suicide : le flic et l'homme

    suicide dans la police

                         Pour être sortie ainsi de son devoir de réserve - elle avait créé son association après la grave attaque contre des policiers à Viry-Châtillon (Essonne) en 2016 -, la gardienne de la paix avait été un temps dans le collimateur de l’IGPN. Une sanction sous forme d’avertissement avait un temps été évoquée, mais la hiérarchie policière avait décidé de ne pas y faire suite. « Rien n’a changé après Viry-Châtillon », expliquait-elle encore début novembre.

    ***

                        Des collègues témoignent ; des syndicats de police aussi.... mais si cette femme a mis fin à ses jours c'est aussi et surtout parce qu'elle s'est sentie isolée, non soutenue, abandonnée dans son combat.

     

    ____________________

     

    police et suicide

    Si c’est la fonction qui fait l’homme, la fonction de policier est sans doute une des fonctions les plus accaparantes, les plus dévorantes qui soient, car, en effet, c’est bien à l’intérieur et de l’intérieur que cette fonction agit. 

    Aussi, ce qu'il y a d’émouvant - ce qui fait qu’on y prête une attention toute particulière -, dans le suicide d’un policier qui le redevient après avoir été longtemps considéré comme un flic, un flic de plus aux pouvoirs aussi étendus qu'exceptionnels - force de loi sans loi parfois aussi -, c’est qu’avec ce suicide, c'est l'homme et non plus le flic et le policier, qui reprend "la main" sur la fonction qui a été la sienne ; maintenant vulnérable et fragile, sa fonction cesse de le définir ; c’est alors que ce policier dont on ne voyait plus que la fonction - fonction qui nous cachait l'homme - se tient là devant nous... "tout nu", débarrassé de cette fonction qui l’a tué en le poussant à mettre fin à ses jours - dans le cadre d’un suicide professionnel avéré comme tel.
     
    Avec son suicide, dans son suicide, le flic, puis le policier, semble avoir retrouver en lui l’homme qu'il est, a été... et nous avec lui ; l’homme et sa conscience, conscience de soi, conscience d’être au monde, autour de questions souvent moquées : "Qui suis-je ? Quel sens donner à cette fonction qui m’a totalement dévoré ? Quel sens ma vie a-t-elle ?"
     
    Oubliez l’homme derrière une fonction quelle qu’elle soit, et c’est un homme doublement homme qui vous fait face comme une révélation inattendue et donc surprenante ; deux fois l’homme que l’on avait oublié tellement sa fonction le définissait à nos yeux.
     
    D’où cette émotion et ce questionnement particuliers à l’annonce du suicide d’un flic-policier-homme.
     
    Une courte réflexion sur le couple Etat-Police ICI

    _______________

     


                         

                          La condition policière avec A. Langlois du syndicat Vigi

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu