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Alain Soral

  • Denis Robert et le Média-TV : la chute

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                     Le Media-TV dégomme Etienne Chouard ; Sud Radio l'expulse (1)... c'en est donc fini d'un Etienne Chouard médiatiquement compatible ; retour de l'intéressé à la marge d'une marginalité heureusement pas si marginale que ça. 

     

                     A propos du Média-TV, ne nous racontons pas d’histoires : Denis Robert vient de condamner le média qu’il dirige - ou croit diriger - à n'être qu'un média croupion, un groupuscule de quelques milliers d'abonnés, fauchés au demeurant ; pour le Média-TV aucun espoir de développement et de rayonnement dans les mois et les années à venir faute de moyens financiers et de soutien massif car Denis Robert et « Le Média-TV » seront inévitablement tenus responsables d’un Etienne Chouard tombé en disgrâce.  

    Quant à Aude Ancelin, autre peau de chagrin médiatique, ex-patronne de Média-TV, celle-ci doit être aux anges ; son incompétence managériale a trouvé  sa vengeance car on se venge toujours de son échec sur celui des autres quand ces derniers nous font la grâce de nous y rejoindre, même à contre cœur, dans cet échec aussi cuisant que prévisible (2).

     

    ______________

     

    Etienne Chouard et Alain Soral 

     

                  L’antisémitisme de l'essayiste Alain Soral, avéré ou non, n’a jamais intéressé les foules ; du moins, cet auteur n’aurait pas « rencontrer son époque » si l’on pouvait en toute bonne foi ou en toute ignorance, réduire et résumer le travail de l'auteur à cet antisémitisme supposé… d’autant plus qu'ils sont des dizaines de milliers à suivre Soral sur Youtube même si dans les médias dominants, personne n’ose admettre l’intelligence supérieure de cet analyste ; un peu comme pour Dieudonné : le premier qui rit, le premier qui trouve « ça » drôle, perd son emploi et tout espoir de faire carrière dans les médias, la politique, le business-show ainsi qu’à l’université (3).

    Dans les faits, Alain Soral est celui qui développe les analyses les plus courageuses, les plus pertinentes et les plus talentueuses sur la société française (d’aucuns écriront : "... sur ce qui est arrivé à la France...") de la fin de la Seconde guerre mondiale à nos jours ; et ce dans de nombreux domaines : l'économie, la politique, le social et le culturel.

    En cela, il demeure indispensable et quasiment irremplaçable.

    Merci Internet ! Car sans Internet... pas de Soral.

                   Quant à revenir à l'antisémitisme supposé de cet essayiste sur-doué, si l'on devait juger la qualité de ses analyses à l'aune de cet antisémitisme, doit-on alors disqualifier, interdire la vente, la lecture et brûler tous les ouvrages de nos auteurs français, des Lumières à nos jours, de Voltaire à Bernanos ( soit... du 18è siècle à la fin des années 1930), qui ont tous tenu des propos que l'on pourrait sans difficulté qualifier d'antisémites ?

    Faut-il aussi rajouter à cette liste, Schopenhauer et plus encore, Heidegger qui a formé tous nos philosophes des années 30  à nos jours, carte du parti nazi en poche et puis le protestantisme luthérien ?

    Doit-on ne pas lire Céline ? Ne pas écouter Wagner ? Deux personnalités au rayonnement mondial, figures incontournables de l'histoire de la littérature et de la musique ? 

                      Bien évidemment non ! car un seul critère doit guider nos choix  : la pertinence, la cohérence de toute manifestation d'intelligence, de courage et de talent d'où qu'elle vienne car l'homme n'est rien, l'oeuvre est tout quand elle ne peut pas ne pas avoir été et qu'elle demeure, qu'elle persiste, et qu'elle persévère, irréductible. 

     

    Denis Robert, inquisiteur malgré lui ?

     

               Si on ne compte plus ceux qui ont commencé leur carrière à gauche et l'ont parachevée à droite, il est bon et honnête, tout en étant nécessaire, de rappeler que Denis Robert a commencé par emmerder les riches et les banques ( se reporter à son investigation de Clearstream qui lui a coûté une prise de poids de 40 kilos et un bon nombre d’anti-dépresseurs et de somnifères des années durant) avant  de s’en prendre, délibérément ou non, à un Etienne Chouard sans le sou, sans pouvoir ni influence déterminante.

    Un héros à sa manière qui en a « chié », c’est plus que certain, ce Denis Robert ! C’est sûr : rescapé, Denis Robert en est sorti rincé de cette affaire Clearstream pendant que Chouard poursuivait, pénard, loin des projecteurs des médias dominants, son travail obsessionnel de constituant constitutionnaliste le soir après l’école ou bien les jours où il n’avait pas classe, jusque tard dans la nuit, à la lueur d’une bougie.

                Mais alors, dans son entretien avec Etienne Chouard, Denis Robert aurait-t-il cherché, à son insu, à se racheter auprès de ceux qu'il a bien emmerdés, puissants et intraitables qu'ils sont, des années durant ? Eux tous et disons... le Système, plus globalement ?

    Si l’on est aussi son pire ennemi, celui de l’intérieur, intérieur de soi quand notre vigilante se relâche, Denis Robert a-t-il pensé, une fois encore à son insu, que son courage d'hier autorisait aujourd'hui toutes les lâchetés ou servitudes ?

    La présence d'un dénommé Mathias Enthoven (qui n'est jamais qu'un lycéen attardé), aux côtés de Denis Robert, aurait-elle pesée dans la balance des probabilités d'une reductio ad Hitlerum de l'entretien ?

    Collaboration, Pétain, Vel d'Hiv... car c'est  bel et bien une identité maintenant centrée autour d'une culpabilité ancrée, chevillée dans l'inconscient après un demi-siècle de matraquage d'une efficacité aussi scélérate que redoutable auprès des moins avertis, des plus faibles en vigilance, qui a pris le dessus chez un grand nombre de nos compatriotes ; identité vampire et sangsue autour d'un chantage infâme, si peu implicite au fil des ans ; chantage qui est le fruit d'un sens moral putrescent.

    A sa décharge, on rappellera qu'après tout, Denis Robert n’est ni un chercheur ni un intellectuel ni un politique ; c’est un journaliste d’investigation - journaliste free-lance qui plus est ; journaliste livré à lui-même donc.

     

    Denis Robert et La Question question de toutes les questions, mère de toutes les batailles idéologiques et géo-politiques de ces 40 dernières années.

     

                  Poser La Question, poser cette question telle qu’elle a été adressée à Etienne Chouard en sachant qu’il n’y a qu’une réponse possible car qu’une réponse autorisée par la loi... dans ces conditions, poser cette question telle qu'elle a été formulée par Denis Robert, n'est-ce pas faire preuve de malhonnêteté car, n'est-ce pas sous-entendre ce qui suit :

    • que l’on est libre de pouvoir y répondre…
    • qu'il est possible pour tout interlocuteur de réponse par l’affirmative (de douter donc)…  et par voie de conséquence, exposer ce même interlocuteur à des poursuites... 

                    Denis Robert aurait dû prendre conscience du fait suivant : sa question qui n’en est pas une puisqu’il est interdit d’y répondre, ne pouvait que servir les intérêts de ceux qui ne veulent pas entendre parler de tous les « Etienne Chouard » de France et d’ailleurs.

    Or, Denis Robert et le Média-TV ont-ils pour vocation de servir ces intérêts-là ?

    Précisons ceci : cette question redeviendra une véritable question lorsque les historiens, professionnels ou non, de cette disciple exigeante qu'est l'Histoire que l'on devrait pouvoir associer à l'étude de la vérité des faits et de l'honnêteté de leur interprétation, pourront à nouveau se pencher sur cet épisode de la Seconde guerre mondiale en toute liberté, tout en gardant à l'esprit ce qui suit : l'Histoire est bel et bien la continuation de la guerre par d'autres moyens ; et c'est  la raison pour laquelle il n'y a pas plus tête en l'air, ou adeptes du mensonge par omission, que les historiens.

    Méfiance donc, encore et toujours.

    Après tout, ne juge-t-on pas la qualité morale et intellectuelle d'une nation, d'une culture, d'une civilisation, à son traitement de l'Histoire ?

     

    Moralité, autorité et légitimité

     

                 Qui aujourd’hui est autorisé à poser une telle question comme Denis Robert a pu le faire en juin dernier face à Etienne Chouard ? Qui en a la légitimité à la fois morale et intellectuelle… voire professionnelle ? En d’autres termes, qui est à même de poser cette question auquelle la loi n’autorise qu’une réponse ? Et dans le cas contraire - celui du doute ou de la négation en réponse à cette question -,  qui a la légitimité pour exiger qu’un procès soit intenté à celle ou celui qui refuse la seule réponse autorisée par la loi ?

    En effet, à cette question, la loi n’impose et n’autorise  qu’une réponse ; ce qui invalide la question ; et plus encore : ce qui fait que la question ne se pose pas : elle n’a pas simplement « à être posée », elle n’est pas, elle n’est plus une question : loi Gayssot-Fabius oblige ! Aussi, il ne peut s’agir que d’une fausse question ;  pire encore : il ne peut s’agir que d’une question scélérate.

    Mais alors, qui sont ces gens qui posent de telles questions ? Questions relatives à un épisode de la seconde guerre mondiale : la tentation totalitaire d’extermination des Juifs d’Europe (on pensera aussi aux Slaves, après bien d'autres populations, tout au long de notre Histoire commune). Episode qui sera interdit « d’histoire », expulsé, exfiltré dans l'urgence, dans un mouvement de panique, puisque nul historien ne sera autorisé à le revisiter, à le réviser, à le ré-interpréter cet événement

    C’est la loi Gayssot (député communiste bonne pâte, prête-nom de Laurent Fabius) qui se chargera de faire respecter cette congélation de l’histoire condamnée par de nombreux historiens.

                Compressez ! Compressez ! Plus forte sera l’explosion ; celle du soupçon, puis du doute puis du complot puis du discrédit et de la dénonciation d’une manipulation d’ordre historique, politique et plus tard… géo-politique : rapport à Israël et la neutralisation de toute critique à propos de cet Etat hors-la-loi... internationale qui plus est.

     

                  Force est de constater que tout cela ne manque pas d’ironie car ceux  qui s’autorisent à en juger, à en rajouter, à « en faire voir » à propos de cet épisode de la Seconde guerre mondiale - une guerre aux 60 millions de morts majoritairement civils (il est bon de le rappeler afin que tous se sentent un peu moins abandonnés au fond de leur trou, où qu'ils soient privés de sépultures ) -, sont tout de même les derniers à pouvoir y prétendre, et ce pour la raison suivante : on pensera bien évidemment aux officines israéliennes  que sont le CRIF, l’UEJF et la LICRA ( et dans une certaine mesure, la LDH), à la bande à Causeur ( webzine qui a pour référant politique une crapule du nom de Netanyahou),  à un Zemmour, à un Finkielkraut académicien ( Ah l’Académie ! Hier Charles Maurras puis les Nazis sous la collaboration, aujourd’hui les Salauds) ; un Finkielkraut à qui l’on doit le commentaire qui suit  à propos des recommandations du rapport de J.L Borloo sur les banlieues : " Dans cent ans, les historiens pourront nous expliquer comment notre civilisation a investi des milliards dans son propre anéantissement !"  (4)

    Aussi, doit-on vraiment préciser que leurs allégeances étrangères, leur islamophobie à tous, cache-sexe d’un racisme anti-Arabe congénital, leur haine de la contradiction et du pluralisme, leur aversion de la morale et de la justice pour tous, sans oublier un anti-humanisme forcené (celui porté par un sionisme qui n'est que le bras armé d'un Judaïsme guerrier d'une cruauté d'un autre âge) ainsi que leur complotisme impénitent (celui du « Grand remplacement » initié par Renaud Camus), les excluent sans appel quant à leur légitimité à demander des comptes à qui que ce soit à propos de quoi que ce soit. 

                    Rappelons toutefois ceci pour ne pas désespérer de ces seuls "leaders médiatiques" de cette communauté en particulier que les médias nous imposent : il reste un dernier grand intellectuel juif européen, aujourd'hui âgé de 90 ans ; il se nomme George Steiner ; en effet, très tôt, cet homme a compris que les drames de l'Histoire, en tant que victimes,  n'ouvre pas la porte à tous les droits mais bien plutôt, à tous les devoirs ; et le premier d'entre eux :  ne jamais passer du côté de la crapule et du bourreau.

    Nul doute qu'après George Steiner… ce sera le naufrage - un naufrage déjà consommé -, avant la noyade définitive.

    Aussi, souhaitons-leur à tous, un bel enterrement moral et intellectuel. 

     

    La judiciarisation et criminalisation du doute

                Que penser d’une société qui n’autorise aucun doute ?

    En accueillant, comme il a pu le faire, une question qui ne se posait pas puisqu’elle n’admet qu’une réponse, Etienne Chouard n’a pas fait preuve de courage mais bien plutôt de sagesse car le doute est salutaire : plus on doute, plus on se rapproche de la vérité de ce doute et la vérité du mensonge de la sanction qui ne manquera pas de prendre pour cible celle ou celui qui doute : bannissement, condamnation, mort sociale et professionnelle.

                Aussi, malheur à ceux qui ne doutent de rien et qui sont tout à fait disposés à admettre que l’on puisse interdire le doute ! Car nul ne peut ni ne doit ignorer un fait historique : le doute a trop souvent fait avancer la science et l’histoire - les faits donc -, d’autant plus qu'aujourd'hui, bien plus qu'hier, les certitudes ne nous sont d’aucune utilité, vraiment ! quand on sait que la lâcheté et la crapulerie ont tout recouvert, et les salauds qui sont légion comme jamais, tout accaparé.

    Dans ces conditions, dès à présent, une exigence s'impose  : l'exigence du doute ; un doute à caractère à la fois intellectuel et moral ; la nécessité de douter de tout et d’eux tous, Denis Robert inclus, que sa faute puis sa chute a précipité dans un abîme sans rédemption possible.

     

     

     

    1 - Il est dit que l'intéressé a donné son accord : "Oui, c'est ça ! Jetez-moi dehors  ! Je ne suis plus digne de m'exprimer sur votre antenne ! Faites vite ! Crucifiez-moi !"

     

    2 - De Médiapart, on a pu mesurer toutes les limites au fil des ans ; un Médiapart qui s’est construit autour de l’anti- Sarkozysme (autant dire « le néant ») ; c’est maintenant au tour du Média-TV de se construire autour de l’anti-macronisme (autre néant)…

    Sinon...

    Fauché le public, l'audience et les abonnés de ce média ? Assurément ! Et c'est ce qu'a compris très tôt Sophia Chikirou (un temps Sarkozyste, puis proche de Bayrou, puis au PS) qui a su prendre ce qu'il y avait à prendre en facturant  services et autres conseils à un média, le Média-TV qu'elle a contribué à lancer, encore solvable pour le temps qui lui aura été donné de le rester.

    Une Sophia Chikirou qui a de la suite dans les idées puisque les téléspectateurs pourront la retrouver sur BFM-TV en septembre.

     

    3 - Mensonge, cynisme et bêtise ; les carrières  d’aujourd’hui reposent  sur le fait de se taire… sur cette capacité et disponibilité-là au prix d’un effondrement moral et intellectuel très certainement sans précédent.

     

    4 - Les salauds d’avant-guerre savaient qu’ils étaient des salauds. Aujourd’hui, l’accueil médiatique  qui leur est réservé, a totalement fait perdre conscience de l’existence d’hommes et de femmes sans retenue et sans scrupules qui s'autorisent tout pour mieux tout interdire aux autres.

     

     

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  • L’essayiste Alain Soral condamné à un an de prison ferme le 15 février : le parquet de Paris a décidé de ne pas exécuter le mandat d’arrêt

     

     

    L’essayiste polémiste Alain Soral a été condamné à un an de prison ferme

                     L’essayiste polémiste Alain Soral a été condamné, lundi 15 avril, pour négationnisme, à un an de prison ferme assorti d’un mandat d’arrêt. L’essayiste qui risquait la détention avait fait appel. Finalement, le parquet de Paris a décidé de ne pas exécuter le mandat d'arrêt.

    Son avocat, Damien Viguier, a été condamné à 5 000 euros d’amende pour complicité.

                     En novembre 2017, Alain Soral a publié sur son site (Egalité et Réconciliation) les conclusions de son avocat, Damien Viguier, dans une affaire, qui évoquaient notamment une chaussure et une perruque représentées sur le dessin condamné  «Chutzpah Hebdo » : "La coupe des cheveux se pratique dans tous les lieux de concentration et s’explique par l’hygiène  ;  les savons faits à partir de graisse humaine par les nazis ou les abat-jour en peau humaine ne sont que propagande de guerre."

                     La Licra et l’Union des étudiants juifs de France (deux des principales officines israélienne avec le CRIF) avaient signalé ces propos au parquet.

     

     

    ***

     

                      Procès après procès, condamnation après condamnation, banni des médias, difficile néanmoins de se passer du courage, de l'intelligence et du talent d'Alain Soral ! Il est celui qui, aujourd'hui en France, avec l’aide de Rousseau, de Marx, de György Lukács, de Lucien Golmann, de Philippe Muray, de Michel Glouscard et de Jean-Claude Michéa , développe les analyses les plus courageuses, les plus pertinentes et les plus talentueuses sur la société française (d’aucuns écriront : "... sur ce qui est arrivé à la France...") de la fin de la Seconde guerre mondiale à nos jours ; et ce dans de nombreux domaines : l'économie, la politique, le social et le culturel.

    En cela, il demeure indispensable et quasiment irremplaçable ; Internet aussi.

     

                    A propos de la persécution dont Alain Soral fait l'objet ( avec Dieudonné)  depuis une bonne quinzaines d'années - ses "poursuivants" principaux car récurrents, se nomment le CRIF,  l'UEJF et la LICRA -, nombreux sont ceux qui ne sont pas dupes. Aussi, disons les choses : le seul reproche qui est fait à cet essayiste qui ne s'en laisse pas compter, bien que l'on puisse reconnaître de sa part quelques maladresses dans la manière d'aborder certaines périodes de notre histoire de France, ce que les "officines israéliennes" pré-citées ne pardonnent pas à  Alain Soral, c'est son soutien à la cause palestinienne, sa critique du Judaïsme et de son bras armé qu'est le sionisme, ainsi que le fait suivant : l'essayiste a toujours refusé de placer au centre de ses analyses et de ses récriminations, l'Arabe en général et le Musulman en particulier, contrairement à Zemmour, Charlie Hebdo, Finkielkraut et tant d'autres (voir le magazine Causeur à ce sujet), tous adeptes des thèses racistes et complotistes, notamment à propos de la théorie du "Grand remplacement" développée par Renaud Camus -, qui jouissent d’une impunité quasi-totale lorsqu'il est question de réserver à la communauté musulmane, communauté sans moyen, sans accès aux médias et de tout temps méprisée et discriminée, un sort injuste et cruel : celui du bouc-émissaire haïssable. 

    Refus qui est tout à l'honneur de cet essayiste pugnace, autodidacte dont le travail et la pertinence de ses analyses ont bel et bien rencontré son époque.

                  Quant à l'antisémitisme de l'essayiste, si l'on devait juger la qualité de ses analyses à l'aune de cet antisémitisme, doit-on alors disqualifier, interdire la vente, la lecture et brûler tous les ouvrages de nos auteurs français, des Lumières à nos jours, de Voltaire à Bernanos ( soit... du 18è siècle à la fin des années 1930), qui ont tous tenu des propos que l'on pourrait sans difficulté qualifier d'antisémites (1)?

    Faut-il aussi rajouter à cette liste, Schopenhauer et plus encore, Heidegger qui a formé tous nos philosophes des années 30  à nos jours, carte du parti nazi en poche et puis le protestantisme luthérien ?

    Doit-on ne pas lire Céline ? Ne pas écouter Wagner ? Deux personnalités au rayonnement mondial, figures incontournables de l'histoire de la littérature et de la musique ? 

                      Bien évidemment non car un seul critère doit guider nos choix  : la pertinence, la cohérence de toute manifestation d'intelligence, de courage et de talent d'où qu'elle vienne car l'homme n'est rien, l'oeuvre est tout quand elle ne peut pas ne pas avoir été et qu'elle demeure, qu'elle persiste, et qu'elle persévère, irréductible. 

     

     

    1 - Se reporter à Michel Onfray, qui s'improvise depuis quelques années "chasseurs d'auteurs français antisémites" ; sorte de Serge Klarsfeld littéraire ; cet Onfray qui semble alors s'évertuer à nous rappeler ou bien à nous faire savoir, d'une manière subliminale, sans doute aussi à son insu (ou pas ?), que...  finalement, l'on peut être un homme brillant et décent tout en étant antisémite : le dernier en date, le philosophe Alain. 

    Comme quoi...

    Partir à la chasse, c’est une chose ; se tromper de gibier, c’en est une autre ; mais ne pas tenir compte des dates d’ouverture et de fermeture… c’est vraiment jouer avec le feu de la poudre de ses cartouches et de celles du garde-champêtre ; et le bâton pour se faire battre. 

     

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  • Penser l'Empire aujourd'hui avec Alain Soral

     
                             

     


    Comprendre l'Empire  aux Editions Blanche

    (Vidéo 2011)

     

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    Comprendre_l_empire.jpg


                    Détricoter le roman national, à la mémoire hémiplégique, et plus largement, le roman occidental tout aussi lacunaire et fictionnel… du christianisme aux Lumières, de la Révolution française jusqu’au terminus bancaire, convoquant à la barre Marx , Engels, Michéa, Orwell, Sorel, Proudhon, Weber, les Pères de l’Eglise, Wall Street, la City et la FED, violences et mépris social… telle est la vision du monde qu'Alain Soral nomme Empire.

    C'est une exposition au déroulement implacable qui nous est proposé avec "Comprendre l'Empire" ; exposition d’une histoire qui nous est commune à tous, où que nous nous situions… acteurs, ou bien spectateurs, ou bien encore victimes abasourdis… histoire de ceux qui nous ont précédés, histoire d’aujourd’hui, et pour ce qui est de demain... histoire destinée à ceux qui possèdent une excellente mémoire de l’avenir : les esprits clairvoyants.

    De la Famille au clan à la tribu pour culminer avec la Nation et le contrat social jusqu’aux nouveaux réseaux au service des lobbies marchands et ethno-confessionnels, sans oublier les mafias policées ou pas (drogue et prostitution contre le complexe militaro-industriel et les cols blancs de la finance ; mafia calabraise contre Loge P2), comme autant de mensonges d’une République dite démocratique, structure combattante de l’Empire - en effet, 1% est le taux incompressible de la population qui a toujours commandé à la masse -, ... nul doute, le prolétariat du XIXe siècle et sa misère sont bien l’incarnation de la trahison de la bourgeoisie.
     
                   Peuple qui assume le principe de réalité - salaires "plancher" : exploitation et servitude ! Peuple  parmi lequel on comptera des penseurs autodidactes opposés au ralliement au libéralisme mondialisé avec son Capital coupé de toute attache géographique et morale de soi-disant "libertaires révolutionnaires" né en 1968  ; un Capital maintenant nomade : finies les cultures enracinées et les perspectives historiques ! L’hyperclasse et ses VIP condamnent les salariés à la précarité...

    Arrivent alors Canal+, les bobos et la gaudriole branchée, cache-misère d’une humanité souffrante et vaincue ; le RMI puis le RSA pour toute consolation. Puis la liquidation de la classe moyenne non salariée (artisans, commerçants, petits patrons, travailleurs indépendants), et du métier de journaliste par la même occasion ; métier perverti, avili par une démocratie d’Argent et de Marché ; les derniers journaux indépendants de qualité seront liquidés et remplacés par le divertissement et des pseudos-intellectuels-animateurs au service d’une propagande de masse, une fois la trahison des clercs consommée et digérée, la chasse tirée… avec la domination par la séduction : une seule liberté est accordée et encouragée : consommer. Et dans un tel environnement, les idiots utiles sont légion : prostitution morale et intellectuelle, en veux-tu en voilà ! Argent, honneurs, sexe…


    Car... seuls restent en place les kapos, les collabos, les soumis et les imbéciles d'un réseau culturo-mondain comme horizon indépassable de notre temps qui annonce le règne de l’empathie affective - émotion et désir au fin de détruire chez l’individu toute capacité analytique et critique -, et signe la mort du logos : plus de chaîne causale ; destruction du sens.

    Pour les insoumis, pour ceux qui souhaiteront tenir tête, en revanche, ce sera... chantages au fascisme, au racisme, à l’antisémitisme… la fin justifiant les moyens ; sentences équivalentes à une mort professionnelle et sociale certaines de réfractaires ruinés et jetés à la rue par des procès sans nombre.
     
                                                                                   ***

     


                                         


     
                  Solitude-dépression-consommation à l’Ouest ; chaos, guerres et misère au Sud ; fatalement la question suivante surgit : d’un de Gaulle patriote et cultivé à un Sarkozy sans morale, sans frontières et inculte, que nous est-il donc arrivé ?
    Liquidation de l’héritage du CNR (Conseil National de la Résistance) : jamais plus la classe politique ne s’occupera d’économie !


    La Banque au pouvoir avec Pompidou et Giscard !


    Immigration-isme… stratégie de dumping social de la droite patronale, chantage à l’extrême-droite sur quiconque remet en cause cette stratégie.


    Mai 81 et l’expulsion de la classe ouvrière. Liquidation du PCF.


    Collaboration et colonialisme… culpabilisation à outrance : la haine du peuple est consommée ; un peuple, celui de la France, dont on exige qu'il baisse la tête ; mais aussi,  un Peuple qui n’en pense pas moins.
     
                                                                                 ***
     
                   Voici maintenant le traité de Maastricht pour une destruction méthodique des 3 piliers que sont l’économie, la morale et le social.


    Identité nationale niée mais... « danger de l’Islam » et des banlieues, un ministre de l’intérieur en soutien, bientôt Président, pour faire monter la mayonnaise, le tout relayé par un dispositif fait d’argent, de médias et de réseaux. Une élection sera gagnée sur une campagne parodiant celle du FN jusqu’à la venue d’une Carla Bruni courtisane bobo. Mariage idéal : vulgarité et inculture précéderont l’instauration d’un libéralisme sécuritaire, servile envers les puissants prédateurs financiers et impitoyable envers le monde du travail.

    Et la Banque ! Encore la Banque ! Et quand ça tourne mal et qu'il lui faut faire la manche… eh bien, les Etats et toute la classe politique avec eux, comme un seul homme, comme une seule force … enfin retrouvée, n’hésitent pas : on lui remplit les poches, même trouées.
     
                  Mondialisation contre mondialisme : échanges équilibrés et contrôlés contre la guerre économique planétaire et permanente de tous contre tous, quiconque refuse de se soumettre à l’idéologie finalement totalitaire et belliqueuse de la mise sous tutelle de l’humanité entière est expulsé du champ social, politique et médiatique.
     
                  Et Alain Soral de conclure "....Aujourd’hui, ce Nouvel Ordre Mondial exige de la gauche comme de la droite qui lui soient remis les pleins pouvoirs… " Gauche et droite qui ne se feront pas prier (Strauss-Khan, Sarkozy)... avant d'ajouter : "... le monde occidental est face à un choix : la soumission totale ou la révolte."
     
                L'année 2012 installera-t-elle la dictature de l’Empire ou bien, marquera-t-elle le début de son démantèlement ?
     
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     - Que ce soit le silence médiatique qui accueille ce nouvel opus d’Alain Soral "Comprendre l'Empire" ne surprendra sans doute personne car, qui aujourd’hui dans les médias, pourra en toute conscience saluer le travail effectué par cet auteur : celui d'une synthèse qui attendra longtemps encore sa réfutation ?

    - Rectificatif concernant l'affaire Dreyfus et le compte-rendu qu'Alain Soral souhaite nous faire dans son ouvrage : l’arrêt de 1906 de la Cour de cassation qui innocente et réhabilite définitivement Dreyfus ne marque pas "la victoire de l’argent sur la noblesse et l’esprit aristocratique" mais bien plutôt la victoire de la vérité sur le mensonge et la corruption d'une élite atteinte d'une dégénérescence morale et civique  ainsi que la victoire contre l’antisémitisme car Dreyfus n'aurait jamais été inquiété s'il n'avait pas été juif.

     

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  • Des nouvelles d'Alain Soral : une interview fleuve chez Breizh-Info

     

     

                   A l'heure où l'officine israélienne française UEJF ( union des étudiants juifs de France)  demandent à Apple et Google de  retirer de leurs plateformes l'application d'Alain Soral de son site de ré-information et de contre-information "Égalité et réconciliation", Breizh-Info propose une interview  fleuve avec l'essayiste... la première de la rentrée : 

     

    alain soral interview aout 2018

     

    C'est ICI

     

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  • Sociologie ? Vous avez dit sociologie ?

     

                     Faisant suite à la publication  «Pourquoi les gens ne se mobilisent pas ?» (1) Entretien avec le sociologue F. Poupeau… A lire sur le site Autrefutur.net    

    Enfin la référence à un sociologue qui semble poser les bonnes questions et regarder là où il faut ! Analyse proche du réel, claire, déterminée !

    Ce qui nous change d’un Robert Castel et d’une vidéo en lien interne et sur plusieurs colonnes dont le discours de recherche (et de trouvailles ?) n’a vraiment pas de quoi fouetter un chat ni casser deux pattes à un canard ; une sociologie face à laquelle...si nous devons tenir compte de l’actualité d’un monde que nous sommes de moins en moins nombreux à habiter… Hollande et son gouvernement d'eunuques, la commission européenne, Wallstreet, la City, la Banque,  la CIA, l'axe occidentalo-sunnite (oui ! oui ! il existe !)... et tous les enfoirés de la terre avec eux, peuvent tous dormir tranquilles.

      

    *** 


                 Cours magistraux, conférences en veux-tu en voilà, recherches donnant lieu à des publications de chercheurs destinées à d’autres chercheurs, directeurs de thèse, professeurs, directeurs de recherche, d’études... dont le soutien est indispensable pour progresser dans la carrière (2) -,

    Jargon destiné à masquer le vide d'une pensée creuse parce qu'en panne ou bien pour mieux nous signifier à tous : «  De quoi j'me mêle ! Occupe-toi donc de ce qui ne te regarde pas ! »

    Phraséologie susceptible de rassurer ses pairs (il est bien des nôtres !), d'épater le bourgeois en mal de pseudo-réel ainsi que les militants d’une extrême gauche mondialiste anti-mondialisation (3), avant de faire hurler de rire mon cheval (fouette cocher !)...

    Ils vont leur petit bonhomme de chemin tous ces sociologues (4) dans le confort d'une notoriété confidentielle pour les uns, étendue pour les autres. Sans risque, loin des sujets brûlants d'une actualité à haute température et pour longtemps, ils dissertent sans talent, sans joie, sans enthousiasme, sans faim ni soif, un rien routiniers.          

              Et pendant ce temps qui n’a pas que son propre temps à perdre ni le nôtre, occupés, d'autres investissent des territoires périlleux, descendent dans la tranchée et font le "job" : ils se coltinent le réel, lieu de tous les risques, de tous les dangers et parfois aussi, lieu de tous les interdits et tous les refus, là où l’on ne vous remettra aucun palme pour l’avoir fait, là où il n’y a que des coups à prendre et là aussi où tous les coups sont permis de la part des détracteurs d’une lecture du réel qui donne le vertige :

    L’ignorant qui entend le rester coûte que coûte car toute remise en cause lui serait alors fatale sera sans pitié pour celui qui lui apportera une telle lecture du réel ; et les autres, ceux dont le flair ne doit rien à la race canine – faut bien dire qu’ils sont parents -, sentiront en une fraction de seconde l’imminence du danger qu’il y aurait à autoriser une telle lecture d’un réel qui n’est plus, entre leurs mains, qu’une fiction de conte de fées sans honneur et sans morale.

              Les chercheurs, tout comme les conseilleurs, n'étant manifestement pas les payeurs, les sociologues seraient bien avisés de cesser de « chercher en rond », tel un poisson rouge dans son bocal  et de s'occuper de "trouver pour le bien commun" des pistes susceptibles de conduire à des solutions dont pourrait bénéficier la communauté tout entière (5) car, si un bon et un vrai journaliste est un journaliste non pas mort mais au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre journal, de même un bon sociologue ne peut être qu’un sociologue sans employeur, et certainement pas l’Etat dont il devrait dépendre en dernier pour nourrir sa famille et partir en vacances.

     

    ***

     

               Qui donc éclatera le cul du réel ?

     

             Car, Aujourd'hui, la sociologie doit être un combat... un combat mené à trois - histoire et économie -, contre un mensonge de masse par omission sans précédent. Dans le cas contraire, la sociologie ne sera qu'une discipline de plus, avec la filière psycho, pour les recalés des Lettres et des Sciences. Une sociologie pour gestionnaires fonctionnarisés d'une carrière au CNRS, à l’EHESS et dans nos pauvres universités, avant le Collège de France - carrière sans éclats de voix et sans profit pour la communauté -, inutiles mais respectés par des pairs dont ils seront non pas les fils mais la copie conforme, en nouveaux clones ventriloques d'une vieille soumission : la soumission à la paresse et à la recherche d'une sécurité et d'un confort douillet propre à ceux qui auront mené  leur existence assis sur le cul des autres un peu à l'image des fauteuils qu'ils auront occupés toute leur vie durant, jusqu'à leur dernier avancement de carrière qui sera aussi leur dernier souffle, et le seul à leur portée puisque le seul dont ils pourraient être dignes.

    Aussi, qui aura suffisamment de temps à perdre pour se déplacer et recueillir leurs dernières paroles à eux tous ?

    Sollicités, il paraîtrait que même les prêtres et autres vampires de la conscience humaine, ne feront pas le voyage car, tous ces sociologues d'une conscience sans dents et sans poings, vieillards édentés et manchots, ne valent tout simplement pas la peine d'un tel déplacement.  

     

     

     

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             Mais alors, qui fera la sociologie des sociologues ? Il y a vraiment urgence.

     

     

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                        Alain Soral... à propos de l'Islam : un opposant utile qui n'existe pas.

     

                              

                   Conflit de civilisation, mythe d'une Europe pacifiste, oppression économique, racialisation des crises : des pauvres se battent contre d'autres pauvres...

     

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    1 - Il faut le savoir : en France, il n'y a guère plus de 50 000 personnes déterminées à mourir debout tout en faisant face à ceux qui les exécuteront... et les exécutent chaque jour, en silence, jour après jour, dans une vie de chien ou le martyre, dans l'héroïsme et le sacrifice d'un voyage en RER à 5h30 du matin, rentré à 20h le soir, cinq jours par semaine, ou dans le retraité à 400 Euros par mois.

    Et aujourd'hui, il s'agit bien d'exécution. Aussi, tout le monde serre les fesses dans l'espoir d'être épargné.

    La dernière réforme du marché du travail validée par le MEDEF, trois syndicats, le PS et le gouvernement Hollande et toute la droite...montre si besoin était, que tous sont abandonnés.

     

    2 – Ne serait-ce que dans l’espoir d’échapper à une « carrière » dans des universités dépotoirs… et entrer au CNRS planqués et pénards, ainsi qu'à l'EHESS, Sciences-Po et autres écoles de la duplication sociale et professionnelle en une fraction d’un millième de seconde de notre ère numérisée ras la gueule.

     

    3 - Du moins, pour ce qu'il en reste ! Un "gauchisme" qui, au fil des ans, a conduit la gauche là où elle se trouve aujourd’hui : dans l’impasse, avec pour seule sortie un François Hollande  pour symboliser la mort de toute "Gauche de gouvernement" quelle qu'elle soit.

     

    4 - Sans rire, le plus sérieusement du monde, certains d'entre eux se disent libertaires, voire anarchistes, même s'ils n'oublient jamais de pointer tous les jours à l'Université ou dans des Ecoles à 15 OOO Euros par an de droit d'entrée avant d'en sortir repus, gavés et intellectuellement inopérants mais omniprésents. 

     

    5 – Même si les sociologues n'ont pas pour vocation de proposer des solutions et de conseiller les gouvernements, les chercheurs en sciences sociales ont le droit de se poser la question de l'utilité de leurs recherches ; utilité autre que celle destinée à favoriser leur carrière.

    En son temps, Edgar Morin a eu des choses à dire, sinon à dénoncer, à ce sujet.

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  • Internet et dissidence : grandeur et misère - 2

                  ...ou quand la dissidence ne cesse de manger ses enfants et les dissidents de tuer le père.

     

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                       C'est la fête à Soral (Alain de son prénom) ! Des snipers youtubers ont pris pour cible l'essayiste...

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                       Si la critique est facile et permise à tout le monde -  dans le sens de "accessible" à tous car personne ne saurait se tenir au-dessus - comme à l'abri - d'un tel exercice,  recenser puis  exposer au grand jour les contradictions d'un essayiste qu'il réponde du nom de Soral ou pas... ne délivrera jamais quiconque de l'obligation de rester au plus près de l'œuvre de celui que l'on prend pour cible et de s'y coller ;  d'autant plus que l'œuvre d'un auteur - ou sa contribution intellectuelle - ne se mesure jamais à la somme de ses contradictions qui n'est que l'écume de l'œuvre, à moins de s'adonner à une philologie de trou de serrure, un peu  comme celui qui choisit délibérément de lire une œuvre dans non pas ce qui a été publié mais de ce qui a fini dans la poubelle de l'auteur.

    A rechercher la facilité contre le travail qu'est  la lecture - rigueur et discipline - on passe à côté de l'essentiel, à savoir :  comment et pourquoi l'œuvre d'un essayiste rencontre son époque ; ce qui est manifestement le cas en ce qui concerne Alain Soral. Quant à nous dire que nombre d'auteurs sont rarement à la hauteur de ce que leur oeuvre offre comme promesse,  c'est un peu comme nous dire, une fois encore, que la vérité de l'œuvre se trouve dans la poubelle de l'auteur et dans sa chambre à coucher.


                                         

                                               Une des dernières prestations de l'essayiste à la télé

                                                                       avant son bannissement - 2003

     

     

                      Personne n'ignore, excepté les groupies, que Soral, après son bannissement des médias  - bannissement auquel il n'a jamais pu se résoudre ( comment aurait-il pu alors qu'il se savait tellement plus doué que tous ceux qui s'y vautraient semaine après semaine - et aujourd'hui, comme jamais !)  -, a sombré  dans un comportement pathologique fruit d'un souffrance psychique qu'une exposition répétée auprès des internautes a pu révéler ; trente ans plus tôt, personne n'en aurait détecter toute la pertinence faute d'en avoir été le témoin ; ce qui n'enlève rien à sa contribution : exposer au grand jour les lignes  de force qui, de la fin de la Seconde guerre mondiale à  nos jours, ont conduit notre société là où elle ne se trouve plus aujourd'hui, faute de cohésion et de réconciliation : confusion, ressentiment, culture de l'ignorance, soupçon généralisé, instrumentalisation des plus faibles, désir sécessionniste, revanche et vengeance ... face à une classe politique et médiatique, bien plutôt  une clique, totalement absente d'une prise de conscience de l 'urgence qu'il y aurait à rendre justice autant aux uns qu'aux autres, sans angélisme...

    C'est  sûr ! nombreux sont ceux qui y laisseront leur dernière illusion de pouvoir en réchapper.    

     

     

    1 - Pour Soral (et d'autres comme Onfray - même génération) qui s'est fait connaître dans les années 90 grâce à ses passages-télé, seule la reconnaissance des médias de masse et d'autres plus élitistes ( qui sait... France Culture ?) est susceptible de valider leur légitimité et leur identité ainsi que la légitimité de cette identité (plus encore pour un autodidacte) : celle d'un essayiste avec lequel il faut compter.

    Télé, radio, presse - les médias donc ! et puis aussi ses pairs... essayistes et intellectuels ; pairs terrorisés à l'idée de valider publiquement de l'oeuvre de Soral, même une partie, car, comme pour Dieudonné (celui qui trouve cet humoriste drôle perd son emploi), tout intellectuel qui viendrait soutenir certaines ses thèses ( celles de l'ouvrage "Comprendre l'Empire") se trouverait lui aussi ostracisé sous 48h... jusqu'à ce que Zemmour - un des meilleurs clients des médias de masse -, ne vienne piller une partie du travail de Soral tout en se gardant bien de la lui rendre publiquement. 

    Et jamais la notoriété que lui apporte internet ne comblera ce manque et ce regret éternel vécus comme un échec ( avec Internet, le plus souvent, on ne peut que vaincre sans péril et  triompher sans gloire, sans profit donc, auprès d'obscurs anonymes) car Soral a besoin de se confronter à des "contradicteurs", non pas à sa hauteur, mais dont la notoriété renforce son exploit et son prestige lorsqu'il parvient à les remettre à la place qui est la leur dans la médiasphère du débat intellectuel : un strapontin derrière un pilier. 

    Que les youtubers concernés gardent à l'esprit cette spécificité générationnelle qui touche Alain Soral.

     

    ***

     

                   Plus largement maintenant, et pour revenir à ces youtubers ados, pré-adultes et adultes à peine confirmer (dans la tranche d'âge des 15-25 ans - 35 au grand maximum) qui n'ont de cesse de s'énerver et de s'époumoner, non sans talent, à longueur de vidéos aussi denses que tendues contre les féministes, la culture gay, les Musulmans, les Ecolos, les Réfugiés, Mélenchon, la GPA, la PMA, les femmes youtubers et autres jeunes diplômés de nos centres ville au look de fils et filles de bonne famille, la CGT, les activistes des minorités visibles (surtout femmes !), les banlieues infréquentables, les bobos anti-Trump, Obama, les humoristes, Nuit debout, les Zadistes.......

                     Et puis ce  "Y'en a marre des Arabes !", leitmotiv en forme de supplique reprise en cœur par ces mêmes youtubers et leurs lecteurs qui se situent, de leur propre aveu, à la droite de Marine le Pen (sans rire !) car à leurs yeux à tous  cette dernière se situe à gauche (bonjour la confusion !), ce cri non pas de guerre mais de collégiens - certains sur le retour, comme un renvoi de cour d'école et son préau, bien des années plus tard dans le souvenir d'humiliations sans nombre face à des  "beurs" haineux  -, semble bien incapable de représenter ne serait-ce qu'un début de pensée aussi sommaire et lacunaire soit-il  ; quant à évoquer l'élaboration d'un système d'analyse et de contre-analyse dans le genre : qui fait quoi, à qui, comment, où, pour(-)quoi et pour le compte de qui...

    Ne rêvons pas. 

    Et pourtant : les  effets vous éblouissent  ; alors que les causes, elles, vous  éclairent car l'émotion (affects : ressentiment, colère, haine) est bien le pire des mensonges quand il s'agit d'éclairer la vérité.   

                    "Y'en a marre des Arabes !" ..............................ce cri sans queue ni tête poussé sur YouTube recueille alors 500 000 vues. Une véritable consécration, d'autant plus que, comme chacun sait : le nombre sanctifie. Aussi, à quoi bon... (s'emmerder à ouvrir un ou deux bouquins....?), nous répliqueront ces mêmes youtubers. 

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  • Alain Soral condamné à des peines de prison avec sursis

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                     L’essayiste avait diffusé en 2017 sur son site Egalité et Réconciliation, deux dessins jugés antisémites. Il a été condamné à deux peines de quatre mois avec sursis et 5 000 euros d’amende.

     

    ***

     

                Si on doit continuer de dénoncer l'influence sur la politique et les médias aussi néfaste que condamnable de l'idéologie sioniste au service d'un pays, Israël, dont il n'y a plus rien à sauver depuis 1967, ainsi que le chantage à l'antisémitisme et son instrumentalisation (1) auprès de ceux qui refusent de se taire à propos de cette influence - sans oublier,  de cette idéologie, son racisme anti-Arabe et Musulman (Zemmour, Finkielkraut, E Levy, Fourest, Taguieff, Goldnadel avec la complicité ou la complaisance des médias...) qui jouit d'une impunité totale - ......... 

    lI faut néanmoins que tous apprennent à le faire sans risquer une condamnation par une justice terrorisée à l'idée de relaxer l'un d'entre eux car, nul besoin, vraiment ! d'être antisémite pour dénoncer et condamner ceux qui ont importé ici, sur notre sol, cette idéologie profondément anti-humaniste, porteuse, par essence, d'injustices et d'inégalités inqualifiables, de tensions, de discordes et de guerres sans fin. 

               D'autant plus que...

               Qu'on le veuille ou non, condamnation après condamnation, difficile de se passer de l'intelligence d'Alain Soral ; il est depuis quinze ans celui qui, aujourd'hui en France, développe le plus souvent, les analyses les plus courageuses, les plus pertinentes et les plus talentueuses sur la société française (d’aucuns écriront : "... sur ce qui est arrivé à la France...") de la fin de la Seconde guerre mondiale à nos jours ; et ce dans de nombreux domaines : l' économie, la politique, le social et le culturel. 

    Finalement, Soral n'a qu'un seul tort,  c'est de ne pas "s'en prendre" aux Musulmans car force est de constater ceci : toutes les Unes de Charlie Hebdo de ces dernières années qui prennent pour cibles les Musulmans et les Arabes, si elles devaient être transposées auprès de la communauté juive, homosexuelle ou les femmes, toutes auraient été condamnées pour antisémitisme, homophobie et incitation à la haine.

    Minute, journal d'extrême droite dans les années 70, n'aurait pas fait pire.

    Mais alors : avec Charlie Hebdo et la complicité des médias, où finit la liberté d'expression, où commence le harcèlement et le lynchage monomaniaque : l'Arabe derrière le Musulman ? A chacun de s'interroger.

    C’est Philippe Val, un temps leur patron à tous chez Charlie, qui a conduit le virage idéologique de cet hebdo ;  virage qui rapprochera l'hebdomadaire d'une idéologie mondialiste, atlantiste, sioniste et islamophobe : un cocktail meurtrier.



                     Après Soral..... 

                     Dieudonné, un autre client récurrent, un bon client, des tribunaux pour le CRIF, l'UEJF et la LICRA. 

    Dieudonné, son public, ses détracteurs et tout ce qu’un gouvernement est capable de mettre en oeuvre pour tenter de le faire taire hurlent à la politique. Même le silence de ceux qui ne pipent mot, terrés et terrorisés à l'idée de rendre justice à son immense talent, hurle politique, hurle à la politique.

    Un Dieudonné Spartacus du rire, là où l'humoriste, ainsi nommé, cesse d'être un esclave et ce faisant, libère tous les autres humoristes de la malédiction d'un humour tiroir-caisse, un humour de flagorneur, et pour voie de conséquence, un humour affligeant comme tout ce qui rabaisse l'homme à ce qu'il croit savoir de lui-même, qui n'est le plus souvent que ce qu'on a daigné lui enseigner ou bien ce qu'on a souhaité lui faire espérer de lui-même et des autres.

    Persécuté, maintes fois condamné, Dieudonné demeure le plus grand satiriste-activiste français depuis DADA, les surréalistes, Alphonse Allais, Jarry... et plus tôt, bien plus tôt : Molière. 

     

     

    1 - Il n'y a plus d'hommes ni de femmes ni de Français ni de Françaises qui tiennent mais que des Juifs quand ils sont juifs. Aussi, si vous voulez, insulter ou frapper un salaud, pour vous en défendre, une fois excédé, assurez-vous surtout qu'il n'est  pas juif. 

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  • Internet et dissidence : grandeur et misère

        

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    Billet rédigé en 2015

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          A l’heure où l’essayiste Alain Soral, co-fondateur de l'association et du site de ré-information "Egalité et reconciliation" est la cible privilégiée des quotidiens et des hebdos d'une presse subventionnée par l'Etat et les contribuables, ainsi que des éditeurs avec la publication de «  Le système Soral – enquête sur un facho business »  écrit par des journalistes de secondes mains – ceux de Streetpress, un "pure player" sans lecteurs ; plus récemment sur Internet  : « Alain Soral, la fin d’un mythe »  ; et encore : « Alain Soral démasqué » ; puis un autre ouvrage maintenant : « Le mythomane : la face cachée d’ Alain Soral » de S. LAÏBI, un temps proche de l’essayiste comme tant d'autres avant lui,  tentons de comprendre le comment du pourquoi d'un tel intérêt pour Alain Soral ainsi que les responsabilités dans ce qui ressemble fort à un combat au finish au sien de "la dissidence".

     

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               Avec Soral, les mots dépasseront-ils toujours sa pensée ?

               Les violents conflits internes qui le traversent font de cet essayiste talentueux un homme de confrontation et de division et non de concorde. Il est sans aucun doute aussi son pire (ou meilleur) ennemi. Son enfance, pour ce qu’il a pu nous en dire publiquement, aurait dû l’alerter et l’aider à prendre très tôt conscience de sa difficulté d’être au monde qui serait malheureusement la sienne d’autant plus que Soral ne connaît pas la résilience ni le pardon que l’on s’accorde à soi-même comme une faveur et que l’on accorde aux autres comme un cadeau.

    Soral est, sans doute à regret, porteur d’une illusion : sa capacité à entreprendre, à construire … alors qu’il froisse, déchire, piétine tout ce qu’il touche et puis, fatalement, tous ceux qu’il rencontre, avant de s’en séparer : tantôt maître et tantôt esclave, il domine tout en subissant une incapacité à pouvoir "s'empêcher".

    N’est pas André Breton qui veut ; de plus, les talents qui entouraient cette figure légendaire ne lui devaient rien, et tous formaient à la fois le tronc, les branches et les feuilles de ce mouvement qui a su un temps représenter une rupture radicale : le surréalisme.

                   Ne pouvant rien construire de concret et de durable, seul un refuge dans la sphère de "l’essayiste polémiste dissident ", permet à Soral de trouver une place et de se stabiliser un temps. Flair, instinct, esprit de synthèse d’une rare efficacité qui a pour base, en partie, une reformulation et un recoupement de ce qui, épars, a été dit et écrit ailleurs, en d’autres temps… le mérite d'Alain Soral reste entier d’autant plus que son attention s’est portée sur une tradition et une approche intellectuelles délibérément ignorées - on pense à Clouscard entre autres -, car potentiellement révélatrices d’un système d’oppression qui a placé la censure et le mensonge par omission au cœur de la représentation de la société, tout en faisant oublier qu’hier, nombreux sont ceux qui ont su non seulement démasquer ce système mais aussi, le forcer à battre en retraite.

     

                 Avec son association "Egalité et reconciliation" censée rassembler les Français de souche et les Français issus de la colonisation et/ou de l'immigration de travail, autour d'un projet à forte connotation patriotique, Alain Soral semble avoir oublié ceci : pour être un homme de réconciliation, il faut être plutôt en paix avec soi-même ; il faut aussi avoir une connaissance de soi plutôt bonne. Or, avoir placé au centre de son action « la réconciliation »…  vous pensez bien ! C’était vraiment faire l’aveu d’une méconnaissance de soi surprenante ou bien pire encore : c’était faire naître auprès d’une population désireuse de sortir d’une existence qui jusqu'alors se déployait dans le ressentiment au sein d’une victimisation qui finalement vous rabaisse - à ne pas confondre avec la revanche sociale à la fois fertile et on ne peut plus respectable -, un espoir qui ne pouvait qu’être déçu.

    Alain Soral n'est capable d’aucune réconciliation. Il fallait le savoir. Nous l’avons toujours su, nous qui savons voir, entendre, écouter, lire et faire la part de ce qu'il faut prendre et puis laisser : les esprits un peu échauffés exigent cette précaution. De plus, une disposition à l’empathie ne se décrète pas ; d’aucuns pensent même qu’elle est un don, un cadeau des fées qui se sont penchées sur le berceau de l’heureux élu dès les premières heures ; de même pour la compassion. Quant à l’amour pour le genre humain, amour a-priori… là, on touche à la sainteté.

     

                Sociologue de tous les sujets interdits de scrutation (les universitaires de notre pauvre université française qui ignorent les travaux de l'essayiste ne s'y sont pas trompés) ou bien plutôt - interdits qui permettent au mensonge de prospérer -, Soral n’est jamais aussi lucide que lorsqu’il passe au crible les manquements et les motivations souvent cachées de ses ennemis idéologiques qui sont aussi les nôtres pour partie. Il connaît et comprend d’autant mieux la réalité des motivations d'une seule et même classe à la fois médiatique, politique et économique aujourd'hui quasiment inextricable ainsi que son impact sur les consciences... qu’il ignore ou néglige la sienne… de réalité.

    Compensation… décidément, tout n’est que compensation !


    Banni des médias depuis plus de dix ans - ces mêmes médias qui ne supportaient plus son talent et son courage dans l'analyse et la dénonciation du mensonge, - du Grand mensonge généralisé -, avec ce projet de "réconciliation", bien des années plus tard, il semblerait que Soral ait voulu « s’élever » plus haut que sa capacité à souffrir pour et avec l’autre ; plus haut  donc que son humanisme tout relatif ; et plus haut encore que ses capacités réelles à conduire un projet qui implique les autres, a fortiori la multitude. Avec son projet de réconciliation, Soral s’est fixé une tâche impossible un peu comme un objectif irréalisable, au-dessus de ses aptitudes ; un objectif pour lequel il n’avait aucune disposition.

    Pourquoi cet objectif de réconciliation alors que rien ne l’y prédisposait ?  Car, Soral n’est pas un animal politique solitaire qui a refusé la solitude ; c’est un loup qui a souhaité fréquenter une bergerie, croyant pouvoir faire copain-copain avec les moutons et les brebis avant de réaliser qu’il les dévorerait tous à terme, sans joie certes ! mais à plein crocs… quand même ! Car aucun loup ne résiste bien longtemps à cette tentation. Et pour gâter son affaire, Soral est aussi chasseur de loups, même si, curieusement, chaque balle tirée, lui revienne et le touche de plein fouet comme par ricochet ; c’est l’effet boomerang.

     

                       "Soral un loup, vous dites ? Mais alors, le ver était donc dans le fruit, - Assurément !"

    Si Soral finit toujours par manger tout cru les moutons et les brebis qui l'entourent sans sourciller, Soral semble plus patient, plus tolérant ou tout simplement moins sûr de lui, moins entrain dirons-nous, l'estomac noué, face aux "bergers européens de souche et diplômés " comme Pierre Hillard, Michel Drac en autres ; en revanche, il sera sans pitié contre Farida Belghoul, une franco-algérienne que Soral a fini par "dévorer" ; de même, avec Mathias Cardet, un franco-camerounais. Le loup a aussi ses préférences :  "le plus faible" car le plus isolé ; celui ou celle qui court moins vite. Quant aux traîne-la-patte (Ahmed Moualek ?)… alors là, pas de cadeau ! 

    Dure dure la réconciliation, soit dit en passant !

    Avec Pierre Hillard, il semblerait donc que les palmes académiques fassent encore leur effet auprès des autodidactes ; et Soral en est un. Mais alors, si seulement ces autodidactes savaient la médiocrité qui entoure tous ces diplômés (99% d’entre eux !) un peu comme ces millions de chauffards munis de leur permis de conduire que les recalés ne peuvent s’empêcher de leur envier ! Dans un cas comme dans l’autre, le talent d’un Soral aurait été très certainement étouffé, voire tué dans l’œuf, par un diplôme et un statut de fonctionnaire qui font de vous, à de rares exceptions près, un frileux, un paresseux et un lâche patenté face à tout ce qui appellerait le courage à la rescousse : "Entre la vérité ou la justice et ma mère, je choisis ma carrière. Sorry folks !"

                Doit-on alors rappeler aussi ceci : « Connais-toi toi-même ! » n’est pas simplement  une recommandation de psychologie de comptoir le coude bien haut ; c’est surtout la seule manière de rester en contact avec sa propre réalité, cette réalité-ci en particulier : qu’est-ce que je peux me permettre comme ambition ?

    Soral est donc d’autant plus perspicace avec les autres qu’il est non pas aveugle mais impuissant à se corriger.

    Re-compensation !

    L’analyse d’autrui lui évite l’auto-analyse. Mais… pourquoi pas après tout ! D’autres peuvent s’en charger. Dans les milieux de la dissidence, ils ne s’en privent pas avec plus ou moins de bonheur et d’honnêteté.

     

                  Si l’amertume et le ressentiment peuvent être un puissant moteur, le statut somme toute précaire de Soral n’a rien arrangé ; l’insécurité matérielle conduisant soit à l’agressivité soit à l’opportunisme, Soral a choisi l’agressivité et le « rentre-dedans » tous azimuts, faisant feu de tout bois sur tous les canaux encore ouverts à l'analyse et aux remises en cause les plus radicales.

                  On peut soupçonner Dieudonné, ce gladiateur du rire, de partager nombre des défauts de Soral. Sans doute est-ce là la raison pour laquelle tous deux s’entendent si bien, semble-t-il, jusqu’au jour où…

    Outre son flair, son esprit d’analyse et de synthèse, son courage quand il s’agit de nommer et les choses et les gens, tout comme pour Dieudonné, la force de Soral ce sont ses ennemis qui sont, là encore, aussi les nôtres, en partie. Car, tous sont du côté de la domination et de l’humiliation : donneurs d’ordres, exécutants, larbins et d’autres encore qui se sont égarés puis perdus (Taubira)… sans talent le plus souvent, sans morale, sans éthique, d’un cynisme ravageur, d'une bêtise sans nom - Manuel Valls ; médias dominants et leurs propriétaires et salariés obscènes de lâcheté…

    Carriéristes, tous savent qu’il n’y a pas d’avenir en politique même en tant qu’animateur de télé, car tout est politique, pour ceux qui veulent briser le joug de l’oppression et du mensonge par omission.

               Si on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments, de même, l’incapacité à s’en tenir à une conduite vertueuse - Soral est loin semble-t-il de remplir toutes les conditions nécessaires à une telle conduite -, n’a jamais empêché qui que ce soit de contribuer à une meilleure compréhension des mécanismes de manipulation, de domination et d’exploitation de l’être humain aux seules fins de le saigner à blanc, tout en partageant avec le plus grand nombre les fruits de ses recherches. Et en ce qui concerne Soral, il se pourrait bien que ses « manquements » ou « dérapages » comme autant de lapsus révélateurs – chasser ce que l’on est revient tel un fantôme nous rappeler au bon souvenir de ce que l’on ne sera jamais -, soient consubstantiels à son travail d'essayiste. Car, toute proportion gardée, et même si comparaison n’est pas raison… n’empêche : pas de Céline, figure majeure de la littérature mondiale, sans ses pamphlets antisémites et sa haine du genre humain en général ; pas de Jean-Paul Sartre sans un aveuglement au stalinisme et ses millions de morts ; pas de le Corbusier sans son goût plus que prononcé pour les défilés militaires au pas de l'oie ; pas de Sacha Guitry ou de George Simenon sans une indifférence regrettable au malheur de la France en 1940  ; pas de Picasso sans une misanthropie ( et une misogynie) féroce; pas de Dali sans un irrésistible penchant pour le spectacle d’une société d’une trivialité et d’une complaisance inouïes.

     

    ***

     

                  Qu’il soit permis ici d’affirmer que rien n’a été perdu avec cette nouvelle fragmentation (ou implosion) de ce qu’on appelle « La dissidence » ; dissidence qui n’a jamais représentée, même en creux, même potentiellement, une quelconque force politique. N'empêche, malgré les tumultes, son projet demeure intact pour peu qu’elle garde la tête froide et qu’elle ne perde jamais de vue que sa mission, sa tâche principale, consiste en une entreprise de ré-information que nous sommes nombreux à soutenir. Dans cette entreprise, tout le monde doit pouvoir y garder ou y tenir sa place tout comme hier.

    Ce que les uns peuvent penser des autres importe peu, excepté lorsque ce qui est explicité renforce la dissidence et affaiblit ceux qui souhaitent la détruire car l'urgence est ailleurs : aujourd'hui, ce qui importe n'est pas ce que l'on pense (y compris des uns et des autres) mais bien plutôt ce qu'il faut penser dans le contexte d'une société rongée par le mensonge comme jamais, par la corruption et une liberté d'expression réduite à néant par une mafia sans frontières pour laquelle la démocratie c'est une consultation électorale avec 50% d'abstention et les félicitations des médias au candidat victorieux aussi bien élu que mal assis dans le fauteuil d'une légitimité partie à vau-l'eau ; légitimité qu'un enfant de cinq ans pourrait sans difficulté remettre en cause.

    Aussi, que tous continuent ce travail de ré-information pourvu que la vérité y trouve son compte et que le mensonge recule ! Qu’ils soient de plus en plus nombreux non seulement à le faire reculer mais aussi à partager ce travail de ré-information, impératif absolu et sans doute, la seule ambition à notre portée. Et là, un peu de réalisme et de modestie n’a jamais nui au talent ni à la motivation. La réconciliation prendra la place qui doit être la sienne le jour où plus personne n'aura quoi que ce soit à gagner mais tout à partager avec tous les autres, et ce sans arrière-pensée.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Alain Soral

     

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  • « Le porno, la pub et nous » avec Alain Soral

     

                   Une vidéo OTVQTV  : "Que nous soyons jeunes, vieux, hommes, femmes, curés, rabbins ou imams, nous sommes en permanence sollicités par le porno et ses codes très largement utilisés par les publicitaires. En effet, notre société de consommation est dopée par les codes de l’industrie pornographique, certaines campagnes de pub sont clairement basées sur le sexe « hardcore » : du yaourt qui coule au coin de la bouche, des actes Sado Maso pour un soda, des sexes féminins pour vendre des lunettes… Le cul nous fait-il acheter plus ?"

     

                Vaste sujet, vaste programme !

              Pour en parler OTVQTV a invité le réalisateur et producteur de films X, Pierre Woodman qui sera confronté à l’essayiste Alain Soral et le sociologue Eric Maigret.

     

     

                     

     

                    Au terme de ce débat bruyant, on pourra être déçu par Maigret, le sociologue qui n'a finalement pas grand-chose à nous dire ; il est vrai que la sociologie a de plus en plus de mal avec le quotidien et le réel. Mais alors... de quoi parle-t-elle et à qui s'adresse-t-elle ?

    Le pornographe défend plutôt bien son "business" même s'il semble n'avoir rien à nous dire sur les femmes et leur sexualité, et ce alors qu'il pense vraiment l'avoir rencontrée, cette sexualité, dans chacun de ses films, en tant que producteur et acteur.

    On pourra saluer la connaissance de Soral à propos des vrais enjeux de la pornographie, son histoire aussi, là d'où elle vient, là où elle est aujourd'hui... un Alain Soral toujours aussi brillant dans l'analyse et la synthèse, en dépit de quelques affirmations et quelques raccourcis parfois hasardeux.

     

    ***

     

                Au fil des ans, en comparaison avec les années 60 et 70, on trouvera moins de contenus à caractère explicitement sexuel dans les médias de masse ; en revanche, aux heures de grande écoute, on notera une explosion de la violence dans ces mêmes médias et partout ailleurs.

    Rien de surprenant à cela ! Car enfin, n'est-il pas aujourd'hui surtout question de faire la guerre et non l'amour ?

    A propos de la pub... tartuffe et subliminale, si tout y est sexuel, tout ce qui touche à la sexualité n'est pas ce sexe que la pub nous montrerait mais bien plutôt ce sexe qu'elle ne nous montre pas et auquel elle nous demande sans cesse de penser : celui de la femme, celui de l'homme, adultes tous les deux, celui de l'ado et parfois aussi... celui de l'enfant. 

    Car, aucun fantasme ne doit lui échapper (comprenez... aucun client), même le fantasme à caractère pédophile.

     

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  • Le rap : histoire, économie et politique - arnaque, manipulation et trahison

     

    Eduqué en banlieue parisienne, l'auteur Cardet a 38 ans ; il est d'origine camerounaise.

    Alain Soral, éditeur de l'ouvrage de Cardet

     

     

            Mathias Cardet : conférence à la Main d'Or sur le thème "Imposture Du Rap"

     

               Si le Rap n'est pas une seule et même industrie d'une seule et même expression, les imposteurs y font souvent la loi car ils ont accès aux meilleurs réseaux de diffusion : d'où leur prédominance.

    On pensera aux rappeurs qui, la cinquantaine approchant, finissent « flics » dans des séries télé ; le rap pour lequel l’argent, les grosses berlines et les nanas sont les seules valeurs...


               Mais aussi un rap qui a sauvé la langue française du naufrage d’une chanson populaire aux textes d’une indigence abyssale : Le rap au secours de la langue française...

             Certes, il se pourrait bien qu'une grande partie de la production du rap soit aussi et surtout un symptôme avant d'être un art : symptôme de l'instrumentalisation du racisme et du passé colonial de la France ;  symptôme d'un refuge dans un positionnement victimaire stérile et parfois manipulateur... qui n'est alors qu'une (im)posture. 

    Quant au modèle économique du Rap-game (rap commercial), qui reprochera à l'auteur de l'ouvrage de nous révéler toute l'ironie de son financement par l'Industrie du divertissement ?

     

    ***

     

               Même classe sociale…  même Histoire... le Rap français (contrairement au Rap américain qui, après le blues, et dès les années 60, est dans la continuité de "la souffrance et l'errance d'une condition précaire afro-américaine"), est né sans aucun doute d’une nouvelle réalité de conditions d’existence de toute une population tout aussi nouvelle car, qu'on le veuille ou non,  le Rap est un mouvement d'expression populaire d'une réalité sociale aux fondements historique, culturel et économique inédits.

               Aussi... à chaque réalité nouvelle...

         "De toute façon, ici en France on est grillés ! J'ai pas besoin d'leurs diplômes, j'veux des billets !"

                                            Son expression inédite...

     


    kery james live feat béné titre:"l'impasse" 

     

               Pour prolonger... cliquez Rap et rappeurs

     

     

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