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Politique et actualité

  • Robespierre raconté par Henri Guillemin

     

     

                  Dans la France de 1789, banques et industries prospèrent mais le pouvoir reste entre les mains de l’Aristocratie : c’est alors qu’une nouvelle répartition de la richesse appellera une nouvelle répartition des pouvoirs.


    1789, ce sont les émeutes de la faim dans une France avec des riches de plus en plus riches et des pauvres de plus en plus pauvres : le travailleur des champs et des villes gagne 20 sous par jour ; pour se nourrir, il lui faut en dépenser 14 : le prix d’une miche de pain.

                  Rappelons que dans les deux premières années, la Révolution Française ce n'est pas seulement l'abolition des anciens privilèges  (dans l'attente des nouveaux ?)... mais c’est aussi le suffrage censitaire et la loi Le Chapelier qui proscrit les organisations ouvrières car la Constituante de juillet 1791 aura pour morale, une morale voltairienne : « Un pays bien organisé est celui où le petit nombre fait travailler le plus grand nombre qui le nourrit ».

    Rappelons aussi que la Constituante maintiendra l’esclavage ; Robespierre dénoncera alors l’hypocrisie de l’égalité et de la liberté.

    Et puis, très vite, la Révolution avorte ; elle n’est plus qu’une bataille entre nantis sur le dos des travailleurs. La bourgeoisie est prête à tout pour s’enrichir : on la soupçonne même de faire la guerre à l’Autriche dans le seul but de recueillir des fonds pour s'emparer des biens du Clergé.

    Robespierre protestera à la tribune des Jacobins en janvier 1792 : « Si vous voulez faire cette guerre d’agression, vous vous reniez ! La Constituante a voté à mai 1790 à l’unanimité que la Nation française déclare solennellement qu’elle ne fera plus jamais de guerre d’agression ».

    Une disette organisée par des spéculateurs provoquera une demande d’intervention de l’Etat pour fixer le prix de vente du pain ; les Girondins s’y opposeront ; ils rappelleront que « l’Assemblée s’est engagée à ne jamais intervenir dans le domaine économique ». Ce qui confirme une Révolution entre les mains des nouveaux riches, banquiers et industriels.

     


    Henri Guillemin, conteur enthousiaste, nous raconte Robespierre

     

                Le 10 août 1792, c’est la chute définitive de Louis XVI et de la monarchie constitutionnelle. La Convention remplace l’Assemblée. Cette journée voit la relance de la dynamique révolutionnaire cette fois-ci par Danton et ses amis et alliés : Maximilien de Robespierre, Camille Desmoulins, Fabre d'Églantine, Jean-Paul Marat.

    Robespierre fait voter le suffrage universel. Mais dans une France où 85% des Français ne savent ni lire ni écrire, sur 6 millions d’électeurs, seuls 15% d'entre eux voteront : c’est la bourgeoisie marchande qui raflera tous les sièges.

    Rousseauiste, Robespierre propose de limiter le droit de propriété ; il s’attirera les foudres de cette Bourgeoisie ; des Girondins réclameront la peine de mort contre quiconque propose de remettre en cause ce droit : «  Liberté, égalité et fraternité » deviendra « Liberté, égalité et propriété ».

    Robespierre demandera l’abolition des droits féodaux car la nuit du 4 Août 1789 qui avait vu l’abolition d’un certain nombre de privilèges, ne les avait pas abolis, tout en exigeant la peine de mort pour ceux qui spéculent sur les produits de premières nécessités : le pain et le blé et l’agiotage des assignats.

    Danton, à la tête du tribunal révolutionnaire qu’il a créé manifestement aux seuls fins de servir ses intérêts de classe, celle des nantis, évoquera une 3è Révolution : « Il faut mettre la terreur à l’ordre du jour à raison d'une tête par jour !» avant de faire volte face : il demandera que l’on fasse l’économie du sang très certainement dans l’espoir qu'on épargne le sien.

    Le tribunal révolutionnaire avait fait tomber 1200 têtes en six mois ; en 40 jours, il en fera tomber 1876. Lamartine écrira : « ils couvrirent Robespierre du sang qu’ils versaient pour le perdre ».

    Robespierre demandera la tête de Danton qu’il obtiendra pour « activités anti-révolutionnaires et anti-gouvernementales ».

     

               Avec sa guerre contre l’athéisme, un athéisme que Robespierre juge responsable del ’affairisme d’une classe qui sape la Révolution et vole le Peuple, une guerre incarnée par l’Etre suprême censé consolider l’idée de justice et de fraternité, Dieu et la religion devenant alors non plus l’opium d’un peuple asservi et abruti de fatigue mais d’une République solidaire et fraternelle, Robespierre se met en danger irréversiblement.

    Le 26 juillet à la Convention, il déclare : « Mes mains sont liés mais je n’ai pas encore un bâillon sur la bouche. Quand la République tombe entre certaines mains… que voulez-vous que nous fassions quand le responsable des finances fomente l’agiotage, favorise le riche, désespère le pauvre ? J’en ai assez de ce monde dans lequel l’honnêteté est toujours victime de l’intrigue et la justice un mensonge ! » (1)

    Robespierre est arrêté. 106 exécutions seront votées. Robespierre sera le dernier à monter sur l’échafaud.

     

                  La Révolution est morte. On rétablit le « cens » selon le principe qui veut qu’une République gouvernée par les propriétaires est dans l’ordre social. Madame de Staël rouvre son salon. Benjamin Constant rentre de Suisse les poches chargées d'or.

     

    ***

     

                 Aujourd’hui encore, l’image d’un Robespierre « petit homme malingre à la santé fragile, incorruptible, fanatique, guillotineur glacé, les mains sanglantes », colle à la peau de ce personnage.

    Issu d’un milieu modeste, Robespierre fera des études d’avocat grâce à une bourse du Clergé. Très tôt, il a pour maître : Jean-Jacques Rousseau et son « Contrat social ».

    On oppose souvent Robespierre à Danton, "l’homme du 10 Août", chaleureux et audacieux ; dans les faits, un affairiste et un spéculateur opportuniste et arriviste sans principe, ni doctrine ni vision car, de Danton, impossible de cerner la moindre idée politique ; la Révolution semble pour lui l’occasion d’un enrichissement inespéré.

    Alors que Robespierre est un franc-maçon avec une doctrine sociale, Danton, ami des plus riches - on dit de lui qu’il a été, très tôt, acheté par la Banque, l’Industrie et la Monarchie avant la chute définitive de Louis XVI - n’a jamais caché son aversion pour « la démocratie et leur République de Wisigoths » ; celle que Robespierre tente de bâtir.

     

            …  « Nous voulons une demeure pour les hommes où toutes les âmes s’accompliront» avait souhaité Robespierre.

     

    Orgueilleux et désintéressé, on a dit Robespierre violent ; mais... la violence peut-elle être une forme de l’amour ? Un visage indigné de l’amour ? Et l’indifférence la perfection de l’égoïsme ? Après tout, ne peut-on pas préférer le sang à l’eau avec laquelle Ponce Pilate s’en est lavé les mains ?

    Robespierre était de ceux-là : une âme perdue pour la raison du plus riche et du plus cynique ; et si on pouvait lui reprocher son isolement et son absence de contact avec le Peuple, lui qui l'a plus souvent rêvé que rencontré, Robespierre aura toujours placé les intérêts des petites gens au centre de ses préoccupations et de sa Révolution.

     

     


    1 - Le dernier discours de Robespierre devant la Convention le 8 Thermidor an II : ICI

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    Pour prolonger, cliquez : Les conférences de Henri Guillemin

     

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  • Il était une fois un lundi 19 février 2019 place de la République...

     

                 Il n' y a pas plus - dans le sens "davantage" - d'antisémitisme qu'il n'y a de racisme, de haine de classe, de haine du club de foot adverse ( des centaines d'agressions tous les week-end, de haine des médias envers tous ceux qui refusent de se contenter de ce qu'on veut bien leur donner, haine de la classe politique pour ceux qui mettent en danger leurs plans de carrières, haine du monde des affaires pour les salariés qui n'acceptent pas les salaires obscènes qui leur sont versés... dans un contexte général de corruption (la France classée au 9è rang mondial) et d'une démocratie soi-disant représentative, une démocratie croupion (27è rang mondial)... 

    La haine est partout dans un monde dominé par un manque de solidarité et de compassion toujours plus patent que des politiques criantes d’injustices viennent sans cesse renforcer.

    La haine, encore et toujours la haine dans un monde qui n'a qu'un message à faire entendre : "Mort aux plus faibles et aux vaincus qui n'ont que ce qu'ils méritent !"

    Certes, certaines haines sont plus instrumentalisées que d'autres car plus propices à une instrumentalisation politiquement très rentable...

    N'empêche...

     

                 "Médias, classe politique et économique, show-business" maintenant indissociables, ainsi que les associations communautaires et religieuses… ce lundi 19 février 2019 à 19h, à une ou deux exceptions près, ce sont tous les organisateurs, maîtres d'oeuvre, de cette haine qui se sont réunis Place de la République ;  tous occupés à allumer les mèches de toutes les haines.

    Un monde décidément infréquentable ! Car, si l'émotion est le pire des mensonges quand il s'agit d'éclairer la vérité... on aura noté que toutes les Institutions étaient présentes ce soir-là, place de la République : de l’Assemblée nationale au Conseil d’Etat (en passant par Matignon, l'Elysée, le Sénat, le Conseil constitutionnel…). Or, nous sommes aussi et surtout en pleine crise institutionnelle en ricochet d'une crise majeure de type constitutionnelle avec pour conséquence une ultime remise en cause de tous ceux qui occupent ces lieux ; tous sans exception n’ont plus aucune légitimité ni autorité. Aussi, on peut déjà prédire que demain sera comme hier...

                   Mais l'important n'était-il pas de participer, d'y être vus sur cette place ce soir-là .... un 19 février 2019 ?

     

    place de la république le 19 février 2019, rassemblement contre l'anti-sémitisme

                            Place de la République pendant la canicule de 2013 - parents et enfants viennent y chercher un peu de fraîcheur

                                                  

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  • Alain Finkielkraut et les médias : quand un tapis rouge cache une étoile jaune

     

     

    finkielkraut et gilets jaunes antisémitisme

     

            Alain Finkielkraut face à quelques Gilets Jaunes en colère, le 17 février 2019.

     

                                                                     ***

     

                  Pure provocation la présence de cet académicien près de la manifestation des Gilets Jaunes ce dimanche 17 février 2019 ? Un académicien producteur sur France Culture ( !!!) qui a épuisé depuis longtemps maintenant tout crédit anti-raciste, anti-négrophobe, anti-islamophobe et droit-de-l'hommiste...

    Assurément.

    Le scandale et le malheur c'est que ce sont les GJ qui sortiront perdants de cet incident car les médias en feront des choux gras contre ce mouvement héroïque dans sa détermination et la justesse de ses récriminations.

            Car enfin, après sa visite avortée à "Nuit debout" en 2016 sous la colère de ses membres, Finkielkraut aurait-il volontairement cherché à discréditer cet autre mouvement qu'est celui des Gilets Jaunes en allant à sa rencontre pour y récolter des insultes et peut-être aussi, une baffe ou deux avec caméras et micros au bon endroit et au bon moment ?

    Si c'est le cas, on peut parler d'une opération scélérate.

     

                            finkielkraut antisémitisme médias et gilets jaunes

     

                Reste que le délitement moral et intellectuel est à son apogée car si les médias font une haie d'honneur à un Finkielkraut complotiste (la menace du "grand remplacement musulman"), distillateur de haine contre les Arabes, les Musulmans, la Gauche la vraie, les Féministes, les quartiers populaires et les associations anti-racistes et droit-de-l'hommistes, c'est bel et bien pour la raison suivante : les médias ont fini par valider l'idée qu'aujourd’hui, en France, si vous n'êtes pas racistes et islamophobes, vous êtes antisémites.

     

               Dans les faits, Finkielkraut n'a qu'un reproche à adresser au mouvement GJ : c'est de ne pas avoir mis sur la table la question identitaire alors qu'il comptait dessus – d’où son soutien à ce mouvement dans les premières semaines - étant donné la composition "ethnique" des GJ, majoritairement européens de souche. Aussi....

                  "Vous refusez de "taper " sur les Musulmans ? Tant pis : on fera de vous des antisémites."

    C'est imparable et sans appel et sans doute aussi, d'une efficacité redoutable. L'avenir nous le dira.

     
               Si les médias n'ont de cesser de dérouler un tapis rouge à Finkielkraut, si ces mêmes médias refusent de s'adresser au "complotiste anti-musulman"( adepte de la théorie paranoïaque du « grand remplacement »), qu’il est, anti-droit-de-l'hommiste, anti-féministe, contre les associations anti-racistes qui défendent les Musulmans en particulier - une véritable boule de haine à leur sujet ce Finkielkraut -... c'est que ces médias, contraints et forcés, ne voient en Finkielkraut que "le Juif", par manque de courage aussi, car jamais ces médias ne pourront valider "qui et ce qu'il est" ni confondre l'intéressé à ce sujet ; reste alors une seule option : essentialiser ce prêcheur de haine en habit vert ; le réduire à son origine seule. 


    Flatté, choyé, adulé... orgueil et vanité, Finkielkraut n'a donc pas compris que toute cette commisération à son sujet, que ce tapis rouge déployé, c'est son étoile jaune ; une étoile jaune qu'il n'aura de cesse de porter... à son insu ; une étoile jaune maintenant gage de sa respectabilité qu'il est allé chercher sur les plateaux-télés auprès de médias trop contents de la lui remettre. 


    Ironie de l'Histoire.

     

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  • Antisémitisme et bouc-émissaire politique : l'arme fatale de tous les Présidents en difficulté, de Mitterrand à Macron

       

    antisémitisme mitterrand

     

                    Il n' y a pas plussss - dans le sens de "davantage" - d'antisémitisme qu'il n'y a de racisme, de haine de classe, haine du club de foot adverse, haine des médias, haine de la classe politique, haine du monde des affaires qui, eux tous, nous le rendent bien. 

    La haine est partout dans un monde dominé par un manque de solidarité et de compassion toujours plus patent ; un monde qui n'a qu'un message à faire entendre : "Mort aux plus faibles et aux vaincus qui n'ont que ce qu'ils méritent !"

    Certes, certaines haines sont plus instrumentalisées que d'autres car plus propices à une instrumentalisation politiquement très rentable...

    N'empêche...

     

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    castaner instrumentalisation de l'antisémitisme auprès des gilets jaunes

                         L'instrumentalisation de l'anti-sémitisme par l'Elysée a commencé ; ou bien plutôt "a re-commencé" devrait-on écrire car c'est un fait maintenant avéré : lorsque le locataire de l'Elysée est en difficulté, l’ennemi politique du moment devient alors le bouc-émissaire d'un procès en anti-sémitisme destiné bien évidemment à le discréditer moralement à défaut de pouvoir le faire politiquement.

     

    Frédéric Potier, délégué inter-ministériel, est chargé d'orchestrer cette instrumentalisation  ; le bouc-émissaire de cette campagne a pour nom devinez qui, devinez quoi !? Les Gilets Jaunes, bien évidemment !

     

    gilets jaunes et antisémitisme

     

    Le porte-parole de l’UEJF ( syndicat d'étudiants juifs, une officine israélienne chargée de rappeler aux Français juifs qu'ils sont d'abord juifs avant d'être français, et en tant que Juifs, ils doivent un soutien indéfectible à Israël, un pays étranger hors-la-loi  - faut-il le rappeler !) est venue prêter main forte à la campagne calomnieuse de l'Elysée dès le premier jour.

    Delphine Horvilleur, femme rabbin du Mouvement juif libéral de France, emboîte le pas : chez elle, l'amalgame "Gilets jaunes = antisémitisme"  sera sans réserve...

    Pierre-François Veil, fils de Simone Veil, s’inquiète d’une potentielle montée en puissance des actes antisémites avec les manifestations Gilets Jaunes (???)...

    De même, Emmanuelle Wargon du ministère de l'écologie qui sait au mot près ce qu'on attend d'elle, lie les violences dans les manifestations du Samedi avec les actes antisémites...

    Cette série d'interventions culminera avec un "auteur" de la communauté juive - auteur sans oeuvre digne de ce nom - , Marc Weitzmann, qui a manifestement vu dans cette campagne calomnieuse contre les Gilets Jaunes, l'opportunité de nous rappeler que lui aussi avait des choses à dire. En effet, cet "écrivain" n'hésitera pas à affirmer que la critique de "la banque" et des banquiers mène inévitablement à l'antisémitisme, ayant lui aussi fait sien, après l'avoir intériorisé, le préjugé ou stéréotype suivant : banquier = Juif.

    Faut bien dire que chez certains la bêtise n'a pas de limites et l'art de se tirer une balle dans le pied non plus. Et puis... " les imbéciles ça ose tout ; c'est même à ça qu'on les reconnaît." 

    Mais alors... pourra-t-on encore continuer de dire que le banquier est l'ennemi du bien-commun et qu'il nous doit tout et que l'on ne lui doit rien ? D'autant plus que c'est avec notre argent qu'il nous vole et qu'il prospère !

    Inutile de préciser que l'on ne manquera pas de se passer de l'autorisation de cet individu décidément bien mal inspiré : qu'il soit rappelé ici avec la plus grande fermeté que le banquier est sans l'ombre d'un doute, l'ennemi juré et mortel du bien-commun (1).

     

                     "Gilets jaunes et antisémitisme"... on peut parier sans difficulté que Castaner, homme sans scrupules et sans honneur, occupera le rang de chef de file de cette campagne abjecte d'autant plus qu'après l’échec de l’instrumentalisation de la violence par son exposition médiatique ad nauseam car le soutien de l'opinion public reste aujourd'hui encore très élevé en faveur des Gilets Jaunes, force est de constater qu'il s’agit maintenant, et à nouveau, pour l'Elysée, de plonger la France dans la boue de l’anti-sémitisme et d'y engloutir le mouvement Gilets Jaunes.

                    Aussi, les Gilets jaunes feraient bien de réagir dès maintenant en sollicitant les tribunaux à propos de ce qui s’avère être une "dénonciation calomnieuse" d’une nature diffamatoire plus qu'avérée.

     

    1 A propos de l'incident " Finkielkraut-Gilets Jaunes" du samedi 16 février 2019 : Pure provocation de la part d'un homme qui a épuisé depuis longtemps son crédit anti-raciste, anti-négrophobe, anti-islamophobe et droit-de-l'hommiste. Le scandale et le malheur c'est que ce sont les GJ qui sortiront perdants de cet incident car les médias en feront des choux gras. Finkielkraut a volontairement cherché à discréditer ce mouvement en allant à sa rencontre pour y récolter insultes et peut-être aussi, une baffe ou deux avec caméras et micros au bon endroit et au bon moment. Opération scélérate. Il n'y a définitivement plus rien à sauver chez cet individu sournois, chez ce Zemmour de l'Académie  Française ! 

                         

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                            La vérité sur les événements du 9 février dernier près des grilles  de l'Assemblée

     

    Pour prolonger, cliquez : Gilets Jaunes - le dossier

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  • Journalisme : mort et résurrection

     

    Billet de blog publié en février 2016

     

                   Soixante-sept journalistes ont trouvé la mort en 2015 en "exerçant" leur profession, selon le bilan annuel de Reporters sans frontières (RSF). La France est le 3e pays le plus touché en raison de l'attentat contre le journal Charlie Hebdo en janvier.

    27 «journalistes-citoyens» (blogueurs) et 7 collaborateurs de médias ont également été assassinés, d'après l'ONG qui réclame la nomination «sans tarder d'un représentant spécial pour la protection des journalistes auprès du secrétaire général des Nations Unies».

    En tête des pays les plus meurtriers pour les journalistes cette année, figurent l'Irak et la Syrie, suivis de la France, du Yémen, du Soudan du Sud, de l'Inde, du Mexique et des Philippines.

     

                  BAROMÈTRE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE - Journalistes tués en 2015

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                      Ce billet - sa conclusion en particulier -, me vaudra d'être exclu de la plateforme des blogs du Nouvelobs après huit années de publication.

                     Comme quoi, tout arrive à qui sait attendre.

     

    ***

     

                  Journalistes ? Vous avez dit journalistes ?

                   Est-ce le fait d’être titulaire d’une carte de presse qui fait de ces hommes et de ces femmes des journalistes ? Est-on bien sûrs qu'il s'agisse de "journalistes" et pas simplement de rapporteurs d'images et de commentaires déjà rédigés avant même d'être partis ?

    Comme un fait exprès, et comme on vient de le voir, l'Irak et la Syrie sont les deux pays les plus meurtriers pour les journalistes, alors que… à de très rares exceptions près... nous n'avons pas vu dans la presse de langue française un véritable travail de journaliste à propos de ces deux pays mais bien plutôt des ventriloques d'une stratégie échafaudée par une alliance américano-israélo-sunnite destructrice : Liban, Palestine, Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Yemen...

    Aussi, en ce qui concerne la Syrie et son fiasco journalistique après celui de l’Irak, il semble bien que le piège se soit refermé sur une profession dont les membres n'ont plus aujourd'hui qu'un seul souci : préserver leur emploi et faire bouillir la marmite.

    Pendant ce temps-là, les rédactions envoient leur personnel au casse pipe aux quatre coins du monde. Et à ce sujet, on aura noté l'augmentation des décès de "journalistes" dans le cadre du non-exercice de leur profession ; augmentation directement proportionnelle au mensonge par omission et par ignorance dans le meilleur des cas - mensonge dénoncé à juste titre par tous les médias alternatifs depuis trente ans -, et dans le pire : désinformation et manipulations délibérées dans tous les médias dominants (1)

                    Connivences, consensus et conformisme… il est vrai que la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers à la tête desquels on trouvera de véritables épurateurs et pourfendeurs impitoyables depuis plus de 40 ans de toute pensée économique et politique alternative d’où qu’elle vienne.

                     Mais alors... est-ce à dire que... quand on est journaliste... moins on informe, plus on meurt ?

    C'est à croire !

    Dans tous les cas, on n'admettra que c'est vraiment cher payé quand on connaît la qualité de l'information qui nous est communiquée, son indépendance et sa profondeur de pénétration du réel : ce qui nous est montré autant que ce qui nous est caché.

                     En effet, parmi tous ces morts, où est aujourd'hui le journaliste exécuté pour avoir dit la vérité ?

     

     

    1 - Doit-on exonérer tous les journalistes, les absoudre, au sein d'une organisation de l'information qui serait sans lien de causalité, sans chaîne de responsabilités, sans hiérarchie, dans une dilution entière de l'action journalistique, dans un flou sinon artistique, du moins, décisionnel complet sur le mode d'un "ni coupable ni responsable" ou bien alors..  pour seul responsable, l'actionnaire qui a décidément bon dos ?

    Nombreux sont ceux qui critiquent les médias dominants ; et ces mêmes médias ne se font pas de cadeau entre eux, face à la concurrence féroce sur le marché de la "non-information" pour la captation-répartition de la manne publicitaire sans laquelle ils ne peuvent compter survivre. Mais rares sont ceux qui sont disposés à demander à l'individu "journaliste" de faire face à sa responsabilité personnelle dans son travail de sape d'une information honnête, intelligente et audacieuse.

    Et tous les titres sont concernés, de Médiapart à Marianne en passant par Libé car, tous se serrent les coudes.

    Mais alors.. qui continuera de contaminer l'autre ?

     

    ***

     

                   En France, la question de la liberté et de la responsabilité individuelle de chaque journalisme vis à vis de son métier et de son information est posée depuis longtemps déjà et la proposition suivante face à l'augmentation significative des décès de journalistes dans le cadre de leur profession aussi : plus l'information se porte mal... moins les journalistes nous informent et plus il en meurt !

    La presse a atteint un tel niveau de prévisibilité que, bientôt, on n'aura même plus besoin de la lire. On l'aura tous déjà lu avant même de l’avoir fait.

                   Un vrai tour de force !

                   Mais alors, licenciez donc toutes vos rédactions, et vous ferez de belles économies ! Vos articles, nous lecteurs, on les écrira pour vous ! Gratos ! Sérieux !

     

                 Quant à cette profession de journaliste qui se plaint d’être mal rémunérée, mais... qui donc aurait l’idée de verser un salaire, un vrai, à tous ces porte-voix d’une information qui est le plus souvent une véritable insulte faite au réel : qui fait quoi, à qui, pour-quoi, comment, où et pour le compte de qui !

    Le jour où ces journalistes évalueront leur propre travail pour ce qu'il est, pour ne rien dire du mépris dans lequel leurs patrons à tous les tiennent,  soyez-en sûrs : il ne leur viendra même plus à l'idée soit d'exercer ce métier soit de revendiquer quoi que ce soit à son sujet. Car enfin... a-t-on déjà vu des domestiques demander une augmentation ? Celle-ci est généralement laissée à l'entière discrétion du Maître car il est bon que des domestiques qui sont assez "domestiques" pour occuper un tel emploi n'aient droit à rien.

                     Flics, journalistes, matons, enseignants... tous méprisés (voyez leur niveau de formation et leur salaire !) car pour le système... ces métiers ne produisent rien sinon la nécessité encore et encore d'un contrôle et d'une prise en charge de centaines de millions d'individus qu'il faut sans cesse rappeler à l'ordre d'un ordre moral et social aux ordres et qui très tôt a déjà choisi et nommé ses chefs (quasiment dès la naissance - sélection par l'argent et la naissance).

    Le patron ne plaindra toujours de ses employés, le bourgeois de son domestique, et l'esclavagiste de son esclave car dans les faits ils aimeraient tous pouvoir se passer d'eux. La fin dernière de l'exploitation et du contrôle c'est bien qu'il n'y ait plus personne à exploiter et à contrôler.

     

    ***

     

                  Aussi, aujourd'hui, force est de constater que la mort du journalisme trouve sa résurrection dans ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler : la ré-information qu’Internet a seul rendu possible.

                  A ce sujet, la question suivante s'impose : où finit la ré-information, où commence le conspirationnisme...

     
                  Ne nous y trompons pas : ce sont précisément ceux que cette ré-information met en danger, à savoir les médias dominants soutenus par la classe politique et les grandes entreprises, qui, arbitrairement, en décident même si le conspirationniste, c'est un peu comme pour le "populiste"... c'est l'autre, toujours ! L'adversaire en l’occurrence. Sa dénonciation n'explique rien mais explique tout : un parti pris de classe, tendance bourgeois de centre-ville, pétés de tunes et morts de trouille à l'idée que leur état de servitude ne soit révélé au grand jour ; sont concernés : la classe politique et médiatique ainsi que les universitaires carriéristes.

                   Même à sciences Po, tous savent que ce vocable de "complotiste" n'a qu'une fonction : discréditer un adversaire libre et capable de dire tout haut ce que des "journalistes salariés" ne peuvent pas ou plus écrire ; des journalistes donc et autres analystes, experts, chroniqueurs et animateurs aux médias subventionnés à raison de plusieurs millions d'euros par an d'argent public et dont les patrons sont aux ordres d'actionnaires à la tête de multinationales de la finance, de l'armement, de l'agro-alimentaire et du luxe ; en cela, le "conspirationniste" est la mauvaise conscience de tous ceux qui ont choisi un jour de placer leur avenir professionnel et leur confort personnel au-dessus de la vérité par le truchement, dans le meilleur des cas, du mensonge par omission, ou bien dans le pire, par la falsification des faits.

                    Après tout, qui a dit qu'un bon journaliste est un journaliste au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre journal ou webzine, indépendant de surcroît et dans la mesure du possible ?

     

                     

    Henri Maler d'ACRIMED : observatoire critique des médias

     

    Pour prolonger : Acrimed, un peu mais pas trop

     

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    Pour prolonger, cliquez  : Pour un journalisme de toutes les intelligences

     

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  • Sonate d'automne en hiver

                            

     

               Car le ver était dans le fruit, le venin dans la veine et le poison dans le sang...

     

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    Introduction et exposition

     

                   Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, et plus particulièrement depuis le début des années 70, les Etats et leurs dirigeants dits modernes sont placés dans un système sans responsabilités. Dans ce système, la Banque - entre autres agents -, peut agir sur le monde sans avoir à penser aux conséquences, encouragée par le fait que personne ne lui demandera des comptes ; et la débâcle financière du mois d’octobre 2008 ne fait que confirmer ce phénomène propre à l'ère moderne ; débâcle qui, pour sûr, plongera des millions d'individus dans la précarité, le chômage et la pauvreté.

    Qu'à cela ne tienne : aucune responsabilité ne sera établie et aucune culpabilité non plus
    Un pas de plus vers un "Ni responsable ni coupable" généralisé, cette impunité qui, nul doute, en affligera plus d’un, et qui n'est que la suite toute logique d'un "responsable mais non coupable" déjà trop familier à nos oreilles depuis une bonne vingtaine d‘années.

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    Développement

     

    Les mots se sont tus mais les bombes sont tombées ce matin.

    Le facteur est donc bien passé : pas de courrier mais des bombes ; des bombes jusqu'à ne plus savoir où donner de la tête, quand il nous en reste encore une... de tête pour chercher un abri, et des jambes pour courir se mettre au vert, en attendant des jours plus sereins.

    Les bombes ! Enfin les bombes ! Place au spectacle ! Spectacle hallucinant ! Pour un peu, on en viendrait presque à regretter que personne n’ait pensé à les faire tomber plus tôt, toutes ces bombes. Vraiment : quel manque de jugeote et d’à-propos !

    Pensez donc ! Toutes ces bombes, c’est pas rien ! Et puis, c'est quelque chose ! C’est un monde, tout un monde, cette technologie de pointe et de haut vol ! Pensez à tous ces fragments de vie maintenant... sans vie ; corps fragmentés de mort qui ne demandaient que ça : qu’on s’occupe d’eux et qu’on les bichonne.

    Désormais, on ne se contentera plus des faits divers : il nous faudra des bombes... et ce sera parti ! Plus rien ni personne ne pourra les arrêter toutes ces bombes quand elles tomberont.

    A compter d’aujourd’hui, une journée sans bombes sera une journée pour rien, une journée gâchée, une journée perdue pour tout le monde.

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    Récapitulation et conclusion

     

    "Ecoutez-moi Monsieur !

    - Mais... je vous écoute ! Je fais que ça !

    - Aujourd'hui, il n’est plus question de rentabilité... car le besoin légitime d’un retour sur investissement finit là où commence la recherche effrénée du profit maximal ; et cette recherche-là, c’est la recherche du seuil de rupture des modes de production et de fonctionnement musculaires et psychiques de l’espèce humaine salariée. Le fameux point-mort, c’est bien ça ! Et seuls les donneurs d'ordres sont aux commandes : plus intolérants, plus misanthropes qu‘eux, vous ne trouverez pas. Monsieur, saviez-vous que le commerce, c'est la haine ?

    - Non Monsieur mais... maintenant que vous m'en parlez, je vous crois.

    - On fait des affaires le couteau entre les dents car, le moteur de cette production-là, c’est bien le meurtre. Ils sont prêts à tout pour survivre, bien que ce système les condamne tous à se sacrifier quand le moment sera venu pour eux de se retirer parce qu'un plus performant qu'eux les aura balayés. Leurs successeurs pourront toujours se réjouir, et ceux à qui ils distribuent des miettes, avec eux, insoucieux qu'ils sont, les pauvres bougres, du sort qui les attend. Bientôt, il n'aura plus de nom ce système. On ne sait déjà plus comment le nommer. Il n'a déjà plus de visage ! Lorsque le sacrifice de tous contre tous sera partagé par tous, en kamikazes d'une défaite universelle, ce système sera sans morale et sans honneur, car sous le couvert de l'anonymat, tout lui sera permis : absolument tout ! Nul doute à son sujet : le moteur de ce système, c'est bien le meurtre ; le meurtre du meurtrier et de ses victimes et puis encore... le meurtre de ce même assassin qui se donne la mort en tuant. Alors, aujourd'hui, qu'est-ce qui nous reste à célébrer ? Je vous le demande ! Sûrement pas la vie ! La fin, nous sommes ! La fin et les moyens... et rien d'autre. Plus rien devant nous, plus rien derrière. Plus rien ne nous précède. Plus rien ne nous dépasse ! Aussi, il ne nous reste plus qu'à nous consommer avant de nous dévorer, jour après jour, anthropophages et cannibales de nous-mêmes car, quelque part au fond de nous-mêmes, nous savons tous que nous sommes tous... déjà morts."

     

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    Extrait du titre : "Confessions d'un ventriloque" - chapitre 4 -copyright Serge ULESKI

     

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  • Ecouter Régis Debray... encore et toujours...

     

     

                               "Ce qui m'angoisse le plus, c'est la mort du politique" - Régis Debray

     

     

                La supériorité de Régis Debray face à n'importe quel interlocuteur est manifeste. Toujours !

                Les raisons ?

                Régis Debray est sans obsession, sans arrière-pensée, sans idéologie et sans pathologie contrairement à ceux qui pensent avec quelques unes de leurs lectures et puis aussi, et puis surtout, avec leur nombril : nombril communautaire ou de classe. Ceux-là sont condamnés à "penser à côté" du sujet qu'ils croient être capables de traiter, avant même d'avoir commencé à s'exprimer.

    Quant aux imbéciles, ces esclaves de l'actualité qui ne raisonnent jamais au-delà de l'actualité qui vient et qui n'est le plus souvent qu'un symptôme, face à eux donc, ne cessons jamais de raisonner bien avant, tout en continuant de raisonner longtemps, longtemps après afin de n'être jamais en rupture...

               En rupture de compréhension.

     

    ***

     

                L'Europe "gamberge" depuis 2500 ans. Nombreux sont ceux qui l'ont oublié.

                Gamberger ? Oui, gamberger à propos de la recherche insatiable des causes derrière les effets, et puis, les causes des causes... sans fin. Et personne ne forcera notre Europe à penser avec son nombril entre deux déjections anales d'individus qui n'ont, tout simplement, pas idée. 

     

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  • Macron à Bourg de péage : ce qu'il fallait répondre au locataire de l'Elysée

    macron dans la drôme.jpg

                        Macron face aux Français ? 

                        Mais alors, où était la France en colère dans cette assemblée ? Où étaient les questions qui fâchent vraiment... mais vraiment vraiment ?

                        Une Assemblée de "dégonflés" cette assemblée ou bien une assemblée pas si représentative du climat social et politique finalement ?

    Contrairement à ce qu'une presse en-dessous de tout prétend : Macron n'aime pas rencontrer ni parler aux gens : il aime les sermonner car il a une confiance en lui inébranlable. A l'origine de cette confiance, une pensée, une seule : "Je suis au-dessus de vous tous qui n'êtes que de pauvres hères égarés." 

     

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            « Justice sociale pour tous et une démocratie vraiment représentative ? Mais... les enfants*...  quand je suis arrivé c’était pas fait ; et si c’était pas fait c’est parce qu’on peut pas le faire. Alors, comment je fais moi ? »

     

                           Ce qu'il fallait répondre au locataire de l'Elysée 

     

            « Monsieur Macron, aujourd’hui on a besoin d’un de Gaulle et d’un Churchill, pas d’un Pétain défaitiste et gestionnaire de la défaite du politique depuis trente ans et plus, face à une construction européenne (Maastricht, l’Euro et le traité de Lisbonne) qui, non contente d’avoir placé tous les travailleurs européens en concurrence les uns avec les autres, a livré cette même force de travail à la concurrence internationale sur tous les Continents. Mais alors, Monsieur Macron, qu’est-ce que vous faites à l’Elysée ? D’autant plus que vous n’avez pas d’avenir politique en France et n’en souhaitez pas car votre carrière n’est pas politique mais professionnelle ; à l’Elysée, vous ne faites que conforter votre « employabilité » à l'international en étoffant votre CV ; vous savez que vous serez jugé sur vos capacités à mener à bien les réformes exigées par la Commission européenne et vos commanditaires que sont les Banques, les Compagnies d’assurances et  les milliardaires propriétaires de nos médias, à savoir  : paupérisation de l’Etat providence, réforme de la fiscalité au profit du Capital international, privatisation des retraites, réduction des libertés publiques et politiques. Finalement Monsieur Macron, vous n’êtes qu’un gestionnaire ; d’autres le diraient autrement : un larbin. Comme tous vos prédécesseurs, vous vous croyez flamme alors que vous n’êtes que la suie d’une bougie ; vous êtes ce dépôt qui reste après la combustion du courage parti en fumée car il n'y a de carrière que pour ceux qui leur disent "Oui !" à tous »

     

     

    * S'adressant à l'Assemblée, Macron utilisera bel et bien ce terme d'une condescendance sans précédent chez un locataire de l'Elysée au mépris tout aussi inédit. 

            


                                 

                                      Gilets rouges  : une certaine idée des électeurs de Macron

     

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  • Antonio Gramsci et le sens commun

     Publié en 2016

     

     

                     La percée électorale des mouvements de gauche radicale en Grèce et en Espagne signe le retour d'un penseur majeur de la gauche italienne du début du XXe siècle, Antonio Gramsci, et de l'idée de partir de l'expérience concrète des gens pour élaborer une vision du monde à laquelle ils adhèrent.

                    Pablo Iglesias a 36 ans, figure montante de la politique espagnole, avec son parti Podemos ("Nous pouvons !", en français), il devance le parti socialiste dans les sondages. Podemos s'inscrit dans la continuation du mouvement des Indignés qui avait secoué l'Espagne voilà 3 ans.

    Parmi les militants, les sympathisants et les électeurs de Podemos, on trouve des chômeurs, des ouvriers et des étudiants. La démocratie participative est l'un des arguments forts de Podemos.
     

     


               Dans cette intervention, Iglesias parle à plusieurs reprises du sens commun, qui, dans l’œuvre d’Antonio Gramsci, relève de ce qui va de soi, de la «forme publique et manifeste» de la pensée commune d’une société donnée. Il s’agit de donner à l’expérience concrète et quotidienne des gens une explication qui lui fasse écho car "l'échec des travailleurs à faire la révolution socialiste était dû à l'emprise de la culture hégémonique bourgeoise sur l'idéologie et les organisations des travailleurs" (Gramsci)

     

                  "Ce sont toujours les petites choses de la vie qui font bouger la société dans un sens ou dans un autre. Ces petites choses de la vie, essentielles à chacun, déterminent aussi le devenir de notre société. Les connecter à une autre vision du monde est l’essentiel du travail politique, qui a tout à voir avec la question du rapport de forces."(Gramsci)

     

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  • Gilets Jaunes : les funambules de la mobilisation politique et sociale

                   

                         Mai 68 ouvrier, l’École libre avec son million de manifestants sous Mitterrand, les mobilisations lycéennes des années 90, la longue grève de 1995, les émeutes de 2005 dans les « banlieues » de nos métropoles, les Bonnets Rouges, Notre Dame des Landes…

    Les modes de contestation et les modalités des luttes de type Gilets Jaunes (GJ), leur efficacité, leur réussite, ne semblent guère contestables depuis de nombreuses années.

    Force est de reconnaître que cette « France Gilets Jaunes » - alliance inédite du prolétariat, des classes populaires, des retraités, des chômeurs, des petites classes moyennes (couche moyenne menacée par le déclassement et le tassement des niveaux de vie et des perspectives de promotion sociale) et de la petite bourgeoisie (commerçants et artisans), apporte aujourd’hui la confirmation maintenant irréfutable : la « Rue » dans son acceptation la plus large - mégapole, urbain, péri-urbain, campagne-urbaine et campagne profonde -, est bien le dernier lieu d’une expression à la fois citoyenne et populaire d’une radicalité qui seule permet de contrer des politiques qui hurlent à l’injustices.

    La seconde nouveauté de ce mouvement, c’est le fait qu’il s’agit d’un mouvement aux revendications non catégorielles, non générationnelles, non idéologiques et non confessionnelles contrairement à tous les mouvements passés.

    Autre nouveauté : le fait que la province soit la seule à se mobiliser dans un environnement de villages et de communes moyennes ; rien en Ile de France et très peu d’actions sur Lyon ou Marseille. Et c’est cette France-là qui montera sur Paris et qui pour la première fois depuis les années 30, viendra occuper la rive droite de la Capitale. Fini le quartier latin… place à l’avenue Foch et Kleber… Art de triomphe, la Concorde, plus tard Montmartre puis le boulevard Hausmann et les Grands Magasins. Une première !

    A noter la place prépondérante qu'occupe les femmes dans la mobilisation ; des femmes du monde du travail, mères de familles seules ou bien accompagnées de leurs conjoints... 

    On saluera donc cette prise de conscience, l’importance de la mobilisation et la composition de cette mobilisation étendue à des pans de la société jusqu’ici résignés, silencieux.

    On pourra toutefois déplorer l’absence des français issus de l’immigration alors que cette catégorie de Français est sur-représentée au sein des classes populaires : salaires, conditions de travail, conditions de vie : enclavement et stigmatisation.

    Une analyse des raisons de cette absence est urgente ; et s’ils sont peu nombreux à s’y coller c’est sans doute pour la raison suivante : toute analyse pourrait tordre le bras du politiquement correct car force est de constater que ce refus de s’engager pourrait révéler un problème de légitimité citoyenne et sociale à l’origine de laquelle on trouvera tout un pan de notre société sur lequel les médias n’ont pas cessé de « taper », leurs éditorialistes en tête, avec une complaisance inouïe : auto_dépréciation ( Qui suis-je pour me révolter ?), dissuasion, intimidation… si le cœur n’y est pas c’est que le courage a sombré face à trente ans et plus de procès d’intention et d’instrumentalisation de tout un territoire et de toute une communauté dépréciée et culpabilisée sans vergogne. Faut dire que tous les attendent au tournant. Toutes les banderoles sont déjà prêtes et les Unes des médias aussi : « Daesch est dans les rues ! Aux armes citoyens de souche européenne ! Aux armes ! »

    Quant à l’économie souterraine qui nourrit des milliers de familles et sans laquelle ces dernières seraient en grande difficulté, ses leaders, ses acteurs et ses petites mains seraient mal avisés d’attirer l’attention. Le silence est d’or, la discrétion et la loyauté aussi, et la parole interdite dans ces cercles.

    Ces lieux dits quartiers, dits ban-lieues (lieux au ban de la société ?) sont aussi terriblement marqués socialement, éthiquement et religieusement ; il y règne un esprit de corps, un esprit communautaire qui fait que tous bougent ensemble ou bien personne (souvenons-nous des révoltes de 2005 !). D’autant plus que peu nombreux sont ceux qui souhaitent défendre ces territoires qui plombent les CV ; aussi, dès que la situation d’un de ses habitants le permet, celle-ci ou celui-ci n’a qu’un désir : en sortir - passer à l’Ouest, de Bobigny à Courbevoie ; de Bondy à Issy les Moulineaux !

    Et que penser de l'absence de ces agriculteurs à 300 euros par mois qui n’ont sans doute même plus la force de se mobiliser et que la Confédération paysanne et la FN-SEA ont abandonnés à la faillite et au suicide ? 

    A noter aussi, l’absence des Intellectuels à quelques exceptions près (Todd, Onfray et Éric Hazan – ce dernier étant un spécialiste de l’insurrection, il est vrai). Si tout ce beau petit monde est resté muet c’est qu’ils ont compris très vite qu’il n’y avait aucune place pour eux, dans ce mouvement livré à lui-même certes, mais pas si désorganisé que ça. Aucune place, aucune porte d’entrée, aucun intermédiaire susceptible de les y faire entrer. Ce qui prouve, si besoin était, que nos intellos de service n’ont aucun contact avec ceux qui ne leur ressemblent pas : les Gilets Jaunes dans toute leur diversité.

    La dite « dissidence 2.0 »… absente elle aussi ; une dissidence qui a trouvé refuge sur internet depuis plus de 10 ans maintenant : cette dissidence se contente de commenter les événements de loin, de très loin ; ce qui prouve le niveau de relégation des classes populaires ; quand elles bougent, personne n’est capable de faire le lien avec elles.

    Partis politiques, syndicats, médias, les Intellos et autres universitaires (les sociologues entre autres) tous disqualifiés et impuissants à nouer un contact quel qu’il soit avec les Gilets Jaunes sinon en tant que professionnels spécialisés dans la scrutation de « bêtes sociales aussi curieuses que rares » à savoir : les sociologues.

    Espérons que tous en tireront les conclusions qui s’imposent car c’est bien à côté de l’essentiel qu’ils passent tous même si leurs perspectives de carrière elle, demeurent aussi intactes que prometteuses ; une carrière d’universitaire autour des Gilets Jaunes ?

    Et c’est alors que Facebook et Youtube deviennent les alliés très involontaire de la contestation d’un ordre économique et financier aussi crapuleux qu’immoralement égoïste et lâche.

     

     ***

     

    "Toute organisation  avant la lutte se substitue à la lutte "

     

                        Mouvement insaisissable et irrécupérable, conséquent et cohérent, ingérable par la classe médiatique, politique et syndicale d’autant plus qu’aucune récupération n’est possible puisqu’aucun acteur d’une démocratie croupion, non- représentative, n’en a ni la légitimité ni la carrure ni l’autorité pour le faire - en effet, si les années passés avaient pu prouver qu’il en était autrement, jamais ce mouvement des Gilets Jaunes et ceux qui les ont précédés n’auraient vu le jour -, si le premier parti c’est l’abstention, en revanche, nombreux sont ceux qui, localement, sur le terrain, sont prêts à s’opposer ; ne pas ignorer non plus ces micro-luttes tout au long de l’année, impliquant certes peu de participants, très circonscrites qui ne bénéficient pas d’une couverture médiatique régionale ou nationale susceptible de mettre à jour une réalité ignorée,  n’empêche, les habitants de nos territoires ne cessent de s’impliquer, de réagir, de se révolter face aux injustices et aux dis-fonctionnements : environnement, insécurité, fermetures d’entreprises, d’hôpitaux, d’écoles... et c’est bien là tout ce qui importe. Prendre la rue pour demander non pas un coup de pouce du SMIC de 2% revendiqué par des syndicats qui ont intériorisé depuis des lustres les appels incessants des gouvernements pour « une attitude responsable » de la part des partenaires sociaux face aux contraintes économiques…  mais bien plutôt pour exiger des moyens qui permettent une vie décente... c’est faire la preuve qu’en dehors des partis et des syndicats d’une impuissance crasse et complaisante, il y a des solutions en terme de rapport de force d’une efficacité redoutable.

    A propos de la popularité du mouvement, ne soyons pas dupes : cette popularité des GL repose sur le fait que tous les automobilistes ont besoin de mettre de l’essence dans leur véhicule ; que ce soit un 4x4 à 60 000 euros ou bien un modèle d’une valeur de quelques euros dont seules les casses autos se porteront acquéreurs. Les taxes ? Artisans, commerçants, chefs d’entreprise… là encore, tous s’accorderont à dire qu’elles sont rédhibitoires ; du cadre supérieur au retraité au minimum vieillesse.

    Salaires, retraites, fiscalité… certes les sondages qui ont confirmé dès les premiers jours la popularité du mouvement ont suffi (pour un temps seulement), à mettre sur la touche toute tentative de discréditer les Gilets Jaunes. Pour autant, il serait bon que les Gilets jaunes comprennent très vite qu’ils devront ne compter que sur leur propre détermination car les couches moyennes ne tarderont pas à demander que les Gilets Jaunes rentrent à la maison maintenant que les hausses de l’énergie ont toutes étaient annulées (essence, gaz, électricité), d’autant plus qu’ils devront dès maintenant se préparer à faire face à une hostilité croissance des médias ainsi qu’au ralliement de toute la classe politique aux appels à l’ordre du gouvernement une fois que les sondages indiqueront une baisse irréversible du soutien et de la sympathie à l’endroit des GJ. 

     

    ***

      


     

                     Référendum d’Initiative Citoyenne ( RIC) : revenons un instant sur cette revendication et d’autres encore d’une partie des Gilets Jaunes qui ont pour sujets la souveraineté, l’U.E, l’Otan, l’Euro... alors que les priorités ne devraient-elles pas concerner les conditions d’existence et les actions à mener pour arracher ce qu’il est nécessaire d’obtenir ?

    « Macron démission ! » Encore une fois, est-ce vraiment une nécessité absolue ? En revanche, être capable de s’opposer et d’obtenir gain de cause en toute autonomie et en toute efficacité est une exigence et une urgence de chaque jour. Les mouvements autonomes (sans l’appui des partis, des médias de masse et des syndicats) de ces cinq dernières années ont prouvé qu’il n’était plus nécessaire de passer par les urnes : d’autant plus qu’en face, pour faire face, il n’y a plus personne excepté un service d’ordre avec des moyens et des savoir-faire reconnu par tous les régimes autoritaires de par le monde. 

    Faut-il rappeler qu’aucune force politique, aucune force économique, aucune force financière n’autorisera un RIC capable de remettre en cause leurs intérêts ; et les couches moyennes se moquent d’un RIC susceptible à tout moment de leur faire faire un saut dans l’inconnu. 

    Qu’il s’en défende ou non, Etienne Chouard, star d’internet, figure de proue du Référendum d'Initiative Citoyenne (RIC) depuis 12 ans, a bel et bien pour grille d’analyse aussi et surtout celle de son statut social : enseignant fonctionnaire à l’abri du chômage et de la précarisation ; en d’autres termes : Chouard n’a besoin de rien d’un point de vue matériel ; c’est la raison pour laquelle il semble incapable de penser les moyens et de reconnaître leur prédominance ; d’où son acharnement à propos des fins : une société organisée autour du RIC.

    Entouré de groupies, rarement confronté à des débats contradictoires, force est de constater qu’Etienne Chouard, au fil des ans, met en scène un discours de plus en plus incantatoire, symptôme d’une frustration grandissante. Et pourtant…. qu’il réfléchisse à propos des moyens et très vite il comprendra la nécessité de tempérer son enthousiasme et ses propos au sujet des fins – un RIC absolu et absolutiste -,  une fois qu’il aura pris conscience de la nature utopique de son projet d’autant plus que le Référendum d’Initiative Citoyenne est dans tous les programmes des partis politiques depuis 10 ans ; soyons assurés qu’une fois encore, il sera vite oublié une fois les élections passées ou bien, il s’agira d’un RIC aux conditions de recours et d’exercice très restrictives : ceux qui l’accorderont seront ceux qui le contrôleront ; on peut parier que ce RIC au rabais, un RIC quignon de pain, ne concernera certainement pas les questions qui touchent aux conditions d’exercice du mandat d’élu ou non (maire, député, sénateur, conseiller, ministres, Premier ministre, Président) sans oublier les questions d’ordres économique et financier (la fiscalité en autre). De ce RIC-là (sans colonne vertébrale, sans remise en cause), les classes supérieures et une grande partie des couches moyennes s’en contenteront pensant avoir échappé au pire car aucune de ces classes ne prendra le moindre risque avec une sortie de l’Euro et de l’U.E.

    Révocation du président, du gouvernement et de tous les élus locaux, nationaux et européens, abrogation des lois, veto sur un texte législatif, veto sur le vote du budget sur simple consultation référendaire…

    Mais alors, utopie millénariste que ce RIC ? Utopie de Grand Soir, celui de la fin de l’injustice sociale, l’avènement du pouvoir du Peuple par le Peuple ? 

    Ce RIC-là ne sera jamais voté. Considérer l’éventualité de son succès c’est continuer d’entretenir de faux espoirs.

    RIP ou RIC : le logos de la radicalité face à la jacasserie constitutionnelle et fétichiste comme la marchandise du même nom. RIC cul-de-sac ! RIC dont tous les médias se sont emparés car pour eux tous, cette revendication représente une diversion inespérée permettant à terme, de tuer dans l'oeuf la dynamique du mouvement des Gilets Jaunes qui lâche la proie de la mobilisation et de l'occupation pour l'ombre d'une avancée "constituante" aussi irréaliste que vaine. 

    Mais il y a une bonne nouvelle : l'action des Gilets Jaunes permet de sortir d’une vision utopique de la politique (on sort du somnambulisme et on entre en action) cultivée par des acteurs pour lesquels rien ne presse, une utopie de nantis, utopie complaisante et candide face à des résistances d’une force et d’une détermination sans faille - celle de tout un personnel politique qui ne lâchera rien et certainement pas des plans de carrière tout tracés.

    Autre bonne nouvelle : paradoxalement, le mouvement des Gilets Jaunes et tous les mouvements qui l’ont précédé (Bonnets rouges, Notre dame des Landes) ont prouvé que l’on devait, que l’on pouvait enfin se passer du soutien des élus, des médias et des syndicats pour arracher ce qui doit être obtenu, car RIC ou pas, comme expliqué précédemment, seule importe une mobilisation locale et/ou nationale, en fonction des situations et des injustices à combattre ; injustices ou dis-fonctionnements préjudiciables à la qualité de vie et à la notion d’égalité des droits. 

    Car enfin…  à l’heure de la mondialisation, qu’est-ce qu’il est raisonnable d’espérer ? La réponse : rien dans et par les urnes mais tout sur le terrain. Aussi, laissons le personnel politique d'une pseudo-représentation en forme de théâtre d’ombres là où il n’est pas et là où il ne sera jamais ! Un personnel qui représente moins de 25% de l’électorat et dont tous les membres sont élus par défaut ou bien à la majorité d’une minorité de votes exprimés ; la véritable majorité étant l’abstention.

    En revanche, tout est possible ou presque, dans l’action en temps réel : ce que confirme les actions du mouvement des Gilets Jaunes et de tous ceux qui les ont précédés durant ces 30 dernières années.

    ll faut donc tendre vers l’identification et la résolution des problèmes à un échelon local, même face à des décisionnaires situés hors de ce périmètre. N’est-ce pas ce qu’ont compris les Bonnets rouges - la Bretagne ; décisionnaire parisien : ministère de l’environnement -, le mouvement Notre des Landes - Nantes : projet porté par un premier ministre à Paris ?

    Si les super-structures (la commission européenne) et les hyper-structures (marchés financiers, banques, institutions internationales et acteurs du projet mondialiste) sont hors d’atteinte, en revanche, leurs politiques ont des répercutions locales, fatalement ; et c’est à cette échelle-là qu’il faut les combattre en prenant pour cible la représentation politique et tout l’appareil d’Etat : maires, conseillers, président de département, de région, préfecture (les agriculteurs savent faire ça !), direction départementale de l’équipement.... conseil général, conseil régional....

    Car, si l’on n’échappera pas au mondialisme, en revanche on peut agir localement et nationalement contre les décisions d'une classe politique dont la carrière (et celle des médiacrates) dépend de la bonne marche des affaires générées par ce mondialisme.

     

                      Les Gilets jaunes, les Bonnets rouges, les activistes de Notre dame des Landes ont apporté la preuve que le lieu de l'expression d’un rapport de force en faveur de la justice sociale, de l’égalité des chances, de l'écologie et d'une vie décente n'est plus à l'Assemblée, et le pouvoir (pouvoir de décider et non le « devoir d’obéir ») ni à Matignon ni à l’Elysée. Et c’est la meilleure des nouvelles, une grande nouvelle : aussi, en ces temps de fêtes et d’allégresse… faisons résonner un Alléluia franc et massif ! 

    Reste à espérer que les Gilets Jaunes dans leur ensemble sauront évaluer à sa juste valeur mais sans complaisance ni relâchement l’importance de cette révélation car, ce qui ne doit pas pour autant être remis en cause ce sont  la nécessité et l'exigence suivantes : que les Gilets jaunes n’oublient surtout pas leur colère à toutes les élections qui vont se succéder : que ceux qui n'ont jamais voté, votent ! Que ceux qui ne votaient plus, reviennent vers les urnes ! Car, seule la peur chez les élus LREM les forcera à faire pression sur Matignon et l'Elysée : peur de la sanction électorale, des centaines de mandats en danger... locaux, nationaux et européens … 

    Il faut donc voter à toutes les élections et sanctionner LREM !

                      Précisons ceci au passage : tous les partis sont permis  car qui veut les fins veut les moyens !

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