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  • La littérature française d'aujourd'hui et d'hier : ersatz et puis... extraits

     


    Michel Houellebecq : le Goncourt inopérant

     

    Interview Maurice G. Dantec décédé le 25 juin 2016, à propos de son ouvrage :

    "Les Résidents"

     

     

              Deux figures emblématiques ou bien, symptomatiques ou bien encore : problématiques ?

    Avec 2 pour tension... il semblerait que les anti-dépresseurs (et autres cachetons) aient remplacé l'absinthe ou plus simplement le bon vieil alcool : vins et spiritueux, pastis et pistaches, joie de vivre et d'exister... debout, érectile et ferme.

             Certes, à chaque jour suffit sa peine ! N'empêche, on finira quand même par regretter Malraux, surtout dans ses vieux et tout derniers jours.

     

     

     

              Hommage d'André Malraux à Jean Moulin au Panthéon :

    "Entre ici Jean Moulin avec ton terrible cortège"

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI en littérature

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  • La liseuse

     

     

                     N'avoir pour seul avenir qu'une poignée de mots ! Ceux des auteurs qui l'accompagnent tard dans la nuit. Car, lorsque Internet ne lui offre pas ce qu'elle attend, elle lit jusqu'à l'épuisement ; la lecture devient alors le sablier qui la conduit au sommeil.

                     Si lire c'est s'oublier soi-même et le monde tel que nous le vivons pour mieux en habiter un autre - celui qui au quotidien nous demeure étranger, impénétrable ; lire c'est aussi redécouvrir qu'il encore possible de toucher du doigt une vérité sur chacun de nous ; mille témoignages d'une vie hors des livres : la vraie vie, celle qui fait du succès une montagne à la vue imprenable et de l'échec, une tombe.

    Bonne ou mauvaise, la littérature nous absout et nous réconcilie, tout comme ce silence qu'elle impose à ses lecteurs : silence avec soi-même. Elle ne va pas y chercher une guérison ; ses lectures ne résorbent aucune de ses fièvres ; elle y abandonne le plus souvent les dernières forces de la journée qui s'achève.

    Lumière et obscurité ; partir loin de soi pour mieux y revenir ; dérives infinies. Miroir de sa propre existence, seule avec le monde, ses lectures tracent les cartes de territoires innombrables qui, en ce qui la concerne, ont la fâcheuse habitude de s'ouvrir et de se refermer sur des contrées inhospitalières, aux invocations et aux suppliques sans nombre ; lectures qui la submergent, la pénètrent et l'engloutissent.

    Un bouquant d'enfer, ses lectures ! Une page d'espérance, une page de désespoir, c'est bien sa propre vie qu'elle va chercher dans une littérature de substitution jusqu'à se perdre dans le labyrinthe de l'oubli de soi en tant qu'impuissance.

    Les livres, elle les ouvre au hasard, elle les feuillette et puis soudain, elle plonge et les dévore dans une lecture obsessionnelle : une flamme qui finit toujours par la brûler cette lecture ; et dans ces moments-là, c'est l'éternité qu'elle embrasse, pour un temps non répertorié, un temps sans partage possible ; un temps pour sentir battre le monde avec sa veine gorgée de sang et des larmes qu'elle ne peut plus verser sur elle-même.

    Ce qu'on fait de mieux dans ce qu'il y a de pire ! D'un état ordinaire, on descend vers l'abîme, et là, les exemples ne manquent pas : amours aussi extravagantes qu'impossibles, inceste, tueurs en série, femmes humiliées, couples défaits, « La petite du Vel'd'hiv » ; des biographies qui mettent en scène des pères abusifs, des mères soumises, femmes afghanes ou africaines quand la lumière était encore sur elles, pour finir avec Proust qu'elle lit sans fin et sans force ; auteur vers lequel on se tourne une fois que l'on a baissé les bras et qu'on s'est juré de ne plus porter aucun livre - à bout de bras, justement ! -, en y cherchant dans cette lecture, sa propre terminaison, prisonnière d'une chambre tombeau, dernière sépulture de vie pour les convalescents et les agonisants de l'existence.

    Arrivée à saturation, c'est alors qu'elle chavire dans un sommeil de plomb, exténuée.

     

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    Extrait du titre : "La consolation" - copyright Serge ULESKI

     

    A propos du titre : cliquez La consolation

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  • La consolation : Serge ULESKI en littérature

     

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                                     "Comment vivre sans choisir ? Comment vivre sans inconnu devant soi, sans espoir d'inédit, d'inattendu et d'inouï ?"

     

                Ce texte se déploie autour d'une femme divorcée après 25 ans de mariage. Les cinq premières années qui ont suivi son divorce sont des années fastes : elle recouvre, sa liberté. Mais très vite, à cinquante ans passés, c'est l'impasse : celle d'une organisation de l'existence au jour le jour.

     

                                "Depuis son divorce, voilà trois ans, elle a pris la vie, l'a quittée, l'a reprise, faisant l'impasse sur des jours, des semaines entières pendant lesquelles rien ne se passait et puis, hésitante, elle y est revenue à cette vie qui est la sienne aujourd'hui."

     

                La forme de ce roman est discursive. Le narrateur alterne le "elle" (le personnage de la femme), le "nous" (le personnage intégré à la communauté humaine) et le "on" que le lecteur (femme ou homme) aura tout le loisir de s’approprier ; il personnalise pour mieux dépersonnaliser, son personnage s'effaçant au profit d'une réalité plus vaste qu'elle : la condition de toutes celles - et accessoirement, de tous ceux - qui partagent... sa condition.

     

                               "Pourquoi nos vies seraient-elles si différentes puisque nous suivons tous, à quelques exceptions près, le même chemin ? Ne sommes-nous pas tous issus de la même branche, du même arbre, fruit d'une nécessité commune dictée par une loi dont les règles ne nous laissent guère le choix quand il s'agit de quitter les racines qui nous ont vus naître ?"

     

                Ce titre compte onze chapitres ; au neuvième, le lecteur possède tous les tenants et les aboutissants du personnage. Arrivent alors les deux derniers chapitres : le personnage a 55 ans et son destin, produit d’une sélection impitoyable, sera parfaitement accompli.

    Destin non conclusif, toutefois, puisque le lecteur se verra proposer un épilogue à deux voies, l'auteur ayant décidé de ne pas trancher.

     

                  Thèmes abordés : divorce, célibat, la souffrance au travail, la maternité, deuil, pardon et mémoire. 

           

               Extrait proposé : cliquez la consolation extrait.pdf

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  • La complainte de Léonel Houssam alias Andy Vérol alias...

     

                   " Pas de sextape avec Robin Williams cette année. Se suicider dans les réseaux sociaux...

     

     
     
            ... J'en ai marre de racoler, puisque c'est le principe sur les réseaux dits sociaux. Il y a un an, j'aurais écrit "ma sextape avec Robin Williams" et ça aurait buzzé. Mais tout ça pour des droits d'auteur de 8,40€ par livre et des centaines de "bravo pour ton nouveau livre, je te souhaite plein de réussite !", ça saoule et j'en n'ai rien à foutre des politesses virtuelles d'usage. Pute oui mais au moins de luxe ! Facebook et Twitter sont à la littérature et à l'art en général, ce que la baguette industrielle est à la gastronomie. On pourrait invoquer ma médiocrité ou ma nullité en matière d'écriture, mais pour ça, il faut pouvoir juger sur pièce, en lisant réellement mes livres.
     
    Je crois surtout que les réseaux asociaux -comme il faut bien les appeler- sont une sorte de fourmilière d'égos surdimensionnés virtuellement, traduisant des existences médiocres, routinières, pétochardes et soumises. La preuve en est, la baisse massive de fréquentation lors des vacances scolaires, preuve que ceux qui gémissent, braillent, blaguent et jouent les gros bras ne sont en fait que de grotesques parents salariés, des ados suivants leurs parents salariés ou encore des salariés tout court allant se vautrer comme n’importe quel beauf sur les plages aménagées, se péter les chevilles sur des chemins de randos balisés ou se vider les burnes dans des vulves gavées de sable et de crème solaire… Difficile donc de faire passer mes écrits qui, précisément, font le constat de cet amas d’imbéciles heureux ou malheureux que d’autres appellent des occidentaux niquant leur temps libre à partager du vent sur leurs comptes « 1984 ». Twitter, Facebook et les autres ne sont en rien des lieux de partage et de soutien aux échanges. Ils sont, et seuls les crétins ne le savent pas encore, des machines à statistique, à lister, à marketer, etc. Rien de neuf sous les serveurs de Californie.
     
    Alors que faire lorsqu’on est un auteur indépendant ? Continuer à s’humilier sur ces broyeuses ou s’en retourner à sa mansarde, accompagné par les araignées dans les coins et l’odeur des morts qui s’y sont pendus par le passé ? Ceux qui aujourd’hui s’en sortent sont les mêmes qu’hier. Il n’y a pas de miracle. Facebook, Twitter et leurs petites copines les chaines de télévision, ont des clients qu’ils veulent faire payer un jour ou l’autre, à qui ils veulent refourguer des cochoncetés. L’auteur, indépendant, soi-disant libre, n’est qu’un chien parmi les chiens, un tondu parmi les tondus, un consommateur à qui l’on promet des perspectives pour mieux l’engloutir dans les méandres de la machine à pognon. Ce constat, tout le monde l’a fait depuis un moment, du moins les plus conscients et réalistes d’entre vous (même si vous avez vraiment l’air con avec votre lard cuisant durant les quinze jours de « vacances » annuelles), alors comment l’auteur doit-il survivre ? A quoi cela sert-il de s’échiner jusqu’à l’infarctus pour offrir son message au plus grand monde ? Et finalement, qui est l’auteur ? Qu’a-t-il de plus que le non-auteur ?
     
    La véritable question est : faut-il ou non se pendre à son tour dans cette mansarde pleine de spectres ? Sans doute oui si l’on est persuadé que son « œuvre » est essentielle… Il y a une alternative à ça, continuer à écrire, se contenter de ses 8,40€ par livre et mettre les PDG de Facebook et de Twitter entre les mains de bouchers psychopathes les torturant jusqu’à plus soif !
     
     
    Sur ce, pas de politesse d'usage: que votre journée soit aussi pathétique que la précédente. Aléa éjacula est."
     
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  • Serge ULESKI - ouvrages et entretiens

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    ____________de l'Art, de la littérature et autres considérations

     

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                 Présenté sous la forme d’un Abécédaire, le matériau de cet ouvrage a pour origine le blog de l’auteur ; les articles reproduits ici appartiennent aux deux catégories suivantes : « Littérature, auteurs et écriture » - « Artistes pour, envers et contre tous »

               Angot, Antonioni, Arendt à propos de la crise de culture, Michel Audiard père et fils, Bobin Christian, Céline, Camus et Sartre, Casanova, Césaria Evora, Virginie Despentes, Dieudonné, Marcel Duchamp, Clint Easwood, Finkielkraut, de Funès, Godard, Haenel, Houellebecq, Lanzmann et d’autres encore… comme autant d’entrées et de sorties vers une meilleure, sinon une autre compréhension des auteurs, des artistes et autres, tantôt controversés, tantôt unanimement salués.

     

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    ____________des apôtres, des anges et des démons

                                 

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                « Le monde moderne regorge de disgraciés obscurs, de déclassés sans nombre, d'otages en sursis dans l'attente de la sentence que ne manquera pas de prononcer une organisation de l'existence qui a pour seul moteur : la haine de l'échec. Alors... aujourd'hui, sans honte et en toute impunité, et sans risquer d'être contredit, on peut crier à l'endroit de tous les Bouvard et Pécuchet et Don Quichotte de la réussite : Malheur aux ratés ! »

                Ce récit réunit dans le fond et dans la forme, les caractéristiques du roman, du conte, de l'essai et du pamphlet jusqu'aux confins de l'ironie et de la satire.

    Les trois premiers chapitres nous présentent un à un, Matthieu, Gabriel et Luc ; le lecteur aura tout le loisir de définir ce à quoi ces trois figures se rapportent, même si l'on peut d'ores et déjà parler d'abandon, d'échec et de folie, tantôt douce tantôt amère.

    Le quatrième chapitre introduit une dernière figure - Paul - et réunit, pour la première fois, les quatre personnages dans un même lieu, au cours d'une soirée d'une brutalité insoupçonnable.

    Le cinquième et avant-dernier chapitre abandonne Matthieu, Gabriel, Luc et Paul. Maintenant seul, comme coupé de ses personnages, un destin funeste viendra percuter de plein fouet notre narrateur.

    Dans le sixième et dernier chapitre qui n'occupe qu'une trentaine de lignes, une nouvelle voix se fait entendre en nous livrant une des nombreuses clés possibles de cette épopée.



    Thèmes abordés : le journalisme, la médecine, les femmes, la traite négrière, le show-business, l'art contemporain, la publicité, le marketing, le milieu de l'édition, le couple, la vie urbaine, l'évolution de notre espèce, la guerre, le ressentiment et la revanche de "classe", l'ingénierie sociale, l'anthropologie politique et la génétique.



              Texte libertin, assurément ! Dans la tradition du 18è siècle (Diderot ?) : libertinage de libre penseur dans l'exercice d'une prospective qui ouvre la porte à toutes les fictions sociales et politiques.

     

               A propos "Des apôtres..." cliquez entretien avec l'auteur

     

                       Extrait proposé - cliquez   Des apôtres extrait.pdf

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    ________Cinéma ! De film en film, de salle en salle

     

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                    Cinéma qui ne cessera jamais de hanter nos mémoires... sons, images, voix, musiques, lieux, acteurs, réalisateurs, auteurs, scénaristes, compositeurs, décorateurs, monteurs (le plus souvent monteuses), chefs opérateurs...


    Cinéma d’hier, de demain, encore à naître...

    Cinéma mort-né !


    Et puis, l’autre cinéma, déjà perdu pour tout le monde : films dont les scénarios dorment à jamais au fond des tiroirs ou dans l’imaginaire de ces mêmes auteurs, cinéastes et producteurs.

    Le Cinéma nous offrira toujours plus que ce qu’il nous donne à voir, à entendre et à comprendre. Art métaphysique par excellence, quand il y a « Cinéma », il y a… transcendance, toujours !

    A la fois indéfinissable et irrésistible, ce à quoi nous sommes confrontés est bien plus grand que nous… spectateurs ! Bien plus grand, et bien plus haut aussi !

    Transcendance donc, et puis… immanence !

    Car, cette imposante confrontation avec tous les réels qu’est le cinéma nous est bien destinée ; elle nous rejoint et nous aussi ; et c’est ensemble que nous cheminons.

    Aussi… à chacun son cinéma !

    Et c’est alors qu’on pensera à un FILM UNIQUE qui réunira tous les films... pour que jamais on n'en soit séparés et qu'on ne les oublie...

     

               Extrait de l'ouvrage, cliquez cinéma extrait.pdf

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    ___________Je me souviens

     

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              Work in progress par définition, et puis... par nécessité aussi, sinon par nature, ce "Je me souviens" puisqu’on n’en finit jamais de se souvenir comme on ne cesse jamais d’oublier !


    Dans la première partie de cet ouvrage, et dans une certaine mesure, l'esprit de mes "Je me souviens" s'inspirera des "Je me souviens" de Georges Perec venus tout droit de chez Joe Brainard dont, aujourd'hui encore, nul ne sait de qui il s'est inspiré pour écrire ses "I remember".

    Dans la seconde partie, c'est de... demain dont je tenterai de me souvenir : de demain... dans... disons 50 ou 100 ans.

                Quant à savoir si ma tentative aura pour but de " retrouver un souvenir presque oublié... commun, sinon à tous, du moins à beaucoup" …

    Comme il s'agira de demain, on comprendra aisément que cette section s'adresse en priorité à des lecteurs qui ont une très bonne mémoire de l'avenir : pas du leur mais de l'avenir de ceux qui les suivront et qu'ils auront - par voie de conséquence -, précédés de peu mais suffisamment pour qu'ils les considèrent déjà - tous ces suiveurs -, comme leurs successeurs.

     

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    ___________Pièce à conviction

     

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    La vérité, c'est aussi et surtout dans les faits divers que vous la trouverez.

     

               Vous vous demandez dans quel monde vous vivez, dans quel pays, dans quelle ville, dans quel quartier ? Intéressez-vous donc aux faits divers et ne relâchez pas votre attention car tous ces faits divers sont aussi et surtout, des faits emblématiques de notre société qui demeure - quoi qu'on en dise - indomptable malgré tous ses garde-fous.

    Miroir déformant ou pas, le fait divers - pour peu qu'un traitement responsable lui soit réservé - viendra nous rappeler des logiques de comportement que l'on croyait révolues, une géographie urbaine ou rurale insoupçonnable, des conditions de vie scandaleuses mais aussi : mille transgressions, mille intolérances, mille traumatismes, mille injustices...

    Si la rubrique des faits divers est souvent celle des pauvres - rubrique-tombeau que personne n'ira fleurir - elle est aussi celle des fous.

     

    ***

     

    NB : ce texte n'est pas un polar !

     

                Trois longues années à découvrir les cadavres de dix adolescentes. Trois ans d'enquête à interroger des dizaines de suspects et des centaines de témoins éventuels, jusqu'au jour où l'on découvre dans le baluchon d'un sans-abri mort de froid, huit carnets. Après la lecture de ces carnets, la police ne tardera pas à faire un rapprochement entre ce cadavre et les viols et meurtres des dix adolescentes. Ce sont les analyses scientifiques qui finiront par établir avec certitude la culpabilité de l'auteur de ce "Journal" désormais considéré comme... "Pièce à conviction".

     

    Ce qui ne vous tue pas... fait de vous... un monstre !

     

    Comment revisiter le monde érotique et cruel du Marquis de Sade et chez Lautréamont, les forces obscures de l'irrationnel et de l'inconscient ?

    Ce récit est une tentative de réponse loin de toute analyse psychologique. D'où la forme adoptée : celle du "Journal intime".

    Parole de tueur donc ! Loin de la parole psychiatrique et, en ce qui concerne la parole du journalisme d'enquête, cette dernière est réduite à sa plus simple expression : celle de l'exposition des faits.

     

    Choix stylistique : celui d'une écriture subliminale censée incarner l'enfermement de notre tueur dans la négation de la réalité et du caractère injustifiable des actes qu'il commet. Des coupures de presse, insérées tout du long, renverront sans ménagement le lecteur à cette réalité décidément... têtue ! Aussi têtue que les faits qui nous sont rapportés dans ce journal.

     

     

    Extrait proposé - cliquez :  Pièce à conviction carnet 6 extrait.pdf

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                                                                        Extrait audio

     

     

     

    Entretien avec l'auteur : cliquez Pièce à conviction

     

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    ________Serge ULESKI - Morceaux choisis

     

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                La réalité psychologique de l’écriture est très complexe : tactique et stratégie y occupent une place importante. L’inspiration n’est pas tout : le but que l‘on s‘est fixé importe aussi.

     
    Comme un poisson dans l'eau... dans le vrai comme dans le faux, dans le bien comme dans le mal jusqu'à brouiller leurs frontières... pourquoi pas ? Tout en sachant comme nous le savons maintenant, que nous avons tous de bonnes raisons d'être ce que nous sommes et de le penser aussi (que nous avons de bonnes raisons) ; et bien malin ou présomptueux qui saura opposer La Vérité - et toute la vérité ! - au mensonge et exalter le Bien comme pour mieux conjurer tout le Mal qui est en nous et ce, sans sourciller et douter une seule seconde, insoucieux du fait suivant :

                Ce qui est... n'est pas ! Car il s'agit toujours d'autre chose ; autre chose et autre part... et puis, ailleurs aussi.

     

    ***

     

                 Rédigé sous la forme d’un Abécédaire, le matériau de ces morceaux choisis est issu des textes de l’auteur – romans et récits -, chez AMAZON ou bien, à paraître très prochainement chez ce dernier.

     

    Extrait de l'ouvrage :Cliquez : Morceaux choisis - extraits.pdf

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    _____Dieudonné, une résistance inespérée

     

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                   Banni des médias dominants - presse, télés, radios - depuis plus de dix ans à la suite d’un sketch sur FR3 qui mettait en scène un colon juif de Cisjordanie… Dieudonné a essuyé tous les affronts tout en faisant l’objet d’un nombre incalculables de mesures vexatoires et liberticides.

    D’une résistance et d’une persévérance hors du commun, Dieudonné a tenu bon ; et son public n’a jamais été aussi solidaire et nombreux qu’aujourd’hui.

     

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                   Que l'on ne s'y trompe pas : « raconter » Dieudonné, ce phénomène... ce n'est pas seulement parler de Dieudonné ; c'est aussi, et surtout, s'intéresser à tous ceux qui ont tenté de l’empêcher de travailler et d’exercer librement son Art.

    Dates, noms, faits et gestes, ce qui a été dit et écrit par les uns et par les autres… raconter Dieudonné, c'est mettre à jour le fait suivant :  de cette étude, de cet examen, ni les magistrats, ni les médias, ni la classe politique, ni les gouvernements n'en sortent grandis, et moins encore les associations communautaires acharnées à abattre professionnellement et socialement un humoriste fils spirituel de Molière, de Voltaire et d'Alfred Jarry.

                   Ces chroniques sont présentées dans leur chronologie… de 2007 à aujourd’hui. On pourra ainsi mesurer l’évolution des analyses de l’auteur et le chemin parcouru par celui-ci vis-à-vis de la démarche d’un Dieudonné artiste et activiste politique.

     

     L'ouvrage est disponible ICI

     

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                     Et si en littérature, le meilleur personnage qui soit était le lecteur ?! Car, n’est-ce pas le lecteur qui « fait » le livre ?

    Il suffit de penser à tout ce qu’un lecteur est capable d’investir dans la lecture d’un texte : le pire comme le meilleur !

     

     

    ___________Paroles d'hommes 

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                  Arrive un jour où l'on décide de tout quitter pour échapper à tout ce qui nous empêche d’être... ce que l‘on croit pouvoir être, pensant à tort qu’il est encore possible d’être quelqu’un d’autre. Sur son chemin, on croise le rédacteur en chef auto-proclamé d'un magazine à la publication aussi hasardeuse qu'hypothétique ; ce personnage qui est aux sciences sociales ce que Knock est à la médecine, a comme projet un reportage sur une communauté rurale soupçonnée d'abriter des hommes aux mœurs d’une sauvagerie inqualifiable.

    Sans emploi et sans attaches, pensant n'avoir plus rien à perdre, ayant déjà tout perdu ou presque, on se dit : "Pourquoi pas ? Allez ! Va pour l’enquête ! Et puis... vogue la galère !" On prend la route. Les rencontres et les interviews se succèdent, l'enquête progresse mais... patatras ! L’itinéraire emprunté est un piège, et notre enquêteur malheureux progressera pas à pas vers une crucifixion sans gloire, sans honneur et sans rédemption.

     

    Thèmes abordés : l'impossibilité du pardon - La trans-sexualité et la question ontologique - Pulsions libidinales : frustrations et conflits - L'incommunicabilité - Le dépit amoureux et la trahison - Manipulation : mensonge et/ou vérité ?

    Et bien d'autres thèmes encore puisque... comme annoncé précédemment : "Ce qui est, n'est pas car il s'agit toujours d'autre chose... autre chose et autre part... et puis, ailleurs aussi !"

     

    Choix stylistique : cette farce tragique est écrite comme on diffuserait un événement en direct : dans l'urgence, caméra sur l'épaule.

     

    Cliquez :

     

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                   En tant qu'auteur, on peut n'avoir qu'un souhait : que son projet d'écriture, une fois arrivé à son terme, se transforme en un véritable projet de lecture de la part du lecteur.

     

    __________Cinq ans, cinq nuits

     

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    Prix  "Littérature et Internet" Edition 2014

     

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                    Seul existe ce que l'on fait exister, avec détermination, après un travail acharné, pour ne pas se contenter, négligeant et sans courage, de le rêver.

                     Substituant à une vie conjugale en situation d'échec une voie large et resplendissante qui devra la mener jusqu'à son parachèvement, une femme se propose d'intervenir dans son propre destin. Une rencontre, comme un nouvel éclairage inattendu sur une existence qui semblait à jamais figée, avec celui qui deviendra très vite son amant, et c'est l'ébranlement de tous les repères, l'abolition de tous les interdits.

    Dépendance totale ! Absorption, fusion ! A l'effort que fournira cette femme pour échapper à l'étouffement, on pourra mesurer la puissance de sa réaction contre un mariage insipide, sans souffle et épuisé. Dans cette quête d'un Nouveau Monde - fief de tous les excès - dans ce réarmement contre les forces de la désagrégation, ce sont vingt années qu'elle rachètera et expiera auprès de cet amant-étoile décroché contre toute raison ; vingt années d'une existence qui n'a connu de la volupté que le regret de son absence.

    Une ambition d'une intelligence folle et subversive, cet érotisme qui ne produit rien et qui n'a qu'un seul but : s'extraire d'un monde interdit d'extase. Mais... pour plus d'un, pour plus d'une, un outrage ce sursaut, cet élan, cette ambition démesurée !

    Alors... rien, non rien, ne lui sera épargné ni pardonné.

     

    ***

    Thèmes abordés : l'extase et la volupté, le culte de l'Autre, l'absence et le manque, vie conjugale et atrophie.

    Choix stylistique : préciosité et emphase jusqu'à l'exubérance et parfois même, l'extravagance mais... à dessein - bien évidemment ! -, puisqu'à la source de ce choix, on trouvera une provocation en règle et un procès d'intention contre toutes les formes de dépréciation de soi et contre une organisation de l'existence qui a pour seule mécanique infernale : la soumission à un moins-disant émotionnel et érotique qui engorge tous nos désirs.

     

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    Soutenir un auteur c'est le lire et en parler autour de soi

     
     

    ______________LA CONSOLATION

     

     

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                                     "Comment vivre sans choisir ? Comment vivre sans inconnu devant soi, sans espoir d'inédit, d'inattendu et d'inouï ?"

     

                Ce texte se déploie autour d'une femme divorcée après 25 ans de mariage. Les cinq premières années qui ont suivi son divorce sont des années fastes : elle recouvre, sa liberté. Mais très vite, à cinquante ans passés, c'est l'impasse : celle d'une organisation de l'existence au jour le jour.

     

                                "Depuis son divorce, voilà trois ans, elle a pris la vie, l'a quittée, l'a reprise, faisant l'impasse sur des jours, des semaines entières pendant lesquelles rien ne se passait et puis, hésitante, elle y est revenue à cette vie qui est la sienne aujourd'hui."

     

                La forme de ce roman est discursive. Le narrateur alterne le "elle" (le personnage de la femme), le "nous" (le personnage intégré à la communauté humaine) et le "on" que le lecteur (femme ou homme) aura tout le loisir de s’approprier ; il personnalise pour mieux dépersonnaliser, son personnage s'effaçant au profit d'une réalité plus vaste qu'elle : la condition de toutes celles - et accessoirement, de tous ceux - qui partagent... sa condition.

     

                               "Pourquoi nos vies seraient-elles si différentes puisque nous suivons tous, à quelques exceptions près, le même chemin ? Ne sommes-nous pas tous issus de la même branche, du même arbre, fruit d'une nécessité commune dictée par une loi dont les règles ne nous laissent guère le choix quand il s'agit de quitter les racines qui nous ont vus naître ?"

     

                Ce titre compte onze chapitres ; au neuvième, le lecteur possède tous les tenants et les aboutissants du personnage. Arrivent alors les deux derniers chapitres : le personnage a 55 ans et son destin, produit d’une sélection impitoyable, sera parfaitement accompli.

    Destin non conclusif, toutefois, puisque le lecteur se verra proposer un épilogue à deux voies, l'auteur ayant décidé de ne pas trancher.

     

                  Thèmes abordés : divorce, célibat, la souffrance au travail, la maternité, deuil, pardon et mémoire. 

           

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    _________CONFESSIONS D'UN VENTRILOQUE

     

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                 Et si nous nous taisions ? Oui ! Nous taire pour mieux tendre l'oreille...

    Vous l'entendez maintenant ? L'entendez-vous cette plainte ?
      Elle gonfle. Elle exhale. Elle pousse ! Elle enfle. Elle est énorme à présent, et dans un instant, elle va éclater... Et tout s'achèvera en larmes, bien sûr.

     

    ***


                   Qui parle quand on parle ? Qui parle à qui ? Et qui écoute qui ?

                  Une voix s'est imposée à moi ; une voix venue témoigner et confesser un enfant martyr, le meurtre d'une femme, le décès accidentel d'une autre, une résistance aussi héroïque que vaine, et pour finir : un vieillard désabusé. De quoi remplir une vie... sans aucun doute !

    Composé de touches d'imprécations, de réflexions, de déclamations, de soliloques joints en forme de dialogue, d'impulsions violentes et de moments de silences, ces confessions sont une tentative d'écriture atonale qui offre la possibilité de lire les quatre premiers chapitres dans l'ordre que l'on veut ; ce qui devrait autoriser un grand nombre de combinaisons de lecture.


    Thèmes abordés : l'irrécusable douleur de l'insurmontable ; la révolte face au tragique dans l'existence, et l'espoir de la résilience.

     


     
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    ______Les brèves (plus ou moins brèves) de Serge ULESKI

     

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                  La vérité tient en quelques mots, et le mensonge... en tout un roman.

      

                  Fragments, figures de style, effets rhétoriques, parfois satiriques ou caricaturales…

    Maximes, syllogismes, aphorismes, tantôt inédits, tantôt glanés dans les textes de l’auteur (romans et billets de blogs)…

    Plus de trois cents brèves – plus ou moins brèves -, pour se dépêcher d’en sourire ou d’en rire ; ou bien encore, d’y réfléchir.

     

    Brèves - extraits - cliquez Les brèves extrait.pdf

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    _______________TRANSIT (Théâtre)

     

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                Les personnages principaux de cette pièce de théâtre en un acte sont les suivants : un juge, un philosophe, un syndicaliste et un député.

    Autres personnages : un médecin, un infirmier, une jeune femme et un tire-au-flanc manchot (bras droit amputé).

    Le lieu : la salle commune et vétuste d'un foyer d'hébergement.

                 Tout au long de la pièce, le silence sera la règle et la parole, l'exception : surdité, mutisme et immobilisme - on ne veut pas entendre, on ne veut pas répondre, on ne veut pas bouger.

    Ces silences devront néanmoins... être joués. Ils le seront par le syndicaliste et le juge seuls, sauf instruction contraire. Durant ces pauses, tous deux doivent se montrer très tendus, exaspérés et accablés : ils sont plongés dans leurs pensées, un poids énorme semble les écraser, à l'intérieur d'eux, se livre une bataille.

    A titre d'exemples, ils pourront utiliser des éclats de rires brefs, des ricanements, des haussements d'épaules, tête que l'on jette en arrière, gémissements ponctués de longs silences, soupirs lourds et bruyants, râles, gestes furtifs, des bribes de phrases incohérentes et des phrases courtes mais compréhensibles celles-là (ces phrases sont notées dans le texte).

     
    Le député qui ne connaît ni l'identité ni la fonction du juge, du syndicaliste et du philosophe, accueillera ces silences avec anxiété. Il n'aura qu'un souci : les rompre.

    Le philosophe, lui, demeurera étranger à tout ce qui peut se faire ou se dire dans la salle commune de ce foyer.

     

    ***


                        Qui a forcé tous ces personnages à se retrouver dans ce lieu ? Qu'est-ce qui les réunit ? Pourquoi ce silence que tous cherchent à imposer à l'exception du député ? 

    C'est là tout l'enjeu de cette pièce.

     

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    _____Marquis de Sade : complaisance et omissions

     

     

                « Célébration » du bicentenaire de la mort de Sade, exposition au Musée d’Orsay… manifestement, on n’en a jamais fini avec Sade ! Il va, il vient ; des universitaires,  des chercheurs, des auteurs  et autres « animateurs culturels médiatiques » nous le rappellent régulièrement à notre bon souvenir.

               Mais au fait, qui est Sade ? Et qui sont ceux qui s’obstinent à le faire exister ?  Pour(-)quoi et contre qui ?

              C’est tout le sujet de cet ouvrage dont toutes les citations (en italique) sont extraites de  « La philosophie dans le boudoir » qui a pour auteur Donatien Alphonse François de Sade, tantôt comte, tantôt marquis.

     

     

    ***

     


    Conférence inaugurale "Sade. Attaquer le soleil... par musee-orsay

     

                   A l’ouverture de la conférence de presse, en tant que commissaire générale de l’exposition « Sade. Attraper le soleil », Annie Lebrun aura ces mots : « Sade, c’est un changement de sensibilité. »

                      Tout est dit. Nous sommes maintenant prévenus.

     

                           L'ouvrage est disponible ICI

     

     

    _______Ad hominem: Politique et médias


                 Présenté sous la forme d’un Abécédaire, les articles et billet publiés sous le titre "Ad hominem" appartiennent aux catégories suivantes du blog de l’auteur : Politique, médias, minorités, société et actualité…

               Hommes et femmes politique, hommes et femmes des médias, penseurs, historiens, acteurs de la dissidence sur Internet… on y retrouvera entre autres : Jacques Attali, Julien Assenge, François Bayrou, Bush junior, Michel Collon, Harlem Désir, Dieudonné, Robert Faurisson, Michel Glouscard, Bernard-Henri Lévy, Obama, Karl Marx, Audrey Pulvar, Michel Rocard, Saint Augustin, Nicolas Sarkozy, Alain Soral, Benjamain Stora, Christiane Taubira, Manuel Valls, Hubert Védrine, Zemmour… et beaucoup d’autres encore… dans un regard tantôt féroce, tantôt caustique, compassionnel aussi, sur ceux qui font l’actualité, parfois à leur corps défendant , et alors qu’ils souhaiteraient sûrement qu’on les oublie.


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    _______La France et le fascisme

     
                   Qu'en est-il de cette France que l'on dit "fille aînée du fascisme" ?

                   Cet opuscule d'une cinquantaine de pages se propose de répondre à cette question et d'en proposer d'autres à la réflexion du lecteur car, ce qui doit nous intéresser n’est pas tant de savoir si la France est ou n'est  pas la « fille aînée du fascisme » mais bien pourquoi certains historiens et politologues ont manifestement besoin de le penser à l’heure où aucune définition du fascisme ne semble possible, tout en tenant compte du fait que jamais en France il n’a existé un Etat fasciste, et qui plus est… librement consenti.


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    __________La France et le sionisme : domination et chantage  

     

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              A l’heure où, en voyage d’Etat en Israël en novembre 2013 , François Hollande, Président de la République française, adresse un chant d’amour éternel à Israël dans la résidence privée de Netanyahu, chef d’un gouvernement à la tête d’une coalition d’extrême droite…

    A l’heure du bannissement de Dieudonné - plus de dix ans de persécution -, à la suite d’un sketch qui dénonçait la politique d’un Etat qui n’a, aujourd’hui, plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid…

    Et alors que l'Etat israélien jouit, ici en France, d'un soutien quasi inconditionnel de la classe politique en général et du PS en particulier, et ce jusqu'au sommet de l'Etat français, soutien concomitant avec une adhésion pleine et entière à la politique de l’Otan et à un mondialisme qui n’est dans les faits qu’une remise en cause de tous nos acquis sociaux et démocratiques ainsi que de notre patrimoine culturel, le tout en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre face à des pays et des cultures hégémoniques à la soif excessive de domination...

                Cet ouvrage se propose d’exposer au grand jour, jour après jour, la démission de l’Etat, de la quasi-totalité de la classe politique, des intellectuels, du monde de la culture et des médias, tous terrorisés à l’idée de s’opposer à la préséance d’une idéologie seulement capable, d’organiser le malheur partout où elle est dominante : là-bas : bombardements civils, assassinats et expropriation ; ici : division, violence, chantage et bannissement.

     

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  • Une plénitude inédite...

     

               Songe des mystiques : le tout et la fin de tout

     

     

                Rien dans sa vie n’aura égalé cet instant. Plus d’amertume, finie la peur ! Comme pour le monde végétal pour lequel naître et mourir n’est pas le seul voyage auquel la nature le destine, un autre parcours l’attend maintenant sur une durée et une distance infinies, elle, tellement légère, débarrassée de tout, capable enfin d’une respiration régulière et apaisée.

    D’un moment à l’autre, un drap de lumière viendra l’envelopper ; un drap déployé par un soleil qui a percé le froid. Hôte inattendu, ce soleil digne du plus bel été pour un dimanche otage d’un hiver qui vient à peine de commencer ! Elle est arrivée à la vérité d’une farce macabre dont la nécessité nous échappera toujours : celle de la vie. A d'autres maintenant de porter son mystère et ce fardeau d’un rien, ou pour si peu, et qui pèse de tout le poids de son existence.

    Et comme une lente montée des eaux, c’est alors que vient la consolation, à rebours de ses dix dernières années, les dernières. Insoupçonnables ces années ! Une grande gifle ces dix années pendant lesquelles tout aura été si difficile, tellement difficile ; dix ans, sans fin, interminables. Infernale aurore. C’est dans l’espérance d’une grâce tant attendue, et sous sa lumière, qu’elle accède pour la première fois à la consolation.

    Elle part à la dérive. La mer et son ressac s’impatientent. Elle découvre la force de la clarté comme on sort d’une longue maladie. Pâle mais reposée, c’est de plein fouet qu’elle reçoit cette consolation inespérée, goûtant là une félicité insoupçonnable voilà une semaine, voilà une heure. 

    Plus rien à déplorer. Plus de révolte, plus d’amertume ni de ressentiment. La honte s’est évanouie et le monde s’est dissout en elle, le visage aérien. Et son corps ! Dentelle fragile qui s’agite son corps ! Bouchon insouciant bercé par une eau calme qu’un courant emporte lentement, sans tumulte, sans fracas, sous une brise dont le baiser et la caresse amicale sur sa joue l’ont conquise et la comblent ; et c’est maintenant qu’elle accueille cette brise fraternelle pour mieux tendre l’autre joue avant de lui adresser un large sourire.

     

                 Alors oui : la consolation, lourde de tout ce qu’elle n’aura pas su s’offrir, faute d’une application assidue et raisonnée, privée de repères, sans éclairage pour la guider, le plus souvent dans l’obscurité, à tâtons, sans trébucher certes ! mais sans jamais trouver une voie sûre – du moins sans jamais la reconnaître comme telle –, car... en deçà cette voie, ce chemin alambiqué et impraticable ; en deçà de ses attentes, tantôt confuses, tantôt inopportunes et irréalistes.Toujours !

    Finie la prudence de l’âge adulte ; cet âge qui lui faisait entrevoir et craindre le pire. Tout s’impose à elle qui donne son assentiment à tout ce qu’elle reçoit. Lascive, c’est dans cet acquiescement, dans l’éclat de cet instant unique et dont les traits sont plus aigus que tous les autres, plus fins aussi, qu’elle devine ce qui l’attend : l’absence de tout, enfin inutile. Ni proie, ni ombre ; sans plus d’offense à souffrir. Sans aplomb, sans voix.

    Immense cette consolation ! Une reddition spectaculaire dans son apaisement, cette consolation ! Il suffisait d’y penser : la réponse à tous ses maux était là, à sa portée, tout près, si près, en son centre à elle. Parfaite cette consolation dans l’immensité lumineuse d’un beau dimanche après-midi.

     

                Une ombre l’aspire dans un entonnoir géant. Sa conscience se dissout dans des espaces sans consistance. Finies les prières, les incantations ! Le mouvement s’accentue. L’aspiration se fait plus violence. Par bribes, ses souvenirs la quittent. Sa mémoire s’efface. Elle n’est plus de ce monde ; elle a fui tout ce qu’il avait de mortel pour voyager plus léger et s’en aller plus loin encore. Et c’est bien une autre vie qui se forme en elle maintenant ; une autre vie et une autre exigence, une autre nécessité impérative qui l’enveloppent.

    Son désastre n’est plus. Maintenant hors de danger, il ne lui reste plus rien à pleurer. La masse de son émoi gémit encore mais au loin, paisiblement et puis, profond comme une voix de l’intérieur : celle d’un apaisement qui s’ouvre jusqu’à toucher l’extrémité de toute vie ; une plénitude inédite, loin de l’immense gâchis de la souffrance et de ses déchets.

     

     

    Extrait du titre : La consolation - copyright Serge ULESKI

     

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    Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI en littérature

     

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  • Internet, écriture et édition : bilan et perspectives

     

     

                 Entretien avec Jan Kapriski... un temps rédacteur en chef de la revue (éphémère) : Littérature et écriture.

     

     

     

     

    ***



    Jan - « L’heure du bilan a sonné !» m’as-tu annoncé Serge. Tu es venu me voir et tu m’as demandé de conduire cet entretien. Il sera donc question de ta présence sur le Web depuis trois ans, et de ce que tu souhaites nous dire à ce sujet ; ça peut être utile auprès des auteurs qui se posent la question suivante : « Qu’est-ce qu’Internet peut bien m’apporter ? ». On commence par l’audience de ton blog, ou plus généralement, ton audience sur le web...

     

    Serge ULESKI - Difficile d’évaluer mon lectorat mais… je le situe entre 8000 et 10000 par mois, parfois plus - ce qu’on appelle les « visiteurs uniques » -, en audience cumulée sur les trois sites suivants : Nouvelobs, Agoravox et Le monde.fr.

     

    - Sur le Nouvelobs, tu gères 2 blogs.

     

    - Oui. Un qui a pour sujet "l'écriture et l'Art"... un autre sur l'actualité politique.

     

    - Depuis huit ans, tu es très présent sur les réseaux-sociaux et pas simplement sur ces plateformes d'info.

     

    - C’est ma manière à moi de me démultiplier ; notion très importante avec Internet : si vous voulez qu’on vienne chez vous, il faut aller chez tous les autres. Aussi, je suis partout où il y a de la lumière... même celle d’une bougie. Chaque billet publié sur ce qu'on pourrait appeler mon blog-maître, celui du Nouvelobs, fait l'objet d'une publication sur de nombreux autres sites.

     

    - D’où ton Pagerank de 5.   

     

    - C’a demandé pas mal de travail ; un travail à plein temps : il faut pouvoir intervenir sur l'actualité, avoir un avis sur tout ou presque... Même si je cible en priorité les sites à forte audience.

    - Et les sites qui traitent de littérature ?

    - La plupart de ces sites n’acceptent pas de contributions extérieures. Ces sites sont fermés ; ils fonctionnent en vase clos ; de plus, ce sont des sites très confidentiels, à faible, voire très faible audience. Sinon,j'interviens régulièrement sur Exigence littérature.

     

    - Pour reprendre cette idée de « démultiplication »… tu interviens sur les sites tantôt en tant que contributeur, ou bien alors, tu utilises la fonction « commentaire »…



    - Avec cette fonction propre à Internet, j’interviens sur les journaux en ligne tels que Libé, Le Point, Marianne, Médiapart à partir de leur publication sur Facebook...

     

    - Tes interventions vont bien au-delà du simple commentaire. Il est plutôt question de rebond ou de prolongement…

    - On répond à un texte par un texte. C’est ma position en ce qui concerne le "commentaire" ; commentaire qui peut occuper une place qui ne lui est pas destinée, et ce faisant devenir le centre d'une parution dont le contenu initial se trouve renvoyé à la périphérie.

    - Le commentaire peut alors devenir le nouveau centre d’attention ?

     

    - C'est ça. Une seule règle néanmoins : il faut respecter le sujet traité par le billet.


    - Ta démarche peut être à l’origine de quelques tensions...

     

    - C’est le risque. Tensions du côté de l’auteur du billet original ou bien, des internautes qui interviennent, eux, sous la forme concise du commentaire. Faut bien dire qu’il y a sur Internet et les sites généralistes à forte audience, un refus de tout ce qui est disons écrit ou étoffé ; sur Internet, on aime la concision, et donc  les commentaires courts. C'est sans doute la BD qui est responsable de cette situation ; la BD et ses effets sur deux générations ainsi que les méthodes d'enseignement du français ; les nouveaux outils de communication sont aussi en cause ; pour faire court : l'hégémonie irréversible de l'image et du son, et par voie de conséquence... les problèmes que rencontrent les internautes quand il faut passer à l'écrit.


    - Avec Internet, le niveau est toujours un problème, non ?

    - C'est vrai : on y trouve pas que des as de l'écrit ou du raisonnement. Mais... il faut le dire : Internet permet à nombre d’auteurs, d'artistes et de créateurs à la marge des milieux culturel, artistique et médiatique de s’exprimer ou de présenter leur travail ; et ces internautes-là représentent de surcroît près de 99% de ceux qui créent ; et j'en fais partie. Internet est aussi là pour pallier la disparition de ce qui s’est longtemps appelé « Le café du commerce » : lieux où l’on pouvait dire ce qu’on pense, donner son opinion quelle qu’elle soit ; ces lieux ont pratiquement disparu. Internet a pris le relais ; une différence de taille quand même : avec Internet, la parole libérée est souvent une parole anonyme, sans nom ni visage...

     

    - D'où les excès.

     

    - Et qui plus est : une parole formulée dans l'instant, dans l'humeur ; une parole sans recul qui se propage à une vitesse vertigineuse auprès d’une audience potentiellement illimitée.

     

    - Toi-même, comment gères-tu les commentaires des internautes ?

     

     

    -  Sur le Monde.fr et sur Agoravox, je peux gérer les commentaires. Sur le Nouvelobs, je n'ai pas la main. C'est le Nouvelobs qui valident ou pas les commentaires qui sont déposés. En règle générale, je valide tous les commentaires – quelle que soit leur longueur -, sauf les insultes et les commentaires incompétents ou de mauvaise foi. Dans l’ensemble, les commentaires que l’on me soumet sont plutôt constructifs, même sur DSK ou sur Alain Soral et alors que cet auteur fait l’objet d’une haine inextinguible ; ainsi que Dieudonné qui garantira des records d’audience à quiconque poste un billet à son sujet. Sur Godard, Eastwood, Marc-Edouard Nabe et Bayrou, j'ai essuyé quelques insultes. Comme quoi, il y a encore des gens intouchables !

     

    -  Quelle est la fréquence de tous ces commentaires ?



    - Toutes les études le montrent : moins de 10 pour cent des lecteurs-internautes laisse un commentaire. Ce pourcentage semble invariable.



    - Beaucoup se plaignent d'Internet. A son sujet, ils n’hésitent pas à parler de "poubelle".

    - Les critiques les plus virulentes ont pour origines ceux dont la notoriété est antérieure à Internet ; notoriété qui repose sur la télé, la radio et la presse écrite. Et puis, il faut bien aussi mentionner cette caste médiatique qui, depuis toujours, prétend au monopole de l'analyse et du commentaire ; et cette caste médiatique découvre avec Internet qu’elle est loin de faire l'unanimité auprès d'un public spectateur-lecteur-auditeur-critique avec lequel elle n'avait, jusqu'à présent, aucun contact direct ; protégée qu'elle était, aujourd'hui cette caste accepte mal la liberté d'opinion. C’est la raison pour laquelle elle a recours au rejet et au mépris.

     

    - Quels sont tes billets qui ont rencontré le plus de lecteurs ?

     

    - Un billet sur Dieudonné, un Billet sur le PS et puis un autre, sur l’affaire Fofana.

     

    - Et la censure ? As-tu eu à t’en plaindre ?

     

    - Sur Internet, c'est une constante : plus un site touche un large public, plus il est liberticide ; le niveau de tolérance est vite atteint. Sur le Net, il s'agit surtout de censure préventive : dans le doute, on préfère bâillonner le blogueur. Pour exercer cette censure, la grande majorité des hébergeurs qui n'a pas les moyens de contrôler tous les contenus se repose sur la délation par l'intermédiaire de la fonction Alerter (ou avertir - bel euphémisme pour dénoncer) ; en un clic on alerte, celui qui dénonce restant anonyme : pas de visage ni de nom ; juste une adresse IP.

     

    - J'imagine... ils doivent tous s'en donner à coeur joie !

     

    - On peut dire ça, oui. Cela dit, l'ironie est la suivante : je me suis fait "jeter" à deux reprises : de la plateforme "RFI - atelier des médias" et de Médiapart... et détrompe-toi, non pas pour mon soutien à la dissidence (Soral, Dieudonné et d'autres) mais pour avoir critiqué ces deux médias : RFI à propos de la France-Afrique, et Médiapart à propos de l'incompétence de sa rédaction en politique internationale et plus particulièrement, en géopolitique. RFI à supprimer toutes mes contributions qui représentaient plusieurs années de collaboration. Médiapart les a toutefois maintenues.

     

    - On a évoqué ton audience sur Internet. Qu'en est-il de tes ouvrages ?

     

    - Depuis la mise en ligne progressive de mes titres sur Amazon, j'en suis à un moyenne de 600 exemplaires par titre.

     

    - C'est plutôt encourageant non ?

     

    - Comme on a pu le voir avec les commentaires, les ventes représentent grosso-modo un peu moins de 10% de l'audience. Aussi, si 10% des lecteurs laisse un commentaire, il semblerait qu'il y ait le même pourcentage qui achète mes ouvrages.

    - Seule solution pour augmenter les ventes : augmenter l'audience.

    - En effet.

     

    - Cela dit, pourquoi ce faible taux de retour sur ton "investissement", si j'ose dire : investissement  dans la toile en général et dans ton blog en particulier ?

     

    - Plusieurs raisons ; j'en retiendrai deux : parmi les lecteurs de mon blog, les plus nombreux viennent simplement pour y lire ce que j'ai à dire sur tel ou tel sujet plus ou moins d'actualité ; tous ne viennent pour y découvrir de la littérature, la mienne en l'occurrence ; Et puis, tous n'en lisent pas. Quant aux autres, laisse-moi éclairer un aspect parfois négligé, pourtant primordial de la lecture ou de la non-lecture d’une œuvre à l’égard de laquelle tout lecteur serait tenté de se détourner d’instinct, avec à l’esprit cette considération imparable et fatale à tout auteur non estampillé écrivain : à quoi bon la lecture d’un texte dont on n’est pas assuré de la légitimité

    - Un peu comme la signature sur un tableau ?

    - Oui.

    - Et cette légitimité, où le lecteur ira-t-il la chercher ?

    - Le lecteur ira la chercher dans un premier temps, auprès des éditeurs (un ouvrage estampillé Gallimard jouira d’une légitimité et d’un prestige incomparables), et dans un second temps : auprès des critiques, des éditorialistes, des commères en tous genres, magazines, radios, télés, bien évidemment. Et si par malchance l’auteur et son texte n’ont pas été validés par une bonne partie de tout ce beau petit monde, le lecteur aura très vite le sentiment de perdre son temps en s’adonnant à une lecture pour rien ou pour si peu ; une lecture et un livre pour personne sinon les proches de l’auteur. Quant à la critique... elle n'achète pas les livres qu'elle couvre, aussi, ceux qui sont auto-édités passent automatiquement à la trappe. La critique se repose uniquement sur le service de presse des éditeurs ; ce sont eux qui décident de ce que la critique lira ou ne lira pas.

     

    - Ce regard des lecteurs et de la critique sur les auteurs auto-édités peut-il changer un jour ?

     

    - Ca prendra du temps.

     

    - Que penses-tu de l’expérience de Marc-Edouard Nabe et son anti-édition dont on nous a rebattu les oreilles ?

     

    - Rien à dire de particulier. Ce que Nabe appelle l’anti-édition est une formule pompeuse et creuse que tous les imbéciles autour de lui – et on me dit qu’ils sont nombreux -, ont reprise. Si Nabe fait de l’anti-édition, il s’agit tout bêtement d’édition anti-éditeurs et anti-libraires : anti-FNAC disons. No big deal ! La véritable anti-édition signerait l’arrêt de mort du livre et de l’écrit au bénéfice d’une littérature orale ; une littérature de l’ouïe, une littérature du bouche à oreille qui se déclamerait sous (ou derrière) le « masque ». La seule originalité de la démarche de NABE c’est son passage de l’édition à compte d’éditeur à l’édition à compte d’auteur, même si les éditeurs l'ont un peu aidé puisqu'il n'en trouvait plus. Nabe fait simplement de l’auto-édition mais… avec un siècle de retard : l’auto-édition de Nabe date d’une époque où les auteurs devaient payer leurs exemplaires avant de les écouler auprès de leurs lecteurs. Nabe n’a manifestement jamais entendu parler de l’impression papier à la commande qui se pratique sur le Net depuis quelques années maintenant ; système d’impression dans lequel l’auteur n’a rien à débourser, excepté le lecteur lorsqu’il commande un ouvrage.



    - Tu as recours à Amazon

     

    Amazon gère toute la chaîne de l’édition : de l’impression à la facturation et l’envoi du manuscrit commandé par le lecteur. En ce qui concerne la réalisation de l'ouvrage - mise en page et mise en forme -, l'auteur contrôle tout à la virgule près. On peut aussi à tout moment effectuer des corrections, des modifications... le livre que reçoit le lecteur étant la dernière version chargée par l'auteur sur l'interface de l'imprimeur.

    - Tu veux dire qu'aujourd'hui, il peut circuler des versions différentes de chacun de tes titres ?

    - Je parlerais de corrections ou de modifications mineures en ce qui me concerne, même si des changements majeurs sont possibles. C'est bien de savoir que l'on peut toujours intervenir sur ses textes. Rien n'est figé, jamais, avec Internet et ce système d'impression papier à la demande ! Ensuite, je n’ai qu’à toucher la part qui me revient sur le prix de vente. Avec ce système de publication, l'auteur est vraiment rémunéré ; et le prix de son livre n'en est pas plus élevé pour autant.

     

    - Rien à voir avec les 8% d'un éditeur donc !

     

    - Et plus encore quand il s'agit d’un éditeur qui n’a pas les moyens de faire connaître les ouvrages qu’il publie. Franchement, je ne vois pas comment des auteurs peuvent encore aujourd’hui accepter les conditions qui leur sont faites  ; et notamment la cession à vie et au-delà, des droits sur leur propre travail, sur leur sueur et leur sang ?! Et en échange de quoi, franchement ? Disons les choses : des pans entiers de l’édition ont longtemps eu pour occupation principale la chasse aux subventions ; notamment les petits-éditeurs-sangsues de la province, gérants-salariés de leur propre maison, installés dans des communes aux codes postaux du type 64258 ou 34878 ou bien encore 12145 (ne cherche pas : ces codes sont fictifs), bien au vert dans des hameaux, des villages et autres lieux-dits, un salaire confortable en fin de mois, le tout sur le dos des auteurs qu’ils éditent et qui ne verront jamais leurs livres dans les bacs des points de vente qui comptent. Nul besoin de le déplorer, personne n’aurait pu soupçonner qu’ils y étaient… puisque ces éditeurs n’ont pas les moyens de faire connaître les ouvrages qu’ils éditent. Sans oublier le fait suivant : compte d’éditeur ou d’auteur, n’est-ce pas toujours l’auteur qui paie la fabrication et la diffusion de son livre ?! Pourquoi crois-tu qu’un éditeur donne 8% à son auteur ? 8% du fruit de son travail ? Où donc sont passés les 92% restant ?

    - On parle depuis quelques années maintenant d'une crise du livre…

    - Est-ce vraiment le livre qui se porte mal ou bien les éditeurs ? Et plus particulièrement ceux qui n’ont pas les moyens de faire connaître les livres et/ou les auteurs qu’ils éditent ? A l’avenir, je crois que les éditeurs qui ne seront pas capables de “rapporter” des lecteurs à leurs auteurs auront du souci à se faire. Avec Internet et l'impression numérique à la commande, l'auteur pourra voler de ses propres ailes.

    - Tu veux dire qu'Internet lui fournira des lecteurs ?

    - Oui. Même si cela demandera de la part de l'auteur, un travail quotidien pour développer sa notoriété et sa crédibilité : sites, plateformes communautaires, forums...

     

    - Tu penses que d’ici peu, le seul intermédiaire “toléré” par les auteurs entre un livre et son lecteur sera l’imprimeur, et seulement l’imprimeur ?

    - C'est fort possible à moyen terme pour les auteurs dont les livres sont appelés à occuper un petit segment du marché ; et plus ce segment est limité, plus l'auteur a besoin d'un pourcentage de rémunération élevé : seule l'auto-édition est capable de le lui garantir.

     

    - Sujet à suivre donc…

     

    - Même si la course s’annonce bien plus courte qu’elle n’en a l’air ! D’ici dix ans, ce sera plié.

     

    - Sinon, tu comptes sortir combien de titres ?

     

    - 18 au total. Une quinzaine d'entre eux est en ligne et peut être commandée sur Amazon dès maintenant.



    - Alors, ce bilan ?

    - Positif ; encourageant. On ne lâche rien. On continue : de l'audience, encore de l'audience, toujours plus d'audience ! Et je salue ceux qui me lisent, et doublement ceux qui me soutiennent :  et je les salue tous fraternellement et même... confraternellement."

     

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  • Au-delà des fréquences hertziennes audibles

     

                        Jadis perfectionniste, exigeante envers elle-même, aujourd’hui cherchant à fuir le moindre désagrément, la moindre gêne, elle n’est plus ce que son travail est devenu, et pour l’accomplir, ce qu’elle se doit d’afficher : adhésion et motivation.

    Elle le sait, elle le pressent : un danger guette ; et ce danger viendra des trentenaires bardés de diplômes, en veux-tu en voilà ! Et intelligents avec ça ! car, ceux-là seuls sont capables de déceler chez elle sa désapprobation à l'égard des nouvelles stratégies d'organisation que son service est chargé de mener jusqu'à ses ultimes conséquences.

    L’intelligence dans le travail tient en trois étapes : on voit, on comprend, on agit. Ils fonctionnent à cent à l’heure, ces trentenaires ! Avec eux, c’est la défaite assurée pour quiconque possède les mêmes qualités - analyse, synthèse, action -, mais à une vitesse de moitié inférieure à la leur. Ils n'ont pas leurs pareils quand il s'agit d'évaluer les dysfonctionnements humains - si tant est qu'un être humain puisse dis-fonctionner ! Et c'est possible dans un environnement où la fonction fait l'homme !

    Soucieux de maximiser tout ce qui se trouve à leur portée, ils sont imbattables lorsqu’il est question d’identifier les désordres organisationnels en mettant en place une logistique impitoyable : indicateurs de mesure, contrôle et évaluation de la qualité des résultats obtenus.

    Des visionnaires ils sont. Mais ne nous y trompons pas : des visionnaires adaptés… adaptés à leur temps. Autant dire, des suiveurs ou des opportunistes. Ils ne verront jamais la fin dans ce début dont ils souhaitent être les acteurs enthousiastes. Ils seront tout aussi incapables de penser le renouveau après cette fin. Ils sont à l'heure, certes ! Mais déjà en retard d'une nouvelle stratégie.

    Et puis, il y a les autres, guère plus âgés, parfois plus jeunes encore, porteurs de nouvelles aspirations : se former, se reconvertir, bouger, partir, revenir, s'absenter, choisir sa mobilité. En un mot : ne plus subir !

    Chimériques ces aspirations ! Oublieux qu'ils sont d'interroger un élément incontournable : leur emploi et sa fonction ; oubli qui les condamne eux aussi à la déception une fois que les règles du jeu auront changé.

    Autre danger pour elle : les intervenants extérieurs. Non contents de proposer des recommandations après un diagnostic intimidant qui ne souffrira aucune contestation, voilà qu’aujourd'hui, ils se proposent de partir à l'assaut de l'objectif d'efficience assigné. Au prix qu'ils se font payer... c'est la moindre des choses, serait-on tenté d‘ajouter.

    Conseillers et acteurs donc mais... toujours pas payeurs, ces intervenants opiniâtres et zélés car, partout où ils sévissent, ils contribuent grandement à désosser le travail pour installer un espace pour personne et un travail pour quiconque en redemande à son corps défendant, et pour peu qu'on interroge le candidat embauché depuis six mois dans l'anonymat d'une confidence susurrée à l'oreille et dans le brouhaha de cris hurlés au-delà des fréquences hertziennes audibles par l'oreille humaine ; cris que seuls les sourds et les muets ainsi que les bêtes... sont capables de déchiffrer.

     __________

     Le Cri
    Sculpture
    François-Auguste-René Rodin (Auguste Rodin)
    (vers 1886)

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    Extrait du titre inédit : "La consolation" - copyright Serge ULESKI

     


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  • Guillaume Dustan : je me souviens

     

     

     

     

               Ecouter Guillaume Dustan c'est faire le constat suivant : difficile de lui donner tort... lui qui avait et a aujourd'hui encore raison... dans ce sens où personne n’arrivait, et n'arrive, à la cheville non pas de l’auteur lui-même mais de ce qu’il aurait fallu être capable d’afficher comme éthique et comme morale personnelle pour le contredire ; et c’est alors toute la société maintenant disqualifiée qui reste muette car incapable de lui porter la contradiction.

    Et cette société en est à ce point consciente qu’aujourd’hui, tous les individus comme Dustan ont été bannis des médias dominants et interdits de visibilité sociale.


    Il est vrai qu’Internet a quelque peu changé la donne.

     

     

    N'empêche....

     

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    Dustan chez POL

     

                   Condamné et poignant.... poignant parce que condamné Dustan ?

     


    Homosexualité : débat Nabe/Dustan 

     

     

             _________________

     

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  • François Bon : tout sur l'édition numérique et plus encore...

     

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                  Depuis les années 90, François Bon prédit un avenir sombre au livre papier dont il a déjà programmé l'inéluctable disparition. L'auteur a été l'un des premiers écrivains à créer en 1997 un site web de littérature ainsi qu'une plate-forme d'édition de textes numériques.


                  François Bon commente sa panoplie d'écrivain du XXIe siècle ICI.

     

    _________________

     

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