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économie

  • Pour vos vacances, une idée à un prix imbattable !

     

     

    N'attendez plus !

    RESTEZ CHEZ VOUS !

     

     

            On nous invite à changer d'air, de pays ; on nous parle d'évasion. Sommes-nous des forçats pour chercher à fuir ?

      

            Dans les premières années qui ont suivi son divorce, une boulimie de voyages s'est emparée d'elle ; voyages en couple ou bien, avec les copines, en célibataires enjouées et hilares ; destinations bon marché pour une semaine, voire deux, à l'hôtel... parfois le Club quand ses moyens le lui permettaient, mais toujours dans des lieux sans risques, des lieux privés de rencontres et d'enseignements inattendus.

    Touriste à bagage unique et léger donc, aux allers-retours multiples ! Jusqu'au jour où une lassitude énorme est venue mettre fin à ses envies de voyage : elle ne supportait plus les aéroports, les retards, l'attente dans les salles de transit, les sourires imbéciles à la réception des hôtels, les taxis et les chameliers racketteurs : harassement de la mendicité sous le couvert d'un commerce hasardeux et si peu convaincant dans sa pratique.

     

    ***

     

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              Le soleil et l'argent, encore le soleil et toujours l'argent ! Pas d'argent pas de sourire, et pour un peu, pas de soleil. Dans les rues, on ne voit rien - comprenez : on ne peut rien évaluer -, puisque rien ne nous est expliqué ; et si d'aventure des autochtones lettrés et avisés devaient proposer leur service... nul doute ! le mensonge serait au rendez-vous : ils nous diraient ce qu'ils pensent devoir nous faire entendre, qui n'est, dans leur esprit, que ce que l'on souhaite s'entendre dire.

    Et l'eau que l'on peut tantôt boire, tantôt ne pas boire, et sous aucun prétexte ; de même pour la nourriture !

    Et encore le soleil et la chaleur qui n'en finissent pas de vous aveugler, de vous ramollir physiquement et mentalement ; une fatigue épouvantable en fin de journée quand on regagne son hôtel non loin d'un bidonville qu'on tentera de nous cacher, jusqu'au jour où l'on trouvera bien des volontaires zélés pour y parcourir, entre deux monticules de détritus, les sentiers nauséeux et purulents d'une misère ensoleillée : la curiosité n'a pas de prix puisqu'elle passe après l'ignorance de ceux qui ne soupçonnent pas un instant qu'ils puissent l'être, ignorants et obscènes.

     

              Si on renonce à tout, et pour occuper nos journées, on disposera d'une piscine et d'un transat, ou bien un hamac, derrière une clôture, du matin au soir, avec le petit personnel, prisonnier tout comme nous et dont l'occupation principale consistera à changer nos draps, à vider nos poubelles, à lustrer nos lavabos, baignoires et toilettes, et ce pour notre plus grand confort et notre plus grand bonheur, jusqu'au moment où l'on ne supporte plus leur présence, témoignage embarrassant d'une relation impossible de nous à eux sinon dans le mensonge, l'assujettissement, et encore le mensonge de tous ces visages qui mentent, même réjouis, même hilares ou bien, indifférents.

    Quant au nôtre de visage face aux leurs, c'est déjà un départ dans quelques jours, et c'est aussi un rien qu'on aura laissé derrière nous et qu'on aura pris d'eux, sans oublier l’inévitable sentiment d'être allés jouer les riches chez les pauvres.

    Un tel déséquilibre rend tout rapport impossible en l’état ; même la sincérité, la bonté vraies nous sont tout aussi insupportables car, quoiqu'il arrive, on ne sera jamais à la hauteur : on ne pourra jamais rendre la pareille. Et tous les parfums, les senteurs et les couleurs n'y changeront rien : quelque chose a été saisi et ce saisissement nous empêche d'en saisir davantage.

    Culpabilité accablante : on s’est fourvoyés dans un lieu qui n‘en est pas un.

     

    ***

     

           Au retour, le sentiment de n'avoir rencontré personne sinon des êtres interchangeables à souhait, tels des voisins de palier, des collègues de bureau : là d'où l'on vient.

    Être parti si loin pour retrouver les mêmes, bavards et suffisants ! Décidément, on mérite beaucoup mieux et ce mieux indisponible, on ira le chercher chez soi, là où l'on nous épargnera le pire : la bêtise et la honte.

    C'est déjà pas si mal.

     

     

    Extrait du titre : "La consolation" - chapitre 5 - copyright Serge ULESKI

     

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    Les vacances de Monsieur Hulot - Jacques Tati

    Un contre modèle ?

     


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  • Chômage, élection et mortalité

     

    Billet de blog publié en novembre 2015  

     

     

                 Alors que François Hollande conditionne sa candidature à la présidentielle de 2017 à une baisse « crédible » du chômage en 2016,
    l'information suivante vient de nous être communiquée :  

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              Le chômage tue entre 10 000 et 20 000 personnes par an en France

     

                 En effet, une étude de l'Inserm met en évidence une "surmortalité très importante" chez les chômeurs, presque trois fois supérieure à celle des personnes qui ont un emploi.

    Suicides, maladies cardiaques, etc. Le chômage tuerait "entre 10 000 et 20 000 personnes par an", selon une estimation de Pierre Meneton, auteur d'une étude sur la santé des chômeurs pour l'Institut français pour la santé et la recherche médicale : ICI

     

    ***

     

                  Le temps guérit bien des maux, n'est-ce pas François ! Et puis, comme chacun sait : en politique, la patience est la première des qualités.

     

     

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  • Quelque chose de perdu... pour demain

     

     

     

                     "Assumer l'ultime confirmation de l'hégémonie de la métaphysique sous la forme de la déréliction ontologique de l'étant" (Heidegger)

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    "Mais bien sûr ! Je vous remets maintenant ! Vous êtes celui qui voulait mourir.

    - En effet.

    - Mais alors, vous avez survécu ? Vous n’avez pas su... ou bien, vous n’avez pas voulu mourir ?

    - Non, c’est pas ça. La vérité, c’est qu’on survit à tout parce qu’on se console de tout. Mais... moi, à cette époque, je ne le savais pas.

    - Oui. On survit à tout. C’est la raison pour laquelle tout peut arriver. Et c‘est aussi la raison qui fait que finalement... tout arrive. N’est-ce pas ? Et pourtant, rien ne sert de souffrir car il vaut mieux mourir à temps. Cette volonté de vivre est devenue une habitude que les générations se transmettent ; et dans ce domaine, on peut dire que la transmission a bien eu lieu. Y'a pas de doute ! Elle n'a pas été interrompue car, il ne s’agit pas d’un instinct qui vous échappe et qui s’impose à vous et ce, malgré vous ; non ! Il s’agit bien d’un choix conscient : on décide de survivre à l’horreur et à la douleur.

    - C’est vrai ! On a la lâcheté ou la faiblesse de survivre à toute cette horreur.

    - C’est votre capacité d’endurance qui rend possible toutes les horreurs. Votre obstination à vouloir survivre coûte que coûte, votre résistance font que l’horreur sera toujours sûre. Alors... aussi longtemps que vous survivrez à cette horreur, nous n’y mettrons jamais fin. Cet instinct pervers de conservation fait que l’horreur se reproduit sans fin. Si seulement vous étiez tous... incapables de survivre à cette horreur ! Si seulement vous n'aviez pas la folie de lui résister, je suis sûr que votre espèce, pour ne pas disparaître, ferait tout pour l’éviter, car la prochaine horreur signerait la fin de l'espèce humaine dans sa totalité.

    - Cachez toutes ces horreurs que je ne saurais voir ! Nous sommes donc tous des tartuffes de l'horreur ? C'est ça ?

    - Oui ! Bien sûr ! Car, à trop voir, on finit par s’éblouir soi-même. Alors, ne cherchez plus ! Je vous le dis : vous ne vous débarrasserez pas de cette horreur aussi longtemps qu’un seul d’entre vous sera disposé à lui tenir tête. Dites-vous bien que dans l’état actuel des choses, l’aventure humaine ne vaut plus la peine d’être poursuivie. Il faut tout arrêter. On reprendra le cours de cette aventure une fois que l’homme aura cessé de survivre à toute cette horreur. Un cauchemar récurrent, cette horreur ! Fermer les yeux sur toutes ces horreurs, c’est inviter l'horreur à votre table et dans votre lit. Survivre à cette horreur, c’est accepter qu’elle vous frappe à nouveau, sans discernement comme un aveugle frappe le sol avec sa canne télescopique pour ne pas trébucher sur un obstacle ; obstacle qui lui serait fatal. Pour un peu, et à son sujet, on en viendrait à penser qu'il cherche à retrouver quelque chose qu'il aurait perdu. Quel boucan, cette canne qui frappe le bitume ! Un vrai boucan d’enfer, cette canne qui cherche à retrouver quelque chose qu'elle a perdu mais... devant elle ! Vous remarquerez ! Oui ! Toujours ! Devant elle et comme… perdu pour demain."

     

    Copyright Serge ULESKI. Tous droits réservés - texte et illustration sonore.

     

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    Extrait du titre "Confessions d'un ventriloque"

    A propos de l'ouvrage... cliquez Confessions

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  • Marie-France Garaud au plus près d'une réalité sans conteste : la fin de la politique avec la disparition de l'Etat souverain

     

     

     

                        Parmi les invités de Taddéï à "Ce soir ou jamais"(1), seule Marie-France Garaud saura poser le problème de la situation économique et sociale de la France : la fin de la politique avec la disparition de l'Etat souverain au service d'un Peuple tout aussi souverain, là où plus aucune volonté ne peut s'exercer à propos de la question suivante : quelle doit être la relation de la France avec l'Europe, le monde et les forces économiques et politiques qui dictent depuis le triomphe du trio infernal Thatcher-Reagan-Friedman des années 80, sa loi d'airain à tous les Etats dans le cadre d'une Europe-instrument d'une mondialisation qui n'est qu'une guerre contre les Etats-Nations, les salariés ; et par ricochet, une guerre contre la démocratie et la liberté d'expression et d'information ?

                    Après Garaud, d'autres rendront le bon diagnostic quant aux effets de la crise sociale et politique française sans toutefois se résoudre à identifier les causes contrairement à Marie-France Garaud.

     

     

                    Quant à Bernard Stiegler, fidèle à lui -même, il évoquera une innovation technique tueuse d'emplois par millions comme une fatalité ; lui aussi a manifestement intégré, inconsciemment sans doute, la mort de la politique car, à aucun moment il ne lui vient à l'idée de questionner cette technique, ou plus directement et plus explicitement, de préciser ou de suggérer qu'il pourrait encore nous appartenir de choisir, dans le cadre de la destruction des emplois par cette même technique et la recherche d'un profit optimal, quels sont ceux, de ces emplois, qui doivent mourir et ceux que l'on souhaite garder.

    Stiegler, comme tant d'autres, a déjà renoncé, entre deux voyages aux USA et à Berlin - il y enseigne ! -, (2) à poser en ces termes notre relation avec l'innovation technique : ce qui est techniquement possible n'est pas nécessairement souhaitable car enfin, ce n'est pas à la technique de décider dans quel monde nous souhaitons et devons vivre mais bien plutôt, à la politique et au politique.

    Stiegler nous demande de nous préparer à la disparition de millions d’emplois ; son reproche majeur concerne notre refus de nous y préparer, non pas en nous y opposant mais en accompagnant cette destruction massive avec l'espoir de concurrencer le monopole du monde anglo-saxon dans ce domaine : numérisation du monde oui ! A condition que l'Europe soit un acteur majeur aux côtés des USA.

                    Mais alors, qu'en est-il d'un : "Non à la numérisation du monde ! Et que l'Europe en soit un frein majeur !" ????

    Aussi, à propos de ce qu'on nommera un "syndrome d’accompagnement", surprenant que Stiegler n’ait pas eu, à un moment ou un autre, sa carte au PS ! Cette fausse gauche qui n’a de cesse d’accompagner la droite, justement !

    L’accompagnement, encore et toujours !

     

                       "La technique, c'est plus fort que toi !"

                       Stiegler n'est-il pas trop proche des "techniques nouvelles" et de l’innovation numérique pour ne pas s’être laissé, au fil des ans, "bouffer" par leur pouvoir de dé-conscientisation gigantesque, un peu comme pour le pouvoir de l’argent sur ceux qui n’en ont jamais eu ou la soif de reconnaissance ? Hypnotique et corrupteur ce pouvoir !

    Comme un fait exprès, on notera au passage le fait que les références de Stiegler ont souvent pour origine le monde anglo-saxon ; les USA en particulier.

     

                   Ce qu’on pouvait reprocher à Cassandre finalement c’est de prédire le malheur sans pour autant être capable de le prévenir : pointer du doigt le poison sans pour autant désigner l'anti-dote. 

    Prédire ou prévenir une catastrophe... il est vrai que ce n’est pas le même talent, voire... le même génie, qui est alors requis : talent et génie politiques s’entend. Et là, on retrouve Marie-France Garaud issue d’une tradition qui a su accoucher, quoi que l’on dise, d’hommes politiques d’exception.

    La politique donc, encore et toujours ! Et c'est la raison pour laquelle il nous reste à souhaiter que Madame Garaud ne cesse de prendre soin d'elle afin qu'elle puisse vivre le plus longtemps possible car elle seule semble à même de nous rappeler cette vérité aussi cruelle qu'embarrassante qui éclaire d'une lumière crue notre lâcheté et complaisance face à notre propre devenir : notre acceptation de la mort de la politique et la consécration de l'impuissance publique ainsi qu'une crise sans précédent de la résistance et d'une mobilisation massive et soutenue.

     

     

    1 - "Ce soir ou jamais" vit ses dernières heures. L'élection présidentielle n'est pas loin... elle approche, c'est sûr ! Le ménage a donc commencé ; et seuls Ruquier et Fogiel seront maintenus. People-isation des esprits oblige ! Mais... qui a dit que ce sont les moins politisés qui votent encore ?

    Faut bien dire que ça fait des années que Taddéï accepte de se faire "balader" par France-télévisons et ses responsables de programmes. Il ne s'en plaint pas du reste ; ses émissions vont et viennent... tantôt ils le déprogramment, tantôt ils le changent de créneau horaire... Taddéï se laisse guider... promener... l'important pour lui, semble-t-il, c'est de continuer de passer à la télé et à la radio... France Culture puis Europe 1... alors qu'à l'heure d'internet, il existe des solutions pour ceux qui souhaitent vraiment nous donner des nouvelles de la société et du monde autour d'acteurs majeurs quant à la compréhension de qui fait quoi, à qui , où, comment,pour-quoi et pour le compte de qui.

    2 - Oui ! Il y enseigne, nous affirme-t-il ! A moins, qu'à son insu, il n'y soit enseigné ! Et c'est alors que l'on se croît le maître avant de découvrir que l'on est qu'un élève et payé comme tel ; ce qui peut en consoler plus d'un, malgré tout.

    USA, Berlin, Paris... oublieux Stiegler du fait suivant : qui trop embrasse mal étreint ! 

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  • Penser l'économie aujourd'hui avec Thomas Piketty

                Thomas Piketty est Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et professeur à l'École d'économie de Paris ; il a notamment publié "Les Hauts Revenus en France au XXe siècle" (Grasset, 2001), avec C. Landais et E. Saez, "Pour une révolution fiscale" (Seuil/La République des idées, 2011) et "Peut-on sauver l'Europe ?" (Les Liens qui libèrent, 2012).

     

     

                      Réunion-débat avec Thomas Piketty - Le jeudi 13 mars 2014 à l'École Normale Supérieure - Paris

     

                      "La répartition des richesses est l'une des questions les plus débattues aujourd'hui. Pour les uns, les inégalités n'en finiraient pas de se creuser dans un monde toujours plus injuste. Pour les autres, on assisterait à une réduction naturelle des écarts et toute intervention risquerait de perturber cette tendance harmonieuse. Mais que sait-on vraiment de l'évolution des inégalités sur le long terme ? En réalité, les analyses économiques supposées nous éclairer se fondent plus souvent sur des spéculations théoriques que sur des faits établis.

    Fruit de quinze ans de recherches, cette étude, la plus ambitieuse jamais entreprise sur cette question, s'appuie sur des données historiques et comparatives bien plus vastes que tous les travaux antérieurs. Parcourant trois siècles et plus de vingt pays, elle renouvelle entièrement notre compréhension de la dynamique du capitalisme en situant sa contradiction fondamentale dans le rapport entre la croissance économique et le rendement du capital.

    Si la diffusion des connaissances apparaît comme la force principale d'égalisation des conditions sur le long terme, à l'heure actuelle, le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques.

    En tirant de l'expérience des siècles passés des leçons pour l'avenir, cet ouvrage montre que des moyens existent pour inverser cette tendance."



    Extraits du livre en ligne : http://www.seuil.com/extraits/9782021...

     

     

    Piketty et Todd 

     

     

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  • Emmanuel Todd : le retour !

     

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                 L’historien et démographe ne s’était pas exprimé depuis la polémique suscitée par son livre, “Qui est Charlie?”, paru au printemps 2015. Crise des réfugiés, attentats du 13 novembre, jeunesse économiquement sinistrée, autant de sujets qu’il aborde dans un entretien à “L’Obs”.

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                  A la lecture de cet entretien, deux questions surgissent : Todd aurait-il perdu le fil ? Parfois confus, Todd se cherche-t-il ? La question lancinante suivante l’occupe-t-elle : comment rester encore "performant" intellectuellement, inspiré et clairvoyant ?

    Si Todd reste pertinent sur ce qui nous a menés là où nous sommes aujourd’hui, Todd devrait admettre qu'il n’est plus capable de penser efficacement ce qui sera. Il semble s’être épuisé, notamment sur la question de l’assimilation et de l’intégration des populations issus de la culture arabo-musulmane.

    Il semblerait que tout ce que Todd a accumulé comme savoir au cours de ses recherches ne lui soit d’aucune utilité pour penser le monde de demain. En panne, il a commencé à raisonner avec ce qui a été sans réaliser que cela ne le sera jamais plus et qu'il faut pour l'avenir, prévoir autre chose ; et en dernier lieu, proposer à cet avenir, du passé car le futur antérieur n'accouchera jamais du futur simple.

                   Au cours de cet entretien, Todd réclame une France assimilationniste… une France des années 20…

    Certes,  Todd voit juste quand il dit que la France est sortie de l’histoire : «Fondamentalement, ce que fait le gouvernement français n’a plus la moindre importance. Etre lucide, de nos jours, c’est voir que la France n’est pas un pays où se fait l’histoire. Actuellement, les Français sont un peuple non historique.»

    Néanmoins, ce même Todd se garde bien de dire qui sont responsables de cette sortie… tout en omettant de préciser que cette sortie de la France a pour corollaire quelle entrée, auprès de qui, au service de quel projet ?

    A aucun moment il ne mentionne les USA, l’Otan, Israël et les Monarchies du Golfe. Seule l’Allemagne demeure, non sans raisons, sa cible unique ; l’Allemagne et l’U.E ; une Europe instrument d’une mondialisation qui n’est qu’une guerre contre les Etats-nations, l’Etat providence, les droits des salariés, la démocratie et la liberté d’expression.

    Todd a toujours autant de mal avec l’inclusion des USA dans son analyse de la situation européenne.

    On pourra toutefois donner raison à Todd lorsqu’il ré-affirme que « l’Allemagne n’a nullement renoncé à la puissance économique » et qu’ainsi, par voie de conséquence, « l’obsession des classes dirigeantes allemandes, c’est le renouvellement de la force de travail. L’Allemagne a remis en ordre de marche économique toute l’Europe de l’Est, intégré ses populations actives à son système industriel, écrasé la concurrence à l’ouest et au sud dans la zone euro, et est devenue quasiment le premier exportateur mondial pour les produits de haut niveau technologique»

     

                   Autre sujet : l’immigration, l’intégration et l’assimilation.

    Avec l’analyse suivante, Todd tord le coup à une idée reçue quant à la nature des difficultés que représenterait l’intégration des populations musulmanes en Europe ; et les islamologues non musulmans ou arabes, plus souvent islamophobes qu’islamologues, n’auront qu’à bien se tenir lorsque Todd précise sa pensée à propos de la politique d’immigration de l’Allemagne : « Désormais, il s’agit de tout autre chose, d’une autre espèce d’immigration. Avec les Turcs, la machine avait déjà commencé à caler. Pas tellement parce qu’ils sont musulmans, mais parce que leurs structures familiales sont patrilinéaires, c’est-à-dire très favorables aux hommes, et, plus important encore, endogames. C’est ça le marqueur important, la grande différence entre les Européens et les habitants du sud et de l’est de la Méditerranée : une tradition du mariage entre cousins qui, chez ces derniers, fait que le système familial tend à se refermer sur lui-même. La question n’est donc pas de savoir s’ils sont musulmans ou non, c’est de savoir à quel point leur système familial s’éloigne de nos cultures exogames. »

     

             Toutefois, Todd oublie de mentionner le repli communautaire quasi ethniciste, un repli d’ordre politique dans les faits : une situation propre à la France dans laquelle deux communautés se font face : Juifs et Musulmans dans un déplacement géographiques de deux antagonismes, colons israéliens face aux Palestiniens, avec une offensive sans précédent de la part d’associations-écrans - officines israéliennes (CRIF, LICRA) -, et de leaders médiatiques issus de la communauté juive, contre la communauté musulmane de France, chacun dans son rôle, selon son histoire personnelle et ses aptitudes intellectuelles : Zemmour, Finkielkraut, Elisabeth Lévy, Gilles-William Goldnadel, E. Badinter, Frédéric Haziza, Pierre-André Taguieff... couvrent le volet "revanche sur la dé-colonisation et islamophobie assumée"...

    Bernard-Henri Lévy, lui, couvre la partie moyen-orientale de la question dans son soutien actif à la destruction de l’Irak, de la Syrie et de la Libye et à la colonisation israélienne des territoires palestiniens.

     

                 Si Todd a longtemps été « caricaturé en chantre de l’immigration heureuse » car il se s’est jamais privé de déclarer « au milieu des années 2000 que le raidissement réactionnaire autour des questions migratoires serait balayé par l’explosion des mariages mixtes et par l’arrivée de nouvelles générations ne partageant nullement ce genre d’anxiétés. » la question suivant se pose : Todd a-t-il révisé ses prévisions suite aux attentats de 2015 ?

    Todd perd pied avec la réalité en affirmant et alors que ce n’est même pas nécessaire et encore moins souhaitable : «… il faut revenir au concept d’assimilation » ; là, Todd semble ignorer que de tout temps, cette assimilation a été plus que relative : 

    - Les Italiens sont bel et bien restés italiens aujourd’hui encore ; il suffit d’aller au Stade de France lors d’un match France-Italie ; ou bien encore : avisez-vous de critiquer le Duce, Mussolini, auprès d’un Français d’origine italienne, même diplômé, instruit et cultivé… vous réaliserez très vite que cette figure italienne des années 20 et 30 jouit d’un respect à peine dissimulé.

    - Ecoutez donc maintenant la parole d’un Juif français sépharade (né en France donc !) qui vous murmure à l’oreille, un rien menaçant : « l’ONU, on s’en branle ! Jérusalem, capitale éternelle d’Israël ! »

    - Trouvez un Français d’origine polonaise qui ne soutienne pas le président Andrzej Duda et son Premier ministre Beata Szydlo ! Gouvernement élu non pas sur « la question nationale » contrairement à ce que les médias dominants (encore eux !) ont laissé dire et repris en coeur... mais bien plutôt sur fond de crise économique à propos du nombre de perdants toujours croissant de l’intégration européenne et le prix à payer pour les plus faibles, tout en gardant à l’esprit que le Peuple polonais n’est  pas au bout de sa peine à l’heure où l’Euro qu’il ne pourra pas refuser d’adopter - cela fait partie de ses obligations d’intégration européenne - fera son entrée dans les foyers.

    - Pensez aux filles et fils de Harkis nés en France dans les années 60 et 70... pensez un instant à leur ressentiment aussi tenace que justifié...

              Et pour finir, on se gardera de faire quelque commentaire que ce soit à propos du niveau d’assimilation des membres de la communauté chinoise, française ou pas ou peu ou totalement...

     

                 Vraiment,Todd est en panne sur la question intégration/assimilation. Quant à recommander une société policière pour gérer l’échec d’une assimilation qui ne représente aucune nécessité, en dehors d’être totalement irréaliste…Todd ira jusqu’à prédire à propos de L’Allemagne  et de sa politique d'accueil des réfugiés de la guerre et autres réfugiés économiques par centaines de milliers - et cela concerne la France tout autant : « Elle ne pourra intégrer, contrôler et utiliser efficacement de telles masses de population, à de tels niveaux de différence culturelle et à un tel rythme accéléré, qu’en se stratifiant et en se durcissant. Le prix à payer serait sa transformation en une société policière ou militarisée. »

    Merci Monsieur Todd ! Assimilation ou Etat militaro-policier ! Là, Todd force son talent prévisionniste au-delà du raisonnable. Ou bien, en secret, appelle-t-il de ses vœux une telle société face à l’échec d’une assimilation des populations musulmanes ou ré-islamisées ? Todd rejoindrait-il à mots couverts, tous les déçus d'une République assimilationniste, de tout temps fantasmée maintenant que cette République est nue, entièrement nue, à poil comme jamais face aux discriminations sans nombre qui frappent les communautés arabe, musulmane et africaine ?

                   Todd sauve en partie sa mise lorsqu’il rappelle ceci : « L’une des conditions fondamentales de l’assimilation, c’est que la machine économique tourne et que l’ascenseur social fonctionne. »

    On prendra néanmoins soin de remplacer «assimilation » par « intégration » et ce afin de nous rapprocher de la réalité historique, réalité des faits, de notre pays.

     

                   Todd poursuit non sans talent, un rien nostalgique, cette fois-ci à propos de l’U.E et de ce qu’elle a fait de la France avec la complicité de tous ceux qui ont occupé l’Elysée, Matignon et l’Assemblée nationale depuis 20 ans  : « Quelle occasion gâchée pour la France, une société douée dans son rapport à l’étranger et à l’universel. Tant qu’on aura ce blocage économique, on observera des phénomènes de pourrissement, qui pourront prendre en banlieue une forme islamique, tout simplement parce qu’il y a dans ces zones-là beaucoup de Français d’origine musulmane. »

    Là, Todd retrouve un peu de lucidité et de réalisme.

     

                  Sur les experts en terrorisme et les soi-disant islamologues - on pensera à un Gilles Kepel qui peut être sans difficulté considéré avant tout comme un expert des intérêts étasuniens et israéliens, tout atlantiste et sioniste qu’il est ! -, Todd fustige à raison ceux qui refusent de voir « que ce drame n’est qu’un morceau d’une tragédie globale : notre société est paralysée parce que la France n’a plus de monnaie et ne peut plus avoir de politique économique.»

    Et Todd de conclure à propos des tueries du 13 novembre 2015 à Paris : « L’une des choses qui m’a le plus tristement impressionné, c’est justement la vision que la classe politique et les médias ont alors donnée de la jeunesse française. D’un côté les jeunes terroristes déments, barbares, islamisés. De l’autre, des jeunes parfaitement sains, et radieux, sirotant des bières à la terrasse des bistrots. Alors qu’on a aujourd’hui toutes les statistiques en mains sur les difficultés effarantes à entrer dans la vie adulte pour les jeunes, la baisse de leurs revenus, leurs taux d’emploi misérables, les stages sous-payés voire non payés. Etre jeune en  France, ce n’est pas juste siroter un demi en terrasse.»

     

                        CQFD : ce qu'il fallait aussi dire.

     

     

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  • Sonate d'automne en ce premier jour de printemps

                            

     

               Car le ver était dans le fruit, le venin dans la veine et le poison dans le sang...

     

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    Introduction et exposition

     

                   Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, et plus particulièrement depuis le début des années 70, les Etats et leurs dirigeants dits modernes sont placés dans un système sans responsabilités. Dans ce système, la Banque - entre autres agents -, peut agir sur le monde sans avoir à penser aux conséquences, encouragée par le fait que personne ne lui demandera des comptes ; et la débâcle financière du mois d’octobre 2008 ne fait que confirmer ce phénomène propre à l'ère moderne ; débâcle qui, pour sûr, plongera des millions d'individus dans la précarité, le chômage et la pauvreté.

    Qu'à cela ne tienne : aucune responsabilité ne sera établie et aucune culpabilité non plus.


    Un pas de plus vers un "Ni responsable ni coupable" généralisé, cette impunité qui, nul doute, en affligera plus d’un, et qui n'est que la suite toute logique d'un "responsable mais non coupable" déjà trop familier à nos oreilles depuis une bonne vingtaine d‘années.

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    Développement

     

    Les mots se sont tus mais les bombes sont tombées ce matin.

    Le facteur est donc bien passé : pas de courrier mais des bombes ; des bombes jusqu'à ne plus savoir où donner de la tête, quand il nous en reste encore une... de tête pour chercher un abri, et des jambes pour courir se mettre au vert, en attendant des jours plus sereins.

    Les bombes ! Enfin les bombes ! Place au spectacle ! Spectacle hallucinant ! Pour un peu, on en viendrait presque à regretter que personne n’ait pensé à les faire tomber plus tôt, toutes ces bombes. Vraiment : quel manque de jugeote et d’à-propos !

    Pensez donc ! Toutes ces bombes, c’est pas rien ! Et puis, c'est quelque chose ! C’est un monde, tout un monde, cette technologie de pointe et de haut vol ! Pensez à tous ces fragments de vie maintenant... sans vie ; corps fragmentés de mort qui ne demandaient que ça : qu’on s’occupe d’eux et qu’on les bichonne.

    Désormais, on ne se contentera plus des faits divers : il nous faudra des bombes... et ce sera parti ! Plus rien ni personne ne pourra les arrêter toutes ces bombes quand elles tomberont.

    A compter d’aujourd’hui, une journée sans bombes sera une journée pour rien, une journée gâchée, une journée perdue pour tout le monde.

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    Récapitulation et conclusion

     

     

    "Ecoutez-moi Monsieur !

    - Mais... je vous écoute ! Je fais que ça !

    - Aujourd'hui, il n’est plus question de rentabilité... car le besoin légitime d’un retour sur investissement finit là où commence la recherche effrénée du profit maximal ; et cette recherche-là, c’est la recherche du seuil de rupture des modes de production et de fonctionnement musculaires et psychiques de l’espèce humaine salariée. Le fameux point-mort, c’est bien ça ! Et seuls les donneurs d'ordres sont aux commandes : plus intolérants, plus misanthropes qu‘eux, vous ne trouverez pas. Monsieur, saviez-vous que le commerce, c'est la haine ?

    - Non Monsieur mais... maintenant que vous m'en parlez, je vous crois.

    - On fait des affaires le couteau entre les dents car, le moteur de cette production-là, c’est bien le meurtre. Ils sont prêts à tout pour survivre, bien que ce système les condamne tous à se sacrifier quand le moment sera venu pour eux de se retirer parce qu'un plus performant qu'eux les aura balayés. Leurs successeurs pourront toujours se réjouir, et ceux à qui ils distribuent des miettes, avec eux, insoucieux qu'ils sont, les pauvres bougres, du sort qui les attend. Bientôt, il n'aura plus de nom ce système. On ne sait déjà plus comment le nommer. Il n'a déjà plus de visage ! Lorsque le sacrifice de tous contre tous sera partagé par tous, en kamikazes d'une défaite universelle, ce système sera sans morale et sans honneur, car sous le couvert de l'anonymat, tout lui sera permis : absolument tout ! Nul doute à son sujet : le moteur de ce système, c'est bien le meurtre ; le meurtre du meurtrier et de ses victimes et puis encore... le meurtre de ce même assassin qui se donne la mort en tuant. Alors, aujourd'hui, qu'est-ce qui nous reste à célébrer ? Je vous le demande ! Sûrement pas la vie ! La fin, nous sommes ! La fin et les moyens... et rien d'autre. Plus rien devant nous, plus rien derrière. Plus rien ne nous précède. Plus rien ne nous dépasse ! Aussi, il ne nous reste plus qu'à nous consommer avant de nous dévorer, jour après jour, anthropophages et cannibales de nous-mêmes car, quelque part au fond de nous-mêmes, nous savons tous que nous sommes tous... déjà morts."

     

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    Extrait du titre : "Confessions d'un ventriloque" - chapitre 4

     

     

     

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  • Fukushima, 5 ans déjà : chronique d'un désastre

     

                        Aucune société aussi organisée soit-elle autour de la solidarité, aucune compagnie d'assurance, aucun budget de quelque Etat que ce soit ne peut faire face à une catastrophe d'une telle ampleur ni être capable de se hisser à sa hauteur.

    Suicides, dépressions, maladies, il faut simplement attendre que ça se tasse, que ça se résigne, que ça se taise, que ça meurt et que ça crève... épuisés d'avoir tout perdu.
     
                   Catastrophe naturelle ou pas, avec le nucléaire, la récompense sera courte et la peine... éternelle. Il n'y aura de véritable unité humaine que dans le malheur ; le nucléaire - cette industrie de mort, cette industrie irréversible -, contribuera très certainement à cette unité.
     
                   Aussi... irradiés et déplacés de tous les pays, unissez-vous !

     

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                     La question importante que ce documentaire se garde bien d'aborder.. et c'est sans doute la raison pour laquelle la chaîne ARTE l'a sélectionné pour diffusion...  c'est bien évidemment celle-ci :

    Le Japon étant un pays à très haut risque (s’il en est d’autres plus risqués encore !)...qui a pris la décision dans les années 50 d'opter pour le tout nucléaire dans cet archipel… ? Qui a forcé cette décision ? Qui est à l'origine des pressions exercées pour qu'une telle décision soit prise ? Quels sont les hommes (lobbys) et les pays impliqués ? Quels sont les intérêts politique et économiques derrière ce choix du tout nucléaire ? Et enfin, quelles sont les stratégies géopolitiques développées à moyen et long termes derrière ces intérêts ?

                  Nul doute ! Les Japonais ont de sérieuses questions à se poser à propos de ceux qui les dirigent depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Mais… ces Japonais auront-ils seulement la possibilité de se les poser toutes ces questions ? Pourront-ils ensuite y apporter des réponses avant d’en tirer les conclusions qui s’imposent ?

    Cinq ans après la catastrophe, rien n’est moins sûr : la démocratie, au Japon comme ailleurs, a ses limites, et par les temps qui courent au rythme d’une mondialisation sans responsabilité… ses limites sont vite atteintes. Il n'y a aucune raison pour qu'il en soit autrement en France.

     


                       

                Après
    Hiroshima et Nagasaki, deux des plus grands crimes racistes de toute l'histoire de l'humanité, avec Fukushima doit-on y voir là encore à propos de la troisième puissance économique mondiale, le Japon, pays hautement technicisé mais nain politique et culturel de la scène internationale, une nouvelle preuve du mépris dans lequel ces êtres de petite taille, aux yeux bridés et à la langue aussi incompréhensible qu'inassimilable, les Japonais, sont tenus, voire confinés depuis toujours ? Des êtres au destin comparable à celui de souris de laboratoire dociles et quasi fatalistes à la merci de toutes les stratégies de puissances étrangères auxquelles il est manifestement difficile de ne pas obéir ; des êtres aussi éloignés qu'on peut l'être culturellement et géographiquement de l'Europe et des USA qui demeurent encore semble-t-il, et quoi qu'on puisse dire, le seul étalon civilisationnel de référence.

    Mais alors… après nous, le déluge ?

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le courage des lâches

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  • Si Karl Marx m'était conté...

                                                                  

    Francis Cousin : Marx et Guy Debord

     

    La suite ICI avec META TV

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Karl Marx, historien et prophète

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  • Penser l'Empire aujourd'hui avec Alain Soral

     

     


    Comprendre l'Empire - Interview Soral par alexishassler

    (Vidéo d'Octobre 2010 - soit 5 mois avant la parution de l'ouvrage aux éditions Blanche)

     

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    Comprendre_l_empire.jpg

                    Détricoter le roman national, à la mémoire hémiplégique, et plus largement, le roman occidental tout aussi lacunaire et fictionnel… du christianisme aux Lumières, de la Révolution française jusqu’au terminus bancaire, convoquant à la barre Marx , Engels, Michéa, Orwell, Sorel, Proudhon, Weber, les Pères de l’Eglise, Wall Street, la City et la FED, violences et mépris social… telle est la vision du monde qu'Alain Soral nomme Empire.

    Exposition au déroulement implacable d’une histoire qui nous est commune à tous, où que nous nous situions… acteurs, ou bien spectateurs et victimes abasourdis… histoire de ceux qui nous ont précédés, histoire d’aujourd’hui, et pour ce qui est de demain... histoire destinée à ceux qui possèdent une excellente mémoire de l’avenir : les esprits clairvoyants.

    De la Famille au clan à la tribu pour culminer avec la Nation et le contrat social jusqu’aux nouveaux réseaux au service des lobbies marchands et ethno-confessionnels, sans oublier les mafias policées ou pas (drogue et prostitution contre le complexe militaro-industriel et les cols blancs de la finance ; mafia calabraise contre Loge P2), comme autant de mensonges d’une République dite démocratique, structure combattante de l’Empire - en effet, 1% est le taux incompressible de la population qui a toujours commandé à la masse -, ... nul doute, le prolétariat du XIXe siècle et sa misère sont bien l’incarnation de la trahison de la bourgeoisie.

     

                     Peuple qui assume le principe de réalité - salaires "plancher" : exploitation et servitude -, parmi lequel on comptera des penseurs autodidactes contre le ralliement de soi-disant libertaires révolutionnaires au libéralisme mondialisé avec son Capital coupé de toute attache géographique et morale ; bientôt Capital nomade dénué d'un minimum de culture humaniste...

    Finies les cultures enracinées et les perspectives historiques ! L’hyperclasse et ses VIP condamnent les salariés à la précarité...

    Arrivent alors Canal+, les bobos et la gaudriole branchée, cache-misère d’une humanité souffrante et vaincue ; le RMI puis le RSA pour toute consolation.

     

                     Liquidation de la classe moyenne non salariée (artisans, commerçants, petits patrons, travailleurs indépendants), et du métier de journaliste par la même occasion ; métier perverti, avili par une démocratie d’Argent et de Marché ; les derniers journaux indépendants de qualité seront liquidés et remplacés par le divertissement.

    Intellectuels-animateurs au service d’une propagande de masse, une fois la trahison des clercs consommée et digérée, la chasse tirée… avec la domination par la séduction, une seule liberté est accordée : consommer. Et dans un tel environnement, les idiots utiles sont légion : prostitution morale et intellectuelle, en veux-tu en voilà ! Argent, honneurs, sexe…

    Car... seuls restent en place les kapos, les collabos, les soumis et les imbéciles ; réseau culturo-mondain comme horizon indépassable de notre temps qui annonce le règne de l’empathie affective - émotion et désir au fin de détruire chez l’individu toute capacité analytique et critique -, et signe la mort du logos : fin de la chaîne causale ; destruction du sens.

    Pour les insoumis, en revanche, ce sera... chantages au fascisme, au racisme, à l’antisémitisme… la fin justifiant les moyens ; sentences équivalentes à une mort professionnelle et sociale certaines de réfractaires ruinés et jetés à la rue par des procès sans nombre et sans fin.

     

    ***

     

                  Solitude-dépression-consommation à l’Ouest. Chaos, guerres et misère au Sud, fatalement la question suivante surgit : d’un de Gaulle patriote et cultivé à un Sarkozy sans frontières et inculte, que nous est-il donc arrivé ?

    Liquidation de l’héritage du CNR (Conseil National de la Résistance) : jamais plus la classe politique ne s’occupera d’économie !

    La Banque au pouvoir avec Pompidou et Giscard !

    Immigration-isme… stratégie de dumping social de la droite patronale, chantage à l’extrême-droite sur quiconque remet en cause cette stratégie.

    Mai 81 et l’expulsion de la classe ouvrière. Liquidation du PCF.

    Collaboration et colonialisme… culpabilisation : le Peuple de France baisse la tête mais n’en pense pas moins.

     

    ***

     

                   Voici maintenant le traité de Maastricht pour une destruction méthodique des 3 piliers que sont l’économie, la morale et le social.

    Identité nationale niée mais... « danger de l’Islam » et des banlieues, un ministre de l’intérieur en soutien, bientôt Président, pour faire monter la mayonnaise, le tout relayé par un dispositif fait d’argent, de médias et de réseaux. Une élection sera gagnée sur une campagne parodiant celle du FN jusqu’à la venue d’une Carla Bruni courtisane bobo. Mariage idéal : vulgarité et inculture précèderont l’instauration d’un libéralisme sécuritaire, servile envers les puissants prédateurs financiers et impitoyable envers le monde du travail.

    Et la Banque ! Encore la Banque ! Et quand il lui faut faire la manche… eh bien, les Etats et toute la classe politique avec eux, comme un seul homme, comme une seule force … enfin retrouvée, n’hésitent pas : on lui remplit les poches, même trouées.

     

                  Mondialisation contre mondialisme : échanges équilibrés et contrôlés contre la guerre économique planétaire et permanente de tous contre tous, quiconque refuse de se soumettre à l’idéologie finalement totalitaire et belliqueuse de la mise sous tutelle de l’humanité entière est expulsé du champ social.

     

                  Et Alain Soral de conclure "....Aujourd’hui, ce Nouvel Ordre Mondial exige de la gauche comme de la droite qui lui soient remis les pleins pouvoirs… "

    Gauche et droite qui ne se feront pas prier (Strauss-Khan, Sarkozy)...

    Avant d'ajouter : "... le monde occidental est face à un choix : la soumission totale ou la révolte."

     

                L'année 2012 installera-t-elle la dictature de l’Empire ou bien, marquera-t-elle le début de son démantèlement ?

     

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    Que ce soit le silence médiatique qui accueille ce nouvel opus d’Alain Soral "Comprendre l'Empire" ne surprendra sans doute personne car, qui aujourd’hui dans les médias, pourra en toute conscience saluer le travail effectué par cet auteur : celui d'une synthèse qui attendra longtemps encore sa réfutation ?

                Rectificatif concernant l'affaire Dreyfus et le compte-rendu qu'Alain Soral souhaite nous faire dans son ouvrage : l’arrêt de 1906 de la Cour de cassation qui innocente et réhabilite définitivement Dreyfus ne marque pas "la victoire de l’argent sur la noblesse et l’esprit aristocratique" mais bien plutôt la victoire de la vérité sur le mensonge ainsi que la victoire contre l’antisémitisme car Dreyfus n'aurait jamais été inquiété s'il n'avait pas été juif.

     

    Pour prolonger et rebondir cliquez Alain Soral

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